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 Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]

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MessageSujet: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Sam 7 Sep - 9:36

CARTE
D'IDENTITE





© Miranda Kerr


    NOM : Georgia.

    PRENOM : Heade-Lys.

    ALIAS ET SURNOM : Sad-Bird / Joe.

    AGE : 25 ans.

    DATE DE NAISSANCE : 09/05/1988

    METIER : Etudiante.

    NATIONALITE : Grecquo-américaine.

    GENRE : Féminin.

    CLAN : Elève à l'Institut.

Pouvoirs :


  • Description : Comment vous le dire avec les bons mots … Comment expliquer cette chose qui fait désormais partie de moi ? Comment pouvoir vous avouer que je suis anormale ? Eh bien... Je suis une sorte de Mère Nature. J'ai une terrifiante affinité avec la Terre, je comprends le chant des oiseaux, le hurlement du loup, le sifflement du vent, les complaintes des arbres... Oui, d'un simple coup de pieds, si violent et remplit de colère, j'arrive à faire trembler la planète, faire hurler les gouttes de pluies et faire trembler la Terre avec des éclairs lorsque je pleure les larmes de mon corps. Oui, mon affinité avec la Terre est innée, c'est depuis toute petite que, j'arrive à communiquer avec la Nature et être en harmonie, mais aussi communiquer avec mes mammifères.

    Oui, je peux régénérer sans mal une fleur qui dépérit, un arbre frappé par la foudre revivre, être en communion, pouvoir faire pousser des pommes en plein automne. Mais il ne faut pas abuser des changements climatiques. Non, il faut respecter le court des choses, et ne pas interférer avec. Car Dame Nature est peut être ma sœur, et je sais très bien que tout a besoin de temps, que même les typhons ne doivent pas être créé sans contrôle.

  • Niveaux de maitrise : Sérieux ? Je ne contrôle pas. Ca m'a bouffé toute ma vie. Ca m'a rongé, ça m'a terriblement mise à part. J'entendais, sans y prêter attention, je voyais sans arriver à distinguer cette terrible réalité. J'avoue que parfois j'aurais voulu me tirer une balle, l'envie ne m'en manquait pas, mais le courage n'a jamais été au rendez-vous. Ces instants de pouvoirs ne me permettaient pas d'être normale à chaque seconde de ma vie. Mais je me rends compte aujourd'hui que ça fait l'osmose en moi. J'ai trouvé une place, quelque part où les similitudes sont nombreuses.

    Son contrôle me trouble, parce que je ne peux arriver qu'à l'exprimer qu'avec une terrible envie ou un sentiment si fort, tellement fort, que je sens que tout peut être à mes pieds, que je peux régner sur un monde illogique, qui est néfaste à l'environnement. Je ne me considère pas comme une partisante de Green Peace, ou une hippie courant nue dans des prairies, je comprends juste ce qui nous entoure avec une précision alarmante. Je comprends la douleur des chiens abandonnés sur les autoroutes lors des vacances, je connais les dernières pensées d'un chaton trop ambitieux, écrasé sur la route. Je connais les larmes d'un petit caneton rejeté par sa mère, à cause d'un enfant courageux l'ayant pris dans ses mains. Et vous croyez que c'est facile de parler à une maman canne, à 12 ans, devant les yeux ébahis de mon père me croyant naturellement folle ?

    Et non, la mère n'a pas voulu reprendre le vilain petit canard. Les lois de la Nature sont ardues. Et je crois qu'il est mort noyé.

  • Lien entre les Pouvoirs : Le lien ? La Nature n'est pas faune et flore ? La compréhension des plantes et des animaux, la régénération de la Nature, le cycle de la vie... Tout est nature, tout est vert, tout est tracé par des racines qui se relit, comme si la Terre est un grand cerveau, qui communique de jour en jour, et qu'il ne faut jamais perturber.

    Et moi, moi je suis connectée à ça. Je suis connectée et je comprends, j'entends, j'écoute, mais je ne maîtrise rien. Alors voilà pourquoi je suis allée à L'Institut. Pour comprendre, pourquoi j'ai cette affinité si proche avec la Nature... Nous sommes tous êtres vivants, nous sommes tous en vie. Mais l'osmose est brisée, et je crois pouvoir apprendre aux humains que la Nature a un droit. Et elle l'a reprendra, sans foi, ni loi.


Description Physique :


  • Apparence : Je ne suis pas vraiment la plus jolie des salopes de mon lycée. Je ne suis pas une bombe sexuelle, je ne peux même pas dire si je suis assez jolie pour plaire. Je ne suis jamais vraiment sortie avec un garçon sérieusement. J'ai quelques atouts qui peuvent jouer à mon avantange. Mes yeux, bleus, fins et tirés vers l'arrière, ouvert sur le monde peuvent parfois charmer. Longs cheveux châtains aux reflets d'or caressant mon dos, arrivant au niveau de mes seins, coupés en dégradés. Le visage rond, le nez fin et des lèvres pulpeuses rosés. De longues jambes frêles comme celle d'un daim, une taille approchant les 1m70, bref, une asperge pas à l'aise dans ses baskets. Pourtant je sais que je peux y arriver, à faire l'effort d'être comme tout le monde, juste une fois... Mais personne n'aime la façon dont je m'habille.

    Mon style se définit assez difficilement, je fais partis des marginaux, des « autres ». Je suis toujours à mettre des vêtements arborant des tons noir, blanc, gris, parfois marron. Peu de couleurs, pour se faire peu remarquer. Des bagues aux doigts, du vernis toujours noirs, les oreilles portant des milliers de boucles d'oreilles, des colliers à plumes, un bonnet gris qui appartenait à mon grand-frère. J'ai un piercing à la langue, où un pic argenté y est planté constamment. Ouais, vous pensez à une fille gothique, triste. Sûrement, je dois être la nana la plus triste du monde...

    Mais le tourbillon de malheur qui m'a emporté m'a obligé à me faire tatouer le corps. Pour me souvenir, pour voir la souffrance écrite dans une encre indélébile sur mon corps. Une envolé d'oiseau partant de mon majeur droit, remontant mon bras en voletant doucement et finissant dans mon cou, faisant le tour de mon avant-bras et mon biceps. De grandes ailes sur mes omoplates, noires, dessinant des plumes jusqu'à mon bassin. « Little Lamb » au niveau de la nuque, un cœur brisé derrière l'oreille gauche. Un rossignol au niveau de l'aine, « Think to forget » sur le haut de ma cuisse droite, une rose défraîchie sur mon mollet, dont les pétales se déposent sur mon pieds droit. Vous trouvez ça laid ? Rien à faire, si vous saviez ce que tout cela peut représenter. Si vous pouviez comprendre, à quel point la vie peut devenir insupportable en seulement trois secondes. Trois secondes...

  • Signes Particuliers : A part mes tatouages ? Une tâche de naissance sous le pieds, mes frères et sœurs ont tous la même, c'est un peu notre signe de reconnaissance, notre marque de fabrique. Elle nous vient de notre défunte mère.


Caractère :


  • Mental : Hahem... J'ai toujours détesté parler de moi... Je ne suis pas très intéressante je crois. J'ai tout d'abord un esprit très familial. J'adore m'occuper de ceux qui partagent mon sang. Pas trop le choix, avec une mère disparue et un père devenu gay et totalement drogué, il n'est pas souvent là. Alors je fais la cuisine, à manger, j'aide au devoir, je les couche, puis j'essaie de m'occuper un petit peu de moi. Je ne suis pas de nature patiente, et quand je veux quelque chose, je persiste jusqu'à être sûr de n'avoir rien, ou d'obtenir mon trophée. Je suis très sociable, si les gens arrivaient à me donner ma chance. Enfin je crois... Le charisme n'est pas vraiment mon point fort, je n'ai pas la carrure d'une victorieuse meneuse de groupe.

    La vie ne m'a pas faite de cadeau, alors la naïveté, ça ne me connaît pas. Je sais ce qu'est la vie, et je suis de nature très pessimiste, et ne m'attends pas à ce qu'on m'offre des opportunités toute la vie. Je profite, de chaque instant, de chaque respiration, de chaque sourire, de chaque coup. Je peux contenir les plus grosses douleurs, encaisser et rester debout, devant un fourneau, ou éveillé, une horde de gosse dans mon lit, effrayé par le même cauchemar. Mais, il y a une limite, un stop, où il faut comprendre que je suis sur le point de craquer, d'exploser, de fondre en larmes et de retourner entièrement un pièce, ou voir détruire la moitié du quartier...

    Du côté de mon pouvoir, j'en avais connaissance, depuis toute petite, mais je ne pouvais pas y croire, je ne voulais pas les avoir. C'était un châtiment, mais une bénédiction qu'il ne s'est pas développer jusqu'au études supérieurs. Je n'ai jamais essayé de les utiliser, il ne faut pas déconner, je sais de quoi je suis capable maintenant, et ça me fait déjà assez flipper. Je ne me suis jamais vraiment intéressée à tout cela, les mutants, ce qu'il ce passait autour de nous. Il faut dire, je n'avais pas vraiment le temps.


Histoire :


  • Talents Particuliers : Le crayon. Le fusain. Les pastels, les aquarelles... Si vous saviez comme j'adore le dessin. J'en suis douée, mais pas que. J'arrive à transmettre à la feuille blanche une réalité sans nom, quelque chose de si vivant qu'il pourrait sortir de la feuille et vous emmener dans les entrailles du néant immaculé. Oui, j'arrive à figer en quelques coups de crayons précis, une scène de ma vie, mes frères, s'amusant à se bagarrer avec gentillesse. Mes sœurs, se maquillant pour la première fois. Pedro, notre voisin Mexicain fumant un cigare sur son porche, qui nous salut et nous invite à venir manger chez lui, sa femme préparant les meilleurs fajitas du monde. Je peux transmettre dans le dessin une âme, celle que je ressens. De la plus grande noirceur aux couleurs les plus vives d'une palette de peinture.

  • Possessions : Je ne possède presque rien. A part les photos de mes frères et sœurs, les vieux chaussons de danse de ma mère, le vieux collier de Yukaï, notre chien adoré... Rien. Absolument rien. Mes fringues, un ordinateur portable rose totalement customisé par mes soins, un bracelet à breloques d'or. Sinon, rien de vraiment cher.

  • Biographie : Un jour de pluie. Un jour moche, où on a pas envie de sortir, aller sous la couette et y rester pour de grandes heures, à regarder une série bidon américaine. Mais non, ce jour là, dans le petit ventre de ma mère, j'ai décidé de sortir, j'ai percé la poche d'eau qui m'entourait pour vouloir voir le monde. Deuxième enfant d'une petite famille, un père américain professeur d'histoire de l'Antiquité, et ma mère, venue de Grèce pour accomplir son rêve de danseuse professionnelle, ayant reçu une bourse de la Jullian Academy. Une belle histoire d'amour entre une « déesse grecque » et un mortel. Ils avaient déjà eu Gallen, mon grand-frère de 3 années. Puis moi, Heade-Lys, leur petite fleur blanche. Oh, ils étaient heureux, Maman excellait dans sa carrière et ses chaussons de danse claquaient toujours le sol du salon, dans notre petite maison bourgeoise en Floride. A mes 5 ans, un nouveau petit arrivant avait fait une entrée dans notre vie, le petit Icarus, tout potelé. On aurait dit un petit ange, et mon grand-frère, âgé de 8 ans et moi-même, nous avions juré de toujours le protéger. Jusqu'à mon arrivée en maternelle, tout allait bien. Tout allait parfaitement bien, je menais ma petite vie, en dessinant sans cesse une vie idéale, la notre. C'est à cet âge, que les choses ont commencés à devenir beaucoup plus difficile. L'école était ma hantise, et j'étais attaché à ma mère comme le ciel à la terre. Un supplice, si fort, que j'avais l'impression que les cailloux claquaient sans cesse le sol, quand elle m'amenait devant les portes de ma petite école. Je crois que ma mère savait. Car chaque matin, un chagrin et des hurlements, quand on m'arrachait à ma génitrice. Oui, elle avait bien vu que cette tristesse avait déclenché, en moi, un pouvoir hors du commun. Et dans ses pupilles, je voyais l'ombre dans ses iris. Et dans son cœur, un doute planait... Etait-elle dangereuse. Pas vrai, maman … ?

    Les premières années, de la primaire jusqu'au collège s'étaient passé en douceur, une meilleure amie nommé Nelly, un petit amoureux, Nicolas. Et un nouveau petit frère, Jason, qui était apparu à mes 10 ans. J'étais si fière de voir ma grande famille s'agrandir, et apprendre la vie à mes petits-frères. Quand à Gallen, il menait sa vie, me lorgnant d'un œil protecteur. Mon entrée au supérieur m'avait permis de constater que la vie était à chier. Oui, la puberté, l'acné, la poitrine que les garçons mattent dans les vestiaires, le maquillage, les fringues... Oh, un univers dans lequel je me plaisais, et dans lequel je baigne toujours, je suis une fille quand même. Mais où Nelly m'a ruiné. Des rumeurs se colportaient sur moi et sur ma relation avec Nicolas, qui a été mon petit ami pour peu de temps... Dès nos 14 ans, nous étions sortis ensemble, et nous avions couché pour la première fois, avant qu'il ne me largue pour Nelly. J'avais été malheureuse, tellement malheureuse, de la voir pointer son doigt diabolique sur moi, avec ses pestes de copines. J'étais seule, alors le tourbillon m'a aspiré.

    Kallistos était né, un magnifique petit garçon, puis deux petites fées jumelles sont entrées dans nos vies : Larra et Lacey. Maman tenait spécialement aux prénoms grecques, ses origines lui tenaient à cœur. Alors voilà notre petite troupe : Gallen, Icarus, Jason, Kallistos, Larra, Lacey et moi, Heade-Lys. Je crois que Maman ne s'attendait pas à 7 enfants ressemblant à des demi-dieux. Sauf peut-être moi. Je ne parle pas beaucoup de papa, il faut dire que ses séminaires étaient nombreux, et il était un professeur renommé dans tout l'Etat. Il n'était pas vraiment là, et je me rappellerai toujours, ce moment, où nous rentions de cours, du lycée, Gallen et moi. On parlait de mes problèmes, le fait que je n'avais pas d'amis. Il me rassurait, et disait que, il pouvait venir manger avec moi, au lieu d'aller avec l'équipe de football. Mais je savais bien ce qu'il faisait, derrière les gradins, avec Nelly. Je l'avais bien vu, passer sa main sous son tee-shirt, pendant qu'elle gémissait comme un goret. Oui, Nicolas était le dindon de la farce, et moi la spectatrice. Et je devais encaisser, je devais encaisser les moqueries sur ma grande taille, mes côtes saillantes, mes seins trop développés et mes hanches taillés pour enfanter. Oui, j'étais plus grande, plus mature, plus adulte que les autres. Et je crois que c'est ce grand gabari qui les faisait rire. Je devais encaisser aussi la trahison de ma meilleure amie, le plaquage immédiat de Nicolas, et les mensonges de mon frère. Oui, mais ce jour là, ce jour où l'on parlait, et pendant que les larmes ont coulés sur mon visage, à cause de ses cachotteries, nous avons retrouvés maman dans la cuisine, allongée sur le sol, étendu comme Vénus sur un nuage, les veines ouvertes, du sang dégoulinant de ses bras, sur le carrelage. Mes petites sœurs hurlaient, puisque leurs biberons brûlaient dans le four à micro-onde. Alors l'aîné, m'a sortis de la pièce, en me poussant comme un joueur de foot Américain, me plaquant contre un mur, et me hurlant d'aller voir les jumelles, de m'en occuper. La choc était terrible, et je voulais me jeter sur le corps de ma mère pour la ranimer. Alors le deuxième symptômes de mon pouvoir s'est opéré : en hurlant un « NON ! » si puissant à mon frère, j'avais l'impression que la terre avait totalement vibré au son de ma voix. Un vent violent bousculait mes longs cheveux, et avec peur, il me lâchait, pendant qu'un immense trou s'ouvrait dans mon cœur. Il me donna une bonne gifle, arrêtant les secousses et la bourrasque dans la maison.

    C'est le cauchemar, qui durait et s'allongeait, sans pouvoir se réveiller. J'ai dû appeler papa, dans son séminaire le plus important de sa carrière pour lui dire que maman s'était suicidé. La cause ? La solitude, la naissance des petites, un mari trop absent et un rêve brisé par la transformation du corps en gestation. Si nous avions pu faire quelque chose... C'était la seule qui avait compris ce que j'étais réellement, et qui m'acceptait tel que je suis maintenant. J'encaissais, j'encaissais toute cette colère, et je pouvais comprendre mieux que personne, le trou dans lequel maman était tombé. Mais je devais tenir, je devais protéger, et rattraper mon père, désespéré.

    A mes 17 ans, nous avons découvert que papa se droguait. Nous avions dû déménager dans un quartier beaucoup plus pauvre que l'ancien, entourés d'immigrants mexicains. Malgré le peu d'argent qui rentrait pour nourrir une horde d'enfant, ce quartier restera gravé dans ma mémoire, tellement j'ai aimé les gens qui habitait à côté de chez nous. C'était comme une grande famille, et des plats de fajitas fusaient chaque soir dans notre salon minuscule. Au lycée, je ne trouvais toujours pas ma place. Sauf qu'un jour, bien entendu, il y a eu ce garçon. Oui, ce garçon, tout à côté de mon casier, si doué en sport, son visage si magnifique, sa carrure, son silence, le façon dont il porte son sac, sa respiration. J'en étais folle amoureuse, sans lui avoir adressé la parole. Un coup de foudre, appelé ça comme vous voulez. J'ai tout tenté pour l'approcher, le rencontrer, m'accrocher. Mais il restait muré dans un silence total, quand je venais m'asseoir à ses côtés à la cafétéria, quand je déposais méticuleusement un de mes dessins dans son casier, quand je le regardais sur le terrain de sport, en haut des gradins, tomber, et toujours se relever, sans une égratinure.

    Bien sûr que j'avais compris depuis bien longtemps. Nous étions pareil, lui et moi. Nous avions ce gène si spécial, nous avions ce pouvoir qui dépasse la plupart des gens. Et pendant que je me concentrais à moi aussi faire évoluer mon pouvoir, je n'arrivais qu'à comprendre les complaintes d'un chien mourant, ou l'appel de détresse du vieille arbre rongé par la maladie. Rien ne ce passait. A la maison, les petits avaient grandis, ils étaient beaux, magnifiques, mais sans mère, et baignant dans l'absence d'un père trop occupé à aller draguer dans des bars jour et nuit. Gallen payait nos besoins dans un service militaire, qu'on priait en silence de l'épargner au terrain. M'occuper de tout ce monde ne me dérangeait pas, et il me demandait, toujours, de leur raconter maman. Maman...

    Je crois bien que j'ai oublié le son de sa voix, mais jamais le sens de ses mouvements gracieux, de sa grandeur, de sa beauté. Alors je ferme les yeux, pendant 10 secondes, et essaye de montrer la sublime posture de ma mère, entrain de danser. Les petits sont là, subjugués à essayer d'imaginer. Bien sûr que j'ai hérité de la grâce qu'elle avait. Mais je n'aurais jamais son talent. Il y a toujours des larmes le soir, quand Gallen revient une fois par mois, avec la paye. Il me regarde, essayant d'apprendre quelques pas laborieux à Kallistos, Jason ou Icarus. Les jumelles ne connaîtront jamais cette beauté. Et il pleure, car lui avait les mains pleines de sang, pendant que je calmais Larra et Lacey. Il s'en veut, de me laisser gérer les 5 autres, et de devoir m'occuper de papa, quand il rentre et hurle que c'est nous qui avons tué sa déesse. A chaque fois, ça fait mal, mais il faut résister, il faut encaisser.

    Après le lycée, j'ai suivis Lucius, le garçon a qui je me suis attachée sans raison. Lors des grandes vacances, lorsque que tout le monde était à la maison, avec l'impossibilité de partir quelque part, j'arrivais à m'échapper quand les petits dormaient sous la surveillance de Gallen. Je me promenais, et dessinais tout ce que je pouvais, toutes les scènes qui pourraient faire de ma vie quelque chose de plus beau. C'est cet été, que j'ai décidé de me faire tatouer. Sous le coup de l'alcool, sous le coup de joints. Oui, je me faisais tout de même quelques amis, en été. Des gens qui sont là pour un mois, ou quelques semaines, des jeunes, de mon âge. Même si Lucius ne quittait pas mes pensées, j'ai toujours aimé avoir des rapports serrés avec des garçons venant de l'Arizona, de la ville de New-York, ou Phoenix. C'est grâce à eux, que j'ai appris à grandir et à m'amuser, pendant quelques mois. Même si je n'ai plus de nouvelle, je sais qu'on a vécu notre adolescence, le soir, sur les plages, en boîte, pendant du shopping, ou un bain de minuit. Ces souvenirs resteront gravés pour toujours. Le soir de mon percing, là où j'ai couché avec le cow-boy le plus sexy du monde, où j'ai embrassé une fille de Los Angeles.

    Mais bien vite, la réalité vous reprend, et vous vous rendez compte qu'il faut acheter toutes les fournitures nécessaires pour vos frères et sœur, que votre père est devenu gay, et que l'aîné va se marier à une traînée rencontré lors d'une de ses interventions dans une université. Que vous allez entré en FAC d'art parce que vous êtes assez talentueuse, et vous vous retrouvez seule, parce que personne ne veut d'une fille qui a été traité comme une moins que rien au lycée. Parce que la réputation des rumeurs suis, j'ai été promu la traînée de l'année, à avoir été vue avec un tas de mecs durant les week-end, que je suis une Marie-couche-toi-là. Oh, on s'y habitue vite, à tomber dans les couloirs, un croche-pieds par ci, par là. A une brique de lait s'écraser sur votre bloc à dessin, et les blagues malsaines du casier remplis de peinture rouge. Mais qu'est ce que ça peut faire, dite le moi. Je dois me battre tout les jours pour tenir en vie et en harmonie une famille nombreuse, et réussir mes études quoi qu'il arrive. Parce que plus tard, je pourrais devenir enfin une artiste reconnue, et je prouverai que je suis enfin quelqu'un. Mais personne n'aime les filles maquillés avec trop de noir, un pic sur la langue, et le corps couvert d'encre.

    Mais bien sûr, ces offres s'échappent comme une fumée. Le pouvoir vous rattrape très vite, et je me rappellerai toujours avoir suivis Lucius à un skate-park, et depuis des heures, je le dessinais sous tous ces angles. J'étais heureuse, parce qu'il savait que j'étais là, que j'existais. Je le regardais, derrière mes artifices, les cheveux détachés, un pantalon de cuir, des Doc'Martins au pieds, un débardeur noir. Il était un espoir, puisque je le savais mutant. Puisque je le savais comme moi, puisqu'il pouvait me comprendre, un jour ou l'autre, il saura que je suis aussi une Mutante. Et il allait le savoir, il allait s'en souvenir, quelques minutes après ces pensées.

    L'heure passe vite, lorsqu'on se perd dans la contemplation du garçon pour qui on ferait tout. Il faut rentrer, faire à manger, coucher les petits. Alors je range mon sac, le sourire au lèvres, et je descend les gradins, sans voir que quelques rangées plus bas, il y a Nelly, Nicolas, et toute la ribambelle qui m'a fait trimé dans un passé si proche. J'essaie de rester digne, mais il me remarque, et commence à chuchoter.

    « Eh ! Heade ! Viens voir ! »

    Oui, c'est la voix de mon ancienne meilleure amie. Je ne lui répond pas, je tourne la tête et continue mon chemin. Je ne dois plus rien entendre, et je dois encaisser. Encaisser, encaisser...

    « Alors, elle te manque ta maman ? »

    Je m'arrête, sur une des marches, le poings droits se crispant, la main gauche tenant fermement la sangle de mon sac. Mes cheveux volent au gré du vent qui souffle. Je contemple ma vie passer devant mes yeux. J'entends les rires, et mon esprit me hurlent « stop ». Il n'y a pas que ça. Il y a l'herbe, les fleurs, les arbres, le ciel, les oiseaux, chaque êtres vivants qui clignotent dans mon crâne. Je crois qu'il va exploser.

    « Et ton père, ça lui plait de se faire prendre par derrière... ? »

    Cette fois ci je me retourne si violement, que j'ai l'impression que je vais tomber. Mais c'est toute la terre qui tremble, et cette fois ci, c'est bien réel, le ciel, le vent, le son, tout se mélange. Un sentiment de colère, se libère de mes lèvres, et je rugis, comme un tigre chassant sa proie et la réduisant à un cadavre.

    «STOP !CA SUFFIT ! »

    Oui, c'est toute la Nature qui est là, qui s'envole, qui chante, qui vit. Je me sens si libre, si harmonieuse, à cet instant. Le vent semble s'attacher à moi et me donner le courage d'aller vers ces personnes et gifler avec violence Nelly, avec un sourire sadique.

    « Oui, ça lui plait, Nelly. Et tu as su ruiner ma vie. Félicitation, tu es une vraie traînée, pauvre idiote »

    Avant qu'elle ne reprenne son souffle de la secousse, elle admire mes yeux et toute la colère qui se déverse sur elle. Je suis presque prête à la tuer. Mais je m'éloigne en trottinant, descendant à toute vitesse les marches, m'enfuyant, mais profitant de tous ce qui m'entoure, de tout ce qui m'appartiens. Je regarde une dernière fois Lucius, qui, bouche-bée, m'admire assumer ce que je suis depuis si longtemps. Je m'arrête quelques secondes, le contemplant et lui adressant un sourire de fierté. Il n'a plus à se cacher, désormais.

    Les semaines suivantes ont été rudes. En rentrant après cet épisode, j'ai su que ma place n'était plus dans ce monde humain. Gallen avait eu vent de ce qui c'était passé, et était d'accord pour que je quitte la ville immédiatement, ou alors les revendications et les plaintes fuseront contre la famille. Ca m'a déchiré le cœur, de les quitter. Ils avaient tellement grandis. C'est dans les larmes et la promesses de les appeler toutes les 15 secondes que je suis partie, avec cette envie de pouvoir contrôler ce que je suis vraiment...



Avatar : Miranda Kerr.
Personnage Marvel ? : Oui [] Non [X]
MultipleCompte? : Oui [] Non [X]
Si oui, Qui ? : /
Pseudo : Heade.
Votre Age : 18 ans.
Comment avez vous connu le Forum ? : Grâce à ma super intelligence et ma chance innée pour dégoter des RPG.

Code : [Vu par Jub]


Dernière édition par Heade-Lys Georgia le Sam 14 Sep - 13:36, édité 4 fois
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Sam 7 Sep - 19:15

Bienvenue sur le forum !

Si tu as des questions n'hésite pas à me MP.
N'oublie pas de lire le règlement et de nous prévenir lorsque ta fiche sera terminée.

Bon courage et à bientôt !

Jub'
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Kurkaru
Élève à l'Institut Gamma
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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Sam 7 Sep - 19:51

Soit la bienvenue ! Que les papillons de nuit du bonheur écarlate guident tes pas sur le chemins de la modération et que l'issue de celle ci te soit favorable et heureuse !

_________________

Spoiler:
 
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Jubilation Lee
X-Men Alpha
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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Sam 14 Sep - 8:29

Du nouveau sur cette fiche ?

Si il n'y a pas de nouvelles d'ici une semaine elle sera refusée.

Merci de ta compréhension.
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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Sam 14 Sep - 12:02

Ma fiche est désormais terminée Smile
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Sam 14 Sep - 13:31

Très bien.

Il te reste le règlement à lire dans son intégralité puis un modérateur devrait passer pour ton premier tour de modération.

À bientôt !
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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Sam 14 Sep - 13:36

Voilà j'ai mis le mot magique Wink
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Mer 18 Sep - 20:21

Bonjour & Bienvenu, je suis la personne qui va s’occuper de ton premier tour de modération. Désolée pour les délais d’attente, j’essaierai de faire vite à l’avenir. Voici comment je fonctionne : je lis ta fiche et je fais des remarques, en gras les importantes, en italique les facultatives et en normal le développement de ma pensée (ou d’éventuelles âneries, on n’est jamais à l’abri Wink). Si tu as des questions, sur mes questions ou sur un autre point du forum, n’hésite pas à me les poser, ma boite mp est ouverte.

Avant de m’attaquer à l’entièreté de ta fiche, je vais déjà passer par la section pouvoir uniquement. En l’état, elle ne passera jamais. Je ne vais pas m’étendre sur le pourquoi du comment, juste citer le règlement :
Citation :
Règles concernant la création d’un personnage inventé :

1. Votre personnage ne pourra pas avoir plus de 2 pouvoirs répartis d’une de ces façons :
• 1 pouvoir offensif et 1 pouvoir défensif
• 1 pouvoir offensif et 1 pouvoir passif
• 1 pouvoir défensif et 1 pouvoir passif
• 1 pouvoir défensif et 1 pouvoir défensif
• 1 pouvoir passif et 1 pouvoir passif
2. Les pouvoirs de votre personnage devront respecter les limites suivantes
• Les pouvoirs surpuissants seront refusés
• Les pouvoirs que vous choisirez ne devront pas se retrouver dans la liste des pouvoirs bloqués.
• Les pouvoirs clonés d’un personnage populaire seront refusés (exemple : griffes d’adamantium, rayon optique aidé d’une visière, etc.)
• Les pouvoirs pourront évoluer en cours de RP (Ex : Pourra s’ajouter à la téléportation, la téléportation d’objets à distance)
3. Les mutés ne sont pas autorisés, les seuls personnages pouvant disposer de pouvoirs en l'absence d'un Gène X sont les Cyborg et les Entités, dont les règles de création supplémentaires sont indiquées par des guides en post-it du bureau des inscriptions.
Lorsque tu auras choisis tes pouvoirs pour qu'ils soient conforment aux règles, définis leurs limites et éditée ta fiche, tiens-moi au courant Wink

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Nephilim

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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Mer 25 Sep - 16:28

Ma fiche est en cours de transformation, je vous prie de m'excuser pour le retard pour poster, mais je demande un délais d'encore une semaine. Avec mes cours, il n'est pas simple d'en avancer le contenu...
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Mer 25 Sep - 17:52

J'en prends note, merci d'être passée prévenir et bon courage pour tes cours. Si tu veux, on peut placer ta fiche en attente pour qu'elle n'ait plus de délais.

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Nephilim

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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Mer 2 Oct - 12:23

Si c'est possible, j'aimerais prendre cette option, de la mettre en attente. J'avance, mais les temps sont rudes ! Very Happy
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Mer 2 Oct - 20:30

Courage !

Fiche déplacée en attente à la demande de la joueuse.
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Sam 2 Nov - 22:25

Du nouveau ?
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   Ven 6 Déc - 0:03

Pas de nouvelles, fiche refusée.
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MessageSujet: Re: Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]   

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Heade-Lys Georgia ~ SadBird. [Terminée]
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