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 Grosse machinerie [Colleen]

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Nora Passeri
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MessageSujet: Grosse machinerie [Colleen]   Dim 12 Jan - 15:40

Le premier courrier qu'elle avait reçu du BlackHawk. Sa rencontre avec ce type qui se dédoublait remontait à plusieurs semaines déjà. Elle avait reçu des instructions, des papiers, ... Mais rien de majeur. Là, pour la première fois, elle recevait un vrai dossier. Celui-ci était... étonnamment complet. Elle me demandait bien comment ces types pouvaient avoir autant d'informations, et du coup elle se demandait aussi ce qu'ils savaient à son sujet. Avaient-ils des sex tapes d'elle, ou quelque chose de similaire ? Difficile à savoir... Et de toutes manières, l'italienne décida de n'en avoir rien à faire. L'organisation savait déjà qu'elle avait tué plusieurs personnes, de manière parfaitement étudiée et préméditée... Que pouvaient-ils savoir de pire que ça ?

Nora ouvrit donc le dossier, examinant son contenu. Le nom de la cible était Colleen Caravella. 19 ans, ouvrière dans le bâtiment... La brune jeta un œil à la photo, se demandant en quoi cette jeune femme pouvait représenter un quelconque danger pour la nation. Elle était plutôt mignonne, et pour tout avouer, on lui donnerait presque le bon dieu sans aucune hésitation. La page suivante, en revanche, était très différente... Il s'agissait d'un... Non, de plusieurs rapports psychiatriques. Cette jeune fille était dérangée. Et le terme était faible... Une note à la fin de la première page indiquait que le docteur Cleverland était mort et qu'il y avait plus d'informations sur son décès en page 6. Le rapport indiquait aussi qu'elle prenait diverses drogues en tous genres... Génial.

Après les rapports psychiatriques, il y avait une sorte de fiche de liens. Le Blackhawk suspectait que Colleen ait été en contact avec des organisations telles que la Confrérie, l'Institut, mais aussi les Maraudeurs. L'objectif était de clarifier cette liste de contacts pour établir avec qui elle était en contact, avec qui elle pouvait bien travailler, et de remonter aussi loin que possible si l'appartenance à un quelconque groupe était confirmée.

Le reste était... assez effrayant, pour la nouvelle infiltratrice du Blackhawk. Sur le chemin de la jeune femme, il y avait des explosions brutales, des cadavres déchiquetés, ... Autant dire qu'il ne valait mieux pas se rater ou faire un commentaire déplacé. Oh, et autant dire qu'il allait falloir utiliser un autre prénom que Nora. Mais la maison avait tout prévu : à la fin du dossier se trouvait une pochette avec des faux documents d'identité. Madelyne Leston, née à Philadelphie. Son CV indiquait de l'expérience en construction et une lettre de recrutement de l'entreprise dans laquelle travaillait miss Caravella. Normalement, "Madelyne" était censée apprendre à manier plusieurs engins en compagnie de Colleen dans le cadre d'une formation.

Les dernières pages étaient de la documentation concernant les métiers du bâtiment, à apprendre impérativement par cœur afin d'avoir un minimum de connaissances sur le boulot. Son premier jour serait le lundi suivant... Cela lui laissait 4 jours pour se préparer. Fringues... Attitude générale... Préparation de la personnalité... Fini les répétitions. Maintenant, les choses sérieuses démarraient...

-----------------------------------------

Lundi 16 décembre, 7h30.

Cela faisait une éternité que Nora ne s'était pas réveillée à 7 plombes du mat'. Elle se traîna jusqu'à la douche comme un zombie, prenant soin de ré-appliquer sa couleur pour que ses cheveux soient noirs de jais, se sécha rapidement, puis passa des vêtements assez peu élégants. Cela ne la gênait pas plus que ça... Elle se fichait éperdument d'avoir l'air d'une reine de la mode. Tant qu'elle portait quelque chose de confortable, que ça soit une robe de chez Yves Saint Laurent ou un T-shirt "RICARD", elle n'en avait pas grand chose à faire. Une fois vêtue, elle passa donc les chaussures de sécurité, attrapa les papiers qu'elle devait amener au chef de chantier, et hop, c'était parti.

Le chantier était un mélange entre une rénovation et une extension. D'un côté il fallait totalement remettre à neuf une vieille maison datant de 1800 et quelques, et à côté il fallait dégager une zone de bois puis y faire une grande maison plus moderne, préparée par un architecte classe de Los Angeles. Nora et Colleen étaient toutes les deux sur la préparation de la nouvelle baraque. La première étape serait de creuser les fondations, et Colleen serait donc en charge de montrer à sa nouvelle amie "Madelyne" comment faire pour manipuler la grosse machinerie. Dans un second temps il faudrait alors couler du béton pour préparer les supports, et encore une fois Colleen devrait montrer l'opération à sa collègue...
Cela devrait laisser un petit peu de temps à l'italienne pour essayer de faire connaissance, même si vu le profil psychiatrique complexe de miss Caravella, elle avait quand même quelques doutes.

Une fois sur place, elle se présenta au chef, signa de la paperasse, fit vérifier sa propre paperasse, et hop, le type l'envoya voir la brune qui était plus loin en train de se préparer. Affichant un sourire -pas trop immense non plus pour pas faire "grosse tarée qui veut des amis"- Nora se dirigea vers sa cible avec un stock de café.

- Salut ! Colleen ? J'suis Madelyne, on m'a dit que tu m'montrerais la grosse machinerie.
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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Mar 4 Fév - 21:18

Ce matin, je me suis levée avec les pieds de plombs. Si je n'avais le droit qu'à une dernière explosion, qu'est-ce que je voudrais détruire ? Mon réveil. L'atomiser, le réduire en bouillie de boulons et l'envoyer dans la stratosphère. Il faut bien s'avouer que le cocktail morphine-coca ne fut pas une si bonne idée que cela tout compte fais. Mais quelle idée à la con j'ai encore eu d'écouter ma frangine, ses conseils sont déjà douteux au naturel mais après une demi-saison de Breaking Bad, la pauvre est totalement déphasée. Enfin, pas de cauchemar ni d'hallucinations, je suis calme au réveil. Calme et avec un sacré mal de tête carabiné comme-ci toute l'étoile noire et ses troupes ont élu domicile dans ma boîte crânienne. Whoaaa j'ai encore des vertiges en me levant, c'est pas la grande forme. Une petite explosion me remettrait bien d'aplomb mais on n'est pas sur l'un de nos gros chantiers industriels, au contraire, nous sommes dans un quartier résidentielle des plus bourgeois, le moindre pet de moineau non autorisé et le voisinage cri au tapage diurne. Enfin ce sont les consignes de mon cousin, on bosse aux heures fixées et pas de petit boom en avance sur le planning. Norah a bien un autre remède radical à la migraine mais je ne compte pas m'envoyer en l'air avec l'un des ouvriers juste pour des raisons thérapeutiques. Il ne me reste plus qu'a m'enfiler un demi-flacon d'aspirines. Oui, c'est le bon plan. Aspro et jus d'orange, de quoi bien commencer la journée !

Tu parles. Putain la gueule de déterrée que j'ai derrière ce miroir. C'est moi sous ces cernes et ces cheveux en pagailles ? Oui je crois. On va essayer la douche froide pour se remettre en état, pas par choix, cette généreuse colocataire qu'est ma soeur a déjà épuisé toute l'eau chaude comme à son habitude. Si je l'engueule ? Je la voie là, la tête à l'envers sur le canapé à lire son horoscope mais si je sais me plaindre ?

" Hrmpfff ghllll gllllhhh. "
" Ho salut Colleen, bien dormi ? C'est le réveil que j'ai entendu voler dehors ? "
" Pffff mmm pp mmoi "
" Évidement. Bon prépare toi, Lucas veut que tu accueilles la nouvelle ce matin. Et avec le sourire, la douche est presque tiède ! "
" Gnééééééééé "

En bref, je ne suis vraiment pas du matin. J'ai beau être une fugitive mutante hyper-dangereuse, on ne m'accorde même pas le droit de faire la grasse mat'. J'exprime donc mon enthousiasme avec un langage fais plus de grognements que de mots compréhensibles. Enfin, je retrouve peu à peu la parole sous la douche, les One Direction passant en boucle à la radio m'y aidant, la musique joue beaucoup sur mon humeur matinale. Au moins, je ressors de la douche souriante et heureuse d'avoir casser les oreilles de Norah une petite demi-heure. Non, évidemment, l'animal à mis son casque et me regarde d'un air narquois. Je fais mine de faire la moue trente seconde mais je m'en fous, un jour je serais une chanteuse célèbre ! La plus explosive des chanteuses ! Et finie de me cacher dans un chantier à suer sangs et eaux à la tâche. C'est pas digne d'une jeune fille telle que je le suis. Enfin, à défaut de mieux, ça me permet au moins de relâcher la pression et d'extérioriser mes pouvoirs dans un but un peu plus utile que d'exploser à la gueule des gens.

En parlant de métier ne convenant pas à la gent féminine, je me demande bien pourquoi c'est moi qui doit accueillir la nouvelle ? Je sais à peine comment fonctionne les machines. Et puis, c'est qui cette fille pour venir bosser sur un chantier ? Un homme ? Genre la camionneuse bodybuildée à la coupe militaire et chiquant comme une vache. Ho non, je ne suis déjà pas très sociable avec tous mes bad trips, mais si en plus je dois jouer les guides touristiques pour une fille de ce genre... Galère... Mais bon, je vais tout de même tâcher de faire bonne figure et ne plus ressembler à un ersatz de cousin Machin. Me coiffant rapidement en attachant mes cheveux, enfilant un jeans délavé quelque peu troué, un débardeur trop large et un petit gilet noir sans oublier de bonne bottines, hep j'ai pas de chaussures de sécurité à ma pointure, ça n'existe pas la taille enfant. Voilà, je suis prête à sortir affronter cette nouvelle journée en trainant un peu des pieds.

Bon, on m'a demander de l'attendre non loin de la zone boisée à déblayer. C'est donc sur un tronc d'arbre déraciné que je me décide à poireauter jusqu'à ce qu'elle se manifeste. Pffff, je me demande bien pourquoi mon cousin ne veut pas me laisser tranquillement exploser chaque arbre moi-même, on gagnerais du temps. D'un autre côté, c'est vrai que connaissant le reste de l'équipe d'ouvrier, une petite nouvelle risque de devenir bien vite un petit déjeuner tentant pour cette bande d'obsédé. Ho ils ne sont pas méchants, mais ce sont des mâles virils pas des " Moi j'aime scier ". Je suis assez zarbi et mutante pour qu'ils me foutent la paix, mais si la nouvelle est mignonne... Okay, c'est normale que ce soit moi de corvée tour operator, je comprends même si cela ne m'enchante guère.

Moi, tout ce que je voudrais, la maintenant, c'est sauter de ce tronc, mettre mes paumes dessus et l'explo...

" Huuuu... Tu m'as surprises ! Non euhhhh je n'ai pas de problème avec ce tronc d'arbre. "

Je remets vite mes mains derrière mon dos comme une gamine surprise à faire une bêtise en me retournant vers la fille, Madelyne, qui vient de m'interrompre dans mon fantasme d'explosion en chaine de la forêt amazonienne. Je tente un sourire maladroit pour l'accueillir et me présenter à mon tour, même si elle connait déjà mon nom, foutu contre-maitre trop bavard.

" Oui, c'est moi ! Colleen, tu peux pas me manquer je suis la seule fille sur le chantier. Enfin, hormis l'autre paillasse de Norah mais elle ne sors pas de la caravane avant le déjeuner en général. Je suis censé te faire visiter un peu le chantier et te familiariser avec les machines c'est ça ? Pffff, j'espère que tu t'y connais déjà un petit peu car bon, je suis pas la plus calée mais viens, je vais te faire la visite. "
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Nora Passeri
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Sam 8 Fév - 22:44

Nora afficha une mine surprise, quand elle vit la réaction de Colleen. Clairement, son arrivée n'était pas si attendue que ça et la brune semblait prise dans ses réflexions. D'ailleurs, le détail "non je n'ai pas de problème avec ce tronc d'arbre" accentua encore plus l'air confus de la "petite nouvelle". Qu'est-ce-que c'était que cette histoire de tronc d'arbre ? Nora l'examina une seconde ou deux avec curiosité, comme si un mystérieux secret se cachait derrière ce végétal... Mais manifestement il n'y avait pas grand chose. Dommage. Elle finit par reposer son regard sur miss Caravella, qui se présenta brièvement, ajoutant que la seule autre fille sur le chantier serait Norah. La fameuse... Le point central de la psychose hallucinatoire dans laquelle vivait sa "nouvelle collègue" en permanence. Il fallait espérer que ce ne serait pas un problème...

Car Pulsar n'avait pas un grand intérêt dans la psychologie de Colleen. Elle se fichait éperdument de ses états d'âme ou hallucinations. Sa mission était d'établir si elle était un danger public et si elle était impliquée dans des organisations douteuses comme la Confrérie ou les Maraudeurs. Vu son profil psychologique c'était une possibilité, et il y aurait eu une rencontre avec un membre possible de la Confrérie. Un mutant étrange, expert en maniement des armes. Les preuves n'étaient que très circonstancielles : il n'y avait rien de très concret et c'était justement pour clarifier ce sac de nœuds abominable qu'elle était là. Il faudrait qu'elle fasse attention, d'ailleurs : face aux explosions dévastatrices de la jeune mutante, Nora se retrouverait coincée. Ses capacités étaient avant tout offensives mais ne lui permettraient pas de survivre à une détonation brutale.

Miss l'agent secrète répondit alors, avec un accent Californien assez prononcé qui allait plutôt bien avec sa peau sombre :

- Elle sort pas de...? Pas de souci, j'la croiserai au déjeuner. Enfin t'en fais pas pour les machines, je sais à peu près les faire tourner. Le truc...

Nora prit une mine un peu hésitante, se rapprochant un peu et regardant si personne ne traînait dans le coin. Une fois qu'elle fut certaine qu'il n'y avait pas un rat dans les environs, elle ajouta d'une voix un peu plus basse :

- J'avais commencé à passer la certification à LA, mais... Y'a, ouais, y'a eu un petit souci...

Montrant finalement un grrrrand sourire Colgate©, elle affirma alors avec un ton de nouveau plus naturel et moins "top secret confidentiel houlala fopaldire" :

- Mais t'en fais pas, j'connais les bases et y'aura aucun souci c'te fois !

La jeune enquêteuse avait préparé son texte et bien révisé ses leçons. Le personnage de Madelyne avait toute une histoire, des faux documents, des photos éparpillées sur le net, un faux profil Facebook créé en 2010 avec des fausses updates et des faux likes de faux amis, bref, tout pour que ça soit aussi crédible que possible. Il était hors de question de se planter sur un détail, et à l'époque du numérique, il devenait très facile de trouver beaucoup de détails sur beaucoup de personnes différentes... Elle n'avait pas le droit à l'erreur, et il restait à espérer qu'elle n'en ferait pas. Ou que Colleen ne soit pas trop une fouinarde. Ce n'était pas parce qu'elle avait l'air dégénérée du cerveau qu'elle n'était pas capable de fouiller pour autant...
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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Lun 3 Mar - 18:41

Elle regarde le tronc d'arbre... Ça y est, il ne me faut même pas trente secondes pour qu'une parfaite inconnue me prenne déjà pour une cinglée. J'ai l'air conne, c'est indéniable, mes bras dans le dos, haussant les épaules tout en dessinant un rond de la pointe de mon pied contre la poussière qui règne sur le sol. Si la première impression est importante, je ne demande même pas l'image que cette Madelyne doit avoir de moi à l'instant. Je vais encore galérer pour paraitre être une fille normale, je le sens ! Et ce foutue tronc d'arbre inerte ? Je lui lance un regard sombre en coin, je l'exploserais plus tard, promis ! En attendant, je vais devoir me rattraper un peu avec la nouvelle, la visite guidée, le fonctionnement des machines et les congés syndicaux. Oui, je suis organisée mais je triche, tout mon plan est noté sur un bout de papier. Enfin, il est bien rangé dans ma poche dans l'immédiat, je vais faire style que je maitrise mon sujet et...

Ha comme moi ! Madelyne me parle de certification et tout le toutim. Et qu'elle ne la possède visiblement pas. Je ne suis donc pas la seule, en même temps moi j'explose des trucs, je ne touche que rarement aux machines et entre-nous, demander à une immigrante fugitive un brin instable et mutante de passer des certifications ce serait un peu... Risqué ? Hep, non, on oublie les certifications ! Et le fait que la nouvelle n'en possède pas non plus ne me surprend pas vraiment, mon cousin ne doit pas être très regardant la-dessus. Puis elle semble confiante Madelyne, quoique sa dernière remarque éveille quelque peu ma curiosité.

" Ne t'en fais pas trop pour les certifications, tu n'es pas la seule dans le cas sur le chantier mais quand tu dis pas de problème cette fois... Il s'est passé quoi l'autre fois ? "

Mais à peine la question fut-elle posée que je me mis les mains sur la bouche comme pour ne plus rien dire. Une belle boulette de ma part. Est-ce que cela me regarde ? Non. Je suis bien incapable de ressasser mon passé sans péter un câble, alors de quoi je me mêle de celui des autres ? Après tout si elle va de LA à New-York c'est qu'elle à peut-être des choses à oublier là-bas. Je me fais surement un film mais qui sait, elle à peut-être un lourd secret du genre couler son patron dans une dalle de béton ou une liaison avec une starlette d'Hollywood rencontrée sur le chantier de sa villa... Huuuu... Je la regarde de la tête au pied avec une petite mine suspicieuse. et toc, je me tapote la tête d'un petit coup sur le front, que je suis bête par moment.

" Oublie ! Cela ne me regarde pas après tout. Chacun ses soucis, on en a tous un paquet pas vrai ? Tu viens de LA ? Cool ! "

Un petit changement de conversation histoire de cacher mon malaise, je ne la regarde pas vraiment dans les yeux quand je lui parle, c'est ma manière d'être. Si l'objectif de mon cousin et de Norah c'est de me faire reprendre des relations sociales normales avec des inconnus, je vais encore devoir bosser un peu car j'ai l'impression d'être tous sauf normale. Enfin, je suis là pour lui faire un tour du domaine, pas une introspection sur ma bizarrerie.

" On commence par faire le tour des fondations alors ? Allez, au plus vite c'est fait au plus vite... Euh... On bossera ! "

Je n'allais tout de même pas lui dire qu'au plus vite j'aurais la paix. Non pas que je la considère comme un fardeau mais toute cette histoire ce n'est pas ma tasse de thé.
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Nora Passeri
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Sam 8 Mar - 12:35

Elle se demandait ce qu'il s'était passé. Parfait. Nora voulait justement éveiller la curiosité de la brunette afin de pouvoir, justement, dériver sur un autre sujet nettement plus intéressant (pour elle en tout cas) que la gestion des fondations du bâtiment. Même si elle avait amplement révisé le sujet et avait fait pas mal d'exercice en préparation à cette rencontre, la tradeuse restait... une tradeuse, justement. De fait, autant dire que la construction, ce n'était pas plus sa tasse de thé que ça... Encore moins les machines. Elle savait comment les piloter mais ça s'arrêtait vraiment là. Néanmoins, la question sembla immédiatement gêner Colleen qui mit les mains devant sa bouche, de façon presque excessive. Trop curieuse ? La fouineuse observa l'ouvrière pendant quelques secondes, avec une mine surprise. Peut-être avait-elle eu des problèmes à cause d'une curiosité excessive par le passé...

Nora allait s'apprêter à répondre, mais se fit interrompre par miss Caravella, qui affirma que ça ne la regardait pas après tout, que chacun ses soucis, chacun sa route, chacun son chemin, passe le message à ton voisin, tout ça tout ça. L'agent 31 se contenta de hausser les épaules lorsque sa nouvelle collègue demanda avec un enthousiasme surprenant si elle venait de LA ou non. Elle cachait assez mal son malaise, et de son côté, Pulsar était un peu déçue... Elle devrait trouver une autre manière de faire revenir le sujet, mais ce serait pour un peu plus tard. Pour l'instant, elle allait devoir se taper un petit tour des fondations histoire d'inspecter les lieux, ce qui en soi était assez standard dans ce genre de travaux. Nora avait jeté un œil aux plans de la baraque qu'il fallait préparer, mais elle devait bien admettre qu'elle ne le connaissait pas par cœur du tout.

Cheminant donc avec Colleen, elle répondit à sa question précédente :

- Ouais, je viens de LA. Au départ j'avais un peu de peur de New-York, à cause de... t'sais... les attaques contre les mutants... les attaques contre les humains... vu de l'extérieur, tout le monde croit que c'est une zone de guerre ici. Mais finalement ça va, les gens sont assez cool au fond. 'fin je crois... Je suis pas là depuis super longtemps non plus.

Les deux commencèrent donc à faire le tour des lieux. C'était les seules à être sur place, vu que la plupart des autres ouvriers travaillaient sur la rénovation qui était la priorité. La construction devait se faire en plusieurs phases. D'abord la rénovation + les travaux préliminaires pour la nouvelle baraque, ensuite les finitions pour la réno + les fondations de la nouvelle baraque, et enfin terminer la maison chicos et toute neuve. Cela voulait dire que pendant plusieurs semaines, elles seraient les seules à être de ce côté-là du chantier, c'était donc l'idéal pour la jeune enquêteuse en herbe. Vue comme ça, en tout cas, Colleen ne semblait pas très dangereuse... La miss radioactive avait pourtant lu son dossier qui était pour le moins éloquent, mais à première vue elle avait plus l'air pommée que psychopathe ou quoi que ce soit de ce type. Cela ne la rendait pas moins dangereuse, quelqu'un de perdu et qui panique pouvait même provoquer des catastrophes... Mais cela changeait un peu son profil, sur pas mal de points.

On était loin du grand méchant maléfique qui parle à des voix imaginaires et se prépare à conquérir le monde. Non que Nora ne se soit imaginée quelque chose de ce type, bien entendu... Mais elle aurait pensé que sa première "cible" aurait un peu plus de gnaque. Après... Elle savait aussi qu'il fallait se méfier des apparences. Certains des purificateurs qu'elle avait exécutés, avant de rejoindre le BlackHawk, étaient des gentils pères de famille sans histoires, ou des gentilles jeunes mamans tout à fait respectables en apparence. Sauf que la nuit ils cramaient des gens au lance-flammes... Comme quoi.

- Sinon alors, il t'avait fait quoi, ce tronc d'arbre avec lequel t'avais aucun problème ? demanda-t-elle finalement avec un sourire amusé.

Pulsar se doutait bien que sa vis-à-vis ne répondrait pas "Oh rien je peux faire exploser des trucs alors je pensais le faire sauter", mais au moins cela permettrait peut-être de redéplacer la discussion vers ce qui l'intéressait...
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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Dim 23 Mar - 14:33

New-York, une zone de guerre du point de vue de l’extérieur ? Étrangement, cette image ne m'est jamais venu à l'esprit et pourtant, c'est vrai que aussi bien tout ces grands héros que les mutants ou autres criminels ont tous l'air de graviter autour de Manhattan comme des abeilles autour d'une ruche et des groupies aux portes arrières des scènes de One Direction dans l'idée de s'en faire un. Oui, si Big Apple est incontestablement l'une des principales villes de ce monde, que cela soit pour le tourisme, l'économie, le pouvoir et les Hot-dogs, New-York en est aussi la capitale de tous les allumés possédants une once de pouvoir surnaturel. Il n'y a pas une semaine sans qu'un nouvel événement ne vienne foutre une sacré pagaille. En y réfléchissant un peu, je suis moi-même au centre de certaines embrouilles, après tout, mon exploit dans le métro fut rapidement relayé par la presse à scandales. Ça, plus la pharmacie...

Une zone de guerre, l'expression est bien choisie et je plaide coupable pour porter ma pierre bien involontairement à l'édifice. Je participe à la récente mauvaise image de la ville. Récente ? Oui car en débarquant ici, j'ignorais totalement cette prolifération de catastrophe dans cette mégalopole. A ma décharge, je n'étais pas trop à la page niveau actualité mondiale dans ce foutu institut psychiatrique. Je n'étais pas à la page sur rien du tout enfaite, constamment shootée et à côté de mes pompes, on s'en foutais bien de me tenir informer des prouesses américaines de mon "espèce". Avant cette période ? Je ne pensais qu'à m'amuser avec ma sœur tout en essayant d'ignorer le boulot de mes parents, les infos me passaient bien au-dessus de la tête outre les déboires de Britney et les sex-tape de Paris.

" Les gens doivent être blasés, l'habitude de voir les rues explosées comme celle du métro en retard ou de la pluie le lundi matin je ne sais pas. Faut y être pour le vivre je crois. Dans une autre ville, je ne pense pas que les gens resterais si cool. C'est New-York quoi, j'y suis depuis peu aussi, 'fin voilà quoi. On survit ! "

Et c'est le cas de le dire, le moindre éclat dans une ville autre que New-York s'équivaut presque à un drame national. Ici, on s'offusque, on a peur, puis on reconstruit et on passe à autre chose. Les super-héros et leurs équivalents maléfiques font maintenant partis du décor. Il n'en faut pas plus pour qu'un jour un illuminé du tourisme crée le Héros-flight à dos d'hommes-volant ou encore un disaster-tour devant tout les bâtiments détruits par les célébrités masqués. Ils passeront peut-être devant l'un ou l'autre immeuble que j'aurais anéantis d'ici là. J'aurais le droit à une présentation peu glorieuse de ma vie, moi la petite Australienne paumée qui est enfaite une terroriste sans foi ni loi prenant son pied à tout exploser sur un coup de tête.

Et voilà, je me retrouve de nouveau perdue dans mon monde, à imaginer sans doute des scénarios tous plus improbables les uns que les autres pour gonfler mon éloge touristique au Disaster-tour en explosant un tunnel de-ci, un commissariat de-là. Cela m'amuse presque d'imaginer Times Square en ruine. Un exploit pareil m'érigerais direct au top niveau en compagnie des Magneto et autre Justin Bieber. Du coup, j'en oublie presque la visite guidée du chantier perdue dans mes fantasmes morbides. Et le trait d'humour de Madelyne me tira certes de mes pensées, mais le second degré m'échappa, laissant place à un air un peu surprise et paniquée.

" Rien ! Rien ! Il ne m'a rien fait, je n'allais pas l'exploser ! Je n'ai aucun problème avec ce tronc d'arbre ! Cela n'aurait aucun sens non ? Tu me prendrais pour une sacré cinglée dans le cas contraire. "

Bordel, je l'exploserais dés la fin de la visite pour la peine ce foutue tronc d'arbre. Première étape de mon Disaster-tour... Un tronc d'arbre réduit à l'état de cure-dent avec une petite plaque commémorative : "Cette mutante était juste folle".

" Enfin, j'admets que je suis un peu à côté de mes pompes. Les visites, tout ça, c'est pas ma tasse de thé donc si tu as des questions sur le chantier n'hésites pas à les poser. "
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Nora Passeri
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Jeu 10 Avr - 17:22

Y être pour le vivre... Étonnamment, cette analyse était assez proche de celle que pouvait avoir Nora des choses. Pour elle, les gens pourraient s'adapter à tout et n'importe quoi pourvu qu'ils y soient suffisamment exposés, au point où quelque chose de considéré comme inhumain à une époque pouvait devenir parfaitement normal à une autre. Les évolutions de la société et de la religion l'avaient bien montré, d'ailleurs. Fut un temps, une femme dirigeant un pays entier aurait été vu comme une totale hérésie. Maintenant... Les choses n'étaient pas encore parfaites, loin s'en fallait, mais avoir une femme élue présidente était vu comme un exemple d'égalité dans la majorité des pays. Et peut-être que 1000 ans plus tard, regarder son smartphone serait vu comme quelque chose de malsain et profondément immoral...

Du coup, le fait que les habitants de New-York puissent devenir blasés n'étonnait pas vraiment la tradeuse. Mais c'était quelque chose qu'elle voulait éviter. C'était une des raisons l'ayant poussée à rejoindre le Blackhawk... Elle ne voulait pas que ça devienne normal de provoquer des massacres abominables. Nora comptait bien faire son possible pour que les éléments les plus dangereux et abominables de ce monde soient mis hors d'état de nuire, peu importent les moyens, pour que l'horreur ne devienne jamais une habitude. C'était ambitieux, évidemment... La fouineuse n'était pas stupide, elle savait pertinemment qu'elle n'y arriverait jamais seule et qu'elle ne pourrait jamais créer un "monde idéal" ou quoi que ce soit de ce genre... Encore moins en assassinant des gens. Mais si elle pouvait contribuer, autant le faire.

- Ow... J'imagine que je m'y ferai alors. Mais je vais quand même éviter de vivre en centre-ville, pas envie de me faire attaquer par un monstre à tentacules. J'ai vu assez de hentaï pour savoir ce qu'il se passe dans ce genre de cas...

L'italienne enchaîna sur cette histoire d'arbre, ce qui tira à Colleen une tête étonnée. Clairement, elle ne savait pas quoi répondre et ne s'attendait pas à ce genre de question... Restait à espérer qu'elle ne paniquerait pas trop non plus, histoire de rester en une seule pièce... Et coup de chance, elle se contenta juste de répondre, sur la défensive, affirmant qu'il ne lui avait rien fait, qu'elle n'allait pas l'exploser, et tout ce qui allait avec. En fait, les deux dernières phrases tirèrent un sourire amusé à la nouvelle arrivante. En fait, la scène serait carrément drôle, si miss Caravella n'était pas capable de faire sauter des murs en béton...

Pulsar devait pourtant rester consciente de cet état de faits et ne pas se laisser attendrir par le côté maladroit de la jeune femme. Même si ce n'était pas entièrement de sa faute, vu qu'elle était tout de même bien attaquée au niveau mental, elle demeurait particulièrement dangereuse. C'était pour cette raison que Nora s'occupait d'elle, au lieu de la police. Les flics se feraient bousiller en moins de deux secondes, et il fallait adopter une approche plus délicate et plus prudente pour gérer la bombe vivante...

- Une sacrée cinglée ? Bof... Moi le nombre de fois où j'aurais bien voulu pouvoir exploser des objets gonflants... Mais bon, c'est pas ça, que je peux faire.

Un indice léger, mais existant. Restait à voir si la brune mordrait à l'appât. Histoire de noyer un peu le poisson, Nora enchaîna :

- En tout cas promis, si j'ai des questions je les pose. D'ailleurs, la première : comment vous virez les arbres ? A la tronçonneuse et vous déracinez ce qu'il reste à la machine ?
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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Dim 13 Avr - 15:55

Ça y est, je fais de nouveau de grands yeux exorbitées typiquement destinés aux occasions où l'on veut me faire croire une chose tellement énorme dont je suis la seule à pouvoir le croire. Norah à l'habitude de me faire cette effet avec ces énormités et pourtant je me fais avoir à chaque fois, c'est une constante universelle.

" Un monstre avec des tentacules ? Ça existe vraiment ? Et ils te feraient quoi d'ailleurs, c'est quoi un Hentaï ? Enfin, t'en fais pas, cela ne dois pas exister, en tout ça spas dans les égouts, à part des rats je n'ai rien vue d'autres. "

Bon, je suis loin d'imaginer l'embarras que pourrait provoquer ce genre de question, ignorant totalement ce qu'est ce genre de littérature. Quoiqu'il en soit, des monstres tentaculaires ça craint. C'est pas dans le Bugle que j'ai lu un article concernant deux criminels dangereux, l'un d'eux avait des sortes de tentacules métalliques. Docteur Octave... octo... Enfin bref, j'ai juste vue la photo sans trop lire, je ne suis pas plus intéressée que cela par l'actualité mais je peux comprendre que venant de Los Angeles, Madelyne doit avoir un tas d'aprioris sur la ville. Pour moi c'est pareil ! J'ai l'impression qu'en tant que fugitive, tout le monde m'espionne, me traque. J'ai un sentiment à la limite de la paranoïa parfois et cela, c'est dans les bons jours, quand je ne suis ni trop défoncée, ni encline à perdre le contrôle. Au moins, ici, sur le chantier, je me sens à l’abri des inconnus. Je connais tous le monde il n'y a rien à craindre. D'un autre côté, j'étais la nouvelle, chose qui n'est à présent plus le cas.

Et ce petit détail à toute son importance ! Non pas que j'aimais être la petite nouvelle zarbi qu'on trouvait sympathique mais dont on ne s'approchait pas trop de peur de sa condition mutante. Genre c'est une maladie contagieuse non. Enfin, c'est mon cousin qui leur a expliqué la situation et la majorité a accepté de m'accueillir sans trop poser de questions. Après tout, je ne suis pas la seule à avoir un passé louche selon lui et comme les mutants ne sont pas les plus populaires, en général les ouvriers se contentent de me foutre la paix la plupart du temps. Je n'ai pas eu a expliquer mes dons, ni comment ils me gavent et j’essaie de faire bonne figure pour ne pas leur dévoiler que je me shoote tous les soirs pour m'éviter de perdre le contrôle. Non, je n'ai jamais eu à le dire de vive voix, et maintenant, je me retrouve piégée par la question de Madelyne. Comment on vire les arbres ? Bien sur, on les tronçonne puis j'explose les racines et les machines s’occupent de déblayer le terrain ! Dis comme cela, c'est facile à dire, évidemment. C'est pour cela qu'en général, on me laisse faire dans mon coin pendant qu'ils sont tous affairés de l'autre côté du chantier.

" Exploser tout ce qui est gonflant ? C'est... Un peu radical non ? "

Je fais un peu la sainte-nitouche en répondant mais entre-nous je trouve cela tellement génial ! Cela m'arrache un petit sourire car il faut bien l'admettre, si je ne le contrôle qu'à peine mes dons. Je ne me sens bien que quand je peux me défouler sur le chantier à exploser tout et n'importe quoi. Un mur ? Une citerne ? Ou encore des carcasses de voitures. Je les détruits !  Ce trop plein d'énergie que j'évacue me procure une certaine sensation d'extase euphorique.

Hélas, je redescend déjà sur Terre un peu prise au piège par les questions de Madelyne sur le chantier. C'est vrai... je dois répondre merde. Mentir ? Si elle bosse parmi nous, le mensonge sera dévoiler en moins de deux et je me sentirais bête. Je peux certes un peu maquiller la réalité mais au final je vais tout de même devoir lui faire part de la vérité sur le secret ancestral du déracinement d'arbres.

" Oui, à la tronçonneuse je crois. Ils évacuent ensuite les troncs d'arbres via des camions et pour le déracinement c'est un peu plus complexe. Je ne sais pas si mon cousin t'a prévenu mais comment dire... Certains ouvriers sont spéciaux. Des mutants voilà ! Faut pas trop que cela s'ébruite, je ne sais même pas si c'est légal et entre-nous, mieux vaut pas que le gouvernement vienne mettre un œil sur ce qui se fait mais voilà. je te rassure, personne n'a de tentacules mais l'une d'eux s'occupe de tout ce qui est le déblayage. Ça ne te gène pas j'espère de bosser avec des... Des mutants ! Car bon, on essai de rester discret sur le chantier mais c'est un plus pour l'entreprise ! "

Et tu fais justement face à cette mutante qui explose tout ce qui la gonfle ! Ha non, cela j'omets de le lui dire dans l'immédiat.
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Nora Passeri
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Lun 21 Avr - 20:36

Sa réaction concernant le monstre à tentacules fit hausser un sourcil à la jeune tradeuse. Le dossier de Colleen ne précisait pas où elle en était au niveau relationnel, sexuel, et autres. Vu son âge et son mode de vie, Nora avait supposé qu'elle aurait mis les pieds sur internet et découvert les nombreux sites où du contenu douteux était disponible... Mais manifestement, non. Faisant une tête un peu gênée, la nouvelle venue ne répondit rien, haussant juste les épaules quand l'ouvrière fit mention de rats dans les égouts mais pas de monstres à tentacules. Mieux valait éviter, pour le moment, ce genre de discussion qu'elle devrait peut-être avoir avec quelqu'un d'autre. Avec qui ? Ça, Pulsar l'ignorait. Mais pas avec elle en tout cas, elle n'avait pas signé pour faire l'éducation sexuelle des mutantes schizophrènes qui avaient une tendance prononcée à tout faire sauter sur leur passage.

La réaction suivante de Colleen était de meilleur augure, par contre. Elle la jouait un peu "toute innocente" au sujet de cette histoire d'exploser ce qui était gonflant, mais l'enquêteuse savait pertinemment que la jeune miss Caravella avait un goût prononcé pour les effets pyrotechniques, qu'ils soient nécessaires ou non d'ailleurs. Nora se contenta de hausser les épaules, et d'ajouter :

- Oh, bah, ça va, c'est pas comme si je pouvais le faire. C'est l'idée, qui est marrante. Quelque chose t'ennuie ? Tu le déglingues, et voilà. C'est comme dans Mythbusters, quoi. A la fin ils font toujours tout exploser, c'est rigolo à voir.

Mais la conversation repartit alors vers le déracinement des arbres, Colleen précisant quelle était la procédure pour les virer. Tronçonneuse, puis évacuation par camion, puis le déracinement... La brune signala que c'était plus complexe, ce qui tira une mine intriguée à l'agent 31. Elle n'allait quand même pas... Ah, ben si. L'ouvrière était en train de lui dire, carrément, que le chantier utilisait les talents de certains mutants. Là, pour le coup, Nora n'eut pas besoin de faire semblant d'être surprise car elle l'était totalement. Balancer ça d'une telle manière, c'était un manque de prudence qui risquait fortement de mettre la jeune explosive dans de sacrés emmerdements. Et si sa cible se retrouvait dans les emmerdements, Pulsar n'aurait pas les informations qui l'intéressaient... Il était donc maintenant essentiel de faire en sorte qu'elle soit plus prudente à l'avenir, vis-à-vis de ce qu'elle racontait à ce sujet.

Elle n'avait pas dit qu'elle était elle-même mutante, mais avait tout de même ouvert la porte. En soi, l'italienne ne risquait pas de se plaindre, car ça lui donnait une ouverture pour tenter de rapprocher un peu les choses et d'aller vers des sujets qui l'intéressaient un peu plus. Gagner sa confiance, faire en sorte qu'elle en dise plus sur ses connaissances éventuelles, ses activités, ... Mais il valait mieux éviter que ce genre de confidence ne devienne trop courante, car elle se retrouverait embarquée par le BAM et l'interroger deviendrait nettement plus compliqué, d'un seul coup, autant le dire.

Pour le moment, il fallait savoir comment réagir... Car clairement, ce n'était pas prévu. Nora prit un moment, s'arrêtant de marcher et restant là, l'air pensive, comme si elle était hésitante. Après plusieurs très longues secondes sans cracher un seul mot, elle finit par demander avec une mine légèrement craintive :

- Y'a... y'a des mutants sur le chantier ? Mais je veux dire... ils n'ont pas de problèmes, ni rien ? Enfin personne ne vient les...?

Tout en elle montrait une certaine hésitation. Elle s'entrelaçait les doigts, piétinait un peu sur place, regardait à droite et à gauche comme si elle craignait que quelqu'un les écoute, la réaction d'une personne qui a eu des problèmes. Restait maintenant à voir comment réagirait l'imprévisible Colleen face à cette question. La fouineuse regrettait de ne pas avoir plus d'informations précises sur son caractère... Elle avait eu un dossier psychiatrique complet mais assez peu de données concernant ce qu'elle aimait, ce qu'elle aimait moins, ses humeurs, ... ce qui faisait sa personnalité en fait.
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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Lun 28 Avr - 21:44

" Vue comme-ça, c'est vrai que le pouvoir de tout exploser c'est assez défoulant. C'est clair que l'on peut en devenir rapidement accro si on n'y prends pas garde. "

Genre j'explose tous les matins des blocs de pierres, des murs en ruines ou encore des troncs d'arbre comme aujourd'hui pour bien commencer ma journée. C'est devenue une habitude, je ne sais pas canaliser mon énergie sur une journée alors je m'épuise à tous faire sauter et je me shoote un peu en général, ça me permet d'avoir des journées relativement tranquilles sauf si la paranoïa et la panique m'envahisse. L'adrénaline me donne un regain de puissance et là, c'est dangereux. Un peu comme ce matin, je n'ai pas eu trop le temps d'évacuer la pression sur le chantier, j'en ai des picotements aux mains mais ça va, encore dans le gaz de ma dose de morphine du soir et sérieux, je suis calme là. Ça va.

Seulement, je reste un peu bête après lui avoir expliquer le mode de fonctionnement du chantier. Trop honnête ? J'ai tout déballé comme une conne en pensant que la vérité serait un moindre mal que de ne rien dire et qu'elle le découvre par elle-même. Surtout que c'est moi la fichue mutante du coin, comment elle pourrait me faire confiance par après ? Rhaaaaa ! J'enrage intérieurement devant ma façon de présenter les choses, à m'en serrer les poings dans mon dos.

Mes craintes s'avèrent exactes quand Madelyne avoue qu'elle n'était pas au courant et pire que cela, l'ouvrière ne semble pas à l'aise du tout avec cette idée. Du coup je fulmine, je m'en mords les lèvres pour tenter de ne rien laisser transparaître mais j'enrage à mort contre mon cousin. Je... Je... Je vais commencer par... Allez faire taire cette idiote qui glousse un peu plus loin comme une dinde tiens ! Laissant Madelyne sur place, je m'en vais une dizaine de mètres, au coin d'un camion derrière lequel Norah pour l'enguirlander, tain elle pensait que je ne l'avait pas vue cette dinde !

" Arrête de te foutre de moi, j'ai déjà assez de mal comme-ça et je me plante totalement avec la nouvelle ! Ca craint un max, elle ne sait même pas que je suis une mutante et le cousin, il veut que je lui explique comment on fonctionne ici ! Je fais quoi moi bordel ! Coucou je suis une mutante cinglée capable de rasée le chantier pour un oui ou un non ? Au lieu de te payer ma tête, t'as pas un conseil ? Hormis l'exploser et la couler dans une dalle de béton j'entends, tu lis trop de comics. La rassurer ? Tu parles, je suis la personne la plus angoissante du continent... Ouais c'est ça merci pour l'aide, tu pourrais venir avec moi au lieu de retourner te la couler douce... "

Je reviens vers Madelyne toute penaude et un peu confuse. Norah aime rire et m’embarrasser mais c'est ma frangine, j'ai beau la détester sur le moment je ne peux pas me résoudre à la juger comme objet gonflant et l'exploser, je l'aime trop pour ça. Enfin, je mime une sorte de petit sourire discret se voulant rassurant, mais cela doit plus paraître zarbi. J'ignore si de là ou elle est, la nouvelle à entendu ma conversation avec Norah ni même si elle l'a aperçue planquer derrière son camion, mais je juge tous de même opportun de m'excuser pour elle.

" Désolé, ma sœur ce foutait un peu de moi, tu sais ce que c'est la famille, toujours à se taquiner l'une l'autre mais l'a elle me fout un peu la honte bordel. Et mon cousin aussi pour la peine, il ne t'as donc pas mis au courant pour les euh... Mutants. "

Enfaite, la mutante. A ma connaissance, je suis la seule anomalie génétique employée sur le chantier. Et si Madelyne a un problème avec eux, je dois bien être la seule personne ici à ne pas devoir lui adresser la parole. Non, elle me semble sympa, je suis pas douée, mais je peux au moins essayer de la rassurer. Merde, je suis peut-être un monstre mais pas CE genre de monstre. Sans hésiter, je lui prends les mains et plonge mes yeux dans les siens.

" Non, non ils n'ont pas de problèmes car c'est euh... Cela reste un secret. Tout le monde traîne des casseroles ici. T'inquiètes pas, t'as qu'a te dire que moi, je suis une mutante aussi par exemple. Ils ne font pas plus peur que moi. Dis, regarde-moi, tu vas pas me dire que je suis effrayante quand même ! "

Je pose la question mais c'est aussi une réponse qui me fait peur. Mes réactions insensées, mes explications qui ne tiennent pas la route et tous, si cela se trouve, je suis vraiment ce genre de monstre que je crains dans le reflet de mon miroir. Sans m'en apercevoir, je serre mes mains contre les siennes en espérant la calmer, c'est pas gagner.
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Nora Passeri
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Dim 11 Mai - 14:20

Rapidement devenir accro... Colleen devait être bien placée pour le savoir, se disait Nora avec un brin de sarcasme. Mais d'un autre côté, la fouineuse était assez surprise du fait que la brune se rende compte de sa propre addiction. Cela laissait peut-être des ouvertures pour qu'elle sorte de cette espèce de spirale très problématique dans laquelle elle était tombée... L'italienne laissa pour le moment cette pensée de côté en tout cas, étant donné ses compétences limitées dans le domaine psychiatrique. Elle pouvait lire un dossier psy et le comprendre, mais de là à pouvoir faire une thérapie à une mutante explosive qui faisait sauter tout ce qu'il lui passait sous la main, c'était quand même une toute autre histoire. Et c'était bien au-delà de ses compétences qui étaient plutôt réduites à ce niveau-là... Des médecins professionnels s'y étaient cassés les dents, et bien plus encore d'ailleurs les pauvres.

Lorsque Nora réagit quand à ces histoires de mutants avec hésitation, sa "comparse" sembla un peu stressée, commençant à se mordiller les lèvres et tout ce qui allait avec... avant de foutre le camp, carrément, partant plus loin derrière un camion de transport. Haussant un sourcil, l'enquêteuse se rapprocha un peu, entendant la deuxième partie de la "conversation" qu'avait Colleen avec sa soeur imaginaire. C'était... inquiétant. Pas nécessairement dans le sens "flippant", mais inquiétant pour miss Caravella, qu'elle ne se rende même pas compte du fait qu'elle parlait toute seule. Maintenant que la tradeuse avait entendu et vu cette scène par elle-même, elle avait de nouveau certains doutes quant à la possibilité de sortir l'experte en démolition de ses délires et de ses problèmes variés... Clairement, pour elle, l'option "thérapie" venait de tomber à l'eau une bonne fois pour toutes.

Au moins, ce que disait miss boom boom n'était pas trop inquiétant. Enfin à part la partie sur l'exploser et la couler dans une dalle de béton... Ce serait assez fâcheux, comme destin, en fait. Lorsque le... disons dialogue se termina, Nora reprit sa marche vers le camion avec un air intrigué, comme si elle venait d'arriver et n'avait donc rien entendu. Colleen expliqua immédiatement que c'était sa soeur qui se foutait d'elle, et l'agent 31 se contenta de hausser les épaules avec un air amusé, faisant comme si elle comprenait... Alors qu'en fait pas du tout, vu qu'elle avait été fille unique. Heureusement, d'ailleurs, parce qu'elle ne souhaitait pas à grand monde de se taper l'enfance à laquelle elle avait eu droit. L'ouvrière enchaîna ensuite de nouveau sur cette histoire de mutations et compagnie avec une mine un peu embarrassée.

Ça restait un secret... Pas étonnant. Nora se doutait bien que dire publiquement que son entreprise avait à son service un groupe de mutants spécialisés ne plairait pas à grand monde et leurs contrats risquaient de tomber rapidement. Quoi qu'on en dise, et même si l'intégration des mutants se faisait petit à petit, une bonne partie de la population leur restait ouvertement hostile. Une adaptation convenable prendrait des dizaines d'années, et une adaptation totale prendrait bien plus de temps que cela, au moins un ou deux siècles. Par contre quand Colleen lui proposa d'imaginer qu'elle était une mutante, Nora afficha un sourire amusé.

- Effrayante ? Quand tu es cool, non. Par contre quand tu as l'air stressée, t'es pas effrayante mais c'est un peu bizarre. Enfin... Je demandais parce que ben...

Regardant à droite et à gauche, l'air assez hésitante, l'agente semblait chercher ses mots. Du moins, elle faisait semblant d'être hésitante et de chercher ses mots, car en fait elle savait précisément ce qu'elle allait dire.

- C'est... un peu pour ça que j'ai été virée... à LA... Je passais mon permis pour les machines, et ben... y'a eu un petit glissement de terrain à cause d'une canalisation retirée plus tôt que prévu... donc la pelleteuse s'est enfoncée d'un coup... J'ai pris peur, et...

Tendant le bras sur le côté, Nora fit une légère démonstration, la main se mettant à lui d'une sorte de lumière jaune et assez éblouissante.

- J'ai irradié un pan du chantier... il a fallu 3 jours pour que les taux reviennent à la normale...

La lumière s'arrêta et la fouineuse leva ensuite les deux bras avec un air un peu paniqué, ajoutant ensuite :

- Mais y'a pas de raison de flipper, hein ! Ça m'arrive que quand je prends vraiment peur, là avec la pelleteuse j'ai failli finir écrabouillée ! Mais en temps normal y'a pas de soucis ! D'ailleurs, je sais pas, ça peut être utile, tiens ! Pour enlever les troncs ! Je peux les dessécher totalement, et hop on peut les enlever facilement après !

Finissant par faire un peu la grimace, Nora conclut avec un soupir dépité.

- ... je vais avoir des emmerdes, hein ? Je sais vraiment pas la fermer...
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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Sam 24 Mai - 10:38

Je relâche les mains de Madelyne au moment où s'affiche un sourire amusé sur ses lèvres. Me voici un peu plus rassurée, à ses yeux, je ne suis pas effrayante. Juste bizarre. Bon, je ne flippe plus sur moi-même mais je garde un air un peu perplexe quand à cette révélation. Cela veut dire quoi au juste ? Je suis étrange ? Si je stresse, c'est normal  que je soit un peu à côté de mes pompes non ! Mince, je me gratte un peu la tête l'air bête en cherchant une signification au mot bizarre. Moi qui m'efforce de paraître normale les mots de l'étrangère sonnent comme un coup de massue sur mon crâne de verre. Je lui demanderais bien des explications par ce qu'elle entend par-là mais Maddie semble ailleurs, hésitante comme-ci elle cherchais un coin d'intimité pour me relever l'un des plus importants secrets de la création depuis la télé-réalité. Et pour la peine, c'est moi la zarbi hein !

Enfin l'heure n'est pas aux reproches, de toute façon, elle a surement raison sur mes extravagances et mon comportement chelou. Après tout Norah c'est bien foutue de ma gueule à cause de cela, c'est vrai mais je n'aime pas m'y résoudre. Je retourne à la réalité, loin de mes questions et de mes doutes incessants pour écouter Madelyne se confier, hochant de la tête pour faire mine de suivre ses dires.

L.A., un permis pour la grosse machinerie, tiens je ne sais même pas si je dois en posséder un quand j'y pense pour bosser ici. Enfin à quel nom ? Je suis bête je ne suis même pas fichue d'avoir des faux papiers, tu parles d'une criminelle internationale. Puis elle me parle d'un accident et...

" Woaaaaa Bordel c'est quoi ça ! "

D'abord aveuglée, il ne me faut que quelques secondes ensuite pour réaliser que le bras de la femme luit d'une étrange aura jaune. Punaise, j'ai failli explosé par pur réflexe à cause de cette surprise, ma respiration s’accélère alors que mon regard reste obnubilé par son bras. Il n'en faut pas plus pour que Madelyne cesse d'user de ses dons et lève les bras en l'air comme pour se rendre. D'ailleurs elle continue en calmant le jeu, s'excusant presque d'en avoir fait l'étalage.

Des emmerdes ? Je suis bien mal placée pour lui en faire le reproche même si je reste toujours silencieuse, la pilule reste dure à avaler. En pesant les options, c'est vrai que irradier ça peut être utile même si c'est effrayant de se retrouver devant Tchernobyl-girl. Au moins elle semble se maitriser, ça me change de moi-même. D'un autre côté, cela ne me laisserai plus l'exclusivité mutante sur le chantier, un fardeau en moins mais ce n'est pas à moi de le révéler aux autres. Et puis, et puis...

" Si c'est super flippant ! Enfaite t'es une mutante aussi moi qui pensé que tu balisais un max d'en voir un. Et moi qui essayé de ne rien dire, accumulant les maladresses et Bam tu irradies ! Tain, regarde ce que je fais moi !"

Juste un peu sur les nerfs, surtout de quoi me charger à bloc, je me retourne et reviens vers le tronc d'arbre pour exécuter mes menaces à son encontre. Évacuer mes frustrations et me défouler un bon coup pour me calmer voilà ce dont j'ai besoin là tout de suite. Au moins une bonne explosion me remettra un peu les idées en place car je suis toute en vrac là. Allez, je pose mes mains dessus et...

BOOOOOOOM !

Anéantissement total, le tronc est réduit à l'état de débris et de cendre. Ça fais du bien et grand dieu que je voulais faire ça depuis ce matin. Je me retourne vers Madelyne, l'air un peu plus détendue et amusée que lorsque je l'ai quitté.

" T'as vue ça ! Moi aussi je suis une mutante, c'est cool non ? On est deux sur le chantier maintenant ! T'inquiètes ! Si tu as des emmerdes, je les exploses ! "
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Nora Passeri
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Sam 31 Mai - 18:58

La jeune mutante avait l'air surprise par cette démonstration assez inattendue, mais elle ne sembla pas paniquée. Heureusement pour Nora... Car autant dire qu'une détonation dans sa tête aurait eu des effets pour le moins indésirables, et c'était une façon bien polie de le dire. L'énergie que pouvait déployer Colleen se comptait probablement en mégajoules, mieux valait donc éviter autant que possible de la mettre sur ses gardes ou de l'effrayer. L'italienne fut donc plutôt contente d'avoir arrêté le "light show" à temps... Sous le coup de la surprise, la jeune brune avait affiché de nombreux signes de surprise et de peur : respiration accélérée, pupille légèrement dilatée, yeux grand ouverts, mouvement de recul, ... Clairement, cesser immédiatement avait été une très bonne idée et la fouineuse du BlackHawk nota dans un coin de sa tête de ne pas trop faire de démonstrations "surprise" à l'avenir.

Au moins, pour l'instant, elle était curieuse et elle se demandait de quoi il s'agissait. C'était plutôt positif comme réaction, la curiosité... Mieux que la terreur ou la folie meurtrière en tout cas. Il y avait quand même un peu de peur, vu que selon Colleen, c'était "super flippant". Ah, ça... Quelqu'un pouvant projeter des flux de radiations il y avait de quoi ne pas se sentir 100% rassurée. D'autant que la jeune experte en bâtiment (et en démolition surtout) ignorait encore que cette manifestation pouvait se faire d'une manière totalement invisible, empoisonnant lentement la victime d'une manière particulièrement vicieuse. Pour Nora, il valait mieux éviter d'aborder ce sujet pour le moment. Ou plutôt... Définitivement, en fait. Ce n'était pas le genre d'information qui mettrait Colleen en confiance et qui lui donnerait envie de parler plus. D'autant que si miss Caravella avait des liens avec la Confrérie, mieux valait éviter que cette dernière n'apprenne que l'agent 31 était en mesure d'empoisonner mortellement leur leader sans laisser de traces...

Mais tout ça, ce serait pour plus tard. Dans l'immédiat, l'explosive jeune femme à la soeur invisible décida de se "lâcher" un peu, avouant qu'elle était mutante, puis faisant ensuite une démonstration des plus... visuelles. Avant même que Nora ne puisse dire quoi que ce soit, elle s'était dirigée vers le fameux tronc d'arbre rebelle , posant les mains dessus et le faisant détonner avec une puissance surprenante. L'onde de choc coupa brièvement le souffle de l'italienne qui leva les mains par réflexe, histoire de ne pas se manger des morceaux de bois dans le visage. Elle dut aussi se concentrer pour ne pas envoyer une onde de choc radioactive ou quoi que ce soit de ce type... Malgré les années et l'habitude, même si elle avait réussi à avoir un excellent contrôle de son pouvoir, se retrouver face à une vraie explosion n'était pas une expérience si anodine que ça. Toute "agent secret" qu'elle était, elle n'avait jamais vu quelque chose exploser en face d'elle, et c'était très différent des films...

La fouineuse se reconcentra néanmoins, observant le tronc (enfin ce qu'il en restait) avec un air penaud.

- Bordel... je comprends mieux pourquoi tu t'occupes de dégager les troncs... Dans la construction ça doit être utile, mais alors dans la démolition tu ferais fureur, là.

Se passant la main dans les cheveux avec une pensive, elle reprit ensuite avec une tête intriguée.

- Mais... Ton boss est vraiment au courant ? Enfin, c'est juste le chef de chantier, ou les mecs du planning régional savent aussi ?

Quelque chose passa alors subitement dans l'esprit de Pulsar, qui prit un air faussement surpris et effrayé.

- Non mais le bruit ! J'y pensais pas mais y'a pas les flics qui vont arriver ? Et les autres types du chantier ils vont pas, je sais pas, paniquer, venir voir, demander ce qu'il s'est passé ?

Le fait que les autres travailleurs du chantier préviennent la police ou les journaux ou qui que ce soit j'le butte n'avait pas l'air de rassurer "Madelyne". Dans les faits, Nora se doutait bien du fait que les collègues de Colleen soient au courant de sa particularité, mais mieux valait jouer les choses avec prudence, pour le moment. Si tout se passait bien, peut-être pourrait-elle faire sa propre démonstration, pour ensuite passer à des sujets... un peu plus intéressants au niveau tactique. Car au fond, même si Nora avait une certaine empathie pour la jeune femme, qui était perdue, isolée, ignorée alors qu'elle aurait besoin d'aide, elle ne perdait pas le vue le but de sa mission d'origine... Déterminer si miss Caravella est ou non un danger immédiat demandant l'intervention du BlackHawk, et établir si oui ou non elle a des relations avec d'autres groupes mutants comme des gangs souterrains ou la Confrérie.
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Colleen Caravella
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Ven 6 Juin - 19:42

Ha je suis contente de moi pour une fois, cette petite explosion matinale est tout ce qu'il me fallait pour enfin me remettre d'aplomb. De quoi me rendre un sourire plus naturelle et m'enlever un peu de pression. Je suis une mutante, Madelyne le sait. Plus besoin de le cacher et de jouer la comédie quant à la visite du chantier et par-dessus tout, le cas du tronc d'arbre et classé à tout jamais. Ce qui me rend de bonne humeur outre tout cela ? C'est que je peux enfin le montrer à quelqu'un me ressemblant, une autre mutante ! Les mecs du chantier m'évite un peu, surtout quand je dois démolir un peu, ils sont sympa c'est pas ça, mais plutôt dans le genre prendre soin d'un animal de compagnie ou un enfant. Je n'ai pas de vrai ami ici, juste de sympathique collègue, cela me pèse un peu. Maintenant, Madelyne est arrivée ! Une mutante ! Une fille ! Avec ma sœur, nous sommes trois cela va changer  sur le chantier !

" Oui, bon je suis douée pour la démolition et le déblaiement je vais pas te le cacher, mais pour le reste c'est pas ma tasse de thé ! Je ne sais pas trop pourquoi c'est à moi de te faire la visite du chantier, la plupart des machines j'ignore à quoi elles servent. "

Et c'est bien vrai, certes je sais plus ou moins utiliser une majorité des machines et véhicules, mais cela reste de la théorie, apprise en compagnie de l'un ou l'autre ouvrier quand je fouinais un peu trop sur le chantier quand je n'ai plus rien à exploser. Ha oui, la construction n'est pas vraiment ma vocation première, cela m'est tombé dessus d'un coup et depuis je m'en accommode tant bien que mal. De toute façon, que faire d'autre ? Je n'ai pas fais d'études, ni même fini ma scolarité avant qu'on m'envoie en prison pour les mutants dingos. Et bon, suivre la voie de mes parents dans le porno n'est pas non plus une perspective des plus encourageante.

Madelyne enchaine par la suite sur des questions un peu plus gênantes. Qui est au courant qu'une gentille petite mutante dangereuse est employée dans la compagnie ? Pour toute réponse je me gratte un peu la tête tout en gonflant mes joues pour expirer l'air. Les gars du chantier sont au courant, mon cousin gère les équipes sur le terrain. Par contre les architectes ? Le promoteur ? Les clients ? A vrai dire je ne me suis jamais posée la question. A vrai dire, tous ces gars en costard et en grosse cylindré, je ne leur ai jamais parlé, ni même côtoie. Je les aperçois de loin et ils ne se mêlent pas tellement aux ouvriers, mon cousin se charge de liaison entre eux et nous. Puis je bosse surtout du matin, eux, ils dorment encore non ?

Donc pour répondre à la question de Madelyne, haussant un peu les épaules tout en faisant mine de réfléchir un peu.

" Non, je ne pense pas que les chefs de mon cousin soient au courant qu'il on une mutante explosive sur le chantier. Et puis, je suis ici un peu illégalement, pas de contrats, pas de papiers. On évite de laisser des traces de ma présence. Tu es mutante aussi, tu sais qu'on doit faire profil bas non ? Les flics, les racistes et les scientifiques fous, je ne préfère pas les voir rappliquer ici sinon je ne te dis pas le désastre que ça risque d'être ! "

Et j'en sais quelque chose, dixit l'institut psychiatrique que j'ai réduit en miette de l'autre côté du Pacifique dans mon Australie natale. Des ruines, des morts et ma liberté. Au final, ce fut peut-être la meilleur explosion de ma vie, du moins celle qui me fut le plus utile. Par contre je me demande si Maddie aussi est passée par ce genre d'épreuve pour être venue jusqu'ici.

" Bah les autres ont l'habitude de mes détonations matinales, ça ne fait plus flipper grand monde tu sais ! Puis on est sur un chantier, entre les marteaux piqueurs et les soudures incessantes, une explosion de-ci de-là n'alarme pas plus que cela le voisinage. T'inquiète, on trouvera bien une façon d'utiliser ton pouvoir aussi sans éveiller les soupçons ! "

Quoique je ne sais pas trop en quoi avoir une aura jaunâtre sortant de la main puisse vraiment être utile sur le chantier, sauf peut-être économiser les torches la nuit. Enfin, cela doit être plus facile à vivre que mes pouvoirs invivables. Seulement ma curiosité est débordante, je ne vais pas tenir longtemps avant de l'assaillir à son tour de questions. Juste le temps de marcher jusqu'à une petite tonnelle et de lui proposer... Une bière, il n'y à rien d'autre dans les frigos ! pffff c'est mecs !

" Tiens, une bouteille, cadeau de la maison ! C'est cool de rencontrer une nouvelle mutante, et pour une fois de façon presque normale ! D'habitude c'est toujours dans des situations épouvantables que j'en croise et là, hop au boulot l'air de rien, c'est presque drôle non ? Alors, tu as fui Los Angeles pour venir jusqu'à New_York, c'est quand même pas la porte à coté ça ! C'est à cause de tes pouvoirs ? L'accident sur le chantier tout ça ?

Je m'installe sur une pile de brique, décapsulant ma bouteille et tant pis si je n'ai pas l'âge légal pour boire, je ne suis pas à une infraction près. Je suis curieuse d'en savoir plus sur Madelyne, elle aussi c'est peut-être une terreur de la côte Ouest !
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Nora Passeri
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MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Lun 1 Sep - 19:50

Haussant les épaules, l'italienne garda une mine circonspecte aux propos de la brune. Enfin, elle avait l'air circonspecte. Dans les faits, elle comprenait bien les précautions prises par miss Caravella, surtout au vu de son passif des plus agités : travailler au black était une des seules manières de rester discrète et d'éviter des problèmes malvenus avec les autorités. Nora finit alors par répondre avec un air pensif :

- Ben... Je suis sous contrat mais d'un autre côté mes... bizarreries... font pas partie de mon CV. Après je sais qu'il faut éviter de trop se faire voir.

Prenant alors une mine curieuse, miss 31 observa Colleen quelques instants comme si elle se posait des questions. Lorsqu'elle finit par demander comment elle gérait le fait que son pouvoir était pour le moins bruyant, la brune répondit simplement que tout le monde avait l'habitude. D'un autre côté, c'était assez logique : un chantier de ce type qui en était à un tel stade devait produire pas mal de bruit dès le matin. Retirer des arbres pour placer des fondations profondes, c'était le genre d'exercice qui demandait l'usage de certains outils particulièrement peu discrets. Sur place, Nora avait remarqué une pelleteuse classique, deux tractopelles polyvalents de petite taille, plusieurs générateurs, un rack de poutres métalliques qui seraient probablement utilisées dans les prochains mois pour poser les fondations, et une bétonneuse ne tarderait probablement pas à arriver avec d'autres pièces en tous genres.

Oui, l'italienne avait bien révisé avant de venir ! Les machines de chantier n'avaient pas de secrets pour elle ! Enfin, si, évidemment... Ses connaissances n'étaient que partielles vu qu'elle n'étais pas une experte et n'avait pas 15 ans d'expérience sur des chantiers. C'était un métier au fond, on ne pouvait pas tout savoir en 1 semaine de préparation... Mais elle avait en tout cas pris soin d'au moins savoir le minimum histoire de ne pas dire d'énormités qui la feraient repérer ou soulèveraient des doutes plus que malvenus. Quelque chose disait à la tradeuse que des soupçons de miss Caravella pourraient se révéler des plus désagréables à vivre. Même si dans un sens, il était peu probable qu'elle survive bien longtemps, tout bien réfléchi.

L'ex internée signala alors qu'elles trouveraient bien une manière d'utiliser ses capacités. Autant dire qu'ici, Nora était partagée. Elle pouvait faire comme si elle était inoffensive, ce qui n'impressionnerait pas trop Colleen et du coup éviterait des réactions violentes de sa part... Ou elle pouvait mettre un peu plus de son et lumière. Dans l'éventualité où la reine des troncs d'arbre aurait des liens avec la Confrérie, cela pourrait faire naître chez elle un certain intérêt, notamment pour le recrutement... De fait, montrer un peu de "bling bling" mutant pourrait aider à voir si oui ou non l'explosive jeune demoiselle faisait bien partie du groupe terroriste. Pour tout dire, plus la conversation avançait, plus Nora doutait que Boum-Boum appartienne à ce groupe. Elle semblait plutôt tenter de se faire discrète et de s'intégrer. Cela ne la rendait pas inoffensive pour autant, évidemment. Ses problèmes psychiatriques prononcés faisaient d'elle un vrai danger public mais dans l'immédiat elle n'avait pas l'air d'être un danger public ET une terroriste.

Il n'y avait de toutes façons pas 36 manières de s'en assurer... Il allait falloir prendre des risques calculés. La fouineuse suivit donc le mouvement, s'installant et attrapant la bière avant de la déboucher à la main, comme si elle avait l'habitude. Elle s'était entraînée : il lui avait fallu plusieurs heures à se bousiller la paume pour y parvenir, chez elle, mais elle avait fini par y arriver. Colleen continua de parler, ajoutant qu'elle croisait en général les mutants dans des situations catastrophiques. Clairement, l'italienne aurait des questions à poser mais pas tout de suite... Il valait mieux éviter d'effrayer sa cible pour l'instant. Elle répondit donc juste à la question :

- C'est loin, ouais... Mais l'entreprise dans laquelle je bossais quand j'ai eu l'accident est sur toute la côte ouest donc il fallait que je bouge loin. Buvant une gorgée de bière, elle reprit ensuite : C'est pour ça que j'ai foutu le camp... Je voulais éviter qu'on me pose trop de questions. Quelqu'un qui a irradié la moitié d'un champ au point de brûler l'herbe et de transformer la terre en graviers, j'aurais eu la NSA au cul en moins de 2 jours. Les mecs te gonflent déjà quand tu importes une montre qui contient du radium pour briller dans le noir alors que c'est inoffensif... Donc moi, j'imagine pas ce qu'il me serait arrivé.

Reprenant une gorgée de bière, l'infiltrée laissa passer quelques secondes avant d'ensuite poser une question à son tour.

- Tu dis que t'as croisé des mutants dans des situations épouvantables...? Quel genre ? Je sais qu'il y a eu pas mal de problèmes à New-York... 'fin j'ai vu à la télé quoi. Comme d'hab à la télé les deux tiers ça doit être des conneries. S'est passé quoi ?
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Colleen Caravella
Neutre Alpha
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Messages : 78
Date d'inscription : 05/01/2013

MessageSujet: Re: Grosse machinerie [Colleen]   Jeu 11 Sep - 8:58

Évidemment, je suis bête d'avoir pensé trouver une sœur mutante avec qui exhiber mes pouvoirs sans trop de retenue. Non, au contraire, Madelyne ne semble pas prête à démontrer aux yeux de tous le chantier ses dons. Dommage d'un côté, mais je ne peux pas lui priver de ses envies de discrétion par simple caprice. Déjà qu'une mutante reconnue fait déjà baliser certains, une deuxième risque de faire grincer des dents. Et puis même, elle doit certainement mieux gérer sa mutation que je ne sais le faire moi-même. Du coup il serait égoïste et irresponsable de penser former un duo de mutante surtout si elle n'a en rien envie de se faire remarquer ici. Bon, je vais devoir éviter d'en parler à ma sœur, sinon ce secret sera aussi bien garder sur le site que les spoils de Game Of Thrones quand un geek fait le malin en connaissant la suite des livres.

Allez, une petite bière après l'explosion matinale, j'en deviens presque une vraie ouvrière si ce n'est que pour ma part, je ne sais déboucher une bouteille à la force de ma main. Désolé mais chez moi, mes muscles n'ont pas encore muté façon Hulk et j’emploie un ouvre bouteille non loin, Maddie n'en a pas besoin, c'est une vraie de vraie à ce que je vois. Bon, par contre je fais la forte et j'évite la grimace à la première gorgée, Norah se fout constamment de ma gueule avec cela et cette fois je n'ai pas envie d'avoir l'air idiote devant ma nouvelle collègue. Et puis une bière, c'est toujours mieux pour socialiser qu'un petit shoot ou une injection de tranquillisants.

Je l'écoute ensuite me raconté un peu les raisons de son arrivée à New York. Un peu les même que moi en fin de compte, trop de dégâts d'un côté, il lui faut changer d'air pour retrouver un peu de calme et de discrétion sans se taper la case prison et explications. Finalement, son pouvoir fait bien plus que briller aussi. irradier tout un champs ? C'est carrément du délire même ! Bon, je ne saurais pas vraiment exprimer une analyse correcte de ses dons là comme-ça mais rien qu'en imaginant un champs réduit à l'état de gravier c'est... Whoaaaa ! Plus dévastateur que mes minables explosions non ? Quand au sort qui lui serait arrivé si elle se serait faite prise par le gouvernement ?

" Moi, je sais ce qu'il te serait arrivée. Et crois-moi, tu as bien fait de mettre les voiles le plus loin possible de ces connards ! D'un accident ils en font une affaire d'état ! Et mieux vaut raser la moitié du pays que de retourner entre leurs mains ! "

Et je tiens sous silence l'enfermement, l'internement et les laboratoires. Devenir un cobaye pour scientifique et l'objet de défoulement pour gardiens frustrés. Inutile de l'effrayé avec autant de mauvais souvenirs des années gâchées suite à la découverte de mes talents de mutante. Par contre, je suis sérieuse, hors de question de me retrouver de nouveau captive de l'une de ces organisations de malades mentaux ! Quitte à me flinguer ou à transformer la ville en cratère, je préfère cela à retourner entre leurs griffes. Shootée et exploitée, non merci !

Par contre, sur les nouvelles questions de Madelyne, je regarde un peu mes pieds l'air coupable. C'est vrai qu'au final je croise souvent des mutants, et que bien sûr cela ne se passe jamais bien. Mais les situations épouvantables sont bien souvent causées de ma propre faute. Involontairement, je ne suis pas folle. Mais j'ai le don pour m'attirer des embrouilles. Que cela soit avec Sanzo, l'homme chat, ou Zack, celui qui se métamorphose comme il veut, je ne peut pas dire que je les ai rencontré autrement que lorsque j'étais dans la merde. Bon, j'ai bien rencontré un type dans une ruelle un peu louche sans que je m'embarque dans les ennuis, mais c'est l’exception qui confirme parfois la règle. Et maintenant Madelyne, enfin une rencontre normale !

" Oui, enfin épouvantables, c'est ma faute. J'essai de bien faire et de m'intégrer, mais je perds souvent le contrôle de mes émotions et de mes pouvoirs. Alors entre une course poursuite dans les tunnels du métro et de simples courses à la pharmacie qui se transforment en braquage. j'ai bien de la chance d'être tombé sur des gars biens, des mutants comme moi, pour m'aider à me sortir du pétrin. Même si ce fut chaud ! J'en ai même croisé un qui prétend pouvoir m'aider avec ma mutation, mais bon trop bizarre le type alors il m'a laissé tranquille. "

Enfin, tranquille, il m'a laissé le choix de le rejoindre un jour si après maintes réflexions, je jugeait bon de le suivre. Il a annihilé mes pouvoirs une fois, ce serait la solution pour enfin être normale. Sauf que cet homme mystérieux et loin d'être ce qu'il prétend. Ça et l'institut dont m'a parlé Sanzo, que des plans étranges !

" mais et toi, tu en a aussi croisé d'autres des mutants ? J'imagine que la route entre les deux côtes fut assez mouvementée non ? "
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Grosse machinerie [Colleen]
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