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 Philosophie matinale [Jubilee]

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Kaya Spencer
Élève à l'Institut expérimenté(e) Beta
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MessageSujet: Philosophie matinale [Jubilee]   Dim 16 Fév - 22:12

14 janvier 2014

L'entraînement matinal... C'était devenu plus ou moins un réflexe. J'arrivais tous les matins à la même heure, je faisais mes petits tours, mes petits étirements, je sautillais et voltigeais un peu avec mes ailes, ensuite je méditais dans le lac, puis après j'allais me doucher et prendre un petit déj'. En règle générale, je faisais ça dans les jardins, à l'extérieur. Qu'il fasse froid, chaud, qu'il pleuve ou qu'il neige, je faisais toujours ça dehors. J'aimais la fraîcheur matinale, cette odeur caractéristique de la nuit qui persistait encore un peu, j'appréciais le vent, et toutes ces conneries poétiques de la nature et tout le tralala. Ça m'avait toujours aidée à me concentrer.

Mais ce matin-là, j'étais dans le gymnase. Autant dire que l'ambiance n'y était pas du tout la même. En fait, je n'y étais pas retournée depuis que Jubilee avait cessé de suivre mes entraînements réguliers. Elle suivait toujours mes progrès, évidemment, mais mes étirements du matin ne nécessitaient plus sa présence de manière impérative. J'en avais profité pour aller vers l'extérieur, ce qui m'avait permis de varier les exercices, d'utiliser mes ailes, et de faire quelques progrès dans pas mal de domaines. Mais cette fois-ci, j'étais revenue aux sources. En fait, je voulais tenter de voir Jubilation. Demander un rendez-vous m'aurait semblé un peu galvaudé, j'avais donc préféré me rendre au gymnase pour mon petit réveil matinal.

J'étais arrivée pas mal en avance, en général elle débarquait plus tard que cela. J'avais donc commencé par courir un bon moment, faire des étirements, des pompes pour la forme, des exercices d'endurance, et je finis par quelques gestes de combat. Boxe thaï, comme toujours. Je me mis donc à taper dans le gros sac de frappe. D'abord poing, puis coude, puis genou, puis jambe, inlassablement. Mais alors que je procédais... Une idée me traversa l'esprit. Une idée liée à l'armure... En temps normal, je n'utilisais pas mes pouvoirs pour l'entraînement matinal (enfin sauf pour la médication, où je sortais les ailes afin de les planter au fond de l'eau). Mais cette fois-ci, pourquoi pas... Par contre, je devais laisser tomber le sac de frappe, je risquais de le fracasser avec les lames.

Je me rapprochai donc d'un mur, secrétant cette sorte de gelée bizarre qui prit forme autour de mes avant-bras et du haut de ma poitrine. Je n'avais pas opté pour une transformation complète, car ce serait au fond assez inutile, je n'en avais pas besoin. Ce qu'il fallait, c'était juste protéger mes mains, et relier les deux bras entre eux. J'envoyai un premier coup dans le mur, ressentait cette impression habituelle que l'énergie du choc était absorbée et se dissipait dans le tissu de l'armure. J'en envoyai un autre, me concentrant plus cette fois-ci, et je pus sentir l'énergie être renvoyée vers mon autre bras. Ça m'était déjà arrivé plusieurs fois, et je m'étais d'ailleurs plusieurs fois entraînée avec Kaede afin de travailler cet aspect-là. Elle m'envoyait des coups et je réutilisais l'énergie pour fracasser des machins au hasard. A nous deux, on avait un peu ruiné le littoral du lac, d'ailleurs, enfin...

Le fait était que je pouvais moi-même déclencher cette sorte de "stockage" provisoire d'énergie. Pas à la même échelle que Kaede, ceci dit. Lorsqu'elle me frappait avec ces espèces d'ondes de choc, mes ailes se tendaient au maximum et pouvaient faire éclater un rocher sans aucune difficulté. Dans le cas présent, c'était moindre... Mais c'était un bon entraînement au timing. Si j'attendais trop longtemps, je perdais l'énergie obtenue. Si je frappais trop vite, l'énergie obtenue n'était pas encore focalisée au bon endroit. C'était vraiment très sensible, et pouvoir gérer ça moi-même était plutôt une bonne chose... Je me mis donc à frapper dans le mur. D'abord la main droite pour récupérer de l'énergie, puis la gauche pour la réutiliser.

Autant dire que ce ne fut pas un total succès. Les premières fois, je frappais trop vite ou pas assez vite, et les suivantes ce n'était pas concluant. Mais après cinq ou dix minutes à ce rythme, je commençai à prendre le coup. Je portais chaque fois deux coups rapides, parfois poussant des sortes de grognements bizarres. Ça m'était déjà arrivé plusieurs fois de faire des bruits étranges, mais c'était le tissu qui causait ça, je n'y étais pas pour grand chose. Tant que ces sons étaient occasionnels et que je pouvais parler normalement, ça ne me gênait pas outre mesure, pour tout avouer... Ça pourrait être pire, je pourrais genre bêler ou quelque chose de ce style.

Je m'interrompis néanmoins d'un seul coup, après une bonne quinzaine de minutes, réalisant qu'il y avait quelqu'un derrière moi. Je tournai la tête, apercevant Jub' qui se tenait là. Depuis combien de temps était-elle ici ? 10 secondes ? 10 minutes ? Aucune idée. De toutes façons, ça importait assez peu... J'avais des questions. Beaucoup... Et j'espérais qu'elle accepterait d'y répondre.

« Salut Jub'... Tu tombes assez bien. »

Je haussai alors un sourcil, m'auto-corrigeant :

« 'fin non c'est pas que tu tombes bien, c'est plutôt que j'espérais t'croiser. C'est pour ça que j'suis venue. »
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale [Jubilee]   Lun 3 Mar - 19:29

Il s'en est passé des choses pour cette fin d'année 2013. Loin de moi l'idée de faire un bilan, mais je dois bien avouer que ce fut pour le moins éprouvant, exigent, fatiguant, stressant et même flippant. Pourquoi faut-il toujours que ce soit de septembre à décembre qu'il se passe le plus de choses ? Bon, c'est vrai qu'en avril et en mars j'ai eu mon lot de surprise mais ça doit bien faire trois années maintenant que le rituel des trois derniers mois de l’année explosifs perdurent.

Mais qu'est-ce qu'elle fout cette gourde à taper dans le mur ?

Ces temps-ci c'est vrai que je suis pas mal sur les nerfs, j'ai un peu du mal à retrouver la légèreté que j'avais d'habitude. Plus de responsabilités, des enjeux de plus en plus sérieux, des menaces, des guerres, des départs, des absents, des divergences d'opinions... Peut-être que la défaite de San Francisco m'impacte plus que je ne le pense ? Peut-être que les entraînements télépathiques ont des effets secondaires ? Peut-être que le fait que je préfère dormir plutôt que méditer joue également ? Je ne saurais le dire et je n'ai pas plus envie que cela de chercher une raison. Comme souvent quand il s'agit de maladie ou de dépression, j'attends que ça passe et le simple fait que j'ignore presque ce qu'il m'arrive m'aide à en oublier une bonne partie.

Mis à part ça, je capte toujours pas ce qu'elle cherche à faire cette sombre idiote ? Si tu veux agrandir le gymnase c'est une chose, mais pas la peine de te lancer seule dans les travaux en utilisant tes poings comme massues pour péter le mur !

En fait je pense savoir ce qui me perturbe autant. Jade me mets la pression et Kyle quitte très rarement mes pensées. J'aimerai pouvoir faire plus, j'aimerai comprendre d'avantages de choses pour pouvoir agir. Je connais un peu le chemin de la vengeance pour l'avoir emprunté à un moment. Et même à ce moment, il a été là pour me rattraper. Alors qu'est-ce que j'attends ? Suis ton instinct bordel ! Ce n'est pas parce que j'ai plus de responsabilités, plus de devoirs et de comptes à rendre que je dois me ramollir ou me brider. J'ai pas été choisie pour ça que je sache ? Si ? Ah, j'en sais rien !

« Mais qu'est-ce-tu... »

Je tombe bien c'est vite dit. En réalité, je tombe plutôt dénue mais passons. Kaya a toujours été assez hardcore dans ses entraînements. Elle est loin de se comporter de manière normale ou prévisible et c'est même souvent très chiant, on est rapidement sidéré par les conclusions qu'elle peut faire. Si il y avait bien un objectif que j'avais avec elle, c'était de transformer cet apparent défaut en qualité. Après tout, être imprévisible était dans certains cas un avantage.

« Dis plutôt que tu frappais le mur comme un gong pour que je vienne, non ? Tu sais, j'ai un portable, t'as mon numéro, si tu veux me voir t'es pas obligée de défoncer des briques. D'ailleurs, tu sais... On a des sacs d’entraînements renforcés pour les grosses brutes dans ton genre. Enfin bon. Bonjour, bien dormi ? Moi ça va, un peu tendu mais ça va. »

Le temps de conclure ma phrase par un sourire amical, je repris.

« Du coup ? C'est à quel sujet ? »

Questionnais-je, les mains dans les poches de mon jogging, trifouillant à l'intérieur mon élastique que j'avais enlevé pour laisser mes cheveux - plutôt long en ce moment par rapport à d'habitude - frôler mes épaules et ma veste de survêtement jaune, oui, jaune, comme Bruce Lee et surtout pour que je n'ai pas l'impression que mon surnom se rapporte tout le temps à mes origines.
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale [Jubilee]   Jeu 6 Mar - 20:30

Ce n'était pas parce qu'elle avait plus de responsabilités qu'elle devait se ramollir ou se brider. Mais... Elle était DÉJÀ bridée ! Hahaha... Nan ? Blague. Drôle. Non... bon ok.

La naine jaune semblait un peu surprise par mon activité, qui, je devais bien l'admettre, était pour le moins inhabituelle. Taper dans les murs n'était pas une occupation très courante chez les élèves, en tout cas pas à ma connaissance. Donc... Ouais, je comprenais qu'elle soit surprise. Mais sa réponse fut d'autant plus surprenante. Lorsqu'elle lâcha que je tapais sur le mur pour la faire venir, je haussai les épaules avec un petit sourire amusé. Par contre, lorsqu'elle parla de sacs d'entraînement, je levai les mains pour montrer que celles-ci étaient recouvertes de l'armure biologique bizarroïde que je me trimballais depuis quelques temps déjà. Depuis... P't'ain, déjà 5 mois, presque 6 en fait. J'avais l'impression que l'apparition de cette espèce de truc gluant datait de quelques semaines, tout juste.

J'avais d'ailleurs l'impression que San Francisco, que le Maine, et même que la Salle des Dangers, c'était encore genre le mois dernier, alors que pourtant ça remontait. C'était une sensation très étrange, et un peu déroutante aussi, car je ne savais pas ce que j'avais fait entre temps. J'étais restée enfermée à m'entraîner et rien d'autre... J'avais pas mal déprimé, mais je n'avais pas beaucoup parlé et je n'étais pas beaucoup sortie. Du coup, les seuls événements me restant en tête étaient ceux marquants, donc SF et le Maine. Je finis par soupirer, laissant de côté toutes ces histoires sans grand intérêt et répondant à sa question :

« Bien dormi, ouais. Désolée pour le mur, j'voulais tester un truc... Quand je prends un coup l'armure absorbe le choc et je peux restituer l'énergie absorbée, donc je voulais voir ce que ça donnerait en enchaînant les coups. Mais ça donne pas grand chose en fait, c'est un peu décevant... »

Ma deuxième frappe était un peu plus rapide et un peu plus puissante que la première, mais on restait largement dans le cadre de la force humaine normale. On était loin d'être dans le truc surhumain de la mort où tu casses des avions juste en pétant dessus... Je n'avais pas éclaté le béton, ni rien de ce type. Si j'avais voulu agrandir le gymnase, il m'aurait d'ailleurs fallu longtemps. Trèèèèèèèèèèès longtemps. J'aurais probablement fini en 2321 ou quelque chose de ce genre. Elle n'avait en tout cas pas l'air énervée ni rien, vu qu'elle était même souriante. C'était assez rassurant, car en dépit des bonnes résolutions que je tentais de prendre depuis... depuis que je m'étais mangée une balle, j'étais encore plutôt craintive, dans l'ensemble. Je devais me forcer en permanence à faire des trucs que je ne ferais pas en temps normal. Par exemple, venir parler à Jub'.

« En fait... » démarrai-je, l'air hésitante.

Peut-être que j'allais dire des grosses conneries, que j'allais me faire dégager, virer, que je serais juste la honte de l'Institut Xavier, que tout le monde me détesterait, si je parlais... J'avais encore la possibilité de dire que j'étais venue pour apprendre des nouvelles techniques, ou pour essayer du 1 contre 1 vu que j'avais fait des progrès. Je me ferais tabasser vu que je n'en avais pas assez fait pour rivaliser avec Jub'... Mais au moins, j'éviterais de parler, j'éviterais de prendre le risque de me faire foutre dehors par un bulldozer enragé (oui, ok, un bulldozer ne pouvait pas être enragé, mais je trouvais l'image marrante).

D'un autre côté, je devais me forcer, aussi difficile que ça puisse être. Advienne que pourra, donc...

« J'me posais des questions vis-à-vis des X-men... Depuis que Caitlyn a laissé tomber, j'ai... pas vraiment de mise à jour ni rien... Je sais pas trop c'qu'il se passe... Et je t'avoue que sais pas trop quoi penser de certaines parties de l'idéologie... »

Bon. C'était lancé, je n'avais plus vraiment de porte de sortie. Maintenant j'avais intérêt à faire très attention à ce que je dirais pour ne pas provoquer encore une catastrophe ; mon échec face à Amy, le premier jour, je ne l'avais pas oublié.
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale [Jubilee]   Dim 16 Mar - 10:40

« Avant de vouloir augmenter ta force avec ton pouvoir tu ferais mieux de t’appliquer pour gagner en puissance naturellement. Nan mais sérieux, regarde un peu tes appuis, t'es plus du niveau ou on apprend à serrer le poing, à partir de maintenant, sans rigueur tu progresseras plus d'un poil. »

Ah les doutes, qui n'en a pas... On entend des rumeurs, on est témoins de choses et on commence à réfléchir à ce qu'on fait, à ce en quoi on croit. Les X-mens, l'Idéologie, le bien, le mal, le sens de la vie et toute ces choses... Je ne ferai que mentir si il m'arrivait de dire que je n'ai jamais changé d'avis, de point de vue, de principes et de toutes ces choses que j'essayais pourtant d'enseigner ou d'inculquer, persuadée être sur le bon chemin. On se trompe tous plus ou moins, un jour ou l'autre. C'est inévitable et ce n'est pas là dessus qu'il faut se lamenter.

« J'pense pas qu'il faille dire que Caitlyn a laissé tombé. À mes yeux elle a simplement trouvé son chemin. Tu sais, quand j'étais à ta place je croyais que les X-mens suivaient tous les mêmes missions, les mêmes idées. Mais je me suis rendu compte qu'il n'y a pas une manière d'être X-men. Je veux pas faire du Jean Claude Van Damme, mais X-men c'est rien d'autre qu'une manière d'être, une identité. On est tous différents et les X-mens également. M'enfin, c'est là que les gens se trompent. Qu'on soit différent nous rend plus fort une fois que chacun a trouvé sa place. »

Et c'était bien là le problème en ce moment. Tout le monde ne trouvait pas sa place et, de fait, n'arrivait pas à s'entendre sur leurs rôles. Cela créait des conflits et des tensions au sein du groupe, faisait ressortir les différences. Les personnes s'appuyaient par la suite sur ces différences pour se dénigrer, pour perdre la foi et la confiance. Il suffisait d'agents extérieurs et de missions périlleuses pour qu'on s'en rende compte. Lors de la venue d'un Acolyte, lors du sauvetage d'un confrériste, lors de l'intervention d'élèves... Toutes ces choses ne faisaient que mettre en exergue ces épines dressées entre les X-mens. Pourtant, si on parvenait à chacun être confiant de son rôle et de sa place, ainsi qu'à accepter celles des autres, l'équipe trouverait une synergie qu'elle a perdue depuis longtemps et parviendrait alors à progresser et à faire de grande chose.

Je me saisis de gants de frappe sur un banc, les enfile et annonce à Kaya :

« Allez, rammène-toi et enlève ton métal, faut que je me dégourdisse. »

La laissant frapper sur mes gants que je plaçais à des endroits précis plus ou moins machinalement, je continuais de lui parler.

« Je peux comprendre que tu t'y perdes un peu. On a tous plus ou moins des coups de moins bien. Si je devais te donner un conseil aujourd'hui Kaya, ce serait de rester toi-même, de continuer à avoir soif d'apprendre, à avoir soif de vivre, de surmonter tes peurs et de progresser de tes erreurs et surtout... »

Une ouverture indigne de mes enseignements montrant le bout de son nez, je balance ma jambe rapidement pour faucher la chevilles mal orientées de Kaya. C'était assez fort pour faire mal, mais pas non plus assez pour la casser.

« ... de ne pas rentrer ton pied autant ! »
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale [Jubilee]   Mar 29 Avr - 21:48

M'appliquer pour gagner en puissance naturellement... Ben tiens. 'fin, elle n'avait pas tort sur la base, mais il y avait un petit souci : lors de mes entraînements nocturnes, j'avais basé mon style de combat sur le fait que mon armure absorbe et renvoie les chocs. J'avais une garde très ouverte, mon but était de recevoir les coups, et de me servir de l'énergie de l'adversaire pour le punir instantanément en lui renvoyant tout dans la tête. Sauf que sans l'armure, ce style ne devenait plus très viable, en fait... Du coup, je devais rester sur de la boxe thaï "standard" qui demandait des réflexes totalement différents. D'un autre côté... Ce ne serait qu'en m'entraînant que je prendrais les réflexes. Comme ça, ça paraissait sûrement idiot et évident comme constat, mais j'étais quelqu'un... d'un naturel impatient, disons. J'avais l'habitude de m'adapter vite, donc devoir attendre plusieurs semaines, mois, ou années pour parvenir à un résultat... Autant dire que ça ne me plaisait pas, mais alors pas du tout.

Après il n'y avait que ça à faire, donc... soit. Pour une fois, Jub' ne se retrouverait pas à ce style qu'elle avait voulu m'enseigner, mais face à du muay thaï que j'avais appris plus ou moins par moi-même. J'avais parfaitement conscience du fait que ma technique était très approximative, notamment à cause du fait que j'avais improvisé et tenté d'apprendre toute seule. Sans maître expérimenté, il était impossible d'atteindre un très bon niveau, ou du moins, très difficile... Mais ce style me convenait mieux. Enfin me convenait mieux, non pas forcément, ça se trouvait, mon style "idéal" était un truc obscur du Guatemala, hein. C'était juste que j'appréciais le style direct, plus frappant de cet art martial. Chaque coup était un vrai impact comme se manger un train dans la tête, chaque geste était pensé de manière presque scientifique pour avoir un compromis maximisant à la fois l'énergie et la vitesse. Il avait sûrement ses faiblesses, après, évidemment... Et j'étais certaine que Jub' serait la première à me les faire connaître, d'ailleurs.

Alors que je m'éloignais du mur qui avait pris quelques baffes, elle me signala que Caitlyn n'avait pas vraiment laissé tomber mais plutôt trouvé son chemin. Peut-être... J'avais juste du mal à bien comprendre où elle en était, ses raisons, et autres. Elle ne m'en avait pour ainsi dire pas parlé du tout. D'un autre côté, je m'étais beaucoup isolée ces derniers mois, donc communiquer avec moi n'avait pas été extrêmement simple... Difficile donc de dire si c'était elle qui n'avait pas voulu m'en parler ou si ça avait été moi qui avais été trop repliée et fermée comme une huître. Hmm, tiens, des huîtres, miam... Euh... je disais quoi déjà... ah, oui voilà, Jub'. Elle continua, ajoutant qu'être X-men c'était une façon d'être et que chaque X-man était différent, qu'il fallait trouver sa place. L'air un peu confuse, je haussai les épaules :

« C'est aussi ça le problème... Je sais pas du tout quelle est ma place, quoi. D'un côté je suis pas violente pour un sou, si je me trouvais quelqu'un et qu'on décide de rester à glander et se faire des câlins ça m'irait tu vois. Mais malgré ça... J'ai envie d'être en première ligne, aussi. Je sais pas. »

Elle attrapa alors les gants de frappe, me signalant d'enlever le métal. C'était plus une sorte de truc gluant avec une certaine proportion de métal, mais je doutais fort que faire un cours de bio totalement barbant ait un grand intérêt. J'attrapai du coup une serviette près de mon sac, rentrant l'armure et les ailes dans les mêmes bruits d'os brisé et de chair déchirée que d'habitude. Pour une fois, ce fut assez rapide et moins désagréable que d'habitude. Je commençais à m'y faire... Ce n'était pas encore non plus le grand confort, mais je n'avais plus la nausée à chaque fois, c'était quand même un gros progrès !
Une fois l'armure disparue, je me retrouvai nue sous la serviette. J'attrapai donc mon jogging que je passai assez maladroitement, et une fois habillée (et regardable) je jetai la serviette plus loin avant de me mettre en position pour frapper sur les gants.

Garde haute, jambe d'appui vers l'avant, je commençai à envoyer des coups, essayant de faire ce que j'avais lu dans les deux bouquins que j'avais trouvés sur la boxe thaï. J'avais encore pas mal de progrès à faire... Malgré ça, je faisais au mieux pour envoyer autant d'énergie que possible dans chaque coup, tâchant de faire au mieux pour que les mouvements soient bons. Pendant ce temps, la naine jaune continuait de parler, me conseillant de rester moi-même, entre autres choses... J'avais déjà entendu ça, tiens. Quelques jours auparavant, dans le bureau d'Amy, en fait. Je savais qu'elle avait raison, et que Jub' aussi, j'avais juste du mal. Très étrangement, être moi-même me demandait beaucoup d'efforts, parfois trop d'ailleurs : sans le réaliser je me cachais. Je m'en rendais compte après coup... Je tentais de corriger le tir... Mais ça me prendrait un moment d'y parvenir.

Pour le moment j'avais un autre tir à corriger : mes appuis. Elle avait profité d'un mauvais positionnement de ma part pour me balayer la cheville, et je m'étalai par terre de façon assez lamentable. Autant dire que sans l'armure, ça faisait nettement plus mal, tiens... Pfff dans un monde idéal, je me relèverais de façon classe genre en me balançant les pieds comme dans les films de Jackie Chan ou une connerie du genre, puis je lancerais une réplique pourrie, genre un one-liner pseudo-classe. Style "Je rentre peut-être mon pied... Mais toi, tu rentres chez toi.", un machin totalement nul comme dans les trucs de série Z, quoi. Sauf qu'on n'était pas dans un film et que je n'avais pas de one-liner en réserve, manque de bol.

Et là, surprise, je me relevai d'un coup. Starfish kick-up, façon films d'action. Le truc à ne jamais faire en combat réel d'ailleurs, vu que c'était peut-être classe, mais c'était aussi donner une belle ouverture à l'adversaire. Il me fallut une bonne seconde pour bien piger ce qu'il venait de se passer... J'étais debout, j'étais de nouveau en garde, mais je n'avais aucune idée de comment ni pourquoi j'avais fait ça. En fait je n'avais jamais essayé de ma vie, j'avais juste regardé des vidéos à la con et c'était tout. Fronçant finalement les sourcils, je décidai de laisser tomber et de répondre à la X-woman ; j'aurais tout le loisir de réfléchir à "comment j'ai fait ça moi ?" plus tard. En plus j'avais de nouveau mal au crâne... Ce mal de tête me pourrissait la vie depuis presque deux semaines maintenant et il allait vraiment falloir que je trouve une solution. Je sais pas... Morphine, ablation du cerveau, peu importe...

« Amy m'a dit la même chose y'a quelques jours, pendant la consultation post-tentative de suicide, ouais... Je sais qu'elle a raison mais c'est pas si simple... »

Je portai deux ou trois coups contre les gants de frappe, faisant plus attention à mes pieds cette fois-ci.

« Tout le monde dit ça comme si c'était facile... »
Encore un coup.
« Tout le monde a ses soutiens... Caitlyn a Amy et inversement, sauf que tout le monde n'est pas dans ce cas-là quoi... »
Deux autres coups.
« Elles ont leurs rêves, leurs projets, moi j'en sais rien de ce que je veux. »
Un coup de pied haut.
« Comment tu veux que je sois moi-même si je sais même pas ce que je veux ou ce que je suis et toutes ces conneries ? »
Un round kick en ligne médiane.
« Du coup je sais que les intentions des gens qui disent "la solution quand tu vas pas bien c'est d'aller mieux" sont bonnes... »
Un coup de genou haut.
« Mais c'est quand même loin d'être aussi évident... »
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale [Jubilee]   Dim 18 Mai - 19:26

« Te fous pas de ma gueule. J'ai jamais dis que c'était simple. Et puis arrête de croire que l'herbe est plus verte chez le voisin. Tu vois, l'herbe du voisin elle est jaune et c'est parce que lui aussi, il l’arrose à la pisse. »
Je contre son coup.
« Tu veux que je te dise ce qui va pas chez toi ? »
J'en esquive un autre, contra-attaquant.
« C'est pas tes appuis ni la force de ta frappe. »
Je me déplace pour tourner un peu autour d'elle.
« C'est pas que t'es seule ou que tu te sente seule. »
Je frappe un coup de pied, suivi d'un autre.
« C'est pas non plus que tu sois la meilleure ou que tu sois nulle. »
Je me recule face à sa réplique.
« Ce qui va pas chez toi c'est que t'essaye d'avancer en regardant derrière toi et en faisant de la marche arrière.
Tu te questionne tout le temps, tu cherches des réponses tout le temps mais t'es pas une intellectuelle, une philosophe. T'es une vivante, une fille qui doit avancer et continuer d'avancer pour être ce qu'elle est et être heureuse.
J'étais comme toi, j'étais la dernière X-men qui avait été admise. On se foutait gentiment de ma gueule quand j'allais aider pour une mission. Hey Jub', je savais pas qu'on faisait baby-sitting aujourd'hui ! Jubilation, tu restes derrière et tu laisses les grands s'occuper du reste ! Jub', va me chercher un café !
Je regardais tous les autres de dos en les enviant. Certains étaient plus sympa que d'autres, ils me demandaient si ça allait. Ils voyaient que j'avais pas confiance en moi, que je doutais. Et ils me disaient : reste toi même, fait de ton mieux.
Je me disais que c'était des conneries et que c'était plus facile à dire qu'à faire. Comme toi tu vois.
Et puis un jour je m'en suis pris une. Celui que j'enviais le plus, que je croyais invincible, que j'admirais m'en a mis une. Dans la gueule. Gratuitement. Simplement parce que je me plaignais. Juste pour me dire de me la fermer et que j'étais lourde.
Ben tu vois, j'ai fais un demi tour sur moi et j'ai réalisé que je regardais pas la vie dans le bon sens. Ouais, c'est profond hein. Et ben figure toi que depuis j'ai commencé par me foutre un peu plus de ce qu'on pouvait penser de moi et faire les choses comme je le voulais, comme j'en avais envie et devenir qui je voulais être : Une X-women forte et classe qui n'envie plus les autre mais qu'on envie elle !
Je m’entraînais toute seule, répondait fermement à ceux qui se foutaient de moi. Foutait des raclées en mission, ne respectant pas forcément les ordres pour montrer que je savais me battre aussi.
Avance putain, Kaya. T'es quand même pas le genre de fille qui se fout en position fœtale parce qu'elle a été choquée ou qu'elle sait pas si elle a fait le bon choix, si ? Tu sais pas ce que tu veux ? Ben avance, tente des trucs. Tu verras bien si c'est le bon chemin ou pas. Je te préviens, ça va faire mal, tu vas te retrouver sur le cul et tout. Mais quand tu trouveras enfin ce que tu cherches et que tu arriveras à faire ce que t'as entrepris, ce sera encore mieux qu'un cuni de Cait', crois-moi ! Ça vaut le coup de vivre juste pour ça !
T'es pas d'accord avec moi ? Ben dis-le franchement. Crie-moi dessus. Éclate de rire. Pleure un grand coup. Fout moi une branlée que je m'en souvienne mais fait le franchement ! C'est ça avancer. Tu n'arriveras à rien en y allant à tâtons et tu seras forcément derrière.
T'as encore rien vu de la vie ma petite. Moi j'ai encore rien vu alors toi encore moins.  Ai la rage de vivre bordel.
»
Je parlais en même temps que je me battais, essouflée certes, parfois même touchée par ses attaques aui étaient d'un tout autre niveau que la dernière fois que je l'avais affrontée. Etait-ce moi qui molissait ? Non...
« Et… putain… Où c'est que t'as appris tous ces coups ? C'est pas moi qui t'ai appris ça… Je vais devoir monter d'un cran si je veux pas que tu me foutes au sol... Sacrée Kaya ! »
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale [Jubilee]   Mar 20 Mai - 23:00

J'eus du mal à ne pas me déconcentrer à la métaphore un peu déroutante de la naine jaune. "Si l'herbe du voisin est jaune c'est parce qu'il l'arrose à la pisse lui aussi" ? Autant dire que je n'avais jamais entendu cet aphorisme assez insolite... Je continuai en tout cas les gestes de combat et l'entraînement physique, alors qu'elle énonçait ce qui n'allait pas chez moi. Je soupirai, ne cessant pas de bouger en dépit de ce qu'elle me racontait... Je savais pertinemment ce qui n'allait pas chez moi, mon problème, c'était que je ne savais pas comment corriger tout ce bordel incompréhensible et difforme.

Elle se mit ensuite à élaborer un peu, sans cesser de gigoter. Décidément, elle avait du souffle... Et ce qu'elle raconta me surprit un peu, je devais bien l'admettre. On se payait sa tête ? Elle était laissée en arrière, comme je l'avais été déjà moi-même ? C'était sûrement vrai, mais j'avais quand même du mal à l'imaginer dans la même position que celle dans laquelle j'étais depuis mon arrivée. Peut-être était-ce parce que je ne l'avais pas vraiment connue à cette époque... Au fond, j'étais bien placée pour savoir que beaucoup de choses pouvaient changer en très peu de temps. Mais comment ? D'après elle, il fallait avancer. Enfin, plus précisément, il fallait "avancer putain". C'était vague, quand même... Puis tenter des trucs, je savais bien qu'il fallait que je tente des trucs, mais quoi ? J'étais dans une position... Assez complexe, en fait. Si je tentais des trucs, il me semblait assez évident que ce ne serait pas au sein de l'Institut.

Mes échecs lors des missions précédentes et le fait que j'aie tenté de me dézinguer n'avaient très certainement pas rendu les X-men fans de mes... disons... prestations. Pour arriver à quelque chose il faudrait donc que je parvienne à montrer que je n'étais pas une chieuse qu'on laisse derrière dès que les choses sérieuses démarrent, mais je ne savais pas encore bien de quelle manière le faire. Il fallait que je fasse comme l'avait fait Jub', en fait, mais elle avait tout de même des atouts que je n'avais pas. Car une énième fois, en dépit de ce que tous les mutants avec des pouvoirs hyper puissants racontaient, la puissance comptait malgré tout. Non parce que, désolée, mais un mec multimilliardaire qui fait "l'argent, tu sais, c'est pas si important", je me marre. Le mec est mal placé pour en parler. Pareil pour la plupart des X-men qui étaient tout de même bien dotés par la magie de la génétique.

Difficile, donc, de désobéir aux ordres et de se mettre dans une situation complexe pour montrer que je sais me battre aussi sans prendre des risques assez immenses. Je ne pouvais pas bousiller un robot géant de 50m de haut avec un coup de boules lumineuses de je sais pas quoi de la mords-moi-le-nœud hein. Mais faute de mieux, je pouvais m'entraîner... Vu qu'au fond, ça ne servait pas à grand chose de m'attarder sur ce que je n'avais pas. Il fallait plutôt que je voie ce que je pouvais faire avec ce que j'avais sous la main. Et pour le moment, je pouvais continuer de m'entraîner, me renforcer, prendre de meilleures habitudes. Cela ne me mènerait probablement pas à des trucs super impressionnants, mais d'un autre côté, il fallait aussi que je parvienne à laisser tomber ça, ce côté "je dois faire des trucs de ouf pour me faire remarquer". Parce que si je continuais, je finirais sûrement par me faire flinguer par plus fort que moi, en ratant mon coup.

Lorsqu'on arrêta finalement, je repris un peu mon souffle. Même si j'avais pas mal travaillé sur l'endurance, je restais quand même avec mes limites à ce niveau-là et autant dire que la brève pause fut plus que bienvenue. Je ne pus d'ailleurs m'empêcher de retenir un petit sourire lorsqu'elle affirma que j'avais fait des progrès. Effectivement, j'avais un peu bossé des mouvements qu'elle ne m'avait pas appris. Comme je le disais, j'avais tenté de me focaliser sur un autre style de combat correspondant mieux à mon tempérament assez direct et à mon armure bien particulière. Je haussai donc les épaules, répondant :

« En fait j'ai voulu tenter de m'entraîner sur du Muay Thaï, vu que je sais pas, j'aime bien. Puis avec l'armure, ça me semble pas mal. Le but de cet art martial c'est d'envoyer autant d'impact et d'énergie que possible sur chaque coup, donc ça combote bien avec le fait que j'absorbe les coups. »

Je mis quelques coups dans le vide, notamment un spinhook kick assez rapide et assez précis. Puis... Je m'arrêtai d'un coup, semblant un peu pommée et surprise. Le spinhook, je l'avais étudié mais pas dans mes bouquins de boxe thaï, car ce n'était pas un coup de boxe thaï. J'avais juste regardé plein de vidéos afin de, justement, comparer les arts martiaux et en trouver un qui me corresponde... J'avais notamment été intéressée par le Tae Kwon Do et son côté un peu acrobatique et ses mouvements de pieds impressionnants. En fait, j'avais regardé certaines vidéos de coups en boucle, notamment les vidéos de spinhook... Et j'avais finalement décidé de rester sur la boxe thaï après mûre réflexion. Du coup, je ne m'étais jamais entraînée à faire un spinhook. Je connaissais le mouvement parce que je l'avais vu 50 fois, mais je n'avais jamais tenté.

Fronçant les sourcils, je me dirigeai un peu maladroitement vers mon sac pour en sortir mon téléphone, le traficotant jusqu'à ce que je tombe sur une vidéo de démonstration, celle du spinhook justement, que j'avais vue pas mal de fois. J'avais refait pile le même mouvement que le mec, nickel. Sans m'entraîner. J'étais... un peu pommée. En fait, j'avais un peu l'impression que ma tête était emballée dans une épaisse couche de coton, ou quelque chose du genre, comme si mon corps agissait de lui-même, par réflexe. Une fois la vidéo terminée, je cliquai (enfin j'appuyai) sur l'une des vidéos "du même type" que Youtube conseillait, pour tomber sur une démonstration de Jacknife. C'était un coup acrobatique, pas super optimal en combat réel mais classe, généralement associé au Tae Kwon Do. J'observai la vidéo une fois, deux fois, ignorant totalement mon environnement. Après l'avoir vue une troisième fois, hop. J'envoyai le premier coup de pied, pour enchaîner sur le saut et le jacknife, retombant sur mes pieds comme le faisait le type roux qui faisait la démonstration.

J'avais un air de totale incompréhension. En fait, j'avais un peu de mal à réfléchir car en plus de cette sensation d'avoir la tête dans du coton, j'avais aussi l'impression d'être assourdie par une sorte de sifflement aigu. Laissant tomber mon téléphone par terre, je me frottai le visage d'un geste maladroit avant de finalement prononcer d'une voix molle et assez perdue :

« J'ai jamais appris à faire ça... »
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale [Jubilee]   Dim 1 Juin - 10:39

Be water my friend.

Le mouvement était ample et fluide. C'était une technique aérienne et si elle était placée avec précision elle pouvait assommer la cible. Le problème était plutôt la difficulté à placer ce genre de coup dans un combat allant bien plus rapidement que le temps de préparation nécessaire. Je ressentais comme une un grand risque de déséquilibre. Si le premier coup touche, je doute que la suite de l’enchaînement soit aussi fluide. Ce n'était donc pas fait pour frapper lourdement la tête mais simplement en fouetter le visage et ainsi garder toute l'inertie et l'amplitude non déséquilibrée pour le dernier mouvement ? Pourquoi pas, ce n'était pas non plus la question ici. Le mouvement avait été répété, mais il n'était pas maîtrisé à la perfection. L'équilibre est une chose, la force, la vitesse en sont également des composantes essentielles dans la maîtrise d'un coup.
Contracter les bons muscles pour ne pas perdre en souplesse mais augmenter la force de frappe. Augmenter la vitesse sans perdre de l'équilibre. C'était les deux éléments que je cherche constamment lorsque je m’entraîne car c'était ma manière de m’exprimer. Je crois que c'est l'essence des arts-martiaux. S'exprimer soi-même, laisser son corps parvenir au paroxysme de ce qu'il peut faire. Cela peut changer du tout au tout suivant les individus mais il y a certainement une voix pour chacun.

« Humm… Mouais. Je pourrai pas te donner une explications claires sans étudier le truc plus en profondeur mais ça peut être du à plusieurs choses. Soit tu t'es tellement entraîné que ta… comment ça s'appelle déjà… Synergie ? Ouais je crois que c'est ça. Tu t'es tellement entraînée que ta synergie musculaire et ta coordination te permettent d’apprendre des mouvements sans grandes difficultés techniques assez rapidement… J’arrive aussi à reproduire des mouvements qui ne demandent pas beaucoup de technicité par rapport à mon niveau. Mais je pense avoir quand même plus d’entraînements que toi. Que l’arrives à ce niveau maintenant me semble un peu rapide. »

Que ce soit des figures en rollers, ou bien des mouvements martiaux, il m'arrivait de comprendre parfaitement avec mon corps comment effectuer ces choses. C'était le fruit d'années d’entraînements journaliers comptant au minimum une dizaine d'heure par jour en cumulant les footings, les entraînements, les répétitions, la gymnastique, l'escalade, les art-martiaux, la salle des dangers…
Il me semblait pas voir Kaya aussi souvent s’entraîner par journée mais peut-être je ne vois qu'une partie de l'iceberg.

« Ou alors c'est parce que t'es un prodige. Va savoir. »

Je lui fis un sourire. Il y avait bien une autre option mais je ne souhaitais pas l'aborder tout de suite avec elle car elle est plutôt instable sur ce sujet. Cela pouvait être un coup de ce bon vieux gène X, mais connaissant l'état mental de Kaya, sa propension à considérer son pouvoir comme étant ce qui lui définirait une place dans l'Institut, à chercher à progresser et à esquinter sa santé dans des entraînements nocturnes insensés… Il fallait mieux y aller par élimination.

« Voyons si t’arrive à reproduire des trucs qui dépasse ta technique, Kaya.  »

M'échauffant un peu plus les bras, je me mis au sol, en grand écart. Posant mes deux index sur le tapis, en face de moi, j'effectuais une démonstration de souplesse mais aussi de précision. Me relevant sur mes deux doigts, je finis par me retrouver debout en face d'elle. On pouvait facilement se casser violemment les index avec cette chose et il fallait une répartition parfaite du poids total du corps. Non, je ne voulais pas que Kaya se casse les doigts, je l'assisterai donc en la soulevant moi-même dès que je verrai que c'est mal partit. A moins qu'elle ne sache déjà que ce n'est pas possible ? 
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale [Jubilee]   Dim 1 Juin - 21:57

Tellement entraînée que j'ai une synergie ? Certes, je m'entraînais beaucoup, surtout la nuit, mais quand même à ce point, quelque chose n'allait pas. Cela faisait plusieurs semaines que j'avais l'impression de faire certaines choses de façon... machinale, en fait. Je n'avais pas l'impression d'avoir besoin de bouger mes muscles, c'était très difficile à décrire. Je serais incapable de faire un truc que je ne connaissais pas, mais faire des gestes que je connaissais déjà était devenu machinal, mécanique, automatique, sans même que j'aie besoin de demander à mon corps de faire un effort de manière consciente. Je connaissais cette impression... Elle était difficile à décrire mais pourtant très familière, sauf qu'ici elle semblait ne pas être à sa place, ce n'était pas normal.

Lorsqu'elle s'étonna que j'arrive au même niveau qu'elle aussi rapidement, je haussai les épaules. Il était très clair que Jub' était plus entraînée que moi, aucun doute là-dessus... Cela dit, elle ignorait sûrement le temps que j'avais passé à bosser mes gestes et ma technique, tous les soirs au même endroit, dans les bois. J'aimais bien cette heure et j'aimais bien cet endroit. L'heure était calme, tranquille, pas de bruit ni rien, et il y avait déjà une petite odeur de rosée qui se faisait sentir. Quant à l'endroit il était isolé, on n'entendait que des insectes nocturnes et on pouvait sentir la végétation. C'était vraiment un endroit qui me faisait du bien, en dépit de la douleur que j'avais ressentie là-bas... Le poteau isolé au milieu du bois, diffusant sa lumière fade, portait encore de nombreuses marques de lames et des traces de sang séché.

Mais de là à atteindre le niveau de Jub', non, clairement, ce n'était pas normal. Et quand elle ajouta "à moins que je sois un prodige", je soupirai, haussant les épaules avec un ton blasé.

« Moi douée dans un truc, ce serait une première, tiens... »

Je me frottai le visage, respirant un grand coup, tentant d'identifier d'où venait cette sensation si familière... Je n'eus pas trop le temps d'y penser, jusqu'à ce que la naine jaune ne veuille tester quelque chose... Voir si je pouvais faire des trucs dépassant ma technique. Au fond, pourquoi pas. Méthode scientifique : procéder par élimination avec des essais jusqu'à ce qu'on puisse déterminer d'où ça venait, ou je sais pas quoi. Je me la pétais en parlant de méthode scientifique mais pour tout avouer, en dépit de mon intérêt profane pour le monde scientifique, je n'y connaissais pas non plus grand chose. Mes notes en physique et en bio n'étaient pas des plus délirantes... Je croisai donc les bras, fronçant un peu les sourcils et l'observant faire sa manœuvre totalement sortie de l'espace. T'ain, elle tenait sur les deux index et hop, retournement ! Sérieux ?

Lorsqu'elle se releva, j'avais une tête assez sidérée. Elle avait quoi, les index les plus musclés du monde ? Comment elle faisait ça, elle soulevait des poids avec ses doigts ? Non parce que, j'veux dire, encore... Que Caitlyn ou Amy aient les doigts musclés à force de voilàvoilà, ça se comprendrait, mais Jub' ? Au fond, ça se trouve, peut-être qu'elle avait aussi de l'entraînement à ce niveau, bwéhéhéhéhéhé... Hum. Donc oui, non, je voyais mal comment faire ça. Et pourtant... Une partie de mon cerveau me disait que c'était tout à fait possible. Je repris donc un air concentré, demandant :

« Ok... Tu peux le refaire ? »

Elle le refit donc... J'observais tout. Sa position, l'écartement des jambes, l'inclinaison des index, la vitesse à laquelle elle retombait... Ok, c'était technique. Je lui redemandai donc de le refaire une dernière fois, ne la perdant pas des yeux une seule seconde et tentant de retenir le mouvement. Elle était quoi, avant de devenir la karatéka de l'Institut ? Équilibriste ? Enfin, je tentai finalement ma chance.

M'installant, je posai les deux index au sol, et... Tout se fit comme un réflexe. Non, pas comme un réflexe... En fait, je refis exactement ce que venait de faire Jubilee, comme si je l'avais fait pendant des années. Mon corps faisait précisément ce que mon cerveau lui disait de faire sans que je n'aie besoin de réfléchir précisément à chacun de mes gestes. Comme si c'était une habitude. Alors que je retombai au sol, je me frottai le visage avec l'air confus, finissant par retrouver ce que je cherchais. Ça y est, j'avais retrouvé d'où venait cette sensation.

« C'est... comme écrire. Quand t'écris, tu penses à ce que tu veux écrire, et tes mains le font toutes seules... T'as pas besoin de réfléchir "je dois bouger tel muscle de ma main droite et tels muscles de tels doigts pour aller dans telle direction... Tu penses, je sais pas moi, "J'apprécie les fruits au sirop", et t'écris "j'apprécie les fruits au sirop" sans réfléchir... C'est pareil... »

Mon mal de crâne venait de tripler en puissance. Grimaçant, je me passai une main sur le visage de nouveau. Décidément, j'en avais du bol moi avec toutes ces saloperies. P'tet que c'était une tumeur, tiens. Maintenant, t'façons, même respirer ça file le cancer alors bon... Tu respires trop près d'un bus, cancer. Tu manges des chocapic, hop, cancer. Tu bois de l'eau dans un lac, hop, cancer. Donc bon... L'autre option était que cette saloperie de tissu fasse encore des siennes... Mais j'espérais que non. Parce que comme super-pouvoir, avoir mal au crâne, c'était pas giga délirant autant le dire, et je savais que certains mutants développaient des complications de ce genre. Ou même des complications bien pires, parfois...

« Ça m'a fait pareil quand Josh a tenté de m'apprendre la guitare... P't'ain j'ai mal à la tête... »

Secouant la tête, justement, je revins à Jub' et tentai d'ignorer cette migraine à la con pendant quelques instants.

« Enfin j'étais pas venue pour ça... J'étais v'nue parce que j'entends parler, depuis que je suis ici, de "l'idéologie Xavier", sauf que visiblement chaque X-men en a sa propre interprétation et je t'avoue que je sais pas où me positionner par rapport à ça. C'est... Comme le Coran, chacun semble interpréter l'idéologie du professeur à sa petite sauce personnelle. Y'en a qui disent qu'il faut protéger l'innocent, d'autres qu'il faut aider la Confrérie et que leur idéologie est géniale, d'autres qu'il faut juste garder l’œil ouvert sans trop se faire voir, certains disent qu'on fait de la réinsertion, d'autres qu'on doit se battre comme une armée protégeant les mutants, d'autres qu'on doit protéger les mutants et les humains, c'est le bordel, désolée d'le dire... C'est encore plus incompréhensible et bordélique que les interprétations des religions, y'a des X-men Sunnites, des X-men Chiites, y'a des X-men Fuckingshit, et je sais pas quoi faire de tout ça. »
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale [Jubilee]   Dim 15 Juin - 1:31

Espèce de saloperie de putain de sa race de chiotte de merde de mes couilles de… Je te hais. Tu comprends ça ? Je hais te hais de toute mon âme, Kaya Spencer ! Tu n'es qu'une odieuse personne, ingrate. Aucun respect ! Aucune gratitude ! Aucune retenue ! Tu ne mérites rien de ce que tu es, tu es un sous déchet…
Pourquoi… Pourquoi elle a fait ça ? Pourquoi elle me fait ça, à moi ? Moi qui ai été si gentille, si aimante, si abordable, si drôle, si belle… Moi qu lui ai tant donné, tant apporté… Pourquoi ose-t-elle me faire cela ? Me ridiculiser, m'abattre froidement, me démolir, me désintégrer !? Pour Putain de Quoi ?
Cela m'a prit des jours, des semaines, des mois, des années et des décennies pour arriver à faire ça. Si tu savais la quantité de travail que cela demande de maîtriser son corps à ce niveau pour être dans un équilibre et une contraction musculaire si précise ? Si tu savais combien j'en ai chié alors qu'on s'accorde tous à dire que je suis une fille naturellement douée pour la gymnastique ? Sais-tu combien d'heures je m'entraîne par jour depuis que je suis à l'Institut ? Sais-tu combien d'heure de gymnastique et de roller je faisais quand j'étais petite, depuis mes 3 ans ? Sais-tu que je ne sais faire que ça de bien ? Pourquoi tu me voles mes efforts, pourquoi tu les réduits en miette ? Je te déteste ! Je te hais ! Je veux te voir morte !

Voilà en tout cas ce qui passait grossièrement dans mon cerveau à ce moment précis où elle copiait mon super mouvement secret du skill de l'absolu.
Alors forcément, je serrais les dents, les faisant grincer tout en accomplissant une autre prouesse qu'était de sourire de manière totalement forcée.

« Excuse-moi ma puce, mais je vais pas pouvoir te répondre tout de suite. »

Dis-je en me rapprochant d'elle, lui tenant la tête gentiment d'une main, rapprochant l'autre de son oreille pour l’assommer avec mon pouvoir en générant une explosion grave et étourdissante sans aucun effet et séquelles sur le corps et l'esprit si ce n'est la perte de conscience.
Tiens ! Tu l'as pas voler celle là ! Non mais sérieusement pour qui tu t'es prises ? Je reste LA Jubilation Lee, essaye pas de me rouler dessus de la sorte une fois de plus ou je te défonce ta gueulle !

C'était aussi ce qui passait par ma tête, alors que je l’assommais pour éviter que son pouvoir ne lui fasse plus mal qu'une simple migraine. Forcer les choses n'était jamais bon, j'ai connu des élèves qui ont eu de graves complications en essayant de forcer leurs pouvoirs pour découvrir leurs limites. Si il s'agissait bel et bien de son pouvoir qui s'activait ou je ne sais quelle connerie du gène X, je préférais mettre les chose sur stop pour le moment et ne pas me retrouver avec une victime sur les bras pour négligence.

« Il faudrait l'examiner, je crois que son pouvoir se manifeste d'une manière anormale. Mais je suis pas spécialiste alors j'ai préféré l’amener ici. Elle avait de forte migraine après être capable d'imiter des mouvements que je faisais. Je vous avoue que ça m'a pris 15 ans pour maîtriser ce mouvement et elle l'a refait en moins d'une minute alors je l'ai un peu mauvaise…
- Allongez-là ici, on va s'en occuper.
- Merci, elle s'appel…
- … Mademoiselle Spencer c'est ça ? On est plutôt habitué à la voir ici.
- Ah… Oui… bien sur. Vous pourrez me prévenir lorsqu'elle sera libre… Nous n'avons pas eu le temps de terminer notre discussion et ça avait l'air important pour elle.
- Heu… D'accord, je le ferai.
- 'rci. »

N'empêche… Je l'ai mauvaise !
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Philosophie matinale [Jubilee]   Dim 20 Juil - 16:05

Alors que je faisais mon petit discours, Jub' semblait écouter mais à moitié. En fait, elle semblait tenter de garder un peu de consistance. Nan... Enfin si, mais c'était pas précisément ça, j'avais un peu de mal à bien voir où elle en était. Alors que je terminai d'exposer mes doutes divers et autres questionnements chiants, elle afficha un sourire ultra forcé avant de me signaler qu'elle ne pourrait pas me répondre tout de suite. La laissant se rapprocher, je haussai un sourcil, me demandant bien ce qu'il y avait de plus urgent en stock. T'ain, c'était genre les grands doutes, les grandes questions, et toutes ces conneries, mais y'avait quelque chose de plus pressé ? Genre quoi, elle avait un truc sur le feu qui sonne à la porte ou quelque chose de ce genre ? Un rendez-vous avec le président des Etats-Unis d'Amérique ? Elle avait commandé un truc super cool sur Amazon et le livreur allait arriver ?

Je n'eus pas le temps de continuer ma liste qu'un bruit sourd et extrêmement désorientant se fit entendre, déclenchant dans mon cerveau une sorte de courant de panique. Des pensées ultra rapides passèrent de tous les côtés, mais ce n'était pas moi qui réfléchissais : j'étais déjà dans les vapes. Malgré tout... Je sais pas. Je sentais qu'il y avait de l'activité, beaucoup d'activité, dans mes neurones assommés. Une partie de moi, mais ce n'était pas moi, était en train de chercher un moyen de survivre, de se protéger, de s'échapper, et de devenir insensible à ce type d'attaques. Alors que j'étais par terre, complètement knock-out, je voyais passer ces pensées rapides et confuses. Des images brèves et incompréhensibles de composés biologiques, de cellules entourant mon cerveau, des brins d'ADN qui s'entrelaçaient, ... Plein de trucs auxquels je ne comprenais pas grand chose vu mes connaissances en biologie assez limitées. J'aimais bien lire plein de trucs par curiosité, mais j'étais une profane.

Il y avait un débat dans mon esprit. Je sentais que cette solution-ci n'était pas efficace, que celle-là consommerait trop d'énergie, que la suivante perturberait la barrière hémato-encéphalique (je savais même pas ce que c'était ce truc), que l'autre pourrait gêner le fonctionnement de certaines parties de mon cerveau... Et je me réveillai subitement.

Il me fallut quelques secondes pour bien tout remettre en place. Je voyais, dans le sens où ma vue marchait, mais je n'arrivais pas à interpréter ce que j'avais devant les yeux, restant là comme une imbécile. Je sentis alors dans ma tête que les recherches étaient provisoirement abandonnées et ce ne fut qu'à ce moment-là, 5 secondes après être redevenue consciente, que je compris où je me trouvais. Dans une chambre de l'infirmerie. Ahhh ce plafond si familier... Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu, tiens. Au moins, pfff, ohla, quelques mois dis donc. Mes visites s'espaçaient, à force j'allais manquer aux infirmières dis donc. Cela dit, j'allais les voir régulièrement pour prendre des trucs contre le mal de tête, donc je les voyais malgré tout. ... mais comment j'étais arrivée là déjà ?

Ce fut alors que les choses me revinrent en tête. L'entraînement avec Jub', le retournement de doigts, et ensuite le bruit sourd. J'avais encore un acouphène qui disparaissait progressivement. Et une migraine de cinglé... Mais ça, la naine jaune n'y était probablement pour rien : c'était encore cette sorte de truc bizarre qui me faisait mal dans tout l'arrière de la tête. Le fait que j'aie réussi à refaire le coup des doigts de Jubilee me laissait penser que ma nouvelle habileté avait peut-être un rapport avec ces céphalées persistantes... Ceci dit, j'aurais été incapable de refaire le coup des doigts... Je ne me rappelais plus du mouvement. Parviendrais-je à le reproduire en l'apprenant par cœur ?

Je verrais plus tard... Là, de toutes façons, j'avais des trucs plus importants sur le feu. Me redressant, j'eus subitement un coup de pompe qui me tomba dessus. Je voyais trouble, j'entendais un son sourd, je ne comprenais plus grand chose... Mais ça passa assez rapidement. Grommelant, j'attrapai les papiers qu'il y avait sur la table à côté de moi. Visiblement mademoiselle McTaggert avait demandé une IRM. Une IRM ? Pourquoi foutre ? Ce qui m'avait amenée ici c'était le fait que Jub' me fasse exploser un truc en pleine tronche, pas besoin d'une IRM pour voir ça... Après, je n'étais pas Dr. House, mais le diagnostic me semblait pourtant assez clair et net. Pas la peine d'y passer 12.000 ans.

L'infirmière finit par passer, vérifiant si tout allait bien ce qui prit une bonne dizaine de minutes. Cela fait, elle ajouta qu'elle allait chercher miss Lee. A quelle fin, ça, elle ne me le précisa pas, par contre. Pour tout avouer, s'il était possible de ne pas faire la fin de l'entraînement, ça m'aurait pas mal arrangée parce que là franchement je ne me sentais pas de me fritter ou de faire l'acrobate ! Soupirant, je finis par laisser tomber, m'étalant dans le lit et fouillant dans la poche de mon jean (qui avait été laissé à côté du lit avec le reste de mes fringues) pour récupérer mon téléphone et me mettre des vidéos débiles. Ça me changerait les idées.
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