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 Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Dim 16 Fév - 9:55

La grande nouvelle de cette soirée était qu’ENFIN je possédais un moyen de ne pas perdre à défaut de gagner lors de nos séances d’échauffements ! Les Jeux de Hasard ! C’était dit, dès demain je ferais une recherche pour commander tout ce qui avait rapport avec ce type de jeux, je mentirais si j’avouais que l’idée ne m’était pas passé par la tête à la genèse de l’instauration de nos pratiques mais j’avais opté pour l’aspect «  égalité et technique » des jeux en oubliant complètement qu’avec elle, l’égalité je pouvais me la carrer bien profond et que la technique, elle maitrisait 5 fois plus que la moyenne. Et après….bah…habituée à perdre, ça m’était sorti de la tête ! Mais Rachel à bien raison, merde ! Marre de l’oppression de la Supériorité des Gènes ! Il est temps de (re)mettre la fougère dans son pot ! Donc demain, double achat sur eBay…des jeux de hasard et une nouvelle tenue pour la circonstance ( mais ça c’est une surprise même si mon choix est déjà arrêté)

En attendant, je perds encore à la Bonne Poire, vu que tout ce que je gagne part dans des taxes et impôts divers (est-ce prémonitoire ? T__T), je perds au Monopoly ( j’avais que 4 gares et les rues de merde, mauvais choix stratégiques, je suis sûre que ces achats suivaient une logique, en fait, surement calculée sur les probabilités de chiffres sur les jets de dés).

Je fais une pause pipi et brossage de quenottes vers 4 h du mat pour revenir en tenue de dodo : T Shirt Lovey Castor et en string avouant perfidement au passage  que ça pourrait troubler la concentration d’une des deux belligérantes, nous attaquons Destin, mais je n’y comprends pas grand-chose, trouvant le concept débile et ultra capitaliste, un jeu à la Frost pire que Monopoly. Je termine, retraitée ridées recluse dans un trou à rat de deux pièces au Missouri avec une rente de retraite de 35 $ par mois ( -_________________-) soit exactement ce que j’ai raqué  au Mc Do, ce dont je ne prive pas d’en faire la remarque perfide et acide !

- Bahhh Malheureuse au jeu, heureuse en amour comme on dit !

Bordel, je dois être hyper méga heureuse pour le coup. J’essaye même pile ou face, et je perds 22 fois de suite, écœurée, prostrée en boule sur mon pouf, je m’essaye à la bouderie pour les attendrir et me laisser gagner un truc, j’sais pas…juste un truc quoi ! Elles semblent discuter stratégie entre elles pour une deuxième partie de Monopoly, m’en fout !! A deux contre une c’est que de la triche ! Ecraser une pauvre petite irlandaise poisseuse et fauchée, c’est trop injuste ! L’idée de vengeance au Jeu de Boisson émerge dans mon esprit bougon  mais si je suis certaine de rétamée Rachelou, Amy va encore faire sa crâneuse…pfff monde de merde. Je finis par baver et respirant bruyamment. Après je ne me souviens plus trop.

Je sens qu’on me soulève et instinctivement j’accroche mes bras autour de son cou en gémissant un truc du genre « gnnnann..j’dors pas..café..et..gnnnbll ». Matelas moelleux, me manque la chaleur de ses ailes mais une couette c’est bien aussi, je sombre en râlant que j’aurais ma revanche, j’ignore si c’était juste une pensée ou si j’ai vraiment dit ça, on verra demain.

……………………………………………………


C’est familier mais je ne peux rien y changer.
C’est toujours les mêmes ombres et des visages que je n’arrive pas à oublier, je ne sais plus leurs noms, j’aimerai sincèrement m’en souvenir mais ce qu’il m’est donné de voir ici, c’est cet infime moment dans l’éclat de leurs yeux, ce moment éphémère quand ils savent qu’ils vont mourir et que quelque chose met fin à la mécanique, parfois c’est de l’incompréhension, parfois c’est autre chose, quelque chose d’infiniment plus douloureux. J’y fais face comme toujours, pataugeant jusqu’aux cuisses dans une mer de sang montante. Je sais comment cela se termine, comme toujours, c’est mon jugement. Je vais m’y noyer sous leurs regards satisfaits, ils veulent et réclament la vengeance, et ils l’obtiennent à chaque fois. Je ne veux pas me défendre, je ne me reconnais plus, j’ai baissé les bras. Il suffirait que je le veule mais je ne peux pas. J’accepte. J’accepte parce que c’est ainsi que ça doit se terminer. Le sang va s’infiltrer dans mes narines puis remplir mes poumons, mon corps va se battre pour survivre, mais va mourir d’asphyxie. Une mort terrible et plus lente qu’on peut le croire. Avez-vous déjà étranglé quelqu’un en le regardant suffoquer ? Moi oui. Cette seule fois, j’y ai pris du plaisir parce qu’il le méritait, c’était un monstre comme moi, il venait de tuer une fillette et m’avait défigurée, au moins y avait-il participé. Je n’en ai pas perdu une seconde ce jour-là, mon regard rivé aux yeux du mourant, extirpant, arrachant chaque parcelle de vie pour la fouler du pied. C’est le meurtre le plus violent que j’ai pu commettre, le plus bestial aussi…J’aurais voulu aller plus loin, déchirer ses membres, le dévorer vivant. Si c’était possible, je l‘aurais fait parce que rien ne pouvait entraver cette soif de meurtre, de destruction, d’anéantissement. C’est le souvenir le plus sombre qu’il m’est permis d’extorquer à ma mémoire. C’est là où j’ai touché du doigt la complexité de ce qu’un être humain peut être entre l’amplitude de l’infinie bonté et de l’absolue monstruosité. Je peux être cette chose, je le sais et ça me terrifie.
Mais quelque chose d’inattendue arrive, quelque chose qui n’arrive jamais. Le décor change, la mer se retire et les voix se taisent. Un paysage inédit et les bourrasques violentes agitant mes cheveux. L’air chargée d’iode ne me trompe pas, je sais où je suis. Les landes vallonnées à perte de vue sous un ciel lourd et gris, le bruit du ressac que le vent trimbale. Un paysage crépusculaire et agonisant, ça ne vient pas de mon esprit même si c’est bien là les terres d’Irlande. C’est autre chose.  J’aimerai sortir de là, c’est une intrusion, j’en suis certaine. Je crois que je m’agite dans mon sommeil. Mais je ne peux pas m’empêcher d’avancer dans la nature vers ce qui semble être une cabane d’un autre temps.

Une sorte d’ellipse, je ne saurais dire.

Je suis devant elle et je la regarde, elle semble s’être éveillée, elle m’est familière mais j’ignore pourquoi et je ressens une sorte de profonde bienveillance pour elle, comme si depuis toujours nous nous connaissions, elle ne bouge pas les lèvres et je sais déjà qui elle est. Ce n’est pas de la télépathie, c’est autre chose. Aidlinn. C’est son nom, c’est elle qui est venue à moi pour me prévenir. Mais…me prévenir de quoi ?

Aidlinn Oldfield, Don : Voyageuse des rêves.


- Il va venir, personne ne peut empêcher ce moment. Il faut te tenir prête, Kathaleen. Il ne faudra pas l’écouter, il va se servir de mon don pour..et… Il est là !

Son regard affolé se tourne vers la porte de la frêle habitation et je ressens une présence d’une noirceur qui me glace la peau et me noue les entrailles. Il y a quelque chose ici, quelque chose de terriblement puissant. Ça nous veut du mal, ça nous connait si bien, c’est presque intime. Je vois son ombre, j’entends ses pas, je veux la protéger mais c’est la terreur qui s’empare de moi, une terreur partagée, inédite comme primale, une terreur comme un héritage. Cette chose est venue pour moi, je le sens dans chaque atome de mon être et je ne peux rien y faire, mon pouvoir ne fonctionne pas.

Je me tourne impuissante vers Aidlinn qui se fend d’un dernier sourire, après ce qui me semblait être une absence étrange, comme une transe. Mais ce sourire, mon dieu qu’est-ce qu’il me ressemble.

- Kathaleen, tu y mettras fin. Maighread vient de me le dire. Courage ma sœur.

L’ombre gagne recouvrant tout. J’aimerai l’aider, j’hurle son prénom en tendant ma main vers elle, je sais que je ne le peux pas  comme je comprends que tout ceci est déjà arrivé, qu’il ne s’agit là que de l’écho surnaturel de quelque chose qui pour l’instant me dépasse complètement.
Je m’éveille en hurlant, le souvenir s’enfuyant trop rapidement de mon esprit alors que de toutes mes forces j’essaye d’en conserver des bribes. Je suis confuse et paniquée, toujours terrorisée et tremblante parce que je viens de vivre et l’impuissance qui m’a frappé.

- Quelque…quelque chose dans mon rêve…il y avait…quelque chose…Par Le Sang du Christ….Il …je…je n’arrive pas à me souvenir…

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Dim 16 Fév - 23:53

A-t-on rêvées ? Je l’ignore. En a-t-on eu le temps ? Peut-être, ou peut-être pas, je m’en fous. Je m’en fous car lorsque je reviens à la conscience, c’est au son de la voix de mon aimée, dans un hurlement de terreur. Je sais comment réagir, dans ces cas-là, cela me vient presque par réflexe, désormais, et avant même qu’elle n’ait le temps de regarder autour d’elle, paniquée, je suis contre elle. Mais cette fois, ce n’est nullement moi qui suis aux commandes, et la réaction est bien différente : le cri entraine une réaction de défense, d’esquive, non de soutien, et je me retrouve au sol, mains à plat et visage tourné vers l’origine du bruit, les muscles tendus comme si j’allais me battre. Mon cœur s’accélère, et dans ma tête, je vois la « carte tactique » de Rachel, car c’est ainsi qu’elle utilise désormais ses sens psychiques, lui permettre d’élaborer simultanément une stratégie d’attaque comme une stratégie de fuite.

J’hurle à mon tour, et en moins d’une seconde, elle comprend ce qui se passe ; il n’y a pas de danger pour elle, il n’y a que la hantise du passé de celle que j’aime. Et que, ce soir, nous allons devoir le faire à deux, nous allons marcher sur le fil de la fragilité de cette personne qui nous est chère, avec malheureusement, les maigres subtilités de Rachel. Mais j’ai confiance, parce que nous agirons selon deux cœurs, et pourront nous concerter.

- Quelque… quelque chose dans mon rêve… il y avait… quelque chose… Par Le Sang du Christ… Il… je… je n’arrive pas à me souvenir…

Les choses défilent à une vitesse extrême alors que l’esprit de Rachel passe en mode combat, et s’en devient rapidement douloureux pour moi, car mon esprit n’est pas apte à appréhender ainsi le monde qui nous entour; j’ai l’impression de me distendre et d’être déchirée dans tout les sens. Ses sens psychiques s’étendent toujours plus loin à la recherche de la « chose », me faisant prendre la mesure de mon insignifiance alors que des dimensions que je ne peux voir se matérialise dans ma tête, et que même ce monde familier se dévoile sous un nouveau jour. Rachel réagit à l’instinct, elle endosse la peau de la bête avec une seule obsession : éliminer la menace. Mais elle ne fait pas cela comme de norme, ma vitesse de pensée lui donne la marge de manœuvre nécessaire à se contrôler, et c’est pour cela qu’elle ne quitte pas mon corps, ne m’épargnant pas la douleur de sa puissance car elle sait que je survivrai, et que je suis prête à souffrir pour qu’elle protège Caitlyn. Alors je souffre.  Mais dans cette souffrance, j’en découvre une autre.

Qu’importe les enfers qu’elle aura à traverser, elle protégera ceux qu’elle aime, qu’importe les atrocités qu’elle aura à confronter ou à accomplir, elle nous sauvera, ou à défaut, nous vengera. Et cela me terrifie à égal mesure ; comment n’ai-je put le voir ? Elle est la belle et la bête, oui, mais elle ne cède pas la place à la bête, elle la devient. Il ne s’agit pas de ne pas maitriser ses instincts, il ne s’agit pas d’être submergée, il s’agit de s’y donner corps et âme au besoin. Retourner les armes de l’ennemi contre lui. Elle est toujours le Warhound. Les choses ont changé, mais Rachel fonctionne toujours comme le Warhound : elle est mue par la peur, non-plus celle de souffrir mais celle de perdre ceux qu’elle aime, et de cette souffrance qu’on pourrait nous infligé née une colère incroyable, son autre moteur ; si elle ne peut nous sauver, elle nous vengera, mais même si elle peut nous sauver, elle massacrera ceux qui ont voulut nous faire du mal. Elle n’est ni juge, ni jurée ni bourreau, non, c’est bien pire : c’est une tueuse. C’est une tueuse en série, et le profil de ses victimes est d’être une menace à ceux qu’elle aime ; les pulsions sont bien là, les motivations aussi, tandis que le rituel, c’est la chasse, une traque de sa proie et un carnage enragé et mutilant lorsqu’elle parvient enfin à la coincer ; c’est à ce point. Et cela me terrifie. Non seulement parce que je n’ai pas sut le voir, mais aussi parce que je crains que si je tente de faire quelque chose, je ne risque moi-même de devenir une menace.

Culpabiliserait-elle de me tuer ? Oui. Mais cela ne l’arrêterait pas dans l’acte. Cela ne l’a jamais arrêté. Elle agit dans l’instant, sur l’instant, pour l’instant, il n’est ni futur ni passé, juste une succession de présents, une ligne continue de présent, et la nécessité de l’acte dans l’instant. Elle survit, avant tout, elle agit comme un animal, car elle a été dressée pour cela, car elle a été détruite pour devenir cela et qu’elle s’est reconstruite sur cette base ; sans tout détruire à nouveau, nous ne pourrons rien y changer. Et à quoi bon cultiver sa bonne partie, si c’est volontairement qu’elle lâche la mauvaise ?

*Parce qu’il faut m’aimer, et qu’il faut que j’aime en retour.*

Le Phénix, une symphonie de vie et de mort, de création et de destruction, de bien et de mal ; je la contemple dans tout ce qu’elle a de pire, et comme s’il s’agissait là d’un miroir, je vois ce qu’il y a de meilleur également. J’y vois l’acceptation d’une damnation dans l’espoir que d’autres n’aient pas à voir ou faire ce qu’elle fera, j’y vois la crainte d’être rejetée mais son acceptation car son but n’est pas de vivre heureuse avec nous, mais que nous vivions heureux, avec ou sans elle. J’y vois une humanité qui n’a d’égale que son inhumanité, et je crois que je touche du doigt l’essence même de Dieu.

- Aucune trace de la chose dans les environs.

Combien de secondes avant que je ne déclare ceci, ou plutôt qu’elle ne déclare ceci à travers moi ? Je l’ignore, une dizaine peut-être, une dizaine de seconde durant laquelle, je crois que j’ai put voir jusqu’à l’espace. Je crois, car les souvenirs sont flous, ils s’effacent pour préserver ma santé mentale de ce que je n’aurai du voir et ne suis apte à comprendre.

Mon corps se relève, regardant Caitlyn, et j’en reviens à ce qui m’animait avant que tout cela ne se déroule : l’aider.

- C’était un mauvais rêve.

Oui, c’était un mauvais rêve, mais c’est pas en le déclarant bêtement qu’on l’aidera à s’en remettre !

Mon corps se fige quelques cinquièmes de seconde alors que l’on cherche à se coordonner ; la première chose, c’est le contact, mais Amiel ne peut avoir similaire contact avec Caitlyn que je n’en aurai moi, car sa position est entre la mienne et celle de Rachel, mais plus proche de la seconde.

Nous avançons rapidement sur le lit pour prendre mon aimée dans nos bras, lui plaçant délicatement la tête contre notre épaule. Il n’y aura pas d’aile, car elles englobent notre monde d’amour, et que Rachel n’y appartient pas, même si elle est dans la première sphère qui l’entour, à savoir la famille.

- C’était un mauvais rêve, et il est terminé. Tout va bien aller, maintenant. On est là et on veille sur toi.

Nous nous penchons en avant, pour la recoucher, avant de lui tirer le drap et de la reborder ; je sais être maternelle, quant je le veux, mais je suis surprise d’en trouver un écho chez Rachel. Oui, elle m’a parlé de son enfant, mais je ne l’avais jamais, disons, ressenti. Et selon elle… mais de quoi je me mêle, dis ? Les enfants c’est pas une question d’âge mais d’amour, et j’en ai à revendre ? C’est plus compliqué que cela… et… m’enfin… mais ce n’est pas ça… On peut pas se le permettre actuellement, pas avec la situation d’X-Men, et les finances… C’est pas responsable, pour son bien. Je… je sais pas quoi répondre… à part que je suis pétée de trouille.

Rachel m’allonge sur le côté, tant le mien que celui de mon aimée, pour entreprendre de lui parler, et j’avoue ne savoir où elle veut en venir.

- Désolée de ne pouvoir faire ce qu’Amy fait d’habitude, je suis consciente que c’est un moment requérant plus que la présence d’une sœur ou d’amies… je le sais car lorsque je me réveille, comme toi… et bien je me sens seule.

Le silence qui suit cette parole est amer, c’est un aveu, qui en appel à d’autres, oui, mais je ne comprends pas bien ; je suis prête à prendre le risque de me séparer de Rachel le temps de rassurer Cait’, sans la moindre hésitation, mais elle veut tenter da chance, avant, sa chance de petite sœur.

- Ce ne sont ni les regards de Jade ni les mots de Kaede qui ne parviendront jamais à me rassurer sur ce qui c’est passé, et je devrais trouver seule le sommeil, chose que je n’arrive pas toujours à faire.

Elle nous roule sur le dos, regardant le plafond même si son attention, comme la mienne, est fixée sur Caitlyn, juste à coté.

- Oui, je suis capable de dormir douze heures d’affilées, mais en général, c’est plutôt deux fois six, voir trois fois quatre. Je ne me réveille pas souvent en hurlant, mais je me réveille bien plus souvent qu’on le croit ; des fois, il suffit de se retourner pour ce rendormir, d’autres, c’est impossible.

Elle tourne mon visage vers toi, et nous te regardons, dans les yeux, alors que je prends conscience qu’elle en a changée la couleur, pour son vert à elle.

- Nous n’en avons jamais parlé avant, pourtant, c’être un autre de nos points communs, et c’est l’une des choses qui fait que j’arrive à me redormir : je sais qu’il ne m’arrivera rien, car tu seras là si j’ai besoin. Et moi aussi, je serais là si tu as besoin ; cela n’est pas comme ce que te fait Amy ou ce que m’a fait Franklin, non, mais c’est là quant même.

Mon cou s’arque et mes lèvres vont déposer un baiser sur son front, ce baiser de bénédiction protecteur comme elle nous l’a apprit.

- Nous veillons d’un peu plus loin l’une sur l’autre, mais nous veillons quant même. Laisse-moi veiller sur toi cette fois, et rendors-toi sans crainte, ma grande sœur.

Mes yeux redeviennent miens dès qu’elle a fini de parler, et je crois que je n’aurais pas à le faire moi ; c’est différent, moins physique mais non-moins intimiste, et même si ses phrases sont plus courtes, Rachel sait s’exprimer avec le cœur. Exprimes le mien, s’il te plait, avant qu’elle ne s’endorme.

- On t’aime, de deux façons différentes, mais on t’aime, Cait’.

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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Dim 16 Fév - 23:55

Les sens ne disparaissaient pas, lors du sommeil, et plus que les sens humains, c’était sur ses sens psychiques que Rachel se reposait pour garantir sa sécurité lors de ses périodes d’inconscience. Et ceux-ci commencèrent à la démanger alors que Caitlyn s’agitait, non loin d’elle. Cependant, si cela la conduisit au bord de la conscience, ses muscles se tendant en préparation des réflexes, elle ne se réveilla qu’au hurlement, et par reflexe, se projeta à couvert par télékinésie ; le couvert suscité n’étant ni plus ni moins que le sol en contrebas du lit, sur lequel elle atterrit le visage à quelques centimètres seulement, arrêtée par ses mains. Ce n’étaient ni ses mains, ni son corps d’ailleurs, mais les pensées comme le cerveau étrangers la renseignèrent tout de suite sur ce qu’elle faisait là, et elle put se concentrer sur ce qui se passait réellement.

L’agression venait de l’autre personne dans la pièce, tandis qu’il y avait deux moyens de s’échapper, la porte et la fenêtre, tandis que d’une projection, elle pouvait être sur l’autre, cependant, avant qu’elle ne put se décider, l’autre schéma de pensée lui indiqua ce qu’il se passait ; les cauchemars, et plus précisément, ceux de Caitlyn. Et la volonté d’Amy était la substitution d’Amiel à son rôle de guide, pour cette soirée ; très bien.

- Quelque… quelque chose dans mon rêve… il y avait… – fait anormal pour juste un rêve de hantise, mais cohérent avec les tentatives de possessions d’une télépathe ou d’une entité télépathique, ayant potentiellement cherché à comprendre ce qui se passait – quelque chose… Par Le Sang du Christ… Il… je… je n’arrive pas à me souvenir…

La chasse commençait, et Rachel déploya ses perceptions psychiques dans la traque de la trace psychique de ce qui avait agressé Caitlyn, la visualisation mentale atteignant rapidement le kilomètre physique pour continuer à traquer ses équivalences dans l’astrale, grimpant les plans également. Amy en souffrait, son esprit incapable de percevoir le monde ainsi, mais le Phénix ne ralentit pas la cadence, d’autant que le traitement des données amélioré du cerveau qu’elle occupait actuellement lui permettrait de largement outrepasser ses limites habituelles ; pour la sécurité de Caitlyn, Amy allait bien accepter de souffrir un peu ? Bien.

Les choses étaient différentes par rapport à l’habitude, le Phénix n’ayant plus à réagir à l’entièreté de son instinct mais ayant le temps de le faire avec sa pensée, et l’intelligence de son hôte, chose qui aurait put la perturber si elle y avait réellement prit attention, mais le fit pour l’italienne, qui recommença à l’analyser, par fuite de ce qu’elle ne pouvait appréhender surement. Oui, Rachel était prête à tout, réellement à tout, pour protéger ceux qu’elle aimait, pour ne pas avoir à les perdre comme c’était déjà tant arrivé, et si cela arrivait à nouveau, alors elle vengerait. Verser le sang ou la tentative de verser le sang de ceux à qui elle tenait était passible de mort, c’était la son décret absolu, et elle appliquait elle-même les peines. Elle le décidait, pas par faiblesse, mais par choix. Elle redevenait ce qu’elle avait été pour parvenir à cela, parce que c’était ainsi qu’elle fonctionnait, et elle ne voulait pas le faire autrement : retourner les armes de l’ennemi contre lui, c’était sa vie, c’était son excellence. Toujours mue par la peur, toujours poussée par la colère, oui, c’était ainsi, simplement, elle n'avait jamais eut l’occasion d’y prêter attention, tout allant trop vite à l’habitude. Et oui, elle tuerait et mutilerait, car c’était ce qu’elle faisait de mieux, car c’était là sa vocation, ce pourquoi elle avait été dressée, ce pourquoi elle était imbattable ; la plus forte, la plus violente, la meilleure ; et comme tout le monde, elle aimait cette sensation de réussite, ce pouvoir qui en découlait, elle aimait la chasse et la mise à mort car plus qu’avoir été éduquée pour le faire, elle y excellait. Cela faisait d’elle une tueuse en série ? Alors soit. Déclarer cela ne changerait rien. Pas plus qu’avoir conscience qu’elle était folle, car l’on n’avait pas à s’excuser de ce que l’on était, juste à l’assumer.

Laissant la psychologue à son analyse, le Phénix poursuivit sa chasse, à la recherche de la moindre trace d’énergie psychique qui n’avait rien à faire là, qui témoignerait du passage de la chose dans l’esprit de Caitlyn, mais elle n’en trouvait aucune pour l’instant, et les questions de son hôte devinrent rapidement blessante : à quoi bon cultiver sa bonne partie, son humanité, si c’était cette dernière qui se transformait en monstre, par choix ?

*Parce qu’il faut m’aimer, et qu’il faut que j’aime en retour.*

Une pensée, une simple pensée témoignant d’une phrase que lui avait dite Caitlyn, et à laquelle elle avait trouvée réponse. Si elle n’avait pas son humanité, si cette dernière était meurtrie, comment pouvait-elle exister en-dehors du monstre ? Elle acceptait qu’on l’abandonne face à la vérité sur elle, comme semblait le faire Sanzo, car comme il le lui avait dit une fois, elle ne se battait pas pour son bonheur, mais pour celui de ceux qu’elle aimait. Oui, elle était une étrangère, elle était le Phénix, elle était une folle et une tueuse, mais elle était elle, et dans ce elle était cet espoir de réussir à donner aux autres ce monde meilleur qu’ils désiraient tous tant, alors même qu’elle n’avait pas l’espoir d’y avoir une place, et qu’elle ignorait si elle en voulait une. Mais cela n’importait pas pour l’instant.

- Aucune trace de la chose dans les environs.

Déclaration froide et professionnelle, sans appel, alors que ses sens psychiques se repliaient jusqu’à la norme, et qu’elle entreprenait de les relever, se faisant vite apostropher pour aller aider Caitlyn.

- C’était un mauvais rêve, ajouta-t-elle avec un plus de douceur dans la voix, pour rassurer plus que pour informer cette fois ; mais cela ne suffisait pas, elle le vit bien, il était inutile de lui gueuler dans le crâne !

Ecoutant Amy lui faire la liste des choses à faire, choses qui seraient venues naturellement mais peut-être un peu plus brutalement, le Phénix obtempéra et elles s’en allèrent à l’encontre de la rousse, se positionnant à son côté pour la prendre dans leurs bras, et lui placer la tête dans le creux de l’épaule.

- C’était un mauvais rêve, et il est terminé. Tout va bien aller, maintenant. On est là et on veille sur toi.

Après quelques instants, elles la recouchèrent, la bordèrent à nouveau, avec un sourire et des gestes calmes et bienveillants, maternels. Oui, traiter une personne, aimer une personne, comme un enfant, est plus facile dans ces moments là, et leur venait aussi naturellement tant à l’une qu’à l’autre. Et oui, Rachel avait déjà été prête à être mère ; ce n’était pas une question d’âge mais d’amour, du développement d’une nouvelle forme d’amour pour un nouvel être, et vu comment Amy aimait à materner Caitlyn, elle était prête à avoir un enfant, à aimer un enfant. Après tout, elle en avait à revendre. Ce n’était plus compliqué que si elle cherchait à se compliquer, car il n’y avait pas sentiment plus simple que l’amour ; se passant de causes et d’explications, il était là, point. Il n’y avait pas à se demander comment l’avoir ou si on l’aurait, simplement à attendre qu’il se développe. Non, bien sur, on ne pouvait être sur qu’il se développerait, mais pourquoi ne le ferait-il pas ? Oui, cela changerait beaucoup de choses, mais cela les changeraient en bien.

Laissant Amy partir dans des considérations matérielles fautes d’autres, Rachel ferma la discussion sur une simple pensée : les enfants découvraient le monde, et aimaient ceux qui les aimaient, quelques soient les circonstances ; ils n’avaient pas d’éléments de comparaison et prenaient les choses comme elles venaient. Même si l’on ne pouvait leur offrir le meilleur, on leur offrait l’essentiel. Et l’on avait peur de cela parce que c’était l’inconnu, rien de plus.

Les allongeant sur le flanc, mais restant sur le drap, Rachel reprit la parole.

- Désolée de ne pouvoir faire ce qu’Amy fait d’habitude, je suis consciente que c’est un moment requérant plus que la présence d’une sœur… je le sais car lorsque je me réveille, comme toi… et bien je me sens seule.

Un silence, non pour chercher ses mots, mais pour s’ouvrir plus avant encore, chose qui rend perplexe l’italienne qui préférerait tenter sa chance seule, mais laissait la télépathe faire la sienne.

- Ce ne sont ni les regards de Jade ni les mots de Kaede qui ne parviendront jamais à me rassurer sur ce qui c’est passé, et je devrais trouver seule le sommeil, chose que je n’arrive pas toujours à faire.

Elles tombent sur le dos, visage droit, en un parallélisme assez impressionnant, un mouvement de recul à défaut de pouvoir s’approcher plus avant, quant bien même Rachel n’aurait pas hésité avec son propre corps.

- Oui, je suis capable de dormir douze heures d’affilées, mais en général, c’est plutôt deux fois six, voir trois fois quatre. Je ne me réveille pas souvent en hurlant, mais je me réveille bien plus souvent qu’on le croit ; des fois, il suffit de se retourner pour ce rendormir, d’autres, c’est impossible.

Le Phénix tourna le visage de l’italienne, mais pour, malgré la proximité, insister sur qui parlait, elle en changea la couleur des yeux, passant du bleu altéré à son vert naturel, pour quelques instants seulement.

- Nous n’en avons jamais parlé avant, pourtant, c’être un autre de nos points communs, et c’est l’une des choses qui fait que j’arrive à me redormir : je sais qu’il ne m’arrivera rien, car tu seras là si j’ai besoin. Et moi aussi, je serais là si tu as besoin ; cela n’est pas comme ce que te fait Amy ou ce que m’a fait Franklin, non, mais c’est là quant même.

Un baiser, sur le front, une bénédiction et une protection, un signe d’amour différent que le romantique, mais accessible à toute personne assez proche du cœur.

- Nous veillons d’un peu plus loin l’une sur l’autre, mais nous veillons quant même. Laisse-moi veiller sur toi directement, pour cette fois, et rendors-toi sans crainte, ma grande sœur.

Les modifications disparurent alors que l’aveu se terminait, et laissant l’italienne faire ses conclusions, Rachel témoigna pour elles deux.

- On t’aime, de deux façons différentes, mais on t’aime, Cait’.

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Mar 18 Fév - 21:22


- On t’aime, de deux façons différentes, mais on t’aime, Cait’.

Le rituel du retour n’est pas le même certes, est-ce pour autant que je me sens moins protégée ? Moins rassurée ? Amiel sait trouver des gestes qui se conjuguent en duo, des silences qui me permettent de revenir reprendre mes positions fermement encrées sur cette réalité. Tout cela était inédit, la terreur n’est pas allée jusqu’au sacrifice quelque chose est venu l’interrompre. L’acte de contrition n’a pas eu lieu, les cieux vengeurs n’ont pas eu le spectacle de l’agonie du Monstre. Je le sais, je le sens en mes chairs.  Ce qui a suivi avait son importance mais le message s’en est allé, soufflé par le vent du souvenir, il reviendra si il est pertinent et s’il ne l’est que trop nous y feront face comme à chaque fois, debout en proue du navire de notre destinée.

Je me laisse faire jusqu’à ce que la décontraction musculaire opère et me décrispe, permettant au corps de se retrouver là où l’esprit balbutie encore et il est grand temps que je finalise mon rituel comme à chaque fois, rabattant d’un geste vif et sur la couette pour me relever sans aucune hésitation. Je contourne la couche cherchant d’un regard trainant la forme de son corps dans la pénombre, forme habituellement dénudée à qui j’offre alors la mienne en retour de faveur mais nous ne sommes pas la médaille à double face cette fois ci, ce soir nous reposons en un fabuleux écrin protecteur à qui l’on ne doit pas imposer notre intimité trop crument même à la faveur des ombres trainantes d’une aube en devenir. Amy sait très bien où je vais, je plonge les racines d’une habitude pour rationnaliser ces terreurs. Elles prennent mon temps et je ne leur en cède pas d’avantage, pour rien au monde puisque ce temps est notre : celui du présent et de l’avenir, le passé restant gravé dans un marbre froid mais bavard. Le verre d’eau que je me sers, même si mon gosier n’est pas sec, ni ma bouche pâteuse, même s’il n’y a aucune soif à étancher ici. Je noie le rêve comme il m’a noyé, je lave mon esprit d’une absolution purificatrice puisque les Dieux savent se rendre muets mais souvent exigeants. Je suis Caitlyn Emilie Elioth-De Lauro et je suis en vie. C’est ce que tous ici peuvent attester, et ce que j’atteste ici et maintenant. Mon regard se fige un instant dans la glace de la salle de bain et je le soutiens, je ne baisse pas les yeux, j’accepte totalement l’amalgame que je suis qui a fait naitre le métal inflexible mais brulant qui luit au fond de ce regard.
Je retourne me coucher une fois ce rituel accompli mais très vite je bascule pour faire face à cette invitée intime qui m’a bercé dans la tempête.

- Je sais que vous m’aimez…au-delà de ce que je suis ou ce que j’ai pu être. Je pense qu’il y a deux types de solitude, Rachel, la solitude du cœur et celle du corps. Je ne peux pas faire grand-chose pour le corps…mais le cœur, si tu savais combien tu n’es pas seule. Je savais pour tes rêves même si nous n’en parlons pas, j’en perçois d’une manière lointaine les echos quand ils sont trop violents…Je vis le lien, Petite Sœur…Je sais quand tu vas mal, quand tu es triste, quand tu t’affoles…C’est une solitude terrible que d’être livré à ses propres démons…on sait tout cela toi et moi, on livre des batailles déjà perdues et on ne peux en détourner le regard…Amy ne peux pas m’aider sur le chemin mais elle m’attend toujours à la sortie, toujours. Regarde les liens du cœur ma sœur, regarde les et tu verras que au dehors…quand tu t’extirpes, ils sont là…invisibles quand on ne les cherche pas et puissants quand on les croit insignifiants. Alors…Regarde en moi, regarde-moi dormir et tu verras cette quiétude, tu verras ma poitrine se soulever et s’abaisser au rythme d‘une vie que tu as fait naitre et que tu protèges…Comme tu protèges Amy,  Kaede et notre nièce, comme tu protèges l’Institut. Comprends que si nous trouvons notre sommeil si paisiblement c’est parce que ton ombre veille. J’ai foi en peu de chose, Rachel, en mon amour pour Amy oui mais aussi en ta bonté profonde. Tu dis souvent qu’on doit t’aimer…mais en fait, ce n’est ni une obligation, ni un devoir…nous avons choisi de t’aimer Rachel et nous t’aimons. Alors lorsque tu sortiras de ta torture, écoute le cœur de ceux qui t’aiment battre et dis-toi bien, chère petite sœur, qu’il bat aussi pour toi et bien souvent grâce à toi. Tu ne seras jamais seule ma sœur…jamais. Nous sommes ta famille, nous t’attendons silencieusement….au dehors.

Doucement je cherche sa main pour la prendre dans la mienne et ainsi fermer paisiblement les yeux pour sombrer dans une douce léthargie. Le jour viendra, je n’ai pas peur parce que nous en ferons ce que nous en ferons, du moment qu’on le parcours ensemble, nous ne serons jamais seul, le vois-tu ? Non, nous ne nous appartenons pas vraiment même si le passé nous fait porter des semelles de plombs, nous appartenons à ces autres yeux qui nous couvent d’émotion.

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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Jeu 20 Fév - 0:49

Comme toujours, mon aimée est passive lorsque je la materne, même si ce n’est pas réellement moi qui le fait ce soir, et que l’aveu de Rachel m’est tout ce qu’il y a de plus étranger, à défaut que je lui sois réellement étrangère. Puis lorsqu’elle est de nouveau parmi nous, entièrement parmi nous, Caitlyn se lève et s’en va boire de l’eau histoire de faire passer la pilule ; ce n’est nullement un échec, c’est là la routine qui suit ces malheureux rêves. Enfin, pas réellement la routine, car je ne la suis pas du regard alors qu’elle s’en va, même si je le fais de la pensée, et si je vois son regard caresser mon corps, je sais que nous sommes infiniment plus distantes qu’à l’habitude. C’est là la différence engendrée par la présence de la Grande Rousse, par Amiel, qui réfléchit également sur ce fait, comme sur « notre fait ».

Contempler les choses, c’est avoir une position de retrait, tandis que là, elle est impliquée ; je la laisse philosopher brièvement là-dessus tout en suivant ses conclusions, même si la majeure partie de ma concentration reste orientée vers Caitlyn. Ce que l’on retiendra de ce jour ? Beaucoup de choses, même s’il est trop tôt pour savoir quoi. Enfin, je pense que j’aurai une pensée pour Rachel dès que Cait’ sortira la bataille ou un autre jeu de hasard pour nos strip-jeu de société, puisqu’après tout, ce sera de sa faute ! Si mon aimée veut un striptease, qu’elle le demande, je… hum… Oui, parfaitement Rachel, on retiendra le fait que tu m’as faite bouffer comme quatre ! C’est impressionnant le peu d’attention qu’elle peut avoir, des fois.

Cait’ revient à notre côté, trop loin pour moi et suffisamment par rapport à Amiel, et je n’ai pas à proposer l’idée que déjà Rachel me fait la border à nouveau, quant bien même elle bouge encore.

- Je sais que vous m’aimez… au-delà de ce que je suis ou ce que j’ai pu être. Je pense qu’il y a deux types de solitude, Rachel, la solitude du cœur et celle du corps.

Oui on t’aime, quoi qu’il advienne, Caitlyn. Quant à la solitude, je n’en ai des échos que par vous, et j’essaie de la combler pour toi autant que je le peux, même si pour elle, je suis mains liées aussi. Quant à débattre sur les solitudes, je m’en abstiendrai, si personne n’y voit d’inconvénients. Je me contenterai de confirmer les dires de mon aimée, car quant bien même Rachel est une « étrangère » ou le Phénix, elle n’est pas seule car nous ne la laissons pas seule.

Je sens des larmes se former aux coins de mes yeux, et même si c’est mon corps qui pleur, ce sont ses larmes à elle ; oui, le discours de Caitlyn me touche, m’émeut, mais cela n’est nullement comparable à ce que Rachel ressent, et que je reçois à cause de sa domination sur moi ; elle sait tout cela, mais elle aime l’entendre, car elle sait que c’est vrai et que c’est là un « témoignage ». Je fonctionne par promesse, elle par témoignage, mais je dois avouer qu’ils font du bien aussi. Quant au lien « de vie », au lien psychique, oui, c’est là une manifestation tangible de leur lien, que je jalouse mais que je ne voudrai pas voir détruite, et si c’est principalement parce qu’il protège Caitlyn, je suis heureuse que ce ne soit pas à sens unique. Et, quelque part, que ce ne soit pas que pour les mauvaises choses – même si je l’ai toujours en travers de la gorge le coup des échos d’orgasme !

Vous livrez des batailles déjà perdues, et vous ne pouvez les fuir, tandis que je suis maintenue à la « sortie », chose que je regrette, sincèrement. Sans doute Rachel peut-elle aller plus loin que moi, de façon ponctuelle ou pas, mais ce n’est pas son rôle, quant bien même le sentiment de faillir serait un maigre coût si cela permettait à Caitlyn de se débarrasser des cauchemars. Mais l’on ne s’en débarrassera jamais, et à jamais je serais là pour elle.

- Regarde les liens du cœur ma sœur, regarde les et tu verras que au dehors… quand tu t’extirpes, ils sont là… invisibles quand on ne les cherche pas et puissants quand on les croit insignifiants.

C’est cela que Rachel a voulut dire, mais la confirmation ainsi formulée lui fait plus que plaisir, au point qu’elle me fasse pleurer. Je pleurs rarement de bonheur, plus souvent de malheur même si j’ai tendance à tout cacher et à accumuler jusqu’à pouvoir m’effondrer, ou ne plus tenir, alors qu’elle, elle a une franchise sur son ressenti et ne se cache de rien, n’ayant aucune volonté de conserver une dignité sociale ou crainte d’être jugée par les autres ; il est tellement pire que son humanité à juger chez elle, et elle ne cache en rien cette fragilité enfantine, ce besoin d’autres qui la rend attachante, malgré ce qu’elle est et ce qu’elle peut faire.

Oui, Rachel, regardes Caitlyn dormir lorsque tu n’arrives plus à trouver le sommeil, regardes-la dormir et rappelles-toi que c’est grâce à toi qu’elle peut encore le faire, qu’elle est là. C’est toi qui l’as ramenée, c’est toi qui me l’as rendue, et je ne te remercierai jamais assez pour cela. Et c’est toi qui la protège aujourd’hui encore ; et c’est toi qui me protège aujourd’hui encore, en étant là, de la manière dont on a besoin. Tu fais la même chose pour Kaede, oui, pour Jade, oui, et le fera aussi pour l’Institut si le besoin s’en fait sentir. J’ai aussi foi en toi, ma grande, car même si tu es un monstre, tu n’es pas qu’un monstre, tu es une personne très humaine, et on tâche de t’aider à l’être et de te donner des raisons de l’être, car on t’aime.

- Tu dis souvent qu’on doit t’aimer… mais en fait, ce n’est ni une obligation, ni un devoir… nous avons choisi de t’aimer Rachel et nous t’aimons.

Que dire de plus ? Pleures, Rachel, pleures tant qu’il le faudra, je te prête mes yeux pour ce faire et je te partage un lien plus éloigné que celui de Caitlyn, mais tout aussi sincère ; hier, je t’aurai parlé d’amitié, mais je dois avouer que je commence à me demander si cela n’évolue pas vers la fraternité, chez moi aussi. Nous sommes ta famille, et nous t’attendons, lorsque tu as besoin de nous.

Alors que Caitlyn prend ma main, j’ai la surprise d’un geste d’une affection sincère et qui, s’il dépasse largement les limites qu’on s’était imposées, ne sera nullement rabroué, car ce n’est plus l’heure à cela. Je ne me colle pas ainsi, à l’habitude, mais je dois avouer que j’en profite doublement, en tant qu’Amy, qui n’aime se trouver à proximité de son aimée sans pouvoir le toucher, et en tant qu’Amiel, qui partage le point de vue et les pensées de cette petite sœur touchée au cœur et formulant un témoignage d’amour innocent. Mes yeux continuent de larmoyer, et il n’est plus un bruit jusqu’à ce que l’on s’endorme à nouveau, visage contre l’épaule de mon aimée et mes mains la serrant contre nous. Je n’arrive même pas à faire de crise de jalousie, c’est ça le pire.

***

C’est dans une normalité parfaite que mes yeux s’ouvrent à nouveau et que ma conscience se remet en route, car je suis à ma place, entièrement à ma place, même si des choses ne sont pas à la leur ; et la première à me déranger est le tissus du t-shirt qui repose entre ma joue et le sein de mon aimée, me coupant du contact comme de la vision de sa peau nue. D’un autre côté, je prends TRES vite conscience que c’est surement mieux, car la petite voix dans ma tête, et l’expression de mon visage, exprime clairement que pour Rachel, c’est vraiment pas habituel ! Qu’elle ne se plaigne pas trop non-plus, car si la jambe dessus celle de Caitlyn est aussi dans mes habitudes, plus d’une fois je me suis réveillée la main autre part que sur son ventre, parce que c’est mon torse qui y est !

Oui, je t’ai prise en flagrant délit, Rachel, mais t’as intérêt de pas aggraver ton cas en réveillant Cait’, parce que si toi cette position te gêne, moi c’est pas le cas, donc tu devras assumer seule les conséquences de nos actes. Et tu pars très mal ! Cette information sensorielle, là, c’est du touché, c’est les Ala-pulmos, elles sont sorties, et… attention ! Boum la table de nuit… bon, tu ne l’as pas renversée, c’est déjà… mais essaie pas de re-cogner dedans tri-andouille ! Les ailes agissent par deux ! T’es dans mon cerveau, tu devrais le savoir ! Comment tu peux être aussi maladroite alors que t’es en moi ?!

Hum, excuses-moi, et vois le bon côté des choses : tu as dépliées mes ailes, comme tu voulais le tester hier soir. Aucun problème, si tu as besoin de mon optimisme, je suis à ta disposition. Et avant de nous assoir sur le lit, penses à… trop tard… Quant tu as deux mètres cinquante d’ailes dans le dos, et que tu veux pivoter sur les fesses, le premier truc à faire c’est de coller lesdites ailes dans ton dos, de les replier au maximum, sinon tu embarques tout, comme tu viens de faire ; tu te débrouilles mal avec des ailes, pour un Phénix. Et c'est soit avoir deux mains gauches pour dire être maladroit, soit se lever du pieds gauche pour être de mauvaise humeur. Ah, et n’espère pas ne pas avoir réveillée Caitlyn cette fois, tu viens de lui voler tous les draps.

Oh, elle rouspète en italien maintenant ! D’habitude, je le fais pour pas qu’on me comprenne, je ne jure qu’en langue étrangère pour paraitre la plus éduquée possible, tandis qu’elle, bah d’ordinaire ça ne la gêne pas de le faire à tord et à travers. C’est drôle, je dois déteindre un peu. Enfin, Rachel ne s’arrête pas sur ce détail, et nous lève du lit… avec un échec retentissant. Seigneur-Dieu, même moi à mes débuts avec ce corps, j’étais pas aussi mauvaise ! Ça tient presque de la caricature, là ! On vient de se casser la gueule en arrière, mais pourtant, si elle a accès à mon cerveau, le sens de l’équilibre modifié, elle devrait l’avoir aussi.

Bon, dans tous les cas, on est la tête sur les cuisses de Caitlyn, là, histoire de ne pas insister sur les maladresses à répétition de Rachel ; Rachel qui d’ailleurs, décide de nous laisser sur place, et d’aller faire un tour d’horizon avec ses sens psychiques, arrivant à une magnifique conclusion :

- Rah, putain, il est trop tôt… dodo…

Oui, je suis une lève tôt, pas comme certaine, même si je dois avouer que cela m’étonne aussi considérant le nombre d’heures qu’on a dormies… mais ça fera une bonne excuse à tes maladresses, ma grande ! Par contre, si tu pouvais éviter de rester là, comme ça, ce serait cool, même si tu ne le sais pas, cette position a un nom, et c’est l’étoile de mer. Et… je te remercie de la vue, mais je crois que nous tourner sur le côté tout en faisant repasser l’aile par-dessous, le tout par TK, n’était pas la plus brillante des idées que tu ais eue. Ah, et je déteste définitivement ce string. Hum, tu peux t’amuser à faire tous les plans que tu veux, ma grande, mais tu ferais mieux d’éclairer la situation auprès de Cait’ avant d’aggraver notre cas.

- Euh… coucou Cait’… Euh… c’est pas moi la trace de bave sur ton t-shirt, c’est Amy…

Seigneur-Dieu… elle cherche du pétrole, c’est ça ? Le pire, c’est que pour le coup, je ne partage même pas  sa honte, c’est souvent que je respire par la bouche et que je bavouille sur le sein de Cait’, même si c’est pas du tout classe dit comme ça.

Holà, tentative de ce relever en prenant appui sur un seul bras, je paris sur… j’aimerai bien une perte d’équilibre vers l’avant, mais je pense que ça les traumatiserait, donc faudrait que j’attende un autre jour. D’un autre côté, lâcher le soutien-gorge pour se passer une main dans les cheveux, sachant qu’il est cassé à cause des ailes et qu’on est penchées sur le côté, c’est drôle aussi, et ça reste du toucher avec les yeux, pour Caitlyn. En fait, ça peut être assez agréable de se déshabiller pour elle dans un jeu aussi, même si le fait que Rachel ne le fasse pas exprès rend la chose encore plus mignonne, je trouve. Hop, un sein à l’air libre qui ne demande que le regard de mon aimée, même si le reste de mon corps exprime le désarroi de Rachel.

Gardes la pause ma grande, s’il te plait ! C’est pas grave tu sais ? Le ridicule ne tue pas et tu vas avoir le droit à ton premier cours de taupisme, made by me. M’enfin, rassures-toi, Cait’ m’a racontée votre première rencontre, donc entre lui dévoiler une partie de ma poitrine ou l’étouffer dans la tienne, je pense que tu as déjà connu pire que ce qui se passe ici. Et puis, le pire d’ici est encore devant toi, car vois-tu, si moi, quant je manque de sommeil, je deviens plus active parce que j’ai moins de patience pour ralentir mes gestes, et que je me lâche un peu, bah Caitlyn, c’est le castor embrumé et bougon. Mais rassures-toi, le pire du pire, c’est quant elle est malade ; t’as pas à t’affolée tant qu’elle te demande pas un verre de lait chaud avec du miel.

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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Jeu 20 Fév - 0:51

Caitlyn l’avait écoutée et s’était détendue, à la fin de son discours, alors que l’étrange normalité de cette journée revenait. Et du fait, la Ptite Rousse enchaina sur la normalité des autres jours, parvenant à nouveau à bouger et s’en allant à la salle de bain. Avait-elle échoué à rassurer sa sœur de cœur ? Rachel n’eut pas réellement le temps de s’en inquiéter qu’elle fut rassurée sur le fait que c’était là un nouveau fragment du quotidien dans lequel elle s’était incrustée, de façon à ce qu’il puisse se perpétuer encore longtemps. Tout n’était qu’à un pas de ce qu’Amy et Caitlyn pouvaient vivre dans leur routine, ce pas étant sa présence et la conscience de cela ; tout était similaire, ressemblant, se démarquant par la différence qu’elle imposait, mais lui donnant à voir les choses d’un nouveau point de vue. Oui, elle avait conscience des cauchemars de Caitlyn, mais jamais elle n’en avait été ainsi témoin, tout comme les sens d’Amy, jamais elle ne les avait vécus. Pas plus que les regards que pouvait « lui » donner sa sœur, regards qui ne lui étaient pas réellement destiné mais à cette chair qu’elle contrôlait, la chair d’une personne aimée différemment, plus puissamment mais surtout différemment.

Le Phénix était témoin de nombres de choses, mais c’était là l’unique qu’elle avait vécue de l’intérieure : une nuit à partager la peau de quelqu’un d’autre, cela lui avait déjà fait redécouvrir une grande partie de cette personne, comme de son entourage. Grande marque de confiance, oui, et à tellement de niveaux que la rousse n’espérait pas les dénombrer. Bien sur, elle n’était pas à la place d’Amy, elle ne jouait pas son rôle, et heureusement vu les idées qui passaient par la tête de l’italienne, mais elles n’en étaient pas moins indiscutablement plus intimes, tandis que Caitlyn se dévoilait sous un jour habituellement omit, parce qu’il n’avait pas lieu d’être, ou l’occasion d’être, elle n’en savait rien.

Alors que sa sœur de cœur se prenait un verre d’eau, Rachel philosopha sur cette situation aussi étrange que cocasse, car même si elle n’en oubliait pas le fin mot de l’histoire, ce qui serait parcouru jusqu’à lui, le moyen, serait surement plus notable. Que retiendraient-elles de ce jour ? Que le Phénix avait détruit une Entité quelconque qui voulait s’en prendre à une amie ? Ou alors qu’elle avait partagé le corps de cette  même amie pour tendre une embuscade, et que leur sœur et femme avait joué le jeu, ne se contentant de les accepter toutes deux mais également de les laisser être une, sans pour autant se sentir trahie par aucune d’elles ? De quoi parleraient-elles après ? D’une éventuelle bataille psychique que nul ne verrait jamais ou alors des longues minutes de pourparlers nécessaire à choisir le McDo, qui étaient probablement moins longues que ce qu’il fallut à la morphale pour introduire sa partenaire à l’art d’enfourner la bouffe et de parler la bouche pleine ?

Caitlyn revint vers elles et se recoucha, mais alors qu’elles étaient occupées à la border à nouveau, elle se tourna et parla. Oui, elles l’aimaient au-delà de ce qu’elle était ou avait put être, et c’était une bonne chose qu’elle le sache, ainsi qu’elle en témoigne ; oh, elles le savaient, mais bon, il fallait mieux mettre les choses au clair, l’une ayant l’incroyable capacité à tout comprendre de travers et l’autre à ne rien comprendre du tout. Cependant, il n’y avait pas que deux solitudes, celle du corps et celle du cœur, mais il y en avait quatre, deux pour chaque : la solitude de l’absence de contacts et celle de l’absence de présences, et celles des absences d’amours et de l’amour. Le Phénix avait les présences voir les contacts, et indiscutablement les amours, mais l’amour, non. Plus depuis longtemps.

Mais c’était le reste qui lui permettait de se rendormir, même s’il n’était pas toujours suffisant, et c’était de ce reste, de ces trois quart qu’on lui donnait, dont elle avait parlé, puisqu’elle était capable de les donner également. Et elle en remerciait Caitlyn, dont le témoignage lui mit les larmes aux yeux. Non, elle n’était pas seule, elle l’avait rarement été depuis qu’elle s’était libérée, et elle en était reconnaissante à tous, vivants ou morts. Caitlyn savait sans avoir besoin de recourir aux mots, mais le faisait pour témoigner, ce matin ; elle avait les secrets du cœur plus que Kate n’avait put, car elle partageait la plupart et que le lien de vie qu’elles avaient tissé transmettait les plus grands maux à l’égal de leurs opposés.

Amy ne pouvait pas aider et se contentait d’atteindre à la sortie, tandis que du point de vue de Rachel, Caitlyn et elle-même se rendraient où il fallait, mais de façon ponctuelle, au besoin ; les liens se matérialisaient lorsqu’ils étaient nécessaires, discrets auparavant mais présents, toujours. C’était ce qu’elle avait voulut dire, mais son ainée le reformulait avec une poésie sensible qui lui allait droit au coeur.

- Alors… Regarde en moi, regarde-moi dormir et tu verras cette quiétude, tu verras ma poitrine se soulever et s’abaisser au rythme d‘une vie que tu as fait naitre et que tu protèges… Comme tu protèges Amy,  Kaede et notre nièce, comme tu protèges l’Institut. Comprends que si nous trouvons notre sommeil si paisiblement c’est parce que ton ombre veille. J’ai foi en peu de chose, Rachel, en mon amour pour Amy oui mais aussi en ta bonté profonde. Tu dis souvent qu’on doit t’aimer… mais en fait, ce n’est ni une obligation, ni un devoir… nous avons choisi de t’aimer Rachel et nous t’aimons.

La première larme coula, et contrairement à l’italienne, le Phénix ne chercha pas à retenir ou à cacher, la laissant poursuivre son chemin sur la peau et rouler jusqu’au drap, rapidement rejointe par sa jumelle qui n’échappait à la gravité. Oui, elle regarderait les autres dormir, elle regarderait les poitrines témoigner de la respiration et les cœurs battre paisiblement, tout en se rappelant qu’ils battaient pour elle, et parfois grâce à elle. On savait ce qu’elle pouvait faire, en bien comme en mal, mais on lui faisait confiance pour privilégier et pour être guidée par le premier, car c’était ancré en elle, et qu’ils savaient mieux que quiconque faire s’exprimer cela. Car ils avaient choisis de l’aimer et d’accepter qu’elle le fasse en retour. Elle ne serait plus jamais seule, pour une simple raison.

- Nous sommes ta famille, nous t’attendons silencieusement… au dehors.

Si Caitlyn chercha leur main, le Phénix, indifféremment à Amiel ou à Amy et aux compromis qu’elles devaient toutes faire pour garder la situation simple, se colla contre sa sœur de cœur, de tout son long, tête contre l’épaule alors même qu’elle tenait fermement la main, et passait son autre bras autour de Fuzzy pour la serrer. Cela n’avait rien des câlins amoureux et tendres d’Amy, quant bien même c’était le corps de l’italienne, mais ça possédait parfaitement la fragilité et le besoin de proximité de Rachel, et si aucune parole ne fut ajoutée, l’humidité de quelques larmes suffit à accompagner ce geste, et elles s’endormirent ainsi, sous le besoin d’une moitié et la compassion de l’autre, qui en profitait à sa manière également.

***
Rachel ne s’était encore jamais réveillée avec une poitrine étrangère sous le nez, et cela lui avait fait bizarre. D’autant que dans son inconscience, le corps de l’italienne avait reprit les positions qui devaient lui être habituelles, et qu’ainsi, la rousse s’était réveillée au contact d’un sein et avec le regard sur l’autre, mais également une main sur le ventre et une jambe dessus une de Caitlyn, tout en étant à moitié montée sur elle. Après, le pire avait été évité, et heureusement ! Même si pour le coup, elle l’avait très bien entendu le cœur qui battait !

Les relevant avec précaution pour ne pas réveiller Caitlyn et être prise en flagrant délit, chose à moitié faite puisqu’Amy avait tout vu, tout entendu et tout vécu, Rachel ne put que s’embarrasser et entreprendre de les éloigner un peu, constatant par là même une étrange sensation dans son dos, de même que contre sa peau ; elle avait tous les numéros gagnants, car s’étant endormie sur le drap, non seulement elle avait finie sur Cait’ mais en plus elle avait finit sur Cait’ comme le faisait Amy d’habitude, les ailes en guise de couette. Oui, elle avait manifesté l’intérêt pour le déploiement des ailes, m’enfin c’était de préférence sans avoir à sacrifier un soutif et d’une façon plus contrôlée, parce que là, au recul elle en expédia une directement dans la table de nuit, ne la renversant pas mais lui arrachant un juron de surprise, alors même que l’autre aile venait se replier au contact de la première, et donc shooter à son tour le guéridon. Et le pire, c’était qu’Amy la stressait encore plus par ses reproches !

Fallait voir le bon côté des choses, elle avait les ailes dépliées… c’était fou ce qu’Amy pouvait remonter le moral des fois. Se tournant pour les assoir au bord du lit, le Phénix fit à nouveau trainer les Ala-pulmos contre le décor, embarquant tout le drap au cas où Caitlyn n’ait pas encore réalisé que l’apocalypse, à défaut d’avoir la tête dans le cul, se levait avec deux mains gauches. Ah, c’était pas ça l’expression ? Bah, tant pis. Et Amy qui continuait de commenter…

Râlant en italien, chose qui la surprit elle-même, elle se releva mais avant de pouvoir se retourner, fut déséquilibrée par les deux immenses appendices qui se trouvaient dans son dos, et qui à défaut d’être très lourd, étaient une expérience nouvelle et une donnée à laquelle elle n’était pas habituée, pour l’heure. Donc, même si leur chute fut amortie, tant par les ailes et les draps que par les cuisses de Caitlyn, elles s’effondrèrent quant même en arrière. Restant sur le dos, le Phénix reparti dans les terrains connus de ses sens, et put découvrir un détail qui la déprima : l’horloge biologique d’Amy était réglée sur les habitudes de cette dernière, et malgré une nuit bien plus courte, le réveil interne avait sonné, ne déclenchant qu’une unique conclusion à la télépathe.

- Rah, putain, il est trop tôt… dodo…

Sept heures du matin, merde quoi ! Elles avaient combien d’heure dans les pates toutes les trois ? Une heure et demie avant le cauchemar, et une heure après ? Même pas une heure ? Rachel ne savait pas, et elle ne voulait pas savoir ! Le pire, c’était qu’elle ne pouvait même pas se remettre dans sa position de repos, ou dans celle d’Amy, ainsi étalée sur le dos comme… une étoile de mer… merci à l’italienne pour l’explication…

Prenant son courage à pleines mains, et le corps d’Amy par télékinésie, le Phénix les tourna sur le flanc, repliant l’aile qui s’était échouée sur Caitlyn jusqu’à leur dos, et ayant droit à une vue des plus inhabituelles, avec le string au premier plan ; heureusement qu’il était là, d’ailleurs, quoi qu’en dise Amy. Bon, pas de panique, elle allait y arriver. Premièrement, replier ces conneries d’ailes avant de faire plus de dégât, mais les garder sorties pour essayer de les contrôler plus tard. Secondement, essayer de tenir feu le soutien-gorge pour qu’il ne se barre pas lorsqu’elles se lèveraient. Troisièmement, se lever. Tout un programme. Ah, oui, pas bête, expliquer à Caitlyn ce qu’elles faisaient à rebondir la tête sur ses cuisses aussi…

- Euh, coucou Cait’. Euh, c’est pas moi la trace de bave sur ton t-shirt, c’est Amy…

Oh C’te Honte. Pourquoi réfléchir cinq fois plus vite signifiait pas se réveiller cinq fois plus vite ?

Prenant appui sur un bras, elle entreprit de les relever au maximum, quant bien même elles restaient sur le flanc. Puis, voulant passer son autre main sur leur visage et dans leurs cheveux, histoire de se réveiller un peu plus, Rachel ne put constater qu’avec dépit que la bretelle du soutien-gorge côté penché suivait elle aussi la loi de la gravité, et s’échappa le long de son bras, entrainant le bonnet lié avec elle et dévoilant le sein de l’italienne. Et si cela ne gêna pas Amy, le Phénix pinça les lèvres et baissa les yeux en une grimace honteuse.

Restant là, en vrac à moitié allongée sur le flanc et le buste redressé, au quart couverte et complètement déconfite, les ailes basses dans le dos, Rachel chercha quelque chose à ajouter alors qu’Amy la trollait, lui faisant partager avec gaieté les moments de honte et enfonçant le clou, sous couvert d’un pire hypothétique. Ouef, bah si Caitlyn demandait effectivement un verre de lait chaud avec du miel, Amy passait le restant de la journée avec la poitrine de Rachel, comme ça elle pourrait comparer les pires et les moindres maux, na !

Le Phénix vivait un échantillon de la vie des Elioth de Lauro, mais si cet échantillon pouvait rester dans la norme, elle était preneuse, parce que bon, elle voulait bien aider, mais il ne fallait pas l’exploiter non plus…

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Ven 21 Fév - 9:49

Je ne suis définitivement pas du matin mais je suis amoureuse, ceci explique cela. Ma nature me pousse à paillasser de longues heures oublieuses de la jeunesse du jour, dans la moiteur de draps agités des reliefs de la nuit tardive ou pas, accrochée à mon oreiller que parfois j’imprime d’une bave paresseuse. L’avenir est à ceux qui se lèvent tôt ? Bahh, tant pis, je concède ma part et je m’en vais joyeusement botter en touche. J’étais une couche tard ou tôt cela dépend des points de vue. J’adorais veiller jusqu’à pas d’heure et sentir sous mes doigts le monde s’engourdir en égrainant des heures s’allongeant de plus en plus pour de rares survivants au sommeil. J’aimais bien livrer cette bataille et bien souvent j’en sortais victorieuse à coups de rires, de distractions, de futilités. Je suis un animal nocturne, je l’ai toujours été jusqu’à ce que je calque mon rythme de vie sur le sien. L’Amour est concessions, l’Amour est une alchimie de revendications tacites ou exprimées, elle ne m’a rien demandé et pourtant, je calque mon pas sur le sien parce que j’ai besoin d’être dans son temps et je sais l’effort qu’elle fait pour être dans le mien.
Une légère caresse de plumes…bwwwahh ca y est, la voilà qui me chatouille, fait chier, elle est plus discrète d’habitude, va me chercher mon offrande matinale Déesse du Réveil et fous moi la paix, je te trompe encore avec Morphée, na ! Mais un vacarme épouvantable en décide autrement et m’arrache à mon adultère dans un « wiiiip » de surprise. Je me redresse légèrement, tournant le visage vers la fautive, l’expression outrée et les yeux plissés de colère, la coiffure en pétard me faut ressembler à une sorte d’épouvantail de film d’horreur qui se serait taper une citrouille dans un bad trip, juste pour la couleur des cheveux. Je grogne, oui, véritablement, comme un chien à qui on retire sa gamelle et je lui jette un regard assassin.

-Mgrrrrblllllmmmm …

C’est tout ce qui sort avant que je replonge rageusement ma tête dans l’oreiller après avoir tiré au-dessus de moi un reste de drap pour me cacher du monde. J’agrippe désespérément de mes deux mains l’oreiller comme si c’était là le plus grand trésor de ma vie. Et paf ! On m’arrache le drap avec cruauté me faisant endurer la fraicheur de l’air matinal de l’appartement (assez douillet à 20 degrés)

- MGRRRRRRRRBLLLLMMMMM !!!

Merde alors, personne ne comprend mon envie de révolte, c’est donc ça ? Si tu continues à faire ton cirque Sweety, je t’envoie la malédiction des Castors pour les siècles et les siècles à venir, c’est rien dis comme ça mais sérieusement c’est beau à voir. Un Castor en fureur, c’est pire qu’un castor frustré, tu le sais pourtant à force, non ? Je me remet sur le dos, emportant mon oreiller sur le visage pour me cacher de plus. Je sens un poids sur mes cuisses qui me fait à nouveau soupirer.

- Rah, putain, il est trop tôt… dodo…

- Mggggrrrblllmmm….

ENFIN, une parole sensée ! BIEN SUR qu’il est trop tôt, on a dormi quoi ? Deux trois heures et si je commence à me souvenir que Amy n’est pas la seule responsable de cet ouragan matinal, c’est pas une raison pour nous torturer de la sorte, c’est du sadisme et j’ai pas signé pour la partie maso ! Faites chier, juste faites chier ! Et au carré vu le contenu de ma poulette.

- Euh… coucou Cait’… Euh… c’est pas moi la trace de bave sur ton t-shirt, c’est Amy…

- Mmm.. T_______________T

Je ne porte pas de T-Shirt d’habitude et je trouve sexy qu’elle me bave sur le sein comme je trouve sexy pleins d’autres petits détails très intimes que je tairais auprès de ma sœur. J’aimerai juste…qu’elle…je ne sais pas…ferme sa gueule un peu ? Oui, vulgairement parlant, oui : juste me réveiller en douceur à défaut de me laisser dormir. Un bruit de tissus déchiré, quoi encore ? En lâchant un soupire abyssal, je baisse l’oreiller pour la regarder, l’air absent mais franchement mauvais. Mon regard descend sur le sein avec indifférence, mes lèvres se pincent avant que de remonter vers son visage. Cette expression-là, Amy la connait parfaitement. C’est la tête que je tire avant d’envoyer valdinguer ma manette de jeu dans l’écran, d’insulter mon écran d’ordi ou de fracasser mon téléphone portable sur le mur. C’est le «  oh putain, Castor passe en mode furax »

- Mmrrglmm…mon soutif…c’était…mon soutif et…c’était..mon dodo….mais maIIIIIIISSS BORDEL DE MERDE ! TU VAS ME LAISSER DORMIR ET ARRETER TON SBEUL ESPECE DE CASSE BURNES MATINAL !!! GNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! DOR-MIR ! DOR-MIR !!! C’EST DANS LE DICO ! CONTINUEZ COMME CA TOUTES LES DEUX ET JE DEMANDE LE DIVORCE POUR L’UNE ET JE ME TROUVE UNE SŒUR MOINS CHIANTE POUR L’AUTRE ! J’VAIS ALLER DORMIR AVEC KAEDE ET JADE ! PAR LE SANG DU CHRISTEUUH !

Je ponctuais ma colère de multiples coups d’oreiller dans la tronche d’Amiel pour la faire dégager du lit. Pas assez violents pour lui faire du mal, ce n’était pas le but, mais bien assez pour la faire décamper du lit et battre en retraite plus par les éclats de voix que par mon arme dérisoire. Je finis par balancer l’oreiller à travers la pièce qui alla heurter au loin Laurette sur le plan de travail de la cuisine en passant par la porte de la chambre. Je grimaçais en pestant

- Toi aussi taggle ! Tu ne prends jamais parti, tu nous pourris la vie avec ton manque d’initiatives et ta présence veule ! Vas fleurir ailleurs !

Je me retourne en bougonnant pour lui tourner le dos recherchant des bribes de draps.

- Mmm…Vas chercher le petit dej…et je reconsidère mon humeur du jour…mais HABILLE TOI ! Cesse d’agiter les nibards de mon épouse au premier venu, c’est namoe !...T’es encore là ? Tu veux l’mot magique ? c’est BOUGE TOI L’CUL le mot magique..

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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Sam 22 Fév - 15:15

Trois « mgrblm », hum, ça s’annonce mal, car dans le pire des cas, d'habitude, j’ai le droit à qu’un seul. Bon, il faut dire aussi que d’habitude, je ne parviens que difficilement à faire une maladresse, alors que là, Rachel les enchaine. J’aime bien voir Caitlyn se cacher sous son oreiller, quant je peux l’y rejoindre, pour continuer de voir son visage, et je sais que c’est là le signe du fait qu’on n’a pas encore dépassées les limites, cependant, considérant qu’on ne s’y arrête nullement, et bien… Et bien je me rends compte qu’une fois encore, c’est bien plus expressif dans sa tête que sur son physique ! Les échos du plan astral perçus par Rachel sont justes…  inimitables. On fait « chier au carré vu le contenu de sa poulette » ? Je pense qu’une réplique dans le genre, j’aurai put très mal la prendre, mais je ne peux pas lui donner tord, et elle me fait rire, étant parfaitement vraie : je suis la poulette de Caitlyn, Rachel est une dinde, hors mon corps contient nos deux esprits et c’est le second qui le contrôle. Amiel, c’est une farce en fait : une poulette farcie… Seigneur-Dieu, faut que je dorme, je pense n’importe quoi moi…

Oui merci Rachel, c’est vrai qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer. D’autant que c’est toi qui risque de pleurer, car vu comment elle nous regarde, tu va manger dans les prochains instants ; c’est peut-être utile de te préciser que le « castor embrumé et bougon », c’est le stade, au hasard, deux niveaux en dessous de celui que tu as atteints en un temps record. Je t’ai dis que le pire était devant toi, et bien le voilà !

- Mmrrglmm… – ah, voici un quatrième, là on est encore plus chiante que la manette de play quant elle perd à un jeu, ou qu’elle malmène ses affaires de façon violente ; j’espère qu’elle va pas me frapper ! – mon soutif… c’était… mon soutif et… c’était… – oui, c’est là une partie du problème, et l’une des raisons pour lesquelles je ne mets jamais de soutien-gorge, m’enfin c’était à tenter, et on peut surement le réparer ! – mon dodo… – hum, c’est là une autre partie du problème, et surement la plus grave – mais maIIIIIIISSS – mais on va prendre cher… – BORDEL DE MERDE ! TU VAS ME LAISSER DORMIR ET ARRETER TON SBEUL ESPECE DE CASSE BURNES MATINAL !!! – attaque à l’oreiller, carrément ?! Heureusement que c’est Caitlyn et que c’est perçu au ralenti, sinon j’aurai craint une réaction violente – GNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! DOR-MIR ! DOR-MIR !!! C’EST DANS LE DICO ! – d’un autre côté, faudrait peut-être réagir un minimum, non ? Rachel, je sais que ça fait pas mal, mais elle essaie de nous virer du lit, là, et toi tu restes à te faire taper sur la tronche en attendant que ça passe ; recul au moins, qu’elle ne s’énerve pas encore plus – CONTINUEZ COMME CA TOUTES LES DEUX ET JE DEMANDE LE DIVORCE POUR L’UNE ET JE ME TROUVE UNE SŒUR MOINS CHIANTE POUR L’AUTRE ! – elle ne le pense pas, c’est sous le coup de la colère ; et heureusement, je veux pas de problème de couple à cause de TES maladresses, même si elles sont faites avec MON corps ! Parfaitement, je n’ai aucune solidarité, pour le coup ; contente de savoir que ça t’indiffère. – J’VAIS ALLER DORMIR AVEC KAEDE ET JADE ! PAR LE SANG DU CHRISTEUUH !

On finit par reculer suffisamment pour, plus qu’embarquer le drap avec nous dans une démarche malhabile mélangeant le crabe et la limasse, chuter sur le sol ; et on ne fait pas semblant, nous étalant parterre sans la moindre douceur, ce qui, à défaut d’être agréable, n’est pas douloureux. Enfin, si un peu quant même, on a atterrit sur l’une de mes ailes.

L’oreiller vole et manque de peu Laurette qui s’en prend aussi, parfaitement gratuitement, plein la tête ; et Caitus ne réagit même pas ? A quoi il sert ? Compagnon à la noix, qui ne protège même pas sa partenaire ! D’un autre côté, éviter d’avoir à retirer à la pince à épiler les épines du cactus pour que Caitlyn puisse se resservir de son oreiller est une bonne chose. Sinon, je suis d’accord : Laurette n’a qu’à aller fleurir ailleurs !

C’est étrange. Cette passivité, ce sentiment que tout sera fait pour nous, cela nous donne un recul surprenant sur les choses ; aurai-je autant tournée la situation en dérision si je l’avais « vécue » au sens premier du terme ? Si j’avais été aux commandes ? Je ne pense pas. Outre que je n’aurais pas fait un tel bordel, j’aurai par plusieurs fois rectifié le tir ou agit différemment : je n’aurais pas bougé de la position de réveil, si ce n’était pour m’installer un peu mieux, et si cela l’avait réveillée, un baiser et une caresse auraient suffi à la détendre. Si elle avait tout de même cachée sa tête sous l’oreiller, se retournant et me virant par la même, j’aurai soit dormir sur le mien si j’avais réellement gêné, soit je serais retournée contre elle, en cachant ma tête sous son oreiller et collant doucement mon nez contre le sien. Non, ce n’est pas forcément moins chiant, mais c’est plus mignon et amoureux. Quant bien même j’aurai ôtées mes ailes de sur elle, je l’aurai rebordée de la couette, doucement, la laissant se rendormir pour peu qu’elle se soit éveillée. J’aurai en effet agit bien différemment, cependant du fait que je ne puisse agir, je me contente de regarder, d’être spectatrice, comme si tout cela ne m’impliquait pas. Hors, c’est le cas, et une telle réaction est… flippante ? Surement, car elle implique qu’on puisse laisser tout faire à l’autre en considérant cela comme une chose nous étant étrangère, alors qu’au final, c’est nous qu’il fait agir.

Oui, Rachel partage au mieux le pouvoir décisionnel avec moi, et je lui fais confiance pour ne pas faire de conneries avec mon corps, mais je dois avouer que cela ne change rien au fait en lui-même, car je pourrais être tentée de lui répondre de faire ce qu’elle veut, et là… Oui, et c’est bien cela qui me fait peur.

- Mmm… – euh, là on a rien fait pour aggraver la situation Puce, te monte pas le bourrichon toute seule s’il te plait – Vas chercher le petit dej… – pardon ? Je veux bien que ce soit dans mon habitude d’aller le faire, mais mes habitudes, là, faut les conjuguer avec celles de Rachel, et il était question qu’on ne sorte pas de cette pièce pour éviter que les autres se posent trop de questions et – et je reconsidère mon humeur du jour… – Rachel, t’as une chance inespérée là, on va aller chercher le dej’ – mais HABILLE TOI ! – oui, quant même, mais… ça risque de nous prendre un certain temps de nous décider – Cesse d’agiter les nibards de mon épouse au premier venu, c’est namoe ! – NATOE oui, et j’aurai aimé que tu y accordes un peu plus d’attention justement, t’es là seule à le voir et… et c’est vexant comment tu le snobes ! – …T’es encore là ? – hum, oui, on n’a pas bougé pour l’instant, Rachel attend que ça passe – Tu veux l’mot magique ? C’est BOUGE TOI L’CUL le mot magique…

Deux secondes s’écoulent, puis la petite voix dans ma tête me demande simplement si c’est « définitivement fini » ; oui Rachel, c’est fini, à moins que tu ne traines là trop longtemps. L’engueulade est finie, et tu as tellement bien écoutée que tu ne vas absolument pas te remettre en question. Autant, moi je culpabilise pour rien, autant toi, on n’a pas le temps de finir de te faire la moral que t’es déjà passée à autre chose… eh ben… j’en prends note pour le suivit psychologique si ça ne te gêne pas. Mais tu agis quant même, c’est ça le pire, t’as bien parlée à Ororo pour te réconcilier avec elle, hein ? Comment ça, relais de casse-couilles ?!

Euh… non, j’ai pas l’intention de nous comparer, et… euh…

Rachel recommence à nous faire agir, agitant légèrement les ailes pour s’y habituer, pour se familiariser avec leur fonctionnement et se les approprier, en quelque sorte, ces appendices dont elle n’a aucun équivalent ; cela pourrait prendre très longtemps à s’habituer à de telles choses, si elle n’avait pas accès à mes connaissances, parce que là, ça se limite à les faire bouger, comme lorsque je m’étire pour m’échauffer. Puis on se relève, et on regarde une seconde Caitlyn ; si moi, je me limite à ses courbes et notamment ses fesses, lesquelles sont les moins cachées, j’entends Rachel s’interroger sur un simple acte : la couvrir ou non. C’est un geste d’affection, et s’il me semble naturel, suite à l’engueulade, elle hésite, elle, quant bien même elle finit par l’accomplir, avant de nous tourner vers le reste.

Alors, pour le reste… je ne suis pas d’accord, je ne pense pas que cela va poser tant de problème que cela. Pas tant « que cela » signifie qu’il va quant même y en avoir. Et je te zute, mes pensées ne sont pas chiantes, elles sont logiques, comme mes monologues ! Et OUI, ce coup-ci, t’es obligée d’écouter !

Enfin Bref : j’ai déjà l’idée d’une tenue qui devrait contenter tout le monde, puisqu’elle ne nécessitera pas de soutien-gorge à Caitlyn, m’appartient et est courte comme Rachel les aime, un compromit que je n’ai porté qu’une unique fois, pour montrer à Daniel Hopes combien, plus qu’avoir changée, j’étais perdue à l’époque, et qui m’a été offerte suite à ma transformation par un ami lui aussi disparu, et qui ne connaissait pas bien mes goûts. Mais cela passant après la toilette, on en vient à un autre problème : la douche. Je me souviens avoir dit que ça ne me gênerait pas, mais j’étais un peu dans le coltard, et même si ça peut paraitre idiot, bah l’idée me refroidit assez, en fait ; oui, je sais que c’est con, outre que tu me vois déjà « nue » avec tes sens psychiques (voyeuse !), tu es en moi, donc niveau intimité, c’est le cran au-dessus. Je sais ce que j’ai pensé, mais c’était dans un moment d’émotion, d’emphase, on n’est plus suffisamment sur la même longueur d’ondes, là… Tu peux soupirer, mais ça n’aide en rien.

Pas de douche ? Euh… oui mais non, je tiens à mon hygiène tout de même ! Désolée de te prendre la tête, mais… comment ça, d’abord la bouffe ?

Ma main se tend alors que les sens psychiques s’écartent à nouveau, englobant rapidement l’Institution alors que la concentration de Rachel se porte sur la cuisine, et qu’elle manipule la matière pour préparer les petits déjeuners sans même avoir à sortir de la chambre. C’est con, surement, mais je trouve ça très impressionnant, revisitant d’une manière étrange les gestes du quotidien, une fois encore. Non-non, je me plains pas hein ? C’est juste de la curiosité. Par contre, je ne préfèrerai pas bouffer de la viande dès le matin Rachel… prendre la même chose que Caitlyn, c’est possible ? Merci.

J’observe, comme d’autres présents sur place mais avec une conscience plus étendue qu’eux, le Phénix se jouer de la matière, ma main s’agitant de concert ; c’est assez féérique, pourtant je comprends les champs télékinétiques qui émanent de « mon » cerveau et altèrent les ondes qui régissent le plus bas niveau de matière, commandant à cette dernière par des mécanismes que l’on ne peut que conceptualiser et théoriser, alors qu’elle les perçoit et, à défaut de les comprendre, les manipule. Mon cerveau est peut-être bien plus évolué que celui d’un être humain, mais mon esprit le reste, alors que le sien, d’esprit, est infiniment plus… développé ? Je suis une mutante physique, c’est mon corps qui diffère de la norme, tandis qu’elle, s’il est « normal », son esprit est à un autre degré d’évolution, voir d’existence. A tel point qu’elle est capable de l’exporter dans un autre organisme. Cette différence, cette supériorité, elle est effrayante, et pourtant, nous l’avons acceptée et vivons avec elle sans y prêter attention. Et nous l’avons fait parce qu’elle fait parti de notre être, sans le définir. Qu’est-ce qui fait réellement un être ? Est-ce un corps, un esprit, ou la conjugaison des deux ? Dans le premier cas, Rachel est moi, et je ne suis plus rien ; ce n’est pas le cas. Elle fait son possible pour que ce ne soit pas le cas. Dans le second, je suis devenue Rachel, qu’importe qu’elle soit dans son corps ou dans le mien ; ce n’est pas non plus le cas, puisqu’elle n’impose rien, et nous fait décider ensemble. Le troisième cas implique que nous ne soyons plus réellement nous, mais une nouvelle entité, c’est ce que j’avais conclu par notre similarité, mais cette séparation entre nous, elle reste là. Deux êtres différents cohabitant dans un seul, est-ce leurs différences qui les fait exister ou leurs similarités ?

- Ni l’un ni l’autre. Ce sont nos émotions qui nous permettent d’exister en tant qu’être et non qu’état, dans leurs similarités et leurs différences, dans l’esprit, le corps et la conjugaison des deux, murmure ma propre bouche, laissant échapper ma propre voix mais avec son parlé à elle.

Je ne fais qu’une avec Caitlyn parce que nous ressentons la même chose, dans une réciprocité et une similarité pareille, et c’est au-delà du corps et de l’esprit, c’est une émotion et un sentiment partagé. J’aimerai tout partager, un jour, c’est un fait comme un fantasme, mais nous sommes déjà une, par notre Amour. Je sais cela, et cela ne facilite en rien ma cohabitation avec Rachel.

Ce que je cherche ? Je ne sais pas réellement, je me suis perdue, comme elle-même le fait souvent. Mon visage se fend en un sourire, alors qu’il témoigne de son contentement à elle ; je continue à nous mettre en opposition alors que nous interagissons et nous influençons mutuellement, et c’est là que réside sa réussite : même si nous ne sommes pas une seule personne, pas fusionnée, nous sommes suffisamment proche pour de plus êtres deux. C’est un concept aussi fascinant qu’inquiétant,  mais elle a raison : il faut se faire confiance. C’est mon corps, oui, et il le restera, mais pour les prochaines heures, je dois accepter que ce soit notre corps, non que je lui prête, mais que je le partage. Et donc qu’il n’est pas de considération différente entre ce qu’on peut faire et ce que je peux faire, dans la limite du raisonnable, car les gestes n'auront pas de signification différente que celle que je leur donnerai habituellement. Je comprends.

Quant à réussir à désintégrer les prémices de saleté, je suis pas sur que contourner tous les problèmes à l’aide de tes pouvoirs soit une bonne chose, ma grande.

Mes ailes se replient autour de mon torse l’une après l’autre, formant une sorte de peignoir plumeur et légèrement rigide descendant jusqu'à mes chevilles, alors qu’on décide qu’il s’agit là de la position où elles risquent de moins heurter de choses, ce qui est vrai. Je les utilise ainsi rarement, mais dans les débuts, c’était souvent, puisque je vis cette « robe de plumes » comme une semi-nudité, et que je suis passée à la nudité complète avec Caitlyn et que personne d’autre n’a la possibilité de m’entrevoir ainsi sans que je sois complètement morte de honte. En tout cas, c’est assez approprié, et j’ignore si l’idée vient de moi ou d’elle ; probablement des deux, puisque je sais comment je perçois cette tenue naturelle, et qu’elle l’a jugée adaptée.

Nous ouvrons la porte et nous emparons des bols, pour aller en déposer un sur la table de nuit à côté de Caitlyn, sans un bruit mais non sans un regard à mon castor embarragé dans les draps.

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Echo
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Sam 22 Fév - 15:17

Bon, d’après les indications du couple, la norme, elles pouvaient l’oublier, parce que les maladresses du Phénix avaient largement dépassées la marge de manœuvre accordée, et que… bah voilà. Puis elle n’avait même pas encore eut la présence d’esprit que de redresser les barrières pour repousser les échos de l’astral, et du coup, elles eurent droit à la montée du volcan Caitlynnien sur les plans physiques comme mentaux… chose qui fit marrer Amy d’ailleurs ! Oh, ce n’était pas la tête de Caitlyn, même si cela aurait put, ni même le « wiiip » caractéristique de ses surprises qui l’avait précédée, ou encore sa fuite sous l’oreiller, ses confirmations/infirmations/interrogations/on-ne-sait-pas-trop-quoi-parce-qu’elle-a-la-tête-dans-le-fion en langage grognement, non, mais bien les échos mentaux qui ne pouvaient appartenir qu’à elle. Et qui trouvaient écho chez sa femme d’ailleurs ; tout le monde était contre Rachel, c’était trop’injuste ! Elles faisaient chier, oui, au carré, peut-être, et Amy était une poulette si elle voulait, mais le Phénix ne voulait pas être une dinde, c’était réducteur ! Puis c’était le faisan doré qui avait inspiré la légende de l’oiseau de feu ! Un faisan, ok, mais pas une dinde quoi ! Et Amiel, c’était une farce ? Une poulette farcie ? Par une dinde ? Ça restait tellement dans l’esprit de noël que la guirlande d’étoile allait revenir attention !

Et que l’italienne ait un humour de merde, elle s’en foutait, elle n’en pleurerait pas ni n’en rirait. Surtout si elle risquait de pleurer à cause de Cait’. Le Castor embrumé et bougon, c’était le stade mgrblm 1, tandis que là, elle avait directement commencé par le mgrblm 3… Pause ! Elle voulait un second essai ! Pas de castor berserk au réveil, par pitié !

- Mmrrglmm… – stade mgrblm 4, ohow… – mon soutif… – ah oui, c’était son soutif, qu’elle avait eu la gentillesse de lui prêter d’ailleurs – c’était… mon soutif et… – ah mais aucun risque hein ? C’était à cause des ailes qu’il avait pété, pas à cause d’une différence de poitrine, hein ? – c’était… – oui bah elle avait comprit là – mon dodo… – ah, bah le soutif n’était pas si grave après tout, Caitlyn était déjà passée à autre chose ; un mal ou un bien ? – mais maIIIIIIISSS – mais elles allaient prendre cher… – BORDEL DE MERDE ! – Amy le disait souvent, il faut évacuer le trop plein de colère, sinon ça fini toujours pas exploser – TU VAS ME LAISSER DORMIR – oui, oui, elles étaient presque levées là. Mais, juste, elles pouvaient revenir dormir aussi ? Il était trop tôt – ET ARRETER TON SBEUL – son quoi ? Elle voulait bien faire de son mieux, mais si elle ne comprenait pas les consignes aussi… – ESPECE DE CASSE BURNES MATINAL !!! – tout était de la faute de l’horloge interne d’Amy, sans elle, pas de maladresse, pas de bordel, et pas de – GNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! – oui, entre autre – DOR-MIR ! – Do-Ré-Mi-Ré-Do ? – DOR-MIR !!! – Do Ré Mi Fa Sol La Si Do ; Do Si La Sol Fa Mi Ré Do – C’EST DANS LE DICO ! – et dans la comptine ! – CONTINUEZ COMME CA TOUTES LES DEUX ET JE DEMANDE LE DIVORCE POUR L’UNE ET JE ME TROUVE UNE SŒUR MOINS CHIANTE POUR L’AUTRE ! – S’il y eut une seule chose qui fit réellement réagir Rachel, au-delà des éclats de voix et de la manifestation du mécontentement par jeu de polochon, se fut celle-là, et ce ne fut qu’à celle-là que le Phénix entreprit à nouveau de faire agir son corps d’emprunt, poussant des jambes et se retenant des bras dans une démarche étrange pour parvenir à s’éloigner malgré que la position ne s’y prêtait pas du tout – J’VAIS ALLER DORMIR AVEC KAEDE ET JADE ! – Caitlyn pouvait toujours, elle qui n’aimait pas être dérangée et avait le sommeil léger, elle risquait de revenir très rapidement – PAR LE SANG DU CHRISTEUUH !

Oh, il n’y aurait pas de problèmes de couple, pas à cause d’elle, et qu’Amy se désolidarise, cela lui indifférait plus qu’autre chose, puisqu’elle ne l’aidait en rien, surenchérissant juste. Parvenant sur le bord du lit, la télépathe les laissa s’écrouler lourdement sur le plancher, entrainant avec elles le drap qu’elles avaient trainé jusque là. Toujours assises, sur l’une des ailes d’ailleurs et le drap sur leur côté, elles restèrent immobiles et ignorèrent le projectile qui s’en alla atteindre le lieu de vie des plantes vertes, dont la première des deux commença à ramasser aussi, avec tout le soutien de la Fougère d’ailleurs.

Fougère réflexive que le Phénix laissa à sa réflexion sur le retrait de la première par rapport à ce qui se passait là, se contentant de rester elle-même en retrait et en silence, yeux baissés et en attente, cherchant à s’occuper le temps que l’engueulade finisse. Comment l’italienne aurait réagit si elle avait été aux commandes, tout cela était impossible pour la petite sœur, même si logique, et comment Rachel aurait-elle réagit si elle avait été elle-même était une inutilité, car elle ne se serait jamais retrouvée dans une telle situation. Quant à être spectatrice de sa propre vie, c’était une position de défense pour ne pas se sentir prisonnière de cette condition secondaire, quant bien même la télépathe faisait tout pour épargner à son hôte cette sensation. Et quant à la laisser faire ce qu’elle voulait partant du principe qu’elle ne ferait pas de connerie, c’était envisageable dans une volonté de lui lâcher la bride, pas de simplement se laisser aller, sinon c’était devenir une marionnette. Et elle ne cherchait ni l’un ni l’autre, de toute façon.

- Mmm… – ah merde, Caitlyn avait pas fini de gueuler ; un cinquième mrglm à l’horizon ? Si oui, Rachel tenait le record olympique – Vas chercher le petit dej… et je reconsidère mon humeur du jour… – ah, elles en étaient à la phase « se faire pardonner » ? Nan, parce que quant bien même c’était une chance inespérée ou l’habitude d’Amy, le p’tit dej’ au lit d’la Ptite Rousse apportée par la « Poulette² », c’était quant même pas rien ! – mais HABILLE TOI ! – d’accord ; simplement, considérant qu’il leur avait fallut cinq minutes pour se décider quant à quoi bouffer, s’habiller en plus, ça allait durer des plombes ! C’était le petit déjeuner ou le déjeuner que voulait Cait’, en fait ? – Cesse d’agiter les nibards de mon épouse au premier venu, c’est namoe ! – Bah justement, c’était cette dernière qui avait insisté pour qu’il reste en vue, Rachel n’aimant pas cela et quant bien même il n’y aurait pas eut énormément de différence avec juste le soutien gorge, elle préférait ainsi, c’était entièrement psychologique : moulée ou dénudée, cela passait, complètement nue, non – …T’es encore là ? – Oui, fallait bien la laisser finir – Tu veux l’mot magique ? – oh, tient, c’était pas bête ça, il ferait plaisir le mot magique – C’est BOUGE TOI L’CUL le mot magique…

Et aller ! Regardant parterre et jouant à faire « sauter » le regard de l’italienne entre chacun de ses doigts, le Phénix s’occupa ainsi encore quelques instants, puis finit par demander si c’était définitivement fini. Oui, si elle se bougeait le cul ? Roh… puis en plus, Amy enchainait sur la morale derrière. Bla-bla-bla, et moi qui… bla-bla-bla, et toi qui… Relais de casse-couille, en fait !

Enfin, elles n’allaient pas rester là à se comparer, sinon le castor allait recommencer à tailler du bois. Se concentrant légèrement pour reprendre ses marques, chose nécessaire maintenant qu’elles rajoutaient à Amiel le déploiement de ces étranges ailes, le Phénix les fit rapidement bouger, se relevant en prenant appui sur le lit et hésitant un instant au regard de Caitlyn qui cherchant à l’aveuglette le drap.

D’un geste de la main et d’une pensée, Rachel projeta le drap au-dessus son ainée, le laissant se gonfler d’air et se poser sur elle délicatement, puis se détourna vers l’entrée de la chambre, et vers la suite des événements : les habiller, et aller chercher la nourriture en cuisine. Voilà qui allait poser pas mal de problème, puisqu’Amy était très à cheval sur son hygiène, que malgré quelques habits en commun, leurs habitudes vestimentaires étaient très différentes, et qu’enfin, elles étaient sensées être privées de sortie ! Caitlyn avait dit qu’elle gérerait tout, bah en fait, elle gérerait tout APRES le petit déj’… En attendant, il fallait improviser. Sauf que si Rachel fonctionnait bien à l’improvisation, Amy pensait trop pour y réussir, et ça sentait la prise de tête.

Pas tant de problèmes que cela mais des problèmes quant même… alors qu’elles avançaient dans la pièce principale, elles levèrent les yeux au ciel alors que le Phénix appréhendait et subissait une italienne en pleine réflexion ; en fait, ses monologues étaient juste l’énonciation à haute voix de ses pensées… et pour le coup, difficile de s’en distraire. Et l’autre qui confirmait…

Déjà avoir la tenue, c’était une bonne chose, surtout qu’elle allait aussi bien à la télépathe qu’à l’italienne, n’étant certes pas en molécules instables mais tout de même proche de ses habitudes. Bon compromit, mais absolument pas discret si elles devaient côtoyer des connaissances d’Amy, même s’il y avait un justificatif autre que « c’est Rachel qui contrôle le corps ». Ça, c’était fait, c’était cool, mais la douche, c’était déjà plus compliqué… rah, elle avait dit être prête hier soir ! Une question d’intimité ? Mais MER-DE, quoi ! Amiel, c’était pas leur addition, mais leur unification, l’italienne l’avait même dit hier soir : pas l’apparence de l’italienne et le comportement du Phénix, pas le corps de la première et l’esprit de la seconde, mais le partage et la cohabitation des deux. Elles n’étaient plus assez « proches » actuellement ?

Elles poussèrent un lourd soupir traduisant de l’agacement de l’une des deux : d’accord, et bien pas de douche alors. Oui mais non, Amy tenait à son hygiène ? Rah ! Bon, d’abord la bouffe, du coup. Tendant la main de l’italienne et se servant de ses pouvoirs, le Phénix commença à manipuler les objets de la cuisine pour préparer les petits déjeuners habituels, un bol de céréales chaudes pour Caitlyn et une entrecôte pour elle-même… chose qui fit encore râler son hôte, qui trouvait cela impressionnant – hors de propos – et qui ne voulait pas manger de viande à cette heure. Crispant son visage, la télépathe laissa tomber l’idée de viande et accorda le second bol. Op, faire léviter un bol depuis les placards jusqu’au plan de travail, en faire de même pour le paquet de Mielpops, verser des céréales jusqu’aux quatre-cinquièmes du bol, et y ajouter du lait en provenance du frigo, en essayant de pas faire déborder les flocons enrobés de miel, puis op, le tout au microonde durant une minute trente, sous le regard étonné de quelques lèves-tôt qui se trouvaient là, et de la pensée d’Amy également. Trouver des cuillers et faire revenir le tout jusqu’à la chambre en mode Pac-man, sauf qu’il fallait éviter les obstacles.

- Ni l’un ni l’autre. Ce sont nos émotions qui nous permettent d’exister, dans leurs similarités et leurs différences, dans l’esprit, le corps et la conjugaison des deux, répondit-elle alors que l’italienne se perdait en considérations pseudo-philosophique comme elle-même aimait à le faire.

Que cherchait-elle, au final, avec cette réflexion ? Elle ne savait pas ? Elle s’était perdue dans son interrogation du monde ? Cela fit sourire Rachel, car elles avaient là la réponse à l’interrogation sous-jacente : leur influence mutuelle et leurs interactions constantes, si elles n’étaient pas celles d’une seule et même personne, le Phénix étant incapable d’une telle capacité et ne souhaitant par forcément y recourir, elles prouvaient qu’elles étaient plus proche que deux êtres séparés. Un être et demi, en gros ; ça aidait pas à rendre le concept moins flippant, mais c’était l’idée. Et pour mieux l’accepter, ce partage, il fallait simplement faire confiance à l’autre parti ; n’était-ce pas ce qu’Amy déclarait faire à tord et à travers ? Son corps, oui, mais à l’heure actuelle, selon sa volonté, lié à celle de Rachel qui elle-même s’était liée à la volonté de l’italienne, réunissant ainsi la sainte trinité, version Rachel. Bon, problème résolu, même si le Phénix se promit de réussir à utiliser sa désintégration de la saleté sur les êtres humains aussi, parce que ça simplifierait vachement le truc la prochaine fois – encore que si une personne à l’hygiène d’Amy, elle risquait de devoir chercher longtemps les moindre craints de crasse pour les virer, car l’entretient deux à trois fois par jour, c’était du foutage de gueule. C’était peut-être pas une bonne chose que de se reposer sur ses pouvoirs trop souvent, n’empêche que cela simplifiait la vie.

En parlant de pouvoirs et de se simplifier la vie, le Phénix enroula les Ala-Pulmos sur le corps de l’italienne, faisant des immenses « cognes-partout » une robe bustier certes un peu rigide, mais qui avait pour mérite de ne plus rien démolir, tout en maintenant le pauvre soutien-gorge à réparer et en dissimulant la semi-nudité. Qui avait eut cette idée ? Rachel n’avait aucune idée que cela était possible, non, et Amy n’en avait pas parlé, pourtant l’idée était venue, à l’une comme à l’autre.

Ouvrant la porte de la main, elles attrapèrent les bols puis s’en retournèrent vers Caitlyn, pour déposer le sien sur sa table de nuit, tout en la regardant avec une bienveillance partagée.

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Ven 28 Fév - 21:42

Le matin trop tôt, j’aime personne et je ne sauve personne, je me contre-fous de la faune, la flore, la couche d’ozone, la faim dans le monde, la calvitie de Charles et même de la suite de Game of Throne. J’aime juste D-O-R-M-I-R et je déteste qu’on me fasse chier. Voilà, c’est dit ! Alors, il est vrai que je peux me montrer quelque peu d’une humeur un tout petit peu chagrine voire bougonne mais c’est là le moindre de mes défauts quand on sait la personne charmante, patiente, à l’écoute et tolérante que je suis (parfois). Mais bon, j’ai quelques talents en communication interpersonnelle qui font que je sais assez bien me faire comprendre et argumenter sur ce fait (qu’il ne faut en aucun cas brusquer un castor qui veut dormir)

J’suis pas sourde et loin s’en faut, elle(s) s’agite(nt) à coté, ça parle, ça trifouille dans les coins, ça vivote. Je ne suis pas non plus un monstre, de ce fait je pardonne dans ma grande mansuétude parce que Jesus il l’a dit et que Jésus aussi planté sur sa croix, il devait en chier pour pioncer, mais comme lui j’en profite pour m’octroyer un large comatage en m’accrochant au drap replié pour m’en faire une sorte de barrage naturel pour remplacer l’OVPI (Oreiller Volant Parfaitement identifié) qui est venu ponctuer mon ire justifiée et tonitruante et accessoirement casser la tige de cette plante pleutre et complice ! Je n’ouvre un œil que lorsqu’on dépose mon offrande sur la table de nuit, bol magnifique de blancheur et emplies de merveilleuses miel pops qui pétillent dans le lait leur sublime chanson matinale.

Un soupire et une voix bien plus douce alors que je m’étire en lui adressant un léger sourire.

- Salut vous….on s’est pas déjà vu c’matin, nan ?

J’écrase un bâillement en m’installant assise sur le lit, c’est parti pour le grattage de tignasse et le mode castor mignon qui se reveille. Oui c’est sûr que ça doit quelque peu surprendre juste après l’orage dont j’ai été capable quelques secondes auparavant mais une Elioth est ainsi faite, elle gueule très fort mais ne mord pas parce que si elle doit mordre, elle sait le faire en silence. Avant de commencer à déjeuner, je me relève en grognant avec l’élégance d’une paillasse matinale, errant comme un zombie évadé de Shawn of the Dead en trainant les pieds comme un étudiant en Scénario forcé d’aller en cours tout en me grattant la fesse à l’air (merci au string) avec classe, distinction et élégance en soupirant. Quoi ? Elle voulait le mode « Matin TRES matin » Amiel, bah merde, elle l’a version Roots et avec le charme inimitable du quotidien.

- Merde…l’est hyper tôt.. Hey Rachel ? Ca t’est jamais arrivé hein de te lever à des heures comme ça, non ? Tu savais qu’il y avait des heures avant 11 h du mat’ ? j’suis sure que non.

Je me dirais vers la machine à café tout en préparant mon breuvage, activant aussi la bouilloire pour préparer un thé à Amy.

- J’te fais un thé mon ange…Aheum…fin pour vous deux quoi.

Puis case toilettes ou une fois posée sur mon royaume je toussote légèrement avant de râler.

- Heu…Comment dire…Vous pourriez monologuer un peu tout haut, c’est..heu..ca me stresse de vous savoir à l’écoute et j’aimerai « évacuer » si possible pour éviter d’avoir des barres dans le ventre toute la journée.

McDo au moins ça s’évacue vite, surtout éviter de croiser son regard en sortant parce que j’ai une méga crise de C’te honte à gérer là. Trop tard, je me fais griller en sortant, je rougis et je fuis vers la cuisine.

- Ha ho hé Ca va ! C’est la nature quoi…j’ai…j’ai rien fait d’mal…et puis zut quoi ! Ca fait pas Popo le phénix ? MEME Magneto, il y va…Alors ca va quoi…Ou j’te parle de sexe ! ca en court-circuitera au moins une !

Je reviens avec les deux tasses lui donnant la sienne avec un sourire bienveillant avant de regrimper sur le lit et de m’attaquer au bol. Le déjeuner se fait dans la bonne humeur, presque à l’habitude d’un Dimanche. Toute contente, je termine le bol , m’essuyant les lèvres du lait qui y perle aux commissures. Je la regarde avec tendresse et par automatisme , je viens plaquer mes lèvres sur les siennes pour la remercier avant de ne pas comprendre pourquoi elles ne s’entrouvrent pas comme à l’accoutumée alors que ma langues déjà caresse les siennes pour y trouver l’habituelle passage et de brutalement prendre conscience de ce que je fais en Ouvrant de grands yeux affolés, lèvres toujours sur les siennes une grosse seconde avant de reculer brutalement

- TTU…TuUUU..PAR LE SANG DU CHRIST ! PPPPARDOn…je , j’ai…j’ai oublié ! C’est..Ahhhh !! Je…c’est.. ;C’est l’heure de la douche !!! Hopp ! MA douche..je…oh c’te honte !

Je fuis vers la salle de bain pour y trouver refuge, rouge de honte. Putain que cette journée va être looooongue. HANNNNN ! J’ai oublié l’eau Chaudeeee WIIIIIIIP !


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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Dim 2 Mar - 1:44

Ses yeux s’ouvrent, puis elle soupire et se réveille de la bonne façon, cette fois ; ne nous sommes nous pas déjà vues ce matin ? Si, mais ce n’est pas grave, c’était un bref entraperçu sans importance. SI Rachel, ce n’était qu’un bref entraperçu sans importance. Mon attention reste portée sur mon aimée qui s’éveille alors que mon visage s’en détourne et se fixe sur notre bol de céréales, dont ma main prélève d’impressionnants tribus à chaque cuillerée.

- « Un bref entraperçu… » – PAS UN MOT DE PLUS ; aucune rencontre avec Caitlyn n’est sans importance, c'était l'engueulade qui n'en avait pas – quant on s’est l’vées, finit-on par déclarer, avant d’occuper ma bouche à la mastication des boulles de céréales qui ne sont, elles non plus, pas si mauvaises, pour ne pas dire qu’elles sont bonnes.

Caitlyn poursuit son levé alors que Rachel continue d’enfourner, ayant visiblement pour définition du « déjeuner ensemble » comme déjeuner en présence de l’autre, non en attente qu’il en soit à la même étape que nous. Oui, bon, certes, j’en fais pas plus d’habitude, mais c’est parce que je ne déjeune pas et qu’on ne se lève pas à la même heure la semaine, mais sinon je lui fais la conversation hein ? Hum… peut-être éviter de la faire la bouche pleine, bonne initiative.

- Merde… l’est hyper tôt… Hey Rachel ? Ca t’est jamais arrivé hein de te lever à des heures comme ça, non ? Tu savais qu’il y avait des heures avant 11 h du mat’ ? j’suis sure que non.

Avales avant de répondre.

- Bah en fait, j’ai apprise à profiter de la moins heure de sommeil, et comme je n’ai plus aucun élément extérieur me limitant dans leur nombre, ben je rattrape les années qui me manquent. Désolée pour aujourd’hui, mais c’est l’horloge biologique d’Amy…

Ça va être de ma faute, tiens. Comment ça, un travail d’équipe ? Je te réveille, tu fais tout de travers, et… je te zut… Je signalerai que t’es plus intégrée dans mon cerveau que moi à l’heure actuelle, ma grande, alors c’est entièrement de TA faute. Moi quant ça m’arrive, je me contente de me rendormir sur Cait’ !

- J’te fais un thé mon ange… – Han ! – Aheum… – Han… – fin pour vous deux quoi.

- Oki. Merci.

Ça a des bons côtés de ne pas aller plus vite que le monde et de simplement le laisser aller, en fait. Je pense que je vais ralentir le rythme plus souvent à partir de maintenant, voir même essayer que ce soit Caitlyn qui se lève la première, histoire d’avoir un thé au lit, et peut-être un peu de maternement moi aussi. Ey oh, c’est pas une question d’être assistée !

Caitlyn nous apostrophe depuis les toilettes, son étape suivante après avoir lancés les thés et cafés, pour nous demander de monologuer tout haut pour pas qu’on l’entende chier… Non, elle ne le fait jamais d’habitude, et si mon ouïe la gêne, je crois que lui parler des sens psys est une très mauvaise idée ; le degré de distance commence à m’emmerder assez, pour tout dire, principalement parce que ça la stresse notre présence. Bon, Rachel, improvise un truc. Ey, tu t’es vantée tout à l’heure de fonctionner à l’improvisation, alors démerdes-toi !

On finit d’avaler le bol et les céréales comme des brutes, sans rien savourer, puis on s’en débarrasse, le laissant sur la table de nuit, et enfin vient la recherche des idées ; et là, je dois avouer qu’une fois de plus, je la regarde s’embourber dans mon cerveau et c’est encourageant, je ne suis pas la seule à avoir du mal avec ça. Au moins une personne qui me comprendra parfaitement quant je dis que je n’ai pas envie de savoir jusqu’où mon intelligence mutante va, pour l’avoir subie. Difficile de se concentrer sur une seule idée à la fois, quant à la première qui vient… euh…

Mon bras se tend vers le coin du salon où nous entreposons, rangés, les grands étuis d’objets empoussiérés mais qui, pour ma part, ont une grande valeur affective, puisqu’ils sont le premier de nos enseignements. L’un d’eux s’ouvre et laisse échapper un cadeau, un vieux cadeau, plus encombrant et moins important que ma croix, mais tout de même précieux. Je vois ce qu’entreprends de faire Rachel, et je dois avouer douter un instant qu’elle le fasse sérieusement, parce qu’elle ne sait pas jouer de cet instrument, comme d’aucun autre d’ailleurs. Moi par contre… en effet.

Elle me fait assoir sur le lit, la guitare entre les mains et bientôt collée contre moi comme Caitlyn m’a apprit à faire, et entreprend de faire par substitution une chose qu’elle est incapable de faire elle-même. Je chante bien, enfin c’est ce que j’en juge, et je joue bien, parce que j’ai fait consciencieusement tout ce que mon aimée m’a dit ; que Rachel profite de cela ne me gêne mais, et c’est même avec une certaine bienveillance que je vois mon visage manifester son contentement à elle, alors que ma voix raisonne.

Get Lucky by Jess Greenberg on Grooveshark

Ce n’est pas réellement un monologue, ce n’est pas dans nos habitudes, et cela ne couvre pas entièrement le bruit de Caitlyn en train « d’évacuer », mais elle s’en moque complètement, concentrée sur cette chanson à laquelle elle tient beaucoup, indifférente à sa réussite. Et non, c’est pas au mieux, mais je fais ce que je peux !

Cait’ ressort des toilettes et attire notre regard, Rachel s’arrêtant de jouer, chose faisant fuir mon aimée dans la cuisine avec un Oh C’te Honte muet mais visible, et une défense des plus… bancale ? Et non, ey ! Je veux pas qu’on me court-circuite, j’ai rien dit moi !

- Si, bien sur que je vais chier, hein ? C’est ta meuf qui aime pas bouffer juste parce qu’elle veut pas aller aux toilettes après. Pis à nous parler de sexe, je pense que tu nous court-circuiteras toutes les deux, Amy osera rien dire même si elle continuera de penser, et le hic, c’est que les pensées seront très explicites ; vais finir par croire que vous cherchez à me convertir à l’homosexualité.

Mais… mais… mais… C’est FAUX. Déjà. La conversion. Et les toilettes… à moitié. Seigneur-Dieu, c’est chiant de ne pouvoir être de mauvaise foi des fois ! J’aime pas la saleté, je suis très propre sur moi, mais ce n’est pas QUE pour éviter d’aller déféquer que je ne mange pas, je rappelle que je n’en ai PAS besoin. Et… et merde… oui Rachel, faudrait qu’on en parle en séance de psy, de ça… Je ferais ce que je peux ; après avoir partagés corps et pensées durant une journée, j’espère bien que j’y arriverai un minimum avec toi. Sinon, pas faudra que tu rentres dans ma tête ; mes conclusions risquent de t’influencer, mais au moins je pourrais essayer de t’aider malgré tout. Et non, ça me dérangera plus tellement la transmission de pensée, on a largement dépassé ce stade là.

Le petit-déjeuner réellement partagé est d’une normalité impressionnante considérant la situation, je n’ai que ma tasse de thé dans les mains tandis que Caitlyn a son bol, comme d’habitude, et nous sommes assises sur le lit, côte à côte et légèrement tournée vers l’autre, vidant nos déjeuners respectifs à un rythme similaire ; le plus choquant dans cette image est le fait que nous soyons à moitiés couvertes et non complètement nues. Même  la différence d’intonation de ma voix semble passer au second plan, car même si nous n’en sommes pas au même degré d’intimité avec Caitlyn, Rachel reste l’une des personnes qui lui est la plus proche, après moi. Et je ne suis pas réellement absente de la conversation, puisqu’elle parle à « on » lorsque cela nous concerne toutes les deux et exprime ce que je lui demande d’exprimer sans rechigner. C’est un peu frustrant de ne pouvoir agir à mon envie, oui, mais j’ai conscience d’être dans un rapport différent, de faire parti d’Amiel, et ne pouvoir agir m’évite les impairs.

Caitlyn n’a pas cette chance, et lorsque nous avons finis nos déjeuners, son regard trahit son amour et elle s’élance, comme toujours. J’ai envie de ce baiser, Rachel ou pas Rachel, Amiel ou pas Amiel, je le souhaite, je mentirais si je disais le contraire, et peut-être est-ce un acte manqué que de ne pas réagir à l’alerte qu’elle me lance, ne sachant que faire alors que durant une seconde, les lèvres de Caitlyn s’approchent des miennes. Mon corps ne bouge pas et le contact ce fait, et si d’ordinaire je ferme les yeux et entrouvre les mâchoires pour lancer ma langue à la rencontre de celle de mon aimée, rien ne se passe aujourd’hui, car je ne suis pas uniquement moi, et il faut bien deux secondes à Fuzzy pour se rappeler de cela également. C’est long deux secondes, pour moi, pour nous, et je dois avouer que je regrette ne pas avoir put répondre, ne pas avoir put signer, mais c’est là une chose que Rachel ne veut pas faire. Elle l’a pourtant fait à Kaede, mais elle était ivre, et j’ai le regret coupable qu’elle ne le soit pas encore pour pouvoir avoir Cait’ malgré elle ; je suis une personne égoïste et égocentrique, je le sais. Mais plus que tout, je suis amoureuse, et je sens la force de volonté que cela me donne, force qui contamine Amiel et nous paralyse, faisant subir à Rachel plus que ce baiser, mais également ma volonté lui étant liée. J’aimerai clore mes yeux, j’aimerai entortiller ma langue, j’aimerai enlacer celle que j’aime d’une main dans le creux des reins et de l’autre sur une fesse, la collant contre moi… j’aimerai tellement de choses, et je sens la volonté de celle qui me contrôle lutter contre cela, au point que cela transparaisse sur mon corps. Mais Rachel ne cède pas, car elle ne veut pas les choses ainsi et y résiste ; je suis prise d’admiration par sa loyauté, même si je ne m’en rends réellement compte que lorsque mon aimée se rend également compte de ce qu’elle vient de faire, marquant la surprise et bloquant une seconde de plus de paralysie, avant de se retirer d’affolement.

- TTU… – cela fait mal à voir, quant bien même j’ai conscience que ce n’est pas moi qu’elle fuit, j’ai l’impression qu’elle me fuit quant même – TuUUU… – n’es que partiellement Amy, et également Rachel – PAR LE SANG DU CHRIST ! PPPPARDOn… – j’aimerai te dire que ce n’est pas grave, mais ce n’est pas à moi d’en juger, cependant je te promets d'essayer de dédramatiser la situation – je, j’ai… j’ai oublié ! C’est… Ahhhh !! Je… c’est… C’est l’heure de la douche !!! – oui, on a dit qu’on allait y aller – Hopp ! MA douche… – ah ? C’est donc une fuite en fait – je… oh c’te honte !

Une grande inspiration nasale est la seule réaction physique que concède Rachel, très occupée à séparer ses idées de celles que j’ai imposées. Cependant, cela ne l’empêche pas de lever ma main pour caresser mes lèvres, puis analyser les résidus de la vue et du touché, alors même qu’elle concède l’expérience qu’elle aurait aimée faire autrement ; et m’analyse au passage. Hum, je suis désolée de ce qui vient de se passer, mais faut comprendre Caitlyn aussi, et…

- Calmez-vous toutes les deux, m’interrompt ma propre bouche avec un détachement inquiétant. Je comprends ce qui vous arrive. Votre amour est d’une force si impressionnante qu’il m’est difficile d’y résister lorsqu’il se manifeste.

Oui, ça peut devenir problématique, quant à hiérarchiser les risques, c’est inutile je trouve, car il est différentes intensités.

- Et je suis consciente qu’on ne pourra pas éviter toutes ses manifestations, il y aura toujours des actes manqués.

Certes, mais ce n’est pas de la mauvaise volonté. Et elle le sait, puisque je le sais. Tout comme je suis consciente de ce qu’elle pense, bien qu’il me faille un instant pour y réagir et que j’ai tendance à y prêter une attention plus que variable. Mais elle me fait parfois la même, comme en ces instants, ou n’estimant pas nécessaire la moindre justification, elle passe à autre chose et me fait agir, fouillant dans la commode et l’armoire afin de sortir la tenue à laquelle j’avais pensée, ainsi qu’une autre pour Caitlyn, qui n’en a toujours pas en réserve dans la salle de bain.

- On t’a déposées des fringues devant la porte, que tu n’ais pas à faire comme hier soir, déclarons-nous à Caitlyn une fois le geste accompli, c’est bien la douche froide pour ce calmer, mais je pense qu’on gagnerait plus à ce qu’on se démarque d’Amy au niveau visuel.

Je n’ai pas à m’inquiéter car je sais ce qu’elle veut faire, et cela ne déroge pas à ce que l’on avait définit comme possible, sachant qu’elle exclu le reste des possibilités de façon tranchée. Alors qu’elle nous assoit sur un pouf, déposant nos affaires, je tente de visualiser le résultat de nos combinaisons d’idées.

- Je pense qu’au niveau du comportement et de la tenue, ça suffira à pas mal distancer, sans réellement effacer. Après, rester coincées entre ces quatre murs ne nous aide pas. Partir suffisamment loin de l’Institut, pour ne pas risquer d’y croiser des visages familiers qui se poseraient des questions, c’est envisageable ?

Je préférerai rester à l’Institut au cas où les choses se passent mal, mais je comprends son point de vue : sortir du quotidien pour éviter ce genre de gestes. Sauf que notre quotidien est justement ce genre de sortie en amoureuses, alors que les sorties entre sœurs de cœur, je ne crois pas qu’elles aient été nombreuses. Si on en suit la logique de casser la routine, rester dans l’appartement fonctionnera mieux. A voir l’avis de Caitlyn, en effet.

En tout cas, mettre à profit l’attente que la douche soit libre à essayer de réparer le soutien-gorge est une bonne idée, et j’aurai aimée dire que ma vue puisse aider, mais ce n’est pas le cas. J’observe Rachel de l’intérieur, en un sens, et je vois bien que les sens humains, même s’ils sont aussi amplifiés que les mieux, ne sont pas grand-chose face à ses perceptions psychiques. Un putain de logiciel, ces trucs ! Elle poursuit son raccommodage jusqu’à ce que Caitlyn nous libère la place, puis entreprend de nous doucher, et me fait prendre conscience d’une chose : si Amiel est notre partage, nous n’en gardons pas moins des approches radicalement différentes de certaines choses. J’avais eut peur que le fait de me savonner nue pour une « étrangère » ne prenne un sens sexuel, mais outre qu’elle traite mon corps exactement comme elle l’aurait fait du sien, Rachel expédie surtout cette étape à une de ces vitesses ! Il me faut un bon quart d’heure sous la douche, car j’aime l’eau, identique où que l’on se trouve, et plus particulièrement l’eau chaude, qui détend et masse, tandis que son point de vue à elle, c’est « expédiez c’est pesé » : on rentre sous l’eau, une fois mouillée on savonne, on rince et c’est fini. Même pas cinq minutes, même pas la volonté de profiter de la chaleur ou autre, rien. Caitlyn ne m’aura jamais vu mettre aussi peu de temps, qu’il s’agisse de maintenant que j’ai un emploi du temps chargé ou d’avant où j’avais toutes mes matinées de libre. Hum, au point où on en est, on peu faire les cheveux aussi, j’arriverai peut-être à profiter de l’eau chaude durant une demi-douzaine de minutes comme ça…

Une fois le tout fini, elle m’essuie avec la même négligence et me place devant la glace sans aucune pudeur, me préparant psychologiquement aux changements que l’on a prévus. La première chose est d’altérer ma chevelure encore mouillée, tant en l’assombrissant jusqu’à ce qu’elle soit noire qu’en la laissant me coller à la peau et faisant évaporer l’eau pour lui faire prendre cette forme « naturelle » ou plutôt « nature » mais dont le bordélisme m’ennuie un peu : j’ai horreur d’avoir les cheveux dans les yeux. Mais cela n’est que la première étape et elle m’active à me vêtir, selon ma proposition précédente. Culotte et jeans, l’un des points communs de nos habitudes vestimentaires, pour le bas, et pour le haut, un charmant petit bustier tubulaire multicolore mais qui ne couvre qu’un tiers de la partie qui m’est au-dessus de la ceinture, chose suffisante pour que je ne le mette pas parce qu’il en dévoie trop à mon goût, et qui fait que Rachel l’apprécie. Et puis, la farce achetée en me rendant voir Hopes, pour insister sur combien j’étais paumée à l’époque, une veste de cuir clouté qui ne tombe pas plus bas que le bustier, et qui rentre là-aussi dans la garde-robe du Phénix, même si dans une matière différente. Une ceinture en cuir également pour donner de la cohérence entre le haut et le bas, et la petite surprise de la télépathe, qui crée une boucle d’oreille… si l’on peut appeler cela comme ça : c’est un anneau mais je suis sure qu'on pourrait l'utiliser comme bracelet pour un enfant considérant sa taille. Mais le problème, enfin mon problème, c’est que j’aurai bien aimée avoir les oreilles percées, mais je régénère, donc plus que cela soit au mieux temporaire, elle allait devoir me faire le perçage ! J’ai pas l’occasion de rouspéter que c’est fait, et ça ce passe de commentaires…

Bon, un nouveau coup d’œil dans la glace me permet de conclure que, même si ce sont mes fringues, ce n’est VRAIMENT pas mon style. T’es sure que tu ne peux pas remonter et redescendre un peu plus le bustier ? J’ai l’impression qu’on voit tout là…

- Tu crois que Caitlyn va nous tuer ? C’est moins pire que les étoiles pourtant.

Bah, au moins, cette fois, je ne pourrais pas me désolidariser, les cheveux et la coiffure sont peut-être le moins pire de ce moins pire. En tout cas, ça change, ça c’est sur. Manquerait effectivement plus que les étoiles, quelques colliers, des bagues à chaque doigt, et… je ne préfère pas finir cette phrase. J’ai vraiment l’air de venir de la rue, comme ça, je trouve. Et… oh putain, la référence filmique… j’ai honte.

Il est visiblement temps d’affronter le jugement de mon aimée, et si Rachel nous y conduit sans réel crainte (par absence de questionnement principalement), moi je dois avouer une « légère » appréhension. Un pas au-dehors de la pièce et elle me fait tourner sur moi-même pour montrer combien la tenue est courte DE TOUS LES COTES, avant de demander l’approbation en souriant.

- T’en penses quoi de ta Poulette au Carré ?

Perso, que lorsqu’on porte ça et qu’on ne veut pas porter de string, c’est du foutage de gueule.

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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Dim 2 Mar - 1:46

Caitlyn commença à se re-réveiller d’une façon bien plus appréciable pour tout être la côtoyant, posant même une question qui outra Rachel.

- Salut vous… on s’est pas déjà vu c’matin, nan ?

Bien sur ! Depuis quant le mode Berserk de Caitlyn lui ôtait la mémoire ? Elle n’avait pas l’excuse de l’absence des protocoles d’enregistrement de la mémoire comme sous sa forme alternative, là ! Ça ressemblait beaucoup à de la mauvaise foi là… la télépathe n’eut cependant rien le temps de dire, car l’italienne l’interrompit en imposant son avis, chose qui fit se détourner son regard vers les seules choses ci-présentes sur lesquelles elle pouvait se défouler, toute mesure gardée : les céréales.

- « Un bref entraperçu… », commença-t-elle à citer mot pour mot, mais qu’elle ne put finir sans se faire interrompre, pour changer de version, quant on s’est l’vées.

Ce n’était pas un mensonge, même si c’était beaucoup moins franc qu’à l’habitude de la rousse, et elle se la fit fermer seule en enfournant l’impressionnante cuiller de céréales dans la bouche, redécouvrant doublement leur goût, tant parce qu’elle n’en avait pas mangée depuis des années que parce qu’elles possédaient les sens d’Amy, qui d’ailleurs semblait en profiter également. Et considérant le déjeuner ensemble, l’italienne savait de quoi elle parlait, elle qui d’habitude se contentait de laisser le bol sur la table de nuit avant de se barrer pour suivre son emploi du temps. Si c’était juste une question de faire la conversation, Rachel savait, elle le faisait aussi avec les gens qui étaient présents lors de ses déjeunés. Et non, elle ne parlerait pas la bouche pleine ; oh ça va !

Et oui, l’était tôt, trop tôt même. Et oui, elle s’était déjà levée à des heures comme ça, même si ça ne lui revenait pas en mémoire tout de suite. Avant 11h ? Mais si, rien que pour la réunion d’Ororo, c’était du 9h debout !

- Bah en fait, j’ai apprise à profiter de la moins heure de sommeil, et comme je n’ai plus aucun élément extérieur me limitant dans leur nombre, ben je rattrape les années qui me manquent. Désolée pour aujourd’hui, mais c’est l’horloge biologique d’Amy…

Mais non, ce n’était pas de la faute de l’italienne, c’était du travail d’équipe, comme toujours avec Amiel : Amy les réveille, Rachel les fait merder, Caitlyn les tape… Plus intégrée à son cerveau que l’italienne ? C’était mal formulé mais pas entièrement faux, sauf que le Phénix refusait d’endosser seule toute la responsabilité avec les efforts qu’elle faisait pour le partage !

- J’te fais un thé mon ange… Aheum… fin pour vous deux quoi.

- Oki. Merci.

Cela ne gênait pas Rachel que de ne pas trop s’éloigner des habitudes des deux, et le thé faisait plaisir à Amy, donc qu’il en fut ainsi. Elle-même n’en buvait pas, par raison d’impatience principalement, mais elle ferait un effort, parce qu’il fallait en faire pour tout les partis… même s’il y en avait une qui commençait à passer en mode glandeuse. Assistée vas !

C’était étrange que de voir les petits rituels qui se passaient, à l’inverse de ceux du soir, alors qu’elle était inconsciente et lui échappait à l’habitude, et c’était plus étrange encore que de les vivre, même si pour le coup, elle ne pouvait pas se dire mal intégrée, le Phénix. Elle-même n’avait pas tellement de truc dans le genre, elle prenait les choses comme elle venait, et de ce fait, trouvait qu’il y avait un certain charme dans ces gestes qui étaient, à ses yeux, plus que de simples routines. Même s’ils y ressemblaient assez parfois.

- Heu… – Si, il restait du papier toilette – Comment dire… – il y avait un problème ? – Vous pourriez monologuer un peu tout haut, c’est… – chiant, si c’est un monologue Amiesque… bizarre, comme demande, surtout – heu… ca me stresse de vous savoir à l’écoute – A l’écoute de quoi ? – et j’aimerai « évacuer » – ah, de ça ; c’était pas traumatisant, c’était la nature quoi si possible pour éviter – c’était chiant de penser trop vite, on risquait de perdre le fil des paroles que l’on écoutait – d’avoir des barres dans le ventre toute la journée.

Mais elle faisait ça d’habitude ? Nan parce que l’ouïe n’avait pas changée, hein ? Non, motus et bouche-cousue sur les sens psys, mais surtout, c’était Rachel qui gênait comme ça ? Et… pourquoi c’était elle seule qui devait improviser ? … C’était vraiment trop’injuste !

Finissant le bol de lait et les quelques céréales survivantes en un cul sec impressionnant, Amiel le déposa à côté de celui de Caitlyn et commença à chercher des idées ; d’ordinaire, c’était pas trop compliqué, Rachel en avait une et la suivait, mais là, y’en avait pas qu’une qui venait, y’en avait cinq fois trop. Et encore, Amy ne participait pas. Tant pis pour elle : elles prendraient la première qui venait !

Tendant la main vers les grands étuis sagement rangés, le Phénix ouvrit celui de l’italienne pour appeler à elle son contenu, et le saisir ; si, elles allaient faire cela, et non, elle-même ne savait pas en jouer, mais Amy si, ainsi, elles pourraient le faire cette fois. Et rien à foutre d’emmerder tout le monde dès le matin, c’était déjà fait !

Les asseyant sur le lit, et plaçant l’instrument contre elles, Rachel entreprit de faire jouer à l’italienne la chanson qui lui tenait le plus à cœur, et qu’elle ne pouvait s’empêcher de massacrer par ses propres performances vocales qu’elle jugeait inadaptées.

Get Lucky by Jess Greenberg on Grooveshark

Toute sourire, Rachel chanta mieux qu’elle ne le faisait elle-même, profitant de la voix comme des compétences d’Amy pour réussir « sa » propre vraie reprise de Get Lucky, le single au 6 Grammy Awards que lui avait fait découvrir Caitlyn peu après sa sortie et dans lequel elle s’était parfaitement reconnue, devenant sa chanson préférée, qu’importait qu’elle représenta la France ou pas. Bon, c’était sur que juste avec une guitare, c’était pas au mieux, mais elle était contente quant même !

Après, elles avaient quant même entendue Fuzzy, et redéposèrent la guitare lorsque cette dernière sortie des toilettes, fuyant immédiatement vers un autre lieu en bougonnant.

- Ha ho hé Ca va ! – elles n’avaient rien dit ! – C’est la nature quoi… – parfaitement – j’ai… j’ai rien fait d’mal… – oui, elles étaient d’accord, alors pourquoi ce prendre la tête ? – et puis zut quoi ! Ca fait pas Popo le phénix ? – mais elle se montait le bourrichon toute seule là ! – MEME Magneto, il y va… – oui, comme tout le monde quoi – Alors ca va quoi… – mais parfaitement que ça allait ! – Ou j’te parle de sexe ! – pardon ? – ca en court-circuitera au moins une !

- Si, bien sur que je vais chier. C’est ta meuf qui aime pas bouffer juste parce qu’elle veut pas aller aux toilettes après. Pis à nous parler de sexe, je pense que tu nous court-circuiteras toutes les deux, Amy osera rien dire même si elle continuera de penser, et le hic, c’est que les pensées seront très explicites ; ‘vais finir par croire que vous cherchez à me convertir à l’homosexualité.

Rachel n’avait jamais essayé « pour voir », tant avec un genre que l’autre, n’ayant même jamais eut l’idée de le faire, et si elle n’avait pas d’attirance physique pour qui que ce soit, c’était plus une question de blocage, elle le savait. Depuis son viol, le sexe était quelque chose de très simple : un niveau d’intimité. C’était le niveau d’intimité suprême, et seul Franklin l’avait atteint, au point de la mettre enceinte d’ailleurs. Même pour son mari, le Phénix n’avait eut aucune attirance physique comme Amy et Caitlyn en avaient, il s’agissait d’un acte comme d’un autre, quant bien même elle pouvait être excitée sexuellement une fois lancée. Oui, elles devraient en parler durant les séances de psy, mais encore fallait-il que l’italienne réussite à le faire sans devenir rouge-tomate. Elle ferait des efforts, et si cela ne suffisait pas, l’invitait à entrer dans sa tête pour essayer d’en parler quant même ? Mais ça ne la dérangeait pas ? C’était pas faux ça.

Le petit-déj’ de Caitlyn fut très proche de celui des autres jours, Amiel prenant la tasse et rendant son sourire à Fuzzy, toujours installée à son côté sur le lit, la guitare laissée un peu plus loin. Sans réellement y faire attention, Rachel se calqua sur les habitudes d’Amy, à moins que ce ne soit un point de similitude entre elles que d’ainsi s’installer, tournées vers l’autre et sans réelle distance avec elle, se callant à son rythme pour boire alors qu’elle mangeait, et surtout, discutant comme si de rien était. L’italienne avertit de cela, le faisant prendre conscience au Phénix, qui prit parti de la laisser réfléchir et de partager les conclusions, tout en continuant d’être représentante du consortium « Poulette² ». Elle comprenait la frustration d’être réduit à l’état de pensée, oui, tout comme elle avait conscience que cela évitait les trop grosses conneries ; elle se prêta même à imaginer la situation inverse, avec Amy aux commandes de son corps à elle. Outre que Caitlyn aurait en effet une raison de se plaindre pour la différence de taille de poitrine, et bien les impairs auraient été plus nombreux et dangereux, puisque la relation entre les « actrices » était bien plus intime et les envies réciproques… d’un autre côté, ne pas risquer de mener les gestes manqués à leur terme n’empêchait pas leur existence !

Le petit-déjeuner terminé, Caitlyn se tourna vers elles avec son regard amoureux, et alors même que ses muscles se mettaient en branle, le Phénix sonna l’alarme ; alerte bisou ! Combien de temps fallut-il pour que les lèvres de la Ptite Rousse n’arrivent ? Deux secondes ? Bien assez pour réagir. Mais que faire ? Elle l’ignorait et se retrouva confrontée à un autre problème, celui que la seule personne à pouvoir lui répondre désirait également ce baiser, les deux autres partis la broyant entre leurs volontés naturelles. Que faire ? Rachel l’ignorait et ne pouvait pas réagir violemment, elle ne pouvait pas repousser Caitlyn et encore moins lui arracher la langue, quant à une esquive, c’était une idée, mais elle n’en eut pas le temps, éprouvant des difficultés quant à la volonté d’Amy qui entrait en contradiction avec la sienne. Il n'aurait pas été dur de la vaincre, non, mais les barrières ainsi baissées, la télépathe dû faire face à un véritable parasitage de ses propres pensées. Les lèvres se touchèrent, et durant deux nouvelles secondes, elle fut embrassée. Oui, elle avait déclaré vouloir tester le baiser avec les sens améliorés, mais elle ne pouvait pas non plus rouler un patin à Caitlyn ! C’était sa sœur ! Qu’importe qu’elle l’ait fait à Kaede alors qu’elle était pétée, elle ne s’en souvenait même pas ! Et le pire fut bien qu’elle partagea le ressenti de l’italienne, devant résister à l’envie de répondre et de faire ce qu’Amy voulait. Paupières se plissèrent tandis que mâchoires et bras se crispèrent, le Phénix encaissant cette union au milieu de laquelle elle se retrouvait broyée ; il aurait été plus facile de céder et de profiter, oui, mais elle ne voulait pas, car c’était Caitlyn. Sa sœur, sa guide, celle qui gardait les portes d’accès à son cœur, non celle qui se trouvait en son centre, et Rachel refusait que cela le devienne, encore moins par transfert télépathique ! C’était l’amour d’Amy et de Caitlyn dont elle subissait le contrecoup, tout simplement, et elle ne devait pas risquer de ce faire « contaminer », cela détruirait tout, et elle ne voulait pas leur faire cela. Fuzzy fini par réaliser, se retirant après une bonne seconde encore, et enchainant chaotiquement pour faire face à son affolement.

- TTU… TuUUU… PAR LE SANG DU CHRIST ! PPPPARDOn… je, j’ai… j’ai oublié ! C’est… Ahhhh !! Je… c’est… C’est l’heure de la douche !!! Hopp ! MA douche… je… oh c’te honte !

Rachel prit une grande inspiration nasale alors que Caitlyn s’enfuyait à la salle de bain, leur grugeant la place mais c’était là un détail, l’action principale consistant à faire refluer l’influence d’Amy sur sa propre psyché. Levant la main, le Phénix ne put s’empêcher de porter deux doigts aux lèvres de l’italienne, les passant doucement sur la surface rosée avant de les éloigner pour pouvoir les regarder et les frotter de son pouce. Il était indiscutable que le toucher amélioré entrainait un impact bien plus grand sur les fonctionnements psychiques de l’italienne, sans parler de l’intervention du goût si c’était allé plus loin, mais c’étaient là des données bassement physique, et il y avait tellement plus.

- Calmez-vous toutes les deux, déclara-t-elle avec neutralité. Je comprends ce qui vous arrive. Votre amour est d’une force si impressionnante qu’il m’est difficile d’y résister lorsqu’il se manifeste.

Chose risquant de devenir problématique ; le baiser était peut-être le cran au-dessus des œillades et des caresses, mais s’il était le maximum en public, elles ne l’étaient pas réellement, malgré la présence du Phénix, et ne l’étaient plus du tout si cette présence était oubliée.

- Et je suis consciente qu’on ne pourra pas éviter toutes ses manifestations, il y aura toujours des actes manqués.

Elles se levèrent et se dirigèrent vers la commode, recommençant à fouiller les affaires pour en sortir des propres, une culotte pour chacune accompagnées d’un soutien-gorge et d’un t-shirt pour Caitlyn, puis en firent de même vers l’armoire, sortant deux jeans, ainsi qu’une boite à chaussure recyclée en caisse d’archive, selon les habitudes de l’italienne ; la caisse contenant le haut offert par Josh et le blouson le « complétant », et qui ne correspondaient nullement à la garde robe d’Amy, mais qu’elle avait gardés quant même, par nostalgie d’un ami perdu. Rassemblant cela en deux tas, un pour chaque personne, Amiel avança jusqu’à la porte de la salle de bain pour y déposer les affaire de Caitlyn.

- On t’a déposées des fringues devant la porte, que tu n’ais pas à faire comme hier soir ; c’est bien la douche froide pour ce calmer, mais je pense qu’on gagnerait plus à ce qu’on se démarque d’Amy au niveau visuel.

Il n’était pas question de polymorphie. Enfin, la légère qui était accordée habituelle, si, à savoir la teinture de chevelure, mais rien de plus. Cela aurait été plus simple de prendre une toute autre apparence, qu’il s’agisse de celle de Rachel ou d’une personne imaginaire, cependant cela avait été clairement interdit, et était donc en dehors de leurs possibilités, inutile de s’inquiéter là-dessus : pour le Phénix, cela n’entrait plus en considération. S’asseyant sur un pouf et posant ses fringues et son carton à son côté, Amiel poursuivit.

- Je pense qu’au niveau du comportement et de la tenue, ça suffira à pas mal distancer, sans réellement effacer. Après, rester coincées entre ces quatre murs ne nous aide pas. Partir suffisamment loin de l’Institut, pour ne pas risquer d’y croiser des visages familiers qui se poseraient des questions, c’est envisageable ?

Envisageable oui, intelligent pas forcément : le couple avait pour habitude de sortir, justement. Après, en des lieux où elles n’allaient pas, cela restait faisable, mais d’un autre côté, c’était en effet probablement plus sécurisé à l’Institut, d’une certaine façon. A voir ce qu’en penserait la Chef.

En attendant que Caitlyn sorte de la douche, Rachel leur fit ôter le soutien-gorge décédé pour entreprendre de le réparer, regardant les crochets de maintient qui avaient été arrachés par la sortie des ailes et essayant de ressouder les divers pièces par altération de la matière. Cela lui prendrait du temps, mais elle pourrait le réparer entièrement, elle en était convaincue. Après, lorsque Fuzzy sortie, elle abandonnerait ce projet pour aller faire sa toilette à son tour. Et la faire selon ses habitudes à elle.

Même pas cinq minutes après avoir posé le pied dans la douche, ailes enfin rétractées dans leur thorax, Rachel en avait déjà fini. Amy aimait peut-être l’eau, mais elle-même n’en voyait pas l’intérêt : elle se lavait, point. D’ailleurs, fallait-il en faire de même avec les cheveux ? Hop, voici qui serait fait, et les conduirait à l’étape des changements. Etape où elle fermerait vraiment la porte de la pièce pour être sure que Caitlyn ne regarde rien, cette fois.

A nouveau face à la glace, nue cette fois, le Phénix se concentra pour employer les pouvoirs de son hôte afin d’altérer la couleur capillaire de cette dernière, la noircissant et se refusant à la coiffer malgré l’humidité qui la ferait former une coiffure courbée selon les lignes du visage, du coup et des épaules de l’italienne, tout en lui tombant partiellement devant les yeux, le tout étant assez inhabituel chez Nephilim qui préférait les coiffer pour les diriger un minimum, quant bien même elle les laissait libre. Lorsqu’elles furent satisfaites du résultat, elles passèrent à la tenue, enfilant avec négligence culotte et jeans, habituels pour les deux, puis ouvrir la boite en carton. Pas de soutien-gorge, un mort c’était suffisant, ainsi utiliseraient-elles un bustier tubulaire rayé horizontalement par diverses couleurs, et qui couvrait du haut de la poitrine à une demi-douzaine de centimètre au-dessus du nombril, laissant de larges portions du corps visibles et moulant légèrement le tiers qui était recouvert. Et pour conclure, la boite fourni également une courte veste de cuir clouté en de nombreux endroit,  principalement aux manches et aux poignets mais également au col, sur les petites épaulettes et sur la large ceinture à double poinçons, qui ne descendait pas plus bas que le bustier. Une ceinture de cuir pour faire tenir le jean, et touche finale créée de toute pièce par le Phénix, un anneau d’une matière semblable à celle composant le cloutage en guise de boucler d’oreille et accrochée à la droite, qui fut percée pour l’occasion quant bien même elle régénérerait bien vite. Chose qui expliquait qu’elle n’ait jamais réussit à se faire définitivement percer les oreilles, mais qui n’empêcha pas la télépathe de le faire par télékinésie, de façon assez brutale. Amy voulait se faire percer les oreilles mais en guérissait, et Rachel n’y avait jamais eut le droit étant petite, et ne supportait plus les aiguilles désormais ; quant à retourner ses pouvoirs contre elle-même de la même manière qu’elle venait de le faire, elle préférait éviter, consciente qu’à la différence de Nephilim, elle risquait de s’infecter comme une idiote.

La transformation était surprenante, d’autant plus que la veste était portée ouverte et laissait entièrement voir le bustier, au damne d’Amy, et alors que Rachel tendait de leur faire les derniers ajustements, elle ne put s’empêcher de demander.

- Tu crois que Caitlyn va nous tuer ? C’est moins pire que les étoiles pourtant.

Pas pouvoir ce désolidariser, cela ne répondait pas réellement à la question, mais en effet, il ne manquait plus que quelques trucs, dont les étoiles (sans l’ange, d’accord, ça c’était surtout pour le troll), et elles se seraient crues personnage secondaire d’une comédie de série B tournant autour de beurre, de problèmes familiaux, d’une orpheline et d’une stripteaseuse… il leur manquait plus que le beurre en fait.

Se retournant vers la porte de la salle de bain, elles la saisir et l’ouvrir, avançant d’un pas sur dans la pièce et laissant contempler à Caitlyn l’étendue des changements. Ecartant les bras et accomplissant un tour sur elle-même, Amiel sourit à son vis-à-vis avec une attitude d’enfant naïve cherchant l’approbation d’un modèle.

- T’en penses quoi de ta Poulette au Carré ?

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Ven 7 Mar - 21:37


Une douche mine de rien, ça calme même si franchement mes heures de sommeil en moins se font sentir. Ma paresse naturelle prétexte haut et fort que c’est une raison largement suffisante pour m’éviter une plombe de gym, de pompes et de tractions car mine de rien, si je me laisse aller je vais encore prendre du cul et que je vais encore passer le temps à geindre sur mon pauvre sort et l’inutilité de mon pouvoir qui aurait pu se manifester comme par exemple une capacité cool qui empêche de prendre du poids quand on s’emmanche un pot de Nutela en une heure ! La vie c’est trop d’la merde d’façon. J’en suis au brossage de dents lorsque je l’entends depuis la Salle de Bain que j’occupe.

- - Je pense qu’au niveau du comportement et de la tenue, ça suffira à pas mal distancer, sans réellement effacer. Après, rester coincées entre ces quatre murs ne nous aide pas. Partir suffisamment loin de l’Institut, pour ne pas risquer d’y croiser des visages familiers qui se poseraient des questions, c’est envisageable ?

Je crache le dentifrice dans l’évier tout en me séchant les cheveux.

- Oui bien sûr…Et se retrouver couper de l’Infirmerie et de l’aide des plus puissants télépathes en cas d’attaque. Même pas en rêve ! , et puis commence pas à faire Amiel l’Abeille, il est déjà huit heures du mat, t’arrivera bien à tenir 16 de plus, non ? Au pire amuse-toi avec les facultés d’Amy…Tiens, combien ça fait de secondes ? Tiens…Calcule moi combien de temps je passe sous la douche par jour, et en un an ? et en 30 ? Et sur 100 ans tiens ? en jours, minutes, secondes ? et pour Jade si son espérance de vie est de 85 ans ? Tiens ? Combien on peut mettre de Laurette d’ici à la Lune et d’ici au Soleil ? Tu vois, c’est tous les jours la grosse marrade avec le gros cerveau de Sweety ! Tu sais qu’une fois, elle a compté combien je mangeais de Miel Pops en 1 année ?

J’étais en train de me battre avec mon sweet quand la porte s’ouvrit.

- T’en penses quoi de ta Poulette au Carré ?

Je reste perplexe une seconde affichant une moue contrariée avant de soupirer en haussant les épaules.

- J’en pense que si on s’était connu gamine, je ne t’aurais pas prêté mes Barbies, Tite Sœur. Et puis..HO ! J’ai JAMAIS dit tout haut poulette au carré, sale espionne ! Franchement avec ce style, j’hésite avec Dindon au cube, z’avez fusionné avec une Jade impudique ? Je dis NON de suite à l’autruche Puissance 4 si c’est pour récupérer les airbags de Kaede. Non…Ca ira pour ici, mais tu sortiras pas comme ça , tu vas erectionner tous les emos de New York et je vais devoir à nouveau péter des gueules... Et la violence, c’est une mauvaise chose. Charles me disait la semaine dernière que c’est en voyant se poser un moustique sur ses testicules qu’il a compris que parfois, le recours à la force brute était une mauvaise chose…C’est pour ça qu’Ororo n’a pas compris…elle n’a pas de burnes.

Je traverse la pièce du living pour m’installer sur le pouf en baillant, relevant l’écran de mon pc portable pour le mettre en route.

- Bon…Foutez moi la paix, c’est l’heure où je checke Facebook et je regarde les nouveaux messages sur Super Men Rpg contre les Séminariste. Vas t’occuper à boire de la lumière, c’est comme du Yop.

Je m’absorbe à la lecture de mon forum et de mes Like et autres activités sur Farmville commentant par des bribes de phrases farfelues.

- Merde, ma récolte de patates ! Han Kaede ma vache est malade ! Rachel le renard a bouffé mes poules ! Chier ! Non je veux plus jouer à Candy Crush ! Lui j’le connais pas, Hop ! Ignorer… C’est quoi ce pseudo « Dark WetBeaver » ?? Mais vas mouuuuurir !!
- Humm…Surcon, le sbire de Electror s’est défoncé le fion sur Revita la base secrête des Seminaristes par un T Rex !! Ha Ha ! Bien fait pour sa tronche ! Mon dieuuuu Il est enceint ! Une nouvelle mutation…Ahah ! Lauvans Era a avoué qu’elle aimait les animaux et veut coucher avec Sphynctus, l’hybride Predator d’Electror. Ho Ho ! HANNNN Exitus a une nouvelle Ban ! Waw, ca c’est d’la cape !


9 h, téléphone alors que je rédige un Rp ou Wonder Beaver et Super Fougère foutent sa race à Mr Triste à l’aide d’un gaz déclenchant de forte poussée de priapisme.

- Hum…Oui…Lu…Quoi tu ne fais pas ta paillasse à cette heure-là ? Hein ? Nuit Online, pas couchée ? Tu vas encore déclencher des crises d’hémorroïdes au Grand Tout Noir ! Et ça te fait pas chier de m’appeler à cette heure-là, gourdasse ? Ah ? tu m’as vu sur Facebook…C…Comment ça les vieux ca dort moins de toute façon ??? Mais je t’emmerde d’une fooorce ! Fille mal éduquée ! Quoi , non c’est toi…Ta race hein !! Non toi ! Nope, Ta famille ca ne vaut pas ta race comme insulte, oui même si c’est des Grigori qu’on parle…pis d’façon, qu’est ce t’y connait aux grigori…NON, moi c’est pas pareil, j’en ai épousée une, j’ai l’droit, j’ai la bague, le certif et la malédiction qui va avec. Toi t’es qu’une Von Orchent, un nom de vendeur de choucroute à coucher dehors, alors fais pas ta star…Nope, elle est réveillée, depuis longtemps…que…mais SI elle dort je te signale ! NON c’est pas une plante, bordel…et elle aussi elle t’emmerde d’une force. Non…elle est occupée…non…VRAIMENT occupée…NON elle ne fait pas caca ><, non c’est pas un argument pour la plante, non c’est compliquée, elle est concrètement occupée là…mais non on ne …rhooo…t’es complètement vicieuse en fait. Elle…elle peut pas te parler là…Pita tu fais chier, demande moi, ça ira plus vite. Rhaa attend.

Je tends l’appareil à Amiel embarrassée en soupirant.

- C’est Piteuse, elle insiste…c’est pour Noel><.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Mar 11 Mar - 0:24

Rachel n’aime pas se prendre la tête avec des trucs trop intellectuels à son goût, et le fait que mon cerveau calcule les choses alors même que Caitlyn nous les demande est extrêmement drôle, parce qu’elle le veuille ou pas, les calculs essaient de se faire, et les réponses viennent ! Enfin, il ne faut pas exagérer, nous n’avons pas réponse à tout non plus, et je DEMENS d’avoir jamais essayé de compter les Miel Pops… j’ai juste prit l’adition des masses de tous les paquets qu’elle mange, divisant le poids global par celui d’un grain, pour le savoir ; une curiosité comme une autre, mais ce n’est pas COMPTER ! Quant à ce venger, c’est qu’elle est rancunière mine de rien, la petite sœur…

Quant à sa tête face à Amiel… autant mon physique est tout sourire, tout content et tout Rachelien, en somme, autant mon esprit a plus d’appréhension. Oui Rachel, les petits trucs que j’analyse au niveau comportemental, c’est pas pour m’occuper, et c’est pas des conneries ! Cait’ est contrariée mais te pardonnes parce que c’est toi. Pas au point de prêter les Barbies ? Mais ma grande, outre qu’elle te partage volonté ses pensées, c’est un peu sa femme qu’elle t’a « prêtée », là, et c’est au niveau du style vestimentaire cette remarque, pas de la confiance ! D’ailleurs, tu le vois bien, non, on manque de gagner un exposant à cause de la tenue ! Quant aux airbags de Kaede, on est toute les trois d’accords. Quant à érectionner tous les émos de NYC… j’ai pas fait gaffe quant je suis sortie avec, tiens ; m’enfin m’en fout, je veux que Caitlyn pette les gueules de ce qui me draguent : NAELLE !

- Ororo a toujours plus de burnes de T’Challa, répond Rachel en m’outrant au passage, et je savais pas que Xavier avait des sensations en dessous de la ceinture ; c’est vraiment pas intouchable ce mec, pourtant je suis sure que s’il y avait un film sur les X-Men avec Omar Sy, il se retrouverait « garde du corps » de Xavier.

Bon, ça c’est fait, on tire sur les handicapés et sur les Français… cool la vie ?

- Et puis, c’est pas une Jade impudique, c’est juste moi. ‘Fin, Rachel. Jade se cache derrière ses habits, et c’est pas parce que je trouve que les News Rock c’est génial que j’ai tout pompé sur elle, hein ? Dois-je te rappeler la tête de la combinaison que je portais tout le temps au début ? Le truc que ta femme qualifie de combinaison Punk-SM – Ce n’était pas fait pour être dit ça ! – mais que je suis pas sensé dire. Et puis, tu sais qu’elle est entièrement à Amy cette tenue ? Un cadeau de Josh, même si tellement pas dans ses goûts qu’elle ne l’a jamais mit.

Si tu veux m’enfoncer encore plus, tu peux rajouter « même durant vos jeux costumés »… NON NE LE FAIT PAS !

Caitlyn se barre dans l’entrée pour squatter l’autre pouf, et se concentrer sur son écran d’ordinateur ; euh… ça aussi c’est d’une parfaite normalité, mais ça l’est même un peu trop là !

- Bon… Foutez moi la paix, – Maieuh… – c’est l’heure où je checke Facebook et je regarde les nouveaux messages sur Super Men Rpg contre les Séminariste. – tu m’abandonnes entre ses griffes là… – Vas t’occuper à boire de la lumière, – … Mais alors . . .c’est comme du Yop.

C’est faux, c’est pas comme du Yop, et c’est une occupation qui réclame de la patience et de la contemplativité ! Non je suis pas en train de dire que tu n’as ni l’une ni l’autre, Rachel, mais c’est un fait, admet-le. Tu penses réellement réussir à passer plusieurs heures à regarder le soleil avec ma vitesse de pensée ? Euh… non, on a dit qu’on ne sort pas d’ici, tu te rappelles ? T’as déjà emmenée mon aimée sur la lune, j’ai pas envie de marcher sur le soleil, moi ! Je suis bien où je suis ! Et non, c’est pas une cage Rachel, faut juste garder la mesure, hein ? Tu sais bien que c’est pour éviter de foutre la pagaille qu’on reste ici, on va trouver une occupation. On y réfléchira en faisant la photosynthèse, d’accord ?

Rachel nous replace à la fenêtre, rouvre cette dernière et déploie d’un clignement d’yeux mes membranes nictitantes, puis croisant les doigts et posant les bras sur le rebord, elle s’en sert d’oreiller et me fait regarder le soleil encore bas ; j’ai toujours trouves la mouvance et les nuances du soleil fascinantes à regarder, mais pour une personne capable de marcher à sa surface ou même de l’absorber pour se nourrir, je dois avouer que je comprends que ce ne soit pas à la hauteur.

- Merde, ma récolte de patates ! Han Kaede ma vache est malade ! Rachel le renard a bouffé mes poules ! Rachel le renard a bouffé mes poules ! Chier ! Non je veux plus jouer à Candy Crush ! Lui j’le connais pas, Hop ! Ignorer… C’est quoi ce pseudo « Dark WetBeaver » ?? Mais vas mouuuuurir !!

- Donc, si je résume… je squatte ta poulette au carré choppée par espionnage et je bouffe tes poules sur FB… c’est du second degré, c’est ça ? Nan, parce que oui tu ne l’as pas dit tout haut le « poulette² » mais tu l’as pensé trop fort, et il résume bien la situation, donc pour moi, c’est adopté, et c’est pas de l’espionnage. En revanche, je suis pas un renard, et je suis pas sur FaceBook, donc je vois pas comment j’aurais put bouffer tes poules, d’autant que j’ai un alibi, j’étais dans ta poulette, quant bien même tu nous traites de dindes ou que l’origine de la légende du Phénix c’est un putain de faisan. On mangera du canard à midi ? Après, je suis d’accord avec toi, le must, c’est Angry Bird. Et pour les fans du Wonder Beaver, vois le bon côté des choses, le calme est revenu ; après ton buzz sur youtube, t’avais pas dû fermer ton compte ou un truc dans le genre ?


Seigneur-Dieu, me voici coincée dans une discussion de geekettes… De toute façon je ne peux rien dire, merci de ton soutien Rachel… Quant à Supermen RPG… Exitus ça veut dire la fin en latin, mais c’est loin d’être fini… Ca va être long…

Les minutes filent à une vitesse lorsque l’on est sur un ordinateur, je le conçois aisément, mais lorsque l’on vit cinq fois plus vite et partage ce fait avec une personne qui n’y est pas habituée et dont la patience n’est pas le point fort, et bien, disons que le temps semble encore plus long. Rachel teste les membranes nictitantes une douzaine de minutes, ce qui est déjà bien en soit, avant de les considérer comme plus « chiantes » que le reste, puisque je ne ressens absolument rien du processus de photosynthèse, et qu’à par décortiquer mon corps pour l’observer, cela ne lui rapporte pas grand-chose. Du coup, on quitte la fenêtre et elle entreprendre, selon le conseil de Caitlyn, de tester mes facultés, sachant que ce ne sont pas les intellectuelles qui l’intéressent.

Me faisant prendre une feuille de papier, elle repart sur l’idée d’un « dessin », et, à défaut de crayon de couleur rouge, on s’en va chercher un stylo bille de cette même teinte avant de se poser sur le bar. Puis elle commence à colorier, mais d’une façon particulière ; le rouge s’étend d’un bout à l’autre de la feuille, oui, mais elle use de ma précision aussi bien gestuelle que sensitive pour accomplir tout au long de ses allers-retours une infime variation du contact de la mine, affin d’obtenir un maximum de nuances de rouge possible. Cela nous prend un temps considérable, et je me plonge dans sa démarche pseudo-artistique, car l’art est une chose qui m’a toujours intéressé, même si je n’ai jamais eut une âme d’artiste. Rachel ne se préoccupe pas de cela, pas de ce qui a été fait avait ou même que cela ait la moindre valeur, soit réussit ou non, elle le fait parce qu’elle a envie. Il nous faut près d’une heure pour remplir une simple feuille A4, et Rachel lâche l’affaire pour nous vautrer sur le lit dès qu’elle a terminé, chose qui me stupéfie complètement ; pourquoi ? Elle n’est pas mécontente de son travail, pas plus qu’elle n’en est contente d’ailleurs, alors pourquoi le laisser tomber négligemment ? La réponse me vient par sa pensée, et je ne peux pas réellement la contredire, même si je trouve la réaction extrême.

Le téléphone portable de Cait’ sonne et elle décroche, ayant droit à une Lupita bien matinale en connaissance de la vie nocturne de notre nièce. Et elle aura beau prétexter attendre la fin de l’appel pour jouer de la guitare, ça n’empêche pas Rachel d’écouter aux portes ; même si, de toute façon, on entendrait quant même et on ne ferait que gêner. J’ai rien dit du coup. Et oui, je n’aime pas le bazar, on m’a apprit à être organisée et soignée, et… et du coup je rangerai tout demain… sale bête.

Alors, nuit blanche devant l’ordi… c’est pas des crises d’hémorroïde qu’elle doit déclencher à Sébastian, mais de paternalisme, parce que sa méthode éducative « elle fait ce qu’elle veut, mais elle assume ses choix », c’est ni plus ni moins que du laxisme ; on dirait Kyle ! D’un autre côté, je suis pas forcément pour que Pita vienne étudier à l’Institut, Jade, elle est calme, elle est introvertie et elle est studieuse, comme moi, alors que Pita… elle est comme Caitlyn au début, mais en pire, parce qu’elle considère qu’il y a papa derrière pour la rattraper… Quelle mauvaise éducation !

Vue sur FB… elle aurait plus vite fait de dire qu’elle a piraté ton téléphone ou ton ordi, oui… m’enfin, tant qu’elle le fait pas de ton cerveau, ça me va. Demander à Jade de faire un scan ? Pas bête, on va laisser les cousines jouer au policier et au voleur, ça les occupera. MAIS NON RACHEL ! Pas maintenant. Attends au moins d’être sortie de mon corps pour ça, sinon tu ne vas pas avoir fini d’en manger pour ce qui c’est passé là.

- Nope, Ta famille ca ne vaut pas ta race comme insulte, oui même si c’est des Grigori qu’on parle… pis d’façon, qu’est ce t’y connait aux Grigori… NON, moi c’est pas pareil, j’en ai épousée une, j’ai l’droit, j’ai la bague, le certif et la malédiction qui va avec. Toi t’es qu’une Von Orchent, un nom de vendeur de choucroute à coucher dehors, alors fais pas ta star…

- Si c’est une von Orchent, sa race c’est les sang-bleus, donc elle a une parenté avec les cordons, et du coup c’est une dinde, donc avec nous, CQFD.

What The Fuck ? oO

Euh… je suis réveillée, depuis longtemps, mais pas comme d’hab’, hein ? Je la vois venir à des kilomètres la naine de Seb’, si elle parle de moi, c’est que l’idée qu’elle a derrière la tête me concerne, en plus de concerner Caitlyn puisque c’est sur son portable à elle qu’elle a appelé. Règle numéro une chez les von Orchent : ils font toujours quelque chose avec une idée derrière la tête. Rien n’est gratuit. Je suis même pas sur qu’ils conceptualisent ce principe-là.

- C’est des connards, en sommes.

Merci de ton avis, Rachel. Je sais que tu lui as donné le titre Ad Vitam Aeternam de Connard en Chef… ou qu’il se l’ait donné tout seul je m’en fous, mais ce ne sont pas vraiment des connards. Des cons, indubitablement, mais des connards, ça dépends des fois. Puis de toute façon, dans la famille, y’a pas une seule personne d’irréprochable, donc bon. Et je te zute, ma grande.

- Non… elle est occupée… non… VRAIMENT occupée… NON elle ne fait pas caca

Mais merde, c’est quoi cette fixation aujourd’hui ? Je dors et je ne chie pas, d’habitude, parce que j’ai TOUJOURS besoin de l’un et TOUJOURS pas de l’autre. Enfin, je n’aurai pas le choix, vu qu’on a bouffé hier soir… Encore une scène que je n’aurai pas préférée vivre, tiens…

Et oui, Pita est complètement vicieuse, c’est une von Orchent. Je vois mon aimée nous tendre le téléphone sans bouger de sa place, nous appelant pour dire qu’elle insiste, que c’est pour Noël. Et Rachel qui se contente de me demander si on y va ou pas. Bon, trouver une idée. Improviser, comme dirait l’autre… euh, non, j’ai pas dit qu’il fallait qu’elle improvise, elle ne peut pas m’improviser moi ! Pourtant, la voici partie, usant de ma vitesse et de mon adresse pour s’emparer du téléphone et commencer à parler… je vais avoir de sérieuses explications à fournir à mon frère sur mon plan pour éviter la possession, moi…

- Allô Lupita ? Si, Amy est occupée… Si elle est occupée… mais laisses-moi en placer une, je vais tout t’expliquer…

On n’en placera pas une ma grande, et tout expliquer dès maintenant est pas forcément une bonne idée. Mon corps s’assoit sur l’autre pouf, en attendant qu’elle finisse son monologue d’excitée.

- Attention, je vais raccrocher…

Et Pita qui prend ça pour du bluff. Bon, j’aurai une explication à fournir à mon frère et une autre à ma nièce. Je suis dans la merde. Op, extinction de l’appareil, puisque Rachel ne dit rien qu’elle ne soit capable de faire, et puis… ah carrément ? Elle vire la batterie avant de rendre le tout à Caitlyn, en rajoutant par curiosité.

- Quant tu parlais d’Amy concrètement occupée, c’était parce que je suis dedans, c’est ça ?

Oui, c’est possible que cela ait été employé dans ce sens là, mais selon ce que tu mets comme sens premier, c’est pas forcément du second degré. Après, je te l’accorde, vu la situation ; bravo ma grande. T’en a d’autres des comme ça en réserve ? En tout cas, il risque de t’en falloir, parce que c’est au tour de mon téléphone de sonner, maintenant. Second round, avec la même présentation qu’au premier.

- Allô Lupita ? Si, si tu ne me laisses pas en placer une, je te raccrocherai à la gueule… non, c’est pas poli, je sais… mais on t’as dit qu’on était occupée… pas occupée puisque je suis là ? Attention…

Et c’est reparti, mon bras se tend à nouveau pour la laisser monologuer au loin, sachant que mon ouïe saisit parfaitement ce qu’elle dit, et que je supplie Rachel de ne pas raccrocher ; écouter ce qu’elle a à dire, et lui dire qu’on réfléchit, ou lui donner une réponse, c’est plus simple ? Comment ça, faut pas céder à tous ses caprices ? Tu te mets à jouer les éducatrices toi maintenant ? C’est l’hôpital qui se fout de la charité ! Ma gorge pousse un lourd soupir tant pour ce que ma nièce nous dit que pour ce que je pense moi.

- Caitlyn, vous avez un chronomètre ? Je voudrais savoir combien de temps elle tient toute seule au téléphone.

Euh… C’est mal, Rachel, c’est très mal. Tu lèves mes yeux au ciel mais rapproche le téléphone de mon oreille, c’est bien, laisses-moi… tu l’en éloigne à nouveau…

- Nan mais je suis désolée, comment voulez-vous que je lui parle, elle n’écoute même pas. Je savais pas que j’avais héritée de la surveillance de la moins pire d’vos nièces… Nan sérieux, Jade c’est un chat, elle fait sa vie et elle est chiante que quant ça touche à la propreté ou qu’elle sent que c’est pas le moment, celle-là c’est un chien, toujours dans tes pates avec énergie et bonne humeur !

Seigneur-Dieu, en plus des explications, je vais devoir donner des excuses. Rachel, tais-toi !

- Je suis désolée Pita, je dois me taire, ordre de la chef. Mais on te rappellera… Oui… mais non… Rah, écoutes…

Troisième round… sauf que cette fois ma main dépose le téléphone sur la table, puis Rachel m’accoude alors que mon visage prend un air blasé. Et après on parle de mes monologues, hein ?

- Elle finira par raccrocher, hein ? Dites-moi qu’elle finira par raccrocher… D’oh !

Ma tête glisse de mon poing dans un mouvement de laisser-aller désespéré, puis on reprend le téléphone.

- Ecoutes Lupita, tu verras avec Cait’, c’est elle qui organise les fêtes de fin d’années… Oui, elle est bordélique… justement, c’est pour s’améliorer dans la gestion qu’elle fait ça… Oui, je le fais tout de suite, conclut Rachel avant de tendre le téléphone à Caitlyn.

Puis nous nous levons, pour retourner dans la chambre et sur le lit, nous y rasseyant ; sauf que cette fois, il n’est plus question de ne pas emmerder Caitlyn, la vengeance perfide y est ! M’en fout, je refuse d’assumer la moindre part de cette entreprise, c’est toi la peste !

Everlong by Jess Greenberg on Grooveshark


Une fois la chanson (et l’appel) terminée, après deux ou trois feintes et relances encore plus fortes, nous nous levons de nouveau, pour revenir dans le living, avec un sourire.

- T’as pas l’droit d’te plaindre, t’avais dit que tu nous aiderais à nous occuper, t’as pas t’nue parole. Donc je fais ce qui me passe par la tête. D’ailleurs, tu pourras m’accorder notre duo aujourd’hui ? S’te plait, ça nous occupera, pis ce s’ra sympa…

Putain, et après elle parle de Pita… des gosses, toutes les deux…

- Après on ira manger de la pâte d’amande !

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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Mar 11 Mar - 0:25

- Oui bien sûr… – ça veut dire non – Et se retrouver couper de l’Infirmerie – elle est inutile, la bataille sera sur le plan astral – et de l’aide des plus puissants télépathes – ils seront capables de rappliquer rapidement au besoin, puis tant qu’elles ne sont pas trop éloignées, ça va, sachant que Rachel misait surtout sur la présence d’Exodus plus que de Xavier ou Frost – en cas d’attaque. Même pas en rêve ! – d’accord – Et puis commence pas à faire Amiel l’Abeille, – rime de merde, approuvée ! – il est déjà huit heures du mat, – une heure pour ce préparer, quelles bandes de larves – t’arrivera bien à tenir 16 de plus, non ? – pas réellement le choix de toute façon, même si cela impliquait que l’Entité n’intervienne pas avant – Au pire amuse-toi avec les facultés d’Amy… – elle l’avait déjà fait avec les étoiles et s’était faite engueuler à cause de ça ! – Tiens, combien ça fait de secondes ? – Qu… ? 16 heures = 16x60² secondes, soit 57.600 secondes… mais pourquoi pensait-elle à ça ? Elle voulait pas ! – Tiens… – non, elle ne tenait pas, elle n’y tenait pas, et… – Calcules-moi combien de temps je passe sous la douche par jour, – Quoi ?! – et en un an ? – Mais… !! – et en 30 ? – Ey ! Elle ne voulait pas ! – Et sur 100 ans tiens ? – Mais ça servait à rien, et y’avait trop de variables, et… – en jours, minutes, secondes ? – Résister à la tentation de refaire descendre la température de l’eau pour calmer la rousse enflammée… ouh, dure tentation ! – et pour Jade si son espérance de vie est de 85 ans ? – le quintuple de Cait’ ? – Tiens ? – toujours pas – Combien on peut mettre de Laurette d’ici à la Lune et d’ici au Soleil ? – droit d’essayer en exercice appliqué ? – Tu vois, c’est tous les jours la grosse marrade avec le gros cerveau de Sweety ! – C’est trois naines, une jaune, une brune et une rousse, la jaune prend la pelle, la brune le balais et la serpillère, et la rousse elle prend quoi ? A son avis… – Tu sais qu’une fois, elle a compté combien je mangeais de Miel Pops en 1 année ? – Non, c’était même pas ça, c’était pire !

Et le pire du pire c’est qu’Amy, elle s’en amusait. Rachel se vengerait ! Et parfaitement qu’elle était rancunière ! Et ce ne serait pas le changement de look ou encore sa niaiserie qui seraient sa revanche, non, ce serait quelque chose d’innocent et de perfide, comme toutes les petites sœurs faisaient… c’était du vécu.

Enfin Bref, pour réutiliser cette expression brevetée par l’italienne mais qu’elle ne pourrait pas réellement contester puisqu’à l’heure actuelle elle partageait sa personne avec Rachel, donc en théorie les droits aussi, les gestes de Caitlyn, analysés comme tout le reste par ce cerveau en mal d’occupation et que la rousse-brune choisis d’ignorer pour que sa partie brune lui précise que c’était important, précédèrent quelques paroles plutôt dures. Ainsi donc, Fuzzy ne lui aurait pas prêtées ses Barbies… Enfin, Amy avait pas tord, niveau partage, les pensées et la compagne, c’était beaucoup plus que les Barbies. Et pis pour le poulette au carré, ce n’était pas une espionne ! C’était Cait’ qui l’avait lâché sur le plan astral ! Et pis pour le dindon au cube parce qu’elles avaient fusionnées avec une Jade impudique,  Rachel le prit mal également ; non, elle n’irait pas jusqu’à impliquer Jade, mais merde alors, ça restait une partie de son style à elle, ça, pas de celui de la nièce… Les airbags de Kaede, elle s’en foutait, mais le style vestimentaire, non. Les émos de New York, elle s’en foutait, mais le style vestimentaire, non. Les burnes de Xavier et d’Ororo, voici qui était plus incongru, déjà.

- Ororo a toujours plus de burnes de T’Challa, répondit-elle, bougonne, et je savais pas que Xavier avait des sensations en dessous de la ceinture ; c’est vraiment pas intouchable ce mec, pourtant je suis sure que s’il y avait un film sur les X-Men avec Omar Sy, il se retrouverait « garde du corps » de Xavier.

Une pause, non pour écouter les reproches d’Amy, mais pour entrer dans le sujet qui la fâchait.

- Et puis, c’est pas une Jade impudique, c’est juste moi. ‘Fin, Rachel. Jade se cache derrière ses habits, et c’est pas parce que je trouve que les News Rock c’est génial que j’ai tout pompé sur elle, hein ? Dois-je te rappeler la tête de la combinaison que je portais tout le temps au début ? Le truc que ta femme qualifie de combinaison Punk-SM mais que je suis pas sensé dire. Et puis, tu sais qu’elle est entièrement à Amy cette tenue ? Un cadeau de Josh, même si tellement pas dans ses goûts qu’elle ne l’a jamais mit.

Oh, Amy ne devait pas tenter Rachel quant elle était contrariée, car elle n’avait plus de limites et n’avait pas tellement de considération pour les dommages collatéraux.

Regardant Caitlyn se désintéresser d’elles pour s’en aller sur son écran, comme à l’habitude du couple, le Phénix l’écouta les envoyer s’occuper ailleurs dans une parfaite indifférence à l’avis d’Amy, choisissant en effet de lui foutre la paix. Pour les prochaines minutes tout du moins. Hors donc, cela commençait par « boire » de la lumière, chose qu’elle s’en alla faire dans la même position que le soir précédent, fenêtre ouverte incluse. L’italienne ne la croyait pas capable de faire la photosynthèse normalement ? C’était vrai que la patience n’était pas son fort, et que la contemplativité avait tendance à vite lui prendre la tête si elle se perdait en réflexion, chose que le cerveau d’Amy était plus qu’habitué à faire. Passer plusieurs heures à regarder le soleil avec la vitesse de pensée ? Non, elle n’en était pas capable, à la différence d’aller puiser la lumière à sa source. Pff, ne pas sortir d’ici, ne pas faire ci, ne pas par ça… c’était une putain de cage en fait. Concédant à Amy le raisonnable, elles s’installèrent dans une position de repos, contre la fenêtre, le Phénix découvrant le monde en nuance de vert que l’italienne percevait lorsque ses membranes collectrices étaient déployées. Oh, ce n’était pas une question de pouvoir, non, Rachel était apte à apprécier les découvertes quelles qu’elles soient, mais c’était une question de volonté, et de sentiment de liberté.

Puis elle restait un peu contrariée, ça lui passerait rapidement.

- Merde, ma récolte de patates ! Han Kaede ma vache est malade ! Rachel le renard a bouffé mes poules ! Rachel le renard a bouffé mes poules ! Chier ! Non je veux plus jouer à Candy Crush ! Lui j’le connais pas, Hop ! Ignorer… C’est quoi ce pseudo « Dark WetBeaver » ?? Mais vas mouuuuurir !!

- Donc, si je résume… je squatte ta poulette au carré choppée par espionnage et je bouffe tes poules sur FB… c’est du second degré, c’est ça ? Nan, parce que oui tu ne l’as pas dit tout haut le « poulette² » mais tu l’as pensé trop fort, et il résume bien la situation, donc pour moi, c’est adopté, et c’est pas de l’espionnage. En revanche, je suis pas un renard, et je suis pas sur FaceBook, donc je vois pas comment j’aurais put bouffer tes poules, d’autant que j’ai un alibi, j’étais dans ta poulette, quant bien même tu nous traites de dindes ou que l’origine de la légende du Phénix c’est un putain de faisan. On mangera du canard à midi ? Après, je suis d’accord avec toi, le must, c’est Angry Bird. Et pour les fans du Wonder Beaver, vois le bon côté des choses, le calme est revenu ; après ton buzz sur youtube, t’avais pas dû fermer ton compte ou un truc dans le genre ?

Et oui, c’était à Amy d’être coincée et opprimée, chacune son tour ! Mais de toute façon, qu’elle ne se plaigne pas de la conversation, elle ne pouvait pas y participer !

- Humm… Surcon, le sbire de Electror s’est défoncé le fion sur Revita la base secrête des Seminaristes par un T Rex !! – Juranique Park, interdit au moins de 18 ans – Ha Ha ! Bien fait pour sa tronche ! Mon dieuuuu Il est enceint ! Une nouvelle mutation… – ou juste un travelo – Ahah ! Lauvans Era a avoué qu’elle aimait les animaux – le T Rex avait du succès visiblement – et veut coucher avec Sphynctus, – il à même un petit nom ! – l’hybride Predator d’Electror. – ou pas – Ho Ho ! HANNNN Exitus a une nouvelle Ban ! – Exitus… comme excité ? – Waw, ca c’est d’la cape ! – il cherche à compenser, après tout, la cape commence par un « C », donc essayer de l’avoir la plus longue et large possible, c’est forcément parce que ce qui commence par la lettre précédente est pas à la hauteur… Et du coup, non, ça n’allait pas être très long.

Le temps continuait de s’écouler comme la placide rivière qu’il était, mais bien rapidement, il fallut trouver autre chose à faire que la simple photosynthèse, activité d’une passivité sans égale et que, une fois qu’elle eut été décortiquée par le Phénix, fut jugée d’un inintérêt parfait, considérant les immenses réserves de biomasse déjà possédées par le corps de l’italienne. Elles quittèrent la fenêtre à destination d’autres choses, plusieurs idées ayant germées au soleil, de tous les types, du plus improbable au plus profond. Explorer l’intelligence ne rime à rien car l’intelligence et terre-à-terre et exclusivement pratique, c’était donc le reste qu’il était à explorer.

Une feuille de papier, puis quelques instants de recherche d’un crayon de couleur, et à défaut d’en trouver un, elles utiliseraient un stylo rouge. Se posant debout face au bar, elles arquèrent le dos afin de commencer à colorier, précisément, méthodiquement, avec une attention incroyable. Chaque trait devait être unique, différent du précédent comme du suivant, pour faire apparaitre une nouvelle nuance. Il fallait y aller doucement, non seulement pour que ça soit droit, que cela n’empiète pas sur une autre ligne, mais également pour que cela ne se mélange pas et que la nuance soit plus claire que la précédente et plus sombre que la suivante. C’était un travail méticuleux où les détails ont l’épaisseur d’une ligne d’encre. Amy semblait fascinée, semblait qualifier cela d’art et analyser la démarche, mais aux yeux du Phénix, cela n’avait aucune importance. Ce serait fait, et c’était tout. Elles l’auraient fait, et c’était tout. Et lorsqu’elles l’eurent fini, la jeune femme y jeta un coup d’œil, puis s’en détourna pour aller sur le lit, s’y laissant tomber sur le dos sans ménagement, alors même que l’italienne la questionnait mentalement. Pourquoi l’abandonner ainsi ? Parce qu’il était fini.

Le téléphone sonna et Fuzzy entreprit de parler avec une personne qu’elles identifièrent comme Lupita von Orchent, la fille adoptive du connard en chef qui servait de beau-frère aux deux, et Rachel resta là à écouter la conversation, s’en distrayant mais attendant qu’il soit finit pour reprendre un autre art qu’elle ne pouvait accomplir avec son propre corps, et dont l’instrument reposait en bordel au pied du lit, n'ayant pas été rangé depuis. Oh, Amy avait beau ne pas aider le désordre et la saleté, ils de dérangeaient absolument pas Rachel, donc elle attendrait le lendemain pour tout ranger.

La discussion entre la nièce et la tante n’intéressait pas beaucoup le Phénix, mais qui se distrayait à son tour des commentaires d’Amy, ne pouvant s’empêcher de penser et donc de faire les siens. Le Connard en Chef était un mauvais père ? Bah de toute façon, vu son niveau de frère… Comme Kyle ? Oui, ça rejoignait ce qu’elle disait, quoi. Et Pita à l’Institut… euh… Jade c’était suffisant ! Rachel allait pas se récupérer toutes les personnes dangereuses dans sa piaule, non plus !

Pirater l’ordi ou le portable, ah carrément ? Et cette fillette était Télépathe en plus ? Houlà, c’était une palie envahissante, et Rachel savait de quoi elle parlait. Pour la télépathie, elle pouvait s’en charger, mais si Lupita était trop douée en informatique, faudrait demander à Jade ; le Phénix avait des années d’avance, mais ça ne l’intéressait pas plus que cela, à l’inverse de Silent. Du coup, elle lui envoyait le mémo tout de suite ? Hum, en effet, peut-être attendre le lendemain, ça éviterait de froisser Miss Propre qui pouvait, elle aussi, s’avérer très vicieuse lorsqu’il s’agissait de régler ces comptes. En fait, seule Kaede était bonne poire dans le lot, parce que même Cerberus pouvait être très peste quant elle le voulait.

« Ta famille » ? C’était ça les insultes de ce siècle ? C’était tout aussi con que « ta race », puisque jusqu’à preuve du contraire, c’était là des choses partagées, quant aux Grigori… bon, là d’accord, c’étaient des fouteurs de merde, la preuve, toute la complexité d’aujourd’hui était de leur faute. Et après on parlait des Summers-Grey, Tss…

- Si c’est une von Orchent, sa race c’est les sang-bleus, donc elle a une parenté avec les cordons, et du coup c’est une dinde, donc avec nous, CQFD.

Bah quoi, c’était pas comme ça qu’on appelait les nobles, les sangs bleus ? Ca avait marqué Rachel, parce qu’une fois ouvert, bah ils avaient le sang rouge, comme tout le monde. A moins que ce ne soit pas von, mais van, qui signifiait la noblesse… particules de noms à la con… Nan en plus, la mémoire d’Amy témoignait : c’était bien un noble, le Connard en Chef.

- Nope, elle est réveillée, depuis longtemps… que… mais SI elle dort je te signale !

Pas assez, pas si, elle dormait. Et du coup, elles étaient réveillées, toutes les trois. D’un autre côté, heureusement qu’elles s’étaient réveillées, parce que si c’était le coup de fil qui l’avait fais… Wonder Berserker au téléphone pour le réveil, le Phénix préférait éviter. Voilà, première action héroïque de la journée : calmer Caitlyn au réveil, pour qu’il n’y ait pas d’autres victimes ! Destinée de merde.

Quant aux von Orchent qui avaient toujours un plan…

- C’est des connards, en sommes.

Il ne fallait pas la remercier, elle participait comme elle le pouvait au quotidien et faisait son possible pour être pertinente. Et oui, parfaitement, le Connard en Chef c’était présenté en tant que tel, alors il le resterait pour toute sa vie, c’était d’ailleurs con d’utiliser une langue morte pour le dire. Amy n’avait pas besoin d’utiliser des mots compliqués pour faire intelligente, son putain de cerveau l’emmerdait déjà bien assez !

Quant à la fixation sur la merde, c’était la merde, en effet, et pour surenchérir, c’était même de la merde ! Et non, ce n’était pas un argument pour la plante, mais le « concrètement occupée » était une idée géniale. Elle le sortirait la prochaine fois qu’elle était sur les toilettes parce que OUI, le Phénix y allait comme TOUT le monde, Amy incluse quant elle mangeait quelque chose, aussi bien pour pipi que pour popo… Elles étaient tombées bien bas… Bref, toujours était-il que le concrètement occupée, Rachel le réutiliserait.

- C’est Piteuse, elle insiste… c’est pour Noel, conclu Caitlyn, tendant le téléphone dans leur direction.

Ohow… alerte boulette. Que faire ? Cait’ avait dit qu’Amy était concrètement occupée, là, fallait ne pas céder à un caprice de gosse non plus !

Les levant en vitesse accélérée avant même qu’Amy eut le temps de trouver la solution, Rachel la fit s’emparer du téléphone dans la main de Fuzzy, le portant à l’oreille de l’italienne.

- Allô Lupita ? Si, Amy est occupée… Si elle est occupée… mais laisses-moi en placer une, je vais tout t’expliquer…

S’éloignant du combiné en levant les yeux au ciel, elles s’assirent sur l’autre pouf, alors même que le Phénix désespérait de pouvoir en placer une avec une autre, de pouf.

- Attention, je vais raccrocher…

Toujours pas ? Bon, bah tant pis. Raccrochant, elles éteignirent l’appareil, avant d’en retirer la batterie, et de le rendre à Caitlyn.

- Quant tu parlais d’Amy concrètement occupée, c’était parce que je suis dedans, c’est ça ?

Rachel aurait-elle enfin comprit du second degré ? Enfin, c’était le premier degré qui était sous-entendu, là, non ? Ou pas. Bah, elle s’en foutait, elle n’avait pas totalement tord de toute façon. Pas le temps de réellement savoir, puis l’autre entêtée rappelait, sur le portable d’Amy cette fois, le Phénix réagissait de la même manière, même si elles revinrent dans la pièce pour se laisser à nouveau tomber sur le pouf.

- Allô Lupita ? Si, si tu ne me laisses pas en placer une, je te raccrocherai à la gueule… non, c’est pas poli, je sais… mais on t’as dit qu’on était occupée… pas occupée puisque je suis là ? Attention…

Eloignant à nouveau la gueularde monologuante des sensibles oreilles, la télépathe ne raccrocha pas à nouveau UNIQUEMENT à la demande de l’italienne, mais n’accéda pas aux autres cependant. Si le père la laissait déjà faire tout ce qu’elle voulait, il fallait lui refuser un truc à un moment ou un autre, sinon elle continuerait ses caprices et en demanderait toujours plus. Et non, ce n’était pas l’hôpital qui se foutait de la charité, elle parlait en connaissance de cause ! Un long soupir pour signifier que les deux commençaient à lui prendre la tête.

- Caitlyn, vous avez un chronomètre ? Je voudrais savoir combien de temps elle tient toute seule au téléphone.

C’était mal ? Très mal ? Roh… ce fut un levé d’yeux au ciel, cette fois, alors que le Phénix tentait de reprendre la conversation, pour ré-éloigner la machine à parole dès qu’elle eut définitivement comprit que ça ne servait à rien d’en placer une, et qu’elle n’avait pas le droit de chronométrer.

- Nan mais je suis désolée, comment voulez-vous que je lui parle, elle n’écoute même pas. Je savais pas que j’avais héritée de la surveillance de la moins pire d’vos nièces… Nan sérieux, Jade c’est un chat, elle fait sa vie et elle est chiante que quant ça touche à la propreté ou qu’elle sent que c’est pas le moment, celle-là c’est un chien, toujours dans tes pates avec énergie et bonne humeur !

Se taire ? Mais elle ne demandait que ça ! Et sauta sur l’occasion, d’ailleurs :

- Je suis désolée Pita, je dois me taire, ordre de la chef. Mais on te rappellera… Oui… mais non… Rah, écoutes…

Cette fois-ci, elle laissa carrément le téléphone sur la table, s’accoudant et déposant leur poing contre leur joue dans un mouvement de lassitude bien à elle, leur visage en témoignant. Elle ne prit même pas la peine de relever la pique de l’italienne.

- Elle finira par raccrocher, hein ? Dites-moi qu’elle finira par raccrocher… D’oh !

C’était vraimentrop’injuste ! Et cela lui faisait baisser les bras, ou plutôt tomber la tête, à moins que l’expression de soit une combinaison de ces quatre éléments. Mais dans tous les cas, elle dut reprendre le téléphone.

- Ecoutes Lupita, tu verras avec Cait’, c’est elle qui organise les fêtes de fin d’années… Oui, elle est bordélique… justement, c’est pour s’améliorer dans la gestion qu’elle fait ça… Oui, je le fais tout de suite.

Voilà qui était fait ! Retour à l’envoyeuse ! Et puis, une petite vengeance par la même occasion, tant qu’à faire. Après avoir laissé le téléphone à Fuzzy, Amiel se dirigea vers la chambre pour reprendre ce qu’elles avaient entreprit avant d’être grossièrement interrompues. Et elle assumait toute seule ce qui allait se passer, aucun problème là-dessus.

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Revenant une fois le danger écarté et la revanche accomplie, Amiel toute sourire, elle s’installa à nouveau à côté de Caitlyn, sur le pouf, avec la guitare contre elle.

- T’as pas l’droit d’te plaindre, t’avais dit que tu nous aiderais à nous occuper, t’as pas t’nue parole. Donc je fais ce qui me passe par la tête. D’ailleurs, tu pourras m’accorder notre duo aujourd’hui ? S’te plait, ça nous occupera, pis ce s’ra sympa…

Non, elle ne valait pas bien mieux que Pita, sur ce coup-là, elle le reconnaissait sans peine.

- Après on ira manger de la pâte d’amande !

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Des divinités ont fait de moi une divinité,
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Mer 19 Mar - 20:21

Ecoutes Lupita, tu verras avec Cait’, c’est elle qui organise les fêtes de fin d’années… Oui, elle est bordélique… justement, c’est pour s’améliorer dans la gestion qu’elle fait ça… Oui, je le fais tout de suite.

Comment ça bordélique ?? Et elle(s) acquiesce(nt) en plus ! Traitresses ! Je devrais lui dire moi que tu tries tes chaussettes par gamme de couleurs et que tu ordonnes tes tenues DANS la penderie où chaque tenue a un numéro et une place attitrée et pire !!! Que tu escomptes faire de même avec mes fringues ! Barbare ! Le désordre, c’est le chaos, c’est la vie, la pétillante… L’ordre c’est triste, la chiantise et le sectarisme. Et puis je vous merde carrément, moi j’ai un ordre dans mon désordre, je sais où sont les choses, exactement là où je les ai laissé, c’est un classement méthodique et une logique de rangement unique qui me ressemble car je suis unique ! Bon, il m’arrive de perdre les choses mais je tiens à m’insurger sur mon innocence concernant une faille dans le mécanisme infaillible de mon rangement, c’est juste parce que ma traitresse de moitié conjugale est toujours en quête d’un mauvais coup et déplace avec malveillance les dites affaires pourtant peinardes à LEUR PLACE temporaire en attente d’utilisation. Et en plus, la voilà qui me repasse sa casse couille DE nièce car c’est LA TIENNE en fait, Jade est bien moins chiante au fond. Je m’empare de l’appareil en grommelant quelques noms d’oiseaux et menaces incompréhensibles.

- Ouais…bon…ma gestion et moi, on te zute bien profond ! Attend que je viennes foutre le boxon dans l’espèce de grotte à trolls qui te sert de tanière, saleté de geek insolente, t’as tout le profil de ces glandeurs d’étudiants qui foutent rien, se couchent à pas d’heure et se lèvent à des heures pas croyables. Quoi ? Mais SI j’ai été étudiante ! Que…Non ca t’regarde pas, j’ai poursuivis des études moi aussi….c’est juste qu’elles couraient trop vite, j’ai laissé tomber, ah !....SI c’est DROLE ! Humour de chiottes ? Ah ben…j’en connais une qui va passer seule les fêtes cette année…Ah ! Tu vois que ça te fait rire finalement….tu apprends vite. Oui, le chantage est un excellent outil pédagogique, si si…Bon….Non pas Noel, on reste ici. Nouvel an on va à Frisco en amoureuse…Hey…Non amoureuse ça veut dire à deux ! Non y’a…mais…non non !! HEY AMOUREUSE ! PAS EN DELEGUATION, BORDEL !!! Quoi tu peux avoir un jet privé ? ben…oui je peux…non mais l’hypnose c’est…c’est lourd et je…Ben…c’est un bon argument mais tu sais amoureuse, ça sous-entend aussi qu’on va suuuurement…oui la plage mais bon en décembre c’est pas….non on va…..non y’a pas de télé><… Non on va…quoi ? famille ? Mais y’en a plus la bas …non on va…HA t’es bouchée ou quoi ? On va baiser !!! Tu comprends ca !!! Et on n’a pas besoin de chandelle pour pouv…Han…tu me trolles…tu me gonfles Pita ! Pour la peine je t’envoie Jade faire le ménage dans ton dur et dans ta piaule… Quoi ? Ptite joueuse…elle est meilleure pirate que toi, hein…et pis elle nous emmerde p…hum…moins, elle ! Ha Ha…côtoyer des lesbiennes, tu vas finir par en devenir une, c’est contagieux t’sais ? nan nan…renseigne toi…Bon écoute…on a deal , trouve le Jet et moi je me tape ta tante… hein ? ….A CONVAINCRE ! SOMBRE IDIOTE ! Oui c’est ça, va faire chier Sébastian…fais lui deux gros bisous de notre part, il en est très friand je suis sure…oui…tiens moi au courant. Ah ! Hilarant…

Et paf, une bonne chose de faite….

- T’as pas l’droit d’te plaindre, t’avais dit que tu nous aiderais à nous occuper, t’as pas t’nue parole. Donc je fais ce qui me passe par la tête. D’ailleurs, tu pourras m’accorder notre duo aujourd’hui ? S’te plait, ça nous occupera, pis ce s’ra sympa…


Je lève un regard éteint vers elle avant de le basculer vers la télévision où ma guitare repose dans son étui contre le mur.

- Humpf….C’est triste, mon grand sens de la non organisation m’a fait perdre de vue mon instrument….dommmmmage, hein ? Et puis si c’est une proposition pour te bouloter TOUT mon stock de pâte d’amande, j’te l’dis Amiel, tu peux te gratter ! Et ça ne veut pas dire faire gratter Amy, Rachel !

J’esquisse un regard amusé avant de me balancer sur mon pouf avec malice.

- Boah, va me la chercher, voilà ce que je te propose, je t’entraine une petite heure mais pas question pour ton duo parce que de ce fait, ce duo serait biaisé et dénaturé par la voix et les gestes, c’est avec Amy que je joue et avec toi Rachel que je veux jouer mais pas avec votre fusion DBZiesque.


Elle lui laissa revenir avec l’encombrante housse de protection avant d’extraire l’instrument avec délicatesse en le couvant d’un regard bleuté chargé de tendresse et d’affection.

- Souviens-toi, ma sœur…. La musique est un dialogue…c’est un echange d’émotions et de beauté pur constituée juste par le son.


J’égraine une série d’arpège avec une dextérité quasi millimétrée.

- Je vois ça comme une extension de mon âme ou tout n’est qu’émotion ou musique, c’est l’harmonie qui fait vibrer le cœur. Tu ne seras jamais aussi sincère que lorsque tu te laisses porter ou que tu improvises car pour apprendre à nager dans les émotions, il faut toujours s’aider du courant et ne pas le « forcer », ni aller contre. tu vois ? Ce n’est pas toi qui joue, c’est la musique que se raconte à l’autre…c’est un geste gratuit…et désintéressé. Jouer…C’est offrir.

Tout en parlant, mes mains se déplacent avec rapidité alors que je finis par fermer les yeux pour fredonner, un large sourire naissant sur mon visage.




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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Mer 26 Mar - 0:09

Caitlyn sait bien négocier les choses : le chantage est en effet une méthode éducative efficace. D’ailleurs, la punition si on transgresse les règles n’est rien de plus qu’une sorte de chantage : si on ne transgresse pas les règles, il ne se passe rien, c’est uniquement si on le fait qu’un est puni. D’un autre côté, le chantage n’est pas forcément juste… et dans le cas présent, si, c’était un humour de chiotte. Je trouverai bien appui auprès de Rachel, mais ça risque d’être son humour, et de toute façon elle ne fait pas gaffe, elle chante pour l’instant ; ou me fait chanter. C’est du chantage ! … Oui, je ne me débrouille pas forcément mieux.

Et PARFAITEMENT, « en amoureuses » c’est en amoureuses, soit les deux amoureuses, soit nous deux ! Comment elle tente de se taper l’incruste, la naine à Sébastian, c’est outrageant ! Euh… comment elle arrive à se pater l’incruste, la naine à Sébastian, c’est encore plus outrageant ! Famille de marchands, toujours prêt à tout négocier… et ils y arrivent…

Oui, on va baiser, mais c’est pas la peine de le gueuler comme ça ! Elle le sait très bien, c’est pour ce venger de moi qu’elle te pousse à faire ça Cait’, et toi tu tombes dans le panneau, et moi je meurs de honte après… même si ça ne se voit absolument pas. Je peux m’enterrer dans ma propre tête, ne me mettez pas au défi ! Rachel, chante plus fort !

- Ha Ha… côtoyer des lesbiennes, tu vas finir par en devenir une, c’est contagieux t’sais ? – non Rachel, elle déconne, c’est un processus de pulsion libidineuse, c’est pas contagieux ; par télépathie peut-être, ça j’en sais rien – nan nan… renseigne toi… Bon écoute… on a deal, trouve le Jet et moi je me tape ta tante… – bon deal – hein ? ….A CONVAINCRE ! SOMBRE IDIOTE ! – hum… on vient du même côté de le famille – Oui c’est ça, va faire chier Sébastian… fais lui deux gros bisous de notre part, il en est très friand je suis sure… oui… tiens moi au courant. Ah ! Hilarant…

Un partout, la balle au centre, et malheureusement pour moi, il semblerait que ce soit Rachel qui fasse la remise en jeu. Au moins, elle arrête de me faire jouer de la guitare… pour faire faire la morale. Ey, c’est mon rôle ça !

- Humpf… C’est triste, mon grand sens de la non organisation m’a fait perdre de vue mon instrument… dommmmmage, hein ? – Vas-y Cait’, j’agite les pompons mentalement ! – Et puis si c’est une proposition pour te bouloter TOUT mon stock de pâte d’amande, – et à me faire grossir ! – j’te l’dis Amiel, tu peux te gratter ! – oui, déjà que je mange pour te faire plaisir – Et ça ne veut pas dire faire gratter Amy, Rachel !

Non elle a fait pire : j’ai dit que j’agitais les pompons et à grand renfort d’illusions l’écran de la télévision me montre en tenue de cheerleader castorifiée en train de le faire ! Seigneur-Dieu, en plus avec la queue de castor qui rebondit à chaque petit saut (et encore, s’il n’y avait que ça…)… Je n’arrive même pas à savoir si je dois être contente ou outrée ; nan parce que je suis sure que Caitlyn va adorer, mais que c’est assez humiliant quant même.

- Nope, je vais lui faire gratter la gratte.

Elle me fait faire la même expression contente que sur la TV, où j’ai franchement l’air d’une idiote prépubert qui fait ça comme si c’était le summum de la réussite sociale. Me manquerait plus qu’être blonde et me moquer des grosses, et le cliché y serait… avec dix ans de plus ? TAGGLE Rachel ! j’ai parfaitement l’âge de faire la… et non je le ferais pas ! Vas chercher la guitare et arrêtes d’envisager des conneries ! Je m’en fous que t’ai pas besoin d’entrainement ! Et discutes pas ce qu’elle te dit !

La housse de la guitare lévite simplement, pour venir s’approcher avec délicatesse de Caitlyn, qui la couvre d’un tel regard que j’ai envie de faire du namoe. C’est à moi le regard bleu comme ça…

- Souviens-toi, ma sœur… – être appelée ainsi me fait très bizarre ; c’est comme cela que ça a commencé, et nombres de souvenirs remontent du fait. Qu’est-ce qu’on a put emmerder de gens, avec mon apprentissage de la guitare – La musique est un dialogue… – ça a longtemps été notre dialogue, même s’il a été remplacé par un autre maintenant, plus direct et d’une poésie différente – c’est un échange d’émotions et de beauté pur constituée juste par le son. – j’aimerai sourire, j’aimerai acquiescer, mais mon visage ne fait rien, à l’écoute, tant de Caitlyn que d’une autre ; il me reste les souvenirs, et le recul – Je vois ça comme une extension de mon âme – je ne suis pas jalouse, je ne veux pas tout garder pour moi, mais je dois avouer que je suis rétissente à partager, même maintenant. On peut utiliser la télé pour signifier ma crise de NAMOE ? – ou tout n’est qu’émotion ou musique, c’est l’harmonie qui fait vibrer le cœur. – ce sont les harmonies qui vont vibrer les cœurs, quelques soient la musique qu’elles entonnent ou l’émotion qu’elles jouent – Tu ne seras jamais aussi sincère que lorsque tu te laisses porter ou que tu improvises car pour apprendre à nager dans les émotions, il faut toujours s’aider du courant et ne pas le « forcer », ni aller contre. – j’ai apprise à voir comme à ressentir de nouveaux horizons, et c’est dommage que cela soit biaisé pour Rachel, puisqu’elle se souvient ce dont je me souviens – Tu vois ? Ce n’est pas toi qui joue, c’est la musique que se raconte à l’autre… c’est un geste gratuit… et désintéressé. Jouer… C’est offrir.

Tellement vrai. Ça nous fait sourire, même si le sourire qu’on affiche est différent de celui que j’aurai eut, nous le partageons tout de même. J’aime entendre Caitlyn parler avec le cœur, ainsi, car les mots qu’elle dit sont également une harmonie faisant vibrer le mien, et je pense ceux de beaucoup d’autre également. Elle m’a apprises des émotions nouvelles et comment nager en leur sein, et désormais, nous nageons dans un océan, même s’il ne passe plus que rarement par la musique. Je l’écoute jouer de concert à Rachel, nous revenons sur la même longueur d’onde et ces ondes nous sont dictées par celle que j’aime. J’écoute l’histoire sans l’entendre, même si elle le fait, et donc que j’y suis liée également. Je vois cela sous deux angles différents, celui d’une personne extérieur à l’histoire, car je n’ai jamais rien connu de tel, et d’une personne qui a, dans un certain sens, vécue cette histoire, car c’est le cas de Rachel. Et ça me touche des deux côtés, comme des vaguelettes entrant en contact. Notre sourire continu même après la fin de la chanson, il s’agrandit même.

Nombre de personnes, et toi au premier rang, se demande pourquoi je t’aime, Caitlyn Emilie de Lauro-Elioth… moi, je ne vois pas comment ne pas t’aimer.

Rachel me fait agir, doucement, et après avoir déposée ma guitare contre la table, elle me lève et fait quelques pas, respirant profondément. Je suis désolée pour elle, mais je ne peux m’empêcher d’aimer, et je ne le veux pas.

- C’est, difficile, commence-t-elle à déclarer, laissant apparaitre l’une des micros-hésitations que je fais, parfois. C’est difficile de se tenir entre vous deux. Il ne me faudrait pas plus d’une à deux secondes pour apprendre la guitare, ça serait d’une simplicité enfantine ; résister à ce que ça remue, c’est bien plus dur.

Elle me tourne vers Caitlyn, et mon visage fait apparaitre son malaise.

- C’est tout un pan de ce que vous avez construit et je ne peux pas occulter cela, surtout pas quant je partage une partie de mon esprit avec Amy. C’est pas une question d’accéder à ça mémoire, c’est une question de ressenti : on s’influence réciproquement, et à part à l’isoler, je peux pas bloquer ça.

Et elle s’y refuse car elle l’a promit ; je ne serais pas réduite au silence, mais il doit bien y avoir une marge avec cela, un moyen que ça soit moins difficile d’encaisser. On s’assoit, en tailleur, et elle porte mon regard vers la fenêtre et l’extérieur, pour oublier ce qui nous entoure au maximum.

- Ca filtre, entre nous. J’aime toujours Franklin, j’aime son souvenir. Mais il y a une différence entre aimer ainsi, et ce qui vous unis : le sentiment est le même, mais il est moins puissant et ne déclenche  aucune réaction physique. Là, quant Amy ressent trop fort et a trop envie de quelque chose, ça me, contamine.

Je ne crois pas qu’il y ait besoin d’expliciter plus, et heureusement qu’elle n’a pas explosée Caitlyn lorsqu’elle nous a embrassées ! Pas de violence mi-conjugale mi-sororitale, c’est interdit. Quant à la position difficile, dommage qu’il n’y ait rien à y faire. Même baisser les liens entre nos esprits ?

- Ecoutez, tant que j’aurai certaines « pauses », ça devrait aller.

Diminue la connexion, Rachel. Je ne cesserai pas d’exister, même si je ne comprendrai plus forcément ce qui se passe, mais sans l’accès à tes pensées, je devrais me montrer beaucoup moins influente. Oui, je ne serais plus que passagère, mais on pourra toujours communiquer au besoin ; je sais que tu as voulut bien faire mais tu ne tiendras pas. J’ignore si moi je pourrais le supporter mais tant qu’on n’a pas essayé on ne pourra pas savoir ; c’est pas toi qui dit tout le temps ça ?

Un sourire de gratitude se dessine sur mon visage, puis elle prévient Caitlyn de ce qui va se passer, et ses pensées semblent s’éloigner, devenant de plus en plus faible à mesure qu’elle ré-éloigne nos esprits. Il ne faut qu’un instant pour que je n’entende plus rien, et cela me fait très étrange. Pas que je me sois habituée à la présence d’une autre voix dans ma tête, mais j’ai l’impression d’avoir plus de distanciation encore avec mon environnement, incluant mon propre corps. J’ignore quels vont être nos gestes comme quelles sont ses pensées, désormais, et ce qui avait été Amiel n’est plus réellement ; nous en sommes revenues à « deux en une ». Mais s’il faut cela pour que je puisse fantasmer tranquillement sans l’emmener avec moi, ça me va. Ah ? Elle entend encore mes pensées, c’est juste que c’est plus comme de la communication télépathique normale, quant bien même sa marque psychique me défigure pas. Bon, j’y ai peu perdu au change, je peux toujours m’exprimer ; t’as voulut trop bien faire, ma grande, en essayant de partager au mieux le contrôle.

Je suis surprise lorsque mon corps se décolle du sol, commençant à flotter tout en restant en tailleur. Et je suis aveuglée lorsqu’il ferme les yeux. Que se passe-t-il ? Je n’en ai pas la moindre idée, même si j’entends ma voix exprimer des choses qui me sont, pour le coup, complètement étrangères. Il y a quant même une sacrée différence avec avant, où j’avais au moins l’illusion de participer.

- Je pense que la guitare, on n’en fera pas, Cait’. Ça restera un truc entre vous deux, je préfère continuer d’écouter. Mais à partir d’aujourd’hui, j’essaierai de faire de mon mieux aux jeux vidéos, comme ça on pourra progresser ensemble.

J’entends un crépitement de flammes, pas beaucoup mais c’est quant même présent et persistant, puis l’ouverture et la fermeture du robinet, chose qui me laisse perplexe, ainsi qu’un autre truc que je n’identifie pas bien, et qui attire ma curiosité, avant qu’il y ait un peu de vent, et lorsque ma vue revient, mes yeux fixent le vide et je contemple le passage de petites boules de feu, d’eau et de terre, tout en supposant une quatrième mais que je ne peux voir. Bon… une petite explication ?

- Je vais méditer, comme ça t’auras l’occasion de répondre à tes messages, et s’il y a une attaque c’est dans les prochaines heures qu’elle a le plus de probabilité d’arriver. Je serais au mieux préparée pour la contrer, du fait.

Ah, ok. Et moi je fais quoi durant ce temps-là ? Je suis de nature patiente, mais la méditation, c’est pas mon truc, je serais plus… non, je suis même pas yoga en fait. J’ai une grande patience, mais ne rien faire, je peux pas. Et c’est surement de ma faute, mais j’assimile méditer à ne rien faire, en tout cas quant c’est moi qui pratique. Il y a surement un état de paix intérieure ou de transe à atteindre, mais le seul truc du genre que j’ai, c’est après l’orgasme. Et… comment ça, couper la conversation ? Ça veut dire que je vais être toute seule ? ‘Fin, que TU vas être « toute seule » ? Je veux bien, mais je fais comment si j’ai quelque chose à dire ? En cas de besoin ? D’accord. C’est pas rassurant tu sais ? Désolée de t’empêcher de méditer, mais je peux pas m’empêcher de penser, tu sais ? Mais oui, je te l’accorde. Par contre, juste, c'est-à-dire « en cas de besoin » ? Rachel ? Rachel ? Raaaaaaachel ?



Merde, je me sens conne pour le coup. Conne, seule et impuissante. Je ne peux même pas rediriger mon regard, je continue de fixer le vide. C’est chiant. Du coup, pour m’occuper, je compte les passages des bouboules. Une de feu, une d’eau, une de terre, surement une d’air. Deux de feu, deux de terre, surement deux d’air, et l’est passée où la flotte ? Ah mais non, pas des cercles, je peux plus compter moi. Seigneur-Dieu, ça va être TREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEES long… Je l’ai prévenue que dès que je ne bouge pas durant trop longtemps, j’ai envie de faire pipi ? Je passe mon temps à bouger pour ne pas y penser, et je me prends des pauses à des horaires précis, mais je m’enfile en moyenne quatre litre d’eau par jour, et là, entre le thé (33cl) le bol de céréales (je sais même pas combien il contient !) et… c’est tout ? Merde, j’ai pas suffisamment bu. Par contre, j’ai mangé hier soir, et si j’ai déjà évacué le litre et demi de saleté qu’elle m’a fait boire, la nourriture… Seigneur-Dieu ! Pis plus on y pense, plus ça nous obsède, sauf que là, je peux rien faire ! Je déteste manger ! Je déteste aller déféquer ! Et j’ai envie ! Trouver la petite alarme « en cas de besoin ». Bouton, bouton, bouton…  Rah, y’a pas. Bon, ne pas paniquer. Trouver quelque chose de constructif à faire.

0,1 – 0,2 – 0,3 – 0,4 – 1,0 – 1,1 – 1,2 – 1,3 – 1,4 – 2,0 – 2,1 – 2,2 – 2,3 – […] – 13.924,0 – 13.924,1 – 13.924,2 – 13.924,3 – 13.924,4 – 13.925…

Ey, j’ai bougée ! Enfin, Rachel m’a bougée ! 13.925 secondes, soit 3h49 si je ne me trompe pas… ENFIN ! Rachel, tu m’as abandonnée ! C’était long, c’était chiant, je veux plus que tu me fasses ce coup là, par pitié ! Comment ça, j’avais qu’à m’occuper ? Mais je l’ai fait ! Euh, oui, j’ai comptées les secondes, mais je faisais une fixette sur… ah, d’ailleurs, c’est pour ça qu’on y va. Génial… ça t’embête si tu me fais la conversation ? Nan parce que là j’en peux plus ! Sisi, j’ai survécue, mais faut que je discute là, c’est encore pire qu’avec Darla : j’ai pas les origamis… Rassures-moi, on va pas refaire de la méditation dans l’après-midi ?

Je trouve les rainures de la porte des plus fascinantes, en tout cas il s’agit d’une variation du paysage plus que bienvenu, tandis que discuter chiffon dans les toilettes me passionne plus qu’une partie d’échec avec Emma ; par contre, je suis toujours aussi dégoûtée par ce que je viens faire. Et je psychote sur la propreté du papier, du coup. Mais une prise de tête avec Rachel au sujet des notions de propreté vaut toujours mieux que compter ces putains de secondes ! Je sais, c’était pas malin, mais… voilà quoi ! Non, je demande pas le partage des pensées à nouveau, mais par pitié, faites des trucs intéressants ! Même devant un film je me serais moins faite chier.

- Cait’, j’suis désolée, mais c’t’aprèm’, faut vraiment qu’on s’occupe, Amy en a mare de compter les secondes en attendant que ça passe.  – C’EST PAS COMME CA QUE CA C’EST PASSE ! – Oui, elle a rien trouvé de mieux à faire. Et avant que tu le demandes, 12h c’est 720min et 43.200sec, donc elle pourra compter jusqu’à 216.000 si elle compte lentement, dix fois plus si elle compte rapidement.

Ca va être L(2.16x10^6*O)NG ! Ce qui est EX-TRE-ME-MENT BEAUCOUP ! Et arrêtes de rire sale bête, tu vas me traumatiser ! Non, pas sale bête, d’accord, propre bête : FINIS ce que tu as commencé ! Et après on va manger, d’accord… mais après c’être lavées les mains.

- Dis Cait’, on mange ici ou on attend la fin du service pour aller au self ?

Le plus rapide, c’est possible ?

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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Mer 26 Mar - 0:12

Caitlyn reprit la conversation avec une magnifique ignorance du bruit de fond vengeur qui, s’il aurait put être plus fort et criant, ne se voulait pas non-plus méchant, juste embêtant ; une vengeance de petite sœur, ça jouait sur la patience et les nerfs, pas sur la douleur.  Rachel ignora également ce que disait sa grande sœur, même si la copilote n’en faisait pas de même, et que le cerveau allait trop vite, enregistrant quant même. Et du fait, à défaut d’aider Amy à s’enterrer, le Phénix finit par tiquer :

- Ha Ha… côtoyer des lesbiennes, tu vas finir par en devenir une, – une fausse note, une, alors qu’elle relevait le museau d’interdiction – c’est contagieux t’sais ? – le pire, c’est que cela pouvait, par transfert télépathique d’une partie de la personnalité… – nan nan… – si si, elle devrait faire gaffe… ou finir lesbienne, d’ailleurs, elle n’avait rien contre l’homosexualité – renseigne toi… – il y avait des coïncidences bizarres parfois, entre discours et pensée ; tant que c’était pas des signes du destin, cela lui allait. D’autant plus qu’il y avait surement une futur où elle était lesbienne, un autre hétéro, restait à savoir lequel se produirait – Bon écoute… on a deal, trouve le Jet et moi je me tape ta tante… hein ? ….A CONVAINCRE ! SOMBRE IDIOTE ! – quelle bande d’obsédées ! – Oui c’est ça, va faire chier Sébastian… fais lui deux gros bisous de notre part, il en est très friand je suis sure… oui… tiens moi au courant. Ah ! Hilarant…

Et Amy qui comptait les points… A loisir, du coup, elle-même pouvait participer ! Ce qu’elle fit avec empressement, alors même que Caitlyn répliquait dans le petit jeu de taquinerie fraternel, pour le plus grand plaisir de la Grande Rousse… qui se retrouvait une fois encore seule contre deux… c’était vraiment-trop’injuste ! Parfaitement logique mais trop injuste. Amy voulait réellement agiter les pompons ? Soit, une petite illusion, on ne lui en voudrait pas. Alors même que la Ptite Rousse parlait, elle fixait la télévision, ainsi ce serait de ce point que viendrait la vengeance : la surface de l’écran s’altéra pour dévoiler une Moyenne Brune en body marron et moulant, se terminant sur une micro-jupe voletant et couvrant des collants partant de la gorge aux pieds, et qui accomplissait tous les mouvements des pom-poms girls des séries télévisées. C’était quoi la chanson avec les trois p’tits poms ?

- Nope, je vais lui faire gratter la gratte, répliquèrent-elles au grand damne de l’une, alors que l’autre singeait à la perfection l’expression caricaturée de la TV.

Manquait plus qu’être blonde ? C’était faisable ça, d’autant qu’Amy avait eut sa période blonde ! Mais pour bien faire le cliché, fallait lui enlever dix ans, à l’italienne… point faible touché. Ah, parfaitement l’âge de faire la pom-poms Girl ? Rachel était curieuse de voir ça. Mais oui, c’était bon, elle allait la chercher cette guitare, et c’était pas des conneries qu’elle envisageait : elle en était capable. Par contre, l’idée d’entrainement lui paraissait saugrenue, elle n’en avait pas besoin tant que durait la « fusion DBZiesque », quant bien même elle comprenait le refus de jouer « ainsi ». Mais oui, elle y allait !

Se concentrant sur l’objet, elle le fit léviter et l’amena ainsi à Caitlyn, n’ayant même pas besoin de leur faire lever leurs fesses ! Puis alors qu’Amy faisait du NAMOE primaire, la télépathe porta leur regard et son attention sur sa sœur d’adoption, l’écoutant déclamer une leçon qui lui tenait très à cœur. Oh, elle se souviendrait, elle avait une excellente mémoire quant elle voulait et ignorait encore de l’impact qu’avait la précision des processus d’enregistrement mémoriels d’Amy sur son propre cerveau, mais peut-être aurait-elle également la perfection dans ces souvenirs ; sans compter que la méthode de « palais mental » de l’italienne devait être reproductible avec un peu (beaucoup) d’organisation et de discipline mentale. Enfin bref, la musique était un dialogue et Amy une mauvaise petite sœur… et une obsédée, mais ça c’était déjà connu. Un échange d’émotion et de beauté retraduit par le son, une extension de l’âme dans ce qu’elle avait d’ineffable et de plus pur… Et si, on pouvait être aussi sincère qu’en musique, juste qu’on finissait toujours par vexer des gens avec la franchise absolue.

Quand à apprendre à nager dans les émotions, c’était un moyen bien plus sécurisé que la musique, en effet, puisqu’il s’agissait de créer une onde sur laquelle se laisser porter, alors que les divers « pics » émotionnels n’étaient rien d’autre que de l’apnée, pour éviter la noyade surement.

- Ce n’est pas toi qui joue, c’est la musique que se raconte à l’autre… c’est un geste gratuit… et désintéressé. Jouer… C’est offrir.

Rachel souriait, écoutant et regardant Caitlyn jouer, et acceptant le cadeau que c’était. Assise le dos courbé, guitare contre son flan, Amiel resta parfaitement immobile et silencieuse, comme en prière, alors que sa vue perdait de l’importance face à son ouïe, face à son ressenti. Fermer les yeux était la méthode de Cait’, et elle l’appliqua également. Les paroles parlaient d’une maison à New Orléans, la Maison du Soleil Levant, qui était la ruine de nombreux « pauvres garçons » ; le plus intéressant qu’en retint le Phénix, plus que le son, fut la notion de vie « ratée » à cause du péché et de la misère, et celle de chemin de croix d’un retour là-bas. Mais la musique n’était pas triste, pas uniquement, elle était pleine d’acceptation et de résolution ; il y avait cette volonté d’épargner à d’autre ce qui était arrivé. La chanson avait été merveilleusement bien choisie, et cela n’en fit que plus sourire Amiel, qui continua le silence même une fois qu’elle fut finie.

Avec précaution, elles finirent par pauser leur guitare contre la table basse, puis se levèrent et firent quelques pas, tentant de se calmer. La déglutition fut pénible, alors qu’elles s’apprêtaient à parler pour s’expliquer. Elle ne leur demandait pas d’arrêter d’aimer, surtout pas, mais cela lui posait problème, c’était indéniable.

- C’est, difficile. C’est difficile de se tenir entre vous deux. Il ne me faudrait pas plus d’une à deux secondes pour apprendre la guitare, ça serait d’une simplicité enfantine ; résister à ce que ça remue, c’est bien plus dur.

Elles s’arrêtèrent, et se tournèrent vers Caitlyn, légèrement déconfites.

- C’est tout un pan de ce que vous avez construit et je ne peux pas occulter cela, surtout pas quant je partage une partie de mon esprit avec Amy. C’est pas une question d’accéder à ça mémoire, c’est une question de ressenti : on s’influence réciproquement, et à part à l’isoler, je peux pas bloquer ça.

Non, elle ne le ferait pas, elle avait dit qu’elle ne le ferait pas, mais c’était difficile d’encaisser, à certains moments. Et celui qui venait de se terminer en faisait parti. Elles s’assirent en tailleur, restant au milieu de l’appartement et regardant droit vers la chambre, et cette fenêtre vers laquelle elles s’étaient évadées.

- Ca filtre, entre nous. J’aime toujours Franklin, j’aime son souvenir. Mais il y a une différence entre aimer ainsi, et ce qui vous unis : le sentiment est le même, mais il est moins puissant et ne déclenche  aucune réaction physique. Là, quant Amy ressent trop fort et a trop envie de quelque chose, ça me, contamine.

Y avait-il besoin d’expliciter plus ? Ainsi que les problèmes que cela lui causait ? Elle ne pensait pas non plus, alors elle se tut. De son point de vue, ça expliquait qu’elle ait réussi à ne pas réagir violemment quant Caitlyn leur avait « volé » un baiser, mais ça la mettait surtout dans une position qu’elle n’aimait pas du tout. Et il n’y avait rien à faire, juste encaisser.

- Ecoutez, tant que j’aurai certaines « pauses », ça devrait aller, dit-elle, sans véritablement de conviction.

Amy insista pour qu’elle diminue les liens entre elles, supputant correctement sur les conséquences ; mais elle s’estimait prête à devenir une passagère dans son propre corps tant qu’elles pouvaient communiquer. Et elle n’était pas dupe : Rachel finirait par être rongée, son « devrait » était plus que mal assuré. Quant à si elle-même tiendrait le coup… « Si tu n’essais pas, comment peux-tu savoir si tu réussiras ou pas » c’était effectivement son crédo. Un petit sourire pour la remercier, puis le Phénix reprit la parole.

- Amy veut que je diminue notre connexion, histoire de ne plus pouvoir influencer mes actions. Ça change pas grand-chose à notre niveau, elle est toujours là, Cait’ ; juste qu’on est plus séparées, télépathiquement parlant.

Diminuant en effet la zone frontière, Rachel n’en maintint pas moins des liens pour continuer d’une façon proche de la transmission de pensées conventionnelle.  Ça serait filtré, et surtout, ça serait autre, distancié d’elle-même ; Amy avait cette impression également, ou plutôt l’inverse, qu’elle se distanciait de tout le reste, et ce n’était pas entièrement faux. Désormais, ce n’était plus réellement un partage de corps, mais bel et bien une possession : Rachel avait tout pouvoir, même celui de ne plus l’écouter si l’envie lui chantait. Et une fois encore, ce qui favorisait l’acceptation de l’autre, c’était l’ignorance. A elle, plus que de la maintenir, de réussir à ne pas créer ce sentiment d’emprisonnement et de ne plus s’appartenir, qui serait probablement traumatisant, surtout pour une personne craignant cela. Néanmoins, préciser que la transmission de pensée fonctionnait toujours fut un détail que la télépathe accompli rapidement, précisant par ailleurs que si, oui, l’italienne pouvait fantasmer sans l’influencer, elle-même voyait toujours. Ce serait comme mater un porno (une chose qu’elle eut la bonne idée de ne pas préciser).

Doucement, Rachel commença à léviter, gardant sa position méditative et fermant les yeux, aux grandes surprises d’Amy qui n’y comprenait rien. Avant, elle avait l’impression de participer, car même si la télépathe avait le dernier mot, elles partageaient les pensées et, d’une certaine manière, les actes ; désormais que ce n’était plus le cas, l’italienne était réellement spectatrice, et les prochaines minutes montreraient si elle était apte à le supporter.

- Je pense que la guitare, on n’en fera pas, Cait’. Ça restera un truc entre vous deux, je préfère continuer d’écouter. Mais à partir d’aujourd’hui, j’essaierai de faire de mon mieux aux jeux vidéos, comme ça on pourra progresser ensemble.

Une petite boule de feu se matérialisa enrobée d’un chant télékinétique, ne déclenchant nulle alerte incendie, puis le robinet s’ouvrit un instant pour laisser s’échapper une boule d’eau, les pots de Laurette et de Caitus ne purent retenir un peu de terre et enfin, un simple courant d’air se manifesta, les quatre éléments commençant à tourner autour d’elle alors qu’elle ouvrait les yeux, dévoilant une marque psychique témoin du cinquième.

- Je vais méditer, comme ça t’auras l’occasion de répondre à tes messages, et s’il y a une attaque c’est dans les prochaines heures qu’elle a le plus de probabilité d’arriver. Je serais au mieux préparée pour la contrer, du fait.

Les bruits de la nature n’étaient pas réellement perceptibles, mais il y avait surement une harmonie ici aussi : les cliquetis du clavier et les souffles de Caitlyn, c’était lié, de même que ses mouvements annexes avec ceux qu’elle ne ressentait même pas. Par contre, plus problématiques, les pensées ininterrompues et constantes d’Amy ; voilà qui était un élément perturbateur auquel le Phénix n’avait qu’un seul moyen de mettre fin. Ainsi prévint-elle son hôte que durant la durée de la méditation, soit les prochaines heures à venir, elles ne communiqueraient pas sauf en cas de besoin. Non, ce n’était pas rassurant, mais sans cela, elle ne pourrait pas réellement se mettre en transe, là ; trop de raisonnements, trop de logique et pas suffisamment de ressenti. C’était accordé ? Cool.

Le vide se fit rapidement dans son esprit, et l’attention ne tarda pas à se perdre, les sens physiques comme psychiques renvoyant les informations sur un environnement avec lequel elle communiait presque.


Ah, ok. Et moi je fais quoi durant ce temps-là ? Je suis de nature patiente, mais la méditation, c’est pas mon truc, je serais plus… non, je suis même pas yoga en fait. J’ai une grande patience, mais ne rien faire, je peux pas. Et c’est surement de ma faute, mais j’assimile méditer à ne rien faire, en tout cas quant c’est moi qui pratique. Il y a surement un état de paix intérieure ou de transe à atteindre, mais le seul truc du genre que j’ai, c’est après l’orgasme. Et… comment ça, couper la conversation ? Ça veut dire que je vais être toute seule ? ‘Fin, que TU vas être « toute seule » ? Je veux bien, mais je fais comment si j’ai quelque chose à dire ? En cas de besoin ? D’accord. C’est pas rassurant tu sais ? Désolée de t’empêcher de méditer, mais je peux pas m’empêcher de penser, tu sais ? Mais oui, je te l’accorde. Par contre, juste, c'est-à-dire « en cas de besoin » ? Rachel ? Rachel ? Raaaaaaachel ?

***
Il était midi passé lorsque Rachel rompit sa position, dépliant les jambes pour toucher terre, dissipant ses cercles élémentaires qui pouvaient l’être tout en renvoyant la terre aux pots de terre et l’eau au lavabo, pour finir par arrêter l’accroissement de ses sens psychiques. Aucune forme psychique inconnue n’avait pénétrée dans un rayon d’une dizaine de kilomètres, ou sur les plans astraux capables de percevoir leur position ; l’Entité n’était pas intervenue, et la période critique étant passée, elle estimait les risques moindres. Ils s’amenuiseraient avec le temps, à ses yeux.

Elle aurait bien continué de méditer un peu, mais une envie qu’elle avait jusqu’à lors ignorée avait commencée à se faire pressente, ainsi interrompait-elle sa méditation pour le déjeuner, lequel serait précédé d’une pause toilette. Et elle en profita également pour renouer le contact avec Amy… qui semblait complètement dopée à l’excitation ! 13.925 secondes, elle était sérieuse ? Elle avait fait le chronomètre ?! Levant les yeux au ciel, Rachel ne transmit pas le moindre commentaire mais n’en pensa pas moins, écoutant l’italienne lui faire un plaidoyer ; elle n’avait qu’à s’occuper ! Compter les secondes ce n’était pas s’occuper, c’était ce faire chier, la prochaine fois, qu’elle demande des Miel Pops !

S’asseyant à une place où Caitlyn détenait le monopole d’occupation actuellement et que seule Rachel savait transformer en lieu de rencontre impromptue,  elle écouta Amy lui demander de le faire la conversation ; elle ne pouvait même pas chier tranquille ? Et l’autre qui confirmait… Elle avait pas survécu à son silence ? Refaire de la méditation dans l’après-midi ? Ça dépendait de si elle pouvait être tranquille dans un moment le nécessitant ou pas… En effet, ça marchait bien le chantage comme méthode pédagogique !

Ou pas… M’enfin, Rachel n’était pas sadique, elle allait lui parler, le faire à travers la porte ne posait pas de problème, donc dans la tête, il fallait juste qu’Amy calme le rythme à certains moments stratégiques. Sauf qu’elle y insistait, justement ! Mais elle savait ce qu’elle faisait, MERDE ! Et, euh… c’était une idée à la con de compter les secondes… une idée à peu près du même niveau que l’argumentation qui allait avec. C’était quoi le truc, l’italienne voulait le partage des pensées à nouveau ? Non, juste des occupations… bah Rachel était occupée là, mais CONCRETEMENT OCCUPEE…

- Cait’, j’suis désolée, mais c’t’aprèm’, faut vraiment qu’on s’occupe, Amy en a mare de compter les secondes en attendant que ça passe. Oui, elle a rien trouvé de mieux à faire. Et avant que tu le demandes, 12h c’est 720min et 43.200sec, donc elle pourra compter jusqu’à 216.000 si elle compte lentement, dix fois plus si elle compte rapidement.

Extrêmement beaucoup ? Ça devenait grave là, mais pour une fois que c’était le Phénix qui pouvait se marrer… sale bête ? Pourquoi se nettoyait-elle alors ? Voilà, elles étaient d’accord. Et après, c’était l’heure de la bouffe. Et oui… nan mais oh, c’était pour déconner, hein ? Elle n’était pas aussi crade que ça, la rousse.

- Dis Cait’, on mange ici ou on attend la fin du service pour aller au self ?

Histoire de savoir si elle devait préparer à manger (chose qui l’aurait occupée et aurait surement convenu à l’autre excitée) ou attendre (chose qui aurait tellement fait geindre l’autre excité que s’en serait devenu une occupation).

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Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Dim 30 Mar - 11:01

Le tour du net avec moi, ça pouvait prendre un certain temps. Répondre à quelques mails ou MP, puis regarder les sites de vente en ligne pour y faire quelques courses, lire quelques rendus d’audiences juridiques ( chose complètement ridicule puisque j’avais été laissé KO à l’exam’ mais que je continuais à faire parce qu’au fond, cela m’intéressait). J’étais une accroc, contrairement à ma moitié mais je l’assumais totalement parce que j’avais besoin de cette fenêtre grande ouverte sur le monde et de l’explorer avait quelque chose de rassurant au fond, de très rassurant. Internet était un monde d’ultra moderne solitude : il rapprochait les hommes et inévitablement les isolait, j’étais consciente de cela, oui mais au fond cela me plaisait énormément. Je n’aimais pas être en société, relativement paradoxale quand on connaissait mon besoin de liens et mon besoin de vie.

- Cait’, j’suis désolée, mais c’t’aprèm’, faut vraiment qu’on s’occupe, Amy en a mare de compter les secondes en attendant que ça passe. Oui, elle a rien trouvé de mieux à faire. Et avant que tu le demandes, 12h c’est 720min et 43.200sec, donc elle pourra compter jusqu’à 216.000 si elle compte lentement, dix fois plus si elle compte rapidement.

Je levais mon regard bleuté par-delà l’écran de mon pc portable avant d’afficher une moue de contrariété. Elles avaient le don de me prendre pour un Agent d’Ambiance ou quoi ? Moi je VOULAIS roupiller à la base vu la nuit de merde que j’avais passée et le réveil en fanfare mais bon, il fallait que j’occupe les deux gamines à faire du Amiel-sitting.

- Mais oui, mais oui…on ira au zoo voir les singes et à la fête foraine manger de la barbe à papa. Je t’ai déjà dit qu’il serait mal venu de sortir de l’Institut, la situation n’a pas changée parce que tu déguises Amy en cosplayeuse punk…je l’ai fait bien avant toi…la déguiser. Fin, tu sais déjà tout ça, hum ?

Je m’étirais en baillant sans ménagement avec un naturel déconcertant.

- Non, je sais…un peu de sport nous fera du bien. Comme ça tu pourras tester les capacités d’Amy. On ira à la salle de gym…J’ai quelques idées derrière la tête. On s’entraine jamais à deux, je vais vous monter quelle femme viril je suis…hum…te moques pas !

Je ne m’astreignais pas à la même rigueur physique que mon épouse qui plaçait l’entrainement comme une chose sacrée et incontournable. Je comptais sur mes talents naturels comme la dextérité et la force physique sachant que coté endurance, j’avais la meilleure coach du monde quasi tous les soirs. Je ne négligeais pas la chose pour autant, obligeant ma paresse naturelle à deux à trois heures de sport tous les deux ou trois jours que je plaçais plutôt en fin de matinée : le plus souvent, tractions, pompes et sac de frappe, voire une bonne simulation de combat sans pouvoirs en Salle des Dangers.

- Dis Cait’, on mange ici ou on attend la fin du service pour aller au self ?


Je fermais mon ordinateur tout en me levant pour me diriger vers le frigo pour en extraire une bouteille d’eau.

- Bah…Utilise tes pouvoirs pour faire monter de la bouffe à l’étage, comme si je ne savais pas que tu le faisais de toute façon. Je préfère éviter de descendre au réfectoire surtout avec ta tenue actuelle. On va encore jazzer à notre propos, ça ne sera pas la première fois mais bon, si on peut éviter…et puis moi, je n’ai pas vraiment faim après le McDo d’hier soir…

Un bruit de trois coups brefs à la porte se fit entendre alors que je venais de porter la bouteille à mes lèvres.

- Hu ? Merde….Qui ?...

Silence immédiat, peut être que si on ne répond pas et ne faisons pas de bruit, le visiteur qu’importe son identité finirait par partir de lui-même. Une voix fluette derrière la porte alors que j’interrogeais du regard Amiel ne sachant quoi faire.

- Hé ho !! Faites pas semblant de dormir ! je sais que vous êtes là, je vous ai entendu. Ouvrez, je n’aime pas rester devant une porte fermée…


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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Dim 30 Mar - 11:39

- Olalalaaaaaah …eeeet Bing ! Trois points ! t’es vraiment naze Koneko !

La cacahouète tomba dans le pot à crayon en émettant un petit bruit métallique alors que je me tournais vers ma collocatrice, assise toutes les deux sur le lit du bas en lui adressant un sourire mesquin marquant là ma victoire.

- Je suis imbattable au Rachel-Basket !!

C’était un jeu amusant qui m’était venu vers la fin de la matinée, car en effet passé un réveil difficile, dès le matin, j’avais tenté quelques expériences avec Rachel en mode méditation. Tirage de joue, ouverture de l’œil…Et pas de réactions ! Trop cool ! J’avais donc décidé de lui installer sur le front un pot a crayons vide en équilibre pour servir de panier à notre Rachel-Basket et partir sur une série de lancés francs à l’aide de cacahouètes. Kaede visait comme un manche ce qui fait que j’avais vite gagné la partie haut la main. Il fallait à présent trouver de nouvelles idées de jeux pour la journée. Mais la sonnerie de texto de mon portable m’interrompis dans mes réflexions au sujet d’une évolution de Rachel Basket en Mini-golf rachelien. Je grimaçais en avisant l’identité de l’expéditeur du message alors que Kaede demandait avec insistance à savoir de quoi il en retournait.

- Rien…C’est ma chieuse de cousine.

Et pourtant ! J’avais changé deux fois de numéro de téléphone mais tout comme le chiendent, elle trouvait toujours un moyen de me fliquer et de venir me harceler au nom d’un lointain lien familial dont je ne voyais pas l’utilité de le pousser jusqu’à la coopter « ELLE » en tant que cousine car elle était des plus envahissantes, surtout lorsqu’elle avait eu vent de mes compétences sur la toile. J’haussais un sourcil. Comment ça un voyage en décembre à San Francisco ? Avec mes tantes en plus ? MES tantes !!! Qu’elle aille se faire visiter ailleurs avec son croque mort de père, quoi ! Et moi ? Pourquoi je n’étais pas invité moi !! Je m’amusais a lui répondre en langage Klingon pour l’emmerder puis jetais un coup d’œil à Kaede d’un air blasé.

- Vais voir Amy et Cait…un truc à régler…Si Super Dindon s’agite ou pisse le sang…viens me chercher et joue pas avec elle sans moi !

Je prenais un livre à rendre au couple sur l’étagère pour servir honteusement de prétexte à ma visite et je m’engouffrais, clopin clopant dans le couloir avec béquilles , le remontant jusqu’à leur porte où j’entendis d’un son étouffé le timbre de voix caractéristique de Cait’. Je frappais trois fois d’une façon volontaire et énergique…Pas de réponse. Elles me prennent pour un témoin de Jehova ou quoi ? Elles ne se débarrasseraient pas de moi ainsi, j’allais les forcer à se rhabiller si elles étaient en pleine activités salaces. Pourquoi Pita et pas moi à SF, Namého ? S’il fallait en arriver là, je frapperais à la porte à coup de béquilles !

- Hé ho !! Faites pas semblant de dormir ! je sais que vous êtes là, je vous ai entendu. Ouvrez, je n’aime pas rester devant une porte fermée…
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Dim 30 Mar - 22:25

Caitlyn ne semble pas apprécier le manque d’indépendance notoire dont nous faisons preuve, et renchaine même sur de l’ironie. Sauf que même « avec » moi, Rachel continue de tout prendre au premier degré, ainsi les idées du Zoo et de la fête foraine lui plaisent… Seigneur-Dieu, le pire c’est que ça la branche vraiment et qu’à défaut de le faire aujourd’hui, elle veut qu’on y aille un autre jour, plus normal. Cet été, quant on aura le temps, j’essaierai de négocier avec Cait’. Quant à me déguiser en cosplayeuse punk… pour moi, punk rime avec iroquois et je ne VEUX PAS de coupe iroquoise, c’est Ororo qu’aurait la classe avec ca, moi pas. Puis c’est moche, ça donne une tête affreuse ! Je t’interdis de faire ça. Tu l’as même pas pensé ? Tant mieux !

Mon visage se fige alors qu’il est question de me déguiser, et j’avoue douter un peu là ; hého, ya quelqu’un ? Rachel ? Mon dieu, je crains le pire… Il faut attendre que mon aimée se soit étirée et recommence à parler pour que mon corps réagisse à nouveau, et il commence par cligner plusieurs fois des yeux, comme pour revenir à la réalité, avant de carrément secouer la tête. Je ne sais pas ce qui c’est passé, mais on vient de pâlir un sérieux coup, là. Rachel, ça va ?

- Non, je sais… un peu de sport nous fera du bien. – hum, je rappelle que j’en fais tours les jours, moi, du sport, ça me fera moins de bien que d'habitude ; d'un autre côté, je pourrais aider et ça occupera mon attention – Comme ça tu pourras tester les capacités d’Amy. – je sens venir la catastrophe… d’autant que je continue de pâlir ; merde, il se passe quoi dans le reste de ma tête ? – On ira à la salle de gym… – le gymnase est pas dans le manoir donc il éloigne de l’infirmerie et c’est pas l’endroit le plus idéal pour ne pas se faire remarquer ; c’était bien le but, non ? – J’ai quelques idées derrière la tête. – d’ordinaire, je dirais pas, mais là… on peut très bien s’occuper ici, hein ? – On s’entraine jamais à deux, – deux, dans le sens Caitlyn et Rachel, ou Caitlyn et moi ? Nan parce que deux, c’est discutable aujourd’hui, et on s’entraine souvent Rachel et moi, juste que je régénère trop vite pour que tu puisses l’engueuler parce qu’elle me massacre, Cati Mia ; puis on s’entraine en même temps des fois, Caitlyn ! – je vais vous monter quelle femme viril je suis… – euh… et après c’est moi qu’on dit masculine ici – hum… – oui, c’était un joli lapsus – te moques pas !

Rachel regarde mon aimée sans rien dire, alors que moi c'est la bouteille d’eau qui me fait envie, et j’ignore l’encouragement de l’utilisation des pouvoirs de la squatteuse de garde, parce que ça ne me concerne pas réellement ; l’utilisation des pouvoirs, parce que la bouffe… je vais grossir. Encore, ça je m’en fous, à la limite, mais le fais que je vais encore bouffer me perturbe : j’en ai pas besoin, zut ! Et descendre dans le réfectoire avec la tenue qu’on porte actuellement, ça changera pas grand-chose que d’aller au gymnase, de toute façon. A la limite, au lieu de taupiner, on pourra peut-être croire que je vais tapiner, mais… non, c’est très moche comme pensée. J’espère n’avoir vexée personne. Non ?

Bon, résumé du prochain acte : Rachel me fait bouffer parce qu’elle est une ventre à patte sans la moindre gène puisque Caitlyn n’a pas réellement faim.

- De toute façon, je crois pas qu’on puisse sortir là, commence ma bouche, alors qu’à peine sa phrase terminée, un coup raisonne à la porte, rapidement suivit de deux autres, interrompant mon aimée dans sa boisson.

- Hu ? Merde… Qui ?

- Jade. Elle en a mare de me jeter des trucs à la figure pour voir si je réagis, et elle vient donc voir ici, poursuit Rachel sans tenir compte du fait que Caitlyn cherche à se faire la plus discrète possible pour éviter une scène des plus complexes.

- Hé ho !! Faites pas semblant de dormir ! Je sais que vous êtes là, je vous ai entendu. Ouvrez, je n’aime pas rester devant une porte fermée…

Oh-oh, Huston, on a un problème. C’est vrai qu’on n’a pas été DU TOUT discrètes, surtout en début de matinée avec la guitare, mais on s’est tellement calmées ces deux dernières heures qu’on aurait en effet put passer pour absente si Rachel n’avait pas ouverte ma bouche. Que faire ? Voici un problème épineux. Et je dois avouer que la plupart des solutions qui me viennent en tête ne me plaisent pas ; il faudra choisir la moins pire du coup.

Mais comment Jade va-t-elle percevoir ce qui se passe ? Je ne suis pas sure, mais je sais que cela sera négatif ; une trahison de la part de Rachel, surement, me plaçant comme une victime. Peut-être aussi une trahison de ma part, pour avoir gardé tout cela secret. De la tristesse, pour avoir été mise de coté ; pas que cette situation ne la concerne pas, non, mais cela évitait toute rancune ou peur inutile que de ne pas le dire.

Caitlyn nous regarde, et je sens mon corps prendre une passivité qui n’est pas mienne, dans ces cas là, puisque j’ai tendance à soit prendre des poses réflexives, soit agir ; non, je crois simplement que le comportement de Rachel s’impose entièrement à mon physique, une chose logique en soit puisqu’elle a le contrôle et que je ne suis plus qu’une petite voix dans ma propre tête.

*On va jouer franc-jeu.*

Mais pas une voix seule. Ce n’est pas forcément la meilleure idée, mais c’est loin d’être la pire, pour peu que Jade encaisse ; j’aurai préférée des choses plus en douceur, mais je n’ai pas réellement le temps de proposer puisque dans la même seconde, la porte est ouverte par télékinésie, et Rachel regarde ma nièce avec tout son naturel possible.

- Salut Jade. Je sais que tu m’as reconnue et tu ne te trompes pas. Avant de me condamner laisses-nous t’expliquer, d’accord ?

Mon corps ne bouge pas comme à son habitude à elle, il reste planté sur le bord de la pièce en attente de la suite de la conversation, qui ne commencera qu’une fois la porte à nouveau close.

- Amy est une proie pour une entité psychique et d’après ce que l’on sait c’est aujourd’hui qu’il y a le plus grand risque qu’elle soit possédée. Ma mission, dont je vous ai parlée hier soir, est de prendre sa place durant toute la journée, pour protéger son esprit et détruire la bestiole si elle se présente.

Rachel est la finesse ; c’est concis et clair, mais brutal. Trop brutal. Donner plus d’explications, particulièrement sur ce qu’il est advenu de moi, est nécessaire pour rassurer, comme cela l’a fait pour Caitlyn. Je ne suis pas partie, je vois et j’entends tout, juste que je suis confinée dans ma propre tête.

- Amy est toujours là, on partage son corps même si c’est moi qui le contrôle. Elle est spectatrice, cependant je fais l’intermédiaire lorsqu’elle veut.

Un peu trop sommaire ; dis-lui que je te dis de lui dire que ça va, même si je m’ennuis puisque je peux rien faire à part regarder. Pour pas qu’elle se sente isolée, proposes-lui aussi de venir participer aussi.

- Amy te dis que ça va, même si elle se fait rapidement chier parce qu’elle peut qu’observer et commenter, du coup dès que c’est pas intéressant, elle compte les secondes ; elle en est à 13.925 aux dernières nouvelles. – TRES MALIN ! – On a déjà des trucs de prévu pour le début d’après-midi, du sport si tu veux participer. Faudra surement trouver d’autres occupations après, si t’as des idées ?

Bon, maintenant elle n’est pas venue pour rien, demandes-lui pourquoi.

- Sinon, qu'est-ce qui t'amènes ici ?

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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Dim 30 Mar - 22:26

- Mais oui, mais oui, entreprit de répondre Caitlyn après avoir levée la tête de son écran, rassurant le Phénix quant au fait qu’elle(s) ne serai(en)t pas toute(s) seule(s), on ira au zoo – cool ! Le visage de l’italienne se couvrit d’un sourire enfantin ; cela faisait depuis son enfance qu’elle n’était pas allée dans un zoo et pourtant elle aimait les animaux, même si en voir en captivité n’était pas le mieux –voir les singes – mais aujourd’hui ça ne restait pas possible, Amy en témoignait, même si la possibilité d’y aller plus tard ravissait également Rachel – et à la fête foraine – encore plus cool, la télépathe ne savait même pas si elle y était déjà allée un jour, dans une fête foraine ; m’enfin, c’était pas pour aujourd’hui ça non plus ; même si sa sœur d’adoption faisait de l’ironie les idées restaient bonnes et elle espérait sincèrement pouvoir y aller un jour – manger de la barbe à papa. – ça par contre ça l’emballait moi, trop collante la barbe à papa, elle préférait les pop corns ou, mieux, la pâte d’amande ! – Je t’ai déjà dit qu’il serait mal venu de sortir de l’Institut, – oui, elle n’avait même pas demandé à sortir de la chambre, juste à s’occuper ; son visage redevint un peu plus neutre – la situation n’a pas changée parce que tu déguises Amy en cosplayeuse punk… – hum, il restait quelques pas à faire avant d’être réellement du punk ; l’iroquoise, comme le pensait Amy, oui, mais aussi des clous un peu plus agressifs, et, pourquoi pas, piercings (même si Rachel ne supporterait pas cela) et accessoires ; mais que l’italienne se rassure, le Phénix n’avait pas pensé à le faire – je l’ai fait bien avant toi… – hein ? – la déguiser. – En punk ? Rachel fut prise d’un doute, et malheureusement la mémoire de l’italienne vint l’éclairer : il y avait la doctoresse et la patiente, sachant qu’Amy préférait être la patiente d’ailleurs, mais aussi leurs combinaisons d’X-Women (Euh… no comment, surtout lorsqu’on savait l’importance que l’italienne attachait à l’uniforme et sa symbolique), une stripteaseuse (soutien gorge rouge avec peluche dégrafable par l’avant, petite culotte argentée, porte-jarretelles et bottes haute en latex et à talons aiguilles), une prostituée (combinaison de denim sans manche et dont le short laissait échapper un collant-filet qui ne cachait rien tandis que le haut avait une fermeture éclair servant plus de décolleté – étonnant d’ailleurs qu’Amy n’ait pensée à user des Wonder Bra de Caitlyn sur ce coup-là), Wonder Woman (le même costume que pour halloween, ça faisait bizarre à conceptualiser – mais à considérer le reste…), le tailleur même si ça c’était pas un déguisement (il avait serti pour le rôle d’une policière), une assistante de magicien (entièrement bleue, légèrement pailletée, corsetée et dotée d’une jupe à lamelles en V, ainsi que des ornementations argentées)… – Fin, tu sais déjà tout ça, hum ?

Rachel n’eut pas la moindre réaction, les images et les sensations continuant de défiler dans son esprit, avec beaucoup trop de précision à son goût. Il fallait attendre que Caitlyn reprenne la parole pour que le Phénix revienne à la réalité, clignant des yeux et ne répondant rien ; elle n’était pas réellement sure d’avoir voulut savoir, pour le coup. Non pas que ce déguiser n’était pas son truc, mais plus qu’avoir la sensation de porter lesdits déguisements, c’était les émotions et l’environnement des souvenirs qui lui posaient problème. Secouant la tête de l’italienne pour essayer de laisser ce qui devait y rester à l’intérieur, la télépathe répondit à cette dernière : oui-oui, ça irait, pas d’inquiétude là-dessus. Elle allait devenir perverse, mais ça irait (chose qu’elle ne précisa pas mentalement, par contre). D’ailleurs, heureusement que sa conception de la parade amoureuse était bien loin de celle de sa sœur d’adoption et de son hôte, sans quoi les souvenirs auraient surement déclenchés des envies ; et ce n’était pas là le but, n’est-ce pas ?

- Non, je sais…

Oui, un peu de sport leur ferait du bien : un truc où il ne fallait pas réfléchir, et tant qu’elles évitaient les combinaisons connotées… d’ailleurs, quand Caitlyn avait dit que la tenue actuelle risquait de « érectionner tous les émos de New York », n’y avait-il pas un risque pour qu’elle lui plaise également ? Non, Caitlyn n’était ni émo ni capable d’érectionner, m’enfin ça restait le corps de sa femme dans un style affilié à un « déguisement punk ». Le visage d’Amiel pâlit une nouvelle fois ; Rachel devait vraiment se ressaisir, là. Par contre, continuer de tester les capacités physiques lui allait, même si elle en avait soupé des cognitives, très franchement.

Ok pour les idées derrières la tête, le Phénix n’avait pas les mêmes appréhensions que l’italienne, cependant cette dernière marquait un point : le gymnase n’était pas plus discret que le réfectoire pour passer inaperçu. Par contre, pour l’infirmerie, elle s’en foutait toujours. Et l’entrainement à deux, ça passerait justement parce qu’il n’y avait pas réellement de souvenir lié. Quant à la femme virile… le castor, c’était connu pour avoir des poils et une grosse queue, donc Caitlyn était pas tout à fait dans le tord. Mais Rachel ne s’en moquerait pas, elle n’avait pas envie de faire face au Wonder Beaver après avoir vu le Berserker Beaver.

Regardant ce prédateur insoupçonné se balader dans son antre vers la réserve de boisson, Rachel obtint le droit de faire venir de la bouffe jusqu’à la chambre ; certes, elle le faisait pour les pizzas, mais fallait bien les préparer, ces trucs-là, et pis zut, c’étaient qui les deux associables qui bouffaient toutes les deux matins et soirs dans leur piaule, comme s’il n’y avait pas de monde autour ? Néanmoins, à défaut de préparer sa bouffe, le Phénix y avait le droit, c’était déjà ça, quand au fait que Caitlyn n’avait pas faim, la télépathe n’avait aucun problème avec le fait de manger toute seule ; tant qu’elle mangeait, cela lui allait. Pis éviter les rumeurs et compagnie était justement le but de rester cloitrer ici toute la journée, proposition lancée par Caitlyn elle-même le soir précédent ; donc +1 Amy.

Amy qui râlait qu’elle allait prendre du poids… mais merde à la fin, vu le sport qu’elle se tapait, elle perdrait le peu qu’elle prendrait, si elle en prenait considérant qu’elle mangerait qu’une seule journée !  Puis, bon, dépasser les cinquante-trois kilos lui ferait pas forcément de mal, à l’italienne.

Il ne servait cependant pas à grand-chose de faire des plans et de se prendre la tête pour l’instant, considéra-t-elle, consciente de l’approche d’une personne extérieure à ce qui se passait ici.

- De toute façon, je crois pas qu’on puisse sortir là.

Trois coups à la porte, alors que la personne annoncée venait d’arriver, surprenant tout le monde sauf elle.

- Hu ? Merde… Qui ?

- Jade. Elle en a mare de me jeter des trucs à la figure pour voir si je réagis, et elle vient donc voir ici.

Non, elle se moquait bien d’essayer de faire le plus discrètement possible, elles avaient déjà été perçues.

- Hé ho !! Faites pas semblant de dormir ! Je sais que vous êtes là, je vous ai entendu. Ouvrez, je n’aime pas rester devant une porte fermée…

Un problème, oui, et un assez complexe. Jade, plus qu’être particulièrement attachée à Amy et avoir une relation distante avec Rachel, était particulièrement rancunière, et formée qu’elle l’était par l’Amy suscitée à décrypter les gens, il n’y avait aucune chance que ce qui se passait lui échappe. De plus, le Phénix se refusait à employer d’illusions contre elle, car si pour faire des tours de magie ou des spectacles, elle appréciait, ce n’était pas le cas de pour générer un mensonge.

Caitlyn les regardait, indécise, Amiel ne lui renvoyant que le calme et la réserve qui caractérisaient Rachel lorsqu’elle n’était pas dans l’intimité. Sa marque psychique apparut sur l’œil d’Amy, alors que la télépathe transmettait la réponse à la question muette par un biais tout aussi muet mais bien plus compréhensible.

*On va jouer franc-jeu.*

La marque se dissipa aussi rapidement qu’elle était venue, puis Amiel fit un simple geste de la main, tournant la poignée et ouvrant la porte par la pensée. Elles firent face à l’adolescente sans frémir, avec une passivité et un détachement tout aussi typique du comportement du Phénix que précédemment.

- Salut Jade, commença-t-elle doucement, avec la voix d’Amy mais son parler à elle, tant dans les intonations que les prononciations. Je sais que tu m’as reconnue et tu ne te trompes pas. Avant de me condamner laisses-nous t’expliquer, d’accord ?

Restant plantée là où elle était, entre la cuisine et la chambre, d’une façon bien propre à Rachel, elle marqua un temps de pause le temps que Silent rentre, puis referma la porte comme elle l’avait ouverte, d’un simple geste de la main.

- Amy est une proie pour une entité psychique et d’après ce que l’on sait c’est aujourd’hui qu’il y a le plus grand risque qu’elle soit possédée. Ma mission, dont je vous ai parlée hier soir, est de prendre sa place durant toute la journée, pour protéger son esprit et détruire la bestiole si elle se présente. – Trop brutal ? Pas assez fin, elle voulait bien, mais trop brutal, pas forcément. De toute façon, ça ne changeait rien et donner des explications lui paraissait une bonne idée également. – Amy est toujours là, on partage son corps même si c’est moi qui le contrôle. Elle est spectatrice, cependant je fais l’intermédiaire lorsqu’elle veut. – Trop sommaire, cette fois ? Bon, il s’agissait carrément de ce faire dicter ses paroles, à loisir – Amy te dis que ça va, même si elle se fait rapidement chier parce qu’elle peut qu’observer et commenter, du coup dès que c’est pas intéressant, elle compte les secondes ; elle en est à 13.925 aux dernières nouvelles. On a déjà des trucs de prévu pour le début d’après-midi, du sport si tu veux participer. Faudra surement trouver d’autres occupations après, si t’as des idées ? Sinon, qu'est-ce qui t'amènes ici ?

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Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Dim 6 Avr - 8:12

La première chose qui me perturbe c’est de les voir toutes les deux alors que la porte s’ouvre d’elle-même, et le geste en suspend de Amy suggère qu’elle est à l’origine de l’ouverture. Télékinésie me traverse l’esprit comme la première information alors que la seconde m’arrête net. Le style vestimentaire d’Amy ne cadre pas avec son style habituel. Mais pas du tout ! Quel genre de « jeu » je viens d’interrompre la ? Mon regard scrute cet « uniforme » rapidement alors que mon esprit s’emballe mon visage passant de la surprise et l’interlocution à une neutralité concentrée trahissant le décryptage et la recherche d’indices. J’ai là une énigme, je vais la résoudre !

- Salut Jade..


Et j’ai ma réponse en deux mots. Mes yeux s’écarquillent alors que mon esprit encaisse un choc, fin de l’analyse et le faisceau d’indices concorde dans une unique conclusion : Rachel est soit devenu polymorphe, ce qui est possible vu l’étendu de sa puissance mais comment expliquer qu’elle repose en terrain de golf dans la pièce d’à côté ? Ce n’est qu’une brève perplexité qui s’en vient remplacée aussi tôt par à nouveau une concentration extrême alors que la sarabande des hypothèses se met en branle mon regard dévie vers la pièce afin de voir où est Amy mais la suite du discours de Rachel me ramène dans la réalité.

- Je sais que tu m’as reconnue et tu ne te trompes pas. Avant de me condamner laisses-nous t’expliquer, d’accord ?

Je ne lui réponds pas, cherchant toujours du regard des indices trahissant l’endroit où pourrait être ma tante. J’affiche en plus de mon sérieux un certain agacement qui préambule la colère froide car je déteste ne pas comprendre, je déteste ne pas trouver une énigme, ça me frustre et la patience dans ce type de jeu intellectuel est loin d’être mon fort.

- M’en fiche de vos jeux pervers…où est Tante Amy ?

Ma question s’adresse surtout à Caitlyn et enferme une pointe d’agressivité assez marqué alors que la porte se referme derrière moi puisque je suis entrée pour avoir une meilleure vue sur l’ensemble de l’appartement.

- Amy est une proie pour une entité psychique et d’après ce que l’on sait c’est aujourd’hui qu’il y a le plus grand risque qu’elle soit possédée. Ma mission, dont je vous ai parlée hier soir, est de prendre sa place durant toute la journée, pour protéger son esprit et détruire la bestiole si elle se présente.


Mon regard se place à nouveau sur elle et quelque chose me trouble profondément. La vivacité de ses iris, des micro expressions d’une célérité…Difficile à lire, aussi difficile que son modèle et pourtant Amy reste un excellent exercice pour tout dire, le plus compliqué du monde à mon avis. Rachel a un don de polymorphie capable de mimer à ce point ? C’est assez improbable ! Une hypothèse émerge et m’effraie au point que je la repousse avec violence tentant de garder cette expression froide et analytique. En tout cas, elle dit probablement la vérité. Gagner du temps, c’est ce qu’on enseigne en décryptage : le temps est profitable car il offre l’opportunité de plus de matériel à décrypter.

- Bien joué pour la polymorphie, j’ignorais que tu savais faire ça, c’est qui ou quoi ce qu’il y a dans la chambre ?….c’est franchement impressionnant mais coté look, c’est complètement à côté…Ça te ressemble trop Rachel. Caitlyn, t’es nulle…C’est TA femme quand même….tu vois bien que ce n’est pas crédible comme subterfuge ! Et où est Amy …de ce fait ?


Amy est toujours là, on partage son corps même si c’est moi qui le contrôle. Elle est spectatrice, cependant je fais l’intermédiaire lorsqu’elle veut
De toute façon, j’avais prononcé la fin de ma précédente phrase sans convictions, mon hideuse hypothèse étant devenue la plus logique et mon esprit ayant réussi enfin à l’accepter. Ce qu’elle me disait-là ne faisait que conforter et enfoncer le clou. Je croisais les bras, mon visage se décomposant sous la confusion et l’inquiétude, je n’écoutais même pas la fin du discours.

Je levais un visage vexé, lèvres pincées et colère froide toute contenue en désignant de la main en la faisant bouger le livre que je ramenais.

- Rien, je voulais ramener son livre à Taty mais….elle est « occupée ». Olalala…vous etes tout de même une belle brochette de tarées pour monter des plans aussi cons…Qui a eu cette idée « lumineuse »

Un regard appuyé et courroucé vers Cait que je soupçonnais d’être la fautive par automatisme et par mauvaise foi mais cette dernière leva les bras en geignant.

- Hé ho !!! Je suis un dommage collatéral moi !! C’est pas moi !! Les idées tordues, ça reste la signature d’Amy !

Pour une fois je la crois, lui adressant en retour un regard peiné et douloureux. La peur et la colère devait trouver un exutoire.

- Ca je sais. Comment tu peux laisser quelqu’un te contrôler toi qui déteste perdre le contrôle…C’est horrible. A chercher des solutions toujours extrêmes, tu ne crées que des remèdes encore plus destructeur, tu soignes une coupure par l’amputation et tu t’étonnes d’être triste de ne plus pouvoir courir après…ma très « chere Tante » et bien entendu tu balances toujours aux chiottes ce que peuvent sentir ceux qui t’aiment, c’est ça ? Tu comptes sur leur pardon…sauf qu’un jour a force de trop tirer sur la corde, il ne viendra plus le pardon ! Tu sais ça ?! T’es une sale égoïste.

- OH ! Ca suffit Jade Kenneth, tu passes les bornes. Toi qui déteste être jugée, je te trouve un peu trop rapide à le faire, si tu continues dans le registre, tu vas trouver à qui parler, c’est clair ?

Je fixais Cait complètement désarçonnée, la taquiner était mon exercice préféré car malgré la rumeur, elle était d’une patience d’ange avec moi, mais la voir hausser le ton ainsi était complètement inhabituel, je baissais les yeux, un peu honteuse avant de reculer jusqu’au mur et de m’y adosser dans une position de repli et de soumission évidente. Je laissais passer un silence en les écoutants avant de murmurer pour conclure.

- Je ne veux pas qu’on fasse du mal à ma famille…je veux rester ici pour aider. Il est si «balèze que ca, « l’entité ? »…Fin…Rachel ne peut pas lui démonter sa face ?
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Dim 6 Avr - 14:56

Jade analyse et n’aime pas ce qu’elle découvre autant que ce qui lui est révélé. « Jeux pervers » ça en dit beaucoup plus sur ce qu’elle pense de nous et de nos relations qu’elle ne l’imagine. Mettre les gens à bout et les stresser est un bon moyen de marquer encore plus leurs émotions car ils ont tendance à être bien plus franc tant envers les autres qu’envers eux-mêmes. Quant à ignorer où je suis… si elle ne cherchait pas à défouler sa colère sur Caitlyn, ça passerait beaucoup mieux. Je suis la cause de toute cette merde alors je l’assumerai, les autres n’ont pas à s’en prendre plein la gueule ; d’autant qu’elles forcent déjà assez comme cela. Je prendrais bien leur défense mais je n’ai pas le droit à la parole et tant que Rachel n’a pas terminé, elle ne pourra pas transmettre mon message.

Ma nièce commence à comprendre où je suis mais son visage se marque de déni tant c’est une chose atroce et inhumaine, surement. La polymorphie, c’est mon domaine, non celui de Rachel, car si son esprit n’a guère de limites à notre échelle, son corps est et reste humain. Contrairement au mien. Par contre, côté look, c’est vrai, même si c’est un compromit. Et Caitlyn n’est PAS nulle ! Elle est la première victime de cela au point de s’en isoler dans son interface virtuelle et de ne relever le regard que lorsqu’on lui demande, parce qu’elle ne veut pas nous abandonner. A l’inverse de Jade qui, à défaut de le faire pour nous, le fait pour son hypothèse « de secours ». De la douleur et surtout une position défensive, close. Puis de la confusion et de la peur persistante. On l’a perdue, tout du moins jusqu’à ce que son ciment s’échauffe. Je suis désolée de la pousser dans cet extrême mais c’est exactement pourquoi je ne voulais pas qu’elle sache…

- Rien, je voulais ramener son livre à Taty mais… elle est « occupée ». Olalala… vous êtes tout de même une belle brochette de tarées pour monter des plans aussi cons… Qui a eu cette idée « lumineuse »

J’ai honte et je culpabilise mais du fait que rien dans mon apparence ne le montre, rien ne sera trahit ; en revanche, l’accusation contre Caitlyn « me » fait réagir avec peut-être un peu plus de froideur que je ne l’aurai fait, pour user d’euphémisme.

- Hé ho !!! Je suis un dommage collatéral moi !! C’est pas moi !! Les idées tordues, ça reste la signature d’Amy !

- C’est vrai. Et elle est désolée que vous ayez à subir cela aussi mais c’était le « moins pire ».

Jade sait et commence à m’enfoncer la gueule à mon tour ; je préfère que ce soit moi que Caitlyn mais ça n’empêche pas de faire mal. Elle vise très juste. OUI je déteste perdre le contrôle de moi-même car ça me fait PEUR, très peur, mais je tombais à cours d’alternatives ! Cette situation j’ai préféré m’en PASSER moi aussi ! Le moindre mal n’en reste pas moins un MAL ! C’est HORRIBLE à vivre, oui, même si tout est fait pour diminuer l’impact que ça a et pas me TRAUMATISER ! Je cherche des solutions extrêmes parce que je suis pas foutue d’en trouver d’autres, parce que j’ai l’impression que nos problèmes le sont, extrêmes, et que la FIN justifie les MOYENS ! Mes remèdes sont destructeurs et si tu veux tout savoir, ma nièce, c’est parce que je ne sais ABSOLUMENT pas ce que je fais ! Comment réussir à échapper à ce qui nous tombe sur la gueule. Ta « très chère Tante » n’a jamais été préparée à ce qui lui arrivait, en bien comme en mal, et elle a toujours essayer de faire de son mieux mais voilà, son mieux n’est pas beaucoup…  Ceux qui m’aiment, j’espérai les protéger au maximum et je n’ai jamais compté sur leur pardon. Je m’excuserai, je me ferai pardonner, justement parce que j’ai peur qu’un jour ils me claquent la porte à la gueule, ils m’abandonnent… Je suis peut-être égoïste, oui. Mais surtout je suis pas à la hauteur de ce qu’on attend de moi… et ça fait souffrir tout le monde.

Mon visage s’attriste de compassion, surement, et l’intervention de Caitlyn me calme autant qu’elle le fait pour notre nièce. La sentir me protéger est très réconfortant, tout comme l’est son soutien et même maintenant, même si elle ne le saura pas, je me laisse aller à elle, à sa voix et son amour. Je ne m’enfonce pas toute seule, je me laisse porter dans ma faiblesse, même si j’ai l’amer regret de ne pouvoir manifester cela physiquement.

Rachel regarde mon aimée et, lentement, ferme les yeux en hochant la tête, en signe de remerciement muet de ma part et peut-être un peu de la sienne aussi, je n’en sais rien. Les reproches glissent sur elle à partir du moment où elle n’est pas en accord avec eux, c’est l’un de ses plus gros problèmes, l’un de ses plus grands dangers.

- Je ne veux pas qu’on fasse du mal à ma famille… je veux rester ici pour aider. Il est si balèze que ca, « l’entité ? »… Fin… Rachel ne peut pas lui démonter sa face ?

Nouvelle grimace, alors que mon regard dévie et n’arrive plus à se poser ; je n’ai jamais réellement fait du travail d’observation sur moi-même, j’aime à être naturelle et expressive quand je peux et mesurée comme retenue quand il faut, mais ce n’est pas réellement moi pour le coup. Rachel est mal à l’aise et je pense que les contractions au niveau des membres viennent du fait qu’elle chercherait un contact, sans pour autant l’oser. Je ne sais pas si j’aurai été jusqu’au contact, probablement puisque c’est Jade et qu’elle fait parti du cercle très fermé de personne avec qui j’ose, mais en tout cas je suis d’accord que même si elle a mérité son engueulade, elle a besoin de soutien. Après lui donner aussi immédiatement n’est pas forcément très pédagogue, mais Rachel et la pédagogie…

On lui amène un pouf sans pour autant parler et la réconforter, même si ces gestes peuvent être prit pour un passage du côté de l’adolescente je sais qu'il s'agit simplement de lui offrir une place dans ce qui se trame ici. Puis j'avoue vouloir qu'on aille se placer du côté de Caitlyn une fois ces actes finit, j'aimerai être proche d'elle après ce qu'elle vient de dire, et cette décision est approuvée. Mon soupire m’est relativement étranger, je dois bien avouer n’en comprendre le sens, si ce n’est peut-être le fait qu’on va se lancer dans un « long » discours.

- Lorsque je dépasse mes limites mutantes, je puise dans l’énergie psychique « vitale », pour accroitre mes pouvoirs. Cette énergie fait parti les êtres vivants, c’est elle qui permet la vie, mais une grande partie, la majeure partie, n’est pas encore liée à des êtres, ou ne leur est plus liée ; c’est le cycle de vie et de mort. Si je puise suffisamment, je peux détruire tout et n'importe quoi, mais c’est un meurtre, celui d’êtres à venir, comme pour ramener quelqu’un à la vie.

On s’assied sur la table basse et elle marque une longue pause qui n’intrigue là-encore, même si elle reste visiblement muette quant à plus amples explications.

- Cependant je suis incapable de traquer l’Entité. J’ignore laquelle est-ce, j’ignore où est-elle… alors on tend une embuscade : elle veut le sang d’Amy ? Qu’elle vienne le chercher, je l’attends. Mais on procède ainsi parce que si l’entité se liait à Amy, je ne pense pas que j’aurai pu détruire qu'une seule d’entre elles.

J’ai horreur de regarder dans le vide quand je parle mais elle, c’est son habitude et si le ton est de circonstance, il me réduit à une désagréable impression d’impuissance.

- C’est facile pour personne. Amy et Caitlyn doivent se brider dans leurs émotions pour ne pas faire d'actes manqués et garder en considération que je suis là, tandis que je suis dans un corps qui m’est aussi étranger que particulier et il y a des moments où leurs sentiments me broient complètement car je suis un obstacle. C’est pas par égoïsme qu’on t’a tenue en dehors de tout cas, c’est pour te protéger. T’épargner ce que tu as ressenti là.

- Si tu dois en vouloir à quelqu’un, Jade, c’est moi ; pas d’essayer de protéger les personnes que j’aime envers et contre tout, mais de le faire des manières les plus…


Elle ne finit pas sa phrase, attendant que les autres trouvent un qualificatif pour elle, comme elle attendrait un jugement. Pour ma part, je me contenterai de « nécessaires », en vertu de l’Exitus Acta Probat, mais je ne peux nier que « innommables » et « inhumaines » me viennent également à l’esprit.

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MessageSujet: Re: Jeux de l'Esprit et de la Patience {Caitlyn Elioth & Rachel Summers}   Dim 6 Avr - 14:57

L’avantage de Jade par rapport à Kaede était que là où la seconde nécessitait qu’on explique lentement et plusieurs fois, la première n’avait pas forcément besoin qu’on le fasse, déduisant très bien toute seule quant bien même cela pouvait l’amener à des conclusions erronées de temps à autres. Et considérant ses dires comme ses expressions c’était par implication émotionnelle qu’elle se trompait, cette fois. Heureusement, elle savait se corriger très vite ; enfin, « heureusement », cela restait à voir.

Qui ne dit mot consentant, le Phénix poursuivit ses explications sans réellement tenir compte de l’accusation, répondant à la demande même si elle ne lui était pas adressée, autant pour éclairer Jade que pour défendre Caitlyn d’ailleurs. Toujours plus que modérément concentrée sur les perceptions des micro-expressions physiques qu’Amy analysait pour elle de toute façon, la télépathe poursuivit à son idée malgré les quelques hypothèses de Silent, qui de toute façon trouveraient rapidement réponse ; il ne servait à rien de s’attarder sur chaque question erronée alors que la dernière, déjà exprimée, suffisait.

Cependant, elle devait admettre que considérant la tenue, le subterfuge n’était pas crédible pour toute personne connaissant Amy ; heureusement, si l’entité était liée à son sang, c’était ce dernier qui guiderait l’esprit psychique, non une quelconque tenue ou attitude. Détail déjà pensé la soirée précédente mais peut-être à expliciter ou pas ; le résultat importait moins que le fonctionnement permettant d’y arriver, surement.

Les révélations font mal, sans réelle surprise mais c’était inévitable ; et face à la difficulté, Jade réagit par la colère, leur présentant la raison de sa venue : un livre. Quant à Amy « occupée », il fallait surement dire « concrètement occupée » mais ce n’était probablement pas le moment de souligner ce terme qu’elle ne savait même pas affectif ou dépressif.

- Olalala… vous êtes tout de même une belle brochette de tarées pour monter des plans aussi cons… Qui a eu cette idée « lumineuse »

- Hé ho !!! Je suis un dommage collatéral moi !! C’est pas moi !! Les idées tordues, ça reste la signature d’Amy !

- C’est vrai, dépondit froidement Rachel, tranchant à toute discussion avant de s’adoucir légèrement. Et elle est désolée que vous ayez à subir cela aussi mais c’était le « moins pire ».

- Ca je sais. – alors que Silent passait à l’offensive, Rachel n’eut pas le moindre mouvement consciente qu’elle était que cela ne s’adressait pas à elle et ne pouvait rien contre elle – Comment tu peux laisser quelqu’un te contrôler toi qui déteste perdre le contrôle… – en faisant des efforts et en prenant sur soi pour le supporter, comme tout le monde ici en somme –C’est horrible. – désagréable surtout, mais Amy le savait très bien, et tout le discours l’atteignait directement au cœur – A chercher des solutions toujours extrêmes, tu ne crées que des remèdes encore plus destructeur, tu soignes une coupure par l’amputation et tu t’étonnes d’être triste de ne plus pouvoir courir après… – les voir ainsi de « disputer » attristait Rachel mais elle n’avait pas réellement la parole dans cette discussion, à ses yeux – ma très « chère Tante » et bien entendu tu balances toujours aux chiottes ce que peuvent sentir ceux qui t’aiment, c’est ça ? Tu comptes sur leur pardon… – la plupart des gens, Amy incluse, n’avaient pas énormément de rancune, ou alors pas pour les choses graves car ce qui conduisait à leur production provenait plus d’un besoin que d’une réelle méchanceté. C’était l’une des choses que Rachel ne comprenait pas, mais elle avait déduit qu’elle était simplement rancunière, à l’instar de Jade – sauf qu’un jour a force de trop tirer sur la corde, il ne viendra plus le pardon ! – était-ce une menace ou un avertissement ? Amy ne le prenait ni comme l’un ni comme l’autre, pourtant cela faisait mal ; et à défaut de partager ce mal puisque les productions émotionnelles physiques n’étaient plus du tout liées aux processus psychiques de l’italienne, Rachel n’en grimaça que plus de tristesse ; le pouvoir des mots gardait sa puissance et était aussi destructeur que douloureux – Tu sais ça ?! T’es une sale égoïste.

- OH ! Ca suffit Jade Kenneth, tu passes les bornes. Toi qui déteste être jugée, je te trouve un peu trop rapide à le faire, si tu continues dans le registre, tu vas trouver à qui parler, c’est clair ?

La télépathe ne fut nullement surprise de la réaction de Caitlyn, regard toujours perdu dans le vide à attendre que la tempête passe, mais elle se réactiva peu après, tournant le visage de l’italienne pour remercier tacitement Fuzzy, puis elle en revint à Jade, ignorante du diagnostique qu’elle connaissait déjà ; une engueulade n’était pas réellement une réprimande pour elle, considérant ce qu’on lui avait fait par le passé.

- Je ne veux pas qu’on fasse du mal à ma famille… je veux rester ici pour aider. Il est si balèze que ca, « l’entité ? »… Fin… Rachel ne peut pas lui démonter sa face ?

Le Phénix grimaça de désarrois, ne sachant pas réellement où se placer ; elle était protectrice de ceux qu’elle aimait et avait déjà été manipulée dans ce sens, elle le savait, mais malgré tout cela elle avait ses limites bien humaines. Elle n’avait pas le droit de toucher Jade en tant que « Rachel-rousse-dégueue », pourtant elle aurait aimé le faire, pour lui remonter le moral, pour la soutenir un peu mieux qu’avec de simples paroles, auxquelles elle préférait et préférerait toujours les actes.

Jade était honteuse et adossée contre le mur, la tête suffisamment baissée pour avoir la nuque au clair, et cela ne plaisait peut-être pas à Amy, mais encore moins à Rachel qui attribuait à cette attitude plus d’importance qu’il ne devait y en avoir socialement. Les mots étaient tout trouvés, mais il y avait des gestes de soutien à faire avant, plus prioritaire aux yeux du Phénix. Elles s’en allèrent s’emparer d’un pouf pour le poser devant l’adolescente, s’en détournant rapidement pour revenir à la place où elles avaient prit le pouf, à côté de Caitlyn. Un soupir et elle prit la parole.

- Lorsque je dépasse mes limites mutantes, je puise dans l’énergie psychique « vitale », pour accroitre mes pouvoirs. Cette énergie fait parti les êtres vivants, c’est elle qui permet la vie, mais une grande partie, la majeure partie, n’est pas encore liée à des êtres, ou ne leur est plus liée ; c’est le cycle de vie et de mort. Si je puise suffisamment, je peux détruire tout et n’importe quoi, mais c’est un meurtre, celui d’êtres à venir, comme pour ramener quelqu’un à la vie.

Posant fesses et mains sur la table, Rachel marqua une longue pause, taisant le fonctionnement inverse de la chose car le jugeant inapproprié, mais laissant transparaitre les raisons de son refus quant aux altérations de la vie et de la mort.

- Cependant je suis incapable de traquer l’Entité. J’ignore laquelle est-ce, j’ignore où est-elle… alors on tend une embuscade : elle veut le sang d’Amy ? Qu’elle vienne le chercher, je l’attends. Mais on procède ainsi parce que si l’entité se liait à Amy, je ne pense pas que j’aurai pu détruire qu’une seule d’entre elles.

Inutile de préciser qu’aucune d’entre elles n’était prête à prendre ce risque. Ainsi donc, le plan merdique et autodestructeur avait été adopté, dans l’urgence puisqu’en plus l’italienne avait eu la bonne idée de le présenter au dernier moment ; plan désespéré, quoi.

- C’est facile pour personne. Amy et Caitlyn doivent se brider dans leurs émotions pour ne pas faire d'actes manqués et garder en considération que je suis là, tandis que je suis dans un corps qui m’est aussi étranger que particulier et il y a des moments où leurs sentiments me broient complètement car je suis un obstacle. C’est pas par égoïsme qu’on t’a tenue en dehors de tout cas, c’est pour te protéger. T’épargner ce que tu as ressenti là.

Elle se tut, son regard s’étant perdu dans le vide alors qu’elle parlait gravement.

- Si tu dois en vouloir à quelqu’un, Jade, c’est moi ; tu dois m’en vouloir pour protéger les personnes que j’aime envers et contre tout, mais surtout des manières les plus…

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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