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 For the lies that I make, I'm going to Hell...

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Alice Rigby
Neutre Delta
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Messages : 42
Date d'inscription : 26/04/2012
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MessageSujet: For the lies that I make, I'm going to Hell...   Sam 15 Mar - 22:04

Chapitre I : Fuir.



9 Mai 2013 – 2 : 13 p.m. – Brooklynn

Elle claqua violemment la porte. Alice n’avait que faire des manières en ces quelques minutes qui lui étaient plus que précieuses. Elle reprit son souffle avec difficulté. Elle venait de courir, depuis la 4ème avenue, jusqu’ici, dans ce coin reclus de Brooklyn. Il lui fallait trouver une idée. Et vite. Elle balança le journal qu’elle tenait en main sur le canapé, réveillant de ce fait le jeune homme qui dormait dessus.

« Putain, Alice ! Tu peux pas fair… »
« La ferme Chris ! C’est pas le moment ! »

Elle se précipita dans la salle de bain et se passa de l’eau sur le visage, faisant couler plus que nécessaire son mascara et son fard à paupière charbonné. Puis, elle s’appuya sur le rebord du lavabo, cherchant à replacer ses esprits dans un ordre moins chaotique. Quelles étaient ses options ? Difficile à évaluer. Elle retira son blouson en Jean et le jeta violemment à terre. Puis, elle fit de même avec son T-Shirt avant d’envoyer valser ses chaussures sans plus de retenue. Puis, elle se retourna vers le seuil de la pièce, prête à bondir chercher des affaires. Cependant, elle ne fit que rentre en collision avec le propriétaire de l’appartement.

« Bordel, Alice… C’est quoi ces conneries !? »

Il brandissait le journal et sa couverture intarissable sur le sujet. ‘New-York : le piège à milliardaires’. Merde. Elle avait parcouru l’article mais se souvenait de chacun des mots qui le constituaient. Matthew Coffin et son acolyte japonais avait été retrouvés morts dans le Queens. Quant à Christopher Witman, personne ne semblait savoir où il était passé. Il semblait qu’il soit parti pours des vacances à durée indéterminée. Mais elle avait elle-même tenté de l’appeler mais avait rencontré le répondeur sans même avoir eu droit à une sonnerie. Ça ne présageait rien de bon. D’autant que le seul lien qu’il y avait avoir entre ces deux hommes, c’était elle. Elle se trouvait dans une position on ne peut plus bancale.

« C’est… C’est toi qui a fait ça ? Putain, explique-moi cette merde ! Ces deux mecs, là, ils passent te voir dans divers endroits et après on les retrouve crevés comme des rats ? »
« Dégage… »
« Les keufs vont venir ici, c’est ça ? Pour ça que tu dégages ? »
« Mais ferme là, bordel ! Laisse-moi réfléchir ! »

Les larmes commencèrent à rouler sur les joues de la jeune fille qui écarta le bras de son ami qui lui barrait le passage. Elle se rua sur ses affaires et commença à tout remettre dans son sac. Le fameux Chris gesticulait autour d’elle, cherchant à l’arrêter, la poussant un peu plus à bout à chaque instant. Finalement, elle se retourna vers lui et lui envoya une gifle digne de ce nom. Cela eut pour effet de stopper toute protestation du jeune homme qui se trouvait abasourdi. Alice elle-même ne comprenait pas son geste. Elle poussa un long soupir, se laissant tomber dans le canapé. Elle sentit une main sur son épaule tandis qu’elle commençait à s’allumer une cigarette. Elle ne laissa pas son allié parler et prit les devant.

« Je les ai pas buté, pigé ? Je ne sais pas ce qui se passe mais… C’est mauvais pour moi dans tous les cas… J’ai tout foiré là, tu comprends ça ? Si c’est pas aujourd’hui, les flics vont surement finir par faire le rapprochement entre moi et ces deux mecs… Je veux pas finir en taule pour un truc que j’ai pas fait… Et… Et si en fait, le type qui les a mis hors d’état de nuire me cherchait moi aussi ? »
« On est là nous… Ben, Tom et moi, on te soutiendra, on te lâchera pas. »

Un léger rire secoua la jeune fille entre ses sanglots. Quelle naïveté ! Mais en même temps, il ne pouvait pas se douter qu’elle était une mutante, que c’était pour ça que les deux hommes avaient fini par l’approcher et la payer pour quelques services rendus. Quant à elle, elle gardait ces souvenirs ancrés en elle sans pouvoir s’en débarrasser. Des images la hantaient, l’empêchant parfois de trouver un sommeil paisible et agréable. Alors, Alice fit quelque chose qu’elle ne regretterait qu’une fois le moment passé. Se tournant vers Chris, elle s’embrasse avec une certaine envie, un certain désir. Elle sentit ses mains se poser sur sa peau nue. Tandis qu’elle glissait sa langue dans sa bouche. Puis, rompant le baiser, elle plongea son regard dans le sien. Et elle commença ce qu’elle avait à faire. Effaçant les derniers souvenirs du jeune homme, elle les remplaça, expliquant le retour précipité de la jeune fille et ses larmes par le décès de son père. C’était ce qu’il y avait de mieux pour elle à faire. Il ne lui poserait plus de questions et elle pourrait partir sans souci. Fuir. Voilà quelle était son option. Repartir, courir. Elle ne devait pas se laisser attraper. On ne devait pas la trouver. Elle effacerait ses traces.

Une fois qu’elle eut fini, elle s’empressa de ranger le journal dans son sac, le temps que son ami retrouve ses esprits. Elle s’en voulait d’avoir eut à lui infliger ça, mais c’était nécessaire. Un accident de parcours, tout comme le décès et la disparition quasi annoncée de ses deux mentors et patrons du moment. Chris reprit ses esprit en cet instant et ne chercha plus à décrocher un mot, peut être préférant garder le silence devant la peine de la jeune fille. Elle s’empressa de finir son sac et repris sa guitare. Puis, elle se dirigea vers la porte.


« Désolée les mecs… mais il va falloir que vous m’oubliez… »

Puis, elle franchit le seuil de la porte, sans réellement savoir quelle serait sa destination finale.[/i]

---------------

9 Mai 2013 – 4 : 02 p.m. – Aeroport JF Kennedy

Elle se tenait devant le tableau d’affichage des trains et des avions à départ de NY. Où aller ? Que faire ? Il semblait soudainement que la jeune fille n’avait plus beaucoup d’opportunités, qu’elle se retrouvait dos au mur. Mais elle n’avait guère le temps de se morfondre. Elle devait prendre ses décisions rapidement et prendre la bonne. Celle qui la sauverait, du moins, pour un temps. Fouillant dans son sac à main, elle retira quelques billets d’une liasse. Cet argent sale ne l’inquiétait même pas autant que sa situation ici, à NY. Elle s’approcha alors du guichet et, tendant l’argent à l’hôtesse, elle prit une profonde inspiration avant de dire :

« Un aller simple… Pour San Fransisco. »

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