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 Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mer 14 Mai - 20:21

Les tremblements de la peur s’effacent pour des larmes mais non de tristesse ; l’avenir, notre avenir, il existe toujours, derrière les nuages, car ce n’est pas parce que notre soleil disparait qu’il est étouffé, non, nous le perdons juste de vue. Alors il faut en parler, il faut continuer de le faire exister, afin de comprendre combien la tempête n’est que passagère et combien les difficultés disparaitront sous notre avance. Elles sont un prix, un prix à payer, pour le bonheur qui se trouve au-delà. Je sens  son souffle s’accélérer pour propulser les larmes et je ne desserre mon emprise d’une main que pour pouvoir la caresser au mieux ; elle se détend alors il n’est plus question de la protéger par la force mais de l’accompagner par la douceur, en tout cas c’est ce que la tendresse souveraine m’inspire. Et le rire se joint à la partie pour confirmer les larmes de joie, pour confirmer combien nous continuerons d’avancer ensemble.

C'est sur… que ca serait plus simple avec une fille… – bah on sera déjà toutes les deux passées par ce qu’elle aura à traverser donc on pourra la conseiller au mieux ; après je suis pas sur que ce soit plus simple puisque durant sa crise d’ado, elle nous boudera toutes les deux – Harmonie ? Parce qu'elle représenterait notre union entre nos disparités ? – parce qu’elle serait le fruit de ce que l’on s’est forgée ensemble. Je ne peux que sourire – Le calme qu'on voudrait atteindre et la plénitude dans notre existence ? – le calme avec un bébé je suis pas sure mais ce dont je suis sure c’est que je réagirai avant même qu’elle ait commencée à crier – C'est… très beau…  J'aurai aimé Miracle aussi, parce que c'et ce que cela représente à mes yeux… – Harmonie Miracle Elioth de Lauro, vendu – un miracle que nous aurons forgé à force d'amour…

Entièrement vrai. Quant à Daniel, nous y avons pensé pour la même raison, à cause de la même personne ; qu’il repose en paix, son souvenir ne se perdra pas. Et quant à être mère, oui, c’est plus qu’une volonté c’est devenu un besoin. Mais je ne fais pas cela pour qu’elle abandonne Aislinn, pour qu’elle l’oublie et passe à autre chose, non, juste pour qu’on ait une enfant à nous, une enfant qu’on pourra préserver de tout ce que Maybe a accompli. Une enfant qui pourra rendre Caitlyn fière et dont elle pourra s’occuper en la regardant grandir. Une enfant qui pourra nous appeler « Maman » toutes les deux. Tout ce que sa « fille » n’a pas été ; mais cette enfant pourra appeler Aislinn « grande-sœur ».

- Notre tribu, liens du sang et liens du cœur, notre famille à nous, je te le promets. Faut juste finir de faire le ménage avec les indésirables.

Je t'ai vu changer, tu sais… – toujours, depuis le premier jour ; le destin en annonçait la couleur en manquant de t’étouffer le soir même et en m’envoyant à l’infirmerie le lendemain mais nous lui avons répondue par de la nudité, de la solidarité et un costume d’infirmière – Jade… – ah oui, aussi ; la dernière étape, le dernier changement du cœur – je t'ai vu grandir. – sans doute est-il trop tôt, sans doute est-il un millier de bonnes raisons de ne pas le faire mais j’en ai une poignée qui les surclassent toutes : vous – Elle est déjà dans notre univers et elle te ressemble par tellement de cotés que c'est une évidence. C'est juste… – du non-dit – du non dit… – notre poison, celui que nous avons tant de mal à franchir et qui même aujourd’hui reste notre difficulté principale au-delà de tout ce que nous devons physiquement confronter ; elle fait parti de la famille si elle y a le droit aussi – Je n'ai pas ce type de relation avec elle, – non et c’est pour cela que je ne l’adopterai pas sans toi, si jamais cette idée survie à ce qui va arriver – je mentirais en disant le contraire. Mais je sais que ce type de lien ne se forge que de deux façons, soit de façon fusionnelle et évidente comme c'est votre cas, soit avec le temps une fois que les non dits sont estompés.

L’adoption est une aventure que l’on fait à trois, au moins, quant au nom sur un document il n’est que la reconnaissance finale, comme notre mariage. Je larmoie à mon tour et je laisse couler, répondant au ciel avec une paix infinie. Ça sera long mais on y arrivera, toutes les trois, et je ferais mon possible pour ne pas trop faire de namoe avec elle aussi ; si je peux faire du namoe contre toi, ce qui est déjà improbable, et si je peux faire du namoe avec une autre personne, mais ça j’ai peur que ça soit possible. Des projets pour elle, des projets avec elle, malgré toutes les difficultés qu’il y aura avec elle et à cause de sa « non-reconnaissance » légale, il y en aura, et on les fera toutes les trois ensembles – par contre je resterai cramponnée à toi parce que ça reste notre intimité que d’ainsi faire les projets, je veux bien l’ouvrir à Jade mais namoe quand même.

Franchement, puce… C'est quoi la différence entre les préoccupations de tutrices et tantes et celles de mères… je crois qu'il n'y en a pas tant que ca dans les faits, non ?

- Euh… je ne vois même pas le « pas tant que ça » en fait. C’est surtout une question de distance : il y aura toujours plus de distance avec une tante qu’avec une mère.

Par contre… et ca sera je crois… le plus douloureux à entendre… je…comment dire… je ne compte pas m'arrêter là avec Aislinn, je veux comprendre… juste comprendre comment elle a pu en arriver là.

J’ai toutes les raisons du monde de la haïr et je la hais, qu’importe qu’elle n’ait « rien à voir » avec celle qu’elle a été. Mais ce n’est pas parce que je la hais que je souhaite son malheur, que je réclame vengeance. Comprends comment elle a pu en arriver là, Cati mia, sauve-la d’elle-même si tu le souhaite, ça reste ta fille. Si réellement elle est « déchue » et humaine ce n’est plus un danger et je vous laisserai avec cette relation qui vous est naturelle mais je resterai là, veillant sur toi, et si jamais elle en venait à nouveau à te faire du mal j’agirai en conséquence. Croire en Rachel c’est une chose que nous faisons de plus en plus, nous ne sommes pas les premières et je ne pense pas les dernières, mais j’espère aussi qu’il y a à récupérer chez Aislinn. Même si je maintiendrai que je m’en fous, je pense.

- Elle a fait un petit tour dans ma tête et pour elle, tout est déjà terminé. Nous nous en sortirons seules, sans sa protection. Aislinn m’a dit que c’est l’Echo à l’éveil qui était venu la punir et que s’il possédait le corps de Rachel, celui-ci était vide ; c’est peut-être pour ça qu’elle a disparu après… enfin tu vois. Dans tous les cas, elle m’a textuellement dit : « Une fois purifiées des malédictions de vos familles, vous aurez la vôtre. Faites ce que vous avez toujours fait : battez-vous pour demain. Croyez en Demain. »

Je marque une pause, le temps de déposer un petit baiser sur la joue de ma femme puis je conclue très simplement, la regardant dans les yeux.

- En demain nous croyons… et demain va être assez mouvementé, crois-moi.

***
Jeudi 13 Février 2014 – 03 : 08 P.M.
Je me suis levée très tôt mais ai fait mon possible pour attendre qu’elles se réveillent d’elles-mêmes, me contentant de m’installer dans le salon une fois le ménage fait pour m’employer aux modifications de mon corps d’après les schémas que j’ai en mémoire des études de Moïra sur le système nerveux de Caitlyn ; chose me faisant penser qu’à notre retour je vais être bonne pour une batterie de nouveaux tests afin que la scientifique comprenne le pourquoi du comment et ça même si on ne parle pas de notre symbiose. Une fois à nouveau concentrée après cette digression je me suis activée comme prévue jusqu’au réveil de Caitlyn, qui a alors eu droit à son petit déjeuner porté au lit suite à quoi je suis allé m’enquérir de la santé de sa fille qui a eu droit à de la nourriture également ; ainsi qu’un choix très simple et entièrement dénué de finesse : soit elle la mangeait soit je lui foutais dans la gueule. J’ai prévenu tout le monde à ce à quoi je m’essayai et au calme absolu requis pour que je fasse bien comprendre à mes petits gars (les Sanguis) ce qu’ils devaient faire avec mon système nerveux central, une chose qu’ils se sont attelés à faire tout en me faisant prendre conscience que je tomberais rapidement à court de biomasse s’il ne faisait pas plus de soleil que cela. De l’extérieur, on pourrait croire que je médite lorsque je me modifie, ou alors que je suis un psychanalyste parce que si j’ai la sagesse et la concentration de la méditation je n’en reste pas moins affalée sur le divan comme une larve. La matinée est passée bien vite alors que je les ai laissées vaquer à leurs occupations dans le manoir tout en gardant un œil sur elles et ce n’est que peu avant 15h que j’ai commencé à m’agiter dans toutes la baraques pour faire des préparatifs.

Je suis en phase d’organiser une véritable expédition et je m’affaire dans tous les sens à ma vitesse. Déjà, des vêtements de pluie, trois ; Aislinn ne doit pas être beaucoup plus petite que moi donc je lui prêterai des fringues le temps qu’on lui en trouve. J’ai les menottes dans un sac, j’ai la tenue de la touriste aventureuse prête à braver la pluie, et je leur ai demandé d’aller dans le salon, toutes les deux. Briefing lancé.

- Voilà le programme de la journée : nous allons nous rendre à Kilkenny, plus au nord – je ne connais pas la distance exacte mais c’est à peut prés aussi loin d’ici que la côté – et trouver le conservateur de Kilkenny Castle, il devrait pouvoir nous en indiquer plus sur les menottes et il parait que l’endroit est très beau – enfin il pleut donc on profitera pas au mieux – mais avant cela on fera un arrêt au bar de New Ross, histoire de poser des questions sur cette Ruth dont on nous a parlé et sur son lien avec Abigaël Elioth et par voie de fait nous toutes. Selon ce que cela nous apporte, il est possible que je continue les investigations seule car plus vous vous rapprocherez du télépathe plus son influence sera grande donc on va éviter ; la portée moyenne des télépathes de haut niveau varie sur quelques centaines de kilomètres donc celui qui s’amuse à vous visiter doit être dans ce rayon. Ça réduira la liste des endroits à fouiller. Plus tard les questions s’il vous plait.

Je parle vite et de tout mon corps comme à mon habitude, leur faisant un one woman show dans le salon où sont entreposés les différents nécessaires à la pseudo-mission que j’ai mise sur pied.

- Trois jeux d’affaires car on y va toutes les trois. Aislinn, je sais que tu n’es pas dans ton meilleur état mais on ne va pas te laisser seule ici ; ne t’inquiètes pas, je te déteste toujours autant mais je pense que si on t’a expédiée ici ce n’est pas pour que tu te morfondes ou que tu te suicides mais que tu trouves quelque chose qu’on nomme rédemption. T’as fait énormément souffrir ta mère et si tu l’aimes vraiment, aides-nous. Pas de plan, pas de manipulation, tu vas apprendre ce que c’est qu’être la petite fourmi besogneuse au lieu de l’observer. C’est ta chance de montrer que t’essaie réellement de nous protéger et c’est ta chance de faire que tout ce qui t’es arrivé ne le soit pas pour rien, fait ton choix.

- Caitlyn, je t’ai promis que d’ici la fin de la semaine ça serait fini, alors on risque d’un peu speeder. Je sais que c’est risquée de confronter le télépathe seule mais je suis la seule sur qui il n’a aucune influence pour l’instant et je peux m’en protéger si jamais il s’y essai. Je prends les choses en main et je vais te demander de me faire confiance mon bébé, même quand j’aurai l’air de ne pas savoir ce que je fais. Après si tu vois clairement que je fais une connerie, n’hésite pas à me le dire ; tu sais comment je suis, l’ascenseur et l’escalier de service.

- Toutes les deux, si vous peinez à suivre le rythme ou si quelque chose change dans votre caboche, vous me le signalez immédiatement. Pas de sacrifiée pour les autres, pas de « je m’en sortirai seule », SURTOUT pas de « je ne dois pas les inquiéter » : on est toutes dans le même bateau alors on fait circuler l’information du mieux qu’on peut.

- Aislinn, si tu acceptes de nous aider, j’aimerai savoir s’il te reste des capacités de téléportation suffisantes pour les déplacements et une éventuelle extraction d’urgence. Si oui, on les utilisera sauf si cela contredit l’un des points cités précédemment – peine à suivre le rythme ou changement d’un truc dans la caboche – et si non on prendra un taxi et on aura plein de temps dans la voiture pour discuter de ce qu’il t’est arrivé avant que tout cela ; pas de spoiler sur l’avenir mais sur ton histoire, ça nous intéresse. Comprendre permet le pardon, penses-y.

- Si vous avez des questions c’est maintenant.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Lun 26 Mai - 21:11


«  Recommencer. Je ne sais pas. J'en suis encore à détourner le regard parce que quelque soit l'endroit où je le tourne, vers moi même où vers les autres, il ne se trouve que poussières et ruines de ce que j'ai fait. Elle m'a parlé de Rédemption. J'ignore de quoi il s'agit, chimère ou réalité mais cela me paraît si improbable et impossible que j'en reste comme figée d'effroi. La Rédemption commence par le pardon mais ce pardon, il ne m'est impossible de l'envisager tant que je n'aurais pas faire taire ce dégoût en moi de ma propre personne et cette haine qui s'y rattache. Recommencer implique d'avoir la volonté de tracer une autre route, je n'en suis pas là, je ne suis qu'une charogne jetée sur le fossé de la route de la Destinée et je m'insupporte des propres remugles de ma décomposition. Je dors peu, me mortifiant de chacune de mes actions et de mes choix, je regrette comme un manque ma chère Oblitération qui a défaut de me rendre humaine, me rendait au moins insensible. Cette nuit, j'ai rêvé que j'étais bercée par ma mère et j'ai pleuré ensuite parce qu'à vrai dire, il me semble que cette sensation n'a jamais été rien d'autre qu'un rêve dans mon existence. J'ai compris que ma punition consistait à ne pas obtenir la seule chose pour laquelle j'aspire à présent, la seule chose qui enfin me permettrait d'échapper à ce cortège de démons et de souffrances. Je suis condamner à recommencer, pas à en finir. »

Aislinn Elioth – Chroniques des Vents Hurlant de la Nation X. «  Recommencer ».

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Écoutez...Je peux encore le faire, ca ne pause pas de problème.
Non. J'ai dit que nous prendrons un taxi pour revenir.
Mais c'est inutile, je peux encore créer un portail de téléportation et je...
C'est le cinquième. On arrête les frais, tu tiens à peine debout.
Mais Je..
TU LA FERMES ! TU ES A BOUT ! MOI je le vois et si tu te crois là pour te faire du mal en repoussant sans cesse les limites de ta résistance, MOI je ne le veux pas parce que ca m'insupporte ! TU peux COMPRENDRE ça ?
….
J'ai besoin de toi...mais pas de cette manière, je veux que nous aides mais pas à n'importe quel prix...tu n'apprends donc rien ?
Je..je ne vaux pas grand chose.
A mes yeux...si.
….
Nous prendrons ce taxi, et boucle là à présent.

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«  Ce n'est pas un alliage particulier...ce type de serrure d'emprisonnement est à coup sur une antiquité, du genre...je dirais...vu l’état de conservation...entre le  15eme et le 19eme siècle...mais il est extrêmement fréquent...de là à pouvoir vous dire où l'on trouve ce type d'appareillage...aucune idée, il y a beaucoup de châteaux ou de domaines nobliers dans la région...Autant chercher une aiguille dans une botte de foin, Mademoiselle...Surtout qu'on peut aussi trouver ce type de chose dans les maisons de redressements, prisons et tribunaux... C'est vraiment commun comme instrument, du moins jusqu'au milieu du 19eme. Désolé de ne pouvoir vous aider plus. »

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«  Ruth ? Oh ! Une des filles du Révérend Glasgow, hein ? Fin...Des jumelles, elles ressemblaient beaucoup à vot' amie là...les cheveux en tout cas...Abigael et Ruth Glasgow...Abigael avait épousé un des Elioth, une famille riche de la région..Je crois qu'ils ont eu un gosse...un garçon qui revint fouiner ici des fois...Il pause des questions sur les histoires de la région et on m'a dit qu'c'était un d'ces expatriés qui écrivaient des bouquins pour des gosses. Abigael et Georg Elioth sont morts dans un accident d'avion y'a ...au moins vingt ans d'ça...Ruth, on l'a pas revu depuis...plus longtemps..j'crois qu'elle avait du s'facher avec sa sœur bien avant Elioth...Parce qu'avant elle était vraiment inséparable...étranges...mais inséparables. Vous finissez vot' verre m'dam ? J'dis ça...j'aime pas gâcher... »


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«  Adoptées...J'suis certaine de moi, Madame. Mon père, il a bien connu l'révérend. Elles avaient été confiées petiotes à lui par un...un gars de la famille qui voulait pas s'occuper d'elles mais qui été riche comme crésus. Elles venaient d'une autre région où...je crois que leur mère avait cramée dans un incendie...une histoire honteuse de famille que l'aut' richard il essayé étouffer avec son or. Ca oui...elles étaient bizarre les jumelles Glasgow. Y'a des histoires qui courraient...le vieux O'Connord a dit avoir vu de ses yeux Ruth disparaître dans un champ...et des fois on aurait dit qu'elle se trouvait à deux endroits en même temps..Le Révérend avait bien du mal avec elles...les gens d'ici...ils n'aiment pas trop ce type de personnes...y'en a qui disaient comme ça...Sorcières...vous voyez, le mauvais œil quoi ! »


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«  Ruth Glasgow ? Ah mais je la vois une fois par an minimum...elle vient m'acheter des fleurs pour la tombe de sa sœur et vient s'y recueillir, parfois elle vient seule...des fois avec une gamine, fin une ado à présent, vu la ressemblance...ca doit être la sienne. Cette couleur rousse court pas les rues, comme vous deux mes demoiselles, exactement la même couleur...Vous êtes de la famille ? Ruth ? Je crois qu'elle vit vers le Nord de l'Irlande... A Monaghan.. j'crois avoir entendue ça.. Vous prenez la composition florale en plus ? Je vous offre le vase ! »

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Je ne veux pas parler de ce genre de chose...A Quoi cela vous avancerait de savoir. Je sais ce que j'ai fait et...voilà. J'ai fait des choses parce que..parce que la fin justifiait les moyens.Elles étaient mauvaises et impardonnables et je n'ai aucunes excuses...ce qui comptait c'etait...c'etait...laisses tomber.
Comment était-elle...j'aimerai...j'aimerai vraiment savoir.
Tu n'aimerais pas, non.
Aislinn...j'en ai besoin.C'est une part de moi que je ne connaîtrais jamais.
.....Différente....Un monument. Crainte, respectée et admirée. Intransigeante et dure...elle a du faire des choix effroyables pour son peuple. On la surnommait Coeur de Fer...et je t'assure qu'elle méritait son surnom. Elle était d'une justice implacable et froide. Pour tous, c'était une des figures de la Nation X...Pour moi, c'était « mère ». Il n’était pas question de l'appeler Maman... » mère » ou « Madame », rien d'autre. Elle ne m'a pas élevé, elle disait ne « pas avoir le temps » pour les choses futiles...à cause de l’oblitération...C'etait son sacrifice..Et son choix..
L'Oblitération ?
C'est un procédé d'alchimie psychique qui pose un sceau coupant des émotions et des ressentis, il supprime la conscience et ses alarmes comme les regrets ou les remords...il permet...d'être plus pragmatique et efficace dans ses choix. C'est une opération irréversible.  Mère se l'est fait posé lorsque j'avais 8 ans.
Quelle horreur ! Comment...comment peut-on en arriver à...et toi tu..qu'est ce que tu as fait..
L'important était de ramener la paix dans la Nation X, qu'importe le prix...les Cinq l'ont fait et ils étaient tous oblitérés...Caitlyn Elioth Lyov etait l'une d'elles.C'était son destin...on n'est peut de chose face au destin, surtout lorsqu'on est une enfant. Et l’oblitération permet tant de...de choses que la conscience se refuse à autoriser...il faut des moyens extrême parfois pour forcer l'impossible...je...tout à un prix....absolument tout. Grace à l’oblitération, les larmes ne servent plus à rien.
Par Le Sang Du Christ...tu...n'as..pas ?  
....Maintenant, je comprends à nouveau à quoi servent les larmes.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mar 27 Mai - 17:40

Jeudi 13 Février 2014 – 09 : 07 P.M.
Bon, tout est revenu au calme, je les ai laissées aller manger ensemble et je me suis refoutue dans le salon histoire de faire le tri mentalement, je rangerai demain midi lorsqu’on en sera à préparer une autre expédition. Encore que je n’aime pas le bordel et que je dois bien être capable de faire deux choses à la fois. Donc let’s go : je conceptualise le plan de l’Irlande pour continuer mon bordel et je range celui que j’ai foutu.

Les menottes : cul de sac, sans surprise. Alliage commun, XVe à XIXe, trouvable dans n’importe quel château ou domaine noble de la région mais également dans les maisons de redressements, les prisons et les tribunaux. Donc si on met en surbrillance tous les endroits qui correspondent dans la région… on est dans la merde.

Ruth : à approfondir en trois points. Une des jumelles adoptée par le Révérend Glasgow – donc la sœur d’Abigael, la tante de Caitlyn et la tante au second degré d’Aislinn – suite à un abandon de la part de « un gars de la famille qui voulait pas s’occuper d’elles mais qui était riche comme crésus » ; premier point. Mère morte dans un incendie dans une histoire que Mr Smith a tenté d’étouffer mais n’a visiblement pas entièrement réussir ; second point. Fâchée avec Abigael bien avant le mariage avec les Elioth – ce qui élimine ce côté de la famille pour l’origine du problème – mais vient fleurir sa tombe une fois l’an, avec une enfant ; on l’a ratée de peu, ça m’énerve, et on n’attendra pas l’an prochain. Elle habite à Monaghan, dans le nord ; troisième point, premier dans l’ordre d’investigation.

Les sacs : ils vont dans l’entrée, même si trouver un coin pour les mettre à sécher n’est pas une mauvaise idée. Hors les pardessus sont dans l’entrée également. Hum… on va essayer de faire rentrer tout le monde.

Distance New Ross-Monaghan environ 200km, c’est pour demain. Aislinn ne peut pas encaisser plus de deux Téléportations même si elle prétend le contraire – des baffes des fois, elle mériterait des baffes – et encore niveau distance on était loin de celle-là. J’espère que demain elle aura récupérer sinon j’irai seule, même si je suis en manque de biomasse pour accomplir le trajet en un seul voyage ; je crois même que j’ai faim. Mais qu’importe. Enfin, si elle est mutante, ce qui est pratiquement sur et je penche pour de la téléportation ou de l’hyper-vitesse – en priant pour la première parce que je sais combien la seconde peu compliquer les choses – il y a également une probabilité pour que la fille le soit, à l’instar de Caitlyn – les lignées mutantes maudites, c’est un trip courant ?

Aislinn… j'en ai besoin. C'est une part de moi que je ne connaîtrais jamais.

Je m’interromps car je n’aime pas l’association des concepts « Aislinn » et « besoin » dans la même phrase et que pour avoir suivie le reste de la discussion je sais de quoi il s’agit et je n’aime pas non plus. Le principe des alter-égos, je l’ai enregistré, mais j’ignore s’il est mieux de savoir ce qui leur arrive ou non, d’autant que c’est un alter-égo particulier là, puisque c’est Maybe qui l’a créé. Ou plutôt c’est « l’originel » ; ça me dégoute de penser comme ça.

Différente. – sérieusement ? – Un monument. Crainte, respectée et admirée. – je ne veux pas savoir comment on peut craindre Caitlyn, même si je le conçois c’est une chose qui ira là encore au-delà de mes œillères parce que jamais je ne veux la considérer par la peur ; elle est respectable, elle est admirable, mais effrayante… je ne veux pas – Intransigeante et dure… – un reflet de celle d’ici ? – elle a du faire des choix effroyables pour son peuple. – les mêmes que ceux qu’elle a fait pour sa vie et que ceux que sa fille à fait pour elle ? – On la surnommait Cœur de Fer… et je t'assure qu'elle méritait son surnom. – Un cœur pour deux personnes, j’a eu de la chance de l’avoir ; Caitlyn, ma Caitlyn, aussi – Elle était d'une justice implacable et froide. – je m’arrête dans ce que je fais alors que l’image s’impose à moi ; Maye n’a pas créés deux être égaux, elle a séparé un être en deux et la répartition a été inégale – Pour tous, c'était une des figures de la Nation X… – ce simple mot prouve que nous luttons en vainc, que c’est la Confrérie qui a raison, peut-être même qu’ils gagneront après tout. A moins que ce ne soient les Nations Unies qui ne décident d’offrir aux mutants le même droit que les juifs, un état à eux pour « vivre libre » mais vivre loin des autres – Pour moi, c'était « mère ». Il n’était pas question de l'appeler Maman… « mère » ou « Madame », rien d'autre. – c’est… je déglutis péniblement. C’est… tout ce qu’elle mérite aujourd’hui. Mais elle a déjà été punie, par ce qu’elle fera plus tard mais le temps n’importe pas pour les êtres comme elle – Elle ne m'a pas élevé, elle disait ne « pas avoir le temps » pour les choses futiles… à cause de l’oblitération… – ce mot… ce simple mot m’évoque tant de chose. C’est ainsi qu’on peut le désigner, c’est le seul moyen de le désigner – C'était son sacrifice… – c’était sa folie – Et son choix…

Sa connerie, plutôt. On ne sait ce que l’on va perdre et une fois perdu on l’oublie, j’en suis sure, avec le temps on en vient à l’oublier entièrement. En voici une de Caitlyn qui mériterait des baffes, des baffes jusqu’à ce qu’elle en fasse son orage d’été ou qu’elle en meurt. Est-ce ce qu’est capable de faire la mienne ? Cati Mia, es-tu capable d’aller jusque là ? Une larme au coin de mon œil, je le sens, je la ravale ; elle ne coulera jamais car il n’y a plus de larmes dans un tel cas.

Qu’importe le procédé c’est la même chose. Qu’importe la réalité c’est la même chose. Ce n’est pas une alchimie psychique, juste une connerie d’altération cérébrale, qu’importe que l’une puisse entrainer l’autre. Plus pragmatique, plus efficace… est-ce le prix ? Je lâche ce que je suis entrain de faire pour m’en aller jusqu’à la salle à manger, pour m’arrêter dans l’encadrement et écouter en silence cette sanction qu’on m’a imposée mais que celle que j’aime est capable de s’imposer seule. J’ai rencontrée une de mes alter-égos, je sais que je pense comme elle et que nos limites ne sont pas différentes ; l’empirisme est contre nous. Opération irréversible ? Connerie.

L’important étant de sauver la Nation X, hein ? Parce que même entre eux, les mutants continuaient de s’entretuer. Parce qu’en définitive nous sommes pires que les humains, hein ? Et parce que l’Histoire a toujours besoin de sacrifiés et de martyrs pour s’écrire. Combien de personnes ont-elles servies à cimenter les fondations en tant que cadavre ? Ou que mort-vivant ?!

Le destin, on l’emmerde le destin. On le confronte et on l’explose le destin. L’oblitération permet tant de choses que la conscience se refuse à autoriser… j’ai la clé. J’ai la clé de ce qui va advenir, j’ai ce qui me permettra de gagner ce combat. Merci Aislinn.

Grace à l’oblitération, les larmes ne servent plus à rien.

Par Le Sang Du Christ… tu… n'as… pas ?

Maintenant, je comprends à nouveau à quoi servent les larmes.

Je sais comment je vaincrais le télépathe, je sais comment je vaincrais Caitlyn, je sais comment se terminera ce combat. Ce que j’ignore c’est si j’en reviendrais une seconde fois. Pas sans elle, surement.

- Tu t’es battue pour un souvenir, Aislinn. Je sais ce que c’est. Je l’ai fait aussi. C’est en toute connaissance de cause que je peux t’assurer ceux-ci : il n’y a pas que les larmes. Le reste viendra avec le temps. Ta mère est ici, ta mère a toujours été ici. Nous avancerons vers la vérité ensemble. Je vous protègerai ; toutes les deux.

Exitus Acta Probat.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Sam 31 Mai - 17:55


Amy etait la plus jusqu’au-boutiste dans les projets alors que paradoxalement Caitlyn l'était dans les actes. Sans doute une différence fondamentale de fonctionnement chez elles, l'une écoutant la raison d'une manière trop pragmatique et l'autre son instinct d'une façon quasi destructrice. Je me demandais ce qui me caractérisait moi ? L'abnégation et le sacrifice où un goût prononcé pour le malheur ? Sans doute était ce la première prise de conscience depuis longtemps, j'avais reproduit exactement les mêmes erreurs que ma mère, était-ce grâce à toi, Amy, que Caitlyn n'avait pas suivi ce même destin ? C’était la première fois qu'on disait vouloir me protéger, j'en restait véritablement surprise en la regardant fixement avec une expression d'infini tristesse, de regrets et de...plaisir ? Oui, probablement..je ne m'attendait pas ni à entendre de tels mots, ni à ressentir de telles émotions. A nouveau, sans que je puisse contrôler cela, les larmes coulaient d'elle même. Je balbutiais d'une voix brisée.

Amy...Pas à n'importe quel prix, pitié...il y a tant de..de bonnes choses chez vous...tant de lumière en vous...ne faites pas...comme..comme..

«  Comme moi. ». Les mots ne sortirent pas et je me redressais, reniflant et fuyant leur regard à toutes les deux.

Je suis désolée...vous aviez raison...je suis épuisée. Je vais me reposer pour être opérationnelle dès demain.


Aislinn !

C'est Cait qui m'interpelle et me fait me retourner un instant, les yeux rougis et la mine défaite.

Merci...Pour ce que tu fais....là...Merci...Ca compte, ce sont des bonnes choses...Je voulais que tu le saches.

Une fois de plus je reste interdite avant que mon visage affiche une expression que je ne m'étais pas vu produire depuis longtemps. Un demi sourire fermé et des yeux grand ouvert, un visage d'enfant à qui on adresse un compliment, le visage satisfait de quelqu'un qui s'est vu gratifié d'un mot aimable. Je fais signe merci de la tête avant de disparaître rapidement en reniflant.
Je n'entend pas ces quelques mots qu'elle adresse à sa compagne alors que je suis déjà dans l'escalier.

Quel horrible gâchis...Comment mon alter Ego a pu l'abandonner à ce point...comment a t-elle pu la laisser seule sur ce chemin...Jamais tout cela ne serait arrivé si elle avait eu quelqu'un pour la guider...promet moi...qu'on veillera toujours toutes les deux sur nos enfants pour leur éviter de...de se perdre dans nos travers du passé...C'est en partie le froid de cette... »mère » qui a fait d'elle ce qu'elle est...je sais...Amy...maintenant ,je sais qu'on peut la ramener du bon coté. C'est une gamine encore plus paumée que je ne l'étais avant...avant de te rencontrer.


___________________________________________________________________



La respiration se calme et elle ouvre un regard vide sur le plafond de la chambre, l'obscurité cache le vert de ses iris, un vert profond, dénué de toute trace de bleu s'y attardant. Elle se redresse lentement, faisant glisser le drap sur ses épaules dénudées. T Shirt débardeur à l’illustration idiote d'une tête de castor et en sous vêtement, elle reste un long moment immobile en scrutant les ténèbres. Si on l'interpelle, elle ne répondra pas, totalement absente de la réalité, puis sans émettre un son, elle se postera sur le bord du lit avant de poser ses pieds nus sur le sol et d'avancer lentement vers la porte avec des gestes lents et fantomatiques.

Qu'on la suive ne la fera pas réagir et doucement, elle ouvrira la porte du fond du couloir donnant sur la pièce similaire à leur chambre où dans un coin de la pièce a été posé à même le sol un matelas. Son occupante emmétra un bref cri de surprise avant de se redresser ramenant le drap à elle afin de cacher sa nudité, elle questionnera à la silhouette debout sur le seuil de la porte et n'obtiendra qu'un silence insupportable. Inclinant lentement la tête une voix qui est celle de Caitlyn Emilie Elioth- De Lauro sans véritablement l'être se fera entendre avec un débit lent et froid.

C'est donc là...que tu te caches...Depuis quand est-ce que tu sais me voiler ton esprit ? ..Ce n'est pas grave...tu as été...une vilaine...vilaine...petite fille. Mais... nous jouerons à nouveau ensemble, hein ? Je te démembrerais et là il te sera plus difficile de fuir. Tu sais qu'on ne m'échappe pas...n'est-ce pas...petit insecte insignifiant ?

Elle tournera le visage vers celle qui se manifeste à elle avec un mauvais sourire amusé.

Amy, je présume ? Si tu savais combien elle lutte pour toi, c'est admirable...c'est elle qui m'empêche de bouger depuis tout à l'heure et je peine...vraiment à garder le contrôle...Elle se débat comme un diable...mais...tout à une fin, je SUIS cette fin. Dans 7 jours, je viendrais chercher mon du...dans sept jours « gamine », je te briserais en deux.

Elle levera les mains pour les montrer en un geste dénué de toute agression.

Avec ces même mains et je prendrais ce qui me revient de droit. Inutile de fuir, je serais toujours dans sa tête à présent...j'en connais le chemin et elle m'en a ouvert la porte contre une promesse de devenir plus forte pour te préserver de ton sort...trop tard pour faire machine arrière, nous sommes liés.

Le regard se perdra sur l’alliance et elle plissera les yeux comme en proie à une lutte terrible. Elle poussera un profond râle avant de se saisir la tête entre les mains et de tomber sur le sol alors que dans le même temps un cri déchirant de terreur l'appelant « mère » se joindra à elle alors que la jeune Aislinn, se précipitera à son contact en balbutiant.

- J'avais dit...j'avais dit !!!! Pas de sommeil ! Plus de sommeil ! Par les Dieux, comment...comment va t-elle ? Amy...Fais...fais quelque chose ! Maman !!!? MAMAN ?

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Sam 31 Mai - 20:12

- Tu t’es battue pour un souvenir, Aislinn. Je sais ce que c’est. Je l’ai fait aussi. C’est en toute connaissance de cause que je peux t’assurer ceux-ci : il n’y a pas que les larmes. Le reste viendra avec le temps. Ta mère est ici, ta mère a toujours été ici. Nous avancerons vers la vérité ensemble. Je vous protègerai ; toutes les deux.

Amy… – tu as accepté ce que je t’ai donné, Aislinn, mais ne crois pas que ma protection t’autorise à me donner ton avis – Pas à n'importe quel prix, pitié… – tu sais de quoi tu parles parce que tu as déjà faite cette « erreur », hein ? – il y a tant de… de bonnes choses chez vous… – c’est pour cela que je payerai le prix pour les préserver – tant de lumière en vous… – la lumière crée des ténèbres, ça fait parti de l’ordre des choses – ne faites pas… comme… comme…

- C’est déjà arrivé et on s’en est sortie, répons-je simplement, ne mentant pas sur le fait que j’ignore voir ne croit pas que l’on réussira à nouveau cet exploit.

Elle est épuisée, oui, elle est vaincue, également. Ma décision est prise et je ne m’en cacherai pas.  Je la regarde s’en retourner pour se reposer, elle en a besoin, tout comme l’écoute Caitlyn l’interpeler, elle aussi en a besoin. Elle la fait sourire, avec quelques paroles et après un instant d’interdiction, et je viens me placer à son côté pour confirmer ses dires. Oui ce sont des bonnes choses, oui elles comptent et oui il est important qu’elle sache. Il est important qu’elle voit l’espoir, qu’elle voit que, que ça me plaise ou non, elle fait parti de la famille de façon bien plus réelle qu’elle ne l’a jamais fait.

Oui, c’est un horrible gâchis, créé par Caitlyn et dont Caitlyn a été la victime. Comment a-t-elle pu le faire ? Comment aurais-tu pu le faire, Cati Mia ? En n’étant plus ce que tu es ni ce que tu as été, en y étant arrachée et déchirée.

- Je n’ai pas à promettre qu’on veillera sur nos enfants pour la simple raison qu’on serait incapable du contraire. Lorsqu’Aislinn vous a divisées, avec ton double, elle n’a pu vous dupliquer. Tu n’es pas comme le Coeur de Fer et Maybe a été la victime de ce qu’elle avait créé. Désormais qu’elle te côtoie, elle devient qui elle aurait pu être, alors oui, tu la sauveras, Caitlyn. Tu la ramèneras du bon côté car tu lui tends la main depuis celui-ci.

La prenant dans mes bras, l’enserrant par les hanches pour la coller contre moi, je souris à mon aimée vis-à-vis de sa dernière remarque.

- Tu n’es plus paumée et je suis pas prête de te laisser te perdre à nouveau. Puis si Aislinn est ton crash-test de mère, ça me dérange pas.

Oui, je suis méchante, mais méchante avec un grand sourire des plus innocents.

***
Vendredi 14 Février 2014 – 03 : 01 A.M.
The Host of Seraphim by Dead Can Dance on Grooveshark

Je me réveille lorsqu’elle bouge, la couvrant toujours de mon aile et l’appelant doucement de son nom mais je n’ai droit à aucune réponse ni même réaction de sa part. Je me redresse en même temps qu’elle, avec cette même lenteur irréelle mais une inquiétude grandissante. Je garde le drap et l’arrache à notre lit pour m’en vêtir du mieux que je peux, en oubliant mes ailes alors même qu’elle m’oublie moi, et entreprend de marcher doucement à sa suite. C’eut été du somnambulisme que ça m’en aurait rassurée mais je connaissais la vérité d’une façon aussi intime que si on l’avait arrachée à mes entrailles pour me la montrer à mes yeux.

Pas après pas, nous avançons vers la vérité, nous avançons vers la chambre d’Aislinn et ma peur augmente ; est-ce le premier acte du combat que j’ai attendu ? Auquel j’ai entreprit de me préparer ? Vais-je devoir confronter seule ma femme et sa fille en cette nuit dont le calme contraste avec toutes les autres ? Je l’ignore. Je l’ignore mais je sais que je ne suis pas prête. Et que je n’arrive pas à l’être. Ce qui se passe dans mon cerveau ne change pas, ne veut pas changer, je n’y arrive pas. J’en suis revenue, il n’est pas de ma liberté que d’y retourner. C’est un long supplice pas après pas que je comprends à chaque seconde qui s’écoule, jusqu’à l’ouverture de cette porte et la révélation de cette enfant. Enfant toute aussi gênée que moi et toute aussi étrangère à ce qui se passe là. Aislinn, oh Aislinn, le Phénix ne t’a pas sauvée que de toi, il t’a sauvée de lui aussi…

C'est donc là… – cette voix, c’est celle de Caitlyn mais ce n’est pas son ton ou sa prononciation ; j’ai déjà vécu cela et je sais parfaitement ce que cela signifie… et ça me donne envie de vomir, j’ai l’impression qu’on la viole et j’ai le cœur qui se joint à l’estomac dans un violent rejet de ce qui se passe ici – que tu te caches… – un cauchemar, j’aimerai tellement que ce soit un cauchemar… par pitié, Seigneur-Tout-Puissant, faites que ce soit un cauchemar – Depuis quand est-ce que tu sais me voiler ton esprit ? Ce n'est pas grave… tu as été… une vilaine… vilaine… petite fille. – comment peut-on avoir peur de Caitlyn ? Je le sais maintenant. J’ai peur maintenant. Peur pour elle mais peur d’elle également. Cette image m’hantera longtemps, peut-être même à jamais, et je ne peux que la contempler tremblante en maudissant ma mémoire de l’y graver à jamais – Mais… nous jouerons à nouveau ensemble, hein ? – ma bouche s’entrouvre et mes poings se serrent, alors que je sens mon sang commencer à bouillonner de plus en plus à chacune de ses paroles, à chacun de ses souffles – Je te démembrerais et là il te sera plus difficile de fuir. Tu sais qu'on ne m'échappe pas… n'est-ce pas… petit insecte insignifiant ?

En moins d’une seconde, je suis entre elle, dos à Aislinn, ailes déployées d’un mur à l’autre pour la soustraire à ce regard mort qui doit lui être tout aussi atroce que moi, voir plus encore puisqu’il lui ait adressé.

- Essais et je te démembrerai, réplique-je entre les dents d’une voix des plus agressives. Pour l’instant je me contenterai de ta tête pour ce que tu fais…

Amy, je présume ? – je cligne des yeux pour dévoiler mes membranes nictitantes, ne dissimulant en rien mon agressivité et continuant de grincer des dents – Si tu savais combien elle lutte pour toi, c'est admirable… – c’est ça salopard, fanfaronne en cette nuit, en ce corps, tu ne pourras pas le faire lorsqu’on se croira car si je ne toucherai pas un cheveu de celle que j’ai, c’est par tes cheveux que j’arracherai ta tête de tes épaules ; avec ou sans oblitération, j’y arriverai – c'est elle qui m'empêche de bouger depuis tout à l'heure et je peine… vraiment à garder le contrôle… Elle se débat comme un diable… mais… tout à une fin, je SUIS cette fin. Dans 7 jours, je viendrais chercher mon du… dans sept jours « gamine », je te briserais en deux.

Il lève la main de Caitlyn pour poursuivre, me dégoûtant de plus en plus mais tout mon dégoût alimentant la rage, la rage de la crainte, la crainte de la perdre. Ces mains, tu crois pouvoir user de ces mains pour me tuer ? Car tu n’arriveras pas à les prendre, ni l’une ni l’autre, sans enjamber mon cadavre. Ce n’est que folie. Mais je me garderai bien de te le dire. Nous verrons si j’ai tord mais si c’est le cas, en effet tu me tueras, je ne me débattrai même pas ; la théorie et la pratique.

Aucune d’elle ne te revient de droit et tu ne seras pas toujours dans sa tête. Es-tu con à ce point là ? Caitlyn a toujours fonctionné par le cœur et quelque soit l’influence que tu exerces sur sa tête c’est lui qui gagnera. Il te chassera d’elle et moi je te chasserai de ce monde. J’ai suffisamment culpabilisé de meurtres factices, il est temps que je m’en veuille pour un véritable. Oui, elle t’a ouverte la porte à cause de moi, je le conçois aisément. Oui, il est trop tard pour faire machine arrière, je suis d’accord : même si tu te rends, je ne t’épargnerai pas.

- Vous êtes liés jusqu’à la mort, hein ? il te reste donc sept jours à vivre. Sept… Jours…

Je regarde mon aimée s’effondrer et la rattrape avec qu’elle ne touche le sol, entendant Aislinn crier et venir à notre côté alors que je la dépose délicatement tête sur ma cuisse, m’accroupissant.

- J'avais dit… – en effet, nous voici bien avancées – j'avais dit !!!! – la troisième fois je t’inviterai à te la fermer, Maybe – Pas de sommeil ! Plus de sommeil ! Par les Dieux, comment… comment va-t-elle ? – bien, elle est endormi tout ce qu’il y a de plus naturellement, d’après son souffle et ses réactions pupillaires – Amy… – mon regard dévie du visage paisible de mon aimée jusqu’à ma main droite, alors même que mes doigts s’y ferment un à un comme s’ils enfermaient quelque chose – Fais… fais quelque chose ! – tu n’as pas la moindre idée, jeune fille – Maman !!!? MAMAN ?

- Elle dort. Il ne l’a même pas réveillée… mais il l’a fait pour autre chose.

Je tourne lentement mon visage vers Aislinn, toute expression ayant disparue et mon regard restant tourné vers ma main.

- L’Ange à la Main Sanglante arrive et il vient pour lui.

***
Vendredi 14 Février 2014 – 06 : 06 A.M.
Je n’ai pas fermé l’œil. J’ai laissé Aislinn « veiller sur sa mère comme elle aurait aimé que sa mère veille sur elle ». Maybe n’a plus rien à craindre du sommeil, Caitlyn dormira à présent un poignet menotté au lit et moi je ne dormirai plus. Pas tant qu’elle ne sera pas hors de danger, pas tant qu’elles ne seront pas hors de danger. Caitlyn a pactisé avec lui comme j’ai pactisé avec moi-même pour essayer de sauver celle qu’on aime, on peut aller jusque là ; nous l’avons toute deux faites en croyant que plus de pouvoir nous sauverait. Aujourd’hui je n’ai plus besoin de pactiser pour avoir plus de pouvoir. Les plombs ont sautés plusieurs fois déjà mais les dégâts que j’ai subis sont déjà réparés. La douleur reste mais la douleur est motivante, elle pousse en avant en compagnie de cette hargne que j’ai à protéger celle que j’aime, que j’ai à protéger ma famille. Mais repousser mes limites a un prix autre que celui de la douleur : j’atteins une autre limite et celle-là je ne peux pas la franchir. La biomasse me manque. Si je continue ainsi, j’aurai perdu plus de cinq kilos avant la confrontation, soit un dixième de mon poids. Je ne suis pas épaisse mais je sacrifie le peu que j’ai et c’est un danger dont je suis parfaitement consciente. Il me faudra du soleil sans quoi je ne m’en sortirai pas. Du soleil et du temps. Hors ma promesse comme l’ultimatum du télépathe impliquent que j’en manque cruellement.

Assise sur une chaise, regard perdu dans le vide devant moi et me tenant le bras droit déposé contre mes genoux et dont la main se crispe avec régularité, je les entends bouger dans le manoir. Je les entends bouger autour de moi et je ne peux m’enlever cette simple idée de la tête, cette simple phrase qu’il m’a gravé dans la chair : c’est avec les mains de Caitlyn qu’il prendra Aislinn. C’est avec les mains de celle qui en est au centre que ce salopard détruira ma famille. Je comprends pourquoi Rachel n’est pas intervenue, pourquoi elle n’interviendra pas : elle n’est pas de notre famille. C’est ma meilleure amie et je l’affectionne comme tel mais son absence ici et aujourd’hui prouve qu’elle n’a pas sa place dans nos affaires de famille. Voici les limites des liens de cœur, on dirait. Je lui en veux, oui, j’en veux à pas mal de monde d’être encore absent. Ça me passera, je le sais, mais pour l’instant c’est ainsi.

J’ai sept jours… Dieu a créé le monde en sept jours et moi j’en ai autant pour essayer que le notre ne soit pas détruit. Je réussirai. Je réussirai ou on mourra toutes en essayant. C’est ainsi. Ça n’a pas à être autrement. C’est accepté.

- Aislinn t’a expliqué ? est la seule phrase qui sort de ma bouche, étrangement lente et absente, lorsque Caitlyn pénètre dans cette pièce. Je lui laisse le temps de répondre avant de reprendre la parole : J’ai un service à te demander, ma puce. Je ne renouvèlerai pas mes promesses car elles sont toujours valables mais j’ai quelque chose à te demander. Je voudrais que tu couses quelque chose pour moi, une tenue. Une brassière, asymétrique et dotée d’une unique manche, celle du bras gauche, celle du bras côté cœur. Bleue, car c’est la couleur de nos rêves. J’armerai l’autre bras de mailles et de rouge. C’est ainsi que je l’affronterai, c’est ainsi que je vous libérerai de lui. Et lorsque ce sera fini, lorsqu’il sera mort, c’est ainsi que je me rappellerai qui je suis vraiment. Ma main droite sera celle de la guerre et ma main gauche sera celle de nos rêves, hors ce sera ma main gauche qui sera relié au corps. Peux-tu faire cela pour moi ?

Je vais t’occuper l’esprit, Caitlyn Emilie de Lauro-Elioth. J’espère te faire garder ton calme tout comme garder espoir par une tache aussi calme que la confection de ce qui sera un symbole, celui de cette victoire, celui de notre victoire. Je veux pouvoir faire face au soleil yeux clos et sereine, visage et corps illuminé de sa chaleur, dans une armure que tu m’auras confectionnée et qui sera tienne.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Dim 1 Juin - 8:21

Comment peut-on dire vu les événements de le veille qu'une belle journée, s’annonce ? Cela parait d'une bêtise absolue et pourtant, c'est une nouvelle done, les choses ont changé, elles ont changé de façon complètement inattendue nous plaçant à présent du bon coté de la barrière. Aislinn ne comprend pas cet air amusé que je m’octroie lorsqu'elle me raconte les événements pas plus que ce ton réconfortant et ses paroles porteuses d'espoir que je lui concède en lui caressant la joue d'un revers de la main. Elle reste interloquée, la main sur la joue en question pour en attester la chaleur et se lève doucement pour partir à ma suite lorsque je retrouve mon aimé sur qui je pose un regard un peu gêné, j'imagine combien ce qui s'est passé hier a du la terrifier et l'emplir de rage en même temps, je viens pour lui apporter une chose essentiel, je viens pour lui donner l'espoir, pour lui montrer ce qu'elles ne voient pas encore, l'une comme l'autre.

Aislinn t’a expliqué ?

J'ai le sommeil agité...c'est pas nouveau. Par contre par sécurité, on m'équipera pour la nuit pour éviter que j'ai des envies de ballade. Ca ne sera pas la première fois que tu m'attaches au lit, non ?

Je l'écoute avec respect, mon sourire s'estompant petit à petit. Je comprends parfaitement la symbolique, je vois où elle veut en venir et elle m'arrache un pauvre soupire alors que je croise les bras sur la poitrine en une posture embarrassée.

Mhpf...Je...je sais pas coudre...sinon j'aurai lancé ma propre marque de fringues depuis longtemps...j'ai fait un essai pour le costume du Beaver, tu te souviens ? Et euh..bah..
Moi je sais, si tu veux je peux le fair...(Aislinn qui se tenait dans l'embrasure de la porte croisa le regard circonspect de Cait avant de s'attarder sur celui d'Amy et d'esquisser un faible sourire tout en reportant son attention sur celui de sa mère)
Je veux dire, je peux t'apprendre à le faire...je...heu...c'est quoi le Beaver ?
Hum..je t'expliquerai...Bon, affaire réglée donc, on va s'occuper de ta robe de bal, princesse.

Un léger silence pesant devant la mine grave de mes deux vis à vis et que je parte d'un rire nerveux avant de réduire l'espace entre mon épouse et moi et d'enlacer par derrière Amy sur se chaise en lui déposant un baiser appuyé sur la joue, restant accrochée là ma main dans la sienne.

Vous en tirez des trombines ! Vous êtes aveugle à ce point ? Ce qui s'est passé hier...c'est une bonne chose ! Vous ne percutez pas où quoi ? Quoi que ce soit, c'est un guignol ! Il n'est pas à niveau ! On va lui exploser le cul !
Ce n'est pas ce que j'ai fait qui devrait retenir votre attention, c'est ce que je n'ai pas fait ! Ce n'est pas un ultimatum qu'il nous a donné , ce con, c'est un aveu de faiblesse.. IL a besoin de 7 jours, il n'est pas prêt et ca veut dire qu'il ne nous emmerdera pas de sitot. Il est venu jouer les gros bras mais il n'a pas pu faire autre chose que grogner, Ais' m'a dit qu'il n'arrivait pas à avancer dans cette chambre...je sais...je sais qu'il ne pourra pas plus ! J'y veillerai, c'est mon job ! Il pense surement qu'on doit se chier dessus ou prendre nos cliques et nos claques pour fuir...peut-être même que c'est ce qu'il veut
Réfléchissez, quel méchant d’opérette peut venir se présenter, faire une menace et avouer maladroitement qu'il est en stand by comme un boulet ? Quand on frappe on est certain de son coup ! Ce type veut nous blouser au bluff et il s'est manger la Warrior en aller simple.


Je secouais la tête en affichant un franc sourire.

Alors Mesdames, souriez ! On a récupéré la main à présent et on sait à qui on a affaire, un truc...qui franchement n'est pas très futé pour abattre aussi connement ses cartes. On doit garder cet avantage, le plan est simple...on le traque, on le débusque avant la fin du décompte et on l’envoi se faire foutre définitivement. Il va comprendre qu'il a essayé de se frotter aux mauvaises personnes.

Je reprenais une posture plus sérieuse.

Entraînements et investigations... On doit aller à Monaghan à la recherche de Ruth Glasgow...on doit en apprendre plus sur cette famille, je suis certain que la clé réside la dedans. Si cette chose s'en prend à notre famille c'est qu'elle a l’œil dessus depuis...très longtemps.
On va aussi passer au Register Office, s'il y a un acte d'adoption pour les jumelles, il doit forcément y avoir été consigné.


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Éléments de Jeu.

L'acte d'adoption datera de Janvier 1966, il mentionnera le nom de Ruth et Abigael Aspère, nées en mars 1960 de Ciona Aspère et originaire de Dublin mais le nom du représentant légal aura été comme effacé se résumant à un simple paraphe de deux lettres énigmatiques «  A.O »



Une recherche approfondit en archive mentionnera un fait divers au nom de Ciona Aspère dans le village de Tesqvalt, femme de chambre dans un illustre manoir d'une riche famille et qui aurait trouvé la mort dans des circonstances mal définies lors de l'incendie des lieux, il sera fait mention de «  laissant derrière elle au monde et a sa mansuétude ses deux jeunes enfants ».

Si la décision est prise de suivre la trace des Aspères, la tombe sera visible dans le cimetière du village indiquant la date de naissance de 1941. Une visite aux archives n'indiquera rien, les archives étant trop anciennes et manquantes. On saura d'elle qu'elle est entrée au service des Livernades en 1958. Une enquête auprés des doyens de la ville colportera des rumeurs d'une personne dérangée, pyromane, isolée et malsaine et responsable de l'incendie des lieux et de la mort de 5 personnes, certains n'hésiteront pas à parler de « sorcière du feu » et de phénomènes étranges, on dira aussi que « quelqu'un de la famille a emmenée les jumelle et on ne les a jamais revue ». La Piste Aspère ne pourra être remontée plus loin, un ancien semblant se souvenir que Ciona était originaire de Londres à la base.

- La plus grande déception viendra de l'investigation sur Monagham ou il ne sera fait aucun lien avec une Ruth Glasgow mais quelques similitudes avec une Ruth Morigan qui aurait séjourné dans la ville quelques années jusqu'à il y a deux ans avant de se volatiliser sans laisser de traces et d'une façon mystérieuse. La conservatrice du musée semble avoir nouée des liens avec elle mais elle ne pourra être joint car en déplacement pour raison de santé sur Dublin. Un rendez vous sera négocié avec elle pour le lendemain en fin de journée, dans le petit musée de Monagham.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Dim 1 Juin - 19:34

J'ai le sommeil agité… – dérision ou déni ? L’un comme l’autre sont des mécanismes de défense alors cela n’importe peut-être pas énormément – c'est pas nouveau. Par contre par sécurité, on m'équipera pour la nuit pour éviter que j'ai des envies de ballade. – je sais, il faudra s’arrêter dans un magasin pour trouver de nouvelles entraves et pas dans un sex-shop, les menottes qu’ils y vendent sont merdique, surement de façon volontaire – Ca ne sera pas la première fois que tu m'attaches au lit, non ?

Je n’ai aucune réaction physique et poursuit comme je l’ai prévu, continuant sur ma pensée en ayant prise en considération la réponse simple qu’elle m’a fournie, même si elle en est grandement simplifiée par mon esprit surement. Je ne la regarde pas, je parle toujours aussi lentement et avec cette absence qui me tient, qui m’efface. J’entends son pauvre soupire et le prends pour la réponse qu’il est, écoutant un aveu qui me dit qu’une fois encore, les délais sont trop courts. Je ne parviendrai pas à tout faire toute seule, d’autant plus que la couture même si j’ai les bases, c’est comme la cuisine : une catastrophe.

Aislinn n’a pas fini de prendre son souffle pour parler que déjà je la fixe, n’ayant plus aucune retenue dans ma vitesse et ne laissant qu’un flou sur ses rétines, un flou auquel elle n’est pas habituée et qui la fait se stopper après quelques mots, échangeant un premier regard avec Caitlyn pour en venir à moi et détourner aussi rapidement pour revenir à sa mère.

Je veux dire, – je ne m’excuserai pas de te fixer ainsi, Maybe, tu sais ce que je suis en train de devenir et tu sais mieux que Caitlyn ce que cela signifie, tu as vu toi ce qu’a fait l’Ange à la Main Sanglante la dernière fois que j’ai décidé de m’abandonner complètement à tout ce que j’ai toujours refoulé ; l’amour peut-être une force aussi destructrice que la haine car on fait tout par amour et c’est ce que j’ai accompli après décembre, à cause de toi – je peux t'apprendre à le faire… – je continue de te fixer toi qui est savante de ce non-dit comme du fait qu’il va connaitre une occurrence car si je te suis grée de nous aider c’est là le prix que je vais payer et tu n’as pas intérêt d’essayer de m’en empêcher – je… – tu… ? – heu… c'est quoi le Beaver ?

Hum… je t'expliquerai… Bon, affaire réglée donc, on va s'occuper de ta robe de bal, princesse.

- Merci toutes les deux, conclu-je avec un faible sourire de gratitude, avant de me détourner lentement pour fixer cette main dont les doigts ne parviennent plus à se refermer complètement.

Les Grigori se considèrent comme une famille royale, les « enfants des fils de Dieu et des filles des Hommes » ; un bal aussi sanglant est surement une tradition familiale et même si je comprends parfaitement ce que Caitlyn a voulut dire cela a un impact bien différent sur moi. Une Grigori ? Oui, entièrement et complètement, corps et âme. Capable du pire par amour et prête à le faire en toute connaissance de cause, en toute conscience. J’ignore comment était ma sœur mais je sais que Sébastian a toute légitimité pour faire partie de ma famille. Comme Caitlyn et Aislinn, c’est triste à dire. Comme Jade également. Comme Rachel, aussi. Des jusqu’au-boutistes, des personnes conscientes de leur mal et marquées à jamais par celui-ci, à différent degré. La Marque du Cœur.

Je laisse le silence s’installer alors que ma main ne s’en sort pas mieux que tout à l’heure mais Caitlyn ne tarde pas à le détruire d’un rire malaisé avant de s’en venir m’enlacer par derrière et m’embrasser, ce qui me fait lâcher la contemplation de mon échec et comme toujours pencher la tête du côté du baiser comme pour le retenir, mon absence se dissipant dans l’un des petits bruits dont j’ai le secret et l’un des sourires qu’elle seule sait me déclencher. Elle me prend la main et c’est avec une grimace que je constate le peu de force dont cette dernière est capable pour enserrer sa vis-à-vis ; j’ai merdé et je ne peux pas poursuivre plus avant pour l’instant. Pas assez de forces.

Vous en tirez des trombines ! – illustration magistrale de ce qui saute aux yeux – Vous êtes aveugle à ce point ? – pardon ? – Ce qui s'est passé hier… – je frémis et me tends à ce simple souvenir, cherchant à la regarder car ne partageant et surtout ne comprenant pas son enthousiasme – c'est une bonne chose ! – je m’échappe à sa prise pour me relever et lui faire face, heurtant négligemment la table que je pousse des fesses avant tout autant de négligence et sans le moindre effort – Vous ne percutez pas où quoi ? – non on ne doit pas percuter mais alors pas du tout parce que moi la seule chose que je retire de ce qui c’est passé hier c’est une conversion de mon amour en haine et des expérimentations sur moi-même qui sont entrain de me faire perdre ma main droite – Quoi que ce soit, c'est un guignol ! Il n'est pas à niveau ! On va lui exploser le cul !

Je reste interdite à ses exclamations et écoute son argumentation avec perplexité et crainte ; une influence de plus de la part du Télépathe ? Ce n’est pas impossible, après tout il arrive bien à la posséder, alors la manipuler à distance ne doit pas être inenvisageable. En tout cas, elle y croit et elle a des arguments, c’est indéniable et je ne le dénierai pas, il n’est pas l’heure à la mauvaise fois. Néanmoins je ne partage pas cet optimisme même si je n’escompte pas lui en ôter.

Quel méchant d’opérette peut venir se présenter, faire une menace et donner rendez-vous dans un nombre de jour symbolique pour le massacre? Euh… j’imagine parfaitement Sébastian le faire, personnellement, grand amateur de théâtre et trou-du-cul trop confiant qu’il est. Non, mon avis ne va vraiment pas dans le sens de Caitlyn et si je ne la contredit pas pour l’instant je ne partage absolument pas son sourire ni ne vais le partager. On n’a pas récupérée la main, il nous l’a laissée. Il n’a pas abattu ses cartes, il a déclaré son objectif, il nous a offert un coup d’avance ; peut-être est-il trop sur de lui mais plus probablement est-ce simplement un jeu.

On le traque, on le débusque et on le tue, c’est le programme, oui, mais on n’est pas franchement en capacité de le faire pour l’instant !

- Puce… tout cela n’est surement qu’un jeu pour lui. Il nous a donnée la main pour observer ce que nous en ferons, comme un écureuil à qui on donne une noisette en ce demandant s’il la mangera de suite ou s’il ira la planquer pour l’hiver.

Oui, entrainements et investigations, le programme de la journée et des six jours qui suivront, reste à ce que je tienne le rythme. Oui, Monaghan et Ruth, aujourd’hui, et je pense aussi que c’est ce chemin qui nous mènera à la vérité, autant que l’on peut. Je t’y protègerai Caitlyn mais je dois avouer qu’en trois heures, j’ai eu énormément le temps de déconner. On suivra ton plan Cati Mia, j’espère juste que tu me pardonneras le mal que je m’inflige pour progresser plus vite. L’APB m’a vidée et il me faudrait environ une centaine d’heure de soleil pour être à nouveau dans la forme que tu me connais. Ça n’arrivera pas, pas ici, et je ne l’espère même pas ; j’espère avoir suffisamment de soleil pour pouvoir finir les améliorations. Je récupérerai l’usage de ma main, oui, c’est juste la conductivité neurale qui déconne après mes tests d’aujourd’hui. Je t’expliquerai tout ça en route, aujourd’hui, en espérant pas trop me faire engueuler.

***
Vendredi 14 Février 2014 – 06 : 44 P.M.
Comment peut-on dire malgré le grand soleil si rare ici que cette journée est la plus merdique qu’on ait vécue jusque là ? En considérant combien mon aimée m’a faite la tronche toute la journée et m’a mit à l’amande. Seigneur-Dieu, pour une fois que j’avais faim et besoin de manger je n’ai même pas osé le demander et je me suis faite claquer une assiette à la gueule lorsque mon estomac s’est manifesté, la surprise générale – mienne incluse – trouvant pour seule réaction non pas de la pitié mais des reproches. Qu’on « face cela à notre manière, pas à la mienne », ok, même si « notre manière » reste à définir parce qu’on manque cruellement de temps, même si j’admets avoir faite une connerie en paniquant et en usant de l’APB, mais le « continue tes conneries et il n’aura même pas à ce battre » je l’ai particulièrement eu de travers. Sans mes conneries, il y a une forte probabilité pour que le combat ne dure que quelques instants avant qu’effectivement, je finisse brisée en deux à ses pieds. Mais nous avons quand même faite une trêve à midi, lorsque mon aimée a eu pitié de sa pauvre petite chose qui n’avait déjà pas pour habitude d’utiliser des couverts avec la main droite et qui a vu en sa fourchette et sa main gauche un défi insurmontable ; moi aussi j’aime me faire materner et un bras en écharpe c’était une bonne excuse. Je l’aime !

En tout cas il a fait beau toute la journée et je l’ai passée avec mes membranes nictitantes déployées ; ça a fait un peu peur à certains inconnus, à la plupart d’ailleurs, mais j’ai eu assez de jugeote pour les ôter à chaque rendez-vous d’importance. De toute façon la plupart étaient en intérieur. Nous sommes rentrées tôt, principalement parce qu’on a fait ce que l’on a pu et que cela nous en a certes apprit mais pas assez à mon goût. Pour reprendre les trois points que j’avais classifiés concernant Ruth :

Premièrement, l’adoption des jumelles par le Révérend Glasgow. Janvier 1966. Elles avaient 6 ans et étaient filles de Ciona Aspère, originaire de Dublin (la ville) et le fameux « gars de la famille qui voulait pas s’occuper d’elles mais qui été riche comme crésus » a usé de cet argent pour effacer son nom du registre, simplement limité à A.O. ; et à chercher tous les A.O. de Dublin on allait passer un sacré moment donc la piste était moisie à moins qu’on ne retrouve Ruth.

Secondement, l’approfondissement de cette histoire d’incendie étouffé. Ciona Aspère était femme de chambre dans le manoir d’une riche famille, surement la famille d’A.O. puisque le nom avait également disparu, et c’est ce même manoir qu’elle aurait fait brûler. Au moins on a un village : Tesqvalt. Village dans lequel on s’est rendues après notre mésaventure du déjeuné – enfin surtout la mienne – pour y découvrir que le manoir appartenait aux Livernades et que Mlle Aspère était entrée à leur service deux ans seulement avant d’avoir les enfants ainsi qu’elle avait des tendances pyromane et une probable mutation liée. Visiblement les Livernades sont une fausse piste et l’implication du mystérieux A.O. reste la même.  Il faudrait aller à Londres mais la ville est déjà de mauvaise augure et beaucoup trop grande pour qu’on y trouve quoi que ce soit sans savoir quoi chercher. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai demandé d’un simple coup de fils à Emy Magique d’aller y faire un tour, tendit que Jade doit nous tenir au courant de si elle trouve la moindre histoire sur le net au sujet des Aspères, outre évidemment que des blagues foireuses comme « asperges »…

Troisièmement même s’il s’agit du premier point recherché lors de notre passage à Managham, Ruth Glasgow n’y a jamais séjournée mais on a de quoi penser qu’elle aurait usée du faux nom de Ruth Morigan – lié à la déesse de la mort Morrigan et qui me fait me méfier d’elle et de la signification plus que funeste de ce message – et séjourné dans la ville jusqu’à s’envoler deux ans plus tôt. Bien, la première fois qu’on la vue on avait seulement quelques heures de retards, maintenant c’est passé à deux années ; pire que les cheminots ma parole ! Enfin tout n’est pas perdu, apparemment la conservatrice du musée de la ville semblait la connaitre et si elle était absente aujourd’hui elle  serait de retour demain et on aurait tout loisir de discuter avec elle, après le travail. Intéressant.

C’est un peu tout ce qui reste mais c’est intéressant car je suis presque prête à parier que plus que connaitre la mystérieuse Ruth elle l’est elle-même, sinon pourquoi nous accorder rendez-vous ? Mon seul problème serait si Ruth est la Télépathe parce que du coup on serait véritablement dans la merde. Mais je vois mal ses raisons d’agir ; certes, sa sœur est morte et si c’est réellement l’émergence de Caitlyn qui est la cause du crash, elle pourrait chercher à s’en prendre à elle, mais pourquoi Aislinn ? Manque de mobil ou plutôt le fait que je ne l’ai pas encore trouvé. En tout cas, ce qui m’emmerde c’est que ça semble presque trop facile. On verra bien quand on y sera mais je tâcherais d’être prête au combat, au cas où.

- Pardon ?

Nous sommes dans le salon/salle de lecture et si je suis affalée en compagnie de mon aimée sur le canapé – sans avoir le droit de m’affaler sur elle cependant sachant que le rôle de la pauvre petite chose martyrisée ne marche plus puisque je n’ai pas besoin de ma main droite pour faire le débriefing et organiser les choses dans mon esprit – et Aislinn sur le fauteuil, faisant le débriefing de la journée et cherchant à planifier les prochaines.

- Nan mais… Attends Caitlyn… Oui je veux bien me reposer mais… j’ai reprit des forces hein ? Une journée au soleil, presque douze heures ! Dix heures… Neuf et demie… je sais que ce n’est même pas dix pourcent de ce que je stocke d’habitude… mais… mais… Oui, j’ai faite assez de conneries pour deux jours mais il faut bien que je continue de m’améliorer… Promis j’utilise plus l’APB ! Et je continuerai à me nourrir normalement en plus de la photosynthèse ! Et… ils annoncent beau temps pour les prochains jours, en cinq jours j’ai de quoi remonter à 62,5% de ma pleine capacité juste avec la… oui enfin non si je m’améliore aussi c’est vrai… Mais… euh… Voilà quoi !

La teneure de mon argumentation est à l’égal de l’infantilisme et de ma mauvaise foi. Mais alors que je n’ai aucune chance de vaincre j’utilise le coup le plus bas possible.

- Aislinn, dis-lui !

Oh que oui c’est tendre le bâton pour me faire battre mais au point où j’en suis je ne peux plus que me faire engueuler et prendre la pose de la parfaite coupable, dos courbé et visage honteux qui ne se tourne que vers le sol. J’ai toujours cette attitude lorsqu’on m’engueule, depuis toute petite, m’enfin ça ne m’empêche pas d’essayer, une fois qu’elle a fini, de me frotter contre mon aimée avec un petit bruit mignon et de la regarder avec ces mêmes yeux que je lui ai faits ce midi.

- D’accord, demain c’est repos et bain de soleil jusqu’à ce qu’on aille au rendez-vous. J’essaierai de récupérer ma main demain matin mais pas plus de bidouillage dans la journée et je ne touche plus aux prises électriques du manoir, même si je ne suis pas convaincue que la facture d’électricité soit aussi élevée à cause de moi. Mais dis, tu m’aimes quand même ?

Aller Cati Mia cède à la tentation que je puisse te montrer combien je suis habile même de la main gauche…

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mar 17 Juin - 21:42

Carnet de A.Loyv-Elioth, Nouvelle Vie.

J'ai vu des choses dont je ne me souviens plus et qui d'après l'impression qu'elles m'en laissent devaient être extraordinaires, j'ai même vu peut-être la fin de certains univers, c'est probable si ils n'ont pas survécu à ma temporalité. Mais ces derniers jours sont aussi excitants qu'effrayants, ils ont la saveur de l'inédit et me donne parfois le tournis. L'avenir est devenu une route incertaine et la vie s’écoule dans une direction unique, colorée d'émotions toutes aussi embarrassantes et perturbantes les unes que les autres. J'ai beaucoup de mal avec cette nouveauté, j'ai beaucoup de mal à juger ce qui est bon et ce qui est mauvais, j'en appelle à mes souvenirs d'adolescence et d'enfance, c'est une gymnastique difficile et un combat que je dois mener en solitaire pour ne pas les encombrer. J'ai promis de ne pas être un poids, j'aimerai tellement me racheter, je crois qu'il se passe des choses la cohabitation aidant, mais peut-être que je me fais des idées.

Je n'arrive pas à en parler, ce n'est ni le moment, ni le cadre, c'est la première fois, vraiment, c'est la première fois que je désire quelque chose pour moi même et ce mot sonne d'un son distordu chez moi. Je veux leur affection, je veux qu'elles m'aiment et qu'elles comprennent que je veux être une autre personne. J'ai appris de mes erreurs, je n'ose pas réclamer cette autre chance parce que j'ai le sentiment que ce que j'ai fait est monstrueusement impardonnable. Je n'aurais pas pardonné moi, comment le pourraient-elles ? Alors je ferai comme Amy dont j'admire c'est froideur jusqu’au-boutiste parce que je possède la même, quand le moment viendra, je donnerai ma vie, j’arracherai mon souffle pour les sauver, oui je sais que je n'obtiendrais pas leur pardon pour autant, mais au moins peut être, j’égaliserais les scores et remettrais le compteur à zéro. Amy donne des signes de connivence qui me font un bien fou, ma mère des signes d'affection qui ne trompent pas...je ne mérite pas cela et pourtant, j'en suis avide, comme si je découvrais à chacune de ces miettes combien le vide en moi est profond, combien cette solitude était omniprésente et aliénante. Comment leur dire tout cela ? Comment leur faire comprendre ? En ais-je seulement le droit ? Je ne me le permet pas. Alors, je mourrais pour elles, c'est tout ce qu'il me reste à donner.

Je sais que la menace plane, mais...ces jours sont merveilleux. Passer une journée à coudre avec ma mère l'entendre m'adresser quelques mots...dépassionnés, me parler un peu de sa vie, de leur vie à toutes les deux. J'aimerai tellement y avoir une place, je suis tellement heureuse de les voir ainsi, je n'ai rien fait...c'est le sort qui les a réunit, je n'ai jamais calculé les choses en ce qui concerne Amy, ni même comme on le pense bridé les émotions de Cait envers mon père. C'est cette part d’incontrôlable qui échappe à l'alchimie et nous fait croire parfois au destin. Leur amour tient du miracle et miracle il y aura encore, j'ai un vague souvenir qu'elles fonderont une famille, pas de cette Jade que je ne connais pas. Le futur à changé à nouveau depuis mon arrivée et là, j'en suis tout à fait aveugle. L'important c'est ce sourire lorsqu'elle parle d'Amy et ce regard tendre que cette dernière pose à la dérobade sur elle. Elles sont heureuses, malgré cette période trouble, elles sont ensembles et c'est juste un de mes souhaits les plus chers, je ne connaissais pas le sourire de ma mère, mon dieu...qu'il est ravissant, suis-je sotte d'avoir encore envie de pleurer en rédigeant ces lignes ? Je vous l'ai dit, les émotions sont encombrantes.

Hier je les ai fait rire, je crois. Je pense que c'est une bonne chose. Amy à sollicité mon appuis contre Caitlyn, je la soupçonne d'être de mauvaise fois par moment, mais il est dit que tout le monde à ses défauts, j'ai remarqué que mère, par exemple avait parfois du mal à tenir un propos structuré en plus d'avoir une proportion à s'énerver facilement en jurant et en haussant le ton. Je n'ai pas pu trancher, la situation était vraiment stressante, je ne pouvais pas aller à l'encontre des dires maternels, ni refuser cette main tendue de sa compagne. J'ai prétexté « une envie de faire pipi soudaine », j'aurai du sans doute le dire d'une façon plus convenable mais je fus pris de court. La fuite est une merveilleuse invention, dommage que l'invention de prétextes m'a toujours posé problème. Elles ont rit devant ma retraite. Je suis restée presque quarante minutes coincées dans les toilettes morte de honte, jusqu'à ce que Caitlyn m'en déloge (je soupçonne une envie de sa part plutôt qu'un secours charitable). Je passe pour une cruche, c'est vraiment embarrassant.

Notre second voyage à Monaghan fut décisif, nous n'avons pas eu le loisir d'y croiser Ruth comme nous aurions pu le supputer mais une vieille femme d'au moins quatre vingt ans du nom de Carry Floaty, responsable d'une galerie de peintures hétéroclites. Elle nous expliqua que durant une certaine période, Ruth s'était beaucoup rapprochée d'elle par un goût commun pour l'Art et lui avait confié quelques peintures qu'elle tenait de sa sœur défunte Abigael, nous pûmes les admirer et constater cette patte identiques aux toiles entreposées dans le petit atelier à l'étage du manoir. J'aime beaucoup la peinture, elle fait naître en moi beaucoup d'émotions, j'aimerai m'y essayer un jour, si la vie m'en laisse le temps. Ce ne fut pas des œuvres d'Abigael que vint la surprise mais d'une autre toile amenée par Ruth. J'ai retrouvé une gravure la présentant que je joins au journal, outre des caractéristiques physiques évidentes, c'est surtout un véritable séisme qui nous secoua toutes les deux lorsque Miss Floaty prononça l’identité de la personne posant dans une si singulière composition. Alia Oldfield.
Lorsqu'elle prononce le nom de Oldfield, mon cœur manqua un battement et se glaça d’effrois, mon regard immédiatement chercha celui de ma mère qui me renvoya exactement la même expression abasourdie que j'affichais. Amy comprit instantanément que l'on venait de trouver là un élément en la personne de cette fameuse Alia Oldfield.
On nous expliqua qu'elle faisait figure de légende locale dans le folklore de la région de la fin du 17 eme siècle, ayant carrément mis sous sa coupe la région de Longford suite à un mariage de connivence et qu'elle fut souvent accusé de sorcellerie. Elle fut d'ailleurs considérée comme une des grandes sorcières d'Irlande même si elle mourut parait-il de sa belle mort sans en avoir été inquiété à l'époque.
Nous avons pris congés assez rapidement, nous tenions une piste, c'est certain et tout cela passé par le nom des Oldfield, Cait et moi le savions au plus profond de nos chairs et à l'évidence, nous faisions sans doute parti de cette lignée de cette mystérieuse Alia. Est-ce que nous tenions l'identité de notre ennemie ? Ce n'est pas sur mais enfin je m'ouvrais à mes compagnons de l'idée qui me traversa l'esprit : la fabuleuse bibliothèque ésotérique du manoir, voilà pourquoi elle avait été constitué, il ne pouvait s'agir que de cela ! Et forcément, la solution passait par l'étude de ces ouvrages qu'une autre avait rassemblée sans doute dans le même objectif, nous devions en savoir plus sur cette Alia et les Oldfield.
Je décidais donc de passer une nuit blanche sur la consultation de ces ouvrages.
Je m’octroie une pause pour rédiger mon journal, je poursuivrais mes recherches ensuite en luttant contre le sommeil.
Nous sommes enfin sur quelque chose de concret, j'en suis certaine.



Alia Oldfliefd : http://www.servimg.com/image_preview.php?i=1655&u=10042259


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Elle laissa passer une longue demi heure suite au départ de cette étrange délégation avant de sortir de sa rêverie soucieuse, puis elle extirpa de sa poche un petit calepin qui semblait être une sorte de pense bête ne la quittant jamais. Elle fit glisser le clapet de son cellulaire et composa un numéro lut dans le répertoire. Plusieures sonnerie et on décrocha.

- Bonjour ma chère, c'est Carry. Oui...J'ai eu comme vous me l'aviez dit une visite....Non. Assez inattendue, ce n’était pas IL mais ELLES...Trois...et a en juger les questions et la physionomie de deux d'entre elles, je pense que ce n’était pas du tout ce que vous aviez prévu...

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mer 18 Juin - 13:27

Je crois que j’ai tuée Aislinn ; dommage collatéral accepté. N’empêche, si je ne m’attendais pas réellement à une réponse, je ne m’attendais pas à cette absence de réponse là. Elle a complètement paniquée, comme s’il y avait réellement un enjeu dramatique à cette simple « demande d’avis » assez rhétorique d’ailleurs. Dire que ça ne la concernait pas aurait suffit, si réellement elle avait peur que je la déprécie plus si elle me donnait tord, dire qu’elle n’en savait rien aussi serait passé, mais qu’est-ce qu’elle nous a pas sorti ? « Pipi ». Nan mais des fois… même Caitlyn ne m’a pas fait pire – ce qui signifie qu’elle me l’a déjà fait cependant, le coup du « pipi pas réponse » – mais venant d’Aislinn, surtout considérant la discussion et le fait qu’elle stressait réellement, c’était… indescriptible. Je n’arrive pas à voir de points communs entre ce qu’elle est là et ce qu’elle a été, je sais combien l’oblitération émotionnelle peut changer quelqu’un mais merde, quoi, de là à faire d’une fillette une divinité inique c’est… enfin ça a été drôle quand même, ce rite de passage. Car oui, c’est un rite de passage pour faire partie de la famille de Caitlyn, de la nouvelle Caitlyn, de MA Caitlyn : on nomme cela OCH. Oh C’te Honte ; expression originaire du Cait’Style destinée à manifestée une gêne vis-à-vis d’une situation improbable déclenchée avec tout autant d’improbabilité par une ou plusieurs personnes ayant un lien avec l’inventrice et détentrice du record solo et double en la manière. Aislinn a encore du chemin à faire pour être digne de sa mère car là où elle va se planquer dans les toilettes, Caitlyn passe par la fenêtre des toilettes avec une blonde siliconée pour atterrir nue dans un buisson… et oui je l’ai toujours de travers cette histoire ! Mais je pense qu’on peut dire qu’on est à égalité considérant qu’une rousse à coefficient intellectuel équivalent a passée une journée dans ma peau et en sa compagnie, chose dont elle ne tient rigueur ni à elle ni à moi mais qui niveau Oh C’te Honte devait surement rééquilibrer la balance. ENFIN BREF.

Je remercie tout de même Aislinn dont la fuite comique nous a valu un bon fou-rire parfaitement apte à détendre l’atmosphère et à reconquérir ma Cati avec mes petits bruits, mes petits yeux et tout le reste. Je n’ai pas réussie à accomplir toute mon idée mais au moins on été plus fâchée ; d’ailleurs, je tiens à dire que le mec ayant inventée l’expression « femme qui rit à moitié dans ton lit » est, en plus d’un connard machiste, un baratineur car rire est un bon moyen de la distraire d’une tentative de séduction… Peut-être que c’est parce que ce n’est pas moi qui l’ait faite rire ? Bon, après la découverte du OCH Aislinn va avoir droit à celle du NAMOE.

La nuit a été bien calme et la matinée aussi. Caitlyn s’est levée pour vérifier que je faisais bien ce que j’avais dit, soit repos et bain de soleil une fois que j’ai récupérée ma main, et du coup j’ai été surveillée par deux rousses qui faisaient du tricot… je suis la seule à trouver ça cliché et chiant ? J’ai passée ma matinée devant la fenêtre à les écouter parler, chose plus que problématique à ma concentration pour effectuer les améliorations et les réparations de ma main, mais j’ai réussi les secondes et accumulées quelques heures bienvenues de photosynthèse. Je pense accumuler passivement la journée tout en me nourrissant normalement pour éviter de dépenser la biomasse à me nourrir et profiter de la nuit pour m’améliorer, c’est encore le moment où c’est le plus calme ici. Je n’espère aussi pas être surveillée tout le temps : j’ai promis de plus utiliser l’APB ni de foutre les doigts dans les prises électriques pour savoir si j’arrive ou non à absorber et rediriger l’électricité, je le ferais pas ! J’ai comprit vu les dégâts que j’ai prit comment fallait faire et j’essaie toujours d’imiter les particularités du système nerveux de Caitlyn, mais faudra bien tester à un moment ou un autre si ça marche. Et on s’en fou des dégâts, je régénère et peux relancer mon cœur seule comme une grande ! Et, oui, on a déjà eue cette discussion… maieuh…

La rencontre avec Mme Floaty m’a convaincue que ce n’était pas Ruth, pas la bonne forme de pied, pas le bon âge, pas grand-chose qui ne corresponde en fait. De plus, elle ne nous a pas menti : elle connait Ruth Morrigan et elles se sont rapprochées grâce à une passion commune pour l’art, Ruth ayant même fait don de quelques peintures d’Abigael que nous avons authentifiées comme telles en comparaison avec celles du manoir. Je suis italienne, l’art j’ai baignée dedans toute petite et même si je n’ai aucune capacité créative pour aucune de ses branches je suis admirative d’un grand nombre d’œuvres ; je ne suis pas la seule mais je ne tenterai pas de me rapprocher d’Aislinn avec cela. Même si on l’oublie toutes deux parfois, je la déteste. Ça n’a pas changé. Je ne veux pas que ça chance. Même si elle, elle le fait. Roh et puis zut, j’ai suffisamment de mauvaise foi pour continuer à être distante et à ne pas lui pardonner même si elle se rapproche beaucoup trop de Caitlyn. Moi je suis sa belle-mère, on n’est pas faite pour s’entendre.

Bon, on sait également qui est A.O. ; même si c’est loin d’être un gars. La tenue pseudo-goth digne d’une prostituée du XVIe ou de l’entourage de Sébastian est assez explicite sur ce fait tandis que les traits communs avec Caitlyn et Aislinn sont plus que flagrant : rousseur, yeux verts, poitrine relativement petite… Après j’ignore si c’est d’époque considérant le poil à bois serti dans la cheminée derrière qui à l’air tout droit sorti d’un magasin de meubles mais je dis ça, je dis rien.

D’autant plus qu’il y a eu bien plus grave : le simple nom « Oldfield » a causé l’effroi chez mon aimée et son enfant, un effroi que j’ai vite remarqué sans le comprendre tout de suite car on avait déjà parlé de Mike Oldfield et de ses musiques avant et ça n’avait causé aucun problème. Figure de légende ou pas, datant du XVIIe ou pas, sorcière ou pas, Alia Oldfield cause beaucoup trop de remous pour être innocente et ses initiales correspondent parfaitement ; elle a mise sous sa coupe la région de Longford suite à un mariage de connivence et est morte de sa belle mort… bordel, je crois que je suis dans les mêmes histoires de famille que chez les Grigori : une saleté de mutant qui s’installe à un endroit, pisse tout autour pour dire que c’est à lui, le régit d’une manière ou d’une autre en se considérant comme un roi et étripe sa famille présente sur son territoire si elle ne lui jure pas allégeance. Au moins, j’ai le visage de mon ennemie, son âge, son mobile… enfin tout ce dont j’ai besoin. Qu’elle agisse par l’utilisation d’intermédiaires n’est pas étonnant. On programme donc une visite dans la ville de Longford à la recherche d’une Comtesse du XVIIe et si j’apprends qu’on a un ancêtre commun avec Caitlyn je colle un procès à Dieu parce qu’au bout d’un moment… MER-DE.

Quant à l’idée d’Aislinn concernant la nature de la bibliothèque ésotérique du manoir, c’est une idée brillante. J’ai déjà un truc prévu pour la nuit mais visiblement on va être deux à faire nuit blanche pendant que Caitlyn dormira attachée au lit. Je ne suis pas une chienne et je la connais ainsi ai-je installée une bassine en guise de pot de chambre au cas où.

Elle est discrète et a la bonne idée de ne pas ce dissiper dans une conversation dont, très honnêtement, je n’ai pas envie. Plus elle se rapproche de Caitlyn et plus elle se montre « humaine », attachante, et plus j’ai du mal à continuer de la détester. Je vois des choses, je décrypte des choses, que je préférerai inexistante. Mais j’ignore comment la considérer alors je la déconsidère. C’est la fille de Caitlyn, donc ma belle-fille par la force des choses, mais je n’aime pas cette idée pas plus que le fait de la considérer comme une « pièce rapportée » sans importance. Mais d’un autre côté, elle est et reste pour moi celle qui nous a fait plus de mal que de bien par ses méthodes et son inhumanité. Oui, elle nous aide, oui, elle cherche autant sa rédemption que notre affection, mais si je ne la méprise plus ouvertement je n’arrive pas à faire autre chose qu’une sympathie naturelle, due à mon caractère, que je pourrais avoir avec n’importe quelle personne que je connais mais sans plus. C’est problématique et je n’ai pas envie d’en parler, surtout pas à elle. Ses notes m’intriguent mais je n’ai pas envie de les lire ni réellement le droit, ainsi je n’en ferais rien ; je sais que ça existe et je sais ou les trouver mais j’ai déjà suffisamment de mal avec ce qu’elle dit et fait pour m’encombrer de plus encore. On a plus urgent à faire et même une fois que ça sera finit, je pense que je continuerai à m’entêter sur le principe que moins je la vois, mieux je me porte. C’est sans doute dommage mais c’est comme ça.

Pour l’heure je la laisse dans la bibliothèque, moi je suis couchée sur le canapé, et on s’occupe chacune de notre côté. Elle fait ses recherches, espérant peut-être déclencher des syndromes de répétition vis-à-vis de ce qu’elle a déjà vécu, et moi je l’altère autant que je le peux. Et une fois que ça sera entièrement fait, je m’en irai me coucher pour quelques heures, je pense. J’éteindrai la lumière si elle s’est endormie sur ses recherches et on verra bien demain. Nous partirons à Longford en début d’après-midi, cela nous laissera toute la matinée pour coudre et prendre un bain de soleil… chose impliquant que je me lève à l’aube. Han, je n’aime pas ne pas avoir mes six heures de sommeil, j’ai la tête dans le cul après… Et la tête dans le cul en vitesse accélérée c’est moche…

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mar 24 Juin - 20:30



Les recherches d'Aislinn si elles lui ont valu de s'endormir comme une merde la tête dans un livre et un plaid déposé sur les épaules, je pense par ma compagne, ne nous ont pas apporté grand chose sur Alia Oldfield, à part la confirmation qu'en son temps, elle fut associé à la pratique de la sorcellerie par l'étrange don de découvrir mystérieusement les pensées de ses interlocuteurs et pour avoir œuvré avec intelligence à la main mise totale de Longford. Elle y institua une sorte de zone de droit féodal un peu en rupture des coutumes locales, renforçant l'indépendance des femmes et une liberté de commerce bien avisée. Pour le peu, on se serait cru là sous le règne d'un « despote éclairé » car tous les témoignages s'accordent à la présenter comme vive d'esprit, douée d'une intelligence hors norme, extrêmement manipulatrice et d'un pragmatisme à toute épreuve. Elle mena une vie privée des plus éparpillée avec au moins cinq enfants dont deux grandes filles ne la quittant jamais et dont les prénoms ne traversèrent pas l'Histoire. Siégeant au château fort de «  Grand View », son corps semble avoir été ensevelit dans la Chapelle du Saint Coeur, le château fut un véritable centre culturel en son temps ou Alia semblait favoriser les arts sous toute leur forme, il est dit aussi qu'elle s'entoura d'une garde de jeunes gens «  hors du commun » aux dons flirtant souvent avec ceux de la sorcellerie mais sa puissance en son temps fut si rayonnante aux alentours que personne n'osa lui dresser un procès pour sorcellerie, en tout cas tous ceux qui s'y essayèrent connurent une fin tragique et mystérieuse.
Décision fut prise de visiter Grand View l'après midi pour y rechercher des trace de cet étrange personnage et explorer si il le fallait, le caveau de la chapelle pour y voir si le corps s'y trouvait réellement.

Nous en étions là, occupées toutes les deux à coudre en discutant de chose et d'autres alors qu'Amy lézardait au dehors en mode touriste « qui se les gèle » car si le soleil était au rendez-vous, la chaleur , elle restait en option.
J'en étais à l'explication à mon rejeton de l'utilité aussi bien sur le plan pratique que sociale de l'usage des sous vêtements, chose qu'elle se refusait à admettre, prétextant que le corps était fait pour se mouvoir dans des étoffes légères pour ne pas entraver les mouvements, bien plus pratique ! Quand à l'aspect social, il fallait être bien sot à ses yeux pour se troubler des protubérances corporelles d’autrui lorsque l'ame seule comptait. Vas dire ça au braquemart de Sanzo, toi ! Je la suppliais de cesser de se balader à poil le matin, elle se désola en se défendant que la nature ne s'encombrait pas de parures, elle. Ma fille est une connasse de Hippy puissance dix mille, c'est Jessie qui aurait été heureuse de sa petite fille pour le coup. J'argumentais sur le fait qu'un jour ou l'autre, ses seins trop lourds et sans retenues finiraient par lui tomber sur les nombril parce que quoi qu'on en dise, la gravité gagne toujours ! Elle passa de ce fait les dix minutes suivantes à les sous peser avec curiosité, voire a tirer dessus pour voir si c’était physiquement possible tendit que morte de honte, j'essayais de me concentrer sur la couture, plus rouge qu'un Amy en mode taupe.

Aislinn restait un mystère dans ses réactions parfois décalées et complètement improbables. Elle ne manquait ni d'intelligence, ni de jugeote. Mais il se dégageait d'elle une naïveté somme toute très Rachelienne, comme si son état de la voyageuse avait fait d'elle une inadaptée sociale devant apprendre à vivre dans un monde complexe quand elle même ne vivait que d'automatismes, buvant quand elle avait soif, dormant quand elle avait sommeil et passant son temps hors de la réalité dans une obsession inhumaine. Cela la rendait attachante et touchante par la sincérité qui se dégageait de ses moments de « découvertes »...Lui expliquer l'utilité du papier toilette ou de l'hygiène matinale...pire qu'une enfant, au moins elle écoutait attentivement et ne posait pas de questions, se contentant de mes dires. Aislinn définitivement contemplative restait aussi discrète qu'une Amy m'assurant que « non non, elle ne s'améliorait pas, promis ! » .

Amy ne porte pas de soutient gorge.
Oui, je sais merci ><..C'est à cause des ailes.
Sa poitrine est plus généreuse que la tienne, à vue de nez.
Merci, je sais aussi ><
Moi aussi d'ailleurs, je pense qu'elle est plus volumineuse que la tienne.
Oui..Bon...change de disque T__T
Mais il n'y a pas de musique ?
Par le Sang du Christ...C'est une expression ! Bordel on dirait Rachel...
.. Ho...le Phénix...je vois.
Non Rachel, ma sœur...m'en fout de ce qu'elle est, elle est ma sœur...Point barre.
Mais le Phénix est Rachel...On ne peux pas dénaturer un être en le séparant d'une partie de son essence.
Amusant dans ta bouche d'entendre ça...
Je veux dire que...
Oui, je veux dire que tu es le monstre qui n'a pas hésité à me faire tuer et le « fruit de mes entrailles. »
….
Et puis ce n'est pas toi qui parlait de séparation de l’âme ? Tu ne crois pas que ca dénature...un petit peu beaucoup, hum ?
...Je dois aller faire pipi.
Mais bien sur. ...Ho Aislinn, attends, s'il te plaît, je voulais pas être comme ça ! Reviens, c'était gratuit, pardon. Attends, ma fille !
...c...comment tu m'as..appelé ?
Hum..je..Oh t'entend ? On dirait...c'est une sonnerie ça ? Tu...hum...je suppose que les Voyageuses n'ont pas de portable, hein ? Y'avait une ligne fixe dans cette baraque ? Ah merde alors ?? Cherche au lieu de rester là les bras ballant !

Une minute pour découvrir un antique téléphone avec cadran et décrocher pour entendre une voix féminine assez ferme et trahissant un age mur m’interpeller au téléphone.

Je suis bien dans la résidence des Elioth ?
Hum heu...Oui...Du moins, nous avons repris la propriété, les Elioth sont décédés depuis longtemps, à moins que vous ne cherchez à joindre James. C'est sa sœur à l'appareil.
Sa sœur...Caitlyn ?
...En effet...mais...vous ne vous êtes pas présentée...à qui ais je l'honneur , madame ?
Ruth...Ruth Morigan...je devrais plutôt vous parler de...Ruth Oldfield, ma très chere nièce.
Ruth...Ruth...Oldfield..je..c'est...

Un geste d'urgence à l'intention de Aislinn qui comprend immédiatement et se précipite pour prévenir Amy.

Vous cherchiez à me joindre.
Heu...Oui...en effet je...
Une de vos suivantes est sûrement Miss De Lauro, félicitations pour votre mariage au fait , vous ne cesserez de me surprendre, Caitlyn. Mais qui est la troisième, celle « qui vous ressemble » ? Celle ci, elle m'échappe...
Ey...Comment savez vous pour...
Comme je sais que vous n'auriez pas du revenir ici, nous avons œuvré avec votre mère pour vous mettre à l'abri, quelle idiote de venir vous jeter dans la gueule du loup ! Vous êtes aussi irresponsable que l'était Aby ! J'ai tout fait pour vous soustraire de son regard, pourquoi avoir jugé bon de vous exposer ainsi 
Vous parlez d'Alia, n'est ce pas ? Écoutez ...Il faut...nous devons vous voir...si je suis menacée, et que c'est une histoire de famille, alors vous êtes menacée aussi. Je peux fournir une protection, je fais parti d'un groupe qui..
Laissez vos x men où ils sont, et vous trouverez que le cadavre d'Alia dans sa crypte si vous suivez cette piste, j'y ai récupéré son journal intime il y a dix ans...j'ai...une large longueur d'avance sur vous. Alia n'est pas votre ennemie, au contraire, elle l'a croisé et vaincu mais...il nous faut terminer le travail où cette fois ci, les Oldfield s’éteindront avec nous. Je suis en partance pour le premier train, je fais au plus vite.
Heu...bien.
Il est temps de réunir ce qui reste de notre famille, ma nièce.Comme il est temps de purger ce sang mauvais qui nous a tant coûté...je ne laisserai pas le sacrifice d'Abigael se résumer à un compte à rebours. J'arrive, ne bougez pas, surtout, ne vous dispersez pas.
Nous...nous attendrons.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mar 24 Juin - 22:51

Samedi 15 Février 2014 – 11 : 53 A.M.
Et la tête dans le cul en vitesse accélérée c’est TRES moche…

Je sais combien de temps j’ai dormi : pas assez. Je sais combien de temps Aislinn a dormie : plus que moi. Je sais combien on a été productives : autant que Caitlyn. Et elle, elle était attachée à son lit.

La matinée est proche de celle d’hier, sauf qu’au lieu de regarder par la fenêtre le soleil et bien je m’étale le front à moitié somnolente contre la vitre. Je refuse de baver sur autre chose que la poitrine de Caitlyn, c’est dit ! Heureusement personne ne l’a entendu… Enfin Bref, moi je fais ma photosynthèse comme une larve et elles taillent le bout de gras en continuant de me faire ma tenue de combat. Je pourrais presque participer à la conversation si je n’étais pas aussi crevée et si je n’avais pas envie de m’entêter à ne pas approfondir les choses avec Maybe. Mais même quant je ne suis pas là j’ai les oreilles qui siffle parce que ça parle de moi et elles sifflent doublement parce que je les entends !

Amy ne porte pas de soutient gorge.

Ey oh ! Toi quant je te demande d’intervenir dans la conversation tu te tires aux chiottes alors interdiction de faire l’inverse ! D’autant qu’avec ce que j’ai mangé de redécouvre les joies de devoir se rendre aux toilettes pour la grosse commission et bordel, ce que c’est bien de s’en passer…

Oui, je sais merci… C'est à cause des ailes.

Ey, c’est traumatisant de ce coincer les ailes dans des bretelles de soutien-gorge quant on commence juste à en porter et puis maintenant avec mes ailles je les casserai à répétition, les bretelles, sans compter que le non-port du soutien-gorge raffermit la poitrine !

Sa poitrine est plus généreuse que la tienne, à vue de nez.

Ey, ce n’est pas vrai ! On a le même bonnet, c’est juste le tour de poitrine qui est différent.

Merci, je sais aussi.

Je te déteste Aislinn…

Moi aussi d'ailleurs,  je pense qu'elle est plus volumineuse que la tienne.

Je te déteste et je t’emmerde Aislinn !

Oui… Bon… change de disque.

Pauvre Cati Mia… c’est une salope ta fille…

Mais il n'y a pas de musique ?

Une salope et une conne… Enfin Bref, changeons de sujet : il est beau le soleil derrière ces quelques nuages… j’ai de plus en plus de mal à rester contemplative moi, peut-être parce qu’il me fascine moins depuis que j’ai les yeux de Caitlyn. Caitlyn qui tire sur Aislinn et cela me fait grimacer, pas parce que c’est gratuit, au contraire Maybe l’a amplement mérité, mais parce que ma puce va se faire mal toute seule. Fuite aux toilettes ou pas. Et je dois avouer que le « attends ma fille » me reste un peu en travers de la gorge car c’est une chose qu’on ne partagera jamais ; et une famille recomposée ça me laisse un goût très amer dans la bouche. Mais de toute façon on la ramènera pas à l’Institut donc je peux bien supporter ça jusqu’à ce qu’on rentre.

Hum… je… – WTF ? – Oh t'entend ? – oui, moi aussi, qu’est-ce que ça vient foutre là ? C’est pas à nous ça – On dirait… – un téléphone – c'est une sonnerie ça ? – même chose ! J’ai horreur de pas être d’accord avec Caitlyn sur des trucs comme ça, c’est de la faute à Aislinn tien ! – Tu… – non, elle est arrivée à poils, ça peut pas être à elle – hum… – okay, j’ai comprit, j’y vais – je suppose que les Voyageuses n'ont pas de portable, hein ? – suivre le son, trouver le bordel, décrocher, ça devrait pas être dur pourtant vu le bouquant du diable qu’il fait – Y'avait une ligne fixe dans cette baraque ? – visiblement – Ah merde alors ?? – mais cherchez au lieu de papoter ! – Cherche au lieu de rester là les bras ballant !

Elles n’ont pas commencées les recherches que malgré ma tête dans le brouillard je l’ai trouvé, le téléphone… et je suis quant même obligée de les appeler pour qu’elles viennent à moi… la personne au bout du fil a de la sacrée patience et non, même si j’ai eu le temps de compter jusqu’à 300, je n’ai pas décroché. Je sais que ce n’est pas cohérent mais je ne suis pas cohérente… foutez-moi la paix, je veux retourner végéter en paix, moi.

De nouveau à ma place de plante d’intérieur sans Pogron j’écoute d’une oreille distraite la conversation jusqu’à ce qu’elle m’interpelle de quelques mots

Ruth… – Seigneur-Dieu ! Si je n’avais pas déjà eue la tête contre la vitre je me serais faite un putain de bleu en me la mangeant et si j’avais pas déjà été sur les fesses je l’aurai fini d’une désagréable manière – Ruth Morigan… je devrais plutôt vous parler de… Ruth Oldfield, ma très chère nièce.

Ruth… Ruth… Oldfield… je… c'est…

Je reste à contempler le soleil mais étrangement mon esprit commence à s’éclaircir et si je n’ai pas bougée lorsqu’Aislinn commence à avancer bruyamment dans ma direction, mes pensées sont parfaitement au clair alors qu’une subtile altération hormonale me permet de compenser le manque de sommeil ; ce n’est pas réellement volontaire mais plutôt utile. Je me relève tranquillement alors que la discussion se poursuit, pour regarder Aislinn simplement et sérieusement. On a enfin trouvée celle qu’on cherchait et ce n’est pas parce que je ne suis pas présente sur la scène que je suis en dehors du jeu ; Maybe a été envoyée voir si j’en étais, j’en suis et plutôt deux fois qu’une.

J’avance à ma vitesse naturelle en plantant là celle qui devrait théoriquement être notre benjamine mais semble physiquement notre ainée (moyennant ma vieillesse accélérée…) et je suis auprès de Caitlyn dans les trois ou quatre seconde, croisant les bras et m’épaulant à la porte de cette pièce que j’ai récemment quittée.

Ey… Comment savez vous pour…

La vieille de la galerie d’art.

Comme je sais que vous n'auriez pas du revenir ici, nous avons œuvré avec votre mère pour vous mettre à l'abri, quelle idiote de venir vous jeter dans la gueule du loup ! Vous êtes aussi irresponsable que l'était Aby ! J'ai tout fait pour vous soustraire de son regard, pourquoi avoir jugé bon de vous exposer ainsi.

Ignorance, on n’a rien demandé nous et si vous aviez été plus clair ou attentive vous auriez brouillées les pistes pour nous éviter de revenir.

Vous parlez d'Alia, n'est ce pas ? Écoutez… Il faut… nous devons vous voir… si je suis menacée, et que c'est une histoire de famille, alors vous êtes menacée aussi. Je peux fournir une protection, je fais parti d'un groupe qui…

Laissez vos x men où ils sont, et vous trouverez que le cadavre d'Alia dans sa crypte si vous suivez cette piste, j'y ai récupéré son journal intime il y a dix ans… j'ai… une large longueur d'avance sur vous. – ouais alors là moyen, ça fait dix ans qu’elle est sur l’affaire la taty alors qu’elle se calme avec ses longueurs d’avance, en une semaine on était à la tombe nous – Alia n'est pas votre ennemie, au contraire, elle l'a croisé et vaincu mais… Il nous faut terminer le travail où cette fois ci, les Oldfield s’éteindront avec nous. Je suis en partance pour le premier train, je fais au plus vite.

Il est temps de réunir ce qui reste de notre famille ; cette phrase m’évoque un chant de guerre plus qu’un chant de paix. Mais la guerre familiale est une spécialité de ma lignée, je m’y adapterai sans peine. Nous allons purger un sang d’un malédiction et ce qui commence dans le sang fini dans le sang.

Nous… nous attendrons.

J’attends qu’elle raccroche sans bouger, sans dire mot, respirant calmement avec une impassibilité effrayante. Je suis née pour des combats ainsi, c’est dans mes gênes, ça m’attriste que Caitlyn ait cette même malédiction mais nos promesses n’en sont que plus vivaces.

- On dirait qu’on s’approche de l’acte final, puce. Je suis désolée mais je vais reprendre là où j’en étais. Pas d’APB, pas de doigts dans les prises, mais je dois terminer d’évoluer au plus tôt. J’aurai besoin de toi pour les derniers tests, pour avoir des décharges plus contrôlées que celles du manoir, ça m’évitera de me faire mal si je me rate.

J’attends qu’Aislinn nous rejoigne, l’envoyant aux côtés de mon aimée d’un signe de tête.

- Je ne vous dirais pas de ne pas avoir peur ou de ne pas craindre ce qui va arriver, je vous promettrais simplement qu’on s’en sortira toutes. Toutes les trois. Nous allons avoir nos réponses, nous allons savoir le fin mot de cette histoire et nous iront en écrire la conclusion avant de tourner la page. Ça ne sera ni facile ni sans douleur mais nous nous en sortiront. Nous nous en sortirons comme toujours. Visiblement, nous avons une malédiction linéaire à terminer ; génial, on l’a déjà fait en début de mois. Gardez l’espoir, l’espoir en nous, en l’avenir. Continuez de croire à demain. Il nous appartient et nous appartiendra à jamais.

Une fois mon discours dit, je les laisserai coudre, je m’en irai, me chaussant et sortant du manoir à la recherche de la quiétude et du silence nécessaire à ce que j’évolue, à ce que je dépasse mes limites, une fois de plus. Je ne suis pas la personne la plus courageuse ou la plus puissante, je ne suis pas la meilleure combattante ou la meilleure stratège… je ne suis qu’une personne parmi tant d’autres, à dire vrai. Caitlyn non plus. Aislinn non plus. Mais ensemble on n’abandonnera pas et on réussira à faire un miracle. J’y crois. Je sais qu’on est assez entêtées pour ne jamais abandonner avant de l’avoir fait.

Nous attendrons. Nous écouterons. Nous nous préparerons. Nous nous battrons. Nous vaincrons. Je suis assise au pied de ce grand chêne sur cette petite colline et je le sais au plus profond de moi-même. Caitlyn seule sera me retrouver ici au besoin. Elle est la seule que j’attends pour partager mon fragment d’éternité. Nous le partagerons.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mer 2 Juil - 20:16

Samedi 15 Février 2014 – 18 : 55 P.M

Je n'ai jamais été aussi effondrée, aussi sous le choc.
Je n'ai rien dit depuis plus d'une quinzaine de minutes. Je reste là, inerte, avachie sur cette banquette , la tête entre les mains.
Amy discute calmement avec nos invités dans la cuisine, elle est restée avec nous un long moment avant de nous quitter. Le ton est grave, je n'arrive pas à comprendre ce qu'elles se disent.

Mon monde s'est écroulée, je sais qui est mon ennemi, je sais ce qu'il a fait, je me souviens.
Chacun de ses mots, chacun de ses gestes et chacun de mes choix. Il a suffit qu'elle prononce le prénom d'Adrien, il a suffit d'un simple prénom pour déchirer la chape de plomb qui sous pesait sur mes souvenirs, j'ai cherché Amy du regard avec une expression douloureuse et muette et nous avons ete interrompu par le hurlement de rage de Aislinn, un hurlement que je n'aurais pas cru possible et qui m'a glacé le sang.
Elle aussi, elle sait à présent.

Ruth a compris immédiatement de quoi il en retournait, posant sa tasse de thé sur la table de la cuisine en échangeant un regard chargé de sous entendu  avec cette fille qui me ressemble tant au pronom impossible à prononcer, Niahm , je crois. Nous sommes cousines d'après ce que j'ai cru comprendre mais elle m’apparaît hostile et rebelle, les traits tirés par un manque de sommeil évident, une ombre silencieuse qui se pose là depuis sa rude jeunesse et qui semble comme étrangère au drame familial qui se joue là.

Car il s'agit d'un drame, j'en suis certaine à présent.
Aislinn est sonnée mais son regard a prit un éclat que je ne lui connaissait pas, une sorte de rage violente et froide qui l'anime. Elle n'a pas desserrée les dents non plus, se contentant de croiser les bras et de fixer des ombres fantomatiques du crépuscule par la fenêtre.

Ruth nous a expliqué l'histoire d'une famille, une famille maudite et gangrené par un individu : MA famille. Elle ne s'encombre pas de détails et ne ménage pas son auditoire, je sais qu'elle ne nous dit pas tout, gardant dans les ténèbres sans doute ce qu'il y a de plus horrible . Peut être ne nous juge t'elle pas prête. Peut-être est ce pour ça que Amy veut la questionner. Je ne sais plus. Tout est confus...Je me dégoutte, je me déteste...tout est de ma faute, tout est vraiment de ma faute, je l'ai laissé entrer en moi...je lui ai demandé de le faire.  Elle a survolé sa propre histoire et celle de ma mère, elle s'est attardé sur Adrien et ses travers, ses buts et les témoignages qu'elle a pu tirer de ses faiblesses par le Journal d'Alia et sa propre expérience. C'est un monstre capable du pire...Combien ? Combien en a t-il tué ...depuis si longtemps. Qu'est ce qu'il a été capable de faire ? Qu'est ce qu'il peut encore nous faire ?
Je la regarde frissonner, toujours immobile près de sa fenêtre. J'ai tellement peur de demander, tellement peur que ça me fasse mal, ca ne peut pas être pire.

Aislinn...que..je...

Son regard se voile un instant comme en proie à un brusque rappel à la réalité avant qu'elle me tourne le dos pour fuir mon propre regard.

Je n'étais pas assez forte. Je n'ai rien pu faire...il utilisait de la télépathie, de la télékinésie, il regenerait....Ce n'etait pas sa puissance...c’était juste le fait de la...de la « multitude » de pouvoirs...En combat, c’était ingérable. J'ai voulu te protéger...l'empêcher de...de..nuire..de te nuire...il m'a brisé, puis guérie, puis brisée...puis..Il y prenait un plaisir sadique, il voulait que je lui apprenne à « voyager » entre les plans. Il m'a gardé en vie pour ça, ça et ...et la reproduction.

Je n'arrive à répondre à part un sanglot étouffé et douloureux.

- Maman...je n'avais plus ressenti ça depuis...depuis si longtemps. La haine...je le veux mort, je veux sa mort, il mérite de mourir pour ce qu'il nous a fait à toutes. Ruth disait qu'elle ignorait où il était...moi je le sais parce que j'en viens et à présent je m'en souviens parfaitement. Je lui arracherais le cœur avant sa saleté d'ultimatum.  

Mon regard se tourne vers Amy qui nous a rejoint.

Sweety..Je ne voulais pas ça...Mon amour...je te jure...je...je ne savais pas ce que je faisais...je..j'etais si seule, désemparée et impuissante...il etait là....je croyais que c'etait une hallucination mais il a dit...il a dit qu'il pourrait m'aider à être plus forte pour te protéger, pour nous protéger. Il m'écoutait, me rassurait..j'ai...Mon dieu...je lui ai ouvert mon ame. Comment j'ai pu...comment j'ai pu le laisser entrer. Il trouvait toujours les mots et moi , idiote je..Il m'a promis qu'on pourrait vivre heureuse et à l’abri avec  ses dons...en échange il voulait juste...la foudre. Il disait que c’était rien...juste « dupliquer » un pouvoir..je...j'ai cru que..je...
Tout est de ma faute...je suis...je suis tellement désolée. S'il te plait...il faut me pardonner, je t'en supplie.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mer 2 Juil - 22:00

Je me fous de son nom car nous ne lui graverons pas de stèle. Je me fous de son histoire car le mal qu’il a fait à celle de Caitlyn me suffit à voir ce que je verrais de lui. Je me fous de son âge car l’immortalité ne signifie en rien être intuable. Hors il est question de meurtre. Je m’encourage depuis suffisamment longtemps maintenant pour que cette idée ne me fasse ni chaud ni froid. Contrairement à la glace brulante qui s’immisce peu à peu de mon cœur. J’ai écouté même si je me foutais, j’ai enregistré même si je me foutais, je me foutais de tout sauf de combien chaque révélation a détruite un peu plus Caitlyn, a détruite un peu plus celle que j’aime. Je n’apprécie pas Ruth et je me contrefous de Niahm, je ne leur parle que pour répondre à leurs révélations par d’autres qui sont en notre possession ; non, ça ne concerne pas le passé mais l’avenir.

J’entends Caitlyn tenter, malgré sa peine, de rassurer sa fille. J’entends cette même fille dévoiler l’un de ses sacrifices pour nous, parler d’un échec qu’on connaissait déjà et qui l’a poussé à vouloir la mort. Comment a-t-elle pu désespérer au point de vouloir se suicider par le feu et la vie alors qu’elle était encore sous le coup de l’oblitération émotionnelle ? Je l’ignore, je ne me suis jamais demandée avant parce que quelque part elle ne m’intéressait pas mais désormais… il n’est qu’une barrière entre nous qu’aucune ne peut franchir mais non, elle ne m’indiffère plus.

Et elle me renseigne avec surement plus d’utilité que Ruth :

Je n'étais pas assez forte. Je n'ai rien pu faire… il utilisait de la télépathie, –  il me faudra donc le Berserker. Il me faudra donc en finir au plus vite sans quoi mon esprit risque d’être mon point faible ; encore qu’il est possible qu’il soit suffisamment mauvais pour ne parvenir à me le pulvériser. Je préfère éviter de tester cependant – de la télékinésie, –  voici que je vais détester aussi car s’il m’attrape, il me tue, ce n’est pas plus compliqué que cela. Il n’y a pas à savoir faire preuve de finesse ou de maitrise avec la télékinésie, fermer le point pour broyer son adversaire est suffisant ; j’ai suffisamment affrontée Rachel pour savoir que c’est là l’un des pouvoirs les plus dangereux en combat car il permet rapidement de le dominer tout en offrant de nombreuses possibilités de corps à corps et de distance. Elle-même se limitait à de la protection mais elle n’a jamais cachés se retenir de m’attraper, de me projeter ou de me briser d’un simple geste et d’une simple pensée – il régénérait… – voici qui fera pencher le combat. Je ne pourrais l’avoir à la fatigue ou le neutraliser par les blessures, il faudra que je le tue. Et de préférence par décapitation au cas où il régénérerait même après l’arrêt du cœur – Ce n'était pas sa puissance… – bien, mes maigres mais maitrisées capacités suffiront peut-être à rendre le combat égal alors – c’était juste le fait de la… de la « multitude » de pouvoirs… En combat, c’était ingérable. – ingérable pour un cerveau humain, nous verrons bien s’il arrivera à gérer ma vitesse – J'ai voulu te protéger… l'empêcher de… de… nuire… de te nuire… il m'a brisé, puis guérie, – pas régénération, guérison. Cela signifie que c’est une action consciente donc si je le déstabilise ou le sonne, je peux le prendre de court – puis brisée… puis… Il y prenait un plaisir sadique, il voulait que je lui apprenne à « voyager » entre les plans. Il m'a gardé en vie pour ça, ça et… et la reproduction.

Même les miens ne sont pas aussi cruels entre eux, de ce que je sais. Je les pense sadiques et mégalomanes, oui, mais de là à violer leur propre sang… Sans doute peuvent-ils élever leurs enfants comme ceux d’autres à l’égal d’animaux mais jamais ils ne se permettront d’ainsi souiller ce sang qu’ils considèrent royal. Enfin je l’espère. J’entends Caitlyn sangloter et en poursuit froidement ma discussion avec Ruth, entièrement d’accord avec Aislinn sur un point : le voir mort.

- Nous commenceront le combat après la tombée de la nuit. Je le tuerai.

Ruth veut me parler en privé, moi pas, je n’ai qu’une hâte c’est retourner auprès de celle que j’aime pour penser les plaies et essayer de la guérir du mieux que je peux à défaut d’avoir pu la préserver. Et je me contrefous qu’elle ait à me parler en priver. Qu’elle chasse Niahm de la cuisine, plutôt, de toute façon vu comment elle est impliquée dans cette histoire elle n’a rien à foutre là. Un murmure à mon oreille alors que l’autre s’en retourne ne m’arrache qu’un rire nerveux alors qu’une vérité monstrueuse mais absolument pas surprenante s’en vient jusqu’à moi et lorsque la tante se retire pour me faire face, je n’ai qu’une unique réplique alors que je m’en retourne.

- Bien. Mes aïeux ont élevé le parricide au rang d’art, même si c’est un beau-père il est temps que j’exprime ma place dans ma lignée.

Casser la gueule à Niahm ne me posera pas le moindre cas de conscience, sur le coup, néanmoins qu’il contrôle déjà partiellement Caitlyn ne change rien à ce que l’on sait déjà et on a déjà une parade qui, je l’espère, fonctionnera. Les derniers détails sont à peaufiner mais il nous reste une journée pour le faire. Je ne sais plus combien de jour cela fait mais nous allons montrer à Adrien que s’il se prend pour Dieu et croit pouvoir détruire notre monde au bout de sept jours il nous en faudra moitié moins pour le faire déchoir jusqu’à l’Enfer.

Je m’éloigne de cette belle-famille qui n’en a que le titre pour retrouver deux personnes dont la moitié est dans ce même cas et l’autre est la chose qui m’importe le plus à l’univers.

Cati mia, je sais que tu ne voulais pas cela. Je sais que tu ne savais pas ce que tu faisais et que tu étais seule, désemparée et impuissante. J’ignorai qu’il était là ou qu’il t’empoisonnait mais il ne le fait plus pour longtemps, je t’assure. Non, il ne peut pas t’aider à être plus forte car je suis ta force, pas plus qu’il ne peut t’aider à me protéger de moi-même car toi seule en a le pouvoir. Il n’y a personne pour nous protéger contre nous-mêmes, ni les X-Men, ni nos familles, ni même le Phénix ou Maybe ; nous ne sommes pas seules mais nous sommes les seules à pouvoir le faire.

Je te prends dans mes bras alors que tu t’effondres, que tu avoues une faute dont tu te flagelleras durant bien trop longtemps, que tu énonces nos espoirs qu’il a corrompus et utilisés pour te corrompre toi aussi. Tu parles d’un pacte avec le diable et du prix que tu aurais dû payer, prix bien éloigné de celui que tu sais devoir payer désormais.

Tout est de ma faute… je suis… je suis tellement désolée. S'il te plait…il faut me pardonner, je t'en supplie.

- Shut, souffle-je en la berçant lentement, serrée contre moi. Ça va aller puce. Je te pardonne. Je comprends pourquoi tu l’as fait, je l’ai fais avant toi sans croire que c’était une hallucination. Tu m’as pardonné de l’avoir fait alors pardonnes-toi aussi comme je l’ai fais.

Je l’embrasse sur le front, interrompant un instant l’enlacement mais ne lui faisant que plus sentir mais présence, et je l’éteins à nouveau lorsque j’ai fini la bénédiction, collant mon front contre le sien pour la regarder dans les yeux, au plus prêt, au plus intime.

- Il t’a manipulé pour avoir accès à ton âme. Mais il y a une chose que vous avez oubliée, lui comme toi. Ton âme, tu me l’as déjà donnée. S’il la veut, qu’il vienne essayer de la prendre. Il n’y arrivera pas. Il pourra avoir tous les pouvoirs qu’il veut il n’y arrivera pas. Je n’abandonnerai pas. Je ne t’abandonnerai pas. Nous allons nous préparer. Nous allons le combattre. Nous allons le vaincre. Nous avons déjà connu pire que lui et nous nous en sommes sorties. Il te veut, il veut ta fille… qu’il essaie de vous prendre. Il nous aura en travers du chemin et nous savons faire face à ce genre de cas. On y arrivera, on y arrivera je te le promets. Il t’a parlé d’espoirs, de vivre heureuses, d’être à l’abri, hein ? Je ne referais pas ses promesses mais je t’en ferais une autre : nous y arriverons, ensemble. Il t’a menti pour te tromper. Je te le jure comme une vérité que nous ferons se réaliser. Je te promets du sang, je te promets de la douleur, je te promets des larmes, mais surtout je te promets qu’elles ne seront pas une finalité et que nous les traverserons pour connaitre à nouveau la vie, le bonheur et la joie. On y arrivera ; non negoziabile.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Jeu 3 Juil - 20:42


Lovée contre elle comme accrochée à une falaise qui s'effrite sous la houle, mon regard se perd dans le vide sous la caresse apaisante. Elle sait trouver les mots qui apaisent, qui me permettent les portes de l'espoir. Je m'y cramponnerais comme à une idée déraisonnable avec une ferveur et une force que je sais inscrite dans nos capacités familiales, il me suffit de regarder cette silhouette silencieuse et pourtant torturée qui se dessine dans les derniers feux du jour et qui contemple froidement auréolé d'une haine presque palpable ce même jour qui s'en va céder la place à un autre plus terrible encore.

il faut croire en demain, parce que nous sommes ce demain. Je crois plus en toi qu'en moi, mon amour : c'est une évidence. C'est un cancer qui nous a bouffé pernicieusement ou violemment. Je ne sais pas de quoi il est capable à dire vrai mais malheureusement je sais, moi, le mal que je peux faire. Il ne faut pas s'en aveugler, tu ne le dois pas. Si ce moment vient, ne faiblit pas, car seule toi portera alors nos forces...et notre avenir. Je me déteste pour ce que je vais te dire...sincèrement.. tu vas être notre héraut parce qu'à présent, seule toi le peut. Tu es l'espoir des Oldfield, Amy et ca sera un prix lourd à payer

Un mouvement alors que ma fille tourne lentement le visage pour nous contempler d'un regard infiniment triste et troublant.

Le bonheur pour certains se paye du prix du sang, c'est notre lot. Tu ne seras pas seule , Amy. Je donnerai tout ce qui me reste pour vous, tout sans hésiter. Ce n'est pas une question de remord ou de dette envers vous...c'est..juste autre chose.

Elle n'en dira pas plus, replongeant son regard éteint à travers la vitre alors que je pose la tête sur l'épaule de mon épouse en souriant faiblement.

Nous n'en arriverons pas là, Ais. Tu as toute une vie pour nous prouver ce que tu as à nous prouver et nous toute une vie à vivre et j'espère que tu voudras en faire partie de cette vie. Je sais que ce n'est pas le moment, Aislinn...mais...je voulais que tu saches avant que nous partions pour ce combat.
Je te pardonne. Une mère...trouve toujours la force de pardonner à son enfant.


Elle se tourne vivement, comme frappée de stupeur avant de baisser le visage et de traverser l'espace pour se diriger vers le coin bibliothèque sans rien laisser entrevoir.

Tu as raisons...ce n'est pas le moment. Bonne nuit à toutes les deux.

Je restais silencieuse et peinée un moment lachant un soupire.

Détruire est plus simple que construire...on va se battre pour garder ce qu'on a déjà construit, mon ange. L'important est de ne pas se détruire nous même. Je crois en notre avenir, il nous appartient à nous...à nous seule. Amy...Cet homme...nous ne pourrons pas nous contenter de l'arrêter, tu le sais, n'est-ce pas...nous allons devoir le supprimer. ..c'est horrible de te demander cela mais je peux te garantir une chose, nous partagerons ce fardeau, toutes les deux ensemble. On va y travailler...toute la nuit si il le faut.


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L'aube n'est pas rassurante mais elle viendra bien vite. Je n'ai pas dormi, je n'ai pas sommeil de toute façon. Depuis la fenêtre de la pièce aux volets restés ouverts, le spectacle du renouveau jette des nuances de couleurs inédites dans la chambre et je ne peux m'empêcher d’apprécier un long moment le jeu de ces nuances sur sa peau nue avant d’attarder ma promenade sur ses courbes familières.

L'aube naissante et le calme de la maison, Aislinn a fini sans doute par s'endormir sur ses ouvrages au salon, ma tante et ma cousine ont été remisées dans une chambre au bout du couloir, l'une voulant « surveiller » l'autre puisqu'elle souffre des mêmes intrusions que moi, intrusions dont elle a gardé le secret comme elle a gardé avarement ses précieuses paroles. Elle n'est pas méchante, je le suppose, mais sauvage et fière, elle ne me porte pas dans son cœur, j'ignore pourquoi et a vrai dire, je m'en tape.

Nous y sommes, nous ne pouvons plus reculer. Nous avons mis en place une stratégie, un plan et ce plan passe par cette ultime étape. Une étape effrayante mais, je ne le cache pas, assez excitante. Je ferais l'économie de lui redemander à nouveau si elle désire renoncer, elle ne me répondra pas de toute façon et à présent, nous avons fait le tour de la question. C'est un long silence chargé de signification qui s'installe, un silence plein de cette tendresse que je lui porte et qui cimente notre couple. Je decroise enfin les jambes, brisant ma position en tailleur , assisse sur le lit et je me lève pour faire quelques pas. D'un geste anodin mais si significatif, j’ôte mon alliance pour la poser sur la table de chevet puis je m'éloigne de quelques mètres avant d'expirer longuement.

Nos nudités se font face l'une et l'autre dans une position miroir étrange. J'incline doucement la tête sur le coté, noyée dans une tonne de souvenir heureux, des rires, des sourires, des étreintes, un long sentiment d'amour infini. Je sais a quoi me raccrocher, je sais ce que je veux lui montrer, je l'ai déjà fait, même si nous avions des béquilles pour nous aider à l'époque, il est temps de commettre une nouvelle « folie » comme disait Moira, il est temps de rouler sans les petites roues de la bicyclette.

Je t'aime, à très vite.

Je ne peux lui concéder que cela alors que j'inspire pour bloquer ma respiration, paupières closes et corps arqué dans une position de concentration étrange comme un plongeur descendant en apnée. Et le phénomène débute, me grignotant le corps dans une couleur bleutée électrique, effaçant la couleur chair pour dégager une forme fantomatique d'un halo d'un maelstrom d'énergie pure et de micro décharges électriques contenues dans cette mince pellicule rappelant la ZPCE. Le fourmillement indescriptible mais agréable se poursuit jusqu'à plonger mes pensées dans une sorte de torpeur comateuse. Je me sens partir, je me sens perdre conscience et devenir cette chose dans cet etat sur lequel je ne pourrais jamais mettre de mots. Une conscience faite d'émotions et de sensations mémorielles alors que mon système limbique lui même n'existe plus : émotions et énergie, le paradoxe complet de l'expression ultime de ma mutation.

Mais cette forme, étrangement, obéit à Amy comme à son port d'attache, nous avons observé cela comme nous savons qu'il suffira qu'elle m'appelle à elle pour que je me réfugie en elle.

Elle découvrira alors la première émotion qui guide cette forme la concernant, un amour inconditionnel, une force rassurante et caressante comme une volonté manifeste de douceur et de précautions, un appel évident constitué que d'un seul message. Je t'aime, je ne vis que par et pour toi.



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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Jeu 3 Juil - 22:48

Oh oui, il faut croire en demain. Oh que oui, nous le serons ce demain. Je sais que tu crois plus en moi qu’en toi, Cati Mia, c’est réciproque et cela fait partie de nous, de cette confiance sans borne, parcelle de notre amour et de notre unicité. Adrien est un cancer dont nous ignorons les limites mais je le vaincrai. Je le vaincrai comme je n’aurai pas à te vaincre car très bientôt tu ne pourras plus me blesser, pour peu que ce ne soit pas déjà le cas. Je ne suis pas aveugle, je fais tout pour regarder la réalité en face même si j’ai mes œillères, comme toujours. Je porterai nos forces jusqu’au bout, je me battrais pour notre amour jusqu’au bout, je n’ai pas à t’en faire la promesse, tu le sais aussi bien que moi. Tout comme je sais que je suis la seule à pouvoir le faire et que le prix sera lourd mais je le payerai, je le payerai car je ne serais pas seule et que je payerai tous les prix pour toi.

J’écoute Aislinn m’expliquer une chose que je sais déjà et dont ma désolation quant à ce fait n’a pas la moindre importance. Non, je ne serais pas seule mais pas parce que tu donneras tout ce qu’il te reste pour nous, Aislinn. Je te l’expliquerai tout comme je t’expliquerai que cet autre chose n’est ni plus ni moins que de l’affection, que de l’amour. J’aurai à te parler, j’aurai à t’expliquer mais tu n’es pas prête à entendre pour l’heure. Il suffit de regarder tes réactions à ce que te dis Caitlyn pour le comprendre : je ne serais pas seule, pas parce que vous combattrez avec moi mais parce que vous serez avec moi, vous serez ma force dans ce combat. Ce n’est pas une question de sang mais de sentiments, des choses que tu as oubliées et devras réapprendre. Mais ce n’est pas le moment alors bonne nuit à toi aussi, Maybe, même si une fois encore tu finiras endormie sur tes livres sans raison autre qu’une fuite en attendant ta tentative de sacrifice ; tentative que je ne laisserai pas advenir car je protégerai Caitlyn de cette douleur aussi.

Je m’en reviens à elle, d’ailleurs, à cette leçon, à cette vérité. Oui on va se battre, comme toujours, c’est notre lot cela aussi. Des cycles de bonheur et de malheur pour réguler une chose qui semble trop puissante pour exister mais que chaque mise à l’épreuve renforcera toujours plus. Nous ne nous détruirons pas, même si une partie de nous brulera dans ce combat, comme à chaque fois. Cet homme ne peut ni être arrêté, ni être enfermé, je le sais, je m’encourage à faire le nécessaire depuis si longtemps que je crois avoir réussie à m’en être persuadée. Mais honnêtement, je sais que je n’y arriverai pas seule ; je prétendrai le contraire contre vents et courants car la première personne que je tente de convaincre c’est moi-même mais cet instant n’est ni aux mensonges ni aux illusions alors je n’ai pas le courage de dire que j’y arriverai. J’ai dit que je voulais tout partager avec toi Caitlyn, il est temps de partager ta monstruosité également. Nous le ferons ensemble, je le sais. Et cette nuit sera longue.

***
Dimanche 16 Février 2014 – à une nouvelle aube
Nous avons veillée toute la nuit, dans le silence nécessaire à ma concentration comme dans les murmures nécessaires à notre mise au point, toutes deux indispensables à notre victoire à venir. J’ai continuée de m’améliorer, portée par son souffle et sa présence, portée par ses encouragements silencieux et son amour sans borde. Par plusieurs fois, nous avons fait des tests, par plusieurs fois, j’ai prit le jus ; et la dernière fois, j’ai même fait semblant, pour qu’elle me materne. Ce n’était pas cruel, non, c’était pour la faire rire, car les premières fois ne m’avaient pas plus blessée qu’un coup d’électricité statique. Je suis une vacherie mais essayer de la faire sourire dans ces moments là est ce que je désir lui offrir plus que tout. Je ne suis pas une fougère/pile-électrique avec des capacités de taupinage, non, mais je suis sa fougère/pile-électrique avec des capacités de taupinage.

L’aube vient. C’est incroyable comme je n’ai pas vu le temps passer, installée en face d’elle, alternant méditation et plan ainsi que sérieux et frivolité. Je ne veux pas que ce soit la peur qui la maintienne éveillée mais qu’à mon instar, ce soit notre amour et celle qui en est à l’origine qui lui donne la vigueur et l’énergie nécessaire. Nous nous sommes mises à nues, comme toujours, pour nous faire face au naturel et en toute honnêteté, en toute appartenance, alors que nous franchissions les dernières étapes avant que cette appartenance ne prenne un sens nouveau, inédit au monde et qui sera entièrement à nous, cette fois. Je ne mentirais pas sur l’excitation et l’érotisme certain que l’idée de la symbiose déclenche mais je ne mentirai pas non plus en disant que c’est bien plus que cela. Nous nous concevons comme des âmes sœurs alors que nous nous sommes rencontrées comme des âmes orphelines, nous avons à terme d’efforts et de longues pages de nos vies finies par nous rapprocher au point de devenir les deux faces d’une même pièce. Nous nous sommes perdues et retrouvées, nous nous sommes faites du bien et du mal, nous avons partagé tout ce que nous pouvions humainement partager mais cela ne me suffit pas et je pense qu’elle est dans mon cas. Devenir la même pièce, s’appartenir complètement, unir nos corps en un nouvel être comme nous l’avons déjà fait de nos âmes par notre amour, n’est-ce pas une apothéose de notre engagement et de notre don de nous-mêmes envers l’autre ? Je ne dis pas que c’est l’amour qui nous a conduites à de telles pulsions mais notre amour, notre combat pour le préserver, le fait que durant longtemps nous ayons été seules et que nous soyons par la suite devenues seules à deux. Nous n’avons connus de coup de foudre, c’est une chose qui a grandie dans notre ombre jusqu’à devenir notre lumière et aujourd’hui on veut rejoindre cette lumière et l’éprouver dans une unicité qui sera à jamais à nous comme nous le sommes l’une à l’autre. Nous voulons nous élever comme le soleil ne tardera pas à le faire et atteindre un nouveau stade de ce lien sentimental que rien ne peut égaler ou détruite. Je pense même qu’une fois arrivées à ce stade, à cette unicité, nous pourrons enfin être prêtes, ensemble, pour la prochaine étape et la procréation. Mais pour l’heure, nous allons essayer. Une première fois sans filet, une première fois seules. Une première fois ensemble.

Je vois ses craintes, je vois son excitation, je ressens les mêmes mais j’ai un optimisme qu’elle n’a pas pour l’instant et que nous partagerons bientôt, je le sais. Je n’y renoncerai pour rien au monde car je ne renoncerai ni à elle ni à nous pour rien au monde. Bras en l’air et mains l’une dans l’autre, je m’étire et tourne sur moi-même comme une ballerine ; je me donne en spectacle, à la lumière naissante comme à ses yeux bleuissant, les laissant jouer sur ce qui sera bientôt nôtre. Elle finit par rompre sa concentration et la position le signifiant, elle est aussi prête que moi.

Je la suis de quelque pas, récupérant son alliance sur la table de chevet pour la baiser et me la passer au doigt, à l’égal de la mienne, puis m’en vais lui faire face, à quelques pas.

Elle ce concentre à nouveau et son visage commence à ce cacher sous la cascade de ces cheveux, je la regarde immobile en sentant mon cœur étrangement calme, confiante en ce qui va advenir.

Je t'aime, à très vite.

- Je sais, à tout de suite.

Elle inspire et bloque sa respiration et ce n’est qu’alors que mon cœur commence à s’accélérer alors qu’elle s’apprête à plonger dans un niveau d’existence différent du mien mais justifiant le notre. Je suis chair et sang, elle est émotion et énergie, nous nous compléterons comme toujours, pour toujours. Je regarde son corps se convertir, ce changer, adoptant une aveuglance de rêve si souvent observée mais si rarement d’aussi près ; et ce n’est que le début car il est encore trop de distance entre elle et moi. Il y en aura toujours trop dès qu’un peu d’air séparera nos peaux et nous allons remédier à cela de la façon la plus intime qui puisse être.

Je cligne des yeux pour déployer mes membranes nictitantes et regarder la forme du cœur avec les yeux du cœur, je fais fasse à l’âme électrique de celle que j’aime et j’aspire à m’en emparer et à la faire physiquement mienne pour que personne ne puisse nous la voler. Nous nous sommes si souvent contemplées ainsi mais elle a été aussi souvent confinée dans une cage, pour sa propre sécurité, et aujourd’hui je lui fais face avec une nudité qui lui appartient et qui lui appartiendra toujours.

Je sens le soleil s’élever dans mon dos et je vois mon ombre se projeter sur elle, je contemple cela avec un sourire alors que je déploie mes ailes pour être aussi honnête dans ma mutation qu’elle l’est dans la sienne. Nos mutations, parfois signe de malédiction mais des parties de nous-mêmes qui nous permettent d’accomplir ce que nous avons fait, l’une pour l’autre, l’une avec l’autre, l’une et l’autre. Et aujourd’hui nous franchissons une nouvelle étape.

C’est un petit pas pour nous mais c’est avec ces petits pas que nous avons tracée la route de notre destinée, comme quelques mots alignés sur des pages volatiles finissent un jour par retranscrire une chose sans valeur tellement elle dépasse toutes les autres. Ce ne sont pas des pas, ce ne sont pas des mots, c’est un rêve, c’est une vie. Une histoire écrite à quatre mains qui fera ce qu’aucune autre n’a faite avant elle.

La forme électrique réagie à ma présence avec toute cette sincérité que seule Caitlyn aura jamais envers moi et que moi seule pourrais jamais lui déclencher, j’ignore comment elle perçoit le monde mais je sais que j’y suis au centre. Il est temps pour elle de le voir comme je le vois. Il est temps pour nous deux de ne plus se contenter de faire parti d’un tout mais d’être ce tout.

Rage and Serenity by Henry Jackman on Grooveshark

Je m’avance vers elle, l’encadrant de mes ailes et approchant mes mains et mon visage pour l’embrasser. Comme toujours quand j’accompli ce geste je ferme les yeux et me colle contre elle de tout mon corps. Mais comme jamais, je sens son contact filtrer en moi et me faire frémir et me contracter, comme cela arrive parfois dans l’Après, et je sais que lorsque je rouvrirais les yeux ils grésilleront comme les siens car ils seront les fenêtres de notre âme.

Mes bras et mes ailes se referment sur du vide et je tombe à genoux sur le sol, mes membres continuant leur course lente pour m’enserrer alors que je la sens, partout. Je garde les yeux fermés et alors même que je me suis longtemps demandé comment saurais-je qu’elle est là je me demande à présent comment aurai-je pu ne pas savoir quelle est là. Ça me traverse et fluctue en moi comme une onde chaude et douce mais ce n’est pas de ma peau que me vient cette sensation, non, c’est de tout mon être. Je ne me laisse pas flotter à surface d’un océan cette fois je le sens vivre en moi tout comme je sens son amour me baigner et me porter.

Nous l’avons fait, ça n’a duré qu’un instant et nous l’avons fait. Désormais, elle sait ce qu’est être moi, je lui ai tout partagé et elle entreprend de tout me partager aussi. Je sens mon cerveau réagir à nos deux processus psychiques, je le sens produire ces émotions qui sont siennes pour que nous les ressentions toutes les deux. Elle dort, elle rêve, elle vit en moi et à travers moi, je suis le corps et elle est l’âme. Nous sommes unes. Cela n’a plus rien d’excitant, c’est un accomplissement, c’est un apaisement, c’est une certitude et une unicité que personne avant nous n’a atteinte.

Avec lenteur je me retourne et me relève, m’avançant jusqu’à la fenêtre une main en avant et lorsque je sens le carreau chaud contre ma paume, je la ramène contre mon torse, continuant de me serrer comme je veux la serrer consciente qu’elle ressentira tant le contact que le sentiment qui me pousse à faire cela, ce sentiment qu’elle double en étant en moi et que je dois lui démultiplier également.

Je sais pourquoi mes yeux sont devenus bleus. Je sais pourquoi ses yeux deviennent bleus. Je les ouvre, nos yeux, face à cette fenêtre qui nous renvoie tant notre reflet qu’elle nous montre cette nouvelle aube, cette aube qui est nôtre. Vois-nous, Caitlyn. Vois combien on peut faire des miracles. Vois combien on s’aime et combien cela transcende toutes les lois édictées jusque là. Vois ce reflet qui est nôtre. Vois ce lever de soleil à travers ces yeux qui sont nôtres. Entend ces battements de notre unique cœur.

Je t’aime, je ne vis que par et pour toi. Vivons ces instants ensembles, vivons ces instants comme la seule personne que nous avons réussie à devenir.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Dim 6 Juil - 8:46

Un dialogue inédit sans paroles, unique en sa nature, uniquement basé sur le ressenti et les émotions qui se répondent en écho. Sa véritable nature n'est qu'emotions et énergie électrique, c'est à cela qu'elle inspire et c'est sans doute au bout d'une éternité l'évolution qu'elle prendra lorsque le temps ne comptera plus et lorsque les souvenirs deviendront bien plus encombrant qu'un présent où ils s'en viennent déborder. En elle, elle cloisonne son essence électrique et y installe l'émotion comme langage et une fois cette relation incroyable installée, Amy devient cette surface tranquille de l'océan paisible où çà et là, Caitlyn depuis le ciel d'un bleu azur qui la couve affectueusement, projette des pierres afin de caresser l'onde et de rependre en elle ce qu'elle cherche à lui montrer avec son propre langage.

C'est d'abord succédant à cette vague chavirante d'amour une sorte de pointe d'inquiétude primaire. Elle s’inquiète de savoir si son hôte souffre, si l'opération est douloureuse pour elle, cela ne dure pas plus qu'un instant puisque le bien être d'Amy la submerge en réponse et qu'à présent cette plénitude qui a presque le goût d'un de leur après, s'installe en écho avec une étrange sensation inédite de chaleur berçante. C'est un accomplissement et cela ne lui échappe pas non plus même si son système cérébral est incapable d'élaborer des raisonnements complexes, ce qui fut Caitlyn tâtonne, s'habitue et s'installe, s'ancrant en elle comme si il s'agissait là d'un acte naturel et logique, d'un retour à une unicité qui aurait toujours du être la leur.  C'est la rivière qui enfin vient trouver son estuaire pour mêler ses eaux à celles originels, elle redevient l'océan, elle y trouve un bien être incomparable et le fait savoir.

L’étonnement vient très vite, une surprise un peu enfantine à laquelle succède une euphorie et une joie des plus basiques. L'irlandaise jette un regard inédit sur un monde, à travers des yeux qui ne sont pas les siens, cela l'enchante et l'émerveille et les réponses aux stmuli qu’envoient Amy y font une fois de plus écho.

Une nouvelle chaleur plus profonde alors qu'elles regardent le monde émerger des entrailles de la terre et que son regard désire s'attarder sur ses traits, une irrépressible envie de pleurer de joie qui lui sera difficile de refréner, après tout , la californienne reste une chouineuse sentimentale et la beauté de l'instant la verse dans une sorte de tendresse submergeant l’âme de l'Italienne.
A nouveau succède à cette tendresse le profond sentiment d'amour et d'appartenance qui lui a fait savoir qu'elle était en elle, l'expression la plus dénuder de son amour, la plus basique et en retour c'est le regard surnaturel et d'un bleu impossible à décrire  qui grésille de micro décharges en réponse pour chasser les eaux du cœur.

Elle manifeste l'impatience, le désir de découvrir, de voir plus loin, une sorte de pulsion de curiosité qui lui fera tourner vers la porte de la chambre mais qui lorsqu'elle se mettra en branle la freinera un instant par un sentiment d'affolement et de stress difficile à interpréter au premier abord jusqu'à ce qu'elle parvienne à comprendre qu'il s'agit là de la nudité et du fait qu'elles sortent de leur territoire . Elle se méprendra peut être d'abord à un considérer cela comme un reliquat d'une pudeur justifiée par la présence d'autres personnes au domicile mais sera touchée dans le même instant par l'émergence d'un sentiment qu'elle n'aura pas encore vu s'exprimer, un accès d'humeur, une irritabilité noyé dans un fort sentiment de désir d'appartenance, un crise de « namoe » vécue de l'intérieure. C'est de la jalousie qui n'a pas vraiment d'autre objet que cette « interdiction » de se montrer sous un jour qui leur appartient à toutes les deux.
 



Passé cet épisode amusant et la solution trouvée à l'épineux problème , elle manifestera de nouveau un fort désir d'exploration par le biais de la curiosité et la joie qui en découle.
Elles descendront l'escalier pour se rendre au salon de lecture où elles trouveront Aislinn écroulée sur sa table de bois vernis entre deux livres ouverts et son fameux journal de notes.
Le sentiment dénudé qui se dégagera à ce spectacle sera une fois de plus inédit, la même sensation d'appartenance  inexplicable mais d'une nature différente, un amour nouveau pour l'Italienne, comme ancré viscéralement ou se mêle un désir d'affection, de protection, le sentiment maternel dans son expression originel. Cet être endormi devant elles est important, il l'est parce qu'il doit l'être : c'est une extension de Caitlyn et c'est là une vérité indéniable nimbée de tous ces sentiments qui s'y rapporte en sus d'une tristesse profonde d'un gâchis d'une relation qu'elle voudrait établir.
Son regard dévira vers le carnet ouvert ou repose toujours le stylo comme marque page. Une pulsion profonde de curiosité, l'Irlandaise veut en en faire lecture, et elle le fera.


«  Je pensais que coucher sur cette feuille ce qui me torture me permettra d'aiguiser mon âme pour entrer en guerre. C'est que m'a apprit Sanzo, je suis une guerrière et j'ai toujours été à bonne école en retenant consciencieusement chaque leçon. J'ai un lourd héritage fait d'abnégation et de rigueur alors pourquoi ne puis-je pas trouver la paix ? Pourquoi ne puis-je mettre mon âme au repos afin de laisser parler l'instinct et de redevenir efficace ? Je deteste Adrien pour ce qu'il m'a fait, chaque fibre de mon être le déteste, chaque pensée veut sa mort mais il y a autre chose au delà. Je le perçois, là, tout proche ? Autre chose que cette haine. Je ne veux plus mourir, je crois. Je ne le veux pas non, mais je le ferais pour elles. Pour la première fois, j'ai cet appétit de vivre qui m'étouffe mais je ne sais pas quoi en faire.
Le pardon.
Dois-je y croire ? Dois-je mettre cette paix en moi et me pardonner ? Que sera mon monde si je m'aveugle du pardon de mes fautes ? Elle m'offre la seule chose que j'ai toujours voulu au monde et c'est malheureusement la seule chose que je ne peux plus accepter. Peut être ne tient-il qu'à moi ?
C'est si difficile qu'au fond, la mort est peut être préférable. Phénix, tu as choisit judicieusement ta sentence.
On vit difficilement avec les émotions, entre la haine et l'amour : comment ne pas perdre pied en plus du sommeil 
? »


« J'ai vu des choses dont je ne me souviens plus et qui d'après l'impression qu'elles m'en laissent devaient être extraordinaires, j'ai même vu peut-être la fin de certains univers, c'est probable si ils n'ont pas survécu à ma temporalité. Mais ces derniers jours sont aussi excitants qu'effrayants, ils ont la saveur de l'inédit et me donne parfois le tournis. L'avenir est devenu une route incertaine et la vie s’écoule dans une direction unique, colorée d'émotions toutes aussi embarrassantes et perturbantes les unes que les autres. J'ai beaucoup de mal avec cette nouveauté, j'ai beaucoup de mal à juger ce qui est bon et ce qui est mauvais, j'en appelle à mes souvenirs d'adolescence et d'enfance, c'est une gymnastique difficile et un combat que je dois mener en solitaire pour ne pas les encombrer. J'ai promis de ne pas être un poids, j'aimerai tellement me racheter, je crois qu'il se passe des choses la cohabitation aidant, mais peut-être que je me fais des idées.

Je n'arrive pas à en parler, ce n'est ni le moment, ni le cadre, c'est la première fois, vraiment, c'est la première fois que je désire quelque chose pour moi même et ce mot sonne d'un son distordu chez moi. Je veux leur affection, je veux qu'elles m'aiment et qu'elles comprennent que je veux être une autre personne. J'ai appris de mes erreurs, je n'ose pas réclamer cette autre chance parce que j'ai le sentiment que ce que j'ai fait est monstrueusement impardonnable. Je n'aurais pas pardonné moi, comment le pourraient-elles ? Alors je ferai comme Amy dont j'admire c'est froideur jusqu’au-boutiste parce que je possède la même, quand le moment viendra, je donnerai ma vie, j’arracherai mon souffle pour les sauver, oui je sais que je n'obtiendrais pas leur pardon pour autant, mais au moins peut être, j’égaliserais les scores et remettrais le compteur à zéro. Amy donne des signes de connivence qui me font un bien fou, ma mère des signes d'affection qui ne trompent pas...je ne mérite pas cela et pourtant, j'en suis avide, comme si je découvrais à chacune de ces miettes combien le vide en moi est profond, combien cette solitude était omniprésente et aliénante. Comment leur dire tout cela ? Comment leur faire comprendre ? En ais-je seulement le droit ? Je ne me le permet pas. Alors, je mourrais pour elles, c'est tout ce qu'il me reste à donner.

Je sais que la menace plane, mais...ces jours sont merveilleux. Passer une journée à coudre avec ma mère l'entendre m'adresser quelques mots...dépassionnés, me parler un peu de sa vie, de leur vie à toutes les deux. J'aimerai tellement y avoir une place, je suis tellement heureuse de les voir ainsi, je n'ai rien fait...c'est le sort qui les a réunit, je n'ai jamais calculé les choses en ce qui concerne Amy, ni même comme on le pense bridé les émotions de Cait envers mon père. C'est cette part d’incontrôlable qui échappe à l'alchimie et nous fait croire parfois au destin. Leur amour tient du miracle et miracle il y aura encore, j'ai un vague souvenir qu'elles fonderont une famille, pas de cette Jade que je ne connais pas. Le futur à changé à nouveau depuis mon arrivée et là, j'en suis tout à fait aveugle. L'important c'est ce sourire lorsqu'elle parle d'Amy et ce regard tendre que cette dernière pose à la dérobade sur elle. Elles sont heureuses, malgré cette période trouble, elles sont ensembles et c'est juste un de mes souhaits les plus chers, je ne connaissais pas le sourire de ma mère, mon dieu...qu'il est ravissant, suis-je sotte d'avoir encore envie de pleurer en rédigeant ces lignes ? Je vous l'ai dit, les émotions sont encombrantes. (…)
 »

«  Recommencer. Je ne sais pas. J'en suis encore à détourner le regard parce que quelque soit l'endroit où je le tourne, vers moi même où vers les autres, il ne se trouve que poussières et ruines de ce que j'ai fait. Elle m'a parlé de Rédemption. J'ignore de quoi il s'agit, chimère ou réalité mais cela me paraît si improbable et impossible que j'en reste comme figée d'effroi. La Rédemption commence par le pardon mais ce pardon, il ne m'est impossible de l'envisager tant que je n'aurais pas faire taire ce dégoût en moi de ma propre personne et cette haine qui s'y rattache. Recommencer implique d'avoir la volonté de tracer une autre route, je n'en suis pas là, je ne suis qu'une charogne jetée sur le fossé de la route de la Destinée et je m'insupporte des propres remugles de ma décomposition. Je dors peu, me mortifiant de chacune de mes actions et de mes choix, je regrette comme un manque ma chère Oblitération qui a défaut de me rendre humaine, me rendait au moins insensible. Cette nuit, j'ai rêvé que j'étais bercée par ma mère et j'ai pleuré ensuite parce qu'à vrai dire, il me semble que cette sensation n'a jamais été rien d'autre qu'un rêve dans mon existence. J'ai compris que ma punition consistait à ne pas obtenir la seule chose pour laquelle j'aspire à présent, la seule chose qui enfin me permettrait d'échapper à ce cortège de démons et de souffrances. Je suis condamner à recommencer, pas à en finir »

Les émotions renvoyées au fil de la lecture des pages seront en adéquation avec les informations délivrées : affection, besoin de protéger, de chérir, tristesse, et profonde peine. Elles ne reposeront le carnet que lorsque la jeune fille s'agitera dans son sommeil en geignant, sans doutes en proie a ses propres démons, un gémissement ponctué d'un « maman » difficilement  audible lui fera serrer le cœur d'un sentiment d'urgence et d'affection comme une supplique profonde et sincère, prendre soin d'elle comme de sa propre chair, puisque pour l'instant, elle l'est totalement.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Lun 7 Juil - 1:07

Je continue de nous faire fixer la fenêtre et ce spectacle unique qu’elle nous offre ; nous nous sommes habituées à voir le soleil se coucher ensemble, l’une contre l’autre et s’enserrant mutuellement, prêtes à nous témoigner une nuit d’amour que nous traversions ensemble. Cette symbolique est toute aussi forte que celle de cet instant nouveau où nous contemplons  le soleil se lever avec cette définition nouvelle d’être « ensemble ». C’est mon apparence oui mais c’est notre corps tout comme c’est mon esprit mais ce sont nos émotions ; on s’aime et on s’appartient, on s’est données complètement au point que le « on » n’en devienne le seul qualificatif approprié, comme en témoignent ces lumières électriques dont nos yeux témoignent.  On vit par et pour l’autre, littéralement. C’est étrange dans les premiers instants mais je n’y fais pas attention, noyée dans cette crue d’émotions dont la douceur succède à une brève inquiétude qui n’a réellement le temps de m’impacter qu’elle est déjà happée par cette chose que l’on ressent en synchronie et qui surpasse tout le reste. Distinguer le « je » du « elle » ne se fait plus que par la pensée car il est impossible de distinguer les émotions et les sentiments comme appartenant à l’une ou à l’autre et pour cause elles nous appartiennent à toutes les deux.

C’est beau, c’est doublement beau et nos yeux en larmoient rapidement, nous faisant sourire comme laisser les larmes couler. C’est beau, c’est doux, c’est tendre… et cela l’est doublement car ce que l’on ressent s’accorde rapidement, s’amplifiant seul et nous conduisant à de léger mais agréables tremblements. J’ai apprise à maitriser mes ressentis amplifiés, cela c’est fait dans la tristesse et la joie, la peine et l’amour, après ma renaissance mais c’en est une nouvelle et elle me submerge tout autant. Je n’imagine pas ce qui doit en être pour Caitlyn car même si elle ne s’en souviendra pas ce que l’on ressent doit être dix fois plus intense que ce qu’elle ressent habituellement, à un niveau bassement sensoriel.

Des sens qui suscitent une curiosité me faisant quitter notre reflet et notre aube des yeux pour les porter au décor, à ce lit qui nous a soutenues dans nos manifestations d’amour jusqu’à lors et qui nous soutiendra encore même dans cette nouvelle. On détaille chaque meuble et chaque objet avec une vitesse qui n’a plus rien de limitée, la nature nous commandant avec un infantilisme couplé de sa curiosité espiègle et de mon envie de lui montrée et de lui faire découvrir cette perception du monde qui est nôtre, pour l’heure. J’avance pour pauser une main sur les draps et faire découvrir le contact suffisamment précis pour sentir les entrelacs du textile plus que sa douceur et j’inspire profondément nos odeurs à toutes les deux, j’hésite à aller plus loin et à faire découvrir d’autres choses plus intimes mais c’est l’extérieur de notre cocon qui nous attire et je suis cet intérêt à voir toujours plus. Mais nos pas connaissent un faux pas alors qu’un violent flux fait s’accélérer notre cœur et m’affole, l’acte me semblant bien plus grave qu’il ne semble l’être. J’ignore l’idée qui a déclenchée cela mais ça m’offre le temps de me rendre compte que si d’une main nous avons caressée notre couche, l’autre se trouve toujours entre nos seins à toucher les battements de notre cœur ; et c’est un peu de rose qui nous vient aux joues alors que je comprends ce que j’allais faire, une chose que notre emportement a cachée à ma conscience mais non à nos émotions. Je n’ai pas réellement le temps de penser plus alors que je me cache de mes mains et de mes ailes comme prise en flagrant délit et qu’une vague de possessivité me prend. Oh, je connais parfaitement cela et la seule chose que je peux y répondre est une bouffée d’amour alors que nous venons de faire notre première crise de territorialisme mutuelle ; si je suis pudique ce n’est pas son cas mais ce que nous partageons est ce « NAMOE » qui nous reste même maintenant. Qui refuses-tu de montrer ainsi, Cati Mia ? Toi, moi, ou nous deux ? Protèges-tu mon apparence des regards des autres ou bien refuses-tu mon emportement car ce n’est pas à moi de nous dévoiler ainsi ? Tu n’as pas réagit à mon oubli pour me le signaler mais pour me signaler que ce corps t’appartient et que nous sommes les seules à avoir un droit de regard dessus, cela me va et me conforte, mais n’empêche pas ma question. Question qui n’est que jeu d’enfant car c’est ce que nous sommes, des enfants découvrant le monde, n’est-ce pas ? Une enfant découvrant le monde, plus précisément.

Nous nous dirigeons vers nos affaires, rétractant les ailes-poumons avant d’ouvrir nos placards à la recherche de quoi nous équiper. Une culotte à Amy et un soutien gorge à Caitlyn, un pantalon à Amy et un t-shirt à Caitlyn, un peu trop court mais j’aime bien. J’ai l’impression que nous sommes dans une tenue adéquate et ne me prive pas du contact des tissus contre notre peau, pour te faire redécouvrir cela aussi. Sens cela, mon amour, la sensibilité de ce corps ne peut que te laisser concevoir combien chacun de tes gestes amoureux, combien ta seule présence, peut être enivrant. Ce n’est pas une différence d’amour, c’est bassement physique mais ce n’en est que plus agréable. Il est tellement de choses que j’aimerai que tu redécouvres ainsi mais je crains qu’il ne nous faille une vie et pour l’instant elle se passe à l’extérieur de cette chambre. Extérieur que nous rejoignons une fois apprêtées d’un pas léger et presque sautillant, traversant le couloir d’un regard pour descendre l’escaler à petits bons, les marches s’écoulant deux à deux comme sous le trot d’un cheval. Le bruit du bois sous nos pas et des respirations des autres autour de nous, le contact des divers sols qu’ils soient moquette, bois ou carrelage sous nos pieds, les jeux de lumière et d’odeur, nous contemplons cette maison comme tu ne l’as surement jamais vue mais alors même que nous nous apprêtions à sortir pour la recouverte de la nature c’est une autre pièce qui attire notre regard et je nous y conduis sans rechigner, portée par ce même élan, pour nous arrêter à une personne endormie que tu redécouvriras elle aussi mais qui créera une ambivalence dans cette harmonie émotionnelle que nous avions.

Elle s’est encore effondrée après avoir luttée jusqu’à l’épuisement et nous nous arrêtons à quelques pas d’elle, la détaillant, mais même si une vague inconnue ne submerge et nous fait sourire, il y a bien plus de réserve dans ma partie du tout. Je comprends pourquoi ta curiosité nous a menée ici, je comprends que tu veuilles la voir et la redécouvrir à travers nos yeux, et j’y vois même autre chose. Ce que nous ressentons, ce que tu me fais ressentir, nous en avons beaucoup parlé, pas pour elle mais pour d’autres, pour des peut-être, mais tu veux que Maybe en soit, n’est-ce pas ? Je l’ignore mais j’y crois ainsi je m’abandonne entièrement à cette inédite chose, cette bienveillante affection que je ne voulais avoir mais que nous avons indiscutablement. Pourquoi ne pourrions-nous l’avoir, après tout ? Elle n’est pas plus née de ta chair que de la mienne mais elle nous aime, elle nous aime au point de vouloir mourir pour nous sauver et pour ne pas avoir à nous faire souffrir de sa présence sans comprendre que son absence en fera tout autant. Elle est inaccessible alors je nous approche d’elle avec une douceur dont nous n’avons fait montre qu’à une seule personne mais avant de dire quoi que ce soit c’est son carnet ouvert devant lequel elle repose qui attire notre regard.

Elle l’a remplit, tous les jours depuis qu’elle est là, depuis qu’elle a trouvé ce petit carnet vierge dans cette grand bibliothèque, comme s’il l’attendait. Elle y a inscrit tout ce qu’elle n’a pas voulu nous dire, parce que ce n’était pas le moment. Mais si ce n’est pas le moment, quand le saurait-ce ? Je respecte les secrets des autres mais les siens… je veux les savoir. Nous voulons les savoir. C’est un moyen de se rapprocher d’elle, c’est un moyen de savoir ce qui ne va pas et peut-être de l’aider au mieux, c’est un moyen de la protéger et nous le désirons ardemment. Sans doute nous en voudra-t-elle mais il est des choses qu’une mère doit faire pour son enfant et nous voulons plus que tout qu’elle accepte de nous aimer comme elle le fait manifestement et comment on le fait également. C’est du non-dit, c’est une fuite, on ne veut pas cela. Pas avec elle. Elle a trop d’importance. Amy n’aurait jamais put être ta mère, Aislinn, mais je ne suis plus qu’Amy et je suis même plus qu’Amy, désormais, cette maternité étrange est la nôtre, ça me va. J’ignore comment tu le prendras mais je le saurais très bientôt, alors que notre main s’en va pour saisir délicatement cet ouvrage qu’après tout, tu ne nous as jamais interdit de lire.

So Much Life by Bear McCreary on Grooveshark

Nous lisons vite, ses mots s’écoulent sous notre regard et déclenchent de nombreuses choses en un accord parfait. Tu es peut-être une guerrière, Aislinn Lyov-Elioth, mais tu n’es pas que cela, Aislinn Elioth de Lauro. Sanzo t’a connu et visiblement formé mais il a dû oublier de t’enseigner cela, peut-être parce qu’il l’ignorait également, alors nous te l’apprendrons. Oh oui, tu as un héritage d’abnégation et de rigueur de part ta mère mais tu ignores combien cela lui a coûté alors n’en paie pas le prix à ton tour, s’il te plait. Tu t’égares mon enfant, tu t’étonnes de ne trouver la paix alors que tu cherches la guerre, une guerre de haine et de vengeance. Tu ne veux plus mourir alors pourquoi t’y entêter ? On ne le veut pas non plus, cela nous effraies même, désormais. Le pardon, elle l’a déjà, Caitlyn lui a donné et je le lui donne également, une mère trouve toujours la force de pardonner à son enfant et je suis sa mère malgré moi, malgré nous. Je suis sa mère car je suis une avec toi, Caitlyn, et je pense que désormais je le serai à jamais, même quand notre symbiose sera terminée. Ce cadeau que tu m’as fait restera gravé en moi car les peurs et les appréhensions se sont envolées, car tu as réussie à me partager ce sentiment naturel là où je n’aurai jamais pu le tisser ou le provoquer ; j’aurai pu être une belle-mère, peut-être même une amie, mais c’est autre chose que nous sommes devenues, désormais.

Notre cœur se serre d’autant plus fort que nous sommes deux à le presser et je ne me fais pas d’illusion : notre lecture sera découverte car nous laisserons échapper des larmes sur ces quelques pages que nous lisons. Elle a promit de ne pas être un poids mais si c’est là sa place naturelle ? Etre notre poids et aimée pour cela ? Dépendre de nous ? Non, jamais Aislinn n’aurait eue de maman étant enfant mais qu’est-elle sinon une enfant dans un corps d’adulte ? Ses émotions en sont encore à l’enfance car elle les a annihilées par folie et ces pages le prouvent. Elle veut notre affection et de ce fait la refuse lorsqu’on lui donne en s’inventant des excuses pour se punir et ce tourmenter, c’est triste, c’est douloureux. Elle n’a osée réclamer cette chance mais même si ce qu’elle a fait est monstrueusement impardonnable, ce qui est un fait, le pardon lui est quand même donné. Nous le lui donnons. Involontairement je lui donne, prise dans un tourbillon où tu m’offre sans retenue tes émotions et ta relation même ;  je suis contente de cela et t’en remercie, Cati Mia, ça fait parti de notre partage et partager la chair de ta chair comme on le fait de ma chair est un immense cadeau. Elle aura d’autre signe de connivence et d’affection, oh que oui, nous ne pourrons pas ni plus nous en empêcher après cette lecture coupable qui si non difficile est déstabilisante, sentimentalement. Je me fous qu’elle en ait le droit, nous avons lu et nous avons comprit, désormais ; j’aimerai tellement que Caitlyn s’en souvienne et lui réciterait ces moindres mots à son réveil, lorsque je lui expliquerai ce qui c’est passé ici. Aislinn ne se sacrifiera pas, nous mettrons les choses au clair. Qu’importe la menace, il est d’autres jours merveilleux à venir et elle y aura sa place.

Rien calculé pour nous… part incontrôlable… destin… amour… miracle… nous nous mordons les lèvres de l’intérieur alors que les larmes coulent avec régularité comme tant de preuve de notre culpabilité et de notre affection pour elle. Nous allons fonder une famille mais pas seulement avec Jade ou Aislinn, voici qui me fait exprimer un hoquet de surprise et porter une main à ma bouche avant qu’il soit terminé, me figeant et la regardant à deux doigts du choc de crainte de n’avoir commise l’impardonnable erreur de la réveiller alors qu’elle a enfin trouvé ce sommeil qui la fuit. La curiosité est encore là mais elle est ballotée parmi tant d’autres choses que la lecture s’en cesse pendant plusieurs instants, notre main s’en allant sur notre ventre pour se poser au niveau du nombril.

Cause en est de la forme d’électricité, Caitlyn ne pourra plus jamais porter d’enfant, mais moi je le peux, nous en avons même parlé avec mon alter-égo ; et désormais que nous pouvons faire une, tu pourras le porter aussi, mon amour. Tu ne te contenteras pas de toucher mon ventre pour le sentir bouger comme le ferait un père mais tu le sentiras grandir et vivre en toi, en nous, je t’en offrirai l’occasion, nous en aurons l’occasion. A chaque étape, nous serons une pour que tout soit au mieux, au plus sensible, et même si pour les autres cela pourra sembler être l’évolution d’une femme seule ce sera celle de deux femmes ne faisant plus qu’une. J’ai hâte, hâte de ressentir ce que tu m’as fait découvrir ce soir pour notre propre enfant, hâte de le porter comme Ororo l’a fait pour que nous découvrions toutes les deux ce que cela fait. Nous partagerons un pire pour advenir à d’autres meilleurs et cela en fera parti, je te le promets.

Comme le dit notre fille, même face aux plus grands malheurs nous réussissons à vivre, ensemble, à être heureuses, aussi heureuses qu’il nous est possible de l’être et l’on se bat pour l’être encore plus. Elle a raison, tu sais, à propos de ton sourire. Ce même sourire qui c’est dessiné sur nos lèvres. Et ta fille est moins chouineuse que toi, si elle a eu envie de pleurer elle ne l’a pas fait ; en revanche nous, Seigneur-Dieu ce qu’on verse de larmes silencieuses…

La lecture en arrive à ce qu’elle a écrit ce soir. J’ai un peu peur car c’est la conclusion ; mais j’ai aussi la foi car c’est sa conclusion, pas la notre, et qu’il nous sera toujours possible de rectifier le tir demain, toutes les deux, toutes les trois.

Les ruines ne servent qu’à construire par-dessus, il ne faut pas s’y arrêter, il faut les fouiller pour retrouver ce qu’elles ont d’important et rebâtir avec cela, rebâtir pour cela. La Rédemption est possible, il suffit d’y croire, de s’y accrocher. Il est inutile de s’étendre, Aislinn voit déjà les possibilités mais elle s’en clôt les portes au lieu de les franchir ; qu’elle fasse attention parce qu’elle risque d’y rentrer avec un coup de pied dans le derrière ! Elle n’en a pas assez eu étant petite mais on peut toujours corriger le tir. On le fera. On fera tout pour qu’elle trouve cette volonté, pour qu’elle utilise cette volonté qu’elle a déjà sans le reconnaitre, afin de tracer une nouvelle route, une route où nous la tiendrons par la même. Cette saleté aura réussie à nous faire pleurer de tout, d’amour et d’espoir comme de douleur et de peur ; regretter l’Oblitération, elle mériterait une baffe pour ça. On va lui montrer ce que c’est que ressentir, qu’aimer et être aimée, que plus qu’être encombrantes les émotions sont ce qui fait la saveur de la vie.

Nous relevons le regard alors que ces mots déclenchent un désir sans doute inapproprié mais qui sera assouvi, ce désir qu’elle évoque elle-même dans un rêve et qu’elle aura. Ce n’est pas une punition qui lui a été donnée, c’est une seconde chance et nous l’aiderons à la saisir car quant un enfant tombe et s’écorche, sa maman n’est jamais loin avec les pansements et l’affection nécessaire à ce qu’il s’en remette et s’en relève. C’est ainsi.

La seule condamnation que tu as, Aislinn, c’est de devoir aimer. Nous aimer.

Maman

Nous relevons le regard vers elle, elle et son gémissement, elle et cette contraction douloureuse de son visage, elle et cette hantise contre laquelle nous sommes habituées à lutter entre nous et nous désirons ardemment lutter pour elle. D’une main négligente nous reposons le carnet alors même que nous portons les doigts à sa joue, dévorées de l’intérieur par la nécessité de répondre à cet appel d’une présence physique et morale, sa douleur presque plus grande pour nous que pour elle.

Il n’y aura pas de plaid pour Aislinn ce soir, non, avec une attention que nous n’avions prises que l’une envers l’autre toi et moi la prendrons sans la réveiller pour la porter jusqu’à sa chambre, la tenant contre nous sans le moindre effort, sa tête contre notre épaule et notre joue collée contre son front. Un pas après l’autre avec lenteur et tendresse, nous la montons et la berçons, doucement, murmurant une comptine que je suis la seule à connaitre mais que nous sommes deux à apprécier. Puis lorsqu’on l’aura déposée dans son lit et couverte de son drap, allant jusqu’à la border malgré qu’elle ne puisse voir toute la bienveillance de ce geste, nous nous allongerons à son côté pour la regarder dormir, un bras en guise d’oreiller et notre cœur comme nos amours en tant que porte-paroles.

Nous lui disons d’une voix semblable à la mienne mais légèrement étrangère également combien nous sommes sa mère, désormais, une chose qui se conjuguera bientôt au pluriel mais ça n’importe pas. Nous lui dirons aussi ce que j’ai dit que je devais lui dire, un murmure qu’elle entendra dans son sommeil sans jamais qu’il la réveille ; nous refusons de voir notre enfant donner le peu qu’il lui reste pour nous mais nous voulons l’aider à semer ces rares graines pour les cultiver. Nous ne serons pas seules, jamais, parce que les personnes qui nous aiment seront toujours là et que ce n’est que par la mort qu’elles nous quitteront ainsi, si elle veut réellement être avec nous, nous aimer et qu’on l’aime, elle doit vivre, vivre et le vivre. La guerrière nous importe tellement moins que l’enfant, que notre enfant, si elle savait. Tout recommencera ce soir, tout recommencera demain, elle doit s’en laisser la chance, nous nous allons le faire, quoi qu’il arrive.

Je lui dis tout ce que notre cœur me dit de dire tout en ayant le regret que tu ne puisses pas le faire également, Caitlyn, mais je pense que je lui dis aussi, avec mes mots, ce que tu aurais voulu lui dire ; après tout, je parle d’une voix légèrement différente et j’énonce ce que l’on ressent toutes les deux. Puis lorsque c’est fini, nous nous retirons discrètement, dans un silence d’affection.

Il y a d’autres choses que j’aurai voulues te montrer, Cati Mia, beaucoup d’autres choses, mais je pense que nous attendrons, nous attendrons plus tard. Ce que nous faisons là, cette symbiose, nous pourrons le refaire, lorsque nous le voudrons, lorsque les circonstances seront plus favorables, lorsque certains événements mériteront d’être partagés au-delà de ce qu’on devrait pouvoir le faire ou encore lorsqu’on en aura envie, tout simplement. Nous sommes les deux faces d’une même pièce désormais capables de s’emboiter pour devenir cette même pièce alors pourquoi nous en priverions-nous ? Nous avons atteinte une nouvelle forme de manifestation de notre amour et je n'y renoncerai pas, attendant que tu sois en accord pour que le nous l’emporte. Oh, je regrette que tu ne puisses t’en souvenir ou même avoir conscience de ce que nous faisons mais ne désespère pas qu’un jour, ce soit le cas ; la pratique, l’entrainement cela paie toujours. Je suis prête à m’entrainer aussi souvent que tu le voudras, je réalise-là un rêve et tiens l’ultime opportunité de te prouver que ta poitrine n’est pas plus petite que la mienne. Cette apparence, Amaranth, elle n’était pas mienne à l’origine et je veux désormais qu’elle devienne notre ; et si je suis désolée que le roux ne lui aille pas je suis sure que tu sauras l’accepter et l’apprécier comme tu m’as apprise à le faire même si je ne serais pas contre jouer à la changer pour en trouver une à nous, à nous deux. Je n’ai jamais réussie à faire cela pour te faire fantasmer mais désormais que le point de vue est différent je réessayerai, je suis non seulement têtue mais en plus douée d’une mémoire parfaite. Nous n’en avons pas fini, nous n’en aurons jamais fini, Cati Mia. Notre Amlynn ne vient de faire que sa première apparition.

Mais pour l’heure, je nous dévêtis de nouveau et nous couche, nous enfouissant dans les draps et nous installant sur le flanc, ailes repliées de mon côté du lit et bras contre le corps, espérant que lorsque tu en sortiras ils s’écarteront à ta mesure pourqu’une fois à nouveau de chair et de sang, tu te trouves dans mes bras, tout aussi endormie que moi car j’ai bien l’intention que nous nous endormions ainsi pour la première fois de notre vie. Partagerons-nous nos éventuels rêves ? Je l’ignore. J’aimerai bien mais je n’y crois pas.

Autre chose que je ne croirais pas, c’est cette foudroyante envie d’uriner qui me prendra lorsque je devrais « évacuer » l’électricité ; je savais que tu définissais ton impossibilité de te contenir comme une envie pressente mais je ne pensais pas que ce serait une vidange au sens propre. Comment finir un instant des plus forts par un événement des plus… disons… gênant : Oh C’te Honte

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Dernière édition par Amy de Lauro le Ven 18 Juil - 17:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Ven 18 Juil - 11:29


Mes lèvres se posent sur son front avant que mes deux mains soulèvent son visage en l’encadrant de mes paumes. Je me perd un longue minute à la regarder droit dans les yeux encore embrumés de larmes car elle a cessé de pleurer en même temps que parlé, et dans ses inquiétudes, j'y discerne des nuances familières. Ma chair, mon sang, il n'y a rien à ajouter. Ma main quitte sa joue pour caresser sa longue chevelure rousse alors que je cherche du regard mon aimée qui n'a pas quitté la pièce.

J'espère que c'est clair à présent, rédemption ne rime pas avec sacrifice. Gardes pour toi ce que l'on t'a dit, on va y arriver et on va y arriver ensemble. Nous comptons sur toi le moment venu pour faire ce qui doit être fait...Le reste, on s'en charge. On s'y est préparée
.

Résignée un instant, la jeune fille hocha la tête nullement convaincu. Elle porta un regard navré a l'intention d'Amy en y cherchant un soutient.

Mais je ne peux pas vous abandonner en plein combat...je ne PEUX pas vous laisser.

Ce n'est pas ton combat, ma fille, ton propre combat c'est d'apprendre à vivre. Je te promet que nous serons là et que nous y veillerons, tu ne seras plus seule, tu as une famille à présent.

Mais c'est risqué..surtout...vis à vis de toi...Comment peut on être sur que tu sauras faire cela, il te manipule, ce n'est pas le cas pour Amy et moi...et vous savez ce que j'en pense pour Ruth et Niahm....Son regard est déjà absent...il l'a retourné !

C'est pourquoi nous te tenons dans la confidence. Il faut élaborer une stratégie avec les cartes maîtresses de l'adversaire, c'est sur ses forces qu'il faut briser un ennemi, c'est le meilleur moyen de le mettre K O en une fois.

Mais comment peux etre si..si...sure ?


Je lui souris en lui ébouriffant les cheveux et je me lève pour me tenir aux cotés d'Amy que j'enserre à la taille. Je penche ma tête sur le coté en une geste de tendresse la fixant d'un regard plein d'affection.

Comment je peux être certaine que j'aime cette femme ?

Je lui dépose un chaste baiser sur la joue avant d'enlever mon alliance et de la lui déposer dans le creux de la main, la refermant de ma main pausé sur la sienne.

parce que je le sais. Et parce que je te le dis.
Il est temps de battre le rappel
.

…......................................................................................................................... 



La terre battue d'une ancienne caverne aménagée dans les sous bassements d'une ruine médiévale au sud de L'Irlande, elle tremble instant, puis semble être balayée par un souffle violent alors qu'un vortex violacé fait d'énergie et de gaz vaporeux se forment.
Une, deux, quatre, six forment s'en échappent avant que celle qui ferme la marche, d'un geste de la main, s'en vient refermer le passage.
Le silence retombe alors qu'elles se disposent en cercle afin de se couvrir les unes et les autres.
Une voix murmurante.

C'est ici même qu'il m'a...vaincu. A un niveau en dessous se trouvent les oubliettes. Il n'est pas proche de nous sinon, je n'aurais pas ouvrir le vortex...restez sur vos gardes, nous sommes dans sa tanière.
Il n'est pas idiot...il sait que nous sommes là.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Ven 18 Juil - 19:08

Dimanche 16 Février 2014 – 07 : 14 P.M.
Si Caitlyn ne s’est pas souvenue de ce que l’on a dit, de ce que l’on a dit à sa fille, à notre fille, elle est capable de répéter similaires paroles avec ses mots uniques et ces sentiments que je comprends plus que parfaitement, désormais. Je n’aime pas être en retrait vis-à-vis d’elles deux mais je sais qu’il faudra du temps à Aislinn pour m’accepter dans ce rôle qui c’est marqué en moi comme peu d’autres auparavant ne l’avaient fait. Ce n’est pas réellement une crise de NAMOE envers aucune d’elles, non, mais c’est une envie d’être avec elles, au même niveau qu’elles, équidistante de mon amour vis-à-vis de notre enfant. Alors tandis qu’elles discutent je veille, j’encaisse ses larmes et envie ce baiser qui lui est fait car je brûle de lui en faire un aussi, également. En complémentarité de ma moitié je tiens les mouchoirs et tente de tenir en place pour ne pas m’incruster, chose franchement difficile et le moindre regard de Caitlyn me fait me rapprocher comme si c’était mon tour de la soutenir, de prendre soin d’elle. Impensable quant on sait combien je la détestais, indispensable quant on sait combien Caitlyn l’aime et combien elle m’a transmise cela.

Je prends une inspiration impatiente alors que la leçon est conclue, confirmant en me posant au côté de celle que j’aime tout en tendant la main pour essuyer les larmes à l’aide des mouchoirs ; ce n’est plus de la connivence là, je sais, mais je suis incapable de faire les choses à moitié et quelque soit le regard que m’adressera Maybe elle se devra de constater que je suis de l’avis de Caitlyn, entièrement et indiscutablement. Elle aura du soutien de ma part mais non celui qu’elle cherche. C’est ainsi, pas de dispute parentale dans un couple comme le notre, on est bien trop fusionnelles pour cela.

Nous abandonner en plein combat… nous laisser… il n’en est pas question. Et suivre le plan n’est pas le faire, c’est nous aider d’une autre manière. Tout comme nous l’aiderons dans son combat pour la vie, oui. Beaucoup de fois oui. C’est risqué, comme tout le reste si l’on y regarde bien et le risque paie, généralement. Et puis de toute façon il faut prendre des risques à la guerre. Nous savons ce que nous faisons et même si c’est aussi approximatif que d’habitude ça marchera ; ça a toujours marché même si ça nous coûte beaucoup, parfois. Je n’en pense pas moins pour Ruth quant à Niahm… si j’étais violente j’aurai envie de lui en mettre une même si c’est de la faute d’Adrien. Elle m’insupporte, peut-être même plus que sa mère. Mais c’est pas elle l’adversaire, d’où qu’il faille faire ce que l’on te demande, Maybe. Aller, encore un acte de guerre et tu auras la paix, notre paix. Fais-nous confiance, crois en nous comme nous croyons en nous-mêmes Ais’.

Mais comment peux être si… si… sure ?

Mon sourire est aussi naturel qu’égal et synchronisé à celui de Caitlyn même si je ne vais pas jusqu’à lui ébouriffer les cheveux, me contentant d’un clin d’œil alors que mon aimée le fait, avant de retourner l’enserrement de cette dernière lorsqu’elle se lève. Néanmoins c’est elle qui penche la tête sur mon épaule, taille oblige, même si je la regarde aussi avec ce même regard.

Comment je peux être certaine que j'aime cette femme ?

- Parce que ça ne souffre pas le doute. On le sait, on le ressent, répons-je naturellement avec un sourire.

Sourire qui s’offusque bien vite considérant que la nouvelle réponse se limite à ma joue ; hey ! Nulle réplique car déjà Cati Mia est en trait de s’ôter de sa bague pour me la tendre et que de toute façon, un baiser sur la joue reste la promesse d’un autre plus important plus tard… ainsi qu’un baiser tout de même. Je referme là main sur le présent et joins la mienne pour couvrir celle de mon aimée alors qu’elle me parle et confirme.

Il est temps de battre le rappel.

J’hoche la tête et repasse mon bras derrière Caitlyn, pour la coller contre moi, mais au lieu de l’embrasser comme j’en ai l’habitude je tends mon autre main vers Aislinn pour lui demander d’approcher.

- Viens, s’il te plait. Tu comprendras ce dont on parle Aislinn.

On te le fera comprendre en te serrant dans nos bras. Promis.

***
J’ai attendu le dernier moment pour la mettre, cette brassière asymétrique dotée d’une manche amovible qu’elles m’ont cousue toutes les deux en prélude à notre famille, dont le bras droit est maillé de rouge pour la guerre mais s’ôtera à la différence du gauche du même bleu que le reste, que nos rêves, que nos yeux. Un survêtement sacrifié pour couvrir le bas sans gêner mes mouvements, un serre-tête pour réunir mes cheveux afin qu’ils ne me gênent dans mes mouvements, puis me voici à leur côté, pour ne pas dire à leur tête en première ligne, prête pour le combat. Chaque jour je m’entraine pour me maintenir sur ma limite, pour me maitriser et progresser plus dans mes aptitudes physiques, pour me sentir à la hauteur des X-Men et prête aux combats qui pourraient apparaitre. Chaque jour, je sacrifie ma matinée à ces exercices physiques pour des instants comme ceux qui vont suivre. Je n’ai pas hâte mais je n’ai pas peur, plus peur, je sais déjà que ça sera douloureux et je sais déjà comment cela va se finir. Il n’y a qu’à traverser l’épreuve. Il n’y a qu’à suivre le plan.

C’est dans un caveau qu’on se retrouve, une caverne aménagée sous ce qui fut une demeure et dont les escaliers taillés mènent à une entrée qui l’est toute autant ; des catacombes ou assimilées, voici dans quoi l’on va se battre. J’ai déjà voyagé par Trou de Ver même s’il n’y avait pas toute cette fumée mais plus qu’elle c’est le combat souterrain qui me fait me crisper. Il y a une différence entre être tendue et crispée car la première laisse le loisir de bouger et de réagir alors que la seconde entrave les mouvements mais mon dernier souvenir de terre et de pierre n’est pas un bon, tout comme je sais qu’une fois de plus c’est Caitlyn qui nous sortira de là. Je ne crains pas d’être enterrée vivante mais je n’apprécie pas ce confinement non plus. Il ne manquerait plus que des icones religieuses et je commencerai vraiment à me sentir mal.

La formation est prise, elles veulent s’assurer qu’on se couvre les unes les autres mais c’est pour moi bien inutile : je vois parfaitement dans cette pénombre qui nous est imposée même si tout n’est que nuance de verre, mes membranes nictitantes étant déployées, et je réagirai avant qu’aucune d’elle n’ait fini de se rendre compte qu’elle a vue quelque chose. Nous allons franchir ces escaliers et avancer vers cette lumière pour l’éteindre, je le sais, tout comme je sais que je n’y arriverai pas seule, quelque soit la force ou la faiblesse de notre ennemi. C’est prévus.

C'est ici même qu'il m'a… vaincu. A un niveau en dessous se trouvent les oubliettes. Il n'est pas proche de nous sinon, je n'aurais pas ouvrir le vortex… restez sur vos gardes, nous sommes dans sa tanière.
Il n'est pas idiot… il sait que nous sommes là.


- A défaut d’être idiot j’espère qu’il est poli, dis-je froidement, mes paroles trahissant tant ma tension que l’inébranlable volonté à mener cette bataille jusqu’au bout, histoire qu’il ne mette pas trop de temps à venir nous accueillir.

Il a l’initiative, à lui de ne pas la gâcher. Le piège est tendu et si on dit qu’aucun plan ne survit au contact de l’ennemi c’est car ils ne prennent pas en compte les mouvements de l’adversaire ; nous n’avons pas faite cette négligence.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Ven 1 Aoû - 18:10

Deux Jours plus tard, Manoir des Elioth

- Ce n'est pas l'amour qui m'a manqué le plus...C'est comme les choses non vitales, on finit toujours par trouver un palliatif , pour moi ce fut l'abnégation et l'oubli de moi même dans un but et puis...la désespérance aide à se résigner, elle rend les choix inacceptables moins...encombrants, ça et l'Alchimie bien sûr. On a toujours dit de moi que j'étais « la fille de... », vivre à l'ombre d'une légende, ça a quelques chose d'infiniment triste, tu sais..Ils croient qu'on est éclaboussée de sa lueur...Ils voient...quelque chose de faux à travers toi, si tu savais combien elle était...je ne sais pas...irréelle par son courage et ses sacrifices. C'était une Grande Dame, une figure de la communauté mutante mais enfermée dans une solitude extrême, personne n'a pu toucher sa...sa vraie valeur...je la vois clairement à présent...cette chaleur, cet puissance d'aimer, cette douceur..c'est là que réside sa force véritable. Sa lumière, je ne pourrais jamais la peindre, elle irradie, elle contamine.
Mère change le monde et ceux qui l'approchent par la force de cette aura..je le sais, je le vois. Cette lueur avait été étouffé.
J'ai cherché à restaurer son bonheur...ses derniers mots ont été le regret...le regret de n'avoir jamais été heureuse...Je l'ai détesté pour ça, pour n'avoir pas pu par mon existence suffire à lui donner un peu de ciel bleu. Il semblerait que c’était déjà trop tard.
Elle avait fini par perdre pied dans sa noirceur et s'est isolé de ceux qui pouvaient l'aider, de ses amis, de moi. Sa nature, crois moi, c'est le chaos...elle lutte contre le chaos de ce qu'elle croit devenir et de cette souffrance qu'elle veut porter seule non pas par fierté, mais par amour de ne pas imposer aux autres.
C'est là, la vraie malédiction des Oldfield...Enfants du mysticisme perdus dans les ténèbres de leur nature et de leurs paradoxes...Trop en proie à la Nature des émotions...certains se subliment, certains se perdent ..d'autres basculent. C'est notre lot, notre malédiction.
C'est à toi qu'il incombe maintenant de prendre soin d'elle...car quoi qu'elle pourra te dire, sa chaleur s’atteindra si les autres n'éprouvent pas le besoin de se chauffer à elle, de la soutenir sans lui dire, d'être à ses cotés et de le lui prouver. Ne la laisse pas prendre des chemins qu'elle affectionne mais qui lui sont néfastes...que nous affectionnons et qui nous sont néfastes...On nous la perdrons comme j'ai perdu mon autre mère et comme...comme je me suis perdue moi même.


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Il n'est peut être pas utile de relater les faits. Il n'est peut être pas utile de revenir sur ce qui au fond n'est qu'une rectification d'un ligne conductrice d'une histoire familiale qui devait s'achever dans les flammes et le sang. Une rature sur une page, une fin brutale à coup de hache d'une branche ignoble d'un arbre généalogique qui a poussé comme un excroissance immonde et imbécile. Je n'ai vu que le prélude et l'épilogue comme elles en avaient décidé. J'ai toujours mené ma propre barque, j'ai toujours décidé de mon propre chef n'écoutant personne, ne souhaitant pas qu'un autre interfère dans ma vision des choses. Je guide mes pas, c'est ainsi que je concevais les choses mais j'ai obéis parce qu'elle m'ont apporté l'espoir, l'espoir d'un avenir et que j'ai enfin vu cette lumière que je cherchais, l'aura de l'amour qui soulage toutes les blessures. Je veux croire en cela, j'ai choisi de croire en cela.
Ce qui reste des Oldfield contre leur Némésis, leur aberration.
Six ombres dans un donjon malodorant et humide en la terre sacrée d'Irlande où ce benêt se croyait cloîtré.
Je n'ai jamais su si il nous attendait mais la riposte fut à son image. Fourbe et ignoble.
C'est Niahm qui poussa le premier cri, s'agenouillant à même le sol en se prenant la tête entre ses bras. Nous savions le risque, nous redoutions, il s'est déroulé comme prévu. Si Ruth se mit en mouvement vers sa chair, c'est vers Caitlyn que nous avons tourné le visage avec angoisse. Pas de surprise, elle luttait en serrant les dents reculant, le bras ourlé de décharges électriques. Elle lutait plus vaillamment que Niahm qui d'un revers de la main administra un violent coup à sa mère la repoussant vers moi. Un craquement sinistre et nous assistons à la métamorphose de la jeune irlandaise en une véritable torche humaine. Un bref regard à Amy et déjà j'étais en mouvement. Le plan, comme convenu.
Caitlyn lutte monopolise la puissance d'Adrien, puissance qu'il doit contenir pour manipuler Niahm. Il ne peut agir en tout front, surtout à cette distance. Ce qui signifie qu'il ne peut bloquer mon don. Un premier claquement ouvre le premier trou de verre ou je projette sans ménagement Ruth qui n'a pas le temps de protester, refermé aussi tôt derrière elle, bien trop vite car j'en ouvre un second derrière Niahm. L’enchaînement est trop rapide, pas plus de cinq kilometres, elle reviendra mais pour l'heure ce n'est qu'un poids mort. Niahm a choisit Amy comme cible projetant un salve de torrents de flammes en sa direction. Elle l'évitera facilement, comme elle doit éviter les foudres de Cait qui perd le combat et décharge anarchiquement nous offrant les secondes nécessaires pour terminer cette phase.
Niahm ne peut me voir arriver, mais je sent parfaitement mes chairs brûler alors que nous basculons dans le portail, la douleur est fulgurante et lancinante, c'était le risque mais l'eau de la Mer du Nord devrait suffire, comme se contact suffit à me mutiler les bras et le corps, même mes cheveux s'enflamment alors que nous disparaissons pour réapparaître dans le tourbillons des eaux froides. Maintenant, elle est à moi. Maintenant c'est mon combat.
Je n'ai pas douté en les laissant seules, pas un instants. Je leur confies mes espoirs et ma vie.
Ce ne sont pas que des simples mutantes. Ce sont des X Men.

Chronique du Renouveau – Famille. A. Loyv-Elioth.


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La lumière étrange et blafarde sous forme d'une onde blanchâtre dansante et ondulant le long de son corps, et voilà que la respiration elle même retrouve un rythme plus humain annonciateur d'un changement. Le cœur achève sa course folle sonnant d'un rythme assourdissant aux tempes ; Son visage même, ombre jadis torturée, semble regagner en sérénité, alors qu'elle se redresse de toute sa stature, poings serrés. Se tenant de trois quart, elle tourne lentement la face vers l'unique survivante de cette équipée puis ouvre un regard d'un vert surnaturel sur elle en esquissant un sourire de satisfaction.
Elle ouvre la bouche et le son familier de sa voix prend des intonations effrayantes qui ne lui ressemblent plus.

- Acquis de haute lutte ! Magnifique combat, dommage que tu ne puisses en voir que le résultat. Tu es en avances sur notre rendez-vous, héraut.
Erreur que d'avoir omis de lui parler de notre lien de parenté, ce fut un argument...décisif pour elle, en tout complètement déstabilisant. J'ai cru un instant devoir renoncer, mais vous n'êtes que des femelles dépravées dans une époque aux mœurs infâmes après tout, et vous n'avez pas l'intelligence d'Alia.
Elle est née de MA volonté et toi, tu n'es qu'un microbe corrupteur.
Pauvre Fils de Lesbos, tu croyais vraiment que j'allais mettre en péril mon intégrité physique face à toi, erreur de la nature ? Me crois tu stupide à ce point ?
Je te l'ai dit, c'est par ces mains que tu périras, ces mains que tu as écartées de la droite volonté divine par ta fornication contre nature, je prendrais plaisir a t 'éventrer pour cela.

Elle leva les bras qui s'ourlèrent d'un maelstrom de foudre.

- Disparais à présent !


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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Ven 1 Aoû - 21:04

Death is the Road to Awe by Clint Mansell on Grooveshark

L’ambiance reste pesante alors qu’il se fait attendre, qu’il nous laisse avancer dans un décor aussi antique que lui, aussi poussiéreux et dégradé qui n’est que ruines, bientôt ruines oubliées. La plus faible succombe la première, je m’arrête avant même qu’elle n’ait finie son inspiration contrite, ne me retournant pas immédiatement vers elle ; j’ai beau ne pas l’apprécier, je ne veux pas le voir, je ne veux pas voir ce qui arrive car cela t’arrivera aussi, Caitlyn, je le sais. Et c’est toi que je regarde la première, toi qui lutte avec bien plus d’ardeur, non pour donner le change mais réellement essayer de le vaincre ; y arriveras-tu ? Je l’aimerai mais je ne l’espère pas, j’ai sue ce que fait la possession et même s’il est faible son esprit éveillé reste bien plus fort que le nôtre ; on peut peut-être détecter la présence d’un télépathe dans notre esprit mais notre esprit reste son terrain de jeu et l’y vaincre par la force de la seule volonté reste un exploit des plus rares. Un miracle, sans doute. Nous avons donc toutes nos chances.

Je contemple ta forme se tordre sous l’effort en ne m’en crispant que d’avantage, pour des raisons bien différentes aux précédentes. Je contemple cette énergie témoin de ce que tu subies, d’une douleur qu’à défaut d’arrêter je pourrais venger. Il n’est plus l’heure de se protéger, il est celle de contrattaquer. Il est celle d’abandonner ce que nous tentons de faire de mieux pour nous livrer à notre pire, de retourner les armes de l’ennemi contre lui et de porter le combat jusqu’à son terme. J’en suis incapable, seule, mais cela il ne le sait pas. Et tu ne le lui diras pas, Caitlyn, n’est-ce pas ? Il a promis le pouvoir de nous protéger et sans le savoir il nous l’a fourni mais ça reste notre secret, notre joker. Ma force, ma violence, ta détermination, ta monstruosité.

Niahm dégage sa mère, me poussant à me retourner face au craquement sinistre qui n’augure rien de bon ni d’imprévu. Les flammes bruleraient mes yeux dans cette semi-obscurité si je ne pouvais contempler le soleil derrière mes paupières mutantes et donc je fais face à cette forme alternative qui m’en renvoie à celle de sa sœur, celle infiniment plus puissante de sa sœur. Comment comparer cette agitation moléculaire à la capacité à convertir sa masse en énergie ? Le corps de Niahm s’altère au niveau moléculaire mais reste cohérent là où le tien se désagrège au niveau subatomique, ne restant uni que grâce à ta seule volonté. Volonté qu’Adrien ne pourra dominer, même s’il domine ton corps.

Le plan se poursuit et Ruth est trahie, je n’y accorde attention que deux cinquièmes de seconde plus pour voir l’excellente coordination d’Aislinn que réellement le visage de sa grand-tante. Le plan se poursuit et Niahm me prend pour cible, me laissant tout  loisir de m’écarter le temps que sa main se tende vers moi pour projeter des flammes dans une direction où je ne suis déjà plus. Je ne suis pas la plus puissante ou la plus dangereuse des mutantes ci-présentes, non, mais je suis celle qui gagnera cette bataille car je connais mes forces et mes faiblesses, mes limites et comment les transgresser, à la différence des autres, à la différence de notre adversaire.

Ta décharge se répand aux alentours et m’heurte sans me causer plus qu’un pas de recul, me dotant d’une énergie que j’évacuerai contre celui qui t’a forcée à l’action dès que nous serons en face à face. Il me reste une étape à accomplir avant cela. Tout comme il en reste une à accomplir à Maybe, Maybe que je protège de tes foudres en les absorbant mais que je ne pourrais protéger des flammes de sa tante, flammes qu’elle brave et avec lesquelles elle disparait. Comment pourrons-nous la regarder en face à nouveau alors qu’elle sera à jamais défigurée et brûlée ? Comment, en tant que mères, pourrons-nous nous pardonner de lui avoir demandé cela, Caitlyn ?

A quoi bon te pauser la question, tu ne peux plus y répondre ; l’énergie psychique qui émane de ton corps en témoigne, une énergie qui indique quel niveau de puissance a notre adversaire. Seuls les plus puissants télépathes parviennent ainsi à marquer le plan physique de leur puissance mentale, regarde Rachel… heureusement, puissant ne signifie pas maitrisé.

J’entends ton souffle d’abord, preuve de ralentissement de ton cœur qu’il croit sien, puis je vois ton visage qui n’est plus que son masque, tout comme ton corps n’est plus qu’un costume de chair obéissant à son esprit. Cela me donne envie de vomir au point que je ne puisse rester impassible mais ma crispation colérique est détournée d’une manière fort peu commune… pour moi. Je pense qu’avec le temps je ressemblerai à Sébastian, en tout cas c’est ainsi que je la jouerai avec lui ce soir ; ainsi, alors qu’il t’utilise pour me faire face au trois quart, te faisant sourire de sa satisfaction, je lui fais face comme on fait face à la réalité, les poings serrés et la connaissance absolue qu’on n’en sortira pas vivant mais qu’on peut la vaincre.

- Acquis de haute lutte ! – savoure ta victoire, Adrien, les rêves ont généralement plus de goût que la réalité – Magnifique combat, dommage que tu ne puisses en voir que le résultat. – le spectacle ne fait que commencer, les cinq premières minutes sont toujours les moins intéressantes – Tu es en avances sur notre rendez-vous, héraut. – voici qui est de mauvaise augure : s’il sait pour le héraut, tâche dont Caitlyn m’a gratifiée, il sait potentiellement pour le plan ; je peux le vaincre, pas le tuer. Pas en tant qu’Amy…

Erreur d’avoir omis de te parler de votre lien de parenté ? Je ne pense pas ; nécessité stratégique, manipulation surement, moyen simplement. Exitus Acta Probat : la Fin justifie les Moyens. Je me moque de ses croyances mais elles sont des preuves tangibles de son incompétence, de sa méconnaissance de lui-même ; néanmoins il nous connait bien, des femelles dépravées d’une époque aux mœurs infâmes. Nous n’avons pas l’intelligence d’Alia… qu’il s’assoie sur ses conclusions, il ne se rendra compte que trop tard combien elles nous sont utiles pour le sodomiser. Et combien elles prouvent qu’il ne sait pas tout.

- Elle est née de MA volonté et toi, tu n'es qu'un microbe corrupteur.

Et je remercie ces deux faits car sans l’un, je ne l’aurai jamais rencontrée, et sans l’autre, je ne l’aurais jamais aimée. Fils de Lesbos… sérieusement ? Je n’ai même pas le droit à fille ? C’est parce qu’il trouve que t’a plus de seins que moi, c’est ça ? Il est bien placé pour juger après tout, il t’a « revêtue ». Oui, bon, excuse-moi de te parler à travers lui mais il est télépathe et surement dans ma tête à l’heure actuelle et un focalisateur de pensées me permet de rester concentrée sur ce que je veux qu’il entende de moi. Ainsi que de le noyer dans un flot d’informations, aussi, mais ça c’est le bonus super-cerveau.

Mettre en périls son intégrité physique… il n’est pas si con que ça en fait, il sait qu’il va se faire défoncer. Ou alors il est douillet. Et l’erreur de la nature… elle s’assume parfaitement. Quand à le croire stupide à ce point, je ne le crois pas, je constate, c’est tout.

- Je te l'ai dit, c'est par ces mains que tu périras, ces mains que tu as écartées de la droite volonté divine par ta fornication contre nature, je prendrais plaisir a t’éventrer pour cela.

Il s’arrête jamais de parler ? Pire que mon frère… Des gestes, enfin, il lève tes bras contre moi et propulse ces mêmes éclairs qui jouaient sur nos peaux pas ta ZPCE. Ces mêmes éclairs qui m’heurtent à nouveau, que je sens passer en moi alors que je les accumule. Je ne souris pas, je suis crispée, paralysée, mais mon cerveau fonctionne toujours et je connais tes dons, je sais qu’il ne pourra maintenir cette déferlante indéfiniment. Alors je lui parle, je le provoque, je lui crache des vérités et des blasphèmes ; je joue mon rôle, j’accepte mon héritage et en use de la même manière qu’Alia a usé de sa superstition.

- Elle est née de ta volonté… merci à toi… mais si je suis corruptrice… je ne suis nullement un microbe… Une erreur de la nature… moins qu’une erreur de Dieu. Il voulait vous protéger… en envoyant les Veilleurs… Il voulait vous protéger de ce qu’Il avait créé… mais Il ne peut vous protéger de vous-même… Tu le sais, n’est-ce pas ? Tu es suffisamment bon croyant pour avoir découvert ce que l’Eglise elle-même a tenté d’oublier… Ce que les anciens hébreux savaient… Les enfants des Fils de Dieu et des Filles de l’Homme sont parmi nous, ils foulent cette Terre et la corrompent, excitant ce qu’il y a de pire chez l’humain et ce siècle est leur. Ce siècle est nôtre car je suis une Nephilim… Ceux qui font tomber les autres… Le Déluge n’a suffit à nous détruire… comment la foudre le pourrait-elle ?

Relâchant les foudres qu’il te fait m’envoyer d’un geste brusque, tendant les bras pour en libérer tes décharges à l’encontre du décor, je m’exclame avec bien plus de force, criant comme on cri une victoire.

- Vois combien je l’ai corrompue… vois combien ses pouvoirs sont miens à présent. Elle est… trop faible… pour te protéger de moi… pour protéger le monde de moi… et des miens… Tu confrontais des sorcières… tu fais désormais face à la malédiction des anges.

La concentration d’électricité dissipée, je peux reprendre mon mouvement, me rechargeant à nouveau et avançant pas à pas, implacablement, vers toi. Cette image, cette vision, la vois-tu, Cati Mia ? Vois-tu ce destin qui nous a séparées user de toutes tes forces à mon encontre sans plus faire que me ralentir alors que je m’approche, inlassablement, de toi ? Vois-tu dans mes yeux du cœur ce qui me permet de faire cela, ce qui motive chacun de mes mouvements et me donne la force de faire chacun de mes pas ?

- Tu veux me tuer ? Essaie ainsi…

Je vous atteins, je prends tes poignets, enroulant mes mains autour avec force, et c’est avec un regard résolu mais sans haine que je les appose contre ma gorge. Tu te souviens de cela, n’est-ce pas ? C’est ainsi que tu as vainement tenté de mettre fin à ma vie, lorsque tu croyais m’avoir perdue. Ce geste, cet étouffement qu’il tentera de te faire accomplir inconscient que ta force est insuffisante à broyer ma trachée et que j’ai des heures d’apnée, devrait te faire réagir, n’est-ce pas ? Il fallait un déclencheur et je t’ai dit que j’en connaissais un, le voici. Voici ce qui doit nous permettre de poursuivre le plan. Voici ce qui doit te permettre de t’échapper. Voici ce qui doit me mettre genoux à terre pour qu’il vienne m’achever, fier de sa victoire et de débarrasser le monde d’une menace légendaire.

Voici le seuil, voici notre pari. Voici notre nouveau miracle. Fais-le, Caitlyn. Fais-le pour nous.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Sam 2 Aoû - 7:21



Manoir Elioth, quelques heures plus tôt.

Résumons le tout. Si nous pouvons le confronter...il faudra me laisser le temps de phaser et de fusionner. J'arriverai à passer au dessus, même si il me possède et c'est là que réside notre chance...Il ne me fera rien, probablement pas non plus à Niahm qu'il faudra « évacuer » de la zone. C'est ton rôle, Aislinn, faire en sorte de ne lui laisser que le choix de se concentrer sur moi. N'oublies pas qui elle est, ne la tue pas et...et fait ce que tu peux pour limiter la casse...Désolée de te demander cela, on ne peut compter que sur toi pour dégager le terrain, tu nous as dit toi même qu'il ne pouvais affronter plusieurs cibles en même temps...il faut en profiter pour le détourner pour vous laisser les mains libres. C'est mon rôle. Quant à moi, cet abruti utilisera la  foudre , probablement, ce qui met Amy à l'abris et qui lui permettra de me gérer.
Si nous restons à trois...Adrien et nous deux, les choses seront simples et rondement menées. Par contre si il agit à distance, ce que je crains, ça change la donne. Il faudra le forcer à se montrer. Il a été échauder par Alia d'après Ruth, il ne se montrera que si il pense avoir le contrôle total de la situation. C'est ce qu'il faut lui donner, l'illusion qu'il nous a vaincu et que nous savons échoué.
Une fois de plus collectionner les pouvoirs ne veut pas dire qu'il puisse les maîtriser, grâce à toi Ais' nous savons que télépathiquement, il lui sera difficile à la fois de contrôler et d'explorer un esprit...Si je tombe, je continuerais à lutter dedans comme la première fois mais c'est à toi ma puce de le harceler sans cesse pour éviter qu'il ne cherche à savoir ce que nous préparons et de toute évidence...Il cherchera avant tout dans l'esprit de Niahm, elle est plus facile à lire et bien plus faible que moi. Il faudra donner un faux plan à ma tante et à ma cousine.
Par la suite, trouve un moyen de me faire phaser. Il n'aura pas de contrôle sur ma forme alternative, je n'en ai déjà que très peu mais je risque de le « ramener » avec moi si je me reconstitue, alors il faudra...il faudra ...que je force à la dissipation pour le forcer à lâcher prise...Nous savons le risque, nous savons ce que ca implique, il faudra t'en protéger car c'est assez devastateur...je vous demande la confiance et surtout la patience, je reviendrais...je te jure que je reviendrais mais tu devras le maintenir seule car il se montrera alors...oui, c'est certain, LA il viendra car rien ne le rendra plus furieux que de croire m'avoir perdu.


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Temps Présent.

L'expression interloquée mêlant désappointement et agacement sur son visage alors qu'elle baisse les bras et peu à peu se trouve frappée de stupeur devant les paroles de son vis à vis.
Elle n'agit plus, de toute évidence interrompue par quelque chose qu'elle n'attendait pas, des vérités qui la remette en question ou la poussent à réflechir. Elle ne frémit pas devant l'éclat de voix, dévisageant toujours la jeune femme avec une expression mêlant sérieux et surprise et elle n'agit pas non plus en la laissant approcher. Cette absence d'action ne trahit cependant pas une lutte interne, plutôt une déstabilisation totale de l'être qui la contrôle face aux dires qui lui sont énoncées. Elle ne la quitte pas du regard alors qu'elle pose ses mains contre ses poignets et les saisit pour les porter à la gorge. Mais elle n 'y mettra pas de force, plantant toujours un regard avec une expression hallucinée dans celui de celle qui la confronte qui se troublera peu à peu d'un sourire tordu, un sourire d'excitation ou l'éclat d'une folie mystique luira dans ses iris comme effet secondaire.
Un murmure.

Toute une existence...pour te confronter. Toute une éternité pour cette bataille....enfin.

Elle inclinera la tête puis laissera échapper un gloussement avant de raffermir sa prise.  

Tout à un sens...tout prend sa place ici et maintenant.  La foudre, hein ? VOILA pourquoi elle viendrait en dernier ! Alia savait, Alia m'a apprit la patience et la patience est une vertu. Foudre...La fureur du ciel. L'apanage de Dieu, le sceptre divin. Et avec elle,  le Veilleur comme gardien. Je te connais Nephillim, je savais qu'IL t’enverrait comme ultime épreuve. Je suis prêt  à présent, je les ai toutes vidées, toutes rassembler comme autant de pièces de puzzle. Je suis prêt à dépouiller ta créature divine, oh Seigneur, lui arracher les ailes et prendre son souffle et brandissant son massacre à ta face, conquérir enfin ce qui me revient de droit après cette lutte...MA place, MA nature...Tu entends, Créateur ? Je t'ai dépassée et je vais te forcer à m'admirer cette fois ci, je suis un nouvelle Adam et je viens siéger à tes cotés dans les cieux, à ma place !


La prise sur sa gorge se resserra en une puissance qui n'était pas celle de la jeune Irlandaise.

- Tu comptes sur l'Humanité ? Sur le remord ? La compassion ? Ceci est un vaisseau et  j'en suis l'unique Capitaine. Ange déchu, tu as vécu dans la fange des hommes, tu t'es perdu ! Tu t'ai laissé corrompre par les sentiments et la sensiblerie, c'est peut être moi que Dieu à envoyé à toi pour te punir et te remettre à ta place...oh...c'est peut être bien moi ton créateur au fond...c'est peut être toi qui me rappellera à ma nature...Peut-être est ce ton but ? Peut...non...surement,  est-ce pour ça ? Je suis Dieu ? Est-ce la vérité que tu dois me dire ? Oui ! Oui, oui ! Tu vas dire mon nom...dire mon véritable nom ! Tu plieras devant ton maître, tu...
 
Elle s'arrêtera brusquement, surprise , son regard déviant vers ses mains jointes qui toujours tendues ne touchent plus pour autant la gorge de la jeune femme, s’écartant de quelques centimètres sans qu'elle n'en manifeste la volonté.

C'est toi qui... ?  Est-ce un pouvoir divin de protection ? Qu'.....non...c'est...qu'est ce que ce trouble ?

Elle se détachera d'elle, faisant un pas de coté en proie à une panique certaine.

C'est...cette onde...en moi...comme,  comme des vagues de chaleur et..et d'émotions...Que m'as tu fait Nephillim ? Quelle est cette magie ?

Elle tombera à genoux, contemplant ses mains où se manifesteront les prémisses du phasage en un craquelant bleuté et électrique, la peau cédant à l'énergie pure.

Qu'as tu fait !!! que...non...c'est toi...Khataleen ? C'est TOI ! ! Tu as déclenché ce phénomène pour me chasser..
.c'est peine perdue ! Idiote ! Je connais cette forme...à ton retour, je...foutre-dieu ! Rends moi la foudre !!! RENDS LA MOI ! Je SUIS votre créateur à toutes les deux, vous ne..

Le tissus se consume laissant place à la forme d’énergie pure, le corps entier se dévorant sous les yeux de l'Italienne. A peine une ombre bleutée familière dans ses yeux  alors que son visage disparaît, une ombre qui en dit beaucoup sur la lutte et qui la gagne car Adrien ne saurait maîtriser l'émotion pure de cette forme.
Mais très vite la forme montre des signes d'instabilité, se déformant et déchargeant ses rafales en une véritable bombe comme si elle se disloquait de l’intérieur en moins de quelques secondes, l'intensité aveugla toute la cave en une lueur bleuté vive et puissante et une violente déflagration accompagnée d'une détonation non moins  violente la dispersa en une déferlement de puissante, balayant tout alentours et Amy avec qui savait parfaitement à quoi s'attendre et aura eu le temps de s'en protéger. La dissipation même provoquée à l'effet d'une bombe violente et dévastatrice, arrachant pierres et ornements de la salle et faisant trembler le sol en un grondement sourd laissant un véritable chaos derrière elle.  

____________________________________________________________________________



Un bruit d'éboulement alors que la poussière retombe.
Combien de temps ? Quelques minutes ou quelques secondes ? Impossible à dire tant la poussière s'était levée, le jour à présent  vient frapper la scène des lueurs d'un crépuscule en devenir. La cave a été éventrée, vaporisant une partie des constructions de dessus, projetant débris et ruines aux alentours.
Il se tiendra là, visage fermé et marquant la colère.


Il contemplera ce champ de ruines avant que de trouver ce qui l’intéresse, puis de dégager les pierres autour de lui par sa propre volonté de l'esprit tout en poussant un hurlement rauque et enragé.

- LA FOUDRE ! RAMÈNE LA ! FAIS LA REVENIR IMMÉDIATEMENT ! OBÉIS !

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Sam 2 Aoû - 15:42

Xibalba by Clint Mansell on Grooveshark

Tout est bientôt terminé. Il s’accorde une pause en plein affrontement, inconscient qu’il faut moins d’une seconde pour passer de vie à trépas, d’autant plus dans un combat entre mutants. Rachel faisait ce genre de jeu, durant nos entrainements, mais c’était maitrisé, c’était une feinte, alors que lui s’interrompt purement et simplement pour réfléchir avec une lenteur profane et décrédibilisante. Il ne me faudra que très peu de temps pour le vaincre mais il faudrait tout de même que je le laisse me briser pour pouvoir le tuer ; c’est pire que ce que je pensais, j’aurai au moins espéré ne pas avoir à le laisser me torturer volontairement pour que le plan fonctionne. Nous avons toutes notre souffrance à concéder lors de ce combat mais contrairement à celles de Caitlyn et d’Aislinn qui provient de leur force, la mienne proviendra de ma faiblesse, de mon incapacité de tuer. Charles Xavier avait raison, depuis le début, je comprends ma passation aujourd’hui ; je comprends cette nécessité de pouvoir aller jusqu’au bout. Tuer est un sacrifice, de soi tant que de l’autre. Les X-Men doivent pouvoir accomplir tous les sacrifices.

Tout est bientôt terminé. Il n’en revient pas et reste interdit de mes gestes, et parle, parle et parle encore. Il tombe dans le panneau, il s’ébranle et s’excite avec une stupidité méprisable ; et dire qu’il s’est cru notre ennemi, notre bourreau, il en a les pouvoirs pourtant. J’ignore si Sinistre l’accepterait comme cobaye mais je sais que mon frère n’en voudrait même pas comme agent, et la pire chose qu’Adrien aura faite, à par posséder Caitlyn, c’est bien nous forcer à le tuer.

Une éternité pour cette bataille… Seigneur-Dieu ce que c’est cher-payé. Des gosses à peine éveillés sont plus dangereux que lui. Il pourrait être ce qu’il prétend mais n’est qu’un idiot superstitieux et vaniteux, un raté éternel qui démontre jusqu’où peut aller la stupidité et le complexe de supériorité si on lui donne des siècles pour s’exprimer. Il rit et sert, il parle et sert, il se fait son film d’où il est le héros et réinterprète des faits s’étendant sur des siècles en me forçant à la patience. Je le déteste pour ce qu’il a fait à Caitlyn mais je ne peux m’empêcher de m’exaspérer devant sa conduite, son existence même. Et dire que c’est ça, la Malédiction des Oldfield, l’être qui a cocufié le père Elioth… c’est pitoyable. Il est pitoyable.

Alia lui a apprise la patience et je dois avouer envier cet enseignement parce que j’attends également. J’attends dans un déni complet pour ne pas concevoir que ces mains qui s’enserrent inutilement autour de ma gorge sont celles de la personne que j’aime, pour ne pas entendre cette voix qui a pu murmurer les plus belles choses que j’ai entendue déclamer cette folie haineuse. Ce n’est pas Caitlyn, c’est une image d’elle, un reflet transfigurer que je m’en vais libérer. C’est tout. Ça doit être tout. Je ne peux concevoir autre affrontement. Je ne veux concevoir cette chose autrement qu’un exorcisme, qu’une illusion, sans quoi cela briserait tout. Tant elle que moi.

La foudre comme fureur du ciel, comme sceptre de Zeus… bouge.

Le veilleur comme gardien… putain, en plus il n’a rien comprit… les Veilleurs sont les anges qui se sont unis aux humaines pour donner les Nephilim, pour donner mon espèce, l’un des deux plus grands dangers pour l’Humanité qui corrompit tellement cette dernière que Dieu déclencha le déluge avec l’espoir de les exterminer, ainsi que leurs fidèles… non seulement il se fait un film mais en plus il n’intègre même pas les éléments qu’on lui donne ; à quoi bon essayer de parler ? Un fou au sens clinique du terme, complètement en dehors de la réalité. Qu’il en finisse avec ses élucubrations !

- Je suis prêt à dépouiller ta créature divine, oh Seigneur, lui arracher les ailes et prendre son souffle et brandissant son massacre à ta face, conquérir enfin ce qui me revient de droit après cette lutte…  MA place, MA nature… Tu entends, Créateur ? Je t'ai dépassée et je vais te forcer à m'admirer cette fois ci, je suis un nouvelle Adam et je viens siéger à tes cotés dans les cieux, à ma place !

- Non, tu chuteras comme les autres, dis-je simplement alors que je sens une force bien supérieur au corps de Caitlyn presser ma gorge ; télékinésie, ou altération biokinétique auquel cas ça va vraiment mal se mettre : déjà qu’il possède, si en plus il modifie…

Non, je ne compte ni sur l’Humanité, ni sur le remord, ni sur la compassion… J’escompte juste qu’il se taise. Qu’il se taise avant d’en dire trop… Vaisseau par exemple… Protéger le vaisseau sans l’empêcher de découvrir la vérité, c’est fait Maybe… maintenant que la vérité énonce des âneries à la pelle, j’ai le droit de la démembrer ?

Je ne suis pas un ange déchu. Je suis le fruit de l’union d’êtres se prétendant les fils de Dieu et d’humaines. J’ai la force des anges et l’ignominie des humains, libres des contraintes des uns comme des autres. La fange des hommes ne m’intéresse pas mais si je me laisse guider par les sentiments et la sensiblerie ils ne m’ont pas corrompue. Pas encore. Mais tu le découvriras très bientôt, insecte. Dieu nous a envoyé à toi pour nous éprouver, comme Il le fait si souvent, mais tu n’es pas à la hauteur. Tu n’es qu’une passade, qu’un détail en bas de page. Une vaste plaisanterie qui tente de nous faire souffrir mais ne réussie qu’à nous enrager. Car elle monte la rage, elle monte, au-delà de la pitié et du mépris que ta folie m’inspire, Adrien, je commence enfin à te haïr et je m’approche de cette ligne que je franchirai, afin que plus que perdre face à la force de nos émotions tu y laisses la vie.

- Je suis Dieu ? Est-ce la vérité que tu dois me dire ? Oui ! Oui, oui ! Tu vas dire mon nom… dire mon véritable nom ! Tu plieras devant ton maître, tu…

- Caitlyn Elioth… Caitlyn Emilie de Lauro-Elioth.

Non, ce n’est pas moi. Ce n’est pas un pouvoir divin non plus. C’est simplement le véritable nom. Le véritable nom de cette personne qui se tient face à moi. Le véritable nom de cet être que j’aime par-dessus tout, de cette unique maitresse que j’accepterai et de cette unique déité que je révérerais. C’est une femme, c’est une humaine, c’est une mutante, elle a ses qualités et ses défauts, ses anges et ses démons, je l’aime pour tout cela. Et je la regarde vaincre sans la moindre surprise, un sourire se dessinant pour la première fois sur mon visage ; vas-y ma puce, vainc-le.

- C'est… cette onde… en moi… comme,  comme des vagues de chaleur et… et d'émotions… Que m'as-tu fait Nephilim ? Quelle est cette magie ?

- C'est l'aile que Dieu a donnée à l'homme pour monter jusqu'à lui, répons-je simplement alors qu’il s’effondre à terre, citant Michelangelo pour que Caitlyn soit seule à comprendre la réponse, elle qui la ressent et la partage.

Qu’ai-je fait ? J’ai suivit le plan. Qu’a-t-elle fait ? Elle s’est libérée de toi. Tu connais cette forme, tu connais nombre de forme sans en maitriser aucune. Foutre-Dieu… et nous sommes les dépravées de l’histoire, consternant.

Tu as perdue la foudre de Caitlyn Adrien : elle est comme le feu de Prométhée, elle illumine les cœurs et les âmes, volée au royaume des Dieux pour être offerte au mortel selon le seul choix de la divinité qui la porte et l’apporte. Caitlyn m’a offerte la foudre car elle s’est offerte d’amour, elle a illuminés ma vie et mon cœur plus que personne ne pourra jamais le faire et tu as tenté de nous prendre cela, de la prendre elle. Mais du haut de ta mégalomanie et de ta puissance, tu n’as rien put faire et ne pourra rien contre cela.

Tu n’es pas notre créateur… tu n’es rien et ne seras bientôt plus rien.

Je contemple le phasage, ma perception du spectre-lumineux déformée par mes membranes nictitantes, et pour la première fois je perçois cet acte comme une libération, un retour à la forme primaire et non une perte ou un éloignement. Caitlyn s’en retourne au Royaume des Dieux qu’elle ne quittera que pour moi, plus que le quitter par moi. Adrien ne peut ni contrôler ni empêcher cela. Personne ne le peut.

Cela n’empêche pas d’essayer, je le vois à travers les agitations de ce corps que je reconnais, je vois cette lutte qui me convainc qu’il n’est pas l’heure, que je ne dois pas l’absorber maintenant car s’en serait me mettre plus à portée de notre ennemi que je ne le suis déjà. Alors je la regarde lutter, je regarde son esprit en cohérence se battre à en déformer sa forme alternative jusqu’à ce que cette dernière n’explose, ne se disperse. Jusqu’à lors, la conscience de Caitlyn c’était dispersée également mais face à celle d’Adrien elle a du tenir jusqu’à dispersion de l’énergie entière ; comme pour le Spectre,  c’est un pas de plus vers le contrôle, vers la pensée jusque dans cette forme naturelle.

Un pas qui ravage les lieux avec violence alors qu’il est posé et si je suis incapable de savoir s’il a franchi un quelconque seuil je sais qu’elle me laisse le temps de me mettre à l’abri car il faut plusieurs secondes à ce que la forme électrique se disperse complètement, violemment, et si j’ai continuer de lui faire face le visage partagé entre encouragement et admiration devant la naissance d’une nouvelle étoile, de mon étoile, j’encaisse la déflagration sans chercher à retenir le courant qui me traverse le corps, jouant mon rôle même si je n’ai à feindre l’effondrement puisqu’elle me projette en arrière de quelques mètres et que mes genoux cèdent d’eux même, la paralysie partiellement revenue lorsque le courant c’est échappé de mon corps.

Les yeux clos et le cœur battant la chamade, je reste genoux et mains à terre, l’attendant lui alors que mon sang circule toujours plus vite et que le temps me parait toujours plus lent. Il est temps de franchir mes limites afin de tester les siennes. Il est temps de le pousser à bout pour qu’il tombe dans notre piège et qu’il nous unisse contre lui, littéralement. Il nous donnera la force de le tuer, pion dans notre jeu du début à la fin.

Je tousse, je tousse sèchement à cause de la poussière qui s’engouffre et ressort plusieurs fois par seconde dans ma bouche et ma gorge, mais je ne sens plus la douleur de cela. Ce que je sens, en revanche, c’est la caresse de quelques rayons de soleil sur mon corps ; c’est agréable et cela signifie que nous nous sommes suffisamment déplacées pour que le crépuscule terminé qui était chez nous ne soit qu’en train de s’accomplir ici même. Mais surtout, cette caresse prouve qu’une fois de plus, alors que nous étions enterrées sous les rocks Caitlyn a sue ramener la lumière et l’air. Ma lumière, mon oxygène, littéralement. Mon cœur et celle qui partage mon âme, pour toujours. L’autre moitié d’une même pièce, pièce qui s’en viendra bientôt s’imbriquer pour former notre tout.  Un tout que je ne contiendrai pas, pas cette fois. Nous utiliserons les démons de Caitlyn et nous me démusellerons également. Adrien est déjà mort mais il ne le sait pas encore. Nous l’avons déjà tué… et ne le savons que trop bien.

Je dois m’économiser, économiser ma biomasse, ainsi n’est-il plus question de soigner mon corps, tout sera réservé à l’APB ; ce joker me permettra d’étendre temporairement mes limites et je dois suffisamment gérer le temps pour pouvoir l’utiliser deux fois. Combien de temps ai-je ? Une demi-douzaine de minutes, au maximum ? Seras-ce suffisant ?

J’ignore combien s’en écoule avant qu’il arrive, j’estime juste que nous venons de pulvériser sa demeure et qu’elle s’est partiellement effondrée sur nous. Tant mieux, le terrain difficile ne pourra que m’avantager. Je perçois ses pas, je perçois son odeur, j’entends sa voix déformée et sourde dont les paroles me sont incompréhensibles, tant chaque syllabe dure une éternité. Il n’a donc jamais fini de parler ? Je le fais taire, cette fois.

Il en est encore à beugler un « la » que je suis sur lui, relevant mon visage impassible et élançant mon corps plus vite que ses yeux humains ne peuvent le percevoir, prenant de la vitesse jusqu’à m’élancer à son encontre en un bon dont l’impact, tout ciseau qu’il fut, aurait brisée la nuque d’un humain normal ; mes cuisses autour de son visage, je pivote comme Jubilee me l’a apprit, me servant de mon élan comme de sa résistance pour me retrouver dans son dos, me contorsionnant pour pauser les deux mains contre ce sol qu’il rejoindra par la force de contraction de mon corps comme mon élan dans la même seconde, dans le même cinquième ou dixième de seconde je ne sais pas. Le choc fait trembler les alentours et s’il ne lui brise pas la colonne, le bassin et l’arrière de la cage thoracique, sa résistance augmentée est confirmée ; mais plus que cela, c’est la continuité de mon enchainement, toujours amplifiée par les lois de la cinétique, qui se poursuit : mes cuisses ont abandonnée sa gorge avant le choc et j’atterris sur mes jambes, poursuivant d’un filp arrière pour ne perdre mon équilibre et m’assurant de le faire suffisamment serré pour lui tordre les chevilles lorsque mes mains prennent le appuis sur le sol. Mes pieds glissent un instant sur ce même sol mais cet élan est toujours mon allié, me permettant de replacer mes appuis pliés pour le projeter au mieux ; sprint, Vovinam, poutre, anneaux, je pratique hebdomadairement chacun de ses sports, mais je dois avouer que le lancer de marteau je n’avais encore jamais fait. D’un autre côté ce sport n’inclut ni le lancé d’humain ni le fait de bondir pour les rattraper en plein vol afin d’accroitre la puissance de l’impact ; chose que je fais dans la continuité de mon geste, tendant mes jambes pour me projeter en même temps que lui et me saisir de son visage en plein vol, y lâchant le peu de courant étranger qui reste dans mon système nerveux avant de tendre le bras à quelques centimètres de l’impact. Impact qui se répercute sur tout mon corps et brise la pierre comme son crâne dans un bruit sourd, immédiatement suivit de mon propre choc à cause de la vitesse même si ma main libre retient la paroi à une douzaine de centimètres de mon visage impassible.

Je suis en paix avec moi-même lorsque je me bas, c’est le résultat d’heures d’entrainement aux arts martiaux et même l’Accélération des Processus Biologiques n’y change rien. Cependant si les arts martiaux n’ont pour but de blesser, je me dois de le faire, ça fait parti de ma stratégie ; nombre de mes coups auraient tué un humain normalement constitué mais il ne l’est pas, alors je teste ses limites de résistance et la vitesse de sa régénération. Engager par un ciseau du Vovinam est mon ouverture habituelle, permettant de déstabiliser ou de maitriser, et le choc qu’il a subit avait pour but de le sonner puis je lui ai endommagées les chevilles pour endommager sa mobilité autant que pour tester sa résistance face à ma force augmenté, tandis que le choc à l’arrière du crâne a pour but de lui brouiller les sens ; à l’instar de l’électricité relâchée précédemment. Avoir une stratégie est l’une des deux choses que je fais lorsque je me bats. L’autre, c’est compter.

Et je compte, je compte dans mon esprit : un, deux, trois, quatre, cinq, six puis les ciseaux ; sept et il heurte le sol ; huit et je lui tords les chevilles durant le flip arrière ; neuf et je nous propulse en l’air ; dix, je me saisi de sa tête et l’électrocute ; onze, douze, nous atterrissons contre le mur. Douze vingt-cinquième de secondes que le combat a commencé, une demi-seconde environ, la sensation de douleur ne lui est même pas encore arrivée au cerveau. Treize le temps que je me recule en le lâchant. Quatorze alors que j’expédie simultanément les deux plats de mes mains à l’encontre de ses oreilles pour, à défaut de lui briser les tympans, l’ôter de tout sens de l’équilibre et potentiellement le fracturer les tempes. Quinze alors que je me saisie de sa gorge et le propulse comme une poupée de chiffon contre les éboulis les plus proches, qu’il atteint à Dix-sept. Dix-huit, dix-neuf, vingt, vingt-et-un, vingt-deux, vingt-trois, vingt-quatre, un.

Je m’arrête face à lui, le contemplant alors que son temps de réaction vient de lui permettre de réaliser que je bougeais, le contemplant dans son âge avancé et grisonnant, un visage bourru marqué par le temps qui aurait pu être sympathique, en d’autres circonstances. Mon cœur se ralenti alors même que le sien s’accélère ; je pourrais continuer de le malmener ainsi, je pourrais le briser de mille et une façons mais ça n’en serait que de la torture car jamais je ne lui porterai le coup fatal. J’en suis incapable tant que je me domine, tant que je me contrôle.

Alors je vais attendre, attendre qu’il se ressaisisse en évaluant la vitesse de sa régénération, attendre qu’il soit apte à contre-attaquer, attendre qu’il me fasse souffrir, qu’il me révèle l’étendue de sa puissance brute. Peut-être me tuera-t-il se faisant, c’est une possibilité, mais jamais je ne pourrais me résoudre à l’achever et il ne décèdera jamais de ses blessures. Je vais suivre le plan, plan dont nous arrivons dans la seconde faille, la seconde partie la plus délicate. Au mieux, je souffrirais suffisamment pour que Caitlyn me sauve, au pire je décèderai rapidement et nous aurons perdues. C’est ainsi. Le destin, notre destin, à pile ou face.

J’attends la douleur car je sais qu’elle est une promesse d’amour et j’attendrai l’amour envers et contre tout. Fais vite.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Ven 8 Aoû - 21:14



Nord de Wexford - Plage des Falaises. Aislinn.

L'onde agitée d'une mer qui houle à la violence où les eaux grisées s'en viennent s'éventrer sur des récifs préludant la cote par ses forteresses de falaises et ce ciel rougeoyant des luttes secrètes des titans qui s'en termine à peser comme un couvercle sur l'horizon, recouvrant en connivence une verdure inquiétante livrée aux mystères des mânes nocturnes entendant par le déjà les longs doigts de leurs ombres. La nature primaire telle que j'aurais pu la peindre. Telle que j'aurais voulu la dépeindre aux couleurs des mots.
Je sens le sable s’affaisser sous mon corps meurtri, l'eau salée dans mes poumons s'en vient encore à m'arracher une toux sévère mêlée de biles et d'eau.
La douleur est lancinante, elle domine et s’étend pire qu'un poison et j'eusse espérer pour une fois tenir de ma mère par sa mutation. Mais cela ne me sera pas permis, et c'est une bonne chose considérant mon passif.


Père disait souvent qu'il n'y a pas de grand sacrifice sans grandes souffrances alors celui ci assurément doit en être à la hauteur et comme toujours je ferais mon possible pour ne concéder au monde que quelques gémissements, rien d'autre.
« Brazen », c'est le nom de code qu'on m'avait attribué à l’Académie des X lors de mon instruction, il signifie beaucoup... « De marbre » car jamais je ne laissais rien transparaître, ni émotions, ni douleur, ni colère.
J'avais été élevé en ce sens, tout le monde n'a pas comme superviseur d’éducation «  La Main de Fer ». Pas de parents pas plus que d'amis, un destin tout tracè dans ceux de ma mère...et me voilà ce soir, échouée et blessée sur une plage d'Irlande.
Le destin est farceur.
C'est ici même que Ruth a sauvé Caitlyn enfant de la noyade lors du crash d'avion qui emporta Abigael. A présent, je sauve sa fille.
Tout est accompli.

Mes yeux ouverts sur ce ciel mourant ne fixent pour ainsi dire plus rien, le ressac hypnotique de la mer me berce en deça des pulsations de douleur provenant des chairs brûlées. Mes bras, mon torse et mon cou sont les bourreaux d'une torture infinie où l'odeur de la chair carbonisée persiste en sus des aiguilles horribles du sel marin sur les blessures vives mais déjà cautérisées par les flammes.

Sanzo aurait été fier de moi. Gagner contre un mutant infiniment plus puissant que soi est une chose remarquable, parvenir à le tirer hors des flots pour lui éviter la noyade après avoir trouvé la force de l’assommer à coups de poings est cette fois ci du domaine de l'admirable. Cela m'aurait-il valu un titre de X Men ? Sanzo plaisantait souvent la dessus me disant que j'en avais la force, la folie, l'abnégation mais pas la magie. Cette magie devait s'appeler « coeur ». Il n'a jamais voulu m'en dire plus.
Regarde moi à présent Mentor, regarde comment on sort brisée d'un combat inégal mais en ayant fait ce qui devait être fait.
Après tout, ce n'est que justice.
N'ais-je pas lâcher sur toi Oboros, mère ? N'ais-je pas été la spectatrice complice de ta destruction face à plus fort. Je sais à présent ce qu'il en coûte, je tacherais de faire en sorte que la leçon des flammes de l'ordalie brûle à jamais dans mes chairs.

Il me faut retrouver mon souffle, il me faut encore trouver la force de me relever et traîner mon fardeau inconscient un peu plus à l’abri du ressac. Ruth ne perdra pas sa fille, Amy ne perdra sa femme et je ne perdrais pas ma mère encore une fois. Nous nous le sommes promis, une promesse sur l'Amour, ma première. Un simple gémissement alors que mes doigts agrippe le sable pour y creuser des sillons alors que la mécanique nommée abnégation doucement se remet en route.

Là bas dans les terres, on grave l'épitaphe de plusieurs siècles d'horreur, on le grave dans le sang et les larmes et on le signe au nom des Oldfield.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Sam 9 Aoû - 21:57

The Last Man by Clint Mansell on Grooveshark

Nous avons faite une erreur, Caitlyn. Et cette erreur va me tuer.

J’ai le temps de le réaliser car je vais bien plus vite qu’un humain normal mais c’est tout ce qui m’est permit alors que c’est mon tour d’heurter la roche d’un mur ou de gravats, je l’ignore. Je l’ignore mais cela n’importe pas, pas en comparaison du fait que je sens mon bassin et mon thorax s’enfoncer sous l’impact, avant même que ma tête ne rencontre la surface pour me brouiller la vue. Il n’aurait pas dû pouvoir, il n’a même pas commencé à régénéré qu’il agissait déjà, faisant fi des blessures que je lui ai infligées et agissant avec une vitesse supérieure à la mienne ; plus qu’une capacité équivalente à la mienne, c’est une autre équivalente à la tienne que je n’avais pas prévue et qui vient surement de me coûter la vie ; s’il ne ressent pas la douleur, c’est à nouveau mon cas.

J’aurai hurlé s’il m’avait laissé faire mais ce n’est pas le cas et alors même que je suis complètement sonnée je sens l’air s’arracher à mes poumons et à ma gorge en les raclant au passage, emportant du sang avec lui alors même qu’Adrien se retire de quelque pas, me laissant m’effondrer au sol ; il m’aurait fallu bien plus de temps que la norme pour mourir de suffocation mais ce n’est pas ce qu’il veut car très bientôt cela s’arrête, me laissant brisée à ses pieds alors que j’aspire de l’air pour tousser du sang, cette simple action me causant tant de douleurs que j’en suis incapable de les discerner. Même gémir m’est douloureux et je crois bien que cette fois, ses monologues sont mais seuls répits même si je ne les comprends pas.

Je ne tente pas de me relever, je dois me guérir ou son prochain coup sera fatal, je le sais d’instinct, mais que peut mon instinct désormais ? Je n’ai pas eu le temps de soigner le moindre os cassé qu’une nouvelle morsure me prendre, me consumant doublement, tant par les flammes qui lèchent l’entièreté de mon corps que par les souffrances que me causent les débattements instinctifs. J’ai mal dedans, j’ai mal dehors, il n’est plus qu’un endroit où je ne souffre pas encore.

C’est la prochaine étape, je le sens défoncer les portes de mon esprit d’une simple litanie et tout ce que je suis se résume à un tourment se consumant peu à peu mais bien trop lentement pour moi. Mon corps brûle, mon esprit brûle, je brûle et chaque soubresaut de supplice m’amène une nouvelle souffrance. Mais il ne m’achève pas. Seigneur-Dieu, pourquoi ne m’achève-t-il pas ?

Je n’ai plus la force de bouger, ne j’ai plus la force de me débattre, la seule chose qui me maintient hors de l’inconscience et ce cœur qui bat selon les lois de l’Accélération des Processus Biologiques pour tenter de sauver ce qui peu encore l’être. Il m’a ravagé le corps, je le sens sans être capable de concevoir à quel point. Il m’a ravagé l’esprit, des parties entières de mon histoire ont été offertes au néant de même que certains savoirs et sans doute quelques parties de ma personnalité. J’ignore quelle est l’ampleur des dégâts. Je sais juste que ça ne fait que commencer, même si la douleur s’éloigne peu à peu et que mon esprit lui échappe.

Je le sens me saisir puis me lâcher ; l’air qui caresse ma peau me cause bien moins de douleur que lorsque c’est le sol qui s’y met, réduisant à néant ma tentative de guérison d’urgence. Je dégringole le long d’un éboulement et si les chocs ne sont suffisants pour détruire ce que j’ai entreprit de reconstruire je sens des éclats me lacérer de l’intérieur. Lorsque je m’immobilise enfin ce n’est que pour mieux vomir une bile ensanglantée agrémentée d’éclats d’os. Ça ne m’a pas tué. Pourquoi ça ne m’a pas tué ?

Sa voix. Sa voix est encore là, elle plane, elle m’assure que je suis encore consciente maintenant que la douleur a disparue. Je ne peux pas encore bouger, je ne peux pas bouger car les Sanguis ont trop à faire, trop à faire pour me maintenir en vie. Je le sens me toucher une fois encore et la chute recommence. Elle est plus longue, cette fois. J’ouvre les yeux pour voir le ciel du couchant maculer de pourpre les nuages qui s’éloignent toujours plus et je comprends que si la chute est trop courte, ce sera la dernière chose que je verrais. Tomberais-je dans la mer ? J’aimerai. J’aimerai mourir entre le ciel et l’océan car c’est ainsi qu’on imaginait notre monde, hein Cait’ ?

Mais que restera-t-il de lui ? Que restera-t-il de nous ? Une fois que l’on aura disparue que restera-t-il de ce que l’on a fait ? Une mémoire ? Je crois qu’on m’a dit cela un jour. Mais la mémoire ne dure que jusqu’à ce qu’on l’oubli. On devait traverser l’éternité ensemble mais on ne le fera pas, ni en tant qu’être vivant ni en tant que souvenir. Je me moque d’être oublier, je me moque de vivre éternellement : ce n’est ni l’un ni l’autre qui importe mais le fait que je ne regrette pas la vie que j’ai vécue. Je ne regrette pas ma vie. Mais je ne suis pas prête à mourir.

Comme je l’ai fait tant de fois je me retourne dans cette chute libre pour déployer mes ailes afin de freiner ma chute et d’éviter que l’impact avec le sol toujours plus proche ne me disperse. Mais ce qui aurait dû être n’est pas alors que les parties brisées de mes poumons ses déforment aux vents dans des positions non-naturelles et surement très douloureuses. Les prises d’air me font tourbillonner chaotiquement et je contemple les secondes de chute en pensant à toi, Caitlyn. J’avais dit que je te suivrais jusqu’en enfer, c’est fait. J’avais dit que je me donnerai complètement à toi, c’est fait. J’ai faites plein de promesses, des promesses en lesquelles je crois, et j’en ai accomplies autant que je le pouvais. Mais celle de survivre suffisamment longtemps je ne la tiendrais pas. Pourtant, c’est sans doute la plus récente. Je suis désolée.

La décélération me surprend, de même que l’immobilisation qui s’en suit, et je ne peux que contempler ton père reprenant son éternité de paroles incompréhensibles alors qu’il a une main tendue dans ma direction, me maintenant en l’air. Son visage est en colère et il hurle des choses, durant toute cette éternité où il me tient il hurle des choses. Durant toute cette éternité où il me donne le temps de guérir il hurle des choses. Il en hurle tellement que lorsqu’il me projette à l’encontre du sol je parviens à y déposer mains et genoux avant de l’heurter, tenant le choc alors que sa pression me force à courber l’échine.

Difficilement, je me relève. Deux mains et deux genoux à terre, l’un des secondes se lève. Puis l’une des premières, prenant appui sur cette chose qui n’a pas eu le temps de réellement s’ensanglanter que déjà elle était couverte d’une membrane blanchâtre servant de croute. Je sens le poids de cette destinée oppresser tout mon corps et je parviens à me relever face à lui, à lui faire face et à avancer face à lui. Je suis plus forte que lui, de peu mais plus forte quant même. Je le vois qui force autant que moi, je le vois ce couvrir de cette même signature psychique que tu as manifestée et dont l’énergie glisse sur moi alors que je m’approche de lui.

Puis il ferme le poing.

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Nephilim

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