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 I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]

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David C. Haller
Résident(e) à l'Institut Oméga
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MessageSujet: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Sam 17 Mai - 19:50

20 avril 2014

C’était la fin de la journée et le Soleil amorçait lentement sa course derrière les buildings de la ville. Se couchant sous une lumière splendide, il léguerait bientôt sa place à la nuit et à son obscurité. Sa si cruelle obscurité ! Sa si froide obscurité ! Assistant au spectacle derrière la vitre du taxi, il me semblait contempler l’intérieur de mon esprit. L’espoir d’un avenir radieux disparaissant sans pouvoir être retenu, emportant avec lui les rêves et les espoirs d’une vie idéalisée. Les esprits parasites qui hantaient mon esprit étaient semblables à ces étoiles brillant dans le firmament, innombrables et insaisissables. Tout comme ses astres nocturnes, ils s’invitaient dans mon esprit sans prévenir, certains disparaissaient lentement remplacés aussitôt par d’autres plus nombreux. Certains étaient plus lumineux que les autres, se révélant clairement à leurs spectateurs sans aucune crainte d’être découverts. D’autres plus craintifs et réservés étaient à peine visibles, ils se dissimulaient dans l’obscurité attendant lentement leur heure pour enfin se révéler sous leur plus bel éclat.

*Regarde le ciel et comptes les étoiles si tu peux. Ceux qui naîtront de toi seront aussi nombreux*

Cette citation tirée de la Bible me provoqua un éclat de rire nerveux et incontrôlable. Le chauffeur du taxi tourna ses yeux écarquillés pour m’offrir un regard des plus stupéfaits. Je lui adressais alors un sourire chaleureux et compatissant. Il ne pouvait bien comprendre bien sûr ! Personne ne pouvait comprendre ! Mon soleil avait explosé en ne m’offrant comme seul paysage que les méandres et la noirceur de mon esprit. Mon monde avait disparu et je me demandais pour quelle raison je lui avais survécu.

Le 28 avril 2013 ! Je suis mort le 28 avril 2013! Tout ce qui se passerait après cette date n’aurait aucune importance pour moi. Tout comme un tournesol suit la course de l’astre solaire, mon regard était tourné vers le Passé et lui seul. Le Présent et le Futur n’étaient pour moi que des mots vides de sens. Il ne pourrait rien m’apporter de bon. Mais pourquoi Dieu était-il resté sourd à mes prières ? Pour quelle raison m’avait-il accordé la «Grâce» de rester en vie ? Cela l’amusait-il donc tant que cela de me voir souffrir ? Désirait-il me voir devenir la Faucheuse qui ôterait la vie à un grand nombre de ses enfants dont il s’était lassé ? Oui il ne pouvait d’agir que de cela ! Et si sa cruauté s’était montrée sans limite la mienne…

- Nous sommes arrivés, Monsieur !

Interrompant le fil de mes pensées, le chauffeur m’indiqua l’emplacement du manoir qui se dressait au loin ! Le Manoir Xavier ! A sa simple vue, un large sourire apparut sur mes lèvres. J’étais enfin chez moi ! Après ces longs mois passés dans une chambre d’hôpital isolé du monde, je rejoindrais enfin mes frères et mes sœurs de l’Institut. Je pourrais revoir mes amis et rencontrer de nouveaux visages. Cette pensée me transportait de joie.
Ressentant une vive douleur dans mes mains, j’abaissais un instant le regard vers ces dernières. Boursoufflées et rougies, les marques de mes doigts plongeant dans sa peau si fragile, elle témoignait de la colère que j’avais ressentie quelques minutes plus tôt. M’étais-je réellement infligé ses blessures sans y prêter attention ?

Le véhicule s’arrêta alors devant la grille du manoir. Le chauffeur descendit de la voiture afin de récupérer les bagages dans le coffre. Je payais alors sa course non sans oublier d’y ajouter un pourboire conséquent. L’homme en face de moi me remercia de son plus beau sourire avant de reprendre place au volant de son taxi. Il s’éloigna ensuite en silence, me laissant seul face à mon inévitable rentrée à l’Institut !

Cet instant j’en rêvais tout autant que je le craignais. J’ignorais tout de ce qui m’y attendrait ! La seule certitude que j’avais était que la bataille que je livrerais contre mes démons intérieurs serait plus destructrice que jamais. Je gardais dans cette maison tant de souvenirs. Bons comme mauvais, ils risqueraient tous de me faire vaciller dans la folie. Légion se régalerait de tout ce qui avait pu nourrir mes espoirs passés afin de s’en servir pour attiser ma souffrance. Tenez voici un très bel exemple de ce qui m’attendrait à partir de maintenant.

En avançant vers le porche du manoir, je vis s’approcher de moi une ombre familière à la démarche assurée. Un charmant fantôme s’était vu charger de venir me souhaité la bienvenue. La mine renfrognée qu’il m’adressait se métamorphosait après chaque pas, laissant sa place à un sourire franc et éclatant ! Tout au long de sa route, il m’adressa ses quelques remarques…

*Me voilà...étrangement dans le rôle du professeur grondant celui qui rentre bien tard en la demeure… ne me dites pas que vous êtes parti quérir le soleil d'Israel car vu le temps...votre mission est un échec retentissent... fallait-il que je tanne ton père pour monter une équipe pour te ramener de force ?*

Je fermais les yeux lorsqu’il arriva à ma hauteur. Soutenir son regard me semblait une épreuve insurmontable ! L’illusion s’évanouit aussitôt et je sentis mon cœur se briser un peu plus qu’il ne l’était déjà. Le souvenir d’un sourire chaleureux et d’une étreinte fraternelle me fit essuyer une larme qui roulait sur ma joue. Ouvrant les yeux je déglutis avec difficulté et prononça ces mots dans un murmure

- Home… Sweet home !

Je repris ensuite ma route jusqu’à la porte que j’ouvris avec lenteur, prêt à affronter tout les obstacles que le destin placerait sur mon chemin !
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Echo
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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Dim 18 Mai - 23:30

Dimanche 20 Avril 2014 – 08 : 15 P.M.
Tout rentrait dans l’ordre ou peu s’en fallait, du point de vue du Phénix. Le MI-13 piétinait toujours tout autant qu’elle et les divers remous personnels autour d’elle s’étaient calmés ; les Elioth de Lauro s’étaient agrandit, Jade et Sanzo continuaient leur vie et Kaede elle-même commençait à progresser. Exodus en faisait surement de même de son côté mais cela elle ne pouvait en être certaine. Le premier et plus difficile quart d’année touchait à sa fin et avec lui pointait le calme et l’insouciance de l’été ; intéressant d’observer comme la saison froide apportait son lot de malheur et de difficulté alors que la chaude se résumait à de bonnes choses, à quelques détails près. Oh il y avait aussi des problèmes le restant de l’année mais c’était véritablement en fin d’automne et en hiver qu’ils semblaient se cumuler ; pour les gens de l’Institut en tout cas. Il y avait encore beaucoup de choses à échapper à leur regard mais tant que lesdites choses restaient hors des frontières du domaine Graymalkin, le Phénix leur laissait tout loisir d’exister comme elles l’entendaient.

Aurait-elle aimé rester plus longtemps à Londres ? Rachel n’y avait été que parce qu’elle y avait été invitée même si les événements qui s’y étaient déroulés lui avaient apporté contentement et fierté, sauf pour ceux qui les avaient enclenché ; le cocon psychique, une étrange stase qu’elle ne connaissait pas mais qui lui avait permise de revenir malgré qu’elle ait été pratiquement – pour ne pas dire complètement – tuée lors de sa première visite. Et trois jours pour revenir c’était un prix tout à fait raisonnable considérant qu’elle n’avait eu aucune vie à voler.

Lui aussi avait connu un évènement tragique à Londres, lui qu’elle avait vu venir de loin tant son cerveau était différent des autres. Niveau de puissance relativement bas mais potentiel illimité, les modifications du cerveau de David Haller confirmait cela même si le plus intéressait restaient les nombreux esprits se partageant son corps. Mutation intéressante dont elle ne connaissait pas grand-chose et qui ne l’intéressait pas plus que cela ; ni n’était la raison pour laquelle elle s’intéressait à lui. Bien sur que son lien avec le MI-13 lui prenait du temps, enfin bien sur que de temps à autre elle leur accordait du temps, mais elle restait principalement dévouée à l’Institution Xavier et pour une raison qui lui était inconnue, son fondateur avait voulu qu’elle s’en aille accueillir l’ancien X-Men. Il avait traversé des épreuves qu’elle pouvait parfaitement comprendre… un protégé de plus ? Jade devrait très bientôt voler de ses propres ailes et rejoindre un dortoir normal, pour plus de liberté et de normalité, même si Kaede continuait de poser problème à ce niveau là, cependant le Phénix ne savait pas à quel point le mutant en avait chié et si elle était capable de le comprendre, cela ne devait pas être qu’un peu. Après elle n’escomptait pas reprendre le même niveau de surveillance qu’avec ses deux protégées actuelles et il n’en avait pas été question de toute façon ; c’était surement une simple histoire de bienveillance d’un père envers son fils. Ils avaient beau porter des noms différents, Rachel « voyait » parfaitement la filiation et c’était là une chose qui la troublait car sur son monde, elle n’avait pas souvenir d’avoir jamais entendu parler d’un fils Xavier. Rien d’alarmant cependant, les différences entre les réalités incluaient déjà de nombreux existences et non-existences, la sienne en premier lieu.

Une part de pizza à la main, tâchant de ne pas salir son pantalon bleu couvert de fleurs blanches, son débardeur noir légèrement luisant ou encore sa veste ouverte, ses sandales à talons ou son chapeau tout trois noirs également, la silhouette légèrement émaciée de la rousse aux cheveux longs attendait tranquillement assise sur les escaliers du hall d’entrée de l’Institut. Elle faisait presque la même taille que celui qu’elle attendait pour une vingtaine de kilogrammes de moins tandis que leurs visages respectifs avaient de commun une ossature marquée et qu’aux yeux bleus répondaient un regard vert tout aussi intense. Tout aussi maquillée qu’à l’habitude, c'est-à-dire au naturel, Rachel n’en avait pas moins résorbées ses cicatrices faciales comme celles qui lui enserraient la gorge, ne laissant plus paraitre de son passé que son collier en or du X cerclé, symbole des X-Men de son monde là où ceux d’ici préféraient une boucle de ceinture. Enfin, à son côté se trouvait un plateau contenant des parts de pizzas coupées en carré, plus ou moins les deux quarts restant. Oui elle-même avait déjà mangé mais en attendant elle avait continué de grignoter et oui ils étaient sensés le faire au réfectoire mais après le voyage qu’avait entreprit David elle pensait qu’un encas ne serait pas de refus ; et puis s’il n’en avait pas besoin, ça en ferait plus pour elle puisque malgré son tour de taille elle restait apte à avaler de grandes quantités de nourriture – les gênes lui épargnaient la prise de poids allant normalement de paire ! Bon, ce n’était pas non plus une pizza qu’elle avait elle-même faite et le goût s’en ressentait cependant elle avait été un peu trop occupée ces derniers temps pour s’amuser à la cuisine.

Relevant le regard alors que celui qui l’intéressait entra, le Phénix ne tarda pas à en faire de même tout en prenant le plateau dans sa main libre.

- T’es David, non ? demanda-t-elle de sa voix fluette à l’égale de cette fausse fragilité que son physique retranscrivait. Xavier m’a envoyée t’accueillir.

Commençant à s’approcher, plus pour faire face et tendre son attention du soir que pour s’inquiéter des bagages ou d’un quelconque signe de salut, le Phénix attendit de se positionner devant son vis-à-vis avant de reprendre, avançant la main.

- T’as faim ? Elles sont un peu froide mais ça reste mangeable.

Notion relative pour quelqu’un comme elle qui plus que ne pas être difficile arrivait à tout avaler pour avoir par le passé connues de grandes difficultés à se nourrir ; m’enfin ça restait de la pizza et même froide c’était parfaitement mangeable, non ?

- Tu te souviens des bâtiments ou je te fais une petite visite avant que tu rejoignes ta chambre ; d’ailleurs, tu as une chambre particulière ou t’es assigné aux dortoirs comme les autres résidents ?

De petites phrases retranscrivant d’une ou deux idées, c’était là sa manière de parler et elle le faisait avec un certain naturel même si elle se forçait un peu à aller vers lui, accomplissant ce qu’on lui avait demandé avec bonne humeur tout en espérant secrètement ne pas finir malaisée, restant du fait sur des sujets relativement simples mais dont elle avait cure sans quoi elle ne s’en serait pas embarrassée.

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David C. Haller
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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Dim 25 Mai - 10:41

Les rêves du Passé firent soudainement place aux réalités du Présent. Le fantôme de Daniel avait disparu cédant sa place à une de mes condisciples installée sur la terrasse. Simple résidente ou X-woman ? Peu m’importait ! Le passage d’un statut à l’autre ne dépendait que de leur capacité à combattre. La philosophie et les idéologies de mon père étaient partagées par tous entre ces quatre murs. C’était ce qui faisait notre force et notre unité; la volonté de s’entraider et de faire régner un climat de Paix dans notre société.

Des échos de la discussion que j’avais eue avec mon père avant mon retour revenaient sans cesse à mon esprit. Devant l’incertitude de l’éventuel retour de Légion, il avait décidé que je quitterais temporairement les rangs des X-men le temps de pouvoir me rétablir. Le temps de pouvoir guérir ? L’optimisme de mon père m’avait toujours beaucoup amusé. Mon rétablissement était l’un de ces rêves éphémères, un fantasme que je pouvais à peine toucher du doigt avant de le voir s’éloigner de moi. Rien n’était en mesure de pouvoir me guérir ! Rien ne pouvait changer ma nature profonde ! Si Dieu avait décidé que je serais la brebis galeuse de son troupeau qui était en mesure de pouvoir le contrer ?

Durant des années, j’avais rêvé de cet Ephémère, de cet Idéal que je voulais atteindre. Une vie où mon esprit ne serait plus chaotique et possédé. Un destin qui m’entraînerait après la mort de mon père dans le rôle du Protecteur de cette Paix dont nous rêvions tous. Un espoir, celui de tous mes frères mutants tournant leur regard vers moi, désirant me voir réaliser le rêve de mon père. Une vie privée accomplie où mon meilleur ami Daniel Hopes serait là pour me rassurer et diriger l’Institut Xavier à mes côtés, où une femme aux yeux de qui je trouverais grâce unirait sa vie à la mienne, où mes enfants grandiraient heureux et empliraient de rire et de joie les couloirs de l’Institut. Une société où Humains et Mutants s’uniraient et collaboreraient ensemble pour créer un avenir radieux. Espoir ! Paix ! Bonheur ! Ma vie aurait été rythmée par ces trois mots !

Les rêves ne sont là que pour être brisés ! C’est là ma seule certitude ! La Réalité était en parfait décalage avec mes rêves. Je n’étais ni l’héritier digne de mon père, ni le porteur d’espoirs et de paix que je désirais être. Ces Autres étaient à l’origine de tous mes malheurs. Ils m’avaient poussé à devenir ce monstre de cruauté que je n’aurais jamais souhaité être. Ils avaient fait de moi cette pitoyable marionnette qui avait agressée et tuée tant de personnes. J’avais vu les regards de mes camarades se détourner, effrayés par cette bête immonde qui les répugnait. Jamais je ne pourrais espérer voir Daniel se battre à mes côtés puisque mon compagnon m’avait abandonné au milieu de la route ! Jamais je ne pourrais trouver une femme suffisamment courageuse et empathique pour m’aimer et me faire vivre les plus belles années de ma vie ! Jamais je ne pourrais voir mes enfants grandir ! Jamais !

La réalité c’est que j’étais seul face à mes démons, à cette mutation qui me dévorait de l’intérieur. Rien ni personne ne pouvait me sauver !

Essuyant les larmes coulant sur mon visage, je m’approchais de la ravissante jeune femme qui était venue m’accueillir. Je ne l’avais encore jamais vue à l’Institut. Cela ne me surprenait qu’à moitié, le brassage de résidents dans cet établissement était tel que l’on pouvait passer des mois sans croiser les nouveaux arrivants. Etrangement, cette jeune femme avait quelque chose qui me semblait familier. La couleur de ses cheveux et de ses yeux, les traits marqués de son visage, même sa silhouette ne me semblait pas étrangère. Seulement je n’arrivais pas à mettre un nom sur cette mutante. Je dois admettre que cet état de fait éveilla ma curiosité.

Lorsque j’arrivais à sa hauteur, je m’apprêtais à lui adresser quelques mots lorsqu’elle me coupa la parole.

- T’es David, non ? Xavier m’a envoyée t’accueillir.

Pour quelle raison mon père l’avait-il choisir pour assurer mon accueil à l’Institut. Pourquoi ne pas m’avoir envoyé Ororo, Kitty ou un autre de mes amis ? J’avais depuis longtemps appris à composer avec les tours de mon père et je sentais que ce choix était loin d’être innocent. Oui mais pourquoi ? Décidemment cette charmante demoiselle avait le don d’entretenir ma curiosité !

- Oui tout à fait ! Je… je vous remercie d’avoir bien voulu le faire mais… ce n’est pas très juste. Vous… vous savez qui je suis mais je ne sais… enfin j’ignore tout de vous. Comment vous appelez-vous ?

Le vouvoiement pouvait sur le moment lui sembler un peu trop formel mais j’avais tendance à me méfier des inconnus. L’utilisation de ce langage me permettait de me créer une sorte de barrière protectrice.

- T’as faim ? Elles sont un peu froide mais ça reste mangeable.

Je jetais un œil amusé envers la boîte en carton contenant le reste d’une délicieuse pizza. Retournant mon regard vers elle, je lui souris à nouveau.

- Après tout pourquoi pas ? J’avoue ne pas manger… enfin avoir eu le plaisir de manger de la cuisine italienne pendant… depuis longtemps.

- Tu te souviens des bâtiments ou je te fais une petite visite avant que tu rejoignes ta chambre ; d’ailleurs, tu as une chambre particulière ou t’es assigné aux dortoirs comme les autres résidents ?

Ces différentes questions provoquèrent un éclat de rire. Cela n’avait rien à voir avec elle, cette mutante ne me connaissait pas et sa maladresse était tout à fait justifiable. Elle ne faisait qu’assurer un travail d’intendance avec brio. Estimant que mon attitude était quelque peu déplacée, je m’en justifiais immédiatement.

- Je vous prie d’excuser… de pardonner ma conduite, Mademoiselle. Il se trouve que j’ai vécu ici durant 10… euh non 17 ans. Je pense connaître suffisamment bien les lieux, inutile de vous déplacer pour si peu. Pour répondre à votre réponse.. euh votre question j'ai ma propre chambre.... Il n’y a que les murs… les personnes qui changent entre ces murs !

Sans m’en expliquer la raison, Cyndi prit alors le contrôle de ma voix sans doute lassée par cette gêne que ressentait à l’idée de m’adresser à cette inconnue.

- En fait ce qui me ferait réellement plaisir, ce serait de partager un verre en votre compagnie. Pourquoi ne pas profiter de ce magnifique coucher de soleil pour faire connaissance ?

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Echo
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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Dim 25 Mai - 13:37

On disait d’elle qu’elle était impulsive, à sa manière c’était vrai ; plus que prendre des décisions très rapidement voir trop rapidement Rachel était surtout du genre à poursuivre sur son idée jusqu’au terme ainsi même si elle parlait peu et de façon hachée, une ou deux idées puis un temps de pause avant de renchainer, elle finissait généralement ses dires avant de répondre. Plus embêtant cependant elle pouvait se montrer assez inattentive lorsque ses pensées en faisaient de même mais à défaut de répondre immédiatement à David, elle garda en considération ses dires : un point pour lui, il ignorait tout d’elle ; comme la plupart en somme. D’un autre côté s’il était possible d’éviter les on-dit de sa réputation, qui même si parfaitement justifiée ne lui faisait pas honneur, le Phénix en était plutôt satisfaite. Certes, elle avait cassée la mâchoire de Xavier et le nez et le bras de deux autres élèves venus lui demander de s’expliquer mais il fallait remettre dans le contexte aussi, Papy Roulette l’avait trahie en révélant son secret lors d’une passation qui avait en plus faite souffrir Caitlyn et après l’avoir frappé, juste frappé, elle-même était allé s’ouvrir les veines et les deux gus avaient tenté de l’acculer pour, à défaut d’être agressifs, la forcer à répondre. Le Phénix avait énormément progressé depuis et son intervention durant l’évacuation de l’Institut suite à l’arrivée d’Exodus comme son passage X-Men et son combat à Londres contre les Warwolves avaient aidé à redorer son blason mais tout cela ne l’empêchait pas de trainer de belles casseroles, sachant que son passé restait aussi mystérieux que sujet à supputation.

Un point pour elle, en tout cas, les pizzas étaient appréciées, ou du moins l’intention allant de paire ; pas sure qu’elles soient réellement italiennes mais le Phénix ne dirait rien là-dessus. Mais au « un partout » répondit un éclat de rire qui la laissa perplexe, dans le doute d’avoir dite une connerie ; ce qui n’était pas tellement gênait considérant ses habitudes de grande gamine légèrement sur-jouée.

- Je vous prie d’excuser… de pardonner ma conduite, Mademoiselle. Il se trouve que j’ai vécu ici durant 10… euh non 17 ans. Je pense connaître suffisamment bien les lieux, inutile de vous déplacer pour si peu. Pour répondre à votre réponse… euh votre question j'ai ma propre chambre… Il n’y a que les murs… les personnes qui changent entre ces murs !

17 ans ? Cool, une personne qui avait plus vécue ici qu’elle ; enfin dans les chiffres. Etrange cependant qu’elle n’en ait jamais entendu parler du fait. Mais logique considérant que Xavier était le père. Enfin il avait une chambre à lui-même si « les personnes changeaient entre les murs » ; elle pouvait être affectée à quelqu’un d’autre ? Ou s’agissait-il d’un second degré destiné à lui indiquer les drôles de processus mentaux qui se tramaient dans le cerveau de David ? Rachel se faisait un plaisir d’être terre-à-terre et assez à l’ouest avec les expressions mais toute conne qu’elle paraisse cela restait une fuite de la complexité lassante du monde ; pas de la stupidité mais de la simplicité.

- En fait ce qui me ferait réellement plaisir, ce serait de partager un verre en votre compagnie. Pourquoi ne pas profiter de ce magnifique coucher de soleil pour faire connaissance ?

Le Phénix resta interdite à cette demande, penchant la tête sur le côté de perplexité. Quelque chose venait de se passer dans l’esprit de David et cela ne lui avait pas échappé, ses sens psychiques lui permettant de percevoir le monde physique comme le plan astral l’environnant sous forme d’une construction mentale tridimensionnelle et omnidirectionnelle ; les ondes mentales de l’autre mutant venant de connaitre une variation « anormale ». Rachel cohabitait déjà avec une personne à la personnalité multiple même s’il s’agissait pour Kaede d’un trouble mental parfaitement standard, un scindement d’un même esprit en plusieurs parties suite à un traumatisme, alors que s’il semblait y avoir un processus de contrôle similaire, le bordel qu’il y avait dans le cerveau de Xavier Jr était bien différent. Un effet de la mutation, la coexistence de divers esprits dans un même corps ? Elle l’avait déjà fait durant une journée et c’était aussi chiant que complexe, sauf qu’elle avait clairement dominé l’autre et qu’il n’y avait que deux esprits dans un seul corps. Là c’était un foutoir à peine croyable. Mais elle ne croyait pas en l’impossible et avait été éduquée dans les principes d’acceptation d’autrui alors ce qui lui posait problème restait la demande de David².

Ouvrant la bouche mais ne trouvant pas de suite ses mots, Rachel devint mal à l’aise ; on ne l’avait encore jamais invité à boire un verre et elle n’avait pas la moindre idée de comment réagir. Il n’était pas question d’être « trop tôt » ou avec des sous-entendus divers mais plutôt que… elle ne savait pas et s’était bien le problème. Encore un compliqué…

- Euh… question comme ça, y’a un temps de parole ou c’est random ?

C’était surement minable comme moyen de changer de sujet de conversation mais c’était la première question qui lui surgissait dans la tête alors en simple franchise et toute honnêteté elle la posait.

- Z’avez des noms pour vous différentier ?

Question qui potentiellement pourrait être idiote mais si elle ne demandait pas elle ne saurait pas, simple question de logique tout aussi simple d’ailleurs. Qui lui fit faire une association d’idée avec l’une des demandes précédentes, d’ailleurs.

- A propos, je suis Rachel Anne Summers, l’Echo du Phénix, X-Woman et bénévole à la sécurité de l’Institut, membre de l’Ordre Royal de Victoria et c’est à peu près tout.

Devait y avoir un « Dame » ou un « Lady » dans le lot mais elle ne s’en souvenait jamais alors elle ne se prenait pas la tête. Comme pour les personnalités, elle finirait surement par les différentier et en retenir certaines mais ça viendrait ou pas, elle n’allait pas s’amuser à enregistrer la conversation non plus.

- Quant à boire un verre ou faire connaissance devant le coucher de soleil, comme tu veux, par contre je bois pas d’alcool.

N’aurait-il pas mieux fallut aller déposer ses affaires à sa chambre avant de faire autre chose ? La norme et Rachel ça faisait deux et c’était à David de faire son choix là-dessus, elle était entièrement respectueuse du libre arbitre d’autrui, chose manifestant pas mal son retrait d’ailleurs. Elle se contenterait de suivre son rythme s’il commençait à marcher, toujours le plateau de pizza en main, même s’il lui restait une question à poser.

-Et aussi, je dois te tutoyer ou te vouvoyer du coup ?

Elle ne voulait vexer personne et peut-être était-ce mieux de dire « tu » lorsqu’elle s’adressait à une unique personnalité et « vous » à l’ensemble, d’un autre côté elle n’en avait « rencontrées » que deux et encore la seconde semblait être juste un caméo dragouilleur.

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David C. Haller
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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Lun 26 Mai - 21:20

- Euh… question comme ça, y’a un temps de parole ou c’est random ?

Je restais quelques instants impassible, incapable de prononcé le moindre mot. J’avais de la peine à comprendre les propos de la jeune femme, ou espérais être dans l’impossibilité de le faire. Fronçant légèrement les sourcils, j’attendis que la mutante m’apporte quelques éléments d’explications.

- Z’avez des noms pour vous différentier ?

Elle avait osé ! Cette jeune mutante n’était-elle donc venue que pour me rappeler ce que j’étais au plus profond de moi ? Un malade qui ne pourrait jamais guérir ? Estimait-elle donc que ma mutation était un sujet prêtant à la plaisanterie ? Croyait-elle qu’il était ainsi facile pour moi d’aborder ce douloureux sujet ? Je m’étais tu pendant des années, ne laissant pénétrer mon esprit les personnes dont j’étais le plus proche et auxquelles je ne pouvais pas le cacher…. Je n’en parlais qu’avec ma famille ou tout du moins avec les différentes figures maternelles et paternelles que j’avais rencontrées tout au long de ma vie ! Je n’en avais jamais touché mots à mes amis. J’étais même parvenu à dissimuler cette vérité au meilleur de tous. Alors en parler avec des inconnus…

Serrant les dents et les poings, je jetais un regard furieux presque haineux envers ma jeune camarade. Je m’emportais au point de laisser Jack Wayne prendre le contrôle de mon langage ! Mon œil gauche brillait alors d’une puissante lueur verte, semblant rendre mon œil quasi phosphorescent.

- Non ma jolie, nous on fait plutôt dans le freestyle. Même si certains de nous préfère sa cacher lâchement derrière les esprits les plus forts. Cela n’est pas pour nous déplaire remarquez. Nous savons bien mieux qu’eux ce qui est meilleur pour David ! En fait ma belle, moi c’est Jack Wayne !

- Oh Jack la ferme !

En un éclair je repris alors le contrôle de mon corps et mon langage. Affaibli, je pris appui sur la poignée de ma valise qui s’affaissait presque sous le poids de mon corps. Des larmes de douleur coulèrent alors le long de mes joues.

- Vous… vous dites avoir… avoir été envoyée par mon père ? Ne vous a-t-il donc rien… expliqué à mon… à propos de moi ? Ne vous a-t-il pas dit que je… je détestais parler de mon… ma mutation ? De cette espèce de… cette espèce de maladie dégénérative qui pourrit mon cerveau ? Faites attention… je... ne pourrais pas les contrôl… maîtriser indéfiniment ! Ne parlons plus de ça… je vous en supplie !

Il me fallut quelques précieux instants de répit pour reprendre mon calme et le souffle que j’avais perdu quelques instants. Je restais là pratiquement assis sur ma valise, tentant de calmer les voix qui bouillonnaient à l’intérieur de mon esprit. Je me concentrais alors sur la mélodie des oiseaux célébrant le début du printemps et le bruit du vent se glissant doucement entre les feuilles des arbres. Je ne me relevais qu’après un moment tout en relevant un sourire triste à l’adresse de la mutante.

- Ce… ce serait dommage quand on y pense ! Nous risquerions de ce beau… magnifique spectacle naturel.

Je me relevais ensuite apaisé, parfaitement conscient de ce qui se passait autour de moi. La jeune femme entama alors les présentations.

- A propos, je suis Rachel Anne Summers, l’Echo du Phénix, X-Woman et bénévole à la sécurité de l’Institut, membre de l’Ordre Royal de Victoria et c’est à peu près tout.

Je souris en entendant son nom de famille. Tout cela devenait tellement plus clair dans mon esprit. C’était un étrange qui s’offrait alors à moi. Je devinais quelques traits de Scott dans sa physionomie mais elle ressemblait tellement à… Jean Grey ! Non c’était impossible. Scott et Jean n’avaient à ma connaissance jamais eu d’enfant. Même si c’était le cas leur fille ne devrait pas avoir plus de dix ans… Non c’était absurde ! Complètement absurde !

- Je suis enchanté de faire… de vous connaître, Rachel. Moi je suis… mais vous savez déjà. Ce que je peux être bête ! Excusez mon ignorance mais… qu’est-ce exactement l’Ordre Royal de Victoria ?

Je ou plutôt Cyndi lui proposa ensuite de boire un verre sur la terrasse, n’étant pas particulièrement pressé de retrouver mes pénates. Je fus ravi de constater de la voir accepter mon offre après quelques instants d’hésitation.

- Quant à boire un verre ou faire connaissance devant le coucher de soleil, comme tu veux, par contre je bois pas d’alcool.

- Avez-vous déjà oublié que nous… nous sommes dans une école ? Un… un jus de fruit ferait trop… très bien l’affaire ! Voulez… Désirez-vous que j’aille en chercher ?

En parfait gentleman, je me levais et m’apprêtais à disparaître dans la cuisine. Après la scène pitoyable que je venais de lui offrir il était bien naturel pour moi de lui montrer que ma folie ne m’empêchait pas d’être bien élevé. Elle m’interrompit cependant alors que je m’apprêtais à entrer dans le manoir.

- A votre guise, ma chère. Je prends… j’ai pris l’habitude de vouvoyer les gens que… je rencontrais. C’est… c’est une question de politesse. Mais si vous voulez me tu… tutoyer ça n’est pas une… un problème ! Que veux… voulez-vous boire, Lady Summers ?

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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Mar 27 Mai - 12:28

Bon bon, bon… voici qui était imprévu. Le Phénix avait touché un point TRES sensible provoquant l’intervention de « Jack Wayne », sauf qu’il s’agissait pas du gentil Cowboy comme dans les vieux films mais d’un être bien plus agressif ; et d’un psychite également, à considérer la marque psychique qui avait prit son œil. Rachel n’avait que deux réactions face à l’agression, le combat et la fuite, et à la crispation de David avait répondue sa propre crispation ; heureusement que ledit David avait réussi à reprendre le contrôle pour maitriser son alter-égo sans quoi elle s’en serait elle-même chargée. Regardant son vis-à-vis s’affaiblir, la jeune femme se nota dans un coin de l’esprit que Xavier aurait encore des explications à lui fournir : s’il l’avait envoyé pour faire de la surveillance, chose restant sa participation à la vie de l’Institut de toute façon, il aurait au moins pu avoir la décence de la prévenir, à moins qu’il ne craigne pas de retrouver son fils éparpillé sur les murs. Mais il n’était pas encore une menace et Rachel ne le percevait pas comme tel, ainsi il était peu probable qu’elle ait des pulsions de mort à son encontre ; néanmoins elle allait se montrer méfiante, à défaut de relever la chose.

En tout cas, elle préférait David² à Jack Wayne ; d’ailleurs, le mec des films c’était pas John ?

Rachel fit simplement non de la tête à toutes les premières demandes de David : non Xavier n’avait rien expliqué à propos de lui, il faisait ses mystères comme d’habitude et n’accordait sa confiance à personne, non il n’avait pas dit non plus que son fils avait horreur de parler de sa mutation comme il avait horreur de sa mutation tout court, en revanche le fait qu’il ne pourrait pas la contrôler indéfiniment justifiait sa présence ici car plus elle le connaitrait, moins elle aurait de chance de voir en lui le profil de ses victimes même s’il finissait par déraper. Chose qui visiblement finirait par arriver et durant laquelle elle ne retiendrait pas ses coups, elle ne l’avait jamais fait.

Le laissant reprendre son calme en se focalisant sur son association d’idée, à savoir les noms de tout ce « beau monde », qui lui avait fait penser qu’elle n’avait pas donné le sien, Rachel ignora la remarque sur les dommages et le spectacle naturel pour reprendre la parole, conformément à ce qu’elle pensait. Et visiblement, après sa crise de colère et l’émergence de la personnalité liée il redevenait lui-même et content ; c’était bien, on disait que le moral c’était une grande partie de la guérison !

- Je suis enchanté de faire… de vous connaître, Rachel. Moi je suis… mais vous savez déjà. Ce que je peux être bête ! Excusez mon ignorance mais… qu’est-ce exactement l’Ordre Royal de Victoria ?

Pas le temps de répondre que David² réitérait sa demande de boisson, ayant visiblement envie de se la prendre (restait à savoir quoi). Et cette fois-ci, le Phénix répondit directement, avant de se faire rétorquer qu’ils étaient dans une école et d’enfin savoir la boisson désirée par son vis-à-vis ; donc oui, c’était peu probable que ce soir le jus de fruit qui fasse aussi envie… En tout cas, cette histoire d’école c’était du bidon : il y avait pas mal d’étudiant du supérieur et ce n’était pas parce que l’Institut ne se fournissait pas en alcool qu’il n’y en avait pas, il suffisait de bien chercher ; et il disait avoir grandit ici. Différence d’époque, surement.

- Je prends… j’ai pris l’habitude de vouvoyer les gens que… je rencontrais. C’est… c’est une question de politesse. Mais si vous voulez me tu… tutoyer ça n’est pas une… un problème ! Que veux… voulez-vous boire, Lady Summers ?

- J’sais jamais si c’est Lady ou Dame, faudra que je retourne voir sur Wikipédia, répondit-elle quitte à tout faire dans le désordre. Par contre, ça va aller ?

A défaut de l’intriguer, le bégaiement de David l’inquiétait, le Phénix le liant aux difficultés de contrôle précédentes ; mutation dégénérative pourrissant son cerveau, cela ne lui avait pas échappé et si le cerveau de l’homme n’était pas à proprement parlé pourrit elle connaissait au moins son avis sur les « autres ». Mais le sujet était clos alors elle passait à autre chose comme on tourne une page, avec une simplicité enfantine qui ne trahissait que peu le fait qu’elle gardait en mémoire ce qui venait de se passer. Du coup, c’était la santé de David qui lui posait problème ; elle se gardait les autres sujets sous le coude pour plus tard. Sauf si elle les oubliait ce qui restait une éventualité.

- Mange un peu d’abord, histoire de reprendre des forces, reprit-elle une fois l’explication donnée en tendant le plateau de pizza. Pis si on va jusqu’aux cuisines, en passant par l’étage on pourra surement s’arrêter à ta chambre pour déposer tes affaires.

Elle était chargée de l’accueillir et ça ne se limitait pas à ce qui venait de se passer ; et autant elle pourrait continuer de le surveiller dans tout le manoir sans être présente, autant elle ne comptait pas le laisser seul pour l’instant. Ni de l’exploiter d’ailleurs : c’était lui qui avait fait le long voyage après tout. Elle ne savait pas où il allait crécher mais les cuisines, comme le réfectoire d’ailleurs, étaient à l’arrière du bâtiment donc ils passeraient forcément par les couloirs dédiés aux chambres des X-Men, qui étaient simplement les chambres d’origines réaménagées et qui restaient l’endroit le plus probable où dormir si l’on avait la chance d’éviter les dortoirs résidents.

- En tout cas je t’accompagne, oki ?

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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Jeu 29 Mai - 13:14

Les réponses de Rachel concernant son manque de connaissances sur ma mutation me rassurait aussi bien qu’il m’inquiétait. D’un côté, j’étais soulagé car il ne s’agissait pas d’une bévue de la part de sa jeune condisciple. Ce qui qui signifiait qu’elle était suffisamment intelligente pour savoir quels sujet éviter. Elle ne lui en toucherait heureusement plus mot dans leur discussion à venir. J’étais malgré tout furieux d’apprendre que mon père n’avait pas cru bon de lui en parler. S’agissait-il d’un test qu’il désirait me faire passer, afin de savoir si j’étais capable de me maîtriser ? Si tel était le cas la démarche était tout à la fois cruelle et dangereuse. Que penserait-il de moi s’il me voyait dans cet état ? J’avais échoué à mon test d’entrée et bien que je n’aie pas agressé directement Rachel, j’avais laissé Jack Wayne prendre le dessus sur moi, preuve qu’il me fallait entreprendre une très longue démarche pour parvenir à me guérir ou tout du moins à me stabiliser. Et pourquoi avait-il choisi Rachel pour venir m’accueillir ? Elle faisait partie des bénévoles de la sécurité de l’Institut, n’était-elle donc là que pour jouer les chiens de garde ? Certes elle était bien plus charmante que toutes les camisoles de force que l’on avait voulu me proposer, mais il n’empêche que je n’appréciais guère cette démarche.

Je ne voulais cependant pas en tenir rigueur à la jeune femme. Elle ne faisait après tout qu’obéir aux ordres qu’on le lui avait donné, accomplissant son devoir comme tout bon soldat. Une fois ma crise écartée, je me dépêchais de lui proposer d’aller prendre un verre espérant qu’elle ne reviendrait plus sur ce douloureux sujet et qu’elle pourrait occulter de sa mémoire cet épisode pitoyable.  

- J’sais jamais si c’est Lady ou Dame, faudra que je retourne voir sur Wikipédia, répondit-elle quitte à tout faire dans le désordre. Par contre, ça va aller ?

- Oui je vous enfin vous remercie pour… de vous en inquiétez ! Je… je crois que ça ira ! On ne peut pas se soig… guérir en un jour et surtout pas… pas avec une muuuutation comme la mienne !

Cette question me permis de me stabiliser et je souris en retour à ma camarade afin de la rassurer. Puis soudainement, me rendant compte que mes valises étaient toujours sur le pas de la porte, j’éclatais de rire et me passa brièvement une main sur le visage.

- Mange un peu d’abord, histoire de reprendre des forces, reprit-elle une fois l’explication donnée en tendant le plateau de pizza. Pis si on va jusqu’aux cuisines, en passant par l’étage on pourra surement s’arrêter à ta chambre pour déposer tes affaires.

- Je suis désolllé, veillez me… pardonnez-moi ! Je… je ne m’étais pas rendu compte ! Je… je crois que je me suis un peu… je suis un peu nerveux. C’est… étrange ! Ce n’est pourtant pas la… la première fois que je viens ici…

Je saisis donc une part de pizza, profitant de la faible chaleur qu’elle gardait encore précieusement. Elle était délicieuse, même sans être d’origine italienne ou même chaude, elle gardait cette saveur particulière que l’on ne trouvait que dans les restaurants et stands de New-York. Une chose était sûre, j’étais revenu chez moi ! Rachel me proposa alors de me conduire à ma chambre après avoir profité de ce petit encas improvisés. Nous aurions tout le temps de nous occuper des boissons lorsque nous aurions déposés les valises dans ma chambre. J’acquiesçais donc d’un léger signe de tête.

- C’est une excell… très bonne idée ! Il faudra bien… bien penser à rejoindre mes quartier par la… enfin après ! Elle est vrai…vraiment très bonne. Vous penserez à me donner le nom… l’adresse de ce restaurant. Je crois avoir été d’une impolitesse inquié… d’une grave impolitesse. Vous ne m’avez toujours pas… par expliqué ce qu’était l’Ordre Royal de Victoria. Dois-je comprendre que vous avez vis... vécu en Angleterre?

Reprenant un nouvelle part de pizza je ne pus m'empêcher de m'interroger sur les origines de la jeune Summers. C'était si étrange que je n'ai jamais entendu parlé d'elle. Scott était une sommité entre ses quatre murs, si un membre de sa famille venait s'installer au manoir, nous en aurions certainement déjà entendu parler. Il ne pouvait en être autrement ! Et pourtant cette jeune femme était venue de nulle part, comme si nous venions de découvrir son existence. C'était si étrange !

- Si je puis me... permettre. Vous... vous n'êtes pas arrivée ici il y a longtemps ? Il ne me... semble pas avoir déjà eu l'honneur de vous... vous voir !

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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Jeu 29 Mai - 22:35

- Oui je vous enfin vous remercie pour… de vous en inquiétez ! Je… je crois que ça ira ! On ne peut pas se soig… guérir en un jour et surtout pas… pas avec une muuuutation comme la mienne !

Bon, là elle ne comprenait pas : c’était tabou ou pas le sujet de sa mutation ? A moins que le bégaiement soit un effet secondaire ça n’importait pas et puis on ne guérissait pas de la mutation, les humains avaient déjà essayé ; et à défaut de se contenter de leur échec ils avaient finis par les parquer et attendre qu’ils meurent d’eux-mêmes ou bien ils les tuaient, c’était plus simple et moins couteux de faire construire des camps de la mort et des armes d’élimination que de rechercher un vaccin. Mais ce n’était pas le sujet et ça n’arriverait pas ici, elle en avait fait le serment, ainsi elle se contenta du sourire et David en lui en rendant un par reflexe avant de poursuivre.

Et de l’écouter poursuivre ; elle qui se croyait parfois dans les nuages, elle avait trouvé mieux, ou pire. C’était une excellente question mais elle n’allait pas se prendre la tête à lui chercher de réponse parce qu’elle s’était comprise. Hors donc il était « un peu » nerveux et s’excusait de ne pas s’être rendu compte ; compte de quoi, c’était là aussi une bonne question. Les affaires ? Pourtant, c’était lui qui les portaient.

Surement, vu qu’il trouvait que c’était une bonne idée. Oui, il faudrait bien qu’il finisse dans sa piaule à un moment ou un autre, il n’allait pas dormir dehors ; ce n’était pas encore la saison. En avril, ne te découvre pas d’un fil ! Quand à aimer la pizza et vouloir savoir de quel restaurant elle venait, le Phénix aurait bien répondu Wal-Mart mais elle ne savait pas chez qui l’Institut se fournissait niveau nourriture ; tant qu’elle avait à bouffer, ça lui allait. Elle haussa simplement les épaules.

Et si David pensait avoir été d’une grande impolitesse, l’association d’idée avec sa question sur l’Ordre de Victoria témoignait que les délais de réponse étaient également perçus comme de l’impolitesse. Soit. En tout cas sa déduction sur l’Angleterre était sympathique, dommage qu’elle ne nécessite la prise de la dernière part de pizza.

- En fait, j’étais de passage en Angleterre fin février, un… connard, pour grossir le trait, m’ayant mit au défi d’y aller. Je me suis fritée avec une escouade de mutant dans Buckingham et un peu partout mais j’ai finit par les vaincre. Comme j’ai réussi à éviter qu’il n’y ait trop de dommages collatéraux et que ça a fait les gros titre je me suis faite adouber. L’Ordre Royal de Victoria c’est l’ordre de chevalerie auquel j’appartiens, c’est le seul où la Reine a pas à avoir l’accord de son gouvernement pour en nommer les membres.

Bon, elle avait beaucoup parlé mais en marchant, ça passait mieux. Le Phénix avait du mal à parler longtemps, à dire vrai elle n’aimait pas tellement parler tant par manque d’habitude que parce que les mots étaient traitres et fourbes, ainsi que bien moins sincères que les pensées. Mais la communication télépathique était quelque chose qu’elle réservait à ses proches qui l’y avaient autorisée et puis si elle devait éviter de parler de la mutation de David, rajouter une voix de plus dans sa tête était pas forcément une bonne idée.

- Si t’as suivi les infos, la mutante qu’a fait sauter Hyde Park Corner c’est moi, conclua-t-elle avec la même légèreté que tout le reste, passant cependant sur le fait qu’elle avait été tuée par ledit connard et que son « cadavre » avait été récupéré par le MI-13 le temps que les X-Men viennent la chercher, chose possible uniquement grâce à la coopération d’un agent et la bienveillance de Sa Majesté envers l’héroïne du jour. Mais j’ai jamais vécu en Angleterre, même si du fait de l’adoubement j’ai la nationalité honorifique britannique.

Ce qui, et elle n’était pas assez sotte pour le préciser, lui avait permit d’enfin légaliser sa présence sur le territoire américain, même si les flics auraient toujours beaucoup de mal avec le fait que sa date de naissance soit en 2007. On lui avait demandé ses informations pour ses vrais papiers d’identité, elle les avait données, c’était pas plus compliqué que ça.

- Si je puis me… permettre. Vous… vous n'êtes pas arrivée ici il y a longtemps ? Il ne me... semble pas avoir déjà eu l'honneur de vous… vous voir !

- Juin 2012, je crois, dit-elle, taisant également le fait que le gros cratère de presque dix kilomètres de large en plein milieu de l’Etat de New York, c’était elle aussi. C’est assez compliqué et je souhaite pas en parler. Une autre fois peut-être.

Ne pas fermer la discussion mais la remettre à plus tard, notamment concernant ses origines car le sujet nécessitait une certaine dose de confiance que David n’avait pas encore. Même s’il avait été X-Men, il ne l’était plus et les dossiers secrets de l’organisation ne devaient plus lui être accessibles donc elle continuerait d’être prudente et ne lui indiquerait pas qu’il y avait une vidéo contenant ses « confessions ». Pas plus qu’elle ne lui révélerait qu’il existait un enregistrement où elle expliquait aux X-Men comment la tuer, chose qui était l’une des exigences de sa passation.

Suivant David jusqu’à sa chambre, qu’il devait mieux connaitre qu’elle de toute façon, elle se prépara à continuer cette conversation tout en s’interrogeant mentalement sur la possibilité d’un second repas… mais elle ferait les choses dans l’ordre ainsi donc c’était : chambre-cuisine-terrasse pour un largage de valise, une prise de boisson et une descente de boisson. D’un autre côté c’était con de passer en cuisine pour prendre à boire et pas en faire de même avec de la nourriture. Elle laisserait l’invité choisir, après tout ce n’était pas ça la politesse ? Bon, David n’était pas réellement un invité mais le Phénix s’en foutait.

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David C. Haller
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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Dim 1 Juin - 19:26

- En fait, j’étais de passage en Angleterre fin février, un… connard, pour grossir le trait, m’ayant mit au défi d’y aller. Je me suis fritée avec une escouade de mutant dans Buckingham et un peu partout mais j’ai finit par les vaincre. Comme j’ai réussi à éviter qu’il n’y ait trop de dommages collatéraux et que ça a fait les gros titre je me suis faite adouber. L’Ordre Royal de Victoria c’est l’ordre de chevalerie auquel j’appartiens, c’est le seul où la Reine a pas à avoir l’accord de son gouvernement pour en nommer les membres.

J’écoutais avec intérêt et une pointe d’amusement les propos de ma camarade. Ainsi donc elle faisait partie des mutants ayant fait irruption au palais de Buckingham, au plein cœur de Londres ? Je me trouvais dans cette ville à cette période histoire de me réintégrer à la société avant de rejoindre les bancs d’école. J’avais entendu parler de cet incident. Bien évidemment cet évènement avait été un véritable scoop, relançant le sacrosaint débat sur les mutants et sur leur légitimité à vivre parfaitement intégré à la société. Je n’avais cependant entendu parler de cette histoire que de loin. J’avais tendance à fuir tout sujet ayant attrait à la mutation, logique après quelques mois passés à Muir Island.

J’étais très admiratif du courage dont Rachel faisait preuve. Se défendre seule face à une bande de mutant nécessitait une parfaite maîtrise de ses pouvoirs et un potentiel puissant. Quelle était exactement la nature de sa mutation ? Comment pouvait-elle maîtriser aussi bien les arts de la guerre ? Rester parfaitement sereine face à cette situation ? Elle semblait pourtant si jeune…

- Vous savez je… j’étais à Londres à cette pé… période. Je me souviens être… avoir entendu parler de cet anim… évènement. Mais je… je ne me doutais pas que vous… étiez leur héroïne. Imaginer la Reine vous adouber est un… une chose admirable et rassurante. Cela veux… voudrais dire que les mutants ont… se sont mis l’Angleterre dans leur… leur poche ?

A cet état de fait, je souris intérieurement. Imaginer qu’un mutant puisse être porté ainsi en héro dans la même ville où Daniel était mort… c’était en quelque sorte faire un joli pied de nez à ce destin qui se voulait résolument cruel. Je souris au propos suivant de Rachel, elle qui disais cela comme si c’était une chose naturelle !

- Je dois… devrais sans doute vous… vous en vouloir d’avoir pu détruire un… un parc aussi magnifique que celui-ci…. Londres est une ville magnifique, magique parfois mais ce n’est… par le propos.

Laissant un instant mon esprit se perdre dans les couloirs de l’Institut, je regardais avec amertume les étudiants que nous croisions dans les couloirs. Il me semblait que la moitié de ces visages m’étaient inconnus. C’était une constatation magnifique et à la fois déroutante ! Voir tous ces jeunes mutants trouvé refuge au sein de ce manoir m’avait toujours remplis d’un grand bonheur et d’une fierté filiale somme toute légitime ! Je me surpris soudainement à penser que je croiserais sans doute mon père au bout de l’un de ces couloirs. Je craignais ce moment sans doute autant que je l’attendais ! Même si je me trouvais entre les murs de l’Institut je n’aurais l’impression d’être chez moi que lorsque je l’embrasserais.

D’un geste ou d’un regard, je saluais en passant les quelques professeurs et élèves de l’Institut que je connaissais. Je retournais ensuite mon attention vers Rachel et lui demandais le temps de son séjour entre ces murs.

- Juin 2012, je crois, c’est assez compliqué et je souhaite pas en parler. Une autre fois peut-être.

Juin 2012 ? Le fait que je n’aie jamais eu l’occasion de la voir me surpris d’autant plus. La question la mettait apparemment mal à l’aise et je ne m’attardais pas plus longtemps sur cette dernière. Je lui laisserais le choix de la relancer lorsqu’elle le souhaiterait. Décidemment, cette mutante mettait ma patience à rude épreuve et attisait ma curiosité mieux qu’aucun autre de mes condisciples.

Nous arrivions ainsi à la chambre que j’occupais depuis des années, à ma chambre. Patientant un moment avant de rentrer, j’adressais à la mutante ces quelques mots.

- Si vous voulez bien… m’excusez. Je reviens dans un… dans une minute. Juste le temps de déposer mes aff… mes bagages.

Lui adressant un dernier sourire, je caressais la surface boisée de ma porte avant de pousser celle-ci. Entrant peu à peu chacun de mes bagages, ce qui représentait trois valises que l’on avait emporté pour moi avant que je ne rejoigne les rives de Muir Island. Après m’être excusé auprès de ma collègue. Je disparus dans la pièce. Prenant le temps d’apprivoiser à nouveau les lieux, je regardais avec soin chacun des meubles de la pièce. Tout avait été conservé dans les formes. C’était comme si je ne l’avais jamais quittée. Il s’était passé un terrible drame ce soir-là. Le soir du 28 avril 2013 ! Je me souvenais que c’était précisément dans ma chambre que les premiers symptômes liés au retour de Légion s’étaient manifesté. Ma télékinésie était alors en éveil et immaitrisable. Voici sans doute la raison qui justifiait d’autant plus mon étonnement. Ces meubles n’avaient-ils pas pourtant été bousculés et détruits sous l’effet de la colère ? D’un pas assuré, je me rapprochais de la commode accoudée à mon lit. Regardant avec beaucoup d’amour la photo de mon parrain Daniel Shomron, je m’approchais de mon lit pour déposer à côtés de sa photo celle de mon meilleur ami Daniel Hopes. Encore un de ces êtres indispensables qui manquait à ma vie. Mon deuxième Daniel, songeais-je avec une pointe de malice dans la voix. Je m’assis un moment sur mon lit, contemplant les deux portraits, me demandant comment j’allais bien pouvoir passer ma vie sans eux…

Quelques instants plus tard, je réapparu devant la porte de ma chambre. Rejoignant ainsi Rachel dans les couloirs, je lui adressais un demi-sourire teinté de nostalgie.

- Nous pourri… pouvons à présent aller à la cui…sine. ! Il me semble que vous… vous l’avez amplement mérité après m’avoir acc… accueilli avec tant de def… déférence.

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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Lun 2 Juin - 20:02

David avait été à Londres lorsque ça avait pété, ah… voici qui changeait quelques choses. Enfin il n’avait pas été témoin direct de l’affrontement ou de ses répercutions et s’il était présent ici il ne faisait pas parti des dommages collatéraux ; des connaissances à lui ? Possible mais peu probable, il ne semblait pas impliqué de quelque manière que ce soit. Et imaginer la Reine d’Angleterre adouber un mutant ne signifiait pas que les mutants s’étaient mit l’Angleterre dans leur poche mais que le Phénix avait faite bonne impression et qu’ils préféraient l’avoir de leur côté plutôt que contre eux ; cela s’appelait l’initiative Excalibur. Mais elle n’allait pas vendre la mèche des projets du MI-13 et des potentielles demandes d’aide de Sa Majesté envers sa personne même si c’était surement la motivation finale : avoir une mutante qui avait ridiculisé le BAM un an plus tôt dans un Ordre de Chevalerie qui nous était affilié permettait de pouvoir faire appel à elle au besoin. Quant à lui en vouloir d’avoir détruit le parc… c’était pas le parc qu’elle avait fait sauter mais la station de métro ! Ça se voyait un peu sur le carrefour aussi mais elle n’avait pas touché au parc, elle était innocente !

Que Londres soit une ville magnifique, c’était surement le cas mais c’était également une ville à connotation très négative pour quelques personnes chères à son cœur qui y avaient perdue une autre personne chère aux leurs. C’était bête de bouder une ville pour ce qui s’y était passé et aucune d’elle n’en avait jamais fait autant de New York mais Londres semblaient se résumer à la mort de Daniel Hopes pour certaines. Rachel savait qu’il n’y avait pas que cela et l’avait un peu visitée mais surement pas assez pour réellement l’apprécier.

Une fois arrivée à la chambre de David, le Phénix se posa contre le mur sans l’excuser, jugeant cela inutile car ce n’était nullement une bêtise que de prendre du temps pour déposer ses affaires. De plus, alors même qu’elle restait dans le couloir la jeune femme continuait à le percevoir agir, l’observant le plus naturellement du monde à l’instar de ce monde qui l’environnait. Il regardait des photos d’hommes et en déplaçait même une à côté d’une autre, avant de s’assoir pour les contempler ensemble. C’était de la hantise, ni plus ni moins, Rachel savait le reconnaitre et lui laissa le temps qu’il jugerait nécessaire, n’ayant aucun impératif pour la soirée.

Enfin, autre que d’aller boire un verre avec lui. C’était étrange d’ailleurs, cette histoire, puisque ce n’était pas réellement David mais l’un de ses doubles qui l’avait invité à prendre ledit verre mais que l’homme l’acceptait quand même bien mieux que l’intervention de Jack Wayne, même si c’était parfaitement compréhensible puisqu’entre boire un verre avec elle et manquer de l’agresser, il y avait clairement des personnalités « acceptables » et d’autres beaucoup moins. La rousse n’était pas du genre curieuse mais elle s’interrogeait tout de même tout en sachant qu’elle ne pourrait poser la question sans le braquer. A voir si David² faisant de nouveau un caméo ou pas dans ce qui allait advenir. Elle avait son avis sur le chœur psychique en disharmonie qui raisonnait dans l’esprit de l’autre mais elle n’était pas invitée à en reparler et se tairait du fait.

Se décollant du mur alors que son vis-à-vis se relevait, elle l’écouta faire sa proposition avec tout autant de difficulté qu’avant et resta un instant perplexe quand à sa méthode d’accueil. Déférence ! Oui, voilà ! C’était ça le mot qu’elle ne connaissait pas et qu’on lui avait demandé de faire preuve en présence de la Reine Lizzie (qu’elle n’avait pas le droit d’appeler ainsi, d’ailleurs, Elizabeth c’était certes long mais de toute façon c’était « Majesté » ou « Madame » et surtout pas de tutoiement ; la chose la plus difficile pour elle d’ailleurs).

- C’est pas faux, répondit-elle donc naturellement à la parole de David, avant de se remettre en route à destination des escaliers qui la conduiraient dans un couloir adjacent  à celui menant aux cuisines et au réfectoire, soit leur destination suivante.

Descendant les marches deux à deux, elle arriva au rez-de-chaussée sans avoir ajouté un mot de plus et braqua vers les cuisines avec cette même efficacité, son pas naturellement rapide et souple ayant reprit le dessus ; et pas uniquement parce que les cuisines étaient la destination ! Ce ne fut qu’une fois arrivée en leur sein, nullement surprise des lave-vaisselles industriels en attente des heures creuses pour tourner et sachant parfaitement où se trouvait quoi, qu’elle reprit la parole.

- Tu penses pas que se serait plus malin de prendre de la bouffe en même temps ?

S’interrompant dans son avancée pour pivoter en direction du placard à verres et aller en chercher deux, jetant négligemment au passage le plateau en carton à destination d’une poubelle d’un simple revers de main et sans le moindre regard, le Phénix se rappela une ancienne proposition à laquelle elle n’avait pas répondue.

- Je rependrais un soda, merci.

Attrapant les verres et plus de couverts si cela s’avérait nécessaire, Rachel entreprit d’entasser tout cela avec un équilibre étonnamment stable considérant combien il était précaire tout en continuant le fils de sa pensée. Une liste des restes se trouvant dans les frigos proches de David pour militer contre le gaspillage et avec pour conclusion qu’elle prendrait bien du poulet et le Phénix estimerait avoir faite la part des choses pour la discussion, plutôt partie sur l’idée du pique-nique au couché de soleil en avril ; chose qui signifiait que son vis-à-vis avait pas intérêt à trainer dehors trop tard s’il ne voulait pas se les peler. Du coup, c’était parfaitement défendable de d’abord aller voir le coucher de soleil juste avec des verres et de revenir manger ensuite que d’aller bouffer devant. Qu’il choisisse ce qu’il préférait, les deux lui allaient tant qu’elle bouffait.

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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Sam 7 Juin - 19:44

Un de mes plus grands bonheurs en visitant l’Institut était de m’apercevoir que l’ameublement et la décoration des pièces. Pour une école se voulant à la pointe de la technologie et de la modernité cela pouvait laisser à désirer mais au moins je ne risquerais pas de me perdre. C’est donc avec assurance que je cheminais au côté de Rachel jusqu’à la cuisine.

Une fois arrivé sur les lieux, ma camarade me proposa de prendre quelque chose à manger supplémentaire. J’en conclus donc que la moitié de pizza qu’elle avait mangée auparavant ne lui avait pas suffi. Après tout pourquoi pas. Je venais de passer huit heures dans un avion à me creuser l’estomac. Les plats servis dans l’avion n’étaient pas si infectes que cela, j’avais même eu l’occasion de déguster un repas kasher tel que j’en rêvais depuis des mois. Mais la générosité des stewards n’était pas aussi plaisante que leur serviabilité et leur nourriture avait tendance à nous laisser sur notre faim. Je me tournais donc vers Rachel en acquiesçant dans un sourire et un bref mouvement de tête.

- C’est une exc… bonne idée ! Je te laisssserais par contre choisir le… notre menu. Je ne suis pas tellement difficile pour la nourri… nourriture. Prends ce que te fera plaisir.

Je l’avais tutoyée sans m’en rendre compte mais c’était les règles du jeu qu’elle avait instaurées alors j’acceptais de m’y plier sans grand mal. Après tout nous habitions sous le même toit et même si je ne faisais plus partie des officiellement des X-men, je pouvais tout de même considérer Rachel comme ma camarade. Je pris donc la décision de la tutoyer à partir de maintenant sachant parfaitement qu’elle ne s’en offusquerait pas. Se rappelant soudainement la proposition que je lui avais faite sur la véranda à mon arrivée, elle me lança naturellement ce qu’elle désirait comme boisson. Je me dirigeais alors machinalement vers le placard ou étaient entreposé les boissons et j’attrapais au passage deux sodas. Jetant rapidement un coup d’œil vers la fenêtre de la pièce je fus presque déçu de découvrir que le soleil était sur le point de se coucher. Mon idée de sortir pour admirer ce spectacle devrait donc être repoussé à un autre jour.

- J’es… je croyais que nous aurions… eu le temps de profiter un peu de… de la fin de journée. Il semblerait que le… Soleil souhaite bousculer nos projets. Dans ce cas je… je te propose de rester dans la cuisine. Ce sera moins… moins compliqué pour déplacer le service de table.

Joignant le geste à la parole, je déposais sur la table qui me faisait front les deux cannettes de soda. Saisissant les deux verres au vol, je versais le contenu de la dite cannette dans les récipients. Initiative sans doute déplacé de ma part mais j’estimais que cela serait encore pire de ma part de laisser la demoiselle prendre le risque d’attraper un rhume en sortant dehors. Après tout, les températures restaient encore fraîches en cette fin du mois d’avril.

Désireux d’aider ma jeune interlocutrice dans ses efforts pour tenir dans ses mains les services et les assiettes sans en renverser un seul, je saisis les couverts et les disposaient sur la table. Elle n’aurait aucune difficulté à mettre en place le reste du service. Il s’agissait après tout d’une mutante experte dans l’art du combat, sa dextérité et son adresse n’avaient donc pas à être remises en cause. Cette brusque réflexion me replongea dans les évènements qui avaient secoué Londres et le palais de Buckingham lors de son combat face à de terribles mutants. Je lui adressais alors un sourire franc et osa ce discours

- En fait je dois vous avouer que… que je n’ai pas été tout à fait honnête avec vous au sujet… de votre visite à Londres. Je… je crois avoir appris cette nouvelle bien avant… bien avant de l’avoir lu dans la presse. Je crois que la première personne qui… m’en ait parle était ma mère. Elle… elle est ambassadrice d’Israël en place là-bas. Cela… cela explique pourquoi je suis… souvent dans cette ville. Vous imaginez je pense assez facilement qu’une… agression au centre historique de Londres ne… ne passe pas inaperçu et toutes les structures po… politique avaient été mise au courant bien avant… les journalistes. J’imagine donc que la nouvelle venait… de ma mère. Elle sait très bien que… que la mutation n’est pas mon sujet de conversation de pré… préféré mais il y a… parfois des circonstances atténuantes.

J’adore Londres parce que c’est une… ville historique et culturelle très riche. Pour un admirateur d’art et de musique tel que… moi c’est un véritable plaisir de… de m’y rendre même si aujourd’hui elle garde une… une connotation beaucoup moins plaisante.


Aucune raison de préciser le fond de ma pensée. J’imaginais aisément que Rachel avait été mise au courant des évènements qui s’étaient produits dans cette ville l’année précédente. La mort de Daniel avait dû plusieurs fois le tour de l’Institut. Si elle se trouvait ici depuis 2012 elle devait forcément avoir été mise au courant. J’écartais ces mauvaises pensées de mon esprit avant de m’épancher sur le sujet où d’avoir une apparition telle que celle que j’avais eu à mon arrivée. Je devais écarter mon ami de mes pensées au moins le temps de ma rencontre avec Rachel.

- Est-ce que cela vous… vous arrive souvent de voyager pour… accomplir ce genre de mission… euh excusez-moi c’était… c’était sans doute trop indiscret de ma part !


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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Mar 10 Juin - 13:44

Laisser Rachel choisir le menu… ou David était téméraire ou il était inconscient. Surtout sachant qu’elle n’avait pas cuisiné ; car contrairement à ce que l’on pouvait penser, et de façon assez logique considérant la logique inversée du Phénix, c’était bel et bien lorsqu’il s’agissait de choisir parmi les plats des autres et non de les faire elle-même qu’elle devenait plus… quoi d’ailleurs ? De moins bon conseil, dira-t-on. Mais tant qu’il n’était pas difficile et avait faim, ça devrait passer. En tout cas elle ne capta même pas le tutoiement qui lui était d’un naturel parfait.

- J’es… je croyais que nous aurions… eu le temps de profiter un peu de… de la fin de journée. Il semblerait que le… Soleil souhaite bousculer nos projets. Dans ce cas je… je te propose de rester dans la cuisine. Ce sera moins… moins compliqué pour déplacer le service de table.

Si cela ne le gênait pas de manger sur les plans de cuisine alors tant mieux, elle aurait bien proposé de changer de fuseau horaire mais elle était pas sure que le service les suive jusque là ; après tout elle se chargeait uniquement des couverts, pas du service, habituée qu’elle était à se servir toute seule. Libérant les verres pour que David puisse le prendre et les remplir, elle déposa le reste sur la table, le tout glissant parfaitement selon sa volonté, remplissant les vides laissés par l’autre avant de s’en retourner vers les frigos.

Lui avouer qu’il n’avait pas été honnête, voici qui la stoppa dans son mouvement alors qu’elle se raidissait ; l’honnêteté et la franchise étaient des choses auxquelles elle tenait beaucoup quand bien même elle comprenait le principe de l’omission et de la conservation des secrets, cependant le mensonge était son ennemi et il y avait peu de chose qu’elle dépréciait plus que les menteurs. Les manipulateurs, sans doute, mais la manipulation passait le plus généralement par le mensonge.

Apprendre la nouvelle des événements de Londres bien avant l’avoir lue dans la presse ? Bah considérant que tout le monde avait plus ou moins été au courant en même temps, considérant que les deux premiers rounds – celui de Buckingham qu’elle avait perdue et celui d’Hyde Park Corner qu’elle avait gagné – s’étaient fait sous les yeux et les téléphones du public qui n’avait pas manqué ni n’enregistrer ni de twiter ça ne changeait strictement rien pour elle. A part lui apprendre que la mère de David était ambassadrice d’Israël à Londres, une information dont elle ne savait pas bien quoi faire non plus. Sans doute que les politiques ont été mit au courant de la vérité des événements avant les journalistes mais ils étaient au courant du bordel en même temps que les autres, c’était pas sa partie ça, le Phénix s’en foutait complètement. Elle n’essayait même pas de faire un concours de médiatisation avec the Wonder Beaver et était trop loin devant pour que Reverse tente de se la mesurer seule donc bon.

La mutation pas sujet de conversation préféré de David et il venait à l’Institut, où les trois quart des élèves ne juraient que par cela et où la première question qu’ils posaient, avant même de demander le nom, était « c’est quoi ton gros pouvoir » ? Heureusement qu’il n’espérait pas prendre le relais de son père qui lui devait s’exprimer au sujet de la mutation et la défendre contre les agressions face à la communauté internationale entière.

Recommença à bouger pour aller s’emparer des restes de poulets et de ceux de légumes bien qu’elle-même n’y toucherait pas, elle entreprit de réchauffer les seconds par la pensée le temps qu’elle revienne à leur bar improvisé.

- J’adore Londres parce que c’est une… ville historique et culturelle très riche. Pour un admirateur d’art et de musique tel que… moi c’est un véritable plaisir de… de m’y rendre même si aujourd’hui elle garde une… une connotation beaucoup moins plaisante.

La mort de Daniel Hopes ? Rachel savait qu’elle avait affectée beaucoup de monde à l’Institut, Caitlyn et Amy parmi les premières, et même si elle-même n’avait pas été conviée à l’enterrement ou à une quelconque commémoration de l’homme elle comprenait la perte de son départ. Il ne lui indifférait pas, non, mais elle avait déjà beaucoup trop de fantôme pour prendre ceux des autres. Et puis une tombe vide, cela la connaissait que trop bien. Serait-il le premier ?

-  Est-ce que cela vous… vous arrive souvent de voyager pour… accomplir ce genre de mission… euh excusez-moi c’était… c’était sans doute trop indiscret de ma part !

- Mon rôle d’X-Woman, en plus d’assurer la sécurité de l’Institut, est de réussir là où les autres ne peuvent le faire et de les extraire d’urgence s’ils échouent en mission, commença-t-elle en toute liberté, n'estimant rien avoir à craindre d’un X-Man rétrogradé. Je pense qu’on peut également me demander de les ramener à la vie s’ils décèdent.

Sujet bien plus délicat qui lui fit faire silence un instant, alors même qu’elle finissait de poser le poulet froid et les légumes chauds sur le plan de travail, entre les assiettes. Rachel s’était toujours refusée à ressusciter des gens car elle ne créait pas l’énergie vitale qui constituait la Force Phénix et se contentait de la transférer, ainsi pour ramener quelqu’un à la vie il fallait priver quelqu’un d’autre de sa vie, généralement une personne qui ne naitrait jamais puisque le Phénix puisait non seulement dans les personnes qui vivaient mais également celles qui vivraient ; c’était là une limite éthique que de ne pas sacrifier la vie d’un autre qui n’aurait pas fait ce choix. Elle-même l’avait fait, en décembre 2012, pour ramener Caitlyn d’entre les morts, chose l’ayant vue s’élevée au rang de Phénix d’ailleurs, cependant la dépense d’énergie de ce jour maudit l’avait vue devoir se nourrir d’une étoile entière pour reconstituer l’énergie qu’elle avait consommée. Mais désormais qu’elle avait découverte, suite à ces mêmes événements de Londres, une alternative permettant d’emprunter une infime quantité d’énergie à une infinité d’être vivant pour au final ne pas les affecter dans leur espérance de vie tout en reconstituant une personne, rien ne lui indiquait qu’on ne lui demanderait d’user de cette capacité pour influer sur la vie et la mort. C’était peut-être l’un des droits du Phénix, droit accessible même à son Echo, mais elle n’était vraiment pas à l’aise avec cette capacité divine et préférait la garder pour les cas les plus extrêmes.

- Mais du coup je suis pas parmi les premières à qui on confit des missions. Puis Londres c’était personnel.

Un personnel aboutissant à ce qu’elle tue une demi-douzaine de personnes et que quelqu’autres le soient par ses adversaires ; des quelqu’autres qu’elle n’avait pas ramenées à la vie malgré avoir partagé l’instant de leur mort. La vie et la mort était un cycle, le Phénix lui-même vivant et mourant même si elle ne disparaitrait qu’en son heure ; revenir à la vie ne la rendait pas immortelle, elle le savait, et un jour Rachel Anne Summers s’éteindrait de vieillesse, continuant le cycle qu’elle pouvait influencer.

- J’espère que t’aimes le poulet et les haricots verts/flageolets, sinon il doit rester des pâtes et quelqu’autres trucs dans les frigos. Je m’suis limitée aux restes de ce soir mais tu peux te servir dans les réserves pour les prochains jours s’tu veux, conclue-t-elle en posant ses fesses contre le plan de travail, s’emparant d’une cuisse de poulet pour croquer dedans à pleine dents.

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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Lun 23 Juin - 19:22

Je restais très admiratif devant les propos de Rachel. Son rôle dans les X-men ne semblait pas être des plus faciles et pourtant elle l’admettait avec une telle facilité et un tel détachement. Je ne mettais jamais prêter à de telles confessions et les personnes qui me connaissaient le mieux savaient très bien à quel point il était difficile de m’entendre aborder le délicat sujet de ma mutation lorsque je n’y étais pas contraint. Cette jeune femme me faisait l’effet d’une personne très courageuse et ces exploits connus non seulement de la population londonienne mais également du reste du monde en était la preuve formelle.

Mais les propos les plus étonnants restaient à être entendus. Elle possédait un pouvoir de résurrection ? Je n’avais encore jamais entendu parler d’un tel pouvoir. Faire revenir les morts à la vie tenait véritablement du miracle. Je compris alors que la mutante qui discutait avec moi devait être l’une des plus puissantes de cette planète. La mutation avait toujours eu cela de trompeur qu’une capacité exceptionnelle pouvait se dissimuler derrière une personne au physique si… humain ! Donner la vie à un mort… c’était une idée qui me laissait à la fois rêveur et méfiant. Il m’était arrivé à deux reprises dans ma vie de rêver de posséder une telle mutation. Pourtant ce talent ne faisait pas partie des multiples qui se nichaient dans ma tête. Je pouvais donner la mort ça oui et d’une centaine de façon différentes mais donner la vie… cela m’était impossible. Pourtant je ne le regrettais pas. Il y avait quelque chose de dangereux dans le fait de se prendre pour Dieu. Seul lui pouvait choisir de notre destinée et il nous appartenait pas… ou ne devrait pas nous appartenir de décider nous-même de notre destin ou de celui des personnes qui nous entouraient. Je laissais pourtant cette considération éthique et philosophique de côté. Plutôt que de choisir le point de vue du rabbin, je me contenterais de conserver l’admiration du mutant. Dans un sourire, je lui fis part de mes pensées d’une manière très spontanée. Elle qui semblait tant tenir à l’honnêteté et à la sincérité.

- « Gardienne des cau… causes perdues » aussi bien à l’Institut que... que sur le terrain. C’est donc cela ta mission et ta vo… vocation ? Je comprends à présent la… dangerosité dans la mission que tu as accomplie à Londres. Comme ta vie doit être… compliquée et mouvementée. J’admire ton courage… cela fait plaisir de voir qu’il existe des X-men aussi déterminé que tu peux l’être et… je l’avoue volontiers, je jalouse ton don. Rendre la vie est… une chose merveilleuse qui n’est accordée qu’à très peu de monde. C’est un honneur de… savoir qu’un véritable ange gardien protège les étudiants de l’Institut du danger extérieur… et intérieur.

Les protègent aussi efficacement contre moi… c’est ce que j’aurais souhaité lui dire mais je ne souhaitais pas rentrer dans ce débat si immédiatement. C’était l’heure des rencontres et non pas celui des reproches. Je me contentais donc de porter le verre à ma bouche, savourant la fraîcheur d’un soda d’une grande fraîcheur. Après avoir passé six heures dans un avions ce breuvage me faisait énormément de bien.

J’entendis Rachel me parler de son intervention à Londres. Une affaire personnelle ? Très bien, dans ce cas je ne l’interrogerais pas plus longuement sur ce sujet. Je savais à quel point il pouvait être malpoli d’entrer dans le cercle intime d’une personne sans y avoir été personnellement. Je me contentais donc d’imaginer. Imaginer ce qu’une intervention aussi musclée pouvait signifier pour elle et pour les personnes qui l’avait combattue avec tant de hargne… et pourtant elle avait survécu. Je me trouvais donc devant une guerrière ? C’était vraiment fascinant !

- Si tu n’es pas parmi les premières à qui… l’on confie des missions. Ton entraînement doit être d’une efficacité exemplaire… Mais dis-moi lorsque tu n’es pas en mission… que fais-tu à L’institut ?

Revenant à ce qui préoccupait le plus mon estomac, j’écoutais avec attention Rachel me proposer le menu du jour. Souriant, je hochais les épaules tout en réfléchissant à ce qui enchanterait le plus mes papilles. Après la part de pizza que j’avais dégustée tantôt je choisis de rester sur de la nourriture italienne et parti pour réchauffer des pâtes à la tomate préparée me semblait-il dans la journée. N’ayant pas vraiment le temps de cuisiner, je me contentais d’enfourner quelques minutes mes pâtes. Je repris alors l’invitation lancée par Rachel

- Je serais vraiment ravi de profiter de la cui… cuisine. C’est l’un de mes hobbys favoris et cela fait... un peu plus d’un an que je n’en ai pas eu l’occasion. Mais comment aurais-je pu le faire quand…

Me rendant subitement compte de l’aveu que je m’apprêtais à faire, je me mordis la langue et maudissant secrètement ma trop grande spontanéité. Je ne pouvais pas le lui dire alors que certains de mes plus proches amis l’ignorait.

- Enfin si on en a l’occasion une fois je se… serais vraiment ravi de pouvoir te montrer ce que je… suis capable de faire avec une casserole, des produits de qualité et de bons condiments.

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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Mar 24 Juin - 20:59

Gardienne des causes perdues… voici qui la fit grimacer d’amertume. Aucune cause n’était perdue tant qu’il y avait encore des gens pour se battre pour elle, c’était ces mêmes gens que l’on perdait au fur et à mesure si l’on y survivait soi-même ; cette simple phrase résumait tous ses espoirs pour son monde natal et globalement les vingt premières années de sa vie. Sa mission, oui, son serment prêté à des morts, à des fantômes, en trop grand nombre, beaucoup trop grand nombre. Sa vocation ? Par absence de choix ou d’autres perspectives, en effet. C’était sa destinée que de lutter dans cette guerre et pour l’empêcher qu’elle arrive, elle n’avait jamais fait autre chose depuis une décennie et ne pensait pas que cela changerait dans les prochaines. Mais David était loin d’entrapercevoir ce qui c’était passé à Londres, ce qu’elle avait accompli, tant dans la destruction du dernier de ses fantômes et donc de son monde tel qu’elle l’avait connu mais également dans les révélations qui lui avaient été faites. Sa vie… mouvementée oui, toujours, même si bien moins depuis qu’elle était arrivée ici, et compliquée… cela dépendait. Elle simplifiait au maximum mais il était des doutes et des difficultés auquel elle n’échapperait jamais. Cependant ce n’était pas une question de courage mais d’autre chose de bien plus sinistre. Rachel avait besoin de cette bataille à mener pour exister, pour savoir que faire, quoi faire ; jamais elle n’aurait sa place dans l’utopie après laquelle ils courraient tous et elle en était plus que consciente. Elle tenait une parole, elle lutait pour que tous ceux qu’elle avait aimés sur son monde, tous ceux qu’elle avait perdus sur son monde, ne soient pas morts en vainc. Etait-ce du courage ? Elle y voyait de l’acharnement, un acharnement qui lui avait été enseigné par l’instinct de survie, non quelque noble sentiment.

Et du coup, à se concentrer là-dessus elle en avait zappé le reste de la parole de David…

- Si tu n’es pas parmi les premières à qui… l’on confie des missions. Ton entraînement doit être d’une efficacité exemplaire… Mais dis-moi lorsque tu n’es pas en mission… que fais-tu à L’institut ?

Elle ne lui répondit pas tout de suite, ayant le souvenir d’avoir déjà présentée sa fonction comme ne souhaitant nullement s’étendre sur son entrainement qui faisait assurément parti de ses plus atroces souvenirs et la fit à nouveau grimacer, ainsi donc commença-t-elle par l’une des choses qu’elle faisait certes quotidiennement mais qui n’était pas non plus parmi ses principales activités. Enfin si mais c’est parce qu’elle n’en avait pas beaucoup, d’activités ! Et d’ailleurs, avant même de renchainer sur l’une des autres activités qu’ils semblaient partager, David s’en retourna au frigo pour chercher l’une des rares choses que Rachel n’avait pas amenée, prouvant à cette dernière qu’elle aurait mieux fait de le laisser se servir tout seul plutôt que de déranger les légumes ; légumes désormais chauds mais qu’elle n’avait pas plus l’intention de manger.

Hors donc, David aimait la cuisine même s’il ne l’avait pas fait depuis plus d’un an, suite à un problème dont il ne parlerait pas ; à défaut de ne pas l’intriguer, l’Echo du Phénix n’en demanderait pas plus, bien consciente qu’il y avait des choses dont on ne souhaitait pas parler. En tout cas, l’idée qu’il lui montre ce qu’il était capable de faire en cuisine lui plaisait plutôt. Elle n’avait pas beaucoup mangée à sa faim durant des années et désormais qu’elle le pouvait elle profitait tant qu’elle pouvait, n’ayant pas un petit appétit et une attirance malsaine pour la viande rouge.

- J’veux bien, dis-moi juste quant t’auras le temps et l’envie, répondit-elle simplement. Sinon je suis toujours l’Agente de sécurité. Si j’ouvre suffisamment mon esprit je perçois l’entièreté de l’Institut sur les plans physiques et astraux comme une représentation tridimensionnelle dans ma tête ; ça me permet de surveiller en plus des caméras de Danger.

Se penchant sur le plan de travail qui leur servait de table, elle commença à sortir le poulet cru et à en mettre une bonne partie dans son assiette, emmenant un morceau de blanc jusqu’à sa bouche pour l’happer sans la moindre délicatesse, mastiquant énergiquement. Il n’était d’ailleurs pas fini qu’elle avant déjà une cuisse en main et déposait ses fesses contre le rebord du meuble pour s’y assoir peu ou prou.

- Je médite chur les toits quant je fais chela, chénéralement, en haut de l’Infirmerie. Ch’est une zone interdite mais relativement bien chentrée et m’y percher rappel à tout le monde que je chuis là et que je veille.

Parler la bouche pleine lui était aussi naturel que manger et de toute façon, dès qu’elle fut vidée Rachel la re-remplit promptement en mordant à pleines dents dans la cuisse, arrachant peau, chair et graisse des os avec un certaine animalité.

- Perchone ne voit jamais Dancher mais ils chavent que le Phénich est là, cha chuffit pour découracher les gens de l’echtérieur chomme faire régner l’ordre à l’inchérieur, chénéralement.

Même si elle mangeait salement on ne pouvait pas lui reprocher d’y mettre du cœur et la cuisse fut rapidement nettoyée et délaissée pour une autre partie encore présente ; malgré son repas précédent, elle aurait vite achevé les restes du poulet, qu’elle soit seule dessus ou non.

- Chinon j’aime bien chuisiner auchi. De temps ch’à autre. Je m’entraine chotidiennement, chauf chi j’ai la flemme. Je dors pas mal auchi, che me réveil beauchoup.

Bonne nouvelle, le poulet serait suffisant à caler le petit creux, surtout parce qu’il s’agissait de viande blanche et qu’il était petit (le creux, pas le poulet).

- Et toi ? Tu reviens faire choi ichi ? ‘Fin chi cha te chène pas d’en parler.

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David C. Haller
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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Sam 5 Juil - 19:58

Chacun des propos de la jeune femme me permettait de mieux appréhender l’ampleur de ses pouvoirs. Bien que ma télépathie soit désormais bien développée, je ne pouvais percevoir que des impressions, des images faussement représentatives de la réalité. Je ne me repérais que grâce aux empreintes psychiques que je repérais dans un rayon proche de moi. Jamais je ne me serais imaginé pourvoir percevoir l’Institut dans son ensemble, ses occupants étant perceptibles dans ce qu’ils faisaient. Comment cette capacité pouvait-elle ne pas détruire son cerveau ? Comment pouvait-elle être si sereine, ne donnait aucun signe de fatigue extérieure alors que son cerveau ne cessait de bouillonner ? C’était étonnant pour ne pas dire incroyable…. L’un des mystères de la mutation et de son extraordinaire potentiel.
 
Elle me parla ensuite du rôle qu’elle jouait à l’Institut et des passe-temps qu’elle affectionnait. L’idée de la voir perchée sur un toit guettant l’arrivée d’un danger potentiel m’amusait beaucoup. Effrayer ses ennemis tout en « ornant » la façade d’un bâtiment me semblait plus être l’emploi attribué à une gargouille. Pourtant la matière dans laquelle Rachel avait été façonnée était bien différente de celle de ces statues ornant les cathédrales chrétiennes. Un cœur de pierre ? Non, je n’y croyais pas une seconde ! Rachel était certes un soldat surentraîné n’ayant en tête que la surveillance de l’Institut, je me refusais à croire que les sentiments lui étaient une chose étrangère. Il faut beaucoup de courage et d’abnégation pour accepter ainsi de sacrifier son confort et sa propre sécurité afin de protéger les étudiants qui demeuraient entre ces murs. Même si j’ignorais tout de l’histoire de cette jeune femme, je voyais bien qu’elle ferait tout pour protéger les résidents du manoir. Tout, sa vie y compris ! Cela me rassurait énormément d’ailleurs. Je savais que si Légion et toute la clique de monstres vivant dans mon cerveau venaient à se manifester, Rachel n’aurait aucun mal ni aucun scrupule à les arrêter. J’aimais cette idée. Elle m’apaisait bien plus que l’idée d’avoir à faire à des personnes trop sentimentalistes qui refuseraient d’avoir recours à la seule solution envisageable, craignant de venir à bout de tout ce qu’il y avait de bon en moi… une chimère de plus que chérissaient la grande majorité de mes proches !
 
Interrompu dans mes pensées par la sonnerie du micro-onde, je me relevais et alla chercher les pâtes qui grillait encore dans l’assiette où je les avais déposées. Il me semblait alors que je n’avais rien senti d’aussi bon que cette sauce tomate. Etrange puisqu’à en constater l’aspect, cette sauce était un pur produit industriel et non un plat préparer avec amour. M’installant à nouveau en face de Rachel, je répondis à ses quelques paroles précédentes.
 
- Vous passez donc… la plupart de votre temps à effrayer les éventuelles… menaces afin de protéger l’Institut ? Vous n’avez pourtant rien du… profil traditionnel d’une gargouille et êtes bien plus jolie… Je vous avoue que j’ai dû mal à vous… comprendre votre mutation. Tout comme mon père je… je suis télépathe mais mon don… pouvoir est bien loin d’égaler le vôtre… Vous êtes vraiment surprenante !
 
- Et toi ? Tu reviens faire choi ichi ? ‘Fin chi cha te chène pas d’en parler.
 
Sa question résonna alors en écho douloureux dans ma tête. Ce que je faisais ici ? La réponse était très simple et cependant douloureuse. Je n’étais revenu que pour poursuivre mon traitement au milieu d’autres mutants. Après avoir passé plus d’une année sur l’île de Muir aavec Moïra, mon père avait estimé que ce serait une bonne chose pour moi d’entrer à nouveau en contact avec d’autres personne. L’idée de revenir m’avais été très douloureuse. J’aurais cent fois préféré rester à Londres avec ma mère plutôt que de passer des mois à errer dans les couloirs de l’Institut, comme un prisonnier ou un fantôme étant condamné à errer pour l’Eternité dans cette école. J’ignorais ce que cette expérience pourrait m’apporter de bénéfique et je craignais que mon père ait à regretter sa décision. Combien de temps allait-il s’écouler avant que je ne blesse le premier de nos élèves ? Que je mette tout l’Institut en danger ? Je soupirais lourdement, persuadé que de dire la vérité ne valait pas la peine d’être dissimulée plus longtemps.
 
- A quoi bon vous disssss…. cacher la vérité plus longtemps ? Vous l’app… apprendrez bien assez tôt de toute manière… Si je suis ici c’est… avant tout pour me faire soigner. Mon père souhaite pouv… pouvoir garder un œil sur ma mutation… sur l’avancée de mon état de santé… Sinon croyez-moi je… je ne serais pas ici.
 
Un mal violent me prit alors dans les mains. En baissant mon regard, je m’aperçus que ma main gauche avait été compressée et écrasée par ma main droite. Réalisant le mal que j’étais en train de m’affliger, je relâchais mon emprise sur cette dernière et me cala confortablement sur ma chaise. C’est alors que se dessina sur mes lèvres un étrange rictus dont les traits tirés n’avaient rien de naturel. Croisant mes deux jambes par-dessous la table, je passais mes doigts dans mes cheveux, me mettant à jouer avec ces derniers.
 
Cyndi avait alors prit possession de ma voix, comme lorsqu’elle avait proposé à Rachel de boire un verre, seulement dans ce cas-là son apparition n’avait rien d’inoffensif. Elle adressa un regard noir à l’adresse de Rachel, toute prête à sortir ses crocs acérés. Elle lui adressa en toute innocence une remarque qui se voulait désobligeante.
 
- En gros ma belle ton rôle à toi va être de garder un œil sur nous… Nous avons été trrrrrès  désobéissants vois-tu… Papy Roulette n’aime pas nous voir traîner dans le coin ça le dérange… Il croit qu’avec de la volonté David pourra redevenir comme avant. Il a toooout faux !!! Nous on ne compte pas le laisser nous mener à la baguette, non madame ! Et on n’acceptera pas de retourner dans nos chambres aussi facilement… on est pas fatigué !

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MessageSujet: Re: I'm coming home to start again [PV Rachel A Summers]   Mer 16 Juil - 21:34

- Vous passez donc… la plupart de votre temps à effrayer les éventuelles… menaces afin de protéger l’Institut ? Vous n’avez pourtant rien du… profil traditionnel d’une gargouille et êtes bien plus jolie… Je vous avoue que j’ai dû mal à vous… comprendre votre mutation. Tout comme mon père je… je suis télépathe mais mon don… pouvoir est bien loin d’égaler le vôtre… Vous êtes vraiment surprenante !

Les compliments la firent sourire, chose n’étant pas des plus gracieuses considérant qu’elle avait la bouche pleine, mais au moins elle se stoppa dans son engloutissement pour le regarder. Etre « jolie » avait beau être un terme subjectif c’était là une chose que Rachel appréciait, non seulement en tant que compliment mais parce qu’elle savait qu’il était plus facile de s’intégrer avec un certain degré de beauté tout comme elle craignait que les nombreuses cicatrices qu’elle avait ne défigurent son corps, motif plus que suffisant à les cacher. Quant à comprendre sa mutation c’était une moitié de ses pouvoirs et une chose sur laquelle elle ne s’étendrait pas : elle était le Phénix, ou l’Echo du Phénix, c’était suffisant à tout expliquer à ses yeux. Quand à la télépathie de David, s’il faisait référence aux sens psychiques ils n’étaient que partiellement liés à la télépathie : elle utilisait le pluriel puisqu’il y en avait deux, un astral et un physique dépendant de la psychokinésie. S’il faisait référence à la puissance brute personne sur cette planète ne pouvait l’égaler, à part un autre Phénix, du fait de sa capacité à auto-amplifier sa puissance. S’il faisait référence à la maitrise… ça restait à voir puisque Rachel faisait tout à l’instinct, n’ayant eue de formation que dans la traque des autres mutants, savoir les distinguer des humains normaux et identifier leur potentiel vis-à-vis du développement cérébral ainsi qu’avoir une certaine idée des pouvoirs fonctions des zones actives ; c’était bien mais si elle avait eu le choix elle s’en serait passé considérant pourquoi on lui avait apprit. En tous les cas elle préférait qu’on la trouve surprenante que bizarre !

En tout cas sa propre question fit mouche au point d’en faire grimacer David ; d’un autre côté elle lui laissait le choix de ne pas en parler, reconnaissante du droit au silence et aux secrets pour l’user régulièrement.

A quoi bon cacher la vérité ? Parce qu’on ne voulait pas la partager, pour quelques raisons que ce soit. C’était une question de choix, donc de libre arbitre, donc les raisons étaient subjectives et penser le pour et le contre se faisait à chaque individu. Se faire soigner ? Garder un œil sur la mutation ? Surement à cause du chœur psychique disharmonique. En tout cas l’homme ne semblait pas vouloir être ici, se broyant seul la main alors qu’il en parlait.

Dominant toujours son interlocuteur, Rachel reposa les restes de poulets dans son assiette, indifférente à la saleté encore accrochée tant à ses doigts qu’à ses lèvres, percevant la fluctuation mentale témoin du retour d’une autre personnalité au commande ; la même personnalité qui l’avait invité à boire un verre mais dont l’attitude n’avait plus rien de dragouilleuse. Et alors même que l’autre la défiait du regard celui de l’Echo du Phénix devint d’une froideur violente bien plus inquiétante car la jeune femme n’avait que deux moyens de réagir à une agression, par la soumission ou l’attaque et elle ne se soumettrait plus.

Son rôle de les surveiller, en effet. Ils ont été très désobéissants ? Papy Roulette ne les aimait pas ? Il croyait que David pouvait redevenir « comme avant » ?

- Il a toooout faux !!! Nous on ne compte pas le laisser nous mener à la baguette, non madame ! Et on n’acceptera pas de retourner dans nos chambres aussi facilement… on est pas fatigué !

- Tu m’as invitée à boire un verre pour me dire ça ?

Cette nouvelle personnalité était-elle aussi nuisible que Jack Wayne ? D’une nuisibilité différente ? Rachel avait crue à une personne plutôt orientée sur l’émotionnelle et non foncièrement méchante considérant que la première intervention les avait conduite ici mais désormais elle craignait que la majeure partie du chœur soit mal intentionnée.

- Ce serait triste que toutes les voix du chœur psy soient des caricatures comme le cow boy de tout à l’heure, présentes-toi et expliques-toi, s’te plait.

Etait-ce futile d’essayer de nouer un dialogue ? Possible, soit parce que les autres personnalités étaient trop limitées soit parce que David était trop puissant vis-à-vis des autres et pouvait donc reprendre le contrôle avec seulement quelques efforts, cependant elle ne saurait pas si elle n’essayait pas. L’Echo du Phénix n’avait pas la moindre idée de si ce qui se passait dans la tête de l’autre mutant était naturel ou pas, si les psychés étaient des résultantes de sa mutation ou d’autres qui se seraient ajoutées par création ou absorption, néanmoins l’un comme l’autre ne lui posait pas de problème. Si Xavier ne les avait pas enfermées dans leurs « chambres » c’étaient qu’elles avaient leur place ici et même si elles semblaient gamines, Rachel saurait les cadrer si elles tentaient réellement d’être désobéissantes, pour peu que David n’y arrive pas lui-même.

En tout cas, elle attendait une réponse, consciente que malgré ses airs et ses paroles la David bis n’en restait pas moins qu’une humaine, peut-être mutante et peut-être Oméga mais pas réellement une menace, d’autant plus si sa télépathie était bien loin d’égaler celle de Rachel. Rachel qui prit cependant la peine d’altérer la surface de son esprit pour former son bouclier mental, vérifiant aussi bien la résistance du maillage que son étroitesse afin de parer à toute tentative d’infiltration, comme Exodus le lui avait apprit ; si le Chœur tentait de se connecter à elle il s’heurterait à d’excellentes résistances dont la dureté avait été forgée par la guerre et dont l’homogénéité lui semblait au mieux, après à arrêter le bélier comme l’aiguille.

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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