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 Construire ( Pv Amy)

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MessageSujet: Construire ( Pv Amy)   Dim 16 Fév - 21:06


Mi Octobre 2013

C’est bien la première fois que je me vois obligée de me déplacer avec des béquilles, ça a nécessité tout un apprentissage  que je ne me saurais jamais cru devoir faire. Envisager de mourir ? Oui plus d’une fois, plus que de raison sans aucun doute mais envisager de souffrir suite à des blessures, non pas vraiment même si je me suis découvert une patience de plus pour la douleur, oui une de plus.  Ils m’avaient cloitrée chez le Phénix, peut-être histoire que je ne la ramène pas trop vu mes états de services chez le « camp adverse ». Cela m’avait permis de récupérer Kaede mais mes blessures la rendaient encore plus collante et étouffante, quand à l’autre Grande Rousse, j’avais passé ces derniers jours à l’épier comme un animal étrange et incongru.  Une partie d’elle était flippante, l’autre étonnante au point de se demander si elle n’était pas limitée intellectuellement mais je doute qu’elle le soit véritablement, sans doute un moyen comme un autre de se préserver d’avoir à décider ou porter des responsabilités. Après tout, Cait m’avait dit qu’elle voulait devenir X Men et si mon irresponsable de tante délurée l’était devenue, peut être que Kaede serait la suivante !  Pour l’instant, Il en prenait un sacré coup le « Dieu des Mutants », j’avais rêvé Sauron et sous l’armure y’avais un putain de Golum. Décevant ? Non TRES perturbant. Elle semblait torturée, son sommeil le trahissait même si je faisais semblant de rien entendre. Et c’est surtout ces regards qu’on s’échangeait parfois de coin qui parlaient pour nous comme si finalement…je la voyais et qu’elle me voyait dans qu’on est réellement besoin de communiquer.  Ma relation, si relation il y avait avec cette étrange femme, se résumait à du non-dit, bah tant que c’était du vécu, était-ce si mal ?

En attendant, j’avais promis d’être à l’heure à ce rendez-vous, un lien forgé dans le sang et que j’avais décidé d’honorer comme il devait l’être. Elle m’avait dit qu’elle me guiderait et j’avais réellement besoin d’elle. J’avais choisi de lui accorder ma confiance parce qu’elle n’était pas étrangère à mon histoire mais pas aussi marquée de liens complexes que Cait ou Jubilée avec Kyle. La plus « neutre » ? Non sans doute pas, la plus acceptable pour moi, oui à coup férir.
Je la trouve au lieu-dit à l’heure dit mais je ne peux m’empêcher une grimace en la découvrant drapée dans sa blouse. C’est ainsi ? Je suis un simple patient et rien d’autre ? Un numéro comme les autres à étudier ? Je pensais qu’on aurait dépassé ce stade, ca s’engage mal et qu’elle ne compte pas sur moi pour faciliter l’écriture de son article dans « Psycho Mag : soigner une tarée terroriste ». Mais une parole reste une parole, je viendrais chaque jour jusqu’à ce qu’elle finisse par me jeter et mettre fin elle-même à cette mascarade. Je lui adresse un demi-sourire ironique avant de saluer.

- Docteur De Lauro-Elioth….

Je lui laisse me répondre me contentant d’une expression neutre avant de poser mes béquilles et de me laisser glisser dos au mur jusqu’au sol, refusant le siège qu’elle m’aurait peut être désigné. Il est temps, je pense de montrer que je ne suis pas qu’une teigne boudeuse, je sais réfléchir et ce que je pense vaut au moins la condescendance qui se trame ici.

- Tu n’arriveras a rien à jouer à la docteur avec moi…J’ai promis de me laisser guider mais je ne juge pas devoir être « soignée », je ne suis pas malade, ni folle…Les psy, c’est pour ceux qui ont un problème avec eux même ou les autres…ce n’est pas mon cas. VOUS avez un problème avec moi, moi non. Tu crois qu’en parlant de mon enfance on va tirer une vérité qui va révolutionner ma vision du monde ? Mon enfance, elle craint. Point final, y’a rien d’autre à déballer…J’ai toujours fonctionné à l’instant présent….Je n’ai rien à te dire…Du coup…Cette prochaine heure risque d’être chiante, tu devrais t’occuper.
Seulement…ne te méprends pas…ce n’est pas du mépris pour toi, juste pour le procédé, je suis reconnaissante pour ce qu’on fait pour moi et pour l’engagement personnel que tu prends pour moi, tu m’as veillé, tu as pris quotidiennement de mes nouvelles…je te remercie. C’est sincère cette relation, elle compte…c’est pour ça que je suis quand même venue. Mais jouer à ce jeu, non, Amy…Pas question.

Tu devrais laisser tomber, tu n’obtiendras rien parce qu’il n’y a rien à obtenir, ma tante.


Un demi sourire avant que je ne perde ma tête entre mes bras croisés sur les genoux, position ramassée devant le mur devenant cette gargouille que je sais être et plongeant mon monde dans le silence.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Mar 18 Fév - 21:50

Lundi 14 Octobre 2013 – 02 : 00 P.M.
Mes journées sont globalement les mêmes, car je me lève chaque matin à la même heure, les sept, pour me préparer durant une petite heure, chose incluant la toilette mais également les échauffements, pour enchainer sur de l’entrainement physique, principalement aux arts martiaux dans mon style si hétéroclite mais également à l’un des nombreux sports que je pratique, en priorité la gymnastique artistique, que Jubilee m’a longtemps enseignée et que j’aime à partager avec elle lorsqu’elle a le temps, et ainsi que plus rarement  la natation et l’athlétisme, ou encore l’escalade et le trampoline, guère utiles désormais que je sais voler et accomplir des figures en vol ; les répartitions sont fonction de la saison, des besoins et des disponibilités du jour, sachant que j’essaie de réserver au moins une heure pour chaque. Un bordélisme qui ne me ressemble pas ? Disons que j’essaie que dans les cinq jours de la semaine, chaque sport y passe, mais que ce n’est pas toujours une réussite. Par contre, je ne suis pas des plus propres, du coup, lorsque vient la pose déjeunée, que je passe aux côtés de mon aimée tout en me renseignant sur sa matinée. Mais entre les odeurs de nourriture et l’efficacité de mon déodorant, j’espère que cela passe inaperçu ; il faudra que je pense à demander un jour. Après, quant j’ai fini de piocher dans le déjeuner de ma femme et qu’on doit se séparer à nouveau, il me reste une heure pour changer de tenue et me préparer à faire mon office d’interne en psychologie ; plus que le nécessaire, mais parfois bien agréable quant Caitlyn est disponible, ou quant d’autres de mes connaissances ont également ce temps libre pour discuter. Toujours est-il que suite à la seconde douche de la journée, je prends une nouvelle tenue à laquelle j’ajoute ma blouse blanche, symbole de mon office et du fait que je sais ce que je fais, et de quatorze heures à dix-huit, je suis en service pour mon mi-temps, même si c’est loin d’être remplit par des consultations, quelque soit leur type ; car oui, j’ai deux types de consultations, les psychologiques standards, et les « personnelles », où d’aucun des membres de l’Institut acceptent de me parler de l’impact de sur eux, leur vie et leur façon de voir le monde, pour me permettre d’avancer dans ma thèse. Deux jours par semaine, le lundi et le jeudi, j’ai rendez-vous avec Rachel, à dix-sept heures, soit quant elle est à peu près réveillée, d’abord pour une heure de suivit, puis ensuite pour une heure de « canalisation » de sa colère, où j’achève ma journée comme je l’ai commencée : à coups de poing. Sauf que je ne gagne pas souvent ; mais je régénère suffisamment vite pour que cela ne se voit pas, et encore heureux, parce qu’ensuite, je reviens dans les bras de mon foyer ! Une nouvelle douche, et je suis entièrement à la disposition de ma Cati.

Cependant, ma petite routine pas si routinière va changer aujourd’hui, et je dois avouer que j’ai pas mal d’appréhension sur ce fait, car je reçois une nouvelle personne, et que l’aider me tient plus à cœur que beaucoup d’autres. Est-ce parce que c’est ma nièce ? Je ne pense pas, je ne le ressens pas encore d’une telle manière. Mais son appel à l’aide, mais sa marque de sang, ça, ça m’a touchée. Ça, ça m’a atteint. On a promit de veiller sur elle, et je le ferais personnellement, quant bien même ce n’est pas à moi qu’on l’a demandé.

J’ai fait attention à ce que je mets, comme toujours, et le t-shirt à col bateau est d’un brun doux, aussi neutre que naturel, de même que mon jean, spécialement teint pour cela. Mes cheveux, de cette couleur également, sont un peu rêches suite à un séchage un peu trop brutal au sèche-cheveux, mais tant qu’ils ne goutent pas sur ma blouse, cela me va. Plus qu’éviter que ma tenue ne devienne fade, elle signifie surtout que j’ai été formée pour cela, contribuant à mettre mon patient en confiance et à lui donner la certitude que je sais ce que je fais. Je n’ai pas voulut me risque à du gris, considérant qu’à son calme et sa douceur renvoyait la tristesse et la solitude, ainsi qu’une certaine mélancolie, chose que je ne veux voir apparaitre chez Jade, tandis que je regrette l’absence de vert, mais là encore, son ambivalence entre espérance et échec et entre chance et infortune me stressaient plus qu’autres choses. Sans doute me colorerai-je un peu plus pour elle lorsque nous aurons avancé, mais pour l’heure, je n’ose.

Et malgré ses prévisions, il est encore une chose qu’elle n’apprécie, je le vois bien lorsqu’elle arrive, à l’heure pile, alors que je l’attends à l’infirmerie, proche de cette salle réaménagée pour servir de bureau de consultation. Une première erreur, qui s’ajoute à la mauvaise grâce qui la conduit jusqu’à moi, et déclenche une pointe de colère.

- Docteur De Lauro-Elioth, me déclare-t-elle après un sourire méprisant, même si ledit mépris n’est pas envers moi.

- C’est Elioth de Lauro, pour moi, puisque le nom de jeune fille passe après celui de mariée. Mais merci d’être venue, Jade.

J’ai envie de préciser que je ne suis pas encore docteur, juste interne, mais je prends cette remarque pour ce qu’elle est : un reproche. Et au moins, cela me permet d’identifier ce qui lui a déplu chez moi. Bordel, même pour ma première soirée avec Cait’, je ne me suis pas autant prise la tête sur ma tenue…

Ouvrant la porte sur la pièce de ce sobre bureau, très impersonnel malheureusement, uniquement meublé d’un large bureau au plan de travail en verre plastifié qui la sépare en deux, de trois chaises métalliques à dossier, d’une armoire avec portes vitrées et étagères, disposée contre l’un des murs latéraux, d’un évier entre elle et la fenêtre avec stores verticaux qui compose le mur opposé à la porte. C’est petit, trop petit je trouve, mais surtout, j’ai réussit à éviter de côté clique, et c’est déjà cela.

Je n’ai pas avancée jusqu’à l’armoire pour prendre mon carnet de notes que déjà, et malgré le plâtre qui lui impose des béquilles, Jade s’adosse au mur et se laisse glisser au sol, prenant rapidement la parole alors que je la regarde de l’autre « bout » de la pièce. Cela ne me surprend pas d’elle, l’anticonformisme, mais j’attends d’en savoir plus avant de me prononcer, et de décider de la marche à suivre.

Je n’arriverai à rien en jouant à la docteur ? Oh, je ne joue pas à la docteur, ma place favorite c’est la patiente et seule Caitlyn à le droit à un examen approfondit, mais sinon, j’ai comprit que tu n’aimais pas la blouse et ce qu’elle symbolise. Etre guidée, non soignée ? Ne doit-on pas te guider dans ta guérison ? Et plus que cela, penses-tu réellement que je traite les fous ? C’est triste à dire, mais je n’ai ni les capacités, ni la formation nécessaire. Là où je peux aider, c’est justement avec les personnes qui ont un problème, qu’elles l’admettent ou pas. Quant à ce que ce soit les autres qui aient un problème avec toi, nous autres je dirais même, c’est intéressant.

- Tu crois qu’en parlant de mon enfance on va tirer une vérité qui va révolutionner ma vision du monde ? Mon enfance, elle craint. Point final, y’a rien d’autre à déballer…

C’est si cliché ; nous explorerons l’enfance si cela est nécessaire, mais je pense que toutes les leçons qu’il y a à en tirer l’ont déjà été, ainsi, il s’agit plus de curiosité personnelle que de nécessité professionnelle, mais je passerai sur cela car c’est hors sujet, et que ce sera à elle de décider si ça le deviendra, volontairement ou involontairement.

Toujours fonctionnée à l’instant présent ? Alors il est temps de tourner le regard, vers l’avant comme vers l’arrière, de le lever de ses pieds pour contempler le chemin parcourut comme celui à parcourir, sans quoi, tu ne progresseras jamais, Jade.

Je dois avouer que si les premières phrases ont put me faire grimacer, ta conclusion de ce premier chapitre me fait sourire, car elle m’offre une belle ouverture : tu ne veux rien dire, alors je parlerais, et je ne vais pas m’occuper, je vais nous occuper toutes les deux.

- Seulement… ne te méprends pas…

Je ne me méprends pas et reprends mon geste là où je l’avais laissé, m’emparant de feuilles et du pot de stylos qui n’attendent que moi, avant de m’en aller m’assoir, à ma place, les déposants devant moi. Ce n’est pas du mépris directement pour moi, mais pour ce en quoi je crois et ce à quoi j’aspire pour aider les autres, mais cela n’est pas grave, je ne lui en tiens pas rigueur. C’est courant, et c’est un signe d’une normalité dont elle ne veut pas, je pense, plus parce que c’est ce qu’on lui a enseigné que par idéologie propre.

Ne me remercie pas, Jade, pas encore, si jamais tu veux me remercier un jour : te veiller, m’engager, me tenir informer, tout cela n’est que le début, n’est que la partie la plus simple, non-pas la plus superficielle, mais la base, et j’ai l’intention de gratter longtemps le verni, parce que c’est comme cela que j’aide les gens, généralement. Heureuse que cette relation compte, et merci d’être venue ; et non, nous ne jouerons pas à un jeu, parce qu’un jeu impliquerait perdre ou gagner, et qu’il ne s’agit pas de cela.

- Tu devrais laisser tomber, tu n’obtiendras rien parce qu’il n’y a rien à obtenir, ma tante.

- Tu sais, j’ai fais un mi-temps de pionne durant une année entière, ici, et je me chargeai de la vie scolaire ; j’ai apprit à m’occuper pour passer le temps. Alors même que je lui parle, je prends la première feuille de mon paquet, et commence à la plier de façon simple, avec une adresse experte. Darla fait du Minecraft, et moi…

D’un geste habile, je prends le petit avion en papier pour lui lancer, visant entre sa jambe et son torse, histoire qu’elle puisse bien voir l’incongru projectile.

- Moi je me suis entrainée au pliage de papier. Tu savais que les japonais considéraient les Origamis comme un art ? Il existe même un « solfège de l’origami » pour tous les différents symboles, puisque c’est ainsi qu’ils représentent les plis, et que c’est en combinant les symboles qu’ils se transmettent les marches à suivre pour réaliser les différentes formes. Et ils appellent cela des diagrammes ; comme en math. Après tout, les Origamis, c’est de la géométrie tridimensionnelle. Cela t’intéresserait d’essayer ?

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Jeu 20 Fév - 14:52

Elle se fout de ma gueule ou quoi ? Je dois avoir l’air totalement hallucinée avec une tronche à la WTF tout en la regardant plier sa feuille et me tenir un discours complètement à la côté de la plaque à propos des origamis. Bordel !  Je sais ce que c’est que cette technique et oui c’est de la géométrie tridimensionnelle, elle a tout à fait raison à ce propos et c’est sans doute le seul passage cohérent de ses propos. Alors oui, je commence à comprendre, ce n’est pas moi qui passe pour la folle entre ses murs, c’est une grande baraque rempli de chtarbés et aux plus atteints de ces phénomènes, on leur file une blouse blanche et un titre pour tenter de convertir ceux qui ont encore leurs billes.
Avec un peu de chance, on finira par jouer à la play’dho ou on fera des coloriages ! Tu parles d’une journée mais de qui se moque-t-on !!! Je contemple un instant l’avion en papier tombé entre mes jambes avant de redresser la tête en soufflant, lui adressant un sourire dépité mais avec une pointe de sarcasme dans le ton de ma voix.

- J’espère que tu as pensé à la brioche et aux pepitos pour le gouter car j’ai comme l’impression qu’on va bien s’amuser ces prochaines séances. C’est cool, tu sais, j’aime bien…m’amuser. Oh que oui…

Je croise les bras l’air boudeur en ajoutant à voix plus basse, comme un chuchotement.

- Et puis j’ai pas sept ans, moi. Les n’avions en papier, c’est bon pour la petite école et tout le monde sait faire ça. Tu ferais moins ta maline devant des VRAIS exos de géométrie tridimensionnelle, perso je préfère l’algèbre ou la logique pure…t’en montrerais, tu verras…

Je n’ai jamais fait d’avion en papier pour cause, je n’ai jamais été à l’école. Tout ce que je sais, je l’ai appris par moi-même, à force de curiosité et avec les moyens du bord, vols, squatte…le système D. Mais ça, tu ne peux pas le savoir, n’est-ce pas ? Tu es surement une « touriste » italienne parfaitement éduquée issue d’une famille bourgeoise qui avait assez de fric pour t’envoyer suivre des études en Europe, non ? Je n’ai pas vue de famille lors du mariage outre le grand déglingué, je suppose qu’ils étaient trop colère par ce petit coming out pour venir, ce n’est pas étonnant : catholique et rital, une lesbos dans la famille ca doit leur avoir fait passé l’envie de chanter « o sol é mio ».

Le silence s’installe alors que mon regard observe toujours l’avion sur le sol sans le toucher, je décompose chaque pliure mentalement. Les mouvements oculaires indiquent mon activité et la vitesse de réflexion. Observer et refaire, je sais faire, j’ai toujours su faire, Kyle disait que c’était là un de mes dons, l’apprentissage. Un léger sourire sur mes lèvres alors que je croise les bras sur la poitrine.

- Six pliages…Tu aurais pu l’améliorer. Des ailes un peu plus larges pour planer davantage, une pointe avant un peu plus lourde pour gagner en vitesse, des ailerons arrière découpés pour le faire voltiger…claaaaaaassique.

Un sourire satisfait avant que je murmure, faussement détachée.

- Hummm…tu sais en faire d’autres ?
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Dim 23 Fév - 17:19

Beaucoup se surprennent des maladresses que je suis capable de faire quant on sait l’adresse dont je peux faire preuve, et de mon point de vue, c’est juste logique, les unes comme les autres. Je ne parlerais pas d’équilibre ou autre, juste que je ne fais pas les choses à moitié : ou je réussi relativement bien, ou je mets complètement à côté. M’enfin, l’un n’excuse pas l’autre, et je pense que Jade n’envisage pas cela alors qu’elle réagit vivement, bloquant complètement sur ce que je viens de faire. Et je dois avouer que je suis contente de moi. Incompréhension, une pointe de colère défensive, et surtout, un énorme bug de la part de ma nièce, et tout ça parce que j’ai explicité mon « d’accord, je m’occupe » ; ça continue aussi bien que cela a commencé.

- J’espère que tu as pensé à la brioche et aux Pepito pour le gouter car j’ai comme l’impression qu’on va bien s’amuser ces prochaines séances. C’est cool, tu sais, j’aime bien… m’amuser. Oh que oui…

- En fait, je suis plutôt Prince, moi, réplique-je simplement, n’ajoutant pas qu’on me l’a déjà faite énormément de fois, au point que je me sois intéressée à d’où ça venait et que… ça ne m’amuse toujours pas.

- Et puis j’ai pas sept ans, moi. – en effet, mais les as-tu eu un jour ? – Les n’avions en papier, c’est bon pour la petite école et tout le monde sait faire ça. – ah, bah excuses-moi de faire ce qui était le plus rapide et le plus pratique à te balancer ! – Tu ferais moins ta maline devant des VRAIS exos de géométrie tridimensionnelle, – et les origamis, c’est quoi ? – perso je préfère l’algèbre ou la logique pure… t’en montrerais, tu verras…

- Euh… je veux bien voir, mais je n’aime pas les maths.  Et je risque de te déprimer rapidement, j’ai un QI de 515 je crois.

Je dis je crois parce que les tests de QI ne sont pas forcément des plus fiables, et que la donnée est altérable par entrainement ; et par mutation. Et considérant le fait que j’ignore le nombre de données que je peux traiter en une seconde et que je ne veux pas le savoir, je n’irai pas en tester plusieurs pour faire une moyenne. En plus, je ne peux pas faire ceux de psychologue, je les connais déjà… ENFIN BREF.

Alors même que l’on fait notre question réponse, je continue mes pliages, ne lui accordant qu’une attention visuelle partielle, un à deux cinquième de seconde par seconde, alors que je fais bien attention à ce que le reste de mes mouvements soit des plus normé. Un peu de mépris sur son visage, puis de la concentration alors qu’elle analyse de façon très mathématique, et plus qu’intéressante. Et qu’elle conclue cela par un sourire. J’aurai put l’améliorer ? Mais ZU-TE, je l’ai fais en quelques secondes avec pour but de te l’envoyer ! Il n’est pas sensé gagner un concours de vitesse ou faire de la voltige… Classique, classique, dit celle qui analyse cela comme un OVNI en se réappropriant les données ; j’aime bien, c’est mignon cette espèce de mauvaise foi.

- Hummm… tu sais en faire d’autres ?

Mon sourire s’élargit alors que je continue le pliage commencé, et qui me prends plus de temps cette fois, car il est complexe.

- Les avions en papier, je ne crois pas qu’ils soient considérés comme des Origamis, mais à ce compte-là, la plupart des trucs que je sais faire n’en sont pas vraiment non-plus. Je ne me suis pas basé sur les diagrammes, j’ai essayé de reproduire de visu. Oui, c’est ce compliquer la vie, mais j’avais vraiment beaucoup de temps à occuper, à la vie scolaire…

Finissant mon pliage suivant, je le porte sur le plat de ma main au-dessus du bureau, avant de le déposer devant l’une des chaises.

- Une grue. Symbole de longévité au Japon, et au centre d’une légende : quiconque pliera mille grues en papier pourra voir son vœu de santé, de longévité, d’amour ou de bonheur, exaucé. Avec celle-ci, je dois en être à 925 si je ne me trompe pas. Même si elles avaient pas toutes une très bonne tête.

Je laisse Jade répondre ou non à mon invitation à venir s’assoir, espérant que sa curiosité sera suffisante à ce qu’elle le fasse, et qu’elle réussira à se relever malgré le plâtre. Au pire, j’irai lui prêter main forte, de toute façon, par économie de feuilles, je limiterai mes appâts.

- Cela t’intéresserait d’apprendre à en faire ?

Question rhétorique, je le vois bien, mais je ne peux pas avancer toute seule, alors j’essaie de l’entrainer avec moi.

- Je sais que vu les brutasses que t’as dans ta chambre, une telle construction n’y survivrait pas très longtemps, mais ici, on peut en faire en paix. Et puis, le plus intéressant c’est de les faire, non de les contempler prendre la poussière, tu n’es pas d’accord ?

Il faut savoir construire et reconstruire, n’est-ce pas Jade ?

Je croise les doigts, coudes sur la table, et penche la tête du côté droit, pour continuer à la voir, le tout avec un léger sourire. Est-elle capable d’analyser les gestes comme elle le fait des structures ? Je n’en sais rien. Est-elle capable de l’apprendre ? Je pense. Elle est très observatrice mais elle ignore ce qu’elle a à interpréter, et c’est un centre d’intérêt commun que de décrypter le monde, enfin j’espère. Les Origamis te permettront de t’ouvrir, Jade, mais je sais que notre relation ne se limitera pas à ces quatre murs, alors je vais ce que tout le monde fait pour se rapprocher des gens : je cherche des points communs. Et je pense en trouver.

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Lun 24 Fév - 12:17

Outch, le suivant à l’air complexe ! Mon regard sautille de ses mains expertes en train de plier son œuvre à son visage ou je scrute des micros expressions mais avec Amy c’est chose infaisable, elle porte des sortes de masques figés, je l’ai déjà observé, j’ai l’impression qu’elle vit beaucoup plus vite que nous, mais vraiment beaucoup plus vite. Je lui demanderai un jour les détails de sa mutation pour essayer de satisfaire ma curiosité. Et puis avec son QI a 500, elle se la pête, personne ne peut être aussi intelligent, je suis sûre qu’il lui faut la moitié de l’Institut pour y ranger son Ego et démolir les portes pour son gros melon. Voilà donc un des nombreux défauts de ma « tante », l’orgueil ? Et hop on l’ajoute à la Luxure qu’elle partage avec Caitlyn. Cool, je ferais la colère, Rachel cumule la paresse et la gourmandise, Kaede l’envie…Jubilée doit être l’avare de service. Mon dieu, nous sommes tous des damnées !

Une grue ?? Ah ! L’animal ! Je ne sais pas pourquoi j’ai buggé quelques secondes pensant voir le véhicule de chantier. Je cligne des yeux un instant et soupire en lui adressant un demi sourire entendu.

- Pfff, les avions, ça a une utilité au moins, ta bébête ca sert à rien. Et puis pour les vœux, autant jeter une pièce dans la Fontaine de la Place Saint Marc à Rome…Ça doit te parler, non…Tu es une enfant du pays, pas vrai ?* Sinon y’a toujours le fait de souffler un gâteau d’anniv, non ?

Tout en discutant, je me redressais en grimaçant, prenant appuis sur mes béquilles pour clopiner jusqu’au bureau, ou je m’installais sur la chaise qu’elle m’avait laissé en l’observant attentivement un bref absent pour l'analyser.

- Bah…Kaede n’est pas une brutasse mais…Rachel…c’est plus…enfin, je ressens autre chose à son contact…Au fait ? C’est quand ton anniv ? T’as quel âge au juste ? Je suis certaine que ton apparence ne reflète pas ton age, c’est comme tes postures et tes gestes…tout à l’air….exagérément marqué, comme artificiel…Tu es une experte en programmation neuro linguistique  ou c’est ta mutation ? Olalala ! J’ai une idée qui va te plaire…ma tante.

D’une main habile et sans la regarder, je m’empare de l’origami pour commencer à l’observer sous toute les coutures.

Humpf…Ce n’est plus une question de logique là…c’est de la méthode et la méthode, ça s’apprend…refaisons le ensemble…j’apprendrais comme ça.

J’attendais qu’elle me donne une feuille tout en poursuivant.

- Tu connais le jeu des questions réponses ? Je pose tu réponds tu gagnes le droit de m’en poser une et je réponds…J’aime le jeu et le défis. Toi aussi, j’en suis déjà certaine. Le but sera de jouer, pas de gagner….Si tu acceptes, voici la première question : de quoi tu as peur ?...En général.

J’esquisse un sourire, on ne connait réellement une personne qu’à travers ses faiblesses, c’est mon point de vue en tout cas. Je ne sais pas si elle entrera dans mon jeu d’esprit mais je suis prête à le jouer sérieusement et j’arriverai aussi à faire cette Grue ! Foi de Jade !
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Lun 24 Fév - 15:45

Encore surprise et fascination, c’est bien, j’avais pas le droit à ça avant avec les Origamis. Darla s’en foutait et Neassa ne cherchait qu’à troller, en parlant de varier les formats principalement ; non, une grue en papier toilette, je n’en suis pas capable, trop petit. Enfin, ceux que nous ferons cette fois resteront en l’état, puisque n’étant pas le fruit de la duplication temporaire d’autres papiers ; peut-être puis-je reprendre mes tentatives de castor en origami, pour l’offrir à Caitlyn, même si mes essais ne sont pas probant jusqu’à maintenant.

- Pfff, les avions, ça a une utilité au moins, ta bébête ca sert à rien. – je la regarde, blasée, sans rien dire, mais n’en pensant pas moins – Et puis pour les vœux, autant jeter une pièce dans la Fontaine de la Place Saint Marc à Rome… – oh, il y a des milliers de façon de faire un vœu, toutes plus étranges et superstitieuse les unes que les autres, mais au final, le plus important n’est-il pas de faire le vœu ? – Ça doit te parler, non… Sei del paese, vero ? – voilà qui me fait sourire, l’entendre parler italien est une surprise, et une bonne – Sinon y’a toujours le fait de souffler un gâteau d’anniv, non ?

- Si, sono di Avellino, accanto a Napoli.

J’aime parler italien, les personnes proches de moi l’ont bien comprit, même si une seule tente de m’en donner l’occasion de façon régulière ; la langue est plus chantante et poétique que l’anglais, je trouve, et elle fait un petit peu exotique, tandis que c’est avec un peu de nostalgie et un sourire que je la prononce, généralement. J’espère que ça fait parti de mon charme, d’autant que je suis typée latine, quant bien même j’ai des origines d’un peu tout ce qui traine au nord et à l’est de la méditerranée.

- Et oui, souffler les bougies aussi, je crois. Après, cela ne marchera pas mieux qu’on ait pliées 1.000 grues ou qu’on ait simplement fait un vœu comme cela, mais l’important c’est d’y croire, d’espérer.

Certains vœux se réalisent sans qu’on ait à les demander, et d’autres, en revanche, auraient mieux fait de ne pas le faire, même si pour la majorité, il s’agit de continuer à avancer.

Je regarde Jade venir s’installer là où je lui ai implicitement demandé avec ce même contentement qui m’accompagne depuis tout à l’heure, et qu’elle s’amuse tantôt à renforcer tantôt à défoncer, mais qu’elle ne pourra pas gâcher complètement, sans doute par volonté de le garder un peu. De mon côté, je tâcherai de le faire partager.

Ah, Kaede n’est pas une brute ? Elle est très directe et sans trop de finesse, certes pas au niveau de Rachel, mais quant même. Quant à l’autre chose au contact du Phénix… à me remémorer, car à creuser. Et j’aurai aimé le faire plutôt que de s’embarquer sur des questions d’anniversaires et d’âge, qui me mettent mal à l’aise et me font redescendre les coudes de la table ; d’un autre côté, ENFIN une personne qui me trouve plus jeune que j’en ai l’air ! Par l’analyse gestuelle, certes, mais ça fait plaisir quant même. Par contre, les coups des gestes et des postures, il le fait moins… encore que c’est assez ambivalent, parce que je dois avouer être contente, non-pas d’être « percée à jour », mais surtout qu’elle soit capable de le faire. Je ne suis pas experte en programmation neurolinguistique, juste en décryptage comportemental, et ma mutation, voici qui est compliqué. Quant à l’idée qui va me plaire… d’ordinaire, je ne crains pas trop les idées derrière la tête, soit parce que j’arrive à les deviner avant soit parce que je sais qu’elles sont une surprise (et que j’ai pas intérêt de deviner avant sinon Cait’ m’engueule), mais là…

J’ai le sentiment que tu vas essayer de mener la danse durant toute la séance, n’est-ce pas Jade ? Analyses l’Origami le temps qu’il te faudra, j’en ferai un autre plus compliqué après pour continuer à t’occuper, le temps que je pose mes questions comme si de rien était. Même si je ne pourrais pas prendre de notes…

- Je suis une spécialiste du décryptage comportemental et des micros-expressions, je fais une thèse sur les recherches d’Ekman à ce sujet d’ailleurs. J’ai vingt ans, je vais sur mes vingt-et-un, mais ma mutation a entrainés par mal de bouleversements physiques et physiologiques, dont un vieillissement accéléré, et quant à mon anniversaire, c’est compliqué, disons.

- Humpf… Ce n’est plus une question de logique là… c’est de la méthode et la méthode, ça s’apprend… refaisons le ensemble… j’apprendrais comme ça.

Amy : 1 – Jade : 0 ; celui-là t’arrives pas à le décortiquer pour qu’il aille plus vite hein ?

Amy : 1 – Jade : 1… oui, je connais le jeu des questions-réponses, et malheureusement, c’est bien là ce à quoi je m’attendais : elle tente de mener la danse pour rationnaliser, et donc maitriser, les questions professionnelles que je dois lui poser, et me complique infiniment la vie en faisant mine de me tendre la main. Booooooooon… Let’s do this !

- J’aime beaucoup les défis, depuis pas longtemps, – merci Emma – mais je veux bien en faire pour cette fois. Et je perçois mal comment gagner au question-réponse ; gagner serait que tu acceptes que je te suive psychologiquement, chose qui n’est pour l’instant pas le cas. – mais qui ne m’empêche pas d’essayer – Sinon, pour mes peurs…

Je fais mine de réfléchir quelques instants, même si la seule question qui me traverse la tête est si je dois ou non parler de celle de perdre Caitlyn ; plus qu’elle puisse sembler naturelle, j’ignore si elle rentre dans les « en général », car pour une personne « générale », je ne suis pas sur qu’on fasse tant attention à la possibilité de la perte avant de s’y trouver confronter, chose regrettable mais qui nous évite de vivre dans la crainte.

- Perdre Caitlyn. On a traversées pas mal de merdes, et même si on s’en est toujours sorti, ça a fait très mal, à chaque fois, mais c’est rien comparé à ce qui se passerait s’il y avait une perte « réelle », définitive ou autre… Je sais pas bien comment l’exprimer, je ne veux pas me le figurer, en fait.

Mieux vaut trop de sincérité que pas assez. Et c’est dit aussi bien que pensé, même si j’enchaine rapidement sur les peurs « banales ».

- Sinon, en « phobie », même si le terme est assez fort, j’ai horreur des automates et autres machineries faites pour imiter, avec trop de vraisemblance, les êtres vivants. Je me suis faite agressée par des Cyborgs une fois, et surtout, c’est ce simulacre dénué d’âme qui me dérange. Je crains aussi tout ce qui est contrôle mental ou possession, puisque là c’est le processus inverse, on réduit un être vivant, doté d’une âme, à l’état de simple marionnette. C’est… inhumain et cruel, je trouve.

Je fais mine de réfléchir encore un instant, même si la liste se fait de façon très claire, trop claire peut-être, et que je me dis que je suis franchement perdante à ce jeu-là, à moins qu’on ne comptabilise les informations.

- J’ai peur d’être abandonnée, d’être seule, même si je sais que cela ne m’arrivera plus. J’ai peur aussi, en un certain sens, du regard des autres, et du fait que si je ne corresponde pas à ce regard, ils ne se détournent. J’ai pas mal progressé là-dessus avec Cait’, mais même les plus vieilles blessures laissent des cicatrices. J’ai peur de devoir, un jour, pour quelque raison que ce soit, tuer quelqu’un. C’est une histoire compliquée, mais disons que c’est aux antipodes de ce que je considère être, et même quelqu’un qui tenterait de m’arracher la vie, je ne voudrais pas le faire pour lui.

Aucun de mes meurtres n’est « réel », j’ai fait le choix de tuer un hologramme, mais ce choix me hante toujours, car j’avais oublié alors où nous nous trouvions, et qu’ainsi, je sais être capable, pour me sauver moi, par égoïsme, de détruire la vie d’une enfant, tandis que loger une balle dans la tête à Sébastian, à défaut qu’il m’en tienne rigueur lui, je m’en veux moi, quant bien même cela faisait parti de son plan pour me ramener à la raison. Mais cela, je ne peux pas t’en parler Jade, c’est hors sujet, et c’est encore trop intime, car quant bien même je me livre avec franchise sur un sujet délicat, je suis libre de taire les causes de mes épouvantes.

- J’ai peur de ma mutation, aussi. Elle transforme mon corps et m’a apporté plus de mal que de bien, pour l’instant, même si je sais que ce sont mes instabilités psychologiques qui déclenchent ses altérations. Généralement, c’est fonction de ce que j’aimerai, c’est pour répondre à un besoin, mais disons que ça « tâtonne », genre j’ai voulut accélérer ma régénération, et j’ai gagné un Berserk qui se dérègle, me fait faire des arrêts cardiaques et m’a fait prendre dix ans… Enfin, actuellement ça va. Je ne contrôle toujours rien, mais j’ai les prémices d’aucun truc qui soit dangereux.

Bon, ça c’est dit, je suis une X-Woman qui ne contrôle pas ses pouvoirs et joue au démineur dans sa progression évolutive…

- J’ai peur de ma famille. Pas Caitlyn, non, mais disons que du côté des parents… la première fois que j’ai rencontré mon beau-frère, que t’as put rencontrer au mariage, il nous avait enlevées avec Cait’ et m’avait attachée à une croix, en espérant que mon père me sauve et me protège, mais ce connard, que j’avais jamais vu, nous a tous enterrées sous l’église où ça se passait parce que j’avais les yeux bleus ; et ils sont parmi les plus softs à ma connaissance. Ça s’entretue dans tous les sens et j’ai pas réellement le choix que d’être impliquée… Du coup je flippe bien qu’ils découvrent où je suis planquée, et qu’ils nous fassent du mal, avec Cait’.

Je pourrais résumer cela à simplement avoir peur de l’avenir, mais ce n’est pas ça, je reste profondément optimiste et je crois en demain, cependant…

- Enfin Bref, je crois que j’ai pas oublié grand-chose. Il doit bien y avoir quelques bestioles dont je ne raffole vraiment pas, mais aucune que ce soit au point de les craindre. Après, j’ai été agressée par une araignée bave une fois, mais ça c’est bien terminée… sauf pour ma chevelure, et l’araignée. Mais c’est hors sujet.

Ceci ne compte pas comme un monologue ! Et si tu trouves ça chiant… bah… tu réfléchiras un peu plus avant de poser tes questions, et tu pourras rejoindre le club de ceux qui sont d’accords avec ça.

- En arrivant, tu disais qu’il y avait des gens, ici, qui ont des problèmes avec toi. Tu veux bien m’en parler un peu plus ?

J’espère qu’elle me claquera pas dans la gueule que c’est mon boulot de psy, parce que si c’est effectivement dans ma profession, je m’intéresse également à son intégration, et je ne crois pas avoir remarqués de problèmes outre mesure dans celle-ci, ni de gens ouvertement hostiles envers elle.

- Même si c’est juste une impression, j’aimerai savoir, histoire que ça ne se passe pas mal.

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Jeu 27 Fév - 8:40





Encore une soirée où les gens dansent tous seuls
Tout le monde essaie de s'amuser un peu
La lumière des néons pèse autour de ma tête
Je perçois le sens de mon "moi"

Après ce sublime éclat de paix intérieur
Juste un petit point perdu dans l'univers
Qui fait trembler mes genoux
Tu m'excites, oh mon... ! J'ai toujours un corps !

Je viens pour voir le monde de l'intérieur
Là où je ne sentirai pas la brise
Mais il y a une chose en laquelle je ne crois pas
Et c'est toi...
Car j'ai l'impression de n'être rien, dans ce monde

Peut être que...
Les substances chimiques
Perdent...
Peut être que
Les substances chimiques
Te perdent.

Quelque part dans ma tête, il y a une petite fissure
La trace douloureuse de ce que j'aie pu faire avant que tu ne m'approches
J'obtiens un regret étrange
Les rôles sont inversés
Nous allons tous brûler
Je ne respire pas d'air
Et tout le monde est là pour moi

Si seulement je pouvais voir, s'il te plait, laisse moi voir encore une fois
Quand les ennuis viennent, je sais avec certitude
D'après l'éloignement dans ton oeil
Que je devrais être de ton côté
Mais tu es froide, froide comme la mort
J'ai ouvert la porte
Cette fois
Laisse nous briller




Perdre Caitlyn ?

Toute absorbée par l’observation et la reproduction des pliages d’Amy, j’écoute attentivement ce qu’elle me dit et je l’enregistre. Je suis assez frustrée mine de rien parce qu’observer une méthode de pliage tout en me concentrant m’empêche de la scruter elle et de voir si effectivement elle manipule ses propos, en a-t-elle conscience, mon génie de Tante ? Oui je pense, Amy de Lauro, tu es une bien étrange personne, je te connais depuis peu de temps et pourtant tu me subjugues littéralement. Je crois que je t’admire un peu plus d’heure en heure et chaque mot que tu me portes renforce cette admiration. Comprendre ce qu’une farfelue comme l’Irlandaise excitée à pu te trouver est chose aisée, la réciproque par contre me laisse perplexe. Mais après tout, ce sont leurs choix pas les miens. Leur amour puisqu’il est source de craintes…Leur amour est pourtant magnifique et solide, il rayonne pour avoir assisté en spectatrice anonyme au show de San Francisco, je sais moi qu’il est indestructible. Il est beau et pur comme ces choses qui n’arrivent que trop rarement ici bas sur ce monde, c’est juste qu’elles sont trop éprises de leurs craintes pour ne pas le voir. Je me contente de plisser les yeux un instant sous la vue de ce souvenir émouvant et d’esquisser un sourire fantomatique.

Les automates ?
Phobie amusante puisque ces objets n’ont pas de réelle existence. Mais ce n’est pas d’existence mais de conscience dont il s’agit, non ? Faut-il en déduire que c’est surtout le fait de n’avoir plus le contrôle et d’être le jouet d’une force supérieur qui te fait flipper ? Oh je crois bien que nous touchant là une de tes failles : la peur de la perte de contrôle et l’aliénation de ce que tu es. T’es tu battu pour ce contrôle ? T’es tu battu contre ta mutation ? Oui, je le pense aussi…Amy , tu te bats pour rester toi, n’est-ce pas ? Mais te poses tu toujours des questions sur ce que tu es et qui tu es ? Instructif…Oui. Mais c’est une énorme chose qu’elle me donne là, et le jeu implique du donnant donnant.

L’abandon ?
Elle ne le sera jamais, j’en suis persuadée. Et cette peur du regard de l’autre renvoi directement à un manque flagrant de confiance en soi et surtout le fait d’être jugée. Ca touche l’estime, la place, l’affirmation. Mon sourire s’estompe et je ralentie mon pliage, cette peur m’est familière, cruellement familière. Je comprends mieux ces « masques » dont on ne parle pas encore, Amy a fait de sa mutation et de son comportement un filet de sécurité face aux autres, j’ai fait de même avec l’excentricité de mes tenues et mon invisibilité. Mon regard se fige un instant lorsqu’elle évoque la peur de tuer. Je n’ai pas peur, je ne l’ai jamais eu…C’est un mal nécessaire, une solution lorsque le problème n’a pas d’autres issues, je le sais. Je l’ai toujours su depuis toujours.

La mutation ?
Ca me touche, par empathie. Mon expression se fait plus troublée même si je m’efforce de garder le contrôle et que l’exercice de pliage m’y pousse. Je comprends que je ressens de l’affection pour elle, je ne veux pas qu’elle aille mal, ca me dérange, véritablement. Je n’ai jamais côtoyé de personne pour qui la mutation pouvait être un problème, ce n’est pas ce que nous recherchions en tant que confreristes, nous ne nous sommes jamais préoccupé de ce type de mutants parce qu’ils peuvent être inutile, nous n’avons pas le temps d’éduquer, de contrôler, d’aider. C’est un tort et quelque part, c’est une vérité que je n’avais pas considérée. C’est un tort…Kaede est un exemple, Amy en est un autre. Est-ce que tu l’avais vu Kyle, est-ce que tu savais ces choses ? Lorna ? le savais tu aussi combien nous avons réduit la mutanité à un combat ? C’est trop dur de ce dire que c’était la vérité que cela avait été fait à dessein. Bien trop dur pour que j’y fasse face pour l’instant. Je remarque que ma main s’est arrêtée de plier sous cette révélation, je souffle de dépit un instant pour reprendre le court des opérations, je devrais réfléchir à tout cela mais au calme.

La famille.
Je ne savais pas, c’est pire qu’une Mafia. Non Amy, je ne laisserais personne faire du mal à ce qui m’est proche plus jamais. Ma famille à cramé à San Francisco. C’est la colère qui prend le dessus et mon pliage se fait plus saccadé, plus expéditif, je crois que mon rythme cardiaque s’accélère sous le bouillonnement de cette colère que je réprime en focalisant mon attention sur la blancheur du grain de papier comme si il contenait là une vérité essentielle de ce monde.

La question qu’elle me pose me laisse perplexe, je prends le temps de la réflexion avant de murmurer.

- Ils ont peur…je ne suis pas comme eux. Je suis une terroriste, je suis une criminelle, je suis « le mal ».
J’aurai pu m’arrêter là, je fais mine de garder pour moi ce que je ressens avant de continuer.

- Je n’ai pas choisi d’être ici. Ils me détestent tous…Leur regard, il glisse comme un serpent sur moi…sur ma peau…sur…sur mon être. Je ne veux pas qu’ils me regardent, je déteste cela. Si on ne me regarde pas…peut-être…peut-être qu’on ne me fera plus de mal.

Je termine l’origami, lui présentant avec un petit sourire satisfait avant que de le déposer à coté du sien et de poser mes bras croisés sur le bureau et afin d'y nicher mon menton, l’air rêveuse. Non il n’est pas aussi bien réalisé que le sien mais il n’est pas si mal.

- Je ne devrais pas exister, je suis un problème….comme une équation…mais il y a tellement d’inconnues qu’il n’existe plus de solutions. Je n’ai pas demandé à venir au monde, je n’y ai rien trouvé à y faire de constructif…Certains passent leur temps à geindre sur leur inutilité en parfait caliméro, ils cherchent la puissance, l’importance, être le centre de toutes les attentions…Ce n’est pas mon cas, je vois l’origine du problème d’une façon réaliste et pragmatique, c’est l’incongruité de mon existence même. Nous ne sommes que des accidents…des insignifiants accidents qui attendent de se produire. Mais eux, ici…Ils vont , ils viennent, centrés sur leur personne, leur zone de confort, ils jugent, ils espèrent…Je vois tout ça dans chaque regard, dans chaque geste mais…personne ne sait ce qu’il y a à l’intérieur de moi. Tu sais pourquoi ? Parce que tout le monde s’en fiche au fond, pas que ca me navre, loin de là…mais tout ce que vous faites ici…ca ne sert à rien…tout le monde carbure à l’Ego…L’idéalisme, ca n’existe pas.
Qu’ils me foutent la paix…c’est tout…qu’on cesse d’être hypocrite dans ce monde où il n’y a rien à espérer.
Fin de l’Histoire.


Je soupirais lourdement avant de murmurer.

- On en fait un autre ?
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Lun 3 Mar - 17:42

Crispations du visage est des mains, deux interprétations possibles : difficultés à reproduire le pliage, ou alors difficultés à le faire tout en m’écoutant. C’est difficile pour une observatrice de ne pas observer, de rester concentrer sur une chose alors qu’on devrait l’être sur une autre, je le sais, c’est pour cela que même lorsque je détourne le regard, je le fais toujours revenir subrepticement sur ce qui me le fait détourner pour, quant même, essayer de continuer mon observation ; charmant petit tic, je le sais, mais pouvant devenir agaçant. Enfin, je ne peux savoir si elle est dans ce cas là, alors je continue de parler, simplement, sans réellement avoir l’espoir qu’elle se trahisse un peu plus et m’apporte la réponse. Elle sourit, certes discrètement et brièvement, et me laisse perplexe ; pourquoi ?

A mesure que je parle, et que je me concentre sur elle, j’ai l’impression étrange que c’est elle qui est en train de m’analyser. Je sais que j’aurai besoin de suivre, mais comment dire… c’est moi la psy dans cette pièce ! Vicieuse adolescente manipulatrice !

Bon, rationnalisons les choses, j’en apprends également, de part les réactions, la part d’attention sur le pliage, et globalement… tout. Mais cela ne m’avance pas beaucoup par rapport à ce que je sais déjà, ce que j’ai put déduire que quelques observations précédentes. D’un autre côté, c’est toujours utile d’avoir confirmation. Tristesse, colère, tant d’indices, tant de témoignages, tant de réponses muettes à des questions que je n’ai pas posées ; j’ai l’impression d’avoir un miroir, et que mes réponses trouvent échos chez Jade, qu’elle confirme ou infirme par rapport à elle-même. Des points communs, nous en aurons surement plus dans les peurs que dans les espoirs, mais je m’efforcerai d’en donner, de ces espoirs.

Je ne la fais pas rire avec mon anecdote, et surtout, je la touche avec ma question. Peur. Peur de l’étranger. Peur de la différence… ici, à l’Institut, c’est un sacrilège, malheureusement ce n’est probablement que trop vrai. Et cela enjoint à fermer les portes, même envers moi.

- Je n’ai pas choisi d’être ici. – si tu savais, Jade, comme il est plus facile d’en vouloir à ceux qui ont fait un choix pour nous plutôt que de se rendre compte de pourquoi ils ont fait ce choix ; j’ai pardonné à Sébastian et à mon père, une fois que je l’ai comprit. – Ils me détestent tous… Leur regard, il glisse comme un serpent sur moi… sur ma peau… sur… sur mon être. – alors tu les caches par des remparts, par des parures qui bloqueront ces regards à la superficialité et à ce que tu veux leur montrer –Je ne veux pas qu’ils me regardent, je déteste cela. Si on ne me regarde pas… peut-être… peut-être qu’on ne me fera plus de mal.

C’est là qu’est le véritable problème : la douleur. La douleur que peuvent infliger les autres. Une douleur qu’elle veut fuir, inconsciente de celle qui consumera son être si, en effet, plus personne ne la regarde. Je prends l’origami qu’elle dépose avec précaution, et l’analyse visuellement, quant bien même plus que de l’estimation d’angle et du repérage d’imperfection, c’est elle qui continue d’attirer mon attention. C’est impressionnant comme une si petite victoire la laisse contente, et encourageant aussi ; ça m’en décroche un sourire.

Ne pas exister ? Si l’on raisonne ainsi, il n’est qu’une créature qui ait le droit d’exister, celles qui a donnée vie à toutes les autres, disparaissant de ce fait. Un problème ? Une équation ? Résumer les gens à cela est d’une mocheté impressionnante. Il y a toujours une solution, et j’espère qu’il y a une solution autre que la suppression proposée ; pas demandée à venir au monde ? Qui l’a fait, honnêtement ? Cela fait partie de l’harmonie de la vie que de n’avoir ce choix. Quant à ne rien y faire de constructif, c’est pour cela que tu es ici, Jade.

- Certains passent leur temps à geindre sur leur inutilité en parfait caliméro, ils cherchent la puissance, l’importance, être le centre de toutes les attentions…

Oui, s’en est désespérant mais généralement, ces gens-là ne veulent pas changer car ils sont très bien ainsi, dans leur petit monde égocentrique et limité à leur vérité, qu’ils imposent aux autres et qu’ils plaignent comme détruite si on agit dans leur contraire. Mais sans être cela, comment peut-on se voir de façon réaliste et pragmatique comme une incongruité ? N’est-ce pas se renier soi-même ?

Des accidents, insignifiants et dans l’attente d’arriver… c’est d’un pessimisme absolu et cela me fait grimacer, d’un autre côté, empêcher cela de se produire… je ne sais pas ; je perçois l’accidentalité du point de vue parental, et ça ne m’encourage pas vraiment, mais c’est là-aussi hors sujet.

Ton analyse de certains résidents est plus que pertinente, malheureusement, mais il en est d’autres qui valent tellement mieux, il faut juste se donner le temps de les trouver. Nombre de personnes ne s’intéressent pas à la profondeur des gens, non, ils ne sont tout au plus que des fonctions ou des figurants dans leur vie, mais tous ne sont pas ainsi. Et si, cela te navre, sinon tu ne réagirais pas en les repoussant à ton tour.

Ce que l’on fait ici ne sert à rien, parce que nous le faisons pour nous, non pour les autres, et qu’ainsi, nous n’avancerons jamais. Nous échouerons. Et c’est aller contre ça et continuer quant même qui est notre idéalisme, parce qu’à le perdre et regarder le monde comme il est, sans rien en espérer ou rien en refuser, on finit par perdre son humanité. Mais tu n’en es pas encore là, et si un jour tu franchis ce seuil, je ne pourrais plus t’aider. Je connais quelqu’un qui a sombré sur cette pente, mais on est en train de le remonter, quant bien même il sait franchir cette porte de façon… inhumaine.

Une conclusion, un soupire, et une demande. Je te regarde quelques secondes, Jade, et croise mes doigts devant moi, prenant une inspiration à mon tour.

- Les espoirs ne viennent pas du monde, mais ce sont nous qui nous les fabriquons et qui essayons d’agir pour qu’ils s’impriment en lui. Tu refuses le regard des autres parce qu’il s’arrête à la surface, par désintérêt, alors tu fais ton possible pour blinder cette surface, pour leur prouver que tu te moques qu’ils se moquent de toi, et que tu continueras sans eux. Mais cela prouve que tu aimerais qu’ils s’intéressent plus à toi. Ton analyse est valable, oui, on a des idiots à l’Institut, mais tu dois apprendre à voir ceux qui ne le sont pas, et à eux, tu dois accepter de montrer ce qu’il y a en-dessous de l’armure noire. N’est-ce pas ce que tu fais en ce moment ?

Op, déformation professionnelle, dira-t-on ; je m’empare d’une nouvelle feuille, et entreprend un pliage en dix étape, lequel me donne une fleur de lotus blanc. Rapide, concis, un véritable changement de sujet en somme, que je pose au côté de ma grue, et lui laisse le temps d’examiner avant de lui tendre une feuille de papier.

- Personne ne demande jamais à venir au monde. C’est le choix d’autres qui nous conduit à le devenir. Mais une fois que nous y sommes, c’est à nous d’y apporter quelque chose. Tu n’as rien trouvé de constructif à faire dans ce monde, ok, et dans ta vie ? Tu n’as pas envie de faire quelque chose ? D’en faire quelque chose ? Vivre parce que le corps vit, c’est survivre, à mes yeux. Si tu veux vivre, tu dois te bâtir une vie. Tu n’es pas une équation ou un problème, et c’est pour t’aider à te connaitre et à te comprendre qu’on t’a envoyée chez un psy, même si au final, je crains que tu ne m’analyses plus que je ne le fasse.

Non, je ne tente absolument pas de noyer le poisson sur ce que je suis en train de faire, la regardant franchement pour l’analyser à mon tour.

- Ils ont peur parce qu’ils ne te connaissent pas, tout comme tu as peur parce que tu ne les connais pas. Je ne te dirais pas de tous leur tendre la main en souriant, ce ne serait pas de l’idéalisme mais de l’hypocrisie, justement. Par contre, je te conseille d’essayer de faire le premier pas lorsque certains te semblent mieux valoir que les autres, ou de ne pas envoyer chier ceux qui tentent de le faire avec toi. Tu veux bien tenter ça, dans les prochaines semaines ?

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Mar 4 Mar - 8:28

J’écoute, j’écoute et mieux j’entends. Mon regard sautille de pliures en pliures alors qu’elle exécute son ouvrage, j’en devine rapidement la finalité, c’est une fleur de lotus et je ne peux m’empêcher de sourire parce que j’adore la forme de cette plante. Mais je continue avant tout de m’écouter me parler, je ne pense pas qu’elle soit véritablement une psy parce qu’ils sont avant tout là pour écouter et Amy ne se contente pas de rester en retrait, elle argumente, répond et implicitement expose ses points de vue. Elle essaye de me faire avancer là où elle pourrait simplement prendre une posture oublieuse et lascive. Combien de personne se sont intéressés véritablement à moi ? Combien jusqu’ici ? Il n’y a toujours eu que Kyle. Je veux croire qu’elle ne fait pas cela que d’un point de vue professionnel, je vais vraiment y croire parce que j’ai besoin d’aller plus loin, d’être autre chose qu’un cas d’étude. Les autres finissent par nous définir, je suis quelqu’un parce que j’existe à travers leur regard mais qui pour me faire exister moi, si personne n’atteste que je suis bien réelle ? Je veux que tu me le dises Amy, je veux que tu me vois, j’ai terriblement besoin d’exister, de ne pas être qu’une ombre.

Elle pose son œuvre sur la table et je me penche pour l’observer, murmurant dans ma langue natale.

- Que c’est beau !*

Je reste subjuguée un bref instant enregistrant la fin de sa première tirade avant d’en donner quelques lignes de conclusions.

- Ce n’est pas pareil…avec toi, il y a un lien…je le sens depuis ce jour-là à l’infirmerie, j’ai choisi et tu es ma famille. J’ai plus confiance en toi qu’en quiconque ici. Ca..ca signifie énormément pour moi.

C’est presqu’un murmure tellement s’est concédé au silence, j’enfouis à nouveau ma tête entre mes bras croisés, regardant de biais à demi allongée la fleur de lotus.

- Tu dis construire ? Je ne sais pas comment on fait et surtout, je ne sais pas ce que je veux au juste. J’n’y ai jamais vraiment réfléchi…en fait non, j’ay ai jamais réfléchi tout court. On trouve rien la dessus sur le Net.

J’attendais qu’elle dispose la feuille devant moi, prête à la suivre. Ne pas envoyer chier les autres ? Ne pas en avoir peur, c’était plus facile à dire qu’à faire surtout lorsque vous voyez un jugement au mieux, un ennemi au pire dans chaque regard. J’affiche une mine contrariée avant de soupirer comme un renoncement.

- Je vais essayer, promis.

Pour l’instant, il y avait bien plus pertinent que les gens, il y avait l’origami ! Et c’est ce que nous avons fait ensuite, semaine après semaine…Plier et discuter, jusqu’à ce que je comprenne que le plus important n’était pas ces œuvres que je fabriquais  dans ce bureau mais ce lien que je tissais mot après mot avec elle.

___________________________________________________________


Extrême fin Novembre.

Personne à l’heure du rendez-vous, c’est assez inhabituel pour être souligné et pourtant, elle n’est pas loin, elle attendra qu’Amy soit rentré pour venir s’agenouiller et recroquevillée en position fœtale, dos contre le mur près de la porte dans le couloir, drapée dans son invisibilité.

Sur le bureau près de l’ordinateur portable, une simple feuille avec une clé USB. L’écriture sur le papier est cursive et soignée.

«  Exercice imbécile d’Amy-la-psy : Parler des origines de la Colère. Ah ah ! Très drôle, autant que parler de trigonométrie à tata Cait.
Sauf que parler de la colère, ça revient à l’extérioriser et j’ai DEJA dit 100 x que je ne veux pas, sale tête de fougère à gros QI. Mais je sais que tu ne me lâcheras pas là-dessus. Donc voici mon « exposé », c’est le maximum que je puisse faire sans tout casser et je refuse de me laisser aller à ça. Par contre, j’aimerai que tu gardes ça pour toi et me rendes ensuite cette clé, j’ai eu du mal à en piquer une ici.
Tu m’excuseras pour aujourd’hui. J’ai mal au ventre et Rachel a mangé mon devoir.
Bises.
»

Il n’y a qu’un seul fichier sur la clé, fichier rebaptisé «  The Great Jade Show «  no more Bol de riz », ultime pied de nez à l’humour noir de la part de la petite asiatique.
Elle regarde l’écran une longue minute et vous fixe de ses iris noirs un peu inexpressifs, comme perdue en elle-même avant de s’adosser à nouveau contre la chaise de son bureau. On devine à l’image une prise de vue via webcam mais l’embarra qui se dessine sur les traits de l’adolescente est bien perceptible. Elle finit par se tasser sur sa chaise tout en soupirant lourdement.

- C’est totalement con comme exercice, j’espère que tu en as conscience Amy.

Elle lève une main paresseuse pour afficher un doigt d’honneur à l’écran qu’elle agrémente d’un rictus avant de basculer la tête en arrière.

- Et ne crois pas que j’en suis incapable…parler de soi…même si c’est plus facile devant une caméra, c’est juste…c’est complètement con, c’est tout. Et d’abord, qui ça peut intéresser, toi, bien sûr…Pourquoi tu ne demandes pas dans ce cas, je te dirais ce que tu dois savoir, fin ce que je veux bien t’en dire…, toi et tes foutus trucs de psy…Tu fais chier, vas t’faire !

Elle coupe l’écran d’un geste rageur. Nouvel enregistrement, elle semble plus calme à l’image, comme absente, coudes sur la table, devant un verre vide et un origami qu’elle vient de fabriquer.

- J’ai pas d’passé…il sert à rien ce passé-là. Tu sais c’que c’est Dikinson ? C’est rien…c’est un nom pris dans un journal au sujet d’une marque de pneu pour faire américain, j’aimais le « son » quand on disait Jade Dikinson, je trouvais ça…classe. Mon père, il l’était américain, j’crois bien. Mon père ça aurait pu être n’importe qui. Je suis née un 20 janvier en 1996, c’est tout ce que je sais avec certitude. Je suis née dans un dispensaire pour indigents de San Francisco dans China Town. Ma mère m’a appelé Jade parce que ca faisait plus américain…mais j’sais même pas mon nom de famille…j’m’en fous. Ma mère c’était une pute, une pute camée au crack et moi juste un accident « professionnel ». Elle n’a pas voulu avorter, p’tete qu’elle aurait dû.
On était les «  not will » c’est comme ça qu’on nous appelle, une tribu de gamins vivant en bande dans les squats que les souteneurs et maquereaux exploitent en attendant de leur trouver une utilité plus « sérieuse », pour les filles , d’façon, c’était tout trouvé, hein ? Juste que ça dépasse 12, 13 ans et c’était sur les rails…on peut s’acheter tout à China Town, tu sais ? Tout, même l’innocence et surtout tout ce qui est illégal : une enfant ça coute bonbon. Ma jeunesse s’est passée comme ça…entre vols, rapines, délinquances et coups de pieds et coups de poings. J’étais douée, je me suis jamais fait prendre…ma mère était un cadavre ambulant, la ville mon terrain de jeu. Je me suis faite toute seule, mais contrairement aux autres, j’avais un gout certain pour l’apprentissage, j’étais curieuse de savoir, de comprendre…Je trainais souvent dans les bibliothèques pour voler des livres avant qu’on m’en chasse, je vivais du système D tout en continuant de penser que peut etre , l’éducation pouvait me mener ailleurs…mais bon, j’étais lucide sur ce que j’étais, une Drop Kid…sans avenir.

J’ai découvert ce que j’étais à 12 ans…ce que j’étais et ce que j’allais être. A 12 ans lors d’une course poursuite avec les flics suite à un vol à l’arraché, j’ai…je sais pas. J’ai souhaité qu’on ne me voit pas alors que j’allais me faire prendre comme une bleue. Et c’est arrivé. Ils étaient là, dans cette impasse à quoi ? Un mètre ! Alors que j’étais pétrifiée dos au mur sauf qu’ils ne me voyaient plus. J’ai su…j’ai mis du temps à comprendre mais j’ai su. Les mutants, on en parlait, c’était fréquent mais bon…on n’en croisait jamais. J’ai lu des livres, des magazines pour comprendre…et j’ai compris. Je me suis dit que la chance allait enfin tourner…non.En fait non…ça devient toujours pire…toujours… Ma mère à cesser d’écarter les cuisses un soir de novembre de ces même 12 ans, overdose, un truc du genre….j’en sais rien…ça ne m’a…rien fait, j’sais même pas ce qu’ils ont fait du corps, d’façon...On ne se parlait pas. J’ai toujours été seule, de toute façon. Le problème, ça restait le manque à gagner…et puis tu sais…une machine, ça se remplace.


Un long silence alors qu’elle semble plus sombre, la tête entre ses bras a demi couchée sur la table. Le regard fixé sur l’Origami représentant une fleur de Lotus

- Ils appelaient ça le dressage…et c’est exactement ce que c’était….Putain..je….je vais pas t’faire un dessin non ? Entre le fouet et les…tu vois…J’aimerai dire que j’ai toujours résisté, j’aimerai…dire que…mais..C’est dans ma tête, tu sais…c’est dans ma tête là…gravé pour toujours. Ils ont tout pris…ils ont tout cassé…ca a duré des mois, parce que je ne voulais pas plier…je veux dire…le « faire » sans contrainte, donner au lieu qu’on le prenne par violence. C’est la colère qui me faisait tenir et l’espoir que cette saloperie de pouvoir puisse se manifester de nouveau pour que je puisse quitter cette pièce de merde dans cet hôtel merdique où j’étais enchainée sur un matelas.
- J’y suis parvenu, j’avais à peine 13 ans, il s’affairait au-dessus de moi…j’ai fait le vide…un vide en moi comme un gouffre, alors qu’il me bavait dessus…et je suis parti. C’était la première fois que…que je tuais quelqu’un, j’ai profité de sa stupeur pour l’étrangler avec mes chaines. Et j’ai frappé ensuite son visage jusqu’à ce qu’il..qu’il n’en reste plus rien. Je ne ressentais plus rien…juste…je voulais que cette souffrance s’arrête, que le calme revienne et c’est avec cette fureur que j’ai trouvé ce point d’équilibre.  Cette colère, elle ne s’éteindra jamais…Quoique je fasse, elle est là…tout le temps…Elle bouillonne et me garde en vie. Je suis incapable de…d’aimer…ou d’avoir certains sentiments, tout est corrompu, tout est dégradé…je suis déjà…comment dire…consumée, oui….c’est ça consumée.


Un long silence ou elle fixe la caméra comme complètement ailleurs.

- Ah oui, tuer ce mec….C’était plus facile au fond, comme dans es films… Oh oui ca a fait du bordel…mais tu as déjà essayé d’attraper un fantôme ? Difficile hein ? Ils m’ont cherché, oui…et je n’ai jamais été très loin…j’apprenais…j’apprenais la vengeance. J’avais un don et je le mettais en pratique. Je vivais comme un animal, de squat en squat mais c’est toujours ce que j’avais fait. A 14 ans, je ne vivais plus que pour une chose, les tuer tous. Ma colère, c’est mon allié.
Je menais ma propre vendetta. Le Cartel de Yuoh, il était connu à China Town pour pratiquer jeux illégaux, vols et esclavagisme d’humains et de mutants. J’étais pragmatique et méticuleuse. J’en ai tué 5, je te passe les détails…C’est au 6eme que j’ai croisé sa route : j’avais 15 ans.
Kyle Kenneth…il était venu « régler » le problème de l’esclavagisme mutant…liquider aurait été plus à propos.
Ton beau frère…tu sais…il peut faire preuve d’une violence que tu n’imagines pas. Je l’ai vu entrer dans un entrepôt de la Marina ; seul, cigarette aux lèvres, face à vingt personnes. Un véritable massacre, une machine de guerre sans pitié…c’était la première fois que je voyais un mutant opérer avec son pouvoir…la première fois que « ca avait du sens ».  Il n’a laissé qu’un seul survivant alors que j’observais cloitrée dans mon invisibilité ce jour là…pour qu’il puisse raconter aux autres, un seul…et il a parlé de la Confrérie comme signature. J’ai su ce qu’il me restait à faire…Qu’il m’apprenne à devenir plus forte pour que je puisse continuer à me venger, à me venger encore et toujours.
Et il n’a jamais voulu, foutu tête de mule


Un bref soupire alors qu’elle balaye d’un revers de main rageur l’origami accompagné un léger sourire chargé d’amertume.

- Je l’ai suivi durant deux mois avant qu’il ne finisse par me remarquer. Le jour de notre « rencontre », il m’a dit que j’étais une fille silencieuse, j’ai dit que j’étais …Silent. Je préfère garder pour moi les circonstances de cette rencontre, c’est…c’est quelque chose d’intime. Ce qu’il faut comprendre c’est que ce jour-là, j’ai intégrée définitivement la Confrérie de San Francisco, c’était en Avril 2011. Il y avait déjà Fastpass, on a fini par former une famille.
Je l’ai toujours suivi, que ce soit à Frisco ou à New York, j’ai rencontré les gens qui comptait pour lui, je t’ai espionné avec Cait dans ce bar où elle a chanté pour toi à San Francisco, j’ai failli casser Jubilée en deux quand il me l’a présenté sur la plage de cette même ville mais elle m’a mis une sacrée raclée la sale naine jaune. Puis Kaede est arrivée, ma première vraie amie, la première personne avec qui je ne me sentais…plus seule. Elle est venu ici, j’étais contre mais Kyle a décidé parce qu’il refusait qu’elle termine « utilisée » comme une arme. Toute façon, tu sais tout ca, non, puisque tu as lu nos lettres à Kaede et à moi…faut pas me prendre pour une idiote. J’ai assisté à ton mariage, j’ai failli pleurer même ! Si c’est vrai ! Ta robe était pas terrible d’ailleurs, noir ca aurait eu plus de classe, avec un gros corset et de new Rock…m’enfin, bon…chacun ses gouts et t’avais l’air hyper stressée, tu marchais sur les pieds du mec qui avait l’air d’un croque mort, ton frère nazi…un truc du genre.
Il s’est passé tant de choses en deux ans…Tant de choses….
Puis septembre 2013 est arrivé…et j’ai atterri ici sacrément amochée juste après que la Confrérie de l’Ouest a été balayé par les Zodiaques, oui je le sais…tu m’prends pour qui ? Tu croyais que je ne trouverais pas l’Info ? Je suis une pirate je te signale. Kyle m’a ordonné de rester cachée ici…et…depuis j’attends, avec Rachel et Kaede dans une chambre commune où j’ai appris à revivre en groupe.


Elle redressa la tête en soupirant. Elle afficha un sourire un peu provocateur, sourire qui ne lui ressemblait pas tant il sonnait forcé.

- Et depuis…bah…je ne sais vraiment plus où j’en suis en fait….C’est…C’est ce que tu voulais que je dise ? Hum…C’était fastoche ! Quand je pense que Rachel à chialé comme une madeleine en faisant ça, pfff…ca ne me fait ni chaud, ni froid. F…Mais tout ça.. Ca ne compte pas, ce n’est pas moi.

Son sourire se crispa jusqu’à s’effacer peu à peu alors que ses lèvres tremblaient annonciatrices d’autre chose.

- ….tu fais chier…tu fais vraiment…

L’enregistrement se coupe brusquement alors qu’elle semble balancer un coup de coude dans la webcam.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Mar 4 Mar - 19:07

Lundi 25 Novembre 2013 – 02 : 00 P.M.
L’avantage du jean, c’est que c’est tout terrain, tout temps, tout quoi. Par contre, je dois bien avouer que les t-shirts, à défaut d’être frileuse ou autre, ils ne sont plus réellement de saison comme ils pouvaient l’être chez moi. Oh, il faisait froid aussi, à Avellino, mais c’était un froid différent, un froid sec, alors qu’ici, c’est une saleté de froid marin, et… disons que même si ça va faire mon troisième hiver à l’Institut, je me caille toujours autant. Après, il faut garder la mesure : un petit sous-pull, et c’est bon, m’enfin ça dénote le col roulé, par rapport à d’habitude. Mais là, on est en pleine période d’humidité, ça fait plusieurs jours qu’il neige, et à défaut de geler, et bien c’est moi qui me gèle. D’un autre côté, je suis plus collée à Caitlyn comme ça, ça compense le fait que mes ailes ne sont plus forcément aptes à nous servir d’unique couette. Enfin bref, tout cela pour dire qu’alors que je me rends à l’heure pour ma première séance de psychologie de la semaine, je suis équipée, par-dessous ma blouse blanche, d’un sous-pull à col roulé blanc horizontalement rayé de noir (l’un de mes rares sous-pulls, en somme), d’un jean comme souvent, tandis que mes basket laissent échapper des chaussettes montantes. Oui, on pourrait trouver mieux que du blanc et du noir pour aller avec du blanc, mais Winter is coming, donc le bleu du jean suffira. Merci de votre compréhension.

Le Lundi est, volontairement, ma journée la plus chargée en consultation, et ce pour une simple raison : je suis libre le weekend, donc si les personnes que j’aide ont un problème, elles peuvent venir me trouver, tandis que le reste de la semaine, j’ai suffisamment de temps libre pour qu’on puisse en faire de même. Je sais que la plupart de mes « patients » n’aiment pas ce mot, cette désignation, car elle symbolise pour eux une absence d’investissement personnel et une distance professionnelle ainsi que, surement, le fait d’être un « cas » parmi d’autres. Je comprends cela, mais je tente d’établir un lien plus fort avec chacun d’entre eux, car s’il est vrai qu’ils sont mes patients, les traiter comme des chiffres ne rimerait à rien, d’une parce que cela ne les aiderait pas à avancer, de deux parce que j’en suis incapable. Jade tient particulièrement à cela : elle est ma nièce, pas ma patiente. Elle est ma nièce, oui, mais elle est ma patiente aussi, et je m’investis pour elle comme j’essai de le faire pour tous, en développant une relation personnelle au-delà du professionnel. Après, à expliquer, c’est une peine perdue, et puis, quelque soit le nom qu’on lui donne, ça marche plutôt bien pour l’instant.

Cependant, lorsque j’arrive à « mon » bureau, je dois avouer que je reste perplexe ; la porte est ouverte, il y a des affaires étrangères sur la table et surtout, pas de Jade à l’horizon. Une moue interloquée un instant, puis je me tourne vers les infirmières, les interrogeant sur la présence de ma nièce ; elle est passée, et elle est repartie. Cette fois, c’est de la contrariété qui passe sur mon visage, puis je décide de lui faire confiance, de faire les choses à sa manière une fois de plus. J’aimerai bien qu’on finisse par les faire à la mienne, de manière, cependant ! Oh, je ne pense pas qu’elle « sécherait » l’une de nos séances, elle doit avoir un plan derrière la tête, ainsi il me suffira de me prêter au jeu pour découvrir quoi. Je commence ma journée avec Jade qui essaie d’avoir un coup d’avance, je la termine avec Rachel qui a un coup de retard, et entre les deux j’ai Sanzo qui à un coup à côté, c’est pire qu’une bataille navale avec Caitlyn !

Contournant la grande table pour m’assoir sur la chaise, non sans ôter la blouse blanche pour la mettre en dossier puisque Jade ne la supporte pas, je prends connaissance au passage des bruits de pas et de la respiration de ma nièce dans le couloir, ainsi que du petit mot qu’elle m’a laissé.


Exercice imbécile d’Amy-la-psy : Parler des origines de la Colère. Ah ah ! Très drôle, autant que parler de trigonométrie à tata Cait.
Sauf que parler de la colère, ça revient à l’extérioriser et j’ai DEJA dit 100 x que je ne veux pas, sale tête de fougère à gros QI. Mais je sais que tu ne me lâcheras pas là-dessus. Donc voici mon « exposé », c’est le maximum que je puisse faire sans tout casser et je refuse de me laisser aller à ça. Par contre, j’aimerai que tu gardes ça pour toi et me rendes ensuite cette clé, j’ai eu du mal à en piquer une ici.
Tu m’excuseras pour aujourd’hui. J’ai mal au ventre et Rachel a mangé mon devoir.
Bises.

Je soupire un instant, secouant la tête ; Jade Kenneth, tu es aussi douée pour la communication que le reste de ta famille. Tu peux parler de trigonométrie à Cait’, elle est très ouverte d’esprit même si elle te répondra juridiquement et que tu perdras vite le fil ; ce n’est pas parce que la matière ne l’intéresse pas qu’elle est incapable de la comprendre. Quant à extérioriser la colère, j’ai déjà des séances avec Rachel, je peux en faire avec toi aussi ; et non, s’analyser ne fait pas forcément ressentir à nouveau la chose. M’enfin, toujours est-il que tu m’as fait un exposé, carrément, et que tu l’as tellement bien réussit que tu restes dans le couloir le temps que je le vois. Quant à piquer la clé USB… sauvageonne. Et l’ordi, il est à qui ? C’est le tien ?

Enfin Bref, me voici assise à brancher la clé et à découvrir le « Great Jade Show : no more bol de riz », soit Jade qui fait ses aveux en podcast. La technique est bonne, quant on n’arrive pas à le faire en face des gens, même si elle n’est pas aussi facile qu’on pourrait le croire, car même si l’on n’a pas le réel visage de l’autre en face, on a cette conscience qu’il le regardera, et la caméra prend parfois la couleur de son œil. Silent n’a pas de difficultés à se lancer, mais elle en a bien plus à trouver les mots, et cela dure assez longtemps, me laissant amplement le temps d’aller chercher une feuille et mon pot de stylos pour prendre des notes.

- C’est totalement con comme exercice, j’espère que tu en as conscience Amy, commence-t-elle en une phrase d’accroche aussi surprenante que le fait qu’elle soit dans le couloir, peut-être même en train de m’observer du haut de son invisibilité.

Un doigt d’honneur, qui se traduit par « va te faire foutre », une activité que je pratique régulièrement même si l’anal, je ne peux pas, pour la simple et bonne raison que c’est sale. Enfin, je me demande si sa fixation pour cela, qu’elle ne tardera pas à me répéter et qui est plus ou moins son seul argument face à moi (avec le « psy = con » mais qui ne diverge pas trop puisqu’à l’origine le « con » est une désignation vulgaire du sexe de la femme et que l’insulte dérivée ne visait pas l’intelligence, comme aujourd’hui, mais la masculinité), n’est pas dût à mon orientation sexuelle, et à une fascination/répulsion inavouée pour cela. Enfin, elle pense ce qu’elle veut, même si dans le cas de fascination, je me méfierai de Kaede si j’étais elle… Non, il n’y a pas encore de rumeur, pour l’instant c’est Rachel qui rafle tout, mais elles viendront vite.

Qui ça peut intéresser ? A part moi ? A qui accepterais-tu que je le montre, Jade ? La vraie question est là. Et la réponse vient en conclusion du fait que je fasse chier avec mes « trucs de psy » et que j’aille, une fois encore, me faire. Néanmoins, elle a prit la peine de laisser cette partie, et de la monter avec la suivante, là où l’enregistrement originel aurait automatiquement été divisé en deux fichiers ; il y a donc à analyser dans cette première partie. Son rapport à l’informatique ? Surement. Et son rapport à notre relation ; pourquoi je ne demande pas dans ce cas ? Parce que cela fait cent fois que je le fais, et que tu refuses d’en parler, Jade.

Le fait qu’il y ait à présent un origami, celui-là même qu’elle apprécie tant, ainsi qu’un verre vide, au redémarrage, sont de nouveaux éléments qui ne m’échappent pas. Notre lien s’est noué par le sang et les Origamis, c’est donc pour moi qu’elle le fait, et le verre d’eau lui a permit de se relancer, de se réhydrater en prévision de ce qui va suivre. Bel effort.

Je l’écoute et je prends des notes, noircissant les feuilles d’encre plus vite qu’elle ne prononce ces mots, attendant qu’elle ait finie une phrase ou une explication pour en tirer mes conclusions avec ma vitesse inhumaines. Son histoire est pleine et de cette négation qui la caractérise, de ce besoin d’attachement et de ce sentiment d’abandon et d’inéluctable, et elle lutte contre tout cela part le travestissement et la colère. Le choix du nom comme une modification d’une entreprise familiale, Dickinson, tant pour faire américain que parce qu’elle aimait la prononciation, voilà qui pourrait être encourageant, et la recherche du père est présente ; père qu’elle à trouvé en Kyle. La perte du nom de famille pourrait m’attrister, mais elle me laisse perplexe, car il y a un refus des origines qui, lui m’attriste. Oui, ses origines étaient merdiques, mais s’en couper est toujours violent, d’autant qu’elle est moins un accident qu’une volonté de la part de sa mère, une personne depuis longtemps reniée mais qui a été la première à l’aimer. « Not Will » ? Pas réellement, mais la construction psychosociale de cette manière m’évoque un malencontreux écho de ce qui aurait put arriver, si mon « frère » n’avait pas fait le meilleur choix à sa disposition. Je la plains, même si je ne peux que concevoir ce qui lui est arrivé, et que la théorie est infiniment différente de la pratique.

- On peut s’acheter tout à China Town, tu sais ? Tout, même l’innocence et surtout tout ce qui est illégal : une enfant ça coute bonbon.

Je déglutis, car il n’est pas qu’à China Town qu’on peut tout s’acheter, et tout peut s’acheter, pour peu qu’il y ait quelqu’un pour vendre. La jeunesse… l’enfance… elle n’en a pas réellement eut. Et elle est étonnamment équilibrée pour ce qui lui est arrivé ; un équilibre qu’elle s’est forgée seule. Mais elle se l’est forgé grâce au déni, se créant une armure de dédain. Pourquoi lutter si l’on n’a plus d’espoir ? Si l’on n’a pas d’espoir ?

J’ai écrit à peine une feuille qu’elle finit sa première partie, et me laisse l’occasion de mettre en pause la vidéo. Une grande inspiration, un passage de main dans ma chevelure, une grande expiration, et je reprends.

- J’ai découvert ce que j’étais à 12 ans…

L’adolescence, la période de rébellion par excellence, additionnée à une volonté de s’en sortir et l’apparition d’un pouvoir mutant ; ça n’a put se terminer que de deux façons. Son pouvoir l’a sauvée de ce qu’elle avait apprit être un ennemi alors qu’ils auraient put l’aider, et lui donner un milieu de vie moins pire que celui qu’elle connaissait. 12 ans, 2008, elle aurait même put être repérée par l’Institut… Jade a embrassée sa mutation comme un don et a cherché à la comprendre, de la seule manière qu’elle connaissait. C’était sa chance, mais elle a perdue sa mère, et a dut la remplacer. Sa façon de le dire est atroce, et me fait à nouveau mettre pause sur la vidéo. Je ne suis pas particulièrement tendre avec ma mère, je le sais, j’énonce sa mort comme le fait que c’est car cela ne m’évoque rien de plus, mais elle, elle s’est tant enfoncé dans le déni qu’elle a adopté le point de vu des maquereaux. C’est triste, mais cohérent avec ce qu’elle est.

Le dressage, j’ai déjà entendu ce terme-là auparavant, et cela a donné l’une des personnes les plus dangereuses que je connaissance, et les plus ambivalente aussi. Ne pas me faire un dessin, non, quelqu’un d’autre s’en est déjà chargé. J’ignore jusqu’où c’est allé pour elle, mais s’ils ont sorti les fouets, c’est qu’elle n’était pas coopérative… enfin, j’espère qu’ils n’ont pas fait cela par plaisir. Notre présent est-il si différent du futur de Rachel au final ? Oui, cela sera gravé à jamais, mais jamais elle ne m’a parlé de cela, ou de traces post-traumatiques ; elle ne cauchemarde pas, comme Caitlyn ou Rachel, elle n’a pas tournée la page mais l’a brulée. Elle a résisté, alors ils l’ont punis, ils ont fait d’elle un monstre. Ses pouvoirs n’ont été que la libération. Viol, proxénétisme, aller jusqu’à attacher une gosse de 12 ans à un lit pour qu’elle serve de bouche trou… Je te comprends, Sébastian. Comment vivre en regardant cela en face sans perdre la valeur de l’Humanité ?

Elle a réussit à leur échapper, et alors, elle a fait ce que sa haine lui dictait de faire : ils ont fait d’elle un monstre, elle leur a montré combien ils avaient réussit. Comme Kaede ; et c’est parce qu’elle a échappé à cela que Rachel est la mieux placer pour les guider. Plus même que moi. Je ne sais pas ce qu’est cette rage de tuer, je ne sais pas ce qu’est cette volonté de vengeance, ce défoulement, et si je peux le comprendre, ce n’est pas suffisant ; la théorie et la pratique.

Le point d’équilibre avec la colère, c’est donc cela qui la fait avancer, et c’est pour cela qu’elle ne contrôle rien, ni d’elle-même ni de son avenir. Oui, elle ne s’éteindra probablement jamais, mais à la contenir, elle explosera, c’est inéluctable. Et on sait toute les deux ce qui se passera. Incapable d’aimer, oui. Incapable de nombreuses choses, oui. Mais tout n’est pas corrompu, tout est consumé. Par la colère.

- Ah oui, tuer ce mec… C’était plus facile au fond, comme dans les films… Oh oui ca a fait du bordel… mais tu as déjà essayé d’attraper un fantôme ?

Je pourrais réussir en un instant. Mais je ne le ferais pas. Car ce n’est pas un fantôme que j’espère sauver, mais la fillette qui l’est devenue. Tu es un monstre, Jade, mais je tenterai d’aider la partie humaine qui t’habite, comme je l’ai toujours fait. Vendetta sanglante ; encore une fois, il n’y avait que deux possibilités. Et cette fois, il est arrivé. Je ne connais que très peu Kyle, je ne l’apprécie pas outre mesure, j’aimerai le connaitre plus, oui, mais c’est trop tard, aussi, et je crains que plus jamais, on ne le revoit. J’imagine parfaitement sa violence pour l’avoir vue, et je l’ai vu perdre, même. Pourquoi faut-il que toutes les personnes que l’on côtoie soient des monstres aux mains couvertes de sang ? Parce qu’on n’est pas vraiment différentes.

Je laisse la fin de la partie se dérouler avant de mettre en pause, sur ce visage rageur balayant notre construction commune et prouvant ce que j’ai supposé peu avant. J’aurai très honnêtement préféré que les flics que trouvent, ma nièce. Tu ne t’en serais pas forcément mieux sorti, mais ça aurait été moins difficile. Je n’arrive pas à savoir comment percevoir Kyle, comme un connard meurtrier ou comme un sauveur, et je vais me ranger du côté de mon frère : un prédateur, amoral et juste plus dangereux que les autres. Mais un prédateur de qui tu espérais pouvoir apprendre, et sa seule utilité dans ton histoire, au point où j’en suis, sa seule preuve d’humanité, a été de refuser de t’enseigner. Ton histoire est la même que celle de ta cousine, et tu n’es pas plus équilibrée qu’elle malheureusement. Désolée pour toi, Jade.

Ta colère menace de détruire tout ce que tu construis, nous allons donc devoir la gérer que tu le veuilles ou non ; et tu n’auras qu’une seule échappatoire, cette fois, ma nièce : me dire merde. Mais cela signifiera que tu devras dire merde à tout ce qu’on a fait jusqu’ici. La Fin justifie les Moyens.

Deux mois, puis un nouveau nom : Silent. Je ne vais pas dire qu’il était mauvais sur ce coup-là, mais cela explique qu’il ait été incapable de dissimuler vos traces à San Francisco ; s’il ne se fit qu’à ses yeux, il ne sera pas de taille contre les Zodiaques, et il est probablement déjà mort. J’espère que Sébastian le trouvera rapidement, histoire de pouvoir lui venir en aide au besoin, mais je crains que ce ne soit pas le cas. Longue pose sur la vidéo, coupant la parole cette fois. J’ai enterrée une sœur, je ne veux pas que Caitlyn enterre un frère, ni que Jade enterre un père. Peut-être aurai-je dut partir moi-même à sa recherche, et le ramener par la peau du cul ici ; sa vie, ses choix… il va se prendre les choix des autres en pleine gueule si c’est pas déjà fait. Trop con pour apprendre et pour fonctionner à autre chose que la vengeance, au moins, tout le monde s’intègre bien dans mon putain de paysage familial. Mais tout cela est hors sujet, et ma crispation de colère est balayée alors que j’en retourne à la vidéo.

Intégrer la Confrérie, mais plus que cela, y trouver une famille. Et même, deux familles. La cellule Confrériste, et la famille de Kyle. Intégration plus facile à la première, jusqu’à sa destruction, et avec quelques heurts à la seconde… Elle nous a espionnée cette vacherie ! Bon, elle a provoquée Jubilation par territorialisme par rapport à Kyle, ça s’est gros comme une maison et c’est un indicateur assez ambigu, mais à travailler pour la suite de… tout cela. Kaede apporta également une chose non évoquée jusque là, l’amitié, mais… je dois avouer que je le prends assez mal qu’elle croit que j’ai lut leurs lettres ! Quant au reste ; alors, j’ai bien vu qu’elle avait faillit pleurer, ça m’a touché d’ailleurs, mais ZU-TE, elle était très bien ma robe, et les corsets, je ne peux pas, c’est physique ! Puis les New Rock, elle a déjà contaminée Rachel… Et… ça ce voyait tant que cela que j’essayai de piétiner Sébastian ? Il est pas nazi, c’est les premiers à l’avoir descendu d’ailleurs, m’enfin pour le croque-mort ; il ressemble à ce qu’il est.

C’est la première fois depuis le début de la vidéo que je me prends à sourire, pour cette partie « heureuse » de son histoire, et de l’équilibre qu’elle y a trouvé. Equilibre qui ne dure pas et qu’elle doit retrouver aujourd’hui, c’est pour cela qu’elle est ma patiente. Je ne pourrais pas rattraper la mauvaise construction psychologique qu’elle a eut, mais je pourrais peut-être l’aider à aller dans la bonne direction, en tout cas, j’essaierai.

Souris-moi, Jade, provoques-moi, fais ta maligne alors que ça ne ressemble pas ; les masques que je n’avais pas encore percés sont tombés, et tu es nue à présent, prête à te vêtir à nouveau, pour parcourir un chemin qui sera différent.

- Et depuis… bah… je ne sais vraiment plus où j’en suis en fait… C’est… C’est ce que tu voulais que je dise ? Hum… C’était fastoche ! Quand je pense que Rachel à chialé comme une madeleine en faisant ça, pfff… ca ne me fait ni chaud, ni froid… Mais tout ça… Ca ne compte pas, ce n’est pas moi.

La vidéo est terminée, et je relis un instant mes notes, puis je m’adosse lourdement à ma chaise.

- Je ne suis pas sensée te dire cela, mais Rachel a pleuré car votre mécanisme de défense est différent. Toi, tu t’enfonces dans le déni, Jade. Et tout ça, ça compte, car c’est toi ; c’est ce que tu as été, c’est ce qui fait que tu es toi, et qui sert de socle à ce que tu pourras devenir.

Fermant le lecteur et éjectant la clé USB, je m’avance jusqu’à la porte, jusqu’au couloir, n’ayant nullement besoin de fermer les yeux pour repérer son odeur et le son de son souffle. Je la contourne peu ou prou avant de prendre appui sur le même mur qu’elle, et de me laisser également glisser jusqu’au sol, avant de tendre la clé de donnée dans sa direction.

- Le dédain ne fonctionne plus aussi bien qu’avant, n’est-ce pas ma nièce ? Je fais chier, vraiment chier, je sais, mais j’essai qu’en plus de faire ça, que cela permette à avancer. Tu considères la psychologie comme mon travail, un gagne-pain comme un autre, alors qu’en réalité, c’est ma vocation, et c’est pour cela qu’être ma patiente n’est pas une chose sans âme ; je pourrais simplement changer le terme en celui de protégée.

Je marque une pause alors que je ferme les yeux et appuis ma tête contre le mur.

- C’est comme ça que je veux aider les autres, comme ça que je veux leur permettre d’avancer, de se remettre et de continuer à cheminer. Tu es ma nièce, et je tiens à toi comme tel, mais c’est avec mes foutus trucs de psy que j’essai de t’aider, parce que c’est ainsi que j’ai été formée, c’est ainsi que j’ai apprit à le faire. Tu ne peux pas être une patiente anonyme car il n’y a pas de patient anonyme, car il n’y a pas d’histoire anonyme. Quant bien même mes yeux ne te voient pas, je sais que tu es là.

Je soupire, espérant qu’elle se montrera, puis reprend la parole.

- Tu m’as dit beaucoup de choses, et je t’en remercie. Cependant, il faudra que tu acceptes de les travailler avec moi, ces choses. Tu vas devoir apprendre beaucoup, sur toi, sur ce qui t’es arrivé, et cela ne sera pas toujours agréable, mais cela permettra de te faire progresser. De t’accepter, et d’aller de l’avant. Et l’une des premières choses, ça va être de t’apprendre à gérer cette colère, à la faire refluer pour que d’autres émotions puissent fleurir. Acceptes-tu qu’on le fasse ensemble ? Accepterais-tu que je t'aide à progresser ? A construire ?


    Notes d’Amy:
     

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Mer 5 Mar - 11:58

- Je ne suis pas sensée te dire cela, mais Rachel a pleuré car votre mécanisme de défense est différent. Toi, tu t’enfonces dans le déni, Jade. Et tout ça, ça compte, car c’est toi ; c’est ce que tu as été, c’est ce qui fait que tu es toi, et qui sert de socle à ce que tu pourras devenir.

Je relève la tête depuis son sanctuaire privatif et je l’écoute. Je savais qu’elle saurait que j’étais là, je ne m’en cachais pas vraiment, mais je ne pouvais pas dignement me montrer devant elle, pas avec ce qu’il y avait sur cette vidéo. Bien sûr que oui cet exercice ne fut pas facile, bien sûr que oui depuis cet enregistrement, ce qu’il a fait remuer en moi m’obsède et me hante au point que je sache plus où j’en suis. C’est comme si j’avais violemment exhibé des cadavres en putréfaction depuis les ténèbres où je les avais inhumé depuis une éternité. Le déni, j’étais assez intelligente pour le comprendre parfaitement : on ne peut pas devenir une bonne observatrice si l’on a pas passé son temps à tenter de se comprendre et je me comprend assez bien au fond, dans le pire surtout parce que c’est toujours du pire que proviennent les leçons les plus marquantes, et je suis toujours en quête d’apprentissage. Oui je me suis cloitrée dans un profond déni de moi-même et de ce monde, mais j’aimerai aussi qu’elle comprenne que ce déni était la seule solution dans un monde de solitude où personne n’écoute et tout le monde agit.

Je l’observe s’approcher mais je ne change pas ma position pour autant, à peine un frémissement avant de me recroqueviller un peu plus sur moi-même. Non, le dédain ne fonctionne plus vraiment avec elle, parce que je sens ce lien qui nous relie. Peu à peu elle me connait comme personne ne m’a connu, ca m’effraie, ça me terrifie parce que cette confiance que je lui concède pourrait me détruire, me faire mal. J’ai peur de ça, ne le voit-elle pas ? Protégée ? Je ne sais pas, j’aime particulièrement me dire et entendre dire que je suis sa nièce, ca remue quelque chose en moi de profond, une douceur inconnue. J’ai toujours cherché des modèles pour me construire, mais ces modèles comme Kyle ou Lorna, je m’y apposais avec une volonté d’apparaitre entière et déjà constituée. Avec elle, je sens que je peux me laisser aller à être…en construction, à être « en recherche » et ce que je veux être. Avec elle, je pense que je vais oser exprimer ces choses-là.
Elle veut que je me montre, je le sais. C’est pourquoi je pousse le champ d’invisibilité pour l’englober dans mon monde, le monde apparaissant alors délavé et comme en perte de couleurs vives. Mon monde, celui de Silent, là où elle me voit en étrange nuances de gris. Mon visage est ravagé par la tristesse, pas l’émotion que je ne retiens plus. Je sais maintenant que je n’ai plus à la retenir, je sais maintenant qu’il y a quelqu’un mais simplement mes yeux ne voulaient plus voir. Elle me pose des questions auxquelles elle a déjà les réponses, il suffit de me voir.
J’ai énormément de mal à tourner la tête pour la regarder, mon regard est tremblant, mon souffle court.

- Oui.

C’est tout.
Jadis ça se serait arrêté là, sans doute. Pas aujourd’hui.
Je déglutis en accrochant mes yeux aux siens

- Mais j’ai peur…

Mes bras l’agrippent en un long gémissement douloureux pour venir enfouir mon visage contre son torse en un sanglot explosif, l’enserrant comme si j’avais peur qu’elle m’échappe, qu’on me l’enlève définitivement.

- Ne m’abandonnes pas…ne m’abandonnes pas *

Mes gestes permettent de lui faire comprendre ce que ma langue natale n’arrive plus à faire et je reste là, pleurant comme jamais je n’ai pu pleurer jusqu’ici. Dans ce monde caché de tous mais où, étrangement, je ne me sens plus seule.


* En Cantonais.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Sam 8 Mar - 18:41

- Oui.

Ce simple mot, cette simple et pourtant difficile parole, me faire rouvrir les yeux et découvrir le monde altérer qu’elle génère, dévalée bulle d’anonymat et d’abandon. Emma a dit un jour qu’elle se demandait si les effets des mutations n’étaient pas produits par nos besoins, influencés par nos volontés, et je comprends qu’elle puisse penser cela, même si de mon point de vue, ce n’est pas le cas. Silent a un monde sans couleur à l’abri des regards, une métaphore d’elle-même et de son vécu, oui, mais je ne pense pas que ce soit parce que c’était une métaphore d’elle-même qu’elle a développé pareille capacité, mais que l’apparition d’une telle capacité a entrainés les effets sur elle. C’est ce que j’essai de déterminé par ma thèse, oui, tout comme aider au mieux les mutants à s’accepter, mais la plupart le font très bien, pour diverses raisons.

Mais plus que ce monde désagréable à voir, c’est son visage qui m’est désagréable à regarder, alors que la tristesse y creuse des tranchées et que la peur fait pleuvoir ses projectiles. Je la regarde alors qu’elle me regarde, laissant la fenêtre de mon âme déclarer ce que les mots ne suffiraient pas. Elle a peur, je le vois, et je l’aiderai à ne plus avoir peur. Elle a mal, je le vois aussi, et je l’aiderai à faire disparaitre sa douleur, ou à défaut à la diminuer. Je serai là aussi longtemps qu’on aura besoin de moi, et après aussi longtemps qu’on voudra de moi, je n’abandonne personne, surtout pas ma famille.

Elle s’accroche à moi, et je l’accueille contre la chaleur cotonneuse de ce vêtement qui couvre tant mon torse, contre lequel son visage repose, que mes bras, lesquels l’enserrent en simultanée à son étreinte. Je ne comprends pas ce qu’elle me dit, je ne comprends pas ses mots, mais son besoin, lui, me prend au cœur comme elle me prend au corps. Et je lui réponds de ce langage universel qui est celui du corps, qui fait parti de mon étude comme de la sienne, et qui, s’il ne me permet pas de l’aider directement, me permet de la comprendre, et donc de poursuivre dans mon aide.

Une main dans le dos pour la serrer contre moi, la tenant au niveau des omoplates, et l’autre contre la nuque, les doigts s’agitant dans sa chevelure pour la rassurer et la calmer, comme on fait à un enfant. Elle est une enfant, elle est enfin une enfant. Et elle se Laisse aller comme tel, et elle me laisse l’aider comme tel, ma nièce.

On restera là le temps qu’il faudra, et je pense que cela sera tout pour aujourd’hui. Un verre d’eau, pour quant tu auras fini, et surtout l’abandon de cette distance que je mets avec les gens, par politesse, par éducation, par volonté de ne pas être intrusive. Tu seras dans mes bras si tu en as besoin, Jade, tu auras mon contact si tu en auras la volonté. Famille, oui, famille proche même. Vais-je me placer en mère de substitution ? C’est l’impression que cela me fait, mais ça ne m’effraie pas, étrangement. Cela ne m’effraie pas car je suis attachée à toi, car je t’aime comme la nièce que tu es, comme l’enfant que tu aurais dût être, et qui s’abandonne à moi.

La fragilité, c’est cette réaction à sa fragilité qui fait tout cela ; est-ce ça que l’instinct maternel ? S’occuper d’une chose qui sans nous ne pourrait rien et l’aimer pour cela ? Ce n’est pas aussi extrême avec Jade, mais je ne voudrais pas qu’elle se débrouille seule, tant parce qu’elle n’y arriverait pas mieux qu’auparavant que parce que cela m’éliminerait de l’équation.

Dois-je chanter ? Ce sera toujours la même chanson, oui, principalement car je n’en connais pas d’autre, et parce qu’elle est magnifique, mais surtout, est-ce approprié ? Acceptera-t-elle d’écouter cela ? Acceptera-t-elle que je brise son monde du silence ainsi ?

Tu t’es murée dans l’invisible et l’insonore, Jade Kenneth, ai-je le droit de te briser cela par la parole, afin de te montrer comment le son peut être beau ? Et aurai-je le droit de te montrer la lumière et les merveilles qu’elle peut éclairer ? Je n’en sais rien, je dois d’abord t’aider à te retrouver et à avancer à nouveau. Ce que je sais en revanche, c’est que j’essaierai. Pour toi.



Je ne t’abandonnerai pas, Jade. Je comprends cette peur et sais qu’il n’est qu’un seul moyen de la faire taire, alors je serai là autant qu’il le faudra, plus encore même, car c’est ainsi, dans cette chaleur presque étouffante de la présence des autres, qu’on ne craint plus le froid de leur absence. Je ferais ce que je pourrais pour que tu n’ais plus froid au cœur, ma nièce, je ferais ce que je pourrais pour que tu avances et que tu souris, pour qu’enfin, tu ais ce que tu mérites.

Pleurs, ce n’est pas un mal, pleurs et laisses-moi recueillir tes larmes, elles sont le témoignage que ce que nous faisons servira à quelque chose. Tu as un avenir, Jade, tu franchiras ton passé pour le découvrir, et je te tiendrai la main le temps qu’il te faudra pour y avancer seule, puis je continuerai d’être là, un pas en retrait. A chaque étape à venir, je serais là, et compte sur moi pour te rappeler, le jour de ton mariage, que tu serais plus classe en news rock et corset, et même avant, pour être aussi casse noix qu’une tante ou qu’une mère, je n’en sais rien, tout au long de ton parcours.

C’est une promesse muette que je te fais, alors même que je te chante une chose qui te calmera, à défaut de t’endormir, et qui, je l’espère, t’apaisera. J’ai dit ce que j’avais à dire, tu as dis ce que tu avais à dire, nous allons cheminer, ensemble, à partir de maintenant. Je te le promets, Jade Kenneth.

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Dim 9 Mar - 11:26




Début Décembre 2013.

- Oui, j’ai réfléchit longuement à ça, comme tu me l’as demandé. Je crois que je commence un peu à comprendre où tu veux en venir, mais je ne vois pas ce que ça peut m’apporter de mettre des mots là-dessus. Je veux dire….

Je pose mes béquilles sur le mur du fond, me déplaçant à cloche pieds par petits bonds jusqu’au bureau. On ne me reconnaîtrait pas, je suis on ne peut plus confondante de banalités : cheveux lisses, t-Shirt large et jeans sobres, j’ai même laissé mes New Rock et mes cuirs…Une parfaire ados banales, je suis toujours comme ça à présent lorsque je suis avec elle, ou plutôt avec les miens.

- Tu sais les petites vidéos que tu me montres, les exercices pour décrypter les expressions, ça, c’est utile : j’ai l’impression d’avancer et j’ai presque finit le livre que tu m’as conseillé le FACS de Paul Ekman. J’arrive à repérer facilement les micro expressions basiques mais bon, je lis assez lentement comparé à tata Cait ou toi, il me faut un temps fou pour retenir tout ça et avec Kaede et Rachel dans la chambre c’est parfois galère pour se concentrer. Mais…Poser des mots sur la colère…en quoi ça peut servir ? Je ne suis pas si colérique que ça, jamais je ne me suis énervée jusqu’ici…j’ai fait de mal à personne, non ?

Je m’amuse à tourner et à retourner sur la chaise à roulettes avec une attitude dilettante, tout en faisant semblant de réfléchir avec intensité.

- Résumer son importance en un mot, tu m’as dit…Je pense que je choisirai «  ciment ». C’est ce qui cimente tout ce que je suis comme….comme une sorte de glue qui me permet de rester calme et zen et surtout « compacte ». C’est contradictoire non ? T’en pense quoi ? Comment peut-on avoir besoin de cette colère constante pour rester…soi-même ? Et surtout pour rester calme …

Je me suis levée pour m’étirer puis je suis parti chercher un bloc de feuilles dans un tiroir de la commode, la laissant à son griffonnage. Passant derrière elle en revenant, je lui tire la langue avec un air désinvolte tout en regardant la blouse blanche sur le dossier. Un jour, je vais l’enfiler pour lui taper la honte avec, j’essaye désespérément de lui voler dès qu’elle bouge un peu mais jusqu’ici, je n’ai pas trouvé d’ouvertures. Je ne sais MEME pas où elle la range dans sa chambre, et pourtant j’ai déjà fouillé l’armoire pendant que tata Cait roupillait comme une clocharde devant la télé, je suis d’ailleurs tombée sur des choses…inavouables et TRES personnelles. Notamment des accessoires et des déguisements…Fin bon, chacun sa vie et la curiosité reste mon gros défaut, c’est inévitable.

- A qui j’en veux ? Olalala…Vaste question qui pourrait m’emmener très loin. Ca serait plus préférable de faire le tour de à qui j’en veux pas, plutôt non ? Dis, tu ne préfères pas me poser des questions sous forme de propositions de noms plutôt parce que…je…non sérieusement je ne sais pas par ou prendre tout ça, j’ai déjà trouvé le « mot étiquette » que tu m’as demandé pour l’importance de la colère, c’est déjà bien je trouve. Je ne suis pas comme toi avec ton groooooos Q I… Tu sais que j’ai fait  le test par curiosité ? Hum ? Tu as aidé Cait à le faire, non ? Fin bref….Après on pourra parler décryptage de comportement, dis ?

J’ai surtout fait des tests pour me situer par rapport à ses 500 affichés, chose impossible à mes yeux. Je n’ai eu que 136 et j’ai bien eu du mal à avaler que ce 136 me plaçait dans les 3% de la population au rapport d’intelligence. M’est avis que le calcul de QI, c’est de la grosse connerie. Franchement si a 136 je suis un génie, j’ose même ne pas me demander celui de Kaede qui doit flirter avec les 30, 40 ou celui de tante Cait qui est probablement analogue à celui de Roussette la poule de la ferme célébrité ! D’ailleurs, je lui ai communiqué le test sur Facebook, elle a dû tricher car même ses 115 c’est trop pour elle !! Comment peut-on afficher un QI dit « supérieur » et ne pas aimer les maths ? C’est une putain d’hérésie !

En attendant, je minaude sur ma chaise après avoir posé ma requête, m’amusant à envoyer à la face de ma tante les avions en Origami que j’enchaine les uns après les autres : tous différents bien entendu et cela dans l’espoir de la taquiner pour qu’elle se rende compte de combien je progresse seule en autodidacte dans l’art du pliage dès que je m’emmerde dans ma chambre.
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Mer 12 Mar - 23:54

Lundi 9 Décembre 2013 – 02 : 02 P.M.
Les progrès se font rapidement, très rapidement, et dans tous les domaines. Je me demande si on peut réellement parler de suivi psychologique et non pas d’apprentissage psychologique. Oh, je ne ferai pas de Jade une psychologue au sens reconnu par l’Association Américaine de Psychologie, mais si elle continue à progresser dans le décryptage comportemental, elle pourrait le devenir. Pour elle qui n’aime pas les psys, c’est assez amusant de voir combien nos « trucs » l’intéressent. Mais je ne dois pas trop m’égarer toute seule non plus, sachant qu’elle me mènera en bateau à la moindre occasion.

Elle a réfléchit sur la colère, bien, et elle commence à comprendre pourquoi je lui demande cela, encore mieux. Mais elle ne voit pas ce que cela peut lui apporter… et me faire confiance, c’est possible ?

Je la laisse approcher, toujours assise à ma place, toujours vêtue comme à mon habitude et avec le petit détail auquel elle seule a le droit. J’ai mes notes, celles de la vidéo, mais également celles des autres séances, et je dois avouer que le paquet commence à être assez épais. Moins que celui sacrifié pour les origamis, en revanche.

Le Facial Action Coding System d’Ekman et Friesen, personnellement je n’en ai l’usage que depuis que je théorise et étudie tout cela, avant, les 46 codes et les degrés d’activation me passaient complètement au-dessus de la tête, puisque je n’en avais nullement besoin. Je suis ce qu’Ekman qualifiait de Génie de la Vérité « naturel », je n’ai eut besoin d’aucune formation ou d’aucun entrainement pour percevoir et traduire les expressions et micro-expressions des gens, même si j’ai étudié pour comprendre comment cela marchait. Les bouquins d’Ekman tout comme ses logiciels d’entrainement sont utiles, pour Jade, dont je n’imagine le temps qu’elle passe à s’entrainer pour repérer facilement les signaux. Les micro-expressions basiques ; il n’y a, selon la théorie d’Ekman, que sept micro-expressions, qui retranscrivent les émotions basiques, sachant donc que toutes les émotions complexes sont des combinés différemment dosés, et que toutes les expressions sont donc des combinaisons de micro-expression maintenues dans le temps ; une micro-expression se distinguant d’une expression « standard » par le fait qu’elle soit involontaire, et extrêmement brève dans le temps, de l’ordre du vingt-cinquième de seconde. Néanmoins, avoir la base est ce qui permet de comprendre tout le reste, et c’est déjà bien de les identifier facilement. Enfin Bref, ou E.B. comme je le mets dans mes notes, je m’égare.

- Poser des mots sur la colère permet de l’apprivoiser, de la conceptualiser et de la manipuler plus facilement. Nous avons besoin de nommer les choses car si nous ne pouvons le faire, il nous est plus difficile d’interagir avec. Quant à ne pas être colérique, ce sont souvent les personnes les plus calmes qui ont les pires colères. Tu sais que j’ai passé un bureau par la fenêtre de mon dortoir, sous le coup d’une colère, par le passé ? Pourtant, je ne suis absolument pas colérique.

Bon, je suis une Berserker, cela fausse complètement tout degré de mesure dans ce que je suis, mais on ne dira rien.

- Résumer son importance en un mot, tu m’as dit… Je pense que je choisirai « ciment ». C’est ce qui cimente tout ce que je suis comme… comme une sorte de glue qui me permet de rester calme et zen et surtout « compacte ». C’est contradictoire non ? T’en pense quoi ? Comment peut-on avoir besoin de cette colère constante pour rester… soi-même ? Et surtout pour rester calme…

- Pour user d’une métaphore : la lave, une fois séchée, est une roche très solide, mais cela ne l’empêche pas d’être brulante lorsqu’elle est chaude. Je pense que tu t’es construite dans ta colère, et qu’elle t’a permise de tenir, du fait, tu ne peux pas réellement être entière sans elle. Après, cela signifiera que tu devras la canaliser pour qu’elle ne déborde jamais.

Et considérant ta personne, cela sera un peu plus difficile qu’avec Rachel : je ne peux pas te dire « tapes-moi dessus » ou « on s’entraine ensemble », tu n’es pas une combattante, quant bien même tu as suivit un entrainement Confrériste, et je ne veux pas que tu en deviennes une, Jade. Et considérant que je suis assez incompétente pour tout ce qui est méditation… non, moi je végète, il y a une énorme nuance.

La laissant gambader à cloche pied dans toute la salle, j’ignore sa provocation, complétant mes nouvelles notes et recoupant par rapport aux anciennes, même si je ne me suis pas trompée dans mon analyse et elle dans sa progression ; et même si je me dis qu’il faudrait économiser le papier au bout d’un moment, ou alors que je redemande au duplicateur de me faire de petites réserves de feuilles. A la fin, le pauvre va croire que je l’exploite comme son père, qui lui faisait cloner les billets de banque. Même si moi, je ne lui mettrai pas de volée si les feuilles disparaissent « trop tôt ».

A qui Jade en veut-elle ? La question est plus d’ordre personnel que psychologique, et assez maladroite, je l’admets ; la colère comme émotion n’est pas liée à une chose ou une personne particulière, elle est un fait, simplement, une action de travers peut la déclencher, mais elle ne perciste pas, elle refroidit à l’instar de la lave suscité. En vouloir à quelqu’un, c’est avoir de la rancune, non de la colère, mais plutôt de la haine, un sentiment basé sur la colère mais bien plus persistant, et capable de la réenclencher de façon « contrôlée ». De plus, Jade a déclarée avoir eut une méthode parfaitement expéditive concernant les personnes à qui elle en voulait : le meurtre. Chose qui fait qu’on doit absolument réussir à la gérer, sans quoi elle est parfaitement apte à recommencer, pour peu que quelqu’un la pousse suffisamment à bout. Mais c’est pour cela qu’elle est avec Kaede, même danger, et Rachel, qui reste l’agente de sécurité. Jade Kenneth est sous surveillance, ni plus ni moins. Arkady aussi bénéficiait de ce régime, en un peu plus sévère cependant.

J’admire cependant le magnifique changement de sujet opérée par ma nièce, qui prouve que la question n’était pas si inutile que cela ; à défaut d’être forcément pertinente pour le sujet que l’on traite, elle démontre que Jade n’a pas l’envie de s’aventurer sur ce terrain, et donc qu’elle risque de freiner une fois encore. Je sais qu’elle a fait le test par curiosité, tout comme elle sait que je n’ai pas aidée Caitlyn à le faire. Quant à parler de décryptage du comportement… je m’adosse à mon dossier et croise les bras, la regardant avec un maigre sourire, alors qu’elle s’apprête à m’envoyer ses avions en papier qui seront analysés durant leur conception, et qui ne m’atteindront jamais car je les attraperais au vol avant, libérant un bref instant toute ma célérité naturelle avant de leur accorder un dernier regard, puis de les poser sur le côté précautionneusement sur le côté.

- Si ça peut te rassurer, par déduction, avant que mes tissus cérébraux ne mutent, je devais avoir un truc comme 103 de QI, puisqu’ils ont multipliées mes capacités. J’étais spécialisée dans le par-cœur, chose assez conne lorsqu’on veut faire des études de psychologies. Maintenant, considérant l’emploi du temps de cet après-midi, si nous n’avançons pas suffisamment, Sanzo arrivera avant que nous n’ayons le temps de parler théorie.

Qu’elle s’améliore dans le pliage du papier ou en visée est une chose, mais qu’elle essaie de me déconcentrer en être une autre, même si j’ai largement le temps de me concentrer à nouveau entre chacun de ses pliages et chacun de ses projectiles, ce n’est pas réellement son cas. En effet, elle est capable de créer des avions aux différentes caractéristiques techniques, cela restent des diagrammes moins compliqués que les origamis mais le plus pratiques, cependant je me demande bien pourquoi elle fait cela ; je constate sa progression rapidement, un ou deux suffisent, je souris même au premier, cependant elle continue de m’interrompre, et cela va simplement finir par m’agacer. C’est l’un de rares moments où je me permets d’agir « au naturel » avec elle, même si cela se limite à mon avant bras ; il est vrai que je ne le fais pas souvent et qu’elle ne m’a jamais réellement vue libre de mes mouvements, mais de toute façon rares sont ceux à y avoir eut droit, même si ce n’est pas une question de révélation mais plus d’occasions. Toujours est-il que je laisse un long silence et lui laisse tout loisir de faire du décryptage comportemental pratique ; reste à savoir ce qui attirera le plus son attention, ses avions et son trollage ou bien mon attente qu’elle ait finit pour continuer la séance, avec son attention et sans interruption.

- Le système d’apprentissage et de progression de l’homme, comme celui de nombreux animaux, est un système d’effort-récompense, ainsi, on peut considérer que dans une construction « normale » ce fait autour de la joie et de ses dérivées. Ce que l’on étudie nous intéresse, c’est pour cela qu’on est bon dans certaines matières plus que dans d’autres, on cherche avant tout l’amusement comme récompense. Chez toi, ce n’est pas la joie, mais la colère. C’est ce qui t’as permit de survivre, c’est ce qui t’as permit d’avancer, et c’est ce qui te pose problème désormais. La colère qui consume tout le reste, tu t’en souviens ?

Je marque une pause, attendant sa confirmation comme l’arrêt des hostilités pour poursuivre, puisque cette fois je tiens à ce qu’elle suive ce que je dis.

- Nous allons devoir travailler sur sa gestion, pour éviter qu’elle n’explose et que tu n’en perdes le contrôle, et sur son remplacement. Le second point se fait naturellement : c’est parce que cela te plait que tu fais des origamis, que tu passes du temps avec Kaede ou moi, et ainsi de suite. Cela ne t’est pas utile pour survivre ou endurer, mais c’est quelque chose de « joyeux », non ? Il faudrait que dans les prochaines semaines, tu accentues cela, tu recherches ce qui te plait à faire, de façon plus diversifiée. Je sais qu’on attend la prochaine année scolaire pour que tu commences des études, mais si tu pouvais d’ores et déjà chercher des secteurs t’intéressant et te plaisant suffisamment pour que tu veuilles en faire un métier, ce serait bien. Ce sera le job de Caitlyn de te dire si c’est faisable ou pas, moi ce sont les centres d’intérêt et l’avancement dans eux qui m’intéressent. Et… si tu veux de la psychologie d’étude et d’analyse du langage corporel, je dois pouvoir demander à ouvrir un écu mineur, mais je garanti rien.

Je ponctue par un petit clin d’œil, car après tout, c’est déjà un peu ce que nous faisons, c’est surtout une taquinerie que de faire de la pub pour ma filière.

- J’aimerai aussi que tu réfléchisses à des exercices de gestion de la colère, du yoga ou un sport de combat, histoire d’évacuer et d’apprendre à la maitriser. Très honnêtement, ta colère me fait peur, Jade, parce qu’on sait toutes les deux jusqu’où tu peux aller, et c’est aussi dangereux pour toi que pour les autres. Et puis, moins elle prendra de place, plus tu pourras t’ouvrir à d’autres ressentis.

Je suis inquiète, oui. Les risques de dérapages sont faibles, mais ils sont à mon goût trop présent quant même ; je les crains plus que de raison parce que je sais que je perdrais Jade si, en effet, elle replonge. Elle en souffrira, d’une façon ou d’une autre, et cela je ne le veux pas. Oh, je culpabiliserai sans doute pour n’avoir pas réussit à agir à temps, mais je ne peux pas accélérer son rythme. Je lui fais confiance, oui, mais je reste lucide sur ce qu’elle est. Ses meurtres ne me gênent pas grâce à mon égoïsme, mais je n’en oublie pas qu’elle est capable de recommencer, car ils ne lui ont laissée nulle culpabilité.

- Tiens, en parlant de choses nouvelles et de ressenti, comment évolue ton point de vue sur le regard des autres envers toi ? Tu te sens plus intégrée, ou toujours « rejetée » ?

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Lun 21 Avr - 15:39

L'attaque des avions, c'est un gros Fail. Elle bouge trop vite et bien entendu, elle utilise ses facultés hors norme pour le faire. Je cesse de lui envoyer au visage ce que j'ai en stock en affichant une moue boudeuse. Amy n'est pas joueuse et c'est bien dommage, mes taquineries sont souvent d'autant plus des marques d'affection qu'autre chose. Mais je connais les limites et je sais que par dessus tout Tante Amy déteste se sentir inutile, c'est donc que je lui dois au moins un peu de sérieux. Je m'installe sur mon siège, posant un pied  sur le plateau de la chaise , jambe plâtrée tendue au sol et l'autre repliée et genoux tendu ou repose mes bras en collier comme support de ma tête.

Remplacer par des choses que j'aime, c'est ca le secret ? C'est parce que tu aimais jouer au docteur avec Tata Cait que tu as fait ce métier ? J'ai bon ? ...mpff...Krrr krrrrhihii !


Je pose la main devant la bouche pour éviter mon fou rire et surtout pour lui en épargner l'horreur. De toute façon, tout le monde se moque de mon rire si caractéristique donc si c'est dans le cadre familial, ca doit encore passer, non ? Je prends une profonde respiration avant de figer un sourire idiot sur mon visage.

- Pardon Taty... Plus sérieusement...Y'a des choses que j'aime, ça oui. Passer du temps avec toi, t’écouter dans tes longs monologues sans fins..être avec tante Cait...Même avec Rachel ! J'aime aussi regarder Jubilée se battre, c'est une sacrée guerrière, elle est vraiment impressionnante. J'adore surfer sur le net et puis aussi comprendre les choses...les Maths, j'adore les maths, c'est logique et ca me libère l'esprit. Je me sens plus concentrée lorsque je travaille sur les mathématiques, l'algèbre ou la géométrie aussi...Des fois il m'arrive même d'en rêver. Mais franchement, faire des maths son métier...je ne vois pas trop comment. J'aime la programmation aussi, Tante Cait a dit que si j’étais sage, elle me montrerait la Salle des Danger et son système de programmation interne pour générer des environnement, c'est très excitant je trouve ! J'aurais jamais cru que Caitlyn puisse faire des trucs comme ça . C'est vrai qu'elle est capable de retenir définitivement tout ce qu'elle lit ? I Impressionnant !

Je restais songeuse un moment sur ce qu'elle venait de m'expliquer avant de conclure.

Oui pour les exercices..Je pense que je vais essayer la méditation, je ne vois pas en quoi cogner sur un mur peut pouvoir m'aider à contrôler, c'est de l'évacuation ça et franchement, je me sens pas si « pleine » que vous semblez le croire Tante Cait et toi...Le contrôle par contre, je crois que ça demande autre chose de plus profond, de plus adulte. J'aime m'enfermer dans mon univers de silence, je crois que ça peut m'aider...le silence et l'écoute attentive de ses émotions. Je vais travailler la dessus, je te promet. Vous vous inquiétez pour rien...je vais réellement bien.

Tiens, en parlant de choses nouvelles et de ressenti, comment évolue ton point de vue sur le regard des autres envers toi ? Tu te sens plus intégrée, ou toujours « rejetée » ?

Humpf....Status quo. Je ne les vois plus comme étant enclin à me rejeter, ça c'est certain mais....intégrée, non. Je ne vais pas vers eux, ils m’indiffèrent. Ils vivent dans leur monde de bisounours, moi dans la réalité...On n'est pas fait pour s'entendre, c'est tout. Du moment qu'ils ne viennent pas me faire du mal, je n'ai pas de raisons de leur en faire. C'est comme ça qu'on battit des bonnes relations en société, non ? Dis Taty, on fait quelque chose de plus intéressant, dis ? Tu m'as déjà parlé de polymorphie, tu peux me montrer ? Hum ?

Oui, ma curiosité ajouté à mon caractère irrévérencieux, on dit souvent que ça reste mon pire défaut, non ?
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Lun 21 Avr - 20:10

- Remplacer par des choses que j'aime, c'est ca le secret ? C'est parce que tu aimais jouer au docteur avec Tata Cait que tu as fait ce métier ? J'ai bon ?

Elle commence à se marrer et je commence à devenir une tomate, complètement incapable de répondre quoi que ce soit alors que le sang migre vers un visage interdit et gêné. Alors, en fait, c’est parce que j’avais des prédispositions et une insécurité particulière que j’essayais de comprendre les gens de crainte qu’eux ne me comprennent pas et m’abandonnent tandis que le fait que j’aime autant être la patiente durant nos jeux sexuels avec Caitlyn vient de tous les tests médicaux que j’ai subis pour surveiller l’avancement de ma mutation et le tourner « pervers » me permet de dédramatiser cela et de faire de quelque chose de traumatique une source de plaisir ; dans un même ordre d’idée, je lui sors le coup de la prostituée suite aux atrocités que j’ai accomplie durant son coma, après la Traque. Mais je suis parfaitement incapable de parler de ça et puis merde, c’est moi la psy !

L’autre espèce de gobelin avec son rire machiavélique qui fait son possible pour me mener en bateau vient de faire un touché-coulé là… C’est ça, calmes-toi maintenant, moi il faudra vraiment que l’on change de sujet pour que le sang qui irrigue mes joues retourne à mon cerveau… Pardon, oui pardon, y’a intérêt pardon ! Puis… comment tu sais ça toi ?!

Les choses qu’elle aime… les choses qu’elle aime… elle… Jade Dikinson… Jade Kenneth… on reconnecte les neurones et on renvoie la honte et la libido chez elles, merci. Passer du temps avec moi, voici qui me fait légèrement sourire ; écouter mes longs monologues, voici qui me fait sourire franchement même si j’ai une pensée qui vient toquer à la porte pour signaler qu’ils ne sont pas sans fin. Etre avec Caitlyn, supporter Rachel, d’accord ; les deux ensembles, ça passe ? Pourtant elles sont légèrement geekettes non ? Regarder Jubilee se battre ou même faire du sport est impressionnant, je l’ai toujours admirée pour cela et du coup ai une certaine fierté d’avoir été son élève et d’être son amie. Surfer sur le net et comprendre des choses, c’est bien aussi, par contre les Maths… y’a trop de point commun avec le Mal pour moi donc les maths c’est le mal ! C’est logique oui mais c’est le mal ! Ça libère l’esprit mais c’est les maths ! Pour la concentration par contre je suis d’accord mais en rêver… mon Dieu ce que ça doit être chiant. Les rêves sont bien lorsqu’on s’évade pas lorsqu’on fait des calculs ! Quant à en faire son métier je dirais bien professeur mais non, pas pour Jade ; par contre un dérivé comme de l’ingénierie doit pouvoir être envisageable. A aborder. La programmation, voici qui est plus sympa déjà ! Des maths limitées à 0 et 1, c’est cool ! On sent que j’en ai jamais fait, hein ?

Hum… Tante Caitlyn a de grandes ambitions mais faudra voir avec les chefs parce que la base des X-Men c’est pas en libre-service non plus, hein ? Surtout pour toucher à Danger… encore qu’il ne faut pas se faire d’illusions : Danger est et reste Danger, elle-seule doit être capable de se programmer et si c’est juste générer des environnements codés dans la SdD il n’y a aucun risque. Puis je pense que j’irai militer pour histoire que Jade puisse laisser s’exprimer son côté artistique ; faudra juste que je sois là pour prendre des notes et on me grillera absolument pas je suis sure… Et parfaitement que Caitlyn fait des trucs comme ça !

- C'est vrai qu'elle est capable de retenir définitivement tout ce qu'elle lit ? Impressionnant !

- Yep, elle a la mémoire eidétique, confirme-je avec contentement, répondante à son enthousiasme.

Pour les exercices, la médiation c’est ok et cogner contre un mur n’aide en effet pas à contrôler mais à canaliser sauf si tu essaies de le faire sans aucune colère ; ma pratique des arts martiaux me permet de me battre sans la moindre dose d’agressivité en théorie, alors que Rachel essaie de me maraver la tête avec tout son cœur. Elle s’excuse toujours quant elle fait mouche cependant.

Ne pas se sentir si « pleine » qu’on semble le croire ; je pense que moins qu’une question de croyance c’est une question de crainte. S’enfermer dans son univers de quiétude peut aider, oui, et travailler dessus sera une bonne chose. Quand à s’inquiéter pour rien… c’est normal, on est ta famille Jade !

- Tiens, en parlant de choses nouvelles et de ressenti, comment évolue ton point de vue sur le regard des autres envers toi ? Tu te sens plus intégrée, ou toujours « rejetée » ?

- Humpf… – d’accord mais encore ? – Status quo. Je ne les vois plus comme étant enclin à me rejeter, ça c'est certain mais… intégrée, non. – pas intégrée complètement mais plus intégrée que rejetée, je ne m’attendais pas à un tel changement en une semaine, cela prendra des mois – Je ne vais pas vers eux, ils m’indiffèrent. – Bon… on va avoir à parler – Ils vivent dans leur monde de bisounours, moi dans la réalité… – non, vous venez d’environnements différents et vous côtoyez dans un même avec donc des référentiels opposés ; ça c’est de la logique mathématique, non ? – On n'est pas fait pour s'entendre, c'est tout. – si tout le monde part de ce principe là personne ne le saura parce que personne ne s’adressera la parole – Du moment qu'ils ne viennent pas me faire du mal, je n'ai pas de raisons de leur en faire. – et simplement parler ? Cette crainte qu’on lui fasse du mal est légitime mais il faut qu’elle essaie de s’adapter pour que les choses évolues – C'est comme ça qu'on battit des bonnes relations en société, non ? – non, pas réellement. Enfin pas pour bâtir des relations saines – Dis Taty, on fait quelque chose de plus intéressant, dis ? – c’est quoi cette embrouille de débutante, balancer toutes ses questions comme un sceau de poisson puis espérer passer à autre chose ? – Tu m'as déjà parlé de polymorphie, tu peux me montrer ? Hum ?

Hum, oui HUM… Mare qu’elle fasse aussi bien mouche… Alors, concentration… concentration…

- Humpf, commence-je en imitant parfaitement sa voix, tu sais, on ne pourra pas tout faire en une heure, hein ? Puis que ça soit les théories d’Ekman ou ma polymorphie, ce n’est pas la priorité. Si on finit avant je veux bien qu’on fasse d’autres trucs mais on finira jamais si tu empruntes tous les biais détournés. Faudra attendre du temps libre.

En réalité, je suis assez contente qu’elle s’intéresse à ma polymorphie ; c’est la seule capacité mutante que je peux contrôler, qui ne risque pas de me tuer et qui peut s’avérer amusante. Sauf que Caitlyn n’aime vraiment pas et que la plupart des autres s’en foutent complètement ou alors je n’oserai simplement pas le faire devant eux. Même s’il n’est pas question de me foutre à poils pour l’utiliser je trouve ça gênant car c’est assez intime, tandis que j’ai jamais réellement put tester les potentialités de cela parce que je n’osais pas. Je ne suis pas capable de prendre beaucoup d’apparence car je n’en connais que très peu suffisamment bien pour les dupliquer à la perfection et la seule que j’ai montrée c’était mon ancienne à Ororo donc c’était pas des plus joyeux ou agréable, quand à truquer des parties de moi j’avoue me prendre la tête parce que j’ai eu du mal à m’accepter suite aux changements et que je ne peux pas me déresponsabiliser de chaque altération que je ferais ; j’ai besoin de leur trouver une raison et le simple test ne me suffit pas. Et comme Caitlyn ne veut pas que je me change pour la faire fantasmer… je bloque. M’enfin je parlerai de cela à Jade une autre fois, lorsque j’aurai le temps de me tomatifier et que ce ne sera pas elle le sujet principal de la discussion ; car oui, même en titillant mon égocentrisme, je n’oublis pas ! Heureusement que je pense très vite.

La fin de la séance me permettra de lui faire part des conclusions précédentes la concernant et de l’encourager à s’ouvrir aux autres, à essayer de faire le premier pas ou au moins à ne pas les rejeter lorsqu’ils le font. Les relations en société, les relations saines en société, ne sont pas basées sur l’indifférence mais sur l’entraide et la coalition, c’est aussi comme cela que fonctionnent les organismes, ainsi je ne saurais que trop conseiller d’essayer de faire malgré l’indifférence ou au moins de chercher des gens qui ne l’indiffère pas ; et aussi d’avoir un peu plus confiance dans le fait que le prochain ne cherche pas à la blesser. Elle est à l’abri et c’est nous qui assurons sa sécurité, qu’elle nous fasse confiance au moins à nous. Et hors de question qu’elle fasse du mal à d’autres, même s’ils sont cons ! Je demande pas de tendre l’autre joue mais je ne lui délivre pas de permit de PPP ; ce que c’est ? Elle demandera à Kaede. Pour la méditation, c’est une bonne chose même si je suis désolée de ne pouvoir l’aider dans ce domaine parce que malgré ma grande patience je ne supporte pas rien faire et je n’arrive pas à trouver un point d’équilibre me donnant l’impression que je ne fais pas rien surement parce que je pense trop sans arriver à… bref c’est pas pour moi. Pour les maths, il y a les filières d’ingénieurs mais faudra conjuguer cela avec d’autres trucs comme la physique je pense, j’y connais rien mais si elle peut se renseigner ça ne sera pas perdue quant à la programmation ça peut être sympa mais ça ne me parle pas beaucoup plus, désolée. Après pour celle de la Salle des Dangers, je verrais si je ne peux pas faire passer une autorisation comme exercice d’approfondissement psychologique à condition que Jade me laisse prendre des notes sur le monde qu’elle créera, histoire que ça serve réellement d’approfondissement psychologique quoi.

Voilà, c’est sans surprise que nous arrivons à la fin de l’heure sans avoir le temps d’aborder les sujets hors sujets parce qu’on en a quant même fait beaucoup durant le truc mais je ne pense pas que ces points seront uniquement étalés sur une semaine ; elle aura d’autres devoirs à faire mais devra me tenir au courant de toute évolution majeure dans ces domaines quand qu’elles arrivent.

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Jeu 1 Mai - 19:51

Fin Janvier 2014.

Je crois que c'est un progrès... Oui, je pense qu'on peut le voir comme ça. Avant il n'y avait que Kaede, mais Kaede...Tu sais bien, c'est Kaede, elle est...assez dérangée au fond, pour moi ça relève clairement de la psychiatrie...Je ne crois pas sincèrement que « discuter » pourra l'aider à se sentir mieux, la rendre moins dangereuse...C'est sur...J'arriverai facilement à trouver les mots, c'est ma meilleure amie et je l'aime comme telle malgré sa dangerosité. Et puis Rachou veille sur nous, non ? « Ses » protégées qu'elle nous appelle...Ça me fait marrer tient..quand on la connaît, me demande qui a le plus besoin d'être protégé hein ? Mais bon c'est TON job, ça reste ton problème de surveiller toutes tes...chaaaaarmantes petites cinglées.

Je l’entourais de mes bras tombant le long de ses épaules, dans son dos debout derrière sa chaise et je posais mon visage grimaçant sur son épaule en une attitude affectueuse et narquoise à la fois.  

Certains sont des cas assez sévères, j'me demande franchement comment t'en dors la nuit...Sérieux Taty, tu fais un job de folie, yep...Mais tu le fais bien, non ?  La preuve...Ne suis je pas ta nièce préférée, sage, et équilibrée, Hum ?

Je lui déposais un baiser sonore sur la joue avant de quitter son fauteuil pour aller m'écrouler sur la chaise en face d'elle, la faisant basculer en rythme tout en lui souriant avec amusement.

Me dis pas qu't'es encore fachée pour la lecture des dossiers de suivis psy...pas de ma faute si vos systèmes de sécurité des fichiers en partage à l'Infirmerie ont une faille d'accessibilité aussi vaste que le Grand Canyon, hein ! Et vous devriez me remercier, sincèrement ! C'est une chance qu'une personne aussi discrète que moi l'ai remarqué... Et puis tu sais, je n'ai regardé que le sien...j'ai pas ouvert ni le mien, ni celui de Rachel...encore moins les vôtres à toi et tante Cait et pourtant...ils semblaient plus lourds en MO...plus de contenu, sans doute ? Je voulais juste voir le sien...vérifier...deux trois trucs ? Tu vois...Et puis j'ai bien compris la leçon et tout...mais je suis curieuse comme une chèvre, tu le sais...j'y peux rien...j'ai ce besoin de « savoir » , de tout maîtriser...je déteste être dans l'incertitude, ça m’agace...Et puis si ça peut te rassurer, je lui ai avoué à lui aussi...Il s'en fiche même s'il trouve ça mal....Bah...J'ai fait d'mal à personne, j'ai juste lu un dossier...C'est pas la fin du monde, si ?  

Je haussais les épaules tout en m’absorbant à tortiller l'une de mes longues mèches brunes me disant qu'il me faudrait bientôt demander à aller chez le coiffeur pour recouper ma chevelure au carré avec ma frange.

Taty ? Tu m’emmèneras chez le coiffeur, dis ? Le Vilain Chauve m'a punie pour deux semaines mais...je vais finir par ressembler à une chinetoque de film X à force d'avoir les cheveux longs...c'est une situation d’urgence. T'imagine si on repend des rumeurs de dépravation sur moi...l’opprobre qui retombera sur le nom des Kenneth...Caitlyn ruisselante de larmes de honte et tout le pathos...triste, triste, triiiste...Toi tu t'en fous avec ta polymorphie...Jamais de problème de coiffure..En plus ma coiffure t’irait bien  je suis sure ! Dis pour l 'épilation ca marche aussi ? Le maillot et tout ? Si c'est le cas...C'est trop la classe...Pour moi tes talents sont vachement plus impressionnants que ceux de Tante Cait ou Rachou ! Bon, ok...t'as l'air un peu nul quand tu bois de la lumière le matin mais regarde moi à coté...invisible...nuuuul...et Cait...C'est juste une grosse pile en fait ! Toi t'es forte comme Hulk et tu peux te payer la tronche de n'importe qui et tu voles en plus !!! J'comprends pas pourquoi c'est pas toi qu'on voit sur la une des magasines comme super héroïne...C'est TOI la X Women la plus accomplie en fait...tu veux que je demande à Pitasse de te faire un Blog à ta gloire ? On peut hein ! Y'a bien des pages sur Super Castor....hum...Tu savais que le castor, c'est comme ça qu'on appelle le sexe d'une femme chez les lesbos ? Surtout si il n'est pas épilé ...Ca vient de la pour tante Cait ? Nooon, c'est toi qui a trouvé en fait ?
…., …..,....Krrr krrrrrr ! Hiii hiiii !


Je m'essuyais les larmes tout en tentant de retrouver mon sérieux, Tauper Amy était un sport jouissif mais à pratiquer avec discernement et parcimonie.

- Pardon Taty...Pardon...Donc on disait ? Ah Sanzo...vaste...sujet...oh oui....un peu trop vaste je crois. Je crois que...et bien...je pense à lui plus que je ne le devrais. Et je ne comprend pas pourquoi. J'aime qu'il soit avec moi, quand il s'en va, il me manque, je regarde mon portable en attendant ses SMS et...j'sais pas...il est très important...C'est un progrès alors, tu crois ?
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Sam 3 Mai - 16:05

Lundi 27 Janvier 2014 – 02 : 52 P.M.
La fin de la séance approche à grands pas et comme la plupart des autres, Jade n’a pas tenue en place jusqu’au bout ; d’un autre côté, plus le temps avance et moins je lui demande de rester à sa place puisqu’on a déjà fait le plus gros, en théorie. Et vu qu’on ne dévie pas sur de l’extra-psychologique cette fois je peux bien lui accorder un petit câlin ; tant qu’elle ne tente pas de me faucher la blouse blanche, ça me va. Puis je suis tactile avec assez peu de personne et elle encore moins, donc c’est une chose dont je suis assez contente qu’elle se le permette. C’est aussi un progrès, ça.

Assise sur ma chaise avec une tenue adaptée et une nièce sur les épaules, je l’écoute parler en continuant de prendre des notes mais de façon plus distraite, je dois bien l’avouer ; je suis sure que c’est pour ça que Jade est là ! Pour ça et pour voir ce que j’écris sur elle… ainsi que pour le simple fait de me prendre dans ses bras, aussi. Je ne vais pas être de mauvaise foi.

Kaede assez dérangée et relevant clairement de la psychiatrie, je suis d’accord et j’en grimace considérant que je dois jouer les apprentis sorcières de substitution la concernant. Un soupir de confirmation qui se transforme rapidement en sourire puisqu’après tout, c’est vraie que je ne suis pas la seule sur le cas et que la sincérité peut permettre de progresser également. Quand à Rachel ça me fait étrange d’entendre Jade en parler considérant qu’elles se côtoient sans réellement faire plus que se reconnaitre dans leurs blessures communes. C’est dommage qu’elles ne s’ouvrent pas l’une à l’autre mais je pense que ça viendra avec le temps, il faudra juste un élément déclencheur et je ne pense pas pouvoir l’être. Les protégées de Rachel sont une denrée rare mais en être n’a pas de valeur et l’analyse de ma nièce sur mon amie n’est pas entièrement fausse : tout Phénix qu’elle soit elle cherche le sentiment de protection et de sécurité dans ses affects, non contre elle-même mais contre le monde. Mon job a été de l’accompagner mais mon job n’est plus réellement d’actualité avec elle puisqu’elle a son équilibre aussi particulier que dangereux. Sinon oui, je dois surveiller et accompagner toutes ces « charmantes petites cinglées » mais je les aime quant même. Je suis surprise qu’il n’y ait pas une pique du genre que de toute façon je me suis mariée avec la pire d’entre elles ou autre ; ça aussi, c’est un progrès.

- Certains sont des cas assez sévères, j'me demande franchement comment t'en dors la nuit… Sérieux Taty, tu fais un job de folie, yep… Mais tu le fais bien, non ?  La preuve… Ne suis je pas ta nièce préférée, sage, et équilibrée, Hum ?

Bon, là c’est de la surenchère avec son baiser sur la joue, j’ai comprit le truc ; elle est encore entrain de me balader. Soit, jouons.

- Préférée, oui. Equilibrée, on y travaille toutes les deux. Sage par contre…

Je lui fais un grand sourire qui sonne très faux pour lui renvoyer la balle, alors même qu’elle s’en retourne à sa place. Je suis encore fâchée du fait que tu t’amuses à hacker les ordinateurs de l’infirmerie ? Fâchée non mais déçue oui, énormément. Je n’aime pas mettre les choses sur informatique mais je n’ai pas le choix et qu’on ne sache pas correctement protéger nos systèmes est la faute à Darla, c’est elle la cyberpathe officielle ! Puis personne est sensé venir nous les hacker. Très honnêtement j’ignore si on doit te remercier, Jade, ou te mettre une gifle. Je croise les bras pour te fixer alors que tu continues ton plaidoyer ; et après tu oses critiquer ceux de Caitlyn…

- Et puis tu sais, je n'ai regardé que le sien… – m’en fout, t’avais pas à le faire – j'ai pas ouvert ni le mien, – tu le connais le tien de toute façon – ni celui de Rachel… – comme il se trouve dans la base de donnée de Danger puisqu’il est estampillé « Secret X-Men » ça me semble assez logique que tu n’ais pas réussie à y accéder – encore moins les vôtres à toi et tante Cait – idem que Rachel, même si c’est pas pour les mêmes raisons ; les dossiers scolaires et résidents ne sont pas équivalents de ceux de psychologie et les failles des X-men sont sous la garde de Danger pour éviter que nos adversaires ne viennent se servir comme tu t’amuses à le faire – et pourtant… ils semblaient plus lourds en MO… plus de contenu, sans doute ? – nombres de choses que tu n’as pas à savoir. – Je voulais juste voir le sien… – tu n’avais pas à le faire – vérifier… – tu n’avais pas à le faire – deux trois trucs ? – tu n’avais pas à le faire – Tu vois… Et puis j'ai bien compris la leçon et tout… mais je suis curieuse comme une chèvre, tu le sais… j'y peux rien… j'ai ce besoin de « savoir » , de tout maîtriser… je déteste être dans l'incertitude, ça m’agace… Et puis si ça peut te rassurer, je lui ai avoué à lui aussi… Il s'en fiche même s'il trouve ça mal… Bah… J'ai fait d'mal à personne, j'ai juste lu un dossier… C'est pas la fin du monde, si ?

- C’est mal, ça me déçoit beaucoup venant de toi et c’est pas parce que lui s’en fiche que tu t’en sors blanchie, dis-je froidement.

Je n’ai VRAIMENT pas appréciée cette trahison tant envers un autre de mes patients qu’envers moi et qu’elle n’ait pas fait son maximum ne plaide en rien en sa faveur ; qu’elle s’en foute non plus d’ailleurs. Le « Vilain Chauve » l’a punie pour deux semaines, elle a de la chance parce que j’aurai révoqué son accès à n’importe quel ordinateur pour un mois entier si j’avais eu mon mot à dire. Quant on pense aux punitions que Caitlyn se prenait dans la gueule pour un joint et le peu qu’à Jade après ce qu’elle vient de faire…

Donc l’emmener chez le coiffeur, non, lui trouver quelqu’un dans l’établissement qui se démerde par trop mal pour lui couper les cheveux, oui. Qui est-ce qui « maltraite » Rachel tous les deux mois lorsqu’elle doit se faire réajuster les cheveux ? Je crois qu’elle ne m’a jamais donné de nom, pourtant ce n’est pas faute de s’en être plainte.

Les rumeurs de dépravation on les a déjà et je sens venir les sujets trolls pour me brosser dans le sens du poil ou à défaut me faire mourir de honte. Ou les deux. La polymorphie… brosser dans le sens du poil ; et non je n’ai jamais de problème de pilosité avec, où que ce soit. Mais tu ne me lanceras pas sur le sujet, Jade Dikinson-Kenneth ! Mais c’est vrai que c’est très pratique et… stop.

Talents vachement plus impressionnant que ceux que Caitlyn ou de Rachel ? Elle dit ça juste parce qu’elle n’a jamais vu les leurs ; c’est plus impressionnant de se transformer en Phénix de centaines de mètres ou de pulvériser un bâtiment avec de l’énergie que de contrôler la taille de sa touffe par la pensée. Pas forcément plus pratique mais plus impressionnant, oui. Tien puis voilà, j’ai l’air un peu nulle quant je fais ma photosynthèse ! En plus ! L’invisibilité peut être utile dans certaines circonstances uniquement, c’est sur qu’il y a plus top comme don mais il s’est intégré à sa structure psychologique alors elle ne va pas trop s’en plaindre non plus. Et Caitlyn N’EST PAS une grosse pile ! NAMEOH ! Forte comme Hulk, moi ; la blague. Me payer la tronche de n’importe qui… j’essaie de le faire avec Rachel de façon hebdomadaire et ça me réussit pas. Je vole, certes, m’enfin j’ai jamais l’occasion de le faire et mes ailes servent plus à tenir chaud et à faire notre petit monde d’amoureuse qu’à réellement voler ; mais ça je ne m’en plains pas.

- C'est TOI la X Women la plus accomplie en fait… – tu ne m’auras pas à la flatterie au niveau des X-Men sachant que certains d’entre eux considère que je n’en suis même pas une et d’autre que je suis la cause des problèmes dans l’équipe – tu veux que je demande à Pitasse de te faire un Blog à ta gloire ? – Non, c’est inutile et surtout ça serait gênant – On peut hein ! – je ne bouge pas une oreille, toujours renfermée dans ma pause plus qu’explicite – Y'a bien des pages sur Super Castor… – je sens venir la saloperie – hum… Tu savais que le castor, c'est comme ça qu'on appelle le sexe d'une femme chez les lesbos ? – aucune réaction, mais oui je savais – Surtout si il n'est pas épilé… – aucune réaction, mais je commence à avoir peur – Ca vient de la pour tante Cait ? Nooon, c'est toi qui a trouvé en fait ?

Ma gorge se serre et mes yeux s’arrondissent alors que je commence à m’empourprer pour son plus grand plaisir ; saleté de manipulatrice, elle m’a eue ! Pour le coup, ma pause inflexible en prend un sérieux coup alors que je m’affaisse un petit peu et que je détourne le regard, me mordant les lèvres. Vas-y, ris, dès que j’ai réussie à reprendre contenance je… je… j’aurai le temps d’aviser vu combien ça va me prendre !

Pardon Taty… pardon… non, tu as intérêt de te faire pardonner et pas que de m’avoir fait tomater. C’est pas cool… sinon on parlait de me brosser dans le sens du poil et de me foutre la honte… ah, avant ? Oui, Sanzo. Second ami et le seul à être à peu prêt normal. Vaste sujet, un peu trop vaste…  Penser à lui plus qu’on ne le devrait… pas comprendre pourquoi… Aimer sa proximité et souffrir de son absence…

- Tu tombes amoureuse, Jade, réplique-je simplement en essayant de refaire venir ma circulation sanguine à la normale. Non, plus sérieusement ; c’est la première personne extérieure à ton cercle à qui tu t’ouvres et c’est quelqu’un d’aussi gentil qu’ouvert. Tu ne risques pas d’avoir une sur-présence de sa part et comme la majorité de tes connaissances est dans ce cas, tu as l’impression qu’il te manque lorsqu’il n’est pas là, que sa place est « vide » à l’inverse de Kaede qu’il faut des fois calmer pour qu’elle ne soit pas trop envieillissante. Puis il a ton âge, ça aide à bien s’entendre avec, et comme tu es une fille et que tu es spéciale, il est très content de pouvoir t’aider. Mais je vais pas te faire un dessin, tu l’as lu ça, non ?

Autant, tout le discours était bienveillant, autant la première phrase était une petite revanche et la dernière un reproche à peine dissimulé.

- Mais c’est un progrès indéniable que de réussir à t’ouvrir à d’autres et à des différences. Rencontre ses amis et essaie de voir si tu ne peux pas appartenir à leur groupe d’étudiant ; par appartenir c’est surtout au niveau de ce que tu ressentiras, il ne faudra pas forcer mais juste essayer, d’accord ? Tiens-moi au courant de comment ça ce passe et si tu rencontres d’autres personnes, continue d’essayer de faire des pas vers eux, tu auras d’autres bonnes surprises.

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Dim 4 Mai - 12:03


Lundi 03 Mars 2014.

Je ne sais pas si une heure suffira, Taty...Parce que pour une fois...Je me pose vraiment beaucoup de questions et j'aimerai qu'on en parle. Si tu veux que je sois totalement franche et je t'ai juré de l'être avec toi...Je pense que je n'ai plus véritablement d'un psy, mais de ma famille et toi et Cait...vous êtes ma famille...véritablement...Et j'ai très peur maintenant de vous décevoir...parce que je vous aime. L'Amour ca crée une dépendance, j'ai appris ça au fur et à mesure, je suis heureuse ici...je veux dire vraiment heureuse, mais ca ne veut pas dire pour autant que je suis prêt à faire n'importe quoi. Je ne ferais jamais n'importe quoi sans y réfléchir et sans t'en parler, ca ne me paraît même pas envisageable.

Un tel sérieux était inhabituel, surtout que de les avoir à nouveau à mes cotés me rendait plutôt souriante et euphorique. Elles étaient revenues, elles en avaient chié...Oui. Mais elles m’étaient revenues...Et Rachel aussi. Tout mon univers était là, mon cocon, ma famille. Voyait-elle les efforts que je faisais pour être plus féminine, plus avenante, drapée dans une tunique beige (couleur que je lui avais à présent rempruntée comme un acquis d'une chose parmi d'autres que j'aimais chez elle) qui certes me couvrait jusqu'aux chevilles mais ne me protégeait pas autant du monde que par le passé. J'étais l'image de l'adulte, posée et calme dans ce fauteuil, peut-être dans ce rôle qu'elle avait toujours espéré me voir prendre.

Il s'est passé des choses...oui...Beaucoup. Certaines bonnes, d'autres mauvaises. Je ne regrette pas d'avoir fait ce que j'avais à faire avec Sanzo, j'ai laissé parlé mes sentiments même si je n'arrivais pas à les comprendre et même si c'est encore plus compliqué à présent. C'est difficile tu sais de faire une double construction...Avec sois même et avec un autre. C'est vraiment...complexe. On ira à mon rythme, ca deviendra notre rythme...Il me l'a promis... On ne s'est même pas embrassé tu sais...Même lors de cette soirée ciné dans ton appart'...Ce n'est pas encore le moment et sincèrement...j'ai peur de ne pas y arriver. Tu sais pourquoi..C'est physique...c'est...involontaire...ca me dégoutte et ça m'attire. C'est une horreur d'être entre les deux. Rachel dit que ca passera...Rachel m'aide beaucoup, nous avons fini par discuter, par mettre des mots sur des non dits. Ca m'a fait du bien, beaucoup de bien. C'est quelqu'un que j'ai appris à apprécier, je l'aime énormément
.

J'esquissais un sourire avant qu'il ne s'efface, portant le regard vers les mains.

Je ne regrette pas de m 'être battu parce que je n'ai pas de remords à leur sujet. Si je leur ai fait mal, Ils le méritaient et si les circonstances étaient semblables, je le ferais encore. Je refuse certaines choses, on ne foule pas du pied ce qu'en quoi je crois, on ne salis pas les gens que j'aime. Ils ont dit des choses horribles sur vous et aussi sur mes amis morts...ca les faisait rire, ca les amusait...vraiment...alors...ca s'est embrasé en moi...c'est revenu comme si...comme si c'etait jamais parti....Si Rachel n'était pas intervenue, Taty, je les aurais tué..et...et ce que je regrette par contre, c'est que si ca avait été le cas...je sais...oui...je sais...que je n'en aurais eu aucun remord.


Je me tassais, mal à l'aise, je crois que les larmes venaient.

Je voulais être différente...je voulais vraiment mais même avec l'affection et l'amour...c'est...c'est pire, tu vois ? Taty...Si on te faisait du mal, à toi ou à Tante Cait, je tuerais tu sais...je tuerais sans hésiter parce que pour la première fois depuis toujours...y'a des choses biens...je les vois...des choses bonnes...et je ne veux pas les perdre, pas qu'on me les enlève. Alors depuis...cette bagarre...y'a une chose qui me reste en tête. Une interrogation qui me perturbe d'autant plus que vous n'étiez pas là.


Je détournais le regard vers le mur, les larmes roulant sur les joues, silencieuses mais dignes.

- Même si j'essaye et que j’échoue, malgré que je te jure d'essayer d'y parvenir avec toute la sincérité que tu m'as apporté , même si on voit que je ne suis qu'un monstre incapable d'empathie et de regrets...est-ce que, toi...tu m'aimeras encore ? Un jour...je t'ai demandé de quoi tu avais le plus peur...maintenant, moi je sais...j'ai peur de perdre votre affection et que...que vous m'abandonniez parce que je suis...mauvaise.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Mar 6 Mai - 13:48

Lundi 3 Mars 2014 – 01 : 57 P.M.
Boooooooooon… Les emmerdes des générations au-dessus, c’est fait. Maintenant, celles de la génération en-dessous ; ‘fin de la mienne quoi. Je prends une grande inspiration à cette pensée puis expire de façon si détendue qu’on pourrait trahir cela par un « amen » tenant du « advienne que pourra » parce que ce coup-ci ce n’est pas une affaire de coups et d’entêtement. Faut faire gaffe à rien casser et à se montrer avisée, hors le sujet va être très délicat. Tellement délicat que je suis aussi à l’aise que durant un entretient d’embauche dont j’ai la tenue d’ailleurs ! Caitlyn aime que je sois en tailleur et j’aime être en tailleur avec elle, sauf que lorsque je le mets c’est soit pour les entretient d’embauche soit pour bosser à la Frost Int. ; en résumé, je stress pas mal. Tellement que j’ai ma blouse blanche sous le bras et non sur le dos ! Ça ne change pas grand-chose pour jade puisqu’il n’est pas dans nos habitudes que je la porte mais c’est très révélateur tout de même !

Tout comme la tenue de Jade : tunique beige allant jusqu’aux cheville, qui la vieillissait peut-être un peu mais cela se règlerait si elle était plus courte, sans manches et avec des sandales ouvertes. En tout cas son calme était bien celui d’une adulte et c’était à la fois dommage et logique : elle a eues toutes les conditions pour murir trop vite et elle a prit exemple sur moi qui sait également le faire fonction des besoins.

Je ne sais pas si une heure suffira, Taty… – moi non plus c’est pour ça qu’on commence en avance et aussi parce que je suis en stress de ce qui nous tiendra plus qu’une heure parce que… faut que j’évite de me lancer sinon on a vraiment pas finit – Parce que pour une fois… – tu sors avec quelqu’un ? Vous avez fait des trucs ? Tu as besoin de conseils de couple ? Je peux pas donner de conseil de couple,  je me suis mariée avec ma première (qui au passage est du sexe différent que ton premier) et notre histoire est plus qu’atypique ! – Je me pose vraiment beaucoup de questions et j'aimerai qu'on en parle. – vraiment plus que d’habitude ? Vraiment beaucoup plus que d’habitude ? Faut que j’annule les trois séances qui suivent ? ça me permettra d’échapper à Sanzo remarque – Si tu veux que je sois totalement franche et je t'ai juré de l'être avec toi… – vous l’avez fait, c’est ça ? Et sans protection ? Et dans le seul lit double que vous avez trouvé, le notre avec Caitlyn ? – Je pense que je n'ai plus véritablement d'un psy, – ah, euh… hum ? – mais de ma famille et toi et Cait… – je me fige un instant avec surprise et douleur non feinte : sa famille, plus Caitlyn et moi, ça signifie qu’on n’est pas de sa famille ? – vous êtes ma famille… – non, elle a juste mal formulé la première fois et a immédiatement rectifié ; cette fois je souris, je ne peux pas m’en empêcher, et l’idée qui me trotte dans la tête depuis un moment revient au galop – véritablement… – ce n’est pas le moment de l’aborder, non, mais je crois que si j’attends le bon moment je ne le ferais jamais ; j’aviserai au fur et à mesure. Attendre ce soir peut-être, pour le demander dans des conditions plus personnelles – Et j'ai très peur maintenant de vous décevoir… parce que je vous aime. – comment puis-je décrire l’attachement que j’ai pour toi, Jeune Fille ? A part comme celui d’une mère ? – L'Amour ca crée une dépendance, j'ai appris ça au fur et à mesure, je suis heureuse ici… – je te souris, simplement et honnêtement, face à cet aveu d’enfant qui me va droit au cœur – je veux dire vraiment heureuse, mais ca ne veut pas dire pour autant que je suis prêt à faire n'importe quoi. Je ne ferais jamais n'importe quoi sans y réfléchir et sans t'en parler, ca ne me paraît même pas envisageable.

Le hackage du dossier de Sanzo ? Le baiser avec Sanzo ? Tu ne ferais jamais n’importe quoi sans y réfléchir et sans m’en parler SAUF si ça implique Sanzo. Je vais avoir droit à un couple de tourtereaux en pleine crise d’adolescence, même si je pense qu’elle sera passive chez Jade, c’est le jackpot…

Il s’est passé beaucoup de choses ? Oui, tu m’étonnes ; en un mois tu réussis à casser la gueule à trois crétins, à te faire punir deux fois, à faire amie-amie avec ta protectrice, la sœur de cœur d’une de tes tantes et meilleure amie de l’autre, et à te trouver un copain dont il y a eu contact labial dès le premier jour ! Je m’abstiendrai de classer les choses moi-même parce que je suis plus objective, là. Faire ce que tu avais à faire avec Sanzo, j’espère qu’il s’agit du baiser et pas d’autre chose ! Et t’inquiètes pas, ça ira en se compliquant jusqu’à rédaction du contrat de mariage, après les thermes seront posés sur papier et vous aurez un livre de règles… c’est d’un pessimisme mais on est en première semaine du mois donc je réponds plus de rien !

Ce n’est pas une double construction mais une construction commune ; c’est difficile oui mais c’est également rassurant sur votre avancement que de voir ta conceptualisation des choses. Vous êtes encore deux personnes essayant de s’accorder, avec Caitlyn on était plus qu’accordée dès le début. Même s’il a fallut progresser comme vous aurez à le faire et que ce soit ton rythme me fait sourire de bienveillance. Les promesses c’est important dans un couple, qu’on arrive à les tenir ou pas, tant qu’on essaie de le faire ça aide à se solidifier ; évidemment c’est mieux quand on y arrive.

On ne s'est même pas embrassé tu sais… – un baiser raté est un baiser quand même ! Si tu savais les problèmes que j’ai eu à cause d’un dénommé Alexander Funke lorsqu’il m’a volé mon premier baiser… Enfin Bref, j’attendrais d’être vieille pour les histoire de jeunesse parce que merde, ça fait même pas 3 ans ! – Même lors de cette soirée ciné dans ton appart'… – y’a intérêt, on ne vous fourni pas les lieux pour… non en fait rien – Ce n'est pas encore le moment – contente de te l’entendre dire ! – et sincèrement… j'ai peur de ne pas y arriver. – pas contente de te l’entendre dire… – Tu sais pourquoi… – non et ça me fait me réinstaller avec une tension plus inquiète encore – C'est physique… – je grimace de tristesse, consciente de la complexité du problème comme du fait que c’est bien parce qu’il devient un problème que je pourrais l’aider et qu’elle aura encore besoin d’une psychologue. Je me demande juste si j’en serais encore capable désormais – c'est… involontaire… – aussi involontaire que non voulut et qu’ancrée en toi, désolée – ca me dégoutte et ça m'attire. C'est une horreur d'être entre les deux. – je ne peux que l’imaginer ; je connais d’expérience le blocage mais c’était juste que je n’y arrivais pas, ça ne me dégoutait pas particulièrement et surtout c’était pas aussi étendue que pour toi – Rachel dit que ca passera… – Rachel confond « guérison » et « cicatrisation », elle concède plutôt que donner et cela hôte beaucoup de la saveur selon moi – Rachel m'aide beaucoup, nous avons fini par discuter, par mettre des mots sur des non dits. – et tu l’as même prise dans tes bras, ça a suffisamment compté pour qu’elle en parle, elle qui est beaucoup plus sur les contacts physiques que nous – Ca m'a fait du bien, beaucoup de bien. C'est quelqu'un que j'ai appris à apprécier, je l'aime énormément.

Trouver l’équilibre pour pouvoir avancer seul(e) ; je crois qu’en fait, le boulot de Psychologue en lui-même a quelque chose de très maternel, de très parental, après tout il s’agit d’accompagner des gens pour leur apprendre à outrepasser certains problèmes comme des parents apprendraient à leur enfant à parler et à marcher. Jade commence à trouver son équilibre même si de nouveaux problèmes sont mis en causes, mais je suis d’accord qu’elle aura besoin de sa famille pour les outrepasser ; une psy peut aider mais c’est surtout dans sa famille et dans son couple (parce qu’il n’est pas de la famille avant le mariage le Sanzo !) que cela ce jouera.

Ne pas regretter de s’être battue ; ni regrets ni remords mais une justification. J’avais dit qu’on en parlerait et elle amène le sujet d’elle-même. Puis si elle n’a nul regret, Jade n’en a pas moins de la tristesse. Un acte répréhensible, elle le comprend, mais nécessaire, comme un sacrifice de sa part sur l’autel de ce en quoi elle croit, de ceux qu’elle aime. Ils ont dit des choses surement aussi horribles que connes et je passerai plus facilement l’éponge sur celles nous concernant que sur les morts car je comprends le devoir de mémoire même si je ne l’applique que peu, ayant depuis longtemps laissés partir Evangelina et Daniel. Triste de voir la connerie qui peut s’amasser dans les couloirs de cette Institution surtout lorsque l’on sait combien d’autres auraient plus besoin qu’eux de notre aide mais je ne pense pas que leur taper sur la tronche soit la bonne solution, surtout lorsqu’on prône la paix et le tendre la main – ce qui ne signifie pas pour autant la passivité et le tendre l’autre joue cependant.

Ça m’attriste de l’écouter parler de cela ; c’est une régression mais aussi une révélation sur le fait qu’on n’était pas aussi avancée que je le croyais et que Jade à définitivement besoin de suivre encore. Je ne veux pas la voir pleurer mais c’est ce qui vient comme c’est ce qui prouve qu’elle a des remords pour ce qu’elle a fait. Pas forcément pour les bonnes raisons mais elle en a quand même : ce n’est pas l’acte en lui-même qui la touche mais l’échec qu’il représente.

Etre différente, oui, mais devenir pire avec l’affection et l’amour… c’est le prix. Leur prix. Je l’ai compris récemment et l’ai payé d’une manière qui me réveillera la nuit durant de longues années je pense. Nous devons juste savoir jusqu’où nous sommes prêtes à aller pour protéger ce à quoi l’on tient. Même l’amour n’est pas que bonheur car rien n’est entièrement blanc ou noir dans ce monde et tout entraine des conséquences.

Je me lève alors que ses larmes roulent pour aller le plus naturellement du monde (mon naturel, donc très rapidement) à son encontre, avant même qu’elle n’ait finie de nous offrir sa protection vénéneuse qu’elle ne maitrise pas et, je l’espère, n’aura jamais à maitriser, seulement à oublier. Il y a beaucoup de personnes prêtes à tuer pour nous, on ne le voudrait pas mais c’est ainsi, cependant c’est à nous de protéger Jade, non l’inverse ; et je veux la protéger tant du monde que d’elle-même. C’est mon rôle. Le rôle d’une…

J’écoute l’interrogation qui la perturbe « d’autant plus que l’on n’était pas là », l’enlaçant entre mes bras pour lui montrer qu’on est revenues, alors même qu’elle détourne le regard.

Même si j'essaye et que j’échoue, malgré que je te jure d'essayer d'y parvenir avec toute la sincérité que tu m'as apporté , même si on voit que je ne suis qu'un monstre incapable d'empathie et de regrets… est-ce que, toi… tu m'aimeras encore ? Un jour… je t'ai demandé de quoi tu avais le plus peur… maintenant, moi je sais… j'ai peur de perdre votre affection et que… que vous m'abandonniez parce que je suis… mauvaise.

J’agis comme un instinct que je n’ai encore jamais eu ou admit avoir me le dicte ; sans rompre le contact, je l’aide à se relever, dégageant négligemment sa chaise du pied, avant de lui porter une main au menton pour tourner son visage vers moi et de lui déposer un long baiser sur le front, ce baiser protecteur que mon amour m’a apprit et que je transmets aujourd’hui, puis je la calle contre moi pour la rassurer, lui caressant lentement les cheveux.

- Je serais triste et j’aurai surement peur, peur et mal, si tu bascules. Tu es mauvaise, en partie, oui, mais ce n’est pas la majorité. Nous avons tous ces deux parts, de dégradé, plus ou moins prononcé, plus ou moins important. S’il prend le dessus chez toi, j’aurai peur et mal, je serais triste, parce que je t’aimerai toujours, Jeune Fille. Caitlyn m’a dit que je n’avais pas choisie cette relation mais que mon cœur l’a fait pour moi ; c’est vrai. Et c’est pour ça que quoi que tu fasses, on ne t’abandonnera pas. On tentera de t’aider et on essayera de t’accepter comme tu es.

Dois-je lui présenter Sébastian ? Ou simplement lui en parler ? Dois-je lui dire que j’ai un beau frère bien pire qu’elle et que malgré tout ce qu’il a fait et continue surement de faire je l’aime quant même, comme le crétin maladroit et à côté de la plaque qu’il est mais quant même ? Est-ce que cela la rassurerait ? Pita n’a pas vendue la mèche sur son père, elle connait le prix des secrets et ce sont ces mêmes secrets qui doivent leur faire maintenir le silence radio à l’heure actuelle. Mais je m’inquiète moins d’eux que de Jade parce que… elle est…

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Mer 7 Mai - 20:59


Il y a des choses que je ne peux pas exprimer par des mots, il y a des moments fragiles d'une pudeur absolue qui comptent plus que des paroles enfermées qui n'ont pas voulu sortir. Je me souviendrais longtemps de ce moment, très longtemps et il me sera d'un réconfort immense même bien plus tard dans les épreuves qui se dresseront sur mon chemin, dans mes pires moments comme l'ultime rempart et l’ombre bienfaisante à ne pas oublier dans la canicule des moments trop intenses. Une des premières étreintes différentes des autres, différente de toutes les autres. Amy m'avait déjà prise dans ses bras, parce que j'en avais besoin, ces moments chargés de tendresse d'un réconfort immense mais celui ci fut différent par son essence et par sa signification. Il y avait bien plus dans ce long baiser sur le front dont curieusement l'idée ne me viendrait même pas d'en essuyer la moindre trace de salive sur ma peau, que du simple réconfort.  Il y avait plus dans cette étreinte...Bien plus que le soutient qu'elle devait signifier. J’étais surprise, je ne m'y attendais pas le moins du monde et l'idée nouvelle me traversa comme une évidence. Ce câlin, non, je n'en avais pas besoin, elle en avait besoin, elle. Ma bouche s'ouvrit de stupéfaction alors que mon visage reposait contre son torse.

Si petite, si menue dans les bras des géants, c'est ainsi qu'est ma place et je n'ai pas honte, non et je n'ai pas peur. Je respire paisiblement et je crois chacun de ses mots, j'en frémirais plus de la signification que j'aimerai leur donner. Je n'ai jamais serré ma mère dans mes bras et je n'ai pas souvenir qu'elle ai pu le faire, le sait_elle ? Comment peut on qualifier une personne qui ne se souviens même pas du prénom de sa mère ni de son visage ? Est-ce que je ressens est légitime ? En ais-je seulement le droit ? J’étouffe cette pensée alors que je resserre mon étreinte contre elle comme pour la garder et l'empêcher qu'on me l'arrache, comme j’étouffe le murmure que je livre à son tissus, prononçant dans un langage qu'elle ignore - 妈妈 – J’étouffe cette idée qui ne doit pas germer parce qu'elle est improbable. Ce n'est pas à ma mère que je pense, non, c'est à Amy et c'est bien là le problème...Elle ne tient pas le rôle. Elle le devient, je suis bien trop lucide la dessus et ca fait terriblement mal.  

Je reprend mon souffle en me dégageant et en la regardant, levant des yeux rougit vers elle, appuyé d'un faible sourire .

Ce..Ce n'est vraiment pas professionnel Docteur...


J'arrive a me détacher en me frottant les yeux à la recherche d'un mouchoir.

Ce n'est pas parce que j'arrive à te transformer en taupe qu'il faut t'amuser à me faire chialer..Je n'aime pas pleurer...ca...c'est nul...Je ne suis déjà pas jolie au naturel...après je ressemble à hamster qui a une jaunisse...pff..

Je reculais m'accoudant au bureau, affichant un air faussement mutin

Tu comptes faire la même chose à Sanzo ? C'est ça ? Tu sais que si tu t'y risques, je devrais te péter la gueule ? Ou du moins essayer...C'est mon « mec »...

J'affichais une moue contrite en observant sa réaction.

Trop tôt pour plaisanter la dessus, c'est ça ? C'est con...J'allais te demander un rab d'argent de poche pour acheter des préservatifs
...

Je soupirais , tirant en un toc maladif sur les manches de ma tunique pour couvrir mes poignets.

keep cool...je suis incapable de...fin tu vois...Tata Cait m'en a parlé...Elle m'a dit «  tu parles pas de cul à Amy ou tu vas me la coincer pour une semaine, si t'as des soucis, tu m'en parles à moi et si t'as une IST, vas voir Frost, elle les a toutes eu mais tu m'en parles quand même.. »...Donc ok...j'irai voir Cait pour ça...mais tu sais déjà...un vrai baiser...je...j'envisage même pas ! Comment il était le tien ? Je pari que c'est Tata Cait qui t'a sauté dessus !
T'as d'autres questions au fait ?
Ey ! Taty ! Merdeuh, c'est un juste un baiser quoi ! C'est pas comme si je te demandais ce que vous foutez avec vos déguisements et vos..hum... « jouets » !
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Lun 12 Mai - 15:05

妈妈

Oui. Je n’ai pas besoin de connaitre la langue ou même le mot pour comprendre la signification de cette répétition de syllabes. C’est aussi limpide que cette étreinte qui contrit de plus en plus, autant qu’elle le peut, que ces frémissements aphones et que cette douloureuse crispation qu’elle tait. Les non-dits font et feront toujours mal, peut-être moins qu’une vérité mais une vérité s’encaisse là où eux continuent d’empoisonner jusqu’à la fin. Pourquoi souffrir de cela ? Pourquoi souffrir d’une chose qui est partagée ? Parce qu’on ne veut pas le reconnaitre ou parce qu’on craint qu’à tout changer, on perde ce que l’on a déjà. Je le sais, j’ai été dans ce cas, il y a bien longtemps, alors que je changeais des bandages et était attirée pour la première fois de ma vie.

Ce, tente-t-elle de formuler une fois qu’elle s’est dégagée, yeux témoins de larmes passée et sourire témoin d’un bonheur présent mais beaucoup trop contrasté à mon gout, Ce n'est vraiment pas professionnel Docteur…

Si tu savais combien je m’en moque, Patiente, et combien il est plus important pour moi de réagir au quart de seconde et de te tendre un mouchoir que d’être « Docteur » ou professionnelle… Et ce n’est pas parce que tu arrive à me transformer en taupe que je te fais pleurer, car que tu l’aimes ou non, tu m’aimes moi et c’est réciproque, Jeune Fille. Pas jolie au naturel ? Hamster qui a une jaunisse ? T’en a encore beaucoup des conneries dans le genre à débiter ?

Tu comptes faire la même chose à Sanzo ? C'est ça ? Tu sais que si tu t'y risques, je devrais te péter la gueule ? Ou du moins essayer… C'est mon « mec »…

Ça c’est pas une connerie, c’est un état de fait ; pas que je compte le faire à Sanzo mais qu’elle doit commencer à marquer son territoire pour le défendre ! Je serais fière d’elle si je ne savais pas qu’elle est réellement capable d’essayer de me péter la gueule au besoin. Enfin pas forcément à moi mais à d’autres, oui, ce n’est pas une simple formule et c’est un problème. Mais ça n’arrive pas réellement à m’empêcher de sourire.

- Le PPP marche pas avec moi. Et selon toute probabilité avec ta concurrence aussi. Faudra qu’on invente un autre truc.

Trop tôt pour plaisanter là dessus, c'est ça ? C'est con…J'allais te demander un rab d'argent de poche pour acheter des préservatifs…

Je m’immobilise complètement interdite car après un cinquième seconde de « Wait What ? » il c’est mit à clignoter sur mon front, illuminant par intermittence les mots « acheter » et « préservatifs ». Comment me saboter dans mon moment tendresse maternelle… je vais te faire pleurer de joie pour la peine, na ! Sale bête. Hamster de mauvaise compagnie ! Tiens en plus tu te gènes toute seule et tu es mal-à-l’aise comme moi maintenant… faut t’aimer toi tu sais ?

Keep cool… – peux pas – je suis incapable de… – oui je sais, tu me l’as dit et j’ai bien vu que tu plaisantais mais je réagis au quart du cinquième de tour et je bug aussi longtemps que la norme donc… voilà quoi ! – fin tu vois… – c’est bien le problème, je vois et j’imagine ! – Tata Cait m'en a parlé… – au téléphone, je me souviens, j’étais là au début, jusqu’à ce que je disparaisse sous terre quoi – Elle m'a dit « tu parles pas de cul à Amy ou tu vas me la coincer pour une semaine, – pas vrai mais faudra qu’elle me décoince après – si t'as des soucis, tu m'en parles à moi et si t'as une IST, vas voir Frost, – faux, je le sais, je me souviens ; elle en a pas chopée une seule ! Mais ça tu n’es pas sensée le savoir et vu combien tu me trolles déjà, tu ne le sauras jamais jeune Fille ! – elle les a toutes eu mais tu m'en parles quand même… »… Donc ok… j'irai voir Cait pour ça… – nan mais tu sais, je suis sur qu’après une bonne centaine de taupinage je finirai par m’y habituer, hein ? J’arrive à peu près à en parler maintenant avec Rachel. Sauf quand elle me surprend ou que ça rentre dans du personnel, enfin bref – mais tu sais déjà… – de toute façon je lui demanderai souvent ! – un vrai baiser… – ah, changement de sujet ; sur un glissant en plus – je… – tu as déjà fait. Sisi, il était peut-être mauvais mais tu as déjà fait, Jeune Fille ! – j'envisage même pas ! – tu l’avais pas envisagé non plus le précédent, donc cette réponse est invalide – Comment il était le tien ? – hop, taupinage 2.0 lancé ! – Je pari que c'est Tata Cait qui t'a sauté dessus ! – je suis actuellement occupée, veuillez laisser un message, rappeler plus tard ou appeler les Caitlyn’s firewomen pour me retrouver, merci de votre compréhension – T'as d'autres questions au fait ? – je suis actuellement occupée, veuillez laisser un message, rappeler plus tard ou appeler les Caitlyn’s firewomen pour me retrouver, merci de votre compréhension – Ey ! Taty ! Merdeuh, c'est un juste un baiser quoi ! – non pas JUSTE UN BAISER, le PREMIER BAISER – C'est pas comme si je te demandais ce que vous foutez avec vos déguisements – taupinage 3.0 en approche – et vos… hum... « jouets » !

Tentative de rebootage engagée…

- EN-FIN BREF, déclarais-je dans un grand souffle qui n’a d’épique que le fail qu’il m’évite. Le hic c’est que je fonctionne à 100 à l’heure et que je suis plus que capable de faire un tour de piste pour me manger au même endroit que je viens d’éviter, ce que j’essaie de ne pas faire en parlant très très vite. Jeveuxpasparlerdemonpremierbaiser c’estunamidel’époquequimel’avolédansuncouloir nonseulementc’étaitpourrimaisenplusc’étaitpasvouluetj’aipasouvertlabouche, nosjouetsneconcernentquenousetc’estlafauteàFrostaussimaistuneveuxpassavoirpourquoi, etj’aiuneautrequestioneneffet.

Félicitation, Amy Elioth de Lauro qui fait un tour de piste en dix secondes pour s’éclater à l’endroit le plus difficile d’accès ! Une grande inspiration, de plusieurs secondes, suivie d’une contraction toute aussi longue. En cela plusieurs fois ; presque trente secondes pour me calmer, c’est extrêmement long pour moi, il suffit de faire le calcul.

- Euh…

Je n’y arrive pas. C’est… horrible. Ma bouche s’entrouvre mais aucun mot n’en sort. Et vu les difficultés Jade doit avoir plus que comprit que c’est important, voir plus qu’important. Mais voilà, ça reste coincé ; comment réagira-t-elle ? Comment réagirai-je à sa réaction ? Ai-je le droit de le faire ainsi ? Ai-je… c’est au tour de mon esprit de se mettre en branle pour m’assaillir de question et mon renoncement n’est que partie remise, alors je tente de trouver une parade, une esquive, en attendant que l’heure vienne. En attendant qu’on est la force de le dire et de l’entendre, tant Jade que nous, avec Caitlyn.

- Est-ce que tu pourras m’en parler aussi, pas dans le détail, mais si tu as des soucis au niveau du sexe… je sais que j’en chie pour parler de cela mais je suis prête à en chier pour toi, Jeune Fille.

C’est tout. Je ne peux pas faire mieux seule. Mais être ensemble, c’est la définition même d’une vraie famille.

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Jeu 5 Juin - 6:02


Le 17 Mars 2014, Institut.


« Jade, définis-moi ton rapport à ton physique »

Outch ! Ce missile balistique m’explose en pleine poire ! Elle est sérieuse là ? Je la regarde un instant un peu étonnée depuis cette chaise où elle a bien eut du mal à me faire asseoir tant je deviens turbulente en séance, le rapport mère-fille commençant à empiéter sérieusement sur l'aspect professionnel de nos entrevues du Lundi. Je jauge son regard pour la décrypter ce qu'il y a à y voir comme j'en ai pris le réflexe à présent et comme elle m'a apprit à le faire. Non, elle reste impassible, elle est tout à fait sérieuse et c'est dans cette direction qu'elle veut partir, une direction qui ne me plaît absolument pas. Je pensais que j'étais bonne pour un « rappel de l'importance de me sociabiliser face aux autres » vu l'objet de ma première dispute avec mon petit ami mais non, elle a décidé de s'attaquer à un pan beaucoup plus problématique de ma relation surtout à moi même. C'est traître, ca me gonfle. Ma main s'agite pour aller trouver mon poignet opposée en un reflexe de « tirage » de manche qui caractérise mon embarra, je le stop à mi course parfaitement consciente qu'il est déjà repéré et analysé, shit ! Je vais passer par une autre stratégie.
Tenue décontractée et street wears qui n'a rien à voir avec mon déguisement de la veille mais qui couvre correctement mon corps, je n'avais pas fait l'effort d'une tunique ou autre, j'aurai du, ca l'aurait distrait un moment. Je semble réfléchir un long moment puis je soupire en tapotant sur mon genoux.
Ok...Start the Game : NEW CHALLENGER COME !

Humpf... Je ne sais pas si nos séances sont...comment dire...pertinentes. C'est malsain de psychanalyser un membre de sa famille, tu analyses Caitlyn, toi ? Non j'suis sure...Alors pourquoi moi je dois subir ce genre de séance ? Et puis tu m'aimes bien troooop pour être objective ♥ Sérieusement, c'est complètement décalé non ? Se parler dans ce petit bureau avec ta veste de Super Psy sur ta chaise...alors que je suis sensé être ta fille et que je suis là tous les soirs et que je mange avec vous et que je supporte les ronflements de Cait quand elle s'endort comme une merde devant la télé alors que tu bouquines et qu'on communiques par petits papiers écrit pour pas la réveiller...Et là...dans ton rôle...c'est rude hein...Ca me déstabilise tout ca...J'suis ta fille pas une patiente...voilà.

HuHuhu...Tentative de l'embourber dans une réflexion « vas y que je te détourne l'attention pendant que je fais un tour de magie ». Je sais qu'elle ne lachera sans doute pas l'affaire mais il me reste l'affectif en guise d'ultime solution, faire une mine d'hamster constipé comme je commence à la faire marche toujours avec Caitlyn qui fond littéralement et me passe un caprice (du fric le plus souvent) ,Amy est sensible à ce genre de chose, non ? J'essaye on verra bien. Mais je sais par expérience que si je ne lui lâche pas un os à ronger, elle continuera à me courir autour en faisant «  wouf wouf ». Tactique un : Détourner l'attention, Tactique deux : jouer sur l'affection...Tactique trois : l'enfumage ! COMBOOOOOOOO !

La physique je préfère les mathématiques en fait...La géométrie dans l'espace est quelque chose que je visualise très bien ! ( UPERCUT!). Mais bon je sais que c'est une science assez pertinente, tu veux que je me penche dessus pour des études futures, tu veux que je fasses ta fierté, je ferais tout pour te rendre fiere tu sais bien ! ( COMBO HIT ! GREATTTT!)...Non je rigole...Mon physique ? Bah...heu...j'suis petite, j'ai la peau un peu jaune parce que je suis asiatique et heu...j'ai l'air d'une nerd quelconque en gros...Sanzo dit que je suis jolie mais bon, il est amoureux, tu me trouves jolie toi ? ( COMBO HIT ! EXCELLLLLENT!). Cait par exemple, elle, elle est jolie, moins que Aislinn ( LOW KICK!) et Aislinn a plus de poitrine d'après ce que j'ai vu...Mais bon c'est dur de comparer ...je me demande comment tu rends, toute nue, t'es très jolie aussi...Je suis sure que Cait et toi dormez nues ( FATALITYYYY!)...Vous savez...Juste après vos séances communes, hummm ? ( FINISH HER!) Plus pratiques, pas besoin de courir après des stings sous le lit pour se rhabiller, hop vous dormez direct...c'est cool...Caitlyn c'est un gros doudou en fait ( YOU WIN!).
Donc oui le physique c'est...important...question suivante ?


Jade Best Techniques:
 

En fait, je ne sais même pas ce que je viens de raconter, c'est comme pour Street Fighter, appuis sur toutes les touches, des fois t’arrive à mettre KO en face. Mieux que la technique, le bourinage !!! Comment vous croyez que Rachel arrive parfois à me battre, hum ?

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Jeu 5 Juin - 12:15

Lundi 17 Mars 2014 – 01 : 55 P.M.
Elle est là en avance. Chouette. Ou pas. Moi aussi. Chouette. Ou pas.

Elle a fait un effort vestimentaire. Chouette. Moi aussi. Ou pas. Sous-pull noir, jean slim noir, basket… autant le sous-pull est courant pour la saison autant le jean slim pas réellement de tout temps et trahit pas mal ce qui va advenir comme un lapsus vestimentaire. Je dirais bien que je suis aussi tendue que mon string mais c’est culotte aujourd’hui, enfin je crois. Sisi, c’est culotte ! Je ne peux pas ne pas être douée à ce point là.

- Jade, définis-moi ton rapport à ton physique.

Je ne suis pas douée mais pas à ce point là ! Encore que ce n’en est pas loin je pense.

Bon, Jade est aussi à son aise que moi mais le cache moins bien, son éternel tic gestuel revenant et étant même interrompu tellement elle est stressée ; il faut une certaine dose de stress pour en venir à se rendre compte de ces gestes qui nous sont naturels et à essayer de les empêcher eux-aussi et je crois qu’on vient de l’atteindre. Personnellement, je me contente de ne pouvoir m’assoir à ma place dont je n’ai pas réellement la tenue ni les idées pour le coup et si je respire calmement d’apparence c’est surtout parce que j’ai ralenti mon cœur volontairement pour éviter de dérailler. Je suis aussi malaisée qu’elle mais elle, elle en est qu’au début parce qu’elle n’imagine pas la suite !

C’est ça, fait ton plan Jeune Fille, comme si tu allais t’en sortir aussi facilement… Par pitié Jade, sors-t-en aussi facilement !

Humpf… – ça part mal – Je ne sais pas si nos séances sont… comment dire… pertinentes. – argument irrecevable, essaie encore – C'est malsain de psychanalyser un membre de sa famille, tu analyses Caitlyn, toi ? – Alors, alors, alors… d’une, je ne psychanalyse pas. De deux, psychanalyser c’est malsain que si l’individu lui-même est malsain, membre de la famille ou pas ça compte pas. De trois, je ne répondrais pas à cette question sinon tu le rapporteras à Caitlyn et je me ferais engueuler ! – Non j'suis sure… Alors pourquoi moi je dois subir ce genre de séance ? – parce que tu es ma patiente, parce que tu en as besoin et parce que je l’ai décidé, un peu de respect parental merde ! – Et puis tu m'aimes bien troooop pour être objective – ça c’est vrai ; d’un autre côté je cherche pas forcément à être subjective, hein ? – Sérieusement, c'est complètement décalé non ? – attends la suite avant de dire ça ; Seigneur-Dieu, je suis complètement tarée – Se parler dans ce petit bureau avec ta veste de Super Psy sur ta chaise… – ah oui, la veste que t’as toujours pas réussie à me piquer d’ailleurs – alors que je suis sensé être ta filleet – et ? – que je suis là tous les soirs et – et ? – que je mange avec vous et – et ? – que je supporte les ronflements de Cait quand elle s'endort comme une merde – elle te zut – devant la télé alors que tu bouquines et – et ? – qu'on communiques par petits papiers écrit pour pas la réveiller… Et là… dans ton rôle… c'est rude hein… Ca me déstabilise tout ca… – oh que oui t’as l’air vachement déstabilisée saleté de manipulatrice ; je vais t’en montrer moi de la déstabilisation tu vas voir T_T – J'suis ta fille pas une patiente… voilà.

- Tu es ma fille ET ma patiente et le fait que tu sois ma patiente fait que je tente encore plus de t’aider et le fait que tu sois ma fille me permet d’envisager de le faire de manière non conventionnelle. – ça pour être non conventionnelle je vais être non conventionnelle sur le coup ; Seigneur Dieu – Et tu n’as répondu à ma question.

La physique… Jade, même venant de toi elle est basse celle-là… Je ne t’écouterai que lorsque tu parleras de trucs intéressants, tu as beau être très douée dans les esquives JE SUIS SERIEUSE ! Caitlyn t’appelle son Ptit Citron moi je vais t’appeler ma Ptite Anguille tu vas voir ! Tu ne l’auras pas volée. Rah, tu me prends par les sentiments en plus, les études pour faire ma fierté, sale bête…

Assise sur le bureau, bras croisés et visage aussi impassible que si elle me chatouillait les pieds – je ne suis pas chatouilleuse mais ça me fait toujours tirer des têtes pas possibles, genre la blasée ou l’atterrée – je l’écoute me faire tourner en bourrique avant de faire mine de revenir au sujet d’origine pour faire une magnifique esquive sur le côté ; on devrait l’inscrire à un sport comme l’escrime, vu comment elle feinte, ou le bobsleigh, vu comment elle va vite à côté de la piste.

Alors, alors, alors… petite, fait objectif, pas une perception de soi ; qu’est-ce que ça te fait d’être petite, Jade ? A part que tu peux être une parfaite petite peste ? (PPP, j’ai vraiment un problème avec cet acronyme moi). Peau un peu jaune parce que t’es une asiatique, encore fait objectif, pas une perception de soi… l’air d’une nerd quelconque… Les nerds sont pas sensés être socialement intégrés ? ><

Sanzo dit que je suis jolie – et tu en pense quoi ? – mais bon, il est amoureux, – ce putain de défaitisme dévaluateur, tu le tiens de ta mère et c’est aussi insupportable chez toi que chez elle ! – tu me trouves jolie toi ? – bien sur que je te trouve joli et mignonne, pourquoi je t’appelle « ma belle » à ton avis, crétine – Cait par exemple, elle, elle est jolie, – voui… ♥ – moins que Aislinn – ey oh ! Merde hein ! – et Aislinn a plus de poitrine – MERRRRRR-DEEEEEE – d'après ce que j'ai vu… – t’as vraiment pas le compat dans l’œil, c’est kiff-kiff sauf qu’Aislinn est plus grande donc proportionnellement à la taille et la masse elle en a moins… et ça c’est un argument contre ma pomme aussi – Mais bon c'est dur de comparer… – faut avoir l’œil ou la main, de préférence les deux ; ou simplement regarder la taille du soutif sauf qu’Aislinn et moi n’en mettons pas – je me demande comment tu rends, toute nue, – au revoir impassibilité feinte, j’ai apprécié ta compagnie mais il est temps que mon regard s’enfuit et que mon sang afflux vers mes joues – t'es très jolie aussi… – un compliment aussi sincère fait toujours plaisir. MEME quant il est dit JUSTE pour détourner la conversation – Je suis sure que Cait et toi dormez nues… – oui… et alors… c’est pas mal hein ? On est en phase avec nos corps et avec l’autre… on l’a travaillé ça… c’est de l’acceptation… et c’est ce qu’on va bosser dès que t’auras finie de me faire taupiner… – Vous savez… – JE SAIS PAS BESOIN DE LE DIRE A VOIX HAUTE >< – Juste après vos séances communes, hummm ? – Jade Elioth, je te déteste, si tu savais à quel point ! – Plus pratique, pas besoin de courir après des stings sous le lit pour se rhabiller, – c’est même pas question de ça T_T – hop vous dormez direct… – même pas vrai ! Dis comme ça, ça fait vraiment « on fait notre affaire et hop au dodo », c’est PAS DU TOUT comme ça que ça se passe – c'est cool… Caitlyn c'est un gros doudou en fait

Cati Mia, si tu lui as racontés nos débuts où je te bafouillais sur le sein, je vais faire la tronche en plus de faire la taupe ! Des que j’aurais trouvé un autre truc en « T » ça fera « TTT » – image parasite à la con mais toujours agréable à cette mention : ils sont très bien les seins de Caitlyn…

EN-FIN-BRE-FEUH…

Le physique c’est important, question suivante… je prends une TRES GRANDE inspiration.

- Bon, tu ne pourras pas dire que je t’avais laissée une chance, assure-je avant de me lever, m’en allant jusqu’à la porte pour la verrouiller tout en poursuivant. Si tu ne veux pas parler de ton rapport à ton physique, je vais te donner le mien. Tu te souviens que tu m’avais demandé de te montrer mes capacités polymorphiques, hein ? Mon rapport à mon physique leur est pas mal lié. Comme tu le sais, cette apparence n’est pas celle que j’aurai due avoir avant des années, peut-être même des décennies, et les yeux bleus sont quelque chose d’assez problématique vis-à-vis de ma filiation. J’ai eu beaucoup de mal à accepter ce physique, au point que j’en ai développées les capacités suscitées. Ce n’est qu’en pouvant être plus ou moi comme je voulais que j’ai réussi à m’habituer à être comme j’étais. Cette apparence n’est peut-être pas mon apparence rêvée mais c’est mon apparence, je l’ai acceptée.

Je suis revenue jusqu’à la table, étrangement dénuée de tout papier ou même stylo, la contourner tout en y passant les doigts de façon distraite, regardant mon reflet sur le verre sans m’arrêter de parler.

- Mais elle n’en reste pas moins un terrain de jeu. L’acceptation est passée par l’essayage, par trouver son style, en quelque sorte. Tu sais, j’ai eu les cheveux blonds et même bleus, à une époque, ainsi qu’un tatouage. Ça fait partie des rares choses avec lesquelles je pouvais jouer sans agacer Cait’. Elle aime se déguiser mais à énormément de mal à ce que je le fasse « à ma manière ». Je ne le fais pas, du coup. Enfin, j’essaie de le faire en de rares occasions et avec son autorisation ; je peux être aussi casse-couille que toi mais je suis beaucoup plus patiente, taquine-je en lui tirant la langue au passage, espérant secrètement qu’elle ne le prenne pas pour un défi. M’immobilisant un instant pour déglutir, je reprends ma marche jusqu’à ma chaise, pour m’arrêter devant elle, tout en reprenant la parole également : Oui, on dort nues. Sauf quant il fait trop froid. On a même tendance à se balader nues lorsqu’on est entre nous. Ça m’horripilait lorsqu’on était juste en dortoir commun, lorsqu’on était juste « amies », ce manque total de pudeur, mais depuis on a travaillé cela et ma vision a changé sur ce point. Ce n’est pas réellement une remise en cause des normes sociales, non, elles nous indiffèrent parfaitement dans notre « monde » et on les oublie parfaitement. C’est plus un signe de confiance, d’appartenance, d’acceptation de soi et de l’autre. Ça n’aide pas à la concentration mais ça aide à l’amour. Je marque un instant de pause dans mon monologue duquel j’espère qu’elle n’a pas décrochée mais je ne le pense pas, ainsi repends-je bien vite, la regardant avec toujours ce même rose au joue qui ne fait que croitre malgré une certaine absence lorsque je parle. C’est un chemin similaire qu’on va entreprendre toutes les deux aujourd’hui. Rassures-toi, je ne veux pas que tu finisses par te balader nue, juste que tu puisses accepter ton physique comme il est parce qu’avant de le montrer à d’autre il faudra réussir à ce que toi tu le vois. Ça c’est amélioré, beaucoup, depuis le début, j’en suis consciente, mais je pense qu’il est temps qu’on travaille ça ensemble.

Un long silence, alors que je la regarde et suis certaine qu’elle me voit hésiter, qu’elle me voit malaisée, face à une chose qui, je l’espère, n’entrainera pas de réaction trop mauvaise.

- Je suis trop objective lorsqu’il s’agit de toi, oui, comme de Caitlyn d’ailleurs. Mais je pense qu’il faut une grande part de maternité pour être une bonne psychologue. Et le fait que je sois et ta psychologue et ta m,mère, ça me permet d’envisager des trucs que je ne pourrais décemment pas faire avec les autres. Encore que je ne sais pas si je peux décemment le faire avec toi non plus, j’ai aucune idée de comment doit ce comporter une mère mais tant pis, j’improvise et si c’est maladroit, je me rattraperai. Promis.

Posant une main sur la table et l’autre sur la chaise, je commence à les pousser l’une et l’autre sur le côté, sans le moindre effort et les soulevant légèrement pour ne pas abimer le carrelage ni faire le moindre bruit. Une fois l’espace centrale aménagé, je me tourne vers ma pauvre petite Jade qui doit être bien malaisée sur sa chaise d’avoir compris ce que je m’apprêtais à faire.

- T’inquiètes pas, je ne vais pas te demander d’enlever des épaisseurs. Par contre je vais le faire moi. Ça me met pas plus à l’aise que toi mais je pense que voir un corps ainsi t’aidera à « dédramatiser » l’approche que tu peux en avoir.

Avec une vitesse un peu précipité, panique aidant, je vire le sous-pull pour révéler le haut de mon corps dans sa nudité complète, l’utilisation de soutien-gorge ne m’étant que ponctuelle à cause de quelques traumatismes adolescents impliquant lesdits sous-vêtements et mes ailes encore naissantes, et après quelques instants à ne surtout pas la regarder tout en ayant un avant bras pour cacher la poitrine, je tente de calmer à nouveau mon cœur avant d’ôter également le jean ; c’est un peu plus facile, il était déjà si prêt du corps que ce n’était pas bien différent que d’avoir une combinaison en molécules instables… sauf qu’il était plus épais. Je garde la culotte par contre, ça même avec tous les efforts du monde je ne pourrais pas l’enlever devant elle.

Revenant me centrer devant ma fille, lui faisant face bien que n’osant la regarder en face, je finis par, non sans difficulté, virer ma main de mes seins pour me dévoiler aussi crument et complètement que possible. Respirant durant plusieurs secondes, je relève la tête et tente d’en faire de même avec les paupières.

-Bon… c’est très gênant, dis-je en prenant une nouvelle inspiration de plusieurs secondes, avant de me forcer à reprendre la parole. Bon… Bon… bon… bien : je te laisse regarder, voir que c’est un corps, le mien en l’occurrence, et… bah t’auras ton idée de comment je rends toute nue, déjà. Je veux que tu essaies de voir que ça n’a rien de dégoûtant, d’accord ? Ni de sale en lui-même. C’est un corps, c’est tout. Enfin… si tu veux réellement me voir faire joujou avec ma polymorphie, demandes des changements.

On dit qu’on apprend mieux en s’amusant. A défaut que la situation soit particulièrement amusante je vais essayer, maladroitement certes d’où le « essayer », de tourner cela à un certain jeu. Non, je n’imite pas les fringues en polymorphie, c’est bien dommage mais je pense que s’en serait contreproductif dans une approche de corps. La plupart des adolescents y vont à coup de vidéos pornographiques ou de posters et autres magasines, personnellement j’y suis allée à la découverte du corps avec Caitlyn et je sais que Jade n’a jamais fait quoi que ce soit de similaire et même si les débuts peuvent paraitre choquant, ce sont des débuts. Tant que je la rends pas lesbienne ça ira mais je ne pense pas, ça serait pour le coup aussi décalé que malsain. Bon, j’attends les instructions en étant aussi immobile que possible et je ferme les yeux à nouveau. J’en serai presque à croire que je vais me réveiller en sueur tellement je n’y crois pas moi-même. Mon dieu la tête que va tirer Caitlyn quand je vais lui dire…

- D’ailleurs, avant que j’oublie… Jade, ma belle… ça pourra rester dans le cercle familial ? Enfin, entre Caitlyn, toi et moi, quoi. Promis ?

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MessageSujet: Re: Construire ( Pv Amy)   Jeu 5 Juin - 18:55

Je reste interdite, n'osant comprendre où elle veut en venir, n'osant penser ce qu'elle s'apprête à faire, je pensais que Caitlyn était la plus percutée des deux, j'avais tord. On me l'aurait raconté, ca m'aurait fait rire, là ça ne me fait plus rire du tout, j'ai peur, très peur...Elle va trop loin, elle va trop vite. Pas de ça, pas ici...Mais c'est impossible de l'arrêter. J'ai à peine vu la blancheur d'un sein que je détourne le regard en serrant les dents de colère et de dégoût. Ca me fait mal, je n'arrive pas à mettre des mots la dessus mais ça fait très mal de la voir faire ça et de me savoir assister à cela.

J’écoute ses explications mais ses derniers mots me donnent la nausée. Un jeu ? Un putain de jeu ? Comment peut elle faire ça, me faire ça ? Parler de son corps...de mon corps comme d'un objet ! Sait-elle seulement qu'un objet , ca s'utilise, sait-elle seulement comment ça peut s'utiliser ?! Je ne sais pas ce qu'elle doit penser en me voyant ainsi, larmes de colère prêtes à rouler, humiliée et blessée, les voit-elle à présent ses limites ? MES limites ? Elle les enfonce, elle les piétine...Comment en est-on arrivé là ?

On dit que seuls ceux qui nous aiment arrivent à nous faire mal au point d'en être blessé, c'est vrai...je m'en rend compte à présent. Ma voix a ce froid inhabituel et murmurant de mes profondes tristesses, pour la première fois de ma vie, je lui concède sans retenu son titre, le titre qui tient l'une à l'autre.

- Maman...
Arrêtes toi et rhabilles toi s'il te plaît...Peut-être que ça s'oublie un peu trop vite même si moi je n'ai pas votre super mémoire...mais je connais la nudité. J'ai déjà été livrée nue comme un jouet aux caprices d'une autre personne...il te manque un lit qui put la pisse et la transpiration et des chaînes...Je ne veux plus jamais revivre ça et encore moins le voir vivre par une autre....surtout...toi et surtout pas comme « un jeu » d'une thérapie...douteuse.


Elle panique, je n'ai pas besoin de la voir, un bruissement d'ailes, elle prend conscience de son erreur, je crois qu'elle est déjà en train de s’effondrer. Je ne peux pas la laisser ainsi, sans explications, sans lui dire des choses qui importent. Mais toutes les émotions bouillonnent en moi et se mélangent, c'est confus, infiniment douloureux mais confus.

- Tu veux que je te dise, hein ? Tu as besoin de l'entendre et que je te le dise en face ? Je déteste mon corps, je ne le supporte pas...je ne m'aime pas, ok ? C'est si difficile à comprendre pour toi qui est si...si intelligente ? Mon rapport au physique...pffff...je sens leurs mains sur moi, maman...je les sens toujours et encore...sur mon visage...sur mes seins, sur mes cuisses...je...ils prennent tout...Tu comprends ? Ils me souillent c'est...c'est dans ma chair, quand je me vois nue, ce n'est pas moi que je vois...c'est l'objet que j'ai été, c'est LEUR objet...Et si je te regardes, là...comme ça...c'est pareil...pareil !! Je ne suis...Tu n'es pas une poupée !! JE NE VEUX PAS ETRE UN PUTAIN D'OBJET !! Je suis salie...c'est...juste ça...sale...corrompue...souillée...à cause de mon corps, A CAUSE de ce que j'ai été, mon destin c'était d'être une pute, maman...c'est...c'est ce qu'ils m'ont fait ! Mais je ne veux pas être ça...alors, je ne donnerai plus d'importance à ce corps, je le cache, que personne ne le regarde autrement que pour ce que je veux donner, que je puisse CONTROLER ça et ne plus...subir.
Jamais je ne jouerai à la poupée avec toi...polymorphisme ou pas...ils m'ont démolie...je...tu...il ne reste plus rien de moi, plus rien que ce que vous essayez de faire pour moi, mais ce corps là...non...j'en ai rien à foutre.
Tu veux qu'j'te dise jusqu'où ca va ? Je suis heureuse ici...Cait et toi, vous êtes la meilleure chose qui me soit arrivé mais tout a des limites. Ma relation avec Sanzo...elle ira dans le mur...Parce que je ne pourrais jamais lui donner ce qu'il attends de moi, j'suis lucide, j'y arriverai pas...Je ne peux pas donner ce qui m'a déjà été volé, je ne suis pas faite pour aimer quelqu'un physiquement, tout est broyé.
Tu as ta réponse, fin de la séance, je pense.


Je me tourne contre le mur pour me laisser aller à pleurer en fermant les yeux. Tentant de garder mon calme parce que les émotions commencent à bouillir en moi, me donnant des sortes de vertiges inquiétants.


Je...pardon....vraiment...pardon...Je n'ai pas tes diplômes, tu sais bien...mais je me connais assez bien et tu m'as appris à observer et à rester à l'écoute. Tout ceci ne rime plus à rien. (un long silence)
Maman, je t'aime trop pour continuer à jouer ta patiente, ca suffit...laisse moi juste être ta fille, avec mes limites et mes..échecs...j'ai besoin de toi, j'en aurais toujours besoin...mais...pas comme ça...s'il te plaît.
Mais pour l'instant...laisse moi partir, je ne veux plus rester ici...je me sens...sale...et...et...nauséeuse et et....


Un haut le cœur alors que je porte la main à la bouche pour le stopper, un deuxième alors que je me courbe en deux, c'est trop tard. Je me sent si mal...si...merdique, mon estomac m'interdit d'aller plus loin alors que son contenu se vide à même le sol.
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