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 Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Dim 10 Aoû - 9:36


NDA : Ce post a été rédigé en synchronisation peu ou prou (selon vitesse de lecture) avec la musique. Cette dernière est un élément indissociable de l'écriture et donc de sa lecture.



Il y a des états indescriptibles.
Les mots manquent de couleurs et d'adjectifs. Le peintre de la vie lui même se doit de distinguer les limites avant de tenter de les repousser. C'est ici la limite, c'est ici que se conjugue réalité et chimère en une inconstance immatérielle. Mais je suis au delà du matériel, passé, présent, futur...Ici et là bas. Le fond est indicible et la forme trop complexe à décrire.
Je suis cet état entre conscience et néant. Mu par une volonté qui ne trouve plus de mots pour retrouver son chemin et qui au fond s'en passerait volontiers, la quiétude est rassurante, la douceur est bienveillante et de là, sincèrement plus rien ne compte.

Mais une pulsation régulière m'attire comme le chant de guerre tribal d'une armée en campagne. je sent le monde vibrer à travers mes atomes, je me sens m'adultérer de ses formes, de ses danses et frissons, imperceptiblement, je quitte ce schéma primaire de la Création.
Alors je me met en branle cherchant la cause...les causes.
Et cela dans les moindres parcelles d'éternité, De l’Émotion ? Non, pas encore. Table rase de ce qui fait l'humanité et ses tourments sous cette forme. Je n'ai certes aucun souvenirs de ce qui fut ma vie terrestre, aucune envie ou chagrin, aucune mémoire.mais rien ne saurais nier que J'existe.
Et par dessus tout j'existe en une pensée incohérente mais qui se gonfle d'une idée fixe.
C'est envoûtant, entêtant, obsédant, et ça s'impose bientôt au delà d'une volonté. Un impératif, une nécessité vitale.
Je me retrouve enfin, c'est le retour à ce qui doit être fait. Sauver et détruire. Sauver l'Amour par tous les moyens.

Cette pensée est ivre de colère.
Cette pensée sonne comme un cri guerrier et se charge d'une couleur vengeresse.
La couleur aveuglante de folie d'un océan de sang et de feu rompant toutes les digues sur son passage.
Elle fait son chemin dans l’immatériel, se chargeant pour retrouver pied. Elle se contracte, se densifie.
Tout occupé à leur combat, ils ne remarqueront pas combien peu à peu l'air du champs de bataille se charge en une odeur d'ozone caractéristique

Nous l'avons cherché comme solution.
Nous l'avons souhaité comme instrument.
Nous l'avons.
La haine.


__________________________________________________________________________

Bien vu.
Inattendu.
Je n'ai jamais rencontré un adversaire aussi fort à défaut d'être aussi intelligent qu'Alia. Elle ne discute pas, passe sous silence tout palabre. Elle frappe, et elle frappe pour détruire.
Non assurément, je n'ai jamais rencontré de tel adversaire mais je n'en ai jamais souhaité de tel pour autant et si celui là croise mon chemin, c'est sans doute pour mieux m'éprouver et me permettre l'accès à la divinité, il n'en saurait être autrement. Je me rend bien compte de n'avoir été qu'un fétu de paille balayé par sa tempête, je ne la savais pas aussi forte et rapide et c'est une erreur. Elle ne me laisse que le temps de le comprendre et sûrement pas celui de m'en lamenter . La douleur paralysante ne viendra pas, c'est ici ma carte de sortie en espérant bien sur qu'elle ne possède pas ce don où il me faudra assurément prendre la fuite.
Tu as bien fait Seigneur.
Tu as bien fait de me montrer cet ange là, il est à ton image, il ne louvoie pas. Tant mieux, j'aime les messes franches et les sermons édifiants.

Alors je frappe à mon tour usant là de tous les dons dont tu m'as pourvu, de tous ses pouvoirs qui au fond n'auront servi qu'à ouvrir cette dernière porte et forcer l'entrée de ton domaine Seigneur. Ce soir, je prend ce qui me revient de droit, ton envoyée n'y changera plus rien, tu peux me croire.
Vois ton héraut alors que je l'écrase contre la pierre à l'en faire exploser, cloué comme un insecte nuisible et inutile ; Je n'ai pas besoin de réparer mon corps pour l'anéantir, c'est secondaire. Par contre mon esprit lui est vif et prêt à en découdre et je n'ai jamais eu les idées si claires, jamais été si excité non plus si tu veux m'arracher une confidence.
Tu n'auras plus besoin de ton souffle, plus cette fois ci alors que d'un geste je t'en prive.

Je vois. Elles ne t'ont pas choisi pour rien. Mais je ne commettrais pas encore la même erreur, Alia aussi m'a opposé sa garde, je ne m'attendais pas à l'époque à ce que d'autres que nous puissent posséder de tels dons, ca m'a coûté des décennies de captivité. Mais si tu possèdes aussi quelques dons, moi j'en ai une multitude à te confronter et comme de toute évidence, tu n'ignores pas la douleur mais ton corps la supporte...je suppose que c'est la volonté de ton Créateur que de te montrer un panel de mes talents, n'est-ce pas ? Dis moi ? Que peut craindre un ange ? Peut être le brasier des flammes de l'enfer ? Tu veux vivre comme une sorcière tu m'as dit ? Et bien éprouve leur châtiment !

Et les flammes s’abattent sur elle tendis que d'un regard sévère je l'observe se débattre. Pas de pitié , certes mais pas de joie non plus. J’accomplis une œuvre divine, rien de plus. Ton esprit n'a pas non plus perdu sa combativité, je le vois à tes gestes désespérés pour reprendre pied. Je ne t'en laisserais pas le temps, forçant l'entrée et le broyant comme l'on écraserait une noix. Le message en un simple. Il tient en une longue litanie qui tourne en boucle ; la douleur....la douleur et rien d'autre. Pas d'espoir, je le brise. Pas de force, je la brise et pas de résistance, je la brise. La douleur comme oxygène, c'est tout ce que je vais t'accorder là. Mais ce n'est pas suffisant n'est-ce pas ? Je vois enfin le point de rupture...je te tiens dans ma paume, je peux te tuer car je te connais mieux. Petite orpheline trouvée en Italie, les anges auraient du te placer au Vatican. Je sais comment à présent tu vas me servir. Je la saisi par la gorge, la soulevant du sol.

Oh non. Pas tout de suite. J'ai vu des choses intéressantes,mais je ne te donnerai pas le loisir de régénérer, juste celui de rester en vie jusqu'à ce que je te brise définitivement et que tu me reconnaisses comme Seigneur et maître. Je ne veux plus ta mort, Ange à la main sanglante, je veux ta soumission et ton monde. Je veux l'Institut Charles Xavier, je veux une armée.

Je la projette à nouveau sur le sol où son corps dévale les gravats pour descendre en contrebas avec une idée bien précise de ce qui me reste à jouer.

Mais avant cela, je dois solder mes comptes avec Dieu et lui montrer une dernière fois ton visage pour qu'il m'offre, couronne et sceptre...et mon premier soldat. VOLE ! ANGE BRISE ! VOLE DONC JUSQU'A LUI, SI IL VEUT TOUJOURS DE TOI !!

Je la stoppe dans sa tentative de voler en esquissant un demi sourire la maintenant en l'air avec un certain plaisir cette fois ci, celui de la victoire.

REGARDES ! SEIGNEUR ! REGARDES LA ! COMPRENDS A PRÉSENT ? ADMETS TU ? TU NE VEUX PAS LA REPRENDRE N'EST CA PAS ? SI C'EST TON CHOIX ALORS C'EST CELUI DU COURONNEMENT !

Alors, je la projette de force sur le sol.

Sur terre comme au ciel, mon enfant. Maintenant à genoux et inclines toi, le choix a été prononcé par Dieu lui même, tu es à moi, je sais aussi que c'est en tes capacités de rappeler mes filles, je te laisserai vivre à mes cotés même si tu n'as pas de sang des Oldfield.

Elle résiste mais c'est là un baroud d'honneur. Je suppose que la force brute sera encore nécessaire. Je brandis le poing pour y remédier.

INCLINES TOI !!! C'EST TERMINE !

___________________________________________________________________

La rage !!
Une lueur aveuglante.
Une violente explosion bleutée alimentée de fulgurantes décharges électriques déchire l'air dans une détonation assourdissante et jaillissant à la fois du sol et pourfendant l'air, elle vient frapper Adrien en plein torse lui arrachant un cri de stupeur et l'envoyant rouler dans les gravats au loin.
La foudre revient sur lui en zigzaguant dans les airs comme un serpent électrique et le projette au loin à nouveau et ne lui laisse pas le loisir de retomber, lui enflammant le corps, elle le ballotte de salves en salves comme autant de coups portés avec précisions et lourdeur avec une fureur au delà de colère, le faisant à peine toucher terre.
Son corps inerte s'en vient percuté le sol en contrebas, toujours fumants des impacts reçus.
Une voix éteinte, souffreteuse.

- La...la foudre...Kathaleen...

Un silence, un répit alors qu'il se redresse, régénèrent à une vitesse impressionnante.

Et déjà la forme bleutée reprend naissance, ondulante et protectrice, plantée à même le sol au devant de l'italienne agenouillée. Elle la garde, la protège avec une détermination froide, se dressant avec une attitude protectrice chargée de menace évidente.
Elle en est revenue, elle revient toujours.
Et elle passe à l'action pour la première fois.

Dématérialisation fulgurante en une vague d'énergie électrique galopante à la vitesse de l’éclair qui la constitue en une longue traînée de micro décharges, elle fend l'air dans un claquement sourd et fond littéralement sur lui, elle frappe, frappe sans relâche déclenchant des détonations violentes, impactant le corps de l'homme sans retenues dans un véritable cyclone électrique où il n'est plus à son tour qu'un simple fétu perdu dans une tempête électrique violente et sans fin. Personne ne pourrait subsister après une telle chose, elle le carbonise littéralement en un ballet où chaque coup portée trahis la colère titanesque qui la compose ; Même l'air vibre sous les déflagrations qui ne semblent plus vouloir s'arrêter.
Elle ne laissera de lui qu'une forme sanguinolente et brûlée qu'elle pilonnera encore et toujours s'acharnant à jouer de vitesse avec ses capacités de régénération d'un corps à présent dénudé et s'acharnant à renaître de chaque brûlure et chaque déchirure béante causée par la foudre. Il essaiera en vain de reprendre prise dans son esprit, il n'y trouvera rien, juste une émotion dévorante de rage et haine à l’état brut mais plus aucune pensée cohérente à contrôler. Elle n'est plus faite que d'émotions et les émotions qui la contrôlent ne veulent qu'une chose, sa mort à lui, son éradication de la surface de ce monde.

Elle repasse à l'attaque, en un coup porté à toute puissance l'envoyant volé au loin comme si elle voulait l'éloigner à fin de gagner du temps.
Une frappe de plus pour l'incruster à même la paroi rocheuse, puis une autre pour l'enfoncer comme avec la volonté de le fusionner à la roche même.
Elle se désintéresse enfin de lui le laissant là.

C'est plus qu'il n'en fallait à Amy pour se remettre et pour comprendre l'ampleur de la rage qu'elle éprouve à présent envers celui qui leur a fait tant de mal. Une rage qui ne souffrira pas d'autre issue que celle du sang.

A l'écart, un vortex s'ouvre laissant apparaître une Aislinn grimaçante de douleur, s'écroulant a demi sur le sol. Elle n'a pas renoncé, elle non plus, sa mission est remplie douloureusement, Ruth et Niahm sont à l’abri. Son regard se porte sur Amy en une demande muette. En a t-on terminé ?

Bientôt.
Comme en témoigne la forme spectrale qui se tient à présent au coté de l'Italienne, bridant sa rage pour se fondre peu à peu dans son corps et y trouver refuge.

Les émotions sont là.

Colère sourde ou subsiste un véritable amour, une peine sans fond envers sa compagne et ce qu'elle vient de subir ce qui la mène à une véritable bouffée de haine qui ne trouve son expression que dans un message simple et limpide, formée pour la première fois avec la voix même de Caitlyn s'adressant directement dans son esprit.
«  Tues le. »
Ce n'est pas un ordre, c'est une véritable vague d'énergie sauvage et électrique qui lui parcours les veines, c'est au delà du bien ou du mal, au delà de toute éthique. C'est ce qui doit être fait pour calmer la rage et rien d'autre ne pourrais faire taire cette envie dévorante, pas même cette étrange ambivalence des sentiments puisque l'affection et la douceur cohabite avec la colère et la haine.

Ça ne souffre pas de retenue.

Pas de discutions.

Pas de dilemme.

Pas de réflexion.

Tues le, c'est tout.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Dim 10 Aoû - 21:59

Je suis née de la chair et de l’éclair, des émotions et de l’union,
car rien ne c’est perdu et tout c’est confondu,
une harmonie, un miracle

Together We Will Live Forever by Clint Mansell on Grooveshark

Je vois une lumière, elle m’aveugle même. Mais ce n’est pas la lumière. C’est ta lumière, Caitlyn. C’est ta lumière. Ta lumière bleutée, comme le deviennent tes yeux, les yeux du cœur. Ta lumière protectrice, comme l’est ton cœur, pour moi et ceux que tu aimes.

Tu es là. Tu es revenue. J’ai tenu, tu as vu ? J’ai tenu jusqu’à ton retour. J’ai souffert pour que tu me sois rendue. C’est là ta véritable nature, c’est là ton toi le plus sincère, le plus nu. Ce n’est pas toi que je regarde foudroyer cette chair qui t’as conçue par un acte innommable. C’est réellement toi. Je peux t’observer, je peux te suivre, je peux te voir. Je voix ce que tu fais pour moi, je vois combien tu tiens à moi plus que les mots n’auraient jamais pu le dire.

Je ne le vois plus lui, je ne vois que toi alors que je me relève, je ne regarde que toi alors que je fais face. Tu t’en reviens à moi alors je souris, malgré ce temps déformé dans lequel je me trouve, je souris et te contemple te reformer. Te reformer prêt de moi, pour moi. Au Seigneur-Dieu, Caitlyn…

Tu te disperse et te reforme avec une vélocité inhumaine, tu le confronte de tout ton être, une décharge après l’autre ; je crois que j’y vois des coups, des coups de poings, mais j’ignore si ce n’est pas mon imagination qui me joue des tours. Ça ne va pas trop vite, non, ça va à la bonne vitesse, ça va à ta vitesse. C’est un balai que je contemple, long et lent à chaque seconde afin que je puisse mieux le percevoir. Il me faut des éternités pour guérir mais tu es là durant chacun d’elles, tu me protèges en une symphonie de tonnerre dont il me semble percevoir chaque variation. Est-ce mon nom qui claque alors que tu déferles contre celui qui m’a brisée ? Même si cela ne l’est pas, c’est un cri pour moi car il est poussé grâce à ce que tu ressens pour moi. Je contemple une tempête dont je ne pouvais avoir idée et je vois combien nos cieux peuvent s’obscurcir et notre mer se déchainer pour protéger les trésors qui y sont cachés. Je t’aime, Caitlyn Emilie de Lauro-Elioth. Tu m’as fait ressentir à quel point c’était aussi le cas pour toi et aujourd’hui tu me le fais voir.

Tu ne laisses qu’une carcasse dénudée et brisée pas si différente de la mienne quelques instants plus tôt, ni ma tenue ni ma chevelure n’ayant survécue à son incinération, et s’il guérit bien plus vite que moi tu me laisses tout le temps de le faire, contrairement à lui. Tu portes un coup unissant bien d’autres, tu le repousses aussi loin que tu peux comme si tu voulais lui faire quitter le champ de bataille, ponctuant de deux nouveaux coups pour qu’il ne puisse plus bouger. Il est aussi ancien que la pierre qui se fend et s’effrite à son contact et c’est cette même poussière qu’il deviendra très bientôt. J’ai presque finie, puce. Je suis à bout mais je pense qu’il m’en reste assez pour en finir avec lui.

Un bruit et une odeur me font tourner la tête pour contempler une personne dont je ne me souviens plus le nom arriver à nos côtés ; combien de secondes lui faut-il pour s’effondrer ? Combien de secondes lui faut-il pour relever le visage dans ma direction ? Combien de secondes lui faudra-t-il pour mourir de ses blessures ? Je l’ignore, je ne les compte plus, mais il s’en écoule bien peu et bien trop avant que tu ne me fasses face pour me permettre d’en faire autant.

Mon visage se tord en expressions face à ta forme d’énergie, nombres de mots me viendraient pour témoigner de tout autant d’émotion mais il n’est l’heure qu’à une seule et elle s’infiltre en moi par électrisation, me faisant me crisper, yeux clos. Il n’y a pas de réflexe de protection cette fois pas plus que je me laisse aller à l’encontre du sol, j’encaisse cette décharge et je l’accueilli malgré sa violence. Violence qui se répand, je le sens, je la sens, elle court en moi dans tout ce qui est dévoilé et ne pourra jamais l’être, elle fait frémir mes ailes et battre mon cœur, elle fait trembler mon corps et se contracter mon visage.

D’ordinaire mes émotions sont à l’égal du reste de mon corps, cinq fois supérieures à ce que j’étais autrefois, simple humaine. Mais alors que tout mon corps s’accélère, elles me martèlent et me submergent, cinq fois plus insistantes ou importantes, je ne saurais le dire. Et c’est aussi le cas pour toi, pour ce que tu m’apportes, Caitlyn. Est-ce que tu sens que tu coures plus vite ? Est-ce que tu sens combien tout est, une fois encore, démultiplié ? Est-ce que tu sens combien de simple amour peiné surpasse ce qui nous conduit à nous embrasser et à nous enlacer ? Est-ce que tu sens combien cette haine et cette colère sont au-delà de tout ce que toi ou moi n’avons jamais ressenti ? Tu es mon carburant mais je t’amplifie à ma mesure. C’est un océan aux flots déchainés dans lequel nous nous trouvons et il m’englouti d’une seule vague car je ne lutte pas pour refreiner. J’accepte ton monstre comme je t’ai accepté toi et je me laisse tout entière dominer. Il n’est qu’une seule chose à égaler ce sentiment que nous éprouvons l’une pour l’autre, mon amour, et c’est cette hargne que nous éprouvons pour le défendre.

Tues le.

Cela fait étrange d’entendre ma voix exprimer cela en un vingt-cinquième de seconde, sans que je n’y sois pour rien ni que ce soit ma prononciation. Mais cela n’importe rien car l’énergie qui me consume et m’alimente me fait ouvrir les yeux et bondir, mes ailes déclenchant un appel d’air qui permet un saut inhumain dont la vitesse nous porte à son contact dans le vingt-cinquième de seconde suivant, lui faisant traverser le mur à l’impact.

Pas de retenue, pas de discutions, pas de dilemme, pas de réflexion ; le Berserker n’est que pulsion et la pulsion qui domine est celle de mort. Adrien n’existe plus avant même d’être tué : il n’est qu’un objet contre lequel toute cette rage est destinée et du fait est libérée. Il n’y a pas de grand combat. Il n’y a même pas d’exécution. Il n’y a que l’évacuation d’une chose qui ne pourrait disparaitre d’une autre manière. Coup après coup, craquement après craquement, giclée de sang après giclée de sang ; voici comment on réduit un être, on réduit une vie et une histoire, à néant. Et cela ne prend qu’une seconde.

Pas le temps de voir la ZPCE qui accompagne nos coups. Pas le temps de voir mes yeux qui ce sont embrunis ou mes cheveux qui ont commencé à repousser de ton roux. Pas le temps de réellement ce rendre compte de ce que l’on fait. C’est terminé.

Cela n’a rien du propre que l’on obtient en pressant une détente. Ce n’est plus qu’une bouillie rouge, brune et os étalée contre une pierre qui a finie tant martelée qu’elle s’est brisée à son tour, répandant dans l’air l’odeur du sang et de la chair brûlée, tout autant que contre ma peau, me couvrant sur tout les avant-bras et sur une majeure partie du corps, visage inclut. Mais la colère s’en est allée et c’est difficile de voir autre chose alors que peu à peu, tout rentre dans l’ordre. Je m’effondre contre cette flaque de viscères tant je n’ai plus la force de tenir debout, épuisée au-delà de toute mesure.

Je ne perdrais pas conscience, non, mais je dois avouer que ce qu’il reste est capable de me bercer dans ma fatigue. L’affection et la douceur, l’amour, du soulagement et un certain mal être, qu’est-ce qui t’appartient et qu’est-ce qui m’appartient, Caitlyn ? Est-ce que cela importe réellement ?

- On a réussie, puce… on a réussie… hein ?

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Nephilim

La seule constante de l'univers est le changement





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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Lun 11 Aoû - 15:17

Et une vague de chaleur lui répond en écho, douce et apaisante comme un caresse appuyée directement sur l’âme, la quiétude répond à son mal être. L’émotion qui les transporte reste exclusivement tournée vers l’affection et la tendresse. L’onde veut prendre soin d’elle et elle le lui fait comprendre avec une tendresse évidente et rassurante.
Lentement elle lui donne à nouveau l’énergie de se redresser, de se mettre debout pour s’éloigner de la scène du carnage et d’en détourner le regard. Ce qui se passe ici ne la regarde plus, ne les regarde plus. Elles ont mis fin à l’horreur séculaire pesant comme une malédiction sur une famille qui a gagné le droit de perdurer, des survivantes, elles seront des survivants éternellement.


- Dieu tout puissant…

La voix n’est qu’un murmure étouffé alors que Ruth apparue non loin d’Aislinn toujours recroquevillée sur elle-même, regarde la scène en contrebas. Elle plisse les yeux pour scruter les ténèbres grandissantes qu’éclairent les foyers d’incendies éparses provoqués par les impacts de fondre. Puis alors qu’un Amy à la longue chevelure rousse croise son regard de ses iris électriques, elle s’agenouille devant la jeune femme, le visage renvoyant une interrogation qu’elle n’ose formuler. Avec peine, Aislinn déglutit luttant contre la douleur et y répond.

- Ta fille vit…Je l’ai déposé devant le manoir…

Un soupire alors qu’elle passe une main caressante sur la chevelure de la jeune fille.

- Je suis désolée, elle ne savait pas…ce qu’elle faisait.
- Tu…n’as pas..à l’être, moi je le savais …

Lui passant un bras sous la taille, elle l’aide à la soulever lui arrachant un gémissement de douleur au passage alors que l’étrange entité composée des deux combattantes se rapproche.

- Peut-il revenir, est-ce que c’est finit ?

- Ha…la régénération…elle a …ses limites…mais pour plus de sécurité, il nous faudrait bruler tout ce qui reste..désolée , je…je dois m’économiser pour ouvrir à nouveau un portail pour rentrer..

L’onde parcourant le corps d’Amy manifestait une vive inquiétude et un profonde peine envers Aislinn, l’instinct de protection maternelle la poussait à aller l’aider et à s’enquérir de sa santé.

- Où est…Où est Caitlyn ?

D’un geste lâche et fatiguée, d’une main brulée et tremblante, la jeune téléporteuse désigna Amlynn avec un faible sourire.

- Avec nous…Elles ont fusionné, elles l’ont vaincu…Tout a marché comme sur des roulettes..

Ruth sembla manifester une expression de surprise en détaillant la nouvelle venue avant de laisser échapper un sourire chargée d’admiration. Elle inclina la tête et murmura à l’intention de la X Woman composite.

- Je vois. Vous êtes bien toutes deux des Oldfields, l’une par l’alliance, l’autre par le sang. Cachotières et impitoyables. Combien de nos sœurs ont du périr par la main de ce monstre, à présent enfin…elles peuvent dormir en paix. Abigaël que tu accomplirais des choses extraordinaires, tu sais…Elle serait fier de vous voir toutes les trois, fier de voir de quoi se compose ses héréditaires, de leur courage et vaillance.

Elle laissa Amy embraser par décharges électriques le résidu sanglant de ce qui fut Adrien Oldfield en soutenant Aislinn qui trouva l’énergie suffisante pour ouvrir un passage. Une fois fait elles se réunirent ensemble d’instinct en cercle, visages baissés, l’air grave pour juger une dernière fois de ce qui prenait fin ici.

Aislinn qui luttait contre l’évanouissement trouva le mot de la fin le plus incongru qui fut prononcé au crépuscule d’un combat si destructeur. Elle observa la nudité d’Amlyn un bref instant d’un air perplexe puis baissa la tête en souriant, le visage crispé de spasmes.

- Amy…J’en suis sure à présent, tes seins sont légèrement plus gros que ceux de mère.


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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Lun 11 Aoû - 17:19

J’ai espérée une réponse de ma propre voix, encore, une autre preuve que tu es consciente ou capable de former des pensées consciente, mais l’apaisement qui continue de couler en moi est la seule ; c’est une réponse, cependant, une réponse à ce qui aurait pu nous tourmenter et ne le fera pas. Je t’aime, Caitlyn, je t’aime tant. Je me recroqueville légèrement et me couvre des ailes, consciente que si mon corps ne touche que la chaude et pâteuse pierre mon âme touche la tienne. Ça va, ça va maintenant. Plus de douleur, plus de souffrance, on s’est libérées. Il ne reste plus que nous. C’est rassurant, c’est reposant, c’est cotonneux aussi.

Et je sens mes muscles s’animer d’une énergie nouvelle alors que tu les parcours, alors que tu les encourages et les soutiens, me portant pour suppléer là où mes simples forces ne suffisent plus. Nous nous relevons, ailes contre le dos et gestes tremblant mais aptes à nous soutenir, et une fois debout nous nous détournons de ce parterre transfiguré de… je ne veux pas savoir quoi. Un pied après l’autre, un pas après l’autre, nous avançons, nous avançons dans le crépuscule, vers cette enfant, vers notre enfant.

Des pas s’en approche, une voix que l’on connait ne tardant pas à se manifester pour nous permettre d’identifier ce que l’odeur n’a pas encore fait ; les Ala-pulmos s’écartent et l’on prend un nouvel envol pour atterrit accroupie non loin d’elles, mains sur le sol et ailes tendues pour préserver un équilibre vacillant. Ruth s’est attelée à relever et soutenir la fille en souffrance et cette douleur nous fait un écho terrible ; un écho double mêlé de peur et de tristesse, suffisamment pour nous faire entrouvrir la bouche et monopoliser mes pensées. La prendre dans nos bras et la porter, jusqu’à ce qu’elle soit en sécurité, jusqu’à ce qu’elle aille mieux, c’est la seule chose que l’on veut, je crois. Mais comment faire malgré les brulures ? Comment la faire guérir ?

La régénération a ses limites et la mienne a déjà atteinte les siennes ; quant à brûler les restes, cela ne peut pas attendre ? Vraiment pas ? On renonce avec une grande difficulté au soutien de l’enfant, tremblante de retenue après s’être interrompue dans notre geste, pour se retourner vers la flaque qu’on a laissée derrière nous et dont une partie nous couvre encore le corps.

- Où est… Où est Caitlyn ?

On se retourne vers Ruth alors que je m’apprête à parler mais l’unique geste de l’enfant est suffisant pour m’interrompre entièrement et lui accorder toute mon attention, alors même qu’elle nous désigne. Saisissant la main tendue en évitant au mieux les brûlures, on commence à soutenir au mieux à notre tour.

- Avec nous… Elles ont fusionné, elles l’ont vaincu… Tout a marché comme sur des roulettes…

Non, tout n’a pas marché comme sur des roulettes, elle a été trop blessée pour que ça le soit. Mais ce n’est pas cela qui interpelle Ruth, pas le fait qu’il y ait eu blessés ou morts mais celui que nous soyons… fusionnées ? Pas exactement mais l’idée y est et elle force à l’admiration et à la joie. Toutes deux des Oldfields ; l’une par alliance, l’autre par le sang, l’une par le sang, l’autre par l’amour… l’une par la naissance et l’autre par l’union, littéralement. Cachotières et impitoyables ? En effet. Même si ce dernier point a un goût amer, d’une amertume rapidement diluée alors je ne m’y attarde pas.

- Abigaël savait que tu accomplirais des choses extraordinaires, tu sais… Elle serait fier de vous voir toutes les trois, fier de voir de quoi se compose ses héréditaires, de leur courage et vaillance.

- Je pense qu’elle l’est, dis-je en espérant parler pour nous deux avant de me tourner vers notre enfant et le faire à nouveau : Et nous, nous sommes fière de toi.

On arrive, enfant, dès qu’on a fini cela. Lentement, on tend la main vers les restes et je te laisse faire, je pense que tu sais ce qui doit être fait aussi bien que moins, Caitlyn, une nouvelle preuve de conscience alors que de ton électricité s’échappe de ma main pour électrocuter les restes jusqu’à ce qu’ils bouillent, avant de me revenir comme s’il s’agissait d’une chose m’appartenant en exclusivité.

Je n’avais jamais lancé d’éclairs, je n’avais jamais senti ce picotement contre la paume de ma main alors qu’une énergie inoffensive s’en sépare avec une puissance divine ; ça picote, ce n’est pas désagréable et je pense que j’aimerai bien réessayer à l’avenir. Il y a tant de choses que j’aimerai faire, que j’aimerai qu’on face, plus encore qu’avant tout cela, je crois. Nous avons gagné le droit de les faire alors lorsque le temps sera venu, nous les ferons. Il ne l’est pas encore et une fois à nouveau complètement unies, on attend que notre enfant nous ramène chez nous, même si je pense qu’à mon instar tu préférerais qu’elle n’ait pas à user de ces dernières forces. On la porte, on la porte comme j’aime à te porter et j’espère que tu apprécies également ; je suis sure que tu comprends maintenant, ce que je ressens quand je le fais. Et c’est elle, pas toi. C’est elle que je tiens contre moi, tête apposée sur ma poitrine, fermement tenue dans mes bras et dans l’affection que je lui éprouve.

- Amy… J’en suis sure à présent, tes seins sont légèrement plus gros que ceux de mère.

Notre cœur manque un battement alors que la gêne de la nudité me prendre entièrement et complètement, ramenant dans l’instant mes ailes autour de nous couvrir, même si elles n’en bercent que plus Aislinn contre nous.

- Euh, c’est le non-port du soutien gorge : une étude a prouvé que ça raffermissait la poitrine, que ça évitait les vergetures et que les mamelons remontait un peu.

Seigneur-Dieu-C’te-Honte… en plus elle est plus que bien placée pour juger… et… et tu t’en amuses au point que malgré la rougeur et la gêne je ne puisse m’empêcher de sourire et même d’en rire. Un jour, Caitlyn, je te jure de te montrer ce qu’est une poitrine volumineuse, bien au-delà de nos 85B ! Et ce jour-là, on sera unie afin que tu saches ce que ça ressente et que tu en vois les inconvénients ; ou en apprécie les avantages mais là j’y pourrais plus rien…

- Et puis zut, c’est « légèrement », hein ? Pas de quoi en faire tout un plat, conclus-je avant de l’embrasser sur le front et de franchir le portail avec elles.

Nous revenons dans un manoir voilé d’étoiles, un manoir dont le salon est illuminé et dont la surprise qui nous y attend est d’une ambivalence multiple. Il est là et dès que je sens son odeur je me fige, puis lorsqu’il s’avance je ne peux m’empêcher d’être partagée entre la colère, le contentement et là peur ; il ne dit même pas bonjour qu’il demande si c’est de coutume de ramener des rousses nues dans ce lieu et s’interrompt en nous voyant, Aislinn et moi, correspondre au critère. Il lui faut même un instant pour me reconnaitre et m’appeler par ce surnom qui me plait, Tessa, mais alors que je suis partagée entre contentement et intimidation c’est de l’hostilité franche qui s’éveille en moi. Et si j’hésite, toi tu ne le fais pas, ainsi mon pied s’envole dans cette technique familiale déjà éprouvée même s’il a le réflexe d’interrompre le coup d’une main sur notre cheville ; il y a déjà eu droit avec mon « double », double qui l’a envoyé ici en renfort à coups de pieds similaires avec celui que je viens de faire. Il veut nous aider et il a des informations concernant un marque-page trouvé dans la bible, il y a une jumelle ; surement celle qu’on trimbale avec nous d’ailleurs et à laquelle il se présenterait bien si sa fille mineure et lesbienne ne s’était pas teinte en rousse pour pratiquer un rituel qu’il a déjà souligné. Néanmoins ceci est un détail tout autre considérant que d’après les marques sur nos corps la bataille a déjà eu lieu et que j’ai les yeux qui « font des éclairs » ; oui, c’est normal et je lui expliquerai une autre fois, pour l’heure il va me chercher la trousse à pharmacie pour soigner la brûlée. Une inutilité selon lui car il peut le faire par mutation ; c’est déjà en assistant les infirmières qu’il a rencontrée l’une de ses femmes. Et malgré l’inquiétude qui continue d’être mélangée à la reconnaissance, c’est surtout de la joie qui se manifeste alors que les brûlures se résorbent et les croutes tombent, laissant un corps immaculé qui lui vaut une grande gifle électrostatique dès qu’il s’attarde un peu trop. Je le remercie néanmoins, toujours ballotée entre mes émotions hésitantes et contraire et une certitude qui, je suis sure t’appartient ; Caitlyn.

Je ne sais pas combien de temps nous pouvons rester ainsi mais je sais que nous le restons jusqu’à la limite, comme la fois précédente, car tu ne te débats plus ni te dissipe, tu es aussi bien que moi dans cette symbiose et nos gestes n’en sont que plus sincères. Nous couchons Aislinn, un baiser sur le front, puis toujours enrobées de nos ailes nous les congédions pour ce soir et nous en allons nous laver de ce sang paternel qui s’accroche encore. Je suis assez contente de te partager mes sensations sous la douche brûlante ; comprends-tu pourquoi j’y passe tant de temps, désormais ? L’eau roule sur notre peau en un massage chaud et égal, détendant les muscles et caressant l’entièreté en simultanée. Cela ne vaut pas tes caresses, pas avant que je m’emploi au savonnage avec ces mêmes précautions que je l’aurai fait si cela avait été toi. Je ne mentirais pas sur l’érotisme de certaines parties mais je tairais si les pulsions nous ont poussées à nous masturber ou pas, ce n’est pas à moi que revient de le dévoiler.

Et lorsque le temps sera finalement écoulé, lorsque l’envie « d’uriner » nous prendra, j’approcherai mes mains pour te rendre ta liberté à travers elles, les écartant toujours plus alors que ton corps électrique, puis ton corps humain, se reformeront successivement, me laissant t’attraper alors que tu seras inconsciente et belle comme au premier jour. Puis je te porterais, te coucherais et te veillerais. Je ne tarderai pas à m’écrouler de fatigue maintenant que tu n’es plus là pour m’épauler mais c’est à ton côté que je fermerais les yeux, visage contre le tien et cœur à l’uni son. Nous avons réussi, nous l’avons fait. Nous avons défiées nos malédictions et les avons vaincues. Reprenons des forces car désormais, nous allons vivre à nouveau, Cati Mia. Nous allons vivre ensemble pour toujours.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mar 12 Aoû - 13:42


Aislin, Le lendemain.

La sensation d’oppression a disparu, ça et cette sensation de flottement et d’errance contemplative. Pour la première fois, j’ai le sentiment d’avoir bien agit. Pas forcément celle d’avoir fait ce qui devait être fait, simplement celle d’être dans le bon droit, à la bonne place. Ce sentiment de satisfaction, je ne l’avais plus connu depuis l’enfance où j’avais coutume de ramener des bonnes notes pour satisfaire mes tuteurs pour caresser l’espoir qu’ils en touchent deux mots à ma mère. J’ai toujours voulu exceller en tout, toujours voulu être la meilleure, juste pour avoir son attention, juste pour avoir enfin l’impression d’avoir une valeur à ses yeux.
Aujourd’hui, je sais que je n’ai plus besoin de montrer de preuves, de dépasser les limites. C’est un peu difficile à admettre, très déstabilisant même. J’ai trouvé une famille, j’ai une place quelque part, moi qui avais plus d’un univers comme terrain de jeu. J’ai dormis plus que de nécessaire, me suis levé tard avec cette étrange réalité s’offrant devant mes yeux : je n’avais plus rien à faire que d’être moi-même. Plus de grands buts, plus de grandes missions, plus de protections devant l’évidence de ce couple qui quoiqu’il arrive saura se défendre et défendre ce qui lui tient à cœur bec et ongles.

Dans mon journal de vie : une page blanche et aucune idée de comment la remplir. Phénix m’a condamné à vivre, oui, mais quelle vie pourrais-je bien mener à présent ? Je ne me posais jamais de questions, à présent il me semble devoir en affronter un millier et personne pour m’aider à y faire de tri. Bien qu’il m’ait miraculeusement guéri, je me méfie de cet homme se présentant comme le père d’Amy, je n’ai réussi que tardivement à trouver le sommeil, veillant alors que je savais Caitlyn hors circuit pour quelques jours et Amy complètement épuisée. Il me semblait que celui-là aimait guider ses filles sous l’autel dans les églises plutôt que à, d’autant plus que vu le nombre éloquent de ses rejetons et épouses et ses mains plutôt baladeuses, l’hôtel, ça devait le connaitre, d’ailleurs il m’a semblé entendre entre deux camomille (j’adore les tisanes) qu’il y résidait.
Si Niahm se révélait insipide, m’ayant bredouillé de vagues excuses avec un manque de sincérité évident, Ruth me fascinait. J’avais d’ailleurs prévu de lui poser tout un tas de questions à propos de ses connaissances sur la famille Oldfield puisque c’était la nôtre, compiler toutes ces données me semblait la meilleur chose à faire. Après tout, c’était rendre hommage à toutes nos « sœurs » qu’extirper leurs noms de l’anonymat, non ? C’est en tout cas le début d’une occupation après tout, une occupation qui ne nécessite pas d’attaches.
Puisque plus rien n’était à l’ordre du jour, j’avais décidé de passer une bonne heure à contempler les peintures de ma grand-mère avec un intérêt de plus en plus grandissant. J’espérais vraiment un jour pouvoir m’adonner à ce genre de chose. Peut-être en avais-je le talent ? Etonnant de se dire qu’à présent plus rien ne s’oppose à suivre une envie plutôt qu’un devoir, une chose qui me serait compliquer à intégrer. Je m’y essaierais là où mes pas me porteront.
Surement loin d’ici et loin de tous.

Je terminais mon périple assise sur le lit de ma mère, à son chevet, à l’observer dormir avec une certaine fascination mêlée de tendresse et de tristesse. Etais-je son Docteur Frankenstein ? Avais-je tellement souhaité une mère de ce type qu’elle en vienne à le devenir ? Pourquoi fallait-il toujours que le remord de mes actes me serre autant le cœur rien qu’à la regarder, j’avais son pardon…Pourquoi je n’arrivais pas à me pardonner moi-même ? Je m’allongeais à demie, posant ma joue contre sa paume en soupirant.

- Et maintenant ? Qu’est-ce que je dois faire, mère ? Quelle place puisque vous saurez prendre soins de vous l’une et l’autre…Je n’ai plus de grands pouvoirs, j’ai ce lien qui nous tient brulant en mon ventre et juste mon don…mais rien de plus. L’avenir, la passé, l’alchimie. Tout est perdu, toutes les armes que j’ai affuté pour te défendre, les sacrifices auxquels j’ai consenti, je n’ai plus rien. J’ai mis un poison en toi, involontairement, quand j’ai fractionné ton âme en modifiant le passé, j’ai dédoublé cette âme et je l’ai empoisonnée parce que …parce que je voulais que tu sois heureuse, que peut être…tu puisses …un peu…m’aimer. Du moins une autre moi, en devenir. Je ne savais pas que ce procédé interdit vous tuerait. Ce remède que j’ai cherché par le Phénix en te détruisant et te purifiant par la résurrection, j’ignorais que j’étais la main qui en avait provoqué le mal. Phénix lui-même me l’a dit, il me l’a montré.
J’ai voulu être le sauveur de mes mères, je les ai tué…toutes les deux. Personne ne peut pardonner ça…personne. Surement pas moi. Amy me déteste, c’est ce qu’il faut faire, ce que tu aurais du faire. Je ne mérite pas d’être aimé, je mérite d’être seule.
C’est ce qui est le mieux pour vous deux, je ne veux pas être un objet de discorde.
Je t’aime tellement mère, je t’aime d’une façon irraisonnable…C’est ce que disait Sanzo. La folie avec ton sang sur les mains, oui c’est supportable…Mais la raison pour me faire comprendre ce que j’ai fait, c’est un supplice.


Un bruit léger derrière moi, Amy. J’aurais dû le savoir. Je reprends ma position et la regarde un instant avec une certaine tristesse avant de me lever et de m’apprêter à quitter les lieux.

- Je m’en vais, ne t’inquiète pas. Je venais lui dire adieu.
Je…je sors de vos vies. Je ne me mettrais pas entre vous. Tu peux cesser de faire semblant de me tolèrer pour elle, de toute façon, elle ne nous entend pas. Tu lui diras que c’est mon choix, que je n’ai ni gratitude, ni…liens. De telles actions venant de moi ne l’étonneront pas, J’ai ta haine, je mérite la sienne.
Tout est fini, le danger n’existe plus, nous n’avons plus besoin de jouer cette mascarade.
Elle sera heureuse avec toi et Jade, si j’ai bien compris ce qui se tramait, a bien de la chance de vous avoir comme mères. Vous ferez des parents admirables


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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mar 12 Aoû - 18:09

Lundi 17 Février 2014 – 07 : 15 P.M.
Combien de jours dormiras-tu, Caitlyn ? Trois, comme la dernière fois ? Je ne m’inquièterai que si on dépasse ce délai. Moi en tous cas j’ai beaucoup dormi, j’ignore l’heure à laquelle nous nous sommes couchées mais je sais que le soleil était à son zénith lorsque je me suis levée, affamée. Je quitte le moins possible notre chambre, assise sur le rebord de la fenêtre les pieds sur la toiture à contempler l’astre du jour pour récolter sa précieuse lumière alors même que mes autres sens veillent mon astre à moi, qui est encore couchée. Ton sommeil est paisible, on t’a libérée du fardeau d’Adrien et sans lui tu vas bien mieux. Ou alors tu ne rêves pas mais je ne pense pas. Tu dors, tu te repose, ce n’est pas un coma, juste une récupération naturelle. Si tu dois dormir trois jours après chaque symbiose on ne pourra s’y essayer qu’en période de vacances, les week-ends ne sont pas assez longs. Je me fais soupirer toute seule à cette idée.

J’ai discuté avec mon père, plusieurs heures. On a beaucoup de choses à ce dire, j’ai beaucoup de reproche à lui faire et il a beaucoup d’excuses à nous faire. Il n’a pas de mauvaise foi, il a une chose presque pire : il assume et passe à autre chose. Suis-je comme ça aussi ? Je ne crois pas même si, d’une certaine manière, mon ardeur à me faire pardonner peut être perçue ainsi. Et je pense que cette attitude n’est qu’une évolution de la mienne car il est nombre de sujets pour le faire détourner le regard et se crisper ; ses filles, notamment. Nous enterrer sous une église passe presque au second plan considérant qu’il a livrée Evangelina à Josué et que ça lui a probablement coûtée la vie. Il s’estime responsable de la mort de deux de ses filles, la troisième semble s’être tuée dans un accident, et la petite dernière… ben c’est moi. Ça aide à faire passer la pilule sur mes « défauts » ; de toute façon je l’emmerde, je suis lesbienne et s’il n’est pas content, tant pis pour lui. Et je l’emmerde exponentiellement  quant il me sort qu’il ignore ce que je te trouve, qu’en plus tu es celles qui a la plus petite poitrine de la famille. Des fois, j’ai envie de le baffer ; d’autre, comme ce coup-là, je le fais. Mais il ne se laisse pas faire, contrairement à Sébastian, cet empafé.

On a parlé famille, également. De la tienne, de ce qui c’est passé, de la symbiose bioélectrique même ; il a admit avoir des limites de compréhension et ne pas vouloir en savoir tellement plus sur notre « fusion », tout le monde le résume ainsi alors ça doit être moi qui me complique et vous complique la vie avec toute cette volonté d’exactitude et de précision, néanmoins il a essayé de me déculpabiliser. Mais je ne culpabilise pas, c’est étrange, pourtant un homme est mort, pourtant j’ai frappé un homme jusqu’à réduire son corps en bouillie, littéralement. Ce n’est pas, comme Ezechiel le dit, une chose qui était nécessaire et qu’il ne faut par conséquent pas regretter ; ce n’est pas non plus le fait d’avoir entièrement laissées les rênes à nos pulsions. Je pense que c’est le fait qu’on ait été ensemble, que tu m’ais bercée et rassurée une fois ceci fait ; je n’ai pas tué. Nous avons tué. Nous avons, durant quelques instants, partagé ton monstre, partagée la partie la plus noire de toi et nous avons été capable de la maitriser, de nous aimer tout de même. Je n’ai pas eu ce genre de monstre en moi mais je t’ai eue et j’ai partagé le tien, je t’ai aimée pour le meilleur et pour le pire et c’est cela qui m’a permit d’outrepasser ce que, seule, j’aurai ressentie. Après je dois avouer que c’est inquiétant cette capacité de massacrer quelqu’un et de poursuivre comme si tout était absolument normal, bercée d’émotions positives. J’ai beaucoup repensé à hier soir et à notre comportement… ça avait quelque chose de primaire, de primal, on agissait sans réellement penser à la suite mais en vivant uniquement dans l’instant présent, sans passé ni futur, guidées par les émotions et les sensations de l’instant. Inhabituel, agréable.

Enfin Bref, j’ai fini par lui lâcher l’idée sur la maternité ; outre une réplique machiste sur deux femmes et un enfant qui lui a valut un « ta gueule » fort peu discret, il a été assez surprenant sur ce sujet. Je ne suis pas trop jeune, c’est une idiotie de le penser. A ses yeux, je ne suis pas majeure en tant qu’immortelle mais je suis immortelle tout de même, je n’ai pas à me référer au développement humain pour construire ma vie. Oui, j’ai vingt ans, un peu plus physiquement, mais même lorsque j’en aurai deux cents, mon physique n’aura lui guère changé; je peux concevoir à chaque siècle, à chaque « vie » sans éprouver le moindre souci, l’âge n’importe plus dans un sens ou dans l’autre. Mais il pense qu’on doit se méfier des enfants « non-naturels », des adoptions, car on s’attachera à eux pour les perdre et si l’on n’est pas capable de les laisser partir, de laisser partir les gens qu’on aime, il vaut mieux éviter de s’y attacher. Lui a apprit à laisser partir, il n’a pas réellement eu le choix. Et il pense que cela vaut la peine. C’est difficile mais ça vaut la peine. Par contre l’histoire de l’enfant naturel il ne veut pas en entendre parler à un niveau théorique ; si on y arrive, tant mieux pour nous, mais il ne tient vraiment pas à savoir comment on va faire. Il s’en remet au bon Dieu… étrange d’entendre ça de sa bouche.

Les deux « tribus » ne se sont guères mélangées même si l’on s’est échangée quelques politesses ; c’est principalement de ma faute, je suis restée isolée sur la fenêtre à discuter avec qui venait, du fait j’ai finie par descendre de mon perchoir. Mais j’ai bien été obligée d’aller faire la conversation au bout d’un moment, Ezechiel n’étant plus disponible pour aller faire le courtier car dès la fin de notre discussion il a prit sur lui de partir sur les traces des restes d’Adrien, pour voir si ce que l’on a fait est suffisant ou non et porter le coup fatal si ce n’est pas le cas. Il reviendra dans plusieurs jours. Du coup, je suis descendue et c’est confirmé j’aime pas Niahm même si sa mère remonte un peu dans mon estime. Elles ont beaucoup discutées avec Aislinn, Aislinn qui m’évite à nouveau et ça me fait mal. J’ai subtilisé son carnet mais n’y ait rien trouvé, elle n’y a rien ajouté aujourd’hui.

C’est lorsque je suis remontée que j’ai entendue sa voix, écoutant ce qu’elle te disait. Je me suis approchée doucement, mes pieds nus se posant sans le moindre bruit pour me permettre d’avancer dans un silence complet à l’exception de ma lente respiration. J’ai un t-shirt sans manches, le premier qui trainait à dire vrai, et un jean du même acabit ; mais surtout, j’ai toujours tes cheveux, Caitlyn, même si je me suis employée à ce qu’ils repoussent pour me tomber jusqu’au niveau des omoplates, comme d’habitude. Je pense que je vais garder la couleur jusqu’à ce que l’on rentre car même si je sais que tu n’aimes pas me voir rousse ce roux-là a une signification particulière considérant comment il est apparut. Puis j’ai plus l’air d’une Oldfield comme ça, toute pièce rapportée que je sois.

- J’ai voulu être la sauveuse de mes mères, je les ai tué… – je m’arrête dans l’encadrement de la porte de notre chambre, n’osant approcher plus comme simplement me manifester ; c’est une confession et sans doute n’y ai-je pas ma place même si je serais une petite souris qui verra ça, tant par curiosité que par inquiétude – toutes les deux. – je grimace et baisse les yeux, ne sachant réellement quoi dire si ce n’est qu’on essaiera de réparer – Personne ne peut pardonner ça… personne. – comment le sais-tu si tu n’as jamais vu personne réussir ? Et n’a-t-on pas réussie, nous ? – Surement pas moi. – telle mère, telle fille, hein Aislinn ? Tu es incapable de te pardonner là où les autres l’ont déjà fait – Amy me déteste, – autant que je t’aime, voir moins, je n’ai juste pas eu l’occasion de l’exprimer – c’est ce qu’il faut faire, – ce genre de phrase me déplait naturellement alors de la bouche d’une Elioth ça ne l’est qu’encore plus – ce que tu aurais du faire. Je ne mérite pas d’être aimé, je mérite d’être seule.

Ne pas interrompre, ne pas interrompre. Ça ne me concerne pas. Ça ne doit pas me concerner. Mais Seigneur-Dieu ce que je me sens concernée !

Le mieux pour nous deux, t’en es encore à décider pour nous Maybe ?! Ne pas être un objet de discorde… je fais te la montrer moi la discorde, tu m’appelleras ma…dame après !

- La folie avec ton sang sur les mains, oui c’est supportable…Mais la raison pour me faire comprendre ce que j’ai fait, c’est un supplice.

- S’t’l’m’t’l’m’n’ s’t’l’m’d’c’t’f’on’ir’z’n’bl’ d’f’t’d’p’s’t’p’s’ll’qu’ll’v’dr’

Bon… ça c’était vraiment pas discret et je me fige de n’avoir put le retenir, d’autant plus que c’est légèrement l’hôpital qui se fout de la charité mais au moins je sais de quoi je parle ! Aislinn se tourne et me regarde, visage déformé tristesse, avant de se lever pour s’en aller. Pas de bol je suis dans l’encadrement de la porte et visiblement pas prête à bouger.

Ouais, c’est ça, casse-toi ; t’aimerais l’entendre, hein ? T’aimerais vraiment sortir de nos vies. T’aimerais vraiment ne pas être entre nous. T’aimerais vraiment que je cesse de te tolérer ? Que je lui dise que c’était ton choix ? Que tu crois n’avoir ni gratitude ni lien ?

- De telles actions venant de moi ne l’étonneront pas, J’ai ta haine, je mérite la sienne.
Tout est fini, le danger n’existe plus, nous n’avons plus besoin de jouer cette mascarade.
Elle sera heureuse avec toi et Jade, si j’ai bien compris ce qui se tramait, a bien de la chance de vous avoir comme mères. Vous ferez des parents admirables


- Non ça ne l’étonnera pas, commence-je en me dressant dans l’encadrement de la porte, même si c’est ridicule considérant ma taille et mon gabarit, pour lui interdire le passage, mais ça lui fera quoi, selon toi ?

Je la laisse réfléchir un instant avant de renchainer, je ne veux pas de réponse tout de suite à je les étouffe en pausant mes mains sur ses épaules.

- Si tu l’aimes tellement, si tu l’aimes de cette façon irraisonnable, alors à défaut de penser à toi pense à elle et à ce qu’elle voudrait. Je sais que c’est dur, je foire souvent sur ce point là, mais je sais aussi que lorsqu’on sonne les cloches pour le faire remarquer ça aide pas mal.

Je m’interromps pour la pousser en arrière jusqu’à ce que ses chevilles rencontrent le lit, la forçant à s’assoir et à l’écouter dans une position d’enfant vis-à-vis d’un adulte ; c’est de l’éducation, de l’éducation post-pubert mais de l’éducation tout de même. J’ignore si je puis être mère mais éducatrice, oui, je le peux. Même s’il me manque beaucoup de moment de mon enfance à présent, à cause d’Adrien. Une grande inspiration et je me lance dans ce qui pourrait être un long monologue.

- Tu sais, Aislinn, je t’ai détestée surement autant que tu te déteste. Mais je n’ai pas fait semblant. Je n’ai pas fait semblant lorsque je t’ai tendu ce mouchoir ou lorsque je t’ai invitée à venir dans notre câlin. Oui je t’ai détestée pour ce que tu lui as fait mais comme elle, j’ai fini par pardonner, dis-je calmement avant de m’assoir à son côté, toujours comme on le ferait avec un enfant. Et désormais il y a plus. Tu ne mérites peut-être pas d’être aimée mais tu l’es quand même ; cris à l’injustice si tu veux mais c’est comme ça. Si tu t’enfuis, ce n'est pas nous qui te rejetons, c’est toi qui nous rejette. Alors je vais juste te supplier de ne pas le faire, Aislinn.

Je lui prends la main, cette fois, je lui prends la main des deux miennes et la tien fermement.

- Pourquoi je suis rousse, à ton avis ? Pourquoi je choisi de le rester à l’heure actuelle ? Un hobby ? Une envie ? Non. Je te détestais lorsque tu es arrivée, Aislinn. Et puis à te côtoyer les sentiments sont devenus ambivalents, je ne savais plus comment me comporter. Je ne pouvais pas « cesser » de te haïr et je ne pouvais pas faire que te haïr non plus. Je ne pouvais pas continuer de te charger alors que je te voyais, dans ta fragilité et ton naturel. Et puis Caitlyn…

Une pause alors que je cherche comment dire cela. Ça me prend plus d’une seconde, ce qui est énorme pour moi.

- On ne fusionne pas réellement. C’est une symbiose, avec mon corps pour hôte. On ne partage pas nos esprits mais mon cerveau réagit à nos deux processus psychiques. Deux esprits, un corps, un unique flot d’émotion. Je suis rousse parce que même maintenant qu’elle est de nouveau en chair et en os, qu’on est de nouveau séparée, Caitlyn m’a tout de même changée, elle a laissée des choses en moi. C’est ma manière de le revendiquer, tout comme je veux revendiquer ceci : j’ai peur d’être mère, j’ai une peur bleue d’être mère et toutes les excuses du monde pour ne pas l’être. Mais cela ne m’empêche pas de ressentir un instinct maternel pour toi ; Caitlyn m’a partagé cela. On a dû tester la symbiose bioélectrique avant le combat et lorsqu’on l’a fait on est allées te voir. On a lut ton journal ; c’est dure, deux curieuses dans un même corps avec les émotions décuplées. On n’a pas pu résister. Et ce qu’on y a lut, ça l’a fait suinter d’amour pour toi, littéralement. J’aurai put résister face à cet amour maternel mais je l’ai pas fait, je me suis imprégnée de ce cadeau et maintenant, voilà. Caitlyn, notre Caitlyn, ne t’a pas portée, elle ne t’a pas mise au monde et elle ne t’a pas élevée. Moi non plus. Mais elle t’aime comme son enfant. Moi aussi. Il ne tient qu’à toi de l’être ; l’autre Caitlyn, elle ne t’a jamais aimée comme elle aurait due. On a de l’amour à revendre Aislinn. T’as peut-être eue une mère biologique mais maintenant t’a l’occasion d’avoir deux mères… tu te priverais de ça ? Tu nous priverais de ça ? Si tu penses vraiment qu’on fera des parents admirables, donnes-nous notre chance. S’il-te-plait, Aislinn.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mer 13 Aoû - 20:08


Hum, c'est embarrassant.
Je n'ai jamais eu l'occasion de me faire gronder ou sermonner étant enfant, j'étais à vrai dire  grondée AVANT d'avoir même l'idée de faire une ânerie, c'était là le grand malheur d'avoir Madame Frost, une des plus puissantes télépathes, comme tutrice de bonnes mœurs et de rigueur comportemental. Ses punitions étaient sévères comme par exemple rester assise le dos bien droit sur une chaise sans en bouger durant huit heures, ma vessie s'en souvient encore d'ailleurs. Douce enfance faites de brimades et « d'endurcissements » comme ils le disaient alors. Sincèrement, mon esprit critique même si il est conciliant en vient à dire que tout ceci relevait plus du soda-masochisme que de l'éducation.

Les mots comme la violence
Viennent rompre le silence
Et s'abimer dans mon petit monde
.

Elle m'interdit le passage, je suis aussi grande qu'elle et d'une morphologie impressionnante que je dois à mon père, elle ne m'impressionne pas...peu de choses m'impressionnent, j'ai vu la fin de mondes même si je m'en souviens bien moins que mon air catastrophée lors de mes premières règles (j’étais persuadée que j'allais mourir d’hémorragie)  
 
Non ça ne l’étonnera pas, mais ça lui fera quoi, selon toi ?

La souffrance à laquelle j'aspire
Viens traverser à tout  mon être.
Peux tu seulement l'envisager ? Oh mon enfant ?


Ca lui fera mal, elle sera déçue. J'aimerai croire que ça ne m'affecte pas mais ce serait mentir, je ne veux plus les faire souffrir, une promesse de plus que je m'apprête à trahir. Je me contente de baisser les yeux sentant la honte me gagner, le retour des émotions n'a jamais été aussi encombrant que maintenant. Je  raccroche à elle mon regard lorsque je sent ses mains sur mes épaules. Instinctivement, je plie sous l'autorité me tassant sur moi même et affichant une expression inédite que je crois n'avoir plus endossé depuis des univers. Lèvres tordues, regard fuyant et baissé, je ne la reconnaît pas cette bouille contrite de brimée-de-sa-race. ( J'ai entendu ça dans un camp anti mutant dans un univers dont la temporalité m'échappe, c’était si incongru que je l'ai retenu.)  

Si tu l’aimes tellement, si tu l’aimes de cette façon irraisonnable, alors à défaut de penser à toi pense à elle et à ce qu’elle voudrait. Je sais que c’est dur, je foire souvent sur ce point là, mais je sais aussi que lorsqu’on sonne les cloches pour le faire remarquer ça aide pas mal.

Les voix qui s'élèvent,
sont amenées à être brisée.
Les sensations sont si intenses
que les mots en deviennent triviaux.

Ouille, elle marque un point, elle le fait remarquer en me poussant vers le lit. Je refuse de croire qu'elle n'a pas vu qu'il était occupé, écraser Cait ne la réveillera pas, au pire cela l’étouffera et ça sera encore de ma faute. Ne pouvant pas décemment l'escalader pour fuir vers la fenêtre, je décide de m'y asseoir même si je n'en ai pas envie. Elle prend une inspiration. Ca y est j'y suis, un long monologue ! Son mode de punition de ce que certains qualifieraient de sodomie auditive. Je vais peut être en venir à regretter ma chaise ou mes coups de règles sur les doigts en fin de compte.

La suite m'assomme comme prévu mais j'en reste complètement immobile et effarée. Elle ne me deteste pas,elles ont lu mon carnet ! Elle est rousse, elle me parle d'instinct maternel, elles ont lu mon carnet ! Elle me demande de leur laisser une chance, de rester, elles ont lu mon carnet ! Par le Sang du christ ! Mais qu'est ce qu'elles ne comprennent pas dans le mot Journal INTIME ! C'est pas le Times, si ?

Et le plaisir subsiste,
Ainsi que la souffrance.
Les mots eux sont vides de sens
Et vite oubliables.


Il me faut plusieurs secondes pour m’apercevoir que le silence est retombé et que je continue de l'observer avec de grands yeux écarquillés de surprise sans avoir repris un souffle de vie. Tout est...confus. Tout va si vite que je ne sais plus quoi faire.
Et si tout ce que j'ai toujours voulu...tout ce dont j'ai toujours eu besoin ...était.. ?

Je...Heu...Et....Bah....C'est à dire que...c'est...c'est embarrassant...Et...

Je secoue la tête pour lui signifier que les mots ne viennent pas et rompant le contact je me relève d'un bon pour la regarder avec cette même mine de chien battu.  

Je...heu...dois faire pipi.

Un sourire tordu qui sonne comme une excuse avant que j'essaye de bouger et de me diriger vers la porte. Mais d'un geste surprenant de brusquerie, je frappe la boiserie de l'encadrement de la porte et m'y cramponne comme pour retenir mon corps de passer cette ultime frontière. Je ne fuirais pas, plus maintenant. Tout ce que j'ai voulu...tout ce dont j'ai besoin...oui.
Mon regarde se tourne vers elle, déterminé mais fragile, yeux brillants et dents serrés à s'en faire saigner les lèvres.
Il me faut peu de temps pour réduire le distance qui nous sépare et lui sauter au cou avec un gémissement plaintif. L'enserrant, l’étouffant sous ma chevelure et sous les hoquets de sanglots violents d'où n’émerge qu'un seul mot roulant comme un litanie.
«  merci ».

Tout ce que j'ai toujours voulu...tout ce dont j'ai toujours besoin est là...dans mes bras.

Une famille.
Ma famille.


Tout ce que j'ai toujours voulu,
tout ce dont j'ai toujours eut besoin.
Se trouve là , dans mes bras.

Les mots sont si inutiles.
Eux qui ne peuvent souvent que nous porter préjudice.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mer 13 Aoû - 22:00

Enjoy The Silence (Scala Version) by Scala & Kolacny Brothers on Grooveshark

Son visage s’exprime autant que les autres et ce que j’y vois suite à mes paroles ne fait que me renforcer dans ces dernières. Tristesse, honte, elle tente de faire face, me regardant comme l’enfant qu’elle est et se soumettant de cette même façon à ma technique. C’est une enfant à qui on fait la morale et elle réagit comme telle, consciente qu’elle a tord et plus touchée par ce qu’on ressent nous que par l’erreur qu’elle a faite. Mes mots l’heurtent, certains d’entre eux plus que d’autres, et elle résiste un peu alors qu’on s’approche du lit ; ey, Caitlyn arrive à y tenir avec moi malgré ma propension à prendre l’entièreté de la place, elle croit qu’elle ne peut pas tenir assise sur le rebord ? Qu’elle me fasse confiance, je sais viser comme être très délicate, surtout lorsque ça implique un lit. Quand à son dépit alors que je m’apprête à monologué, elle ne va pas s’y mettre aussi ; même si c’est si désagréable de m’entendre parler elle n’a pas le choix, je continuerai à parler jusqu’à ce que je n’ai plus rien à dire, une improbabilité considérant que je suis une pipelette une fois mise en confiance mais voilà quoi. Puis j’ai raison ou pas ? C’est important ça aussi.

Vu la tête qu’elle fait durant le silence qu’elle laisse une fois mon PETIT monologue terminé, je ne pense pas qu’elle y réflechisse mais juste qu’elle tente de surmonter le choc. Oui, tout ce que j’ai dit je le pense ! Oui, c’est une symbiose et ça importe moins que l’union qu’elle représente. Oui je suis rousse parce que je revendique ce que Caitlyn m’a offert, durant nos dernières symbioses. Oui… tu ne vas pas me faire tout répéter tout de même ? C’est quoi qui pause problème ? Le carnet ? Bah essaye de résister à tes pulsions quand tes émotions sont additionnées à celles d’une autre personne et quand elles sont démultipliées, c’est très difficile ! Ça a suffit pour me faire développer un sentiment maternel à ton égard, Aislinn. Ça a suffit à me pousser à… non rien. Oui, je ne suis pas prête à être mère mais je veux la chance d’essayer, d’essayer d’être la tienne, d’être celle de Jade. Pour l’instant je ne peux mais ça nous laissera du temps à toutes les deux.

Aller, arrête ton apnée et réponds-moi !

Je… Heu… Et… Bah… C'est à dire que… c'est… c'est embarrassant… Et…

C’est une réponse et oui, c’est embarrassant, je le reconnais volonté et j’ai un sourire compréhensif et un peu nerveux également ; je ne forcerai pas les portes mais cette réponse signifie qu’elles ne sont pas fermée. Les mots peuvent être difficiles à trouver mais je comprends ce qu’elle n’arrive pas à exprimer. C’est pour cela que je la laisse se lever car malgré qu’elle soit plus massive que moi, elle n’est physiquement qu’humaine et ma douceur précédente ne doit pas la tromper sur le fait que je suis bien plus forte qu’elle. Il n’y a de craintes à avoir, ce n’est pas grave de ne pas trouver les mots, si les gestes sont plus faciles…

Je… heu… dois faire pipi.

Mon tour d’être dépitée. Et ce sourire désolé n’y change rien même si je la laisse s’enfuir, je sais où la conduira cette fuite et je sais qu’elle nous reviendra, du fait. Mais je dois avouer être interloquée par les crispations de son bras tout comme le geste de colère qui les suit, bien inutile et me faisant m’inquiéter de cette réaction même si je la comprends bien vite ; Aislinn s’accroches, elle ne veut plus fuir, pas cette fois. Pas ça. Elle n’aurait fuit que temporairement mais même ça, elle ne veut pas, elle ne veut plus, pas cette fois, pas encore.

Je me relève alors qu’elle me regarde, ne sachant pas comment réagir face à cette fragilité crispée qu’elle offre à mon regard. Je déglutie et j’hésite, immobile et sans doute légèrement tremblante de gestes qui ne veulent pas venir, qui ne veulent pas sortir ; j’ai fait la morale et j’ai offert le choix, éduquer s’arrête là, même si parfois ça peut entrainer des gestes d’affection ça ne les impose ni ne les commandes. Alors je me laisse faire à défaut d’agir, je la laisse venir et m’enlacer non pas comme j’en ai l’habitude mais d’une façon qui est différente, d’une signification tout autre et agréable également. Je lui rends son étreinte pour la tenir contre moi, sans me pauser de question, pour la soutenir sous les pleurs et les remerciements. Je la berce de cette chanson que j’ai peu faite partagée tout en la gardant contre moi aussi longtemps qu’elle en manifestera l’envie.

Je ne suis pas encore sa mère, je ne suis pas encore mère, mais je suis là pour elle, je fais de mon mieux pour elle. Elle nous donne notre chance, Caitlyn, et je fais ce que tu aurais fait, j’espère. Dommage que tu ne puisses nous voir, c’est le commencement de ce que tu voulais, de ce qu’on voulait, c’est le commencement d’une famille à deux niveaux. On y arrivera. On y arrivera toutes ensembles. On a le temps, on saura ce donner le temps car Aislinn et moi en avons besoin tant l’une que l’autre, mais on y arrivera. Tout a un commencement et on y est, balbutiantes.

Le soir est arrivé et nous avons mangés en famille, sans toi malheureusement mais je me suis mélangée aux tiens, guidée par Aislinn et me rapprochant tant de Ruth que constatant froideur sentimentale de Niahm, malgré quelques qualités allant de sa fidélité surement difficile à acquérir à son protectionnisme envers sa mère. Elle ne regrette pas ce qui c’est passé avec Adrien par pragmatisme mais se montre  très éduquée au niveau des manières, néanmoins elle s’intéresse à la musique et son manque de sociabilité est compensable par l’intérêt pour la musique ou l’équitation. Elle semble par moment aussi mature qu’Aislinn et dans d’autres aussi agréable que James. Ruth pense d’ailleurs qu’il vaut mieux le tenir à l’écart de tout cela, au cas où il ait des potentialités similaires à Adrien ; à ne pas dire à mon père sinon il le transformera en poussière. J’apprends un peu plus à faire connaissance d’Aislinn, on parle de nos passés et cela me permet de contempler plus efficacement les lambeaux du mien qui m’ont été arrachés. Ma mémoire depuis ma transformation a bien résistée mais les autres… celle de Franklin a du faire beaucoup tampon, je ne me souviens presque plus de rien tandis que celle d’Emma n’est que très peu affectée. Et la mienne… il y a énormément de vides. Mon enfance, mon adolescence, des années entières disparues. L’Institut, des semaines voir des mois. Je me souviens du principal, je veux le croire mais je ne pourrais jamais réellement le savoir. Je me souviens de mes amies, je me souviens des rencontres, je me souviens de la plupart de nos moments, Caitlyn, mais il est des passages qui ne me sont plus accessible. Peut-être reviendront-ils mais mon cerveau a déjà guérit et je crains que la mémoire ne repousse pas.

C’est sur cette note pessimiste que je laisse les autres pour me retirer auprès de toi, auprès de ton corps endormi contre lequel je me couche et me serre une fois dévêtue, consciente que tant que tu es là j’ai le principal pour vivre. Je crois que j’aimais à mettre ma tête contre ton sein, parce que c’était le « premier » contact amoureux, parce que c’était ton sein et qu’en dessous se trouve ton cœur, ton cœur qui bat pour moi. Je me souviens m’en être souvenir, dans le Val d’Eternité, mais j’ai du mal à m’en souvenir réellement, directement. Je m’endors en conscience que j’ai deux moyens de récupérer ma mémoire mais que pour l’heure, je profite simplement de ton contact.

Non, je ne t’ai pas vêtue avant de te mettre sous notre couette jusqu’à la gorge, par fatigue il est vrai mais aussi parce que je veux ce contact nu dont nous avons l’habitude. Tu n’engueuleras plus tard, pour ça et le roux, quant tu seras réveillée. Pour l’heure je m’endors contre toi, à ma place. Je t’aime.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Jeu 28 Aoû - 17:37

Elle laissa glisser lentement le plat de sa main avec une tendresse délicate sur son visage tourné vers elle avant de laisser son geste mourir sur sa gorge et contourner lentement la forme de son sein. Elle se rallongea sur le dos faisant fit de sa poitrine à demi couverte par le drap tout en prenant bien soin de dévorer des yeux son vis à vis avec un amour évident. Son regard se porta un instant sur la chevelure d'une rousseur inédite et elle esquissa un sourire amusé avant de murmurer.

Et on doit ça à la fusion ou tu te sentais un peu trop Oldfield de substitution au point d'afficher la couleur familiale ? Tu n'avais pas besoin de ça pour te faire accepter par la famille, tu sais : Ruth m'a dit tout le bien qu'elle pensait de toi tout à l'heure, tu es adoptée et reçue avec les félicitations du jury et pourtant c'est une vraie grenouille de Bénitier, Tante Ruth...Quand je lui ai dit qu'a défaut d'être roux , Dieu etait peut-être gay....ca l'a pas fait rire.
Quant à Aislinn, comme tu vois...les draps mouillés nous prouvent qu'on a au moins un point commun toutes les deux...Sérial chouineuse. Son...je sais pas...sa manière d'être à changé, vous avez discutées toutes les deux, j'ai l'impression....Tu m'feras une cession de rattrapage, sweety ?


Elle la laissa s'exprimer avant de soupirer en fermant doucement les yeux.

C’était quelque chose, hein ?

Un silence lourd de signification.

Vous avez fait une méga connerie en ne me disant pas le lien de parenté que j'avais avec lui...ca aurait pu...ca nous a coûté cher. Tu es passé près d' y passer pour ainsi dire, Amy, très près. Tu peux faire la fière devant elles en bas, mais moi, je sais.
Je suis en colère tu sais....je...je ne contrôle rien dans ces cas là. Je voulais sa mort, rien d'autre. Je t'ai forcé. Ca me dégoutte...mais je crois sincèrement que c'était une chose inévitable. Je ne regrette pas sa mort même si c'était mon géniteur, je regrette de t'avoir poussé à le faire.
L'Ange à la Main sanglante, tu sais, c'est des conneries tout ça. Nous nous sommes protégées, protégé notre droit à un avenir. C'est pas une fatalité, non, c'est un choix. Mais si moi je sais être la main qui tue, ca m’embête que toi tu le deviennes, j'espère que...j'espère que ca ne te travaillera pas trop, je prend toute la culpabilité de nos actes, c'est ma faute....tu n'as pas a...enfin tu comprends.


Elle la fixa à nouveau de son regard vert-bleu où brillait un réel éclat de tendresse.

On progresse. C'était différent de notre première fois....
Je me souviens de....de sensations. La colère, la haine...une fureur indescriptible lorsque...lorsque j'ai assimilé l'état dans lequel il t'avait mis...L'amour, l'enivrement du combat et...et la satisfaction de le tuer comme une délivrance. La peur aussi et l'Inquiétude envers Aislinn...De nouveau la peur et la colère quand je l'ai vu « lui » chez nous dans le salon. Je n'ai pas finit d'en parler de celui là, comment ose t-il se pointer ici la bouche en cœur ? Apres ce qu'il nous a fait ? ...et...Non Aislinn, c'etait pas pareil ! Il n'avait pas besoin d'aide, il ne manifeste pas de remord, Aislinn m'a même dit qu'il nous méprisait ouvertement, je te préviens Chérie, Je m'en fiche moi du grigori même si il a soigné Ais', je ne l'aime pas et je le lui ferais savoir !
…..
Je me souviens aussi de la joie et de la fatigue ainsi que...hum...(un rougissement et un regard oblique)...une douche un peu...heu...enfin...très agréable.
Les émotions, ça elles sont restées comme des ...des Stimuli puissants tu vois ? Mais les paroles ou le reste...je ne m'en souviens plus. Mais j'ai bon espoir qu'en travaillant...j'arrive a...a communiquer avec toi.
Et puis tu as vu , La puissance de ce que j'ai déclenché ? Wow...J'ignorais que cette chose pouvait déchaîner une telle fureur...Tu imagines si j'arrivais à contrôler ça ? On arrêterait de se foutre de ma gueule avec «  Cait va chercher du café ».

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Ven 29 Aoû - 19:54

Book of Days by Enya on Grooveshark

Mercredi 19 Février 2014 – 06 : 32 P.M.
Trois jours, une fois encore ; c’est le prix de la dispersion à moins que ce ne soit celui de l’effort de se réunir. Je ne pense pas que ce soit lié à la symbiose du fait que tu n’ais eu à te reposer plus que de norme lorsque nous l’avons testée avant le combat. A la première symbiose tu étais seule contrôleuse puisque c’était la conscience partielle permise par la « bête » de mon frère qui te permettait d’être suffisamment consciente pour adapter ta puissance et ne pas me tuer, et la fin c’est trouvée d’un violent rejet qui t’a fait te disperser. J’ignore si on peut en tenir compte considérant toutes les différences mécaniques avec ce que l’on fait désormais. A la seconde, j’étais seule contrôleuse puisque c’est en me modifiant que j’ai réussie à la recréer et ton inconscience a finie de me laisser seule maîtresse à bord même si ton influence était là, à chaque instant. Lorsque la séparation c’est faite, elle était naturelle et ton repos l’a été également, il ne s’agissait plus d’un quelconque rejet douloureux. La troisième fois se divise en deux parties, la première où il n’y avait plus réellement de contrôleuse puisque nous étions tout aussi submergées l’une que l’autre par nos émotions partagées, réduites à cet état primaire l’une d’esprit et l’autre de chair, complémentaire et similaire. Tu t’es dispersée avant mais une fois réunie et unies tu as pu tenir encore et pas uniquement par noyade d’émotions puisque même une fois la tempête passée tu es restée, nous sommes restées, comme cela l’avait été la fois précédente même si je me suis entièrement laissée porter par nos émotions, continuant à faire les choses de la façon la plus naturelle possible, pour ne pas dire là-aussi primaire. Ce n’est que lorsque tu es redevenue chair que tu t’es effondrée dans ce sommeil comateux. Je suppose donc que la norme ne l’inclura pas même si ton phasage continuera de te fatiguer au point que tu doives te reposer un minimum une fois redevenue toi mais je dois avouer que j’ai plus de questions que de réponses. J’aimerai que l’on explore, j’aimerai que l’on progresse, j’aimerai que l’on aille toujours plus loin ; curiosité, on ne me changera pas.

Mais je pense peut-être trop vite au futur et tu me ramène au présent d’un geste tendre auquel je réagis à chaque étape, la caresse dessinant un grand sourire et un regard amoureux alors qu’elle parcourt la joue avant de me faire légèrement pencher la tête et lever l’épaule comme pour la retenir au creux de mon cou et le léger durcissement mammaire alors que tu le contournes, avant de te rallonger même si ton regard ne me quitte pas plus que le mien te le fait de toi maintenant que tu l’as raccroché pour me sortir de mes pensées et me ramener vers toi qui en est encore à comprendre le passé, notre passé.

Je suis aussi nue que toi puisque l’on s’est couchées tôt, la journée ayant été courte mais suffisante pour remettre les pendules à l’heure avec presque tout le monde alors même que tu gardais le meilleur pour la fin ; moi. Je te rends ton regard, transpirante de cette joie que tu m’inspire, couchée sur le flanc avec la tête légèrement relevée pour te regarder de tout ce qui échappe au drap et même ce qui ne lui échappe pas d’ailleurs, les courbes toujours visibles pour l’œil attentif (et autorisé à voir, bien évidemment).

- Et on doit ça à la fusion ou tu te sentais un peu trop Oldfield de substitution au point d'afficher la couleur familiale ? – je ne suis pas sure d’avoir bien compris le sens de la seconde partie de la phrase mais ça n’entame en rien mon sourire : je ne crois pas qu’on doive cela directement à la fusion, mais plutôt par un processus inconscient m’encourageant à revendiquer ta présence, et si par Oldfield de substitution tu veux parler de ma condition d’hôte de la plus belle des Oldfield alors oui, j’afficherai la couleur familiale et plus encore si tu le veux – Tu n'avais pas besoin de ça pour te faire accepter par la famille, – ça te plait toujours pas que je sois rousse, hein ? – tu sais : Ruth m'a dit tout le bien qu'elle pensait de toi tout à l'heure, tu es adoptée et reçue avec les félicitations du jury et pourtant c'est une vraie grenouille de Bénitier, Tante Ruth… Quand je lui ai dit qu'a défaut d'être roux, Dieu était peut-être gay… ca l'a pas fait rire. – je sais, j’ai tout entendu, et considérant ma conception de Dieu Il n’a pas à avoir la moindre tendance, étant bien au-delà de cette conception sexuée – Quant à Aislinn, comme tu vois… – il nous faudra un peu de temps pour qu’on s’adopte correctement mais on le fera, c’est plus que bien parti – les draps mouillés nous prouvent qu'on a au moins un point commun toutes les deux… – un adorable point commun… familial aussi – Sérial chouineuse. – je souri encore un peu plus ; j’aime bien vos larmes de joie, ça prouve votre sensibilité – Son… je sais pas… sa manière d'être a changé, vous avez discutées toutes les deux, j'ai l'impression… – en effet, on avait quelques petites choses à mettre au clair entre nous même si certaines me reste en travers de la gorge ; elles finiront par sortir, je promets d’arriver à les dires un jour – Tu m'feras une cession de rattrapage, sweety ?

- Comme toujours, dis-je avant d’avancer la tête pour un baiser de promesse, à direction des lèvres et qui surprendra peut-être considérant que tu as fermés les yeux, ce qui n’enlèvera rien au geste bien au contraire. Et pour la rousseur, ce n’est pas pour être acceptée, non. C’était pour revendiquer le « nous ».

- C’était quelque chose, hein ?

Mon sourire reste et mon regard se fait légèrement absent alors que les souvenirs reviennent. J’aurai répondu immédiatement si ton visage ne c’était pas assombrit, me faisant me taire et attendre dans la lourdeur muette de longues secondes les pensées qui ont conduite à cela. Une connerie en ne disant pas le lien de parenté, voici qui me fait détourner le regard et grimacer ; non, ce n’était pas une connerie, ni une protection d’ailleurs, mais tu auras pu le vaincre. Si tu avais su tu aurais pu le vaincre et faire foirer le plan car il ne serait jamais venu de lui-même ; il fallait lui laisser un atout, un coup d’avance, c’est hideux lorsqu’on y pense mais c’est un choix stratégique, un choix de la tête et non du cœur. J’en suis désolée. Pas d’avoir payé le prix, non, mais de t’avoir laissée souffrir ainsi. Je ne fais pas la fière, devant elles ou devant toi, enfin je n’en ai pas l’impression. Ce qui c’est passé… je ne serais pas surprise de m’en réveiller la nuit en sueur d’ici peu.

Je m’affaisse face à ta colère tout comme je sais que tu agis sous la plus petite pulsion lorsque tu réduis ton esprit à l’état de soupe énergétique mais alors que tu parles de me forcer, ma bouche s’entrouvre et je tends la main vers toi pour te la poser sur la joue ; tu ne m’as pas forcée, tu m’as permise de le faire. Nous l’avons fait ensemble. J’ai beau déglutir difficilement à tes paroles je ne veux pas que tu te tourmentes de cela : c’était une chose inévitable, oui. Je ne regrette pas sa mort, peut-être parce que tu m’as empêchée de la regretter, mais je ne regrette pas qu’on l’ait faite ensemble. Je t’expliquerai plus tard Caitlyn pourquoi je ne le regrette pas, même si cela rentre dans l’essence même de notre symbiose : le partage, l’union, pour le meilleur comme pour le pire.

L’Ange à la Main Sanglante, non ce n’est pas une connerie ; c’est ainsi que je me perçois même si techniquement ce n’est que contre Adrien que je me sois salies les mains et que les Nephilim ne sont pas des anges mais « ceux qui font chuter les autres ». Oui nous nous sommes protégées et avons protégé notre avenir mais cela ne change rien au sang que nous avons sur les mains. Ce n’est pas une fatalité, non, c’est un choix ; d’où l’importance de ce « surnom ». J’ai toujours fait ce choix, même s’il m’horrifiait et me coûtait tant.

- Je ne suis pas devenue la main qui tue, Caitlyn. On l’a été, ensemble. Ne prends pas toute la culpabilité ou la faute, s’il te plait. La symbiose fait de nous un seul être et c’est ce que je veux, partager. Tu ne t’en souviens pas mais grâce à cela, on a partagé nos cœurs et nos émotions, on a partagé mon corps, on a partagés tes démons ; le « je » ne s’applique plus qu’à la pensée, c’est le « on » qui nous désigne. Ce n’est pas ta faute et je n’ai pas tué, on l’a fait. Oui ça me travaillera mais je ne voudrais pas qu’il en soit autrement.

Je comprends et espère que tu comprennes aussi ; les choses sont bien plus claires pour moi que pour toi et j’espère changer cela, j’espère qu’on arrivera à changer cela. Nous ne sommes pas encore sur un pied d’égalité dans cette symbiose et j’aspire à l’atteindre pour que le partage soit aussi réel pour toi qu’il l’est pour moi.

Et le fait qu’on progresse, seulement au second essai, voici qui me ravi. Différent de la première fois, je suis comme une enfant à attendre qu’on lui raconte une histoire, je veux tout savoir et je l’écouterai avec avidité. Peut-être n’est-ce qu’une question d’habituation, après tout. La colère, la haine et la fureur, voici qui entame sérieusement mon sourire même si c’est un point positif de s’en souvenir, malgré tout. L’amour voici qui fait renaitre ma torsion des lèvres même si elle s’amenuise à nouveau face à des souvenirs qui ne sont pas des plus agréables et me poussent jusqu’à détourner le regard quelque instant ; il n’y a pas eu de combat mais il y a eu un massacre et la satisfaction malsaine de l’avoir tué, oui. Puis il y a eu la crainte et la désolation pour Aislinn, en effet, à cause de ce qu’elle avait subie, mais visiblement tu n’as nulle trace de ma gêne et de ton hilarité victorieuse de son commentaire sur ma poitrine, j’ignore si c’est tant mieux ou tant pis. La peur et la colère quand à l’arrivée de mon père… te souviens-tu uniquement de tes émotions ou des miennes également, Cati Mia ? Je me doute que tu n’as pas fini de m’en parler d’autant plus qu’il n’a pas fini d’être là ; tant que mes tentatives pour le défendre ne poussent pas à la dispute, cela me va. Après je reste consciente qu’il y a nombre de points où je ne le défendrais pas et même je l’assaillirai à tes côtés, considérant le personnage. Tu réponds à une question que je n’ai pas posée et, considérant ce que tu m’as offert envers Aislinn, je ne suis même pas sure que j’y aurai pensé mais cela m’offrira peut-être l’occasion de te faire partager ce que je ressens pour lui. En tout cas il aura le droit à une seconde chance, comme elle, même si en effet il ne manifeste aucun remord et limite sa considération à ta famille comme à n’importe quelle famille de « mortels » ; il ne les méprise pas mais il a particulièrement du mal avec l’absence de pudeur, la matriarcalité et l’homosexualité. A défaut d’être une grenouille de bénitier il est croyant et pratiquant, et très con sur les bords. Néanmoins à lui faire savoir, aucun problème de mon côté tant que ça ne part pas en live, parce qu’il a plus de répondant que Sébastian…

Non, je n’ajoute rien, même si je suis coupable et honteuse, ne te regardant qu’avec de petits yeux suppliants.

- Je me souviens aussi de la joie et de la fatigue ainsi que… hum… – je contemple ton rougissement en relevant la tête d’incompréhension, avant que tu ne précises après un instant pour me faire m’empourprer à mon tour, coincée entre la taupe-tomate et la petite fille coupable – une douche un peu… heu… enfin… très agréable.

Je dois faire un gros effort pour ne pas t’interrompre mais mon cerveau est en ébullition afin de trouver toutes les excuses du monde, chose ne m’empêchant pas de prendre un peu du drap pour me cacher tant que je peux. Les émotions comme des Stimuli puissants je suis plus qu’au courant d’autant que j’ai des explications à fournir là-dessus aussi… quand à tout le reste… je partage l’espoir mais pour l’heure je suis aux abonnés taupins.

- Et puis tu as vu, La puissance de ce que j'ai déclenché ? Wow… J'ignorais que cette chose pouvait déchaîner une telle fureur… Tu imagines si j'arrivais à contrôler ça ? On arrêterait de se foutre de ma gueule avec « Cait va chercher du café ».

- Euh, en fait, c'est-à-dire que, tu vois, ça, je fini par me taire un instant alors que je n’arrive pas à saisir le changement de sujet et m’apprête donc à tout faire dans l’ordre, ou plutôt pour l’impact que ça a sur moi. Lorsqu’on est revenue j’étais trop épuisée pour réfléchir, les conséquences de l’APB, toussa… si tu m’avais pas aidée je me serai pas relevée. Et du coup, je me suis contentée de suivre simplement nos ressentis, sans me poser de question. J’ai frappé Ezéchiel, j’ai embrassée Aislinn comme tu le fais, sur le front, puis… bah on était couvertes de sang du coup on a prit une douche. Même si tu ne t’en souviens pas, je tente de te faire « découvrir » mon monde, comment je perçois le monde, lorsqu’on est en symbiose, et tu me connais avec les douches chaudes… sauf que voilà, tu te connais aussi… et les émotions sont de puissants stimuli, très puissant, sachant qu’à cause de la mutation je suis bien plus sensible… et que lorsqu’on est en symbiose, nos émotions se mélangent, donc en gros, si on est en harmonie émotionnelle, qu’on ressent la même chose, bah pour moi c’est deux fois plus intense. Et pour toi, en toute logique, dix. Ma, ma, mon avis sur la masturbation a pas changé. J’préfère donner et qu’on m’offre plutôt que faire toute seule… mais pour le coup… sachant que donner/offrir avait une nouvelle définition… et que… ben voilà quoi… je n’ai pas pensée et… au-secours.

Bon, là je crois que la seule place à laquelle je me sentirais à l’aise c’est sous le lit, cachée. Rouge-tomate comme je ne l’ai que très rarement été, j’ai vraiment besoin qu’elle me rassure sur ce coup-là parce que même si je suis contente que ça ait été suffisamment agréable pour que tu t’en souviennes, c’est comme si j’avais faite une immense connerie. Il me faudra quelques temps pour me calmer, quelques paroles aussi, puis j’essayerai de reprendre.

- Tu sais, pour la forme électrique… j’aimerai beaucoup que tu contrôles mais pas pour les mêmes raisons. Ororo c’est excusée pour le café mais si ta forme, et je crois que c’est le cas, est réellement ton toi le plus pur, le forcer à combattre serait le dénaturer. Oui, c’est très puissant, mais plus que la puissance, c’est ce qu’on pourrait en faire qui m’accapare l’esprit. Je voudrais aussi qu’on communique, je voudrais que tu te souviennes de tout… j’ai pas mal réfléchi sur le sujet parce que lui, il me travaille. Et pas qu’un peu. Les émotions partagées, intellectuellement on peut comprendre quoi est à qui si on s’en donne la peine et si on n’est pas en harmonie, néanmoins ça reste des émotions : niveau communication intelligible c’est compliqué. On sait déjà que pour les pensées partagées c’est impossible, pas sans télépathe, mais il est possible, je pense, que si tu arrives à garder ta conscience… on puisse parler. Voir plus, agir. Lorsqu’on avait le truc de Sébastian, tu as été capable de me faire me mouvoir, de me faire halluciner, et en toute logique c’est encore possible si ce que je sais du système nerveux comme de ce que j’ai altéré dans le mien est vrai. Je crois que la première étape c’est que tu réussisses à garder conscience, même en forme phasée. Je sais pas si je peux t’aider mais je pense que c’est le seul moyen de réellement avancer et progresser. Ensuite, il faudra que tu arrives à t’en souvenir, pour savoir où on en est et ce qu’on a fait. Enfin on pourra réellement explorer et partager… Réellement « fusionner ».

De petits bonds dignes d’un poisson échoué sur la berge, je me rapproche de toi pour pauser la tête contre ton sein et écouter ton cœur, une main s’en venant faire des ronds de caresse sur ton ventre, alors que je reprends un peu plus doucement.

- A ce propos, j’aimerai te demander encore une chose. Est-ce que ça te gênerait qu’on évite d’ébruiter ça à l’Institut ? J’ai pas honte de la symbiose, au contraire même j’en suis heureuse car aucun couple avant nous n’a pu ainsi et autant ce donner à l’autre, mais j’ai peur de ce qu’ils en diront et je ne veux pas tomater à chaque fois qu’on me regardera bizarrement. Ça sera un de nos petits secrets, d’accord ?

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Sam 30 Aoû - 7:19



Nous ne parlons que peu de sexe toutes les deux, même si nous pratiquons sans doutes plus que de raison. C'est un langage entre nous qui bien souvent n'a pas besoin de mots mais qui trouve d'instinct les choses à faire ou à ressentir.Une chorégraphie parfaite faites de gestes, de murmures et de soupirs, de laisser guider et de guider. C'est à vrai dire l'une de ces choses dont nous partageons l'entière exclusivité avec un naturel qui se passe volontiers d'explications, d'exploration sans doute oui, mais pas d'explications. Elle finit par me connaître mieux que ce que je me suis « connue » seule, sachant où et comment procéder pour optimiser le plaisir, et cela passe par le contexte comme les gestes, elle sait « me conduire » pour aller ou nous voulons aller et j'aime à me dire que je la conduis pareillement. Qui d'autre qu'elle pour me faire si bien jouir ? Je pense sincèrement que la réponse passe par le nous. Mais lui dire ces choses n'est pas simple.
Je passe pour un trublion déluré et elle pour une coincée de première et pourtant qu'on m'en vienne à me parler de nos relations sexuelles dans un cadre hors que du trollage et je taupinerais aussi fort qu'elle et sans doute découvrirais du pétrole bien avant elle. Le Sexe n'a jamais était destiné pour moi à être un élément central dans mon existence , force est de constater qu'au fond il l'est un peu mais non pas parce que j'aime faire l'amour avec des femmes, mais parce que j'aime faire l'amour avec elle, et exclusivement elle. Le reste n'est qu'affaire de pulsions, de fantasmes débridés et autre instincts, purement humain et Dieu sait combien nous autres mutants, nous aspirons à cette humanité.

Elle s'empourpre, s'emballe et perd pied parce qu'elle se croit obligée de s'expliquer. Je ne lui ai rien demandé mais Amy est ainsi faite, laissant surgir la Ptite Brune dans ce qu'elle a de plus charmant dans ses pudeurs embarrassées. Elle est touchante, toujours, et me renvoie avec fraîcheur à nos tâtonnements du début, nos expérimentations aussi inracontables que cocasses faites de « je ne fais pas mal, la ? Et comme ça c'est bien ? Attends je vais tomber là ! », oh ca, elle taupinerais puissance mille si on se regardait le film de nos maladresses, mais l'apprentissage n'est-il pas au centre de l'être humain, non ?
L'appel au secours indique que le Titanic voit l'Iceberg, je dois prendre la barre. C'est ce que je fais en pausant l'index sur ses lèvres lui imposant ainsi un silence salvateur.

Shuuuuut..C'est moi mon ange, ça va. C'est quelque chose de naturel ok ? D'autant plus que nous ne faisions qu'une, et tu sais combien j'aime te voir prendre du plaisir parce que ca m'en donne aussi, et dans ce cas de figure, encore plus, t'as pas idée ! Ou plutôt si justement, tu le sais... Tu as bien fait, j'ai adoré ça, sincèrement.
Mais...J'aimerai éviter ce genre de chose à l'avenir...Je veux dire le sexe fusionné. J'ai une crainte qui m'a trotté dans la tête....Imagine que tu aimes particulièrement une tarte à...hum...à l'abricot. Et qu'un jour, on te fait goûter la meilleure tarte à l'abricot du monde, d'une saveur incroyablement éclatante. Alors ensuite, oui, tu remangeras de la tarte mais derrière chaque bouchée, il y aura toujours ce regret...qu'elle ne fusse pas aussi bonne que celle que tu as goutté.
Le plaisir puissance cinq, c'est puissant oui et ca serait mentir que de dire que ca ne m'excite pas...Mais tu n'es pas moi, mon amour, tu ressentiras TOUJOURS à cette puissance , moi non. Je ne veux pas vivre avec cette...cette...ombre de vouloir être toi, de vouloir ressentir comme toi, ça t'appartient, ce n'est qu'à toi que tu me le fasse découvrir, je comprend que ça te tienne à cœur, mais pas sur cet aspect de notre vie de couple, ça risque de me dénaturer, moi dans mes désirs et mes frustrations :  Je risque de ne vouloir plus que ça. Et j'ai besoin de...de te toucher, de t'embrasser tout le corps, de goutter ta peau et ton intimité, ta saveur, ton goût, tes odeurs...j'en ai besoin...mais j'en ai besoin à ma propre échelle, avec ma...mes ressentis, tu vois ?


Elle m'expliqua son impatience de comprendre et d'en apprendre plus sur cette forme que je prenais, je me posais autant de questions qu'elle, j’étais sur le seuil d'un pouvoir qui me dépassait totalement même si on commençait à en comprendre le fonctionnement et les limites, les possibilités d'utilisation et d'adaptation restaient immense, j'avais l'impression d'avoir hérité d'un vaisseau spatial sans mode d'emploi. Il faudrait comprendre et apprendre, comme toujours.

Oh mais ça, on le fera ensemble...Tu vas m'aider pour sur, de toute façon cette « forme » ne réagit qu'en ta présence et semble n'être domestiquée que par toi. Il faudrait peut-être lui trouver un petit nom , non ? Ghost-Cait ? C'est nul...Force bleue ? Non sérieux, si t'as une idée....je suis preneuse. On a déjà Amlyn pour la fusion, ca pète Amlyn, on dirait « Anne -lynn » ca existe tu sais ! Ah !! Par contre ! On a enfin trouvé un moyen de voler sans que j'ai la trouille, Tu pourras m'emmener dans les airs en toute sécurité, c'est à faire ça !
On y arrivera, j'veux dire communiquer, on y arrivera après tout, c'est juste la deuxième fois qu'on le fait...Les premières fois, on est toujours maladroite et peu nunuche apres avec l'expérience, on s’améliore...tu te souviens, hu hu...


Je la laissais bondir pour me rejoindre et se poser sur moi, portant par réflexe ma main sur ses hanches en une caresse lascive.J'aimais la voir ainsi, nous voir ainsi et sa requête n'avait rien d'idiot c'est pourquoi elle reçu un aval positif.

Pucette, les autres, on les emmerde bien profond tu ne penses pas ? M'enfin, si tu veux, on fera comme ça et  de toute façon ce qu'il y a entre nous ne regarde que nous. Par contre, …..(un sourire etrange qu'elle réprime essayant de se concentrer) ...il faudra mettre Moira au courant, si ca peut lui servir à mieux comprendre cette mutation et nous permettre de progresser à la contrôler. Et je..pff..
( une grimace de résistance avant qu'elle étouffe un rire nerveux éloignant la main de son ventre)
Arrétttteeuh...Ca chatouille ! Tu triches ! Tu essayes de me déconcentrer. Tu sais très bien que c'est terrible sur le nombril, impossible de résister. Tu veux te battre, hum, c'est ça ? Ah ah..

D'un geste rapide, je pivote et l'escalade, la chevauchant mains en appui de chaque coté de ses épaules laissant ma chevelure lui noyer le visage alors que je mime les rugissements d'un tigre.
Je immobilise, plongeant un regard chargé de désir et d'amour dans le sien avant de murmurer, un sourire angélique aux lèvres et une main dont les doigts s'entortillent dans ses boucles rousses

- Dis ? Toi qui t'y connais...Ca fait quoi de faire l'amour avec une rouquine ? J'ai jamais essayé. Tu pourrais... m'apprendre ? ♥

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Sam 30 Aoû - 12:54

Un doigt sur mes lèvres et je me tais, je me calme relativement aussi, du souffle du moins ; j’aime son contact et j’aime ses mots, je la crois même si ce point de la nature me pose autant de problèmes que l’acte le faisait à nos débuts. Beaucoup de manques, certes, mais je ne veux jamais combler celui-ci comme j’ai comblé l’autre car l’autre est là pour lui donner tandis que celui-ci est trop égoïste, même pour moi. Je n’ai pas besoin de substitut et je n’en veux pas, je la veux elle et je veux lui donner, le reste est secondaire. Nous ne faisions qu’une, oui, c’est ce qui m’a permit de le faire sans me retrouver bloquée comme je le suis, guidée que j’étais ; et guidée par une experte. Je comprends l’idée et cela en devient un plaisir coupable, mélangeant pincement de lèvres et petit sourire à son exclamation. En effet, je le sais, je me souviens tout autant que je sais combien elle aime à me faire plaisir cependant cette fois était différente car l’absence de pensée cohérente réduisait cela à de simples pulsions et je ne suis pas sure qu’il était, pour Caitlyn, question d’individualité ou de choix dans cet acte. Nous avons juste suivie la pulsion. Pulsion qu’elle veut éviter et si cela m’évitera similaires problèmes à l’avenir cela ne me surprend pas moins.

Peut-être est-ce mieux que d’avoir ainsi « dérapé » avec la masturbation puisqu’elle ne souhaite de « sexe fusionné », même si je dois avouer avoir du mal à conceptualiser la chose. Mais je comprends parfaitement le pourquoi et cela me conduit à réfléchir simultanément à ses paroles parce que cette limite peut s’appliquer à tout. Les sensations sont puissance cinq, les émotions, dix pour toi, Caitlyn, et si je ne suis pas toi je comprends parfaitement ce que tu veux dire ; les émotions diffèrent pour moi aussi mais pas les sensations hors elles regroupent toute la perception du monde. Peut-être est-ce mieux que tu ne te souviennes pas, en effet, il ne peut y avoir d’ombre dans la nuit et cette « ombre de vouloir être moi » je n’y avais pas pensé, surement par égocentrisme ; je serais prête à me donner corps et âme pour toi, c’est ce que l’on fait, mais même si nous sommes temporairement une, nous finirons toujours par être séparées et c’est toi qui payera le prix le plus fort pour cette séparation.

Ça m’appartient, ce n’est qu’à moi… je n’aime pas l’entendre. Je me rends compte qu’on arrive à la limite humaine, morale, de ce que l’on peut faire ou plutôt ne peut pas faire. C’est possible, c’est à notre portée, mais on doit s’y limiter sans quoi cela dénaturera le reste. Différence d’échelle, oui, applicable à tous ce que l’on peut faire également. A chercher le paradis le monde n’en devient que plus morne.

- Et j'ai besoin de… de te toucher, de t'embrasser tout le corps, de goutter ta peau et ton intimité, ta saveur, ton goût, tes odeurs… j'en ai besoin… mais j'en ai besoin à ma propre échelle, avec ma… mes ressentis, tu vois ?

Je vois, le sujet est clos, je passe à autre chose. Et c’est autre chose rentre presque en contradiction puisqu’il insiste toujours sur cette symbiose sans tenir compte des points négatifs évoqués. Une fuite en avant accompagnée d’œillères, ma spécialité.

- Oh mais ça, on le fera ensemble… – d’accord – Tu vas m'aider pour sur, de toute façon cette « forme » ne réagit qu'en ta présence et semble n'être domestiquée que par toi. – domestiquée est un bien grand mot et c’est justement cette étape qu’il faut dépasser ; j’ai déjà des idées pour ce faire d’ailleurs – Il faudrait peut-être lui trouver un petit nom, non ? – hum, c’est pas faux – Ghost-Cait ? – euh, comment dire ça gentiment ? – C'est nul… – merci de le faire toute seule puce, moi je suis pas sure d’avoir réussi – ]Force bleue ? – c’est pire, même si je dirais pas que je ferais mieux sachant que parmi tout ce qui me vient à l’esprit il doit y en avoir une demi-douzaine seulement qui ne sont pas hors sujet – Non sérieux, si t'as une idée.... je suis preneuse. On a déjà Amlyn pour la fusion, – oui, même s’il faudra surement s’accorder pour l’orthographe ; je ne sais toujours pas écrire Aislinn tu sais ? – ca pète Amlyn, – oui, nos prénoms sont fait pour s’accorder ! – on dirait « Anne -lynn » – j’aurai préféré « Âme-lyn » mais bon… l’idée c’est de prendre nos prénoms, pas ceux d’autres T_T – ca existe tu sais ! – m’en fout, na ! – Ah !! Par contre ! On a enfin trouvé un moyen de voler sans que j'ai la trouille, – ça reste à voir, je suis sure que t’es capable de me parasiter au point que je n’ose pas voler non plus… – Tu pourras m'emmener dans les airs en toute sécurité, – ça par contre c’est sur, plus de saut depuis le toit de l’Institut ! – c'est à faire ça ! – je relève le visage et je souri tant alors même que je me mets toutes les barrières du monde elle sait trouver les mots pour les contourner et me ramener à l’optimisme.

Oui, on y arrivera, à parler, à voler, à partager le contrôle, à se souvenir. On se lance une fois de plus dans une chose dont on ignore où elle nous conduira et si elle nous fera plus de bien que de mal mais on le fait avec le sourire et l’optimisme car c’est ainsi qu’on fonctionne. On est toujours nunuches et maladroite mais on apprend vite et si dès la seconde fois les souvenirs commencent à apparaitre alors peut-être qu’en une demi-douzaine on atteindra nos objectifs. Mais je suis bien moins chaude qu’auparavant à fusionner désormais, sachant l’arrière-goût que cela pourra lui laisser. Un arrière-goût bien pire que celui charmant de nos essais même si le souvenir est suffisant pour me faire rougir un petit peu, partagée entre honte et contentement. Une transition idéale pour ma dernière demande comme mon refuge contre elle, qui reçoit une caresse que j’apprécie au point de devoir me re-concentrer sur ce qui me trottait dans la tête.

Je souhaite aussi les emmerder bien profond, les autres, mais ça sera réciproque ça je le sais ; c’est donc d’une grimace plaintive que je réponds à cette question, ne pouvant dire non mais non plus dire un oui franc. Oui, je ne veux pas qu’ils sachent, oui, ça ne concerne que nous, oui, il faudra mettre Moïra au courant… pourquoi ça te fait rire ! C’est une doc, c’est son boulot, elle n’a pas à nous juger, je ne veux pas qu’elle nous juge… A défaut de pouvoir dire non sur ce point, je me venge ; tu ne dirais pas un mot de plus sur ce sujet sans devoir partir aux toilettes pour une autre spécialité Oldfield : le pipi inopiné.

Oui ça chatouille, tu crois quoi ? Et non, je ne triche pas, c’est Dieu qui t’a voulue chatouilleuse alors que moi je le suis pas, tant pis pour toi, na ! Et je n’essaye pas de te déconcentrer, je le fais. Je te connais par cœur et je ne veux pas me battre, non, je veux jouer…

Je me laisse faire alors qu’elle s’échappe, qu’elle me grimpe dessus à califourchon en tentant de me maintenir sur le lit et en m’encadrant de ses bras, chevelure suffisamment proche pour qu’elle me dégouline sur le visage en une cascade soyeuse et se mêle à la mienne. Son espèce de miaulement me faire exploser de rire car même si je comprends le délire c’est aussi inattendu que déplacé et pourtant parfaitement significatif lorsqu’on sait qu’elle a « un tigre dans l’moteur » comme elle l’a expliqué à Jubilee un soir de cuite monstrueuse. Je m’y connais aussi en petits bruits mais c’est plus des gazouillis ma spécialité, néanmoins je peux essayer de ronronner et je le fais plutôt deux fois qu’une alors qu’elle s’immobilise dans sa domination, murmurante en souriant de la bouche comme des yeux et s’accaparant quelques unes de mes mèches.

Oh que oui, je m’y connais dans l’art de faire l’amour à une rouquine et tes désirs étant des ordres, Cati Mia, j’ai le visage et une partie du corps qui se couvrent de tâches de rousseurs afin d’imiter au mieux la vraie rouquine. A défaut de t’apprendre je vais te faire découvrir du mieux que je pourrais, commençant par t’attraper la nuque d’une main pour forcer son approche jusqu’à ma bouche qui baisera ton cou avec ardeur ; cette même ardeur que tu y mets, tigresse rousse, et que je suppose incluse dans « faire l’amour avec une rouquine ».

Il y a énormément de choses dont il faudra que je te parle encore. Pour chaque espoir vis-à-vis de notre symbiose est née une peur et je ne peux les garder pour moi. Je crains qu’à te faire redécouvrir le monde il n’entraine également l’ombre du « vouloir être moi », je crains que la pratique de la symbiose ne te dénature pas seulement dans tes désirs et tes frustrations mais dans tout ce que nous pourrons être amenées à faire. Le risque d’accoutumance il y est aussi présent que pour le sexe, je pense, même si on l’écarte de l’équation. Quoi faire dans ce cas ? Y céder et adopter la symbiose le plus souvent possible ? Si tu me le demandais je le ferais sans la moindre hésitation Caitlyn ; je suis prête à tout te donner, à me donner entièrement, et je dois avouer que l’idée que tu puisses me faire agir seule et vivre à travers moi ne me pose pas le moindre problème si c’est là ce que tu veux. Mais on peut également ce concentrer sur ce que l’on ne peut faire séparément, profitant de l’autre pour outrepasser ses propres limites dans un contrôle partagé ; je pourrais te faire voler et tenir les nuages dans le creux de nos mains et tu pourrais me faire danser et m’exprimer comme toi seule sait le faire. Je ne sais quelles limites poser et je crains qu’on se plante. Comme toujours face à l’incertain, j’ai peur. Mais on confrontera cette peur ensemble, je le sais.

Plus tard cependant, pour l’instant j’essaie de te montrer ce que c’est qu’une rouquine au lit… et j’ai eue une excellente professeure. Une professeure que je risque de surnommer accidentellement « Caitlectrique » ou « Ecait’ » considérant que c’est les deux surnoms pour la forme alternative qui me sont restés en tête. On verra bien si ça plait, de toute façon une fois lancée je ne m’arrête plus moi… hu, hu, hu…

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