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 Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Sam 19 Avr - 18:27




L’Irlande en été, c'était quelque chose d'infiniment bucolique et enivrante. Même la lumière avait une chaleur rassurante et intimiste et la nature semblait véritablement vivante et autonome, chargée de ces mystères séculiers et riche de superstitions et légendes se cachant sous les roches endormis des cours d'eau.

Les cours d'eau doivent sûrement prendre l'importance de rivières en furie vu ce que déverse le ciel lorsque le portail s'ouvre au devant de nous et se referme. Nous le saurons, l'Irlande en février, c'est plus que triste, c'est un spectacle de désolation. Le taux d'humidité est une horreur, il pleut si fort qu'on a bien du mal à distinguer la lourde baptise aux pierres blanches sous les trombes d'eau simulant un vaste rideau d'eau venu d'un ciel grisé et lourd formant une lourde chape de plomb ou malgré l'heure matinal, la luminosité fait déjà penser à celle de la fin d'un jour. A cela s'ajoute un froid transperçant vous saisissant avec une telle profondeur qu'il fait trembler et s'entrechoquer les os. Si le climat de New York semble polaire et par moment humide, celui ci plus doux en terme de température pose les références en terme de pluviosité et la terre complètement détrempée aux alentours vient attester qu'il s'agit là d'un climat persistant depuis déjà un certains nombres de jours.

Je rabat ma capuche avec une mine déconfite tout en adressant à mes compagnons d'infortune un message ironique pour dépeindre ma vision des choses.

Définitivement Californienne Forever, j'vous l'dis moi !  None négociabiléé.

Je me tourne vers ma Amy avec la mine trempée en ajoutant.

Faut la clé, ma sweety...tu te souviens où je l'ai caché au cas où...Tu t'en charges ma puce ? Hardis, Soldats ! Nous on avance avant de devoir en être réduit à construire une Arche et sauver des animaux.

Oui, j'avais pensé à un « éventuel retour catastrophe » et j'avais dissimulé l'un des doubles des clés dans l'un des creux de ce fameux gros arbres qui abritait mes rêveries lorsque j'étais enfant et qui se trouvait plus en retrait dans le Parc. Autant dire que pour le coup, je laissais faire Amy faire vu sa célérité en souhaitant malicieusement qu'elle ne du pas en venir aux mains avec un pivert, un hiboux ou des écureuils ayant décidé de squatter les lieux. Après tout, la faune Irlandaise est là chez elle, et ce n'était pas parce que j'avais des idées à deux balles que je devais modifier tout l’écosystème du parc Elioth.

Protégée sous le porche de l'entrée, je tentais de me réchauffer les pieds en sautillant d'une jambe sur l'autre en m'adressant à Emy Magique pour tuer le bref temps que nécessité la quête de mon épouse.

Non mais j't'assure, l'été c'est plus cool...et puis y'a plein de ballades à faire...Tu sais si t'as pas envie de repartir tout de suite, tu peux rester un peu, ok ? Tu seras toujours le bienvenue ici...Mais si t'es pressée, laisse moi juste de faire chauffer un bon thé avant de partir, je ne demande pas plus, oki ? Et puis, j'ai un présent pour toi...

Une fois pénétrée à l’intérieur je remarquais que pour l'instant la température égalait celle de l’extérieur et mon regard fut attiré par un amoncellement de cartons dans le vaste hall qui distribuait l'espace du manoir.

Hum...Je vais relancer la chaudière, je sais où elle est, j'ai le plan dans la tête...Oui les cartons c'est James qui vire son bureau, il m'a dit qu'il préférait nous laisser le lieu pour une longue période, il réside toujours à Londres à présent...M'étonnerait qu'il fasse meilleur qu'ici.

Je me dirigeais vers le vestibule annexe où se trouvaient les compteurs après avoir déposé ma valise prés de la première marche du vaste escalier de bois sculpté, tout en adressant à Amy un sourire radieux, oui franchement malgré le temps et la morosité d'un bâtiment s'ensommeillement,  j'étais heureuse d'être ici et cela se voyait.

- Bienvenue chez nous, Emy Magique : c'est le Manoir Elioth-De Lauro, je vais faire en sorte de réchauffer un peu tout ça et je vais voir dans la cuisine si je peux nous préparer un bon thé bien chaud, Amy va te conduire au salon, tu verras...ça vaut le coup d’œil... c'est confortable, la banquette et même la moquette, aheum... A tout de suite, Mesdames.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Dim 20 Avr - 15:54

Dimanche 9 Février 2014 – 09 : 43 A.M.
Je n’aime pas la pluie, c’est un fait. Ça cache le soleil, ça mouille, ça m’évoque les larmes… donc même si je crois au dicton « rencontre pluvieuse, rencontre heureuse » puisque c’est ce qui m’est arrivée à avec Catiyln, je n’aime quant même pas la pluie. Et à défaut de ne pas être résistante au froid, je n’aime pas le froid humide, celui qui s’insinue dans les os au lieu d’heurter les chairs. Du fait je n’aime vraiment pas la pluie froide. Ni l’Irlande « printanière ».

Il n’est même pas 10h et on dirait qu’il va déjà faire nuit, une nuit bruyante et humide, boueuse, froide…  Je n’aime vraiment pas l’Irlande pour le coup, emmitouflée dans des vêtements parés pour les froids hivernaux et secs des alpes et qui retiennent incroyablement bien l’humidité glacée plutôt que d’en protéger. J’aime encore moins l’Irlande en sachant que je viens là pour découvrir des choses qui hantent celles que j’aime et qui ne sont pas de bon augure.

- Définitivement Californienne Forever, j'vous l'dis moi !  None négociabiléé.

Je souris pour plussoir tout en regrettant un quelconque parapluie pour m’épargner la moitié du sale temps d’ici et espérant atteindre le manoir au plus vite. Je dirais bien qu’il n’a pas changé mais si je sais qu’il l’a fait les reflets déformés que j’en vois au travers comme à travers du rideau de gouttelettes d’eau ne me permet pas de le percevoir avec certitude ; Façade blanche aux ornementations grises c’est plus beau que le manoir Graymalkin, les quelques briques de visibles par endroit ajoutent un charme rustique tandis que les fenêtres régulières permettent un bon éclairage naturel intérieur comme je les aime – mais impliquent qu’il fasse beau à l’extérieur…

Je me souviens parfaitement ce que j’ai pensé la première fois que je suis venue ici, une petite comparaison avec l’Institut dont ça ne fait pas un tiers mais qui, au moins, est entièrement à nous. Aujourd’hui, j’ai surtout l’envie d’y aller parce que je ne veux pas rester dehors. Sauf que…

- Faut la clé, – voilà – ma sweety… – ça, ça veut dire que c’est moi qui vais chercher – tu te souviens où je l'ai caché au cas où… – oui, comme de tout le reste, il suffit de vouloir me souvenir et je me souviens ; hors donc c’est dans le chêne qui est sur la colline qui est dans le parc qui est autour du manoir qui est dans le domaine… qui est étendu, donc loin… – Tu t'en charges ma puce ? – oui si j’ai droit à un thé chaud et un câlin en rentrant ! – Hardis, Soldats ! – C’est comme ça qu’elle m’encourage ? Je suis courageuse mais pas téméraire et on l’a jamais fait, le coup du soldat… tiens c’est vrai ça d’ailleurs, on l’a jamais fait ; d’un autre côté, j’aime pas les soldats– Nous on avance – han, c’est comme au centre commercial, elles partent toutes les deux sans moi en m’abandonnant dans un lieu humide et sombre dont la propreté laisse à désirer… – avant de devoir en être réduit à construire une Arche et sauver des animaux.

Ouais bah à défait de construire une arche, moi je me défais de mon bagage et le lance à mon double, histoire qu’elle fasse porteuse en plus de transporteuse ; na ! Puis de toute façon vu qu’elle l’attrape à une seule main sans coup férir c’est pas un problème pour elle. J’ignore si sa force est supérieure, égale ou inférieure à la mienne mais ce dont je suis sure c’est que Caitlyn ne va pas tarder à se rendre compte que la mienne elle augmente. Faut juste que je pense à lui dire de mettre le matelas parterre avant qu’on casse le lit… Et faut aussi que je lui parle de… hum.

Enfin Bref ; à défaut de sauver les animaux, je dois sauver ma moitié et mon double des intempéries en bravant ces dernières et comme je n'aime pas les douches froides ni que Caitlyn risque d’attraper mal je m’élance avec toute ma célérité, sauf que… célérité + boue + terrain accidenté + eau froide = Amy qui freine mal et fait de la glissade sur le cul sur vingt mètres… Je n’aime plus l’Irlande, c’est définitivement fini !

La boue c’est peut-être pas sale mais c’est tout de même dégueu, je suis désolée ; je ne veux pas faire ma Jade mais j’aime pas ça non plus. Bon, trouver cette clé du dernier secours au plus vite et… ah merde ! Pourtant je marchais normalement cette fois… Bon, objectif premier : douche. En plus il y a l’eau courante ici et un chauffe-eau ici, je vais pouvoir en prendre une bouillante comme je les aime…

Je finis par revenir jusqu’au perron avec la moitié inférieure et l’avant couvertes de boue, mais au moins j’ai la clé. La prochaine fois, on la cachera dans la boite aux lettres ou sous le paillasson, moi je dis.

- Je déteste la pluie et la boue, confirmai-je avec une mine d’Amy battue tout en tendant la clé à Caitlyn.

Nous pénétrons dans le hall où je profite de ma position d’héroïne/victime pour demander à tout le monde d’ôter ses chaussures et son pardessus pour ne pas tout salir alors même qu’on constate avec désarroi que la seule différence entre le dehors et le dedans est que ce n’est ni mouillé ni boueux ; donc à mon niveau, y’en a pas réellement. J’écoute Caitlyn s’en aller remettre en route la seconde chose à laquelle je serais le plus collée aujourd’hui mais qui me fait comprendre au passage que la douche chaude, je peux l’oublier. M’enfin tout ça est secondaire puisqu’elle me sourit et me fait lui sourire en retour.

- Bienvenue chez nous, Emy Magique : – han, encore faite voler la vedette par mon autre moi – c'est le Manoir Elioth-De Lauro, – Elioth de Lauro ; pas de Grigori, pas de Uttini, pas de Laudadio, na ! – je vais faire en sorte de réchauffer un peu tout ça et je vais voir dans la cuisine si je peux nous préparer un bon thé bien chaud, – han ! – Amy va te conduire au salon, – pis t’y laisser parce qu’elle doit se récurer – tu verras… ça vaut le coup d’œil… c'est confortable, la banquette et même la moquette, aheum… – hop, un instant d’hésitation puis elle pali un petit peu lorsqu’elle comprend de quoi il en retourne – A tout de suite, Mesdames.

Je m’avance jusqu’à la pièce en l’y conduisant non sans avoir ôtée la veste et hésité à le faire de mon pantalon (après tout, ça reste une « moi » mais du coup, ça ce fait ou pas ?) sans avoir osé au final ; je peux bien salir un peu c’est moi qui laverai de toute façon. Le salon est une pièce à deux fenêtres entre le séjour douillet avec cheminée, table basse, un canapé neuf puisqu’on a cassé le précédent lors de notre première visite et siège de salon à côté d’un guéridon, et la bibliothèque puisqu’une grande étagère couvre le mur opposé à la cheminée, celui-là même par où on rentre.

- Fais comme chez moi, dis-je simplement alors qu’elle entreprend d’analyser cet environnement d’un simple regard. Euh, comme chez toi.

Elle relève mon lapsus avec un sourire et me laisse m’en retourner pour l’étage et la sale de bain où je commence déjà à défaire mes affaires pour remplacer les actuelles qui vont droit au sale. J’entends des livres bouger à mesure qu’elle se doit d’en chercher un l’intéressant tandis que j’ai l’impression au bruit de ses pas qu’elle fait son possible pour éviter la moquette… Personnellement je suis très concentrée à essayer d’espérer que je n’aurai pas d’eau froide si j’ouvre le robinet de la douche mais au moins je me suis débarrassées de la boue dont je remercie d’ailleurs la capuche qui n’a pas entièrement protégée ma chevelure ; chevelure qui tombe partiellement, me laissant le soin de découvrir qu’il n’y a pas de sac plastique dans la petite poubelle de la salle de bain… op, dans l’évier, ni vu ni connue.

C’est donc avec des cheveux temporairement plus courts, un pull de coton gris-bleu à motif de vagues entrecroisées et un jean que je redescends seulement quelques minutes après être montée, découvrant que ce n’est vraiment pas ma journée puisque le carrelage est froid et humide lui aussi… bien ma veine, la seule fois où je me balade pied-nus… La moquette est très confortable et du coup j’aurai bien allumée la cheminée s’il y avait eu des réserves de bois à bruler à côté.

Je soupire et m’installe sur le canapé en attendant que Caitlyn revienne, lui réservant une belle bouille d’Amartyrisée…

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Dim 20 Avr - 20:37

Bien pratique d'amorcer une pompe de chaudière quand on peut décharger du courant dedans ! Ah ah ! Reconversion en plombier chauffagiste à l’horizon, non ? La manoir a certes de la gueule mais il dispose d'une installation électrique et de plomberie assez vétuste car d'après les plans que j'ai pu observer, on l'a construit en 1905. En tout cas, nous aurons du chauffage ce soir ! Et d'après le vacarme que fait la chaudière, il est certain que l'eau circule à nouveau à travers toute la maison faisant claquer la vieille tuyauterie en plomb à défaut de vacarmer en tombant sur les toits.  Je regagne victorieuse la cuisine  pour pousser les boutons de la gazinière en y déposant une casserole d'eau à chauffer. L'exploration des placards se résume à la découverte d'un garde manger plus que light et la présence des produits de première nécessité. Il faudra faire des courses mais heureusement, New Ross est certes un trou paumé et humide mais au moins,il y a une sorte de mini supermarché au centre ville et puis je me délecte d'avance à choquer la brave populace en leur offrant le spectacle de deux femmes bras dessus bras dessous s'aimant bibliquement en toute impunité dans cette bourgade de grenouilles de bénitier ! La prude Irlande disait James, on l'emmerde profond la prude Irlande.

Lorsque je reviens dans le salon avec un plateau, une théière et trois mugs, je trouve Emy plongée dans la lecture d'un ouvrage assez ancien et Amy qui lève vers moi la bouille déconfite d'une pauvre petite chose malheureuse ce qui me provoque instantanément un élément de tendresse en tenant le plateau d'une main et déposant un profond baiser sur son front en faisant quasi une extension du corps digne d'un athlète olympique en lui caressant les cheveux d'un revers de la main libre.

Mon ange...La boue c'est bon pour la peau, tes fesses vont être encore plus douce, hum ? Promis ma pauvre Cosette dans trente minutes il fera dix degrés de plus et dans une heure tu auras une cascade d'eau chaude sous ta douche et même de la compagnie pour te ...frotter le dos...Haheum...( Me tournant vers la Taupe Clone qui s'enfoncer dans son livre) Toutes mes excuses Emy...je sais que c'est chaud pour toi ce genre de...démonstration...mais comment tu veux résister à une frimousse pareille ? On s'aime...psychiquement et physiquement...c'est comme ça, ça n'a rien d'amoral ni de...sale. Oki ?

Posant le plateau sur la petite table, je continuais à discuter.

Ben, désolée y'avait pas grand chose, j'ai pris les sachets qui traînaient...Thé vert, thé au caramel et aux agrumes...Donc choisissez ce que vous voulez. Faudra faire des courses, sweety...mais ce n'est pas le plus urgent, ok ? Repos et câlins pour l'instant.

Relevant la tête, je l'inclinais pour y lire le sujet du livre emprunté par la voyageuse de plans avec une certaine curiosité.

« Sorcellerie en Angleterre, Écosse et Irlande du 15 ème siècle au 18eme »...Mouais...J'ai remarqué qu'il y avait beaucoup d'ouvrages sur l’ésotérisme et les mythes et légendes du pays...le Père Elioth devait être un gros fondu sur le sujet parce que franchement...j'en ai jamais vu autant. Hey ! Tu sais qu'à l'époque on brulait les rousses pour sorcellerie ?! Faudra faire gaffe au village au cas ou...sinon tant que j'y suis...


Je me dirigeais vers la bibliothèque cherchant entre les étagères jusqu'à ce que je trouve un large livre en cuir vieilli

Ah ! Le voilà !

Je le déposais avec un franc sourire sur accoudoir du fauteuil de notre visiteuse avant de m'installer sur le canapé me blottissant en gazouillant contre Amy.

- C'est une bible...Elle est marqué au nom du Révérend Glasgow...Je crois que c’était mon Grand père du coté de ma mère. Il y a annoté certaines réflexions sur des épîtres qu'il semblait apprécier...peut être pour préparer ses sermons...Il était protestant, certes, mais...il aimait Dieu....Marrant... Ma mère était catholique pourtant...peut être à cause de la branche Elioth...j'sais pas. En tout cas...c'est pour toi.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Lun 21 Avr - 15:17

Han, ma bouille a marchée, Caitlyn s’en vient jouer les équilibristes pour m’embrasser… le front ?! Nan, si, enfin peut-être, ça surprend un peu mais c’est pas mauvais non plus, j’en suis contente. Un baiser protecteur et une caresse dans les cheveux même pas humide puisque tout neuf, le tout en équilibre avec un plateau à la main, je ne vais pas me faire plus chiante que je ne suis… pour l’instant.

- Mon ange… La boue c'est bon pour la peau, tes fesses vont être encore plus douce, hum ? – les poches de mon pantalon surtout, c’est l’autre côté où je me suis vautrée à contre courant… mais je veux bien que tu vérifies quant même… – Promis ma pauvre Cosette dans trente minutes il fera dix degrés de plus et dans une heure tu auras une cascade d'eau chaude sous ta douche et même de la compagnie pour te… – han ! Je crois que je viens d’inventer un concept que je vais apprécier à l’avenir ! Dommage qu’il ne faille pas abuser des bonnes choses. D’un autre côté ça fait une semaine qu’on les regarde de loin les bonnes choses - frotter le dos… – je veux bien aussi, en supplément ! Mon autre moi auprès de laquelle tu t’excuses ne t’as donc pas expliqué le petit décodeur des envies d’Amy ? J’adore te faire des massages parce que j’adore en recevoir et que je veux te partager ce que j’aime ; ça fonctionne pour la quasi-totalité des trucs que je fais – je sais que c'est chaud pour toi ce genre de… démonstration… mais comment tu veux résister à une frimousse pareille ? On s'aime… psychiquement et physiquement… c'est comme ça, ça n'a rien d'amoral ni de… sale. Oki ?

- Je n’ai jamais dit ni pensé le contraire, en fait. Ça me perturbe de vous voir, oui, mais ça me fait envie aussi. C’est pour ça que je… fuis ?

Alors là, je peux y mettre toute la bonne volonté du monde mais NAMOE ! Si Caitlyn avait une jumelle je la laisserai bien à mon double mais c’est MA Caitlyn et c’est NON NEGOCIABLE. Et du fait, dès que MA Caitlyn NON négociable a déposé le plateau et énoncés les divers thés je l’attire à moi pour l’avoir sur mes genoux, parce que NAMOE. Les bras en ceinture et la tête sur l’épaule de MA femme, je la laisse poursuivre sa discussion en suivant le programme qu’elle a énoncé : repos et câlins pour l’instant. Repos pour mon double jusqu’à ce qu’elle parte et câlins pour moi jusqu’à ce qu’elle parte aussi. NAMOE.

- « Sorcellerie en Angleterre, Écosse et Irlande du 15ième siècle au 18ième »… Mouais… – Mouais… Mouais, mouais, mouais… mouef ; si elle cherche la recette du filtre d’amour je lui enfonce son balais de Téléportation dans le cul – J'ai remarqué qu'il y avait beaucoup d'ouvrages sur l’ésotérisme et les mythes et légendes du pays… – cherches pas à change de sujet ! – le Père Elioth devait être un gros fondu sur le sujet parce que franchement… j'en ai jamais vu autant. – c’est pas faux mais je m’en fous, NAMOE avant le reste – Hey ! Tu sais qu'à l'époque on brulait les rousses pour sorcellerie ?! – aujourd’hui on attaque les gens qui tentent de piquer les femmes des autres pour préjudice moral et qu’elle fasse gaffe : j’ai la meilleure avocate du monde – Faudra faire gaffe au village au cas ou… – la première personne qui te touche, elle incluse, je la fracasse, na ! – sinon tant que j'y suis…

Ah non, Caitlyn s’en va ! Maieuh ! Vous êtes toutes contre moi ! Je regarde mon aimée partir en reprenant ma bouille précédente histoire de voir si j’aurai droit à un second tour ou pas, puis je me dis que je vais la jouer plus fine encore et préparer le thé pour MA Cati ; comme ça je mettrais de la distance avec l’autre moi. Maintenant, la grande question : vert, caramel ou agrumes ? Je ne suis pas encore toute à fait verte ni acide, du coup je pencherais pour le caramel ; ah et en plus je pourrais piquer dedans aussi histoire de bien rappeler que NAMOE. C’est parti, un thé caramel pour Cait’, un !

Mais c’est quand même l’autre qui a un cadeau… Une bible du Révérend Glasgow… une bible de papi… tiens, prends ça ‘spèce de plagiat : t’es catho, tu vis chez un juif et on t’offre une bible protestante ! Personne ne te comprend ! Si tu n’étais pas lesbienne ce serait encore mieux mais on ne peut pas tout demander. Cette réflexion est particulièrement pute, faut que je me calme les hormones moi. On n’est pas en mauvaise période pourtant.

Teresa regarde le livre et Caitlyn durant plusieurs secondes, incertaine, puis lorsqu’elle le prend son visage se fend en un grand sourire.

- Je, ne sais pas comment vous remercier, Caitlyn. Et, même si ce n'est pas la même doctrine que celle qu'on m'a enseignée, nous croyons en un même Dieu c’est ça le principal.

Elle ponctue sa phrase par un geste plein de signification, portant le livre de la main gauche et le posant contre son flanc ; je n’ai même pas le cœur à refaire du namoe tellement cet acte la touche. Elle a eu des choses que je n’ai pas eu et m’a aidée à éviter les pires alors que de mon côté j’ai des choses qu’elle n’a et n’aura jamais mais que je ne puis partager. Elle n’est pas seulement une « autre moi », elle est une personne à part entière et la définir en fonction de moi est d’un égocentrisme qui ne me correspond que trop. Je lui laisse le nom de Teresa, personne ne l’emploi jamais pour moi et elle n’en a pas d’autre, elle. Et je pense que plus que voir en elle un reflet déformé je devrais chercher une sœur ou quelque chose du genre.

- Tu sais, tu peux lui faire la bise pour la remercier, elle ne te grillera pas ; tu fais partie de la famille maintenant, lui dis-je simplement alors qu’elle restait là sans savoir que faire, à hésiter.

Nous  n’avons jamais été très aisées avec les contacts physiques mais s’il en est un qui nous a été apprit, par tradition, c’est celui de la bise pour remercier des présents. C’est vache de ma part que de la laisser avoir cette « intimité » avec Caitlyn car je suis sure que je vais perturbée mon aimée mais ça me permettra une nouvelle crise de NAMOE pour la récupérer et Teresa sera peut-être un peu plus à l’aise.

Je les laisse faire à leur guise et agit à mon tour, trempant un thé vert dans l’une des tasses avant de leur porter, la tendant à mon alter-égo.

- Thé vert, ton préféré, dis-je simplement pour qu’elle prenne la tasse, avant de me retourner vers mon aimée et de la prendre par le flanc pour la transporter jusqu’à notre banquette sur laquelle je ne la lâcherait pas. Et toi tu en as un au caramel qui t’attends juste là.

Non, on ne le voit pas encore assez le NAMOE, du coup je ne me priverai pas de me remettre aussi collée qu’à l’instant et de suivre mon plan machiavélique. Heureusement que je ne suis pas un mec sans quoi marquer mon territoire serait aussi bruyant que la pluie de dehors ; hum… ça serait peut-être plus fin du coup parce que c’est vrai que dans la délicatesse je me pose là. Et le là en question c’est presque  sur les genoux de Caitlyn tellement je lui suis collée.

- Je vais essayer de moderniser un peu le Val, histoire que l’on puisse se contacter plus facilement. Franck ne voudra pas internet mais je dois pouvoir réussir à le convaincre de mettre le téléphone, ça existait déjà à son époque. L’électricité et l’eau courante aussi, d’ailleurs. Je ne resterais pas trop longtemps du coup mais je reviendrais prendre des nouvelles d’ici peu, promis.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mer 23 Avr - 16:52



Je n'avais jamais réalisé certaines choses concernant Emy. C'est qu'elle était avant tout une autre version de mon aimé et que sans doute, elle ressentait des sentiments familiers en échos. Mon esprit s'était bloqué à la considérer comme une sorte de soldat badass échappée d'une autre dimension de tarés à la recherche de Sarah Connor qui s’alimentait à coup  de piles électriques et se torchant le fion dans la jungle à grand renfort de feuilles de bananier. Qu'on lui fasse envie était une phrase qui tournait en boucle sous ma chevelure de crétine rousse perverse parce qu'elle pouvait avoir bien plus de signification qu'elle n'y paraissait. S'agissait-il de notre relation en tant que couple aimant ? S'agissait-il ouvertement d'une déclaration à connotation sexuelle ? Parce que fatalement cette Amy là devait ignorer son orientation sexuelle et à coup sur le fait de se savoir lesbienne et capable de prouesses qu'elle ne s'imaginait même pas devait la troubler au plus haut point. En tout cas MOI ca me troublait au plus haut point et le fait que mon aimée l'envoya me biser (y'a pas de faute de frappe, merci) m'acheva complètement, d'ailleurs un sourire à demi rictussé et une posture aussi rigide que si on m'avait enfoncé le Super Cleaner Room Balai 2000 à Jade dans le fondement indiqua combien ce contact physique me désarçonna complètement alors que mon esprit commençait à peine faire la danse de la luxure.  Une brusque envie de gerber, naaan ? Mais une humidification du sous vêtement ? Par le Sang du Christ, c'est un «  Ho c'te honte » inavouable pour le coup. Vous avais-je dis que j'avais les sens à fleur de peau en période de « manque » de contacts physiques ? Non ? Ben c'est le corps qui parle là...

Un threesome ? Owiii ! Mais pas n'importe lequel, un Threesome avec un clone de son épouse pour ...disons deux fois plus d'imagination débridée ? Deux fois plus d'expériences et de délices ? Deux fois plus de....Bon ca y est, je suis une taupe à retardement contrairement à la blitzkrieg Amyesque, ce qui fait que a demi camouflée derrière ma tasse de thé et les cheveux cascadant un peu à dessein le long de mon visage, je commence à prendre une couleur de plus en plus rouge alors que mon esprit ne veut décidément pas me laisser en paix avec ses sollicitudes pleine de stupre. Mon dieux je suis une perverse, c'est dit. C'est aux fesses que je l'ai le bûcher pas sous les pieds. Est ce qu'Amy ressens que j'ondule à son contact, c'est perceptible j'en suis sur et ce frottement infime à une signification des plus...particulières. Mais on a une invitée que je DOIS éloigner, c'est grossier de lui dire «  casse toi, je veux me taper ton double si fort que je doute qu'elle puisse redescendre les escaliers avant deux jours » non ? Si hein ! -_-

En tout cas, ça me travaille vu comment je vide cul sec ma tasse de thé de la manière la plus incongrue qui puisse être manquant presque de m'étrangler avec le sachet et me foutant le dos de la petite cuillère dans l’œil. Vite, vite réagir !

L'été c'est plus beau l'Irlande..le lever de soleil au matin entre les collines....rondes...douces et..et...Mhumpf...La verdure aussi, comme le parc c'est très vert, c'est une sorte de forêt vierge ne demandant qu'à être explosé.PLORER !!! PLORER ! Explorer ! C'est la nature...sauvage et tout...désolée...il fait chaud ma langue à léc...fourché..je...ca chauffe bien finalement même si c'est des vieux tuyaux, ca démarre au quart de tour juste un..un petit coup de main et puis ça.. je...
.(un gloussement nerveux alors que je me redresse adressant à Amy un regard presque bleu azur). Bonnnnnn Merde on est en famille , non ? Alors je peux me lâcher...

Je me redresse d'un bond regardant Teresa avec un sourire crétin en agitant les bras.

Comment dire...Physiquement, on a jamais ete...séparé siii longtemps...alors tu vois...j'ai FORTEMENT envie de m'entretenir de...de...sujets importants avec Amy, je crois que j'ai atteint ma limite de bienséance et que l'étape suivante, on va devoir me jeter un sceau d'eau froide pour me calmer et il est possible que je fasse évaporer l'eau avant que ca me mouille les chevilles...je...comment...dire...j'ai les ovaires qui jouent au jokari, les sens sans dessus dessous, et le mont de Venus transformé en Etna....voilààààà...donc je risque de te choquer jusqu'à la 40eme génération...Alooors...merci d’être passée, bon retour, bisou à Papy et reviens AU MOINS dans deux jours et frappe fort si on répond pas.

J'esquissais un au revoir de la main tout en me dirigeant d'un pas RAPIDE vers l'escalier.

Puce, je vais ouvrir le lit et je t'y attends en tenue d'eve pour le chauffer... une petite toilette au passage et je suis toute à toi...je te conseille de boire de l'eau en passant par la cuisine...BEAUCOUP d'eau. Ciao !

J'ai la classe américaine et la délicatesse d'une Jubilée qui se parfume pour la première fois mais merde quoi, ca fait trop longtemps, j'en peux plus -__-

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mer 23 Avr - 22:28

Bon, la bise, c’était une mauvaise idée ; une très mauvaise idée. Pourquoi ? Parce que NAMOE ! J’avais prévue de perturber Cait’ et de refaire du NAMOE à cause de ça mais pas à ce point, Dieu Tout-Puissant ! (exclamation pas totalement à propos d’ailleurs, mais osef). Du coup, que Miss Plagiat (oui, mes bonnes résolutions sur son identité sont DEJA passées à la trappe et le resteront TANT que Caitlyn me gesticulera sur les genoux par Sa faute à ELLE) tente de moderniser le Val d’Eternité de Papi Grigori j’en ai rien à faire mais à un niveau…

Je pense qu’intérieurement c’est le plus gros NAMOE que j’ai jamais fait, sans doute parce que c’est la plus grande réaction que Caitlyn n’a jamais faite à une autre personne. Je me sens en danger par rapport à cette concurrente potentiel au point que je m’en agrippe à mon aimée comme une moule à son rocher et qu’un nombre incalculable de trucs destinés à prouver à MA Cati que je vaux mieux que l’autre me passent par la tête en un éclair. Nan mais le pire c’est qu’elle… elle… elle…

Je ne suis pas la seule à complètement buger à cause de ça et Teresa a des yeux ronds et une gêne qui n’a d’égale que mon territorialisme au moins deux fois plus grand que ce que j’arrive à exprimer là. L’a-t-elle senti ou simplement décrypté ? Je m’en fous : NAMOE. NNNNNNNNNNAAAAAAAAAAMMMMMMMMMOOOOOOOOOOOEEEEEEEEEE !

Et Caitlyn qui surenchérie en manquant de s’étouffer avec le thé au caramel, ruinant mon plan et menaçant d’en faire de même avec sa santé. Je n’ai pas le temps de faire mon plan namouesque quant à faire une quelconque prise de premier secours contre l’étouffement ce n'est pas nécessaire et plus risqué qu’autre chose, du fait je dois écouter mon aimée s’enfoncée toute seule derrière son rideau de cheveux mouillés au thé alors même qu’ils étaient destinés à dissimuler une rougeur qui elle en revanche n’a rien à voir avec la boisson mais avec les crispations qu’elle a eu au niveau des cuisses et de son bassin suite à un imprévu imprévisible mais parfaitement rageant ! Un imprévu imprévisible qui la fait onduler contre moi d’ailleurs, sachant que JE pourrais répondre à ce besoin et que toute personne essayant sera condamnée à mort dans la seconde ! Oui, c’est toi, taupe de contrefaçon qui essaie de se cacher derrière la bible qu’on lui a offerte à l’instant et qui est responsable de tout ceci ! Un imprévu imprévisible qui me fait envie aussi en plus !

- L'été c'est plus beau l'Irlande.... – t’arriveras pas à changer de sujet puce vu comment tu gesticules – le lever de soleil au matin entre les collines… – je suis pas sure qu’on voit les mêmes collines – rondes… douces et… – à si en fait – et… – et une Amy² taupinée olympique – Mhumpf… – j’aime avoir raison, ça m’aide à assumer mais pas à avoir moins d’idée ou l’envie – La verdure aussi, – c’est bien d’essayer de te rattraper aux branches mais t’y arrivera pas – comme le parc c'est très vert, – d’autant que te rattraper aux branches, vu du sol, c’est juste avoir une vue imprenable sur – c'est une sorte de forêt vierge ne demandant qu'à être explosé. – entre autres, oui, si tu portes une jupe et pas de culotte – PLORER !!! PLORER ! Explorer ! – là tu ne te rattrappe plus rien du tout ma belle, t’enfonces juste l’autre dans sa rougeur – C'est la nature… – notre nature, même – sauvage et tout… – faut vraiment que Teresa se tire parce que la nature, sauvage ou pas, quant tu la chasse elle revient toujours au galop – désolée… – pour elle ? – il fait chaud ma langue à léc… – qui-que-quoi-donc-où ? – fourché… je… ca chauffe bien finalement même si c'est des vieux tuyaux, – je ne sais ABSOLUMENT pas comment la prendre celle-là considérant que malgré nos trente ans d’écart on a TOUJOURS la même aparrence et que c’est elle qui t’as CHAUFFEE ! NNNNNNNNNNNNAAAAAAAAAAAMMMMMMMMMMMOOOOOOOOOOOOEEEEEEEEEEEE ! – ca démarre au quart de tour juste un… – non c’est toi qui démarres au quart de tour et s’en est vexant ; je vais tellement plus te faire que des bisous sur la joue tu vas voir – un petit coup de main – j’ai l’exculisité sur les coups de mains, de doigts, de langue, de bassin… sur TOUS les coups qui peuvent être tirés/donnés à Caitlyn ! – et puis ça… je… – vas-y, rigole, moi je suis entièrement morte de territorialisme tandis qu’elle elle est bien partie pour mourir tout court… han, c’est moi que tu regardes avec ces grands yeux trop bleus pour ce que j’y ai contribué ! – Bonnnnnn Merde on est en famille , non ? Alors je peux me lâcher…

J’ai une petite musique d’enterrement dans la tête en regardant celle de Teresa qui avait déjà du mal jusque là ; assumes-tes conneries, t’avais qu’à être moins… moi ! Je sais, c’est très con comme pensée, mais moi je m’y suis fait et j’y survivrais à la Caitlyn lâchée ! Alors qu’elle…

Comment dire ? A part crument et à ta façon Caitlynnienne de dire les choses ? Feu à volonté ! Physiquement on n’a jamais été quoi ? Ah, séparées aussi longtemps, oui c’est vrai. J’ai jamais été aussi collante je crois ; peut-être après la journée passée possédée par Rachel, qui doit d’ailleurs être notre plus grande période de séparation consciente à ce jour. Moi aussi j’ai FORTEMENT envie de retrouver l’intimité dont on a été privée et le fait que mon alter-égo arrive à déclencher des envies me donne encore plus FORTEMENT l’envie de montrer à quel point c’est avec MOI qu’il y a cette intimité ! Les limites de bienséance, okay, le sceau d’eau, non ! Tu vas tomber malade ! Je ne veux pas que tu tombes malade ! Si c’est pour avoir une nouvelle semaine séparée mais où en plus tu serais chiante… je ne veux pas ! Je mets mon véto !

Les ovaires qui jouent au jokari… euh… c’est quoi ? Je dois être jalouse là ? Dans le doute, je le suis quant même. Les sens sans dessus-dessous avant même qu’on ait commencé… heureusement que je régénère moi… Le mont Venus transformé en Etna ? Oh qu’elle est jolie celle-là ! Il faut une spécialiste pour aller vérifier ! Voilààààà… pourquoi les touristes doivent s’en retourner rapidement : ça peut être dangereux, il faut évacuer la zone d’éruption. Merci d’être passée, reviens quand tu veux mais fais gaffe à ce que ce ne soit pas toi qui t’en prenne une parce que je n’oublierai pas ce qui c’est passé ici.

Il ne faut pas plus à Teresa pour qu’elle se lève avec difficulté complètement rouge-tomate et avec des gestes si saccadé qu’on la croirait lutant contre de la paralysie. Je crois qu’elle va passer un moment à éplucher la bible pour chercher les réponses sur ce coup-là mais en tout cas elle regarde Caitlyn s’enfuir vers l’escalier sans réussir à décrocher un mot.

- Puce, – ça c’est MOI – je vais ouvrir le lit et je t'y attends en tenue d'eve pour le chauffer… – han ! – une petite toilette au passage et je suis toute à toi… – de toute façon faut que j’y passe aussi mais je crois qu’il serait plus intelligent d’y passer après pour le coup – je te conseille de boire de l'eau en passant par la cuisine… – oh, ça d’après les petits gars j’ai encore de quoi tenir longtemps, même en efforts physiques intenses – BEAUCOUP d'eau. – non, je vais avoir envie de faire pipi après ! – Ciao !

Caitlyn s’envole vers l’étage et je la regarde faire avant de me retourner vers Teresa qui reste plantée sur place plus droite que si je lui avais effectivement enfoncé son bâton de Téléportation dans le corps et plus rouge que sa cape, dans la position de la parfaite coupable mais le regard un brun choqué. Je suis souris niaisement.

- Tu vois pourquoi je l’aime ?

- Euh…

- Gaffe à ce que tu réponds, j’ai deux mugs en projectiles,
renchaine-je presqu’immédiatement, la paralysant de tout son corps. Ça va, je plaisante. T’as été assez secouée comme ça.

Je plaisante, je plaisante, elle n’aurait dit « oui je crois » elle s’en serait prit un. D’ailleurs, elle m’aurait dit « non je crois » elle s’en serait prit un aussi. Et elle le sait aussi bien que moi. La pauvre.

- On, on, on s’y fait vraiment ?

- Et on apprécie même quant ça arrive. Enfin JE, parce que NAMOE !

- O-oui-oui, j’ai j’mais dit l’contr’re hein ?


Oh Seigneur, elle commence à paniquer et est plus tendue que le string que Caitlyn durant les dernières minutes… Le sang peut-il arrêter de passer à cause d’une contraction ?

- Y’a intérêt. – je suis une salooooope à l’enfoncer encore plus ! – Ey, respires hein ? On croirait que t’es en train d’accoucher.

- Tu v’rras quant t’y pass’ra.


Ceci n’était absolument pas prévu ; c’est à mon tour de me la fermer complètement. On se regarde, elle complètement crispée de malaise et moi complètement malaisée de surprise, puis on utilise avec une simultanéité parfaite la méthode Amy pour se sortir des sujets gênants : il ne s’est rien passé ! On n’en parle pas, on n’y pense pas. Le match est fini, pas de prolongation ou de revanche.

- Tu devrais y aller, non ?

Paf, simultanéité parfaite ! Une seconde de bug alors qu’on attend que l’autre prenne l’initiative avant de finir par la prendre nous-mêmes.

- J’y vais alors.

Bon… c’est pas tout ça mais moi j’ai quelque chose d’important à faire. Là maintenant tout de suite.

- On évite la bise d’au-revoir ?

- Je préférerai, oui.

- Pas besoin de t’indiquer la sortie.

- C-c’est une question ?

- Ciao.


Voilààààà… donc… direction la chambre ! Et le grand lit que si je veux qu’il survive j’ai intérêt à foutre le matelas au sol. Caitlyn a eu le temps de s’y étendre alors qu’on jouait à taper sur la tête de la taupe dès qu’elle montrait son museau avec mon alter-égo et lorsque je la retrouve à la place qu’elle avait promise dans la tenue qu’elle avait promise j’entreprends de faire remonter la chaleur de la pièce parce que zut quoi c’est l’autre qu’a fait quasiment tout le travail !

D’un geste habile et fluide, j’ôte le pull en coton qui révèle mon buste dénudé puis d’un autre j’entreprends de déboutonner mon jean et d’en ouvrir la fermeture éclair pour le laisser clisser légèrement sur mon bassin, révélant mon string. Suite à qui je m’arrête. Je me tourne au trois quart, montant sur la pointe des pieds pour mettre le mieux en valeur possible mes fesses à moitié dévoilées, puis d’un petit regard malicieux je souris à Caitlyn.

- Elles t’ont l’air plus douce, c’est vrai ? J’attends une réponse, de quelques mots ou indications physiques à peine, avant d’enchainer. Tu sais, c’est sur l’avant que j’ai le plus glissée, dis-je en effectuant une rotation gracieuse sur un pied pour, au terme d’un tour et demi sur moi-même, lui montrer l’avant suscité et avoir fait descendre mon jean jusqu’à mes pieds.

Un pied hors du jean, puis l’autre, et j’avance aussi félinement que possible jusqu’à elle, d’abord en bipède, puis en quadrupède une fois montée sur le lit et surtout au-dessus d’elle. Je n’établis pas encore le contact mais ai une demande avant qu’elle ne le fasse pour m’ôter de ce dernier point de résistance vestimentaire qui couvre mon intimité :

- Touches. Sinon on ne saura jamais.

Nous auront eu deux nuits au calme et en amoureuse, chez le grand-père, du fait j’espère avoir fait le plus sensuel possible pour ce renouveau. Et j’ai l’intuition d’avoir oubliée une chose mais je me dis qu’elle peut bien attendre demain. Ou plutôt dans deux jours…

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Ven 25 Avr - 5:50




Mardi 11 Février 2014 : 11h05.



J'ouvre un regard embrumé en ramenant le drap vers moi, sur l'univers  en pagaille de ce qui nous sert de chambre et que la lumière est enfin vive, je me suis rendormie je crois. Nous devons toujours être le matin, sans doute déjà une bonne partie de la mâtine s'est elle écoulée mais il est vrai aussi que le temps s'écoule différemment ici, plus lentement, plus tendre et plus douillet. C'est l'illusion d'une vie normale,je sais tout cela mais je l'appelle de toute mon âme. Depuis les événements qui nous frappés, je suis enfin heureuse. Je veux dire parfaitement heureuse comme je ne l'ai jamais été depuis longtemps, comme lorsque nous dormions dans la carcasse en métal de se monstre des mers qui nous séparait du monde. C'est un sentiment de paix précaire, je le sais bien, je ne perd pas de vue ces ombres qui pèsent sur ma destinée mais je préfère ce pseudo déni à tous les dangers du monde. Oui, je suis en paix, enfin.

Nous avons tenu la promesse muette, celle offerte aux sens. Nous n'avons quitté cette pièce que pour quelques besognes en vue de combler des besoins primaires, le reste s'est déroulé en de longues caresses, de longues étreintes, un long dialogue où nous avons revisité notre histoire de A à Z , parcelles de peau après parcelles, soupirs après soupirs, cris après cris. Deux longs jours centrés l'une à l'autre puisque la pluie ne voulait pas cessé. La passion est un feu ardent qui s'entretient en y remuant un tisonnier au cœur des braises, nous avons fait en sorte que les flammes puissent monter toujours plus haut vers les cieux, nous avons fait un boucan d'enfer à en déranger les anges et c'est une bonne chose.

La première nuit me laissa comblée, vidée de toute autre volonté de digérer un trop plein de ressentis, de plaisirs et d'amour. Je savais que mon désir d'être aimé et de l'aimer était aussi vaste qu'un continent, j'ai découvert qu'il s’étendait au delà d'un continent jusqu'à accoucher d'un univers entier nimbé de notre océan. Ce fut une nuit parfaite. Une nuit délicieuse sans rêves ni autre préoccupation de se sentir lové dans ses bras , protégée et indestructible.

La seconde ne fut pas aussi calme.
Elle me trouva nue presque à l'aube, devant la fenêtre de notre chambre, le regard vide, braqué vers le parc. Je ne m'en souviens pas, comme je ne me souviens pas qu'elle m'est guidé jusqu'à notre couche pour m'y recoucher. Je lui ai simplement dit que je devais partir mais sans oser pour autant bouger, je lui ai seulement dit qu'on m'attendait. Je n'ai pas répondu à ses questions. Je crois que quelque chose m'empêche d'en dire plus, ce n'est pas l'heure de toute évidence, mais elle approche inexorablement. Notre temps est semble t-il compté mais je veux encore être heureuse, m’enivrer pour être forte.

Elle m'a raconté ces événements au réveil, me caressant lentement les cheveux tout en m'expliquant les mots qui réconfortent, qu'elle ne me laisserait pas partir, qu'elle ne laisserait personne me prendre. Est-ce pour ca qu'il ne pleut plus ce matin ? Pour offrir un dernier répit de normalité ? En tout cas, je veux y croire. Nos réserves sont au point zéro, nous sortirons au village aujourd'hui comme deux castors quittant leur barrage, j'ai envie de bouger, d'explorer plus en avant les mystères de cette maison avant qu'ils ne me rattrapent et je sais qu'il faut que nous parlions même si elle m'a laissé longuement flemmarder ce matin.  
Je l'entend monter l'escalier et de ce fait, je me redresse sur notre nid en m'étirant. Je lui offre le plus beau de mes sourires malgré une coiffure hirsute me faisant sans doute ressembler à une électrocutée, mes cheveux ont tendance à friser depuis le phasing, je ne sais pas pourquoi, il faudra les lisser à nouveau.  J'attends qu'elle prenne place à mes cotés avant de me blottir contre elle en couinant de plaisir pour l'informer combien je suis heureuse d'être ici avec elle. Je reste un long moment ainsi avant de murmurer.

Tu sais...tu ne t'en tireras pas qu'avec deux nuits...mais je crois qu'il faudrait qu'on s’aère un peu aussi...Tu as téléphoné à Jade ce matin ? Tout va bien à l'institut ? Et toi ? Comment vas tu mon Rayon de Soleil ?

Jade était une sacrée lève tôt en semaine, compte tenu du décalage horaire, elle donnait signe de vie en fin de mâtiné ce qui nous donnait 6 h du matin à New York. Tu m'étonnes que j'ai du mal à émerger avec tous ces changement brutaux de fuseaux horaires. Ce moment de nudité extrême était propice aux confidences puisqu'il n'y avait enfin ici rien d'autre à faire que de s'occuper de nous.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Sam 26 Avr - 22:37

Elle doit partir. On l’attend. Qui est ce « on » ? Où est ce « on » ? Que nous arrivera-t-il quant nous y serons ? Car nous y serons, un jour où l’autre, et le délai qui nous en sépare n’est qu’une chance pour nous de nous préparer. Les nuits seront plus calmes à présent. Les jours plus sombres quant bien même le soleil est revenu les éclairer. Nous n’avons pas brisé le lit mais nous sommes conscientes qu’un « on » se brisera et je ferais tout pour que ce soit l’autre. Faire à autrui ce qu’il veut me faire pour ne pas qu’il me le fasse ; me voici devenue confrériste. Mais la Fin n’a-t-elle pas toujours justifiée les Moyens, dans ma doctrine ? Des mots, ce n’étaient que des mots puisque les actes nous avaient trop coûtés mais aujourd’hui j’ai comprit que tout a un prix. Je ne le connaitrais que lorsqu’elle le connaitra elle-aussi, je le sais, mais je me préparerais à le confronter pour la protéger, pour nous protéger. Etre forte l’une pour l’autre, c’est ainsi que cela marche et a toujours marché.

Je contemple ma main dans le soleil qui s’envole vers son zénith, pliant et dépliant mes doigts aux articulations douloureuses, puis me redresse pour imiter l’astre de ce monde et m’en retourner vers le mien, tant qu’il est encore là. L’Eclipse approche et telle une gargouille je me dresserai face à elle : j’ai cessée d’être un ange pleureur pour accepter pleinement ce que je suis devenue par la force de mes erreurs, un ange à la main sanglante. Je commence à comprendre… c’est une chose horrible mais j’ai peur qu’elle soit vraie. Nous perdons tous un peu de notre Humanité à chaque épreuve et l’âge nous l’ôte donc jusqu’à ce que l’on disparaisse. Jusqu’où irons-nous, nous qui ne sommes nullement périssables ? Je m’en moque tant que je suis avec elle ; si c’est le coût, je le paierai. Je connais déjà des personnes qui l’ont fait, je sais combien cela les a brisées, mais je ne connaitrai pas leur sort car quoi qu’on devienne on le deviendra ensemble, avec Caitlyn. Qu’importe ce qui arrive au monde, qu’importe que notre combat ne connaisse de fin ou de victoire, nous survivrons et nous lui survivrons, égoïstement, amoureusement.

J’ai peur, oui, mais je prends les devants, tout comme je l’ai fait en me servant du thé que je n’ai pas eu le temps de faire lors de notre arrivée pour lui préparer un petit déjeuner insuffisant mais bien intentionné. Je grimpe les marches deux à deux et aux sons de mes pas sur le bois s’ajoute le léger frottement des mes ailes sur la rambarde comme contre le mur. Les Ala-pulmos ont toujours été porteuses d’une mélodie qui ne fait que s’accroitre avec leur envergure, un bruissement presque inaudible de l’aspiration de l’air par les pores des plumes, un bruissement qui m’apaise et qui j’espère en fait autant de Caitlyn ; après tout, c’est le petit vent de notre univers, celui qui fait s’agiter les vagues de notre océan sous ses caresses et nous garde de la stagnation.

Je suis nue lorsque je m’offre à son regard embrumé mais dont l’amour transparait sur tout le visage. Je lui souris en retour, tant pour son sourire que pour toute sa personne, petit castor équeuté roux hirsute et des plus magnifiques dans sa sincérité et son naturel. Mon mouvement d’une même intention me conduit dans son dos, non sans avoir auparavant déposé son thé sur sa table de nuit, puis je l’accueille contre moi alors que sa couette est seul barrage entre nos peaux et que je la couvre d’une aile aimante.

Tu sais… – non mais je t’écoute avec la hâte de découvrir, comme toujours – tu ne t'en tireras pas qu'avec deux nuits… – non, j’espère bien, cependant les matinées seront comme avant même si je resterai contre toi ; il est temps d’évoluer à nouveau et c’est ce que je m’emplois à faire – mais je crois qu'il faudrait qu'on s’aère un peu aussi… – si c’est une question d’odeur, se doucher sera suffisant ; mais il faudra faire des courses, en effet – Tu as téléphoné à Jade – elle a eu son sms « bien arrivées en Irlande et parties à la redécouverte de territoires familiers » avant-hier et hier un très court appel puisque « j’avais pas le temps pour cause de… non je peux pas dire ça à voix haute » donc je pense qu’elle ne nous en voudra pas pour cinq minutes de retard aujourd’hui – ce matin ? Tout va bien à l'institut ? Et toi ? Comment vas-tu mon Rayon de Soleil ?

- Je l’appellerai tout à l’heure. Je suis toujours convaincue que le soir ça permet de mieux résumer les événements de la journée  et puis, je ne sais pas, j’ai la sensation qu’il se passe quelque chose et j’ai envie de savoir ce qu’elle fait le soir. C’est con, j’ai jamais d’instinct d’habitude mais là quelque chose me titille.

Et le pire c’est que je ne sais pas ce que c’est ! D’habitude, je sais ; je n’ai jamais eu de mauvais pressentiment ou autre et je me considère « sans instinct » car les analyses que je fais sont parfaitement consciente et tout et tout mais je ne vois pas ce qui me fait étrange chez Jade en ce moment. Surement le ton de sa voix ou l’impression qu’elle me cache quelque chose ou qu’elle n’ose pas en parler considérant que l’on est en attente de la « seconde manche » ; mais cette dernière ne devrait plus tarder.

Je laisse passer quelques instants, plus qu’il n’en faut pour me pauser la question mais suffisamment pour faire comprendre que je me la pose : quant à moi, comment je vais ? Que dire ? Si ce n’est la vérité ?

- Quant à moi, tu n’as rien remarquée ?

Je viens lui passer ma main dans le dos, la faisant glisser entre ses omoplates avant de la maintenir contre moi avec ma force bien plus grande qu’à l’habitude ; même si à l’habitude je crains beaucoup en user trop contre elle et de la blesser. En tout cas je pense que je serais un peu vexée si la nouvelle vigueur de certains de mes gestes passait inaperçue quand bien même la raison risque d’être tue-l’amour.

Je ne me suis pas rendormie ce matin. J’en ai été incapable. Alors j’ai continuée une chose que j’avais déjà entreprise et qui commence à porter ses fruits :

- J’ai promis de te protéger et j’y arriverai, cette fois. Je m’améliore pour le faire, murmure-je avant de relâcher le bas de son dos pour entreprendre d’en caresser l’entièreté, tendrement, puis sourire. D’ailleurs j’aurai une petite demande à faire à ce sujet mais avant je veux savoir comment tu vas, Soleil de mon Cœur. Regardes, je t’ai fait un thé.

Y a-t-il de l’orange dans les agrumes ? J’ai ouï-dire que le jus d’orange était le meilleur jus de fruit pour compléter un petit déjeuner. Bon, ce n’est pas un jus mais un thé et il n’y a pas de petit déjeuner à compléter, mais l’intention y est. A moins que ce soit le jus de pomme le meilleur… Enfin Bref.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Jeu 1 Mai - 20:38


Il y a une ombre dans ce regard que je lui renvoie. Une douceur familière parce qu'il ne pourrait en être autrement vu combien je l'aime dans chacune de ses respirations, chacun de ses gestes, chacune de ses paroles. Mais il y a aussi une sévérité que je me refuse à lui cacher, une inquiétude sourde de ceux qui se savent en sursit et bien incapable d'apprécier dans sa plus simple expression un moment de quiétude comme celui ci. J'aurais voulu l'insouciance, pourquoi pas le déni rassurant et la douceur de laisser s'écouler ce moment le plus tendrement possible, le plus normalement possible. Je ne l'aurais pas. Son geste me rappelle brutalement à la réalité, aussi durement qu'un mot bien senti et acéré. Ce n'est pas de sa faute, je sais qu'elle fait ce qui est mieux pour nous deux, qu'elle va de l'avant là où je stagne puisque je me sens complètement « corrompue ». Je sais que c'est dans ses mains à présent puisqu'on ne doit pas avoir confiance en les miennes. Ça n'en reste pas moins un moment douloureux que de se voir réduite à être spectatrice de son impuissance, çà n'en reste pas moins horriblement frustrant.  Je frémis, mais ca n'a rien avoir avec ma nudité où le désir de la sienne, encore moins avec la température. C'est un frisson de contrariété alors que mon sourire s'estompe légèrement mais que je me refuse à quitter son regard.

Et tu comptes utiliser cette nouvelle force...contre moi si il le faut ? C'est le plan ?

Ça me possède...Sweety...l'ennemi...c'est moi.
Par le Sang du Christ pourquoi en est-on réduit à ça...Comment a pu t-on en arriver à devoir prendre des chemins que nous savons être mauvais pour nous...je ne voulais pas ça...Je regrette que nous soyons des mutantes, je regrette que nous ayons été spéciale...Je voulais vivre heureuse, avec toi, isolées au bout du monde et sans autre préoccupation que de coordonner correctement mes sous vêtements ou de te masser longuement le dos sous l’abri de nos lumières tamisées.  Je déteste cette vie, Sweety, je déteste qu'on en sois réduite à de telles situations toujours plus...désespérantes.

Je secoue la tête d'un air navré affichant un sourire monstrueux de cynisme.

Si tu savais jusqu'où on peut aller lorsqu'on en arrive à ne plus voir que les extrêmes. J'ai peur de ce qui va se passer, je ne le cacherais pas...J’étais, consciente et complètement vide lorsque j'ai failli t’étrangler il y a quelques jours..je n'arriverai jamais à me pardonner ce geste...jamais...il me hantera toujours sur ce que je suis capable de faire en l'ayant décidé. Imagine...si je ne suis plus aux commandes...ce que je peux faire....ça me terrifie.
Alors tu as mon accord...c'est entendu...Fais ce qu'il faut...va jusqu'à m’arrêter en usant de cette force si tu peux parce que tout ce que je pourrais dire ou faire et qui ira à l'idée contraire que NOUS sommes le plus importants et que je dois me séparer de toi sera un mensonge...un mensonge défigurant... ca ne sera plus moi.


Je baissais le visage, l'expression grave et les yeux clos.

Je vais formuler ce choix que tu n'as pas eu le loisir de formuler, mon amour, ma lumière...Pas de vie sans toi, plutôt morte que séparée de toi. C'est mon choix. C'est là tout ce que je veux.


Un long soupire alors que je me rallonge à ses cotés, me blottissant contre elle pour capter sa chaleur.

J'ai peur. Je n'ai jamais eu aussi peur...je perd le contrôle, je le « sens ».
Dis moi....Raconte moi quand nous n'avons plus fait qu'une, je veux que tu me le dises encore , j'ai besoin de savoir que nous avons été indivisible parce que je ne m'en souviens pas. Qu'est ce que tu as vu...Est ce que...nous étions...aussi belles que je me l'imagine...est-ce que tu...tu as senti mon âme ? J'aimerai tellement vivre ça à nouveau...être cette pièce à deux faces...être une avec toi. Là tu me protégeras, j'en suis certaine...là personne ne saurait nous séparer...jamais...jamais...C'est ça l'Espoir...raconte le moi encore, chérie, s'il te plaît.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Jeu 1 Mai - 22:31

- Et tu comptes utiliser cette nouvelle force… contre moi si il le faut ? C'est le plan ?

Je ne fais pas de plan, je ne cherche pas à prévoir ou à savoir à l’avance. C’est un tord. Je le comprends à présent. Je voulais simplement illustrer la force de notre amour, je voulais lui montrer que je suis prête à me battre pour elle et que je m’améliore pour le faire, que ma bienveillance sera bienfaisance dès qu’elle en aura l’occasion… mais je n’ai pas réfléchi aux interprétations possibles. Notamment celle-ci dont l’évidence n’a d’égale que la douleur.

Ça la possède. Peu à peu elle devient l’ennemi. Un ennemi que je ne peux pas vaincre. Je pourrais faire face à Sinistre, à Exodus ou à Sébastian sans frémir et quand bien même je serais pulvérisée je pourrais me battre alors que Caitlyn, non. Je me suis énormément pausée la question de ce qui nous définissait le plus du corps ou de l’esprit, pour avoir été confronté à ce dilemme durant le partage de corps avec Rachel ; nous sommes l’union de ces deux choses mais si elles venaient à être séparée, qu’advient-il ? Un nouvel être ? Non. Une ombre de l’être de jadis ? Une ombre entachée d’une autre.

- Les chemins que nous savons mauvais pour nous, cela fait bien longtemps que nous les arpentons même si nous ne les voyons pas tous. Nos promesses entrainent nos réussites mais ce sont ces réussites qui nous ont conduites là où l’on est. Je ne regrette pas ces réussites, je ne regrette pas ces épreuves et les douleurs qu’elles nous ont infligées. Je ne regrette pas que nous soyons mutantes ou spéciales. Tu sais pourquoi ? Parce que sans tout cela, nous ne serions pas. Hors j’accepte tous ce qu’on m’infligera si c’est le prix pour rester avec toi et me battrais jusqu’au bout pour essayer de conserver cela.

- Je sais jusqu’où on peut aller lorsqu’on en arrive à ne plus avoir d’autres choix que les extrêmes. J’ignorais que tu m’as étranglée mais je sais que malgré ton vide ta conscience a choisi ce biais parce que tu le savais inefficace ; abandonne ce fantôme inutile d’une décision sans incidence destinée à te faire souffrir plus encore. Si tu avais voulu me tuer, je ne serais plus là.

- Je ne veux pas de ton accord mais je veux que tu saches une chose : si jamais tu n’es plus aux commandes, si jamais je dois te combattre ou te
– je ne veux pas finir cette phrase, je ne veux pas prononcer ce mot, ; heureusement il ne me faut pas une seconde pour en trouver d’autres – nuire, saches que je disparaitrais le temps de le faire et que cette même disparition à laquelle nous avons survécue, nous y survivrons encore.

- Je ne suis pas Rachel, je ne suis pas la mutante la plus puissante de cette planète ou la plus sage. Je suis maladroite et inexpérimentée. Mais je n’abandonnerai pas. Je trouverai un moyen de te ramener quoi qu’il arrive et quoi qu’il en coûte. Lorsque Maybe nous a visitées, pour la première fois, elle a dit ces mots « Le vaisseau… il faudra que tu le protèges, c'est important. Le moment venu, ne l'empêche pas d'avancer vers la vérité, même si ca fait mal » ; je ne peux pas croire que ce soit pour ce qui c’est passé en décembre qu’elle m’ait dit cela. Il n’y avait nulle vérité à trouver ni protection à t’offrir. Je pense qu’on y est.


Je la prends dans mes bras puis sous mon aile mais je ne la serre plus ; désormais ce sont de lentes caresses qui la parcourent, depuis la chevelure jusqu’à la fesse, depuis la fesse jusqu’à la chevelure. Je ne peux rien contre sa perte de contrôle et j’espère pouvoir quelque chose contre ce qui en est la cause. Mais si je n’y peux rien, comme la dernière fois, je ne pense pas que cela finira différemment. C’est juste le cheminement qui sera différemment. Je comprends son choix et le respecterait quoi qu’il m’en coûte, c’est un sacrifice sur l’autel de l’amour que de lui concéder cela. Je t’aime suffisamment pour te tuer, Caitlyn Emilie Elioth, si c’est là le seul moyen de t’épargner pire encore. Mais notre amour disparaitra avec toi car jamais je ne pourrais le faire sans être… ce que notre amour a vaincu.

J’ai toujours cru que Sébastian et Aislinn avaient fait des erreurs mais je comprends maintenant combien ils ont donné. Et j’en fais de même d’une certaine manière.

- La première chose que j’ai ressentie était purement physique ; physique et mouvant, ni agréable ni désagréable, ni douloureux ni jouissif, surtout perturbant au début. Tu vivais en moi, tu me parcourais, depuis le bout de mes doigts jusque dans mes parties les plus intimes ; partout, absolument partout, une vivacité se promenant à loisir. Puis tu as été dans mon esprit, brutalement, indifférente aux barrières naturelles qui nous séparaient encore. Et c’est alors que tout à commencé : j’ai ressenti ce que tu ressentais, il ne s’agissait plus de tes émotions mais de nos émotions. Je m’y suis perdue et alors tu m’as montrée une chose, une chose que tu cherchais ardemment alors que je l’ignorais complètement.

Je m’interromps quelques secondes, ma main remontant jusqu’à sa joue pour la caresser du pouce, et je ferme les yeux pour revoir cette scène encore.

- Un souvenir, une scène venue de loin, très loin. Toi à moitié nue et moi complètement perdue, toi me prenant la main pour la déposer sur ton sein pour me présenter pour la première fois ton cœur. Puis tout a été inondé par ce qui c’était dévoilé ce jour-là et nous sommes réellement devenues une. Ce qui s’agitait en moi a prit un goût nouveau, c’était agréable, c’était doux, c’était tendre ; de l’amour sous forme énergétique. Nous avons aimé, l’amour de deux personnes ne faisant plus qu’un, ce sentiment qui t’animait a trouvé son pendant et tu m’as parlée. Je sais que tu ne gardes aucun souvenir de lorsque tu es phasée mais crois-moi : tu es consciente. Tu m’as dit que tu m’aimais et m’a demandé d’en faire autant.

Nouvelle pause alors que d’une main sur les fesses, je la fais délicatement remonter contre moi jusqu’à ce que nos visages soient face à face puis je colle mon nez et mon front aux siens, la fixant dans les yeux, rouvrant les miens une fois que nous sommes ainsi accolées.

- « Aujourd’hui, je ne suis plus ni perdue, ni effrayée. Je t’aime et c’est tout. Je ne cherche plus à comprendre pourquoi, ou comment, je vis, j’en profite, tout simplement. Tout ce que je voulais, tu me l’as donné, et même plus encore, mais j’en voudrais toujours, j’en demanderai toujours plus. La seule peur qu’il me reste, c’est celle de te perde. Je sais que tu ne me comprends pas, mais j’espère que tu ressens ce que je ressens, ça se passe de mots » ; voilà ce que j’ai dit. Et tu m’as répondue. Nous avons marché jusqu’à l’extérieur de la maison, portées par notre amour, agissant, respirant, ressentant, vivant ensemble. Nos sens mêmes se sont dérobés pour dévoiler notre univers et je me suis retrouvée dans un océan où l’on avait pieds, couvées par un ciel que l’on pouvait tenir dans nos mains. Nos eaux nous caressaient les cuisses et je nous y ai allongées pour que l’on en profite autant que l’on pouvait puis tout c’est mélangé en une unicité paradisiaque. Et alors tu nous a fait parler.

Je cligne des yeux pour déployer mes membranes nictitantes et modifie mon parler pour prendre le sien, celui que l’on avait à l’époque.

« Les yeux du cœur, tu te souviens… voilà ce qu’il y a derrière, voilà ce qui est à nous… voilà ce que nous avons créé. Le ciel c’est l’espoir, immense et profond et l’océan nos sentiments, indestructibles et impossibles à effacer. L’horizon c’est notre harmonie, l’harmonie de notre monde entre ce que nous en ferons et ce que nous en avons fait : c’est un infini amour… le vois-tu ? Il est réel… Ca ne se résoudra pas à un mécanisme biochimique, c’est mystique, divin. Tu n’as pas à le réapprendre, il est à toi, à nous… il sera toujours. Toujours et à jamais. Quand tu te perdras, c’est ici que je t’attendrais, c’est ici que toujours nous serons. Notre Harmonie, notre Miracle… Nous l’avons mis au monde. » que tu m’as dit. On en a pleuré. D’amour. Puis tu… comment dire ?

Je bouge un peu la tête, un sourire gêné se dessinant et le rose me montant aux joues.

- Le même bien-être que dans nos après, cette même sensation de plénitude, tu vois… Lorsque nous avons rouvert les yeux, nous avons tendues les mains pour nous saisir du ciel ; je me suis demandée si mes yeux brillaient de cette électricité bleutée qui est tienne. Et si je ne pouvais pas le voir, je savais que oui car ils donnaient sur une unique âme : la nôtre. Je n’ai pas seulement sentie ton âme, Caitlyn, je l’ai partagée tout comme tu as partagé mon corps.

J’ignore si être une me permettrait de te protéger ; cette « option » avec Rachel provenait de son potentiel télépathique. D’un autre côté tu ne courerais plus aucun danger physiquement, mon amour, et je pourrais nous soustraire à l’influence astrale durant quelques temps. Je pense que cette envie de devenir une avec toi me vient de la peur d’être abandonnée et du désir de me donner pleine et entière, au-delà de toute raison ; être une fait que nous ne pourrons jamais être séparées et que nous partagerons tout, jusqu’à ce qui nous constitue le plus bassement. Je sais que nous ne pourrons plus unir nos esprits comme alors mais j’espère pouvoir te faire ressentir cela à nouveau, un jour.

- Tout c’est terminé, trop vite et d’une façon douloureuse, puisque tu t’es dissipée. Mais même durant ces instants je pense que tu étais consciente. J’ai sentie ta lutte, notre lutte, pour rester comme nous étions. Ça n’a pas suffit et nous avons été arrachées mais tu es revenue.

Nouvelle pause alors que je me détache légèrement d’elle pour lui apposer un baiser sur le front, l’une de ces bénédictions dont elle m’a enseigné le secret, puis je recommence à parler.

- Si tu penses que cela me permettrait de te protéger alors on essayera. Je pense qu’on peut parvenir à la reproduire, cette union, même sans la créature de mon frère : Teresa ne m’a pas enseignée comment vaincre la « malédiction des Grigori », elle a fait bien plus. Elle m’a apprit à contrôler les cellules qui me nourrissent, me régénèrent et m’améliorent ; elle m’a apprit à contrôler mes pouvoirs. Je ne dégénérerai plus de façon incontrôlée, normalement, mais je peux également m’améliorer seule. C’est long et compliqué mais je pense y arriver. J’ai étudié ton système nerveux avec Moïra, lorsqu’elle tentait de percer les mystères du phasage et de te faire réagir par à présence, et si j’arrive à altérer le mien pour qu’il prenne des propriétés similaires je devrais pouvoir contenir de l’électricité comme tu le fais. On franchira cette épreuve comme les autres, quelqu’en soit la manière ; si on veut te prendre, on découvrira que tu appartiens déjà à un « on » et qu’il sait se défendre.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Ven 2 Mai - 17:30

Et au fur et à mesure qu'elle me le raconte je me love de toute ma surface possible contre son corps, pour la ressentir de tout mon être, j'en finis par fermer les yeux et peu à peu, mon sourire renaît et s’élargit...et là aussi peu à peu..la joie revient sous l'évocation de se souvenir que j'aurais tant aimé partager. C'est merveilleux, c'est unique et je suis contente d'avoir pu lui offrir cela même si les circonstances avaient été des plus dramatiques, je savais combien elle souhaitais cette expérience, une expérience pourtant impossible, mais je finis par croire que nous ne sommes certainement pas comme les autres, non, l'impossible est notre credo. Je le comprend et c'est pour cette raison qu'une fois de plus, nous nous en sortirons, toutes les deux alternant tête sous l'eau et bras secourables. En tout cas, elle parvient à me remonter le moral comme personne, et mon cœur oppressé semble enfin battre plus librement et mon souffle est bien plus léger.

On y parviendra encore mon bébé, je le sais...on y parviendra encore et j'apprendrais à m'en souvenir. Nous avons toujours tout partagé, tu sais bien hein, les bonheurs comme les emmerdes alors on y arrivera. Si je peux t'aider à progresser, tu me le dis, on n'a jamais vraiment appris à « travailler » nos pouvoirs ensemble...Ici on a tout le temps de le faire et personne pour nous gêner. Une règle...on ne « force » pas au delà du raisonnable, on prend le temps oki ?
Mais d'abord,je veux qu'on sorte en « amoureuse » quand même...J'ai même vu qu'à New Ross, y'avait un salon de thé...Ca doit être rudimentaire mais bon...Un jour tu seras sans doutes Irlandaise lorsque le mariage homosexuelle sera reconnu ici...Faut apprendre à connaître ton pays, non ?


….....................................................................................

Une très belle journée, presque normale. Des courses, une longue ballade et un moment délicieux avec thé et irish coffee me provoquant un sacré fou rire au sujet d'un souvenir commun, et un moment d'émotion un peu difficile devant la tombe de mes parents. Une tombe curieusement pas si abandonnée que cela vu les fleurs qui s'y trouvait...trop récentes pour James, un mystère de plus et ce n'est pas le dernier depuis que nous sommes arrivées. Un anecdote perturbante m’était restée en tête, la tenancière du Salon Thé, une vieille irlandaise du cru nous avait posé quelques questions sur nos origines et lorsque j'avais indiqué que j'étais la fille de la famille Elioth, la vieille dame avait semblait perplexe avant de demander si j'étais la fille de Abigael ou de Ruth. Je n'avais jamais entendu parlé de cette Ruth et j'en suis restée troublée n'osant pas questionner plus en avant notre hôte qui de toute façon avait du s'absenter pour d'autres clients. Nous n'en avions pas reparler depuis.

J'en étais donc là, apprêtée en déshabillée ressemblant à une longue robe de mousseline blanche, achetée dans une des échoppes du village car franchement, les nuits, même avec notre chaudière était des plus froides et si nous sur-chauffions la chambre, ce n’était pas le cas du reste du manoir. J’étais installée sur notre nouveau canapé dans le salon cosy, la main sur la telecomande de l’écran plat (modeste) que j'avais fait livré les moins précédents et le doigt toujours sur « Mute » alors que devant moi, livide et passablement choquée, ma tendre épouse tenait toujours le téléphone dans la main et avait cette expression de poisson tirée violemment hors de l'eau. Je savais qu'à part moi, une seule autre personne pouvait la mettre dans cet état, c'est pourquoi je soupirais avant de la regarder avec un air blasé.

Bon...Qu'est ce qu'elle a encore fait cette fois ci ?

Et j’eus ma réponse.

Quoi tu déconnes ? Elle te trolle et tu cours, c'est ca ? ….T'es..t'es sure ? Et ..et elle, elle est sure ? ...Hum...oublies ça. Bahhhhh...C'est comme ça « les enfants »...un jour, ca quitte les jupes de ses momans pour courir la gueuse ou les loups...Et puis elle tient une beau spécimen par la queue là !

Je tapotais la place près de moi en lui décochant un magnifique sourire.

- Hu hu ! Si ca veut dire que NOTRE nièce va enfin te lacher la touffe pour aller s’intéresser à un tiers...C'est une bonne chose, je vais ENFIN récupérer ma femme pour namoah seul. C'etait mon plan, tu sais, caser les deux pour que Sanzo lâche un peu ma sœur mais...elle t'a dit quoi au juste...Raaaaconte ? Elle a fait quoi avec lui....Me dit pas qu'ils ont déjà eu des rapports...parce que tu sais...elle aura besoin d'un sacré gel lubrifiant, les asiatiques sont réputée étroite ... « en bas » et lui, il est monté comme un poney ! J'l'ai vu ! ….STOOOOOOOOOP !!! Je l'ai vu car Rachel me l'a montré...en image psy..je...ohhh laisse tomber T___T

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Ven 2 Mai - 21:41

Ce post a été rédigé avec la participation de Jade Dikinson
Elle se colle toujours plus contre moi, elle s’abandonne et je la recueille comme le trésor unique qu’elle est, précieuse et merveilleuse, fragile et aimante.

- On y parviendra encore mon bébé, je le sais… – moi aussi, ma puce – on y parviendra encore et j'apprendrais à m'en souvenir. – peut-être pas les premières fois mais nous saurons trouver le temps, avant la tempête comme après – Nous avons toujours tout partagé, tu sais bien hein, les bonheurs comme les emmerdes alors on y arrivera.

J’ignore si elle peut m’aider à progresser, nous n’en savons que trop peu sur sa forme électrique et son fonctionnement, mais essayer à « travailler » nos pouvoirs ensembles me tente, parce que c’est une activité inédite avec elle et parce que cela nous aidera à nous accepter nous-mêmes ; qui sait, peut-être qu’un jour je pourrais utiliser ma polymorphie pour exciter sa libido ? Hum, pas réellement le moment de penser à ça. Quant à s’y essayer ici, pourquoi pas ; c’est vrai que c’est limité niveau voisinage même si l’un d’entre eux s’insinue dans son ombre. Mais pour le « pas forcer au-delà du raisonnable »… y’a intérêt.

- Mais d'abord, je veux qu'on sorte en « amoureuse » quand même… – je souris et entreprends de poser ma tête sur la sienne à cette réplique ; je le veux aussi – J'ai même vu qu'à New Ross, y'avait un salon de thé… – c’est une manière détournée de me dire que le mien est bof ? Il t’attend toujours sur ta table de nuit d’ailleurs – Ca doit être rudimentaire mais bon… – d’un autre côté je ne pense pas qu’on trouvera de restaurant japonais donc bon – Un jour tu seras sans doutes Irlandaise lorsque le mariage homosexuelle sera reconnu ici… – on va finir par faire la collection des passeports ! – Faut apprendre à connaître ton pays, non ?

- Faudra juste que je fasse gaffe à pas mieux connaitre que l’Italie, ricane-je doucement. M’enfin avant d’être Irlandaise ou Italienne, je suis Caitlynnienne, et ce territoire-là je le connais par-cœur et ne cesserait de l’esplorer.

T’espérais pas t’en tirer sans un baiser, j’espère ?

***
Mardi 11 Février 2014 – 08 : 28 P.M.
Notre sortie en amoureuse c’est très bien passée, des courses en bonnes touristes dans le village, une longue ballade dans ses alentours avant de s’arrêter pour le goûter au salon de thé où Caitlyn m’a rappelée ma première expérience avec un Irish Coffee. J’y peux rien moi si j’ai aucune expérience en alcool et une sacrée descente ! Je suis sure qu’aujourd’hui je ferais mieux ; pour la mouiller ?  Euh… dans quel sens ? ENFIN BREF. Ça ne c’est pas arrêté là puisque lorsque la patronne est venue tailler la discussion sans trop faire de reproche concernant notre orientation sexuelle affichée nous avons eu droit à une question au sujet de la famille Elioth ; Abigaël ou Ruth… Les pièces du puzzle s’assemblent puisqu’il semblerait qu’il y ait plus d’Elioth que simplement Caitlyn et James mais j’ai évité de gâcher ce moment comme je l’ai fait ce matin. Néanmoins qu’il y ait un voile obscure sur la généalogie de mon aimée me permet d’identifier l’ennemi ; qui se ressemble s’assemble comme on dit. Est-ce en train de se transformer en non-dit ? Jusqu’à ce que j’en sache plus cependant. J’aurai des réponses, autant que je peux en trouver.

L’étape suivante a été une chose que nous n’avions pas faite durant le voyage de noces et qui était du même ton : la visite de la tombe des Elioth. Les fleurs qui s’y trouvaient étaient trop récentes pour avoir été apposées là par le frère ce qui ne faisait que renforcer mes hypothèses sur l’implication de Ruth, qui qu’elle soit. Et si Caitlyn s’est recueillie, j’ai remerciée la pluie des derniers jours pour les traces qu’elle m’a fournie ; je ne suis pas capable d’aller jusqu’à estimer l’âge, la taille et le poids grâce à de simples empruntes de pas mais je sais y reconnaitre les preuves de l’existence d’une personne et d’une menace potentielle. Et cela m’offre un point de départ pour l’enquête.

Mais avant que toute enquête aboutisse il me faut m’acquitter de mes obligations et je remercie Caitlyn de m’avoir rappelé un appel d’importance ; je sais pourquoi on le faisait le matin, en fait : certes, le soir on a plus de choses à raconter mais on a tellement fait de choses qu’on oublie de les raconter, aussi. Je suis trop conne. Du coup, une fois Jade appelée, la journée racontée, mon enthousiasme s’emplâtre le sien alors que c’est à elle de donner des nouvelles.

- Ca va… rien de neuf…

-Vraiment rien ?

- ah si… je sors avec Sanzo.

- Ah, mais t’étais pas privée de sortie ?

- et on s'est embrassé…

-Ah, euh... ?

- voilà-voilà… et vous ?

- Euh…

- Bon, je te laisse, bisous a taty, on se voit ce soir avec Sanzo… et… c'est pas un troll hein ! Bize !

- Euh…

Elle a raccrochée. Elle a raccrochée après m’avoir dit qu’elle sortait avec Sanzo… mais pas dans le sens sortie. Dans celui sortir. Je crois que j’ai mal entendu du coup je me repasse le souvenir et… euh…

- Cati Mia ?

Non, je n’ai pas bugguée ! Je ne peux pas bugguer, je pense trop vite pour ça. Du coup je bug en boucle… Et je regarde mon aimée en robe de chambre – ce qui ne m’empêchera pas d’avoir les mains baladeuses mais s’avère être un rappel dramatique de la saison et que l’humidité ne se comble pas à coup de chaleur corporelle – qui est sur le canapé du salon, regardant la télé qu’elle s’est offerte et à passée en mode silencieuse – un peu comme moi en faite, sauf que l’image bouge encore.

- Bon… Qu'est ce qu'elle a encore fait cette fois ci ?

- C’est Jade. Y’a rien de neuf. Sauf qu’elle sort avec Sanzo. Et qu’elle l’a embrassée. Et qu’elle a changé de sujet. Et qu’elle a raccroché…

- Quoi tu déconnes ? – je crois que j’aurai préféré – Elle te trolle et tu cours, c'est ca ? – je crois que j’aurai préféré. Et je reste silencieuse et complètement bugguée parce que je crois que j’aurai préféré – T'es… t'es sure ? – je crois que… non, j’aurai pas préféré cette fois ! Merci de me réinitialiser : j’hoche la tête à l’affirmative – Et… et elle, elle est sure ? – je vais la rappeler pour le lui demander ! – Hum… oublies ça. – ok, j’arrête de chercher le numéro dans le répertoire… – Bahhhhh… C'est comme ça « les enfants »… – quoi les enfants, qu’est-ce qu’ils ont les enfants ? – un jour, ca quitte les jupes de ses momans – mais je suis pas sa mère, hein ?! – pour courir la gueuse ou les loups… – des gens de mauvaises fréquentations quoi ! Mais Jade ne doit pas, elle est fragile et elle a du mal, sans compter que… voilà quoi ! – Et puis elle tient un beau spécimen par la queue là !

Je crois que là encore, j’aurai pas préféré. Je connais Sanzo, c’est un garçon aussi charmant qu’il peut être maladroit, il est bienveillant et digne de confiance, il serait surement un excellent petit copain mais c’est Jade quoi ! Elle est trop… et puis trop… et pas assez… voilà quoi ! Puis Sanzo en plus ! C’est pas comme si les rapports avec son père étaient… Seigneur-Dieu, les repas de familles qu’est-ce que ça va être ? Et Jade… elle va commencer… S’ils se sont déjà embrassé ce soir, ça veut dire que d’ici la fin de la semaine ils… Mais pourquoi est-ce que mes protégés progressent toujours plus quant je suis pas là ? Mais pourquoi est-ce qu’elle décide de vaincre sa peur de… ça… quand je suis pas là ? Et…

Et Caitlyn m’invite à venir m’assoir à son côté d’un sourire. J’y vais par réflexe mais je crois que je suis à moitié apathique, complètement atterrée et en train de paniquer légèrement.

- Hu hu ! – Non, pas Hu-hu du tout là ! – Si ca veut dire que NOTRE nièce va enfin te lacher la touffe – de qui de quoi de… Pardon ?! – pour aller s’intéresser à un tiers… – y’a qu’une seule personne qu’ait droit de me tenir la touffe, c’est celle qui l’a commandée, puis ça veut dire quoi ça ? – C'est une bonne chose, – pour Jade, en effet, mais c’est un passage difficile et compliqué, je crois pas qu’elle soit prête et – je vais ENFIN récupérer ma femme pour namoah seule. – ça veut dire quoi ça ? Attends, les seules fois où Jade m’a eu « pour elle seule » en dehors de mon travail c’était pour les essais de polymorphie, chose à laquelle tu ne voulais pas participer, et j’ai jamais été capable d’enlever ne serait-ce que le haut donc bon – C'etait mon plan, – j’en étais sure, après tout c’est TA nièce ! – tu sais, caser les deux pour que Sanzo lâche un peu ma sœur mais… – Seigneur-Dieu, le pire c’est que c’est vraie ça : tout le monde y gagne. Rachel parce qu’elle a plus à se prendre la tête, Sanzo parce qu’il est casé et Jade parce qu’elle réussit enfin à trouver un remplacement à la colère. Mais pourquoi je panique comme ça alors ? – elle t'a dit quoi au juste… Raaaaconte ? – je prends mon inspiration pour faire mon témoignage à mon avocate histoire qu’on puisse préparer la défense – Elle a fait quoi avec lui… – Seigneur-Dieu, qu’a-t-elle fait avec lui ? Que va-t-elle faire avec lui ? Où va-t-elle le faire ? O.M.G. je veux pas y penser ! – Me dit pas qu'ils ont déjà eu des rapports… – J’ai dit que je voulais pas y penser T_T – parce que tu sais… – non, je veux pas savoir. Je ne veux pas savoir. Elle est trop jeune… elle est trop fragile… elle est trop… Jade – elle aura besoin d'un sacré gel lubrifiant, – PARDON ?! je relève la tête transite de surprise à cette réplique, bouche entrouverte et yeux en chouette – les asiatiques sont réputées étroites… – qui que quoi dont oà ? Qui j’ai, que j’ai (ou Jade a même si je veux pas pour toutes les raisons suscitées), quoi et où je crois pas que je veuille avoir – « en bas » – j’en étais sure – et lui, il est monté comme un poney ! – HHHHHEEEEEIIIIINNNNN ?! – J'l'ai vu ! – HHHHHHHHHHEEEEEEEEEEIIIIIIIIIINNNNNNNNNN ?! là c’est plus une tête de chouette que j’ai, mais je suis choquée/outrée/apeurée/paniquée (entre-autre) fois 2 ! – STOOOOOOOOOP !!! – Comment ça stop ? Nan mais d’où c’est que ça sort ça ? Et je parle autant du stop que de la mensuration de Sanzo ! Vous faisiez quoi dans l’équipe de récupération ?! En plus y’avait Kaya dedans… j’avais pas comprit « jamais personne c’était intéressée à moi avant » dans ce sens là moi ! – Je l'ai vu car Rachel me l'a montré… – De quoi ? Elle aussi est impliquée ? Mais c’est quoi votre club de… de… de… – en image psy… – Rachel t’a fait illusionner la queue de Sanzo ?! Mais merde, je suis la psy des trois quart de la bande et je suis complètement à côté de la plaque ! – je… – tu ? – ohhh laisse tomber.

Je crois qu’il me faut deux ou trois secondes, voir quatre, pour réagir. Et quand je réagis, c’est le drame. Je me lève et fais ma scène.

- Comment ça, « laisse tomber » ? Laisser tomber quoi ? Je comprends qu’entre sœurs vous vous amusiez à comparer la taille des queues des mecs mais généralement c’est dans le tableau de chasse qu’on le fait, hors je crois que j’ai pas les bons chromosomes et je croyais qu’il s’était rien passé entre Rachel et Sanzo… parce qu’elle voulait pas !

Je tourne en rond dans la pièce en vitesse accélérée en faisant des grands gestes au point que je sois aussi distinguable que le Diable de Tasmanie dopé au RedBull ; tant que je reste plus compréhensible que lui j’évite la catastrophe.

- Pis c’est Jade quoi. Jade. Je peux pas laisser tomber. Elle est pas prête. Elle est trop fragile… Qu’elle sorte avec lui, je dis pas mais qu’ils s’embrassent, non ! C’est pas possible. Elle considérait que c’est sale et elle est très à cheval sur la propreté. A part si elle lui a lavées les dents et les lèvres avant et qu’elle s’en ait fait de même, je vois pas comment c’est possible. Puis elle sait être prudente. C’est surement une idée à lui, tient ! Ca lui ressemble bien : il est très direct et dénué de finesse, je suis sure qu’il lui a volé son premier baiser. Sauf que si elle l’a accepté ça veut dire qu’elle va aller à son rythme à lui ! Seigneur-Dieu, s’ils s’embrassent dès le premier soir, AVANT le premier soir, ils auront baisés…

Je m’arrête un instant, lâchant mon téléphone qui chute jusqu’à la moquette qui n’est pas si étrangère que ça au sujet, puis repart dans la même seconde encore plus vite.

- Oh Mon Dieu ! Pourquoi toutes les merdes arrivent toujours par paquet groupé ? Elle a eu la prévention sur les MST, non ? Et lui ? Rah, faut que je demande à Irina ou Teryl de leur fournir des préservatifs, y’a pas de distributeurs à l’Institut. Et, et, et. si elle est vraiment, et lui vraiment, il va lui faire mal ! Mon Dieu s’il lui fait mal ce que je fais lui mettre à c’t’empaffé d’hybride hormone ! Il va aller chez le véto histoire qu’je sois sure. Sanzo en plus, t’imagines les repas de famille, avec Reiji, après ce qui c’est passé, remarque tu pourras aller à la plage comme ça. Il faut que j’appelle Rachel, il faut que quelqu’un les surveille ! J’ai besoin d’une observatrice sur place. Et…

Je m’interromps comme si je percutais l’idée du siècle, me tournant vers Caitlyn pour ajouter :

- Tu vois pourquoi je suis pas prête à être mère ? Rien que pour Jade qu’est notre nièce…

Et hop, je repars… mais pour le coup, même moi je suis pas dupe. Il y a deux jours, j’ai inventée la mine d’Amartyrisée, aujourd’hui je découvre la crise d’Amaman… Caitlyn au-secours, pitié…

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Sam 3 Mai - 6:55

J'ai posé un index le long de ma tempe et me suis accoudé au promontoire du fauteuil tout en balançant de façon nonchalante et rythmé mon pied chaussé d'une mule depuis mes jambes croisées et je regarde le « Great Amy Show » d'un œil amusé. Je suppose que cela doit être assez impressionnant à voir en spectateur comme si on avait bloqué un long monologue dramatique sur la touche accélérée d'un lecteur, ceux là n'ont jamais eu l'occasion d'expérimenter Amy dans l'acte sexuel pour y découvrir sa « vraie » célérité. De ce fait, je me contente d'un sourire amusé tout en la regardant gesticuler comme un épouvantail et déplacer autant d'air qu'une troupe de pétoman prête à entonner l'Hymne à la Joie. Sa dernière remarque m'arrache un rire plein d'indulgence alors que je me penche depuis mon fauteuil pour ramasser son téléphone et lui tendre.

Calme toi, l'Abricot. Je vois surtout que tu réagis EXACTEMENT comme une mère, ma puce et tu auras beau le noyer dans toute la mauvaise foi que tu veux, tu ne me trompes pas, moi, je suis la personne qui te connaît le mieux au monde, tu t'souviens , hum ? Sur le papier, Jade est notre nièce, je le sais bien mais je ne suis pas aveugle au point de ne pas voir qu'il y a un lien extrêmement fort entre vous, elle te voit comme sa mère, Amy que tu le veuilles ou non....Elle est comme ça. Elle t'imite, construit une partie de sa personnalité par rapport à la tienne même dans certaine de ses remarques et de ses attitudes, elle te bouscule aussi pour te faire réagir comme tout gosse cherche à avoir l'attention de ses parents. Il m'arrivait d'être odieuse avec Jessie quand j'étais gamine, tu sais...et je sais que malgré ce qui s'est passé, elle en a passé des nuits blanches à cause de moi. Et avant que tu stresses, je ne suis pas contre même si ca bouscule aussi mon territorialisme parce que je te vois changer, je te vois évoluer dans cette relation...Jade n'est pas ta niece, mon cœur, elle est un peu plus que ça...
Et là, je vois une mère inquiète et contrariée que la situation échappe à son contrôle...Rien de plus normal, et j'ajouterai personnellement que ça me fait littéralement fondre. T'as pas choisi cette relation, Sweety, ton cœur l'a fait pour toi.


Un clin d’œil avant de me lever et de la prendre dans mes bras pour lui déposer un baiser sur le front en me hissant sur la pointe des pieds.

Et avant d'avoir le droit à une scène et la probabilité que tu me fasses dormir sur ce canapé. Rachel est ma petite sœur, et entre sœurs, nous avons des discutions qui n'appartiennent qu'à nous, il existe un secret de Sororité comme le secret médical que tu préserves pour tes patients, tu me dis uniquement ce que je dois savoir sur Jade, j'en connais pas le tiers. Sache que Rachel ne savait plus comment agir avec Sanzo, lorsqu'elle est « revenue » en Décembre 2012, elle a rendu visite a Sanzo à Miami et cette brutasse l'a surprit sous sa douche...Rachel ne voyait pas à mal en le prenant dans ses bras mais c'te con lui a dresser le chapiteau songeant que c’était l'heure de passer à table...Rachel m'a montré cette scène pour m'expliquer ce qu'elle lui avait dit ce jour là et comment, depuis, les choses avaient changé entre eux...Voilà tout. Et puis merde Sweety, un sexe d'homme ca ne m’intéresse pas je te rappelle, la moquette sous tes adorables petits petons peut témoigner, non ?

Un tapotage de fesses avant de me diriger vers les étagères de la bibliothèque et de me perdre dans la contemplation des livres.

Jade n'ira pas plus loin, du moins pas sans être guidé et tu restes son phare, je prendrais le relais sur les choses qui te transforment en méga taupe mais attends toi à ce qu'elle te trolle avec ça régulièrement, elle sait bien combien ca te met mal à l'aise comme lorsqu'elle cherche à me faire comprendre combien je ne suis pas de votre « niveau » intellectuellement parlant mais ce n'est pas de la méchanceté, c'est une ado à retardement comme je l'ai été avant de te connaître et de récupérer l'intégralité de ma mémoire...Elle agit comme si elle avait quinze ans et je crois que malgré son vécu, c'est l'age qu'elle a. Et ça mes belles, aussi bien Jade que toi, je vous rappelle que c'est mon taff...je suis la conseillère sociale, tu es la psy.
En ce qui concerne Sanzo...C'est un bon garçon, tendre et prévenant et effectivement effroyablement maladroit. Je sais aussi combien il peut être à l'écoute et patient. Il ne la bousculera pas...il avancera à son rythme. Comme nous nous avons avancé au notre, tu te souviens ? Je connais aussi Jade pour savoir qu'il n'est pas près de la voir à poil donc ...tu peux dormir sur tes deux oreilles Amaman, on est vraiment au début des emmerdes parentales, tu auras d'autres occasion bien plus sévères de chercher du pétrole en tournant en rond dans le salon.

Je retournais vers la table basse pour y ramasser mon propre portable .

En attendant, je vais mettre les choses au clair avec elle parce que je la connais aussi, ma nièce. Elle t'a scotchée avec délice mais doit être tout aussi emmerdée que toi de ne pas avoir pu s'expliquer correctement. Je prend le relais et je met le haut parleur mais je te préviens, l'excitée, ne pousse pas de haut cris derrière. Avec Jade, il faut parfois utiliser la méthode bourrine où elle te manipulera de A à Z...tu connais, hein ?
( je composais le numéro)
Tiens je te paris qu'elle ronge son frein devant le téléphone et qu'elle décrochera av..AH..Oui...Salut toi...Non je ne libérerais pas la ligne Jeune Fille, tu t'assois et tu m'écoutes..Oui c'est ca, Amy a envoyé Terminator...Tres drôle...tres fin...c'etait aussi drôle la langue de Sanzo dans ta bouche dis ? ...Ah ? Cesse d'hurler tu veux et je ne comprends pas le Chinois tu sais. Bon ben c'était pas un vrai baiser, je vois...bon raconte. Quoi t'as merdé ? Oh ca te dérange pas si Taty écoute ? Oui Oui d'une pierre deux coups si tu le dis...allez...j't'ecoute puce.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Dim 4 Mai - 14:09

Positivons, positivons. La scène amuse au moins mon aimée. Mais ce n’est pas pour cela que je continue de la faire mais parce que j’ai un long monologue amyesque à faire avant de repartir au début comme un serpent qui… enfin bref. Pourquoi j’arrive à garder mon calme face aux dangers de mort et que l’une des étapes naturelles et plus ou moins obligatoire me fait paniquer comme ça ? C’est pas logique. Puis Jade aurait pu tomber sur bien pire que Sanzo. Puis Caitlyn aurait pu mal le prendre. Puis…

Calme-toi, l'Abricot. – la demande est rajoutée à la liste d’attente ; je m’arrête de bouger en prenant une grande inspiration contrite – Je vois surtout que tu réagis EXACTEMENT comme une mère, – et je repards : je suis trop jeune pour être mère et j’assure pas une cacahouète, suffit de regarder comment j’arrive à rien même pas à m’organiser. Puis c’est Jade, si elle découvre que je me suis encore trompée dans une relation elle risque d’être perdue sans compter que c’est Kyle qu’est sensé tenir la place du père et que la relation avec Caitlyn est trop distante et voilà quoi ; une grande sœur pourquoi pas mais une mère non ! J’ai moins de différence d’âge avec Jade qu’avec Cait’ ! – ma puce et tu auras beau le noyer dans toute la mauvaise foi que tu veux, – c'est pas de la mauvaise foi ! je démens ! – tu ne me trompes pas, moi, je suis la personne qui te connaît le mieux au monde, tu t'souviens, – certes, je peux me tromper. Mais ça change pas le problème – hum ?

Jade est notre nièce sur le papier, c’est vrai, mais si toi t’es pas aveugle sur notre relation, pourquoi moi je le suis ? Merde quoi, on dirait que je me goure toujours sur mes premières relations : la sœur de cœur on s’est mariée, la nièce on s’est adoptée… je suis mauvaise partout en fait… puis c’est à moi de diagnostiquer si elle me voit comme sa mère ou pas ! Bordel, je suis si douée pour me mettre des œillères. Elle m’imite ? Des fois, surement, de temps à autres, mais ce n’est pas suffisant, si ? Elle construit une partie de sa personnalité par rapport à la mienne ? Parfois, de temps à autres, mais pas tant que ça, si ? Seigneur-Dieu, si elle m’imite et se construit par rapport à moi… ce soir elle perd son pucellage ! Ou alors il lui faudra six mois pour arriver à se mettre nue dans le lit… mais une fois lancée elle sera inarretable… Elle me bouscule pour chercher la limite, certes, mais tous les enfants font ça, pas qu’avec les parents, hein ? Avec leurs profs, avec leurs amis, avec leurs tantes, avec… rah, je vois décidément que ce que j’ai envie de voir ; ou plutôt l’inverse, je ne vois pas ce que je ne veux pas voir. Mais on s’en fout, c’est elle qui…

Je me paralyse alors même que Caitlyn évoque son passé, ses relations, et je dois avouer que je ne peux que la croire. Moi visage se tourne vers elle est je l’écoute témoigner d’une chose qui m’est complètement étrangère, puisqu’ils prévenaient nos conneries avant et que je n’ai jamais eu le sentiment que les éducateurs s’en faisaient de cette manière pour nous. Ou en tout cas pour moi.

Et avant que tu stresses, je ne suis pas contre même si ca bouscule aussi mon territorialisme parce que je te vois changer, je te vois évoluer dans cette relation… Jade n'est pas ta nièce, mon cœur, elle est un peu plus que ça…

Je souris, un sourire mélangeant beaucoup de choses, des choses ambivalentes et complémentaires, variant de la joie à la tristesse et à la peur. J’ignore si j’aimerai que Jade soit autre chose que ce qu’elle est mais je regrette qu’elle soit plus pour moi que pour Caitlyn, que ce soit une chose que nous ne puissions partager au même niveau. Une mère inquiète et contrariée… je sais ni quoi faire ni quoi en penser. La situation est normale, sans doute, mais dans un référentiel autre que celui où je me plaçais. Par contre que ça la fasse fondre, voici le seul point d’ancrage où je sais être contente et comment agir : mon cœur n’a aucune ambivalence là-dessus et mon cerveau ne complique pas tout.

Je vais à son encontre lorsqu’elle se lève et émet un petit bruit de contentement à sa bénédiction, un son échappé de la gorge et raisonnant entre mes lèvres closes mais qui témoigne parfaitement de ce que je ressens comme soulagement et gratitude.

Et avant d'avoir le droit à une scène et la probabilité que tu me fasses dormir sur ce canapé.

Comme si j’en étais capable. Sinon je comprends les sujets qui ne me concernent pas, pas de soucis là-dessus, je n’irais pas jusqu’à vous faire passer un interrogatoire (sauf pour Sanzo mais Jade dit qu’il s’en fout qu’on lui arrache ses secrets même s’il trouve ça mal) ; que Rachel ne sache pas comment agir, je le savais, du coup elle reste en retrait en attendant de voir comment les choses évoluent, en attendant que l’autre fasse le premier pas. Cependant qu’elle soit allée le retrouver pour sa résurrection officielle en tant que Phénix dans la douche pour lui faire un câlin… ça semble tellement improbable et maladroit que c’est clairement signé ; mais pourquoi elle m’en a jamais parlé ? Sur que ce n’est pas classe que l’une des premières choses du Retour du Phénix se soit un adolescent qui se frotte la pine contre le costume mais je m’en fous de ça… J’aurai à répliquer la prochaine fois qu’elle fait une remarque sur nos costumes, tien.

Et puis merde Sweety, un sexe d'homme ca ne m’intéresse pas je te rappelle, la moquette sous tes adorables petits petons peut témoigner, non ?

Je souris d’un air coupable cette fois et mes mains se joignent dans mon dos alors que je penche légèrement la tête sur le côté ; il ne manquerait plus que le balancement et c’est bon, sauf qu’à la place aujourd’hui je pétrie ladite moquette des pieds et me rappelle du pourquoi du comment. Mon sourire se transforme rapidement en un sourire joyeux. Et du coup, un tapotage de fesse et ça repars ; mais pas comme je m’y attendais !

Caitlyn me chauffe et se barre ! Nanméoh ! Je veux un câlin ! Jade n’ira pas plus loin, je crois aussi, de toute façon on est trop loin et à part la faire passer chez le gynéco en rentrant, on peut rien faire – et même ça on ne peut pas le faire, d’ailleurs ! J’essaierai de la guider du mieux que je puisse mais les conseils d’amourettes adolescentes je ne crois pas que je peux m’y aventurer sans risquer de dire des conneries, puis j’ai beau être son phare, il y a un autre truc long, droit et dur qui va commencer à attirer son regard et… oulà je pars loin.

Je suis pleine de gratitude à l’idée de savoir que l’on fera le relais dans « l’éducation » de notre « fille » qui s’amuse autant à me traumatiser qu’à me tomatiser de norme alors avec ce… filon j’aurai en effet besoin de renfort et d’assistance ; et pour remercier de cela et avoir mon câlin parce que même si je vais à l’ouest j’essaie de ne pas perdre le nord je m’en vais la prendre par derrière, enroulant mes bras autour de son ventre et posant mon menton contre sa joue pour fermer les yeux et la gêner le plus agréablement possible dans sa contemplation des livres.

Par contre, Caitlyn n’est pas idiote ! Je sais que Jade aime se sentir intelligente et que c’est bien là où elle peut essayer de faire complexer mon aimée parce qu’au niveau de la poitrine elle est plate – elle est encore adolescente et Caitlyn feint de ne pas le remarquer d’ailleurs – elle cependant ça m’énerve, même si c’est qu’une taquinerie. On ne touche pas à Caitlyn ; d’autant que mon « niveau » d’intelligence est totalement sous exploité et absolument pas humain ou intéressant pour une personne qui travaille sur le cœur et l’esprit. Quand à l’ado à retardement… elle reste une ado et je suis la seule qui doit prendre en maturité plus vite pour parvenir à aider les autres. M’enfin du coup c’est bien plus charmant quant je me comporte en adulescente ! Et ça sera moins dure, sa transition, que celle de mon aimée.

En ce qui concerne Sanzo… – il marche sur des œufs et au moindre faux pas j’en fais de même sur les siens ? – C'est un bon garçon, – j’enseignerai quand même à Jade le PPP, Kaede n’a pas dû le faire et Rachel ne le prend pas au sérieux – tendre – y’a intérêt – et prévenant – y’a intérêt – et effectivement effroyablement maladroit. – on peut pas tout avoir mais il a intérêt de faire gaffe – Je sais aussi combien il peut être à l'écoute et patient. – y’a intérêt – Il ne la bousculera pas… – y’a intérêt – il avancera à son rythme. – y’a intérêt – Comme nous nous avons avancé au notre, tu te souviens ?

Oh que oui. Sauf qu’il nous a fallut beaucoup de temps pour arriver à faire des choses alors qu’eux ils s’embrassent dès le premier jour. Du fait, là où on y est allé doucement, j’ai peur pour eux ; et Jade prenant exemple sur moi, comme elle ne m’a jamais connue introvertie et hésitante mais juste passionnée et nymphomane… c’est… voilà quoi !

Mais j’espère que Jade ne se dévergondera pas trop vite et je lui fais confiance pour être responsable et ne pas perdre le contrôle et… HAN ! Amaman, t’as pensée au concept aussi ! Moi qui croyait être la seule à penser à des jeux de mots à deux sous sur mon nom ! Quand aux emmerdes parentales… c’est bien, c’est encouragea, c’est…

- Ey, je ne cherche pas du pétrole dans le salon, je canalise ma panique de façon motrice ! – la mauvaise foi, c’est fait – Juste que c’est pas très efficace. – la bonne foi aussi – Dans tous les cas… je ferai de mon mieux. Promis.

J’avais peur de pas réussir à m’occuper d’un truc de cinq kilo entièrement dépendant de moi, maintenant je me rends compte que j’ai peur qu’un autre de quarante-cinq ne prenne son indépendance. Seigneur-Dieu on est dans la merde : je sais changer une couche mais parler contraception c’est trop pour moi. D’autant plus que j’ai jamais utilisé.

En attendant, je vais mettre les choses au clair avec elle parce que je la connais aussi, ma nièce. Elle t'a scotchée avec délice mais doit être tout aussi emmerdée que toi de ne pas avoir pu s'expliquer correctement. Je prend le relais et je mets le haut parleur mais je te préviens, l'excitée, ne pousse pas de haut cris derrière. Avec Jade, il faut parfois utiliser la méthode bourrine où elle te manipulera de A à Z… tu connais, hein ?

- Même quand j’y vais bourrine elle peut me manipuler même si je m’en rends compte avant la fin généralement. Et j’essayerai d’être aussi muette que… nan en fait je ne vais pas promettre de chose que je ne pourrais pas faire. M’est avis cependant que je vais taupiner très vite de toute façon.

Oui, elle rongeait son frein et elle ne fit pas semblant de ne pas le faire, décrochant rapidement pour nous permettre d’entreprendre une discussion qui me marquera, j’en suis sure. Je crois même que pour la première fois de sa vie, je l’appellerai « Jeune Fille ».

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Lun 5 Mai - 5:54

Ce Post fait suite au Chapitre 4 de cette fiction. http://xmenrpg.superforum.fr/t2179-le-cycle-des-oldfield-season-of-the-witch. Il est centré sur le devenir de Aislinn, fille de Caitlyn, c'est elle qui parle dans ce post.



Aislinn Thème.


Les sensations sont familières et les lueurs sont familières ainsi que le son divin du Chant des Mondes. C'est le Maelstrom de probables et de peut être. Je sais par expérience, qu'un regard dans ce lieu peut rendre fou un humain si il n'y est pas préparé. Je peux regarder ce spectacle inconcevable car je suis une Voyageuse, ma formation mystique m'y a préparé et c'est un choix que j'ai fait depuis si longtemps que j'en ai oublié l'écoulement de l'existence.
Est-ce la fuite qui m'amène ici ? Oui et non. Oui parce que je n'avais jamais expérimenté une douleur, une violation de mon être et une douleur psychique et physique aussi profonde...Peut-on écraser littéralement un individu ? Adrien m'a appris que oui, on le pouvait assurément. Non parce que j'ai autre chose en tête puisqu'à présent tout est dit. Je suis inutile, j'ai fait mon temps et tout c'est effroyablement terminé mal, comme je l'ai toujours su.

Je ne suis pas une contemplative comme beaucoup l'ont cru, c'est la force des choses qui m'oblige à rester ainsi entre les mondes et sans attaches mais dans mes veines coule le même sang que celui de ma mère, bouillonnant, généreux, exubérant et coule aussi la même fierté que mon père. Je suis une guerrière née comme le disait mon Maître Sanzo. J'ai ce regard sur les choses qui implique la prise de responsabilités et le désespoir des répercutions que cela implique. J'aurai pu être le guide le la Nation Mutante, je sais qu'en un autre univers je l'ai été...plusieurs fois.

Mais Sanzo disait aussi  qu'on tombe toujours  sur plus fort que soi, toujours et que ce jour là : on apprend bien plus que lors de toutes ses victoires faciles. Adrien n'est pas le plus malin, non, il n'est pas le danger qu'il laisse à supposer, il est limité et sans génie et pourtant...j'ai été à sa mercie, intégralement livrée à lui et il a prit de moi ce qu'il désirait...tout ce qu'il désirait. Je n'avais jamais été torturée, je l'ai été à présent et je comprend d'autant plus amèrement l'horreur de ce que j'ai fait vivre aux autres...l'horreur de ce que j'ai fait vivre à ma mère. A mon échelle, je ne suis qu'un monstre...et un monstre qui a été incapable de la protéger comme je m'y été engagé.

Alors, je suis revenu aux basiques...à ces longues heures d’entraînements dans ma prime jeunesse pour aller activer l'essence première de mon pouvoir, l'étincelle originelle que j'ai utilisé pour bruler mon potentiel et l'amener vers l'improbable. Enchaînée en haillons au mur d'un cachot durant des semaines...j'ai eu tous le loisir de réapprendre...de m'accrocher à un espoir...celui de l'aider à nouveau, de reprendre mon rôle jusqu'à la fin parce que c'est ainsi, je n'ai plus d'importance, je suis sa poupée de mort...et je n'aspire qu'à cela.

Et j'y suis parvenu...J'ai repris mon envol par cette sphère primaire s'étant manifestée à mes douze ans : ma première téléportation...Bien assez suffisant pour sectionner les chaines à mes poignets toujours menottées et m’entraîner assez loin de lui pour retourner au Chant des Mondes. Il me cherchera...oui...car il veut apprendre à s'y rendre puisqu'il s'en sait capable à présent. Il sait tout sur ma mère et tout sur moi parce que je n'ai pas pu m'empêcher de livrer sous la douleur ce que je savais...je n'ai pas eu la force de ma mère...j'ai échoué et je suis faible, je n'ai été qu'une enfant jouant avec un revolver, je le sais à présent...je sais combien je me suis trompée et combien c'est inutile de chercherà modifier à nouveau les choses.
J'ai jeté un regard sur l'avenir et je sais comment cela se terminera pour elles, je sais qu'elles n'auront plus besoin de moi et qu'Adrien ne sera qu'un fétu de paille emporté par leur fougue mais ma propre vision m'échappe...et je sais que cela signifie que j'ai fait mon temps.   La vérité s'est imposée, elles n'ont jamais eu besoin de moi, j'ai été totalement inutile de A à Z. Je n'ai ete qu'un poids morts, pire, une ennemie.

Je ne peux plus vivre avec cette idée d'avoir tout gâché, je ne le peux pas. De mon unique amour, absolu et sans limite, elle a tiré sa plus grande haine. Maman...Qu'ais-je fait de moi ?


Thème de Aislin, Variation.

Je ferme les yeux flottant dans le Chant...je ne fais qu'un avec lui...Libre et offerte.
Et je l'attend.

J'ai toujours su ce qu'il en coûtait d'avoir joué avec le Divin, c'était une des règles de l'Ordre des Voyageurs. Ce n'est pas ici, mon dernier combat, je l'ai livré déjà , et déjà je l'ai perdu.
C'est l'épilogue.
C'est la fin.
Et c'est ainsi que je souhaites que tout s'arrête.

Paupières closes, mon regard se plisse. IL est ici, je le sais et je le ressent jusqu'au moindre fibre de mon être, je tend à devenir comme lui, ma nature me porte à ces choses que les humains ne peuvent pas concevoir, j'aurai pu être comme toi...C'était ma destinée, ca ne le sera pas, j'étais trop humaine pour cela, je le sais à présent. J'ai trop longtemps décliné la danse, par ma sciences et mon art, je glissais à ces yeux. Je ne fuis plus aujourd’hui, Phénix.  

Je me redresse pour lui faire face, je n'ai pas peur, non, je suis même pleine de cette excitation rappelant l'enfance. C'est un grand jour ! C'est un Jour Glorieux ! Je vais mourir ! Je vais  enfin mourir ! Et la Sorcière quittera la scène...enfin ; enfin !
VAE VICTIS ! VAE VICTIS !


Je suis Aislinn Elioth – Lyov, descendante de la lignée des Oldfield, Fille de Caitlyn et de Dimitry, bannie du Clan des Voyageuses des Mondes. Je ne regrette rien, je fais ce que j'ai fait par Amour et je le referais.
Assouvis ton Ire, énonce ton verdict  et prends ma vie. Je suis ici pour cela parce que j'ai fait le choix que tout s'arrête ici en ce lieu qui me ressemble, enfant de ce qui pouvait être et ne sera pas, univers du «  Peut Etre ».
Je ne me défendrais pas Phénix, mon combat ne fut pas vain. Inutile et discutable...comme ma vie d'Humaine, mais pas vain.
Fais ce que tu as à faire.


Et tout autour de nous, des ombres encapuchonnées apparaissent se tenant à distance lointaine, l'une après l'autre, se dissimulant dans les recoins de l'espace temps. L'ordre des Voyageuses des Monde est là...Ils sont venu, ombres incertaines, pour assister au jugement , pour attester de ce qui arrive à ceux qui ne respectent pas les lois cosmiques, ils observent en spectatrices fantomatiques.
La boucle et bouclée.

Je ne regrette rien.
Je t'aime, maman.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Lun 5 Mai - 22:48

Lundi 10 Décembre 2012 – 00 : 50 P.M.
Manhattan, New York City, Etait-Unis
- Ramène-la.

TU CONNAIS LE PRIX


Une vie pour une vie ; marché honnête.

Une vie qui s’éveille alors que ses blessures se referment, guérie par le Feu et la Vie, tandis qu’une autre se consume, changée par cela. Des yeux qui s’ouvrent sur un sourire figé alors que de deux enfers différents s’élèvent deux créatures et si la première n’a que peu de temps pour contempler la seconde avant de retrouver cette douleur qu’elle avait quittée, elle peut y voir une tenue nouvelle, symbole du nouvel être : des bottes à talons hauts remontent jusqu’à la moitié des cuisse et les bras sont couvert de manches similaires tandis que la taille est enserrée d’une longue ceinture asymétrique. Enfin, le torse est frappé de l’emblème du Phénix. Et les couleurs sont rouge et jaune ; les couleurs du Phénix Noir.

Un cœur bat et l’autre s’arrête, un souffle s’échappe et l’autre se tait. Une venue au monde entraine un départ. Tout n’est qu’équilibre. Et alors que les pensées de l’une se tournent vers une souffrance qu’elle avait oubliée celles de l’autre en font de même, d’une certaine façon. Les dernières pensées ne sont que suppliques, suppliques d’une prisonnière qui s’est sacrifiée pour une personne qu’elle nomme sœur, une prisonnière dans son propre corps qu’une chose qui y réside depuis longtemps vient de lui ravir.

Il a attendue son heure et elle est arrivée ; nul plan, nulle manipulation, il est un être d’instinct et son existence va bien au-delà des futilités mortelles. Mais il a attendu longtemps, protégeant la fragile humaine qu’il domine aujourd’hui. Il a joué dans les règles et tout s’est déroulé comme il était inéluctable de le faire. Elle n’était pas prête avant, aujourd’hui elle l’est. Ce n’est pas encore son cas, cependant.

Alors il s’élève vers le cosmos, emportant son trophée de chair avec lui, et son ombre ardente la cache bientôt alors qu’il est ce qu’il a toujours été mais n’a jamais demandé à être. Il aspire à autre chose et il doit transcender ce qu’il est pour le devenir. Il lui reste une tâche à accomplir.

Cette tâche, c’est elle, créature brisée qui n’attend plus son heure mais l’espère, perdue hors du temps et de l’espace, au carrefour des réalités, dans le Chant des Mondes. Sa course est finie, sa fuite également, tout touche à sa fin pour elle et elle ne l’avait pas vu venir, elle qui a eu le loisir de contempler toutes les fins. Elle a découverte la souffrance, moindre que celle qu’elle avait infligée mais plus que celle qu’elle ne pouvait supporter. Elle a découvert que tout avait un prix, elle qui s’arrangeait pour que les autres le paie. Elle a tenté de s’échapper parce qu’elle ne pouvait pas l’accepter mais elle a comprit l’inutilité de la chose. Alors elle l’attend.

Il s’élève d’un unique chant, unique raisonnante de ce qui s’y trouve, et alors qu’elle se redresse pour le contempler, il se forme. Il est le Feu, il est la Vie, il est le Phénix ; il n’est que ces flammes psychiques formant sa gigantesque silhouette ardente, cette étoile aviaire dont même les yeux sont indistincts du reste de ce qui le compose. La seule variante dans son être et cette fragile forme, en son cœur, prisonnière comme sur un calvaire. Est-elle consciente ? Ses yeux sont clos et elle semble morte, prisonnière d’elle-même comme elle l’est de ce qui se déroule autour d’elle. Le prix, elle paie le prix, tout simplement. C’est là l’un de leur point commun, en plus de leur couleur capillaire et de leur attachement démesuré à une même personne. Mais il ne comprend pas l’attachement.

Je suis Aislinn Elioth – Lyov, descendante de la lignée des Oldfield, Fille de Caitlyn et de Dimitry, bannie du Clan des Voyageuses des Mondes. Je ne regrette rien, je fais ce que j'ai fait par Amour et je le referais.
Assouvis ton Ire, énonce ton verdict et prends ma vie. Je suis ici pour cela parce que j'ai fait le choix que tout s'arrête ici en ce lieu qui me ressemble, enfant de ce qui pouvait être et ne sera pas, univers du « Peut Etre ».
Je ne me défendrais pas Phénix, mon combat ne fut pas vain. Inutile et discutable… comme ma vie d'Humaine, mais pas vain.
Fais ce que tu as à faire.


Des ombres s’amassent autour d’elles, la lumière des flammes et des univers laissant apparaitre quelques présences venues assister à la consumation de l’une des leurs. Le « Clan des Voyageurs de Mondes », des Exilés, une confrérie d’êtres aptes à voyager entre les réalités, dans ce multivers voir dans d’autres. Ils sont ignorés, insectes attirés par une lumière funeste, et assistent en silence à cette indescriptible flamme qui se projette sur la condamnée pour la bruler de sa sentence.

Roslin and Adama Reunited by Bear McCreary on Grooveshark

Un contact, dix contacts même, au cœur du cœur de la vie. Des doigts, des doigts contre ses tempes et ses joues. C’est l’autre jeune femme, toujours yeux clos et marquée de son appartenance au Phénix Noir ; elle est devant elle et elle la touche, son visage toujours aussi inanimé. Les flammes agitent leurs cheveux et leurs vêtements, puis les paupières s’ouvrent, deux puits de lumières sans fond ou œil. Cela dure une éternité et une seconde, cela dure un chant entier, un chant de douleur alors qu’Aislinn Elioth-Lyov est consumée sans se consumer ; elle souffre, elle souffre la mort, elle souffre la vie, jusqu’au plus profond de son corps, jusqu’au plus profond de son esprit, mais son âme ne quitte nullement son corps pour s’en revenir à cette créature qui la constitue pourtant.

Il n’est nulle parole, il n’est qu’acte ; mais il est chant également. Et au Chant des Mondes répond le Chant du Phénix. Aislinn Elioth-Lyov dite Maybe a attend la fin de son inutile et discutable mais pas vain combat, pas celui de sa vaine vie d’Humaine dont l’utilité l’a conduite ici et la discutabilité une ineptie. Elle perdra ses souvenirs des Chants et des autres Mondes, elle perdra sa capacité à s’y rendre, elle perdra sa possibilité d’ascension et ne sera plus qu’une mortelle ; elle est condamnée à mourir, oui, mais elle est condamnée à vivre également. Elle a tant fait de choix pour les autres mais aujourd’hui cela ne dépend pas d’elle ; elle s’est livrée et il doit la punir mais sa punition, son châtiment, est la vie. Elle souffrira la vie pour avoir usurpé un droit qui ne lui appartenait pas, elle souffrira la vie en sachant qu’elle a condamnée sa mère à la dégénérescence en voulant s’accaparer le droit de manipuler les âmes. C’est là son crime et c’est là qu’elle est jugée. Condamnée pour avoir fragmentée une âme, pour l’avoir brisée, pour avoir déclenchée sa lente et douloureuse dégénérescence et agonie. C’est pour cela que vivre sera son châtiment, parce que jusqu’à la fin elle saura que tout est de sa faute. Aislinn Lyov-Elioth dite Maybe n’a jamais été un danger pour l’univers ou la vie, elle n’a pas à être consumée, simplement remise à sa place, celle d’une mortelle. Elle s’infligera seule sa punition et il ne tient qu’à elle de choisir si elle trouve sa rédemption.

Est-ce cruel ? Il l’ignore. Est-ce juste ? Il n’a nulle considération pour la justice. Il est l’Echo du Phénix, il est l’Enfant des Etoiles, il n’est ni colère ni tristesse, ni haine ni pitié, il est le Feu, il est la Vie, il n’est pas encore ce visage impassible et ce corps mort qu’il a pourtant frappé de son emprunte. Il est né avec elle et le temps est venu qu’il ne fasse plus qu’un mais avant il donne une condamnation. Une condamnation dont il ne se souviendra pas mais qu’il saura avoir accomplie.

Le contact se rompit et le visage sépulcral s’effaça en même temps que la douleur, Aislinn chutant sur le dos pour se retrouver sur un chemin de terre meuble qui était encore récemment boueux, à quelques pas à peine d’un petit manoir blanc aux ornementations grises, le tout perdu dans la campagne irlandaise.

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mer 7 Mai - 9:27

Post de Aislinn à nouveau.


Agenouillée dans la lumière dans le cercle que forme les ombres encapuchonnées, le son m'entoure et finit par en devenir une sorte de maelstrom  me faisant vibrer en une symphonie d'émotions. Le Chant des Mondes, c'est ainsi qu'on le nomme, c'est ainsi qu'il s'offre à moi et à mon regard chanceux. Une chose unique et merveilleuse qu'un nombre restreint puissent se targuer d'avoir vu. Je sais ce qu'il m'en a coûté d'y parvenir, je sais ce qu'il m'en coûtera que de le maîtriser. J'ai passé une partie de ma jeunesse à attendre ce moment. A m'en montrer digne. Une organisation mystique qu'on ne trouve que si on en montre les moyens, la puissance et la maîtrise, hors du temps, hors des mondes, se mouvant dans l'absolu et brisant toutes les règles, silencieuse et contemplative. L'Ordre des Voyageuses des Mondes, ordre reconnu mais impuissant mais seul ordre toléré par les puissances célestes, par ces forces qui défient la logique et la compréhension parce que sa présence n'entrave rien à cet univers et ne doit jamais entraver.

Je fais le serment de ne jamais trahir les règles fondamentales de l'Ordre. Je fais le serment de rester là où les astres me tolèrent, immobile dans le mobile, feuille glissant sur l'onde des courants, et consciente toujours de ma place et mon errance. Je détiendrais une vérité qu'on ne peut partager, vivre une vie de solitude das le chaos des vies et remplirait la mission céleste d'observatrice, immuable, silencieuse, impartiale. J'appartiens au Chant des mondes, j'en transposerais les partitions pour que l'harmonie perdure car  telle est le rôle des voyageuse , attester de l'immuable des liens cosmiques reliant les univers.


Et je sais déjà alors que je récite la litanie qu'une partie de mes pensées leur sont voilées, j'ai appris à la faire comme j'ai appris à trouver cet endroit et les trouver. eux Tout ceci fait parti d'un vaste plan, tout à toujours fait parti d'une volonté tournée vers un seul objectif. Et la fin toujours justifie les moyens, et toujours les serments sont énoncés pour être brisés.


…...............................................................................

Toutes les vérités.
Mon Dieu.
Toutes les vérités.
Certaines me sont extirpées me broyant l’âme en deux en une douleur psychique que je n'ai jamais ressenti et qu'aucun humain ne pourrait tolérer.
D'autres s'imposent à moi en une cruauté sans limite que seule la vérité permet parce que la vérité absolue est toujours cruelle, nue et tranchante à s'y écharper l’âme.
Ultime ironie d'avoir voulu guérir un mal  que j'ai moi même engendré, de corriger une erreur en la produisant, de condamner une personne en ayant voulu la sauver de la condamnation que j'ai énoncée moi même involontairement.
Comment peut-on vivre après ça ?
Comment peut-on choisir la vie ?
Comment peut-on m'imposer cette sentence ?

Chassée du paradis où l'on m'aurait accorder l'oubli et la mort, l'exil à jamais devant l'horreur de ce que j'ai pu faire au nom de ce que j'ai tué, la douleur est incommensurable mais les déchirures dues à la vérité sont encore pire, destructrice, anéantissant de puissance. Je ne m'attendais pas à cela.
J'en sors définitivement brisée.
Je le sais.
Aussi clairement que je la sent m'extirper mes dons et consumer mes ailes.
Cette fois ci, j'ai tout perdu...vraiment tout...même l'ultime droit de mourir.

Et me voilà heurtant le sol comme un ange chassé du Paradis, je suis damnée, il n'y a pas d'autres mots et le tonnerre me répond en écho sous cette pluie d'orage surnaturelle pour la saison. Les ténèbres et le froid de la réalité me répondent seules alors que je me recroqueville dans un long hurlement déchirant de silence, je sanglote à en mourir de souffrance, sentant mon corps se raidir sous le poids de cette humanité retrouvée, j'ai mal d'être en vie, d'être tangible et refoulé en ce lieu. Je reste là de longues minutes sous cette pluie battante, l'eau glacée transperçant mes haillons et me gelant les sens



….....................................................................

Les trois coups me semblent avoir été donné depuis une éternité et je reste là, perdue, dans un état second. Je ne sais même pas pourquoi je suis ici et ce que j'attends au juste. Je ne sais plus quoi faire depuis...depuis qu'elle est morte alors que j'avais 15 ans. Je ne sais même plus l'age que j'ai, je suis devenue étrangère à moi même.  

La porte s'ouvre et s'est sa compagne qui apparaît dans l'encadrement, sans doute s'est elle habillée à la hâte puisque nous somme en pleine nuit. Je reste immobile alors qu'elle me scrute avec sa rapidité surnaturelle. Je sais que je ne ressemble pas l'image de puissance qu'elle se faisait peut-être de moi. Amaigrie, brisée, couverte ecchymoses et visiblement en état de choc, je ressemble plus à un animal perdu qu'un être humain et j'en tire une honte immense, baissant les yeux sous son regard. Honte et tristesse se conjuguent en une même attitude.

Et elle apparaît derrière elle alors que je relève la tête et je la regarde en une détresse et une tristesse profonde alors qu'elle marque la surprise. Je ne sais pas...je ne sais plus..et mes lèvres tremblent, noyées par les larmes
.

M..maman......

La suite m'échappe. J'ai vu dans son regard une sorte de colère étincelante et la violence de sa main heurtant avec force mon visage m'arrachant un cri muet alors que jambes se dérobent et que je chute à même le sol .

JAMAIS ce mot ! Vas t-en ! Disparais...tu entends ? DISPARAIS !!!


Je ne vois pas ce qui se passe, j'entends difficilement. Je sanglote en rampant sur le sol, je sens le liquide chaud de l'urine coulant entre mes jambes. Je ne comprends pas la suite, je ne veux plus la comprendre. Je resterais là, recroquevillée et souillée sous la pluie, je ne suis plus rien, je n'ai plus rien mais j'ai ce que je mérite.

Elle hurle sa colère, des mots de colère qui blessent, je crois que sa compagne n'ose rien dire sous cet accès de rage, peut être la retient t-elle de venir me battre à même le sol. Je l'entend crier même si sa voix tremble depuis le corridor avant de l’entendre se ruer dans l'escalier,  alors que je ferme les yeux en pleurant.


- Cette « chose » ne mettra pas les pieds ici,  tu entends !!! Je T'INTERDIS de la faire entrer chez nous ! Qu'elle crève ! Qu'elle aille au diable, c'est SA place !

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mer 7 Mai - 19:43

Mercredi 12 Février 2014 – 10 : 59 P.M.
Il s’est remit à pleuvoir, on c’est remises au lit, même si je ne pense pas qu’il y ait un lien. Encore que je n’aime pas la pluie et les temps couverts quels qu’ils soient, chose qui, ajoutée au fait que celle-ci soit glacée et digne d’un véritable déluge, pourrait me rendre tristounette voir morose et justifierait que Caitlyn tente de me remonter le moral par des preuves d’amour sportives comme nous aimons à en donner tous les soirs ou quasiment ; sauf qu’il n’y a pas besoin de justification pour le témoignage charnel et que c’est juste un moyen de prendre du bon temps en attendant le mauvais. Oh, il n’y a pas que du bon temps, après tout je n’arrive pas à digérer que Jade soit en couple (chose qui m’a maintenue éveillée une bonne partie de la nuit pour le plus grand déplaisir de ma moitié qui eu droit à un certain nombre de question après des très polémiques « ey, tu dors ? »), même si j’arrive quand même à en prendre : chassez le naturel il revient au galop et Caitlyn est aussi naturelle que possible en ce moment.

Les jours n’ont pas encore commencé à se suivre que pourtant je regarde déjà l’horizon depuis la fenêtre, longtemps, les yeux levés vers le ciel pour y puiser l’énergie nécessaire à m’améliorer, de corps lorsqu’il fait beau et de volonté lorsqu’il fait mauvais. Combien d’heures reste-je ainsi ? De l’aube au zénith, pour peu qu’il y en ait. Je peux oublier nos problèmes car je m’oublie dans le nous mais tôt ou tard je redeviens moi et je sais ce que je dois accomplir pour essayer de vaincre. Est-ce futile ? Je m’en moque. La menace n’est qu’une ombre sous les cieux mais elle finira par apparaitre et plus que maitriser Caitlyn je devrais être assez forte pour trouver la source et la détruire, quel qu’en soit le moyen. Mon alter-égo m’a offerte une arme et le moyen de me transformer en armer mais aucune assurance que cela sera suffisant. Mais je continue car la seule chose dont on peut être certain pour l’avenir c’est qu’il arrivera…

Et il arrive en trois coups, ce soir, trois coups à notre porte d’entrée, nous interrompant dans l’acte. Ou m’interrompant plutôt ; déjà qu’hier soir j’ai été chiante, si en plus je fausse compagnie aujourd’hui je vais finir par dormir sur le canapé moi. Des excuses et des explications puis je finie par me lever en me demandant « mais qui donc peut être suffisamment… décalé pour venir à cette heure-ci ? » ; une petite course aux fringues sales éparpillées dans la chambre et je descends en jean et en sous-pull pour voir. Je ne crains pas les voleurs mais dois avouer avoir une crainte : les emmerdes nous prennent généralement par surprise et je dois avouer que toquer à la porte avant de nous tomber sur la gueule, plus qu’être original, serait parfaitement surprenant. D’un autre côté, la seule emmerde à avoir fait montre d’une politesse relative remonte à bien loin.

Avançant sur la pointe des pieds non pas pour être discrète mais parce que le carrelage est froid, j’atteins la porte et me saisis de la poignée avant d’être prise d’une hésitation ; une micro-hésitation puisqu’il s’agit de l’une des miennes mais elle est là tout de même. Un clignement de paupière et j’ouvre, m’interrompant avant d’avoir fini mon geste : c’est… beaucoup trop simple.

Elles se ressemblent tellement qu’il n’y a pas à douter et je ne doute pas ; je la reconnais, je l’ai déjà vue, je l’ai déjà haïe. Je l’analyse comme je n’ai jamais pu le faire cependant mais ignore mes conclusions car elle est elle, honnie et méprisée. Néanmoins je concède qu’elle est dans un sale état et cela ne me laisse pas indifférente, malgré moi ; après il est toujours possible qu’il s’agisse d’illusion, d’un plan, d’un jeu morbide, après tout c’est elle. Elle a un nom mais je ne me salirai pas à le penser.

Je reste impassible d’apparence alors que mon aimée vient à mon côté, la faisant réagir plus que je ne l’ai jamais pu.

M…maman……

Sa mère est morte, elle l’a torturée tant et si bien qu’elle s’est tuée en décembre, il y a un an. Je regarde un geste d’une puissance bien supérieure à la cinétique qui le définie expédier elle au sol, dans la douleur et un claquement de tonnerre. La première, la seule et unique, fois où j’ai giflée Caitlyn, cela a déclenchée la première crise des orages d’été ; celui-ci est d’hiver est la principale différence est sa colère froide en lieu et place de sa tristesse chaude. J’ai prit des gifles aussi mais jamais des égales à celle-là ; elle est vaincue et trône en tapis sur notre seuil. N’est-ce pas ainsi que les médiévaux réutilisaient les plus gros de leurs gibiers ? Il n’est pas question de décente de lit mais un paillasson, pourquoi pas ?

Parce que j’ai mal pour elle ; je ne suis pas surprise du geste de Caitlyn mais si je ne le condamne pas, je ne le soutiens pas non plus, étrangement. Oh oui, elle a toute ma haine mais je crains n’avoir de rancœur à lui donner. Je la déteste pour ce qu’elle a fait mais ne lui souhaite pas malheur pour autant. De toute façon il semblerait qu’elle l’ait trouvé seul ; semblerait.

JAMAIS ce mot ! Vas t-en ! Disparais… tu entends ? DISPARAIS !!!

La tornade explose et le seul comparatif de ses cris est la foudre ; elle accuse les coups dans la plus grande peur au point que ses sphincters lâchent et répandent sur elle l’odeur nauséabonde de l’urine mais je n’entreprends pas un geste. Ni geste ni mot même si je ne peux étouffer certaines pensées ; je suis née avec de la compassion et de la pitié et elle me les arrache bien malgré moi. J’attends que la scène ce termine, j’attends que la fureur ce tarisse tout en sachant que la situation est bien plus complexe qu’il n’y parait.

Caitlyn finit par céder sous sa propre colère et s’en retourne aussi vite qu’elle le peut dans l’escalier, m’hurlant des ordres parfaitement audibles pour elle également. « Chose » ; la désignation me convient, elle n’a d’humaine que l’apparence qu’importe l’aspect de celle-ci. J’accepte l’interdiction avec une amertume que je ne voudrai pas ; qu’elle aille au diable, elle semble déjà l’avoir trouvé, mais qu’elle crève… j’aimerai dire œil pour œil, dent pour dent, mais je n’y arrive pas. Je la regarde pleurer encore quelques secondes, comme absente face à cette image, puis des mots s’échappent de mes lèvres.

- Tu m’as demandé de protéger le vaisseau et de ne pas l’empêcher de voir la vérité. Je le protégerai, même de toi. Particulièrement de toi. Et elle ne sera jamais un vaisseau car elle est et restera Caitlyn. C’est cela qui nous a toujours différentiées, monstre.

Je referme la porte couverte de honte mais maitrisant mes hésitations pour qu’elles ne se perçoivent pas. Je vais le contraire de ce en quoi je crois mais je le faire pour Caitlyn, elle est plus importante. Alors je vais la rejoindre, je vais la prendre dans mes bras, je vais tenter une fois de plus d’endiguer le mal qui se répand en mon aimée, qu’elles répandent en mon aimée, parce que je l’aime d’un véritable amour, non d’un sentiment théorique, conceptuel et oublié.

Mais j'ai honte de moi.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Jeu 8 Mai - 7:49

C'est la lumière vive qui surprendra lorsqu'elle entrera dans la chambre , une sorte de lumière spectrale d'une blancheur quasi sale qui se noie avec les pénombres de la chambre alentours. Sa ZPCE sera déclenchée, diffusant lentement ses ondulations sous forme d'effluves alors qu'elle se trouve debout, près de la fenêtre, le visage tourné vers le parc. Les épaules basses, drapée dans son long vêtement autochtone. Les reflets de ses iris dans le carreau de la vitre surprendront, d'un bleu profond et noyé d'électricité, elle ne tournera pas le visage, prostrée dans une pause de paralysie complète. Elle parlera d'une voix brisée par l'émotion et dont le volume est étouffé.

Ne...ne me regarde pas...et ne m'approche pas...je t'en supplies.

C'est effectivement une supplication plus qu'autre chose, certainement plus un ordre ou une manifestation de colère. Une terrible confusion, une terrible honte noyée de sentiments puissants mais antagonistes. C'est là plus qu'elle n'aurait pu supporter. Elle restera immobile une longue minute avant de concéder ses mots comme si ils lui pesaient.

On..on ne peut pas la laisser ...là...comme un animal. On n'a pas l'droit. Je me souviens...moi...de chacune de ses apparitions...ça..dehors...ce n'est plus qu'une ombre de c'qu'elle était...Amy..je...Ecoutes...pardon...j'y arrive pas...je voudrais..mais..

Elle se retournera, déchirée de chagrin et embrumée dans sa beauté bleutée électrique par la sincérité de ses émotions.

Je n'arrive plus...à la haïr...C'est ma fille...tu comprends...c'est...c'est ma petite fille...Elle...elle ne peut pas être mauvaise...pas totalement...je le sens...du plus profond de mon être je le ressent...J'y ai beaucoup pensé, j'aimerai racheter ses fautes, la...la sauver d'elle même...je ne te demande pas de l'accepter, juste de...de comprendre...C'est ma fille...je l'ai mise au monde, c'est...c'est faux mais c'est vrai...ca me rend dingue au point de ne plus savoir quoi faire ni que dire.
Je...Moira...elle a dit...elle a dit que je ne pourrais jamais...jamais porter d'enfant...à cause...à cause du phasing. Aislinn sera...la seule..ca ne peut se passer ainsi, ca ne peut pas...ca ne doit pas.
Ce qu'elle a fait...c'est impardonnable...mais, si c'est vraiment ma fille et j'y crois, il y a du moi en elle et je sais combien avant tout, un moment ou un autre ce qu'elle a fait la rongera comme ca me ronge moi. Je veux y croire, Amy...j'ai besoin d'y croire...tu, tu comprends ?
Mais il y a tant de colère...tant de...ressentis...je ne suis pas prête...pas prête...à rouvrir cette porte et la faire entrer même si c'est que désire mon cœur...ça me crucifie.
Je me déteste de te demander ça...je..vraiment..s'il te plaît...on ne peut pas la laisser comme ça...c'est ma petite fille mais...j'ai pas assez de force...pas assez...


…....................................................................................................

Cette souffrance n'aura plus de fin, je le sais à présent. Le geste de ma mère et les mots de sa compagne. Cette haine ne sera jamais effacée, jamais pardonnée. L'abnégation ne mène nul part. J'ai œuvré pour la sauver et je ne me suis jamais posé la question d'un « après ». Et si je survivais à tout cela, quelle serait ma place ? Que ferais-je ? Pour moi, l'après n'existait pas. M'y voilà confronté et il m'est insupportable.
Tu n'avais pas le droit, Phénix, pas le droit de me condamner à la vie quand la vie est un enfer pire que la mort. Je ne veux pas de cette vie, je ne la veux pas !
Tout en sanglotant, je rampe comme un insecte pour rouler dans les marches, me laissant douloureusement chuter dans l'herbe et les graviers de l’allée.
La pluie n'en fini pas, pas assez drue et violente pour me noyer, juste assez pour me faire souffrir. Sur le dos, mes mains toujours menottées de lourdes chaînes brisées aux poignets sanguinolent tâtonnent dans la pénombre à la recherche de ce qui pourrait m'aider.
J'agrippe une branche que je rejette au loin en sanglotant et ma main finie par se refermer sur le froid d'une pierre que je ramène à moi.

Combien de temps pour s'entailler les poignets à coup de cailloux ? Je ne sais pas mais je vais m'y atteler, je n'ai plus aucune dignité de toute façon.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Jeu 8 Mai - 22:31

ZPCE : Zénith des Problèmes du Cœur et de l’Emotion. C’est plus cela qu’un quelconque chant de protection et j’ignore ce qui est le mieux : qu’elle se protège implique qu’elle soit agressée mais pas forcément qu’elle souffre alors que lorsqu’elle évacue elle souffre sans forcément être agressée. Je ne ferais jamais la lumière sur cela car je suis trop accaparée par celle que Caitlyn émet ; n’est-elle pas différente des habitudes ? Il me semble, il me semble trop pour que ce soit une méprise de mon imagination ; je me moque de savoir comment c’est possible, je m’interroge juste sur le fait que mon approche puisse être douloureusement repoussée ou non. Et c’est le cas :

Ne… – je m’immobilise au son de sa voix, docile avant même l’ordre, plus que je ne l’ai toujours été – ne me regarde pas… – ma bouche s’entrouvre et je me fiche parfaitement, jusqu’à ma respiration, d’incompréhension et de tristesse, alors qu’elle me rejette – et ne m'approche pas… je t'en supplie.

Tu n'as pas à me supplier pour que j’obéisse mais tu n’as pas à me rejeter non plus. Tu n’as pas à rester figée dans ta barrière de rejet, m’interdisant ton accès alors que ton cœur saigne. Tu le fais pourtant et j’ai plus que le temps de me demander si je ne dois pas m’en retourner et attendre, attendre que tu paies tes choix seule comme tu as toujours voulu le faire, attendre que cette chose au-dehors ne soit qu’un souvenir ou que son homologue ne se révèle pour entrainer la fin de tout ceci. Tout est bon à t’apporter de la douleur, Caitlyn Emilie Elioth, je n’en suis pas différente ; ma différence vient du fait que j’essaie de t’aider, de te soulager de cette douleur, contrairement à toutes ces choses. Ai-je encore honte ? Oui. Mais j’ai également de la colère car c’est de sa faute à elle ; si je me détourne, je crois que je pourrais la regarder mourir pour t’avoir infligée cela. Enfin j’aimerai y croire.

Mon visage douloureux se détourne et j’entreprends de partir une fois le délai des 300 dépassé mais c’est alors que ta voix raisonne à nouveau. On n’a aucune obligation d’aucune sorte envers elle mais ce n’est pas pour cela qu’on peut la laisser mourir, je le sais ; nous ne sommes pas comme elle. « Comme un animal » ? Une chose est encore en-dessous d’un animal, à mes yeux, mais je vois qu’elle remonte dans ton estime tout comme elle continue d’empoisonner ton cœur au point que je n’ai plus le droit d’y accéder. Cela sera similaire pour Jade ? Si oui, jamais je n’essaierai d’être plus que sa tante, alors, parce que je ne veux pas te perdre, Caitlyn.

Ta fille. Ta petite fille. Elle ne peut pas être mauvaise ? Pas totalement ? Elle a déjà gagné. Tu n’as déjà plus le contrôle. Je crois que je vois ce que je dois faire ; après tout on en a discuté. Ce que tu sens au fond de toi t’appartient-il encore Caitlyn ou est-ce que c’est déjà à elle ? Racheter ses fautes… FOUTAISE ! Le seul moyen que tu aurais de racheter ses fautes c’est en ne la mettant pas au monde ; mais ça te coûterait l’existence également. Elle t’a fait souffrir et que tu lui pardonnes, si ça te permet d’être en paix, soit, mais il est hors de question que tu te SACRIFIES pour elle. Tu ne sais plus quoi faire ni que dire, ça te rend dingue, oui, c’est justement ce que l’on attendait. Le monde prend sa théâtralité en une soirée d’orage et de désespoir, peut-être est-ce pour que tout finisse ici.

Je… Moira… – quoi ? Que vient-elle faire ici ? Je me retourne alors que la colère se partage mon âme avec une pointe de surprise, insuffisante à ce que mes poings se délient cependant – elle a dit… elle a dit que je ne pourrais jamais… jamais porter d'enfant… – je ne sais que trop bien ce que ça vient faire là et je dois avouer que je commence à détester cette simple idée d’être mère quand bien même je suis consciente que ce lien est aussi faux que Maybe elle-même ! – à cause… à cause du phasing. – logique, le phasing consumerait le bébé durant la grossesse ; hors donc – Aislinn sera… la seule… – nous n’aurons jamais le droit d’avoir un enfant à nous, biologique ou pas, c’est cela que tu crois ? J’en verse quelques larmes, elles couleront pendant longtemps mais sans doute est-ce mieux ainsi – ca ne peut se passer ainsi, ca ne peut pas… ca ne doit pas.

Ce qu’elle a fait,  ce qu’elle T’A fait, est impardonnable, et si l’aider n’implique pas lui pardonner ce qu’elle continue de te faire ne plaide pas en sa faveur. Pas DU TOUT. C’est vraiment ta fille et je suis capable de te citer un grand nombre d’espèces dont les parents abandonnent l’enfant même si dans notre cas c’est plutôt l’enfant qui dévore la mère… Oh oui il y a du toi en elle ; ça s’appelle les gènes et ça n’implique en rien des valeurs morales ; le MCR1 ne fait de vous ni des sorcières ni rien du tout, quand bien même le nom Elioth serait rattaché à une malédiction. Je me contrefous que ce qu’elle a fait la ronge, ce n’est que justice ! C’est ça volonté à réparer cela et on l’a vue cette volonté : inexistante. Je comprends que tu veuilles y croire, je comprends que tu ais besoin d’y croire, mais ce que j’y vois c’est qu’une fois de plus, tu es son jouet.

Mais il y a tant de colère… tant de… ressentis… je ne suis pas prête… pas prête… à rouvrir cette porte et la faire entrer même si c'est que désire mon cœur… ça me crucifie.

Ça… ou elle ? Y a-t-il une véritable différence ? Tu dois te détester autant que je dois la détester et tu n’as pas besoin de finir tes hésitations  que j’ai déjà comprit ce qui se joue. J’ai dit que je serais ta force, que j’aurai assez de force, que je te protégerai, de toi-même s’il le fallait. Nous avons survécues et nous survivrons encore. Je n’en dis pas autant d’elle.

Je m’en retourne sans un mot mais j’ai été intelligente et rangée comme à mon habitude. Il est à sa place et sa place n’encombre pas notre chambre. En cas de combat mutant la première pièce est généralement dévastée en quelques secondes à peine et c’est à la base de la maison qu’il attend dans l’anonymat d’un non-dit pour les simples raisons que c’est celle qui est la plus accessible par l’extérieur comme l’intérieur ; nos sacs nous attendent rangés dans l’entrée et son placard et dans mon sac m’attend ce qui me permettra de te sauver.

A peine plus d’un kilogramme alors qu’il est chargé, long de prêt de vingt-deux centimètres dont plus de la moitié dédiée au canon, le tout plaqué de bronze comme les dieux de la guerre de l’antiquité, voici ce que je tiens dans la main lorsque je sors confronter la nuit et la tempête glacée qui ne sont cependant rien comparées à ce que j’ai dans le cœur ; à ce que tu as laissé dans mon cœur. Je n’emploierai pas cette force contre toi et je ne l’étranglerai pas parce que je ne tiens pas à la voir mourir. Mais j’accomplirai ce qui doit être fait quant même : Exitus Acta Probat.

La pluie l’agresse plus que moi encore alors qu’elle a rampé dans les ombres, à quelques misérables pas, continuant de sangloter et tentant d’en finir d’une façon aussi pitoyable qu’inefficace.

- Tu as plus de chance de mourir de soif que de t’ouvrir les veines avec cette pierre. – ma voix elle-même me parait distante alors que mes pieds s’enfoncent dans la boue qui s’accroche à eux comme elle le fait avec sa « mère », avec la personne que j’aime – Mais je peux peut-être t’aider.

Je m’arrête à quelques pas d’elle, la pointant de mon arme et armant le chien sans pour autant savoir que depuis son point de mire, Caitlyn n’aura aucune chance de voir ce que je tiens dans la main, dos tourné à elle que je suis. Une balle dans la tête, la chose ne souffrira pas ; je ne dis pas que j’aimerai le faire mais c’est le moins pire que je puis me permettre, cependant je ne garantie pas réussir à la toucher là où je veux tant ma main tremble.

- Ces chaines que tu as… elles ressemblent beaucoup à celles qui reliaient Caitlyn à la petite fille lorsqu’elle a été enlevée par les Maraudeurs, tu ne trouves pas ? Tu sais ce qui lui est arrivée à cette petite fille, n’est-ce pas ? Tu le sais où elle n’est qu’une anonyme de plus sacrifiée pour que Caitlyn finissent par mourir au combat comme tu le voulais ? – je n’attends pas de réponse, j’en ai rien à foutre de ses réponses, je tente juste de réussir à me convaincre de le faire –Tes mains sont vierges de sang car tu t’es toujours arrangée pour que ce soit tes pions qui s’entretuent en ton nom, tu nous as manipulées et tu l’as trahie elle. Tu crois que tu souffres mais tu ignores ce qu’elle a endurée à cause de toi. Tu es dans la fange, rejetée. Elle, tu l’as envoyée dans son sang et les éclats de son corps après l’avoir forcée à abandonner TOUT ce et ceux qu’elle AVAIT ! Elle n’est pas ta mère, elle est ta créature. C’est tout. C’est ça la vérité.

Les larmes n’ont pas cessé de couleur mais elles sont invisibles, je crois, avec la pluie qui s’abat sur nous. Les tremblements non plus et je tente de tenir le pistolet à deux mains pour ajuster ma viser, finissant même par prendre mes appuis ; tant pis, Caitlyn comprendra ce que je fais. Si elle doit faire un choix il y aura une morte et dans les deux cas mon seul regret sera qu’elle en souffre ; je préfère qu’elle me tue si elle choisit Aislinn.

- C’est toi qui l’a faite venir ici, n’est-ce pas ? C’est toi qui l’a attirée, une fois de plus, hein ? C’est toi qui la possède, peu à peu, à tel point qu’elle m’a demandée de la tuer si jamais elle perdait le contrôle ? La vérité, ta vérité, je l’emmerde. Je ne protège pas ta fourmi préférée parce que tu me l’as demandé ce jour-là. Tu t’es révélée pour une raison que j’ignore mais je continuerai à la protéger, envers et contre tout, toi incluse. Je vais te tuer. Je dois te tuer. Il n’y a qu’ainsi que je pourrais la protéger de toi. Je veux la protéger de toi. Je veux la protéger de tout.

Je crispe mon menton et me tait car il tremble lui aussi, désormais. Je vais la tuer, je dois la tuer ; je ne veux pas mais je ne vois aucun autre moyen. Juste que je n’y arrive pas. Je suis sure que si les X-Men me voyaient, ils m’ôteraient mon rang ; c’est ridicule, je suis ridicule, tremblante comme une feuille et incapable de faire ce qu’ils ont exigé de moi. Le sacrifice d’une vie pour en protéger une autre, pour en sauver une autre, c’était ça mon épreuve mais je n’y arrive pas. Je n’ai réussi que parce que je n’étais plus moi mais aujourd’hui je me sus trop battue pour le redevenir.

- J’y arrive pas. J’y arriverai pas.

Je m’en veux toujours, de cette décision. Lorsque je rêve du mal que je peux faire je la vois, la jeune blondinette que j’ai sciemment sacrifiée, assassinée, ce jour-là. Je ne sais pas qui elle est, je n’ai jamais su ; « juste un hologramme », « pas une personne réelle », non c’est vrai mais la décision y était. Sébastian l’a comprit et j’ai refaite cette erreur avec lui. Je me revois consommer la « pierre d’âme », je me revois me servir de l’arme de Caitlyn, canon contre la peau, pour exploser la tête de mon beau-frère. Je revois cela et je me dis que jamais deux sans trois. Je revois cela et j’agis. Pardonnes-moi Cait’ mais je t’aime trop.

Je m’accroupie face à elle et ma main armée se rapproche de son visage, canon pointé vers elle. Il lui frôle la joue puis l’oreille et son contact froid fait son chemin à travers la chevelure rousse et boueuse.  Je la regarde, je la regard dans ces derniers instants puis m’en détourne pour contempler son corps, y voyant des héritages familiers, et met en mouvement mon second bras pour la saisir et l’immobiliser. Mes épaules se baissent et je concède tout en fermant les yeux. Tout mon corps se crispe et c’est la fin, puis je me redresse et me détourne, retournant à l’intérieur.

J’ai toujours considérer le fait de porter l’autre dans ses bras comme un acte aussi romantique que symbolique et je l’ai fait à Caitlyn la première fois que nous avons pénétrée dans cette demeure qui devait être notre pour marquer cette étape. Aujourd’hui je viens d’offrir à ce geste son opposé dont le sens est malheureusement partiellement le même : c’est une nouvelle étape que nous franchissons. Cette étape je l’ai immobilisée au creux de mes bras parce que j’ai été incapable de faire ce qui devait être fait, parce que les moyens n’ont pas été à la hauteur de la fin. Pardonnes-moi Cait’ mais je t’aime trop.

Avec douceur je dépose Aislinn Lyov-Elioth sur ce canapé qui devait nous appartenir, cherchant le petit duvet de la pièce pour l’en couvrir puis je m’en tourne vers la cheminée, rangeant le froid instrument du salut à l’arrière de mon pantalon. Quelque morceaux de bois, du papier journal et une allumette, et je regarde le feu engloutir nos espoirs et illuminer le visage rondouillet et enfantin de celle qui m’a faite courber l’échine.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Sam 10 Mai - 8:40


Salle de Réunion du HellFire Club, San Francisco Monde Alternatif de Maybe, son passé, le futur pour nous.

- Ce n'est en rien une opération anodine ! Écoutes moi, bien Maybe, l'Alchimie Blanche reste une méta-science dangereuse et même si tu restes l'élève la plus douée de ta génération, tu connais les mises en garde liées à son utilisation, je te les répéterais pas mais il me semble que tu frôles souvent avec l'interdit dans tes approches...Je n'aimerais pas me trouver forcer d'entrer ton nom dans la Liste Rouge et te voir finir en stase au cœur des catalyseurs-geôles du Triskélion, et crois moi d'autres bien plus prometteurs que toi s'y trouvent encore ! J'étais un des amis les plus fidèles de ta mère, je ne me vois pas lancer ses X Men à ta poursuite...Pas après tout ce qu'elle a fait pour ce monde.

- C'est justement parce qu'elle était ce qu'elle était qu'elle a pu rendre de tels services à la Nation X , je ne fais que suivre ses pas...Je demande l'Oblitération, Nathan...Tu ne peux pas me la refuser.

- Et je suis l'Alchimiste du Cercle intérieur, c'est en mes possibilités, Jeune fille.

- Je fais parti de ce même cercle par héritage, j'ai le siège de ma mère et je connais les lois du HC, j'aurais recours au vote, et crois moi, enfant j'ai sauté sur les genoux des ¾ des membres de ce cercle, j'AURAIS ce vote.

- Tu es aussi têtue que feu ta mère et tu n'écoutes pas ce que je te dis !


- Elle n'écoutait personne, elle non plus.

- Aislinn...Sanzo m'a dit que...que tu étais obsédée par une idée fixe et que...


- Laisse ce vieil imbécile où il est, il ne comprend rien...c'est un guerrier, pas un Archi-mage et ce n'est pas le sujet, je sais parfaitement ce que je fais, Nathanaël.

- NON tu ne le sais pas ! L'Obliteration est un verrou psychique logiquement définitif, il te coupe de ton humanité, empathie, pitié, joie...Il ne supprime pas seulement les émotions humaines, il te coupe de la conscience parce que le regret et les remords restent des alarmes sur le Bien et le Mal. On ne peut pas vivre ainsi, comme un robot et privé de ce qui fait la base de toute humanité...les sentiments et émotions liées aux événements !

- ...Ma mère l'a bien fait, elle...

- ...Et oses dire que tu n'en as pas souffert...tu sais mieux que quiconque quel type de « monstre » froid peuvent devenir les oblitérés même si leur concentration et leur efficacité sont effroyables...ne va pas sacrifier ta vie comme Caitlyn l'a fait, tu es trop jeune pour ça...Elle ne l'aurait pas voulu.

- Mais c'est de MOI dont il est question, j'aimerai qu'on accepte enfin le fait que la terre a repris son corps. Je ne lui dois rien à part ma vie et j'aurais ce vote, mon cher Maitre, que tu le veuilles ou non...je l'aurais. Je sais ce que je fais et où je vais...

- Vers quelles folies, jeune fille ? ..Vers quelles folies...

….........................................................................................................................
De nos Jours, notre Monde. New Ross, Irlande.

J'ai prié pour que tout s'arrête.
J'ai écouté ce qu'elle avait à me dire, secouée par les spasmes de profonds sanglots...Qu'est ce que j'aurai bien pu lui dire ? Il n'y avait rien à justifier, rien à dire, ni à expliquer...Alors qu'elle dressait là la liste des actions impardonnables que j'ai commise au nom de mon objectif, MES actions dont elle n'en connaissait pas le cinquième, les images défilaient devant mes yeux...les images et le manque de sentiments s'y rattachant, comblé à présent par une horreur nouvelle. J'aurais vomi si j'avais eu quelque chose dans l'estomac, ce n’était pas le cas. Je ne peux pas m'imaginer avoir été aussi loin. Ce n'est pas moi, cela n'est pas arrivé. Nous parlons pourtant de faits, uniquement de faits. Dans ma semi lucidité, je comprends, je comprends que Phénix a mis fin à l'Obliteration. C'est une horreur, un cauchemar sans fin que j'ai façonné de mes propres mains, comment ais-je pu..comment ais-je pu aller aussi loin ?

Le métal froid sur ma nuque et j'en soupire en un sanglot plus fort sonnant comme un encouragement.
Fais le ! Fais le ! Par le Sang du Christ ! Fais le ! Arrache cette vie maudite, ce gâchis sans nom, efface moi de ces univers et peut-être que cela effacera le mal que j'ai pu faire, les horreurs que j'ai œuvré à crée. Je veux qu'on y mette fin...C'est au delà de la culpabilité, c'est un violent dégoût de moi même et de ce que je suis.
Fais le ! Fais le ! Parce que personne...personne ne pourra jamais autant me haïr que moi en cet instant. J'aurai aimé avoir la force de porter ma main à la sienne pour l'aider à appuyer sur la détente, mais je ne peux plus rien faire, mon corps entier s'est crispé en un crise de tétanie effroyable et inédite, tout ce superbe contrôle sur mon corps et mon âme est parti en fumée, je ne suis plus rien qu'un tas de chair pétris d'horreur et de honte.
Je m’essaie à lui en donner l'ordre mais seul un croassement plaintif émerge de ma gorge, son brisé et noyé de sanglots.

Mais elle ne fera pas. Son cœur est emplit de cette bonté, elle me hait, je le sens dans la moindre vibration de ses paroles mais elle est ce que je ne serais jamais, elle est admirable. Je n'ai jamais été porté de ma vie, où je n'en ai aucun souvenir, c'est une sensation surprenante et déstabilisante mais mon âme bouillonne, m'empêchant de comprendre et d'analyser, il n'est pas une parcelle de mon être, physique ou morale qui ne souffre. Je la regarde absente, avoir ces gestes de pitié.
Je pleure toujours, je ne pourrais jamais m'en empêcher...je n'ai jamais pleurer depuis la mort de ma mère, une des morts dont j’étais aussi responsable, je le sais à présent. Je sais toutes les vérités.

Tu...tu aurais du...vraiment...c'est tout ce que je mérite. Tu as raison..je ne suis qu'un monstre...

On m'a toujours dit que j'avais la voix de ma mère, en plus juvénile et dénuée de tout accent. Je sais qu'elle m'observe et qu'elle remarquera nos similitudes, peut-être est-ce ce qui a arrêté son geste.

Sweety ?

Mon regard dévie vers elle qui se tient à l'entrée de la porte et aussi tôt les larmes redoublent alors que je me mords les lèvres pour m'empêcher de gémir plus fort, je détourne le regard, honteuse et brisée.

….........................................................................................................................

C'est le bruit dans le couloir et la porte se refermant qui m'a fait me ressaisir. J'ai été injuste envers l'une et l'autre, je n'ai pas été à la hauteur de mon amour ou de ma haine. Il me faut une longue minute pour retrouver mon souffle et ma concentration pour résorber cette ZPCE se déclenchant souvent comme un réflexe du à un trop plein d'émotions. Elle sait que j'arrive, elle m'a entendu, ce qui ne m'empêche pas de l'interpeller par ce surnom de toujours pour lui montrer combien nous sommes une, combien je l'aime et combien, ici, malgré les apparences, seule elle compte.
Je me déplace vers elle, osant un regard peiné vers cette invitée forcée et je ne cacherais pas une pointe acérée de tristesse me vrillant le cœur à la voir dans cet état, j'ai trouvé ma réponse. Cette manifestation physique en est l'évidence...Elle est ma fille. C'est ainsi, je le sens comme un lien évident. Quoique cette saloperie fera, elle le restera alors il me faudra composer avec, ca ne m’empêchera pas de me montrer froide et distance, ça ne m'empêchera pas de lui mentir sur ce lien, c'est ma fille, oui, mais je ne lui pardonne pas pour autant. Je l'accepte mais je ne l’accueillerai pas en mon sein.
Mon regard accroche la crosse du revolver d'Amy et remonte jusqu'à ses yeux, je reste impassible mais mon regard est alarmiste, je n'aime pas ça...l'idée qu'elle aille jusque là...je ne l'accepte pas mais il y a plus urgent, beaucoup plus urgent.
Je me tiens à tes cotés, mon ange, portant ma main à ta hanche et y mettant une pression soutenu pour te faire comprendre combien je suis « ici » et « avec toi ». Je vais etre forte pour nous, forte pour toi ? Je te le promet autant que je t'aime.
Et nous voilà, cote à cote et enserrer regardant toutes les deux cet être qui nous a fait tant souffrir, qui nous a détruite toutes les deux, cet être apparemment chassé du paradis pour être précipité dans la fange.
Est ce que tu sens ce que je ressens, mon amour?
Unies l'une contre l'autre, debout devant ceux qui ont voulu notre destruction. Est-ce que tu vois combien nous avons été forte et combien nous sommes triomphantes. C'est une image symbolique que celle ci. Maybe, te voilà à ta place, brisée et à nos pieds, regarde combien nous sommes les deux faces d'une même pièce, combien nous sommes fortes et combien tu t'en trouves vaincue, nous triomphons.

Je ne crois pas aux coïncidences...C'est toi qui nous a fait venir ici ?


Ses larmes redoublent mais n'attirent pas de compassion de ma part, ma voix s'en fait plus cassante encore.

Je n'ai pas versé une larme moi, lorsqu'ils m'ont lacéré le visage. Tu ne pleureras jamais assez...et ce n'est pas le moment.

Je regrette..je regr..

Et nous nous en foutons, je t'ai posé une question, réponds où tu retournes dehors aussi vite qu'elle t'a porté ici.

C'est pas moi !!! J'i..j'ignorais que vous étiez là...C'est...c'est le Phénix qui m'a renvoyé ici..
.

Un regard circonspect envers ma compagne. Il nous faudra vérifier.

Il y a..un danger...au dessus de vous...j'ai voulu...j'ai voulu...intervenir...Ca venait d'ici...en Irlande... Je...tout...est...flou...je n'arrive pas à me souvenir...je me suis battue...j'ai ete vaincue...humiliée et tenue captive, je ne sais plus..des semaines peut être......je n'ai pas réussi à vous protéger...j'ai...j'ai échoué. J'ai réussi à m'évader mais en voulant changer de plans dimensionnels, j'ai...le Phénix...il m'attendait...et...et...a énoncé sa sentence.
Nous ne prendrons pas pour argent comptant ce que tu racontes, tu t'en doutes...
De toute façon...je n'ai plus rien à perdre...Le Phénix m'a retiré mes pouvoirs de voyageuse dimensionnelle et temporelle et...et...


Et quoi ?

Elle conserva le silence, les larmes la reprenant à nouveau alors qu'elle baissait la tête.. Je m'agenouillais prés d'elle, la regardant un instant avec une certaine mélancolie.

Qui aurait pu dire...que derrière tant de suffisance et de monstruosité...se cache cette petite fille perdue ?


P..pardon...s'il vous plaît..pardon..


Je me redressais en soupirant, l'air navré.

Ca c'est impossible...et TOI , tu peux le prendre pour argent comptant, en revanche.
Tu empestes la crasse et l'urine...On va te faire prendre un bain pour voir l’étendue des dégâts...je ne veux pas que tu souilles cet endroit, c'est NOTRE canapé. On vera ce qu'on fera de toi par la suite...Pour l'instant, tu feras ce qu'on te dit de faire, c'est la condition siné qua non. Est-ce que je me fais bien comprendre ?


Elle hocha la tête rendant définitivement les armes et devant moi, j'avais cette fois ci, l'étrange impression d'avoir une jeune adolescente d'a peine quinze ans. Était-ce là son véritable age ? Non, elle était sans doute plus vieille que moi. Cette fille était un véritable mystère.

- Bien. Je vais préparer la Salle de Bain et chercher la boite à pharmacie... Amy, tu voudras bien aider « sa majesté dimensionnelle » à se déplacer si elle n'est pas fichue de tenir sur ses augustes jambes  et la monter à l'étage ?

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Sam 10 Mai - 16:24

Tu… tu aurais du… vraiment… c'est tout ce que je mérite. Tu as raison… je ne suis qu'un monstre…

Je n’aime pas ça voix pour ce qu’elle évoque comme je n’aime pas son apparence, comme je n’aime pas son être et ce « lien de sang » qui lui permet de manipuler un cœur. Je me contrefous qu’elle soit un monstre ou qu’elle le mérite car la vie est et restera injuste et en lieu et place de protéger celle que j’aime comme je le lui avais promit je ramène son poison après avoir rendues les armes. Je souille cette maison comme Aislinn a souillé le cœur de Caitlyn, je salie le carrelage et la moquette de mes pas nus, consciente que cette dernière si douce que nous nous en sommes servit de literie pour nos ébats ne sera jamais récupérable, je salie le canapé en l’y déposant dessus ; mais je ne peux faire que salir désormais que je suis moi-même sale. La boue est bonne pour la peau ? Je n’ai rien contre l’argile pharmaceutique mais celle-ci m’insupporte et je m’en débarrasserais, comme de ses fringues boueuses, dès que je le pourrai. Dès que j’en aurai l’autorisation.

Tête baissée et regard à moitié clos, cheveux collés entre eux à en sembler noir et à mon visage à le lézarder, j’accomplies mes actions en serviteur docile et ne prend nulle parole ni n’y réagit. Les larmes ne coulent plus, noyées dans celles du ciel et de l’abandon, tandis que le contact sur ma hanche boueuse du contact d’Aislinn ne m’arrache comme unique réaction que de la culpabilité. Je cligne des yeux et détourne le visage, cherchant à continuer les tâches nécessaires à installer celle qui nous a vaincues. Mais je n’en ai pas l’occasion alors je m’immobilise et j’attends. Epaules et tête basses, j’attends, mains le long du corps dont l’une tient toujours l’arme qui aurait pu nous sauver, j’attends. Je sens qu’elle m’accroche, qu’elle tente de me maintenir hors de l’eau, mais cela ne change rien : Aislinn a gagné. Elle est entrée même s’il est surement plus juste de dire qu’elle a toujours été là.

La question est posée comme si nous avions encore notre libre-arbitre et tend à savoir si nous ne l’avons jamais eu ; mais elle est posée avec une hargne qui me fait relever les yeux vers celle qu’on a autorisée à m’aimer. Nouveaux sanglots, nouvelles répliques, et des images qui l’accompagnent. C’est un coup sourd aux portes de mon cœur comme de mon esprit et les images font mal mais me rappellent une fois encore ce que nous sommes capables de faire pour être l’une avec l’autre… et combien les choses échoue à nous briser. La violence de Caitlyn prend le relais de ma faiblesse comme j’ai prit le sien juste avant et si je n’ai pas été capable d’emprunter une voie elle m’en montre d’autre. Un nouveau coup sourd ouvre cette fois les portes closes et je reviens à moi, rendant la prise à ma compagne cette fois et rallumant mon regard ; nous avons besoin de vérité et je suis la seule à pouvoir les arracher de gré ou de force.

C'est pas moi !!! – vérité – J'i…j'ignorais que vous étiez là… – vérité – C'est… c'est le Phénix qui m'a renvoyé ici… – vérité – Il y a… un danger… – vérité mais nous étions déjà au courant ; et elle en est un quoi qu’elle en dise – au dessus de vous… j'ai voulu… j'ai voulu… intervenir… – vérité même si ça ne lui ressemble pas et implique qu’elle y soit liée d’une façon ou d’une autre dans un grand plan à faire passer Sébastian pour un touriste – Ca venait d'ici… – vérité et une fois encore on n’apprend rien – en Irlande… Je… tout… est… flou… – vérité – je n'arrive pas à me souvenir… – vérité – je me suis battue… – vérité subjective considérant les informations données précédemment ; traces de combat probables considérant l’état de santé – j'ai ete vaincue… – des remerciements s’imposent donc à une certaine personne – humiliée et tenue captive, – ou pas – je ne sais plus… des semaines peut être…… je n'ai pas réussi à vous protéger… – vérité, mais on se passe de sa protection considérant le coût qu’elle nous impose ! – j'ai… j'ai échoué. – heureusement pour nous – J'ai réussi à m'évader mais en voulant changer de plan dimensionnel, j'ai… le Phénix… il m'attendait… et…et… a énoncé sa sentence. – mensonge ; ou plutôt tout n’est pas dit mais considérant son indice de dangerosité, mensonge.

Nous ne prendrons pas pour argent comptant ce que tu racontes, tu t'en doutes…

De toute façon… je n'ai plus rien à perdre… – rien dont tu ne veuilles te débarrasser – Le Phénix m'a retiré mes pouvoirs de voyageuse dimensionnelle et temporelle – bienvenu au monde des humains – et… et…

Je regarde Caitlyn me lâcher sans bouger d’un millimètre, continuant de fixer le visage de Maybe afin de la décrypter comme la vulgaire humaine qu’elle est devenue. Ce n’est que lorsque mon aimée cède à notre ennemie que je détourne le regard avec surprise et horreur, me demandant un instant si tout cela n’est pas qu’une manœuvre de la seconde pour nous donner l’illusion du contrôle. Je ne fais qu’un bruit, qu’un unique bruit, et alors qu’elle demande le pardon, ma seule réponse est l’enlèvement du loquet de sécurité que j’avais oublié jusque là ; geste inconscient, sans doute. Mais il vient de partir.

Ca c'est impossible… et TOI, tu peux le prendre pour argent comptant, en revanche.

Elle empeste la crasse et l’urine mais également la mort et le malheur, tant le sien que le notre. Ce n’est pas un bain qui pourra lui faire se laver de cela et je ne pense pas qu’une vie lui sera suffisante. Elle a déjà souillée cet endroit à ma mesure, tout comme elle nous a souillée toutes les deux.  Qu’importe qu’elle fasse ce qu’on lui dit de faire si elle tire les ficelles comme la dernière fois ? Elle s’essaie simplement à un rôle dans sa propre pièce. Enfin j’aimerai que ce soit cela mais il semble que pire reste encore à venir.

J’ignore son abandon pourtant sincère et me contente de recevoir les ordres, consciente que si elle est réellement restée prisonnière des semaines ou ne serais-ce qu’une seule après avoir subie des blessures ouvertes, considérant la tête de ses chaines, c’est déjà une énorme preuve de résistance que d’avoir survécue aux infections sans soins médicaux et un peu plus lourds que ceux qu’on trouve dans une boîte à pharmacie. Le Phénix l’aurait-il guérit en plus de nous l’avoir livrée ? Il ne manquerait plus que cela.

Amy, tu voudras bien aider « sa majesté dimensionnelle » à se déplacer si elle n'est pas fichue de tenir sur ses augustes jambes et la monter à l'étage ?

- Non mais je vais le faire quand même.

Je laisse Caitlyn partir et continue de fixer sa fille, poing serré sur mon arme comme à une bouée de sauvetage.

- Avant qu’on y aille, j’ai deux questions et toi qu’une unique chance pour y répondre. Quel Phénix ? Et si tu n’es pas derrière tout ça, alors qui ?

Qu’elle me dise la vérité ou pas, je la monterai dans mes bras jusqu’à la baignoire que lui aura préparée Caitlyn, l’y déposant avant de me tourner vers le bidet pour m’ôter de la boue qui m’encombre sans pour autant cesser de la surveiller. Les guenilles seront faciles à enlever, les chaines beaucoup moins ; d’un autre côté si l’on doit lui déboiter les pouces pour l’en défaire ça ne me posera pas de cas de conscience. Enfin j’aimerai m’en convaincre.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Lun 12 Mai - 8:19

Aislinn leva un regard embrumé vers son vis à vis, un regard toujours chargé d'une douleur impossible à partager, elle n'avait là plus rien de sa superbe et de sa froide suffisante. Misérable et perdue, elle semblait plus quelconque et banale qu'elle ne se saurait cru l'être un jour. L'attitude d'Amy ne l'effrayait pas, non, parce qu'elle restait lucide sur certaines attitudes et qu'elle savait que si l'ire de l'étrange compagne de sa mère avait du trouver son issue, elle l'aurait déjà trouvé depuis longtemps, sous une pluie battante et au travers d'un coup de feu.

- Phénix est Phénix...nous ne vivons pas dans la même chronologie que vous...jusqu'ici...mon passé, mon futur, mon présent s’entremêlaient...Dans le Chant des Mondes, le temps n'existe pas comme tel..C'etait un écho du Phénix....je crois...et en son cœur nimbé de flammes..le corps sans volonté de Rachel Summer, je crois que je venais juste de...l'éveiller...Je voulais qu'il mette fin à mon existence...il m'a condamné à vivre pour souffrir de ce que j'ai fait.
Qui est notre ennemi ?...j'ose le « nous »parce que Caitlyn et moi souffrons du même mal...je ne sais pas...j'ai...quelque chose m'empêche de me souvenir...tout comme je sais..que..cet être...hante notre sommeil...mais..j'ai l'intime conviction que...c'est lié à la famille...j'ai su en le combattant...mais tout est perdu dans ma mémoire et Phénix n'est pas la cause. C'est cette chose...elle m'a balayé comme un brindille malgré ma science et mes dons...le pire, c'est que j'ignorais son existence et que...c'est une chose impossible. Mais je n'ai plus les outils pour comprendre à présent.
Tu sais tout..je ne vous mentirais plus...plus jamais...je sais que tu me détestes et que c'est légitime...mais..tu ne parviendras pas à me détester plus que je me déteste déjà.


------------------------------------------------------------

Docile n'est pas le terme, absente et abandonnée serait plus à propos.
Assise comme hébétée dans cette baignoire où elle se laissa déshabiller sans geste de pudeur, comme si son corps lui même lui était étranger. Son attitude reste douloureuse pour moi qui l'observe, elle dénote une sorte de désintérêt complet pour ce qu'elle était physiquement et pourtant sous ses airs bien plus enfantins que moi, je discernais assez troublée les caractéristiques physiques d'un homme de mon passé, plus athlétique et élancée que moi, plus de poitrine aussi pour lui éviter un héritage malheureux. J’éprouvais une certaine fierté à la contempler nue en l'épongeant sous le pommeau de douche, elle était belle, bien plus que moi et ses traits révélaient une grâce délicate et presque fragile en contradiction avec quelques cicatrices légères et une musculature assez bien ébauchées trahissant un lourd entraînement au combat. Sur sa hanche un large tatouage au motifs cabalistiques dont la signification m'échappait pour l'heure, elle me le dirait bien des mois plus tard, c’était là le symbole de son appartenance jadis au Clan des Voyageuses.
Sa présence me troublait oui, parce qu'elle soulevait une tonne de questions.
Qu'avait-elle vécu ? D'où venait-elle ? Pourquoi avait-elle fait de tels choix et comment en était-elle arrivé à un tel niveau de renoncement et de malheur ?
J'avais besoin de ces réponses pour avancer, pour que nous puissions avancer toutes les deux, si un nous était possible, de toute évidence.

Un fil de fer et l'hyper dextérité de mon épouse pu parvenir à bout des menottes somme toutes assez rudimentaires, anciennes et presque antiques : un indice de plus ?
Son corps semblait avoir ete soigné de ses blessures même si les ecchymoses encore visibles témoignaient d'un combat assez violent dont elle ne se souvenait pas , elle souffrait en tout cas de malnutrition mais malgré ma proposition, refusait de s’alimenter, nous verrions ça demain.

Nous l'avons installée dans une des chambres mais elle refusa de se coucher dans un lit, voulant absolument être au sol, comme une bête. J'ai renoncé à l'obligé, étant plus peiné qu'autre chose, elle se recroquevilla dans un des coins de la pièce nous indiquant que « c'etait très bien ainsi ». Je ne savais pas alors, que depuis l'age de 20 ans, ma fille n'avait plus jamais dormi dans un lit et qu'elle vivait ainsi, dormant quand son corps lui imposait de dormir, là où elle se trouvait. Ca me broya le cœur, réellement. Mais ce soir là, il y avait autre chose dans ce refus du sommeil pourtant, une peur primale bien visible et bien récente, elle ne put mettre des mots dessus mais nous murmura que «  dormir nous rendrait faible », message qui m’interpelle depuis.

…........................................................................................................................................

Je ne bouge pas, réfugiée là dans ses bras depuis une bonne heure et j'écoute le vent souffler et la pluie battre les fenêtres alors que la nuit ne sera plus très longue à devenir demain.
Je l'enserre comme mon unique trésor, je la respire avec tristesse et chagrin. J'ai beaucoup pleuré en silence mais les larmes se sont tues. Il ne reste que ce faux silence et cette chaleur rassurante.

- Je suis désolée...

Je ne peux lui dire que cela alors que je cherche à nouveau une étreinte plus forte.

- Je t'aime...rien ne compte plus que toi. Je suis désolée de te forcer à de telles choses. On devrait...peut être...partir et laisser tout ça derrière. S'enfuir toi et moi, trouver un endroit comme le Val où refaire notre vie et où personne...ne viendrait plus. Je sais que c'est mal...je sais que c'est égoïste...mais j'ai envie d'être égoïste avec toi. Mon amour...je suis perdue je crois, dis moi...qu'est-ce qu'on va faire ? J'ai besoin que tu me parles, j'en ai réellement besoin.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Lun 12 Mai - 19:40

- Phénix est Phénix… – réponse invalide – nous ne vivons pas dans la même chronologie que vous… – vérité même s’il s’agit plus, pour les voyageurs temporel, de se déplacer à même la chronologie ; ce n’est rien de plus que de la 4D – jusqu'ici… mon passé, mon futur, mon présent s’entremêlaient…Dans le Chant des Mondes, le temps n'existe pas comme tel… C'etait un écho du Phénix… – l’Echo du Phénix, c’est ainsi que se désigne Rachel – je crois… et en son cœur nimbé de flammes… le corps sans volonté de Rachel Summers, – j’ai peur, peur de ce que cela signifie. Peur que cette personne qui nous est chère soit un masque ou soit consumée ; c’était hors du temps et de l’espace, alors il est impossible de savoir quand est-ce que cela s’est produit, pour nous – je crois que je venais juste de… l'éveiller… – donc au passé, lorsqu’elle a manipulée Rachel pour qu’elle se vende au Phénix en ramenant Caitlyn à la vie et qu’elle a disparue pendant plusieurs semaines ; rassurant et d’une certaine façon juste, je suppose. Rassurant parce que ça veut dire que notre Rachel est en sécurité et juste parce qu’Aislinn a été victime de ce qu’elle a créé ; ou de ce qui l’a manipulée pour venir au monde – Je voulais qu'il mette fin à mon existence… – vérité – il m'a condamné à vivre pour souffrir de ce que j'ai fait. – la vie est plus difficile que la mort et il a refusé de la servir encore une fois ; c’est… j’en grimace pour elle – Qui est notre ennemi ?

C’est là la question la plus importante à l’heure actuelle, oui. Et qu’il soit aussi tien m’indiffère car c’est Caitlyn que je protège, pas toi. Il est trop tard pour toi, de toute façon… Impossibilité de se souvenir ; bridage mental ? Le sommeil… ça augmente les probabilités que ce soit un télépathe. Je dois le trouver et le briser, donc, car il ne viendra pas à nous ; son corps est aussi fragile que son esprit est puissant mais j’ai mes propres jokers. Ça va être moche. Lié à la famille, on avait déjà comprit. Mais si Maybe elle-même a été vaincue sans la moindre difficulté nous n’avons aucune chance. Je n’ai aucune chance. Elle était tellement plus puissante que nous ; elle a même réussit à bloquer la télépathie de Rachel, alors cet être doit… il nous faut le Phénix.

- Tu sais tout… – non, je n’en sais toujours que trop peu mais tu m’as tout dis, nuance – je ne vous mentirais plus… – je ne t’en laisserai jamais l’occasion de toute façon – plus jamais…je sais que tu me détestes et que c'est légitime… mais… tu ne parviendras pas à me détester plus que je me déteste déjà.

- Je crois aussi.

***
Je me frotte sans perdre de vue Caitlyn qui en fait autant de la « chair de sa chair ». Je vois sa douleur dans les reflets, je vois ses questions ; je n’en frotte que plus fort. La nudité d’Aislinn me gêne et pas uniquement en elle-même mais également en ces traits qu’elle tient de sa génitrice, cette génitrice qui s’occupe d’elle avec autant de tendresse qu’elle n’a eu de souffrance lorsque la situation était inversée. J’ai décryptée Maybe, autant que je l’ai plus, mon avis n’est plus à faire sur elle toutes aussi importantes que soient mes interférences émotionnelles avec l’objectivité de mon jugement.

J’ai droit à un essai de crochetage de menottes médiévales et je planifie mes prochains jours loin d’elles pour mener mon enquête sur leur provenance ; commencer par les montrer à un conservateur de musée de la région sera donc mon début. Je vais devoir agir vite et faire un grand nombre de choses à la fois ; il est temps de voir jusqu’où va mon cerveau, on dirait.

***
*Tu nous abandonnes ?*

Je fais face à la fenêtre et à l’orage en contemplant mon reflet, téléphone en main alors que Caitlyn l’installe dans une chambre et tente de faire de l’autorité. C’est la journée à l’Institut et je les ai appelés pour demander à parler à Rachel, qui bien évidemment m’a demandée quelques minutes de délai avant de raccrocher. Lorsque ça voix raisonne dans mon esprit, j’imagine parfaitement mon reflet se changer en elle comme ça nous est arrivé. Elle a lu ce qui c’est passé et nous en sommes là.

*Non mais je ne dois pas intervenir. Je ne sais pas pourquoi mais ces événements sont déjà terminés à mes yeux. Vous vous en sortirez seules.*

*A quel prix ? Rachel, cette chose à pulvérisée Maybe…*

*Au niveau de la simple puissance, il est beaucoup de choses qui peuvent pulvériser Aislinn. C’est une téléporteuse dont la mutation a été altérée par une faille dimensionnelle et qui est atterrie sur un monde où il y a de la magie ; la vaincre par les armes n’est pas d’une grande difficulté, surtout ici. C’est comme le Docteur : elle peut faire beaucoup de dégâts mais une balle dans le torse et c’est fini.*

*Ça ne change rien, on va souffrir, on va continuer d’avoir peur jusqu’à ce que la souffrance arrive et ce n’est qu’ensuite qu’on s’en libérera. Toi tu…*

*Pouvoir n’est pas devoir, Amy. Ce combat ne concerne que vous, c’est à vous de vos affranchir de vos passés aujourd’hui sinon jamais vous n’y arriverez. Vous avez réussit pour toi, vous réussirez pour Caitlyn aussi.*

*Est-ce une croyance ou un savoir ?*

*Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que cela c’est déjà terminé et sans moi. Dis-toi une chose : une fois purifiées des malédictions de vos familles, vous aurez la vôtre. Faites ce que vous avez toujours fait : battez-vous pour demain. Croyez en Demain.*

Ça voix disparait et je ne peux m’empêcher de baisser les épaules et de laisser mon téléphone tomber au sol, puis je m’en vais trouver un terrain d’entente entre les deux Elioth : Aislinn ne veut pas dormir sur le lit ? Soit, je lui installe matelas et drap dans le coin qu’elle semble affectionner, sans lui laisser son mot à dire. Qu’elle se flagelle seule si elle veut mais qu’elle ne nous oblige pas à l’endurer. Elle en a déjà assez fait.

Quand à la faiblesse du sommeil je reste silencieuse, parfaitement consciente de ce que c’est pour y être passée. Je lui conseille le micro-sommeil, vu son passif elle doit pouvoir y arriver. J’aimerai lui dire qu’elle ne compte pas sur nous si elle a une crise de panique mais je sais très bien de quoi il en retourne et je ne veux pas mentir.
***
Nous sommes enlacées l’une contre l’autre, dans le silence, séparées du contact de mes ailes par plus de tissu qu’à l’habitude. Je la sers dans mes bras mais je ne suis pas là, je suis à des années-lumière de cette pièce et je fais face à cet immense puzzle qui se construit peu à peu. Nous avions regardés les sites touristes intéressants de la région, lorsqu’on avait parlé d’y revenir, j’ai face à moi tous les musées susceptibles de m’aider dans mes recherches et tous les châteaux environnants, d’où pourraient provenir les menottes. Nous sommes à la bonne époque, Maybe ne l’a pas précisé mais j’ai fini par le comprendre. J’ai une carte imaginaire avec des photos imaginaires et des lignes imaginaires mais la seule chose qui permettrait de tous relier reste Ruth. Qui ? Selon toute probabilité, une parente, une tante. Une personne à trouver et à interroger.

Caitlyn se serre contre moi mais c’est sa voix qui me ramène à elle, même si tout continue de se faire derrière mes globes oculaires.

- T’y peux rien, Cati mia, réponse-je alors que je lui donne ce qu’elle recherche, la serrant toujours plus entre mes bras et la couvrant toujours plus de mon aile.

Je sais qu’elle m’aime et je sais que rien ne compte plus que moi. Je sais qu’elle est désolée et je ne lui en veux pas le moins du monde. Partir et laisser tout ça derrière attire mon attention ; c’est la le souhait d’une petite fille, fuir à jamais. J’ignore si c’est ainsi que ça doit ce terminer mais je ne fuirais pas. Il n’y aura pas de Val pour nous cacher, il n’y aura ni autarcie ni anonymat pour nous. Je voudrais être égoïste avec elle mais je vais l’être pour elle : on reste. On reste justement parce que fuir serait se condamner à jamais au brouillard et à cette perte de repère.

Besoin que je te parle ? Réellement besoin ? Quand bien même ce ne serait qu’envie, je le ferais, Caitlyn Emilie de Lauro-Elioth.

- On va régler le problème. On va le chercher, on va le trouver, on va lui casser la gueule en guise d’avertissement pour qu’il nous foute la paix. Ça c’est le programme de la semaine. Ensuite on rentrera chez nous et on recommencera à vivre heureuses comme avant. On va retrouver notre petit quotidien confortable où après une dure journée de labeur on use des forces qui nous reste pour héroïquement nous prouver notre amour de façon sportive sans avoir à crainte de déranger personne parce qu’ils sont compréhensifs, ou habitués. On recommencera à économiser pour des voyages pendant les vacances scolaires ; une semaine en Italie, ça te dit ? Je ne t’ai toujours pas montré d’où je viens et c’est sans histoire et sans danger là-bas, le pire qui puisse arriver c’est que tu me fasses une crise de jalousie en voyant le tour de poitrine d’une de mes amies de l’orphelinat. Après faudra aussi s’occuper du cas Jade : non contente d’avoir un chat dans sa chambre veut un chat dans sa vie maintenant. Tu penses qu’il y a un véto pas loin qui le stériliserait pour trois franc six sous ? En parlant de Jade… je ne veux pas être sa mère. C’est peut-être la relation qu’on développe mais je ne veux pas être sa mère si toi non-plus tu ne l’es pas. Je ne veux pas d’un enfant, je veux de notre enfant. Je suis trop jeune pour ça mais on ne vieillit pas comme les autres alors même si je fais une fixette sur l’âge je vais essayer de passer outre. Mais qu’on l’adopte ou pas je te promets qu’elle ne sera pas la seule. Pas plus qu’Aislinn ; tu ne peux pas porter d’enfant mais je le peux, moi. Je pense même que j’arriverai à ce qu’il soit à nous, génétiquement. Après tout, y’a bien certaines espèces où les femelles se reproduisent entre elles, je suis sur qu’en bidouillant je peux y arriver. Si c’est une fille, j’aimerai l’appeler Harmonie. Si c’est un mec, outre qu’on va galérer à l’élever, ce serait Daniel. Par contre je suis sure que tu vas te plaindre des montées de lait… est-ce qu’une femme pas enceinte peut en avoir ? Je me suis jamais posée la question. En tout cas le plus difficile sera de ne pas pouvoir faire l’amour en sa présence. Tiens d’ailleurs il parait que la grossesse augmente la libido… mon dieu ça va pas être un congé maternité qu’on va avoir… hu, hu, hu…

Parler de l’après, parler de ce qu’on voudrait faire, avoir des rêves et des espoirs, savoir pourquoi l’on se bat. Je me bats pour Caitlyn et Caitlyn se bats pour moi, cependant il nous faut quelque chose pour faire cause commune. L’amour est notre carburant et il nous permettra d’atteindre ces objectifs aux différentes étapes de la route de notre vie, qu’il y ait un connard avec un poids lourds qui tente de nous accidenter n’importe pas : on lui retire le permis et s’il continue d’essayer, on lui retire le volant. C’est comme ça que ça marche. Point barre. Poings barre d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: Toutes Les Vérités. Irlande, New Ross ( Pv Amy - Arc Oldfield)   Mar 13 Mai - 10:32



Plusieurs fois déjà, elle m'a délivré des discours analogues, toujours au moment où j'étais dans la tourmente, perdue, ne sachant quelle route choisir ou quelle attitude adopter. Toujours lorsque je la sollicitais pour lui dire combien j'avais besoin d'elle, combien sans ce regard posé sur moi, j'étais seule, livrée au monde et ses tourmentes. J'ai besoin de toi Amy de Lauro, j'en aurais toujours besoin, tu resteras l'oxygène à ma flamme. Nous sommes la force l'une de l'autre, une force qui construit, une force qui va de l'avant mais qui n'oublie jamais combien elle est née d'une fragilité et combien ses fêlures sont visibles. Le malheur viendra, oui, mais tu le chasseras d'un bruissement d'aile, Nephellin l'ange qui veille sur ma vie, c'est une image que jamais je n'ai oublié.

Tu vois les ombres, oui. Nous devrions les craindre, je le sais bien. Mais tout encastrée l'une à l'autre, elles ne peuvent rien. Tes bras ne sont pas une prison, tes bras sont notre forteresse et j'aime cela comme j'aime chaque souffle et chaque geste qui s’échappe de toi. Alors mon regard se plisse lorsque tu affirmes que le délais écoulé d'une semaine, nous regagnerons notre vie et aurons de nouveau nos habitudes parmi des regards d’êtres aimés et choyés. Doucement je ramène ta main contre mon visage pour la baiser de caresses alors que tu m'expliques notre monde, que tu m'ouvres notre Paradis aussi clairement que je te revois dans un autre temps serrer contre ton cœur l'ouvrage éponyme au cœur de l'enfer pour venir me l'offrir. Petite et menue dans un monde de ténèbres et d'ombres menaçantes mais poussée  au devant par une force gigantesque, notre force.

Oui j'aimerai voir l'Italie à travers tes yeux parce que c'est ton pays , parce que je veux connaître cette ville dont le nom se rattache au mien à présent, je veux te voir sourire sous ce soleil qui fut le tien, je veux voir l'ombre de ton enfance traverser des couloirs inconnus comme un fantôme. Je veux étreindre tes origines « petite âme » parce que je veux t'aimer avec le plus d'entièreté possible.

Et te voilà soulevant tout un pan de nos difficultés d'une manière inattendue, tu me parles d'enfants, d'adoption et de création et mon souffle se bloque et mes battements de cœur s'accélèrent. Était-ce le bon moment lorsqu'on sait le trouble que jette Maybe dans ma vie ? Oui, je le crois parce qu'il n'y aura jamais d'autres moments que celui là parce qu'il n'est plus questions de tourner le dos à l'avenir. Plus jamais.

Les larmes s’échappent malgré moi, serrait-ce mes yeux qui pleurent ? Mon cœur sans doute et il déborde de ce qu'elle me donne là. J'ai toujours été une chouineuse et je ne m'en cache pas, mais qui d'autre à part toi pour me faire pleurer de bonheur ainsi ? Qui d'autre tient en sa paume mon cœur comme j'ai tenu un jour ton âme dans nos mains ?
Tu me délivres des prénoms de nos futurs, si tu savais ce que ca me fait comme bien, ce que ca comble un vide et calme mes peurs. Je t'ai voulu amante, je t'ai voulu femme, je te veux mère si tu savais. Tu finis par m'arracher un bref rire entre deux reniflements lorsque tu évoques la maternité et notre libido, non, ça tu sais qu'enfants ou non, je n'y renoncerais pour rien au monde. Cela fait parti de notre équilibre, ce besoin d'être à l'autre pour se prouver combien, on peut devenir une encore et toujours. Je ne tire mon plaisir que de toi et pour toi, ca en sera toujours ainsi, seule toi sait jouer de cet instrument que je t'offre parce qu'au delà de tout, j'aime quand tu m'aimes autant que j'aime t'aimer.

C'est sur...que ca serait plus simple avec une fille....Harmonie ? Parce qu'elle représenterait notre union entre nos disparités ? Le calme qu'on voudrait atteindre et la plénitude dans notre existence ? C'est...très beau...J'aurai aimé Miracle aussi, parce que c'et ce que cela représente à mes yeux...un miracle que nous aurons forgé à force d'amour.. Quand à Daniel, c'est aussi l'idée que j'aurai eu. Tu sais ce que j'en pense...tu l'as vu lorsque je la regarde même après ce qu'elle nous a fait, je ne peux pas te cacher cela...je...je veux être mère, j'en ai besoin parce que c'est en moi et Aislinn n'y est pour rien...je veux un enfant, Amy, je veux notre enfant...Je veux que nous rassemblions notre tribu...liens du sang et lien du cœur...je veux qu'on créer notre famille...à nous.

Je t'ai vu changer, tu sais...avec Jade...je t'ai vu grandir. Elle est déjà dans notre univers et elle te ressemble par tellement de cotés que c'est une évidence. C'est juste...du non dit...Je n'ai pas ce type de relation avec elle, je mentirais en disant le contraire. Mais je sais que ce type de lien ne se forge que de deux façons, soit de façon fusionnelle et évidente comme c'est votre cas, soit avec le temps une fois que les non dits sont estompés. L'adoption est une aventure, Amy, pas forcément un nom sur un document et elle a déjà mon nom. Mais je veux vraiment que tu deviennes sa mère, parce que c'est important pour que vous avanciez toutes les deux, parce que c'est ce que veulent vos cœurs et parce que j'aime assez Jade, oui, pour apprendre à devenir sa mère aussi et parce que je sens qu'elle m'aime assez pour apprendre à devenir ma fille...Ca sera un peu plus long que pour vous c'est tout pour le peu que vous me laissiez surtout la place de l'être, d'accord ? J'ai des projets pour Jade...j'aimerai qu'elle devienne ce que je n'ai jamais reussi à être étant jeune, qu'elle fasse de belles études, qu'elle puisse avoir un travail intéressant et enrichissant, qu'elle puisse etre heureuse, à l’abri des problèmes et du malheur ; elle aura besoin de nous pour y parvenir, avec ou sans chat. Franchement, puce...C'est quoi la différence entre les préoccupations de tutrices et tantes et celles de mères...je crois qu'il n'y en a pas tant que ca dans les faits, non ?

Par contre...et ca sera je crois...le plus douloureux à entendre...je...comment dire...je ne compte pas m'arrêter là avec Aislinn, je veux comprendre...juste comprendre comment elle a pu en arriver là. Tu as toutes les raisons du monde de la haïr mais cette Aislinn là...je t'assure qu'elle n'a rien à voir avec celle que j'ai croisé, c'est une autre personne, rongée par le remord et la peur. Et si effectivement Rachel l'a renvoyée à nous, c'est que...c'est que tout n’était pas à bruler chez elle. Je sais que ca ne te plait pas et que tu la rejettes avec raisons mais...je ne peux pas faire autrement qu'essayer de comprendre à defaut de lui pardonner. Cette Aislinn là en tout cas, n'est pas Maybe...et mon instinct me dit que..qu'elle ne joue pas. Tu as pu joindre Rachel à ce sujet ?  

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