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 力 [Jubilation Lee]

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Jubilation Lee
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MessageSujet: 力 [Jubilation Lee]   Sam 10 Aoû - 2:52

Jianshu




L'être de métal fond sur moi à une vitesse folle. Agile, rapide bien qu'humanoïde il sort de ses poignets trois griffes d'acier qui ne sont pas sans me rappeler quelques souvenirs. Mais je n'ai aucune nostalgie à avoir, aucune pitié, il n'en est qu'une pâle copie cybernétique et bien que ses quatre autres collègues sont au tapis je sais que le combat n'est pas terminée. Les plaie sur mon ventre, dans mon dos et sur ma joue ne sont pas assez profondes pour que je fasse stopper le combat mais plus inquiétante que toutes les autres égratignures obtenues pendant cet entraînement. Et après tout je n'ai pas à le faire. C'est une simulation réelle, pas un jeu vidéo. On ne joue pas à la grande pour après tout arrêter dès que c'est trop dur. La salle des dangers est faite pour que l'on se surpasse. Je tiens mon arme de la main droite, fermement, l'index sur la lame et le poignet au dessus de ma tête pour que la pointe de l'épée sois dirigée vers mon ennemi. Mes jambes en fente, mon bras gauche tendu devant le poing fermé excepté l'index et le majeure, tendu. Je suis concentrée à mon maximum. Je pare une première attaque bondissant en arrière dans un salto pour éviter son coup de pied retourné. Il me fixe, se stoppe quelques fractions de seconde, avant de bondir, bras en avant en ma direction dans une attaque des plus bestiale. Mes appuis ne sont pas stables et je crois que je n'aurais pas le temps de l'esquiver.

« 'tain... »

***

La salle des dangers étaient loin d'être libre ces derniers temps. Caitlyn y allait très souvent, une fois même avec Storm ou un autre type au brushing plutôt douteux même si je ne ferais aucune allusion. En ce qui me concernait je me trouvais toujours comme une conne devant cette grande porte verrouillée pour simulation en cours. Bien sur c'était un peu de ma faute puisque je ne m'organisais pas y allant quand j'y pensais  alors que j'aurais bien pu réserver un créneaux comme on réserve un billet de train. Quoiqu'il en soit il fallait que j'y aille parce que je ne pouvais pas utiliser mon pouvoir n'importe où. Déjà qu'en salle des dangers je ne pouvais jamais l'utiliser à pleine puissance sous peine de détruire l'Institut tout entier et même Salem trois bornes plus loin si ça se trouve, n'imaginez même pas ce qu'on me dirait si je m’exerçais dans le parc, par ces belles journées d'été, entourée par des mioches qui pèchent à la ligne. Et puis le gymnase c'était pas la peine, l'alarme incendie se déclenchaient dès que je faisaient un peu trop de fumée. Bref tout ça pour dire qu'un beau jour de juillet j'étais enfin parvenue à trouver mon bonheur. La porte n'étaient pas verrouillée pour simulation. J'avais revêtue ma combinaison en molécule instable et j'étais prête, alors que le cockpit de la salle des dangers toujours ouverts aux X-mens, étaient vide, pour le moment.

« - C'est moi.
- Bonjour Miss Lee
- Je t'ai déjà dis de m'appeler Jub, Danger. Je... hum, tu peux m'aider j'aimerais que tu analyses la lame, le type qui me la donnée à parlé d'Omnium. »

Je tendis alors devant moi le Jian que l'on m'avait confié il y a quelques mois et que je n'étais jamais parvenue à manier correctement  part pour couper mes ongles. C'est vrai que c'est diablement tranchant mais les souvenirs de mon père maniant ces armes traditionnelles me poussaient à croire que je pouvais faire bien mieux que ça avec. Je ne sais pas comment je pourrais parvenir à m'en servir efficacement mais les temps actuels et les menaces pesant sur l'Institut me poussaient à tenter ma chance. Je la sortie de son fourreau, debout dans la salle des dangers d'un bleu métallique inquiétant.

« - Je voulais attendre qu'un X-men qui manie des sabres ou des épées puisse m'aider mais ils sont tous en vacance je crois bien. Alors je m'en remets à toi, tu devrais pouvoir me dire si ça vaut le coup que je m’entraîne à manier ça ou pas, après tout t'es bien plus intelligente que moi...
- L'analyse est en cours, Jub, patientez.
- Si je te dis que tu peux m'appeler Jub c'est pour me tutoyer aussi hein... Tu sais je t'aime bien Danger mais j'ai pas eu beaucoup d'occaz' de parler avec toi. Tu te sens pas trop seule là dedans ? T'as l'air d'avoir pas mal de visite en ce moment cela dit.
- Analyse terminée. Épée traditionnelle chinoise, lame en Omnium, quatrième métal répertorié le plus résistant du monde, troisième métal répertorié le plus tranchant lorsqu'il est bien forgé. État quasi parfait de l'arme.
- Il disait donc pas de connerie. Bon, il faut que je m’entraîne du coup trouve moi tout ce que t'as dessus et commence une simulation adaptée pour maximiser l'apprentissage. Démarre pas trop simple, on gagnera du temps.
- J'ai peur de ne pas te suivre.
- Dix vagues de cyborgs en milieu clos, résistance et capacités physiques croissantes. On démarre avec cinq merdes et on fini avec cinq Logan-cyborgs.
- Critère d'annulation de la simulation ?
- Tu la mets en pause quand je suis au sol que j'ai des moments pour réfléchir et tu la termines dès que j’utilise mes pouvoirs. »
- Bien. Initialisation. »

***

« - 'tain... 
- Fin de la simulation. »

La carcasse du Logan-cyborg bondissant sur moi est désintégrée et tombe en morceau sur le sol. Les portes se déverrouillent et l'environnement comme les cadavres disparaissent. Mais je ne peux m'empêcher de sourire, le souffle court. Ce n'est pas avec cette piètre maîtrise de mon arme que je serais parvenu à bout de quatre véritables Carcajou d'adamantium...

« - T'as eu pitié de moi pour baisser le réalisme à ce point ?
- J'ai maximiser la simulation pour parfaire ta progression, comme demandé.
- Je vois... »
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: 力 [Jubilation Lee]   Sam 21 Déc - 22:56

Empathie



Il y a des personnes avec qui votre empathie s’accroît d'année en année, de jour en jour. Plus vous passez du temps avec elles, plus vous essayez de les comprendre, d'anticiper leurs réactions ou simplement de partager leurs fardeaux. Je crois que l'on a de base plus ou moins de sensibilité à ces choses mais que ce n'est jamais figé, jamais fixe. Il ne nous incombe qu'à nous même de faire les pas vers les autres quels qu'ils soient pour faire un effort, vain parfois – souvent même – mais qui ne compte pas plus dans ses résultats que dans sa présence même. J'ai toujours eu ces doux mots à la bouche : « écouter son cœur », « suivre son cœur », « suivre son instinct » sans pour autant pouvoir clairement dire ou apprendre aux autres comment faire. Je crois qu'aujourd'hui j'ai trouvé une partie de cette réponse. Faire l'effort de comprendre. Si cet effort est ressenti par l'autre, vous pouvez alors simplement le toucher émotionnellement par l'intérêt que vous lui portez. Nous sommes tous fragile face au regard des autres, nous sommes tous préoccupés par ce qu'ils peuvent penser, par ce qu'ils voient. Beaucoup tentent alors de s'enfermer, de créer une barrière, un cocon, des masques ou pleins de stratagèmes leurs permettant simplement de se voiler la face, de masquer et renier ces sentiments plutôt que de les accepter. Je parle d'expérience. Ces couleurs criardes, cette attitude de tête brûlée, ces conneries que j'ai longtemps faites et que j'aime faire encore aujourd'hui. Tout cela faisait en quelques sortes partie de cette barrière. Je suis petite, je complexe un peu ; je suis asiatique, je complexe un peu ; je suis mutante, je complexe un peu ; j'ai du mal à calculer des trucs simple, je complexe un peu ; j'ai pas de diplômes, je complexe un peu. Et au final alors que les regards se tournent vers moi je ne sais comment réagir. Me cacher, leurs crever les yeux, les maudire ? J'ai choisi, lorsque j'étais jeune – et inconsciemment bien sur, incapable d'avoir le recul nécessaire sur mon propre comportement – de leurs faire honte. J'agissais avec extravagance, agressivité pour qu'ils détournent finalement le regard de cette fille pas banale et trop agitée. Une fois les regards écartés, je pouvais retourner dans ma propre ombre, ressasser mes propres problèmes, pleurer seule et me consoler sans jamais y parvenir. Cette intimité est paradoxalement déprimante et rassurante. On y est bien et mal à la fois. On sait qu'on ne gène personne, on sait qu'on y est seule, confronté à nous même : mais malgré ce confort dénué de toute nuisance, c'est le lieux où l'on est le plus enclin à se faire du mal, à souffrir en silence.  On perd petit à petit goût à la vie, petit à petit espoir.

Il y avait un placard à balai du concierge au centre commercial où j'errais. Après avoir gagné assez d'argent pour acheter à manger et à boire aux distributeurs, j'y allais et je pleurais en silence. Mais il ne faut pas se méprendre, le bonheur ne peut exister sans malheur et c'est ce contraste que rend les moments de joie fort et intense. J'étais heureuse quelques fois et quand je l'étais c'était à un rare niveau de puissance que cela pouvait même irradier mon entourage que je n'avais malheureusement plus. On m'a souvent catalogué plus tard comme une fille joyeuse, croquant la vie et c'est vrai ! Mais comme de l'ombre naît de la lumière et inversement, il y a toujours ce coin d'ombre, cette arrière scène où on retourner pour se morfondre lorsque le bonheur n'est plus aussi intense, lorsque les doutes prennent le dessus. Quelques larmes et on redécouvre rapidement ce que c'est de souffrir émotionnellement ce qui nous aide finalement à savourer les joies à venir. Et à force de retourner dans ce trou de larmes, on finit par y prendre goûts jusqu'à ne plus jamais en ressortir. Dépression, doute, peurs, joies, tout cela est lié sans aucun doute même si je en peux vous dire comment. Ce qui est sur c'est qu'il n'est jamais bon de rester trop longtemps ou trop souvent dans cette chambre noire, cette chambre sombre. Il n'est jamais bon de rouvrir des plaies, de retourner les lames du passer dans la chaire sanglante... Mais en avons nous le choix ? Absolument pas, nous ne pouvons rien y faire, seul. Nous ne pouvons que subir et souffrir jusqu'au jour où la porte du placard ne s'ouvre plus pour laisser place à un vigile qui vous chasse à coups de pompes dans le derrière mais pour laisser place au vieux concierge qui vous tend son mouchoir un peu sale pour vous sécher les larmes que vous avez presque oubliées, perdues dans vos pensées. Les portes de ce monde ne s'ouvrent jamais de l'intérieur et c'est bien dommage, mais rassurez-vous : tout le monde à l'extérieur en possède les clefs. Auront-ils le temps de la passer dans la serrure ? Feront-ils l'effort ? C'est véritablement ce que j'aimerai du fond de mon cœur. Non, ils ne parviendront pas à vous sortir et à vous consoler car après tout vous ne les connaissez peut-être pas. Mais le simple fait que quelqu'un ai bougé son cul juste un instant vous rappellera ce que signifie le mot : vivre. Je crois en cela, c'est ma religion, ma doctrine, mes convictions.
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: 力 [Jubilation Lee]   Ven 30 Mai - 11:44

Bebop




Cela ne devrait pas se passer comme ça. Si j'en crois les films que j'ai vu, c'est jamais la fille qui court après son amant à travers le globe en espérant le rattraper avant qu'il ne prenne le dernier avion. Si j'en crois les films, ce n'est pas la fille qui loue une voiture un peu vieille pour faire des bornes sur les routes chaudes et poussiéreuses d’Arizona ; des vieux airs de jazz et de country défilant, insipide, dans le poste radio. Si j'en crois les films, je ne devrais pas être l'héroïne de celui-ci. Les histoires de vengeances, les promesses perdues et retrouvées, les combats d'une vie dans des lieux tenus secret pour finir sa retraite et se retirer loin de tout, loin du monde, loin de son monde ; ce n'est pas moi, c'est lui. Si j'en crois les films je ne devrais même pas porter un short, un débardeur  et des lunettes sur le front, mais un vieux chapeau de cowboy et une clope au coin des lèvres. Moi je n'ai qu'un chewing-gum.
Je ne dois pas être la fille d'un film alors. C'est sans doute la conclusion qu'il faut en tirer. Que fous une asiatique dans ce pays d'abord ? C'est ridicule, je suis pas faite pour ce soleil et cette chaleur, je vais me transformer en Ororo Munroe en une fraction de seconde. Et ce n'est pas le pare-soleil sur cette décapotable minable qui va me protéger des rayons agressifs de cette saloperie d'étoile bien trop prêt du sol ici que dans le reste du monde.
De toute façon j'ai plus d'essence, la panne est proche. Je vais devoir continuer à pied, d'après ce que j'ai pu voir, je devrais pas être loin. Tiens, ce serait pas le vieux truc que je vois à l'horizon ?

Un vieux garage, la légende dit donc vraie. Il y a quelques bruits métalliques à l'intérieur et je me rapproche, ma gourde d'une main et mon parapluie de l'autre. On dirait une vampire qui ne supporte pas le soleil.  Je m'appuie sur l'encadrement de la porte de garage grande ouverte, observant silencieusement l’Hermite dans son milieu naturel. Je prends alors une grosse voix pas très crédible.

« Vous voilà enfin, Monsieur Kenneth. Vous pensiez pouvoir m'échapper ! Naïf. »

Avant de reprendre une voix naturelle.

« Tiens, j'aurai aussi pu commencer avec un truc du genre : 'Et ma carrosserie alors ? Vous pouvez l'inspecter ?' »

Je relève mes lunettes sur mon front, posant mes affaires à l'ombre de l'entrée et m'avançant vers ce curieux personnage aux mains pleines de cambouis. Mais ce n'est pas si gênant. Je prends son visage dans mes mains pour observer de moi même son âme à travers ses yeux moins fatigués que ce j'avais imaginé. Je crois qu'il ne m'en fallait pas plus pour comprendre. Son âme était là, blessée, fatiguée, meurtrie, épuisée mais là, présente. Il l'avait conservée tant bien que mal, ou alors l'avait récupérée après l'avoir vendue… Les détails ne m'importent peu, c'était sans aucun doute ce qu'on appel le combat d'une vie. Il était donc sortit du gouffre ? C'est en tout cas ce en crois je croyais.

« Je vois. Je suis fière de toi. »

Je l'embrasse douloureusement.
Je suis certaine maintenant.
J'étais inquiète.
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: 力 [Jubilation Lee]   Sam 31 Mai - 11:41

Blues



Assise sur le bord du lit, j'observe par la fenêtre les rayons agressifs, perçant par l'horizon la calme et paisible nuit. Je le sais réveillé, observant mon dos nu sur lequel tombe mes cheveux longs. Sa nuit devait être beaucoup moins paisible que la mienne, ses gémissements durant ses songes témoignaient du traumatisme de ces derniers mois. Alors qu'il rêvait ou plutôt cauchemardait, le visage comme crispé de douleur, j'avais pris sa tête contre moi, essayant futilement d'apaiser sa peine trop grande. Était-ce mon rôle désormais ? Celui de l'aider à aller mieux, à se soigner, à remettre un pied devant l'autre dans la vie ?

« Tu vas quand même faire des tours sur le cote Est pour rendre visite à la famille ? Jade serait super heureuse de te revoir même si elle te le dira jamais. »

J'entends sa réponse, posant mon visage entre mes mains, mes coudes placés sur mes genoux. Je me perds encore dans mes pensées, à réfléchir trop je finis toujours par ne plus savoir par où j'ai commencé.

« Je vois. »

Je sens ses doigts effleurer ma colonne et me lancer un frisson le long de cette dernière.

« Tu sais je… »

Je quoi ?
Me retournant pour croiser son regard, je retrouve alors ce que je voulais lui dire, ce que j'étais venu lui dire, lui annoncer. Ce n'était pas grand-chose, ce n'était sans doute pas si étonnant ou important que cela. Je n'étais pas enceinte, je n'allais pas le larguer ou je n'allais pas devenir LA mascotte d'un monde futur passé que l'on rencontre uniquement dans des films faisant bien trop l’unanimité pour être réellement passionnant. Mais pour moi c'était le déclic qui me permettrait de continuer, simplement.

« Je ne m'arrêterai pas sur ma route Kyle. Tu as fais tes choix et je les respecte tu sais, mais je ne pourrai pas te suivre dans ce rythme tu comprends… Je vais continuer à me battre. A… A faire mon taff. A essayer de changer les choses. Tu sais, on m'a balancé chef des X-mens maintenant. »

Balancé n'était peut-être pas le meilleur mot à choisir pour parler de cela. Mais dans l'excitation et l’appréhension je n'ai pas vraiment eu le temps d'en chercher un autre.

« On a jamais vraiment passé du temps ensemble très longtemps, on était souvent séparé et ça m'allait. On avait chacun nos choses à faire. Maintenant que tu t'es arrêté dans ta course j'ai comme l'impression qu'il faut qu'je m'arrête aussi un coup pour qu'on puisse profiter mais… C'est pas possible pour moi. »

Je m'assieds dans le lit, le dos contre le mur plongeant mes jambes sous le drap.

« Je veux pas que tu penses que je t'abandonnes, que je te laisse dans ton désert, que j'ai même pas le cran de t'aider alors que tu reviens de toute cette merde. C'est juste que… »

Peut-être avais-je pitié de lui ? Ce serait sans aucun doute insultant pour l'homme qu'il est. Il a jamais demandé ma pitié et ne la demandera jamais. Mais lorsque les images de ses rêves me parviennent à travers ses spasmes nocturnes je ne peux qu'avoir un pincement au cœur et une douleur. Je tiens à lui autant qu'à moi - peut-être plus ? - Oui, sans aucun doute plus. Je n'aurai pas accouru à San Francisco si ce n'avait pas été le cas, je ne l'aurai pas cherché à travers tout le pays si je tenais à moi d'avantage. Mais maintenant qu'il était posé et en sécurité, n'était-ce pas l'occasion pour moi d'avancer ? Était-ce égoïste ? Était-ce synonyme du fait qu'il m'ait simplement ralentit et gêné jusque là ?
Les gens penseront ce qu'ils veulent je suis honnête avec moi même et aucune de ces pensées m'ont traversées.

« Si je m'arrête maintenant je pense pas que j'aurai la force de repartir et je me le pardonnerai jamais. J'ai enfin l'impression que je peux servir à quelque chose, que ce que je fais à de l'impact. Faut que j'aille voir au bout, pour être sure, tu vois. Je sais que tu connais déjà ce qu'il y a au bout de ce chemin mais même si t'es un beau parleur c'est mieux quand on le vit. Pour le meilleure et le pire. »

Un sourire.
Celui d'une amoureuse résolue ?
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Kyle Kenneth
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MessageSujet: Re: 力 [Jubilation Lee]   Mar 10 Juin - 20:11


C'est au bout de nulle part.
C'est au bout de l'horizon là où rien d'important ne dérange le sommeil à part des vieux rêves de vieux soldats.
On dirait le sud.

Là où il y a le vent qui s’essouffle encore à raconter des histoire dont tout le monde se fout. Là où les regards en disent plus long que toutes les paroles du monde.  Le temps, je crois,  dure longtemps comme dirait l'autre, et la vie sûrement plus d'un million d'année.
Et toujours en été.

Je n'ai toujours vécu qu'en hivers, j'apprends les saisons puisqu'à présent j'en ai le temps, j'apprends les choses simples et essentiels. J'apprends à réparer les choses à défaut de le détruire. Des bières au frais pour ceux qui s'attardent où qui causent du passé et de ce qu'il nous tient encore. Des suaires propres pour habiller les fantômes qui viendront faire bouger les poussières en mémoire des mots qui nous ont fait trembler ce monde.
Il y a du ciel à voir ici, il y a du ciel d'un bleu d'azur à partager et du silence à boire plus que de raison.
Il y a du renoncement ici, un océan a du se retirer quelque part plus loin dans les terres et c'est tant mieux, il a emporté avec lui toutes ces choses que je ne ferais pas, tous ces mots que je ne prononcerais pas, toutes ces lettres que je n’écrirais jamais.
Il ne reste que moi et la paix et ce silence qui lui enfin....se laisse écouter.
Que moi et un vieux rock qui crache dans un transistor d'un autre temps.

Dans l'atelier près d'un comptoir crasseux il y a quelques cadres qui racontent des histoires, mes histoires...un selfi volé où je grimace au volant d'une voiture avec une asiatique brune et hilare avec un air  effrontée m’enlaçant par les épaules et  qui soulève ses lunettes roses pour plisser les yeux sous le soleil californien. Une photo de famille près du Golden Bridge où une rousse enlace une belle brune et où une petite asiatique me tourne le dos d'un air boudeur...mes fenêtres sur une autre vie, pas loin...à quelques pas de cœur et qui sera toujours là, distant d'un désert si facile à franchir quand on considère ceux que j'ai déjà traversé.

Ils savent.

Ils savent que je vais bien, que je vais mieux et que Grudge n'a plus rien à dire.
Ils savent que c'est justement ces trois mots qui se dégustent en silence.
Oui, je vous aime.

Elle arrive, je le sais déjà.
Elle entre dans mon univers avec sa désinvolture habituelle.
Elle est chez elle. Elle le sait déjà. Partout où je serais, elle sera chez elle. Je n'ai plus à être fort, j'ai juste à être moi et pour la première fois alors qu'elle plonge son regard dans le mien et qu'elle y cherche ce qu'il reste de bon en moi, je m'abandonne à cette idée que je lui concèderais peut-être cette idée un peu malgré tout. J'en souris presque, elle est à moi : c'est notre histoire, ça le sera toujours.

Elle me dira qu'elle veut continuer sa route, je lui répondrais que c'est ainsi. Elle voudra aller voir ce qu'il y a derrière la colline et je comprendrais tout cela mieux que personne.
Je lui dirais les mots qu'elle attends de moi, les mots qui importent et les promesses qui nous tiennent l'un à l'autre. Des mots fragiles de ces gens simples qui mènent des vies extraordinaires.  Je lui dirais qu'elle a la vie devant elle, qu'elle sait que j'en fais partie que si j'ai arrêté de courir ça ne signifie pas pour autant que j'ai cessé de vivre, au contraire...Elle a rallumé ça en moi, elle l'a extirpé et c'est sa victoire.
Je disparaîtrais pas...je resterais dans le coin. Toujours.
New York n'est pas si loin lorsqu'on sait bricoler une caisse.
Et j'ai dans l'idée que de la voir préfigure le reste de la famille, elles ne tarderont pas à venir voir le changement, elles ne tardent jamais.
Je lui offrirais ma chevalière en argent qu'elle portera peut être comme un pendentif, je la vannerais en lui disant que ca ne constituera pas une bague de fiançailles pour autant.

Quand elle sera fatiguée de courir, elle me le dira.
Et je lui ferais un enfant.

Jusqu'ici je serai Kyle Kenneth, mécano solitaire du bout du monde, compagnon étrange dans une relation qui ne l'est pas moins, frère aimant de deux furies et père de substitution d'une gamine effrontée qui fera ma fierté puisqu'elle fait déjà celle de ses mères d'après ce qu'on m'en raconte.

Mais je ne suis pas dupe.

Un jour où l'autre, il faudra bien qu'il y ai cette guerre. On le sait bien. On n'aime pas ça mais on ne sait pas quoi faire, on dit « c'est le destin ».

Tant pis pour mon Sud.
C’était pourtant bien.
On aurait pu vivre plus d'un million d'année.





Et toujours en été.

_________________


Ma loyauté va à Magneto parce qu’il a compris plus vite que les X men que ce monde nous est hostile et que les armes menant à notre destruction sont déjà rougies sous le marteau des forges, il s’érige en dernier rempart d’une espèce. Il défend les siens par la seule option qu’on puisse choisir face à l’oppression : la violence et la légitimité de son usage. Mais si un jour il en vient, une fois la tempête passée à s’imposer comme une sorte de Dieu régnant sur les vainqueurs et les vaincus au nom d’une dictature « nécessaire », alors il m’aura comme ennemi, implacable et infatigable. Mon idéal va à une cause, surement pas un homme. Mon idéal, c'est la liberté. Ma cause, c'est notre survie.
K.K
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MessageSujet: Re: 力 [Jubilation Lee]   Sam 1 Nov - 17:57

Lâche





« Cowards die many time before their death. »

Septembre 2014, Porto Partie Une

Tout craque et grince, jusqu'à la radio diffusant des programmes dans une langue grossière – du moins c'est ce que la personne ayant tourné le bouton pense – et inconnue. Il fait déjà jour dehors, depuis plusieurs heures. Le bruit de la rue en contrebas de la fenêtre remonte à travers les stores jusqu'aux oreilles de la jeune femme, assise sur le sol, au milieu de la pièce en désordre. Elle parle, son smartphone à l'oreille. « Non », « Oui », « Mais... », « Attendez... » ; voilà ce qu'elle dit nerveuse et fatiguée. Elle se répète beaucoup et cela l'agace un peu, visiblement.
L'appel se termine sans qu'une réelle expression de satisfaction soit présente sur son visage. Elle jette négligemment sont téléphone sur le lit. Ce dernier rebondit une fois avant de se heurter au mur et finir sa course entre la couette défaite et le papier peint déchiré par endroit.
Elle se recroqueville, ses jambes contre son torse et son menton sur ses genoux. Elle soupire, de fatigue et de lassitude, après ce qui semble être une impasse pour elle. Une impasse dans le long et tortueux chemin qu'elle a emprunté ces derniers mois.
C'est alors que des bruits de pas lourds se font entendre dans l'escalier, la faisant réagir rapidement et relever la tête, attentive. Cet immeuble a toujours été bruyant et des jeunes traînent jusque tard le soir et se réfugie dans l'escalier lorsque le vent ou la pluie sont trop violents. Malgré tout elle n'est pas tranquille et se lève en silence alors que les bruits se rapprochent. Un silence, des murmures et la voilà qui jette rapidement un œil à la fenêtre, à travers le store.
Le verrou saute. La fenêtre explose, percutée violemment par de grosses chaussures noires. Elle a tout juste le temps d'éviter de se les prendre dans la figure en même temps que le gros des débris. On la braque dans son dos la sommant de s'arrêter.
Mais alors que les armes se décomposent, elle se saisit d'un sac duquel dépasse quelque chose. Elle immobilise la personne qui avait jailli de la fenêtre et saute par cette dernière se raccrochant telle une gymnaste au rebord, d'une main. Ses doigts se saisissent de la gouttière et la voilà qui grimpe en direction des toits. Son visage est coupé par endroit mais ce n'est pas très grave et cela ne l'arrête pas.  
Elle court, agilement, faisant craquer les tuiles sous ses pas. Bientôt elle sera hors de portée de ses poursuivants.
Tout craque et grince, de ses os à son âme. Elle ne sait pas où elle court, elle ne sait pas jusqu'où elle court n'y comment elle sortira de ce merdier. Aujourd'hui encore, elle a perdu un téléphone. Demain peut-être elle en achètera un nouveau.

La voilà qui redescend dans une ruelle, sortant de son sac un survêtement et une veste, une casquette et des lunettes de soleil. Se changeant rapidement, elle abandonne ses anciens vêtements et son sac dans une poubelle, ne gardant qu'une étrange chose enveloppée dans des sacs plastiques et ses papiers qu'elle avait dans sa poche de jean. Cette ville n'est pas si mal pour se cacher mais en sortir par l'aéroport s'avère compromis. Peut-être qu'en bougeant quelques contacts en Europe elle saura où trouver un réseau mutant et les téléporteurs qui vont avec... Mais ses précédents appels ne semblaient pas très fructueux...
Visiblement, quelque chose ses passé cette nuit qui a chamboulé pal mal de plans, même ici, en Europe. La jeune femme n'a pas pu en savoir plus, poursuivie depuis la veille par une unité de police d'intervention portugaise pour des raisons encore bien floues.
C'est en entrant dans un cyber-café que tout lui fut révélé.

Je ne me suis jamais sentie aussi méprisable qu'à ce moment. Lorsque la page internet d’accueil du moteur de recherche détaillait dans de nombreux articles et photos chocs les événements de New-York, ville encore une fois touchée par un attentat. J'avais fuis, courut face à mes responsabilités que je n'arrivais pas à assumer. J'avais fuis dans l'action, me persuadant que c'était utile, que j'étais utile. Le fait est que rien de tout cela ne demandait ma présence. Je devais être autre part en ce moment, je l'ai réalisé et me suis sentis misérable.
Je suis Jubilation Lee. Nom de code, Jubilee. Chef de l'équipe d'intervention des X-mens, équipe de sur-Hommes défendant les idéaux de paix et d'égalité du professeur Charles Xavier.
Je suis lâche. Je suis faible et j'ai trahis la confiance que l'on m'a faite en m'acceptant à la tête de cette équipe, ni plus, ni moins.
Mais je ne m'apitoierai pas sur mon sort et ne laisserai personne avoir de la pitié pour moi.
Il est déjà midi. Hier, un attentat à tué une amie, sans que je le sache. Demain, la culpabilité de mon inaction mon rongera l'esprit.
On dit que les lâches meurt bien plus d'une fois avant leur Mort.

Je suis morte aujourd'hui.


Après un redémarrage de l'ordinateur du cybercafé et un détour par le mode sans échec. La jeune femme parviens à se connecter sur la session administrateur. Elle en profita pour installer quelques clients web et réseaux spécifiques tel que Tor pour accéder au vaste deep-web et trouver rapidement les réseaux mutants clandestins, réseaux de mercenaires et service de téléportation au Portugal et en Europe de l'Ouest.
Elle ne trouve pas grand chose qui lui convienne et paraisse crédible mais elle a une adresse.
Il était temps pour elle de rentrer...
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