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 La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)

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MessageSujet: La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)   Jeu 19 Déc - 2:05

Les jours passent, les jours se ressemblent mais chacun apporte son lot de suprise. On ne peut pas dire que cette vie à l'institut en tant que simple professeur est excitante mais elle satisfait un minimum le vieil homme qui reste dans sa chambre à cet instant, regardant la lune à travers le carreau. La pièce a radicalement changé depuis son entrée. Le bureau et la moitié du lit qui n'est même pas défait sont rempli d'un monticule de livre, certains en allemand, d'autre en français ou en anglais. La bouteille d'alcool à moitié vide trônant sur la table de nuit témoigne de longue nuit de questionnement ou simplement d'insomnie qui semble être le quotidien du professeur. Malgré la nuit déjà bien entamée certains étudiants reste dehors, certains seuls d'autres accompagnés. Après tout il n'est que 22 heures l'hiver et sa nuit prématurée dérègle complètement la notion du temps. Combien de fois a t'il déjà contemplé une nuit pareille à celle-ci ? Nous sommes à la fin du mois de Novembre et l'envie de rester sur cette île que représente l'institut se fait de plus en plus concrète. Il se sent bien, il se sent vivre et il se sent utile, plus qu'il ne l'a jamais été depuis quelques dizaines d'années. Beaucoup d'années à courir pour finalement se poser dans un cadre aux antipodes de ce qu'il aspirait dans sa jeunesse, belle ironie.

Bien sûr les souvenirs sont toujours là, beaucoup sont douloureux. Les morts, les blessés, les cris des mourant sous la pleine lune d'une nuit d'hiver. D'autres sont honteux, une marche sur la pologne un matin de septembre, des civils massacrés pour des raisons obscurs, des prisonniers assassinés par manque de volonté et de temps. Moins nombreux sont les bons, les moments de pur bonheur qui fragmentent les mauvaises périodes, influençant des décisions prisent à la légère, rythmant des actes sans aucune gloire. Il faut regarder la vérité en face, l'histoire des Hommes, son histoire à lui ne s'est bâti qu'avec le fer et le sang, pourquoi garder l'espoir ? Pourquoi cela devrait être différent ? Parce qu'il a enfin compris la valeur d'une vie humaine mutant ou non après tant de massacre. Nan la vérité c'est qu'après 274 ans Erl Linden est encore en plein doute, croyant moyennement à ce qu'il dit lui même jour après jour, comme un enfant essayant de se forger le caractère après que ses supports ont disparu.

Après une demi-heure la lassitude se fait sentir, l'envie de bouger se fait plus présente, la volonté de changer d'air occupe son esprit. Il écrase sa cigarette et prend sa flasque qu'il dépose dans la poche de son pantalon et sort en fermant la porte sans faire un tour de clef qui penserait à voler le colosse qu'est Linden surtout quand il se trimballe toutes cicatrices dehors dans les couloirs de l'institut. Un groupe de jeunes élèves s'écarte sur son passage et murmure en voyant les multiples cicatrices qui zèbrent ses bras, le peu du torse qui n'est pas caché par le débardeur ou le cou.

Malgré la vie qui fourmillent dans les couloirs en ce samedi soir la cuisine est totalement vide, la petite table du milieu n'a même plus ses miettes si caractéristique du passage d'un groupe affamé. Lentement il se sert un tasse de café fumant et s'installe avant de verser une partie de sa flasque dans le liquide noir. Seul au milieu de la pièce il déguste tranquillement son café amélioré et soupire longuement en sentant le breuvage chauffer son corps alors qu'il peut le sentir descendre jusqu'à son estomac. En 150 ans il peut dire sans peine que c'est sans doute la sensation qu'il préfère à toutes les autres. Le silence se fait dans l'institut qui s'endort doucement mais l'allemand ne dort pas lui, il guette comme toujours, n'étais ce pas ce que ses « Amis » Russe appréciaient tant chez lui, n'était ce pas le surnom qu'ils lui avaient donné, der Späher.
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MessageSujet: Re: La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)   Mer 25 Déc - 17:16

Samedi 30 Novembre 2013 – 10 : 09 P.M.
Peut-être était-ce le décalage temporel, la naïveté ou la sérieuse tendance au premier degré qu’elle avait, mais le Phénix n’avait jamais comprise l’histoire de la fièvre du samedi soir ; après tout, c’était le lendemain matin qu’on avait la gueule de bois, et si c’était un mal de crâne pas possible, entre autres, ce n’était pas la même que de la fièvre. Toujours était-il qu’elle était sensée être en âge de l’avoir, cette maladie, et qu’à défaut d’en effet la développer, elle était chargée de rapatrier ceux qui n’étaient pas en âge de l’avoir et faisaient le mur dans l’intention de s’y essayer. Quelle bande d’emmerdeurs, il le savait pourtant : règlement de l’Institut, section Droits et Devoir, second point, « Les élèves mineurs sont tenus de se trouver dans leurs dortoirs après 22 heures. Pour les élèves majeurs, merci de bien vouloir signaler à l'accueil si vous passez une nuit en dehors de l'établissement. ». Puis sérieusement, quel était l’intérêt de faire des évasions nocturnes à l’Institut ? Ils étaient à un quart d’heure en voiture de Salem Center, et à une heure de New York, alors à moins d’avoir un téléporteur ou un télékinésiste capable de transporter tout le monde là-bas, c’était complètement con. Et vu qu’ils s’étaient fait chopper par les caméras de Danger, lesquelles truffaient en toute discrétion l’Institution et les alentours,  en tentant d’escalader le mur d’enceinte, ils n’avaient ni l’un ni l’autre. Du coup, la nouvelle agente de sécurité du campus était mandatée pour les ramener gentiment à leurs dortoirs respectifs ; oui, Danger avait prit la peine de préciser gentiment, lorsqu’elle l’avait emmerdée avec son communicateur d’X-Woman.

Certains X-Men trainaient des casseroles, et celles de Rachel, au niveau de l’Institut, faisaient encore beaucoup de bruit. Inconnue au bataillon, sans dossier d’élève, de résidente ou même de membre du personnel, elle avait passé les deux premiers mois de son arrivée, un an et demie plus tôt, en dépression à l’Infirmerie, faisant pas moins de quatre tentatives de suicide avant de commencer à aller mieux. Mais un mieux tout relatif, puisqu’elle avait continuée de s’isoler malgré qu’elle ait été placée sous la tutelle d’élèves anciennes, les Stepford Cuckoos, et que la majeure partie de ses apparitions étaient à son insu alors qu’elle se baladait dans l’Institution en promenant son chat. Cela, additionné au fait qu’elle fuyait les inconnus, hurlait de façon régulière la nuit, et qu’elle s’était montrée violente en plusieurs occasions, cassant la mâchoire de Charles Xavier ainsi que le bras et le nez de deux élèves étant venus lui demander de s’expliquer, lui avait valut une bonne réputation de folle-dingue dangereuse. Cela avait commencé à changer avec l’évacuation de l’Institut de juin, où elle avait participée d’une façon plus ou moins importante selon les dires, et où elle avait commencée à être considérée comme une personne, certes mal adaptée, mais pas méchante. Sanzo, Kaede et Ariella, maintenant rejointes par Jade et quelques autres, avaient améliorée sa réputation parmi les élèves, tandis que sa récente intégration aux X-Men avait permit de la responsabiliser officiellement, et de l’intégrer à la structure de l’Institut, même si de façon atypique. Après, cela n’avait fait que mettre en lumière les incohérences et les ignorances concernant son histoire, puisque le mystère Rachel Anne Summers restait entier.

Et cela lui allait parfaitement, puisqu’elle était du fait la seule à dispenser la vérité la concernant, s’étant limitée aux X-Men et à quelques proches, qui avaient accepté de garder certaines choses secrètes, la plupart même. Qu’on sache qu’elle était une mutante extrêmement puissante, elle s’en foutait, cela ne la définissait pas en tant qu’être, qu’on sache qu’elle était le Phénix, elle le disait elle-même et de toute façon peu de personnes comprenaient ce que cela signifiait réellement, cependant qu’on sache qu’elle venait d’un futur et qu’elle était la fille de deux X-Men, cela elle voulait être seule juge quant à qui devait être au courant, et elle l’était. Qu’importaient les ragots sur elle, elle et ceux qui la connaissaient savaient la vérité, ou une partie de la vérité, et ce que l’on racontait serait toujours moins pire que ce qui s’était réellement passé.

Jeune femme de la vingtaine, svelte et légèrement émaciée, faisant 174cm pour 57kg, le nouveau Phénix marchait dans les couloirs de l’Institut, son visage aux traits acérés et fins marqué par un léger mécontentement, tandis que sa chevelure roux sombre tombait en pagaille de part et d’autre jusqu’à sa poitrine et ses omoplates. Avançant à grands pas, sa carrure faussement fragile se trahissait seule part de fins muscles régulièrement entretenus, et une marche rapide et espacée. Elle n’avait pas les Marques d’Assermentation des Limiers, ce soir, incohérence quant à son physique qui avait fait murmurer quant au fait qu’elle possédait des capacités de polymorphie ou d’illusions, et si c’était cela l’idée, le phénix avait été ébahie que personne ne pense à un simple maquillage permettant de les cacher ; nulles cicatrices rouges ce soir, que ce soit sur son visage, son cou, ses bras, son ventre, son dos, ses jambes, comme d’aucun avaient put en voir parfois. Mais même sans cela, il lui restait une suffisamment belle collection de blessures pour faire comprendre que son passé trouble avait été plus que douloureux. La plus importante était une marque de fouet, partant de l’épaule gauche jusqu’au flanc droit, mais son dos était couvert de telles lacérations, de même qu’une partie de l’arrière de ses bras et de ses cuisses, chose que le duo débardeur/short gris qu’elle avait fabriqué à la hâte par altération moléculaire de la structure de son pyjama, révélait assez. Néanmoins, la particularité esthétique la plus grande, partiellement visible elle aussi, était le tatouage Shi’ar, lequel prenait la forme d’une tâche de naissance allant d’au-dessus des omoplates jusque dans le bas de son dos, et formait un hiéroglyphe d’oiseau plus que stylisé représentant le Falkon, un nom antique du Phénix.

Avec un tel palmarès, plus qu’être sujette aux ragots, Rachel était surtout plutôt respectée, ou à défaut, on ne discutait pas avec ses demandes : ainsi, elle avait renvoyés les élèves à leur dortoir à coup de « s’il vous plait » et de « vous êtes déjà prit de toute façon », puis elle avait entreprit de rentrer à l’Institut elle aussi, les raccompagnant jusqu’à leurs dortoirs pour être assurée d’avoir accomplie sa mission du soir.

Cependant, alors qu’elle était occupée à retourner à sa chambre, le sens de la matière de la jeune femme lui révéla une autre présence, solitaire et esseulée, dans les cuisines cette fois, la faisant s’interroger si elle devait s’en retourner à sa chambre ou aller demander s’il y avait un problème. L’autre était assurément majeur, considérant son apparence de cinquantenaire plus qu’entretenu, et il se limitait à boire une boisson chaude, donc elle n’avait pas réellement de raison d’aller lui parler, tant qu’il était discret, il était dans son droit, et il n’était pas en train de faire une crise de boulimie ou autre, chose ayant passablement marquée la rousse de n’avoir put intervenir lorsque sa sœur de cœur en accomplissait. Qu’une inconnue vienne lui parler pour le demander s’il déprimait alors qu’il était juste en train de boire un truc à une heure tardive, cela l’agacerait probablement plus qu’autre chose, même si les réactions de ceux d’ici étaient toujours étranges aux yeux du Phénix.

N’allant pas commettre l’erreur de penser pour lui, Rachel se contenta de rester à distance, arrêtée dans le couloir entre le réfectoire et les cuisines, attendant de voir ce qu’il faisait lui.

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MessageSujet: Re: La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)   Mer 25 Déc - 23:47

L'allemand regarde sa montre, 22h11et l'institut commence à baigner dans un silence relatif au fur et à mesure que le couvre feu est dépassé. Quelques bruits de pas, quelques paroles étouffées par les murs épais de la bâtisse. Sans doute quelques élèves ayant dépassé l'heure fatidique. La tasse de café est vide mais le liquide propage encore sa chaleur dans le corps du professeur, un léger sourire et il se lève pour ouvrir la fenêtre et laisser le vent de la nuit pénétrer dans la pièce qui jusque là était chaude et accueillante. Sans la transformer en frigo elle est beaucoup plus fraîche, Erl fait craquer sa nuque en marchant vers le plan de travail et se resservir un café. Les coups fait au plancher par les étudiants ont maintenant disparu, apparemment la jeune femme chargé de la sécurité et du respect du règlement a du passé par là, il ne l'a connaît pas mais les bruit de couloir vont vite dans ce genre d'environnement. Certains étudiant loue sa potentiel beauté mais la plupart font de longs discours sur son passé trouble, son allure peu commune, son apparence inspirant le respect au premier regard. A ce qu'il avait compris cette jeune femme était aussi mystérieuse que dangereuse. Ce n'est pas plus mal n'importe quel jeune avait besoin de ce genre de présence, maintenant une discipline, un ordre dans un cadre pouvant vite déraper. Déjà qu'il est assez difficile de tenir des personnels en pleine adolescence il vaut mieux ne pas imaginer comme cela pourrait dégénérer si ces personnels peuvent incendier la maison avec un simple claquement de doigt.

Reprenant sa tasse l'ancêtre s'appuie contre le mur dos à la fenêtre et soupire en regardant le carrelage de la cuisine, intérieurement il espérait peut être croisé quelqu'un à cette heure, peut être car d'un autre coté si il était tombé sur un adolescent qui lui aurait reproché de rajouter un peu d'alcool à son café ce n'était pas la peine. Vivre dans une école avec beaucoup d'inconvénient, il fallait maintenir une façade, montrer un certain exemple qui ne pousserait pas la population juvénile des lieux à faire quelque chose de stupide comme débouché une bouteille de vodka pour vérifier l'effet que cela fait. Un coup d'oeil vers la porte ou le long couloir menant au réfectoire paraissait paisible et endormi par le léger bruit de la pendule accroché au mur et le porte cigarette en acier légèrement rouillé était sorti de la poche arrière pour allumé cet aggloméra de tabac maintenu par la fine feuille de papier. Le briquet remplis encore une fois son office et la fumée sombre s'éleve en volute gracieux et grisâtre. La gorge pique un peu, les poumons se remplissent lentement expédiant après un long moment la première bouffée le regard toujours porté sur les carreaux pavant le sol. Tirant une deuxième fois sur son exutoire il lève les yeux et reste impassible alors qu'il remarque la jeune femme au milieu du couloir, légèrement vêtue, en tenue de nuit. Qui peut elle bien être ? Ca ne peut pas être une étudiante même si elle ne doit pas avoir plus de la vingtaine d'année, ces derniers ont trop peur de se faire prendre la main dans le sac. Une résidente ? Il y a un doute la dessus. Un membre des X-men ? Au vue du regard plein de mécontentement qui marque ses yeux, au vue de ses muscles entretenues à la perfection par un sport quotidien, au vue de sa posture sûre cela ne faisant aucun doute.

L'allemand n'éteint pas sa cigarette et retire une latte tranquillement, remplissant à fond ses poumons de ce poison inefficace pour son organisme. Il reprend la tasse précédemment posée sur le rebord de la fenêtre et reste calme et tranquille même si il craint de se prendre un reproche pour cette cigarette, il n'a aucune envie de se prendre la tête ce soir. Il n'a pas envie d'avoir de problème avec qui que ce soit ici. Cependant elle  ne bouge pas, elle l'a remarqué c'est obligé puisqu'elle est dirigé vers lui et qu'il ne passe pas inaperçu. Il fronce les sourcils un instant avant d'élever légèrement la voix. La tonalité basse vibre souplement jusqu'à la jeune femme sans faire trembler les murs par sa puissance et être assez forte pour réveiller la moitié du manoir. L'accent germanique ne fait aucun doute même si la prononciation est plus que correcte et la syntaxe parfaite.

« Au lieu de rester planter dans le couloir vous pouvez prendre un café vous savez, je ne vais pas vous manger. »
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MessageSujet: Re: La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)   Mer 1 Jan - 21:47

Il bougea, se dirigeant simplement vers la fenêtre pour l’ouvrir ; quel était l’intérêt d’une boisson chaude si c’était pour ouvrir la fenêtre sur le froid de l’extérieur ? L’écart de température ou la possibilité d’attraper la mort ? Elle n’en savait rien et cela ne l’intéressait pas plus que cela, chacun ses choix, à chacun de les assumer. Ce n’était pas par dégoût de lui-même qu’il s’exposait ainsi, alors elle n’avait pas à le prendre sous son aile comme elle avait put le faire pour Laura. Cependant, la réponse vint rapidement, car plus que l’échange thermique, c’était l’aération qui était recherchée, alors que l’inconnu commençait à se griller une cloppe dans les cuisines. Levant les yeux au ciel, Rachel ne fit aucun commentaire ; Logan aussi avait la mauvaise habitude, et de façon universelle, de n’en faire qu’à sa tête et de fumer un peu partout, chose d’un égoïsme passable, quant bien même rien dans le règlement n’interdisait de fumer en intérieur, cela tenait du savoir vivre que de ne pas fumer en présence de non-fumeurs, non ? Après, l’autre avait attendu d’être isolé pour ce faire, donc bon, elle passa l’éponge, tant qu’on ne lui demandait pas de respirer le poison.

Il finit par la remarquer, la faisant détourner le regard et regretter de ne pas s’être mise dans un angle mort. Elle n’avait pas besoin de ses yeux pour percevoir, mais en gardait l’habitude, par humanité et parce que les choses étaient plus belles colorées par la lumière, même les pires.

« Au lieu de rester planter dans le couloir vous pouvez prendre un café vous savez, je ne vais pas vous manger. »

Le regard du Phénix revint à l’homme avant que celui-ci n’ait finit de parler avec son drôle d’accent, s’arrêtant sur ses paroles. Il ne voulait pas la manger ? Qu’il essaie juste de faire l’inverse, il serrait reçu. Le cannibalisme était une chose qu’elle avait déjà pratiquée, durant son dressage, puisqu’à l’instar des chiens de chasse, on lui avait donnée pour nourriture la viande de ses proies, cependant c’était une chose assez taboue sur ce monde, considérée comme mauvaise et monstrueuse ; monstrueuse, peut-être, mais mauvaise, cela restait manger de la viande, tout simplement. Après, surement était-ce là du second degré, mais elle ne maitrisait pas ni n’avait réellement envie de maitriser, histoire de ne pas avoir à se compliquer la vie au maximum. Quant au café, elle n’aimait pas, même si elle comprenait l’invitation au partage ; elle était bien plus soda ou sirop, et l’un comme l’autre étaient de mauvaises idées avant de dormir. Et enfin, à rester plantée dans le couloir, considérant sa tenue, elle aurait moins froid que dans les cuisines aérées aux températures négatives d’une nuit d’hiver – même si à la rigueur, elle s’en foutait – et n’aurait pas à s’empuanter de la fumée de nicotine.

Restant immobile alors qu’elle pensait, le Phénix réfléchit à la conduite à adopter, et quant bien même elle n’avait aucune raison de le faire, il lui semblait naturel de répondre à l’invitation de l’inconnu. Mais pour faire quoi, cela restait un mystère. Avançant sur le seuil, elle parla d’une voix calme et légèrement fluette, même si elle forçait le volume pour qu’elle porte jusqu’à l’autre.

- J’allais me coucher, je ne voulais pas me faire remarquer. J’ai juste été intriguée par ta présence.

Rachel ne vouvoyait pas les gens, la principale raison étant que son éducation s’était arrêtée trop tôt pour que ses professeurs lui expliquent que c’était là une marque de respect, et à son sens, on pouvait aussi bien respecter les gens par le « tu » que par le « vous ». Elle laissait les autres libres de la tutoyer ou de la vouvoyer, chose ne lui important pas, même si la plupart avait tendance à user du second par habitude ou par signe de respect envers ce qu’elle était ; une infime minorité lui disait même « vous » à cause de son double état d’existence, mais là c’était vexant du point de vue de la jeune femme.

- De ce que je sais, les gens boivent des cafés pour se maintenir éveillés, pas avant de s’endormir.

Logique, puisque la caféine, également présente dans certaines boissons énergétiques ou plus généralement dans le plus célèbre des sodas, était un excitant ; chose contradictoire avec le calme nécessaire au repos. Mais il pouvait très bien être un animal nocturne, cela ne la concernait pas tant qu’il ne faisait pas de connerie. C’était le fait qu’il ne soit là que ce soir en particulier qui avait intrigué, mais la jeune femme n’étant pas plus curieuse que cela, elle n’escomptait s’attarder.

- M’enfin bon…

Le Phénix n’avait pas grand-chose à dire et horreur de ces instants où il fallait chercher le sujet d’une conversation qui, pour elle, n’avait pas lieu d’être. Non, elle ne le connaissait pas, mais faire les présentations à dix heures du soir, ce n’était pas non-plus sa grande passion, cela pourrait bien attendre demain. Et puis elle n’avait pas vocation à connaitre tout le monde dans l’Institut, ça faisait beaucoup trop de gens, quant bien même ce n’était qu’un infime échantillon du vaste monde ; après, elle avait aussi des connaissances dans ce dernier, même si c’était déjà bien plus limité, sélectif et distant, considérant qu’il fallait réussir à attirer son attention et qu’elle restait pas mal isolée des vices qui s’y trouvaient. Cela n’avait pas empêché Exodus de l’atteindre, pas plus que le Roi Noir du HellFire Club, mais aucun des deux ne s’estimait capable de jouer avec elle, et tentaient à leurs manières d’éviter qu’elle fasse de trop grosses conneries.

- T’oublieras pas de fermer la fenêtre quant tu partiras, qu’on chauffe pas l’extérieur trop longtemps.

La demande lui avait semblée plus nécessaire que celle qui consistait à aller déposer sa tasse dans l’un des grands lave-vaisselles « industriels », capables de tenir la centaine de couvert, chose nécessaire pour les quelques deux cents personnes qui étaient à l’Institution de façon quotidienne.

Toujours sur le seuil, elle avait déclarée les choses qui lui étaient passées par la tête, et envisageait de s’en retourner d’un simple « bonne soirée ».

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MessageSujet: Re: La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)   Dim 26 Jan - 13:42

Les paroles de l'allemand semblent la laisser perplexe, est ce à cause de l'humour douteux ou à cause d'une incompréhension notoire de celui-ci ? Il semblerait que c'est la deuxième option qui est à privilégier. En effet il ne veut pas la manger mais il ne comprend pas pourquoi ces simples paroles engendre autant de questionnement dans l'esprit de la jeune femme. D'un geste souple il éjecte la carotte du mégot avant de jeter le filtre dans la poubelle au coin de la pièce, la fenêtre se referme emprisonnant les fumées de tabac à l’extérieur de la pièce. La chaleur se refait sentir rapidement la cuisine et le professeur boit à nouveau un peu du café avant de froncer les sourcils, ou plutôt le sourcil qui veut encore bouger. Ce n'était pas pour un hypothétique signe de respect mal placé envers la jeune femme, ou une galanterie oublié depuis longtemps. Non c'est simplement que la cigarette était finit et il n'y avait aucune raison à continuer à laisser le froid polaire envahir l'établissement. Au moins elle s'était avancée sur le seuil de la cuisine mais restant à une distance raisonnable de l'homme ou du moins de l'odeur de cigarette qui faute de source s'était éteinte en même temps que la fenêtre s'était fermée. Il comprenait totalement la répulsion à cette odeur même si pour lui elle était plutôt agréable mais bon autre temps, autres mœurs comme on dit. Il ne s'insurge même pas du tutoiement mais se contente  de répondre en s'asseyant à la table café à la main.

« Pour aller dormir encore faut il avoir sommeil jeune fille et nous allons dire que ce dernier n'est pas de mes amis. »

Le ton est calme, détaché et respectueux sans être pédant. Le terme de jeune fille n'est pas utilisé comme manière de la rabaisser c'est simplement un état de fait. Qu'elle comprenne ou non qu'il n'a pas pour objectif de la rabaisser n'a pas beaucoup d'importance, il ne vois pas l'utilité de chercher des mots afin de ne pas contrarier son interlocutrice alors que visiblement elle n'a pas pour habitude de prendre des pincettes dans ses propres propos. Le regard las du vieil allemand rencontre celui du phénix mais il n'y prête pas beaucoup d'importance pour lui ce n'est qu'une jeune fille qui a sans aucun doute de grandes particularités pour être ici et de grands pouvoirs car il s'agit de la responsable de la sécurité vue que tous les bruits résiduels se sont éteints par sa seule présence. Laissant son café orphelin il sort sa flasque caché par sa main massive et en bois un petite gorgée sans aucune gêne.

« Cependant moi quand quelqu'un m'intrigue il faut plus qu'une simple présence sinon m'apostropher aurait suffit pour me déloger, si assurer le respects des règlements est la cause de ta présence dans cette cuisine tu n'aurais pas passer un long moment à mes regarder dans le couloir. »

Il passe la main dans ses cheveux d'un geste nerveux et finit la tasse de café froid qui trône sur la table en formica. Elle n'a pas l'air curieuse pourtant juste minimaliste dans sa manière de fonctionner vis à vis des autres, comme un soldat qui a pour seul but d’exécuter les ordres et à cette simple pensée de nombreuses images lui viennent en tête qu'il essaye de chasser d'un revers de main et s'adossant au dossier de la chaise.

« Évidement ce raisonnement ne tient pas si tu es capable de savoir ce que je fais ici sans avoir à me poser la question maintenant que j'y pense. »

Sa tirade était tout à fait sincère il n'avait pas pensé un seul moment qu'elle puisse être télépathe et que son éloignement dans l'ombre du couloir était simplement la conséquence d'une prise de renseignement à distance sans avoir besoin de se rapprocher ou même de parler avec lui. Il hausse les épaules et se lève pour se resservir un peu de café dans lequel il verse une larme du liquide clair que contient la flasque là il va sans doute se prendre un coup de douze mais il n'y a pas d'importance. Alors qu'il effectue ces gestes dos à Rachel il reprend la parole une ultime fois.

« Je n'ai aucune raison de vouloir te retenir si tu veux aller dormir vas-y je remettrais tout en place à mon départ. »
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MessageSujet: Re: La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)   Ven 7 Fév - 18:21

La fenêtre ne tarda pas à se fermer, alors que la cigarette semblait finie, cependant ni cela ni les autres gestes de l’homme n’alertèrent réellement le Phénix, qui se contentait de sa grande passivité, à la recherche des mots et des idées, et à l’écoute des réponses ; pas sommeil ? D’accord. Quant à ce qui ne soit pas l’un des amis de l’inconnu, le sommeil étant et restant un état, il était difficile de le conceptualiser comme capable d’amitiés. Mais sans doute était-ce là encore une expression, ainsi ne releva-t-elle pas.

Soutenant le regard de celui qui était manifestement son aîné, Rachel pencha la tête à des paroles qui lui posaient une fois de plus quelques problèmes de compréhensions ; était-ce pas la tournure ou la présence de sens cachés qu’elle n’était pas sure de comprendre, de relever ou d’imaginer ? Quant quelqu’un l’intriguait, il fallait plus qu’une simple présence ou alors lui demander aurait suffit pour le faire partir ; cela signifiait-il qu’elle devait faire plus attention, ou lui demander de dégager ? Ou alors était-ce elle qui l’intriguait également ? Et que du coup, il lui avait adressée la parole ? Les deux étaient également possible, ou aucun ; et considérant qu’elle ne cogiterait pas là-dessus, elle ne répondit rien, une fois de plus.

Il ne transgressait pas les règles, étant manifestement majeur, voir plusieurs fois majeur, mais à l’écouter, il semblait dire qu’elle n’aurait pas à rester longtemps, chose qui lui fit simplement hocher la tête d’acceptation.

« Évidement ce raisonnement ne tient pas si tu es capable de savoir ce que je fais ici sans avoir à me poser la question maintenant que j'y pense. »

La jeune femme fronça les sourcils : était-ce une accusation ? Un certains nombre de gens de l’Institut avaient eu droit à entendre sa voix dans leurs têtes durant l’évacuation, alors qu’elle retransmettait les instructions et les conclusions, mentant au passage sur les vraies raisons du problème, mais était-ce le cas de celui-ci ? Si oui, il aurait reconnue sa voix, et ainsi donc c’était en effet une accusation, comme si les télépathes passaient leur vie à espionner les autres. Oh, Xavier avait tendance à sonder les nouveaux arrivants pour s’assurer qu’ils ne soient pas dangereux, et à les brider mentalement si tel était le cas, mais avoir constamment des voix dans sa propre tête, c’était un coup à finir barjo, d’autant qu’il fallait déjà bloquer les échos psychiques des pensées des autres.

- J’en suis capable, mais cela ne signifie pas que je le ferais, répondit-elle avec franchise, mettant une nouvelle fois en avant le fait que pouvoir ne signifiait pas vouloir.

La télépathie était la chose la plus intrusive que puisse développer un mutant, car quelques soient les formes maîtrisées, les sous-domaines exploitées et les capacités liées, elles touchaient toutes à une chose qu’aucun autre moyen ne permettait d’atteindre : l’esprit. Et il y avait du fait toute une éthique et une morale à employer avec de tels dons, c’étaient d’ailleurs les premières choses enseignées aux télépathes à l’Institut. D’un autre côté, Rachel ne suivait pas le cours de télépathie d’Emma Frost, et ce qu’elle savait faire, elle l’avait maitrisé d’instinct ou apprit par autodidactisme, mais à défaut de suivre scrupuleusement les conventions sociales, elle n’en respectait pas moins les autres, se fiant à sa vision du bien et du mal, des choses bonnes comme mauvaises, quant bien même elle restait capable d’alterner les unes comme les autres.

Malgré le sous-entendu qu’elle avait réussit à tirer des paroles de l’inconnu, celui-ci ne semblait nullement inquiet que l’on puisse accéder à son esprit, retournant simplement reprendre une tasse de boisson chaude. De ce qu’elle en avait observée, Rachel avait put conclure que l’absence de méfiance face à la Télépathie résultait principalement de l’ignorance et de l’absence de conceptualisation de son intrusivité comme de sa puissance, mais il y avait également des êtres capables d’y résister ou de berner le télépathe, et une dernière catégorie faisant simplement confiance à ce dernier ; ne la connaissant pas, il semblait peu probable que l’autre lui fasse confiance, ainsi donc, on en revenait aux deux hypothèses précédentes.

« Je n'ai aucune raison de vouloir te retenir si tu veux aller dormir vas-y je remettrais tout en place à mon départ. »

- D’accord. Mais… pourquoi crois-tu que je fouillerai dans ta tête ?

De ce qu’on lui avait apprit, il fallait être face aux personnes quant on leur parlait, chose étant plus une question de politesse que de compréhensibilité, à ces yeux, puisque les ondes sonores se répercutaient sur les objets, et s’il lui arrivait de ne pas respecter cette convention ou qu’elle se moquait complètement que l’on y déroge, le Phénix n’en attendit pas moins que l’autre se retourne pour poursuivre.

- Oui, je suis télépathe, mais ce fait n’implique pas que je me permette de me balader dans l’esprit des gens pour tout savoir d’eux.

Il y avait d’autres télépathes à l’Institut, Xavier et Frost pour les premiers d’entre eux, et ce n’était nullement par télépathie que les bâtiments étaient surveillés, mais par de simples caméras – quant bien même elles étaient reliées à l’intelligence artificielle la plus perfectionnée au monde. Quant à ne pas être une espèce de Stalker, c’était là un peu plus délicat pour Rachel, qui sans même y penser percevait son environnement physique et astral sur un rayon de dix mètres, par le biais de sens psychiques, percevant ainsi bien plus qu’elle n’aurait dût, et la conduisant souvent à savoir ce qu’elle ne devrait pas, tandis qu’elle pouvait suffisamment étendre ses perceptions mentales pour couvrir tout le manoir, suppléant parfaitement aux systèmes de sécurité de Danger.

- Enfin, si c’est ce que t’as voulut insinuer.

Il restait une possibilité pour qu’elle se méprenne, et elle en était consciente, ainsi avertissait-elle au cas où ; même s’il lui semblait tout avoir suivit. Cet homme ne faisait pas parti des résidents sur étroite surveillance, sinon il lui aurait été plus familier qu’il ne l’était de par les observations distraites qu’elle avait put faire de l’ensemble, mais quelque chose la faisait tiquer chez lui. Ainsi donc, elle remit à plus tard son départ et attendit d’avoir des réponses qui lui convenaient.

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MessageSujet: Re: La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)   Dim 16 Fév - 18:33


Pouvoir n'est pas vouloir c'est comme ça qu'il comprenait la chose, au delà du pouvoir quasi illimité que ca lui apportait en matière de relations humaines cette jeune femme ne chercherait pas à regarder dans l'esprit des gens si elle pouvait l'imiter. Le vieil allemand ne comprenait pas cette donnée, savoir ce que pensait l’ennemi était une denrée des plus rares de laquelle on pouvait profiter, user de n'importe quelle façon afin de le mettre à genoux et dans un endroit comme celui-ci c'était un avantage véritable. Si seulement il avait eu la chance d'avoir un de ces talents chez ses gars sans doute l'issu de beaucoup de combat aurait été différent. Après avoir terminé le café presque froid il se tourna à nouveau vers la jeune femme. Elle était commune de visage, une madame tout le monde que rien de visible ne pourrait différencier sous cette forme. La mémoire de l'allemand comme un gigantesque ordinateur se mit en route et il vit un visage similaire se tordre de douleur alors qu'une rafale la percutait un peu en dessous de l'abdomen avant qu'elle ne s'effondre dans la neige. Elle ne lui ressemblait certainement pas mais elle lui faisait penser à ça et après avoir porter la flasque à ses lèvres et l'avoir rebouché dans une grimace presque imperceptible il continua en la regardant dans les yeux.

« Moi c'est ce que je ferais, si j'en avais le pouvoir. Pas pour des données personnelles évidement mais juste au cas ou. »

Le gros problème des Hommes c'est que même après leur avoir parlé on ne sait jamais vraiment ce qu'il pense, on ne peut jamais être certain de leur franchise ni de leur loyauté. Un flash lui rappela la balle qu'il avait pris dans le dos par ce vendue aux communistes et un léger sourire écarta ses lèvres. Elle pouvait sans doute tout savoir de lui mais au moins elle n'avait pas à supporter des centaines d'années. A sa façon de parler, de se mouvoir, de répondre ou de réagir aux paroles de l'allemand elle n'était pas d'ici, elle n'avait pas cet héritage contemporain qui force à promouvoir l'individue, à assimiler certains codes pour survivre dans ce qu'on peut comparer à une jungle remplie de prédateur et pourtant elle était là, à moins d'avoir vécu dans une caverne elle n'aurait jamais pu passer à coté des expressions qu'il avait dit. La curiosité est un vilain défaut mais là elle caressait les pensées de Linden, cette fois c'était lui qui souhaitait en savoir d'avantage sur elle. Non pas pour lui faire du tort au contraire mais par simple curiosité. Il avait sans doute rencontré toutes les formes d'individus et pourtant aucunes cases ne correspondaient à cette fille.

« Il y a deux possibilités jeune. Soit tu ne le fais pas parce que tu t'en fou royalement, soit parce que de toute façon tu es sûre de ta force et que rien ne peut t'atteindre de toute façon. Sincèrement je pencherais pour la deuxième option, tu ne vas pas me faire croire que tu viens d'ici tu ne réagis pas du tout comme quelqu'un venant des Amériques. »

Le ton était sans doute un peu bourru, presque amical mais pas très chaleureux. Il parlait comme il aurait parlé à une nouvelle recrue, avec respect mais sans déférence, il n'était pas utile de mettre des fioritures dans une conversation de cette sorte elle, elle n'en mettrait pas à sa place. Il voulait des réponses, pour la première fois depuis longtemps il sentait qu'il avait quelque chose à apprendre de quelqu'un ou à découvrir alors autant saisir cette chance que cette nuit blanche serve à quelque chose. Peut être dans l'optique qu'elle soit rassurée, ou à l'aise ou confiante il lui montra la flasque dans un geste qui voulait demander si elle en voulait une gorgée et attendit sa réaction tranquillement adossé à la vitre glacée de la cuisine.
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MessageSujet: Re: La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)   Sam 22 Fév - 20:58

« Moi c'est ce que je ferais, si j'en avais le pouvoir. Pas pour des données personnelles évidement mais juste au cas où. »

Croyait-il réellement que si on l’avait laissé résider à l’Institution X, il avait échappé à un sondage de ce genre ? S’il avait ne serait-ce que rencontré Charles Xavier, s’il avait manifesté l’envie de résider ici ou qu’il y avait été invité, il aurait déjà subit cette vérification, ainsi était-il inutile d’en faire une autre. A moins que ce soit ce qu’il veuille. Et peut-être que le sourire qui apparut peu après trahissait-il cela…

Le visage de Rachel se ferma, et s’en alla jusqu’à ce crisper bel et bien alors qu’il s’amusait à supposer sur elle ; qu’elle se foute royalement de son existence était une version trop tranchée des choses, ce n’était pas le cas cependant il y avait une différence entre s’en moquer et y apporter une certaine importance, le second processus impliquant des liens émotionnels qu'elle ne possédait nullement envers l’autre mais que peut-être, d’une façon bien à lui, il manifestait l’envie de tisser, tandis que d’un autre côté, en effet, il n’était pas un danger pour elle, les seuls dangers étant justement ceux capables d'atteindre son cœur, et avec des intentions mauvaises. Néanmoins, elle croyait percevoir le fait qu’il soit un danger pour l’Institution et les autres pensionnaires dans ses paroles, auquel cas, plus que ne pas pouvoir y résider, il devenait son ennemi, comme celui des X-Men ; sauf qu’elle était la plus radicale de l’équipe dans le traitement de leurs adversaires. Mais c’était peu probable, il n’était qu’un anonyme, et tout sage qu’il se prétendait, il ne pourrait berner des gens comme Xavier ou Danger, très rares étaient les êtres à pouvoir le faire, et ils avaient l’intelligence de rester loin de l’Institut et hors de portée des X-Men.

Il alla jusqu’à penser qu’elle ne venait pas d’ici, car elle réagissait différemment du commun ; était-ce un test que de lui proposer sa flasque d’alcool ? Le commun y aurait-il but ? Et surtout, cela se faisait-il de proposer, dans une discussion nocturne au sein d’une école, de l’acool à une inconnue ? Elle n’en savait rien, mais elle n’accepterait pas, restant à sa même place et secouant la tête à la négative. Il n'avait ni raison ni tord, mais elle n'avait aucune raison de lui dire de quoi il en retournait, et nombre de ne pas le faire.

- Non merci, je ne bois pas d’alcool. Et je suis née ici, même si je n’ai pas la nationalité américaine.

C’était la vérité, si on l’avait déchue de la nationalité américaine parce qu’elle était mutante, chose passible d’enfermement en camps de concentration sur son monde, elle n’en avait pas moins été une citoyenne, et était née ici même, à l’Institut. L’époque était différente, oui, le monde également, mais cela, peu en avaient connaissance, et elle seule choisissait de dévoiler la vérité la concernant. De plus, rares étaient les humains à pouvoir conceptualiser le Chant des Mondes et les Possibles, et elle n’escomptait pas se prendre la tête à l’expliquer, surtout à un inconnu.

- Je m’appelle Rachel Summers, bénévole à la sécurité du domaine et membre des X-Men.

La jaugeait-il ? Quelque chose dans sa voix lui avait donnée cette impression, car plus que ce placer au-dessus d’elle, il semblait l’évaluer ; tout n’était-il qu’un grand test ? L’utilisation de la télépathie jusqu’à la présentation de la flasque, cela pouvait l’être, après, si cela lui faisait plaisir, tant mieux, ça ne changerait rien aux yeux de la jeune femme de réussir ou d’échouer. Si cela lui donnait l’impression d’être important de juger les autres, soit, elle vivait dans l’acceptation, comme le prônait la doctrine de l’Institut.

- Et si ça peut te rassurer, t’as déjà été scanné, avant d’être accepté ici. Justement pour protéger ce lieu et ses résidents. Si Charles Xavier t’as donné ta chance, c’est qu’il a cru en toi.

Après, s’il avait eut tord, l’autre pouvait toujours être renvoyé, sous décision de l’administration ou des X-Men, sachant que le second cas s’était déjà vu et se passait de protocole. Xavier était certes une grande âme, mais il restait un homme, capable d’erreurs, quant bien même il était le meilleur télépathe au monde ; si on l’en limitait à cela. Il restait à part cela un intervenant discret, figure paternelle distante et presque fantomatique, laissant les choses se dérouler sans lui, tant au niveau du fonctionnement interne de l’Institution que celui des X-Men. Il se faisait vieux et ne pouvait plus assumer ses charges, surement conscient qu’il lui restait au mieux une quinzaine d’années avant de disparaitre, selon le cycle naturel de vie et de mort ; il aurait relevé bien des défis, mais il ne faisait pas parti de ceux qui se soustrayaient au temps, même si cela devait être dans son potentiel.

Mais il n’était nullement question du Professeur X, mais plutôt de l’inconnu, qui, s’il le voulait bien, gagnerait au moins un nom, au plus une fonction, dans ce microcosme qu’elle s’était chargée de protéger, des menaces extérieures comme des menaces intérieures, jusqu’à elle-même puisqu’elle avait donnés au X-Men les moyen de la tuer définitivement. C’était à l’autre de donner des informations et de se positionner, mais rien ne donnait envie au Phénix de baisser sa garde, chose rare dans un tel lieu.

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MessageSujet: Re: La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)   Ven 30 Mai - 17:34


Erl ne sait pas lire les pensées, il ne peut pas être sûr à cent pour cent des réflexions dans le crâne d'un interlocuteur. Cependant il sait reconnaître quelqu'un qui se méfie et quelqu'un qui s'ouvre légèrement, elle, elle était complètement fermée, hermétique à toute forme d'expression ou de sentiment un peu comme cet alien dans la série bizarre des années 60. Reprenant sa flasque l'allemand termina les quelques gouttes qui restaient dans le fond et fit craquer sa nuque avant de se relever avant de dépasser la jeune femme d'une marche lente et plutôt pesante s'arrêtant plus ou moins à sa hauteur.

« Je me doute qu'on a déjà fouillé dans ma tête petite, on ne laisse pas un mec comme moi se balader dans un établissement scolaire sans vérifier qu'il est à peu près stable. »

Il restait silencieux un petit moment, il en avait trop dit ou pas assez mais peu lui importait. Pour le moment il ne tournait pas encore en rond mais sa « retraite » commençait à lui peser légèrement. Ses souvenirs n'avait jamais été aussi fort, il n'avait jamais vécu une période de doute aussi puissante. Il était sincèrement convaincu qu'il avait mal agis pendant de nombreuses années de sa vie, il s'était fourvoyé en croyant en de nombreux gouvernements, il avait cédé à la peur en servant les rouges pendant un très long moment. Son passé, ses capacités lui sautaient à la gorge comme un animal affamé et il ne s'était jamais sentit aussi bien dans son corps et si torturé dans son esprit. Même l'alcool ne l'aidait plus et aucun somnifère le faisait fermé les yeux plus de quelques dizaines de minutes.

D'une certaine manière savoir que l'on pouvait fouillé dans ses plus grands secrets lui faisait peur, ce n'était pas des conséquences qu'il avait peur c'était que quelqu'un de plus noble, plus pur lui fasse à nouveau remarqué qu'il n'était né que pour se battre, qu'il ne savait faire que cela. Qui comprendrait ses gestes ? Le professeur ne l'avait pas accepté parce qu'il avait cru en lui, il l'avait invité à le rejoindre par pure pitié car c'était dans sa nature d'offrir une seconde chance à ceux qui le méritaient le moins. Si Xavier avait regardé en profondeur il ne l'aurait jamais pris en pitié.

Jetant un nouveau regard à la mutante dans un demi-sourire il ne la remarque presque plus, il voit seulement une chevelure rouge voletant dans la neige et un regard apeuré alors qu'il presse la détente de son Luger éclatant la boite crânienne de cette polonaise alors que la neige se teinte de rouge quand les bouts de sa cervelle éclabousse le sol jusqu'alors uni. Linden détourne le regard très rapidement, sortant son paquet de cigarette il en alluma une en reprenant sa marche vers le couloir ne jetant même pas un regard en arrière.

«La prochaine fois qu'on se voit tu sauras que je m'appelle Linden, bonne nuit et bonne chance pour ta mission de protection de l'institue »
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MessageSujet: Re: La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)   Lun 2 Juin - 13:21

- Et si ça peut te rassurer, t’as déjà été scanné, avant d’être accepté ici. Justement pour protéger ce lieu et ses résidents. Si Charles Xavier t’as donné ta chance, c’est qu’il a cru en toi.

« Je me doute qu'on a déjà fouillé dans ma tête petite, on ne laisse pas un mec comme moi se balader dans un établissement scolaire sans vérifier qu'il est à peu près stable. »

Ok, s’en était assez. Alors que l’autre fit silence Rachel se décida d’en finir une bonne fois pour toute. Il voulait qu’on le scanne, qu’on voit quel genre de mec il était ? Elle allait le faire. Et sans prendre la moindre délicatesse, elle pénétrerait dans son esprit en en pulvérisant les défenses naturelles ce qui aurait pour effet de le faire saigner du nez. Il serait rapidement au courant de sa présence selon toute probabilité puisqu’outre la légère douleur du processus et le mal de crâne qu’elle déclencherait, la jeune femme verrait son œil gauche irradier d’une lumière dorée pour former la marque du Phénix.

Ses données personnelles seraient la première chose à laquelle elle accorderait son attention, ses noms et son âge lui apparaitraient clairement et elle saurait combien de temps il lui faudrait pour avoir vue la vie entière d’Erl Linden défiler devant ses propres yeux ; 274 secondes, soit un peu plus de quatre minutes et trente secondes. Elle ignorait le chiffre exacte mais il lui indifférait, elle remonterait le temps de cet immortel jusqu’au commencement et verrait tout, y comprit les pensées qu’il y avait derrière ses sous-entendus. Le Phénix avait posées ses serres sur une bulle de cristal et alors même que son regard passait au travers, il ne lui suffisait que d’une pression pour la briser en morceau et mettre un terme à son existence.

Il était satisfait, pourtant, de sa vie à l’Institution X. Il avait même la chance d’une chambre à lui-seul et l’envie de plus en plus forte de rester, d’accepter cette seconde chance. Il est hanté par son passé et c’est sans doute pour cela que Xavier l’a recueillit comme tant d’autre, pour lui offrir une rédemption. Mais Erl Linden n’était qu’une façade, un certain exemple qu’il se forçait à montrer aux étudiants et dans lequel il ne croyait lui-même qu’à moitié. Et l’autre moitié était ce qui motivait tout cela. Autre moitié apparaissant par flash, des flashs qu’elle déclenchait et qui rejoignaient ses sous-entendus sur la télépathie ; car il y avait eu sous entendu : « Évidement ce raisonnement ne tient pas si tu es capable de savoir ce que je fais ici sans avoir à me poser la question maintenant que j'y pense. » pourquoi crois-tu que je fouillerai dans ta tête ? « Moi c'est ce que je ferais, si j'en avais le pouvoir. Pas pour des données personnelles évidement mais juste au cas où. » si ça peut te rassurer, t’as déjà été scanné, avant d’être accepté ici. Justement pour protéger ce lieu et ses résidents. Si Charles Xavier t’as donné ta chance, c’est qu’il a cru en toi. « Je me doute qu'on a déjà fouillé dans ma tête petite, on ne laisse pas un mec comme moi se balader dans un établissement scolaire sans vérifier qu'il est à peu près stable. » ; qu’ajouter de plus à cela ? Même en faisant confiance au Professeur pour avoir assuré son rôle de second Big Brother de l’Institution qui portait son nom c’était une demande, Erl avait passé les dernières minutes à la provoquer et toute aussi conne qu’elle paraisse, le Phénix ne l’était nullement.

Alors qu’il proférait sa dernière provocation, lui souhaitant « bonne chance pour la protection de l’Institut », elle accomplit cette même mission et bloqua le couloir où se dirigeait le vieil homme d’un écran télékinétique qu’il n’aurait jamais la force de défaire. Oui, sa chevelure rouge voletant autour d’elle main il n’y avait nulle neige autour d’eux et à défaut d’être polonaise le Phénix avait connu une œuvre similaire à celle accomplie par Erl Linden. Elle ne le tuerait pas pour ça, il n’était pas une menace et tout aussi dangereux qu’il se croit il n’était qu’un idiot et un vantard ; 250ans d’expérience dans leu meurtre, la barbarie et le pillage, as du couteau et tireur d’élite, maître des explosifs et conducteur de tank, Nazi ayant tout cautionné, ayant fait ces choix et s’en étant sorti indemne. Et jouant avec le feu.

Le Phénix était le Feu, le Phénix était la Vie, elle était l’Echo du Phénix ; il avait voulu son jugement et il l’aurait. Des mondes avaient brûlés par le jugement d’une telle créature et aujourd’hui un être avait à nouveau voulu jouer avec elle, arrogant et puéril. Il avait peur qu’on découvre tous ses secrets, ces mêmes secrets qui l’assaillaient et le torturaient ; le prix de la conscience. Elle connaissait cela car elle était hantée d’une même manière mais elle savait ce qu’elle devait faire, elle avait saisi cette seconde chance et ne se contentait pas de rester passifs et de s’enorgueillir en défiant une créature qui dépassait sa compréhension. Xavier l’avait prit en pitié et ne l’aurait jamais fait s’il avait vu en profondeur ? Il n’avait fait. Elle ne le ferait pas.

- Tu as raison : on ne doit pas laisser un mec comme toi se balader dans un établissement scolaire sans vérifier qu’il est capable d’y rester.

Sa voix était froide et d’une agressivité passive mais son regard trahissait l’ardeur de son âme et sa résolution. Elle protégeait l’Institution Charles Xavier des ennemis, extérieurs comme intérieurs, y comprit elle-même. Et pour l’heure, son vis-à-vis en faisait parti. Elle ne le tuerait pas, non, elle avait plus d’une raison de le faire mais elle escomptait lui laisser une chance. Elle était le Phénix, elle serait juge, jurée et bourreau ce soir ; Xavier lui avait donné une chance mais à en croire Linden il s’était trompé, elle allait faire les choses autrement.

- Donne-moi une raison de ne pas t’expédier jusqu’au Triskelion pour Crime contre l’Humanité. Donne-moi une raison de croire en toi malgré tout ce que tu as fait, Erl Linden. Tu as une seule chance alors choisit bien tes mots.

Les prochains instants allaient déterminer si le vieillard resterait parmi eux ou s’il dégagerait d’une manière ou d’une autre. A lui de voir, à lui de choisir, mais il s’était bien chargé tout seul et il avait intérêt de trouver des arguments sacrément convainquant car Rachel était loin d’avoir la même mansuétude que Charles Xavier, et globalement les X-Men ne rechignaient plus à extirper les fruits pourris de la pomme de l’Institution qu’ils protégeaient tous. Ambassadeurs et modèles, oui, mais également soldats, protecteurs de leur idéologie et de ses élèves. Erl saurait-il prouver qu'il mérite cette seconde chance ?

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MessageSujet: Re: La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)   Lun 2 Juin - 18:48


Cinq minutes, c'est un temps très court, extrêmement court et pourtant ces cinq minutes ont été très longues. C'est comme si on lui avait planté un clou dans le crâne et son nez commença à saigner. Ses vaisseaux se dilatèrent alors qu'il se tenait à la barrière invisible qui l'empêchait de continuer son chemin dans le couloir. Il pouvait sentir l'esprit du phœnix danser à l'interieur du siens et picorer tout souvenir, état d'âme ou pensée qui lui traversait l'esprit. Certes en ce moment il était rempli de doute et apparemment ils étaient tous fondés mais une fois ces cinq minutes passée c'était une véritable libération. Inspirant fortement pas le nez le vieil allemand se redresse en prenant une grande inspiration avant de lacher la paroi invisible. La cigarette est tombé par terre et fume tranquillement sur les dernier carreaux qui pavent la cuisine. Erl ferme les yeux quelques secondes en écoutant le mots de Rachel qui lui rentre dans le crâne, vous me direz ca change de son esprit.

Il se retourne lentement vers elle alors qu'elle finit sa question lui demandant la raison de sa présence ici. D'un revers de main Erl retire le sang qui coule de son nez et renifle un peu en secouant légèrement la tête, espérant que cette migraine cesse le plus vite possible. Elle a raison d'une certaine manière peut être que sa place est au fin fond d'une geôle du triskelion à attendre qu'on le fusille comme un chien là est peut être sa place. Faisant craquer sa nuque il se penche pour reprendre sa cigarette sur laquelle il tire allègrement dessus et regarde la jeune fille dans les yeux une fois qu'il a repris la cigarette entre ses doigts. Sa voix est grave, légèrement honteuse mais le ton monocorde de la réponse se veut dénuer d'expression ou tente de les cacher au maximum même si c'est parfaitement inutile.

« Je ne peux pas t'obliger à croire en moi, encore moins de me pardonner pour ce que tu as vu à l'intérieur de ma tête. Je l'ai déjà dit à Sanzo, on juge quelqu'un sur ses actes et je sais très bien que le vieux m'ouvrira pas les portes du paradis. »

Il se coupe quelques secondes et grimace légèrement à cause de la migraine qui lui tiraille la boite crânienne et profite de ce moment pour respirer encore une fois la douce fumée grise du tabac. Cette odeur est toujours réconfortante et lui libère l'esprit au moment même ou son palet comprend que cet air vicié va pénétrer dans ses poumons. Il quitte le regard de la jeune femme quelques secondes. Il est toujours droit comme un I bien qu'il a l'impression qu'un AMX 10 vient de rouler dans son crâne et lentement, distinctement il continue son discours.

« Si tu as regardé tous mes souvenirs tu as également remarqué que ça fait plus de vingt ans que je fuis tout ce que j'ai fait par le passé, que ca fait vingt ans que je ne dors plus et que mes nuits se résume à simplement vider des bouteilles et remplir des cendriers. Tu crois vraiment que je serais venu ici si je n'espérais pas me racheter de ces souvenirs qui m'empoisonnent l'esprit ? »

Le ton du vieil allemand montait à présent mais ce n'était pas de la colère envers la mutante c'était plus une extériorisation de sa colère envers lui même, il parlait à la mutante comme il aurait parlé à la dernière personne qui le voyait vivant avant son exécution. Son regard était un mélange entre la douleur et la tristesse et sa rage ne cessait de grandir à mesure qu'il articulait ses paroles.

« J'aurais pu poser mes valises n'importe où ! J'aurais pu me cacher dans je ne sais quel pays ravagé par les guerres ou personne n'aurait eu les moyens de me retrouver, j'aurais pu continuer de contempler les humains se lever contre les mutants et préparer leur armes et les jeunes mutants continuer de laisser grandir leur colère contre l'humanité et laisser leur doute les conssumer comme ça a été le cas pour moi. Au lieu de ca j'ai préféré venir ici et aiguiller VOS élèves sur le droit chemin, leur montrer que cet Homme est dominé par sa peur et qu'on ne combat pas la peur par la force même si elle est en notre possession. Cela fait plus de vingt ans que je combat mes démons et même si je me suis résigner à mon propre sort je crois que si je n'essaye pas d'ouvrir les yeux aux jeunes qu'il y a ici un jour peut être que l'un d'entre eux pétera un plomb et fera sombrer ce monde vers une situation pire que ce que j'ai connu. Si tu veux me tuer ici et maintenant alors fait-le, j'aurais échouer une fois de plus mais pour la première fois de ma vie je ne regretterais pas parce que j'aurais essayé Rachel. Tu as décidé de ne pas croire en moi et je ne peux pas t'en vouloir à ta place je ferais la même chose mais je n'ai rien fait ici que le travail pour lequel on m'a engagé et tout ce que j'ai vu ici, y compris cette conversation, ne fait que me conforter dans le choix qui m'a amené un jour à franchir la porte de l'institut.
Fais ce qui te paraît le mieux pour la sécurité de ton institut mais je ne suis pas ton ennemi sache-le. »
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MessageSujet: Re: La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)   Lun 2 Juin - 20:51

Il se retourna, il fit face et s’essuya de la main le sang qui lui avait coulé du nez, secouant la tête. Rachel fut un instant déstabilisée à cette vision, à cette odeur, alors que son conditionnement la conduisait à ressentir cette faim qui l’avait tenaillée durant des années. Il n’y avait pas assez de sang pour que cela ne l’affecte réellement et c’était un processus entièrement psychologique, elle le savait, mais elle avait été dressée ainsi, elle n’était que le résultat d’expérience d’hommes comme Erl Linden. Le Phénix n’était cependant pas aveugle au point de lui en vouloir à lui, restant à écouter ses pensées même si elle avait quittées les profondeurs de son cerveau pour que la migraine disparaisse.

Oui, elle avait raison : pas forcément pour ce qu’il croyait mais si lui comme d’autres, elle incluse, avaient leur place dans les cellules noires du Bureau des Affaires Mutantes, ce n’était pas ainsi que cela se terminerait. Dans l’échelle de dangerosité préventive, l’être qui avait à lui-seul empêcher l’intervention du Triskelion alors que des mutants se battaient en ville était une prise infiniment plus importante qu’un Ex-Nazi formé au combat et son absence d’autorisation d’exister incluait que Rachel continue de passer sous les radars du BAM ; sa menace, à défaut d’être infondée, n’était pas envisageable sans de grandes complications tout du moins. Le conduire à l’extérieur du domaine eut été bien plus simple mais elle n’escomptait pas influencer le choix de la réponse que le vieillard lui fournirait. Ignorante de son geste d’aise des plus ironiques, la jeune femme laissa son opposé reprendre une dernière cigarette et lui répondre avec une neutralité qu’il savait lui-même parfaitement inutile, juste histoire de garder la face. Elle eut la décence de ne pas relever.

« Je ne peux pas t'obliger à croire en moi, encore moins de me pardonner pour ce que tu as vu à l'intérieur de ma tête. Je l'ai déjà dit à Sanzo, on juge quelqu'un sur ses actes et je sais très bien que le vieux m'ouvrira pas les portes du paradis. »

Faux, il l’avait déjà fait. Si le vieux était Charles Xavier tout du moins. S’il s’agissait de quelqu’un d’autre, il devait alors s’agir du paradis chrétien et elle n’avait qu’une seule chose à répondre aux croyants de toutes sortes car si elle comprenait leur besoin de croire elle savait qu’il n’y avait pas de Dieu, seulement le Phénix. La citation de Sanzo lui parue incongrue et l’indifféra complètement ; peu étonnant que son ancien ami qui aujourd’hui ne lui adressait plus la parole par peur d’elle et de ce qu’il l’avait vue faire connaisse la majeure partie de l’Institut, sociable comme il était.

Oui, elle avait regardé ses souvenirs et elle y avait vue une horreur familière mais d’un point de vue bien différent et totalement assumé. Mais elle y avait surtout vu autre chose : une âme qui se perdant dans la brume du doute. Alors elle lui donnait sa chance, celle de se retrouver, de savoir pourquoi il était ici et ce qu’il avait à y faire, de comprendre cette seconde chance que malgré son passé, tout son passé, Charles Xavier avait cru bon de lui offrir. Elle lui ouvrirait les yeux quitte à lui arracher les paupières et s’il en était incapable alors, en effet, elle demanderait une injonction contre lui.

« Tu crois vraiment que je serais venu ici si je n'espérais pas me racheter de ces souvenirs qui m'empoisonnent l'esprit ? »

Elle ne croyait rien, ce n’était pas à elle de croire, pas encore. Mais à lui. A lui de voir ce qu’il voulait faire et de s’y concentrer, de s’y adonner pleinement. L’auto-flagellation était une épreuve qu’elle avait connue, le désespoir aussi et elle avait même tenté de ce suicider par quatre fois entre ces murs, mais elle n’avait jamais douté et le confrontait avec la violence qu’elle usait dans toute confrontation.

Oui, il aurait pu poser ses valises n’importe où, alors pourquoi ici ? Oui, il aurait pu se cacher dans n’importe quel pays ravagé par la bêtise des Hommes et il aurait même pu y exercer ses talents. Oui, il aurait pu regarder les erreurs du passé se répéter et dans les jours d’un futur passé c’était surement ce qu’il avait fait d’ailleurs. Mais pourquoi ne l’avait-il pas fait ?

Elle l’écouta, son œil toujours irradiant de cette même lumière alors qu’il essayait de la fixer et luttait contre elle. Il luttait pour sa place au paradis car si le vieux la lui avait accordée elle était aujourd’hui remise en question et il devait faire acte de foi. Tout était une question de foi, d’espoir, toujours.

Une vie égale à celle de l’Echo qu’il était hanté par ses démons et il s’était résigné à les subir mais il voulait que cela serve de leçon. Pas à lui, il estimait qu’il était trop tard pour lui, mais à d’autres, à ceux d’ici. Erl Linden se voyait comme un sacrifié de l’Histoire après l’avoir déjà trop vécue. Après avoir été dans le mauvais camp trop de fois. Il avait peur, il était égal à cet Homme dominé par la peur qu’il avait cité. Il avait peur qu’un mutant rende les choses pires que ce qu’il avait vécu. S’il savait. S’il savait que ça c’était déjà produit mais à l’initiation des humains ; s’il savait qu’elle était la résultante et l’unique à se souvenir de cela… Et s’il savait qu’un jour, peut-être, le Phénix viendrait et brûlerait cette Terre, qu’elle-même s’en trouverait condamnée à passer par les flammes des milliards de vie parce que c’était là son rôle dans l’univers… s’il savait tout cela, se battrait-il encore ? Elle ferait en sorte que oui.

- Il n’a jamais été question de te tuer, Linden. Je suis responsable de plus de mort que toi et cela ne m’a prit que six années de ma vie. Je ne suis pas ici pour racheter mes fautes mais pour que ça ne se reproduise plus jamais.

Avançant lentement vers lui, le Phénix ferma sa bouche mais sa voix continua de raisonner là où elle marquait le plus l’esprit de son vis-à-vis, à l’intérieur même de son crâne.

*Je n’ai pas décidé de ne pas croire en toi. Tu l’as fait le premier. Tu es et sera à jamais un monstre, Erl Linden. Mais n’y a-t-il que le monstre ? Lorsque tu douteras de toi rappelle-toi ce que tu viens de dire. Rappelle-toi pourquoi tu te bats, ce en quoi tu crois. Rappelle-toi ce que tu essais de faire. C’est pour cela que Xavier a choisit de croire en toi. C’est pour cela qu’on peut croire en toi. A toi de voir ce qu’il faut mettre en avant, tes actions du passé ou ton engagement pour l’avenir. A toi de choisir entre damnation et rédemption.*

_________________
Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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La nuit quand revient la nuit. (PV Rachel)
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