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 El Psy Congroo [Agents 31 & 42]

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Tomàs Blake
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MessageSujet: El Psy Congroo [Agents 31 & 42]   Ven 25 Avr - 12:28

10 avril 2014

Ses mouvements étaient restreints sur l'actuel plateau de jeu qui lui servait de monde. Il était possédé par des contraintes au plus profond de sa psyché, de son âme. Il fallait qu'il calcule ses mouvements, qu'il mesure ses paroles, qu'il observe ses gestes pour s'assurer de ne jamais se trahir, de ne jamais se faire découvrir par ceux qui l'observait. C'était le destin du double jeu dangereux auquel il s'adonnait. Il ne pouvait pas tout dévoiler à l'organisation car il lui fallait un coup d'avance pour pouvoir anticiper un possible lynchage ou une possible trahison suite à un changement de priorité des autorités suprêmes de BlackHawk. En d'autres termes, il ne pouvait pas tout dévoiler sur ce qu'il connaissait du cercle intérieur du Hellfire Club pour s'assurer que le patron de la CIA, du FBI et du BAM ne prennent peur ou décide de ne pas titiller ce poisson peut-être trop gros pour leurs ambitions. Bien que cela ne soit que pure supposition, c'était dans le domaine du probable. Du moins, dans le domaine du probable de ce que pouvait voir, anticiper et calculer l'esprit adroit mais pas omniscient de Tomàs Blake.

C'est pour toutes ces raisons que l'agent Three avait convoqué deux autres agents choisis en fonction de leurs capacités à défaut de leur expérience pour mener à bien une mission qu'il s'était vu attribuée et qui pouvait être résumée en : « Trouvez toutes ces personnes et affectez-les au projet Weapon X. ». Mais c'est aussi pour toutes ces raisons qu'il les avait convoqués dans un café du centre-ville à une heure où la clientèle serait nombreuse. Il ne pouvait pas se rendre lui même au QG. C'était bien trop loin et trop risqué pour le moment. Un endroit plus restreint et anonyme lui permettant d'être contrôlé pas ses doubles si besoins était donc une option pas si étrange que cela. Il avait réservé une table, ronde, dans un coin de la salle au nom de Three et avait indiqué aux autres agents qu'ils le trouveraient de la sorte. Étant donné l'agitation, les serveurs ne feront que montrer la table du doigt aux agents. Tomàs était arrivé en avance pour prendre connaissance des lieux et il attendit calmement que ses invités arrivent et commandent. Tomàs portait un costume simple et sobre et avait déposé sur la chaise d'à côté, un porte document. Il était midi passé et il allait débuter son briefing.

« Bonjour à vous deux. Je crois bien que vous vous connaissez déjà. Inutile donc de perdre plus de temps dans les présentations. Je vais vous indiquer en quoi consistera votre prochain travail. Vous travaillerez ensemble sur ce coup. Vous avez carte blanche et je ne m'immiscerais pas dans votre travail ni dans vos méthodes du moment que les objectifs sont remplis. Les seules contraintes que je vous imposes sont en premier lieu de ne rien laisser filtrer sur l'organisation et votre mission et ensuite de rester en vie. »

Il s’interrompit un moment alors que le serveur apportait à la hâte les commandes. Il en profita pour boire une gorgée de son café. Depuis qu'il avait de nouveau un corps physique et tangible c'était le genre de chose qu'il pouvait de nouveau apprécier : les plaisirs humains.
Il sortit un dossier de son porte document et le fit glisser vers ses deux invités. Dans la première page se trouvait toutes les informations générales sur un individu.

« Jens Reinhart, 67 ans, scientifique et médecin réputé pour ses travaux sur les drogues et les psychotropes. Il a été radié et renié de son ordre et de son milieu par le monde scientifique et médical après le retour de quelques expériences sur des cobayes humains volontaires ne respectant pas la déontologie admise à l'époque. A partir des années 90 il est donc devenu un docteur clandestin qui trouvait sa clientèle dans les milieux mafieux New-yorkais. En 2010 il s'est lancé dans la modification moléculaire de certaines drogues et la conception artisanales d'autres afin de permettre à ses patrons de s'implanter plus facilement dans ce marché. En Novembre 2013 il a été capturé par une intervention du BAM alors qu'ils enquêtaient sur la disparition d'un gamin mutant. Il se servait de lui pour perfectionner ses drogues et psychotropes. Depuis il a été enfermé dans les prisons du BAM attendant son jugement. Le verdict est tombé le mois dernier, il a été déclaré malade mentale. C'est une manière habile que le BAM a trouvé pour libérer ses geôles de prisonniers humains et peu importants. Il va donc être transféré la semaine prochaine à l’hôpital de Bellevue de Manhattan. Il aurait pu plus mal tomber. »

Tomàs s'arrêta un instant. Il ne lui restait plus qu'à donner ses ordres et l'objectif principal de la mission mais il se pouvait bien que cela ne corresponde pas réellement à ce à quoi les agents s'attendaient.

« Votre objectif est de faire évader Reinhart et de l’amener, de grès ou de force, au QG. Il sera pris en charge là bas. Vous n'avez rien à lui dévoiler sur qui vous êtes et ce que vous voulez.  »

Encore une pause.

« Je pourrais vous quitter maintenant et simplement vous donner cet ordre. Mais je ne visualise pas le travail des Hawk de cette manière. Vous devez sûrement vous demander pourquoi on libère un criminel et pourquoi on le ramène chez nous. La réponse est simple : Nous avons besoin de ses connaissances scientifique et médicales. Bien sur cela implique qu'il soit surveillé, mais avant que la psychiatrie ne le rende définitivement cinglé, il nous faut ses connaissances et son expertises pour de nombreuses enquêtes dans lesquelles sont impliqués de nombreuses vies et des organisations criminelles dépassant de loin les actes de Reinhart. Votre mission est importante, n'en doutez pas. La fin justifie les moyens. »

Tomàs se leva, sans attendre la moindre question.

« Toutes les informations sont dans le dossier. Bonne chasse. »

Il saisit son porte document, laissa un billet sur la table et s'en alla, faisant disparaître dans l'ombre ses doubles postés à des endroits stratégiques du café et des alentours.

[HJ : Je vous laisse donc RP entre vous pour définir une stratégie et une méthode. Cette mission peut bien sur être faite en plusieurs rps si vous le souhaitez. Si vous avez des questions, envoyez-les moi par MP (sur le compte de Jubilee) je vous dirai si les informations que vous cherchez sont dans les documents ou pas.
Voilà le topic de l'arrestation de Reinhart par le BAM. En cherchant dans les bases de données de BlackHawk, vos persos peuvent trouver ces infos :
http://xmenrpg.superforum.fr/t1248-le-neuvieme-inscrits#15477]

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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: El Psy Congroo [Agents 31 & 42]   Mer 28 Mai - 21:57

Une des invitations à laquelle il ne pouvait dire non était arrivée tranquillement. Enfin, si, dans les faits, Abraham aurait pu dire non, qu’il ne pouvait pas, qu’il avait piscine. Ou poney. Mais ce n’était pas le cas. Et puis, il n’allait pas refuser avant même de savoir de quoi il retournait. D’une, sa curiosité était là, tout comme à chaque fois qu’Isaïah leur annonçait une nouvelle mission. De deux, ce ne serait pas très professionnel. Peut-être que plus tard, s’il acquérait plus d’expérience chez sa nouvelle entreprise et qu’il y survivait, il pourrait s’autoriser à dire non. Là, il ne se trouvait pas spécialement bien placé pour ça.

Le carton était arrivé en avance, précisant juste le lieu, l’heure et le nom de réservation. C’était suffisant pour lui. Cela lui laissait le temps de s’exercer à l’une de ses spécialités : la reconnaissance. Hors de question qu’il ne mette les pieds là-bas sans avoir une idée précise de la configuration des lieux.
Alors il y était allé une première fois à la même heure que mentionnée. En mode touriste. Pour une fois, ce n’était pas pour s’y téléporter, même si ça pouvait servir plus tard. Si l’on avait pris la peine de prendre un café qui serait probablement bondé à cette heure, c’était que l’on avait certaines notions de discrétion à appliquer. Apparaître au milieu de la rue n’en faisait pas spécialement partie. Il était venu en métro, l’une des stations débouchant non loin. Il n’était d’ailleurs pas le seul dans les couloirs menant à la sortie ou à d’autres lignes. S’il ne dépassait pas d’une tête, voire plus, la plupart de ses concitoyens, s’y noyer aurait été facile. Mais ça pouvait toujours être utile de savoir ce qu’il en était en temps réel.
La rue, plutôt commerçante, était bordée de bancs et c’est l’air de rien qu’il s’y était posé pour observer tout et rien à la fois, les écouteurs toujours vissés aux oreilles. La même bouche de métro qui vomissait ses voyageurs. La foule qui se hâtait, dans un sens et dans l’autre, pour aller déjeuner ou chercher de quoi se ravitailler. Les véhicules, taxis, bus ou simples voitures particulières, qui déboulaient, menant leurs occupants d’un lieu à un autre. Tout désignait un lieu de passages et d’activités. S’ils étaient sous surveillance, simple théorie, ne pas les perdre de vue allait être assez complexe. Restait les autres sens même si l’ouïe serait mise à rude épreuve tout comme l’odorat. Mais il fallait tout de même les considérer.
Par la suite, il avait attendu la fin du rush de la pause de midi, il s’était relevé puis engouffré dans le café, commandant un simple soda avant de se caler dans un coin pour reprendre ses observations tout en sirotant sa boisson : les serveurs, le genre de la clientèle et surtout les sorties de secours en cas de replis nécessaires ainsi que la présence d’éventuelles caméras de surveillance. Il ne s’était pas attardé plus longtemps que la durée du contenu de son verre avant de rentrer chez lui. Il était inutile de se faire déjà remarquer.
L’américain était revenu quatre jours après. Il avait arpenté toutes les rues et ruelles des alentours dans un périmètre de cinquante mètres en s’efforçant de les mémoriser. Il était toujours pratique de savoir où courir pour semer un éventuel poursuivant. Se téléporter sous ses yeux était radical mais il aimait autant de pas donner d’informations sur son pouvoir si c’était possible. Il n’avait pas non plus oublié de jeter un coup d’œil aux toits environnants même s’il doutait sérieusement de la présence d’un tireur embusqué. Mais par principe … il préférait savoir dans quel environnement il évoluait.

Le jour J, il s’était vêtu comme à son habitude, sans extra particulier. C’était un café, pas une réception mondaine ni une infiltration dans un réseau de SDF. Il avait juste pris soin de mettre des manches longues pour dissimuler son tatouage, de changer ses écarteurs habituellement noirs et creux pour des pleins couleur chair. De loin, cela suffisait à tromper la vue et à retirer un point d’identification évident. De la même façon, il avait entouré son coup d’un foulard gris afin de dissimuler l’arrière de sa nuque. C’était peut-être faire montre de précautions excessives mais il n’était jamais trop prudent.
Désormais, il connaissait le chemin. Métro puis marche de quelques instants. Il n’était pas à l’heure. Juste un tout petit peu en avance. Précisant le nom à un serveur débordé, comme prévu, il se fit indiquer une table un peu plus qu’il avisa d’un coup d’œil. Un homme y était déjà présent. L’expéditeur du carton ? En tout cas, joli costume. Il eut tout juste le temps de commander qu’un nouvel invité s’installa à leur côté. Une nouvelle d’ailleurs. Qui ne l’était pas tant que ça. Il sourit doucement. Finalement, la coopération était envisageable exceptionnellement. Il n’était pas contre. Restait à en connaître la raison maintenant.

L’emploi du verbe "se connaître" était peut-être exagéré. Ou alors il aurait fallu préciser un peu plus mais ce n’était pas le sujet du moment. Il écouta la suite sans sourciller, appréciant qu’il ne tourne pas autour du pot. Tout le monde y gagnait. Ainsi donc, carte blanche et seulement un devoir de résultats. Pas mal. Même les obligations associées tenaient du bon sens et de la logique. Il aimait tout particulièrement celle de rester en vie.
Il tourna la tête vers le serveur quand ce dernier leur délivra leurs boissons, le remercia  en récupérant son mojito avant d’accorder tout son attention à celui qui, sans être présenté, apparaissait comme un supérieur naturel. Il jeta un œil au dossier tendu avant d’enregistrer les propos tenus qui arrivaient. Généralement, il était rare de déballer la vie d’un individu juste pour le plaisir de le faire. Et à chaque fois qu’Isaïah l’avait fait, c’était pour leur présenter une cible. Il supposait la même chose dans le cas présent. A raison à l’entente de la suite. Aucune surprise ne vint habiter ses traits. Il n’était pas blasé mais ce genre de mission ne l’étonnait pas, pas plus que les conditions qui l’entouraient. Même si les détails variaient avec les précédents, ce n’était pas sa première extraction. D’après la description précédente, le scientifique et médecin était, malgré des techniques peu recommandables, à la pointe de son domaine. Soit une source inestimable de connaissances qu’il serait bien dommage de laisser filer aux quatre vents.
Abraham se serait contenté du résumé de la mission. Il avait déjà fait avec moins que ça auparavant. Cependant, ce n’était apparemment pas l’avis de tous. Non, il ne se posait pas la question, il supposait simplement, se basant sur ses expériences passées. Et il avait vu juste. Cela étant, il n’était pas désagréable d’avoir toutes les données dès le début. Les nœuds au cerveau n’avaient pas lieu d’être.

Il suivit des yeux le fournisseur de la mission alors que celui-ci quittait sa chaise. Une moitié de cerveau comprenait qu’il était sur le départ, l’autre commençait à réfléchir à quelques petites choses. Il répondit d’un léger signe de tête avant de jouer avec la paille de son mojito dont il ne reste que des glaçons, des feuilles de menthe et du sucre.
Deux parties. L’évasion puis le retour au quartier général. S’il n’était pris en compte que le trajet en lui-même, à moins de complications particulières, c’était assez simple. Il nécessitait juste de mettre la main sur Reinhart. Littéralement. Et ce serait réglé. Mais c’était bien toute la partie en amont qui allait nécessiter quelques ajustements précis et bien huilés …

L’ancien soldat regarda Pulsar, nouvelle coéquipière, sourit doucement avant de se lever et de compléter la monnaie manquante pour les consommations restantes. Puis, ne pouvant résister à l’envie de la taquiner un peu, il lui offrit son bras :

« Bien … un petit tour à pied dans le parc, ça vous dit ? »

Elle pouvait refuser, peu importait. En dehors du fait qu’il était satisfait d’avoir une mission en équipe, même réduite, il était content que ce soit avec elle. Pourquoi ? Peut-être parce que, même si elle n’était pas à l’origine de tout, c’était elle qui lui avait donné un nouveau boulot, une possibilité d’utiliser ses capacités. Ou peut-être que les jeux de mots à qualité douteuse lui manquaient.

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Nora Passeri
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MessageSujet: Re: El Psy Congroo [Agents 31 & 42]   Sam 31 Mai - 21:43

Rendez-vous dans un café avec une table réservée au nom de "Three". Nora s'attendrait presque à le voir planqué derrière un journal dans lequel il aurait percé deux trous, tiens. Parlerait-il en langage codé ou quelque chose de ce type ? Alors qu'elle sortait du métro, Nora soupira longuement... Elle était sarcastique, mais cela venait surtout du fait qu'elle n'aimait pas plus que cela travailler avec quelqu'un ou les briefings. Elle préférait amplement les choses plus... impersonnelles. Recevoir un dossier sans avoir à parler à personne, l'étudier au calme, réfléchir à son plan d'action, puis ensuite s'activer, c'était sa manière de procéder. Devoir rencontrer des personnes pour un briefing en revanche, ça ne lui plaisait que modérément il fallait bien l'avouer. Autant dire, d'ailleurs, qu'elle était plutôt ravie du fait que le travail pour le BlackHawk implique majoritairement du solo. Devoir collaborer avec une équipe comme dans les films d'enquête policière des années 90 aurait été particulièrement épuisant pour elle.

Il faudrait pourtant supporter ce briefing "en personne"... Le café était assez standard, dans un coin standard, avec un menu standard. Nora avait donc opté pour une tenue -vous l'aurez deviné- standard. Jean noir, chemise blanc-cassé blanc-crème 75% polyester... Non bon peut-être pas. C'était autre chose, ça. Donc jean noir, T-shirt bleu avec un motif de surfer, une petite veste légère passe-partout, et comme toujours des cheveux d'une couleur différente. Elle avait opté cette fois-ci pour une perruque noire comportant une petite tresse rouge vif. Mettre des détails capillaires de ce type était important pour elle, car en général ça rendait difficile l'identification. Un témoin voyant un homme se faire agresser par une femme aux cheveux bleus clairs va décrire "une femme aux cheveux bleus clair"... Et il oubliera les autres détails. Les yeux, le nez, le menton, les cicatrices, ... Tous ces éléments indispensables pour établir un portrait robot seront en général écrasés par cette donnée "aveuglante" que sont les cheveux bleus. Dans le cas présent, la petite tresse rouge retiendrait l'attention, au détriment de tout le reste.

Une fois à l'intérieur, elle n'eut pas besoin de demander où était la table, apercevant l'agent qui l'avait recrutée. Le café n'était pas plein à craquer mais il y avait quand même pas mal de monde, ce qui n'était au fond pas si étonnant vu l'heure... Par contre, il y avait une autre personne, avec monsieur trois. Nora était un peu surprise : un briefing à trois personnes ? Elle se demandait bien ce que ça pouvait être que cette histoire, mais se dirigea pourtant vers la table en lâchant un sourire aux présents, comme si elle les connaissait très bien et était une vieille amie. Autant dire que son sourire se transforma en expression confuse, lorsqu'elle se rendit compte qu'il s'agissait d'Abraham.

- Bonjouuur... Enfin je crois...

S'installant ensuite et commandant juste un thé, elle écouta les explications du mystérieux agent qui l'avait recrutée. "Votre" prochain travail, cela laissait penser qu'ils travailleraient en duo sur la prochaine affaire, ce qui ne plaisait pas outre mesure à la fouineuse qui comme nous le disions plus haut, préférait amplement travailler en solo. Les deux contraintes étaient de ne rien laisser filtrer et de rester en vie, le reste étant à leur discrétion. Cet aspect des choses intéressa assez Pulsar : rien ne disait qu'ils devraient bosser en duo, non ? Ils pourraient faire chacun leur petite sauce de leur côté.

La suite du briefing laissa clairement comprendre à Nora que cette éventualité ne se présenterait pas. Il fallait faire une extraction plutôt compliquée... Un scientifique, un atout visiblement précieux, donc pas question de tout brûler avec des radiations puis de sortir les cadavres. D'autant qu'il serait transféré à Manhattan... Donc faire dans la pyrotechnie serait hors de question. Il serait nécessaire de la jouer finaud, et pour l'instant l'italienne devait bien admettre qu'elle ne visualisait pas encore très bien le plan de bataille qu'il faudrait mettre en place. Il allait lui falloir beaucoup plus d'éléments. Et vite, car le transfert aurait lieu seulement une semaine plus tard, ce qui ne laissait que très peu de marge de manœuvre pour s'organiser. Le plus important à obtenir serait le trajet du transfert, car s'ils restaient en centre-ville la tâche serait d'autant plus compliquée...

Three ajouta que le BlackHawk avait besoin de ses connaissances scientifiques et médicales. En soi, cela importait assez peu à Nora qui était pragmatique : s'il avait des connaissances utiles, peu importait ce qu'il en avait fait par le passé. Tant qu'il était possible de les exploiter de manière positive... Son passif importait assez peu à l'agente. Non, dans l'immédiat, les considérations morales étaient bien loin au dessus d'elle : elle se fichait éperdument de ce qu'il serait nécessaire. Elle ferait ce qu'il faudrait, point. Comme le disait le "boss" : la fin justifie les moyens. Le plus difficile serait de ne pas devoir déployer des moyens trop extrêmes... Car même si elle avait un sens moral, disons, flexible, le fait était que miss Passeri n'avait pas spécialement envie d'irradier des centaines de civils en plein milieu du centre-ville. Plus les choses se feraient discrètement, mieux ça serait.

Peut-être avait-elle déjà l'une ou l'autre idée... Alors qu'elle commençait à y réfléchir, l'agent prit son congé en laissant un billet. Et laissant aussi Abraham. Elle l'avait déjà oublié... Il faudrait qu'elle lui expose ses idées, et il restait à espérer que son sens moral serait flexible, à lui aussi, parce que ce n'était pas jojo comme plan. Lorsqu'il se leva en l'observant, elle l'imita avec une mine un peu sceptique, ne sachant pas trop quoi dire. Elle lui avait garanti qu'ils ne se reverraient jamais, et pourtant... Quelle ironie. Lorsqu'il lui offrit son bras en proposant un tour dans le parc, elle l'accepta histoire de ne pas trop se faire remarquer mais elle n'avait pas l'air non plus particulièrement enthousiaste, autant le dire.

- Va pour un tour dans le parc.

Sans protester, elle le suivit en silence jusqu'au parc en question tout en réfléchissant aux plans d'action possibles. Certes, elle manquait d'éléments, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de commencer à faire des théories, penser à des tactiques, des moyens d'approche, ... Difficile de savoir à quoi pouvait bien penser l'ancien soldat, en revanche. La situation semblait l'amuser vu son attitude, mais à part cela, Nora devait bien admettre qu'elle avait un peu de mal à bien lire dans son jeu. Elle détestait cela. Elle avait l'habitude de savoir précisément comment et quand réagiraient ses interlocuteurs, et donc de savoir à l'avance quoi répondre pour provoquer la réaction de son choix. Autant dire que c'était ici loin d'être le cas...

Une fois dans le parc, elle demanda donc avec un ton légèrement exaspéré :

- Bien, il fait beau, il y a des petits oiseaux. Y'a-t-il donc une raison tactique qui vous ait poussé à nous amener ici, ou vous aimez juste l'air frais et l'odeur du gazon ?
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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: El Psy Congroo [Agents 31 & 42]   Mar 3 Juin - 8:33

Un sourire amusé apparut sur les lèvres de l’américain quand elle accepta. Cependant, il n’était pas dupe et rien n’indiquait un air ravi. Il s’en contenterait. Elle aurait tout aussi bien pu l’envoyer bouler comme un malpropre. Cela aurait été moins discret par contre … mais tout aussi drôle. Sauf qu’ils n’étaient pas spécialement là pour ça. Alors il passa à la suite et conduisait tranquillement, sans cesser de surveiller les environs avec le réflexe qui était le sien, la jeune femme vers le parc qu’il avait localisé à ses précédentes visites.

S’il avait brièvement réfléchi à la mission avant de se lever, la mini-torpeur dont il l’avait tirée semblait indiquer qu’elle avait fait de même. Avec un peu de chance, ils n’auraient pas trop de mal à accorder leurs violons. L’espérait-il en tout cas. Et si elle avait des idées bien précises, il était preneur. D’après ce qu’elle lui avait dit, ou laissé entendre, pendant son recrutement, elle était bien plus calée que lui dans la récupération d’informations. Il ne s’en offusquerait pas si c’était elle qui menait la danse. S’il devait en être ainsi pour que la mission soit un succès dans le bref délai qui leur était accordé, il n’y voyait aucun inconvénient.
Pendant qu’il s’asseyait sur un banc un peu en retrait du passage et de la visibilité, il jeta un coup d’œil aux alentours. Non, personne dans le voisinage et personne qui ne les avait suivis. Il réprima un rire face à sa réaction et au ton employé. Il l’observa un instant sans répondre, avant de lui répondre.

« Pour être franc, un peu des deux. J’ai été élevé en plein air alors quand il fait un temps comme celui-ci, j’aime autant être à l’extérieur qu’enfermé dans un café bondé. Après, il est plus facile de voir ici si notre conversation est écoutée et l’on ne sera pas obligé de hausser la voix pour s’écouter. On peut toujours argumenter sur le fait qu’à l’intérieur, justement parce qu’il y a du monde, il est moins facile de nous entendre. Mais préférant l’extérieur … il haussa les épaules Maintenant, si vous avez en tête un autre lieu que vous considérez comme plus adéquat que celui-ci, je vous suis sans hésiter. »

Il marque une pause, simplement le temps d’étirer sa carcasse dans un faible bruit de craquement qui ne le dérangeait pas. Son regard de posa de nouveau sur Pulsar et il continua.

« En attendant, puisque notre temps est limité, autant le mettre à profit dès maintenant. Je ne vous connais pas suffisamment, voire pas du tout en fait, pour savoir à quoi vous pensez précisément lorsque vous avez un air absent ou concentré. Celui que vous aviez au café ou sur le chemin pour venir ici par exemple. J’ai bien compris que vous préfériez bosser en solo mais je crains que nous n’ayons pas trop le choix pour cette fois. Alors, je vous en prie, si vous avez déjà des plans, des idées ou quoi que ce soit qui puisse nous permettre de mener cette mission à bien dans le délai imparti, acceptez de m’en faire part. »

Il n’avait pas encore mentionné l’utilisation de son propre pouvoir pour les ramener au quartier général mais il supposait qu’elle s’en souviendrait et qu’elle l’envisagerait. Si ce n’était pas le cas, cela pouvait bien attendre quelques instants qu’elle lui explique ce qu’elle avait en tête. A moins qu’il ne se trompe sur toute la ligne et que pendant tout ce temps, elle n’ait réfléchi qu’à sa liste de courses. Mais il n’y croyait pas vraiment.

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Nora Passeri
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MessageSujet: Re: El Psy Congroo [Agents 31 & 42]   Sam 2 Aoû - 21:49

L'endroit était parfaitement bucolique, mais l'italienne ne comprenait pas spécialement pourquoi ils s'étaient déplacés dans un endroit pareil. Pour être discrets, c'était bien en apparence, mais dans les faits n'importe qui pourrait entendre la conversation. Pour elle, il suffisait d'un neuneu qui prenait une photo pour la poster sur Facebook et les problèmes pourraient vite pleuvoir... Était-elle paranoïaque ? Sûrement, au moins un peu en tout cas, mais dans le métier qu'elle faisait, qui pourrait lui reprocher une attitude de ce type ? Elle n'était pas du genre à ne prendre aucun risque, évidemment. Parfois, il fallait peser le risque face au gain potentiel et se lancer en dépit de probabilités défavorables. Mais dans le cas présent... Le risque de se faire voir/entendre était assez grand, et elle ne voyait pas vraiment ce qu'ils pourraient gagner à parler ici au lieu d'un autre endroit plus tranquille.

Abraham se mit alors à lui raconter qu'il avait été élevé en plein air, ce qui fit soupirer la jeune femme. Celle-ci observa rapidement autour d'elle, parlant d'une voix qui se voulait aussi discrète que possible sans pour autant avoir l'air suspecte, genre "je chuchote parce que sinon la maîtresse va nous entendre".

- Je n'ai pas vraiment eu le temps de forger un plan précis en moins de dix minutes. Après...

Elle avait pourtant déjà quelques idées en tête. Certaines plus létales que d'autres, certaines plus discrètes que d'autres. Le problème était que toutes les options comportaient des risques plus ou moins conséquents... Quel niveau de risque serait acceptable ? La mission semblait relativement critique, et échouer à libérer cette espèce de savant fou pourrait ralentir le développement de l'organisation. Autant dire que ce ne serait donc pas horrible, mais ce serait malgré tout une perte conséquente. L'air pensive, elle resta silencieuse quelques secondes alors que les idées se rassemblaient vaguement dans son esprit.

- Je me doute que la plupart de ces concepts ont leurs défauts, mais comme je le disais je n'ai pas eu le temps de réfléchir aux détails pour le moment.

Une main sur la joue, elle se tapota la lèvre inférieure de l'index, toujours avec ce regard légèrement dans le vague, comme si elle visualisait les choses. Après un nouveau bref silence, elle reprit alors :

- L'option comportant le moins de risques mais le plus de violence potentielle serait de l'intercepter avant qu'il ne soit transféré. On arrête le transport, on abat les gardes, vous récupérez notre nouvel ami et vous vous téléportez. Une alternative moins violente serait que je trouve un moyen de vous faire voir l'intérieur du transport à l'avance... Cela vous permettrait de vous transporter dedans, prendre le professeur Maboule, et partir. Pour l'instant, cette option reste ma favorite mais il faudrait que je voie comment accéder au transport au préalable. Et le plan échouerait automatiquement s'ils décidaient de changer de véhicule à la dernière seconde.

Son regard repartit dans le vide une nouvelle fois pendant quelques secondes, puis elle reprit ensuite :

- Je peux également me faire passer pour une patiente et me faire volontairement interner à l'avance. Nous attendons ensuite que le prof' Foldingue arrive, j'empoisonne les gardes à coups de radiations, ce qui aura aussi pour effet de bousiller les caméras... Je fais fondre les verrous avec un faisceau concentré, j'attrape la cible, et vous nous récupérez à la sortie pour nous téléporter hors de là. Alternativement, je peux empoisonner plusieurs des gardes à l'avance pour que vous preniez la place de l'un d'eux. Il vous sera aisé d'accéder au prof' pour le téléporter hors de l'hôpital... Il serait facile de vous créer de fausses références pour que vous soyez le candidat idéal pour le remplacement. Par contre ça laisse des traces... 4 gardes subissant un empoisonnement radioactif et un patient qui disparaît, le lien entre les deux sera facile à faire, même s'il sera difficile de bien comprendre la nature de celui-ci.

La fouineuse sortit finalement entièrement de ses pensées, observant la réaction du militaire. Néanmoins, alors qu'elle levait le pied pour faire un pas, elle entendit un bruit de branches sèches... Ou d'herbe sèche qui craque. Haussant un sourcil, elle finit par baisser le nez, remarquant qu'il y avait un petit cercle sous ses pieds dans lequel l'herbe était totalement brûlée et desséchée. Haussant un sourcil, elle pressa le pas, encourageant son "comparse" à faire de même :

- Mieux vaut ne pas rester là...

C'était rare, mais il arrivait parfois que ses capacités ne se laissent aller par elles-mêmes quand elle restait pensive, ou qu'elle s'imaginait en train de s'en servir. Elle avait visualisé, dans son esprit, la scène durant laquelle elle empoisonnerait les gardes et ça avait été suffisant à lui faire relâcher des radiations sur un faible rayon. Faire ce genre d'erreur l'exaspérait passablement et c'était très visible : Nora avait clairement l'air irritée au possible alors qu'elle s'éloignait de l'herbe détruite.
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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: El Psy Congroo [Agents 31 & 42]   Dim 10 Aoû - 20:21

L’américain ne tint pas compte du soupir pendant son explication. Elle lui avait demandé pourquoi, il lui donnait une réponse. Elle ne souhaitait apparemment pas changer de lieux puisqu’elle commença à répondre. Pas de plan précis, soit. Mais un début de plan, peut-être. Le fait qu’elle ne termine pas sa phrase avait tendance à le conforter dans cette idée. Il resta assis sagement, attendant qu’elle veuille bien reprendre. Peut-être faisait-elle le point pour ordonner ce qu’elle allait dire. Il laissa son regarde dériver au-delà de la jeune femme, ne fixant rien de précis et observant seulement les alentours qui se composaient principalement de verdure. L’endroit pouvait être sympa pour pique-niquer. Il ne lui viendrait pas à l’esprit de le proposer à Pulsar, excepté pour la taquiner gentiment, mais il avait d’autres prénoms en tête.

Elle reprit d’une voix tranquille et par automatisme, elle devint le seul centre d’intérêt digne de ce nom. Il aurait pu se permettre un commentaire, notamment celui qui dit que rien n’est jamais parfait. Mais il coulait de source et n’apportait rien de constructif. Autant le ravaler. Il n’était pas sans ignorer que le moindre grain de sable pouvait gripper la plus belle des mécaniques. Et ce devait être également le cas de son interlocutrice. Alors il la laissa poursuivre, remarquant la main sur la joue et le tapotement de la lèvre inférieure. Il supposait des tics. Il faudrait voir si les gestes se reproduisaient plus tard ou non. Là encore, il l’écouta en silence, lui permettant d’exposer ses idées sans être interrompue. D’expérience, il savait que c’était un moyen de perdre le fil et puis, elle n’allait pas s’envoler tout de suite après. Ils étaient un peu là pour élaborer ce plan quand même …
Abraham n’affichait aucune réaction particulière alors qu’elle lui expliquait les plans imprécis sortis en moins de dix minutes. Elle avait tout de même de la suite dans les idées et une originalité qui lui plaisait bien. Isaïah aussi aurait apprécié. Dommage qu’il ne puisse pas lui en parler. Tant pis. En attendant, il emmagasinait l’ensemble de ses propos, commençant à y raccrocher certaines remarques ou avis qu’il partagerait par la suite. Son sourire, bien que régulièrement absent, ne s’affichait plus du tout et son regard restait fixé, sans ciller, avec une attention particulière sur l’auteur de l’élocution en cours.

Bien que tout à sa concentration, il ne manqua pas d’entendre le son plutôt caractéristique d’un végétal qui craque. Pensant immédiatement à un tiers planqué dans les alentours, il se leva dans la foulée pour observer les alentours avec ferveur. Mais rien. Ils étaient seuls dans la zone. Il se tourna alors vers sa collègue qui lui enjoignait de ne pas rester là tout en passant à l’acte. Un sourcil curieux se dressa puis il remarqua le petit cercle d’herbe dont la couleur tranchait radicalement avec le reste. Cependant, il ne demanda rien ni ne fit de commentaires : le visage de Pulsar avait trahi l’émotion qui la dominait en l’instant. Il préférait ne pas en ajouter et lui emboita le pas rapidement. Il enchaina d’un ton serein et légèrement enjoué comme s’il planifiait sa prochaine sortie au cinéma.

« Je n’ai rien contre l’idée de le récupérer en grandes pompes avant le transfert effectif ni contre la violence quand elle est justifiée mais, même si l’on nous a donné carte blanche, j’ai peur que ce soit un peu trop visible. Ce genre d’événement, pour peu qu’il y ait des témoins, a vite fait de devenir médiatique au possible. Cependant … si leur véhicule venait à être immobilisé par … disons un pneu qui éclate par exemple, ne devraient-ils pas changer de moyen de transport ? Un second qui les aurait suivis dans cette optique, en prévision. Auquel cas nous disposerions d’une fenêtre, assez courte j’en conviens, où le doc serait à l’air libre. Quand bien même il serait tenu pas ses geôliers, rien ne m’empêcherait d’apparaître derrière lui et de l’emmener, seul, dans la foulée … »

Le soldat marqua un temps d’arrêt, réfléchissant encore à ce qu’il venait de dire. Il y avait tout de même pas mal de conditionnel dans ses propos. L’agent 31 ayant plus d’expérience que lui dans ce domaine, il ne doutait pas un instant qu’elle se permettrait de lui indiquer ce qui était plausible et envisageable ou non dans l’ensemble. De façon générale, il était ouvert à toute critique qui permettait d’avancer. Et d’autant plus quand le temps était compté.

« Par contre, j’aime beaucoup l’alternative que vous y proposez. Dommage en effet que je ne puisse pas me téléporter sur simple photo … ça nous rendrait la vie plus facile. Cela étant, si j’arrive à en voir l’intérieur, nous pouvons toujours garder l’idée en plan B. C’est le BAM qui l’expédie ou c’est l’hôpital qui vient le chercher ? Je ne sais plus ce que dit le dossier … dans le second cas, l’accès aux véhicules serait plus aisé je pense. »

Bien que surveillé, l’asile devait l’être un peu moins que le Triskelion. Après tout, il était probable que son personnel se soucie surtout de qui pouvait en sortir, pas y entrer. Peut-être avaient-ils une opportunité à creuser sur ce point.

« Une patiente récente qui se fait interner puis qui disparait avec un nouvel arrivant … ça va laisser des traces aussi non ? Autrement, oui, je peux vous récupérer tous deux à la sortie ou à l’intérieur selon mon champ de vision et vous sortir de là. Mais en parlant d’empoisonnement, c’est définitif et radical ou simplement momentané ? Simple curiosité de ma part pour le coup. Et si nous le transformions en empoisonnement alimentaire ? Nous pourrions peut-être toucher plus de monde et faire peser les soupçons ailleurs … Pour l’alternatif … »

Il se fit pensif brièvement, le temps d’agencer les mots pour éviter de lui sortir une bouillie incompréhensible. Nul doute qu’elle le couperait si c’était le cas.

« Est-ce qu’il vous ait possible d’en empoisonner trois de façon légère pour qu’ils reviennent rapidement au boulot et un de façon plus durable, disons un à deux mois ? Nous … enfin vous surtout, je ne pense pas être plus qualifié que vous pour ça, pourriez m’ajouter dans la file des gardiens "de rechange" dès maintenant et j’en remplace un pendant cette durée. Ce serait un peu moins étrange. Et pour l’évasion du colis … une diversion programmée dans l’enceinte et j’en profite pour le débarquer ni vu ni connu au QG avant de revenir à mon poste l’air de rien ? »

Pas mal de questions au final mais les plans ne se faisaient jamais tout seul en claquant des doigts.

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Nora Passeri
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MessageSujet: Re: El Psy Congroo [Agents 31 & 42]   Lun 1 Sep - 17:49

L'italienne se mit à réfléchir, lorsque son coéquipier d'infortune parla de faire éclater un pneu. Elle n'avait jamais tenté, mais il serait peut-être possible de concentrer un rayon de radiations brûlantes afin de saboter le transport, effectivement. Cela étant dit, il était fort possible qu'ils aient des mesures de sécurité un peu plus avancées que de sortir un cric en pleine rue ou de s'arrêter chez Michelin... Elle n'était donc pas 100% certaine de ce plan et il lui serait nécessaire de se documenter plus avant afin de voir si cette option était ou non viable. Ce serait toutefois une manière de procéder assez élégante : Abraham n'aurait qu'à se dissimuler le visage, apparaître, disparaître, et l'affaire serait réglée. Autant dire qu'une telle idée séduisait beaucoup la jeune fouineuse mais encore une fois, il lui faudrait plus de précisions sur les procédures suivies par le transport en cas d'urgence de ce type.

Lorsqu'il posa la question concernant la manière dont le docteur serait expédié, la brune soupira longuement avec une mine dépitée.

- Hélas, c'est le BAM. C'est là toute la difficulté de l'interception pendant le transport...

Il passa ensuite aux autres options, réfléchissant à des alternatives ou des moyens d'améliorer l'idée de base. Cette façon de réfléchir plaisait à la tradeuse qui avait en général un mode de raisonnement assez similaire. Si un plan n'est pas bon, il est possible de passer la nuit à dire qu'il n'est pas bon, ou il est possible de voir ce qu'il est possible d'améliorer ou d'utiliser dans un autre plan mieux pensé. Il soulevait des points que la fouineuse trouvait assez justes, tout en se renseignant sur des détails importants comme les effets exacts des empoisonnements radioactifs. Sortant son téléphone portable, elle se mit à pianoter tout en répondant :

- Effectivement, il faudrait que je sois sacrément bien déguisée pour éviter d'être repérée... Ceci dit, si vous vous faites passer pour un garde le problème sera le même. Maintenant, en ce qui concerne la radioactivité...

Elle trouva finalement ce qu'elle recherchait : le site officiel de l'hôpital Bellevue à Manhattan, avec ses spécialités, ses diverses sections, ses professeurs reconnus et tout ce qui allait avec. Ce qui était drôle avec les sites de ce genre, selon Nora, c'était qu'en les regardant on imaginait en général pénétrer dans une sorte de lieu futuriste alors que la plupart des hôpitaux n'ont pas une allure des plus agréables ou encourageantes... Murs gris et usés, personnel fatigué par les heures supplémentaires, équipement datant du début des années 90 voire 80, autant dire que ça n'inspirait pas forcément l'émerveillement.

- Concernant l'empoisonnement, il faut savoir que le transfert a lieu la semaine prochaine. Un empoisonnement léger a peu d'effets autres que de la fatigue et 24 heures de vomissements mais il faut plusieurs semaines avant qu'il ne soit efficace. Pour que les radiations agissent en 1 semaine il faudrait que j'envoie une dose supérieure à 6 Greys... Ça leur donnerait plus d'une chance sur deux de mourir, s'ils sont soignés rapidement. S'ils n'ont pas de chance, ils ne survivront pas plus de 4 semaines.

Relevant le nez de son téléphone, elle reprit :

- Ils ont une section dédiée à la santé des femmes, en y mettant le prix je pourrais avoir un rendez-vous rapide pour un contrôle de routine, genre cancer du sein ou quelque de ce type, et en profiter pour "me tromper d'étage" et irradier les cibles. Par contre l'empoisonnement alimentaire... La nourriture des hôpitaux n'est pas très bonne mais elle est très contrôlée, il faudrait bien se débrouiller pour infester la nourriture de la cafétéria sans rendre malade la moitié de l'hôpital. Il faudrait être sur place et réussir à distraire nos cibles le temps de glisser ce qu'il faut dans leurs plats sans se faire voir. Et il faudrait du gros empoisonnement alimentaire vu que des crevettes pas fraîches ça ne durera que 24h, ils ne le remplaceront pas pour aussi peu de temps. Un empoisonnement au mercure pourrait convenir... Le plomb est trop lent à agir. Mais comment mettre discrètement une quantité suffisante de mercure dans le plat sans qu'ils ne s'en rendent compte, c'est toute la question.

Prenant un bref instant de réflexion, la jeune femme finit par hausser un sourcil comme si elle venait d'avoir une idée.

- Mais rien n'oblige à s'en prendre à la nourriture. Placer une cartouche, chez eux, qui répandrait le mercure dans l'eau... Hmm, dans une pomme de douche par exemple... Il faut que je me documente un peu.

Une nouvelle fois, l'italienne prit un moment de réflexion pour réunir ses pensées. Il serait possible d'utiliser les deux options : le mercure et la radioactivité. Le problème du mercure était qu'elle maîtrisait beaucoup moins le domaine et elle détestait ne pas maîtriser son plan. Le plan reposerait sur le fait qu'ils mangent leur mercure comme prévu ou qu'ils prennent des douches suffisamment longues pour que l'empoisonnement ne s'installe. Ces facteurs étaient, à son goût, trop imprévisibles. Il suffisait que l'un d'eux décide de prendre sa douche à la salle de sports au lieu de chez lui, par exemple, pour que tout ne soit ruiné de A à Z... Alors que si elle se rendait à l'hôpital pour procéder elle-même à l'empoisonnement, elle était entièrement certaine du résultat. Il fallait donc choisir entre la garantie totale que toutes les cibles seraient affectées et la discrétion... Le genre de choix qu'elle détestait à un point inimaginable.
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Abraham Blackwood
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MessageSujet: Re: El Psy Congroo [Agents 31 & 42]   Lun 8 Sep - 20:50

Au soupir que sa collègue poussa et sans compter sur l’expression désappointée, Abraham n’avait même pas besoin d’entendre ses propos. C’était forcément le BAM. Et elle le lui confirma dans la foulée. Il émit un petit son bref pour exprimer son désaccord tout en se disant qu’il aurait été trop simple que ce soit l’hôpital. Mais cela ne servait à rien de se plaindre, cela ne changerait ni ne ferait avancer leur situation. Tout ce qui n’était pas constructif était à éviter, d’autant plus que le temps à leur disposition était limité.

Il acquiesça à sa remarque même s’il restait persuadé que disparaître après un ou deux mois après un enlèvement serait plus discret qu’en même temps. Cependant, il n’ajouta rien sur ce point, attendant que Pulsar finisse sa phrase. Il était possible qu’elle ait un rapport avec ce qu’il avait demandé auquel cas rien ne servait de se presser tant qu’il n’avait pas toutes les données. Tout en s’interrogeant sur ce qui pouvait être affiché à l’écran du portable sans pour autant s’en enquérir, il écouta avec attention ses précisions sur l’empoisonnement.
La version légère, s’il décidait de ne pas tenir compte de sa durée de mise en place, ne leur serait pas d’un grand recours. Excepté si elle était chronique et intense, personne ne séchait le boulot à cause de la fatigue. Quant aux vomissements sur une journée, l’éventuelle cible serait absente une ou deux jours, pas plus. C’était loin d’être suffisant pour nommer un remplaçant.
Quant à la version lourde, il ne put réprimer une grimace. Moins d’une chance sur deux de vivre, même en étant soignés rapidement, c’était trop peu à son goût. Tout comme la durée de vie restante inférieure à quatre semaines à dire vrai. Pour des types qui faisaient un boulot honnête et pas toujours valorisant, il trouvait ça exagéré. S’ils avaient été dealers, esclavagistes ou trafiquants d’organes, il aurait eu nettement moins de scrupules. Voir aucun, en fait. Mais ils n’étaient rien de tout ça, juste gardiens. Il allait le mentionner, quitte à passer pour un sentimentaliste, mais la jeune femme quitta des yeux son téléphone au même moment. Alors il resta silencieux, se contentant d’écouter.

En changeant de coupe et de couleur capillaire, en optant pour des lentilles colorées tout en adoptant une démarche différente … oui, elle avait toutes les chances de ne pas être reconnue par la suite s’ils décidaient effectivement de suivre cette idée. Peut-être le QG pouvait faire des masques sur mesure pour changer sa morphologie de visage … pour le coup, il ne savait pas s’il émettait une hypothèse plausible ou s’il avait regardé trop de films. En revanche, l’américain avait bel et bien oublié que la nourriture était l’un des points les plus surveillés dans un hôpital. Quant à faire ça discrètement au milieu de la cantine, cela lui semblait un peu trop ardu et aléatoire.

« Si nous pouvons éviter le décès sur le court terme des gardiens qui ne font que leur boulot, j’avoue que j’aimerai autant. déclara-t-il avant de passer à la suite de ses idées, plus appropriées Être dans la place, réussir à en distraire plusieurs et réussir à verser le nécessaire dans leurs plats sans que personne ne voit quelque chose, ça me semble … tendu. Il n’y en aurait qu’un, je ne dis pas … avec des acolytes pour offrir une belle diversion c’est même assez simple … hors US en tout cas … mais là on parle d’un certain nombre. Et que se passe-t-il s’ils décident tous d’apporter un panier-repas ? »

Il marque un bref temps d’arrêt, juste nécessaire pour mettre de côté un souvenir ou deux et de reprendre.

« Par contre, même si le plomb est trop lent, il me semble qu’il augmente la toxicité du mercure s’ils sont combinés. Mais je ne me souviens pas du temps que ça prend … dit-il en se massant la tempe Si nous restons sur la nourriture, s’il est possible de servir du poisson le même jour, genre thon, dorade ou espadon, puisqu’ils sont potentiellement contaminés … même si ça reste surveillé, ça pourrait détourner un peu l’attention et mettre ça sur le compte d’une erreur humaine lors des contrôles … »

Pour le coup, il n’arrivait pas à se décider sur le fait d’avoir été clair ou non. Dans sa tête, c’était clair mais une fois énoncé, un peu moins. Il passa outre, l’agent 31 lui lancerait bien une remarque si elle en avait. Il poursuivit, commençant par un petit rire bref.

« J’aurai bien une idée pour être sûr que tout le monde passe à la douche mais ça ne marcherait qu’une fois et je ne crois pas qu’une douche de décontamination soit assez longue pour permettre l’empoisonnement … sans compter sur le côté discrétion qui serait bien sûr impossible. conclut-il en secouant doucement la tête de gauche à droite Désolé. Oubliez ce que je viens dire … dans un autre contexte, ça pourrait servir mais pas ici … »

Là, il commençait clairement à dériver. Ce qui ne les aidait pas franchement. Il se jura de tourner sa langue sept fois dans sa bouche s’il venait à énoncer une nouvelle bêtise du genre. Il se tut, remettant en route les neurones qui daignaient bien fournir un léger effort. Il devait bien y avoir un moyen de l’atteindre dans sa … Il s’arrêta net et réfléchit à tout ce qu’ils venaient de dire. Non … ça ne pouvait pas être aussi simple. Il devait oublier un détail quelque part. Il regarda Pulsar, hésita un instant puis se lança. Tant pis s’il passait pour un idiot. Qui ne tente rien n’a rien après tout.

« Je ne sais pas si ce que je vais dire est trop … simpliste mais dans le doute … si nous patientons après le transfert, notre colis sera forcément dans cet hôpital, dans une chambre. Et les visites doivent être autorisées, non ? En en prétextant une, je pourrai voir les lieux de l’intérieur, quitte à me perdre un tout petit peu. Puisqu’il est attendu, il doit bien avoir un joli numéro réservé rien que pour lui … est-ce qu’il ne vous serait pas possible de savoir lequel ? Que je puisse essayer de voir à quoi ça ressemble … A partir de là, en sachant où il est ou à défaut, en sachant où chercher, pourquoi ne pas faire un petit saut en pleine nuit ? »

Devait-il commencer à tourner sa langue sept fois ?

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MessageSujet: Re: El Psy Congroo [Agents 31 & 42]   Mer 5 Aoû - 20:51

Spoiler:
 


19 Avril 2014, 23:25 UTC, QG de BlackHawk, Quelque part, USA

« Restez assis et tenez-vous tranquille. Vous agitez ne vous apportera que des emmerdes. Et vous ne les apprécierez pas. »

Une voix modifiée et rendue non identifiable par un appareil prévu à cet effet, intégré dans son casque, avait prononcé ces mots. Bien inspiré et probablement apeuré, leur destinateur, dont un masque empêchait la moindre découverte des lieux, tenta malgré tout de se lever, constatant ainsi qu’il était menotté et qu’il ne pouvait, même s’il le désirait, pas bouger d’où il était. Où qu’il soit. Donnée qu’il n’avait pas. Et qu’il n’aurait probablement jamais. Mais ce n’était pas du ressort de l’agent qui se tenait à côté. Ce dernier, ombre dans la cellule, n’avait fait que remplir sa mission, avec l’aide d’une de ses collègues. Le reste de l’histoire ne lui appartenait pas dans les détails. Il leur avait été demandé de rapporter cet homme ici, ils s’étaient exécutés après avoir mis en place leur plan. Point. Rompez les rangs.

Ordre qui lui fut donné quelques instants après quand les intervenants suivants entrèrent dans la pièce sans fenêtre ni autre issue que la seule porte par laquelle ils venaient de passer. Seuil qu’il franchit à son tour, dans l’autre sens, avant de s’éloigner, remontant vers les étages supérieurs du complexe. Il enchaina des escaliers et des couloirs avant de se retrouver aux vestiaires, troquant sa tenue actuelle pour celle d’Adam le temps d’une douche froide avant de passer à la civile qu’il préférait … seulement parce qu’elle était bien plus confortable.
Abraham souffla enfin alors qu’il rassemblait son paquetage. Ce dernier, de loin, pouvait donner l’impression d’avoir été récupéré dans un dépôt militaire. Et c’était plus ou moins le cas. Il n’avait rien d’exceptionnel et encore moins d’élément reconnaissable. La seule exception venait du casque. Si extérieurement, il ressemblait à tous les autres pour donner le change, à l’intérieur, ce n’était plus le même univers. Entre autres gadgets utiles, un modulateur de voix. Il sourit en le regardant. Même sa propre mère n’aurait pas reconnu sa voix. Ç’aurait pu être drôle d’en profiter et de l’appeler rapidement … mais le matériel n’était pas fait pour ça. Il était tout de même assez professionnel pour éviter de faire ce genre de blagues. Ici tout du moins. Equipement en main, il remonta à l’armurerie pour le restituer, indiquant qu’il n’avait eu aucun problème et que tout était en ordre. Souhaitant une bonne nuit au magasinier, il fit demi-tour pour tomber sur l’agent 31.
Lui accordant un sourire, ils se dirigèrent vers la salle de repos où ils s’approprièrent une table haute et deux chaises en déposant dessus un bloc-notes et un stylo, bientôt rejoint par deux boissons chaudes fumantes. Quitte à être là tous les deux malgré l’heure tardive, autant écrire ce rapport tout de suite, pendant qu’ils avaient encore tous les détails en tête, avant de séparer et de chacun retourner à ses missions solos, celle-ci étant une exception.
Il leur fallu 108 minutes, montre en main, pour y mettre le point final. Il n’y avait plus qu’à en faire une version informatisée et le tour serait joué. Mais cette dernière attendrait quant à elle un réveil après une bonne nuit de sommeil. Les archives n’étaient pas à 24 heures de toute manière. Il proposa de s’en charger et sa collègue lui accorda ce privilège avec un air amusé.

La bonne nuit souhaitée, ils se séparèrent : elle disparut au détour d’un couloir et l’américain se téléporta chez lui, à Brooklyn. Il fit un bref détour par son bureau qu’il ouvrit et referma derrière lui pour y déposer le rapport sous sa forme matérialisée avant de retrouver son lit sur lequel il se laissa tomber avec un sourire.

Home sweet home.



● RP terminé ●

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