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 You're not Alone. ( Pv Kaya)

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: You're not Alone. ( Pv Kaya)   Sam 11 Jan - 14:19


Je ne me souviens pas à quoi je pouvais bien penser lorsqu’on m’a annoncé l’information, je n’ai plus qu’une vague idée de comment et qui me l’a annoncé. A peine si je me souviens ce que je faisais à ce moment. Par contre je me souviens très bien que mon cœur a cessé de battre un instant et que j’ai senti un froid violent m’envahir comme si de la glace coulait en mes veines. Durant un bref un instant le monde s’est figé mais je n’ai pas demandé à ce qu’on me répète l’information, non. J’avais parfaitement compris, j’avais parfaitement compris et j’étais déjà en train d’analyser ce que ça avait d’importance, ce que ça supposait de non-dits, de silences, de terreur et de douleur. J’ai vu tout ça très vite, j’ai pris tout ça comme un train lancé en pleine face avec la douleur qui va avec. Je n’ai pas posé la question, le pourquoi je le savais, j’avais juste appris à l’occulter : elle a dit qu’on était de la même usine et du même moule, elle n’a jamais dit une chose aussi vrai. Je sais gérer la douleur, la terreur, la violence, l’émotion dans les extrêmes, le plaisir intense comme la douleur consumante, j’ai connu tout ça : j’ai même connu la mort au point d’en faire une intime et de la tutoyer. Mais ça…j’ai du mal. Pas les autres, pas ceux que j’aime.
Le monde a redémarré par une question des plus simples : est-ce qu’elle est tirée d’affaire ? Oui, elle l’était. Oui, elle l’était mais grâce à son gène, pas grâce à nous et surement pas grâce à moi. J’ai toujours regretté le chemin que tu as pris Kaya Spencer, j’ai toujours regretté de te voir suivre cette voie sanglante qui ne mène qu’a ta souffrance. J’ai toujours vu ce que tu cachais si mal, ce désir violent de mort, je l’ai toujours su et je n’ai jamais rien fait contre, il m’a longtemps renvoyé au mien et je ne sais que trop bien qu’on ne peut pas forcer quelqu’un à s’en ouvrir, non, on ne peut que supporter jusqu’à ce que ca passe ou que ça se concrétise.

Je n’ai pas perdu de temps pour me rendre à l’infirmerie, à pas mesurés certes mais ce fut bien assez long pour me laisser envahir pas mille idées des plus terrifiantes pour arriver à la conclusion qu’il s’agissait d’une faute de plus qu’il me faudrait porter, je ne m’étais pas aveuglé, non je savais, j’avais juste largement sous-estimé le problème. Est-ce à dire que j’en portais la seule responsabilité ? Non bien sûr, elle m’avait abandonné, elle ne m’avait pas fait confiance pour s’ouvrir à moi, j’aurais pu cependant…j’aurais pu, oui, mais l’égoïsme est parfois la seule solution pour ne pas s’effondrer et être attirer au fond du gouffre par ces mains ne quémandant qu’un peu d’aide.  

Mon visage est fermé lorsque j’ouvre la porte, j’ai pris soin d’essuyer les larmes qui s’écoulaient depuis que j’arpentais ce couloir jusqu’à l’infirmerie mais mes iris devenues d’un bleu azur trahissent bien mieux ma charge émotionnelle pour ceux et celles qui me connaissent à présent. Je me contente de le regarder un long moment avec une expression douloureuse avant de me diriger contre le mur du fond et de m’y adosser en silence, puis doucement d’y glisser pour y rester là, assisse sur le sol en une position incongrue, loin de la juger ou de lui prodiguer un sermon, assise à même le sol comme si j’étais moi-même épuisée.

- J’espère que ça fait mal…j’espère vraiment.

Ma voix est légèrement tremblante. Mon vocabulaire est moins recherché, il trahis un retour à mes origines, une fille simple, une fille de la rue.

- Souvent…y’en a qui rigolent, tu sais…ils rigolent parce que j’sens pas la douleur physique. Ils disent comme ça, qu’c’est super en fait. C’qu’ils savent pas, c’est que je compense cette absence par un ressentie bien plus aiguisé de la douleur psychique.

Un nouveau silence.

- Alors j’espère que ca fait mal parce que moi…ca me démolie ce que tu viens d’faire. Bien plus que si tu m’avais tiré cette balle en pleine face. Tu m’as tourné l’dos…tu m’as abandonné…c’était des mots ? Je t’ai dit combien je t’aimais…combien je…tout ça… Tu crois qu’t’es la seule ? Que tout l’monde s’en branle ? Tu pensais que ca m’intéresserait pas d’savoir que tu allais si mal ? Alors, tu continues à penser pour les autres ? Et là hein ?  Tu crois qu’j’pense quoi ? hein ?
JE PENSE QUOI BORDEL, DIS LE !?


J’avais élevé la voix, attirant le mouvement d’une infirmière qui ayant ouvert la porte me dévisagea un instant avant que je lui renvoi un regard mauvais.

- Dégagez d’ici…

Elle eut un geste de recul avant de fermer la porte brusquement, me laissant soupirante et perdue.

- Pendant ces dix minutes…ces dix putains d’minutes qui m’ont amené de ce que j’etais en train d’faire à ici…j’ai prié…j’ai prié pour toi et pour remercier Dieu, le remercier que tu sois toujours là, le remercier qu’on puisse avoir une nouvelle chance toutes les deux, toi d’arrêter enfin tes conneries et moi de faire ce que j’aurai du faire pour toi et que j’ai merdé : être là. Voilà c’que j’pense…que j’ai jamais été aussi heureuse de voir ta sale tronche de connasse, vivante…
J’t’aime crétine…alors…alors…pourquoi tu t’fais du mal…arrêtes, s’il te plait…moi j’veux pas, et j’suis pas la seule….T’as jamais été seule que parce que tu l’as voulu, comprends le enfin.

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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: You're not Alone. ( Pv Kaya)   Sam 11 Jan - 16:37

Warren avait quitté les lieux, et m'avait laissée avec l'infirmière. Celle-ci ne fit aucun commentaire, mais m'administra une sorte de spray dans la bouche et dans la gorge pour nettoyer, puis un autre pour calmer la douleur. D'après elle, il me faudrait une à deux semaines pour que ça aille mieux, et il fallait impérativement que je fasse des nettoyages avec un produit spécial qu'elle me donnerait, pour les brûlures. Elle me laissa également une petite bouteille d'oxygène avec un masque, au cas où j'aie une crise de toux trop forte en son absence. Elle ne devrait normalement pas avoir besoin de m'intuber, mais ça restait de l'ordre du possible si une crise de toux trop forte survenait. Restait à espérer que ça ne serait pas nécessaire... Car rester coincée ici, sans pouvoir bouger ni parler, ça aurait le don de me gonfler très rapidement.

Puis elle quitta finalement la pièce, me laissant à mes réflexions. Et surtout à de la crainte, une angoisse grandissante qui m'envahissait... J'avais dit à Worthington de prévenir Caitlyn. Viendrait-elle ? Si oui, que me dirait-elle ? En fait... qu'elle vienne ou non, les deux options me faisaient tout autant peur. Mais de toutes façons, je ne regrettais pas de lui avoir demandé de le faire. D'une part parce que c'était trop tard et que regretter ne changerait rien, mais aussi parce que j'aurais été incapable de lui dire moi-même. Si le X-man ne l'avait pas fait, je ne l'aurais jamais fait non plus. Par... Je sais pas. Honte. Peur. C'était surtout de la peur, en fait.

En attendant qu'il ne se passe quelque chose, je m'étais recroquevillée sur le lit. J'avais les genoux repliés contre moi, les mains entourant mes jambes, et le nez planté au milieu. Dans mon poing droit, que je n'avais pas desserré depuis un bon moment, j'avais encore la balle... Celle avec laquelle je m'étais étouffée et que j'avais finalement réussi à recracher. Je l'avais presque oubliée en fait... Mais je ne l'avais pas lâchée. Je l'avais gardée en m'agrippant à la chemise du type volant, je l'avais gardée lorsqu'il m'avait transportée, je l'avais gardée en changeant de tenue, je l'avais gardée lors de notre brève discussion. Je me demandais pourquoi je m'y étais accrochée à ce point... Freud aurait sûrement une explication à base de trucs pseudo-anal ou quelque chose du genre, mais moi je n'en avais pas.

Les yeux encore trempés par les larmes, j'ouvris la main, observant alors la balle qui s'était écrasée contre ma gorge. Le vendeur ne m'avait pas arnaquée sur la qualité. La balle s'était parfaitement ouverte, et sans la couche d'armure, elle aurait fait une boucherie sanguinolente assez immonde. Le mec qui avait inventé les balles à tête creuse était vraiment un gros taré...

Un mouvement me sortit alors soudainement de mes réflexions balistiques. La porte s'ouvrait et c'était Cait'. Elle n'avait pas l'air des plus... engageantes. Ses yeux étaient clairs, anormalement clairs. Ne disant pas un seul mot, elle m'observa un bon moment... Je ne savais pas quoi faire ni où me mettre. J'essayais de fuir son regard, je tirais la couverture vers moi comme si je voulais me cacher ou devenir invisible, je me sentais absolument écrasée. Elle finit par se diriger vers le mur, et pour ma part je refermai ma main sur la balle de .38 que j'avais finalement achetée pour rien. Je ne supportais plus ce silence... Je pouvais sentir mon cœur éclater dans ma poitrine, battre à une vitesse affolante, et chaque coup me résonnait dans les oreilles.

« Caitlyn... » finis-je par dire d'une petite voix.

Je ne pus rien dire de plus car j'étais au bord des larmes, encore une fois. La rousse se laissa glisser jusqu'à arriver au sol, et finit enfin par parler... En espérant que ça me fasse mal. Oh, à ce niveau, elle n'avait pas grand chose à craindre. Chaque respiration me donnait, ironiquement, l'impression d'étouffer. Comme si je respirais des grandes bouffées de ces sprays anti-insectes atroces, ou comme si j'avais sniffé un produit organique en cours de chimie. Je me repliai en tout cas un peu plus, absolument incapable de la regarder en face. C'était simplement au dessus de mes forces. Je ne savais même pas si j'arriverais un jour à regarder de nouveau qui que ce soit...

Elle disait avoir un ressenti bien plus aiguisé de la douleur psychologique... Elle était sensible, oui. Je le savais bien... C'était pour ça que je me sentais si mal quand elle n'allait pas bien, car à ma manière je l'étais aussi. Je l'avais toujours dissimulé autant que possible, mais... Maintenant, c'était raté. Comment me sentirais-je, si Cait' avait fait la même chose que moi ? Mal... Ce serait même atroce à vivre. Je laissai échapper quelques sanglots, me mettant finalement à -encore- pleurer. Croyais-je vraiment être seule, que tout le monde s'en branlait ? Oui, lorsque j'avais tiré, j'étais persuadée de ça. J'étais parvenue à me convaincre que personne n'avait absolument rien à foutre de moi. Maintenant... Je ne savais pas. Quand elle me demanda, en criant, ce qu'elle pensait, je sursautai légèrement et ne pus répondre que d'une voix tremblante et abîmée par le coup de feu :

« Je sais pas... »

J'allais tenter de dire autre chose, mais l'infirmière arriva sur place, intriguée par l'éclat de voix. La rousse l'envoya se faire plus ou moins foutre, autant le dire... La soigneuse foutu donc le camp sans demander son reste. Quant à Caitlyn... Elle continua à parler, et ce qu'elle me dit me faisait ressentir des choses parfaitement contradictoires... J'étais heureuse qu'elle soit là... Qu'elle dise qu'elle m'aimait... Qu'elle ne m'abandonne pas... Mais parallèlement j'étais encore plus attristée, plus honteuse, d'avoir fait ça. Je ne savais absolument pas quoi dire. En fait ce furent ces derniers mots qui me firent réagir.

« J'ai compris... oui... et je sais pourquoi j'me fais du mal... »

Je relevai un peu la tête, regardant un peu fuzzy. Un peu... Seule une partie de mon regard se posait sur elle. Je ne parvenais pas à la regarder droit dans les yeux.

« Je t'ai dit que j'me sentais invisible... mes parents m'ont... ignorée... dès que j'disais un truc, c'était... "pas grave", ou "y'a bien pire dans la vie"... à l'école j'étais quelconque... dans le gang je devais... faire semblant que tout allait bien... 'fallait être une dure tu vois... surtout pour une femme... »

Je secouai alors un peu la tête en laissant quelques nouvelles larmes couler.

« Ici... J'ai pas su comment faire... Des personnes tenaient à moi... Pas juste des personnes que j'imaginais. Car souvent je m'imaginais, la nuit, que des gens m'aimaient et que j'étais pas seule... Là pour la première fois... c'était réel... et j'ai pas su comment faire. J'avais peur qu'en étant honnête, ça repousse tout le monde, que je finisse seule parce que j'avais montré mes faiblesses... Alors j'me suis mise à mentir... à moi la première... »

Je me mis alors à tousser, attrapant le récipient métallique que l'infirmière avait posé sur la table de nuit pour cracher un peu de sang dedans. Après avoir repris un peu mon souffle, je continuai.

« J'ai eu peur d'être encore invisible... que par rapport aux autres je paraisse... trop faible... trop inintéressante... Qui s'intéresserait à une vendeuse de drogue d'un état pourri, quand des personnes ici... avaient vécu Mutant Town... étaient des X-men... avaient des pouvoirs surpuissants... J'ai jamais voulu être puissante, tu sais... Je voulais juste ne pas être invisible... Alors j'me suis mise à me péter les bras contre un poteau en métal, dans le bois... Rachel l'a vu. Je frappais dessus jusqu'à fracturer mes lames et les griffes... Tous les soirs. Je m'étais convaincue que c'était... pour m'entraîner... pour me renforcer... j'en étais persuadée tu sais... mais maintenant je réalise que c'était de la connerie... Tout ce que je faisais c'était me massacrer tous les soirs, rien de plus... Parce que je me sentais minable... Pour me punir d'être aussi... inintéressante... comme disaient mes parents, "y'a bien pire", mes histoires n'étaient pas intéressantes parce que dans la vie, y'avait bien plus génial, ou bien plus triste. Je n'étais pas assez géniale pour attirer l'attention... et ma vie n'était pas assez tragique pour attirer l'attention... alors je me suis fracassée les mains et les bras parce que je me détestais d'être aussi inintéressante... je me mentais en me disant à moi-même que c'était... pour m'entraîner mais... maintenant je sais... je sais que... que c'était que de la connerie... »

J'avais du mal à ne pas fondre en larmes. Je repris quelques respirations, ce qui me brûla encore la gorge, et repris.

« Par rapport aux autres j'avais aucun intérêt... et je me détestais que... de... de ça. Tu sais... quand je me suis tirée dessus en mai... je me disais que je faisais quelque chose d'héroïque, pour sauver ces gens... en réalité j'aurais pu m'en sortir autrement... mais j'ai volontairement choisi la voie autodestructrice. J'y ai vu... une chance de me tuer, et d'enfin être quelqu'un d'exceptionnel. Quelqu'un qui valait la peine qu'on s'attarde dessus... Il fallait que je meure, pour ça, mais pour la première fois, je ne serais plus quelconque. On ne me dirais plus "il y a mieux" ou "il y a pire". S'il fallait me tuer pour attirer un peu l'attention, pour enfin être intéressante, j'étais prête à le faire... Tu sais, c'était une erreur que je survive à ce coup-là. Enfin pas une erreur... Mais... Je n'avais pas prévu de survivre. La lame est sortie d'elle-même pour me protéger... C'est vivant, tu sais... ce... tissu biologique et métallique... il a un instinct de survie que je n'ai pas... il m'a protégée en mai... Et il l'a encore fait aujourd'hui... Mais je comptais pas en sortir vivante... »

J'avais du mal à parler.

« Et tout ce que j... ce que j'ai fait depuis c'est... c'est... c'est ces mensonges... dont je me... j'étais convaincue par mes propres conneries... chaque fois c'ét... je servais à rien alors... »

Impossible d'aller plus loin. Une nouvelle fois je perdis le contrôle, me remettant à pleurer sans pouvoir m'arrêter, recroquevillée sur ce lit de l'infirmerie...
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: You're not Alone. ( Pv Kaya)   Sam 11 Jan - 23:38

Je l’écoutais s’effondrer, je l’écoutais le faire sans détours alors qu’elle se livrait là à une violente confession sur elle-même et sur ce qu’elle pensait vraiment. Des vérités, des vérités inédites ? Non surement pas, des choses que j’avais déduites de son comportement, déduites de ses non-dits et de ses hésitations. Mais cette fois ci, ces vérités venaient de sa bouche, sans se farder, sans se travestir de ce qu’elle nommait si bien « les pensées moisies ». J’avais espéré ce moment, je regrettais juste qu’il vienne si tardivement et surtout dans de telles circonstances. J’avais joué cette scène jadis face à Rachel et c’était moi alors qui me tenait tremblante et sanglotante dans ce lit, avouant mon impuissance à gérer tout, à être à la hauteur de ce qu’on me demandait, à entrer dans un rôle trop lourd pour les fragilités et avouant enfin que je n’étais qu’une humaine dotée de pouvoir et pas une super héroïne. Je n’étais plus cette jeune fille, j’étais aussi solide que fragile, je m’étais acceptée complètement, ce chemin, Kaya devait le faire à présent.

Je me relevais lentement, l’écoutant pleurer et perdant par pudeur mon regard embrumé par les larmes vers le mur afin de ne pas ajouter à son trouble.

- C’est une erreur de parcours…je préfère voir ça comme ça. C’est un appel et je l’ai entendu. Ca va rester entre nous ma belle, personne n’aura à savoir. Kaede, Rachel, Icare, Jubilée…Ils t’aiment même si tu en doutes, j’aimerai que tu te souviennes à jamais qu’aujourd’hui c’est toi qui les a abandonné, pas l’inverse. Tu vas vivre pour corriger ça, pour corriger la douleur que seule MOI je vais porter pour eux puisqu’ils ne sauront pas. Elle sera là, ta « punition ». Tu as une dette Kaya Spencer, une dette envers moi, une dette d’amour. Parce que je fais cela par amour et je supporte ca par amour. Par amour pour toi.

Cruelle ironie que de voir celle qui place la protection de ceux qu’elle aime au-delà de tout en arriver à les faire souffrir de la sorte en ne les protégeant pas d’elle-même. Tu n’es pas inutile, Kaya, tu dois juste trouver ta place mais pas en fonction de ce que tu peux faire pour les autres mais en fonction de ce que tu veux faire pour eux. Ce n’est pas aux autres de te dicter ce que tu dois être. Tu m’as été bien plus utile à m’écouter lorsque j’ai déconné plutôt qu’à taper dans ton bout de bois à la con. Tu sais pourquoi ? Parce que cette nuit-là…je n’attendais rien de toi…et tu m’as pourtant donné ce dont j’avais besoin.


J’avais murmuré mes mots avec une détermination froide, ce n’était pas des mots de pardons ou de compréhension, c’était des mots de vérité.
Je me mis en marche doucement vers le lit, retirant mes ballerines et me hissant sur les draps afin de m’adosser contre le mur et de la forcer à s’agripper à moi, refermant mes bras contre ses son dos en l’écoutant pleurer contre mon épaule.

- Je suis là, puce. Ca va aller maintenant, laisse toi aller. Tout ira bien maintenant. Tu verras.

Le même modèle, tu t’souviens ? T’as pas besoin d’être forte avec moi…t’as pas besoin. J’ai fait la même bêtise, il y a presque deux ans…exactement la même connerie. Et je sais vraiment dans quel état tu te trouves…J’ai fait souffrir Amy en faisant ça, il n’y a pas un jour sans que je regrette d’avoir voulu mourir, mais je sais qu’elle m’aime et m’a pardonné, j’ai compris beaucoup de chose ce jour-là. Les choses que tu comprends maintenant et que tu vas comprendre ensuite.

C’est aujourd’hui le premier jour du reste de tes jours, savoure le parce que aussi chiante et casse couille que tu puisses être, il y a vraiment des gens qui t’aiment.


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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: You're not Alone. ( Pv Kaya)   Dim 12 Jan - 11:45

Je n'arrivais plus vraiment à parler, j'avais donc été forcée de m'interrompre. Oh... J'en avais, des choses à dire, mais là, pour des raisons bassement techniques, j'en étais devenu incapable. J'entendis la rousse qui bougeait, mais je n'osais toujours pas la regarder. Les premiers mots qu'elle finit par prononcer, en revanche, me rassurèrent à un point difficile à décrire. C'était une erreur de parcours. Un appel qu'elle avait entendu... En soi ça n'avait pas vraiment été un appel, ma survie n'était due qu'à la pugnacité de mon compagnon gluant... Mais au final, cette persistance de mon gène X m'avait permis de repartir différemment. Enfin... Tout le monde se disait toujours ça. "Maintenant, je change !" ou "Maintenant, ça sera plus pareil !" et ne faisaient rien... Mais je ferais ce que je pourrais.

La suite me laissa... assez perturbée. La souffrance que j'aurais laissée aux autres... Elle ne leur dirait rien, mais au fond était-ce bien une bonne chose ? Je n'avais pas la force de poser la question, toujours prise dans les sanglots, mais elle trottait dans ma tête. Quant au fait que j'avais été bien plus utile en l'écoutant et en l'accompagnant qu'en frappant des bouts de métal, je savais qu'elle avait raison. Mais sur le moment... Je ne m'en étais pas rendue compte, tout simplement. J'étais restée coincée, en train de... avec la tête pleine de bugs, je dirais... Persuadée qu'aucun d'entre eux ne se rendrait compte de ma disparition. Que s'ils découvraient ce qu'il m'était arrivé, ça leur passerait vite.

Je finis par me déplier un peu quand je sentis du mouvement sur le lit. Sur le coup j'avais l'air effrayée, car j'avais peur de croiser le regard de la rousse. Malgré tout ce qu'elle venait de me dire, je me sentais encore au 36ème dessous et l'idée de la regarder en face me posait toujours problème... Mais lorsqu'elle s'installa pour me prendre contre elle, je finis par me détendre, continuant de pleurer contre son épaule et l'écoutant. Le même modèle, oui... Il y avait bien des différences, on sortait peut-être de deux lignes de productions, mais on était vraiment formées sur le même genre de modèle...

Me calmant un peu, je soupirai longuement avant de relever un peu les yeux et, pour la première fois, la regarder.

« Kaede... Rachel... Josh... Jubi... C'était horrible Cait'... J'étais persuadée, totalement persuadée... qu'en l'espace de deux jours je serais oubliée... Que... que Kaede resterait collée à Jade et s'en foutrait... que Rachel trouverait ça "dommage" et reprendrait ses affaires... Que Josh serait tristoune mais ferait "tant pis"... Que Jubi serait surprise, mais sans plus... J'étais persuadée de ça Caitlyn... C'était atroce... atroce... »

Je soupirai une nouvelle fois, me frottant le visage de ma main libre, l'autre tenant toujours la balle écrasée.

« Mais je... je dois leur dire... enfin pas à Kaede. Elle est... greffée à Jade et elle comprendrait pas... Je veux pas la perturber avec ça... mais je dois en parler aux autres... parce que j'y arriverai pas seule Cait'. Parce que si je parle pas maintenant je le ferai jamais. Parce que... je sais pas. J'ai besoin d'apprendre. »

Je relevai à nouveau le regard vers la rousse, l'air assez perturbée.

« Je... Je sais pas comment ça marche d'aimer quelqu'un. On m'a jamais appris. Qu'on tienne à moi... la première fois que ça m'est arrivé c'était ici à 23 ans. Je savais pas comment réagir... J'étais terrifiée que ça s'arrête, qu'on m'abandonne, de dire une bêtise et que subitement on me haïsse... Alors je n'osais rien faire. Je n'osais pas parler... J'ai voulu te parler des dizaines de fois mais j'étais terrifiée que tu n'aies... pas envie de voir ma tronche, ou que tu veuilles rester tranquille avec Amy, que tu finisses par me jeter parce que j'étais trop ennuyeuse, ou collante, ou je ne sais pas... d'autant que je mélangeais tout. On peut aimer de mille façons mais je n'en connaissais aucune, alors je les mélangeais toutes, je savais pas quoi faire... Alors je suis restée seule à me détester de plus en plus... Mais maintenant, je sais pas... j'apprendrai rien en restant enfermée comme ces derniers mois... »
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: You're not Alone. ( Pv Kaya)   Mer 15 Jan - 21:39

Je la serrai contre moi me contentant de caresser lentement ses cheveux, les yeux mi-clos et les paroles susurrantes pour la calmer.

- On se croit toujours seul au monde jusqu’à ce qu’on découvre qu’on compte pour les autres. Tu as ta place ici Miss Spencer, tu vas être amené à faire de grandes choses, je te l’ai toujours dit, non ? Tu deviendras la X Men qu’ils voulaient et que tu souhaitais être. Tu vas sauver des vies. Tu y es presque tu sais…Presque au bout. Jubilée te mènera au terminus mieux que j’aurais pu le faire.

Je l’écoutais calmement tout en lui souriant tendrement. Sa vulnérabilité touchait la mienne en écho.

- Si tu estimes que tu dois leur en parler alors fais comme bon te semble, mais prends garde, ils ne sont sans doute pas comme moi et ne prendront pas la chose avec mon détachement. Je sais que nous ne nous sommes pas trop vu depuis Novembre, je sais aussi combien ma décision de tout envoyé balader, l’équipe de récupération comme les interventions a pu te déstabiliser, mais j’aimerai que tu comprennes que ce n’était pas toi qui était en cause, c’était une organisation et une façon de faire. J’ai choisi un autre chemin que celui des X Men « classiques » mais je le répète, je serais à tes cotés en cas de besoin, jamais je n’abandonnerai ni l’Institut, ni ceux que j’aime. Il semblerait que notre ostracisme soit le prix à payer, tant pis…je me suis viandé royal à l’exam’ de Droit et ca a dû en faire rire pas mal, mais je ne lâcherai rien, comme toi tu ne lâcheras rien. Ok ? Tire les choses au clair, oui…mais fais gaffe à tes mots et à ce que tu mets derrière, on se retrouve très vite seule ici, tu peux me croire.

Je me redressais, observant sa main crispée avec insistance avec une expression songeuse.

- C’est la balle hein ? J’aurai fait pareil….Si tu ne comptes pas la monter en collier, j’aimerai que tu me la donnes…Je t’ai dit, t’as une dette d’amour envers moi, je te la redonnerai le jour où j’estimerai qu’elle est réglée, pas avant…et fais-moi confiance, je n’oublie jamais rien.

Un soupir un peu lourd avant de poursuivre les yeux mi-clos.

- Oui, ne reste plus enfermée, ce n’est pas une solution. Le monde est vaste et tu es jeune et prometteuse. Fais des rencontres mais évites les mauvaises où je devrais venir te botter les fesses et te rappeler que tu comptes pour quelqu’un ici. Ne joue pas avec le cœur des autres, c’est cruel et ça fait très mal.
….
Tu as besoin de quelque chose en particulier ?


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MessageSujet: Re: You're not Alone. ( Pv Kaya)   Mer 15 Jan - 22:51

J'avais ma place ici, disait-elle... Je commençais à le réaliser, mais c'était une réalisation inhabituelle... Troublante. Où que j'aie été dans le passé, je ne m'étais jamais sentie bienvenue, ou chez moi, ou quoi que ce soit de ce style. Par contre, que j'étais destinée à faire de grandes choses, que je serais la X-men que je souhaitais être, que je sauverais des vies... Je ne savais pas.

« Devenir la X-men que je souhaitais être... J'ai échoué là-dessus, Cait'... Deux fois déjà. J'avais tout le cœur du monde mais il n'a pas suffi face à... à San Francisco... Face à ce qu'il s'est passé dans le Maine... C'était insuffisant. Je me disais que je devais devenir plus puissante mais maintenant je sais plus... Le cœur ne m'a pas suffi... Quant à la puissance je ne sais pas si je devrais courir après... J'dois... chais pas. Y réfléchir. Pour le moment j'ai aucune idée de vers quoi je veux vraiment aller. Je serai toujours impuissante face à des personnes comme ce putain de minotaure, comme Magneto la seconde, ... Peut-être que je dois chercher une autre voie. J'en ai aucune idée. J'ai l'impression d'être une naine d'1m qui veut devenir championne de la NBA... Elle y mettra toute l'énergie, tout le cœur, toute la conviction du monde, ça n'arrivera jamais. Chais pas... Faut que j'y réfléchisse... J'en parlerai avec Jubilee je pense. »

Au fond c'était elle qui s'occuperait de la fin de mon entraînement, si je décidais de persister. Pour l'instant j'ignorais si je devais le faire ou non. Puis Jubilee avait quelque chose que j'appréciais, c'était une analyse différente des choses. Différente de la mienne, différente de celle de Caitlyn, elle apportait des points de vue auxquels je n'aurais pas pensé. Peut-être aurait-elle des réponses, ou faute d'aller aussi loin, peut-être aurait-elle des éléments de réflexion qui pourraient m'aider à me décider.

« Mais j'ai pas perdu... cette envie de protéger ceux que je peux. C'est juste que maintenant... Je le fais... je sais pas, par... conviction, par instinct, de cœur. Pas en espérant juste être détruite à leur place. Je sais juste pas comment je peux le faire... »

Je soupirai finalement longuement, restant accrochée à elle. Le contact... Cait' avait du mal avec, certaines personnes n'aimaient pas trop. Pour moi, il était primordial, si primordial... C'était une expression de douceur, de confiance, de rapprochement, de calme. Tout ce dont je manquais, finalement. Je n'avais jamais reçu beaucoup d'affection, je n'avais aucune confiance en moi, j'avais du mal à me rapprocher des autres, et j'étais angoissée à longueur de journée. Le simple fait d'être contre la rousse me permettait de faire presque disparaître tout ça. Ce fut donc ainsi calée, les yeux fermés, que je l'écoutais me prévenir concernant les éventuelles réactions des autres.

Je ne savais effectivement pas comment ils réagiraient. J'avais malgré tout une petite idée, mais... Ce n'était pas d'une extrême précision. C'était pourtant un risque que je devais prendre, impérativement. Je n'allais pas non plus me mettre à raconter ça partout, faire une vidéo sur internet, puis aller dans les salles de classe et l'écrire sur tous les tableaux, évidemment... Mais je devais en parler à certaines personnes. Ce serait à elles de choisir leur réaction. Je relevai alors le nez quand elle me demanda si c'était la balle. La balle ? Ah, oui... Je l'avais presque oubliée, celle-là. J'ouvris la main, observant le bout de métal avec un air pensif.

« .38 JHP... J'aurais dû partir sur du FMJ en fait. 'fin... J'aurais dû... Du coup non... »

Prenant la balle entre mon pouce et mon index, je la rapprochai de mes yeux.

« Elle s'est coincée dans ma gorge... Y'a du sang dessus. C'est pas stérile... »

Je tendis l'autre main derrière moi, cherchant un peu au pif sur la table de nuit. Après avoir bousculé le récipient métallique où j'avais craché pas mal de sang, avoir fait tomber les papiers avec mon nom et tout le tintouin, et foutu un peu le bordel, je finis par attraper un bout de papier plastique transparent. Aucune idée de ce qu'il avait pu contenir... Une aiguille, peut-être ? Je glissai en tout cas la balle dedans avant de la passer à Caitlyn.

« Lave-la... Et pense à me la rendre. J'en ferai pas un collier, mais pourquoi pas une boucle d'oreille, ça fait gangsta... »

Je ne pus m'empêcher de sourire un peu à ces mots, me recalant ensuite plus confortablement contre elle.
Quand elle déclara finalement que j'étais jeune et prometteuse, je ne pus m'empêcher de soupirer. Qu'aurais-je pu être d'autre ? Que pouvais-je être d'autre ? Je me mis subitement à penser à mes réflexions, celles de juste avant de me tirer dessus. La seule chose qui me séparait de ces scénarios que je m'étais imaginée, au fond, c'était ma propre peur. Je savais que j'aurais du mal à passer au-delà... Il était facile de se dire "demain je change tout", mais le faire était une épreuve. Je ne comptais en tout cas plus me mentir... Me donner de bonnes raisons de me faire volontairement du mal sous couvert de je ne sais quoi. Et il fallait que je me force... à ne plus avoir peur de parler. Je m'étais isolée car j'avais peur de parler, à Caitlyn, à Josh, à Jubilee, à Kaede, à tout le monde.

Et quand la rousse me demanda si j'avais besoin de quelque chose en particulier, j'eus presque le réflexe de dire "non" pour ne pas l'ennuyer plus, par peur de la lasser, de lui faire perdre son temps. Malgré tout, j'avais encore peur. J'étais encore craintive... Mais malgré cela ma réponse fut toute autre.

« N... si... Juste de rester là encore quelques minutes. »

Cette étreinte me faisait du bien, me rassurait. C'était ce qu'il me fallait pour le moment... A tel point qu'il me fallut moins de cinq minutes pour finir complètement endormie. La journée avait été éprouvante, mais j'avais pourtant beaucoup à faire, maintenant...

[RP terminé de mon côté, sauf si Cait' décide de la réveiller]
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: You're not Alone. ( Pv Kaya)   Ven 17 Jan - 6:36


Je reste avec elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Elle ne semble pas faire cas de ce que je lui ai dit concernant mon éloignement. Tant mieux, je n’aurais pas à m’en expliquer outre mesure. Après tout la vie est en endroit où chacun vient y trouver ce qu’il cherche de façon un peu égoïste. Nos vies s’en viennent s’entrecroiser sans raisons et sans buts et chacun s’en va se construire des débris concédés par autrui. Cette vérité n’a jamais été aussi vérifiée que ces derniers jours : que sont les autres en dehors de l’espoir qu’on place en eux ?

Prendre un chemin implique de se séparer de ceux qui cheminaient alors à nos côtés, c’est à cette conclusion que j’en suis arrivée ces derniers jours. C’est un discours un peu hypocrite que je te tiens, petite Kaya, en te disant que les autres t’aiment et seront là. Parce que c’est souvent faux. Ils ne seront pas tous là, absorbés par leur vie et leurs propres difficultés à garder la tête hors de l’eau mais je peux te promettre que certains le seront. Non tu n’es pas seule, non mais tu vas apprendre à devoir souvent l’être en entrant dans cette étrange caste du « X ». Je gage que tu te feras d’autres amitiés, sans doute plus enrichissantes ou profitables que la mienne, tu évolueras, tu avanceras. Tu finiras comme les autres par jeter un regard sévère sur ma conduite et mes choix mais tu n’es pas moi, tu ne l’as jamais été et tu ne le seras jamais. Parfois je te rattraperais en parfait vestige de cette « vie d’avant » , juste pour agiter les spectres d’une couleur de cœur identique mais ça ne sera qu’une brique de plus dans un mur, un mur social qu’on se fabrique tous entre soi-même et les autres. Je t’ai vu grandir, je te vois partir et c’est exactement ainsi que les choses se doivent d’être. A quoi sert un tuteur lorsque la plante est vigoureuse et pousse droit, ses racines fermement ancrées en terre ? Il ne sert plus à grand-chose. Il devient inutile. Mon rôle s’achève ici Kaya Spencer.

Je ne sais pas ce qu’il en sera de notre amitié lorsque tu porteras le X, sera-t-elle de façade, chargée de rancœur et de non-dits comme avec Emma ou Jubilée ? Sera-t-elle ombragée de reproches devant ces fausses X Women que Amy et moi sommes devenues, refusant de débusquer le « vilain » pour lui fiche une bonne raclée ? Seras ru prompt à juger, tendant un doigt accusateur ? Je préfère croire pour te connaitre que tu continueras à papillonner d’étoiles en étoiles en te foutant de ce qui nous agitent ou nous fait souffrance.
La vérité tu sais, c’est que la solitude appelle la solitude. On est seul parce qu’on veut bien l’être, oui…mais on le reste parce que bien souvent les autres nous y pousse irrémédiablement.
En attendant tu iras mieux, et c’est tout ce qui compte. Tu écouteras tes ainées tu feras des rencontres et moi un jour je te rendrais cette balle, tu seras heureuse sans doute, je m’efforcerais de sourire pour cacher le vide. Et tout sera joué.

Oui. Tout sera joué.

En attendant, soyons désinvolte et n’ayons l’air de rien. Je dépose un dernier baiser protecteur sur ton front en prenant garde de ne pas te réveiller et je me retire de ta couche pour t’y laisser reposer. Je m’effondrerais plus tard, sans doute, seule ou à deux. Comme toujours. Comme à présent.

Je t’aime Kaya Spencer, grandis vite.





Rp Terminé Pour Miss Elioth-De Lauro

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