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 Construire ( Pv Amy)

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Jeu 5 Juin - 19:49

On dit que ce sont les erreurs qui nous font avancer. C’est faux. C’est la douleur qui nous fait avancer. Toujours. Que ce soit pour lui échapper ou pour se l’infliger, c’est le plus puissant moteur qu’il est sur ce monde. Plus puissant même, je le crains, que l’affection, car l’affection peut devenir douleur alors que la douleur ne deviendra jamais rien d’autre.

Je suis aveugle, au figuré comme au sens propre, pour ne l’avoir vu ni ne l’avoir vu venir. Je ne le comprends que lorsqu’elle m’appelle, pour la première fois, par un titre que ces circonstances entacheront à jamais. Je ne veux PLUS JAMAIS être nommée « maman » après ce qui ce joue ici.

Mes ailles s’échappent de mon dos et me couvrent entièrement alors que je l’écoute et que je contemple l’abîme abyssal du mal que je lui ai fait, par mon inconscience, par ma maladresse, par ma stupidité. Se souvenir à volonté n’implique pas se souvenir constamment et je n’ai pu comprendre avant car je ne peux comprendre. Je peux compatir mais pas comprendre, Jade, je suis désolée. Je n’ai pas connus ces malheurs, cette livraison aux caprices d’autres… je peux le concevoir mais pas le comprendre. Je ne voulais pas que tu le revives, je ne voulais pas que tu imagines quelqu’un d’autre le vivre… je ne voulais pas beaucoup de choses mais elles sont là. Je les ai faites. Ça fait de moi une sale conne mais ça n’importe pas, plus, pas plus que ma thérapie « douteuse ». On trouvera quelqu’un, un vrai psychologue, mais pour l’instant je me dois de t’aider à surmonter ça.

- Tu veux que je te dise, hein ? Tu as besoin de l'entendre et que je te le dise en face ?

Non, je sais déjà. C’est pour ça que j’ai essayé.  Et alors que tu m’en parles, alors que tu m’explicites cela en ne t’en faisant que plus souffrir, je déploie mes membranes nictitantes pour ne pas pouvoir pleurer. Je savais déjà mais je ne concevais pas cela à ce point là. Je n’imaginais pas des sensations fantômes. Je n’imaginais pas telle hantise. Je ne peux pas comprendre, je ne peux pas comprendre cela. Je suis désolée. Je suis si désolée Jade…

J’écoute un témoignage qui m’arrache le cœur, je contente des plaies si profondes que je n’en vois pas le fond sanglant. Je te vois faire des parallèles qui sont ceux que j’aurai aimés que tu fasses mais de la pire manière qui soit. Je ne dis rien, je ne peux rien dire. Ça me dépasse, j’ai eu l’arrogance de croire que je pouvais t’aider à tout vaincre et ainsi j’ai tout gâché. Et c’est toi qui en paie le prix. Sale, corrompue, souillée… je sais ce que cela fait de rejeter son corps mais je ne l’ai pas vaincue ainsi, mais je suis incapable de le concevoir à un tel point.

Non Jade, ton destin n’est pas d’être une pute. Tu es la seule à maitriser ton destin, tu l’as prit en main ton destin. Dans ton sang et dans le leur car il n’y a que comme ça que ça marche. Tu as brisées tes chaines comme tu as brisés leurs corps là où ils ont échoué à briser le tien. Tu enterres les blessures et tu les oublies, tu fuis et tu te caches, c’est…

- Jamais je ne jouerai à la poupée avec toi… polymorphisme ou pas… ils m'ont démolie… je… tu… il ne reste plus rien de moi, plus rien que ce que vous essayez de faire pour moi, mais ce corps là… non… j'en ai rien à foutre.

Ainsi soit-il. Nous sommes la meilleure chose qui te soit arrivée mais non avons nos limites. Sanzo aussi. Toi aussi. Je n’ai pas la fin de la séance, Jade. J’ai la fin. Point barre. Pleures, mon enfant, je ne t’approcherai pas. Ne t’excuses pas, tu es la victime, comme toujours, malheureusement. Il n’est pas question de diplôme, il n’est plus question de moi. Tout ceci ne rime à rien car j’ai cru que j’y arriverai, pour toi. Tu es bien plus lucide que moi, ma pauvre enfant. Je te regarde vomir sans bouger et ce n’est que lorsque tu as fini ton rejet que je sors de cette torpeur absente qui me protège désormais. A chaque épreuve qui passe, je deviens un peu plus comme lui.

- Tu n’es pas un putain d’objet, Jade. Tu n’es pas une pute, tu n’es pas une poupée, tu n’es pas un objet. Plus depuis longtemps. Tu as détruit tout cela. Tu as détruit tous cela et tuées les personnes qui les avaient créés. Tu n’as pas à garder leurs fantômes avec toi. Tu sens leurs mains, n’est-ce pas ? Ces mêmes mains qui aujourd’hui ne sont même plus aptes à nourrir des vers. Ils sont MORTS. Tu leur as échappé. Ton corps n’est plus ni sale, ni corrompu, ni souillé. Il est temps qu’il en soit de même pour ton esprit. Tes relations, qu’elles soient avec Sanzo, Caitlyn ou moi, tu es la seule à les décider, elles ont leurs limites, c’est vraie, mais qui doit les mettre ? Ces fantômes ou nous ? Ton destin est entre tes mains… Tu n’as pas à le cacher pour le contrôler.

Je ne contrôle plus rien mais j’avance et je confronte, je fais face avec le cœur rongé d’amour et de haine, je lutte avec hargne au lieu de m’effondrer. J’ignore si je le ferais plus tard et à dire vrai cela m’indiffère complètement. .a douleur est suffisante pour avancer, l’amour pour se reposer.

- Tu as raison, c’est la fin de la séance. C’est la fin des consultations. J’ai cru que je pouvais t’aider jusqu’au bout mais c’est faux. C’est pour cela qu’ils t’ont confiée à Rachel, pas à moi. Je ne peux pas comprendre ce que tu as vécu et je n’essaierai plus, pas si cela doit te faire souffrir. Je ne te retiendrais pas, Jade. Je ne te retiendrais pas ma fille.

J’écarte les bras et les ailes dans un même mouvement, les dernières restant collées aux premiers en un appel muet à un contact que je ne déciderai pas, plus jamais. Je parle. Je parle doucement, sans y penser, laissant s’exprimer ce qui déclenche les tempêtes car c’est généralement cette seule force qui est capable de les arrêter également.

- Refugies-toi où tu le souhaites, où tu te sentiras le mieux. C’est ton choix, Jade Elioth de Lauro. Mais n’oublie pas que quoi que tu ais fait ou soit amenée à faire, je continuerai de t’aimer. Je serais toujours là si tu as besoin de moi, que ce soit pour te serrer dans mes bras ou pour avoir une gardienne silencieuse veillant depuis les ombres.

Le loquet est sur la porte, si tu veux t’enfuir tu le peux. C’est ton choix, Jade, plus personne ne le contrôle et ne le contrôlera plus ; je te le promets ma petite fille.

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Sam 7 Juin - 6:14



Une pierre après l'autre afin de s'abriter, une pierre après l'autre pour recommencer même si la mémoire rebelle ne courbera jamais l'échine. Je me suis réinventée, je me suis reconstruite à partir de poussières, de vieilles coupures de journaux et de quelques idéaux empruntés ça et là, néant de moi même jusqu'à une construction branlante, mal agencée, amie du chaos et sur la brèche d'un monde n'aspirant qu'à être pire. Je ne croyais en rien non pas par manque d'ouverture d'esprit mais simplement parce que je ne voulais plus croire. Et toujours ce qui nous fait croire, nous fait avancer. Ce qu'en nous croyons, nous donne la force. Moi je ne croyais en rien d'autre que l'amertume d'une réalité aussi dure que le bitume et qu'à l'axiome idiot qu'un pas posé au devant de l'autre permet de cheminer vers nul part.
J'ai habillé de vide un univers, j'ai habillé de froid un cœur aphone, j'ai maquillé mes yeux pour ne plus voir. J'ai changé mon nom, j'ai modifié mes gestes. Jade, la fille du Silence, Jade issue d'une douleur de vivre qu'une simple étincelle à voulu faire naître au monde sans qu'elle ne le décide ou ne le souhaite.
Je ne me suis pas détruite, non. Je me suis posée sur mes ruines et je me suis bercée d'un chant de décomposition, un angélus désespéré au sens premier du terme. Je suis devenue la veule spectatrice de mon insignifiance et du non sens des vents écartelant mon existence.
J'ai attendu...sans prier. J'ai attendu sans attendre. J'ai attendu « que ça se passe ». Et la vie m'a effacé d'un revers de manche, comme on balaye quelques larmes honteuses.
Mais au fond, la vie n'est que ce que l'on en fait, elle ne promet rien d'autre que ce que l'on veut se promettre, et l'évidence à toujours été là. Si on peut détruire, on peut reconstruire.
Pierre après pierre. C'est mon histoire, l'histoire de Silent qui devint Jade Elioth- De Lauro.

Cette voix n'est pas la sienne.
Je sais qu'elle l'utilise lorsque les émotions sont trop fortes, ce qui me fait me redresser, essuyant d'un revers du bras les ignobles bribes des régurgitations qui m'ont souillés, j'essaye de reprendre mon souffle. Mon esprit ? Mon esprit serait mon seul ennemi ? Il m'obligerait sans cesse à me flageller ainsi et me ramener dans une réalité passé que j'ai su surmonter en me rendant la plus inhumaine possible ? J'ai surpassé un traumatisme, je le sais, j'ai lu un tas de chose la dessus, mais je n'en suis pas sorti indemne pour autant, aiguisant mon esprit pour l’affûter comme une lame et l'entaillant à le torturer. Ils sont morts, oui. Ils sont morts et je suis vivante. J'ai eu ma vengeance mais la colère est restée, je me suis construite la dessus, sur la colère et les marques de l'humiliation. Tu voulais m'apprendre à nager dans un autre liquide, n'est-ce pas ? Mais tu n'avais pas une vue d'ensemble, n'est ce pas ? C'est plus douloureux à présent qu'on l'a, n'est-ce pas ?

Je me retourne pour la voir s'avancer vers moi et je la regarde enfin.
Oui, tu as essayé de m'aider, mais ce n'est pas la fin, maman : certainement pas. Tu as essayé de m'aider d'une façon unilatérale, moi je n'ai pas essayer de t'aider à me comprendre : tu le savais que je te menais par le bout du nez depuis longtemps, tu le savais et ton affection t'a donné l 'indulgence. Nos consultations avaient la sincérité que je voulais leur donner, Amy : rien de plus. Je ne crois pas à la psychanalyse et la thérapie, je n'y ai jamais cru mais en toi, oui, je crois.
Je ne t'ai jamais entendu m'appeler « ta fille » en face, ca fait un bien fou, une sorte de craquement violent à l'intérieur qui me saisit, bien plus qu'une consigne de vie ou qu'un conseil de conduite dans un cabinet professionnel. Ta fille...Oui, infiniment et tendrement, je le serai.

Je reste figée là alors qu'elle m'écarte les bras et qu'elle m'a rendu les rennes de ma vie et pour la première fois, j'ose la contempler dans sa nudité. C'est une image que je n’oublierais pas tant elle est incroyablement décalée, certains diront malsaine, j'y vois autre chose. J'y vois plus qu'un appel au refuge, j'y vois la démonstration de son amour de mère, c'est sincère, c'est assez sincère pour me faire baisser les yeux un instant pour murmurer.

Ca y est...tu me vois...enfin. Tu n'as pas échoué...non...tu as...je crois...touché autre chose...de très intime...de très profondément enfouis.

J'hésite un instant, ne trouvant pas les mots pour exprimer ce monde qui semble s'ouvrir à moi. C'est vaste, c'est un peu inquiétant mais je ne m'y sent pas seule. Alors je fais taire ses voix qui s'agitent sans trouver la bonne alternative. Posant les mains sur le bas de mon sweet avec un geste hésitant, je le soulève et l'enlève, le laissant choir sur le sol. Mes mains tremblent un peu en dégrafant mon soutient gorge et alors qu'il glisse le long de mes bras, je ne peux refréner une rougeur de pudeur. Je reste un instant ainsi, torse nu, ne sachant quoi faire de mes bras et tortillant mes doigts, puis en soufflant, je fais quelques pas afin de me réfugier dans ses bras , passant mes bras dans son dos, peau contre peau, chaleur contre chaleur. Je reste ainsi une longue minute, j'ai peur de son jugement, je me sens si vulnérable que j'en tremble.

On dit que..enfin...une naissance..tu ..euh..Olalala...je me sens si débile...mais...t'as pas échoué...c'est juste...je veux...être complètement ta fille et ...ca commence un peu...comme ça, non ? De la douleur...puis...la chaleur rassurante...peau contre peau...

Je préfère me taire avant de finir par dire n'importe quoi.

Tu..tu sais...ce qu'un médecin ne peut pas faire...moi j'suis certaine qu'une mère peut le faire...t'en dis quoi.. « mama *...est-ce que je suis...moche ?...les cicatrices...c'est....on ne voit que ça, non ?» 


* En Italien.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Dim 8 Juin - 12:50

L’une des rares choses que m’ait jamais dites mon père est que s’il ne s’était jamais trop rapproché de mes sœurs, c’était pour ne pas les faire souffrir. C’était, pour lui, un geste d’amour qui tenait du moindre mal. J’ai choisie une voie différence, celle de la douleur. Mais d’une douleur non vaine. J’ignore si c’est un moindre mal mais c’est celui que je choisi. Il m’a dit aussi que je ne devais pas craindre d’être mère, qu’il n’y aurait jamais de trop tôt ou de trop tard pour moi. Nous sommes des immortels et n’avons besoin de vivre beaucoup de siècles pour comprendre qu’à jamais nous ne suivront plus les cycles mortels de vies et de morts et qu’ainsi nous devons être libre de donner l’une et l’autre sans crainte. Je donne la vie aujourd’hui, d’une façon aussi étrange et déphasée que ma condition le laisse à supposer mais s’il n’y a nul sang il y a des larmes. Je pense qu’elles sont autant symboliques de la vie que peut l’être ce liquide qui coule dans nos veines. Je pense que les larmes sont le sang du cœur.

Je la regarde s’essuyer d’une saleté répugnante tant par l’odeur que l’aspect mais qui n’est au final rien de plus que ce qui la nourrit et surtout je la vois le faire sans y porter attention ; où est-elle ? Que se passe-t-il dans son esprit ? Dans son cœur ? Je ne sais, j’apprendre à ne pas savoir et à ne pas chercher à savoir, j’apprends à me laisser dépasser car je ne peux pas ne pas me laisser dépasser. Je n’ai pas cette force. Je plains la personne qui croit l’avoir car la chute n’en sera que plus dure.

Je la regarde se retourner vers moi, emprunte de certitudes comme tu l’as toujours trop été. Nous nous ressemblons au-delà du sang, Jade, parce que nous sommes capables de bâtir des cathédrales de certitudes sur des fondations erronées ; ça fait mal quand ça tombe mais bien égoïstement je ne voudrais pas qu’il en soit autrement car c’est typiquement le genre de traits qu’un parent et son enfant peuvent partager.

Je la regarde s’enjouer autant qu’elle le peut en cet instant à ce qualificatif que je lui ai donné. Que je lui ai enfin donné.

Je la regarde alors que j’adopte une posture risquée mais d’une symbolique éternelle, aussi vieille que l’humanité. Oui, je suis toujours dans cette nudité que tu as rejetée Jade mais je suis autre chose également. Je suis une figure première que les égyptiens considéraient comme Isis, que les Chrétiens accaparèrent comme la Vierge… mais qu’importe l’adaptation, je suis la figure de la mère parce que là où j’ai échouée en tant que psychologue je ne renoncerai jamais en tant que mère. Je ne pourrais jamais renoncer.

Je la regarde me parler dans un murmure qui, comme tous les autres, m’est audible avec facilité, et l’écoute me dire que je la vois enfin, que je n’ai pas échoué et que j’ai touché quelque chose d’aussi intime qu’enfoui en elle. J’ai causé un éboulement dans un édifice cimenté par sa colère et j’ai chuté jusqu’à l’origine pour trouver le premier amour qui lui a été retiré et même si elle hésite, je sais que je peux le remplir, le remplacer, par le mien. Je te vois enfin, Jade, et je n’ai pas échoué : nous avons réussi.

Je la regarde me le confirmer d’une étrange manière que tout être extérieur à la scène ne comprendrait pas mais qui est parfaitement porteuse de signification dans ce qui se joue ici et qui y est autant à sa place que la sincérité qui la motive. A ma nudité mon enfant répond par la sienne, autant qu’elle le peut, malgré les tremblements et des hésitations.

Je la regarde rougir alors qu’elle accomplit les derniers efforts qui lui sont nécessaires à terminer ce rituel, cette scène de notre vie qui nous verra, propulsées par la douleur, guérir dans l’affection. Guérir dans l’amour d’une véritable famille.

Je la prends dans mes bras et mes ailes, la tentant des uns et des autres alors que ma tête se baisse sur la sienne, déposant un long baiser sur le sommet de son crâne. A ses tremblements répond ma douceur et une fermeté protectrice dénuée de toute hésitation. Une naissance, oui, dans le sang du cœur. Ta seule débilité mon enfant est de te sentir débile mais tu ne changeras pas de sujet cette fois, finis de me mener par le bout du nez pour éviter d’avoir à être fragile, à être sincère. Nous n’avons pas échoué, toutes les deux car jusqu’à lors tu essayais d’être ma fille et j’essayai d’être ta mère, désormais c’est fait : c’est une naissance, oui, c’est du stress, de la douleur, du sang, puis une fois la tempête passée une infinité d’affection, la chaleur rassurante, peau du nourrisson contre celle de la mère alors que la seconde tient le premier dans ses bras, contre son sein, au plus prêt de son cœur.

Tu… tu sais… ce qu'un médecin ne peut pas faire… moi j'suis certaine qu'une mère peut le faire… t'en dis quoi… mamma… est-ce que je suis… moche ? …les cicatrices… c'est… on ne voit que ça, non ?

Mes mains sont dans ton dos, elles passent sur les cicatrices en une caresse qui, si la sensation doit être différente à cause des lésions nerveuses, ne s’y arrête nullement.

- On les voit. On les touche. Elles sont là. Elles font parti de toi.

Lentement, alors même que les ailes prennent le relais, je monte mes mains jusqu’à son visage pour en prendre les joues avec cette même douceur maternelle. Si je m’éloigne un peu du corps, prenant la distance nécessaire à pouvoir me baisser pour que nos visages soient à la même hauteur et que je puisse la regarder dans les yeux avec ceux du cœur, je ne perds pas un seul instant le contact grâce aux membres supplémentaires qui, en définitive, sont les plus proches de mon cœur.

- Elles font tout autant parti de toi que ce magnifique visage d’une enfant qui n’a pas assez sourit et qui n’a pas non plus su se voir entièrement. Sei mia figlia, hai i stessi difetti che la mamma.

Un jour, si l’on revient sur cette naissance, si l’on revient sur la maladresse qui l’a engendrée, je te parlerais de tous ce qui m’a conduite jusqu’à pouvoir faire cela, moi qui était à l’origine d’une pudeur à peine moindre que la tienne. Je te parlerais des efforts qu’on a faits avec Maman, puisqu’on porte désormais des titres similaires mais distincts, de tout ce travail sur soit, de toutes ces épreuves qui m’ont fait devenir ce que tu insinues avec taquinerie. Je t’expliquerai alors que « jouer à la poupée » est une chose que j’adore faire car des jouets, je n’en ai que peu eu personnellement et que m’occuper d’une personne comme d’une poupée n’est qu’une façon un peu dominante de me montrer maternelle, tandis que si j’essaie de me modeler pour tenter de correspondre à ce que les autres attendent de moi, l’aveu de cela et la possibilité d’en jouer avec insouciance est l’un des plus grand signe de confiance que je puis donner. Je ne deviendrai ton objet ou celui de Caitlyn que si vous décidez de faire cela de moi, en attendant je vous montre mon aveugle confiance en m’offrant sous mon travers le plus ancien non pas dans l’espoir de vous plaire ou par peur que vous m’abandonniez mais dans celui que vous l’acceptiez et m’aimiez quand même. C’est là, je pense, l’ultime preuve que je suis naturelle avec vous car si je ne l’étais pas je ne pourrais me laisser à devenir autre chose.

Aujourd’hui, je te vois, Jade. Je t’ai regardée jusqu’à te voir. Un jour, je te le promets, tu me verras aussi, ma fille. C’est là ce que nous cherchons à faire avec ta mère dans ce que nous nommons « famille ». C’est là ce que nous cherchons à Construire.

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