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 Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )

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Colleen Caravella
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MessageSujet: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Dim 2 Fév - 20:49


C'est encore lors d'une sombre nuit que je me décide à sortir, loin des avenues illuminées d'écrans publicitaires vantant notre société de consommation de mille couleurs, c'est de nouveau dans ce que l'on pourrait appeler une ruelle sordide et obscure où je me retrouve. Pourquoi ? Je ne me sens toujours pas à l'aise devant la foule, en empruntant les chemins malfamés, paradoxalement, je m'y sens plus en sécurité. Si j'ai peur de faire une mauvaise rencontre ? Moi ? Sérieusement, je plains celui qui me rencontrerait avec pour intention de me causer des problèmes, ces tripes repeindront très certainement les murs d'un rouge sanglant avant même qu'il ai réalisé s'être attaqué à une mutante déséquilibrée.

Mais enfaite, que fais-je dehors à une heure si avancée de la nuit ? Encore une dispute avec Norah dans notre caravane, rien d'important non, on se battait juste pour le contrôle de la télécommande, et comme bien souvent, j'ai perdu. Au lieu de capituler sagement et de regarder pour la seizième fois la saison un de Game of Thrones, j'ai préféré lui laissé à sa victoire et sortir prendre l'air. J'avoue que la cohabitation avec ma sœur et parfois difficile, je la soupçonne même de tout faire pour me mettre dehors le temps que l'un des ouvriers la rejoigne passer un petit moment en tête à tête. C'est que contrairement à moi, la frangine est assez sociale, une vraie allumeuse je devrais dire ! Enfin, je ne préfère pas imaginer ce qu'elle fais et je me contente de déambuler dans le quartier sans trop me morfondre dans mon coin.

" Et de toute façon, on est pratiquement à la saison quatre, je vois pas pourquoi elle me mens à vouloir regarder encore la une rien que pour m'éloigner ! Hé bien je m'en fout ! C'est elle qui viendra me chercher pour me retrouver ! "

Ola, je recommence à parler toute seule, c'est aussi pour ça que je privilégie les lieux peu fréquentés. On me regarde déjà assez de travers en général que pour leur donner un prétexte supplémentaire à le faire. Et la réputation de ses sombres ruelles est bien trop surfaites, on n'y croise bien plus de rats que de personnes louches. A vrai dire, s'y promener simplement fait déjà de moi une fille louche. Ce n'est pas la première fois que je me balade seule comme-ça au fait de la nuit pourtant cette fois, les ruelles ne semblent pas si calme qu'à l'habitude. Déjà au coin de celle-ci, j'aperçois un petit dealer qui fais affaire avec des étudiants BCBG. Je le reconnais pour moi même me fournir auprès de lui à l'occasion mais je n'ai pas besoin de drogue ce soir, je passe mon chemin donc sans vraiment y prendre garde. D'autres rencontres fortuites se manifestent sous l'allure de clodos ivres se querellant pour une histoire de Vietnam à qui était un vrai héros à cette époque. Ils ne m'aperçoivent même pas, trop occupés à gueuler à qui peut mieux mieux.

" Hiiiii "

Un cri strident cingle la nuit, plus loin, là-bas ! J'aperçois une ameutement de personne et ce qui se passe ne laisse pas de place au doute, ces une agression en bonne et dû forme ! Je me plaque contre un mur, non loin d'une benne me couvrant à leur regard, ne dépassant juste la tête que pour pouvoir observer la scène. Visiblement c'est pour l'argent vue qu'un type semble fouiller un sac, ils sont trois mais tous armé de couteaux les enfoirés ! Que faire ? Ce n'est pas mon problème, je ne dois pas intervenir, non, je ferais pire mais en même temps est-ce que je pourrais oublier cela sans lever le petit doigt ? Hooo la galère !

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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Ven 7 Fév - 18:30


Bon, vous allez me dire, tu passes beaucoup de temps dans ces fichues rues de New York.
Mais que voulez-vous ? Apparemment, le seul endroit où il y a des choses intéressantes à vous raconter, c'est dehors, et qui plus est, dans de sombres ruelles étroites où se trament de sombres choses. Et pas forcément étroites, ce coup-ci.
Aussi me conseillerez-vous d'arrêter de m'y balader, d'économiser de l'argent histoire d'acheter une voiture, et d'enfin arrêter la marche à pieds.
Mais dans ce cas, ce ne serait plus drôle pour vous. Qu'aurais-je à vous dire de mes aventures? Hors donc, après une courte réflexion, vous ne me conseillerez rien du tout, et je pourrais tranquillement raconter ce qui se passe dans ces fameuses ruelles étroites où il se passe des choses sombres.
A cause de vous donc, en ce soir sombre d'avant-printemps, je me trouvais à marcher vers la bouche de métro qui me ramènerait chez moi. Il était près de 22 heures, et je venais à peine de finir mon travail à la biblio. Ce n'était évidement pas mes horaires habituels, mais cette semaine nous faisions l'inventaire des bouquins. Et c'était moi qui avais hérité de la tâche, aujourd'hui. Ca ne me dérangeait pas plus que ça, à vrai dire. A la bibliothèque, au moins, j'étais seule et tranquille, avec quelque chose à faire qui m'occupait l'esprit.
J'étais donc d'assez bonne humeur. Même si je ne chantais pas à tu-tête, j'aurai volontiers aidé un vieux monsieur à traverser la route, si j'en avais eu l'occasion. Mais elle ne me fut pas donnée. Tant pis pour le vieux monsieur.

Cependant, j'eus l'opportunité de me rattraper.

Alors que je sortais d'une rue assez sombre pour aller dans une autre plus ouverte, un cri retentit dans le silence paisible d'une nuit éclairée par la lune. Je sursautais d'abord puis, prise de je-ne-sais-quel sentiment de courage, je m'avançai vers le bruit, assez proche de là où je me trouvais. Je tombai alors sur une scène inquiétante : trois géants, comme sortis tout droit d'un film pour ado à l'américaine, étaient en train d'agresser un jeune homme, qui devait avoir mon âge – quoiqu'un peu plus jeune encore. Assez chétif et maigrelet, il ne pouvait visiblement rien contre les trois colosse armés de couteaux mais aussi – élément non-négligeable – de biceps de belle taille.

Tout en analysant la situation, je me demandai si j'allai me mêler dans cette embrouille ou non, mais aussi, au cas où je le faisais, à qui m'en prendrai-je. Je trouvai rapidement la solution : deux des trois voyous avaient l'air d'obéir à l'autre, coup classique. Je vous le disais ( ou non ? ), la hiérarchie nous perdra ! Enfin, là n'était pas la question. Si je voulais agir, il fallait me dépêcher avant qu'ils ai fini leur sale travail.

Il fallait me concentrer. Je n'étais pas dans ma période, ce qui avait à la fois un aspect positif et négatif : positif car je parviendrai mieux à me contrôler, négatif car beaucoup plus difficile à provoquer.

Un des deux acolyte octroya un bon coup de poing dans le ventre du gars. Je faisais le vide dans mon esprit et le calme dans mon corps, faisant abstraction de ce que je venais de voir. Je fermai les yeux, et inspirai une bonne bouffée d'air que la nuit m'offrait. Au bout de quelques secondes, je n'entendais plus le bruit des trois malfrats et de l'autre, ni celui du klaxons lointains, ni de l'hélicoptère qui passait à ce moment au dessus des immeubles. Rien de tout cela.

Expulsée de mon propre corps, je sentis cette étrange mais habituelle sensation de liberté. Une Iris dépourvue de vie s'écroula non loin, désarticulée. Laissant cette triste masse à son sort, je me concentrai sur ma trajectoire, essayant de la diriger, tant bien que mal.
Le petit groupe s'approchait à une vitesse exorbitante, tant et si bien qu'en quelques secondes j'étais déjà dessus. Ils ne pouvaient me voir, ni me sentir. En tous cas, par pour l'instant.
Maintenant, les choses sérieuses commençaient. Il ne fallait pas que je me trompe de corps. Si j'allais dans celui du garçon qui se faisait agresser, ça ne lui servirait à rien. Dans celui des acolytes, beaucoup moins que dans celui du gros... Tentant le tout pour le tout, je me jetai droit sur celui-ci. Je fermai ma vision et mes sens, parce que le choc allait être rude.

La douleur me traversa subitement, alors que le corps dans lequel j'avais pénétré sursautai et tremblai. Mais rapidement la douleur se transforma en désagréable sensation de tournis, et le corps, un peu flageolant ( ce qui contrastait presque pitoyablement avec la masse de muscle qu'il contenait, signe que je ne m'étais pas trompé de personnage ), attendit de recevoir de nouvelles instructions. Pendant ce temps, l'un des deux acolytes tenait toujours le gamin entre ses doigts, tels un étau, et l'autre regardait son chef avec étonnement, dans l'attente d'un ordre de sa part.


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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Mar 25 Fév - 19:57

C'est une bonne planque que m'offre cette nauséabonde benne à ordures. Vue ma petite taille et ma silhouette de fillette, il n'y a aucune chance pour que l'on me surprenne sans vraiment prêter une attention obsessive sur cet amas de déchets enfermé dans cette boîte métallique. Bon, ça schlingue mais pas plus que lors de ma visite des tunnels du métro il y a peu. Je devrais survivre si je ne respire pas par le nez. De toute façon, franchement, c'est pas pour moi que je le sens mal mais pour le gringalet au prise avec les trois poltrons stéroïdés à l'hormone de gorille. Je grince des dents en voyant la jolie volée de coup atterir dans son buffet. Non, même si j'en ai eu ma dose dans ma courte vie, je ne m'habituerai jamais à la violence. Ensuite, un autre fait attire mon attention, le chef de la meute semble être pris de soubresauts aussi soudains qu'inexplicables... Ou alors...

Un junkie, il est totalement sous l'effet de la dope ce con ! Quoique je suis mal placée pour critiquer vue que je ressemble à un légume lobotomisé quand j'en abuse un peu moi-même. Si c'est ça, ils risquent vraiment de le tuer le type, ils vont même pas s'en rendre compte que leur victime sera battue à mort. Son visage ensanglanté devenu méconnaissable à force de se faire latter, peut-être même que l'un de ses yeux sortira de son orbite. Et je parle de cela c'est si ils n'utilisent pas leur couteau en prime ! Avec ça sur la conscience, je dois agir !

" Tu as déjà assez d'emmerdes que pour te mêler de celles des autres..."


Dixit Norah, ma sœur, enfin sa petite voix qui vient titiller ma conscience. Elle n'a pas tort, si je lui vient en aide, c'est pas en les suppliant qu'ils vont se calmer non, mais je sais être persuasive... En explosant. Et si je provoque un nouveau désastre ? Je n'aurais pas tout le temps de la chance ! Non, il est hors de question que je rentre dans le lard et que j'utilise mes foutus pouvoirs ! Si je perds le contrôle ou si je ne les impressionne pas, ça va encore partir en couille ! Bordel, ma sœur a raison, je ne peux pas aider ce type sans me foutre moi même dans la merde. Je... Je dois me barrer ! Oui, je sais ! Je file d'ici et je demande à quelqu'un d'appeler les flics, le FBI ou même Bruce Willis si il le faut ! Moi, je serais loin de cette affaire et je m'en laverais bien les mains. Mais si ils le butent entre-deux ? Pfff pourquoi il faut toujours que je me pose trop de question ? hé bien il crève et j'aurais encore un cadavre sur la conscience ! Chouette ! JCa fait un bail que je ne sais plus me regarder dans un miroir, un de plus un de moins...

Non, crève pas ! J'appelle de l'aide ! Je reviens discrètement sur mes pas pour ne pas me faire repérer. Et là ? Patatra ! Je me viande lamentablement sur le sol crasseux des ruelles. La cause de cette chute peu glorieuse ? Un corps !

" Hiiiiiii ! "

Je ne pu retenir mon cri ! Il faut dire que je ne m'attendais pas à tomber quasi nez-à-nez avec le corps sans vie d'une jeune fille blonde. Cette fois, plus de questions, les conclusions résonnent directement dans mon esprit. Je m'en fous de son identité ni du pourquoi je ne l'ai pas vue avant, les choses sont claires ! Ils l'ont buter ! Tous va trop vite, je perds mon calme c'est mauvais !

" Merde ! Merde ! Merde ! Qu'est-ce que vous avez fait ! "

Et pourquoi je réagis ainsi alors que j'étais sur le point de laisser un pauvre bougre au sort que lui réservait ses tortionnaires ? Peut-être parce que je commence légèrement à paniquer ! Ce cadavre à mes pieds, c'est... c'est... Argh ! Non, je sens mes pulsations augmenter, ma rage monter en moi, c'est mauvais, mauvais ! Mais ce n'est pas moi qui vais en souffrir ça non !

Je me relève, déterminée et en rage, je n'ai plus qu'une envie : leur exploser la gueule ! Et tant pis pour les conséquences, elles viendront après ! Je m'avance tout doucement d'eux, l'autre gol a fini de trembler, dommage, je vais lui en donner une raison de se pisser dessus.

" Lâchez ce type et venez un peu que je vous explose la gueule bande d'enfoirés ! Vous allez regretter d'avoir tuer cette fille dans la ruelle, cette fois c'est moi qui vais vous atomiser ! "
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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Ven 28 Fév - 9:22

Les forces commençaient à revenir dans l'énorme masse dans laquelle j'avais pénétré. Un frisson parcourut mon esprit. L'expression « mal dans sa peau » prenait tout son sens.

Soudain, je me rendis compte que les deux acolyte me regardaient d'un air perdu. Entrant dans la peau du personnage, tant bien que mal, je jetai un regard plein de ce que j’espérais être du mépris vers le jeune homme à moitié étranglé qui allait bientôt tourner de l’œil. Deux choses se produisirent alors.

La première fut une sorte de douleur au crâne, signe que la personne que j'habitais n'était pas d'accord avec ce fait. Apparemment, musclor était un brute, mais aussi quelqu'un d'une force morale conséquente. Il ne devait pas aimer l'impuissance et la soumission. Il essayait de m'expulser, je ne sais comment. Comme ça m'agaçait, je pris mes aises dans le corps, et étendis mon esprit dans toutes ses parties. La résistance se tu, et je pu me concentrer sur la deuxième chose qui arrivait.

C'est-à-dire à dire une jeune femme, qui devait avoir mon âge dans un autre corps. Elle avait l'air à la fois légèrement paniqué, mais aussi – et surtout – enragée. On aurait dit qu'elle allait exploser.

" Lâchez ce type et venez un peu que je vous explose la gueule bande d'enfoirés ! Vous allez regretter d'avoir tuer cette fille dans la ruelle, cette fois c'est moi qui vais vous atomiser ! "

M-e-r-d-e.
Bon. Il y avait deux solutions. Soit cette fille était courageuse voire un poil suicidaire, et elle ne pourrait rien contre les trois hommes armés et baraqués. Soit, il fallait la prendre au sérieux, parce qu'elle était mutante. Je la regardait à travers de petits yeux de scarabée, suspicieux. Pour l'instant, je devais m'occuper d'autre chose. Me tournant vers les deux autres :

« Lâche-le ».

La voix qui retentit était grave, comme celle d'un gorille. Le jeune homme, qui était blanc comme du marbre et tremblant, me regarda avec deux grands yeux de gobie, ne croyant certainement pas en sa chance.

« Mais..., protesta celui qui le tenait.
-J'ai dis ?
Lâche-le »

J'avais pris une intonation assez inquiétante, et je n'étais pas peu fière de mon petit effet. L'autre bandit était maintenant aussi blanc que celui qu'il venait à l'instant de lâcher. Le malheureux tomba par terre sur les fesses, et ne parut pas vouloir bouger. Il devait être mal-en-poing. Mais je ne pouvais pas encore lui venir en aide.

OK. Le meilleur reste à venir.

Je me tourne vers les deux acolyte, et, aillant pris quelques courts de combats, j'administrais un coup de poing dans le ventre de celui qui avait tenu le jeune homme. Je ne contrôlais visiblement pas ma force, parce qu'il fut propulsé contre le mur, rebondit comme une vulgaire balle et retomba mollement par terre, tout près de celui qu'il venait d'agresser. J’espérais quand même qu'il n'était pas mort. Pas trop.

L'autre, le blond, qui n'avait pas ouvert la bouche durant toute la séquence n'en menait pas large. Il blêmit en croisant mon regard, tremblant lui aussi. Ca devait être horrible si, à chaque fois qu'on vous regardait, on avait peur de vous. Je ne serais pas heureuse, à sa place.

Mais là n'étais pas la question.

« -Fiche-le-camp ou tu finis comme lui.» Lui dis-je, bien que c'était la bruite qui parlait.

Il ne se fit pas prier et prit les gambes à son coup.

Je me tournais vers la femme, qui n'avait pas du comprendre grand-chose.

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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Dim 16 Mar - 13:49

Punaise, je n'y crois pas tout avait pourtant l'air de marcher. Mes menaces furent entendues, c'est bien une première mondiale, et les brutes relâchèrent leur victime qui ne semble plus en état de tenir sur ses jambes. Je n'en mène pas plus large non plus, l'obscurité jouant en ma faveur, masquant mes guibolles tremblantes. La peur ? Oui en partie mais aussi l'énervement, la rage. Trop impulsive, j'ai agis sur un coup de sang au lieu de simplement reprendre ma route et oublier ce cas de conscience. Merde, depuis quand je me sens obligée de jouer les héros ? Ce n'est pas moi ! Sauf qu'il est trop tard pour me défiler, je vais devoir me défendre contre ces voyous qui n'ont pas idée sur qui ils sont tombés.

Et puis je m'en fous, qu'est-ce que je cherche à prouver ? Racheter un peu mes fautes passées en mettant enfin mon pouvoir au service des autres ? Foutaises ! Ces connards vont le payer au prix fort et je ne compte pas faire dans la dentelle, dans mon état, je suis incapable de me contrôler et ils vont morfler.

Un... Deux... Trois. Je vais les laisser m'encercler et les réduire en bouillie en une fois. Ils ne vont même pas comprendre ce qui va se passer...

" Huuu ? "

Ce n'est pas spécialement ce que j'attendais comme réaction mais le chef de la meute vient de balancer son poing dans l'estomac de l'un de ses potes. J'en étais sure, il est totalement camé qu'il délire totalement. J'en ai un frisson me parcourant le dos, ce genre de comportement, cette défonce, un jour cela pourrait m'arriver aussi, ça pends au nez de tous les junkies... Mais pas ce soir, non, je suis clean et peu encline à la compassion.

Le blondinet devient tout blanc, il n'attend pas son tour pour prendre ses jambes à son cou. Je crois pas non, il passe non loin de moi. Le pauvre, il n'en faut pas plus pour qu'il se retrouve projeter violemment contre la benne à ordure me servant de cachette un peu plus tôt. Aie, en plein sur la mâchoire, ça doit faire mal. Que s'est-il passé ? Je me suis ratée, j'ai explosé mais un peu trop loin, il survivra mais il s'est mangé le souffle de l'explosion et emporter dans son élan, à découvert la dureté d'une benne à ordure. Si je devais le laisser fuir ? Hors de question, ces enfoirés ont déjà fais une victime et drogués comme ils sont, ils ne s’arrêteront pas après le binoclard. Enfin, plus qu'un...

Le regard toujours emplit de rage et de colère, je me tape les poings l'un contre l'autre et m'avance vers le gars. Il voulait jouer des gros bras ? Les miens sont frêles mais cela n'a pas d'importance, je suis une mutante.

" Tu ne vas pas t'en sortir aussi bien que tes potes, tu es le pire de la bande et manque de bol, j'ai les nerfs. T'es pas tombé sur une gentille anomalie génétique mais peut-être la pire des mutantes, je vais t'exploser comme jamais t'as pas idée ! "

Du bluff ? Surement, j'ai la peur au ventre, pas de le trucider, non je sais vivre avec et il le mérite, mais par contre, perdre de nouveau le contrôle ? Non, je ne vais pas me laisser dominer par mes doutes, je vais régler cette affaire vite fait et disparaitre aussi vite que je ne suis apparue.

Je m'avance donc vers la brute carburant à je ne sais qu'elle substance pour lui faire passer l'envie d'exister.
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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Ven 21 Mar - 17:55



BOUM !

Je fais pivoter vivement la tête du gros individu dans lequel je me trouve. Une lueur d'incompréhension doit briller dans ses minuscules pupilles, car il me faut quelques secondes pour comprendre ce qu'il se passe. C'était la deuxième solution, la bonne. Cette femme n'était pas suicidaire, mais au contraire très dangereuse. Non pas que les suicidaires ne soient pas dangereux...

Si j'en crois mes yeux, la jeune femme a « explosé », pour ainsi dire, au nez du malfrat que j'ai renvoyé. Mais pourquoi a-t-elle fait ça, alors que la victime, couchée à terre et inconsciente, avait l'air d'être sauvée ?
Le cadavre, surement. La terreur s'empara de moi. Etais-ce à cela que je ressemblais, là, à l'instant ? A un cadavre ? Et si quelqu'un le croisait, et décidait de l'emmener, de l'enterrer, quelqu'un qui aurait paniqué, et si je me retrouvais sous une tonne de terre à mon réveil ?

Je secouais la tête, et je me concentrai, au dépend de ce qui se trouvai autour de moi, sur ma respiration, pendant une seconde, le temps de me reprendre. Il ne fallait pas que je cède. Sinon, je foncerai vers la bombe vivante et pourquoi pas, nous tuerai tous.

Il me fallut un quart de seconde pour que ses paroles arrivent à mon cerveau, et que le décors revienne autour de moi. J’espérai être passée inaperçue pendant mes divagations intérieures. Il fallait à tous prix éviter la catastrophe, et pour ça, garder son sang-froid.

-… le pire de la bande et manque de bol, j'ai les nerfs. T'es pas tombé sur une gentille anomalie génétique mais peut-être la pire des mutantes, je vais t'exploser comme jamais t'as pas idée !

Je levai les mains en l'air, comme le font les criminels dans les série américaines quand ils se font prendre par les policier. Je réfléchissais à toute vitesse pour débloquer la situation. Ne pas me laisser déborder. Pourquoi m'étais-je fourrée dans cette histoire ?

-Oulà, on se calme ! Si tu fais ça, c'est lui qui va exploser aussi. Je montrai d'un énorme doigt grassouillet le corps du garçon affalé par terre.

Lui expliquer la véritable situation ? D'abord, exprimer ce qui était en train de se passer était d'une complexité exaspérante. Elle comprendrait de travers, ca l'énerverait, et se serait l'explosion. Et si jamais je parvenais à mettre au clair la situation, elle ne me croirait pas. Mais continuer à jouer le jeu nous mettrait tous en danger, j'en avais la certitude... Tant pis.

-Ecoute moi bien. La femme que tu as vue là-bas n'est pas morte, pour la simple et bonne raison que c'est
moi. Je contrôle le corps de cette brute – ce qui est soit-disant passant plus que désagréable – parce que j'ai vu ce qui se passait, et que j'ai voulu agir.

Je m'étais maintenant avancée vers elle, et je la regardait dans les yeux, en essayant de faire passer mon esprit, et non pas celui du bandit, à travers mon regard. Je restai tout de même à une distance prudente, de peur qu'elle ne s'énerve. Mon pou, son pou battait à la chamade, et je sentais mon stress monter, monter, de sorte que tout bientôt, je ne parviendrai plus à le retenir.

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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Mar 8 Avr - 19:29

Mon regard reste aussi incrédule que plein de rage tout en écoutant la tentative d'explication du balourd. C'est exaspérant de constater que certains sont capables d'inventer les pires excuses pour justifier leurs actes ignobles. En premier lieu, les négociations. Si j'explose, je risque également de pulvériser celui que je suis censée secourir. Mouais, ça ne le fait pas trop mais d'un autre côté, je n'ai rien d'une héroïne et entre-nous, mieux vaut finir avec le bras cassé et deux trois commotions que de se vider les boyaux sur le trottoir à cause d'un excès de coups de poignard dans le bide. Mais bon, je peux aussi me la jouer au bluff, je suis incapable de mentir. Enfin, je n'ai jamais était crédible plus de cinq secondes selon ma sœur. Cela me laisse un créneau suffisant pour lui faire peur.

" Je maîtrise mes explosions. Désolé. Seul ta sale gueule de rascasse va faire boum. Et puis... "

... Cette histoire de soi-disant possession. Que la femme affalée au sol serait enfaite le gars qui me fait face. Ce qui expliquerait en partie le comportement un rien shooté de ce gaillard. N'hésitant pas à latter ses potes tout en jouant aux gros bras. Visiblement, je ne suis pas la seule justicière dans la ruelle et celle-ci m'aurait devancée de peu. C'est cool non ? Je n'aurais pas trop à me mouiller dans cette sordide affaire. Plus de raison d'exploser et donc, je diminue drastiquement mes risques de m'emporter et de perdre le contrôle. C'est dingue, je lis presque la vérité dans son regard. Seulement voilà, sérieux, je vais lui annoncer.

" ... je ne te crois pas. C'est la pire excuses que je n'ai jamais entendu. Non vraiment. Prendre le contrôle d'un corps c'est déjà dingue. Mais en abandonner le sien en plein milieu de la ruelle. T'attends quoi, que le père Noël ne l'embarque ? "

C'est bien les scénarios de science-fiction pour se sortir d'affaire mais je ne vis plus dans le pays des Bisounours. Je ne peux croire une telle histoire et même si il lève les bras au ciel comme pour se rendre, cela ne me parait pas normal. Seulement mes options sont limitées. je ne peux pas faire mine de l’arrêter pour le livrer à un agent des forces de l'ordre, je ne suis pas en odeur de sainteté envers eux et il suffit que le type dise que j'explose pour créer la panique. Je l'explose ? Il se rend, je vais pas atomiser un gars qui se rend. Quoique... Dans le fond pourquoi pas. Okay, je peux aussi le laisser fuir et pourquoi pas le sermonner de ne pas recommencer... Mais j'ai les nerfs !

Alors je fais quoi ? je fais ma grande en remontant les épaules et en soutenant son regard. Droit dans les yeux tout en maintenant ma mine furieuse, ne pas lui montrer que je suis intimidée et confuse. Non, c'est moi qui doit sortir les crocs. C'est cette petite lueur de sincérité qui m'agace le plus. Et si il ou elle avait raison. Après tout j'explose bien, il existe peut-être des gens rentrant dans la tête des autres aussi. C'est trop zarb.

" Je ne te crois pas. Pour moi t'es qu'une brute cherchant le moyen de m'approcher pour retourner la situation. Si t'es bien cette fille, prouve-le moi ! "
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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Lun 21 Avr - 8:44



Je grimaçais. Évidemment, qu'est-ce que j'avais cru ? Maintenant, il fallait lui exposer la plus incongrue, la plus incompréhensible et la plus ironique facette de mon histoire à deux balles.

-D'accord. Seulement, y'a encore un problème. Comme le bon Dieu pouvait pas faire simplement les choses, alors il a décidé que j'oublierai tout ce qui s'était passé. Bref, une fois sorti de ce corps, je retrouverai l'autre, l'original, mais je ne me souviendrai plus de tout ça. Je me souviendrai seulement du moment où je me suis séparée. Il faudra m'expliquer.


Ne lui laissant pas le temps de réagir ni de réfléchir, je baissais les mains du molosse, et me concentrais. Ca n'allait pas être compliqué, j'étais déjà aux bords de la crise de nerfs.
Les yeux fermés, je sentais les sensations de mon corps augmenter, et mon cœur cogner tellement fort contre mon thorax que j'avais l'impression qu'il avait envie d'en sortir. 3. 2. 1... O.

La douleur explosa, mais pour une fois, je réussissais à ne pas hurler. Je m'étais préparée. A chaque fois que j'utilisais mes émotions pour me diviser, c'était la même chose. Une souffrance atroce m'empoignait le cœur, le corps, et, furieux, le corps astral s'expulsait. Au point où la douleur avait remplacé toutes les autres pensées, toutes les autres réflexions logiques, tous les autres sentiments, j'explosais. L'énorme corps confondra, son crâne heurtant le sol violemment.

Toutes les émotions mêlées emplirent mon esprit. La peur, la haine, la joie, et une liberté extrême, l'impression d'avoir le monde à ma portée. Heureuse, folle, euphorique, je me propulsai dans l'air à une vitesse défiant toutes lois physiques. J'aurais pu me « téléporter », mais quoi de mieux que de ressentir cette vitesse grisante ? Mais ça ne durerait plus longtemps.

Un choc retentit dans mon esprit. Le genre de choc que je n'aimais d'habitude pas entendre. Je portait la main à ma tempe. Du liquide chaud et poisseux en sortait. Du sang. Mon crâne allait exploser en milliards de morceaux.
Comme toujours, le rêve partait en lambeaux, que j'essayais d'attraper. Il ne me resterait plus que des impressions de déjà-vu, une fois de plus.
J'ouvrais les yeux, à grand peine, et tentais de me rappeler ce qui s'était produit avant la rupture. Cela me revint, contrairement à ce qui se passait dans les livres, petit à petit. D'abord, l'inventaire à la bibliothèque, qui m'avait pris toute la journée. Puis la marche vers le métro, le cri... Et le gang. J'avais essayer d'agir.
Je regardais péniblement autour de moi. J'étais bel et bien dans une petite ruelle, froide. Ma tête avait rencontré le mur, et le reste de mon corps été étalé par terre. Avec une grimace, je posais mes paumes à plats, dans le sol glacé, et me redressait en position assise.

Une silhouette approcha alors. Il ne fallait pas que quelqu'un me voit comme ça, sinon il allait se poser des questions. Surtout si je tombais sur quelqu'un de malveillant, qui aurait tout son temps pour me voler, ou pire. Ou bien un clochard, un junkie, quelqu'un de déchiré...

A ma grande surprise, ce ne fut rien de tout cela qui se présenta à moi. Une jeune femme, de mon âge à peu près, s’avançait à grands pas vers moi. Un air excédé et inquiet habitait ses yeux.
Mais ce qui me frappa, c'était que j'étais sure et certaine de l'avoir vue quelque part. Et très récemment.

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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Mer 23 Avr - 19:53

Je grommelle un petit "c'est ça cause toujours avant que je ne t'explose" preuve que je prends les délires du camés pour justement ceux qu'ils semblent être, un tas de conneries. Son pur délire d'idées extravagantes de possession ou de je ne sais quelle comédie mentale inventée dans le but d'éviter de subir mes foudres. Ha ça ! On fait les malins devant les jeunes filles sans défenses apparentes mais quand elle se met à semer la destruction, on se pisse dessus et on parlemente. Typique. Sauf que je fronce un peu les sourcil quand le colosse pousse la mise en scène en s'étalant lourdement à terre. Et quoi ? Il va convulser, se taper une crise d'épilepsie voir même reconnaitre ma supériorité et me lécher les bottes ? Ho ça non, je ne vais pas tomber dans le panneau, il peut toujours ramper ou feindre l'inconscience, je n'y crois pas.

" 'Tain, tu me fous la honte là ! Si tu crois que je vais gober cela comme la première des cruches tu peux courir, je ne suis pas si naïve ! Relève-toi et arrête de faire le mort ! "

Je lui donne un petit coup de pied dans l'épaule pour le faire réagir. Non, fais le mort ? Bah tant pis, le but s'était bien de le neutraliser non ? Bon, aussi de lui faire payer les agressions et de défouler mes nerfs sur quelqu'un qui le mérite vraiment. Bon, je fais quoi ? Je m'impatiente et je n'ai franchement pas envie d'attendre son réveil pour le corriger cet enfoiré. L'autre binoclard victime du gang reste toujours cloitré contre le mur mais son attention semble prise par autre chose, derrière moi au vue de son regard. Et effectivement, en me retournant, je distingue une ombre assise à l'endroit même ou était le corps de la jeune fille. Ça me glace le sang et d'un autre côté, je me sens légèrement bête. Et si tous le tas de conneries qu'il me déballait n'était pas si éloigné de la vérité pour finir ? Ho merde, la boulette. Pourquoi les plans pas possibles sont toujours pour ma pomme.

Un instant figée sur place à me poser mille questions, l'adrénaline reprend le dessus et j’accoure vers la jeune fille, je remarque à peine le sang s'écoulant le long de son oreille, mettons ça non sur le compte de l'empressement mais plutôt de l'obscurité. je mets également de côté la prudence et le tact pour me porter à sa hauteur, empoigner ses épaules et la secouer dans tous les sens. Oui dans la panique, je dois avoir oublier le moment ou elle m'expliquait une amnésie passagère et que je me devais de lui expliquer la situation. J'étais plus entrain d'apporter une touche de sarcasme à ses paroles, pensant encore que c’était une parade de junkies pour s'en tirer sans boom. Sauf que, comme souvent, je me suis encore plantée. Et désolé si j'ai un air excédé et que je la balance dans tous les sens au lieu de prendre la peine d'essayer de la relever mais je panique un peu là ! Il me faut des explications ! Un truc rationnel auquel me raccrocher. Merde, si cela se trouve, c'est moi la junkies entrain de délirer un max là ! Un putain de bad trip ! Encore. Du coup, je la secoue et la questionne espérant trouver une logique à cette folie !

" T'es vivante ? Bordel de délire ! Tu étais vraiment dans le corps de cette brute ou j'hallucine encore n'importe quoi ? Non mais est-ce à peine possible, je n'y comprend rien, dis moi qui tu es ! Une mutante, comme moi ? C'est ça ? "
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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Ven 25 Avr - 17:01



La femme s'approche, et je vois une incrédulité incontrôlée posséder ses traits. J'essayais de me calmer moi-même, même si je me sentais vidée, comme si toutes mes émotions étaient parties. J'étais simplement épuisée au-delà de toutes normes, et c'est à peine si j'arrivais à me relever. Il allait bien falloir, mais au moment où j'allais rassembler toute l'énergie nécessaire, la femme était arrivée à ma « hauteur ».


- T'es vivante ? Bordel de délire ! Tu étais vraiment dans le corps de cette brute ou j'hallucine encore n'importe quoi ? Non mais est-ce à peine possible, je n'y comprend rien, dis moi qui tu es ! Une mutante, comme moi ? C'est ça ...

En même temps que ces phrases déballées à une vitesse effrayante se frayaient un chemin jusqu'à mon cerveau, la brune m'avait prit les épaules et me secouait de toutes ses forces. Je tentais de comprendre et de me mettre à sa place. Elle avait du assister à la scène, c'était certain. Si tout avait fonctionné, je m'étais emparé d'un des corps... Mais pour quelle raison lui aurais-je expliqué mes capacités mutantes ? Ca n'avait pas de sens... Je n'arrivais même pas moi-même à comprendre, alors pourquoi lui aurais-je tout dévoilé, dans une situation si incongrue, mon histoire ? Parce que « 
une mutante, comme moi »... ?Avait-ce un lien ? Logique qu'elle pète un plomb. Qu'aurais-je fais à sa place ? Je me serais enfuie en courant.

- OOOOOOW !

Voilà tout ce que je réussis à dire, comme salutations. Vraiment, du haut niveau. Quel self contrôle... Néanmoins, c'était une très bonne introduction pour la suite de mes paroles, étrangement cohérentes.
Je posais une main avec le plus de force possible ( c'est-à-dire pas beaucoup ) sur le bras de la fille, pour qu'elle arrête de me secouer comme une bouteille de jus.


- Je sais pas qui tu es, ce que j'ai bien pu faire et surtout pourquoi tu sais en quoi consiste mon don... Je me tenais maintenant la tête de l'autre main. Mais oui, je suis mutante, effectivement... Le jeune, ai...ai-je réussi à le sauver ?

Trop de phrases complexes me faisaient tourner la tête, et le froid commençait à envahir mon corps. Je serrais mes dents en attendant que l'impression passe. Elle ne durait que quelques minutes, mais pendant ce temps il m'arrivait parfois de vomir, ou quelques désagréments du genre.
J'avalais goulument une gorgée d'air chaud et regardai autour de moi. Nous étions bel et bien dans une ruelle, ou plutôt dans un carrefour. Je n'avais pas la moindre idée de l'heure qu'il était. Tard dans la nuit, vu le noir qui régnait, à peine dompté par les quelques timides lumières artificielles plantées un peu plus loin. Une impression bizarre arriva à mon cerveau, passant par mon nez.

Je posai mon regard dans ses yeux verts en fronçant les sourcils et demandai :


- Ca sentirait pas le cramé par hasard ?

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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Mar 29 Avr - 20:26

Je l'admets, secouer dans tous les sens une personne qui sort des vapes n'est peut-être pas la meilleure façon de l'aborder. L'accueil mitigé fut d'ailleurs accueillis par un "OOOOOW" des plus agacés. D'abord sceptique, je m'arrête tout de même de la balancer, surtout qu'elle semble avoir la nausée, il n'en faudrait pas plus pour découvrir l'intégralité de son diner sur ma veste. Cet optique m'encline d'avantage à lui laisser reprendre ses esprits et tant pis pour mes réponses.

Car non, je n'entrave toujours rien aux événements passées dans cette ruelle. L'agression, le colosse schizophrène et la belle au bois dormant. Les éléments de l'équation restent bien obscures dans mon esprit. La seule logique dans tous cela c'est celle de la brute qui serait véritablement la jeune fille mais tout ne coule pas comme de l'eau de roche. J'en oublie presque son avertissement quant au fait de sa perte de mémoire à court termes. Seulement moi je n'ai pas tout oublié et mon interprétation de la scène n'est pas si happy end que cela !

" Oui t'es une mutante, tu m'as révélé ça pour m'empêcher d'intervenir en te réglant ton compte. Ne t'en fais pas pour le gosse, je pense qu'il va bien même si il a plus peur de moi que des loubards qui l'ont agressé. Par contre toi, je te pensais morte bordel, t'es folle de t'affaler au sol comme-ça ! "

Je l'aide un peu a se relever et ainsi quitter la crasse inhérente à la ruelle. Le calme est également revenue dans les lieux, plus de cris, de coups ni... d'explosions ! Moi aussi je me calme un peu, la pression retombant comme mon envie de tout faire sauter. Après tout, il n'y a plus de raison valable pour transformer la ruelle en apocalypse. Le binoclard est choqué mais indemne, la fille va bien et les méchants sont hors d'état de nuire pour le moment. J'en souffle un petit instant, tout va bien. Je fais mine de sentir l'air à la remarque de la mutante, cela sent le cramer ? J'ai l'habitude de cette odeur que je ne la remarque à peine mais c'est bien moi.

" Je... Je pense que cela vient de moi. "

Évidemment, mais autant éviter de lui rappeler que mes dons à moi ne sont pas semblable à une sorte de possession psychique mais à des explosions qui ne font pas dans le détail. Bordel, chaque fois je me jure de rester discrète quand je sors et chaque fois je finis par exploser quelque chose. Qu'est-ce qui cloche encore chez moi ? Encore un peu est je me retrouvais encore au centre d'une zone de guerre. Je m'en veux pas mal maintenant, je suis incapable de me contrôler et j'étais prête à faire une nouvelle erreur à mon palmarès en explosant la jeune fille alors dans le corps du type et ce malgrè le fais qu'elle m'avait tout dit. Je lui doit bien des excuses.

" Désolé de ne pas t'avoir cru. Je m'en veux, je ne suis pas une héroïne moi, j'ai encore frôlé la catastrophe en étant bien incapable de me contenir. Encore un peu et je perdais de nouveau le contrôle. "
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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Jeu 1 Mai - 16:39



Le cri primitif que j'avais poussé a au moins eu le mérite de stopper net les secouements. Septique, la jeune femme écoute ce que j'ai à dire avec attention. Puis elle se redresse et, tout en m'aidant à me relever, elle répond à mes questionnements d'une foulée de mots qui parviennent de plus en plus rapidement à mon cerveau.

Une fois debout, je continue à m'abreuver de l'air comme si il s'agissait d'un élixir qui me permettrait de faire venir un peu plus de lumière dans mon crâne. D'ailleurs c'était ce qui se passait puisque j'arriverai maintenant à rester sur mes pieds sans l'aide de l'épaule de la femme ni du mur froid. Même si ma tête était sur le point d'exploser.
Pendant ce temps, j'enregistrais et analysais les explications que la fille me fournissait. Point positif, je n'avais pas risqué ma vie pour rien. Qu'entendait-elle par « m'empêcher d'intervenir en te réglant ton compte » ? Avait-elle tenté de s'interposer quand elle a vu la scène du racket, en sachant qu'elle n'avait sans doutes aucune chance face aux trois hommes ultra baraqués ? A moins que sa mutation y soit pour quelque chose...

Les pièces du puzzle que formaient le déroulement de cette paisible nuit s’assemblaient petit à petit dans mon esprit, et je réfléchissais parallèlement à la réponse que j'allais lui donner. La preuve que les femmes savent faire deux choses en même temps.

- J'avoue que c'était très maladroit de ma part de me diviser en plein milieu de la rue. Ca, je ne pouvais pas le nier. Je venais d'ailleurs de me rendre compte de ma stupidité. Mais où me serais-je cachée sinon ? Il fallait un endroit où il n'y avait personne, et c'était le cas de celui-ci. Mais c'est le seul endroit que j'ai trouvé où aucune personne n'entravait la direction « moi-musclor », expliquais-je.

J'étais maintenant en bonne voix de guérison, et je commençais à comprendre le don de la cher demoiselle en face de moi. Si c'était elle qui avait provoqué cette odeur de fumée... Son pouvoir était-il de créer ou contrôler le feu ? Ou bien de lancer des explosion en un claquement de doigts... ? Je n'en savais pas vraiment plus, mais cela me contentais pour l'instant. Cette femme ne voulait de mal à personne. D'ailleurs, elle avait l'air de se calmer au même rythme que moi je reprenais mes esprits.

- Désolée de ne pas t'avoir cru. Je m'en veux, je ne suis pas une héroïne moi, j'ai encore frôlé la catastrophe en étant bien incapable de me contenir. Encore un peu et je perdais de nouveau le contrôle.

Je comprenais parfaitement ce qu'elle voulait dire, mais je voulais pas que ça tourne au « non c'est de ma faute », « non de la mienne », etc... Non plus qu'elle se culpabilise alors qu'elle ne le devait pas. Après lui avoir fait une grimace – surement pas très reluisante, d'ailleurs quand j'y pense, je devais avoir une tête de folle-dingue, mais bon c'est pas bien grave – que j'espérais compatissante, je lui dit :

- Tu veux rire ou quoi ? Tu aurais été bien naïve si tu avais cru sans te poser de questions à  mon histoire. Mais bon maintenant c'est fini puisque le gamin est parti. Au pire tu aurais tué celui que je possédais, et ça n'aurait pas était une très grande perte. Je fis une pause en regardant autour de moi pour retrouver mes repères, comme un bon vieux Maugrey fol œil qui m'aurait averti : « VIGILANCE CONSTANTE ! ». J'ai simplement profité du fait que je sois dans une période où je contrôle mon pouvoir. Sinon mieux vaut ne pas le provoquer.

Apparemment, nous étions dans la rue qui longeait le métro. Si je faisais confiance à mon sens de l'orientation, il fallait marcher cinq minutes dans la rue vers la droite, puis entrer dans l'allée principale pour retrouver l'entrée de la bouche de métro. Mais avant ça je préférai aller jeter un coup d’œil à la scène que je venais de quitter. A force de me réveiller n'importe où sans aucune mémoire, je finissais par savoir exactement que faire, et exécuter les différentes étapes de ma check-list avec une assurance experte.

- T'habites loin ? Lançai-je à la jeune femme, projetant différentes suites probables avant que j'arrive enfin chez moi pour dormir.

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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Ven 23 Mai - 22:16

Justement c'est ça mes problèmes, il faut que je tombe sur une inconnue capable de prendre possession d'un corps pour que les vérités éclatent de nouveau en pleine face. Ma naïveté, je l'emmerde mais je suis bien consciente que je suis une bonne poire, démarrant au quart de tour à l'instinct et ne prenant que trop rarement le temps nécessaire à la réflexion. Cela m'a déjà joué bien des tours depuis mon arrivée à New-York et bien des situations fâcheuses m'auraient été épargnées avec un peu plus de jugeote. Cette fois c'est le contraire, j'ai essayé de ne plus me faire avoir, de ne pas céder à mes premières impressions. Résultat ? J'ai failli raser le quartier sur un malentendu.

L'autre problème souligné dans la masse de casseroles que je traine ? C'est vrai que j'aurais très bien pu exploser le voyou sans que cela ne me pose le moindre cas de conscience. Jouer avec la vie d'un minable ne me fais ni chaud ni froid et en cela, ça me fait froid dans le dos de réaliser que je suis ce genre de personne impitoyable qui ne fait que peu de chose de la vie humaine. A croire que ma visite chez les fous m'a rendu insensible sur le sujet. Et de toute manière, comme le disais la fille, il le méritait en quoi c'est mal de nous débarrasser d'un voyou qui recommencera plus que certainement d'ici peu ses méfaits ?

Mouais, en gros la tentative de l'inconnu pour me rendre confiance en moi semble vouée à l'échec. De plus elle précise qu'elle maitrise ses dons, super, moi j'étais à deux doigts de ne plus rien contrôler du tout. Et la, j'aurais fait simplement un gros boom. Réduisant en charpies les loubards mais aussi la victime et le corps de la fille qui se tient à présent devant moi. je ne fais pas dans la dentelle, je crains un max. Alors quoi ? Que puis-je faire ? Lui servir un bon gros mensonge avec un sourire qui se veut le plus faussement sincère possible ?

" Oui, tu as sans doute raison. J'aurais surement agi de la sorte aussi si tu n'étais pas intervenue. J'aurais usé de mes pouvoirs pour arranger les choses. C'est pour ça qu"on les possède après tout, pour se rendre utile. Alors toi aussi, cela t’arrive de ne pas te contrôler ? "

Je pose la question comme-ça, sans trop chercher une réponse. Je la regarde plutôt curieuse, elle semble fouiller la scène de la baston en cherchant je ne sais quoi comme-ci elle scrutait les lieux du crime. j'ai la sale manie de scruter le comportement des gens. Disséquant parfois les comportements. Mais c'est quand elle me demande où j'habite que soudain cela me fais tilt ! Elle me fais penser aux flics ! Ils vont venir, c'est sur, tout ce tapage en pleine nuit dans une ruelle. Si le voisinage n'a pas encore appelé, cela sera la victime ou encore un de ces enfoirés de crétins d’agresseurs. On est des mutantes, c'est un fait avéré et exacte, il ne va pas en falloir plus longtemps pour nous coller tout les malheur du quartier sur le dos !

" Tu as raison, je comprends, mieux vaut pas rester sur place au risque de voir une patrouille rappliquer. Je ne porte pas vraiment les flics dans mon cœur depuis que je suis une foutue mutante. Ne restons pas ici ! "

Mais bon, comme nous sommes au pays des coïncidences bétons, au même moment une sirène de police résonne dans le silence de la ville. Bien trop loin pour nous concerné mais en cela, je flippe bien assez pour ne pas m'en rendre compte et la paranoïa reprend le dessus sur le bon sens. De nouveau sur mes gardes, prêtes à tout saccager au moindre problèmes, mon cœur s'emballe de nouveau à du cent à l'heure. Je hurle presque pour la prévenir.

" Putain ! Ils vont rappliquer ! Faut se barrer d'ici maintenant où ça va encore mal finir ! "
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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Ven 6 Juin - 15:48




Citation :

CHECKLIST PERSONNELLE
1)Vérifier qu'il n'y est personne, mort ou vivant, dans un rayon approximatif d'un kilomètre ( jusqu'où s'étend la vue )
 a- Si il y a quelqu'un de vivant, servir le « je suis tombée dans le paumes. Ca m'arrive fréquemment, c'est une maladie, ne vous inquiétez pas »
 b- Si il y a quelqu'un de mort, vérifier comment a pu mourir la personne. Selon, prévenir les policiers ou s'enfuir.
2)Savoir où je me trouve
 a- Si à l’intérieur, trouver une porte de sortie.
 b- Si à l’extérieur, savoir si il y a une cage de métro à proximité. Sinon, taxi.
3)Faire l'inventaire de ce que je porte : vêtements, porte feuille, etc... Avoir une allure passe partout ( pas pieds nus, pas de maquillage qui coule ).
4)Écouter aux alentours : des bruits de pas, sirènes ( ambulance, police), etc...
 a- Si quelque chose de suspect, trouver un endroit stratégique pour pouvoir être caché mais aussi observer sans être observée. Attendre et agir en fonction.
 b- Si aucun bruit, partir comme si de rien n'était, à allure ni trop lente, ni trop précipitée.

Je sentis son regard sur moi, mais je n'avais pas vraiment le temps d'y prêter attention. Les dernières vérifications de ma checklist n'avaient pas été concluantes :Après avoir fait l'inventaire de ce que je portai, j'avais remarqué que mon pantalon était largement troué de l'arrière  de mon mollet à la cuisse, et lorsque je passai un doigt dans l'ouverture, du sang séché craquela doucement sous la pression. J'avais du me faire ça en tombant : je vis d'ailleurs la pierre fautive qui avait roulé dans un coin du trottoir. Rien de grave, mais assez en tous cas pour ne pas passer inaperçue. Je soupirai en cherchant une solution, que je trouvai quelques secondes plus tard : je remontai alors mon jean moulant – pour plus de confort, car j'avais quand-même passé ma journée à courir partout dans la biblio – jusqu'à ce que le trou béa est disparu dans l'étoffe. Pour faire bonne mesure, j'exécutais de même pour ma jambe gauche. Puis je frottais pour faire partir les morceaux rougeâtres.

Malgré l'oreille légèrement distraite que  je portai à la jeune fille, je n'eus pas trop de difficulté à remarquer je ne l'avais pas convaincue. Mais je savais que c'était peine perdue, et de toutes manière, le temps pressait. Étrangement, je n'étais pas vraiment moi-même. J'avais plus l'impression d'assister à une scène dans laquelle un robot froid exécutait tout aussi froidement des étapes indispensables à ma bonne survie. J'essayais de reprendre le plein pouvoir de mon esprit.

Je répondis donc à sa question par une réponse vague, assez proche d'un grognement fataliste :


-Très souvent.

Même si elle ne répondait pas vraiment à ma question, je ne pouvais qu'être d'accord avec elle. Surtout que je ne comprenais pas encore entièrement ce qui c'était passé durant mon évanouissement.

J’acquiesçais donc mais je n'eus pas le temps de finir mon mouvement qu'elle cria, ce qui me fit sursauter :


-Putain ! Ils vont rappliquer ! Faut se barrer d'ici maintenant où ça va encore mal finir
!

« Écouter aux alentours : des bruits de pas, sirènes ( ambulance, police), etc... »

J'appliquai la dernière indication, et tendis l'oreille, plus avertie cette fois-ci. En même temps, je me dis qu'il ne fallait surtout pas paniquer, que ce soit elle ou moi. Elle n'avait pas l'air de quelqu'un de très posé, mais moi-même, heureusement, était dans la période la plus calme de mon cycle. Sinon, j'aurai été bien plus paniquée que l'inconnue à ce moment là.

Je dénombrai 2 sirènes de police, impliquant le même nombre de véhicule. Je ne pouvais pas dire si ils venaient à notre rencontre, mais mieux valait être sur. Je cherchais donc la planque idéale des yeux, tout en lançant :

-Surtout, ne crie pas. Suis moi, je crois que j'ai trouvé.

J'avais dis ça d'une voix un peu chevrotante : il faut dire que même pour moi qui avait l'habitude de ce genre de situation bizarre, je n'étais pas non plus une grande courageuse. Je pris néanmoins sa main dans la mienne tremblante, et montrais de l'autre une échelle qui montait le haut de l'immeuble le plus proche. A moins qu'il prennent un hélicoptère, ils ne pourraient pas nous rattraper.

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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Dim 15 Juin - 16:25

Je ne crie pas, j'hurle ! Car si la mutante embarquée dans la même galère que moi reste maître de ses émotions, pour ma part c'est le vent de panique qui s'empare de moi. Je balaie machinalement les deux extrémités de la ruelle, m'attendant déjà à voir débarquer une voiture auréolée de ses gyrophares et d'une sirène cinglante et des hommes en uniforme prêt à faire feux sur la menace mutante qui leur fut décrite par l'appel une vieille retraitée amère fumant ses clopes le nez devant la fenêtre. Un jeune binoclard agressé par une bande de voyous, c'est trop banal que pour décrocher son téléphone, par contre voir une mutante explosive régler la situation et l'ancêtre compose tous les numéros possibles et inimaginables allant de la police à l'armée et la garde nationale sans oublier les médias, Oprah et deux trois chasseurs de mutants existant dans l'annuaire. La blondinette pouvait intervenir et sauver le type sans même que l'on soupçonne ses pouvoirs. Moi pas. Je ne fais pas dans la dentelle mais dans l'urgence, je n'ai pensé à rien d 'autre qu'à liquider ces raclures.

Trop tard pour les remords et pour revoir ma méthode, il faut se barrer ! Mais déjà la fille me tire la main vers elle tout en me désignant une échelle. Une sortie de secours, un échappatoire providentiel ! En tout cas, c'est une échelle, un brin rouillée et vachement haute ! Je lève la tête, mon regard cherchant le sommet de l'immeuble, cette vue me suffit à ravaler un peu ma salive tout en frissonnant tout en enserrant un peu plus fort encore la main de mon amie de galère du soir. Bon, ce n'est pas grave, je ne suis pas sujette au vertige, je pense. D'un autre côté, je ne suis pas une adepte des grands efforts physiques et cette ascension va peser sur mes bras de maigrichonne.

" 'Tain, on pourrait pas rester là à exploser les flics ? Pas que c'est haut mais... Non, je déconne, ne traînons pas ici ! Tout mais ne plus avoir à faire avec eux une nouvelle fois. "

Et risquer une nouvelle fois d'en découdre avec eux, pas question ! J'ai déjà un mandat d'arrêt de l'autre côté du pacifique, hors de question de quitter ma clandestinité pour trois voyous et une petite explosion de rien du tout ! C'est bon, l'option de l'échelle m'enchante soudainement bien plus que d'exhiber mes pouvoirs face aux autorités américaines. Combien de fois j'ai juré de faire profil bas, cette fois je peux au moins une fois tenir promesse. Je lui laisse tout de même l'initiative de prendre les devants sur cette échelle qui ne m'inspire pas vraiment confiance. Cela se confirme dés le début de notre ascension, la sentant trembler à chaque fois que je franchit un palier, et c'est peut-être une impression mais le vent semble se lever graduellement avec la hauteur que l'on prend. J'en suis presque frigorifiée mais il est hors de question de lâcher.

Soudain des lueurs bleues et rouges illuminent la ruelle, c'est bien une patrouille de la police qui roule doucement dans la ruelle. J'attrape la cheville de la fille pour lui faire signe de ne plus bouger, histoire que les grincement de l'échelle ne nous trahissent pas et je souhaite intérieurement qu'ils s'en aille sans s'attarder. Bof que mon souhait marche, la voiture s'immobilise devant le corps inerte de la brute assommée. Une vieille dame exactement comme dans mon imagination sort aussi à la rencontre des policiers, un petit maigrichon et un autre d'un âge plus avancé et surement bien plus accro aux donuts qu'à l'action. Enfin, pour l'instant personne ne remarque que pendu dans le vide, agrippées aux barreaux d'une échelle, deux mutantes les surplombent dans l'obscurité. Ils ne sont que deux, je peux les neutraliser en cas de besoin non ? Mais se serait franchir encore une limite de la morale. Mieux vaut continuer discrètement à monter trouver un brin de sécurité et de répit. Surtout que perchée entre deux étages, si ils nous remarquent, c'est le tir aux pigeons assuré !

" Dépêchons-nous de monter. Je pense pas que faire demi-tour soit encore envisageable à présent ! Tu crois qu'on y sera en sécurité ? "
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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Mar 17 Juin - 7:15


La jeune femme n'avais pas l'air enchantée par la proposition que je lui faisais, mais elle n'avait pas le choix, et elle s'en rendait bien compte. Si elle voulais faire exploser le quartier, il était plus que probable que les gens remettraient ça sur le dos des mutants ; A moins qu'elle ne veuille avoir la moitié de la police New-yorkaise mêlée aux journalistes spécialisés sur le dos, il fallait bien qu'elle me suive.

Je serrai sa main pour lui redonner un courage que je n'avais pas, et posais un pied sur l'échelle grinçante. Avalant péniblement ma salive, je lâchais la main de l'inconnue, et attrapais plus fermement le barreau rouillé. L’ascension commençait. Concentrée sur le contact de mes mains et mes pieds contre l'échelle perpendiculaire, je ne faisais même plus attention aux bruits extérieurs. Pourquoi étais-je là, déjà ? Et en réalité, ou étais-je ? Peu importait. Seuls la notion
« monter » se répétait en boucle dans mon cerveau. « monter, monter, mon... »

Je sentis un contact autre que celui froid des barres en fer s'enrouler autour de ma cheville. Je m'arrêtais, interrompant mon automatisme, un peu déboussolée. Je me rendis alors compte que je -nous- nous trouvions à quelques 20 mètres du sol. Bien que je n'avais jamais eu le vertige, la peur de tomber me rattrapa rapidement. Un goutte glacée de sueur s'échappa de mon front pour aller s'écraser, loin, en contrebas. Mais ça non plus, je n'y fis pas attention.

-Dépêchons-nous de monter. Je pense pas que faire demi-tour soit encore envisageable à présent ! Tu crois qu'on y sera en sécurité ?

Je suivais le regard de ma sœur mutante pour tomber sur une voiture de police toute pimpante, tous gyrophares bleus et rouges sortis. Je reteins mon souffle, une seconde, le temps de réfléchir. Était-ce mieux de continuer à monter, pour arriver là haut plus vite ? Mais ils auraient beaucoup plus de facilité à nous voir, et nous pourrions commettre des imprudences. Si c'était le cas, direction la terre ferme. Une seconde et demi pour redescendre.
Mais d'un autre côté, rester ici, immobile, à attendre que l’œil avisé d'un policier tombe sur nous et s'illumine... Non, impossible.


-J'espère !

Alors je me remis en mouvement, bientôt suivie par la jeune femme derrière moi. Je préférai ne jamais me retourner, de peur de provoquer le diable et que celui-ci prévienne le flic en bas que deux âmes perdues grimpaient l'immeuble juste en-dessous son nez.

J'avançais un autre bras, encore un autre bras, encore un autre br... Mais cette fois-ci, mon bras retomba dans de l'air. Je revenais à la réalité : nous étions arrivée à la fin de l'échelle. Plus de barreaux, mais au contraire, une grande plateforme, grisâtre dans la nuit, s'étalait devant nos yeux.

Je me hissais, et aidais l'autre à monter, avec de trouver le courage de jeter un coup d’œil en bas...

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Dernière édition par Iris Balwin le Jeu 3 Juil - 9:02, édité 1 fois
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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Lun 30 Juin - 21:13

Si je sais ne pas être sujette au vertige, force est de constatée que je ne suis pourtant pas à mon aise lors de l'ascension interminable de cette échelle. La peur me noue les tripes aussi fortement que je sens la force de mes bras m'abandonner. La brève pause que je me suis accordée pour jeter un coup d'oeil en bas ne m'a pas rassuré d'avantage. Une patrouille alertée par le grabuge, un voyou se prenant pour une victime et peu à peu, les lumières des appartements s'illuminant une à une. La curiosité morbide est une spécialité de l'humanité après tout, mais dans ce cas-ci, elle ne joue pas vraiment en notre faveur. Car outre le fait que l'un des officier lève les yeux vers le ciel, maintenant on peut également craindre l’œil hasardeux du voisinage.

Il n'y a donc plus de temps à perdre, il faut monter le plus vite possible, la mutante l'a bien compris et presse le pas. J'enchaine le mouvement, les mains presque en sang a force de trop serrer les barreaux rouillés et poisseux de chiante de pigeon, du moins à ce que j'imagine, l'obscurité m'évitant cette désagréable confirmation mais à l'odeur, je n'en suis pas loin. Je glisse même soudainement, ma chaussure se dérobant de l'échelon, me retrouvant pendue dans le vide, j'étouffe mon cri d'effroi en me mordant les lèvres et en me rattrapant tant bien que mal. N'avoir que la peau sur les os est donc parfois bénéfique même si tous les muscles de mes bras s'en souviendront encore. A peine le temps de souffler, qu'une main vient me tirer vers le haut, la fille est arrivée sur le toit et me donne un coup de main pour m'y hisser.

Ouf, enfin mes deux pieds au sol, j'en pousse un large soupir mêlant ma fatigue a mon contentement d'être dans une sécurité toute relative. Relative oui, car si nous sommes hors de portée de la patrouille de police, je n'ai aucune idée de ce qu'il peuvent se dire là en-bas. Si on leur signale des mutantes en fuite, ils vont à coup sur déployer des moyens plus conséquents dans la traque. D'un coup, la vue du vide et l'effort violent me rattrape, et tel un coup de vent, je tombe en arrière, sur mes fesses, à même le sol du toit.

" Pfffffiouuuuu là maintenant, j'ai besoin de souffler deux minutes. Tout ça, c'est dingue ! Toujours devoir fuir alors qu'on essaie de bien faire c'est pas croyable... Merci de ton aide, tu n'étais pas obligée de le faire. Enfaite, je ne connais même pas ton nom, moi c'est Colleen. "

C'est vrai que maintenant, je suis assez intime et la situation assez calme que pour me présenter à ma compagne de fuite, mutante de surcroit. Je profite de ma position assise, due en grande partie au fait que mes jambes m'ont lâché, pour reprendre un peu ma respiration, je suis en sueur, exténuée même. Si bien qu'en relevant la tête, je ne me suis même pas rendue compte que la nuit était étoilée, brillante de mille astres. Mais l'heure n'est pas à la poésie, enfaite je prendrais bien un peu de morphine pour me calmer et faire retomber l'adrénaline. Sauf qu'il n'est pas temps non plus de ressembler à un légume camé. Vieux réflexe de junkie, j'ai déjà sortie la dose de ma poche mais j'ai encore un brin de lucidité pour la ranger discrètement. C'est difficile mais je le fais. D'habitude quand tout va mal soit j'explose, soit je me came. Ce soir, les deux options craignent un max alors que faire ?

" On reste ici jusqu'à ce que tout ce calme en bas ? J'espère juste que cet ordure va quand même se faire arrêter sinon je crache sur leur foutue justice ! "
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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Jeu 3 Juil - 9:00


Un calme soudain s'empara des lieux, ainsi qu'un silence seulement troublé par la sirène des flics, en bas. Une brise presque froide me caressai le visage, pâle après la grimpette escarpée. Je soufflai, moi aussi, et tombai sur les fesses, dans un espèce d'amas de graviers dont je ne me souciais pas le moins du monde. La jeune femme se tenait à mes côtés, aussi blanche que moi. Je fermai les yeux pour mieux savourer ce bref moment de répit qui nous était offert.


-Pfffffiouuuuu là maintenant, j'ai besoin de souffler deux minutes. Tout ça, c'est dingue ! Toujours devoir fuir alors qu'on essaie de bien faire c'est pas croyable... Merci de ton aide, tu n'étais pas obligée de le faire. Enfaite, je ne connais même pas ton nom, moi c'est Colleen.

Je hochais la tête. Elle avait totalement raison, et c'était d'une injustice révoltante. Mais à moins que nous voulions entrer dans l'histoire de l'intégration des mutants dans la société en nous enfonçant dans un procès médiatique pour nous faire entendre, nous devions nous cacher.

Je sentais mes pensées s'emmêler par trop d'actions parcourues, et trop de retenue dans mes émotions si gambadantes à l'accoutumée. J'avais peur qu'elles explosent, comme cette femme à côté de moi. C'était une véritable torture, de garder ainsi ces émotions cachées au fin fond de mon cœur, là où elles ne pouvaient pas s'exprimer librement. Mais je n'avais pas le choix. Un jour, j'irai dans un champs si grand qu'on n'y verrai pas la fin, et je serais véritablement libre.


-Moi, c'est Iris. Désolée pour tout à l'heure, j'ai du te faire vachement peur.


Je m'imaginais très mal la scène, parce qu'elle semblait trop irréelle pour pouvoir être vraie. Mon corps, en plein milieu d'une rue, inconscient, qui soudain se réveille, tout pimpant. A cette pensée, un sourire s’étala sur mes lèvres et j'eus un éclat de rire. C'était une situation si absurde, hors contexte, qu'elle en devenait drôle.

-On reste ici jusqu'à ce que tout ce calme en bas ? J'espère juste que cette ordure va quand même se faire arrêter sinon je crache sur leur foutue justice !

Oui, moi aussi, je l'espérais. Mais la justice n'est pas ce qu'elle devrait être : et il y avait de grandes chances pour que l'homme sorte vite fait de garde à vue. Il n'y avait pas eu de mort, et ça m'étonnerait que le jeune qu'on avait sauvé irait se plaindre à la justice. La seule chose sur laquelle on pouvait s'appuyer, c'était que les acolytes étaient à la merci des policiers. Si ils ne les trouvaient pas, les représentants de la loi dans notre chère ville étaient vraiment des incapables.

-Je pense que c'est la meilleure solution. Je tendis l'oreille quelques secondes, entendant toujours le bruit de la sirène du policier. En espérant qu'ils ne nous ai pas vu monter. La seule chose sur laquelle nous pouvons compter, répétai-je, c'est les corps inconscients que nous avons laissé.

En tous cas, même sans avoir aucun souvenirs de ce qui s'était passé, je croyais avoir compris que nous avions laissé les deux corps assommés. Soudain, j'en doutais. Je ne savais même pas ce qui s'était exactement passé dans cette sombre ruelle. Je n'avais que quelques flashs qui refaisaient surface, des images qui s'imposait à mon esprit. Mon sommeil m'apprendrait certainement beaucoup de choses.

Et je me demandais aussi qui pouvait bien être cette fille.

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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Mer 9 Juil - 19:16

Vachement peur ? Le mot est bien choisi mais comment lui avouer, à Iris, que j'étais à deux doigts de faire sauter le quartier entier en perdant le contrôle. Me faire flipper, c'est la meilleure façon de transformer la ruelle en champ de ruine. J'ai pas paniqué, ça c'est rassurant, j'ai gardé un peu de contrôle sur mes montées d’adrénaline pour ne pas exploser par pur réflexe. Okay, j'avais les nerfs, cela explique un peu mon self-control car je voulais exploser les ordures qui ont agressé le type et la fille, étendue au sol sans connaissance, mon sang n'a fait qu'un tour et plus question de céder à la panique, non je voulais juste me venger et leur faire mal. La suite fut totalement surréaliste, le molosse assommant un de ses potes, moi explosant l'autre et au final, il me sort une explication abracadabrante de contrôle mental. Le pire c'est que malgré tout, cette histoire folle fut la vérité. Iris se releva dans la ruelle et pour finir une patrouille débarqua dans la ruelle, nous forçant à escalader l'échelle et se poser sur le toit.

Peur ? Oui mais je suis à New-York depuis assez longtemps que pour commencer à collectionner les situations craignant un max. Et dire que je me dois de rester discrète, tu parles d'un plan à me perdre dans l'anonymat de la faune New-yorkaise, toutes les semaines il m'arrivent des trucs pas croyables. Ma rencontre avec Iris ne va pas dénoter à la règle. Elle pouffe de rire ma compagne de galère, la situation n'a pourtant rien de drôle, enfin maintenant on a éviter le pire donc je ne sais pas si c'est sa façon de décompresser ou si un truc lui vient en tête mais c'est vrai que depuis tout à l'heure, j'ai étais prise de court.

" Oui, le truc de la possession mentale, je ne l'avais pas vue venir ! C'est flippant mais d'un autre côté, heureusement que tu m'as convaincu sinon je pense pas que la ruelle ressemblerai à cela mais plutôt à une scène de guerre après un bombardement. Au moins, maintenant on a éviter le désastre... "

Les sirènes de police résonnent toujours dans la ruelle autant que les gyrophares ne l'illuminent. Une évidence, on est coincée ici tant qu'ils campent en bas. Il me faut un instant afin de rassembler mon courage et passer ma tête à travers le rebord du toit pour observer la scène en contre-bas. Pour ce qui est des corps inconscient, c'est rappé, l'un d'eux se remet tout doucement en compagnie des officiers de police. Il fait de grand signe comme pour expliquer ce qu'il lui est arrivé, il ne m'en faut pas plus pour détourner le regard et m'éloigner du rebord l'air inquiète. Quand le coupable joue la victime, c'est jamais bon, surtout que je n'ai pas de mal a imaginer son discours devant les flics. Pour le coup, Iris est sauve, aucun d'eux ne l'a vue agir si ce n'est par le comportement étrange du lascar en chef. Moi par contre, j'ai fait boom et j'ai peur de reconnaitre celui qui fut assommé par le souffle en pleine forme ! Si ce n'est son arcade sourcilière un brin ouverte, bien fait pour lui !

L'ennuie c'est que si Iris est sans doute tranquille, moi, par contre, c'est pour ma pomme ! Il a mon signalement, connait mes pouvoirs, les flics vont vite relié les points entre cette histoire et mes péripéties dans le métro ou la pharmacie, si ils fouinent un peu plus, c'est tout mon passé qu'ils vont remonter à la surface ! Putain, la je commence à paniquer grave. Parano et stressée, ça s'annonce mal. Iris peut au moins tenté de sauver sa peau, moi je ne vois pas trente six solutions, me poser dans un coin et me shooter avant de créer un nouveau désastre.

" Bordel, il fait des gestes comme pour mimer une explosion, ils vont me griller à coup sur, j'ai déjà assez d'ennuis avec les autorité pour rajouter cela ! Tu... Tu devrais partir ! Je ne pense pas qu'ils t'aient remarqué vue que tu posséder l'un d'eux à distance mais moi par contre, il vont tailler mon portrait ! "
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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Jeu 17 Juil - 9:14


La voyant se lever, rongée par l'inquiétude, je me rendit soudain compte qu'elle n'était pas en très bonne posture, contrairement à moi. Grâce à mon pouvoir (qui aurait cru qu'une telle expression pourrait un jour me venir à l'esprit?), donc, grâce à mon pouvoir, personne ne pouvait me lier à cette affaire. J'entrais dans le corps des gens, décidais de leur dires et mouvements, mais ce qui me représentait sur Terre, à savoir mon propre corps, n'était pas en danger. Cependant, la jeune brune avec qui j'avais affronté les événements avait été exposée. Je pouvais toujours partir d'ici alors qu'il en était temps, rentrer chez moi comme si de rien n'était. Après tout j'avais fais un acte charitable, tout à l'heure, alors je n'avais pas de quoi avoir des remords. Mais je ne pouvais s'y résoudre.

Quand elle se retourna, finissant ainsi son observation, le visage de la jeune femme était habité par un affolement à peine dissimulé. Qu'avait-elle vu ? Mais elle n’attendit pas que j'ai posé la question pour m'informer :


-Bordel, il fait des gestes comme pour mimer une explosion, ils vont me griller à coup sur, j'ai déjà assez d'ennuis avec les autorité pour rajouter cela ! Tu... Tu devrais partir ! Je ne pense pas qu'ils t'aient remarqué vue que tu posséder l'un d'eux à distance mais moi par contre, il vont tailler mon portrait !

Je me tournais vers elle, avec le sérieux qui caractérisait la période après l'utilisation de mon pouvoir. Je ne pouvais pas la laisser là à son sort, et je savais que je n'avais pas fait le maximum. Le potentiel de mon pouvoir était grand, et pour une fois, il faudrait que j'imagine un plan avec les capacités qui m'avaient été données. Et puis, si c'était aujourd'hui que je devais jouer les justiciers, autant le faire complétement, non ?


-Je ne risque pas de partir maintenant. J'ai une idée.


Une idée... Si on pouvait dire ça comme ça. En vérité, mon plan était simple, mais aussi très hasardeux. Mais c'était le seul moyen, et je ne lui laisserais pas le choix.


-Je vais retourner en bas sans bouger d'ici, et entrer dans le corps du policier ou d'un des voyous. A partir de là, je pourrais rectifier le tir.

De toutes manières, je ne risquais absolument rien, tant que mon corps restait sur le toit.


-Tu pourras pas entendre d'ici malheureusement, et je ne me souviendrais plus de ce que j'ai dis, ou non. Mais je pense que ça vaut le coup d'essayer.

Et puis les gens connaissant mon pouvoir se comptaient sur les doigts d'une main.

N'attendant pas qu'elle me réponde, j’enclenchais ce que j'appelais le « processus de délivrance des émotions ». C'était particulièrement douloureux, mais j'arrivais de mieux en mieux à le contrôler.

Je défis avec lenteur les chaînes qui retenaient mes émotions prisonnières dans la boîte coincée au fond de mon cœur. A l'intérieur, un mélange explosif de tout ce que je pouvais ressentir et que je gardais depuis longtemps dans cette boîte de peur que le tout déclenche mon pouvoir reposait tranquillement. Mais j'étais bien décidée à les réveiller. Une fois la boîte ouverte, je laissais le champs libre pour qu'elles tracent la route jusqu'à mon cerveau. Pendant ce temps, j'étais immobile, les yeux fermés, attendant qu'elles sortent de la boîte puis de mon corps. Alors que je me demandais que faire si je tombais sur le policier, ou bien sur la « victime », je sentis soudain mon cœur envahit par le doute, la peur et la colère. Pourtant, mêlé à tout ça, une excitation grandissante face à la descente de ses étages que nous avions durement escaladé, l'excitation de ressentir la vitesse s’engouffrer en moi, la liberté de tout faire, d'aller n'importe ou, de rencontrer l'Inconnu...

Dans un soubresaut, mes yeux tournèrent vivement dans leurs orbites, et je sentis ma bile remonter en même temps que tout ce que je ressentais. Une seconde plus tard, mon corps s'effondra une fois de plus, et sans même avoir eu le temps de comprendre pourquoi je n'avais pas eu mal, je m'élançais dans les airs, enfin libre.

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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Ven 25 Juil - 19:43

Je reprends un peu espoir en entendant le plan d'Iris. Prendre le contrôle d'une personne là en-bas et lui souffler de belles paroles permettant de brouiller les pistes. Compte tenue de ses pouvoirs, c'est tout à fait réalisable et il s'agit plus que certainement de la meilleure option pour essayer de me tirer également d'affaire. Seulement, tout est une histoire de confiance, même si nous sommes embarquées dans la même galère, rien n'oblige la jeune femme à m'aider. Quoique comme moi, iris a voulu à la base aider un type en mauvaise posture, maintenant elle veut me tirer d'un mauvais pas. Son altruisme est étonnant, à des lustres du mien je dois bien l'avouer. Car si je suis intervenue dans la bagarre, c'est davantage sous le coup de la colère que sur mon goût de l'héroïsme. Mal m'en à encore pris vue le pétrin dans lequel je me trouve.

Alors que j'en suis toute perdue dans mes pensées, je n'ai même pas commenté l'idée d'Iris qu'elle s'écroule face à moi. Tout juste le temps de la rattraper avant qu'elle ne s'effondre au sol, si cela peut au moins lui éviter de se faire mal, c'est le moindre que je puisse faire. Seulement sous son poids, je manque de partir à la renverse avec son corps inanimé, il faut dire que cette foutue ascension de l'échelle jusqu'au toit m'a vidé du peu de force que je dispose dans mes bras. Je nous traine tant bien que mal jusqu'au rebord de celui-ci pour avoir un point de vue de la scène qui se déroule avec la patrouille, ignorant totalement où, enfin je veux dire en qui se retrouve la mutante.

Bzzz... Bzzz... Bzzz... Bzzzz...

Mon vibreur, qui peut m'appeler en ce moment ? Enfin c'est une question bête, je ne dois pas avoir plus de dix numéro dans mon répertoire et je sais pertinemment bien qui peut tenter de me joindre en cette heure tardive. J'en prends un petit ton blasé en décrochant.

" Huuu Norah ? C'est vraiment pas le moment là. "
" New York à Colleen, tu me reçois ? C'est bon Boromir va se faire couper la tête par le sosie de Draco Malfoy. Quand tu reviens, passes au nightshop et ramène une vodka, j'ai pioché dans la dernière bouteille. "
" La ferme Nor', je peux vraiment pas te parler là, ça craint un max ici. J'ai... J'ai encore merdé et toi je parie que t'es ivre ! La seule fille de la ville à ce taper une murge devant une série ! C'est pas le moment bordel je raccroche ! "

Et je joins les paroles à l'acte en raccrochant énervé mon smartphone en pleine conversation. C'est tout sauf le moment de me prendre la tête avec ma frangine, la situation craint déjà bien assez comme-ça que pour la laisser mettre son grain de sel dans l'aventure. Il n'en faut hélas pas plus de trente secondes pour voir l'appareil de nouveau vibrer furieusement, un appel manqué, puis deux, elle ne s’arrêtera pas, plus bornée qu'elle tu meurs. Je finis par céder et décrocher de nouveau.

" Colleen, ça va ? Tu t'es encore mise dans une situation impossible, c'est ça ? Tu as explosé quoi cette fois ? Le métro ? Une pharmacie ? Le Starbuck du coin ? Des morts ? "
" No... Non ! Rien ! J'ai juste voulu aidé un pauvre type qui se faisait agresser et j'ai du exploser un gars. Une patrouille a débarqué mais je me suis planquée sur un toit avec une autre fille, une mutante comme moi. "
" Combien de fois je t'ai dit de ne pas t'exposer ainsi, jouer les justicière en herbe, t'es cinglé ? Tu te prends pour qui ? Reverse ? Bordel, t'es où ? Je vais te sortir de là. "
" Non, ne viens pas ! Iris, la mutante, est entrain de se charger de convaincre les flics qu'ils ne m'ont pas vu, ça ira... Je pense. C'est une sorte de télépathe qui s’évanouit pour aller dans la tête des autres je crois. Avec de la chance, tout se passera bien et je pourrais revenir d'ici peu. "
" Mouais, j'espère pour toi, on galère déjà assez avec tes prouesses pour se coltiner des merdes en plus. Et cette mutante, elle est digne de confiance ? Car bon, une autre mutante, pas sur qu'on est besoin de cela toi et moi. Tu ne la balancerais pas du toit tant qu'elle est dans les vapes, ou l'exploser ? "
" Mais t'es dingue ma parole, cette fille me sort de cette merde et toi tu ne penses qu'à l'exploser. "
" Simple mesure de sécurité. Qui te dis qu'elle n'essaie pas de sauver sa peau en te vendant ? On ne peut pas prendre le moindre risque Colleen, n'oublie pas ou tu vas atterir si on nous reprend ! "
" C'est bon, je sais ! Inutile de me le rappeler... Laisse moi gérer. Je... je reviens bientôt Norah. Je t'aime. "

Et je raccroche de nouveau, les larmes perlant sur mes joues. Aussi confuse que je porte un regard sur le corps sans vie d'Iris. La pauvre, elle semble si vulnérable. La balancer dans le vide serait un jeu d'enfant. J'en ai froid dans le dos rien qu'à l'idée qu'une telle pensée ai pu effleurer mon esprit. Norah, ma sœur, voit toujours la solution la plus directe pour résoudre les problèmes, mais je ne suis pas comme elle, heureusement. La question reste de savoir si je peux vraiment compter sur cette inconnue, va-t-elle tout faire pour me tirer de ce mauvais pas ou simplement prendre la tangente ou me balancer ? Après tout, le plus simple serait de leur donner ce qu'ils veulent pour ne plus être mêler à cette histoire mais dans ce cas, elle aurait pris beaucoup de risques depuis lors. Je regarde la scène qui se joue en bas avec un peu d'appréhension, de peur de croiser le regard d'une personne levant les yeux vers moi, ou au contraire voir la patrouille se diriger vers l'immeuble.
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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Jeu 31 Juil - 11:43


Le choc fut rude, et je repris conscience dans les secondes qui suivirent. Dans quel corps étais-je tombée ? Et surtout : mais qu'est-ce que je foutais là ?


-Qu'est-ce qui t'arrive ?

Je me tenais la tête d'une main, ma vue s'éclaircissant rapidement.

-Ou..Oui. Désolé, j'ai quelques problèmes de maux de tête. Continuez.

Un policier, tout de bleu vêtu, se tenait devant moi, perplexe. Puis je me souvins : j'étais là pour aider la jeune femme que j'avais croisé, quelques minutes, heures ? Auparavant... Mais que c'était-il passé ? Aucune idée. La seule chose que je devais faire, à l'instant, c'était de raconter un énorme bobard à l'officier de police. Et de surcroit, celui-là devrait me croire aveuglement.

L'homme en face de moi reprit rapidement du poil de la bête.


-Vous venez de me dire qu'une femme avait explosé devant vous, et vous avait assommé.

Ca y est, je me souvenais. Reprenant quelque peu courage, le corps que je possédais se releva entièrement, et fixa l’œil vigilent du flic. Qu'allais-je lui dire, après ça ? Puis je me souvenais qu'il fallait que j'adopte l'attitude et le langage d'un homme des bas quartiers. Mais je n'avais jamais été bonne actrice.


-Et oh, vous êtes sûr que ça va 
?

J'avalais la salive de l'individu dans lequel je me trouvais -drôle de sensation, croyez moi sur parole- et répondais d'une voix grave et légèrement rocailleuse :


-Ouais. Bon ben j'ai bien vu cte nana devant moi. J'avoue que j'ai pas très bien compris cqui se passait. Alors, maintenant que j'y pense... Ca se peut qu'il y avait personne. Y'avait un gros conteneur à côté, y devait y avoir une substance là-dedans. Ouais. J'ai sentis l'odeur de l'essence.


Je grattais ostensiblement la tête du malfrat, me demandant par la même occasion si j'aurai la chance de le trahir et de le faire dénoncer, lui et ses autres camarades. Peut-être pourrais-je lâcher un indice, quelque chose d'assez logique pour qu'il puisse y croire, mais pas trop gros pour qu'il se doute que quelque chose de louche était en train de se dérouler, à l'instant.


-Vous avez trouvé sur les lieux ou pas ?


Je ne savais pas très bien si l'autre acceptait de répondre aux questions de ceux qu'il devait potentiellement lui-même questionner, mais il prit un air préoccupé avant de dire :


-Non. C'est bien là le problème. C'est cette dame qui nous a appelé – il désigna une vieille femme rabougrie aux chaussures dépareillées. La pauvre – et tu te  trouvais sur les lieux. C'est à moi de déterminer si t'es un témoin ou un criminel.

Je pris un air effrayé, histoire de le convaincre un peu. Devrais-je aussi le posséder pour cocher les bonnes cases dans le calepin qu'il tenait dans ses mains ? Non, c'était stupide. Même si je pourrais faire l'oreille sourde face au briguant qui en profiterait certainement pour lui expliquer qu'il venait d'être victime d'un fait très étrange, le policier, à son réveil, ne serait pas stupide. Non, je ne devais m'emparer que d'une seule personne, pour que les faits ne puissent être prouvé. Si je commençais à intervenir dans plusieurs corps, ceux qui le possédaient habituellement pourraient s'échanger leur impression. Il en était hors de question. Qu'avais-je été stupide en me précipitant plutôt que de réfléchir un peu à mon plan !

-Je... Jsuis pas vraiment criminel, m'sieur. J'ai fais de mal à personne, jme suis juste fais assommer. J'ai frappé personne.

Qui aurait cru que j'arriverai si facilement à imiter ce ton sous-entendu à la perfection ?


-Frappé ? Pourquoi ? Qui a été frappé ? Si tu me le dis, je te mettrais pas en tôle.


Que ferait un bandit dans ce cas là ? Vendre ses acolyte en prenant le risque qu'ils lui tombent dessus à l'heure de leur sortie ? Prendrais-je ce risque ? C'était ridicule. Bien sur que je prendrais le
risque. Non mais elle était bien bonne. En quoi sa sécurité m'importait-elle ? Étais-je sotte ?

-Je... Ouais, ok, ok ! J'ai juste laissé faire, j'y suis pour rien... Ils ont voulu prendre l'argent et s'amuser un peu avec un mec qui est passé... Mais j'ai pas participé !


L'agent fronça les sourcils. En avais-je trop fait ? Je sentais que l'homme à qui j'avais emprunté le corps s'agitait. Mais il n'avait aucun pouvoir, et il ne me retrouverait jamais.

-Mouais... T'avais pas l'air si enclin à parler tout à l'heure... T'aurais perdu ta loyauté en si peu de temps ?

Il parut un instant perplexe, et je m'apprêtais à répondre lorsqu'il se ravisa.


-C'est OK pour toi. Donne moi ton nom, ton adresse, et tu pourras filer.


Aïe. Qu'est-ce que j'étais sensée faire, là ? Je n'avais aucune idée du nom et de l'adresse de cet homme ! La panique s'infiltrait en moi comme un serpent vicieux. Il fallait que je trouve un endroit, n'importe où. Mais si ils tombaient chez des inconnus innocents ? Comment avais-je pu m'embourber dans une histoire pareille ? En voulant jouer les héros ? Non mais laissez-moi rire. Sérieusement, là, j'vous dis de me laisser rire.


-Quoi, t'as perdu la mémoire ? A moins que ça te dérange de me donner tes véritables coordonnées ? Je retrouverais les bonnes, t'en fais pas.


Le visage émacié de l'homme que je possédais fut éclairci par un mince sourire forcé. Il ne fallait pas que je flanche maintenant. Sinon tout ça n'aurait servit qu'à embourber les choses. Je levai les paumes vers le policier.


-Ok, Ok ! Gérard Lepond.

D'une voix renfrognée, je lui donnais une fausse adresse. Tant pis pour ceux qui seront peut-être visités par la police, et tant pis pour lui si celle-ci retrouvait effectivement sa trace et l'emmenait en prison. Après ce qu'il avait fait, ce ne serait pas de trop.

-File. Et que je te revois plus traîner par ici.

Sans demander mon reste, je fis demi-tour, et partis d'un pas ni trop lent, ni trop rapide. Qu'allais-je faire, maintenant ? Si je me transvasais là, si près d'une masse de personnes, je ne parviendrais pas à contrôler ma direction. De plus, le bandit dans lequel j'étais pouvait très bien être assez bête pour ne pas se rendre compte de la chance que je lui avais fournie. Il avait frôlé l’emprisonnement. Si je le lâchais là, il se pourrait très bien qu'il aille de nouveau vers le policier pour lui expliquer qu'il avait perdu le contrôle de ses moyens pendant l’interrogatoire.

Je marchais donc dans ce long corps poisseux, pendant plusieurs poignées de minutes. C'était étrange, l'intimité particulière qui me liais à ce malfrat. Pour un peu, je ressentirais presque de la peine pour lui.

M'estimant à une distance respectable de tous dangers, je me concentrais pour partir une nouvelle fois. C'était beaucoup plus simple quand je me trouvais dans un autre corps que le mien. Filant de nouveau à toute allure dans l'air froid de la nuit, que je ne pouvais ressentir, je laissais l'homme à ses préoccupations. Je me battais, quant-à-moi, pour diriger mon essence à travers les airs, et lutter contre l'envie irrésistible de sombrer une fois encore dans la folie de mes émotions. J'allais vers le haut, c'était déjà une avancée.

BOOUM !

J'ouvris les yeux vers un autre monde. Étrange. Au lieu de voir la jeune femme avec qui j'avais traîné dans cette galère, ce fut mon visage, endormi, qui apparut dans mon champ de vision.

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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Sam 9 Aoû - 15:29

Du haut de mon perchoir, je surplombe parfaitement la ruelle et ce qui s'y déroule. Visiblement le policier en patrouille commence son interrogatoire sur le jeune que j'ai assommé en explosant. Il n'est pas mort, ni gravement blessé, voilà à peine de quoi soulager ma conscience si seulement son état de santé me préoccupait ne serait-ce qu'un tout petit peu. J'en viens même a regretter qu'il puisse encore parler, et de là, me décrire. Le signalement d'une petite brune à la peau pâle, un accent et surtout une capacité à exploser n'est pas inconnu au commissariat j'imagine. Entre l'histoire de la pharmacie et celle dans le métro, je ne suis pas passée inaperçue ces derniers temps. C'est le lot de bien des mutants non ? Je me demande si Iris a aussi vécue de nombreux démêles avec les autorités. C'est pas impossible mais vue son pouvoir discret et sa présence d'esprit dans ce genre de situations chaudes, j'en suis sûre, la jeune mutante s'en sort mieux que moi.

Un autre qui semble bien s'en tirer pour le coup, c'est le voyou interrogé. Il est libre comme l'air et file jusqu’à disparaitre au coin de la ruelle. Merde quoi, c'est lui le merdeux dans l'histoire, lui et ses potes, mais il n'est même pas inquiété par la justice de notre foutu pays. Merde, allez agressé des gens dans la rue, il suffit d'accuser les mutants pour ensuite s'en sortir l'air de rien. Le pire c'est sa démarche nonchalante ! Bordel, à croire qu'il a réussi sa soirée le bougre ! J'ai du mal à croire qu'Iris est là quelque part. Pas son corps, je l'agrippe de toute mes forces, mais son esprit se balade dans la tête de l'un d'eux mais lequel ? Un des flics, probable, c'est le plus simple pour falsifier les rapports. Le voyou cela m'étonnerait, c'est une ordure mais il a tout vu. Ou alors la vieille morue dépareillée et qui s'est fait un devoir civique que de prévenir la patrouille de ramener ses fraises ici. Une mêle-tout qui va surement demander une médaille pour son geste civique lors de cette affaire.

Quoiqu'il en soit, en-bas cela semble fini. Les policiers embarquent les jeunes toujours inconscients, la vieille parade comme Captain America et pour finir, je me retrouve toujours avec le corps inanimé d'Iris dans les bras. Et je fais quoi ? Elle est en mode possession mentale d'accord, mais j'ignore pour combien de temps ou si je dois moi-même la réveiller... Et comment ? En lui donnant une paire de claques histoire de la secouer un peu plus encore comme l'ingrate que je suis ?

" Bon, Iris ! Je fais quoi maintenant ? Je ne sais pas si tu m'entends dans ton trip mental mais tout est réglé en bas ? Ils vont nous lâcher un peu et oublier nos visages ? L'enfoiré là, il va s'en tirer comme-ça ? Bordel, réveille-toi ou... "

Ou quoi ? J'opte pour la solution de ma frangine, Norah, et je balance cette pauvre fille dans le vide sous le seul prétexte qu'elle veut m'aider à m'en sortir ? Non, c'est un peu léger comme motif et carrément définitif ! Je ne peux faire qu'attendre. Poser mes fesses au sol, prendre soin de son enveloppe corporel et noyer mes sombres pensées dans ma mélancolie habituelle. Putain, qu'est-ce que je ne donnerais pas pour prendre un peu de morphine la tout de suite. Me shooter me ferait surement oublier mes soucis et bader me rendra plus inoffensive que le corps de la jeune mutante.

Soudain, un léger vertige me prend. Cela tournoie un petit peu autour de moi, j'ai l'impression de planer grave. C'est incompréhensible, j'en ai pas touché à aucune de mes doses, je ne me suis pas shootée bordel, qu'est-ce qu'il se passe ? J'ai le réflexe de me reprendre, de déposer le corps d'Iris et de me relever mais non, rien à faire ! Mon corps ne m'obéis pas et je reste un moment immobile. C'est un peu comme-ci je restait passive, un very bad trip en perspective. Je ne sais pas ce que j'ai sniffé mais c'est drôlement puissant pour le coup, j'ai l'impression d'halluciner grave là.

" Tu m'étonnes, on dirait qu'on est pas seule dans ta tête Colleen, bordel t'es encore défoncée ? "
" Norah ? Et toi alors, qu'est-ce que tu fous dans mon esprit aussi ! Si je commence à halluciner, je vais encore perdre le contrôle, tu... devrais pas être la de toute façon, t'es à la caravane ! Tout ça, c'est pas réel hein ? "
" Qu'est ce que j'en sais, je ne suis pas diplômée en contrôle mental. Sympa ton cerveau, tu permets que je m'installe du côté de ta libido ? "
" Whooo dégage, tu me tues ! J'ai déjà l'impression de ne plus rien contrôler de mon corps si en plus tu parasites mes pensées !
" Explose... C'est comme-ça qu'on règle nos problèmes non ? "
" Non, je n'y arrive même pas et... Et le corps d'Irfis dans mes bras... Iris ! Iris ! C'est toi dans ma tête ? Je ne comprends plus rien ! "

Je suis comme bloquée dans ma tête, hallucinant même ma sœur squattant un étage de mon esprit. Ca craint des masses, surtout connaissant son caractère, je vais pas m'en sortir aussi indemne que pure et chaste. Iris ? C'est elle qui maitrise le controle mental non ? Et si elle m'avais choppé ma tête pour faire je ne sais quoi ? Je balise un max maintenant et le pire, c'est que je ne sais pas le démontrer autrement que par la pensée !
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Iris Balwin
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Sam 30 Aoû - 12:13


En quelques seconde, me voilà encore une fois dans un corps étranger. Un douloureux mais familier sentiment d'intrusion, de viol et d'autres choses pas très joyeuses s'emparent de mon cœur.

La situation est critique, mais elle aurait pu être bien plus catastrophique. Plus exactement, elle pourrait bien
devenir plus catastrophique. A l'instant, je suis déchirée par trois pensées. D'abord, j'ai peur de me laisser embourber dans mes raisonnements foireux, de déclencher ainsi le pouvoir assez dangereux de ma colocataire de passage et de me tuer. Mais je sais bien que si je reste là plus longtemps, perdue et paralysée, je ne fais qu'augmenter les chances de déclencher ce maudis pouvoir. Et puis, pour finir, la vue de mon corps affalé sur le grava et inconscient provoque en moi une sensation étrange, à la fois fascinante et repoussante. A part en vidéos et en photos, ou bien grâce à un miroir, vous ne vous êtes jamais réellement vu, et encore moins dans cet état. Je n'arrive pas à détourner les yeux. Je n'arrive pas à bouger.

Là vous me direz : prend ton courage à deux mains, extirpe toi d'Elle et rentre au chaud chez toi, alias dans ton magnifique corps de blondasse russe, et fiche nous la paix. Et comme d'habitude, vous auriez raison. Sauf que là, je ne m'autorise pas à penser. Même pas ça. En réalité, ça ne me traverse même pas l'esprit. A la place, tout ce que je trouve à faire, c'est de parler. Instinctivement, moi qui me tais toujours, la seule chose qui me vient à l'esprit, c'est d'ouvrir la bouche et de dire quelque chose, n'importe quoi. Et après tout, peut-être qu'avec ça, je comprendrais ce qu'il faut faire ?


-Fais chier !

Mon éloquence étant très connue, ce sont les seuls mots que je parviens à faire sortir. Et c'est d'une voix peu familière qu'ils sont prononcés. Plus aigüe que la mienne, appartenant certainement à une femme assez jeune. Puis je me rend soudain compte que je suis dans Colleen, que j'avais failli oublier. Dans mon égoïsme paranoïaque, je ne m'étais presque plus rendue compte qu'elle attendait là, quelque part où moi-même je n'étais pas. Parce que j'ai bel et bien pris sa place. Que ressent-elle, elle, réellement ? Ce qui est sur, c'est qu'elle attend sagement depuis tout ce temps, qui ma parut des heures plutôt que des secondes. Elle attend sagement parce qu'elle en était obligée. Et c'est à ce moment que je me rend compte qu'il faut partir. Je n'ai pas ma place ici, ce n'est pas moi, je suis intruse. Me traverse alors brièvement l'esprit qu'après ça, la jeune brune risque de m'en vouloir et, peut-être par inadvertance, déclencher une fois de plus sa mutation. Mais je n'ai pas encore le temps d'approfondir cette pensée que je saute déjà. Je traverse à toute vitesse sa gorge et passe par ses lèvres, mais elle ne le sent pas : je suis maintenant absolument immatérielle, et l'air me traverse sans s'en rendre compte, mais tout ceci ne dure qu'une fraction de seconde, et pendant cette durée chétive je me sens libérée, paradoxalement en paix et...

Et retour à la réalité, malheureusement. Un mal de crâne atroce me prend encore plus violemment que tout à l'heure. Pourtant, avec une maîtrise dont je ne m'étais même pas doutée, j'arrive à tout garder dans mon estomac. J'ouvre les yeux dans la seconde qui suit et me met sur mon séant. Posant un regard inquiet sur Colleen, je lance directement :

-Je suis désolée. Je contrôle mal mon pouvoir, et...

Je lui lançais un regard confus. C'était gênant de penser que j'avais été dans son corps, ne serait-ce que quelques secondes. Préférant parler plutôt qu'un silence embarrassant ne s'installe, je continuai :

-Je crois que j'ai réussi. J'en suis pratiquement sûre.

Malheureusement je ne peux pas l'affirmer. Je ne me souviens plus de rien. Mais malgré ça, j'en ai la profonde conviction. Je le pressens, je le sais. Une fois de plus, j'espère qu'elle me croira. Avec ce pouvoir, il faudrait être télépathe pour que quiconque le croit réellement.

En tous cas, j'ai fais ce que j'ai pu. Je suis exténuée, j'ai le cœur retourné, et tout ce que j'aimerais maintenant, c'est rentrer saine et sauve chez moi. Plus jamais je n'essaierais de jouer les héros . Plus jamais.

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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Le calme des ruelles sombres ( pv Iris )   Mar 9 Sep - 8:31

Rien n'y fait, mes gestes me sont devenus comme étranger à ma volonté. Je veux bouger, me lever, courir, exploser même mais tout ce qui en ressort de mes désirs de mouvement ne sont qu'aphasie et paralysie. J'arrive tout de même à articuler un  "Fais chier" sortie de nul part. Je suis perdue, je commence à halluciner grave, ma sœur dans ma tête, une mutante capable de prendre le contrôle des corps et mon incapacité à tirer la situation au clair maintenant je sais ce qu'il se passe...

Rien de tout cela n'est réel ! C'est impossible ! Une bonne grosse illusion comme cela m'arrivait tout le temps à l’hôpital psychiatrique ! C'est ça, j'ai du me shooter et me retrouve en mode very bad trip, imaginant vivre je ne sais quoi alors qu'en réalité je suis juste défoncée dans le divan de la caravane. Bon, cette fois je ne vois ni morts, ni monstres, je me prenais juste pour une héroïne ! Et maintenant c'est comme-ci je planais dans mon corps, totalement perdue et désorientée. Changer de dealer n'était peut-être pas la meilleure chose à faire, ni me détruire de nouveau dans ce genre de substance néfaste mais elles sont efficaces dans le fait que j'ai de plus en plus envie d'exploser pour évacuer la pression et que rien n'y fait, je suis normale. Je n'écoute même plus la petite voix de ma sœur continuant sur un long monologue sur le fait que je me met moi-même toujours dans le pétrin et que si je continue ainsi, dans la ville des héros, je finirais bien vite par me retrouver dans une prison spéciale abominations génétiques et qu'ils vont bien vite se remettre à triturer mon cerveau et expérimenter mes dons comme un vulgaire rat de laboratoire.

C'est à ce moment que les vertiges me reviennent. Le nord, le sud, tous se mélange embrumant un peu plus encore mon esprit. La conscience me revient aussi peu à peu, d'abord en contrôlant de nouveau mes doigts, s'enfonçant par réflexe dans les bras d'Iris que j'agrippais. Puis les sensations me reviennent. Une migraine naissante, le froid de la nuit, mes muscles tétanisés sous le poids du corps de la jeune russe et... Cette faim, non pas que je sois affamée non, plutôt cette soif d'user de mon pouvoir comme lorsqu'il est sur le point d'exploser en moi ! Cette fois c'est sur, je suis bien de retour. Et mes emmerdes aussi !

D'instinct, j'enclencherais mes pouvoirs directement sans réfléchir aux conséquences de mes actes. Seulement je reprends le fil de mes pensées, je regroupe les événements de la soirée et exploser serait bien la dernière chose à faire. Iris vient à peine de nous tirer du pétrin dans lequel je me suis mise en jouant les justicières. Recommencer à nous faire remarquer serait un comble. Devant ses excuses pour son mauvais contrôle, je ne peux que sourire gênée, que dire d'autres, j'en suis en sueur de me retenir, presque en nage et tremblotante comme prise de petits spasmes que j’essaie de contrôler.

" J'espère que tu as raison, j'ai assez d'ennuis que pour en ajouter d'autres alors que j'essayais pour une fois de bien faire... Heureusement que je suis tombée sur toi, tu assures ! "

Je ne sais que lui dire par contre pour son intrusion dans ma tête. Car j'imagine maintenant que cela s'est réellement passé. Quel genre de truc elle à pu voir en moi, j'ignore le fonctionnement de son contrôle mental, surtout qu'elle ne le maîtrise pas totalement. D'ailleurs, je ne suis même pas vraiment sûre de ce qu'il s'est réellement passé en moi, je n'ai pas vraiment sentie la conscience d'Iris mais plutôt la présence de ma sœur. Peut-être une façon instinctive de me rassurer que de l'imaginer à mes côtés sur le moment.

Quoiqu'il en soit, je me redresse et m'éloigne un peu de la jeune mutante, non pas qu'elle me fasse peur ou que je suis ingrate, mais j'ignore encore les réactions de mon corps. Me rapprochant du rebords, je vois en contre-bas, la voiture de police s'éloigner de la ruelle pour disparaitre à la jonction de l'avenue. Un autre problème en moins.

" Je t'envie presque de mal contrôler ton pouvoir, pour ma part il est totalement imprévisible par moment. Je le sens qui me ronge de l'intérieur ne demandant qu'à s'exprimer. C'est presque dangereux de m'approcher, je m'excuse. Je me sens bête mais j'ai failli plusieurs fois exploser ton corps pendant que tu étais en bas entrain de nous sauver la mise...

Je détourne un peu le regard, sentant des larmes se mêler un peu à mon énervement. Cela devient une habitude de manquer d'exploser toute personne souhaitant m'aider. Je vais devoir de nouveau m'éloigner si je ne veux pas causer plus de dégâts que cela.
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