AccueilPortailCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
David C. Haller
Résident(e) à l'Institut Oméga
avatar

Messages : 41
Date d'inscription : 12/04/2014
Age : 35

MessageSujet: Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]   Lun 19 Mai - 12:16


28 avril 2014

«Il a risqué jusqu’à son honneur pour sauver la vie de son ami, faisant fi des lois naturelles et des interdictions parentales. Jusqu’au bout il resta fidèle à la promesse d’une amitié éternelle et indéfectible qui justifiait tous les sacrifices auxquels il consentait pour lui. La Bible le justifie par la profondeur de la relation qui les unissaient l’un à l’autre. L’âme de Jonathan s’attacha à celle de David et il l’aima comme lui-même, il le considéra depuis comme son frère et comme son égal. Voici le portrait que la Bible faisait de l’Amitié au sens le plus pur du terme ; une relation tendre et désintéressée, empreinte de fraternité, de fidélité et d’acceptation de l’autre dans tout ce qu’il est.»


Relisant cet extrait dans la pénombre de ma chambre, je n’arrivais pas à retenir les larmes qui coulaient en torrent le long de mes joues. Ironiquement, j’avais prononcé cet enseignement à la tribune de la Grande Synagogue le matin du 27 avril 2013 devant une foule de jeunes fidèles. Motivé par une amitié veille de 3 ans, je l’avais écrit avec tous les sentiments et les espoirs que je nourrissais à l’égard de Daniel Hopes. Je vivais alors une époque heureuse où tous les rêves semblaient possibles ! Daniel devait revenir à l’Institut quelques mois plus tard et je comptais le nombre de jours qui me séparaient encore de lui. J’ignorais alors que le décompte prendrait fin le lendemain de cette superbe journée de printemps!

Je me souvenais d’ailleurs lui avoir envoyé ce texte quelques jours avant sa disparition. En lisant entre les lignes, il aurait pu percevoir tous les engagements que je prenais vis-à-vis de lui et de notre histoire. Il aurait peut-être alors compris que malgré ce qu'il pensait, il n'était pas seul. Il n’aura certainement jamais eu l’occasion de le parcourir ! Fort heureusement, car maintenant que je relisais il me semblait ne contenir que des promesses éphémères et des mots vide de sens. Je n’étais pas Jonathan ! Je n’avais rien de ce prince prêt à donner sa vie pour sauver celle d’un petit berger, de son frère d’âme et de sang. Je ne possédais ni son courage, ni son dévouement. Je n’étais pas prêt à faire les mêmes sacrifices que lui pour mon meilleur ami qui en avait dû payer le prix cher ! Il aurait mérité un ami bien plus dévoué et engagé et je ne pouvais le lui offrir !

Défier les « lois naturelles » ? Si j’avais eu ce courage, je serais là-bas aux côtés de Daniel au lieu d’être ici à pleurer bêtement sa mort. J’aurais eu le courage de me rendre dans le passé pour jouer les Madame Irma, pour l’extirper de cette brume londonienne sombre et crasseuse et le ramener à la maison là où nous l’attendions tous, sous le soleil de New-York. J’aurais dû envoyer brûler en enfer tous ces concepts de « paradoxes temporels » et de « réalité alternative ». J’aurais pu et j’aurais dû réécrire l’Histoire. A quoi pouvaient bien servir les voyages dans le temps si ce n’était pas pour corriger les erreurs du passé ?

Défier l’«autorité parentale » ? Si je n’étais pas aussi soumis, je n’aurais certainement pas soigné mon « addiction » aux voyages temporels. Pour commémorer le jour de sa mort, je me serais rendu à Londres pour passer du temps avec lui plutôt que sur sa tombe à New-York. Daniel était la seule personne qui me permettait de me raccrocher à la vie, à combattre le monstre que j'étais. A défaut de pouvoir l’avoir Aujourd’hui à mes côtés, je me contenterais de l’avoir Hier avec moi. Pourquoi voulait-on me priver de ce bonheur-là ?

De rage, je déchirais la feuille que je tenais dans mes mains et je me rendis devant la glace qui me renvoyait l’image du pantin fantomatique que j’étais destiné à rester pour le restant de mes jours. En y regardant de plus près, il me semblait même apercevoir dans la glace les monstres qui guettaient dans mon esprit, jetant un regard cruel dans ma direction pour se moquer du pauvre imbécile qui leur faisait front. Leurs rires écorchés et effrayants, leurs propos violents et ironiques mais surtout ces voix, ces voix qui s’accumulaient, s’enchevêtraient dans un vacarme étourdissant. Ces voix qui ne se taisaient jamais, qui devenaient à chaque seconde plus fortes, qui rythmaient tous les moments de ma vie et qui tenaient à me faire comprendre que jamais de ne pourraient me débarrasser de mes démons intérieurs. Je sentais mon cerveau se fissurer lentement et si douloureusement, j’avais la vive impression que ma tête allait bientôt éclater. Dans un immense cri de douleur, je m’effondrais sur le sol en pleurant et en me bouchant les oreilles.

- Daniel, Daniel où es-tu ? Je t’en supplie reviens ! J’ai tellement, tellement besoin de toi ! Par pitié, sauve-moi !

Il me fallut attendre quelques minutes avant de reprendre mes esprits. Les voix s’étaient calmées et ne résonnaient plus qu’en un faible murmure dans ma tête. Essuyant les quelques larmes qui coulaient encore sur mes joues, je pris du temps pour reprendre mon souffle. Je ne me relevais qu’après quelques minutes. Très étourdi je vacillais jusqu’à mon bureau où je pus enfin prendre appui. Relevant lentement mon visage vers le bouquet trônant sur mon bureau, je regardais un instant les fleurs magnifiques qui le composaient. La bruyère et son angoissante solitude, l’anagallis et sa promesse de rendez-vous, la rose bleue et son atteinte de l’impossible… le parfum de ces fleurs m’aidait à me calmer et leur signification adoucissait mes tourments. Elles étaient maintenues ensemble par un magnifique ruban de satin bleu sur lequel j’avais fait broder ses deux formules « Le royaume de l’espoir ne connait pas l’hiver » et « A la meilleure moitié de moi D.H. ». Avec douceur je saisis le bouquet et me prépara à affronter la pire des épreuves ; assumer leur Réalité et leur Vérité que je n’accepterais jamais !

Quelques instants plus tard, je me trouvais dans le parc de l’Institut Xavier. Il était encore très tôt ! 8 heures du matin pour être exact… J’étais alors persuadé de me retrouver en tête en tête avec Daniel, sans que rien ni personne ne puisse nous déranger. Avançant d’un pas cérémonieux jusqu’à la stèle dressée en sa mémoire, je sentais mon cœur battre plus fort à chaque seconde. Telle un robot, j’avançais mécaniquement jusqu’à lui. Ma respiration se faisait plus saccadée et mes yeux se remplissaient déjà de larmes qui m’aveuglaient presque. Ce ne fut qu’au moment où je retrouvais poster devant cette pierre de granit et que je pus enfin lire le nom qui y étais inscrit que je m’effondrais. Ca ne pouvait pas être sa tombe ! Cela ne pouvait pas être la résidence actuelle de mon meilleur ami, du pianiste que je venais écouter chaque soir durant mon coma, du soldat que j’avais rencontré devant le ghetto de Varsovie, de l’antiquaire qui m’avait accompagné une partie de ma vie… Non tout cela n’était qu’un tissu de mensonge. Daniel était vivant, perdu dans le passé certes mais vivant ! Il ne pouvait en être autrement ! Alors pourquoi étais-je réduit à me recueillir sur la tombe d’un vivant ? Ca n’avait aucun sens ! Pourtant j’acceptais de jouer le jeu, quelques instants seulement, histoire de faire croire à tous que j’accepterais de jouer un rôle dans cette pièce dramatique sans aucune substance !

*Tu vois à quel point ce monde est fou, mon ami ! Me voilà interdit de t’adresser la parole en face à face. Je me retrouve obligé de passer par l’intermédiaire d’une vulgaire pierre tombale alors que tu n’entendras jamais l’écho de ma pensée de cette manière…

Daniel Hopes tu n’es qu’un vieil imbécile! Quelle drôle d’idée d’avoir inscrit bêtement ton nom sur cette stèle. Quitte à vouloir vous fabriquer une carte de visite, vous auriez mieux fait de vous acheter une plaque et de la clouer sur la porte du bureau situé à côté du mien Monsieur le sous-directeur de l’Institut Xavier...

Tu me manques Daniel, tu n’imagines pas à quel point ! Tu n’imagines pas l’enfer que je vis depuis que tu es parti. Bon Dieu ! Tu croyais en moi, tu étais le seul à ne m’avoir vu un jour comme le digne successeur de mon père, à ne m’avoir jamais regardé comme un monstre ou un malade mental et pourtant… si tu me voyais aujourd'hui tu ne pourrais qu'avoir honte de moi. Je n’arrive plus à prononcer trois phrases sans bafouiller et j’ai de plus en plus de peine à penser et puis surtout il y a ces voix, ces voix qui ne cessent d’hanter mon esprit, ces voix qui ne s’arrêtent jamais de parler et qui sont de plus en plus nombreuses… Non finalement il vaut mieux que tu ne me voies jamais dans cet état, mon frère ! Je ne voudrais te faire souffrir inutilement. Je ne voudrais pas que tu découvres les séquelles que Ta mort a causée sur Mon esprit. A ce propos je tiens à vous remercier, Docteur Hopes. Sans vous et votre incroyable musique je n’aurais jamais pu oublier ces Autres qui me pourrissent l’existence. Ce n’était que quelques minutes dans ma journée mais je les bénis entre toutes…

Il va falloir que je m’en passe pendant un moment. Mon père pense que c’est mieux que j’évite les voyages temporels le temps que mon esprit puisse se rétablir. Mais je te promets que je reviendrais bientôt, tout bientôt et que cette fois je te parlerais. Je ne veux pas que tu te sentes trop seul et je n’ai pas envie d’être seul moi non plus. Seul… quand j’y pense, voilà une autre de tes idioties. Tu pensais que tu étais seul, Daniel ? Tu as pourtant bouleversé la vie de tellement de personnes et ton souvenir hante encore la mémoire du manoir de manière indélébile. Il suffit de voir avec quel soin ta tombe a été entretenue je…*


Le fil de mes pensées fut soudain interrompu par les voix se réveillant en moi. Elles semblaient vouloir me prévenir d’un danger imminent. Quelqu’un m’observait à deux pas d’ici et ce n’était pas pour mon bien. Cette personne voulait m’attaquer, me faire du mal. Il était venu pour profaner la tombe de mon ami défunt. Jamais, jamais je ne laisserais cette chose nous attaquer. Prenant mon courage à deux mains, je me retournais prêt à renvoyer cette personne de là où elle était venue, grâce à la télékinésie et au travers de la voix de Jack Wayne.

- Qui que vous soyez, je vous interdit de vous approcher de moi !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caitlyn Elioth
X-Men Beta
avatar

Messages : 1618
Date d'inscription : 06/04/2012
Age : 30

MessageSujet: Re: Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]   Dim 25 Mai - 13:22

C'est un jour difficile pour nous. Un jour difficile pour la famille des X Men parce qu'un membre manque à l'appel depuis un an. C'est un jour difficile pour moi parce qu'il marque la mort de celui qui a fait en sorte que je devienne celle que je suis à présent, j'ai une dette envers lui que je m'efforce d'acquitter jour après jour en méritant cette seconde chance, en méritant cette main tendue qu'il m'a forcé de saisir parce qu'il avait vu en moi ce que j'étais incapable de discerner moi même.
Ce n'était pas un saint, non...C'était un mentor et il avait réussit à calmer par sa patience les doutes de celle qui partageait ma vie à présent comme il avait su écouter mes idées farfelues et m'aider à y faire le tris.
Ce réveil a un goût de tristesse, de profonds regrets, d'un sentiment d'impuissance partagé devant la destiné d'un homme que j'admirais et qui est mort seul, loin des siens, loin de nous. Nous ne sommes pas immortels même si nous en avons la prétention, c'est la dernière leçon qu'il nous a prodigué, la dernière et la plus cruelle de toutes.
Je n'ai pas besoin de le dire à Amy, alors que je suis encore nue entre ses bras et que le soleil trop matinal inonde notre chambre, elle sait déjà quelle tristesse traîne dans mon regard et ce qui l'anime. Mais c'est une sorte de douleur muette qu'il nous est inutile de partager. Et pourtant nous continuons à partager avec lui, tout comme je lui ai déposé mon bouquet de mariée sur sa tombe, tout comme si plus tard nous avons un enfant mâle, nous le prénommerons Daniel, tout comme ma compagne trinque parfois d'un jus de fruit à la mémoire d'un rendez-vous hors du temps.

Nous irons séparément au départ, parce que chacun à des choses personnelles et intimes à lui dire comme nous le faisions de notre vivant, lui qui savait si bien nous voir comme des individus à part entière avant de nous considérer comme un couple. Puis nous irons ensemble, au soir naissant pour lui montrer combien nous restions belles et solides et combien il peut être fier de nous avoir réunit comme ce jour là, au BAM.

Le soleil est encore jeune pour un début de printemps mais assez lumineux pour les peaux aussi claires que la mienne, je me suis couverte la tête d'un chapeau de paille et j'ai laissé cascader mes longues mèches rousses, en jeans et avec une veste chaude, je chemine un sceau à la main vers le parc, dans mon sceau : un mini râteau et une pelle, je tiens sous l'autre bras un petit cartons contenant des pensées , petites fleurs violettes vivaces qui peuvent résister aux gelées et aux rudesses d'un printemps trop frais. J'ai pris l'habitude d'entretenir cette tombe une fois par mois mais elle mérite aujourd'hui, une attention particulière. C'est un lieu symbolique puis qu’aucun corps n'y repose mais c'est pour moi comme une ligne directe avec lui. Il est assez tôt, trop tôt, pour voir déambuler et les étudiant et je suis assez surprise de voir alors que j'approche qu'une autre personne est déjà là à se recueillir, une personne que je ne connais pas et pourtant, il me semble connaître quasi tout le monde puisque institut est ma demeure.
Par politesse, je m’immobilisais pour ne pas surprendre l'individu dans ce qui semblait être un moment de vulnérabilité mais à ma grande surprise, sa réaction vive me fit froncer les sourcils, mes fleurs et mon sceau toujours à la main.

Qui que vous soyez, je vous interdit de vous approcher de moi !

Je restais interdite deux secondes avant de renvoyer, un peu décontenancée.

- Heu...J'ai pas envie de m'approcher de vous. Juste de cette tombe que je viens entretenir. Pas la peine de me crier dessus, hein ! Vous en connaissez beaucoup des terroristes ou des assassins Ninja avec un petit râteau et des fleurs sous le bras ? Pis qui êtes vous d'ailleurs et qu'est-ce que vous faites ici ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
David C. Haller
Résident(e) à l'Institut Oméga
avatar

Messages : 41
Date d'inscription : 12/04/2014
Age : 35

MessageSujet: Re: Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]   Dim 25 Mai - 21:01

Au moment de me retourner, je sentis ma colère s’éloigner aussi vite qu’elle était arrivée. La jeune femme qui se tenait devant moi n’avait rien d’une meurtrière assoiffée de sang. Le visage dissimulé sous un chapeau de paille, un râteau et une pelle à chaque main elle avait simplement l’air de ce qu’elle était ; une jardinière très douée entretenant avec amour la tombe d’une personne qui lui était proche.

- Heu...J'ai pas envie de m'approcher de vous. Juste de cette tombe que je viens entretenir. Pas la peine de me crier dessus, hein ! Vous en connaissez beaucoup des terroristes ou des assassins Ninja avec un petit râteau et des fleurs sous le bras ? Pis qui êtes vous d'ailleurs et qu'est-ce que vous faites ici ?

Ses paroles sonnaient comme un écho à peine audible dans mon esprit qui se remettait difficilement de la brutale intervention de Jack Wayne. Désireux de me racheter auprès de la rouquine que j’avais si cruellement rudoyée, je me relevais en titubant. Mes mains dissimulaient encore mon visage et je tentais d’arrêter mon esprit voltigeur qui ne parvenait pas à rejoindre son nid.

- Un… un moment… s’il vous plait !

Quelques secondes plus tard, ma tête avait cessé de tourner. Replaçant mon masque d’hypocrisie sur mon visage, j’affichais alors une mine radieuse si différente de celle qui était auparavant la mienne. Ce brusque changement d’attitude pouvait surprendre mes nouveaux interlocuteurs mais ils étaient pour moi une manière de me protéger des questions trop embarrassantes de mes camarades.

- Pardonnez mon empress… mon attitude Madame. Je ne vous avais pas vue… euh entendue arrriver. Ce ges… conduite est impardonnable ! Mais j’espère que vous ne m’en tiendrez… euh que vous ne m’en voudrez pas ! Je m’appelle Haller… David Haller ! Je… je suis simplement venu rendre visite à un ami !

Jetant un œil vers la petite stèle gravée au nom de Daniel, je souris un instant en observant avec attention le patronyme de mon ami disparu. Je fis alors partager télépathiquement à la rouquine les pensées qui me traversaient l’esprit.

*C’était une personne que j’aimais énormément ! Le frère que j’ai toujours rêvé d’avoir. Il avait le don de nous rendre meilleur, de nous offrir un regard différent sur nous-même. Notre amitié n’aura duré que quelques années mais elle comptera toujours comme la plus belle histoire que ne soit jamais arrivée*

Sortant peu à peu de mes pensées, j’observais avec attention le travail réalisé par la jeune femme et je ponctuais cette observation par un compliment à la jeune mutante.

- Je trouve que vous… avez réalisé un… un travail magnifique ! Cela fait plaisir à voir que d’aut… des personnes continuent à penser à lui… Je… j’espère qu’il a pu… pourrait voir qu’il n’était pas aussi seul qu’il le pensait.

Je ne pouvais m’empêcher de regretter l’immense gâchis qu’avait été sa mort ! S’il avait pu sentir à quel point nous avions besoin de lui, il ne serait pas resté aussi longtemps loin de la maison, de notre maison ! Je ne pouvais m’empêcher de regretter de ne pas avoir été aussi présent que ce que j’aurais souhaité. Ce n’est que lorsqu’une personne part que l’on se rend compte de tout ce que nous avons manqué !

- Excusez-moi de vous poser la question mais je veux… voudrais savoir. Comme je n’étais pas présent pour la cérémonie, je voudrais savoir co… comment s'est passé son retour à l’Institut. Y a-t-il eu une célébration pour fêt… saluer son retour parmi nous ?

Me rappelant soudainement que nous n’avions pas même fini nos présentations, j’abandonnais quelques instants mes souvenirs pour tourner toute mon attention vers ma camarade.

- En fait je ne vous ai pas… je ne sais toujours pas. Qui êtes-vous ?

_________________


"Who are we kidding? They couldn't fix me. Nothing can change what I am." Harvey Dent
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caitlyn Elioth
X-Men Beta
avatar

Messages : 1618
Date d'inscription : 06/04/2012
Age : 30

MessageSujet: Re: Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]   Lun 26 Mai - 6:02

Ma mise au point fut salvatrice, enfin surtout pour lui car à première vue, il n'avait pas l'air bien dangereux le bougre. Il sembla décontenancée par son propre geste ce qui me permit de me laisser un bref instant pour déposer mon carton et mon sceau sans le quitter des yeux une seule seconde, je ne voulais pas m'encombrer si je voulais intervenir rapidement afin de calmer la situation, surtout que pour l'instant, il m'était parfaitement inconnu. Il demanda un instant avant de revenir totalement apaisé ce qui une fois de plus me fit lever un sourcil de perplexité. Schizophrène ? Aïe ! De toute évidence, il composait totalement son comportement et pour vivre 24 h sur 24 avec la reine des « masques », je peux vous dire que je devinais rapidement lorsqu'on était pas naturel avec moi et lui se foutait largement de ma trombine, c'était l'évidence même. Il y avait souvent danger ce qui m'invita à ne pas réduire l'espace entre nous et à devenir des plus attentive.

Il commença à s'expliquer avec politesse et ce qui semblait passer pour la bienveillance. Mon attention s'arrêta à son nom David Haller. Nom que je connaissais doublement. D'abord parce que Daniel m'en avait beaucoup parlé, le citant souvent comme une personne de confiance et son ami le plus proche à l'Institut. Mais surtout pour son dossier interne que je visualisais à nouveau, mon pouvoir de mémoire eidétique m'ayant permis d'enregistrer définitivement par cœur tous les dossier de tous les membres de l'Institut . J’étais alors en train de réactiver et de plonger dans une rapide lecture de l'information lorsqu'il fit une chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Il pénétra mon esprit.

Même si ses paroles étaient dénuées de violence ou d'animosité, c'etait pour moi une horreur. Je ne supportais pas ce genre de chose, tout autant que le contact physique avec un tiers inconnu. Une sensation de panique s'empara de moi alors que j’eus un mal fou à retenir un déploiement réflexe de ZPCE. L'intrusion ne dura pas longtemps, mais bien assez pour accélérer mon rythme cardiaque et me retourner l'estomac en une violente nausée que je supportais en me figeant sur place alors que le fil de mes pensées s'était complètement emballé en une panique évidente. Ma pensée elle même n'était pas commune car mon pouvoir avait remodelé complètement mon système neuronale en y ayant institué une sorte de chaos psychique faussement anarchique capable de donner le tournis à pas mal de télépathes, même Rachel, l'une des seules que j'acceptais en mon esprit, devait faire des efforts constant pour ne pas y perde pied dans ce qu'on qualifierait de « bordel total ».

Il y eu un bug, sans doute s'en rendit-il compte puisque je ne lui répondais pas, tout occupée à me calmer et à attendre que les frissons de dégoût et les nausées douloureuses puissent s'estomper. Mon visage lui même reflétait une sorte de douleur fantomatique. J'expirais lourdement avant d'esquisser un sourire géné.

David...si je puis me permettre...merci de...merci de ne plus jamais pénétrer mon esprit de la sorte..J'ai un problème avec ce type de communication qui me rend physiquement « malade ». Vous connaissez l'Institut depuis bien plus longtemps que moi...vous devriez savoir que votre père instaure la règle de ne pas utiliser son pouvoir sur autrui...On ne sait jamais le genre de réaction l'on peut provoquer chez l'autre, surtout si il possède le gène x...Si je n’étais pas aussi expérimentée, j'aurai pu répondre avec disproportion à ce que mon corps à enregistrer comme...une agression. Merci de prendre garde à ce genre de chose...à l'avenir.

J'ouvrais alors sur lui un regard plus bleuté qu'il y a quelques seconde, mon etat émotionnel se trahissant par les nuances de bleu de mes iris, et je plaçais mes mains dans les poches en signe de décontraction.

Je sais qui vous êtes, outre le fait que Daniel m'a beaucoup parlé de...comment disait-il déjà... «  l'incorrigible et précieux ami qui était le sien », je connais votre situation pour avoir accès à tous les dossiers de l'Institut. Je suis Caitlyn Elioth-De Lauro, mon nom de X Men est Fuzzy. Je suis aussi conseillère Juridique et conseillère sociale auprès des jeunes de l'Institut...J'y suis entrée il y a plusieurs années et je dois tout ce que je suis à présent à cet homme qui repose là. Je fus l'une des premières protégées de Daniel dans le cadre du Programme de Réhabilitation du BAM mise en place par ses soins et qui a présent porte le nom de « Programme Hopes ». C'est lui qui m'a sortit des cellules labo du BAM pour me donner une seconde chance ici et c'est à présent l'Institut mon foyer, où vivent ma famille et mes amis...Cet homme...fut mon guide...et...et mon ami. Il m'a sauvé, et à mon tour, je perpétue son œuvre en sauvant d'autres personnes comme moi, par l'emblème du X ou à l'aide des lois de ce pays.

Mon regard ce fit plus nostalgique et se perdit vers le parc.

- Ce fut une belle journée entourée de ceux qui l'aimaient c'est à dire une cérémonie discrète mais élégante comme il aimait si bien l'être... mais...elle fut entachée de...de beaucoup de souffrances. Charles à très bien parlé,nous soutenions Enora... Daniel porte le titre de X Men de façon posthume. Le reste...je...c'est surtout beaucoup de tristesse et de douleur. J'aurai voulu être là...à Londres, nous aurions tous voulu le tirer de là. Un homme comme lui...ne devait pas mourir seul. C'est injuste, effroyablement injuste, et cette colère...voyez vous...elle n'est jamais partie.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
David C. Haller
Résident(e) à l'Institut Oméga
avatar

Messages : 41
Date d'inscription : 12/04/2014
Age : 35

MessageSujet: Re: Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]   Lun 26 Mai - 21:25

Lorsque l’envie me prit de discuter télépathiquement avec la jeune rouquine, je ne doutais pas que je provoquerais un tel incident. Comme si je n’avais pas commis suffisamment d’impair en l’agressant lorsqu’elle s’était approchée de moi. Je ne m’en étais pas tout de suite rendu compte. Mon regard dirigé vers la tombe de mon ami, je n’avais pas conscience de ce qui se passait à côté de moi.

Ma télépathie m’avertit subitement d’un problème imminent ce qui me fit retourner mon attention vers la jardinière. Droite sur ses deux pieds et demeurant impassible, son visage était pourtant marqué par des signes de douleur profonde. La pâleur extrême de son visage m’effraya au plus haut point. Je m’approchais alors d’elle, craignant de l’avoir totalement déstabilisée.

- Mon Dieu ! Je… je vous demande pardon. Je ne.. je ne voulais pas. Est-ce que ça va aller ?

Elle leva alors un sourire gêné à mon adresse et je ne pus qu’acquiescer à ses paroles. Bien évidemment, je connaissais le règlement de base. J’avais passé pratiquement la moitié de ma vie entre ses quatre murs et j’étais bien placé pour me rappeler les sermons que mon père ne cessait de me faire lorsque je m’étais installé ici. Mais pouvais-je vraiment le nier ; j’avais un don certain pour violer intentionnellement ou non la Règle d’or qui régnait en ce lieu. Ma mutation, les esprits qui vivaient dans ma tête m’y poussaient sans cesse, blessant et tuant tellement de personnes autour de moi.

- Je… je suis tellem… vraiment dé… désolé je vous assure. Cela… cela ne se reproduira plus… je vous le jure. C’est… c’est seulement parce que je… je voulais…

Soupirant profondément, je jetais encore un œil à l’adresse de la stèle songeant au bonheur que j’avais pu connaître à voir mon esprit se développer, mon raisonnement s’aiguiser auprès de mon frère d’âme avec lequel je partageais tant d’intérêts communs.

- Il fut… il fut un temps où les… les mots sortaient de mes… ma bouche si naturellement. Je… j’étais une personne très cultu… cultivée. Vous n’imaginez pas les plu… nombre d’heures que Daniel et moi avons pu passer à… à parler Politique… Sociologie… Histoire… Refaire le monde comme on dit ! Maint… maintenant je suis… devenu incapable de tenir une… une conver… discussion suivie. C’est une chance qu’il n’est… n’ait jamais vu ce… ce que je suis devenu. Il… il aurait eu honte de moi ! J’aurais voulu… vous donner une meilleure impression… de moi, désolé.

Je la regardais alors en souriant tristement. Plongeant mon regard dans le sien qui semblait témoigné du meilleur état de santé de la jeune mutante. Je fus ravi de le constater et me promis de ne plus jamais reproduire cette douloureuse expérience. Les propos de la jeune mutante me firent sourire aux anges. J’ignorais que Daniel avait eu l’occasion de parler de moi à d’autres et en des termes qui pour lui sonnaient si élogieux. Ainsi donc, mon frère, tu ne m’avais pas oublié ?

- Daniel vous… vous a parlé de… de moi ? Je… je vous avoue que j’ai… j’ai eu un moment quelques doutes pa… par rapport à la pérennité de notre amitié… j’espère… j’espère simplement que… que ses dires n’ont… n’ont pas contribué à vous forger une… une plus… plus mauvaise opinion de moi.

La seconde partie de son discours en revanche m’inquiéta beaucoup plus. Elle avait étudié mon dossier ? Ce qui voulait dire qu’elle connaissait la nature de ma mutation ? Les nombreuses personnalités vivant dans mon esprit ? Les nombreuses maladies qui en avaient écoulés : paranoïa, schizophrénie, dédoublement de la personnalité ? Je détestais que des inconnus se renseignent ainsi sur moi. J’aurais tant voulu pouvoir dissimuler mon histoire à un maximum de personnes. C’était visiblement peine perdue.

- Je… je vous en supplie. Ga… gardez pour vous ce… que vous avez pouv… pu apprendre. Je… je ne veux pas que le tout le monde… qu’on voit le monstre que je suis réellement !

Caitlyn Elioth ? Ce nom me rappela subitement quelque chose. Je me rappelais que Daniel m’avais effectivement parlée d’une de ses protégées, un cas plus difficile que d’autres qui portait ce nom.

- Caitlyn Elioth ? Alors c’est… c’est vous le feu follet à langue aussi… aussi aiguisée que l’esprit ? Il… il me semble que… que votre réputation vous ait pré… précédée. Mais ra… rassurez-vous. C’est… c’est tout ce qu’il m’a raconté ! Je suis vraiment… vraiment ravi de vous… de faire votre connaissance ! Vous… vous avez suivi ses traces en quelque sorte… c’est une magnifique manière de lui… rendre hommage.

Je ne savais pas grand-chose du programme de réhabilitation auquel Caitlyn faisait référence. Je n’en avais entendu parler que de loin, par mes camarades. J’avais eu à l’époque un comportement si stupide, si puérile qu’aujourd’hui en y repensant j’en avais terriblement honte. Prenant connaissance des projets de Daniel et de la magnifique philosophie se dissimulant derrière ses actions, j’avais simplement fuis. Qu’est-ce qu’il se serait passé si je m’étais retrouvé sur la liste de ses protégés ? A cette idée j’avais totalement paniqué. J’avais si peur qu’il puisse découvrir la Vérité, qu’il assiste aux manifestations de Légion ! La seule idée que ces monstres puissent lui faire du mal m’avais poussé à rompre totalement les ponts avec Daniel que je n’avais dès lors plus cherché à contacter malgré toutes ses tentatives pour pouvoir me joindre. Ce que j’avais pu être stupide ! Occultant volontairement le sujet du « Programme Hopes » je me concentrais d’avantage sur la mutante.

- Je vous trouve vrai… réellement admirable. Il faut vraiment beauc… beaucoup de volonté pour y parvenir. Je… je savais que Daniel pou… pouvait se montrer persévérant mais vous… qu’est… qui est-ce qui vous… vous a donné le courage de vous… vous battre jusqu’à so… sortir de cet enfer où vous… vous trouviez ?

Je suivais le regard nostalgique de la jeune femme et observait le parc dans lequel nous nous trouvions. Je tentais de mettre en scène cette pièce si tragique s’étant déroulé à cet endroit il y a un an de cela. Je voyais notre douce petite Enora retenir difficilement ses larmes que soutenais avec courage ses amies de l’Institut. Mon esprit se parsemait des mots poignants prononcés par mon père lors de la cérémonie. X-men de manière posthume… mon sous-directeur élevé au plus haut rang après sa mort. Il l’avait mérité bien évidemment mais cette nomination lui avait tellement coûté.

- J’aurais tellement vou… dû être là pour lui rendre hommage. Merci de… de m’avoir fait partagé ce… ce moment. J’ai la certitude que Daniel savait… il savait ce qui arriverait. Il me l’avait dit… Le vent annonçant la tempête ! Vous… vous avez raison. C’était terriblement injuste. Injuste de la part de ses… ses assassins. Injuste de sa part ! Pourquoi n’est-il pas re… revenu avant de voir la tempête s’ab… s’abattre sur lui ! Je ne com… comprend toujours pas… pas pourquoi on a vou… voulu attenter à sa vie ?

Caitlyn avait raison ! C’était injuste, terriblement injuste ! On aurait tous voulu le ramener à la maison. On voulait tous le tirer de là ! Mais le pire pour moi c’était de devoir penser que j’aurais pu le faire mais que je le faisais pas !

_________________


"Who are we kidding? They couldn't fix me. Nothing can change what I am." Harvey Dent
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caitlyn Elioth
X-Men Beta
avatar

Messages : 1618
Date d'inscription : 06/04/2012
Age : 30

MessageSujet: Re: Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]   Mar 27 Mai - 18:51

Je perds mon regard sur la tombe en affichant une expression mélancolique. Puis je ramasse mon équipement pour me rapprocher de la tombe.

Il comptait revenir, oui. Sa situation au BAM etait devenu un peu trop compliquée, il s'était impliquée dans des choses terribles, des choses qui l'avaient comme il le disait « damné », il avait vu l'envers du décors et avait participé à des horreurs sans nom au nom de l'Etat. Mais il l'a vécu comme une partie d’échec. Chaque crime avait une contrepartie, chaque sacrifice ne servait qu'un seul intérêt. Notre survie. Daniel a rassemblé tellement d’éléments à charge contre le BAM qu'il le force à composer avec nous...il nous à mis à l'abri.
Voyez son œuvre...moi, qui croupissait dans leurs geôles et qui a présent y rentre comme interlocutrice de l'Institut et agent du Programme Hopes avec pouvoir de signature de protocole...voilà...ce à quoi à œuvré Daniel Hopes. Mais je crois qu'il en a payé le prix...Je pense que c'est la direction du BAM qui l'a fait assassiné, nous n'avons pas de preuves mais...ca ne peut être que cela.


J'esquisse un franc sourire avant de m'agenouiller et de me mettre au travail en creusant la terre pour faire une tranchée ou planter mes fleurs.

Rassurez-vous...Je pense que Daniel ne vous aurait pas jugé de cette façon. Sous ses allures de misanthrope, il aimait sincèrement les gens, alors ses amis...pensez-vous ! Ce que je sais de vous est confiné à l'ordre des X Men, c'est mon Job de savoir ces choses mais c'est aussi mon job de ne pas les divulguer...Et puis il me semble que c'est Rachel qui vous a accueilli, non ? Si vous craignez un dérapage, tranquillisez-vous...Elle vous a à l'oeil, c'est notre système de sécurité Maison en plus de Danger et avant tout ma petite sœur...Nous n'avons pas de liens de sang, oui...mais ceux du cœur sont...encore plus fort, vous comprenez ce genre de chose, m'est-avis.

Un léger rire alors que je dispose les fleurs une par une.

« Feu follet »...Hum...Incorrigible time tricker et dragueur avec ca, Il me traitait d'excitée parfois..ca lui allait bien de dire ça, lui qui craquait sur tout ce qui était féminin. Je suppose que mon homosexualité m'a préservé de ses...sollicitudes. Sacré M'sieur Hopes, c'était un sacré numéro mine de rien.
De la force ? Il nous faut tous de la force pour traverser les épreuves de la vie...surtout en ce qui nous concerne, nous qui ne sommes pas vraiment nés sous un astre favorable...Je suis d'origine Irlandaise vous savez, même si j'ai passé ma jeunesse à San Francisco...Et bien croyez moi, je serais née deux cents ans plus tôt, je finissais cramée sur un bûcher pour sorcellerie..Tout ça pour dire que l'époque aurait pu être bien pire et des gens comme votre père travaillent pour la rendre plus respirable...Je n'aime pas à ce qu'on se souvienne de mon arrivée ici...rebelle, larguée, violente, irrévérencieuse... je ne croyais en rien...ni à personne...j'étais pire que...j'étais une criminelle et une meurtrière, je ne voyais RIEN de bon en moi. Hopes lui...a su voir...que j'aurais pu être différente...alors...cette force de changer...elle m'est venue des autres, oui des autres et pour les autres.
J'ai rencontré mes amis ici...mes meilleurs...l'amour d'une sœur, la camaraderie par des modèles à suivre, l'amour d'une mère...et l'Amour tout court avec un grand « A ». J'ai souffert dans cet endroit, je l'ai détesté et aimé...et je sais que je verserais jusqu'à la dernière goutte de mon sang pour cette bâtisse. C'est ici que je suis devenue Caitlyn, ici que j'ai donné un but à ma vie, mon talent à une cause...et dans ce parc même, mon cœur en gage à une autre femme extraordinaire. Je suis mariée et j'ai adoptée une de ces jeunes filles qui me ressemblait. J'ai fondé ma famille, j'espère que Daniel est fier de ce que nous faisons parce que tout ça...c'est son œuvre aussi...


Je me redresse à demi, tendant à mon interlocuteur la dernière pensée qu'il me reste à planter en une invitation explicite envers lui à terminer le travail.

- David, ma force de changer...c'est cet endroit...c'est cette générosité de notre vision...c'est une vision et la possibilité d'un futur « autrement » et parfois simplement...d'un futur tout court. C'est bien que vous soyez revenu « chez vous » David...vous guérirez...j'en suis certaine. Vous ne serez jamais seul ici. On ne l'est jamais.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
David C. Haller
Résident(e) à l'Institut Oméga
avatar

Messages : 41
Date d'inscription : 12/04/2014
Age : 35

MessageSujet: Re: Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]   Mer 28 Mai - 23:37

Observant Caitlyn s’approcher de la tombe, je goûtais avec amertume chacune de ses paroles qui enserrèrent mon cœur dans un étau de douleur et de tristesse indescriptible. Comme pouvais-je me permettre de lui reprocher de ne pas être auprès de moi aujourd’hui ? Je comptais sottement les jours qui nous séparaient avant notre rencontre alors que lui de son côté, pris dans un piège sordide, essayait de s’en extirper sans jamais y parvenir. Un rat dans une souricière ! C’est tout ce que représentait Daniel aux yeux de ses employeurs. Un rat qui devenait gênant, qui grappillait chaque mauvaise graine dissimulée par les plus hautes instances du BAM. Il était devenu un "nuisible" et comme tous ces animaux il en avait payé le prix fort. Ses employeurs s’en étaient alors débarrassés d’une manière sordide, efficace et facile à dissimuler. Il avait risqué sa vie pour nous, pour chacun des mutants qu’il aimait, et moi j’étais où durant ce temps-là ? Je me trouvais simplement ici, dans le manoir de mon père, en train de pleurer sur mon pauvre petit sort, regrettant cette horrible mutation que je souhaitais voir disparaître. Je m’étais fixé des œillères alors que j’aurais mieux fait de regarder autour de moi, d’être là pour lui, pour le protéger et le soutenir. Comment avais-je pu être aussi égoïste et aveugle?

Je n’adressais alors pas la parole à Caitlyn. Qu’aurais-je pu y ajouter ? Daniel avait disparu héroïquement et d’autres continuaient de servir avec beaucoup de zèle la cause qui avait été la sienne. La rouquine était une jeune femme extrêmement courageuse, poussée par des idéaux auxquels elle croyait dure comme fer. Et toi, David, qu’as-tu fait pour servir sa mémoire sinon satisfaire tes propres envies et tes seuls intérêts ?

- Je voudrais, je… j’aurais tellement eu du… envie de…  

Je me tus quelques instants, sentant ma gorge se serrer au point que les mots refusaient d’en sortir. Je ne voulais pas avouer ma lâcheté, je ne pouvais pas admettre ce sentiment terrible de culpabilité.

- J’igno… je ne sais pas. Co… comment vivre avec… avec cette colère ! Excu… pardonnez-moi c’est si… stupide !

Stupide je l’avais toujours été ! Stupide et égoïste par-dessus le marché ! Mais ce n’était plus le propos… Elle devait de toute manière le savoir. Elle connaissait mon dossier qu’elle avait parcouru de fond en comble. Elle connaissait peut-être tout de ma vie, de ce don ou plutôt de cette malédiction qui me faisait tant horreur !

- Pardonnez-moi mais chère mais je… je voudrais savoir ! Que… que savez-vous vraiment de moi… d’Eux ?

Je levais mon regard vers le sommet de mon crâne, espérant qu’elle pourrait comprendre ce que cela signifiait. J’avais pris pour habitude de ne pas les nommer. Nommer une chose était lui donner de l’importance et je ne tenais vraiment pas à ce que ces monstres en aient à mes yeux. Suite aux propos de ma jeune camarade sur Rachel, je semblais me réveiller péniblement d’un long sommeil et prendre conscience d'une terrible réalité qui pourtant semblait si logique. Détournant mon regard de Caitlyn, je le pointais un moment vers l’Institut et soupirais

- Vous dites que… Mademoiselle Summers garde un… œil sur moi ? Ne suis-je donc ici que pour… ne suis-je qu’un prisonnier ? un dangereux psy… psychopathe qu’on a mis en cage ? La diff… différence avec Muir Island ne réside-elle que dans… la qualité des compagnons de ce… cellule et la discrétion des barreaux ?

« Nous n'avons pas de liens de sang, oui...mais ceux du cœur sont...encore plus fort, vous comprenez ce genre de chose, m'est-avis. »

Cette phrase me ramena rapidement vers la raison pour laquelle nous nous trouvions tous deux ici. Bien sûr que je comprenais ! Cette relation extrêmement forte unissant deux êtres sans aucune arrière-pensée, sans chercher à satisfaire un besoin physique ou matériel, simplement pour le plaisir d’être ensemble et de partager nos expériences de vie, je l'avais connue et chérie plus que tout. A l’évocation de la vie amoureuse de Daniel, j’éclatais de rire. Un rire cristallin et pur ! Un rire que je n’avais plus eu depuis très longtemps. Je ne pouvais m’empêcher de songer aux nombres de fois où mon ami m’avait chambré au sujet de femmes qui avaient croisé par accident nos deux routes. J’aurais certainement eu droit à l’un de ses pernicieux sarcasmes au sujet de Rachel comme il l’avait fait pour Claire ou Amara !

- Toujours les femmes ! Vous savez je… je ne l’ai connu que durant 4 ans. Et j’ai dû co… connaître 2-3 compagnes off… officielles. Je crois que c’était sa… sa peur de finir seul qui le faisa… agir ainsi. C’est… c’est assez ironique et tragique quand on sait comment il a… Enfin bref…

Je ne suis pas… pas entièrement d’acc… d’accord avec votre théorie. Les horreurs commises par les hu… humains contre les mutants montrent… montrent que l’époque que l’on vé… vit actuel… maintenant est cruelle. C’est simple… juste le début de notre combat. Voyez les métho… méthodes du BAM, pensez-vous vraiment qu’il… qu’il n’y aura pas d’autre tragédies comme celles-ci dans un ave… futur proche ? Je suis descendant d’un des popu… peuple les plus persécuté de l’His… Histoire de l’Humanité. Je sais qu’il y a tou… toujours une rechute quoiqu’il arrive. Je crois à la philos… idéaux de mon père mais j’ai… j’ai malgré tout peur de nous voir… voir échouer.


Je l’écoutais alors avec une attention soutenue parler de ce changement de route qui l’avais conduite à réaliser tant de belles et de bonnes choses. Je voyais en elle une jeune femme partie de rien, que la vie et les choix avait condamné et qui pourtant, avec le soutien de Daniel et de toutes ces personnes qu’elle avait rencontrée, était parvenue presque miraculeusement à changer de vie. Avait-elle ne serait-il qu’imaginer cela possible à l’époque où elle glissait sur la mauvaise pente en ne trouvant aucune main pour la retenir et pour l’entraîner vers les sommets, vers ce paradis qu’elle avait rejoint aujourd’hui.

- C’est assez… fou de voir à quel p…point la vie peut vous... nous transformer. Il suffit parfois d’une… d’une main tendue pour que votre pas… présent en soit changé à jamais. Je suis trrrès heu… heureux pour vous de connaî… savoir que vous avez pu trou… trouver une route qui vous comble de joie. Je comprends mieux à prés… présent ce qui vous a poussée à vous… vous investir autant pour ceux qui voulaient changer leur… leur destin ! Vous êtes la… la preuve que ri… rien n’est impossible !

Si seulement j’avais pu en dire autant en ce qui me concernait. Il y a quatre ans j’avais cru que ma vie pourrait changer. J’étais entouré de toutes les personnes que j’aimais, j’avais une vie en dehors d’ici et une dévotion qui me comblait de joie. J’avais fait la rencontre de personnes étonnantes dont la présence embellissait mes journées et après tant d’année de recherches j’avais enfin trouvé l’ami précieux que je recherchais depuis mon enfance. Pourtant… j’en étais là, à devoir être privé de toutes mes anciennes activités, à devoir supporter ma maladie tout en sachant que je ne pourrais jamais en guérir. Cette chute m’avait asséné le coup de grâce, celui qui se révèle rapidement mortel. J’étais mort pour la seconde fois de ma vie !

Celle qui me tendait cette fleur si fragile ne pouvait pas le comprendre ! Pénétrer mon esprit était un exercice très périlleux et même les avertis ne pouvaient en comprendre les règles de vie. Par-dessus le marché, elle osait me parler de guérison ? Que pouvait-elle en savoir ? Comment pouvait-elle prétendre entrevoir une sortie à cet enfer cuisant qui était devenu mon Royaume ? Comment le lui faire comprendre ?

En m’agenouillant devant la tombe de mon ami, tenant toujours le bocal de fleurs dans la main, je restais un moment perplexe. Sans savoir que dire ou que faire. Styx vint alors à mon secours, me dotant d'une peau si pâle qu'elle tirait sur le translucide. Sans animosité aucune envers la jeune femme, il fit couler de mes yeux quelques larmes tout en tenant ce discours avec une voix d’outre-tombe.

- Que savez-vous de nous, ma chère amie ? Nous vivons dans l’esprit du jeune David depuis 22 ans maintenant. Enfermé dans son cerveau comme David l’est dans sa propre folie. Nous nous en plaignons parfois mais savons que nous ne vivons cet enfer que pour nous faire pardonner nos péchés. David aussi mérite le fardeau qu’il porte depuis ses 15 ans ! Il a commis tellement de fautes, il a détruit tellement de vies ! Si vous pouviez imaginez toutes ces personnes qu’il a fait souffrir. Sa famille, ses proches ou de simples inconnus; tous nous ont vu et ont été effrayé par nos pouvoirs… David ne guérira sans doute jamais tout comme mes camarades ne retrouveront jamais leurs corps c’est comme ça ! Nous méritons tous une deuxième chance afin de faire oublier nos péchés à l’Humanité et à l’Eternel. En vivant cette course folle qu'est la vie comme un enfer, nous aurions peut-être une chance d’échapper au brasier de l’Enfer… mais vous… chère et naïve petite Caitlyn…

Il saisit alors tout en douceur la main de la mutante tout en jetant des regards meurtris et compatissant à son adresse

- Faites attention ! Vous avez su entrevoir un chemin de Paix et d’Amour dont David ne pourra jamais qu’entrevoir. Il ne sait pas ce que sont les sentiments et si vous vous approchez trop près de ce feu tendre et attirant vous finirez par vous brûler ! Tout comme Hopes l’a fait avant vous. Nous portons malheur, c’est certain!

A ces mots il relâcha sa main et revenu dans ma position initiale afin de me laisser prendre le contrôle de mon corps.

_________________


"Who are we kidding? They couldn't fix me. Nothing can change what I am." Harvey Dent
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caitlyn Elioth
X-Men Beta
avatar

Messages : 1618
Date d'inscription : 06/04/2012
Age : 30

MessageSujet: Re: Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]   Jeu 29 Mai - 20:29

Je le regarde avec une certaine tendresse alors qu'il semble en proie à une intense réflexion teintée de recueillement intérieur. Basculant sur le coté, je m'installe en tailleur à même l'herbe encore mouillée de rosée matinale et laisse la brise jouer avec mes cheveux roux en pagaille puisque j'ai ôté mon couvre chef. Je pose mes mains à même le sol, paumes ouvertes sur la terre, et bras tendus de pars et d'autres du corps. L'air reste frais malgré les promesses du printemps, la belle saison reviendra bientôt et avec elle, les cris de joies et d'insouciance du parc.

J'ai déjà considéré ce lieu comme une prison, oui...mais je me trompais comme vous vous trompez David. J’étais bien plus jeune d'esprit, effrayée, seule et je ne connaissais personne et j'ai rêvé à fuir ces murs plus d'une fois. Rachel n'est pas votre geôlière, loin de là...Elle veuille sur la sécurité de ceux qui vivent ici, tout comme moi. Nous laisserons personnes faire du mal et mettre en danger nos pensionnaires. Nous protégeons notre famille et parfois, il faut aussi savoir protéger les gens d'eux même, justement parce qu'on les aime...vous comprenez. Votre mutation vous fait sombrer dans la schizophrènie et certaines de vos personnalités sont...dangereuses, vraiment. Vous n’êtes pas pour autant un damné, ni un monstre...en tout cas, vous ne le serez jamais à mes yeux. Dans chacun sommeille la force du meilleur, la force du changement. Il n'est jamais trop tard pour contrôler, pour prendre le dessus...laissez les autres vous aimer David, laisser les autres devenir votre force, alors vous guérirez ou du moins, vous apprendrez à faire la paix avec vous mêmes. La bonté et la générosité de sentiments désintéressés et altruistes...c'est le ciment de cette fraternité entre nous...humains et mutants...c'est ce qui pourra construire « le pont ». Ca ne me regarde pas, non...mais peut-être qu'à défaut de vous battre contre eux...peut-être pourriez vous composer avec eux et chercher ce qu'il y a de bon dans chacun d'eux..je suis certaine que comme chacun...il sont simplement égarés entre ce qu'on peut leur laisser faire et ce qu'on les interdit de faire...l'équilibre, David...Il s'acquiert à force d’écoute et de compréhension, il ne s'impose pas en muselant les autres. J'ai fois en ça. Daniel à vu le bon en vous...moi aussi , je suis capable de le voir.

Il s'empara de ma main et j'inspirais brutalement, mon visage se crispant immédiatement trahissant là un malaise physique fulgurant et brutal. J'endurais une fois de plus la violente nausée, tentant de me concentrer avec difficulté sur ses paroles. Deux fois en si peu temps, c'était un vrai supplice. Lorsqu'il me lâcha la main, je la retirais avec une vivacité et un dégoût évident, la cachant derrière mon dos en serrant les dents.

Je...désolée...contact physique...évitez s'il vous plaît...c'est comme la télépathie. Je souffre d'une névrose d'être touchée si je ne suis pas à l'origine du geste...c'est...c'est compliqué à raconter...disons que j'ai eu une enfance assez... « difficile ». Vous ferez moins
le malin si je vous gerbe dessus.

Je me redresse pour perdre mon regard vers l'orée du parc.

- Si vous ne supportez plus de ne pas avoir votre mot à dire, gardez vous de décider pour lui. On lui montrera ce chemin, à lui et à vous autres. Vous êtes nés ainsi, dans ce corps, vous avez dès lors le choix de foutre en l'air cette unique vie parce que c'est un partage définitif ou d'apprendre à composer sur un chemin que vous choisirez ensemble. Vous êtes condamné à vous entendre. C'est ainsi. Je n'ai pas peur d'être maudite, je le suis déjà à un point dont vous n'avez pas idée mais VRAIMENT pas idée. Je suis issue d'une lignée maudite et ensanglanté, mon géniteur est un monstre que j'ai décapité il y a quelques semaines, je suis moi même monstrueuse et criminelle, jamais mes crimes ne pourront être absous.En terme de malédiction, David, désolée mais vous me faite un peu rire jaune, je SUIS une malédiction à moi seule...et le fait d'avoir la vie éternelle devant moi, n'arrange vraiment pas les choses...croyez moi.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
David C. Haller
Résident(e) à l'Institut Oméga
avatar

Messages : 41
Date d'inscription : 12/04/2014
Age : 35

MessageSujet: Re: Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]   Ven 30 Mai - 12:00

A mon tour, j’écoutais avec attention les propos de la jeune mutante parler de son intégration au sein de l’Institut. Tout comme pour beaucoup d’autres mutants elle n’avait pas été simple. Personne ne peut admettre facilement qu’il est différent des autres – de tous les proches qu’il avait côtoyés durant sa vie. Durant toutes les années que j’avais passé ici, j’avais aidé bien des mutants à s’intégrer et à accepter leur véritable nature. Beaucoup de ces jeunes voyaient ce lieu comme une chance unique de recommencer une nouvelle vie. La mienne ne se trouvait pas ici, mon paradis était ailleurs. Tout en laissant mon esprit vagabonder, mon regard se perdit dans le vide et je partageais quelques souvenirs de mon refuge idéal avec ma camarade.

- Mes dir… propos étaient sans doute mal choisis je… je m’en excuse. Ce… ce n’est pas le fait d’être ici qui me dérange. Ce lieu est un re… paradis pour un grand nombre d’entre nous ! C’est la maison de mon père… ma maison et je ne déménagerais pour rien… rien au monde. Mais ce n’est pas… mon refuge… l’endroit où je me sens le mieux ! Mon paradis à moi est… un lieu de pèlerinage et de recueillement. Un endroit respirant la myrrhe et l’encens. Un paradis ou le Très-Haut veille en di… maître incontesté et où ses lois… commandements prennent vie par l’amour donné à son prochain ! Si je pouvais me suff… contenter d’être le Rabbi David Haller je serais… je serais le plus heureux des hommes !

Je sentis des larmes me monter aux yeux lorsque Caitlyn me parlait du but des protections assurée à L’Institut. Faire du mal aux pensionnaires de l’Intitut ? Faire du mal à sa famille ? Malgré tous mes efforts, je n’y étais jamais parvenu. Je n’avais jamais réussis à stopper les pouvoirs de mes autres personnalités. Lorsque je reprenais la maîtrise de moi, c’était pour découvrir les corps blessés ou sans vie des personnes que j’aimais le plus au monde. Les membres de ma famille et mes amis qui, dès que les choses rentraient en ordre, avaient encore la force de me tendre les bras et de prétendre qu’ils avaient foi en moi et en mes capacités ? Qu’ils savaient que je vaincrais ces monstres qui m’habitaient. Mais derrière leurs sourires, leurs gestes d’amour je n’entrevoyais que les blessures que je leurs avaient infligées. Je ne calculais que le temps qui leur avait fallu se rétablir par ma faute, que par la faute de mon manque de maîtrise et de courage.

- Je pense que les mots… notion de culpabilité ne vous ai pas per… inconnue. Vous prétendez savoir me… me comprendre. Avez-vous vécu l’horreur de blesser ou tuer les… les personnes qui comptaient le plus pour… vous ? Avez-vous déjà éprouvé de la répu… dégoût face aux sourires ou aux cal… embrassades de ses personnes alors que vous… saviez tout le mal que vous leur… avais fait ? Ne pas comprendre pour quelle jus… raison ils s’obstinaient à vous… à vous pardonner ?

Je la regardais en lui adressant un sourire amer, espérant qu’elle pourrait comprendre là où je voulais en venir. En mon fort intérieur, j’espérais qu’elle avait vécu ce genre d’expérience pour adopter un discours qui se rapprocherait du mien. Je laissais s’écouler ainsi quelques secondes avant de reprendre.

- Je voudrais me… tourner vers les autres, trouver la... la force d’aimer et d’être aimé. Mais… mais ce serait terriblement égoïste de… de ma part. Les personnes auxquelles je… témoigne de l’amour sont celle qui… ont le plus à craindre des Autres. Je ne veux pas les voir… faire souffrir. Je préfère rester seul et me contenter de la compa… compagnie des gens qui savent ce qu’ils… ont à craindre ! Etre accompagné de ceux qui… qui ne me distingueront que par… la nature de mes pouvoirs. Au moins je ne dec… décevrais personne ! Voyez-vous, je… je les protège à ma manière ! Pour ce qui est de la… la cohabitation entre humains et mutants… je veux bien vous croire ! Le meilleur est… reste à venir. Je sais que nous… trouverons la force de résister à nos… à négocier pour obtenir la paix entre nos deux peuples. Je… je garde foi en leur humanité. Mais cela n’empêchera ni les… les larmes ni le sang de couler. Je suis opposé à la… violence. Elle ne mène jamais là où… nulle part. Mais il existe des personnes qui ne se… battrons jamais contre… contre leur mauvais penchants. Ne me compa… comparez pas à eux, je vous prie ! Je ne suis pas un psychopathe… un terroriste ou un antisémite visant à détruire… plier le monde à ma vision. Je suis simplement malade et je… dois affronter des virus monstrueux qui ne cherche qu’à me… contrôler, à me maîtriser ! Ils ne cherchent pas à négocier, ils veulent… simplement trouver une… une enveloppe charnelle pour faire plus… de mal autour d’eux. Je suis leur gardien, je protège le monde contre… leurs pouvoirs. Mais je perds peu à peu toute mon… humanité à leur… leur contact ! Je me sacrifie au nom de… de la survie du monde. C’est là mon seul… ma seule mission. Le prix à payer en est très… lourd !

Quelques instants plus tard, Je repris mes esprits lorsque Styx relâcha son emprise sur moi. Agenouillé devant la tombe, la tête rabaissée vers la fragile pensée que je tenais devant moi, j’entendais les paroles de Caitlyn comme raisonnant au lointain dans un écho inaudible. Il me fallut attendre des secondes supplémentaires avant d’interagir avec le monde extérieur.

- Pardonnez-le lui Caitlyn je… ils ne savent pas toujours se maîtriser !

Les paroles suivant de mon interlocutrice firent réagir Jack Wayne qui éclata d’un rire tonitruant, se moquant ouvertement de la tentative de négociation de Caitlyn. En un éclair, il se plaça à sa hauteur. La jaugeant de son regard sombre et mauvais, il fit quelque peu saigner la cicatrice dont il avait marqué mon visage.

- Vous pensez peut-être que c’est par choix que nous nous sommes retrouvé dans le corps de cet abruti, de ce minable petit pacifiste qui nous fait tellement honte ? Il nous a lui-même volé nos enveloppes corporelles et n’a aucune envie de nous les rendre ! Nous ne faisons que reprendre ce qui nous appartient ! David a voulu jouer les héros, à lui maintenant d’en payer le prix ! Vous êtes nos ennemis et vous le resterez quoiqu’il advienne ! Nous ne négocierons jamais avec lui ni avec aucun d’entre vous ! Si vous croyez avoir tout vécu, vous vous trompez lourdement ma chère ! L’Enfer a cela de bien qu’il ne connaît aucune limite. On peut toujours tomber plus bas que ce que l’on croit ! Alors ne vous mêlez plus de nos affaires ou vous subirez le même sort que nous !

Je sentis mon corps vaciller et je m’effondrais violemment sur le sol, vidé de toute mon énergie. Je restais là, à demi-allongé, tentant vainement de retrouver mon souffle. Ressentant le besoin de me calmer, je levais les yeux à l’adresse de l’épitaphe gravée sur la tombe de mon ami. Le souvenir de l’image de Daniel me regardant tout en souriant me permit de reprendre le contrôle de moi. J’entendais encore ses quelques paroles rassurantes raisonner dans ma tête, sa voix douce et chaleureuse apaisait mes souffrances.

*J’irais te chercher jusqu’en enfer… jusqu’en enfer…*

Je relevais ensuite un regard suppliant et d’une tristesse infinie à l’adresse de Caitlyn.

- Je suis désolé ! Je suis tellement… tellement désolé !

_________________


"Who are we kidding? They couldn't fix me. Nothing can change what I am." Harvey Dent
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caitlyn Elioth
X-Men Beta
avatar

Messages : 1618
Date d'inscription : 06/04/2012
Age : 30

MessageSujet: Re: Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]   Lun 9 Juin - 19:24


Je regardais l'entité la plus violente de David prendre le dessus et me jauger du haut de sa colère, il éructa et s'emporta, n'amenant sur mes lèvres qu'un sourire amusé alors que ma concentration était aiguisée sur l'opportunité de déployer une ZPCE assez violente pour le griller sur place, du moins le réduire au silence pour quelques heures si un guérisseur voulait bien s'occuper de ses blessures. Le laissant ponctuer son discours, j'avançais mon bras indifférente pour planter ma dernière fleur en détournant le regard, répondant sur un ton doucereux.

Fini ? C'est à moi ? Cool ! Alors ecoutez moi, ch'ti pépère...J'ai supporté sans dire un mot ni un gémissement un malade mental me peler le visage à l'aide d'un scalpel et me baptiser à l'acide nitrique...je suis morte tellement fois qu'on peut apposer le mot « routine » sur ma tombe. Je n'ai pas peur de vous, mais alors même pas un dixième de seconde et même pas  en rêve...votre colère est aussi inutile que ridicule, vous ne pouvez pas me faire peur, sûrement pas en me menaçant de la sorte et moi croyez moi, je peux REELLEMENT vous faire mal, pas à David , juste à vous...alors cessez de troubler la quiétude de cette tombe, retirez vous, vous n’intéressez personne...pas moi en tout cas, c'est tout pour aujourd'hui.

Je terminais mon ouvrage alors qu'à terre, il gémissait puis se relevait. J'en fis de même en tapotant sur mon vêtement pour le défroisser.

- Re bonjour David ? J'vous ai manqué ? Ca vous dérange si je dis une prière...J'suis catholique...peu pratiquante vu que Jésus et moi, on a des points de vue divergent notamment sur la sexualité mais bon...

Je suis désolé ! Je suis tellement… tellement désolé !

Je lui jetais un regard froid avec une expression bien plus adulte qu'auparavant.

Et c'est tout ce que vous avez en magasin ? C'est ce que vous lui auriez dit à Daniel ? Je suis désolé ? Désolé de quoi David ? Etre désolé c'est un début, il est vraiment temps que vous passiez à la vitesse supérieure...Je pense qu'il n'aimerait pas vous voir ainsi, non...il ne vous jugerait pas , non...mais son cœur saignerait. Vous étiez son ami ? Montrez vous fier de ce qu'il a fait et avancez la tête haute. Ne soyez plus « désolé » David...Envoyez chier tout ça et avancez ! Votre vie, vous avez encore la chance de la mener, de la corriger pour un meilleur...méritez ça ! Méritez-le ! Lui et son amitié !


Je restais interdite un moment, mains dans les poches, puis l'expression fermée, je le dépassais sans rien dire, reprenant le chemin de l'Institut. Je m’arrêtais un instant.

«  Qu'importe combien tu penses être mauvaise, tant que certains verront le bien en toi, ils te donneront la force d'activé le plus grand pouvoir dont la nature t'a pourvu..L'espoir. »

Un silence.

C'est lui qui m'a dit ça...Bonne journée David, vous avez je crois...des choses à vous dire.



Fin du Rp pour Miss Elioth-De Lauro.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
David C. Haller
Résident(e) à l'Institut Oméga
avatar

Messages : 41
Date d'inscription : 12/04/2014
Age : 35

MessageSujet: Re: Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]   Mer 18 Juin - 19:30

Quelques instants me furent nécessaires pour reprendre mon calme. Ne retrouvant pas immédiatement l’usage de la parole, j’eus tout à loisir de regarder la scène qui se déroulait devant mes yeux. Caitlyn demeurait impassible, occupée à planter la dernière pensée qu’elle avait apportée en offrande à Daniel. Une toute petite plante qu’elle m’avait tendue avec l’espoir que la saisirais, que je pourrais ainsi laisser derrière moi toute la souffrance que je ressentais. Je l’avais déçue je le savais mais je ne pouvais agir autrement. La douleur était trop vive, trop insoutenable pour que je puisse accepter de la laisser filer entre mes doigts. Elle était revenue du bon côté de la balance, avait grâce au soutien de Daniel et l’amour de sa femme, soit ! Tant mieux pour elle ! Je n’étais cependant pas certain qu’elle comprenait la situation que je vivais actuellement ! Je croyais en Daniel, j’avais tout misé sur notre amitié et l’espoir d’une collaboration prospère et durable. Que me restait-il à présent ? Des espoirs déçus et des faux semblants qui me prouvaient une fois de plus que ma vie, si l’on pouvait la dénommée ainsi, ne serait qu’une succession d’échecs jusqu’au bienheureux jour de ma mort ?

Revenu à moi, je regardais ma comparse qui s’étaient relevée une fois sa tâche accomplie. Elle évoqua en quelques mots sa Foi et sa religion. Sujet de conversation qui aurait sans nul doute pu nous permettre de nous rapprocher, si notre première rencontre n’avait pas été qu’une succession de maladresses et de crises violentes. Mais pourquoi Légion avait-elle du s’en mêler ? Pourquoi cette discussion avec la jeune Elioth, avait-elle dû si mal tourner ?

Je ressentis alors le besoin de m’excuser ce qui eut le don de mettre en colère la rouquine qui m’adressait un regard et des mots terribles. Fidèle à sa réputation, je l’entendais débiter un flot de paroles franc et direct. Ne me laissant guère le temps de répliquer, elle retournait lentement en direction de l’Institut. Tout en gardant les poings serrés et en me mordant la lèvre inférieure pour ne pas vociférer à son encontre, je fixais mon regard sur la stèle me convainquant que Légion ne devrait plus me surprendre.

Soudainement, je l’entendis réciter les paroles qui lui avaient adressé Daniel lors de leur rencontre. Un léger frisson désagréable parcouru alors mon corps. Je reconnaissais mon ami disparu dans chacun des mots qu’elle prononçait et j’avais alors l’impression d’entendre sa voix raisonner dans mon esprit. Je n’osais pas me tourner vers elle tant je craignais que mon impression ne se change en réalité. Je demeurais alors impassible tandis que je sentis une larme se frayé un chemin le long de mon visage. Ce n’est que lorsqu’elle s’éloigna que je m’agenouillais à nouveau devant la tombe de Daniel. Des choses à se dire ? Oui certainement ! Mais je refusais de me lancer dans un monologue insignifiant alors que mes pouvoirs pouvaient me permettre de lui parler face à face, dans un autre lieu, dans une époque différente.

Les propos de la rouquine me semblant auparavant si insupportables ne cessaient cependant d’hanter mon esprit. Je souris alors à l’adresse de la pierre lançant à mon ami ces quelques mots.

- « Un véritable feu follet à la langue aussi aiguisée que l’esprit » ? Tu étais encore en… en dessous de la vérité, mon ami !

De la paume de la main, je caressais la terre entourant la dernière pensée plantée par l’Irlandaise.

- Mériter ton amitié ? Craindre de voir ton air attristé ou affecté… Ces paroles sont stupides ! Tu sais très bien que je loin d’être comme cela ! Ce n’est qu’une image, un reflet bien pâle de ma personne… le fantôme de David ! Je suis un autre ! Celui que… tu as laissé derrière toi ! Celui que tu… tu as abandonné ! Ce sont des paroles insensées… et pourtant…

Je me laissais plonger dans mes rêveries, les mains caressant la terre qui l’entourait. Une terre desséchée et sans attrait. Comment auraient-elles survivre sans mourir desséchées ? Des fleurs magnifique perdues dans une hiver glacial qui les tueraient sans nul doute ? Impossible ! Je ne laisserais pas commettre un tel blasphème ! Sur ces pensées, je partis donc chercher une arrosoir ainsi que de l'eau. Après tout, c'était la moindre des choses que je pouvais faire pour lui !

- Tu verras Daniel… je te prouverais que je peux changer. Que je peux être le… le même ami que tu as rencontré dans… ton ancienne boutique il y a 4 ans. Je ne t’abandonnerais pas, mon frère. Tu peux compter sur moi !

Fin du RP pour David Haller

_________________


"Who are we kidding? They couldn't fix me. Nothing can change what I am." Harvey Dent
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le royaume de l'espoir ne connait pas l'hiver [PV Caitlyn Elioth]
» Napoléon - espoir des Polonais
» POESIE DU SOIR......espoir
» Qui connait lookfantastic.com ???
» Les Bleuets de l'espoir (histoire de cette jolie fleur)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
X-men RPG :: Hors Jeu :: Topics Terminés :: L'Institution Charles-Xavier et Alentours-
Sauter vers: