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 Legacy - partie deux {Exodus}

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X-Men Oméga
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MessageSujet: Legacy - partie deux {Exodus}   Mar 25 Fév - 20:51

Ce rp est une suite à Legacy - Mumbai, India
Mardi 31 Décembre 2013 – 11 : 34 P.M.
« Palingénésie est le terme employé par les philosophes stoïciens pour désigner la reconstitution ou apocatastase du monde après que le Feu l'a détruit, cela dans un Éternel Retour. Le mot employé […] signifie "naissance à nouveau", "régénération". Telle est la palingénésie cosmique. » Wikipédia

Si-si, le Phénix c’était souvenu du terme qu’il n’avait pas comprit et qui était sensé être son unique recours, selon Exodus. Et cela l’avait laissée perplexe durant dix bonnes minutes, avant qu’elle ne décide de passer à autre chose. Oui, le Phénix avait tendance à tout cramer, pour éviter qu’une menace n’apparaisse et donner une seconde chance, mais était-ce réellement son seul recours ? Elle n’en était pas sure. L’incarnation en était une, quant bien même c’était en effet pour tout bruler généralement. Mais c’était là une tâche cosmique, donc savoir si elle aurait put se faire autrement ne rimait à rien, tout comme on ne cherchait pas à comprendre pourquoi un organisme vivant réagissait d’une certaine façon et pas autrement. Ou alors c’était juste elle qui ne voulait pas se prendre la tête ; ce qui, au final, ne changeait pas grand-chose, pour elle. Sauf que comme elle était la première personne à lui servir de référence dans les choses qui la concernait directement et personnellement, elle se rangerait à cet estimé avis qui était le sien. Et… il lui avait bien fallut dix minutes pour arrêter de penser des âneries.

Puis sa routine avait reprise, avec quelques perturbations, de sa part comme de celles d’autres, pour reprendre à nouveau, malgré d’infimes changements. Elle était intervenue, seule, aux Philippines, le temps qu’il soit nécessaire pour que l’aide « organisée » arrive, et que l’on n’ait plus besoin d’elle pour avancer efficacement, et avait ainsi engendrés quelques témoignages positifs auprès des victimes comme des sauveteurs, même si cela n’avait pas fait les gros titres non-plus ; une catastrophe à l’autre bout du monde, c’était chose de vite oubliée, il y avait surement plus intéressant à faire niveau people. Mais même si cela ne changeait pas le monde, elle avait au moins aidée, elle avait au moins fait ce qu’elle estimait juste, quel qu’en soit l’avis des X-Men.

Agir seule, dans le cadre de la X-Team, cela lui arrivait plus rarement qu’elle l’aurait crut : elle se voulait X-Men du dernier recours, celle qui irait extraite les équipes en difficultés et celle qui interviendrait là où les autres ne pourraient réussir, en plus de suppléer Danger en cas de besoin à la défense de l’Institution, cependant, quant bien même elle déclarait que « moins elle en faisait, mieux elle se portait », elle n’était pas non plus apte à ne rien faire. Pas sur une longue durée. Et si jouer les agentes de sécurité dans l’Institution et faire le job qui aurait dû être celui des surveillants dans la partie « respect des règles » l’occupait pas mal, elle avait d’autres choses à accomplir, principalement divisées entre ses loisirs et ses actions d’X-Woman. La première catégorie n’avait rien de très remarquable, elle aimait faire la cuisine, jouer et discuter avec ses proches, regarder des films et s’entrainer pour perdre le peu de poids qu’elle parvenait, parfois, à accumuler malgré tout ce qu’elle avalait. La seconde catégorie était plus complexe, notamment puisqu’elle se tenait à l’écart de la chasse à Sinistre et des intrigues qui lui étaient liées, et se limitait à du « plus basique ». Chercher des jeunes mutants pour les ramener, travail délaissé par certains autres X-Men, pour ne pas dire la majorité, elle s’y essayait, mais on connaissait bien mieux qu’elle pour prendre le premier contact avec les inconnus, et ainsi elle préférait agir en binôme dans de tels cas, ayant obtenue l’aide de Caitlyn ou d’Amy les quelques fois où elle s’était déjà aventurée à cela. C’était différent des chasses, et même si elle avait craint mal réagir au début, cela ne lui était encore jamais arrivé, même si les mutants ne les avaient pas agressées non-plus. Et histoire de s’améliorer dans ce « secours aux victimes » qu’elle considérait comme l’une des missions les plus simples des X-Men, elle avait demandé à être formée à l’utilisation du Cerebro, quant bien même cela pouvait sembler « inutile ». Cependant, c’était une autre mission qu’elle accomplissait aujourd’hui, et qui lui avait demandée bien plus de préparation.

Un après-midi de préparation, même ! Un après-midi à cuisiner dans une cuisine, certes grande, mais bien plus petite que celle de l’Institution Xavier, mais qu’elle n’avait pas à partager, au moins. Elle avait prévenue qu’elle serait absente, comme bien d’autres, pour le réveillon du nouvel an, et elle avait aussi déclaré à Xavier et Frost que si elle dégageait une forte présence psychique sur le plan astral, il ne fallait pas s’inquiéter ; elle appelait quelqu’un, hors le coup de la balise télépathique, elle ne savait pas le faire. Mais elle était sur qu’il répondrait, ne serait-ce que pour l’engueuler parce qu’une fois de plus, elle était aussi discrète que le soleil.

Le lieu du désastre, qui était plus limité qu’à ses débuts niveaux saletés mais toujours aussi bordélique suite à son passage, était une large pièce contenant tout le nécessaire, qu’il s’agisse d’électroménager ou d’outils, et elle avait particulièrement utilisés les cuiseurs et les plans de travail. A l’opposé de tout ce matériel se trouvait un bar américain, large de quasiment tout le mur, tandis que dans deux des trois autres donnaient sur l’extérieur blanchit par l’intermédiaire de fenêtres, et le dernier sur le couloir menant au reste de la bâtisse. C’était grand, il suffisait de voir le salon se tenant de l’autre côté du bar, et pouvant contenir facilement une trentaine de personne, dont au moins deux tiers assis, qu’il s’agisse des chaises encadrant une longue table à manger ou des canapés et fauteuils liés aux tables basses, sans parler des tabourets du bar. L’un des murs de cette pièce principale, celui donnant sur l’extérieur, était une unique baie vitrée composée de deux panneaux coulissants et donnant sur une terrasse en bois, tandis que sur son opposé se trouvait une porte menant au même couloir que celle de la cuisine, et que le dernier mur était couvert de tableaux amateurs et de photos de diverses familles, en divers endroits. Le sol était tapissé, notamment au centre de la pièce pour couvrir l’existence d’une piste de danse, quant bien même la boule disco ornait toujours le plafond. Et c’était là qu’aurait lieu la rencontre, elle l’avait décidé.

Nobody avait été sympathique de lui prêter la villa, même si elle avait mit comme clause que rien ne soit cassé ; comme si tout ce que touchait le Phénix allait être pulvérisé ! Enfin, elle avait quant même promit, même si ce n’était pas son intention.

Sortant ses plats de prédilection du four, à savoir quatre pizzas, deux « simples » jambon/emmental, un Reine et une Margherita, Rachel les fit léviter jusqu’à la table pour les y laisser refroidir, rejoignant de ce fait la tarte aux poires qui s’y trouvait déjà, accompagnée de deux jeux de couverts et d’une cruche. Se débarrassant du tablier qui lui avait permit d’épargner sa tenue du jour, à savoir un top rose à col bateau lui couvrant le thorax et un pantalon de survêtement noir, et de l’élastique qui tenait ses cheveux à l’arrière de sa tête, le Phénix entreprit de passer par-dessus le bar pour se retrouver dans le salon, ses New Rock heurtant le sol dans un bruit sourd, et sorti ainsi, remettant à plus tard le nettoyage ; à défaut de savoir si son invité aimerait la nourriture qu’elle avait préparée, elle n’avait pas l’intention de laisser cette dernière refroidir plus que le nécessaire.

Attendant dans la nuit sans lune, uniquement éclairée par la pièce qu’elle venait de quitter, la jeune femme restant un instant immobile sur la terrasse, le temps de prendre une respiration. Puis une nouvelle lumière apparue dans la nuit, alors que cette maison isolée de la banlieue de Rochester City, Comté de Monroe, Etat de New York, et située sur les rives de la Genesee River, voyait la figure de flammes du Phénix envelopper celle de l’humaine, l’auréolant et l’illuminant de son incandescence.

La puissance psychique dégagée par Rachel était loin de celle qu’elle avait put manifester lors de la traque de Décembre dernier, ou encore lors de son arrivée sur ce monde, mais elle était supérieure à celle dégagée lors de l’intervention dans le Maine, et grandissait à chaque seconde, à mesure que ses pouvoirs télépathiques croissaient et qu’elle cherchait une simple personne, sans réellement avoir l’espoir de la trouver mais avec celui qu’il la trouve.

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Jeu 27 Fév - 15:02

L'homme souffre sur sa chaise, attaché comme un prisonnier, utilisé comme un esclave. Il n'est plus tout à fait humain non plus diront ses tortionnaires. Non pas qu'eux même le soient, mais plutôt que personne ne pourra en venir pleurer la perte. Alors que des grands hommes de ce monde prônent de la fraternité dans une confrérie des mutants, certains continuent encore de s'utiliser et se blesser mutuellement. Assise sur un trône, dans cette caverne canadienne proche de la frontière américaine, une femme, froide, menaçante, observe la scène avec délice.

L'oiseau ne fait rien de mal en volant, il est d'une pure innocence et se déplace librement dans les cieux qui sont siens pour tout être marchant. Pourtant le crapaud regarde l'oiseau avec jalousie et envie. Il le déteste intérieurement et il souffre de sa simple présence. Il va tenter alors de voler, pour rattraper cet idole céleste. Mais après s'être rendu compte que le moindre de ses sauts se concluait par un atterrissage aussi rapide que le décollage, il décide de changer de tactique. Je ne peux aller à l'oiseau, c'est lui qui ira à moi. Dès lors il devient agressif et s'en prend à l'animal ailé de quelques manières fourbes que ce soit. L'atteindre lorsqu'il vole n'est pas possible, mais le crapaud se rend vite compte que l'oiseau a un nid, une faiblesse. Et en le détruisant il blesse l'oiseau et est satisfait de pouvoir enfin l'atteindre et d'avoir son attention. Ignoré, jamais regardé, ce sentiment d'infériorité a fait naître en lui de sournoises pensées. Mais qui est à blâmer ? Le crapaud me direz vous.
Et si je vous disais que c'était l'oiseau qui ne fut pas assez intelligent pour voir le mal qu'il pouvait causer et menacer de cette attitude irresponsable son nid, ses proches et ce qu'il chérissait plus que de voler?

L'homme crie et se débat vainement, asticot qu'il est, alors que l'aiguille d'une seringue vient déverser son contenu dans ses veines verdâtres. Ses pupilles se dilatent, ses yeux s’injectent de sang. Il ne se débat alors plus que par le biais d'inconscients spasmes. Ses muscles se contractent, puis se relâchent, violemment, brusquement et en l'espace de fraction de seconde. Son cœur est également un muscle et n'échappe pas à la règle. Il passe de la tachycardie à la bradycardie en l'espace de quelques minutes. Tout semble se dérégler alors que de l'écume sort de sa bouche, risquant de l'étouffer.
Il serait mort si un homme n'avait pas, sur ordre de la femme, déposé sa main sur le front de l'esclave. Le contact libéra une vive lumière dorée et l'esclave cessa de convulser. Il reprit progressivement ses esprits et ce qu'il vit le fit de nouveau crier.

L'enfer, depuis ce 18 Novembre qui sonna la fin de sa vie, la fin de son avenir, la fin de son monde. Il avait tout perdu dans la tempête. Sa maison, sa femme et ses trois enfants. Il avait tout perdu mais il n'en voulait pas au monde, non. La nature s'était déchaîné dans un ouragan dévastateur et il remercia alors le ciel de l'avoir épargné et de lui permettre d'offrir à ses proches une sépulture et un deuil décent. Oui, ce Philippins démontra alors un esprit assez noble pour remercier les Dieux de lui permettre de se souvenir de sa femme et de ses enfants.
Quand croyez-vous que l'on meurt ? Lorsqu'on est anéanti par une maladie ? Non. Lorsqu'on est poignardé dans la rue ? Non. Lorsqu'on est victime d'un attentat ? Non. On meurt lorsqu'on est oublié. Sa femme et ses enfants n'étaient pas encore mort car pas encore oubliés et il allait vivre pour eux, il le devait.

Malheureusement l'heure du renouveau qui avait sonnée pour lui se transforma en heure cauchemardesque. Une tempête, encore une, de flamme cette fois, souffla quasiment le quartier et mit le feu à quelques bâtisses en ruines. Ce n'était pas des flammes ordinaires, jamais l'homme n'en avait vue de telles. Ses yeux se figèrent alors dans la stupeur sur l'image de cet oiseau de feu décollant. La force psychique de cette chose heurta de plein fouet l'homme qui, en plus d'être projeté à plusieurs mètres dans une marre d'eau stagnante, il fut mentalement projeté au plus profond de sa conscience.
Il se réveilla sur cette chaise, attaché. Combien de temps se sont écoulés ? Il n'en sait rien. Mais il se sentait différent. C'est alors que la femme sur le trône lui expliqua la situation dans un élan de bonté extrême.
Il avait été victime du l'oiseau de feu et cela avait éveillé en lui des pouvoirs insoupçonnés. Il était capable de localiser toutes les personnes avec qui il était entré mentalement en contact et pour l'heure, la seule personne avec qui il était entré en contact était lorsque le Phénix avait projeté son énergie psychique pour s'envoler.
Tout ce beau discours sembla incompréhensible pour le Philippins. Il était d'ailleurs trop terrorisé pour réfléchir calmement. Cette caverne était glauque et cette femme était effrayante. De plus, des flashs de l'oiseau de feu lui parvenaient dans son esprit comme des coups de poignards le faisant hurler à chaque fois.

« Du calme, mon amis. Tout va bien, je vais t'aider à m'indiquer où se trouve cet oiseau.
- Maître. Le colis est arrivé.
- Vous l'avez testée ?
- Oui, le premier cobaye en est mort, c'était assez sale à voir. Mais le second a été maintenu en vie par le frère Drapier. On a eu des soucis à le maîtriser, il est devenu comme surpuissant. En tout cas ça a l'air efficace.
- Très bien, préparez une injection.
- Très bien.
- M... M... Me tuez pas... Je vous en pries !*
- Je ne comprends pas ce que tu racontes mon petit. Mais ne t'en fais pas, je reste avec toi. »

La femme déposa alors sa main sur la joue de l'homme. Il y avait peu de lumière dans cette grotte mais l'unique lampe qui était braquée sur l'esclave se refléta dans l'éclat de la bague de la tortionnaire. Il n'oubliera jamais cette bague ni ce symbole, tout comme il n'oubliera et ne pardonnera jamais à l'oiseau qui dans sa surpuissante innocence, a blessé un crapaud.
Cette bague était ornée d'une croix, une croix rouge.

Le speed X avait fait son effet, et le pouvoir d'un des suivants du Maître Katherine de L'ordre de Balthakk, chargé de la traque de la relique de ce dernier, parviens à maintenir momentanément en vie ceux qui sont voués à une mort douloureuse. Ce mutant porte le titre de Frère Drapier, originellement donné au membre de l'Ordre chargé de la logistique. La localisation de l'oiseau de feu établie, il ne restait plus pour le Maître – qui se faisait appeler ainsi malgré son sexe féminin – d'envoyer des pions vérifier l’information et établir le premier contact. Ces pions ou plutôt ces pantins, ne sont autre que des policiers qui ont passés un contrat avec le Maître. Cette faculté mutante transforme par manipulation psychique des contrats écrits en contraintes réelles du contractant. Ainsi, ces marionnettes servent le maître et suivent ses ordres avant de mourir quelques heures plus tard et de renvoyer un compte rendu mental à la mutante. Remonter des pantins au marionnettiste ne devient alors possible que pour des télépathes capables de lire des pensées profondes, repérer une influence psychique et attendre la mort du pantin pour suivre les informations qui remontent naturellement et instantanément à travers le plan astral. C'est l'idéal pour attirer l'oiseau de feu dans un piège si ce dernier est capable d'une telle prouesse télépathique. Si tel n'est pas le cas, alors il ne vaudrait pas la peine d'être capturé et l'opération serait abandonnée, e Maître Katherine préférant se consacrer à la recherche du temple de Balthakk. Mais il faut dire que les rumeurs sur l'oiseau de feu sont assez intrigantes pour qu’elle perde un peu de temps à en vérifier l'authenticité.

« Quand arriveront-ils sur place ?
- Demain, Maître.
- C'est trop long, engagez un téléporteur
- Leurs services sont chers, Maître.
- Qui vous dit que je payerai ? »

Les réseaux de mercenaires mutants sont grands aux États-Unis, et même si c'est souvent très cher, il est possible pour des organisation comme les Templiers de solliciter leurs aides.

Dans la banlieue de Rochester City, à l'entrée d'une villa, trois policiers en uniforme sonnent. Leurs esprits semblent comme brouillés.

« Police, ouvrez le portail je vous prie. »

Dans un bureau de la Confrérie, Benett du Paris lève les yeux au ciel de dépit. Son esprit est agressé par les braillements psychiques d'un oisillon.
Il décide alors de détacher sa projection psychique de son corps et de l'envoyer sur place alors qu'on frappe à sa porte.

« Entrez.
- Monsieur. Je viens vous souhaiter une bonne année. »

Parfaitement capable de contrôler mentalement une projection psychique sur toute la surface du globe et de contrôler également son corps, Exodus observe la personne qui est venue lui annoncer cela avant de répondre :

« Merci. Transmettez mes vœux à tous les membres de la Confrérie. Cette nouvelle année sera placée sous le signe de l'espoir pour toute la communauté mutante. Même si vous vous sentez comme un crapaud rampant sur le sol, n'enviez pas l'oiseau volant dans le ciel. Il n'est - dans son lacunaire océan d'air et de nuage - que superficialité là où vous êtes l'avenir, foulant la dure réalité des pieds et baignant dans les richesses insoupçonnées de notre planète. »

*En filipino

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Lun 3 Mar - 16:08

Ce n’était pas fatiguant, ou alors simplement ne ressentait-elle plus la fatigue, même si elle ne puisait pas encore dans l’essence de la Force. Mais cela dura longtemps, très longtemps, trop longtemps, et ses pouvoirs commencèrent à croitre rapidement, ses perceptions s’étendant et la puissance psychique brute se démultipliant, la forçant même à arrêter et à simplement se maintenir, au bout d’un moment, de peur de menacer sa partie humaine. Cependant, la déception qu’elle ressentie était bien humaine, et elle justifia entièrement le reflux de la puissance ; ce qui limitait le Phénix était et resterait l’Humanité qu’il partageait, et cette chose la conduisit à rentrer pour s’affaler sur une chaise.

Combien de temps avait-elle appelé ? Elle n’en savait rien ; quinze-vingt minutes ? Combien de temps mettrait la puissance avant de refluer entièrement, elle n’en savait rien ; moitié moins de temps ? Ce qu’elle savait, c’était qu’elle était bonne pour manger un lapin ; n’était-ce pas ainsi qu’ils disaient lorsqu’ils étaient plantés sur place par leurs invités ? Faisait chier, elle n’en avait même pas sous la main. Mais à défaut de lapin, le Phénix eut droit à des poulets, qui au nombre de trois, vinrent sonner à la porte.

Elle ne les avait pas calculés, ne les voyant même pas venir ni avec quel véhicule ils avaient bien put pouvoir le faire,  et ne les calcula pas beaucoup plus, concentrée sur sa désillusion. P’tain, Sanzo aurait tué pour qu’elle lui fasse un repas et une invitation pour une fête quelconque, et pas parce qu’elle était le Phénix, juste parce qu’elle était Rachel. D’un autre côté, à quoi c’était-elle attendue ? Elle n’intéressait pas réellement un être comme Exodus pour ce qu’elle pouvait être en-dehors des données inhumaines liées à ses capacités. Assise sur sa chaise, encore auréolée de flammes,  la jeune femme s’accouda et posa son menton sur son poing, contrariée.

Un caprice ? Pas réellement. Elle savait qu’il y avait plus que sa personne en jeu dans cette histoire, mais elle escomptait le faire de façon humaine, non pseudo-divine. Les Shi’ar avaient été incapables de comprendre cela, même si d’un autre côté, elle ne s’était pas montrée particulièrement humaine non plus, lorsqu’elle avait massacrés les leurs ; son seul moment d’humanité avait été le duel contre Korvus, où les paroles et les émotions l’avaient emporté sur la puissance des deux fragments du Phénix. Elle aurait été incapable de le tuer, et lui avait viré de bord, par la création d’un lien entre eux, lien que, quelque part, Rachel commençait à regretter. Mais celui qu’elle regrettait le plus, c’était Franklin.

Le Phénix resta le regard perdu quelques instants, ses yeux s’humidifiant, puis elle passa sur la chose de manière violente, faisant table rase en ce concentrant sur la seule autre chose qui lui prêtait attention ce soir : les trois inconnus. Quelque chose n’allait pas, chez eux. Et les yeux de Rachel se redressèrent à cette constatation. Physiquement, ils étaient normaux, mais leurs schémas de pensées, les ondes de leur cerveau, cela semblait brouillés. Non pas mutant, mais… elle ne savait pas.

Pas plus qu’elle ne savait quoi faire. Ils ne s’en iraient pas, et elle n’avait pas réellement de moyen de justifier sa présence ; connaissaient-ils Neassa ? Impossible à savoir, mais dans tous les cas, elle ne pourrait pas simplement leur dire qu’on lui avait prêté la maison pour la soirée, et…

- Oh la conne.

Cette simple phrase lui échappa lorsqu’elle se rendit compte qu’elle n’avait pas sa fausse carte d’identité. Elle cumulait ce soir, et cela lui fit lever les yeux au ciel, avant qu’elle n’en fasse de même. Tout aussi étrange que soient les humains, ils ne s’en allaient pas, et étaient une menace, quelque part. Comme tous représentants de la loi humaine de ce monde, ils devraient la mettre aux arrêts s’ils découvraient qu’elle était là illégalement, indifféremment que la situation soit bien plus compliquée que cela.

Pouvait-elle les faire halluciner ? Qu’il s’agisse de se doter simplement de sa carte d’identité falsifiée ou carrément de l’apparence de Boadicée pour passer inaperçue, c’était une utilisation moindre que de tenter de prendre le contrôle de leurs esprits pour les faires dégager, et cela respectait parfaitement le libre-arbitre. D’un autre côté, une telle utilisation de ses capacités pourrait être répréhensible, même si elle la jugeait nécessaire, et surtout, elle ignorait si elle pourrait atteindre leurs esprits, ou si le brouillage l’en empêcherait, de même qu’elle craignait d’être contaminée par cette altération inconnue au contact télépathique. Une fois de plus, ses connaissances jouaient contre elle…

C’était pas sa soirée.

Bon, et bien elle improviserait, ils allaient finir par s’énerver si elle les laissait atteindre indéfiniment dehors, à défaut de partir. Respirant un grand coup, le Phénix éteignit son ombre ardente et s’en alla jusqu’à la porte, l’entrouvrant. Elle jouait à un jeu auquel elle n’aimait pas, et qui était particulièrement dangereux pour les trois autres, elle le savait. Les tuer restait une possibilité plus que présente chez elle, et c’était là tout le problème qu’elle avait avec la récupération. Mais elle devrait considérer la discussion à venir comme celles des missions de récupération, car ils n’étaient pas une menace jusqu’à preuve du contraire.

S’avançant à l’extérieur en faisant fit de sa légère tenue, la jeune femme referma la porte derrière elle et descendit les escaliers jusqu’à la cour, avant de se diriger vers le portail et d’en effet, l’ouvrir partiellement.

- Bonsoir et bonne année. Que puis-je pour vous ?

Demande simple et de circonstance, avec les politesses qui l’étaient également.

Un autre élément changea rapidement, alors que ses sens psychiques l’avertir d’une forme connue sur le plan astral, lui faisant détourner le regard un instant pour lancer un regard amusé dans le vide ; cool, il était juste en retard, pourtant c’était pas comme si elle avait été dure à trouver, ELLE. Par contre, elle avait une affaire imprévue à régler avant.

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Mer 23 Avr - 10:20

Les pantins répondirent aux questionnements de Rachel sans que cela soit véritablement crédible. La crédibilité n'était pas ce qui était recherché dans cette tentative grossière de piège. Moins c'était crédible, plus cela pouvait pousser la victime à fouiller l'esprit des policiers, à trifouiller leurs mémoires pour savoir ce qui était la source de toute cette bizarrerie dans leurs comportements. Katherine n'aimait pas les plans trop préparés, car ils étaient toujours perturbés par des éléments imprévisibles. Savoir s'adapter aux situations et faire preuves d'une chance hors-du commun l'avait persuadée que ses plans étaient les meilleurs car les plus simples. Ce n'était sans doute que de l’orgueil et il se pouvait bien que le retour à la réalité sois douloureux.

« Nous aimerions vérifier vos papiers d'identités mademoiselle. »

Exodus était apparu aux côtés de Rachel quelques instants plus tôt. Assez tôt pour entendre ces paroles et s'interroger sur leurs sens. Le plan astral était encore perturbé par l’écho de l'appel du Phénix et il fallait en premier lieu limiter cette effervescence psychique avant qu'il ne soit trop tard. Du moins, c'est ce qu'il pensait car en un sens, il était déjà trop tard.
Il ne tarda pas avant de dresser un champ d'illusion autour du périmètre afin de préserver toutes tentatives de localisation télépathiques. Il se pouvait que le Phénix s'en rende compte mais dans l'état d'agacement dans lequel se trouvait Exodus cela n'avait même plus d'importance. Il était persuadé qu'elle se moquait ouvertement de lui. Il l'avait prévenu mais elle s'en moquait, soit, mais dans ce cas pourquoi l'appeler en utilisant la même méthode qu'il lui avait indiqué comme dangereuse ? Si ce n'était pas une moquerie d'enfant ce n'était que de la bêtise. Il envoya au même moment une pensée claire au Phénix.

*Que vous refusiez mes mains tendues je peux le concevoir. Que vous n’aimez pas mes manières ou mes façons de faire également. Mais je ne vous imaginais pas capable de vous moquer ouvertement de mes mises en gardes au point d'agir comme une enfant.*

Sa projection psychique avait grossièrement la même forme et la même carrure qu'Exodus mais était constituée uniquement de flammes psychiques violettes. Visibles uniquement des télépathes se trouvant à l'intérieur du bouclier d'illusions, il semblait comme flotter entre deux mondes.  

*Ils ne sont pas normaux, n'entrez pas en contact télépathique avec eux*

Envoya-t-il à Rachel machinalement alors qu'il s'apprêtait à le faire, ses fils psychiques s'enfonçant dans les psychés des êtres attendant à l'entrée. Néanmoins, il avait plus d'expérience et de précision dans ses gestes télépathiques que le Phénix actuellement. Il tenta d'identifier d'abord la nature de l'étrange signe psychique qu'ils émettait et qu'il avait récolté. Mais cela ne fut pas si simple, ces personnes étaient sous l'emprise d'une contrainte assez grande pour mettre leurs vies en danger et assez puissante pour qu'un scan de surface ne suffise pas à identifier l'origine. Cela devait sans doute venir d'un pouvoir mutant, mais les policiers étaient bels et bien humains.
Sa télépathie s'enfonça encore plus profondément malgré les limites qu'il éprouvait à faire toutes ces choses en même temps. C'est à ce moment qu'il sentit une l'influence venant de l’extérieure, l'influence d'un pouvoir d'une autre personne qu'il ne pouvait pas identifier ni localiser sans libérer plus de puissance psychique scellée en lui. Il ne lui restait donc plus qu'une option...

*Vous pouvez rentrez.*

Alors qu'il invita le Phénix a ne plus prêter attention aux policiers, il se concentra légèrement. Un ordre télépathique assez puissant vint à bout de la contrainte tout aussi solide. Les agents tournèrent les talons sans un mots.  Toujours auprès de Rachel, Exodus lança encore une fois une pensée.

*Bien... Vous vouliez me voir ?*

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Jeu 24 Avr - 17:55

« Nous aimerions vérifier vos papiers d'identités mademoiselle. »

Rachel retourna les yeux vers les policiers tout en grimaçant le plus naturellement du monde : bon elle avait réussi à comprendre ce qu’allait faire les gens mais c’était pas pour le mieux. Heureusement elle aurait un gain de temps précieux à la réflexion avec l’excuse d’aller la chercher à l’intérieur même si elle ignorait si elle devrait ou non leur proposer de s’abriter du froid. C’était une belle politesse d’un autre côté les trois inconnus ne lui avaient pas rendues les siennes du fait elle doutait que la situation s’y prête réellement. D’ailleurs la situation sembla se complexifier alors qu’Exodus déployait ses pouvoirs psychiques pour modifier le Plan Astral aux alentours d’une façon qui retint l’attention de la jeune femme par sa complexité et, d’un certain point de vue, sa beauté. Elle qui en chiait pour étendre son bouclier mental à un autre esprit était prise dans un immense  écran mental dont elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’il faisait mais était une construction comme elle n’en avait jamais vue.

Sa rêverie fut rapidement brisée lorsque l’esprit de l’architecte qui en était responsable entra en contact avec le sien, ramenant son attention à lui et durcissant la surface de sa psyché par surprise. Néanmoins il aurait déjà été trop tard dans un quelconque affrontement et la pensée glissa dans sa tête sans la moindre difficulté ; il l’engueulait, comme prévu, mais il était là, comme prévu aussi. Du fait qu’elle n’aime pas ses manières ou ses façons de faire ne comptait pas réellement, à l’inverse du fait qu’il croire qu’elle se foutait de lui. Le Phénix grimaça à nouveau en détournant le regard. Soirée de merde en perspective visiblement. M’enfin elle était capable de faire plusieurs choses à la fois.

- Je les ai pas sur moi. Vous me donnez le temps d’aller les chercher ?

Alors qu’elle parlait, Rachel n’en restait pas moins à observer l’apparition astrale qui se tenait non loin et au malaise précédent se rajouta la tristesse. Une forme de  flammes psychiques n’ayant d’humaine que la silhouette, c’était certes peu étonnant mais l’attristait tout de même.

*Ils ne sont pas normaux, n'entrez pas en contact télépathique avec eux*

*Je sais cela. Je ne sais pas ce qu’ils ont dans la tête du coup j’évite de m’y exposer, même si je vais devoir trouver un truc pour la carte d’identité. Agir comme une enfant me permet de ne pas me compliquer la vie, c’est tout.*

Une déformation de son esprit permettait le contact en zone plus neutre mais bien qu’elle soit sur ses gardes elle ne le rompit pas. Aucune des pensées d’Exodus ne filtrait et elle faisait son possible pour être dans ce même cas, elle ne put néanmoins s’empêcher de noter que le premier acte de l’Acolyte fut de faire exactement ce qu’il lui avait interdit de faire ; le complexe de Dieu, « faites ce que je dis non ce que je fais » ? C’était possible mais elle pensait plutôt à une tentative de la protéger elle ou plus sommairement d’éviter d’avoir une télépathe certes puissante mais relativement novice dans les pates alors qu’il s’occupait d’une télépathie plus grande encore. Mais dans tous les cas, Rachel se résolut à observer et à apprendre.

C’était là l’une de ses grandes spécialités, l’apprentissage, même si sa télépathie n’y était pas étrangère ; mais plus qu’être capable de télécharger les données mentales d’autres esprits dans le sien pour s’approprier leurs connaissances et compétences, sa discipline mentale lui avait depuis longtemps permise de s’adonner à l’Art de Mémoire et de ce construire un palais de mémoire certes sinistre mais aussi efficace que les autres. Et elle n’avait pas eu besoin de lire la Rhétorique à Herennius ou autre Cicéron ou Thomas d’Aquin. Après ce n’était pas pour cela qu’elle s’en servait souvent mais la construction mentale qu’Exodus avait déployée autour d’eux ainsi que la méthode d’analyse qu’il employait méritaient d’être retenues et travaillées ; avec un peu de chance et beaucoup d’exercice, sans doute le Phénix réussirait-il à le reproduire. Elle enregistra donc.

Un faible contact, surement pour appréhender la chose, puis de la décortication surement, et enfin un jeu plus classique pour rentrer dans un esprit sans être repérer et en faisant fi de ses résistances. Etait-il en train de pratiquer exactement la même chose chez elle ? Ce n’était pas impossible et elle aurait été parfaitement incapable de s’en défendre puisqu’elle avait choisi de maintenir le contact même si elle avait un peu plus sécurisé en le sortant du gros de son esprit. Elle n’avait pas eu le temps de se blinder correctement et de tenter d’encaisser tout ce qui pouvait lui venir dans la gueule dans l’Astral alors qu’elle tentait d’en terminer au plus vite sur le monde physique, chose qui résumait parfaitement sa tactique de combat dans ce domaine : user de sa puissance naturelle pour ne pas être vaincue le temps qu’elle réduisait son adversaire en charpie. Après elle n’avait pas réellement d’adversaire à réduire en charpie ici, quant à des adversaires cela restait à voir.

Elle pouvait rentrer ? Son immobilisme aurait été justifié par l’attente de réponse des policiers s’il lui avait été fait remarquer mais cela n’avait pas été le cas, ainsi elle entreprit de se retourner et d’avancer mais ne perdit de vu ni le plan physique ni le plan astral, suffisamment alerte pour ne pas être surprise d’un engagement violent. Cependant suite à une impulsion de son invité les indésirables s’en retournèrent comme les zombies qu’ils étaient et la discussion put reprendre.

*Bien… Vous vouliez me voir ?*

*Oui. Mais j’espérai que ça ne soit pas ainsi. Que tu m’engueules est légitime mais c’est pas que ça : je ne savais pas comment t’appeler autrement.*

Marchant jusqu’à l’entrée pour gravir à nouveau les escaliers qui y menaient et dévoiler une pièce que sans doute Exodus avait déjà perçue, Rachel continua de déblatérer mentalement avec une prudence relative puisque même si elle essayait de contrôler ce qui pouvait venir de leurs échanges elle avait conscience de pouvoir se faire manipuler et ne coupait pas le lien pour autant. C’était un moyen comme un autre de voir la bonne foi de Benett même si c’était là le plus risqué.

*C’est triste. Ta perception de toi-même, celle d'un homme consumé par ses pouvoirs. Je ne refuse pas tes mains tendues, je t'en tends une à mon tour : j’ai fait un repas, pas très traditionnel pour un nouvel an mais je m’en moque, et j’espérai le partager avec toi. Est-ce enfantin ou juste humain ?*

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Ven 25 Avr - 23:23

Pour tout empathe qui aurait la chance ou le malheur d'être connecté à l'esprit égocentrique, puissant, inquiétant et à la fois bienveillant pour ceux qu'il considère comme ses alliés, d'Exodus alors ce serait une fulgurante déception qui frapperait. Le Grand Exodus était déçu, dans ce que cette émotion a de plus pure, noble et significative des attentes qu'il avait pour elle, des espérances é99lement.

*Ridicule...*

Tel un murmure, la pensée était lancée.

*Je suis ridicule...*

Que fallait-t-il avoir fait de si particulier pour entendre ces mots – ou plutôt ces pensées – émaner de Benett du Paris. Cela devait faire des siècles qu'il n'avait pas pensé de choses de la sorte. Cela devait être depuis qu'il avait tenu sa femme, morte, dans ses bras après avoir agi de manière égoïste envers ses supérieurs. A cette époque, il était ridicule. Lui, qui avait tenu tête à l'organisation militaire la plus influente et puissante du monde et qui se retenait de verser les rares larmes de sa longue existence sur le cadavre de la personne qui lui était chère. Pourtant, aujourd'hui, il n'en est rien de tout cela mais la pensée est belle et bien présente.

*Vous étiez consciente de la dangerosité d'un tel appel télépathique et vous l'avez tout de même fait parce que vous… ne saviez pas comment faire autrement...*

Il aurait pu rire, rire de lui, rire de la situation et de son ridicule, à ce moment. Mais il ne le fit pas. Ce devait être une question de caractère, d'état d'esprit ou d'éducation.

*Comment ai-je pu me tromper à ce point sur votre compte… Comment ai-je pu en arriver à vous sur-estimer à ce point...*

Là était donc le ridicule de son état. Là se trouvait la faute qu'il ne pouvait se pardonner à lui même dans un splendide élan égocentrique.

*J'avais vu en vous une femme, intelligente, belle, forte. Une femme consciente des responsabilités liées à son pouvoir, à sa nature et à son passé. Consciente aussi de sa part humaine qu'elle protégeait, entretenait car c'était là sa seule ancre la maintenant dans ce monde, auprès de ses proches et du bonheur qui l'inspirait pour transformer ce monde. J'y avais vu une femme que j'aurai pu apprécier, avec qui j'aurai pu travailler, côte à côte, main dans la main, pour forger un avenir meilleur… J'y avais vu une femme capable d'apprendre, d'évoluer et qui - j'en étais certain ! - m'aurais surprise en apprenant d'une manière spectaculaire comment me prévenir télépathiquement sans se mettre elle-même en danger.*

Ce n'était pas un test, pas une vaine tentative manipulatrice mais plutôt un constat de plus honnête. En envoyant sa balise lors de leur première rencontre, il s'était rendu compte après coup qu'il venait sans aucun doute de donner le moyen au Phénix de reproduire cette prouesse de part ses talents d'apprentissage et surtout son potentiel infini ne demandant qu'à être nourri de connaissance.
Mais ce ne fut pas le cas et pas qu'à moitié puisqu'elle n'a même pas prit la peine d'essayer étant donné que cela ne lui a visiblement pas traversé l'esprit.
Cependant, Exodus et sa balise était loin d'être les seuls éléments sur lesquelles Rachel aurait pu compter ou aurait pu copier. L'institut était rempli de télépathes et d'éléments théoriques et pratique sur l'enseignement de la télépathie. Exodus est un érudit et il n'aurait jamais hésité à dévorer ces connaissances. Mais c'est là sans aucun doute une des grande différence avec le Phénix.

*Mais finalement, vous êtes une personne préférant jouer le rôle de l'enfant car c'est plus… simple. Je vous pries d'accepter mes plus sincères excuses. A cause de mon erreur de jugement, je vous ai fait déplacer, je vous ai importuné et vous ai déranger dans la simple d'enfant que vous simuliez pour vous convaincre que vous n'êtes pas le monstre qu'on dit de vous même si d'autres vous disent le contraire.*

C'était sans aucun doute pensé avec une pointe d'ironie. Mais mêlé à la déception cela avait un goût amer.

*Je ne vous importunerai plus et je vais me retirer au plus vite, mademoiselle.*


Mais avant de partir il fallait qu'il retire les protections qu'il avait établi afin d'avoir la force psychique de se téléporter et de ramener dans son corps sa projection astrale. C'était l'affaire d'une minute ou deux.

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Sam 26 Avr - 0:48

*Ridicule…*

Ce n’était pas réellement ce qu’elle avait demandé mais c’était une réponse quant même ; une réponse qui la heurta pas mal même si la précision qui suivit plus que rapidement la fit douter : ce n’était pas elle qui était ridicule mais lui. Pourquoi ? Elle n’eut le temps de grimper les escaliers que la réponse venait déjà, soulignant son comportement moins le moins stupide. Il l’avait déjà engueulée une fois mais si l’envie lui prenait de continuer cela ne posait aucun problème au Phénix : elle l’avait mérité et quelque part s’en moquait un petit peu.

Qu’il déclare c’être tromper « à ce point » sur son compte la fit s’immobiliser, un pied sur les marches, et son dernier mouvement fut de tourner le visage vers lui. Une femme intelligente, belle et forte ? Intelligente à sa manière, surement, belle elle se tracassait là-dessus parce qu’elle avait comprit qu’un beau physique facilitait beaucoup les interactions sociales, et forte c’était un paradoxe puisqu’elle était aussi forte que faible, de son point de vue, sa force et sa faiblesse n’étant qu’une seule et même chose. Quant aux responsabilités liées au Phénix c’était plus une chose qu’elle fuyait considérant la tâche qui pouvait lui être dévolue, celles liées à sa nature il l’en avait protégée en évitant la mort inutile des trois humains modifiés et celles liées à son passée… il faisait mouche même si Rachel n’avait pas l’impression d’avoir trahie la cause de Xavier. Mais pour parler de la part humaine il fallait encore comprendre ce que cela signifiait, ce que cela valait, non parler d’une obscure théorie quantifiable et évaluable.

Apprécier ? Travailler ? Elle le regarda avec une perplexité triste. Qu’il fasse des plans, des plans pour elle ou avec elle qu’importait, ne l’étonnait pas mais qu’il y renonce parce qu’elle restait faillible démontrait combien ces plans étaient chimériques. Quant à son avenir meilleur forgé main dans la main… il avait dit la laisser libre de ses choix, ne pas chercher à l’influencer et qu’est-ce que cela ? Elle évoluait pour peu qu’elle en ait l’occasion et le temps et qu’elle le fasse moins vite qu’il l’escomptait n’en révélait que plus sur ce qu’il avait escompté.

Jouer le rôle de l’enfant car c’est plus simple, oui. Que ça lui plaise ou non, elle restait enfantine autant qu’elle le pouvait, parce qu’on lui avait volé une grande partie de cela et parce qu’elle était moins tourmentée ainsi. Mais qu’il s’excuse d’actes pour l’attaquer ensuite sur ce qu’elle était la blessa et à la douleur elle répondait par la colère parce qu’elle ne se soumettrait pas devant lui.

*Je ne vous importunerai plus et je vais me retirer au plus vite, mademoiselle.*

*T’es ridicule mais pas dans ce que tu crois, Exodus.*

C’était froid et légèrement colérique, non pas un reproche mais une vive confirmation qu’elle pourrait peut-être regretter  plus tard mais elle attendrait ce-dit plus tard pour le faire.

*Je suis un monstre. Autant qu’une humaine. Je suis coupable autant qu’innocente. Je suis beaucoup de choses, des choses contraires qui forment un équilibre et me définit en tant qu’être. Le Phénix et Rachel. Tu m’as surestimée dans ma puissance, en effet ; contente de t’y décevoir. Mais tu m’as sous-estimée dans mon humanité. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu n’y comprends rien.*

Se remettant en marche, elle gravit rapidement les escaliers pour ouvrir la porte et la claquer derrière elle, n’ayant pas l’hypocrisie de la garder ouverte alors qu’il n’était même pas là physiquement.

*Tu veux que je protège mon humanité parce que tu penses que c’est une assurance pour pas que je détruise ce monde ou que je fasse de connerie de trop grande envergure, hein ? C’est là que tu te trompes.

Elle arriva dans le salon, regardant les plats qu’elle avait préparés et entreposés sur la table et qui de toute évidence ne connaitraient pas la fin souhaitée.

*Mon humanité est ce qui me donne la volonté d’avancer, c’est un lien avec ce monde et certaines personnes qui y vivent, oui, c’est aussi une envie de bien faire et de leur apporter le meilleur, mais c’est tout autant une fragilité qu’une force. Si on manipule mon humanité on peut faire bien pire que ce que ma monstruosité entrainerait. Comprends-tu ce que cela signifie ?*

Relevant les bras, elle désigna ces objets qu’elle regardait, se tournant aux trois-quarts vers Exodus.

*Ça m’a prit l’après-midi, toute cette bouffe. C’est surement inutile parce que tes pouvoirs doivent nourrir ton corps, c’est surement con parce que tu dois être très occupé et c’est surement malvenu parce que… je sais pas moi, ça ne doit pas se faire ou autre. Mais je l’ai fait quant même. Surprendre quelqu’un par mes pouvoirs, ça ne m’intéresse pas. Surprendre quelqu’un par des attentions et des tentatives comme celle-là c’est ça que je veux.*

Elle lui fit face entièrement cette fois, croisant les bras et détournant les yeux.

- Je… je suis humaine. Humaine et… autre chose. Oui. Mais humaine quant même. Te souviens-tu ce que cela fait au moins ?

Un lourd soupire puis elle s’en alla s’assoir, lui jetant un dernier regard.

*Tu es venu me trouver comme on vient trouver une pseudo-divinité. Je te propose aujourd’hui de considérer l’autre partie, celle qui me tient le plus à cœur. Celle qui fait des erreurs mais les faits pour des raisons qui lui sont propres. Tu vois mon appel comme un danger inconsidéré ; c’est un danger, oui. Mais c’est mon choix et je l’ai fait car te faire venir, même si tu allais m’engueuler pour le moyen, valait le coup. C’est peut-être illogique mais les humains sont illogiques.*

Tournant ses iris vers les plats, à nouveau, Rachel ne tarda pas à les perdre dans le vide, concluant simplement et doucement, non sans une certaine tristesse pour l’âme en peine ci-présente.

- Si tu n’es pas capable de m’accepter… casse-toi. Et si tu le fais, tes excuses seront acceptées : on ne s’excuse que lorsqu’on fait une connerie. Me faire déplacer, me tendre la main, « m’importuner », ce n’en était pas et c’est pour ça que je ne m’en suis pas excusé.

Elle laissa un long silence avait d’ajouter une simple pensée ; une simple pensée qui clôturerait le contact télépathique qu’elle romprait juste après, fermant les yeux et attendant que cela se passe sans savoir comment.

*Et si tu le fais, excuse-moi d’avoir espéré de toi plus que ce qu’est Exodus… d’avoir essayé de voir Benett.*

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Ven 2 Mai - 20:27

Ils ressemblaient à deux personnes entêtées ne voulant rien conceder mais tout obtenir. L'un, pour se rassurer de ses craintes qu'il était le seul sur cette planète à avoir, voulait avoir une attention sérieuse et adulte d'une fille préférant la simplicité. L'une voulait changer l'homme qu'elle avait en face d'elle pour y voir que la partie qui était la moins effrayante et se rassurer sur les idéaux de son groupe. L'un ne voulait pas prendre la peine d'assouvir les caprices de l'autre alors que cette dernière ne deviendrait jamais sérieuse si ses demandes n'étaient pas respectées. Chacun d'eux se croyaient dans le juste, dans le droit, dans le bon. Mais à ne voir qu'une feuille on manque l'arbre. Et à ne même pas voir l'arbre, on deviens inconscient de la forêt. Ils étaient entetés au point d'être aveuglés d'une partie – pour être exact de la moitié – du problème auquel ils étaient confrontés. La situation devenait de plus en plus claire pour n'importe qui se trouvant à l'exterieur. La situation ne s'arrangera pas tant que l'une des deux parties ne se rendent compte de l'ensemble, de l'autre moitié et ne concède ce qu'il faut à l'autre pour qu'il puisse être accepté. Mais de témoin il n'y avait que le ciel nocturne et le vent glacial de cette nouvelle année.

En réalité, Exodus était bel et bien conscient de cet ensemble problématique dans lequel il se trouvait. Il avait conscience de ce qu'il devait faire pour pouvoir avoir ce qu'il désirait du Phénix. Il était conscient des volontées de Rachel et pouvait de même tenter de les satisfaire avec une chance de réussite plutôt encourageante. Pourquoi alors restait-il entêté ? L'orgueil ? L'égo ? Il y a sans doute de tout cela, mais il y a aussi la contrainte qui lui a été fixée par son supérieur mais aussi par lui-même. Cette contrainte était simple mais capitale pour ne pas répéter des erreurs du passé : Ne pas manipuler le Phénix. Il ne pouvait se résoudre à le manipuler, pour obtenir de lui une attention toute particulière aux problèmes majeurs pesant sur le destin de ce monde. Or, montrer un visage humain, une part humaine, partager un repas, sourire et être aimable était exactement la manière qu'il aurait adopté si l'ordre avait été inverse.

Exodus avait bel et bien une part humaine. Mais elle est aujourd'hui bien différente de celle d'autrefois. En adoptant l'atitude qu'il avait lorsqu'il n'avait pas encore de pouvoir, sans doute rentrerait-il dans les attentes de Rachel, se comportant alors comme elle l'espérait sans doute. Peut-être même l'aurait-il surpris - en bien -, séduite, charmée, fait rire ou troublée. Il était ce genre d'homme mais il a oublié. Ce n'est plus qu'un vague souvenir d'enfance à son échelle, celui d'une autre vie, presque celui d'un rève. Oublié, simplement. Aujourd'hui il n'est plus le même humain même si il en reste un au fond de son âme. Aujourd'hui il est un guerrier timide et solitaire, se cachant derrière une autorité, des pouvoirs et une prestance démeusurée pour masquer ses propres peurs ancrées et gravées sous la torture de son existances et de ses péchés. Cette partie humaine de sa personne, aujourd'hui, n'est pas comme celle d'autrefois, il ne l'a pas en partie oubliée au point de ne plus être capable de la montrer, il n'en est simplement pas conscient. Exodus n'est plus Benett du Paris mais de la même manière qu'il est l'un des êtres vivants de cette planète pouvant concevoir le principe d'omniscience du monde ; il n'en est pas moins aveugle, dès que son regard se retourne vers sa silouette. La dernière chose qu'il reste à Exodus afin de progresser et d'évoluer, c'est d'atteindre l'illumination par la réalisation de soi, au sens spirituel du terme. Exodus le sait, mais dans cette vie, n'a pas le temps d'y parvenir.

L'esprit de Rachel se ferme, maladroitement. Exodus étant toujours capable de maintenir le contact et il ajoute :

*Voyez dans mon refus et ma sauvagerie, l'unique raison qui doit vous pousser à croire en ma sincérité. Car contrairement à d'autres, je ne ferai pas semblant de vous accepter et vous apprécier pour obtenir de vous de l'attention et ce que je désir. Pourtant, Dieu sait que cela aurait été bien plus aisé pour moi. Vous voulez voir Benett ? Ne vous méprennez pas, cela n'arrivera que lorsque vous écouterez Exodus. Non pas que je ne veuille vous montrer ma part humaine, mais plutôt que je suis incapable de vous la montrer de moi-même. Je l'ai oubliée. Quoiqu'il en soit, je doute que vous désiriez me revoir et dans ce cas, il ne me reste plus qu'une chose à faire : Vous enseigner comment ne plus avoir à entendre ma voix. Observez bien cette fois.*

Il retira son lien psychique de l'enveloppe se débattant de Rachel avec facilité. Elle était redoutablement puissante c'était un fait, mais il était encore possible aujourd'hui pour Exodus d'agir avec finesse à travers les mailles de son filet. Ce ne sera sans doute plus le cas si elle assimile parfaitement ce qu'il s'appretait à lui montrer sur le plan astral.
Son énergie psychique fut entièrement réabsorbée à l'interieur de sa projection de sorte qu'il n'en reste plus aucune trace aux alentours. De son esprit, une concentration psychique anormale émergea et se mit à grossir de manière homogène. Tout en se durcissant pour finnalement envelopper la projection et l'esprit astral, une bulle protectrice sans aucun défaut, parfaitement hermetique, apparu. Sur cette bulle, une illusion s'installa progressivement pour la faire disparaitre et la rendre comme invisible ainsi que son contenu. Tout se passa en une seconde et l'execution était parfaite. Serait-elle capable de faire de même et de l'empêcher de pénétrer à nouveau son esprit ? Maintenant invisible, la projection astrale s'enfonça plus profond dans son plan et observa le Phénix.

***

« - Vous m'avez appelé monsieur ?
- Oui. Convoquez ce confrériste. Indiquez que c'est un ordre direct de moi-même lui demandant de se rendre sur la base américaine de la côte Est et de nommer à son départ un remplaçant à ses précédentes activités.
- Très bien. »

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Sam 3 Mai - 19:01

Il était toujours là. Il était toujours dans sa tête. Il continuait de lui parler et cette fois elle se senti en danger. La télépathie et la télékinésie étaient très différentes, l’une étant l’art de l’esprit et l’autre celui de la matière, hors la matière était brute et directe là où l’esprit était fluctuant et retord. Il la battrait, en cas de combat. Qu’importait qu’elle puisse le dominer sur le plan physique il lui rendrait la pareille sur celui de l’astral hors s’il y en avait un plus dangereux que l’autre c’était bien ce dernier. Elle pouvait guérir les blessures de son corps mais celle de son esprit, c’était encore au-delà de sa portée.

Elle voyait son refus mais non sa sauvagerie et ne voyait ni en l’une ni en l’autre cette raison de le croire. Mais il s’agissait surement d’aveuglement car les arguments de l’Exodus tenaient la route ; Rachel ne se rangeait que rarement aux arguments de la raison, leur préférant ceux du cœur. Un tord de plus, sans doute, elle n’était pas parfaite, ne l’avait jamais prétendu et ne cherchait pas à l’être.

Ne pas faire semblant de l’accepter ou de l’apprécier, non. Il n’avait pas intérêt. Mais se donner une chance de le faire fonction de qui elle était et non de qui il aurait aimé qu’elle soit, voilà ce qu’elle réclamait obstinément, tout comme elle voulait le voir humain. Restait-il suffisamment d’humanité en lui pour que cela puisse se faire c’était là la question et la réponse l’attrista ainsi que l’effraya, l’un dans son rapport à l’autre et l’autre dans son rapport à soi. Oublier sa part humaine… le prix du pouvoir ou celui de la destinée ?

*Quoiqu'il en soit, je doute que vous désiriez me revoir et dans ce cas, il ne me reste plus qu'une chose à faire : Vous enseigner comment ne plus avoir à entendre ma voix. Observez bien cette fois.*

A nouveau, elle se concentra, et à nouveau elle grava la scène dans sa mémoire comme elle l’avait apprit, cependant en même temps que ses sens psychiques la renseignait de l’action elle concentra une partie de son esprit à se protéger, à durcir ce bouclier qu’il avait franchit sans la moindre difficulté. Tout était une question de volonté et elle alimenta celle qu’elle s’était forgée tout au long de sa vie d’un liquide dont les rainures servant à l’accueillir n’avaient jamais totalement disparues : la colère et la peur. Peur de devenir comme lui, instrument inhumain et perdu de sa puissance, et colère de cette situation d’impuissance, tant au niveau télépathique qu’humain.

Du point de vue du Phénix, l’invisibilité télépathique que déploya l’Exodus était proche de la technique employée par les pieuvres et autres caméléons pour se dissimuler dans la nature : changer la surface pour qu’elle ressemble à son milieu et rester immobile pour ne pas trahir le camouflage. Enfin vu de l’extérieur ça donnait cela, sachant que vue de l’intérieur elle savait qu’il fallait générer une surface pour effectuer ces modifications, même si elles pouvaient surement être faites à la surface même de l’esprit. Sachant qu’elle n’était pas foutue pour l’instant d’étendre ses boucliers mentaux, les rendre indétectables était encore loin. En tout cas, elle le perdit parfaitement de « vue ».

A elle de le faire désormais ? Etait-il là au moins ou en avait-il profité pour se tirer comme un anglais ? Non, l’expression devait être autre chose mais elle s’en foutait. Réajustant son top en pinçant les épaules, le Phénix se réinstalla sur sa chaise et s’adossa au mieux, fermant les yeux. N’ayant nul véritable œil pour percevoir son environnement astral, elle chercha son vis-à-vis par rapport à la dernière position connue, son esprit se déformant toujours plus alors qu’elle tentait de percer le camouflage ; ce qu’elle ne parvint pas à faire. Alors elle se contenta d’émettre ses pensées comme toutes les pensées fortes, les laissant raisonner à travers le plan astral proche.

*Je suis désolée pour toi. Désolée que tu te sois perdu, oublié. Je suis effrayée par mes pouvoirs pour cette même raison, en partie. Protéger sa part humaine ne sert à rien si on en vient à la laisser disparaitre, elle doit s’exprimer elle aussi. On ne protège que ce qui a de la valeur. Je vais essayer d’apprendre mais je veux que toi aussi tu essaies : tu veux me montrer comment me protéger par le pouvoir, soit, mais je tenterai de te montrer comment redevenir humain, pour le meilleur et pour le pire, en retour. D’accord ?*

Elle avait longtemps parlé à des fantômes, aujourd’hui elle savait qu’il était là ou tout du moins espérait qu’il le soit encore. Mais une fois son discours fini, elle entreprit d’essayer de le surprendre comme il l’avait demandé, même si elle avait l’espoir de le faire si bien qu’il n’aurait pas d’autre choix que de venir la voir physiquement pour lui répondre à ce qu’elle avait demandé précédemment.

Son esprit se rétracta vers sa forme humaine et elle commença à chercher à en homogénéiser la surface qu’elle avait déjà durcie au mieux précédemment, puis tenta de la camoufler comme il lui avait montré ; prendre l’apparence de son environnement, altérer sa forme astrale pour qu’elle soit le plus discret possible, comme invisible. Comme une pieuvre. Bah autant elle l’altéra pour en effet ressembler à son environnement, autant la pieuvre n’était pas un mauvais élément de comparaison : ah, elle était cachée mais si on cherchait à la voir, on la voyait. Sans doute que si on y faisait pas attention elle passait inaperçu mais il y avait toujours le contour de la forme.

Pour le coup, elle séchait ; mais comme une sèche, l’animal. C’était pas parfait mais c’était mieux que rien et surtout l’élément de comparaison n’aidait pas à ce concentrer puisqu’elle eut une association d’idée sèche-sushi et même si elle préférait la viande rouge c’était bon aussi les sushis. Chiant à faire surtout si on partait sur des makis mais bon quant même. Enfin, elle devait rester concentrée sinon elle aurait de sushi… enfin des soucis (NdlA : je sais, elle est nulle celle-là…). Heureusement qu’elle parvenait à retenir ses pensées à l’intérieur de son crâne, il n’aurait plus manqué qu’elle soit bruyante en plus d’être impertinente.

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Sam 10 Mai - 15:58

Redevenir humain... Pourquoi Exodus souhaiterai redevenir un être humain alors qu'il culmine déjà au sommet de l'évolution mutante ? Qu'elle est le véritable sens derrière le retour à l'humanité ? Redevenir humain signifie-t-il pour elle retrouver son humanité ? En quoi la condition humaine a quelque chose se rapprochant des valeurs humanistes ? L'Homme est un monstre, une bête assoiffée de sang et épris de passion pour l'argent, la reconnaissance quitte à empiler des montagnes de cadavres pour se retrouver au sommet. Est-ce bel et bien de cette même espèce dont on parle et qu'on utilise pour définir la compassion, la sensibilité et la bonté ? Si être humain c'est être sensible et bon, alors cette expression doit être la plus ironique de l'Histoire.
Et quant bien même... En quoi la compassion, la gentillesse et l'empathie seraient incompatibles avec la condition mutante ? Exodus ne saisissait pas cette manière de pensée.
Il ne lui répondit pas.

***

Son corps se leva de son bureau, cherchant dans un amonçelement de documents quelque chose. Il en sortit tout le dossier qu'il avait sur l'entité du Phénix, ses recherches, ses trouvailles, ses théories qu'il avait amassées au fur et à mesure de sa vie après son eveil dans les alpes. De ces documents, une note manuscrite écrite rapidement tomba et attira l'attention de Benett.

Note ésotérique de Benett du Paris : Le Point Oméga.

Depuis les travaux sur la relativité restreinte, la conception mentale de l'altération de la conventionnelle quatrième dimension est admise. Depuis l'arrivée de la mutation et son expansion au point de faire naître des êtres aux pouvoirs non plus surnaturels mais divin, l'altération complète et absolue des dimensions est un fait que la science ne peut expliquer et ne parvient aujourd'hui qu'à contempler. C'est en cela que les pouvoirs du gène X sont devenus pour quelques élus des pouvoirs divins, car ils ont mit en échec la religion scientifique des hommes. Si le voyage temporel est devenu possible sur une même ligne d'univers, alors la conception de la notion de temps n'est plus de même que celle de cause. Le passé continue d'être présent et peut potentiellement devenir futur, la mobilité du temps avançant de la même manière pour tout être n'est plus qu'un référentiel particulier. Enfin, la cause ne mène plus à la conséquence puisqu'elle continue d'être dans un passé encore existant où peut y être placé la conséquence qui lui devient alors antérieure. Le voyage dans un passé précédent la naissance fait exister l'être avant sa naturelle conception. L'être n'est donc plus né de loi et phénomène biologique et physique explicable par la science, mais par l'action d'une force surpassant cette science ; une force divine.
Après avoir créé les dieux dans leurs esprits, les hommes parviennent à se transformer en eux.
C'est là l'illustration de la puissance suprème de l'évolution humaine : rendre les pensées réelles. La manipulation de la réalité fait évoluer la conception de cette dernière, la transformant non plus en ce qui est tangible, mais également en ce qui ne l'est pas ; en un tout. De plus si de la même manière que la lumière n'existe que grâce à l'ombre ; la réel n'existe que par l'irréel : alors en donnant naissance à une réalité devenant le Tout, plus rien ne l'est. Du voyage temporel au voyage dimensionnel, le mutant n'est autre qu'un manipulateur de la réalité, un Dieu n'existant que dans la globalité des choses. L'essence de son être se trouve à la croisé de tous les chemins, à la jointure de ses infinités d'alter-ego et de leurs infinies évolutions passées et futures. Tout me porte à croire que la mutation a amené l'espèce humaine au stade supérieur : là où tout est réel, et plus rien ne l'est. La où tout peut naître et disparaître de la volonté d'un seul être, là où le temps n'existe plus en tant que ligne mais en tant qu'infinité. Là où la science n'est plus qu'une relique du passé, né des conventions trop faibles d'humains ne pouvant concevoir l'inconcevable.
L'essence même de l'être existe pourtant et elle doit sans aucun doute se trouver à l'endroit que Pierre de Chardin, le prêtre Jésuite appelait : point Oméga.


Exodus se tourna vers son messager attitré qui avait terminé d'appeler là où Benett lui avait demandé, quelques instants plus tôt.

« Puis-je vous poser une question ?
- Heu... bien sur monsieur.
- Avez-vous peur de moi ?
- ...
- Je vois. »

Il était sans aucun doute en train de réaliser la véritable motivation de Rachel et le sens de ses mots.
Elle a peur d'elle même.
Sa part humaine a peur de sa part monstrueuse, de la même manière que l'humanité a peur de la mutanité. Le messager n'a rien à reprocher à Exodus, ce dernier l'a toujours bien traité, malgré tout il en a peur, car il se trouve au delà de sa conception du mot "puissance".
Rachel n'est qu'une illustration en elle-même de ce que ce monde est en train de vivre.
La question est donc la suivante : Permettre à Rachel de ne plus avoir peur d'elle même guidera-t-il Exodus vers la réponse pour mener l'humanité a ne plus avoir peur de la mutanité ?

C'est à ce moment qu'une insatiable soif de savoir s'empara d'Exodus qui laissa échapper un léger sourire ce qui eu pour effet de raidir le corps de son assistant.

« Vous pouvez disposer, je vais m'absenter quelques temps.
- Bien. »

Une fois l'homme sortit de la pièce, Exodus prit sa cape sur le dossier de sa chaise pour la fixer sur ses épaules. Sur le bureau, il tira avec expertise son épée de son fourreau pour en contempler la lame totalement rouillée. Ses pouvoirs s'activèrent alors légèrement pour en faire chauffer le fer et rendre l'arme médiévale comme neuve. Sur le pommeau, la croix des templiers étaient gravée. Une fois l'arme fixée dans son dos, il se téléporta directement pour se réunir avec son esprit et ne faire plus qu'un. Il était à quelques mètre en dehors de la résidence où se trouvait Rachel. Toujours invisible, il chercha par la pensée la position des policiers qu'il avait envoyer paitre plus loin. Leurs esprits n'étaient pas normaux et il fallait qu'il tire cela au clair. Mais lorsque ses sens psychiques trouvèrent ses cibles, il découvrit avec curiosité que ces personnes étaient mortes. Écroulées sur le sol, dans la direction par où Exodus leur avait ordonné de partir. Pas de trace de blessures physiques, pas de traces d'autres personnes, la cause de la mort semblait tout simplement cérébrale.

Sans le savoir, Exodus venait de manquer l'occasion de suivre l'envol psychique du compte rendu qui l'aurait mené jusqu'à l'endroit ou le coupable se cachait.
Quoiqu'il en soit, il s'occuperait de cela plus tard. Il était inutile de se presser, Exodus avait plus ou moins enregistré le phénomène et serait capable de l'identifier à nouveau si il venait à le rencontrer de nouveau. Mais puisque cette anomalie visait étonnement l'endroit où Rachel se trouvait, la priorité était toute trouvée. Exodus leva le doigt pour sonner au portail de la maison où se trouvait Rachel. Ses yeux ne libéraient aucune flamme psychique et il était calme, les pieds fixes sur le sol.
Qu'est-ce-que cela pourrait donner en recommençant depuis le début ?

***

Ailleurs, dans une caverne glauque où un homme était attaché à une chaise le visage défiguré par la douleur de sa torture, une femme se mordait nerveusement les ongles.

« Maître ? Que faisons-nous.
- On s'en va, emmenez-le. »

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Mar 13 Mai - 20:49

La comparaison avec les mollusques ne tarda pas à être obsolète pour laisser place à celle avec le caméléon : à défaut d’avoir une grande gueule et une longue langue, elle en avait les yeux. Ouverts et injectés de sang, ils étaient perdus dans le vide, fixant droit devant elle. Sa crispation mentale s’était répercutée dans tout son corps, allant même jusqu’à lui bloquer la respiration, mais pour la première fois de sa vie, son œil gauche n’émettait plus aucune lumière. Ce n’était pas forcément fatiguant en tant que tel mais le corps et l’esprit du Phénix avaient agit de concert et l’invisibilité télépathique, ou plutôt l’essai qui s’y apparentait, s’était lié à une apnée qui n’était pas des plus ingénieuse. Cependant la jeune femme avait de la volonté et de l’entêtement, pas énormément de souffle mais de la volonté et de l’entêtement, et elle escomptait bien découvrir si elle avait suffisamment réussi pour obliger Exodus à réagir ; même si elle était parfaitement consciente d’être toujours perceptible dans l’astral, ses sens psychiques ne lui laissant aucun doute sur sa performance.

Comment se débrouillait-elle pour une première fois ? Elle n’en avait aucune idée. Elle n’en avait pas grand-chose à faire non plus : qu’il soit ou non fière d’elle ne changeait rien. Rendre fière une personne qu’elle aimait, oui, c’était important, mais il était impossible d’aimer une personne qui n’était rien. Rien en tant que personne, s’entendait.

Il n’y avait pas à distinguer l’humain du mutant, un mutant était un humain, ce n’était pas à des gênes de décider de l’Humanité d’un être, pas plus qu’ils ne décidaient de sa Monstruosité ; Homo Sapiens Sapiens ou Homo Sapiens Superior, quelle importance ? Qu’ils soient évolution l’un de l’autre ou simple cousin, quelle importance ? Un humain se définissait par des valeurs, non par des gènes, non par une quelconque mutation ; c’étaient des valeurs et des pensées qui agitaient les amas de cellules elles-mêmes en définitive amas d’atomes pour les faire transcender cette condition matérielle vers quelque chose de plus profonds. Qu’advenait-il alors lorsqu’on se débarrassait de cela ? Un corps sans cœur, un esprit sans âme. Ni plus, ni moins. C’était ce qu’elle se refusait à devenir et c’était ce qu’était, à ses yeux, Benett du Paris alias Exodus ; du fait, il n’était plus qu’Exodus et non Benett. Mais la vraie question était de s’avoir si, qu’importait Exodus ou Benett, il était encore là.

Rachel ne pouvait savoir et tenta de reprendre son souffle par à-coup, pour impacter le moins possible sur son camouflage ; réussite mitigée là encore puisque la forme astrale pulsa quelques instants, conformément au souffle. Trouver le point d’équilibre, c’était cela la difficulté. Elle devait trouver le point d’équilibre dans sa concentration pour ne pas entraver ses mouvements et pus généralement son corps physique. Sans doute son « professeur » le savait-il mais il était en train de lui permettre plus que de simplement se dissimuler, il était en train de faire d’elle une guerrière considérablement plus dangereuse. Là où elle devait se protéger du domaine télépathique à l’aide d’un bouclier certes d’une grande puissance mais qu’un télépathe expert n’avait que peu de difficultés à outrepasser, ne cherchant dans tous les cas pas à répliquer, il était en train de lui enseigner un moyen de se soustraire à cette influence puisqu’elle ne chercherait donc pas à répliquer dans un quelconque combat. Si elle parvenait à maitriser l’invisibilité télépathique, Rachel pourrait mener le combat là où elle le voulait, là où elle était la plus performante, tout en se dérobant du terrain où il était le plus facile de la vaincre. Après cela restait très théorique et de toute façon elle n’avait pas l’intention d’attaquer la première.

Un bref signal mental la perturba dans ça concentration cependant  même si elle n’y prit pas garde son équilibre n’était pas encore trouvé lorsque la sonnette retenti à nouveau, la faisant sursauter et perdre tout ce beau camouflage alors qu’elle tournait la tête dans la direction de la porte, étendant ses sens psychiques jusqu’au portail de la résidence ; et qu’est-ce qu’elle n’y vit pas ? Attendant devant le portail, en chair et en os, paré de sa plus belle cape (enfin, ça devait pouvoir s’appliquer à toutes ses capes) et de son gros symbole phallique rutilant (d’un autre côté Rachel l’avait un peu cherché aussi, elle avait mit un top rose…), Benett du Paris alias Exodus lui-même ! Il était là !

- P’tain, lâcha simplement le Phénix comme unique onomatopée de surprise, j’ai réussie ou j’étais tellement merdique qu’il a décidé d’arrêté le massacre ?

Dans tous les cas, il était là, et du coup Rachel se demanda comment réagir. Elle avait eu ce qu’elle voulait, ou plutôt le premier pas, était-ce parce qu’elle avait également accomplie une partie de ce que lui voulait ? Possible. Dans tous les cas elle allait suivre le plan et comme elle n’en avait pas elle s’en irait sur son idée première qui ressemblait surement à un plan vu de loin ; c’était pas un peu de stress que de se prendre le chou pour des pensées à le con ?

Se relevant et s’en allant jusqu’à l’entrée, elle descendit les marches d’un pas par un simple jeu de lévitation teinté d’inattention et s’avança jusqu’au portail, pour l’ouvrir manuellement. Puis lorsqu’elle le lâcha, elle resta à fixer l’homme qui la dominait relativement peu de la taille mais énormément plus de la carrure, sans la moindre gêne et sans cacher un petit sourire.

- T’es venu finalement. Merci.

S’écartant pour qu’il puisse rentrer, le Phénix s’en retourna chercher le portail pour le refermer comme elle l’avait ouvert, bien que le lâcher avant la fin produise un claquement métallique. Mais Rachel s’en moquait bien, à la différence des quelques cadavres qui trainaient plus loin et qu’elle nota du coin de l’esprit, prenant cependant la peine de les enregistrer ; elle avait bien fait de ne pas y toucher mentalement mais visiblement il y avait quelqu’un d’autre qui s’intéressait à elle. Elle verrait une fois ce qui l’intéressait fini.

Se calant au rythme de son invité, la jeune femme avait un sujet de discussion tout trouvé qu’elle ne commença qu’une fois arrivée aux marches, qu’elle gravit normalement.

- Est-ce que ça symbolise un truc pour toi, la nouvelle année ?

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Mar 20 Mai - 0:50

Était-il nécessaire de lui parler de ces personnes, mortes désormais qu'elle avait sans doute détectées non loin de l'habitation ? Non, sans doute ce n'était pas utile. En tout cas, le Phénix ne donnait pas l'impression de s'en préoccuper et Exodus aurait sentit quelque chose si ce n'était pas le cas. La meilleure chose à faire était de laisser les autorités s'en occuper et suivre tranquillement leur enquête de loin. Marchant calmement, Exodus s'avança. Il passa le portail ouvert par Rachel pour se diriger vers la porte principale après avoir monter quelques marches. Il n'était sans aucun doute pas dans le bon accoutrement pour l'occasion mais il allait sans dire que c'était relativement la seule chose qu'il possédait en terme vestimentaire.

« La nouvelle année… Ce n'est pas une question simple. Chaque année qui passent me rappellent à ma propre condition. Elles sont un peu les douleurs lancinantes de la cicatrice laissé par la malédiction que je m'inflige. »

Une malédiction était peut-être un peu fort étant donné qu'elle n'était le fruit que de ses propres choix. Expier ses fautes et rattraper ses erreurs pour laisser un héritage des plus convenables voilà plutôt en quoi consistait sa raison d'être. Un instant, Exodus pensa que ses paroles étaient peut-être un peu trop surréalistes pour que Rachel ne puisse les comprendre. Pourtant la personne la plus surréaliste des deux était bien elle. Il ajouta.

« Mais peut-être est-ce une réponse un peu trop poétique et pessimiste. Bien sur, une nouvelle année c'est aussi l'espoir de parvenir à accomplir ce qui n'a pu être fait jusqu'à présent. Mais le temps passe tellement vite qu'une seule année n'est jamais suffisente j'en ai bien peur. »

Il y a tellement à faire. Le Phénix s'en rend-il compte ou est-il un de ses êtres qui se contente d'observer pour en apprendre plus sur des formes de vie inférieure ? Comptait-il agi un jour, au-delà de la simple volonté humaine de son hôte avec lequel il avait fusionné sans réellement le montrer ? Exodus avait assisté à des fusons d'êtres psychiques et d'êtres humains plus convaincantes que ce que Rachel et le Phénix avait pu faire. C'en était presque risible tellement les deux personnalités étaient encore concevables psychiquement, psychologiquement et même physiquement.

« Votre tentative de bouclier psychique était correcte. Mais vous avez omis une étape essentielle consistant à absorber ses propres émanations psychiques avant de créer la construction défensive. Prenez cela comme une nouvelle année. Il faut pouvoir recommencer de zéro pour que les fondations soient saines. Il en va de même pour une défense télépathique. Comprenez-vous ? »

Lorsqu'un ennemi créer une illusion dans les traces et éléments psychiques que l'on laisse sur le plan astral, la réabsorption permet de se réapproprier l'énergie psychique et donc, en quelque sorte, de la purifier. Seul quelques grands êtres psychiques sont capables de résister à une réabsorption et permettre à une illusion, un parasite psychique ou d'autres éléments, de perdurer à l'intérieur de l'esprit qui se réapproprie sa propre énergie psychique, l'inspirant en lui. Dans l'état actuel de la compétence de perception du Phénix, il était impossible pour Rachel de déceler ces interactions. Mais d'un autre côté, sa formidable puissance était capable d'écraser toutes les constructions psychiques de l'ennemi qui pouvaient s’immiscer dans son esprit. Il s'agirait sans doute de ce qu'Exodus lui apprendrait en second : User de sa puissance pour purifier son esprit une fois la barrière établie et ainsi être certain qu'aucune illusion ou malfaisance psychique puisse l'embêter.
Beaucoup de télépathes oubliaient une particularité fondamentale des combats psychiques. La volonté et le la masse psychique de l'esprit. Ce sont là deux valeurs qui s'entrechoquent dans un combat et peuvent décider d'un vainqueur même lorsque les techniques sont identiques ou que le perdant a l'avantage stratégique.
Peu importe la puissance de l'illusion, la petitesse et la fourberie d'un parasite. Ils ne peuvent résister à une puissance psychique les surpassant de loin. De la même manière, un Homme peut boire l'eau et s'en servir pour vivre et se développer. Mais un Homme peut aussi s'y noyer ou se faire broyer par le liquide. Exodus connaissait nombre de télépathes en herbes confiant en leurs capacités et ne vivant que très peu de temps.

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Ven 23 Mai - 16:09

« La nouvelle année… Ce n'est pas une question simple. Chaque année qui passe me rappelle à ma propre condition. Elles sont un peu les douleurs lancinantes de la cicatrice laissé par la malédiction que je m'inflige. »

Etonnamment, Rachel n’était pas surprise d’une réponse du genre ; sans rien avoir vu venir, elle savait que ce serait soit un « non » pur et simple soit quelque chose d’infiniment plus complexe. La réponse était plus complexe que la question, comme souvent, mais très révélatrice également : condition, douleurs, cicatrice, malédiction… Visiblement, l’inhumanité d’Exodus avait été choisie, elle formait une malédiction que le passage des ans ne cessait de lui rappeler ; un immortel, sans doute. Enfin il y avait beaucoup d’espoirs à avoir du fait qu’il se soit lui-même « mit dans cet état ». Ou alors le Phénix avait tout comprit de travers mais elle n’en avait pas l’impression.

Réponse trop poétique et pessimiste ? Encore un qui cherchait à tout compliqué ! L’espoir de parvenir à accomplir ce qui n’avait pu l’être l’an précédent c’était le principe même des bonnes résolutions : faire demain ce qu’on avait eu la flemme de faire hier et ce avec une potentialité de report annuel. Quant au passage rapide du temps, voilà qui la laissait perplexe également.

Ouvrant la porte en réfléchissant à une réponse, le Phénix franchit le seuil et laissa son invité en faire de même avant de la refermer d’un geste de la main et d’une pensée, se disant qu’avec tous les allers-retours de ce soir elle était bonne pour faire le ménage dans tout le rez-de-chaussée et non que dans la cuisine, une aparté bien à elle entre cette histoire de malédiction et cette autre de bonnes résolutions.

Sa tentative de bouclier TP était correcte… maieuh, c’était pas une tentative ! C’était son bouclier mental normal, c’était l’invisibilité télépathique qu’elle avait essayé. D’un autre côté c’était justement peut-être ce qu’il appelait ainsi ; il n’y avait pas de manuel du petit Télépathe ni même réellement du petit Télékinésiste donc les termes pouvaient différer pour désigner une même chose. Le bouclier psychique restait pour elle ce qu’elle manifestait par Psychokinésie, capable de la protéger d’à peu près tout tant qu’elle avait le temps de s’y adapter. Enfin bref, elle se dissipait alors qu’il la critiquait, c’était la connerie à ne pas faire…

- En gros, plus que me camoufler, je dois générer une structure qui évite que mes contours soient perceptibles. C’est pour ça que t’as fait ta « bulle ». Le hic c’est que la bulle, j’arrive même pas à la faire pour le bouclier normal.

Télépathe de haut niveau, oui, puisqu’elle savait faire plein de truc différents ; une mauvaise télépathe de haut niveau restait une télépathe de haut niveau quand même, elle était juste mauvaise.

- Ou alors je dois condenser mon corps astral et effacer les traces de sa présence avant de le camoufler ?

Arrivant dans le salon où les pizzas étaient toujours entreposées sur la table mais plus tellement chaudes du fait du temps écoulé, Rachel prit sur elle de continuer à discuter tout en jouant les micro-ondes et agitant les molécules des plats principaux afin de les réchauffer. Un léger doute lui vint quand même quand à si une simple chaise suffirait à Exodus ou non, la jeune femme n’ayant aucune idée de la masse réelle des tissus de son invité. Et évidemment, c’était toujours au dernier moment qu’elle se posait ce genre de question, qu’elle remarquait ce genre de détail… mais de toute façon elle improviserait, comme d’hab’. Dans le pire des cas elle pourrait se vanter d’avoir mit Exodus sur le cul avec son diner.

- Une question comme ça, tu manges au moins ?

C’était aussi un détail compromettant mais elle y avait déjà pensé à celui-là, sauf qu’elle n’avait pas encore eu le temps de demander.

- Je les ai faites cette aprèm’ et ce soir mais j’ignore si ton corps a besoin de nourriture, même si ton système digestif me semble intact.

Aurait-elle été vexée qu’il ne mange pas ? Non. Déçue un peu mais bon, elle faisait comme elle pouvait et ce genre de choses d’une normalité banale ne devait pas être le milieu naturel d’un être comme Benett du Paris depuis… plus longtemps qu’elle ne vivait, au hasard.

- Et sinon j’espère que la chaise ira.

Non, elle ne pensait pas par à coup mais c’était ainsi qu’elle s’exprimait. Et à défaut d’avoir la politesse de tendre la chaise à Exodus ou autre elle n’aurait pas l’impolitesse de s’assoir elle-même s’il n’en répondait à la négative pour les sièges. Après s’il préférait rester debout, à loisir, elle-même avait fait son choix. Ce n’est qu’une fois la situation relativement apaisée qu’elle s’essaierait à reprendre la parole, autre que pour lui proposer des parts de pizza.

- Dis, t’accepterais de me parler de ta malédiction ? Pourquoi tu te l’infliges et en quoi elle consiste.

Oh, ça en ferait surement gueuler ou rire beaucoup que deux des plus puissants mutants de ce monde se prennent la fantaisie de discuter autour d’une table à manger avec une nourriture aussi « puérile » que des pizzas et une tarte aux poires et surtout de le faire sur un sujet « poétique » et personnel, même si Rachel se doutait qu’une autre partie de la conversation serait sur ses enseignements télépathiques. Si c’était ainsi qu’il fallait avancer, elle cherchant à creuser et à comprendre son humanité perdue et lui voulant lui enseigner comment se préserver par ses pouvoirs, cela lui allait. Puis elle avait plus de chances que lui de dévier sur d’autres sujets et espérait qu’il serait à court de question avant elle ; au sujet de la télépathie du moins.

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Sam 31 Mai - 10:27

On raconte qu'il ne faut jamais lancer un savant sur son sujet de prédilections sans s’apprêter à en assumer les conséquences. On ne parlera sans doute pas de savant avec Exodus, mais l'idée est sans aucun doute la même.

« Savez-vous quels sont les principes rentrant dans la définition communes de 'bouclier psychique' ? Bien sur, le gène X est évolutif et les choses ne sont pas figés dans la roche. De plus, en tant que théoricien des mécaniques psioniques, je considère la Psychique comme un domaine scientifique au même titre que la Physique. Les physiciens cherchent des théories pouvant expliquer des phénomènes se passant dans le monde réel. Ces théories évoluent, progressent de plus en plus rapidement. C'est la même chose en Psychique, ce que je m'apprête à vous transmettre sera peut-être dépassé dans des années. Mais là où les mutants psychiques ont un avantages contrairement aux physiciens, c'est qu'ils peuvent ressentir eux-mêmes les phénomènes là où la Physique demande à un niveau élevé de conceptualiser à défaut de ressentir. Je suis persuadé que vous serez apte à ressentir le fonctionnement et la mécanique astrale sans forcément pouvoir y mettre des mots. »

Il s'interrompit alors que Rachel lui posait une question.

« Oui, je suis capable de manger et de ressentir la faim et la satiété si je le souhaites. »

Sans doute s'inquiétait-elle qu'il ne puisse honorer son plat.

« Un bouclier mental est un filtre de pensées émises par la personne visant à repousser toutes autres formes de pensées s'apprêtant à passer de l'autre côté du filtre. Ce filtre n'est pas limité à une bulle, suivant le talent du télépathe il peut prendre des tailles et des formes variables. Cependant, il faut voir ce filtre de pensé comme un maillage. Plus le maillage est fin et les mailles robuste, plus le bouclier est efficace. Vous pouvez arrêter une brique avec un grillage très grossier, mais une aiguille s'y frayera un chemin beaucoup plus facilement. Une fois la pensée à l'intérieur du filtre, ce dernier est inefficace. La forme géométrique la plus naturelle est la sphère, et dans notre cas, c'est la plus utile, car elle permet de répartir la masse psychique de la manière la plus optimale. En d'autres termes, elle permet de placer des mailles à intervalle régulier et optimiser l'espace entre chacune. C'est également une forme qui permet de bloquer des attaques omnidirectionnelles. »

Il se stoppa dans son monologue en observant l'intérieur de la pièce et laissant courir ses perceptions psychiques à leurs niveau le plus élevé autour de la maison pour s'en assurer de sa sécurité.

« Est-ce plaisant de cuisiner ? Je ne comprends pas bien quel intérêt cela peut avoir... »

Ce n'était en effet pas dans sa culture ni dans ses pratiques. Mais Exodus était plus ouvert d'esprit qu'on pourrait le croire et lui expliquer des pratiques pouvait l'aider à les appréhender.

« Là où le bouclier mental vise à stopper des intrusions de l’extérieur. Le camouflage psychique vise à bloquer les émanations psychiques de l'intérieur. Hormis cela, le principe est le même. On peut pousser le camouflages psychique au niveau d'une invisibilité. Mais cela demande de maîtriser relativement précisément les illusions psychiques. »

Il s'assit alors sur la chaise qu'on lui présentait. Ses sens télékinétiques lui indiquèrent qu'elle supporterait son poids pour une durée de quelques mois ce qui devrait être suffisent. Néanmoins, cela lui indiquait aussi qu'il l’abîmerait considérablement. Il décida donc de s'asseoir en limitant son poids par la pensée. Il n'était pas spécialement lourd de nature, mais son armure était en effet des plus lourdes.

« Vous parveniez jusque là à posséder une défense psychique hasardeuse car elle n'était nullement homogène. Il ne suffit pas de se concentrer sur une pensées ou une émotions de rejet pour en protéger son esprit, il faut malaxer ces pensées, les modeler pour les étaler de manière homogène autour de sa conscience et ses perceptions. Imaginez plus fort et vous y parviendrez. Une fois cela fait, vous remarquerez aussitôt que ce genre de défenses sont particulièrement solides et particulièrement légère à porter. Vous n'aurez besoin que d'une faible capacité de concentration et pourrez maintenir cela pendant plus longtemps. Enfin, en couplant une défense externe et un camouflage, vous serez difficilement repérable et n'influencerez pas votre environnement psychique directe de votre surplux de puissance. Vous deviendrez psychiquement bien plus humaine même si ce n'est là qu'artifice. »

Il parlait en effet beaucoup, beaucoup trop. Mais il n'était pas non plus débile au point de ne pas s'en rendre compte.

« Changez-vous de sujet car je vous ennuis avec mes explications ? Je conçois être particulièrement bavard lorsque le sujet aborde mes recherches personnelles... Mais je ne répondrai pas de suite à cette question. De parler ou de manger je me dois de choisir et puisque la chaleur se dissipe plus rapidement que les souvenirs, je m'en vais honorer votre repas en premier. Je vous en pries, accompagnez-moi. »

Il se mit donc à engloutir la becquetance de manière relativement vulgaire. Les seuls réflexes dans ce domaine qui lui restaient étaient ceux communs au XIIème siècle. Les coutumes ont en effet bien changé depuis. Après s'être servit de nouvelles fois seul et sans demander permissions il s'arrêta. Non pas qu'il était repus, mais plutôt qu'il voulait le simuler. Et en parfait goujat il ne fit aucun commentaire sur le goût de ce plat. Il ne le détestait pas, cela manquait de viande rouge à son goût mais c'était tout à fait 'bon'. Il s'essuya la bouche du revers de sa cape là encore par reflex, avant de reprendre.

« Ma malédiction donc. Comme je le disais… c'était une manière un peu pessimiste de présenter les choses. Parlons plutôt de devoir. Mademoiselle, pouvez-vous me promettre une chose ? Ce serait de garder ce que je peux vous dire pour vous. Lors de notre première rencontre vous parliez de confiance mutuelle nécessaire au travail en commun. Voici donc la confiance que je place en vous : j'accepte de vous dévoiler des parcelles de mon existence en échange de votre promesse d'en garder secret. »

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Lun 2 Juin - 17:14

« Savez-vous quels sont les principes rentrant dans la définition communes de 'bouclier psychique' ? Bien sur, le gène X est évolutif et les choses ne sont pas figés dans la roche. De plus, en tant que théoricien des mécaniques psioniques, je considère la Psychique comme un domaine scientifique au même titre que la Physique. Les physiciens cherchent des théories pouvant expliquer des phénomènes se passant dans le monde réel. Ces théories évoluent, progressent de plus en plus rapidement. C'est la même chose en Psychique, ce que je m'apprête à vous transmettre sera peut-être dépassé dans des années. Mais là où les mutants psychiques ont un avantage contrairement aux physiciens, c'est qu'ils peuvent ressentir eux-mêmes les phénomènes là où la Physique demande à un niveau élevé de conceptualiser à défaut de ressentir. Je suis persuadé que vous serez apte à ressentir le fonctionnement et la mécanique astrale sans forcément pouvoir y mettre des mots. »

Bah elle pouvait y mettre des images, en tout cas, puisqu’observant ce qui se déroulait aussi bien dans le monde physique que dans l’astral et en règle général c’était ainsi qu’elle manipulait le fonctionnement de l’un et de l’autre : en bidouillant. Inutile de savoir comment ça marche tant qu’on arrive à le faire. C’était ainsi qu’elle transformait l’air en pate d’amande ou ses combinaisons de molécules instables pour leur donner l’apparence de fringues normales. Enfin, c’était pas tout ça, les pizzas elle savait comment les faire et bienheureusement il était capable d’en manger s’il le souhaitait. Pas que la Psychique ne l’intéresse pas mais c’était bien parti pour se compliquer cette affaire.

La théorie du bouclier mental, yep, bouclier mental, pas psychique ! En tout cas il semblait parti le Exodus, les explications ne se tarirent pas et elle en prit note. Filtre de pensée, oui, durcir son esprit quoi. Ou pas ? Pas qu’une bulle suivant le talent du télépathe… elle n’avait donc aucun talent. Un maillage, c’était pas bête, c’était pas étonnant que ça ne soit pas bête mais elle gardait une attention relative au cours : c’était utile et intéressant mais elle avait les idées ailleurs et ne pouvait pas garantir que ça reste longtemps. En tout ça, l’idée elle la retenait : arrêter une brique mais laisser passer une aguille, c’était tout à fait ce qu’elle faisait et Exodus le lui avait simplement démontré.

Sphère forme plus naturelle et utile car omnidirectionnelle, équilibrée, optimisée ; en gros, il fallait rester sur la bulle et éviter de trop la déformer en projection astrale. D’un autre côté en projection astrale la conscience du corps astral était décuplée et les combats n’en étaient que plus violents et stratégiques.

« Est-ce plaisant de cuisiner ? Je ne comprends pas bien quel intérêt cela peut avoir… »

Rachel sourit, amusée et contente qu’il lui demande, cependant elle n’avait pas encore trouvé ses mots, autres que ceux pour lui présenter la chaise et pour qu’elle se trouve le temps et les mots nécessaires à son explication, qu’il c’était déjà relancé sur son sujet de bouclier mental. Bon, objectif numéro un, le laisser finir parce qu’à altérer les sujets de discussion elle allait se prendre la tête et ce n’était pas l’objectif.

Bouclier mental pour stopper les intrusions extérieures, elle était d’accord. Invisibilité astrale pour bloquer les émanations intérieures… d’accord. En les bloquant on devait empêcher de se faire repérer. Par contre elle avait du mal avec l’implication des illusions qui, toutes astrales qu’elles étaient, restaient au niveau de la jeune femme un moyen de berner les sens d’autrui et impliquait une connexion avec leur esprit et une manipulation de leur pensée, une sorte de contrôle mental moindre en somme.

« Vous parveniez jusque là à posséder une défense psychique hasardeuse car elle n'était nullement homogène. Il ne suffit pas de se concentrer sur une pensée ou une émotion de rejet pour en protéger son esprit, il faut malaxer ces pensées, les modeler pour les étaler de manière homogène autour de sa conscience et ses perceptions. »

Traduction elle pouvait toujours serrer les fesses et gonfler les joues en pensant à son gros orteil que son bouclier n’en serait pas plus efficace. Les mailles seraient toujours aussi solides mais écartées ; il fallait donc un mélange de puissance pour la solidité des mailles et de maitrise pour les resserrer entre elles. Imaginer plus fort et elle y parviendrait ? Elle devait fixer le gros orteil en plus ?! Non, elle devait juste se concentrer pour sentir la surface et à défaut de chercher la crispation chercher la visualisation de ce qui se passait : l’eau n’était pas aussi solide que la glace mais les gouttes tendaient à repousser ce qui y pénétrait, c’était sur ça qu’il fallait travailler. C’était surement ça que de rétrécir les mailles du filet.

Le laissant conclure ses conseils, le Phénix grimaça en l’écoutant dire qu’elle deviendrait « psychiquement bien plus humaine même si ce n’était là qu’artifice ». Sa réaction ne se fit pas attendre.

- Dis, t’accepterais de me parler de ta malédiction ? Pourquoi tu te l’infliges et en quoi elle consiste.

« Changez-vous de sujet car je vous ennuis avec mes explications ? »

Pas réellement, plutôt car elles touchaient un point sur lequel elle n’était pas d’accord, qu’elle n’aimait pas qu’on remette en question sa par d’humanité et encore moins qu’on lui parle de truquer cela. C’était peut-être ce qu’Exodus s’acharnait à faire, paraitre humain, mais elle parlait de l’être. Entièrement.

Quand à remettre à plus tard la discussion parce qu’il fallait « honorer » le repas, le Phénix se dit qu’elle était encore tombée sur quelqu’un qui serait capable d’utiliser ses couverts pour bouffer de la pizza et si elle entreprit de l’accompagner, elle attendit qu’il commence histoire de jauger à quel point elle passerait pour une sauvage. Et finalement… elle fut plutôt contente : il mangeait lui aussi comme un porc ! Bon, il ne parlait pas la bouche pleine mais il mangeait sans couvert et se servait de son propre chef, engloutissant sans forcément s’en foutre partout mais au moins elle n’eut aucun scrupule à en faire de même. C’était pas laver la table qu’il faudrait mais en changer lorsqu’ils auraient fini. Mais elle était contente.

Par contre, lorsqu’elle raconterait à Caitlyn qu’Exodus se servait de sa cape comme d’une serviette de table, sa sœur d’adoption allait tellement pester et déprimer : non respect de l’œuvre d’art qu’était l’hyper-classieuse cape ? Bah oui, c’était comme ça.

Le récit sur la malédiction revint donc trois pizzas et demie plus tard, alors que Rachel n’avait elle pas fini son quart. Néanmoins s’il lui était demandé, elle répliquerait qu’elle était une femme donc qu’elle pouvait faire deux choses à la fois !

Manière pessimiste de présenter les choses ? Pour la malédiction, pas le multitâche. Amy disait qu’en psychologie les mots importaient donc si Exodus avait parlé de malédiction c’était que quelque part, il le vivait comme tel. De là à savoir où Rachel n’était pas psychologue, elle. Devoir ? Malédiction équivalente à devoir, intéressant. De même que devoir auto-imposé. Elle s’arrêta même les dents dans sa pizza pour le regarder, l’écoutant tant des yeux que des oreilles. Et considérant que cela demandait réponse elle relâcha le morceau pour confirmer.

- Je n’aime ni le mensonge ni la cachoterie et fais mon possible pour être honnête. Je te donne ma parole que je n’en parlerai pas.

Ponctuant sa phrase en plantant ses dents dans sa part pour arracher le bout qui lui avait échappé une fois de trop, elle poursuivit sans trop de gêne :

- La confianche est une chose humaine, chomme les regrets et le pechimisme. Lorsque je parle d’humaniché, ch’est pas psychiquement. Ch’est dans le chœur et les rechentis. Je veux pas changer de chujet, juste que tu gardes cha à l’esprit lorsque tu parleras de ta malédichion. Voilà.

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Dim 15 Juin - 1:34

Le problème avec les personnes comme Exodus, c'est qu'il est pratiquement impossible de les garder dans une conversation qu'on maîtrise et encore moins de les faire taire lorsqu'on en a assez. Chez la personne moyenne, ce point d'agacement arrive souvent très vite. L’interlocuteur se braque alors rapidement et commence à être plus direct, plus franc, plus cru ce qui place la discussion dans des dispositions mauvaises où Exodus est obligé d'user de sa prestance et ses gros pouvoirs pour montrer et apprendre ce que signifie le mot respect. Lorsque l’ego est trop grand, le temps de parole aussi. C'est un trait de personnalité que l'on retrouve aussi chez Erik Lensherr même si on ne peut pas forcément classer les discussions de ces deux personnes dans les même catégories. Erik Lensherr est un philosophe et un idéologue de son époque, Exodus n'est qu'un savant, érudit et Homme cultivé auto-proclamé sans réelle base et actes pouvant appuyer ces dires. Il suffit d'ailleurs de creuser pour ce rendre compte que la profondeur de ses paroles ne sont pas si impressionnantes que cela. Et comment pourraient-elles l'être ? Toute sa vie il n'a jamais été contredis, il n'a jamais trouvé quelqu'un qui pourrait lui faire changer d'avis à part Erik Lensherr. Mais cette exclusivité ne connote pas le côté extraordinaire de Magnéto – même si ce n'est pas non plus quelque chose qu'on peut lui enlever – mais surtout le fait que Lensherr fut le seul à tenir la discussion avec Exodus en terme de durée pour lui démontrer ses ponts et démonter ceux du Templier.
Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis. Exodus n'est pas un imbécile pour autant, c'est un Homme très intelligent qui, comme l'indique son égo, se surestime beaucoup.

« Malheureusement, je crains devoir prolonger cette parenthèse puisque c'est en effet un point intéressant sur lequel je ne suis pas de votre avis. Puisque vous parlez de l'humanité comme étant l'ensemble des émotions, l'empathie en tête de file, faisant d'un humain et un mutant des êtres compatissant et raisonnable que l'on peut éduquer permettez-moi de vous mettre en garde. A ne vouloir voir que le bon côté de l'humanité, et même à ne vouloir la voir uniquement dans le cœur des gens, vous négligez leurs esprits, leurs psychés. Et puisque l'être ne peut être Homme qu'à travers son cœur, qu'advient-il de son esprit ? Je vais vous dire le fond de ma pensé. Vous n'avez pas tord de croire en la compassion et l'empathie chez les humains et les mutants. Nous provenons tous de la même origine génétique et culturelle. Nous avons tous, à l'échelle de la planète, baigné dans le même moule. Dire qu'un mutant a possède un conditionnement culturel différent d'un humain est une erreur qui ne fait que placer le premier au dessus de l'autre alors que ce premier n'est simplement que devant l'autre dans la chronologie de notre monde. De même, indiquer que l'Homme possède une histoire plus vaste et riche que le mutant ne fait également que placer les deux espèces dans une comparaison visant à les classer. Vous devez considérer l'humanité et l'ensemble des ressentis que vous espérez voir en l'autre comme sa constitution pleine et entière, l'essence de son existence, de son cœur à son âme et son esprit. Nous SOMMES, humains, venant de la même grotte, issu de la même boite, emplis des mêmes désirs. Je le répète donc. Votre esprit est humain, il ne dépend qu'à vous de ne pas nier ce fait et considérer que vous serez sauve uniquement si votre cœur l'est en laissant l'inhumanité consumer votre esprit, consumer, une partie de votre être aussi importante que votre cœur. L'humanité est psychique Rachel et en maîtrisant vos pouvoirs, vous ne faites qu'être capable de contrôler votre être et refaire surgir votre part humaine que vous aviez enfouis, persuadée qu'elle ne se trouvait pas à cet endroit. Une âme humaine, demeure dans un esprit humain et un cœur humain ; se connaître et se maîtriser soi-même n'est que la clef pour concevoir sa propre essence et fusionner avec sa propre humanité. Je vous ai bien dis que j'avais oublié ma part humaine. Et il est vrai que je ne peux plus me rappeler aisément des besoins inhérent à la vie sans pouvoirs mutants. Mais ce n'est pas parce que je ne mange plus, que ne je bois plus ou que je suis pratiquement immortel que mon âme est souillée et mon humanité entachée. Nuance fine et délicate, mais néanmoins capitale. »

Faites le taire...

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Dim 15 Juin - 21:56

« Malheureusement, je crains devoir prolonger cette parenthèse puisque c'est en effet un point intéressant sur lequel je ne suis pas de votre avis. »

Le Phénix s’arrêta de manger, écoutant d’abord toujours son encas à la main puis elle alla jusqu’à le poser lorsque les mots la prirent trop. Humanité comme ensemble des émotions, oui, empathie en tête de file, d’une certaine façon oui. Quant aux humains, mutants inclus, en tant qu’êtres capables de compassions et de raisons que l’on pouvait éduquer, oui encore ; c’était pour cela que l’Institution X existait et surement pour cela aussi qu’Exodus n’était pas d’accord. La divergence de leurs points de vu sur l’Humanité était logique. Néanmoins Rachel était bien moins naïve qui le pensait mais il aurait été faux de dire qu’elle n’appréciait pas le ton professoral et pédagogue, cette sagesse qui se voulait conseillère et franche et ce fut d’ailleurs cela, alors que cœur et cerveau travaillaient à deux choses différentes, qui lui fit pauser sa pitance.

Elle n’essaya pas de répondre, écoutant son monologue avec intérêt et un petit sourire car il ne la contredisait pas tant que cela même s’il s’embarrassait de beaucoup de choses auxquelles elle faisait coucou de la main lorsqu’il en était question ; pas qu’elles soient fausses, loin de là, juste qu’elle-même n’allait pas chercher jusque là.

Tous des êtres compatissants et raisonnables que l’on pouvait éduquer, oui, c’était là la vision de l’Institution X et malgré tout ce qu’elle avait vécue Rachel continuait d’y croire. Sa philosophie était bien moins naïve qu’elle pouvait le sembler mais elle n’en négligeait pas le mauvais côté des autres comme d’elle-même car à ce qu’elle nommait « Humanité » avait sa contrepartie « Monstruosité » ; mais ce n’était pas cela qu’il contestait, plutôt une prédominance du cœur face à l’esprit. En effet, et cela pouvait paraitre un comble pour une personne dont l’esprit était si développé, mais elle fonctionnait bien plus au cœur qu’à la tête pour toutes ses décisions, humaines comme monstrueuses. En tout cas elle était contente de l’entendre dire qu’humain et mutant était la même chose, même si elle se limitait à cela sans aller chercher des justifications génético-culturelles. Et encore moins de lui démontrer par A + B que c’était ainsi parce qu’elle s’en contrefoutait complètement de la démonstration : les choses étaient comme elles étaient et le Phénix n’éprouvait pas le besoin de comprendre pourquoi, c’était peut-être un tord que cette absence de curiosité mais elle y voyait une preuve de sagesse. Puis elle était le Phénix donc dépositaire d’une partie de l’univers donc à chercher à comprendre pourquoi et comment elle se prendrait plus la tête qu’autre chose ; limite puérile mais limite quand même, volontaire et…

Ils ETAIENT humains, ouais ! Lancé avec autant de conviction ça la fit sourire en plus de raccrocher au monologue qui lui était fait. Venant de la même grotte surement, issu de la même boîte peut-être, emplis des mêmes désirs c’était justement là que ça pêchait pour Exodus de ce qu’elle en avait vu la dernière fois. Et cette fois-ci également vu qu’il maintenait son avis.

Esprit humain ne signifiait pas être humain. C’était plus une question d’âme, d’essence, de… second degré ! Pour une fois qu’il lui était utile celui-là. Quant à laisser l’inhumanité consumer son esprit pour sauver son cœur, elle se demandait si ce n’était pas une référence à la fusion entre Rachel et l’Echo du Phénix, ça.

« L'humanité est psychique Rachel et en maîtrisant vos pouvoirs, vous ne faites qu'être capable de contrôler votre être et refaire surgir votre part humaine que vous aviez enfouis, persuadée qu'elle ne se trouvait pas à cet endroit. Une âme humaine, demeure dans un esprit humain et un cœur humain ; se connaître et se maîtriser soi-même n'est que la clef pour concevoir sa propre essence et fusionner avec sa propre humanité. »

C’était bon, elle tirait la tronche : elle n’était absolument pas d’accord avec cela et ça prouvait en quoi Exodus était devenu inhumain, à ses yeux. C’était de cela dont elle avait peur, de cette croyance que la maitrise et la connaissance de soi permettait de fusionner avec son humanité. Non, non et encore non ! C’était justement cela qui la faisait disparaitre, on ne pouvait pas maitriser son humanité, la faire taire oui mais jamais devenir elle, c’était une partie de nous qui nous influençait, non quelque chose de tangible que l’on pouvait manipuler.

Pour sur, il avait oublié sa partie humaine mais cela n’avait rien à voir avec le fait qu’il ne mange, ne bois ni ne vieillisse…

« Nuance fine et délicate, mais néanmoins capitale. »

- J’suis pas d’accord, répondit-elle immédiatement, l’interrompant sans hésitation. Je sais parfaitement que le cœur comme la raison peuvent faire accomplir le meilleur et le pire, ça fait parti de l’équilibre et de la dichotomie des choses.

Elle ne pouvait pas maintenir un monologue comme il l’avait fait, pas oralement du moins, mais il touchait un point sensible et elle y réagissait. C’était là que résidait la malédiction d’Exodus, pour le Phénix, et c’était cela qu’elle ne voulait jamais croire ou faire elle-même.

- Croire que t’as fusionné avec ton humanité signifie que tu la maitrise, donc qu’elle n’existe plus. L’Humanité dépend du cœur et de la raison mais s’ils s’opposent souvent ils sont liés. Chacun choisi de suivre la voie qu’il préfère mais croire que l’on les contrôle signifie juste qu’on les bride.

Il y avait une certaine tension dans sa voix, une légère agressivité venue d’une peur qu’elle n’avait jamais cachée et qu’il incarnait parfaitement, au point qu’elle tente de faire changer cela.

- Je perçois l’Humanité comme ce qui nous permet de faire le meilleur et la Monstruosité le pire. Mais ne pas être humain ne signifie pas que l’on soit un monstre. On peut être inhumain aussi, au-delà de ces influences et de ses échos humains et monstrueux. C’est ce que t’es, à mes yeux.

Elle baissa le regard sur son assiette, grimaçant de malaise et baissant les épaules, reprenant sa part de pizza sans réelle envie.

- Je pense que tu es à une échelle dépassant de loin la simple humanité ou monstruosité et qui fait qu’au final tu es plus l’entité Exodus qu’autre choses. C’est cela qui m’effraye car c’est sans limite dans ce que cela peut faire en bien comme en mal…

Oh, ce n’était pas lui qui l’effrayait mais qu’elle-même puisse le devenir ; très narcissique de sa part mais pour penser à d’autres, pour penser à autrui, il fallait que cet autrui soit capable de recevoir cette pensée, cette intention, cette émotion, et elle n’avait pas l’impression que ce soit le cas. Benett du Paris lui semblait effacé, elle n’arrivait pas à le voir et essayait de le faire rejaillir pour combattre cela.

- C’est ça, ta malédiction. Quelque soit la charge que tu t’imposes, c’est ce sacrifice, ce « contrôle » illusoire de ce que tu peux ressentir et penser, qui est ta réelle malédiction, Exodus. Est-ce là le coût du pouvoir ou bien celui de la destinée ?

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Jeu 17 Juil - 18:23

Toujours aussi calme, Exodus écoutait avec intérêt ce que Rachel lui dit et rétorquait. Il continuait d'ailleurs avec un faux semblant d’appétit de manger. Elle pensait avoir trouvé ce qu'il était, avoir su quels mots lui mettre dessus : inhumain. C'était aussi arrogant que ce qu'il faisait avec elle en pensant tout savoir et voulant tout lui apprendre. Mais sans aucun doute de la même façon qu'il se méprenait sur elle – sur certains points du moins – elle se méprenait sur lui, s'arrêtant à l'apparence. C'était une erreur grave mais qu'on ne pouvait lui reprocher. Qui ne jugerait pas Exodus par son apparence ? Personne de normalement constitué. Cela voulait-il dire que Rachel était normalement constituée ? Je n'irai pas jusque là et Benett « Exodus » du Paris non plus. Il reprit d'ailleurs son argumentation plus ou moins bancale selon les points de vue malgré le fait qu'il soit toujours aussi persuadé de la véracité de ses propos.

« Pourquoi avez-vous tant peur que la maîtrise de vos pouvoirs vous mènent sur le chemin de l’inhumanité ? N'est-ce pas ce que vous faites à l'Institut ? Apprendre aux jeunes mutants à contrôler leurs corps et leurs pouvoirs ? Les aider à renouer avec leurs Êtres, en tant que mutant, pour leur permettre de vivre leurs vies comme ils l'entendent, en surpassant cette barrière d'Hommes et de Mutants et embrassant celles d’êtres humains ? Si vous ne contrôlez pas vos pouvoirs, si vous ne les maîtrisez pas, mademoiselle, qui le fera ? Qui d'autre que vous en a le droit ? Personne n'est-ce pas ? Mais alors comment allez-vous vous y prendre pour être certaine que personne ne contrôle ce que vous êtes et qui plus est ce que vous ne pouvez ni contrôler ni, de fait, concevoir ? C'est ce que je ne comprends pas, bien que la solution me paraisse évidente.
Comment combattrez-vous le potentiel monstre qui est en vous si vous n'êtes pas en pleine possession de vos moyens ? Vos craintes sont justifiées. L'inhumanité vous guette tout comme le poids de la destinée. Mais plutôt que de chercher chez les autres une raison d'espérer, commencer par trouver chez vous les clefs vous permettant de contrôler votre vie et d'être libre de vos choix.
Ou alors est-ce que vous sous-entendez qu'être Humain c'est être impuissant face à la fatalité ? Personnellement je ne pense que c'est justement ce qui fait l'essence même de l'humanité que d'être capable de se battre pour mener sa vie comme on l'entends. C'est pour cela que nous évoluons, non ? Voilà pourquoi je maintiens que contrôler ses pouvoirs, contrôler – en tant que mutant – une partie de son être, c'est se diriger vers un chemin où l'on peut prendre nos vies en mains ; un chemin d'Humains.
Et c'est pour cela que je pense que vous vous trompez sur mon compte. Ma malédiction n'est pas une quête de contrôle illusoire, c'est la rédemption que je m'inflige pour avoir pécher et céder à la tentation de voir ma vie et mon être contrôlés et maîtrisés de bout en bout par autrui car cela semblait plus simple. C'est pourquoi je souhaite que vous ne fassiez pas la même erreur. Certes, nous ne sommes pas identiques, loin de moi cette idée, mais je reconnais chez vous des similitudes : Lorsque je perçois que vous avez peur de votre destin et que cette peur vous empêche d'agir pour contrer cette fatalité. Vous pensez qu'en maîtrisant vos pouvoir vous éveillerez le monstre qui sommeil en vous mais je crois que vous vous trompez, ce monstre est déjà là. Ressurgir sera plus facile pour lui si vous n'avez rien à lui opposer. Prenez votre Être en mains, connaissez-vous et devenez libre d'agir selon votre cœur, car lorsque l'adversité vous frappera, vous ne pourrez la vaincre à votre manière et selon ce que votre cœur vous dis sans avoir essayé de maîtriser vos capacités. C'est en tout cas l'unique conseil que j'essaierai de vous faire appliquer en vous convainquant et non en vous persuadant. Car c'est là l'essence même de la malédiction et la rédemption que je m'inflige. Si je ne peux aider une personne comme vous, je ne suis pas digne de la seconde chance qui m'a été offerte.
 »

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MessageSujet: Re: Legacy - partie deux {Exodus}   Dim 14 Sep - 20:47

« Pourquoi avez-vous tant peur que la maîtrise de vos pouvoirs vous mènent sur le chemin de l’inhumanité ? »

S’il parvenait à continuer de manger envers et contre tout ce n’était pas son cas et Rachel s’interrompit à nouveau, avant même que la part de pizza eue atteinte sa bouche. Ses épaules se baissèrent alors qu’elle grimaçait, relâchant la nourriture dans l’assiette alors qu’elle l’écoutait poursuivre malgré qu’il eu marqué un point très juste avec sa première question.

L’Institution Charles Xavier apprenait aux mutants à maitriser leurs capacités, oui, de façon à leur permettre la vie en société sans le moindre risque et l’utilisation plus ou moins performante de leurs dons, néanmoins il était question d’atteindre une possible normalité et non de tendre vers l’omnipotence ; sans doute qu’en tant que mutante la jeune femme pouvait chercher l’expression et la maitrise de son potentiel mais sa condition de Phénix changeait tout cela. L’Institut était destiné à des êtres disposants de limites et dont l’apprentissage s’arrêterait un jour, ce n’était pas son cas si elle ne les posait pas elle-même, ses limites. Aider à renouer avec l’Etre, une nouvelle notion philosophique qui lui poserait problème dans la mesure où ils en avaient sans doute une vision différente et la définition allant de paire. Vivre leurs vies comme ils l’entendaient, oui, et elle-même s’était entendue à ne pas explorer trop loin ce dont elle était dépositaire. Elle avait dépassée la barrière des races et elle embrassait son humanité autant qu’elle le pouvait mais en effet, elle avait peur que le développement de ses pouvoirs ne la mène sur le chemin de l’inhumanité.

« Si vous ne contrôlez pas vos pouvoirs, si vous ne les maîtrisez pas, mademoiselle, qui le fera ? Qui d'autre que vous en a le droit ? Personne n'est-ce pas ? »

Nouveau point sensible et elle se tendit cette fois ; personne n’avait le droit de la contrôler, non, elle avait très peur de cela et ne connaissait que deux réactions dont la première était et serait prédominante désormais. Personne n’avait à la maitriser et Exodus avait dit lui-même ne pas essayer ; personne n’avait le droit d’essayer de la maitriser et elle brûlerait ceux qui s’y essaieraient. Elle ne serait plus un pion ou un animal dressé, elle se battait pour qui et pour quoi elle voulait, fonction de son propre choix. Point barre !

Réaction de refus borné malgré qu’il eu raison, peut-être même renforcée par ce fait ; elle faisait confiance à ceux qu’elle aimait pour la préserver de ces choses qu’elle ne pouvait ni contrôler ni concevoir mais c’était permettre à ces mêmes gens de la manipuler et elle en avait prit conscience à cause d’Ernest néanmoins elle voulait continuer de faire confiance et d’aimer, à elle de bien savoir juger qui était digne de confiance ou non.

« Comment combattrez-vous le potentiel monstre qui est en vous si vous n'êtes pas en pleine possession de vos moyens ? Vos craintes sont justifiées. L'inhumanité vous guette tout comme le poids de la destinée. Mais plutôt que de chercher chez les autres une raison d'espérer, commencer par trouver chez vous les clefs vous permettant de contrôler votre vie et d'être libre de vos choix. »

Il n’avait même pas besoin d’entendre ses pensées pour savoir ce qu’elle pensait, c’était troublant, inquiétant mais ambivalent également. Il la connaissait sans la connaitre et avait une sagesse et une bienveillance qui n’étaient pas sans faire écho à une personne de son passé, une personne qu’elle avait aimée.

Etre Humain comme être impuissant face à la fatalité, c’était une bonne question ; elle avait lutée toute sa vie contre le destin et cela n’avait rien changé, quand bien même elle en avait le pouvoir. Mais qu’importe l’impuissance ou non c’était la lutte qui comptait réellement. L’essence même de l’humanité que d’être capable de se battre pour mener sa vie comme on l’entend, elle était d’accord même si elle n’y associait nullement la moindre question évolutionniste.

« Voilà pourquoi je maintiens que contrôler ses pouvoirs, contrôler – en tant que mutant – une partie de son être, c'est se diriger vers un chemin où l'on peut prendre nos vies en mains ; un chemin d'Humains. »

Il finirait par la convaincre. Elle ne savait pas si c’était une bonne chose ou une mauvaise mais il en était capable. Beaucoup de ce qu’il disait obtenait son assentiment même si les principaux points restaient problématiques, par point de vue plus qu’argumentation d’ailleurs. Mais avant de le faire il poursuivit sur sa malédiction comme elle-même l’avait fait et aux lumières de ce qu’il avait déjà dit, elle était bien moins sure d’elle.

Rédemption comme malédiction, un concept qui la choquait considérant la quête de rédemption qu’elle avait elle-même entreprise de suivre malgré que son entêtement inférieur à celui de Caitlyn l’ait faite renoncer d’une certaine manière là où sa sœur d’adoption avait réussie à l’obtenir. Pêcher… voici bien une notion qu’elle ne comprenait pas et laissa filer tout autant qu’Exodus lui exposa ce qui plus qu’être une rédemption lui semblait être une pénitence ; différence de mots, tout simplement, justifiant une fois encore qu’elle ne les aimât pas.

Ils n’étaient pas identiques, non, mais ils avaient des points communs en un certain nombre, en effet. Au-delà de sa peur de devenir comme lui c’était sans doute à cause de cela que Rachel tentait de faire ressurgir Bennet de derrière Exodus. Le Phénix n’a pas peur du destin mais d’elle-même cependant si c’est de son destin et de ce qu’elle pourrait devenir alors oui, il a raison. Elle l’écoute conclure sans rien dire, sans plus le regarder, écoutant et pensant même si cela lui déplait. Vaincue, elle l’est d’une certaine façon, car Exodus l’a conduite à remettre en question ce qu’elle pensait sur beaucoup trop de chose. Elle devra longuement parler de cette discussion à qui de droit et elle aura besoin de conseil mais pour l’heure elle était encore à la faire et à s’en éprouver.

Prendre son être en main et se connaitre pour devenir libre d’agir et éviter d’échouer face à l’adversité lorsqu’elle frappera, parce qu’elle frappera visiblement et que sa manière ne sera pas suffisante. Peut-être est-ce temps d’aborder sa manière de combattre, justement, de montrer que malgré les peurs et la fragilité il y a autre chose…

« C'est en tout cas l'unique conseil que j'essaierai de vous faire appliquer en vous convainquant et non en vous persuadant. Car c'est là l'essence même de la malédiction et la rédemption que je m'inflige. Si je ne peux aider une personne comme vous, je ne suis pas digne de la seconde chance qui m'a été offerte. »

Elle lui sourit tristement avant de lui répondre, le regarda à nouveau.

- Merci… Y’a beaucoup de choses vraies dans ce que tu dis. Je les comprends. Néanmoins je ne crains pas le monstre, si l’on oppose à l’humanité la monstruosité. Je suis aussi monstrueuse qu’humaine car on a fait de moi un monstre, je tâche juste d’en user pour la cause qui me tient le plus à cœur à présent.

Une pause, elle dégluti et s’en alla même prendre un verre d’eau, le buvant rapidement avant de reprendre.

- C’est d’inhumanité dont il est question. L’Institut apprend aux mutants à contrôler leurs pouvoirs mais tous ont des limites. Moi pas. Je veux pas, surtout pas, qu’on me contrôle et je fais confiance aux personnes que j’aime pour ne pas le faire. Je maitrise une infime partie de mes pouvoirs, c’est vrai. Je me pose des limites parce que contrairement à vous tous je n’en ai pas. Explorer tout cela, le contrôler…

Une nouvelle pause, elle chercha ses mots quelques secondes en s’adossant, croisant les bras et fixant son regard sur son assiette et la part de pizza qui y trainait toujours.

- Explorer tout ça, le contrôler, c’est m’y exposer. Oui, je suis vulnérable si je suis ignorante mais qu’est-ce que je serais si je sais ? Oui, il n’y a personne pour m’arrêter ou me dire quoi faire mais c’est pas une bonne chose… Je…

Troisième pause, ses poings se serrèrent ; elle aurait voulu frapper la table de mécontentement mais elle n’en fit rien, cependant elle continua de se perdre dans ses pensées alors que les flots ne s’en déchainaient que plus.

- Si j’en viens à devoir brûler ce monde, je veux qu’on puisse m’arrêter. Je… j’ai besoin de cette faiblesse. Contrôler mes capacités me rendra plus puissante, je pourrais tout confronter et tout vaincre, oui. Je pourrais changer le monde et me défaire d’une lutte contre la fatalité qui est en effet bien humaine. J’veux pas. Surtout pas.

Elle prit une grande inspiration, commençant à s’emporter dans la tristesse puisqu’elle réprimait la colère alors que les flots n’avaient visiblement que deux teintes pour l’heure. Elle laissa un long silence avant de reprendre, le temps qu’elle se calme un peu et n’en paraisse absente.

- Me connaitre, oui, me maitriser, non.

Déclaration sans appel résultant d’un choix dont elle avait peut-être une connaissance limitée mais il restait sien et c’était en cela qu’elle restait maitresse d’elle-même : son libre arbitre.

- Ecoute, Dudus, le simple fait d’essayer d’aider des personnes comme moi prouve que tu utilises bien ta seconde chance. Je tâche d’en faire de même mais contrairement à toi j’essaie d’être, non d’avoir. Je maitrise suffisamment de mes pouvoirs pour tenter de continuer à me battre contre la fatalité, pour pouvoir essayer de protéger ceux que j’aime, d’accomplir ce en quoi je crois.

Elle releva les yeux et lui sourit, un sourire certes relativement peu convainquant mais au moins était-il convaincu. Une nouvelle grande inspiration avec qu’elle ne reprenne, à nouveau au présent et en face de Benett.

- Contrôler ses pouvoirs en tant que Mutant c’est un moyen de prendre sa vie en main. En tant qu’Entité c’est un moyen… c’est bien plus, bien différent. Il ne s’agit plus de soi mais d’une partie de l’univers.

Elle n’a pas d’argumentation structurée, non, elle balance les idées comme elles lui viennent et ses pensées sont suffisamment tourbillonnantes suite aux dires de Benett du Paris pour qu’elle déclame quelque chose de déconstruit.

- Je suis mutante, oui, mais je suis également… autre chose. Certains l’appel « divinité » et je crois pas qu’ils aient tord. Mais même si l’omnipotence est à portée de main je n’en veux pas, je mènerai mes batailles comme les autres quitte à devoir les perdre. C’est mon choix.

Prenant la part de pizza qui lui restait, elle l’agita devant Exodus et désigna le reste de la tablée.

- Ça m’a prit l’après-midi à faire. Sans doute qu’avec mes pouvoirs, j’aurai pu le faire en une seconde si je les maitrisais parfaitement. Op, changer l’air en pizza, après tout je le fais déjà pour de la pâte d’amande. Mais cela n’aurait pas eue la moindre valeur. Tu vois ce que je veux dire ?

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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