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 Dimitry Lyov ~ L'Ombre dans vos pas

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James Tucker
Agent du BAM Alpha
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Messages : 470
Date d'inscription : 29/03/2012
Age : 28

MessageSujet: Dimitry Lyov ~ L'Ombre dans vos pas   Mar 10 Avr - 1:33

CARTE

D'IDENTITÉ




© Luke



    En premier les informations concernant la véritable identité du personnage, en second les informations fictives implantées par les scientifiques du BAM dans sa mémoire et en troisième les informations relatives à son statut de clone.
    NOM : Lyov - Tucker

    PRENOMS : Dimitry Aleksandr - James Thomas

    ALIAS ET SURNOMS : Las Noches, Lémure, Sans Visage, El Gringo Couilles d'Acier, Dim - Agent Tucker, nom de code Θ [Thêta]

    AGE : 22 ans - 24 ans - 5 mois et 11 jours en réalité

    DATE DE NAISSANCE : 11 février 1990 - 12 juin 1987 - 30 octobre 2011

    METIER : Ex criminel, assassin, mercenaire, voleur, espion. Ex maraudeur - Ex agent spécial de renseignement au FBI, Agent de renseignement au BAM section Investigation

    NATIONALITE : Double nationalité Russe, Américaine - Américaine seulement

    GENRE : Clone mutant mâle

    CLAN : Organisation gouvernementale : Bureau des Affaires Mutantes

Pouvoirs :

  • Description :

    Obténébration.

    L'Obténébration, ou l'art de savoir plier les ombres à sa volonté. Dimitry est capable d'en prendre le contrôle et de les manipuler comme si elles étaient une sorte de matière solide et malléable, pour leur donner une forme qu'il lui est alors possible de contrôler, suivant ses envies et son imagination. Elles reviendront ensuite automatiquement à leurs propriétaires légitimes une fois que Dimitry aura fini de jouer avec elles. Les ombres qu'il manipule restent en deux dimensions la plupart du temps, et il qualifie de telles ombres de mortes, se déplaçant de recoin en recoin le plus discrètement possible, en essayant d'éviter la lumière si possible et en imitant au mieux une ombre naturelle, se projetant instinctivement au sol ou sur les murs avec la forme des objets ou des gens. Cela ne lui demande qu'une attention moyenne et relativement peu d'énergie, mais beaucoup de dextérité et de délicatesse afin de pouvoir obtenir ce qu'il veut dans les meilleurs détails et avec un réalisme convaincant. A savoir que, pour animer une ombre morte, il lui faut initialement une ligne de vue sur celle-ci pour pouvoir le faire. Cependant, une fois ceci fait, il ne lui est ensuite plus nécessaire de la conserver sous les yeux en permanence tant qu'elle ne s'éloigne pas trop loin de lui, pouvant la sentir via le contrôle qu'il exerce dessus. La distance jusqu'à laquelle il peut voler une ombre et la garder sous son contrôle est d'une trentaine de mètres grand maximum.

    Moyennant une concentration plus élevée, il peut faire prendre du volume à une ombre sur le sol et ainsi manipuler réellement cette "matière noire" qu'il appelle la Ténèbre, qui est en fait de l'ombre solide, qui ressemble un peu à de l'eau noire, ou de l'encre, par sa substance et sa texture. Par défaut, c'est aussi liquide que de l'eau, même s'il peut choisir de la rendre plus consistante pour en faire un objet solide. Elle peut normalement être affectée par télékinésie. Par opposition aux ombres mortes, les ombres solides, en trois dimensions, sont appelées ombres vivantes. Il peut tirer d'une ombre morte un volume de ténèbres égal au volume de l'objet à laquelle appartient l'ombre. Il est à noter que ces ombres solides sont des aberrations physiques et qu'elle n'ont, par conséquent, aucune réalité matérielle. Elles ne sont donc pas soumises aux contraintes physiques habituelles. En étendant ce pouvoir au maximum, il peut facilement remplir une petite zone d'une dizaine de mètres de rayons. Dôme dans lequel toute source de lumière artificielle sera absorbée, réduite - hormis les plus puissantes, comme un feu intense, un pouvoir basé sur l'énergie ou la lumière, une lampe de puissance, etc... ce qui aura pour effet d'annuler plus ou moins l'effet du pouvoir de Dim. - créant ainsi un noir absolu. En étalant simplement tout le volume d'ombre sur le sol en une fine couche, il peut étendre la Ténèbre sur une surface de cinq cent mètres carrés, pour un centimètre d'épaisseur, ce qui représente peu ou prou un disque d'un rayon de treize mètres. Cette facette de son pouvoir nécessite ici aussi plus de dextérité que de puissance, même si un dôme maintenu continuellement le videra petit à petit de ses forces. Habituellement, la texture des ombres vivantes est comparable à celle de l'eau : on peut y passer sa main à l'intérieur sans ressentir autre chose qu'un frisson surnaturel, mais Dimitry peut choisir de rendre cette matière noire aussi dure que du métal, avec une force maximale de cent kilogrammes. Ce pouvoir dépend surtout de la volonté, et plus elle est forte, plus ce pouvoir est puissant. Le jeune homme peut manipuler au maximum un volume d'ombre solide de cinq mètres cubes, soit une petite voiture environ, ce qui entraînera, en plus d'une consommation excessive d'énergie, une demande de concentration intense pour réussir à manipuler autant de matière de façon cohérente. Les formes qu'il peut leur donner dépendent uniquement de son imagination et de la complexité de ce qu'il veut obtenir. Basiquement, l'ombre solide pourrait s'apparenter à de l'encre ou du pétrole plus ou moins liquide qui se déplace et est totalement opaque et impénétrable au regard sauf avec une vision nocturne artificielle ou mutante. Évidemment, il ne crée pas l'ombre. Il transforme ou contrôle, mais ne crée pas. La durée maximale de manipulation des ombres mortes est de deux heures trente en continu. La taille maximale qu'il puisse contrôler en même temps est un disque de quinze mètres carrés.


    Ombrage.

    Cette facette de son pouvoir est celle que Dimitry maîtrise sûrement le mieux. En se concentrant, Dimitry se met à absorber le rayonnement électromagnétique émis par la lumière autour de lui, jusqu'à ne plus renvoyer du tout la lumière qu'il reçoit, devenant ainsi complètement noir et transformant alors son propre corps en ombre morte ou vivante. Seule la transformation se fait sur commande et lui demande des efforts physiques, se maintenir sous cette forme se fait tout seul - s'il tombe inconscient cependant, il reviendra automatiquement à son état physique normal. Il est aussi possible qu'il se rematérialise involontairement suite à une trop grande douleur ou désorientation. Sous forme noire son corps est alors composé entièrement d'ombre, pouvant revêtir une apparence solide et tangible en trois dimensions, ou bien une apparence en deux dimensions, intangible comme une véritable ombre sur une surface, et il peut se fondre dans celles qu'il trouve et se déplacer de l'une à l'autre sans grande difficulté. Ce pouvoir s'étend automatiquement aux vêtements qu'il porte et à ce qu'il porte avec lui s'il le souhaite dans la limite maximale du volume d'ombre qu'il peut contrôler. Pour dématérialiser quelque chose, il doit toucher cette chose, que ce soit avec son corps physique ou bien son corps d'ombre. Il peut également dématérialiser des personnes, mais dû au caractère instable du contrôle d'une autre conscience, il est limité à deux au maximum en plus de lui, qui deviendront ombres à leur tour et que Dimitry contrôlera. Toutefois, si elles lui opposent une forte volonté, elle peuvent résister et, si elles l'emportent, empêcher Dimitry de les dématérialiser et/ou forcer leurs rematérialisations. De même, Dimitry peut étendre ce pouvoir pour dématérialiser des objets inanimés, de la même manière qu'il le fait pour son propre corps. Le retour à l'état normal nécessite néanmoins moins d'énergie que la transformation. De plus, sous cette forme, il est plus résistant à la lumière que les ombres qu'il manipule et pourrait se tenir presque deux heures trente au soleil de midi en plein désert, mais sans plus car cela aurait consumé la presque totalité de ses réserves énergétiques. Au delà, son apparence naturelle reviendrait automatiquement, l'épuisement de son esprit se répercutant sur son corps physique. A noter qu'il peut choisir de ne transformer qu'une seule partie de son corps s'il le souhaite. Sous forme noire, il acquière la même non réalité physique que pour l'Obténébration, ce qui l'immunise aux chocs physiques conventionnels, même si ce n'est pas le cas des attaques énergétiques d'une manière générale, ainsi que des attaques soniques. De même, il devient plus rapide, pour une vitesse d'environ soixante kilomètres par heure, et même une personne plus rapide que lui aurait des difficultés importantes à le rattraper de part sa mobilité sans pareille, lui permettant de passer absolument partout, quelque soit l'épaisseur de la fente dans laquelle il s'introduit . Ce qu'il faut surtout noter dans le pouvoir de Dimitry, ce n'est pas la puissance de destruction qu'il gagne, mais bien l'insaisissabilité qu'il acquiert. Son corps peut se modeler à la manière des ombres solides qu'il manipule pour prendre n'importe quelle silhouette désirée, pouvant même s'agglomérer d'autre ombres pour grossir, dans la limite du volume maximal auquel il est soumis. Il peut être en deux ou trois dimensions, au choix, et peut passer absolument partout si un lieu n'est pas fermé hermétiquement. Ses yeux se sont adaptés à l'aube de sa mutation et il est capable de voir parfaitement dans le noir sans aucune difficulté.

    De plus, quelque précisions supplémentaires. Dimitry ne peut pas dématérialiser des "bouts" d'objets. Par exemple, il pourra dématérialiser la brique d'un mur, mais pas seulement une "demi-brique". Il doit impérativement être capable d'assimiler un objet morceaux entiers par morceaux entiers. Dans le cas de fluides comme l'air, l'eau, du sable, etc... Ceci ne s'applique pas car ce ne sont pas des touts, mais des amas d'éléments unitaires (le grain de sable, la molécule d'eau, etc...). S'il tente quand même de le faire, le processus de dématérialisation s'amorcera mais il ne sera pas capable de récupérer seulement la partie devenue ombre en laissant la partie toujours physique. Il en va de même pour les personnes, il peut dématérialiser un bras, mais celui-ci sera toujours relié au corps et il ne pourra pas prendre juste le bras. Ceci rend impossible le fait de blesser ou tuer quelqu'un par dématérialisation en ombre. Il est à noter également que Dimitry ne peut pas forcer une personne ou un objet à se rematérialiser dans un solide ou dans un endroit où c'est physiquement impossible par manque d'espace. Par exemple : dans un tuyau. Il en va de même pour Dimitry, qui doit être capable de s'incarner physiquement quelque part. Si cette condition n'est pas respectée alors l'objet, la personne, ou Dimitry lui-même s'il s'agit de lui, ne pourra pas se rematérialiser avant de bénéficier de l'espace minimum nécessaire, restant ainsi coincé sous forme d'ombre. Si, pour une raison particulière (altération de la réalité, champ d'annulation des effets du gène X, etc...) la rematérialisation est forcée, alors dans ce cas uniquement elle est possible et entraînera des blessures physiques proportionnelles aux dégâts subit, pouvant conduire jusqu'à la mort. En outre, il faut savoir qu'une personne transformée par Dimitry subira exactement les mêmes limitations et avantages que lui.

    Aussi, l'environnement lumineux influe sur les capacités du jeune homme. Il ne devient pas plus ou moins fort selon la luminosité ambiante, mais c'est juste qu'il lui faut dépenser plus ou moins d'énergie pour utiliser son don. En plein jour, les ombres paraîtront beaucoup plus difficiles à faire se mouvoir et il aura plus de mal à les contrôler, tandis qu'en pleine nuit ce travail sera largement facilité par l'absence du soleil et demandera des efforts moindres pour un même résultat. Ainsi, dans un environnement lumineux extrême (Soleil au zénith en été, réverbération due à la neige, plein désert ou projecteur de puissance, etc...) les chiffres cités précédemment seront divisés par deux, tandis qu'à l'inverse, dans une nuit noire ou un endroit sans presque aucune luminosité, ces chiffres seront multipliés par deux.

    Dans le cas d'une intensité lumineuse trop puissante - rayon de lumière, grenade flash, épée de lumière, incendie trop important, etc... - et suivant la puissance reçue, ceci peut provoquer une désorientation plus ou moins importante avec soit une douleur et des effets semblable à celle d'une brûlure, soit forcer le mutant à se rematérialiser, voire les deux, et, dans le pire des cas le blesser physiquement comme s'il s'agissait de son corps physique et non pas immatériel. Blessure pouvant entraîner une incapacité plus ou moins temporaire, l'inconscience, l'amputation ou la mort.

    De même, à l'instar d'une véritable ombre, Dimitry est capable, lui et tout autre chose ou personne dématérialisée, de passer à travers les matériaux et obstacles transparents en phasant avec une difficulté proportionnelle à l'opacité du matériaux. Typiquement, si la lumière peut passer à travers quelque chose, on peut imaginer qu'il en va de même pour le jeune homme. De même, sous forme noire, le jeune homme perd les sens de l'odorat, du goût et de presque l'intégralité du sens du toucher, ce qui peut poser problème quant à savoir s'il peut reprendre sa forme physique sans dangers. Il conserve néanmoins l'ouïe et la vue, percevant le monde à travers le spectre électromagnétique lumineux, que son esprit traduit automatiquement en images. Enfin, sous forme noire, n'ayant plus, à proprement parler, d'oreilles ni d'yeux, c'est son corps tout entier qui devient le réceptacle sensitif, et il est ainsi capable de voir et d'entendre par tous les points de son corps d'ombre à la fois. Dernière chose à savoir, il peut rester dématérialisé très longtemps, ce processus ne consommant que très peu d'énergie. Il possède toutefois une limite de temps, due au fait qu'il accumule de la fatigue psychique à force de ne pas récupérer par le sommeil, même si son corps n'a pas réellement besoin de dormir à ce moment là. C'est plus psychologique que physiologique, et la perte de trois sens sur cinq est aussi un facteur non négligeable, car il perd le sens de la réalité à force de vivre dans un monde sans odeur, ni saveur, ni texture. Ainsi, passé les quatre jours sans pause, sous réserve qu'il n'ait pas utilisé abusivement de son pouvoir auquel cas cette limite de temps diminuerait, sa résistance mentale parvient à bout et commence à s'effriter. Il peut perdre pied, perdre la notion du temps, sombrer dans un état amorphe total, voire, dans le pire des cas, s'oublier lui-même. Sous forme noire il est, en outre, incapable de parler, à moins de se rematérialiser partiellement, ce qui le rend alors vulnérable.

    Enclave Animique [évolution] voir ICI et ICI.

  • Niveaux de maitrise :

    Malgré les deux années passées à la solde de Sinistre et à forger son pouvoir en tant que Maraudeur, il reste relativement jeune et même si le corps du clone possède quelques années physiques de plus que le Dimitry original, cela n'a pas réellement augmenté son niveau de maîtrise. A vrai dire, puisqu'ici il s'agit surtout d'un contrôle de l'esprit vis à vis du pouvoir mutant, le fait d'avoir désormais une nouvelle psychologie "plus humaine", moins nihiliste et plus ouverte aux émotions, cela se ressent dans le contrôle que Dimitry a sur son pouvoir. Sa maîtrise est influencé par les émotions fortes qu'il peut ressentir : la colère lui donnera un semblant de puissance supplémentaire et éphémère ; le désespoir lui ôtera lentement tout contrôle sur ses capacités, lui faisant progressivement perdre la maîtrise des ombres ; la douleur le coupera dans son élan et dissipera les ténèbres le temps qu'il se reprenne, etc... Dans toutes ces situations, visuellement, les ténèbres qu'il manipule sembleront instables, comme en train de s'effriter petit à petit, ou de couler, et oscillant entre le tangible et l'intangible, pouvant aussi disparaître et retourner soudainement à leurs propriétaires légitimes. La peur est aussi un facteur d'influence non négligeable sur ses capacités. Elle peut être un catalyseur - l'instinct de survie en somme - comme un paralysant. Toujours est-il que dans ce cas là, il perd une grande partie de la maîtrise de son pouvoir en même temps que son self-control. Même si les années passées à s'entraîner en tant que criminel ont été logiquement effacées de sa mémoire, le processus de clonage de Sinistre permet de ne pas dégrader totalement ce patrimoine acquis, qui est de toutes manières compensé par l'expérience virtuelle d'agent du FBI dont bénéficie désormais Dimitry.

  • Lien entre les Pouvoirs:

    L'ombre est simplement une absence de lumière, qui est elle même une énergie émise sous forme d'ondes électromagnétiques. C'est en parvenant à influer sur ces ondes et cette énergie que Dimitry peut manipuler ce qui s'apparente à des ténèbres et se transformer. Précisons aussi qu'il ne peut influer sur les ondes électromagnétiques QUE de cette façon. En aucun cas il n'est question d'ondes magnétiques, électriques, radios, rayons X, gammas, ou autres... Uniquement le spectre de la lumière visible.



Description Physique :

  • Apparence :

    D'une taille un peu plus grande que la moyenne, Dimitry avoisine presque le mètre quatre-vingt pour un poids d'environ soixante-dix kilogrammes. Sa carrure est athlétique mais fine et svelte et on voit clairement que, même si les mois passés à se battre depuis ces deux dernières années et demie ont laissé leur empreinte dans le dessin de ses muscles, ce n'est pas un poids lourd digne des colosses de force et d'acier que l'on peut rencontrer ailleurs. Non, quand il peut éviter des efforts physiques intenses et inutiles alors il ne s'en prive pas, même si la nécessité de la survie lui impose d'être inflexible dans le maintien de sa forme physique et de ses capacités martiales. Les cheveux noirs de jais, coupés courts la plupart du temps, coiffent en pagaille son visage insondable et contrastent avec le bleu céruléen de ses yeux froids. La plupart du temps, son visage reste neutre, impassible, dans un registre professionnel tant qu'il ne s'agit pas de proches, même si cela ne l'empêche pas d'être sincère ou sympathique avec ses collègues. Adepte d'un humour un peu particulier, sur ses lèvres flotte souvent un léger sourire en demi-teinte, laissant toujours ses interlocuteurs incapables de décider s'il est sincère ou ironique, s'il se moque d'une manière scandaleuse ou s'il fait juste une boutade anodine. En ce qui concerne ses habitudes vestimentaires, il n'y a pas grand-chose de particulier à noter, restant dans la gamme classique masculine de sa tranche d'âge. Il ne porte rien d'extravagant et, sans non plus prendre soin excessivement de plus, évite de paraître négligé, même s'il peut être amené à enfiler ponctuellement des couvertures qui sortent totalement de ses standards ici et là pour une mission. Son corps est vierge de toute cicatrice, marque, tatouage ou autre et son visage paraît jeune, exempt de quelque ride que ce soit ou autre trace de l'âge à cause de son statut de clone, même si ce n'est pas très significatif. Autrement, sous forme d'ombre, rien ne change si ce n'est qu'il devient totalement noir lui et ses vêtements, et que ce qui devient le plus significatif alors, c'est la silhouette qu'il adopte, pouvant la modeler à sa guise. D'un naturel silencieux, le jeune homme, sans être totalement avare de ses mots, évite de parler pour ne rien dire. Aucun accent ne se fait ressentir dans ses paroles, son parler est typiquement américain, avec une ou deux expressions de la côte ouest qu'il a conservé avec le temps.

  • Signes Particuliers : Aucun



Caractère :

  • Mental :

    Dimitry Lyov
    « Les vies des chalands sont froides et plates docteur. On ne nous apprend pas à faire de grandes démonstrations de nos sentiments. Nos peines sont secrètes, comme nos joies, et les gens de l'extérieur nous trouvent froids. Froids et sans émotions. »
    [From Hell]

    Le développement moral et psychologique de Dimitry s'est construit principalement autour du traumatisme qu'il vécut pendant sa prime jeunesse, puis de l'influence de son oncle pendant son adolescence et, enfin, de l'emprise subtile mais indéniable de Sinistre sur sa manière d'être et de penser. On peut également y inclure la présence de Caitlyn Elioth qui l'amena par la suite à se remettre peu à peu en question et à commencer à envisager les choses sous un angle de perception totalement différent.

    Violence, nihilisme, solitude et douleur sont les compagnes quotidiennes de Dimitry. Affecté de plusieurs séquelles psychologiques importantes suite à son traumatisme, il fait montre de presque la totalité des symptômes traduisant une psychopathie majeure caractérisée. L'on pourrait comparer l'âme du jeune homme à une coquille, pavée de ce vide glacial et destructeur qui l'amène, lentement mais sûrement, toujours plus loin sur les chemins grisonnants de la désolation. La violence, rare mais absolue, la douleur physique, intense et incandescente, et cette sensation grisante de savoir que votre vie ne tient plus qu'à un fil, ténu et frémissant, suspendue au dessus de cet abîme sans fond qui vous regarde et vous menace silencieusement, patient, n'attendant que le jour où vous ferez une erreur stupide et fatale pour vous entourer de ses ténèbres glaciales à mesure que vous y plongerez, empli de désarroi, mais apaisé de laisser derrière vous une vie de non sens passée à chercher un but à votre existence, misérable et futile. Voilà les quelques sentiments salvateurs qui se cachent en l'âme du jeune homme et qui brisent la monotonie dangereuse de cette absence intérieure menant à l'oubli, le consumant chaque jour un peu plus, mais qui lui permettent de se sentir vivant l'espace de quelques instants.

    De ceci découle un mépris total du danger de la part de Dimitry. Il effectue les missions qu'il a à faire avec une froideur calculatrice à toute épreuve, n'éprouvant rien d'autre qu'une détermination profonde une fois qu'il s'est fixé un but. Nulle peur ne peut l'atteindre car alors nul courage ne l'anime, et vous entendriez de sa propre bouche que la première est pour les faibles et le second pour les imbéciles. Il n'y a que sa volonté, et cette frontière morale frémissante qui délimite là jusqu'où il est capable d'aller. Arrogant face à la mort, insolent jusqu'à aller rechercher le contact avec elle, pour lui la vie n'est qu'un gigantesque et terrible jeu, où, tôt ou tard de toutes manières, nous perdrons tous. Alors il la défie en permanence, cette Dame Mort, de cette joie malsaine qu'il tire de ces situations critiques et mortelles, qu'il affronte avec l'audace et le culot d'un gamin effronté. Mais, au delà du simple désir de braver le danger, la sensation de l'adrénaline qui coule dans ses veines et le frisson d'excitation qui le parcourt lorsque les balles fusent autour de lui sans savoir si l'une d'elles va l'atteindre lui est littéralement devenue vitale. Ainsi, pour lui, la douleur n'est pas une contrainte, contrairement à la grande majorité des gens dit « normaux », et la sensation de ses nerfs enflammés ne le fait ni hurler de souffrance ni reculer, mais au contraire, le fait se sentir entièrement en vie, allant jusqu'à afficher un sourire de plaisir démentiel sur ses lèvres.

    Le nihilisme et la sociopathie sont deux autres composantes de la psyché du jeune homme. Brutalement confronté avec violence à la dure réalité de ce monde, à son hypocrisie et son injustice, il a, très tôt, cessé de s'aliéner à toutes ces petites choses qui rendent la vie plus supportable ou plus entraînante au goût des autres, mais que lui trouve révulsantes et condamnables. Complètement détaché des illusions de ce monde, des faux semblants de la société, de ces miasmes méphitiques qui se dégagent de ces hommes et de ces femmes qui y vivent, de leur petite routine quotidienne et sans importance, de leurs préoccupations insignifiantes dont la majorité n'ont d'importance que celle qu'on leur donne, et enfin de leur propension monstrueuse à l'hypocrisie, aux masques, aux petites querelles ridicules et aux espoirs vains et inutiles. Littéralement hors de la société et de son système, il en perçoit les rouages et les fondements, les points faibles et les failles à exploiter, ses absurdités et ses tabous, avec une facilité déconcertante. De là il en tire un sens critique très pointu et un rejet des aliénations humaines, capable d'adopter sans aucun problème la place d'un autre et de se faire passer pour une personne qu'il n'est pas pour ainsi duper le système. Il ne se plie ni aux règles de la bienséance, ni à la justice des Hommes et rejette avec virulence toute tentative de le faire s'enchaîner ou s'attacher à cette société et son fonctionnement. Il ne suit que ses propres règles et son propre code moral.

    En parallèle à ça, Dimitry rejette purement et simplement tout sentiment émotionnel, tout attachement, tout état d'âme et tout lien autre que neutre avec qui que ce soit. Les sentiments sont une faiblesse de l'âme, peut-être la plus importante de l'Homme, et moins il s'attache, moins il ressent, et moins il est vulnérable. Plus jeune, la vie l'a trahit, violé, écrasé, littéralement broyé entre les griffes de sa miséricorde, ravageant dans son cœur ce qu'il considérait comme intimement à lui, étouffant l'innocence de sa jeunesse et détruisant tout ce qui pouvait donner quelque chose de bon dans sa personne. De ces événements, il en est ressorti totalement détruit, et plus jamais depuis lors il n'a accepté de se livrer à qui que ce soit ni d'éprouver la moindre once de quelque émotion à l'intérieur de lui. Son cœur est aussi vide et froid que sa vie, et c'est ce qui lui donne cet air d'indifférence détachée, froid et jamais personnellement impliqué, cette impression d'être décalé et ce regard parfois insondable, comme errant à la recherche de quelque chose d'invisible. C'est également ce qui fait qu'il est un jeune homme très secret. Il ne divulgue jamais rien de personnel, prend toujours un soin méticuleux à effacer ses traces, et on a beau le côtoyer plusieurs mois durant, le cerner est pratiquement impossible tant il a élevé au rang d'art se faire passer pour tout autre que lui. Ainsi, quasiment rien ne peut l'atteindre, car le traumatisme refoulé est enfoui très loin à l'intérieur de lui. Le mettre en colère est alors très difficile, car il faudrait trouver quelque chose qui le touche personnellement. Néanmoins, on peut noter qu'à force de sociopathie, nihilisme et vide émotionnel en lui, Dimitry joue sur une pente glissante et dangereuse, risquant de le mener chaque jour un peu plus vers le désespoir et le suicide, se demandant vainement ce qu'il fait ici, et pourquoi il ne peut pas simplement vivre comme l'un de ces multiples moutons qui n'ont pas conscience de la réalité de l'existence, comme quelqu'un de normal et de banal, tout bêtement. Il compense ce malaise d'être par une psychopathie plus poussée encore, et il lui est ainsi déjà arrivé de subir en conséquence des crises de violence soudaines et inexpliquées, même pour lui, brûlant toutes ses possessions matérialistes dans le but d’effacer tout ce qui le retient de loin ou de près à un quelconque passé, pour tenter de se libérer de cette impression, ou simplement en plongeant furieusement dans la folie guerrière du combat, pour ainsi se prétendre libre de toute chaîne.

    Le jeune homme n'a rien à perdre, et c'est ce qui fait certainement sa plus grande force, le rendant exempt de toutes hésitations dans les décisions qu'il doit prendre et laissant sa capacité de jugement limpide et imperturbable face aux rattachements terrestres qui pourraient lier d'autres personnes à la vie, même si ce recul le laisse parfois incompris aux yeux des autres, quand lui-même ne saisit pas la chaleur qui habite leurs cœurs, le faisant passer visiblement pour insensible alors qu'en réalité, il ne comprend juste pas. Il est intéressant de noter que Dimitry ne conçoit pas le bien ou le mal tels que perçus populairement. Cette aliénation est d'ailleurs, pour lui, un concept presque totalement hors de propos. Non, s'il a beau faire le mercenaire ici et là, il ne se bat moralement pour aucune autre cause que la sienne. Il n'éprouve aucune empathie envers telle ou telle idéologie et ainsi, se battre pour une utopie, se perdre dans l'abîme d'une quête ou de valeurs qui n'auront pour tout autre résultat que de sombrer dans l'oubli au siècle prochain ne l’intéresse pas. Il n'a de toutes façons jamais eu quelqu'un pour qui le faire la majeure partie de sa vie, et il ne voit pas en quoi imposer les idées et le système de pensées d'un parti à un autre peut être glorieux, exemplaire ou tout simplement moralement légitime. Il peut y avoir la guerre à l'autre bout du monde, ce n'est pas son problème. Il vit dans une société qui consomme quatre vingt pour cent de la richesse pour vingt pour cent de la population ? Ce n'est pas son problème. Le genre d'aliénation qui vise à partir construire une école dans un pays défavorisé d'Afrique, d'apporter des médicaments après un tremblement de terre dans une région sismique, ou n'importe quelle autre action solidaire lui passe totalement hors de portée. Ce n'est pas qu'il considère qu'au lieu de s'occuper de la misère internationale il faudrait déjà balayer devant sa porte avant d'avoir des grandes idées, mais simplement qu'il possède une absence totale d'empathie, qu'il n'a jamais compté que sur lui, n'attendant rien de personne, et qu'il ne comprends pas un altruisme profond et généreux. Il n'essaie pas de changer les choses. Non, il tente d'abord de survivre, puis il agit la plupart du temps sans aucune autre motivation absurde que celle de l'argent, du pouvoir et de la puissance, le temps de faire semblant d'y croire. Il le fait pour lui. En un sens, croyez-le ou non, mais cette absence totale d'adhésion aux idéologies qu'on lui fait faire avancer, de par ses actions, le rend moins dégueulasse que celui qui tue parce qu'il croit. Lui s'en fiche, tout simplement.

    Une autre chose à noter sur la psychologie de Dimitry est son rapport au passé et les souvenirs qu'il en garde. Il faut savoir une chose importante, c'est le blocage mental que s'est imposé lui-même le jeune homme vis à vis de ses souvenirs pour faire un déni total de son passé. Il ne possède absolument aucun souvenir de celui-ci, hormis quelques vagues images surnageant ici et là, de rares fois dans ses rêves, toujours les mêmes, mais persistant à rester dans le général et à ne donner aucune réelle information utile ou précise. Il ne se souvient plus, tout simplement, de sa vie d'avant son entrée dans l'adolescence, lorsque son oncle l'a recueillit. Le plus ancien souvenir dont il peut être assuré, c'est lui se tenant devant une tombe à un enterrement, son oncle une main sur son épaule, réunis avec le peu de personnes qui portèrent assez d'attention au défunt de son vivant pour venir considérer son enterrement et être témoin de sa disparition. Cette particularité est à la fois ce qui a permis au jeune homme de survivre pour se développer sans sombrer dans une dépression totale et suicidaire, son moi inconscient prenant conscience afin d'enfermer ces informations sensibles quelque part en lui pour le protéger de lui-même, mais c'est également ce qui est à l'origine actuellement de remises en questions dont le tranchant des doutes provoqués n'a d'égal que la violence meurtrière qui menace de le submerger si jamais il venait à se rappeler. Ce rejet de traumatisme est en grande partie l'origine du vide que ressent le jeune homme et qui est telle une épée de Damoclès en suspens au dessus de sa nuque, pouvant trancher définitivement à n'importe quel moment. Si quelqu'un faisait remonter tout ceci à la surface, nul doute qu'il pourrait détruire totalement Dimitry. Ce n'est cependant pas ce qu'il y a de pire encore. Incapable de trouver la moindre trace de souvenir dans sa propre psyché, autres que ces réminiscences récurrentes et sans grand secours, et ayant passé deux années au service du dénommé Sinistre, silencieusement influencé par sa volonté de faire de lui une arme à son service et un de ses enfants terribles, cela fait depuis quelques mois maintenant qu'il remet en cause l'authenticité de sa mémoire et qu'il envisage l'hypothétique et terrifiante possibilité que ces bribes d'un passé inexistants ne soient qu'une manipulation psychique causée par cet être à la peau bleue et à l'intelligence sans pareille. Mister Sinister étant le seul mutant qu'il connaisse et qu'il a fréquenté capable de manipulation de mémoire, de clonage, de télépathie extrême et de toutes ces petites choses perverses et sadiques qui l'ont doucement mais sûrement amené vers cette hypothèse. Cette idée est comme une gangrène en lui, et ayant déjà dû tuer un de ses propres clones, il ne peut plus, désormais, se retirer de la tête la possibilité qu'il ne soit au final, lui aussi, qu'une copie de ce qui fut un jour l'original, peut-être disparu depuis belle lurette. Cette absence de passé et ces origines silencieuses le rongent de plus en plus chaque jour, mais il n'a pu se résoudre, jusqu'aujourd'hui, à aller exhumer de potentiels vestiges, quelque part là où il à vécu enfant, afin de trouver des preuves tangibles de son existence.

    C'est ce vide empathique et l'absence de la moindre marque d'affection quelconque de qui que ce soit depuis l'âge de ses 11 ans qui, petit à petit, conduisit Dimitry à ce matérialisme à outrance, à ces dépenses excessives et inutiles alors qu'il exècre les aliénations, même matérielles, et n'a en réalité besoin de rien du tout. Le fait est que Dimitry peut obtenir pratiquement tout ce qu'il souhaite de manière plus ou moins légale, mais plus moins que plus la plupart du temps. L'argent est disponible à flot dans les coffres-forts des banques, et ce n'est pas une vulgaire porte blindée de cinquante centimètres d'épaisseur qui risque ni de lui faire peur ni de l'arrêter. Matériellement, il est très loin d'être dans le besoin en temps normal, et financièrement c'est la même chose. Mais ce n'est pas vraiment de la cupidité. Par le biais de cette obsession compulsive et de cet entassement de richesses, il ne cherche qu'une seule chose en réalité : surclasser les personnes aliénées pour susciter envie, jalousie, mal être et compulsivité obsessionnelle, se voulant antithèse du matérialisme et prendre tout pour ne jamais rien donner, si ce n'est espoirs brisé et désolation, faisant voler en éclat ces illusions matérielles et se voulant destructeur de cet acquis que les gens font sur la propriété. Il ne vit qu'à travers ce regard que les autres portent sur lui. Non, les choses « n'appartiennent » aux gens que parce qu'ils croient que c'est légitime. En réalité, leurs vies, leurs sentiments, leurs intimités et le sentiment de « sacré » qui flotte autour de ce genre de choses n'est qu'une illusion de plus, qu'il se paît à ouvrir en deux, afin de faire se rendre compte les personnes en les traumatisant, comme lui l'a été, pour qu'elle soient dépouillées de tout ce qu'elles possèdent et deviennent alors libres, n'ayant plus rien à perdre.

    La dernière des choses à aborder ici, enfin, est la remise en question apportée par le partage d'une empathie commune et silencieuse entre Dimitry et Caitlyn. Celle qui ne devait être, au départ, qu'une simple collègue de maraude s'est avéré en réalité avoir beaucoup plus d'impact sur la psychologie du jeune homme que tout ce qu'il n'aurait jamais su prévoir. Sans même s'en rendre compte, elle s'engouffra dès les premiers temps dans l'une des failles si bien cachées de l'esprit de Dimitry, ce dernier modifiant subrepticement son comportement vis à vis d'elle et altérant la relation strictement professionnelle qu'il y aurait dû y avoir entre eux pour la faire glisser inexorablement vers quelque chose de beaucoup plus personnel, malgré ses efforts pour l'éviter. Se traduisant comme un froid glacial vis à vis d'elle afin de la tenir à l'écart autant que possible, le hasard – ou bien l'influence d'une certaine personne voyant là quelques possibilités à travailler afin d'en récupérer les fruits plus tard – fit qu'ils se retrouvèrent affectés à la même équipe de Maraudeurs et le jeune homme, alors, fut bien forcé d'avoir des contacts avec elle, malgré lui. La vérité est que, dans cet abîme aussi désert qu'était son âme, chacune des visions de la jeune rousse lui faisait revenir en mémoire quelque chose de son passé qu'il s'évertuait pourtant à oublier. Quelque chose, ou quelqu'un. Dans un cheminement de pensées hasardeuses et une projection stupide mais humaine, il n'a ainsi pu s'empêcher de se rapprocher de celle qui le troublait tant. Inexplicablement, il se surprit parfois a rôder autour d'elle afin d'en savoir un peu plus. Depuis, l'étrange similitude de l'écho douloureux qu'ils entendirent résonner chacun l'un dans l'autre les lia par cette espèce d'empathie que seules les personnes étant passées de « l'autre côté du mur » peuvent percevoir et ressentir. Il se sont mutuellement attachés l'un a l'autre et, dans cette affection invisible et ce partage silencieux, ils avancent maintenant d'un pas commun dans la même direction. Pour Dimitry c'est quelque chose de totalement déstabilisant. Quand, depuis toutes ces années, l'intégrité de son existence repose sur ce détachement des affaires sentimentales des Hommes, il ne peut pas accepter de s'enchaîner lui même à une personne. Pourtant, elle ne lui a jamais rien demandé, et lui non plus, mais ils sont là, ensemble, et lui se rend compte que peut-être est-il possible qu'il fasse fausse route depuis le début, ayant construit son monde dans une aliénation totale du rejet des autres, et que ces fissures que Caitlyn provoque dans sa carapace ne sont pas des monstres de douleur qu'il faut à tout prix éviter. C'est à la fois troublant, douloureux, contrariant et nouveau. Et ça lui fait peur, dans une certaine mesure, de devoir quitter sa solitude pour s'engager sur ce terrain boueux et traître qu'est l'empathie humaine. Peur, car alors il ne maîtrise plus rien lui qui, d'habitude, est si méticuleux. Et, depuis qu'il est père, ce sentiment s'est accentué plus avant encore. Il y a quelque chose, là, à la limite de la portée de sa main et, parfois, il semblerait qu'il ne lui suffirait que d'un seul et unique pas afin de franchir cette barrière invisible, le séparant du reste du monde. Parfois, cela lui semble être la fin de toute existence, et alors il lui prend soudainement l'envie de reculer, tout quitter et partir mais, au final, il se retrouve coincé là, entre les deux, ne pouvant ni avancer ni reculer, sentant la pression augmenter de plus en plus des deux côtés, et ne devant de garder son stoïcisme qu'à la force de sa volonté. c'est comme si le vide sur lequel il marchait depuis le début se fissurait lui-même, afin de laisser paraître quelque chose d'autre en dessous. Il appréhende, et il craint, mais il continue d'avancer. Mais pas pour lui, cette fois-ci.

    Pour elles.

    James Tucker
    « Qui ne défend rien cède à n'importe quoi. »
    [SP]

    Ici, il s'agit pour le Bureau des Affaires Mutantes de faire de Dimitry un agent de choix avec une philosophie correspondant au mieux à leurs actions, à leurs attentes et à la politique des dirigeants du BAM. C'est aussi l'occasion de placer quelques gardes fous en lui insufflant certaines valeurs ponctuelles de loyauté, d'altruisme et de morale qui, sans non plus entraver totalement sa conscience dans son travail, sont là pour s'assurer qu'il sera tout acquis à la cause gouvernementale et le tenir éloigné de ce qu'il était avant même si, en théorie, le Dimitry originel et le clone n'ont pratiquement rien en commun mnémoniquement parlant, le premier ayant définitivement disparu.

    Pragmatique dans une certaine mesure, il recherche avant tout l'efficacité dans ses actions. Capable de fermer les yeux sur certaines choses ou de faire une entorse au règlement lorsque c'est nécessaire ou que ça peut servir ses intérêts, il a néanmoins plutôt tendance à préférer régler les conflits et les situations épineuses soit d'une manière droite et stricte, en restant dans les normes légales, soit par un dialogue rationnel et réaliste si possible, même si cela veut parfois dire dur, impitoyable ou cru, plutôt que par la violence ou l'usage direct de la force afin de raisonner les gens. Assez intuitif et réfléchis, il sait faire preuve d'ingéniosité et de sang-froid, même dans les situations les plus critiques, étant plutôt du genre à utiliser la réflexion comme arme plutôt que son pistolet. Cela le mène souvent à faire preuve d'un comportement calculateur, capable de monter des plans et de déduire une suite logique d'évènements et de réactions avec une relative efficacité. Utilitariste dans une certaine mesure, s'il n'y a pas d'autres solutions alors il sera capable de sacrifier l'individu au profit de la communauté dans les cas les plus extrêmes. Lui y compris si cela s'avère nécessaire.

    Sérieux dans ce qu'il entreprend, il ne prend pas son rôle à la légère et ne rechigne pas devant la difficulté ou le challenge. Au contraire même, il aime les défis et se targue de pouvoir relever les missions même les plus difficiles en repoussant toujours les limites de la notion d'impossible. A vrai dire, les missions de routine ont parfois quelque peu tendance à l'ennuyer, et il préfère de loin chasser le gros poisson que de rabattre le menu fretin. Ceci peut parfois poser certains problèmes vis à vis de ses supérieurs, lorsqu'il se porte volontaire pour des missions de plus en plus dangereuses et délicates au vu son jeune âge relatif, mais malgré cette tendance à rechercher quelque chose plus "palpitant" que la simple routine, c'est aussi cette once de culot dans son comportement qui le fait parfois avancer là où un autre n'aurait pas réussi, et qui est appréciée dans une certaine mesure. Austère, distant et froid à première vue, voir même un peu prétentieux et parfois connard, le jeune homme se montre toutefois chaleureux, humain et généreux quand on commence à le connaître, même il garde le masque de la vie professionnelle en temps normal afin de conserver une certaine distance avec la majorité des gens, préférant entretenir une aura de secret autour de lui vis à vis de ceux qui n'ont pas à savoir tant qu'il ne leur accorde pas sa confiance, ce qui peut prendre longtemps, surtout en tant qu'agent de renseignement. Capable d'user d'intimidation comme de se montrer charmeur pour obtenir ce qu'il souhaite, il est capable de mentir assez aisément pour parvenir à ses fins, d'une manière générale, mais accepte difficilement l'échec malgré sa bonne volonté et son caractère relativiste, ce qui peut parfois le faire passer pour borné, même si ça reste assez discret. S'il est réaliste - parfois sinistre - et sait parfaitement de quoi la nature humaine est capable dans ses pires affres, il n'en croit néanmoins pas moins qu'elle est également capable du meilleur et, pour lui, les notions de bien et de mal sont des valeurs manichéennes toutes relatives. Les gens sont humains, voilà tout, et, suivant ce principe, il ne fait aucune distinction entre les mutants et les non mutants. Seuls comptent les actes et les choix qu'une personne décide de prendre face à ses responsabilités. Il part également du principe que chacune de ses actions se répercute sur son entourage et a des conséquences. Ainsi, il sera plus du genre à tendre la main à une personne en difficulté pour tenter de faire naître chez elle un sentiment positif plutôt qu'autre chose. C'est notamment valable pour les criminels, qu'il juge capable de recevoir une seconde chance. Néanmoins, il est loin d'être une bonne poire ou quelqu'un de naïf et, s'il pardonne, il n'oublie pas, ne laissant pas de seconde chance.

    Protecteur et aimant envers les gens qu'il aime, il reste profondément humain et sensible aux autres, ami fidèle et sincère, même s'il affiche un visage non pas impassible mais strict dans le cadre de la sphère professionnelle, réservant à ses amis et à la femme qu'il aime son visage le plus amical et rieur. Il sait faire la différence entre les deux environnements sociaux et ne tient pas à les mélanger dans la mesure du possible, autant par soucis de sécurité que de confort. Loyal envers l'idéologie qu'il sert et ceux qui le dirigent, il aimerait croire naïvement au fait que ses actes ont un impact bénéfique sur la société, mais il sait que tout n'est pas aussi rose et reste parfois assez terre à terre et pragmatique dans les choix qu'il a à effectuer. Il est néanmoins totalement acquis à la cause qu'il sert et il a aussi prouvé plus d'une fois que son honneur et sa loyauté n'étaient plus à remettre en question. Il comprend tout à fait, cependant, qu'il doive faire ses preuves une fois de plus dans la nouvelle structure au sein de laquelle il est désormais appelé à travailler, mais ce n'est pas un problème pour lui, car il sait ce qu'il vaut et quelles sont ses capacités, et son ambition n'en souffre pas, ayant simplement à cœur de faire avancer le Bureau des Affaires Mutantes das la bonne direction, dans un effort commun.

    Enfin, vis à vis de l'institut Charles Xavier et du groupe terroriste connu sous le nom de la Confrérie, il n'a pas tendance à stigmatiser l'un ou l'autre dans leurs idéologies, mais plutôt à considérer au cas par cas. Il pourrait tout à fait rencontrer un Confrériste et apprécier de discuter avec lui, ou confronter des points de vue sur la société et la divergence d'opinion qui les oppose. Néanmoins, en tant qu'agent du BAM, il est dans l'obligation de part sa fonction et ses responsabilités de prendre parti et de permettre l'arrestation des membres de cette cellule mutante. Toutefois, il aurait plus tendance à prôner une réinsertion comme le veut la politique du BAM si cela est envisageable, même si les États-Unis ne rigolent pas avec le terrorisme et que cela risque d'être assez rare. Quant à l'idéologie de Xavier, ce n'est pas parce que le vieux à roulettes se place en tant que médiateur et partisan d'une entente cordiale que c'est un prétexte pour justifier tout et n'importe quoi. Il y a des lois, dans ce pays, et si les X-Men ne les respectent pas, alors ils seront sous le coup d'un mandat d'arrêt, comme tout un chacun. D'ailleurs, une paire de X-Men sont toujours activement recherchés.



Dernière édition par James Tucker le Mar 8 Jan - 11:44, édité 16 fois
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Daniel Hopes
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MessageSujet: Re: Dimitry Lyov ~ L'Ombre dans vos pas   Mar 10 Avr - 7:17

maiiis OO

la fiche est vide T__________________T, t'es vraiment une paillasse !


_________________

Spoiler:
 
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James Tucker
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MessageSujet: Re: Dimitry Lyov ~ L'Ombre dans vos pas   Mar 10 Avr - 17:22

IN DARKNESS I WAS

SO DARKNESS I BECAME


Histoire :

  • Talents Particuliers : En tant que clone formaté psychiquement pour servir le Bureau des Affaires Mutantes comme agent de renseignement, il lui a été implanté les souvenirs des formations adéquates. Ainsi, sans forcément les avoir apprises, il est capable de parler - outre l'anglais - le russe, le français, l'allemand et un peu de japonais. Ce ne sont pas des maîtrises parfaites de la langue, mais plus un bagage utile pour être capable de comprendre et baragouiner. De même, il est formé au port d'armes à feu, à leur utilisation et entretient ainsi qu'à des techniques de renseignements et d'espionnage. Il pourrait relativement facilement se faire passer pour un autre, revêtant un rôle qu'on lui donne pour infiltrer un milieu social. Il possède aussi des connaissances générale sur le monde du crime et sur les procédures judiciaires. Sans être un combattant hors pair, il est néanmoins capable de se démerder un minimum au corps à corps contre des adversaires sans entraînement, pouvant venir à bout de cinq d'entre eux dans des conditions favorables. Évidemment, il préfèrera éviter de se battre s'il n'a pas la possibilité de se servir de son pouvoir, devenant ainsi beaucoup plus vulnérable.

  • Possessions : Aucune réellement. Ses papiers sont faux, et toutes les possessions qu'il a pu accumuler par le passé ont en réalité été introduites par le Bureau des Affaires Mutantes. Techniquement, l'appartement qu'il partage avec sa femme est à lui, même s'il ne l'a jamais acheté en réalité. Il en va de même pour son compte en banque, fourni a hauteur de ce que James Tucker aurait pu vraisemblablement gagner. Néanmoins, l'argent qu'il gagne et ce qu'il achète depuis qu'il a été réintroduit dans la société sont authentiquement à lui. Il possède une moto récemment achetée et une arme de service qu'il conserve avec lui la plupart du temps.

  • Biographie :

    Prologue ~

    Onze février 1990, Tomsk, Sibérie, URSS.
    Un silence irréel règne en maître sur les vastes plaines gelées et immaculées des Kolkhozes de Sibérie, terrifiant, mortel et divin à la fois. Le vent glacial venu du nord souffle avec sérénité, tranchant sans pitié les chairs exposées à la terrible morsure du froid. C'est un désert sans fin qui s'étend sur des milliers de kilomètres dans toutes les directions, un enfer blanc et poétique, aussi beau que mortel, qui ne laisse qu'entrapercevoir toute la puissance que la nature peut déployer. C'est là, au milieu de ce paysage monotone et monochrome, sous les flocons de neige silencieux, que se dresse - comme par miracle - une ville : Tomsk. Îlot providentiel de chaleur au milieu de ce froid polaire, comme une oasis en plein Sahara, c'est une des rares villes importantes à des centaines de kilomètres à la ronde, située au dessus du point de rencontre des frontières de Chine, de Mongolie et du Kazakhstan, un millier de kilomètres pus haut. Et c'est précisément là qu'est né Dimitry Lyov.

    Sa mère s'appelait Tatiana Lyov. Aimante et attentionnée, elle tenta de donner le meilleur qu'elle pouvait offrir de la vie à son fils, malgré l'évidente précarité de leur situation sociale défavorisée, dans la misère et la pauvreté. Son père, quant à lui, et bien à vrai dire il n'a jamais été reconnu par son père et sa mère a toujours soigneusement évité ses questions d'enfant ignorant lorsqu'il les posait. Petit, il s'imaginait toujours un père idolâtré, super héros ou agent secret, qui reviendrait un jour pour former une belle petite famille, heureuse et accomplie. Mais, à ce jour, l'hypothèse la plus probable reste qu'elle devait très certainement n'être qu'une prostituée parmi tant d'autres, moyennant la chaleur de ses cuisses et leur intimité convoitée afin de gagner sa maigre pitance et de continuer à ramper sur le chemin de cette existence nauséabonde. Très certainement ce père n'a-t-il jamais su qu'il avait un fils et très certainement n'a-t-elle jamais osé dire la vérité à ce dernier. Vivant seul avec sa mère, la vie n'était pas tous les jours très facile, et elle faisait son possible pour élever au mieux un enfant à charge avec les ressources dont elle disposait. Autrement dit, c'était la misère, peu ou prou. Toujours sur le fil, en équilibre précaire ; Dimitry - malgré son jeune âge - faisait son possible pour lui faciliter la tâche, c'est-à-dire pas grand chose si ce n'est devenir autonome et débrouillard le plus vite possible. Enfant, le jeune garçon était un môme espiègle et chamailleur, comme presque tous les gosses de son âge qu'il fréquentait alors à cette époque, dans les quartiers de baraquements de la périphérie sale et crasse de la ville. La vie était assez rude en Russie, ne serait-ce que par le froid, mortel si l'on n'y prenait pas attention, mais aussi les coupes-jarrets, mafieux régnant en maîtres, clochards en quête du moindre sou pour se sustenter, et ivrognes violents aux alentours des bars. Sans compter la conjoncture économique particulièrement difficile résultant de l'éclatement de l'URSS et de la corruption du système économique au profit d'une Bratva toujours de plus en plus forte. Ainsi, bon an mal an, notre jeune garnement en puissance vit les années de sa jeunesse défiler et ils affrontèrent les rudes hivers de Sibérie ensemble, tandis qu'ils s'en sortaient assez difficilement, tirant tant bien que mal leurs épingles du jeu.


    L’Éveil ~

    Quatorze mars 2001, Tomsk, Russie.
    Ainsi, la Mort n'aura pas daigné attendre plus longtemps, avant d'apposer sa marque sur Dimitry. La vie non plus. Ce sont tristesse et désespoir qui se lurent dans ses yeux, humides, rouges d’égarement, de rancœur et de dégoût, tandis que le cercueil de bois noir était lentement déposé au fond du trou, creusé dans le sol dur et gelé d'un des cimetières de la ville. Perdu, désorienté et totalement traumatisé par quelque chose dont il ne parvenait pas à se rappeler, il resta à genoux devant sa tombe un long moment, ne parvenant pas à se défaire de cet état de catatonie, tandis que les flocons de neige la firent disparaître sous un manteau de draps blancs. Seul, voilà ce qu'il était désormais. Ou, du moins, le pensait-il alors. Orphelin à l'âge de onze ans, le placement social signifiait la fin de tous les espoirs qu'il aurait un jour pu nourrir, et le début d'un enfer éveillé. Il ne se doutait pas de ce que la suite allait lui réserver et, à vrai dire, il s'en désintéressait totalement, l'état psychologique dans lequel il était alors ne lui permettant pas de se projeter dans l'avenir au-delà des prochaines 24 heures. Et puis, il y eut cet homme, inconnu, étrange, indésiré, et qui semblait néanmoins attendre quelque chose lui aussi. Dimitry ne l'avait jamais vu avant l'enterrement, et pourtant, il lui semblait vaguement familier. Finalement, il finit par se présenter. Vladimir Dostoïevski, frère de Tatiana, et par conséquent oncle de Dimitry. Du mois fut-ce ce qu'il avança. Le jeune homme apprit, plus tard, que c'était grâce à lui que sa mère avait pu éviter la fosse commune, approvisionnant l'emplacement communal de ce morceau de la terre des morts pour les trente prochaines années. Au début, le jeune homme l'avait regardé avec méfiance car c'était la première fois qu'il entendait parler d'un soit disant oncle sorti de nulle part. Et pourtant, il sembla au final que ce monsieur disait la vérité. Ayant apprit le décès de sa chère sœur, il était venu aussi vite que possible d'après lui. D'une stature imposante, le regard autoritaire, et un ton qui ne souffrait pas de contestations, le jeune garçon n'eut, de toutes manières, pas son mot à dire lorsqu'il lui informa du fait qu'il était venu le chercher pour vivre avec lui. Étant soit la seule famille qu'il lui restait, soit la plus proche, son oncle n'aurait pas pu alors le laisser dépérir seul dans la rue, ce qui l'aurait sans doute conduit à une courte errance avant de se faire happer par les griffes cruelles de la mort. Ses desseins étaient-ils ceux énoncés ou se cachait-il derrière ces paroles un autre but ? Ce point reste encore à éclaircir. C'est ainsi qu'à l'âge de onze ans, bien malgré lui, Dimitry dû laisser derrière lui tout ce qu'il avait toujours connu, abandonner ce qu'il avait aimé, et oublier ces lieux et visages familiers. Inutile de dire à quel point il fut complètement perdu à ce moment là, refusant tout ce qu'on lui proposait et empli de colère et de désespoir envers le monde entier. La graine de la violence et du nihilisme était plantée.

    Vingt-huit novembre 2001, New York City, États-Unis d'Amérique.
    Deux mois et demi seulement après les attentats du onze septembre, qui frappèrent de plein fouet l'Amérique toute entière à travers l'effondrement du World Trade Center. Il fallut un sacré temps d'adaptation à Dimitry, mais enfin il arrivait à comprendre et à parler beaucoup mieux la langue américaine que l'ignoble baragouin qu'il marmonnait il y a maintenant huit mois de cela, à son arrivée. Son intégration fut très difficile, et elle l'était encore à cette époque, mais à chaque jour qui passait il se faisait un peu plus à cette vie nouvelle. A vrai dire, il serait plus exact de parler de camouflage que d'intégration, apprenant petit à petit à se faire passer pour quelqu'un d'autre que lui, pour quelqu'un de « normal ». Totalement ravagé par un traumatisme dont il n'arrivait pas à se souvenir - et dont il n'avait en réalité même pas réellement conscience - il restait cependant très distant avec les autres personnes, avec ces camarades de classe qu'il rejoignit peu après, avec qui il devait partager la vie sociale de la scolarité, mais qui le dégoûtaient totalement. Ces petits crétins miséreux aliénés dans cette jeunesse mentale et physique, accaparés par leurs sujets futiles et leurs problèmes ridicules. Bien sûr, ce n'est pas en ces termes qu'il pensait cela, mais il montra rapidement des signes d'une grande violence contre les autres enfants de son âge, ainsi que le début d'une certaine cruauté et non-empathie. A tel point qu'il fut obligé de changer d'école à plusieurs reprises, avant que son oncle, conscient du problème, ne décide d'apprendre à Dimitry à percer les mécanismes socioculturels qui régissaient cette vie, afin qu'il puisse mieux tromper et duper, affichant ce masque si innocent de l'enfant de douze ans qu'il était, canalisant ses pulsions de violence qui devaient s'accentuer avec l'adolescence pour montrer les premiers signes d'une psychopathie profonde, sans que personne ne se doute jamais de ce feu intérieur qui couvait en lui, de cette pulsion meurtrière qui augmentait à mesure qu'il grandissait. Cacher sa véritable nature, pour pouvoir mieux survivre.

    La vie américaine était tellement à l'opposée de celle qu'il avait connue là-bas, à Tomsk. Ici, c'était - comparativement à avant et à travers ses jeunes yeux - la belle vie, le rêve américain comme il se disait partout. Et, tout ceci, il le devait à son oncle, Vladimir, un homme qui avait réussi à amasser une richesse et une influence non négligeable. C'était grâce à lui si, désormais, il ne connaissait plus ni la précarité, ni le froid, ni la faim, ni quelconque besoin. Grâce à lui, aussi, qu'il était sur le point de devenir citoyen américain et qu'il pouvait jouir de tous ces avantages. Les débuts entre l'oncle et le neveu furent difficiles, chaotiques même, car Vladimir Dostoïevski était un homme que l'on ne contredisait pas et avec lequel il valait mieux être d'accord ou obéir. Cependant, ce dernier fut indulgent dans un premier temps, se contentant de conserver le jeune homme sous son aile jusqu'à ce qu'il grandisse pour lui être vraiment utile plus tard.

    Cinq septembre 2004, New York City, États-Unis d'Amérique.
    Rapidement, à mesure qu'il grandissait, Dimitry se rendit bien compte que la manière dont son oncle gérait et gagnait sa vie était de moins en moins honnête à ses yeux. Au fur et à mesure, le jeune adolescent comprit alors que son oncle n'était pas véritablement un modèle de vertu et d'honneur, ni de justice et de morale, et qu'en lieu et place d'être le bon samaritain local, il était aussi et surtout membre à part entière d'une branche de la mafia russe implantée sur le territoire et gérant diverses affaires, trafics et transactions en tous genre avec divers clients tous moins nets les uns que les autres. Cependant, cela ne lui fit ni chaud ni froid et ne le regardait pas. Son absence totale d'empathie et d'éducation morale l'en empêchait. Pour lui, son oncle restait quelqu'un qu'il respectait et appréciait profondément, un grand homme, un tant soit peu que cela puisse vouloir dire quelque chose à son âge, car il était celui qui l'avait logé, nourri, éduqué et en partie construit depuis ces quelques années, ne lui refusant jamais rien, même si le jeune homme ne demandait jamais rien. C'était, dans toutes les définitions possibles et imaginables, ce père idéalisé qu'il avait toujours imaginé. Néanmoins, vous imaginez bien que Dostoïevski ne faisait pas ceci par pure charité. La famille était la famille, certes, mais il y avait des limites à la bonté gratuite et, tôt ou tard, il viendrait le temps où le jeune homme aurait à rembourser ses dettes et à participer, lui aussi, à l'effort familial. Lorsque Dimitry fit montre pour la première fois de capacités mutantes un peu après l'âge de ses quatorze ans, la donne fut soudainement changée du tout au tout. Au vu de la nature particulière des dons du jeune homme et des perspectives d'infiltration, d'espionnage et d'assassinat qu'ils offraient s'ils étaient travaillés avec suffisamment de sérieux, Vladimir Dostoïevski vit là une opportunité qu'il aurait été insensé de ne pas saisir, pouvant enfin rentabiliser l'investissement que représentait pour lui son neveu, en faire son soldat personnel et un atout qui contribuerait à prendre l'ascendant sur les autres.

    Ainsi, le regard paternel strict mais tendre qu'il portait sur Lyov se mua en une lueur d'avidité cupide et d'intérêt non dissimulé. Continuant de façonner la psychologie du jeune homme afin que celui-ci continue de le voir comme un père en qui il devait loyauté et confiance, il devint beaucoup plus strict et intransigeant cependant. Arguant qu'il était temps qu'il fasse ses armes afin de servir l'intérêt familial par la suite, il débuta en le plongeant plus avant encore sur le chemin qui mène au crime organisé, aux trafics de drogues et d'armes, et aux détournements de fonds et blanchiments d'argent sale. A l'âge de ses quinze ans, son oncle le fit affronter régulièrement un homme qu'il payait spécialement pour ça, afin de le battre jusqu'à l'épuisement limite qu'un corps de cet âge puisse supporter, pour lui faire ressentir la douleur, l'apprivoiser, la contrôler, et le faire réagir afin de le faire physiquement progresser par la méthode sale et dure, et afin de développer ses pouvoirs par la violence et la souffrance. Ou il plongeait dans une sorte de folie furieuse afin de se laisser aller totalement à ces pulsions de violence meurtrières en lui, ou bien il se faisait détruire physiquement par cet espèce de grosse brute chargé de l'écraser. Inutile de préciser que ce fut très douloureux, et sans doute les moments les plus difficiles, attisés par la haine et la souffrance de ses membres, accentuant par ce biais ses tendances psychopathes un peu plus à chaque fois. Il lui fallut quatorze mois. Quatorze mois pour parvenir à mettre - enfin - en difficulté cet adversaire envers qui il nourrissait tant de haine. Il ne lui laissa pas une seule chance lorsqu'il saisit la sienne et il lui brisa le bras, le genoux et la mâchoire avant de le tuer par strangulation, le faisant mourir étouffé par asphyxie dans son propre sang. A partir de là, les combats continuèrent mais moins impioyables, avec d'autres personnes, mais toujours avec cette même promesse de mort sanglante à chaque fois, ayant franchi un cap et gagné en assurance, même s'il devait encore prendre de la force et de l'expérience. Son oncle lui montra également comment se servir d'une arme de poing, et lui tira dessus à plusieurs reprises avec un gilet pare balles afin de l'accoutumer à la confusion d'une fusillade et de l'endurcir contre la douleur des balles. Étrangement, en s'y habituant, le jeune homme n'était pas aussi récalcitrant à tous ces traitements que ce qu'on aurait pu croire. Ce n'est pas qu'il aimait particulièrement se faire mal ou se faire battre, mais ces séances régulières lui permirent de pouvoir exprimer dans toute leur fougue les pulsions frustrées de violence écarlate qu'il lui arrivait de ressentir fréquemment, à intervalles réguliers, mais qu'il devait constamment dissimuler, en plus d'espérer de son oncle l'approbation gratifiante qu'il recherchait constamment dans son regard. Commençant à avoir quelques tendances sadomasochistes, où la relation à la douleur devînt progressivement un jeu qu'il fallait gagner, il s'impliqua plus qu'attendu et il tira de ces expériences cette insolence et cette assurance caractéristiques face au danger et ce mépris de la douleur et de la mort, ainsi que ce détachement tout particulier face aux situations de crise.

    Il commença alors à servir d'outil pour son oncle à des fins notamment de vol, puis d'espionnage et enfin d'assassinat au début de sa vie d'adulte, où il perpétua ses premiers meurtres commandités, même si cela restait plutôt rare au début, n'étant utilisé que lorsque les méthodes habituelles ne passaient pas. Sans empathie, il n'éprouva pratiquement rien face à ses actes, si ce n'est une certaine exaltation et une fascination malsaine envers lui-même, lorsqu'il se rendit compte des possibilités que lui offraient ses capacités, et de ce qu'il pourrait en faire, se pensant alors sans limites et intouchable. C'est à l'âge de seize ans qu'il acquit le surnom de "El Gringo Couilles d'Acier". Dans le souci de toujours se fondre au mieux dans la masse et dans son apprentissage des réactions des gens normaux, sans laisser montrer à quiconque quoique ce soit à propos de ses tendances psychopathes, il continua d'observer la vie des gens afin de la copier et de l'imiter au mieux, changeant de masque social comme de chemise afin de mieux passer inaperçu et de mieux duper son entourage. C'est ainsi qu'à cet âge là, alors accompagné d'une fille auprès de laquelle il se faisait passer pour amoureux, et chez laquelle, surtout, il s'évertuait à manipuler les émotions pour la rendre amoureuse, il réalisa une petite expérience en tentant de se plonger dans son rôle au maximum pour essayer de ressentir quelque chose, pour de vrai, pour la première fois. Il n'y parvînt pas, cependant, ne réussissant qu'à afficher un masque hypocrite. Un jour, une espèce de colosse dont les capacités intellectuelles étaient inversement proportionnelles à la taille de ses muscles tenta de s'accaparer la demoiselle en question par la force. Nullement impressionné, et en réalité se moquant totalement du sort de la concernée, il ne protesta pas ni ne réagit, se contentant d'attendre et de défier silencieusement du regard ce primate sauvage. La réaction ne se fut pas attendre et, après un épanchement pathétiques de paroles inutiles, il y eut, enfin, contact physique, à la grande joie de Dimitry. Celui-ci vit son adversaire fondre sur lui, l'attraper par le col de sa chemise, armer son genou et lancer soudainement ce dernier dans les parties sensibles du jeune homme, qui ne bougea pourtant pas d'un pouce, à la grande surprise de Primate Sauvage, et de ses comparses, qui fut, sur l'instant, légèrement désorienté. Profitant alors de cette seconde d'hésitation, un sourire démentiel aux lèvres, Dimitry se décida enfin à agir. Trop tard. Il était déjà trop tard pour le pauvre infortuné. Les personnes présentes ce jour-là racontent encore comment, alors armé de son seul stylo BIC quatre couleurs, Dimitry arracha avec une brutalité aussi vive qu'inattendue l’œil gauche de la face de son compère, et le lui enfourna dans la gorge, manquant de l’étouffer dans ses propres restes, avant de finalement le laisser pleurer toutes les larmes de son corps, repartant aussi tranquillement qu'il était venu. Après ça, Dimitry ne tenta plus jamais de duper le sentiment d'amour avec qui que ce soit, laissant la fille aux mains du borgne nouveau, totalement désintéressé. Irrité, son oncle usa de chantage pour faire taire cette histoire, mais il ne dit rien, voyant que son petit protégé marchait désormais tout seul sur dans la direction qu'il lui avait tracée. Le secret de Dimitry sur ses attributs d'acier ? Une dématérialisation partielle de son corps sous ses vêtements. Simple, et efficace.


    La Gloire ~

    Dix-neuf décembre 2009, New York City, États-Unis d'Amérique.
    Puis, l'emprise sur Dimitry de son oncle cessa brutalement ce jour là. On peut planifier les choses aussi méticuleusement que l'on veut, un jour tout le monde peut faire une erreur fatale. Vladimir Dostoïevski se fit arrêter cinq jours avant noël, par enquête du FBI et intervention du SWAT. Lui, et plusieurs de ses complices, tandis que certains prenaient la fuite et que d'autres restaient, n'étant pas inquiétés pour le moment par de potentielles preuves incriminantes. Le jeune homme quant à lui, et bien peu de gens étant au courant de ses capacités, il n'eut rien à redouter malgré tout. Cette année là, pas de traditionnelle réunion familiale de noël comme la coutume l'exigeait. Le jeune homme, troublé par la disparition de cette figure paternelle, médita alors sur l'avenir désormais écroulé qui s'était offert à lui, mais qu'il n'avait pas encore eu le temps de réellement toucher du bout des doigts. Mais, au final, cette séparation ne l'affecta pas autant que ce qu'il affichait à la face du reste du monde. Oh non, il avait bien appris sa leçon et si, feignant la compassion, il paraissait aussi ennuyé par cet évènement, ce n'était, en réalité, pas le cas. Rien, aucune tristesse ou colère. Non, rien. Et ce n'était pas faute d'essayer pourtant. A l'époque, ses dons ne lui permettaient pas encore de dématérialiser autre chose que lui-même et ainsi fut-il incapable de faire sortir son oncle de prison. Mais, au final, il passa rapidement à autre chose. Il ne se détacha pas totalement du cercle de la famille, mais il entreprit de se servir de ses capacités à ses propres fins, et pour son propre bénéfice, partant à l'assaut des opportunités de ce monde. Utilisant les contacts de son oncle, il commença alors le mercenariat, ne se présentant jamais sous sa véritable identité ni sous son vrai visage. Ainsi continua-t-il le truandage.

    Alors, un jour, par hasard, ou peut-être cela fut-il prémédité, allez savoir, Dimitry rencontra un homme en apparence tout ce qu'il y a de plus banal. Un scientifique, connu sous le nom de Mike Milbury, propriétaire d'un building entier au cœur du centre des affaires de Manhattan, siège social d'une importante entreprise spécialisée en interventions d'urgences médicales, de développement d'appareils biomédicaux à la pointe de la technologie et, également, très portée sur la recherche génétique : la Milbury's Gene. Cet homme lui confia pour tâche la localisation et la récupération d'un artefact technologique d'une importance capitale portant sur l'avancée de ses dernières recherches en matière de génétique, qui avait été dérobé quelques jours auparavant. Ne lésinant ni sur les moyens ni sur le montant de la somme accordée en échange de ce service, Dimitry accepta sans hésitation, mû par cette lueur d'avidité cupide au fond de son regard, qui n'échappa pas à son employeur. C'est ainsi qu'il s'échina à la tâche et fit, pour la première fois, la rencontre d'une mutante confrériste à la hargne sans pareil, celle-là même qui serait surnommée plus tard Lady Fessée par le Juggernaut : Louise Saavedra, plus connue sous le pseudonyme d'Ampère. Il l'aborda, dragueur, un verre à la main dans un bar, ce qui ne tarda pas à dégénérer. Au terme d'un affrontement, lancés à pleine vitesse en sens contraire sur une voie rapide, il finit par emporter l'artefact avec lui, mais aussi, et surtout, la promesse d'une revanche impitoyable et d'une séance de torture dans la joie et la bonne humeur si elle le retrouvait. Au final, tout ceci n'était en réalité qu'une mascarade et, une fois revenu devant son commanditaire, celui-ci révéla au jeune homme que ce n'était qu'un test et qu'il était à la recherche d'hommes et de femmes possédant des capacités similaires aux siennes dans le but de monter une équipe privée d'intervention, illégale bien entendue, et que, s'il acceptait, il serait le premier de ces mutants, monnayant promesses de richesses et d'avantages sans pareils. Sûr de lui, fier de ses capacités et plein d'orgueil et d'ambition, le jeune homme accepta sans hésitation. Ainsi conclut-il un pacte avec celui qui était en fait Nathaniel Essex, plus connu sous la dénomination de Mister Sinister, et devint membre de cette nouvelle équipe des Maraudeurs.

    Il débuta donc par le recrutement d'autres potentiels mutants, allant même parfois jusque les manipuler avec l'aide de Sinistre pour les persuader définitivement que leurs intérêts se trouvaient dans cette équipe qui devait, à terme, devenir leur nouvelle famille d'arme. Il recruta de cette manière plusieurs mutants, que Sinistre introduisit à ses projets. Constituée de mercenaires, hors-la-loi et criminels, une nouvelle équipe de Maraudeurs était alors formée. Divisés en plusieurs équipes, le jeune homme se retrouva dans celle de Caitlyn Elioth et d'Ace Bradford. Effectuant plusieurs missions pour le compte de Sinistre, tuant des gens pour leurs différences, pour leurs valeurs, leurs idéologies, leurs codes génétiques, ou tout simplement parce qu'ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment. Usurpant des identités à de nombreuses reprises pour approcher un potentiel génétique intéressant pour le criminel nazi et le piégeant inéluctablement, n'éprouvant jamais aucun remord face aux promesses silencieuses qu'offraient pourtant les ustensiles de "travail" d'Essex et sa salle d'opération, où il disséquait ses victimes. Le jeune homme assista quelques fois en direct aux œuvres du sinistre monstre qu'il servait. Il n'éprouva ni sueurs froides dans son dos ni frissons de compassion douloureuse. Non. A vrai dire, il éprouvait même parfois une certaine fascination face à la douleur et à la manière dont son maître avait de porter cette boucherie au rang d'art. Ce n'était pas un spectacle pour les âmes sensibles, certes non, mais cette propension à la destruction humaine animait quelque chose de malsain en lui, ancré depuis longtemps dans ses instincts, et nuls doutes que Sinister, n'ayant pas besoin de demander quoique ce soit pour savoir pertinemment ce qu'il en était, le laissait alimenter pertinemment ce petit quelque chose de morbide en lui. Pour le laisser devenir, à force de subtiles influences psychiques inconscientes, le parangon de sa volonté, un outil à son service, prenant de plus en plus la place de cette figure paternelle qu'il à toujours manqué à Dimitry et que son oncle venait de laisser vacante, afin de mieux le manipuler.

    Durant presque toute une année leurs affaires furent rondement menées. Privilégiant le renseignement et la discrétion en lieu et place du barbarisme et du cassage à tout va, ils attirèrent - ou tentèrent du moins - très peu l'attention sur eux - même si quelques coups d'éclats particulièrement remarqués et inattendus à cause de certains Maraudeurs violents et dégénérés eurent lieu ici et là - en grimpant crescendo dans le niveau de criminalité. Ce fut une période très intense, où le jeune homme abandonna les études en architecture qu'il avait entreprit deux années plus tôt afin de se consacrer à l'art du combat et du truandage, où il flambait l'argent comme un prince dans la plus parfaite illégalité matérialiste et où plus rien n'avait d'importance que le lendemain et cette vie de challenge contre le système et ses partisans, qui essayaient infructueusement de l'arrêter. L'insaisissabilité du jeune homme grâce à son pouvoir de transformation contribua largement à alimenter ce sentiment de puissance et d'invulnérabilité qui flattait de plus en plus son orgueil. C'est là qu'un jour, au détour d'un revers du destin, ce qui serait qualifié par la suite d'attentat anti-mutants par la presse - et qui était en réalité une élimination de témoins gênants en règle - frappa de plein fouet la Maraudeuse Caitlyn Elioth avec la délicatesse et la subtilité d'un trente trois tonnes lancé au visage à pleine vitesse. Son amant brûlé vif dans les cendres des ruines de leur appartement, son frère emporté par le souffle de l'explosion titanesque qui avait pour but de raser ce studio, et elle, égarée, perdue, plongeant dans les affres de la douleur de la perte de sa famille pour la deuxième fois de sa vie. Dimitry ce jour là la sauva, sans autre raison que cette réminiscence du passé qu'elle évoquait en lui, mais, était-elle vraiment encore en vie ? Une part de la jeune femme s'était éteint, à l'intérieur et, passée elle aussi de « l'autre côté du mur », détruite dans ses illusions et dépossédée de tout ce qui la retenait en ce monde, elle était devenue libre, accédant au niveau d'existence sur lequel se plaçait le jeune homme, qui fit alors preuve d'empathie pour l'une des rares fois depuis ces dernières années. Dans son regard ne se reflétait que le propre écho vide qu'il renvoyait lui-même et, ainsi semblables, ils se lièrent dans le silence d'une compassion silencieuse qui les plaça soudainement à un niveau de compréhension mutuelle bien plus élevée que ce que certaines personnes peuvent atteindre en plusieurs années. Sans rien dire, la simple présence de l'autre suffisait, pour partager le poids de cette inexistence écrasante. Cet attachement, à défaut d'autres mots pour décrire ceci, les mena par la suite sur le même chemin, dans la même direction, avec le même état d'esprit. Pour autant le jeune homme, même s'il lui était entrouvert, restait encore insondable et insensible, loin de s'ouvrir totalement, même pour sa compagne aux cheveux flamboyants. Mais tout ce qui importait alors, c'était ce qu'ils partageaient à cet instant présent.

    C'est à cette époque qu'il fit la connaissance de Lisbeth Salander, alias "Joli Cœur". Élève X à l'institut Charles Xavier, réputée pour son asociabilité primaire et sa propension monstrueuse à tremper dans des affaires illégales, Sinistre la captura afin d'étudier son génome illisible et particulier avant qu'elle ne se fasse délivrer par les X-Men. Elle ne put, cependant, jouir très longtemps encore de la vie car elle se fit proprement décoller la tête par un tueur en série psychopathe avant de se faire ouvrir le ventre et pendre par ses tripes à un lampadaire. Présumée morte, la réalité était toute autre. Initiée en secret, la procédure de clonage fut lancée dans un entrepôt désaffecté des docks et Lisbeth Salander 2.0 naquit une nouvelle fois en ce monde, à partir de fluide primaire, de cellules souches de fœtus et du génie des travaux de son ignoble créateur. Assigné à la protection des lieux avec d'autres Maraudeurs, lui et ses compagnons furent mis en échec par un X Man et un membre du BAM, Bureau des Affaires Mutantes, qu'il sera amené à retrouver sur son chemin à de nombreuses reprises à l'avenir : Daniel Hopes. S'ensuivit par la suite un long jeu du chat et de la souris qui devra amener le jeune homme, Caitlyn et le bameur beaucoup plus loin que ce qu'ils n'auraient pu imaginer.

    Il rencontra Lisbeth Salander de nouveau quelques mois plus tard lorsque, clonée et arrivée à maturité, elle fut engagée par le BAM sous la directive de l'agent Hopes et fut mise à contribution en tant qu'agent infiltrée de part la nature de ses pouvoirs, la rendant indétectable. C'est de cette manière que le jeune homme eut la grande surprise de la voir s'infiltrer dans le réseau d'un trafic de mutants, que lui même suivait de l'intérieur pour le compte de Sinistre. Ne pouvant se souvenir de lui, hasard ou non, le jeune homme tint la mascarade et s'en fit une partenaire le temps nécessaire pour découvrir de quoi il retournait, ce qui s'avéra finalement impossible, la mutation de la jeune femme empêchant toute filature à son encontre. Ils firent quelques opérations pour le compte de ces truands, kidnappant des mutants dans des hôpitaux en les faisant passer pour morts afin que personne ne les cherche, détruisant leurs illusions et les privant de toutes notions de liberté, de droits et de dignité humaine par la suite. Cette organisation clandestine partageait beaucoup de traits communs avec Sinistre et ses actions et, à bien des égards, il ne vit pas la différence entre les maraudeurs et eux. C'est pendant cette période qu'il se fit piéger par un homme aux mystères insondables et à l'imprévisibilité sans pareil : Mister Joy. Hypnotiseur talentueux, télépathe, vampire psychique et bien d'autres - inconnus - encore, il s'avéra être un ancien Maraudeur, et un adversaire redoutable. Sélectionnant avec soin ses cibles, il choisit de rendre visite séparément à certains des Maraudeurs de Sinistre, dont Dimitry et Caitlyn. Le jeune homme se retrouva confronté à lui mais ne put, cependant, faire quoi que ce soit face à sa télépathie. Mister Joy le plongea alors dans un coma psychique visant à le « libérer » du joug de l'esprit d'Essex, l'enfermant à l'intérieur de son propre esprit, dans une illusion où il fit remonter des choses profondément enfouies dans la psyché du jeune homme, lui faisant faire face à ses pires démons pour tenter de le briser totalement. Alors complètement déstabilisé, cela faillit marcher mais le jeune homme réussit avec une grande violence mentale à s'enfermer encore plus dans son aliénation de déni et d'oubli de son passé pour s'en sortir. Il ne put tout de même empêcher quelques bribes de souvenirs flous, désarticulés et incohérents remonter à la surface, commençant à le faire douter de son passé et de sa relation avec Sinistre, et lui faisant prendre conscience que ce dernier commençait à avoir beaucoup trop d'emprise sur lui. Très mal à l'aise, il cacha ses doutes dans un nihilisme et un comportement psychopathe plus avancée encore et détruisit l'appartement dans lequel il vivait avec Caitlyn sur une pulsion de violence, faisait tout brûler afin de détruire tout ce qui pourrait le rattacher de près ou de loin aux aliénations matérialistes qu'il avait accumulées jusque présent.


    La Chute ~

    Sentant la présence de cet abîme monstrueux et invisible dans le noir, au travers de ces questionnements, prêt à le déchiqueter à la moindre chute, il continua cependant ses affaires au seins des Maraudeurs, mais avec moins de convictions. Envoyé quelques jours en Colombie à la rencontre de narcotrafiquants avec Caitlyn et Firestarter, un pyrokinésiste perdu dans son monde d'argent, de femmes et de luxe, ils furent assignés à la protection d'un client de Sinistre, M. Kobayashi, avec qui ce dernier avait quelques arrangements. C'est à partir de ce moment que tout bascula. La mission ne se passa cependant pas comme prévu et, suite à un coup vicieux mal mené de la part du client de Sinistre, ils se retrouvèrent prisonniers des boyaux d'une mine, perdus dans les entrailles de la Terre, une bande de narcotrafiquants attendant au dehors et avides de leur faire la peau. Faisant montre d'un sang froid dont seuls ceux qui n'ont rien à perdre peuvent trouver, les deux maraudeurs organisèrent leur survie, afin de trouver une sortie avant que la faim, la soif ou la folie n'ait raison d'eux. Ce fut Kobayashi qui craqua mentalement le premier et tenta de survivre au détriment de la vie de ses deux comparses mais, au final, cela n'eut pour effet que de le faire récolter une balle de métal entre les deux yeux. Plus important encore, cet incident s'avéra, contre toute attente, salvateur. Voyant cet amas de chair refroidissant, le liquide de vie coulant contre la roche, venant imbiber la terre sous le corps, il firent fi de tout dégoût et dévorèrent une partie de M. Kobayashi, afin de survivre, dans ces ténèbres sans nom. Ce jour-là fut le jour du vingt et unième anniversaire de Dimitry.

    C'est alors que, au moment ou ils n'avaient plus ni raisons d'espérer, ni motifs pour se battre, se rendant compte à quel point leurs vies étaient vides, que personne jamais ne les chercherait, ni ne les plaindrait, ni ne se rappellerait d'eux et qu'ils venaient de perdre pour la première fois au jeu dangereux auquel ils jouaient depuis des mois, Caitlyn révéla à Dimitry qu'elle était enceinte de lui. Accusant le coup, il n'eut pas le temps de comprendre toutes les implications de cet état de fait que Mister Joy fit, pour la deuxième fois dans la vie du jeune homme, son apparition. Arrogant et malicieux, il était encore plus vicieux que les deux Maraudeurs réunis qui se tenaient devant lui. Manipulateur et bénéficiaire de secrets qui ne servaient que ses propres intérêts, Il profita de ce moment d'impuissance pour leur proposer un pacte. S'ils parvenaient à s'en sortir grâce à son aide, ils devraient s'associer à lui pour se retourner contre leur seigneur et maître d'alors : Mister Sinister, contre qui il avait une dent ancestrale, arguant notamment que celui-ci aurait de toutes manières des projets pour leur enfant qui ne leur plairait certainement pas. Ce qu'ils acceptèrent, n'ayant, de toutes façons, aucune autre carte en main.

    Ainsi, ils profitèrent de la mort effective de leur compagnon de Maraude, Firestarter, tué d'une fin bien peu enviable aux mains des narcotrafiquants, et mirent à profit la distance et les talents psychique de Mister Joy afin de profiter de ce moment pour rompre de force le lien mental inconscient et ténu qui les reliaient en permanence au nazi qui les employait. Joy affaiblit aussi les interdictions mentales placées par Essex pour empêcher ses créatures de se retourner contre lui et prit un malin plaisir à tout ce petit manège, se délectant d'être l'unique et dernier recours de ces deux jeunes gens, qui se voulaient indépendants et libres. Se faisant oublier un moment, il quittèrent ainsi les lieux et mirent à profit leurs fausses morts pour pouvoir agir en toute liberté dans les ombres du complot qu'ils mirent en place. Tandis qu'à New York, Dimitry et Caitlyn étaient clonés pour, de nouveau, servir Sinistre, Mister Joy les vendit en secret, avec des informations sur tous les autres Maraudeurs, à Daniel Hopes, l'agent du BAM qui étaient sur leurs traces depuis le début, en échange d'informations sur les membres de l'institut Xavier. C'est de cette manière qu'il prirent connaissance de l'existence d'un jeune élève surprenant, capable d'annuler toute manifestation due au gène X dans un rayon de quelques mètres. Caitlyn profita donc du lien qu'elle avait auparavant tissé avec un X-Man lors d'une première rencontre pour, sous prétexte de repentir et pour permettre à sa futur fille de grandir sans risquer la mort à tous instants, entrer dans l'institut Xavier, récoltant quelques précieuses informations et bénéficiant d'un couvert sécuritaire pour sa fille que personne d'autre n'était à même de lui fournir, préparant en même temps le kidnapping du jeune mutant. De son côté, Dimitry, alors à la recherche d'alliés ou d'un moyen de vaincre Nathaniel Essex, fut contacté par une personne anonyme qui, d'une manière ou d'une autre, savait beaucoup trop de choses sur ses actions et ses buts à son goût. Cette même personne lui demanda alors d'effectuer une mission pour elle, un vol, en paiement duquel le jeune homme se verrait accorder le moyen tant recherché de vaincre Sinistre. Méfiant au début, mais dans une impasse, celui-ci n'eut pas d'autre choix que de prendre le risque d'accepter afin de mettre un terme au plus vite à cette affaire. Se voyant octroyer le plan d'une installation scientifique sous bonne garde, ainsi que les codes informatiques de sécurité nécessaire au déverrouillage d'une de ses parties, c'est de cette manière qu'il fut chargé de violer la sécurité de l'île de Muïr dans la plus grande discrétion afin de voler une seule et unique chose : les Protocoles Xavier. N'étant ni conscient de la véritable nature de ces fichiers, ni même du chaos que pouvait déclencher un tel acte, il se mit en route et, grâce à ses dons de mutants et aux informations fournies par son commanditaire, il parvint à destination en évitant la majorité des encombres, n'étant pas à son coup d'essai en ce qui concerne le vol. Découvrant alors le contenu des fichiers qu'il était en train de transférer illégalement sur son disque dur, il fut confronté à un choix : sacrifier l'unique solution potentielle dont il disposait pour éviter de condamner tous les mutants de cette liste, ou bien choisir de sacrifier ces personnes qu'il ne connaissait même pas pour faire un pas de plus contre la mort. Tout aurait pu bien se passer si, néanmoins, n'avaient pas débarqué à ce moment là deux X-Woman bien décidées à le mettre hors d'état de nuire. Mettant à profit sa mobilité accrue, il parvint quand même à prendre la fuite grâce à la prise d'otage d'une dizaine de scientifiques malheureux qui croisèrent le chemin du jeune homme. Sa fuite fut, en secret, couverte de la recherche mentale de Charles Xavier par une entité psychique assez puissante pour lui camoufler le jeune homme le temps de l'évasion, lui faisant ainsi perdre sa trace dans la nature. Il s'avéra alors plus tard que le commanditaire de cette mission n'était autre que ladite entité psychique, ayant pris possession d'une des têtes dirigeantes de la cellule du BAM de l'état de New York, et ayant profité des capacités d'infiltration de Dimitry pour récupérer ces informations tant convoitées. Récupérant l'unique protocole qui l'intéressait, le jeune homme conserva la fiche informatique relative à Mister Sinister et échangea le disque dur contre ce qui lui avait été promis. C'est ainsi qu'il eut connaissance de l'existence d'une arme particulière qui lui permettrait de faire encore un autre pas vers ses objectifs : la Lame Muramasa, Némésis des mutants régénérateurs, tels que Sinistre. Un obstacle de taille, cependant, se dressait devant lui. Ladite Lame était conservée dans l'endroit le mieux gardé de tout l'état de New York, et peut-être même des États-Unis : L'institut Charles Xavier.

    Réfléchissant au moyen de récupérer ce qu'il semblait être totalement hors de portée, le jeune homme se rendit bien vite compte que se lancer à l'assaut, même avec ses capacités mutantes, était purement suicidaire au vu du nombre de mutants télépathes et autres détecteurs technologiques. Pressé par le temps, cependant, et la promesse encore lointaine mais inéluctable d'une naissance programmée, il ruminait en observant pendant ce temps la mascarade de vie qui animait son clone et celui de Caitlyn, pantins pathétiques et misérables, qui pensaient eux-mêmes être les originaux, sans un instant se douter de la réalité. Toutefois, leurs clones, et les autres maraudeurs, se firent rapidement arrêter par la cellule du BAM de New York et mis sous contrôle médicamenteux afin d'éviter tout problèmes, suite aux informations échangées par Joy à Hopes. Ainsi mis en abîme sur sa propre identité, il acheta les services de mercenaires mutants au prix fort pour organiser une diversion et détourner l'attention de l'institut le temps de dérober ce qu'il convoitait grâce aux informations qu'il possédait. Les mercenaires ne firent pas long feu, mais il n'en avait cure et disparu avec ce qu'il était venu chercher, tandis que Caitlyn faisait son office pour kidnapper la personne qui l'intéressait.


    La Liberté ~

    C'est de cette manière qu'à eux deux, avec l'aide de Mister Joy, ils prirent un soir par surprise Nathaniel Essex dans ses quartiers, engageant contre lui un combat aussi intense qu'expéditif. Il le plongèrent dans le champ annulateur de capacités de l'élève X capturé avant de simplement et proprement le décapiter sur place. Ainsi mourut dans ce monde l'être connu sous le nom de Sinistre. Joy en profita pour s'accaparer le savoir du laboratoire du défunt et Dim partit avec Caitlyn assassiner leurs clones prisonniers avant de s'évanouir dans la nature. Le temps de récupérer de faux papiers pour quitter le pays, Dimitry et Caitlyn se fondirent parmi la masse, pour échapper au remous provoqué par la mort de leur ancien maître et aux recherches des quelques Maraudeurs ayant esquivé les arrestations du BAM. Les choses n'étant jamais, malheureusement, aussi faciles que ce que l'on escompte, Sinistre refera surface quelques mois plus tard, grâce à ses procédures de clonage d'urgence. S'expatriant le plus loin possible dans la campagne irlandaise, froide, morne et triste, de l'enfance de Caitlyn, dans le but d'échapper à toute attention, ils prirent une retraite bien méritée, faisant silence radio pendant la grossesse de la jeune femme qui finira par accoucher quelques temps plus tard d'une petite fille, dénommée Aislinn. Impunément cachés à la face du monde sous l'apparence banale d'un couple ayant récemment acheté un cottage dans les verts prés des landes brumeuses du Connemara, n'ayant ni envie de fuir, ni peur de devoir se battre ou souffrir pour défendre leur seule et unique liberté, ils finirent toutefois par sombrer dans une demi-torpeur et par se languir de l'exaltation frémissante de l'adrénaline coulant dans leurs veines, n'étant décidément pas capable de supporter cet immobilisme indéfiniment. Néanmoins, ils conservèrent chacun le silence sur cette envie, conscients de la responsabilité qu'était l'éducation de leur enfant dans un environnement adéquat.

    Un jour toutefois se présenta à leur porte le dénommé Caracole, voix du clan Akkaba. Il venait leur faire une offre des plus simples : les rejoindre de leur plein gré, pour acquérir puissance et pouvoir au service d'un être d'une puissance phénoménale. Ou bien ils pouvaient refuser, choisissant ainsi la voie de la souffrance et de la misère, où leurs volontés seraient détruites et eux enrôlés de force, une fois que Caracole lui même les aurait massacrés et soumis à sa personne. Il s'avéra bien vite que la fille de Dim et Cait était aussi un objet de convoitise et c'est à partir de ce moment là que tout dégénéra. S'ensuivit ce qu'il devait forcément arriver et ils entamèrent un combat qui serait peut-être leur dernier, contre cet adversaire redoutable qui ne manquait certes pas de piment, se battant pour simplement conserver le droit de vivre libres, sans aucune soumission de la part de qui que ce soit. La détermination se fit fureur et les trois êtres devinrent Violence, tentant mutuellement de se tuer. Caracole était puissant et fut un obstacle de taille, mais face à la vélocité des éclairs de la rousse et à l'intangibilité de Dimitry, il fut mis en difficulté plus que ce qu'il n'avouerait jamais. Ainsi, il fit la seule chose qui lui permettrait de vaincre : prendre Aislinn en otage. Pour la première fois depuis longtemps, les deux parents ressentir alors un frisson glacé d'anxiété leur étreindre le cœur et le broyer dans sa poigne impitoyable. Face à cet instant d'hésitation, les deux amants tentèrent le tout pour le tout mais, le hasard associé à un deus ex machina provoqué par un mutant capable d'altérer la réalité fit que l'inattendu se produisit. Suite à un « accident », ils furent tous les quatre projetés hors de la réalité, et quittèrent ce monde en emportant avec eux leur légende.

    L'histoire, cependant, ne s'arrête pas là.


    Le Mensonge ~

    Lors de l'investigation du Bureau des Affaires Mutantes au sein du laboratoire secret de Sinistre révélé par les informations fournies par Joy, une chose fut retrouvée par Daniel Hopes, contre toute attente, dans un état de conservation exceptionnel malgré la tentative de destruction des lieux : un clone de Dimitry presque parvenu à maturation. Ainsi, face à cette relique de Maraudeur et le problème éthique posé par son existence, le BAM décida de réintégrer le jeune homme - qui lui était vierge de tout délit ou illégalité - dans la société pour faire d'une pierre deux coups. Premièrement, le nouveau Dimitry ne risquerait pas, sous leur tutelle, de devenir de nouveau un criminel à la solde de Sinistre et cette traque incessante se verrait ainsi mettre un terme. En effet, persuadés d'avoir interpellé le vrai Dimitry et non un clone lors des arrestations de Maraudeurs, qui finit mort assassiné, ainsi ne se posait plus la question de savoir où se cachait le vrai. De plus, y voyant là un intérêt pour l'ordre commun et leur propre organisation, il fut décidé d'utiliser la technologie de Sinistre afin de terminer la maturation et d'implanter au nouvel être ainsi créé une trame mémorielle montée de toutes pièces, écrasant l'ancienne psyché du jeune homme et donnant alors naissance à James Tucker, agent fédéral d'investigation, à la solde du gouvernement.

    Voici son histoire :

    Né à Seattle le 12 juin 1987, au sein d'une petite famille d'origine sociale moyenne, d'une mère stricte et sévère, travaillant dans un petit cabinet d'architectes, et d'un père dilettante et bon vivant, exerçant le métier de fonctionnaire au sein des forces de l'ordre du commissariat local. Leur vie de famille n'a rien de particulièrement palpitant ou de remarquable, ils ont leur quotidien routinier, leurs qualités et défauts, leurs rêves et leurs travers humains. Fils unique et pas trop mal élevé, réservé mais ayant de bon résultats à l'école, le jeune homme fait montre d'un potentiel prometteur pour peu qu'il daigne fournir quelques efforts et se donner les moyens de réussir. A l'âge de quatorze ans, cependant, ses parents furent victimes d'une agression nocturne tandis qu'ils rentraient du cinéma. Sa mère décède dans l'ambulance et son père reste plongé dans le coma. Il n'y sortira pas pendant les dix années suivantes. Dimitry est alors placé dans une structure d'accueil sociale jusqu'à sa majorité. C'est au cours de ces années pas toujours joyeuses qu'il se découvrit mutant et apprivoisa son don, suscitant la peur ou la fascination dans les yeux de ses camarades, isolé en tant que monstre de foire. Ainsi forcé à se débrouiller par lui-même pour se sortir de cette situation qu'il savait aussi temporaire que précaire, le petit garçon timide qu'il était se métamorphosa alors en une mine de volonté inébranlable et résolue qui lui permit, par la seule force de son travail, de s'extraire de ce milieu avec la seule motivation de ne pas y moisir. Attiré très tôt, et certainement marqué à cause des événements qui touchèrent ses parents, par l'autorité et la justice, il choisit d'entrer dans la police pour faire ses débuts sur les traces de son père, choisissant de réagir dans le bon sens face à la claque que la vie lui administra quelques années plus tôt au lieu de se morfondre sur lui-même et de se laisser aller. Très vite, cependant, il se rendit compte que ce n'était pas exactement comme il l'avait imaginé. Son statut de mutant posa de plus en plus problème face aux conflits récurrents entre les populations humaine et non humaine et la montée de la discrimination génétique au sein même des forces de l'ordre, et ce particulièrement dans l'état de New York, subissant l'une des plus hautes activités mutantes.

    Toutefois, il fut remarqué pour ses résultats et sa persévérance et pour sa constance à toujours rester stoïque face à ce genre de ségrégation et se vit offrir l'occasion de travailler pour le FBI, ce qu'il accepta. Au vu de la nature particulière de ses capacités, il suivit la formation générique d'agent avant de faire ses débuts au service de renseignement. Très vite, non bridé par une ambiance à tendance raciste et encouragé à recourir à ses dons de mutants, il fit montre de capacités et d'un potentiel remarquables, qui lui valut de rapidement prendre un peu plus d'importance et de gagner en crédulité malgré son jeune âge, travaillant au sein d'une équipe réduite de spécialistes planchant sur diverses enquêtes, impliquant des mutants ou non, apprenant ainsi plusieurs ficelles du métier d'une manière privilégiée. Formé aux armes, à la filature et à l'infiltration, c'est avec un naturel et une modestie déconcertante qu'il remplit avec succès ses missions. C'est à cette époque qu'il rencontra d'ailleurs Julia Mars, professeur à l'université, qui allait devenir sa compagne pour les trois prochaines années à venir. Néanmoins, récemment, une des missions d'espionnage du jeune homme tourna mal, à cause de la présence inattendue d'un télépathe contre lequel il se battit avant de céder, impuissant face à ses assauts psychiques. Le mutant lui retourna violemment l'esprit, tentant de l'écraser, et le laissa ensuite en le croyant parvenu à un état de mort cérébrale.

    Tombé en réalité dans le coma, le jeune homme passa les cinq derniers mois dans l'inconscience et se réveilla dans un lit d'hôpital, pris en charge par le gouvernement. C'est à ce moment-là que l'implantation fictive des souvenirs s'arrête et laisse place à la réalité, le jeune homme se réveillant avec l'impression désagréable d'avoir perdu la mémoire. Le corps de Dimitry n'ayant jamais servi, la rééducation en tant que conséquence de son sommeil prolongé fut un prétexte idéal pour habituer ses muscles au mouvement et à l'effort physique. De même, la confrontation avec un mentaliste est un prétexte de choix pour pallier à tout problème mémoriel superficiel qu'il pourrait rencontrer et pour finir d'ancrer le mensonge dans son esprit, arguant que le choc ajouté au coma aurait provoqué quelques séquelles psychiques et une possible perte de quelques pans de mémoire, qui devraient normalement être retrouvés assez facilement. A noter que la famille d'enfance utilisée pour l'histoire existe vraiment, à la différence près que le jeune adolescent de quatorze ans que remplace Dimitry est également décédé, car il accompagnait ses parents au cinéma. Mais ça, plus aucun document officiel ne le mentionne, tout comme la tombe dans le cimetière où sont enterrés les parents s'est vue légèrement modifiée pour que les noms et dates correspondent. De même, Julia Mars n'est en aucun cas ce qu'elle prétend être. Il s'agit en réalité d'une mutante de type « pusher », capable d'insuffler des idées dans l'esprit des gens avec sa voix et chargée de veiller à la bonne réinsertion du jeune homme dans le monde en le surveillant dans sa vie privée. Toute cette mascarade n'est là que pour ancrer plus profondément le mensonge dans la réalité. Après deux mois de rééducation et de repos, et suivit par un psychologue pour s'assurer de l'intégrité psychique du jeune homme, il reçut sa nouvelle affectation, dans un service dont il avait déjà été question auparavant au moment de sa création : le Bureau des Affaires Mutantes, où ses talents mutants trouveraient tout naturellement leur place.

    C'est ainsi que Dimitry Lyov entama sa nouvelle vie.

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Dernière édition par James Tucker le Jeu 3 Mai - 20:59, édité 8 fois
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Maiwenn Short
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MessageSujet: Re: Dimitry Lyov ~ L'Ombre dans vos pas   Jeu 12 Avr - 8:47

Plus de 7000 mots pour l'histoire OO Espèce de cauchemard de modo Razz

_________________
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James Tucker
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MessageSujet: Re: Dimitry Lyov ~ L'Ombre dans vos pas   Ven 13 Avr - 1:17

Attends Maiwenn, j'avais pas terminé l'histoire quand t'as regardé OO.

Bon, sinon, j'ai officiellement terminé Cool !

Petites précisions :

J'ai actualisé la partie pouvoirs en reprenant une grosse base de ce que j'avais déjà écrit sur l'ancienne fiche en y incluant l'évolution de pouvoir que j'avais eu.
J'ai actualisé le niveau de maîtrise
J'ai actualisé la psychologie
J'ai ajouté la psychologie de James Tucker
J'ai actualisé les talents particuliers
J'ai actualisé les possessions aussi, même si y a pas grand chose à voir
J'ai actualisé la bio en modifiant très légèrement deux trois détails, puis j'ai ajouté le résumé (ouais, parce que c't'un résumé OO) des épisodes précédents en retirant les mentions de certains personnages (genre magma et nocturne sur l'île de Muir par exemple, bon, je préfère ne pas les citer)
J'ai ajouté la bio fictive de James Tucker


Et voilà *.*

Basiquement, rien ne change en gros, c'est juste une remise à niveau car l'ancienne fiche était totalement obsolète.

Toutes façons j'en avais marre alors hop, je suis prêt à passer à la modération de l'enfer Cool.

Bon courage *__*

PS : j'ai caché le mot magique dans ma fiche en trois morceaux pour vous emmerd/SBAF/ j'ai rien diiiit Fouet
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MessageSujet: Re: Dimitry Lyov ~ L'Ombre dans vos pas   Ven 13 Avr - 8:31

Paix a ton âme PQ
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Esther Ophraïm
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MessageSujet: Re: Dimitry Lyov ~ L'Ombre dans vos pas   Dim 15 Avr - 18:23

Avant toute chose, il faut que tu sache que je te déteste ta fiche, chacun de ses mots et des lettres qui les composent, que je déteste tes doigts, de la main gauche comme de la droite, que je te déteste toi, qu'il fait froid, humide, noir, que j'ai faim, que je suis fatiguée, que ça pue et que j'ai pas demandé à venir au monde!!!!!

Ceci diiiit ...

J'ai fini le premier post de ta fiche et je n'aurai qu'une chose à te demander ; lorsqu'il est sous sa forme d'ombre, est-ce qu'une lumière puissante dirigée directement sur lui lui fait l'effet d'une blessure où le force-t-elle à se rematérialiser?

Pour la seconde partie, je ferai ça demain ou après demain, après avoir pris quelques red-bulls, un ou deux thermos de café et fumé un gros stick...

Allez, je te fais tout de même une bise, s'pèce de cauchemard à modo! Cérès

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