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 Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]

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Kaya Spencer
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MessageSujet: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Dim 28 Juil - 12:15

Une musique se fit entendre.

Je ne pigeais pas trop... Ah, si, c'était mon téléphone. J'avais mis le réveil à... putain, quelle heure il était, au juste ? Complètement emplâtrée, j'attrapai le smartphone dans des gestes maladroits pour y jeter un œil... Ah, ouais, 6h00... Sa mère, le soleil se levait à peine... Je devais être au gymnase dans 45 minutes en plus... pfff... Allez... Motivation... Hop, je sors du lit ! ... nan raté. J'étais restée molle, sous la couette. Bon... On retente... Etttt... Raté. Bon, il n'y avait plus qu'une seule chose à faire : suinter vers la douche en espérant qu'elle me réveille. Je me glissai donc hors du lit, me retrouvant par terre comme une sorte de larve informe, avant de me traîner vaguement vers la salle de bains. La musique continuait, mais je l'entendais à peine et je parvenais difficilement à garder les yeux ouverts. Après de longues minutes, je parvins finalement à faire couler l'eau...

La douche fraîche me réveilla plus ou moins, ce qui en soi tenait du miracle il fallait bien l'avouer. Je sortis donc, debout cette fois-ci, me séchant les cheveux, les coiffant convenablement, pour après m'hab... Tiens ? J'observai mon dos dans le miroir, avant de sortir de la douche, et remarquai des marques rouges... J'avais effectivement eu assez mal au dos toute la nuit... Bon j'avais pas le temps, tant pis. Sortant de la pièce, j'attrapai rapidement de quoi m'habiller. Des trucs sportifs, du coup : un bas de jogging, des baskets, et un T-shirt proche du corps mais sans non plus restreindre les mouvements. J'aimais pas bien ce genre de fringues, mais d'un autre côté, je n'avais pas tellement le choix. Il fallait avouer qu'en dépit d'un certain manque de style (sur moi, du moins), c'était pratique...

Direction le réfectoire, en tout cas ! Pour une raison qui m'échappait, j'avais vraiment VRAIMENT faim alors que je n'avais pourtant pas utilisé mes lames depuis maintenant deux jours entiers. Peut-être qu'elles étaient sorties pendant la nuit, quelque chose du genre... C'était vraiment rare, mais ça m'arrivait encore parfois. Puis ça expliquerait les marques et les douleurs dans le dos. Le petit déj' fut du coup assez conséquent, vu que je m'envoyai pas moins d'un litre de lait avec trois croissants et cinq tartines avec du beurre et de la confiture, plus deux abricots. Bien évidemment, les lève-tôt de l'Institut qui étaient présents observèrent ce festin avec un air plutôt surpris, pour certains. D'autres, qui m'avaient déjà vue avant, savaient que je mangeais des quantités stupides de nourriture et avaient plutôt l'habitude de ce genre de spectacle...

Une fois tout ça terminé, il était 6h55. Aller au gymnase me prendrait pile cinq minutes, j'arriverais ainsi parfaitement à l'heure. Je me levai donc, faisant mon petit chemin vers le lieu où j'avais rendez-vous, encore un peu dans le potage malgré tout... Je croisai une personne que je pensais connaître, je levai donc la main pour le saluer en disant "Mhnghmfh...", ce qui le fit sourire. Peut-être qu'en fait je l'avais jamais vu... Ou peut-être que c'était mon air un peu endormi (carrément endormi) qui l'avait fait rire, va savoir...

Je débarquai en tout cas dans le gymnase, et la fameuse Jubilee était déjà là, en train de s'entraîner. Enfin, s'entraîner... Elle avait mis en place l'endroit d'une manière étrange, peut-être pour faire des parcours d'entraînement, va savoir... Et là, pour le moment, elle était en tenue et en train de faire des sortes de mouvements, une sorte de kata de Karaté ou je sais pas trop quoi. Du Tai Chi, ou un truc bio dans ce genre-là... J'y connaissais pas grand chose de toutes façons. Le combat que j'avais pratiqué dans la rue s'apparentait plus à du Close combat de l'armée, en version urbaine... L'un des mecs du gang avait été pendant six ans dans l'armée de terre, il avait du coup partagé son savoir. 'fin de toutes façons, pour ma part vu que j'utilisais mes lames, je me servais relativement peu de ce que j'avais appris en matière d'"arts martiaux", si on pouvait les appeler ainsi.

Je ne savais pas trop si je devais l'interrompre ou pas... Peut-être que ça avait une sorte de dimension spirituelle à la con ou un machin du style, et qu'interrompre quelqu'un faisant un kata de Tai Chi Hua Hua, ou je sais plus comment ça s'appelle, était considéré comme un affront passible de mort... Je préférai donc faire profil bas, m'approchant juste un peu mais sans dire un seul mot.
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Dim 28 Juil - 15:29

Cinq heure de matin. Je suis prête, devant la porte du gymnase que je pousse d'une main ferme malgré l'aube. La nuit engloutie les lieux et la chaleur commence à grimper après une nuit agitée. La tension monte de plus en plus chez les X-mens car le mal rôde et est présent. On se prépare à la guerre et ce n'est pas une attitude ni une ambiance qui laisse de marbre. Je me suis posé en pleins milieu de ce gymnase en désordre. Des ateliers d'athlétismes y sont encore disposé et n'ont pas été rangés. Je sais que je commence à vieillir car cela m'agace de voir ce désordre. Oui, si on remonte le temps je serais encore en train de dormir, de ronfler, de rêver. J'aurais été celle qui se serait sauvée du regard du professeur pour pas qu'il m'interpelle et me face ranger. J'aurais été la première à partir, loin dans le monde que je voyais grand non pas parce que j'étais petite – ça je le suis toujours – mais parce que j'étais naïve, candide. Dans mon sac une épée je ne n'ai pas encore déchiffré dans son fonctionnement et son maniement depuis plusieurs mois. Il faudra impérativement que j'y parvienne car il est indéniable qu'elle peut m'être d'une grande aide en combat, comblant et aiguisant mon combat au corps là où mon combat à distance est de plus en plus parfait.

J'ai médité, comme une conne me dirait sûrement Cait'. Pourtant, même si j'ai toujours été réticente à ce travail de l'esprit et uniquement de l'esprit, même si je n'ai jamais vraiment cru en la concentration et ses exercices aussi chiant que mortels : Je sais que cela m'a sauvé la vie, une fois. Je me suis défait des griffes psychique de l'assassin de mes parents par la méditation. Bien sur son pouvoir était sans aucun doute pas redoutable pourtant je sais qu'un peu plus et c'est moi qui serait resté dans cette pièce à retapisser le sol de mon sang. La vie est rude.

Une heure passe et je décide de me dégourdir un peu. Je suis molle, j'ai la tête complètement ailleurs et je sais que cette semaine va pas être la plus simple ni la plus courte que j'aurais eu cette année. Je commence donc des exercices. Tai-chi, encore un truc qui me donne l'air d'une pauvre conne chinoise mal intégrée. On est à l'air du Krav' maga ma petite ! Ouais, peut-être, c'est sans doute pour ça que le monde tourne si mal et s'éloigne des simples valeurs que j'ai retrouvé et que j'inculque. Enfin peu importe je n'ai pas consulté le planning ni les dossiers de mes élèves, comme souvent même si la jeune Enora Lacourt avait fait exception à cette règle. Sans doute étais-je dans un bon jour cette fois-là.

Je l'avais vu arriver, faut pas croire que je suis aveugle. Mais je m'arrêtais pas pour autant car je pensais pas que c'était une élève qu'on m'avait recommandé. En fait, je pensais qu'elle venait s'entraîner de bonne heure mais l'insistance de son regard me fit me stopper dans mon action et la fixer l'air interrogateur en mode « Tu veux quoi ? ». Non, en fait, ce n'était pas qu'un regard.

« Tu veux quoi ? »

Ce n'était pas agressif, juste spontané. Je la fixais, droite, en chaussette, short et débardeur, les cheveux long attachés en une queue de cheval, un chewing-gum dans la bouche et des lunettes roses sur le front. Faudrait vraiment que je songe à faire moins la gamine quand même parce que ça commencerait presque à craindre.

[HJ : désolé c'est pas terrible]
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Dim 28 Juil - 16:19

Paf ! Bienvenue ! Elle ne savait même pas ce que je foutais là, et pour tout avouer, je commençais à ne pas en être bien sûre moi-même... J'avais la sensation -vraie ou fausse, aucune idée- de la faire chier et que je ferais mieux de me tirer, d'aller dormir, et basta. Bon... Caitlyn n'apprécierait pas, mais si elle me posait la question, je dirais que Jubilee n'avait pas l'air au courant de ma venue et qu'elle était occupée. Ce n'était pas entièrement faux... Pas entièrement vrai non plus, après, certes. Maintenant, allais-je profiter de cette opportunité pour fuir une nouvelle fois ou non ? La grande question, et je devais avouer que je me la posais franchement. D'ailleurs, la jeune femme put certainement remarquer un temps d'arrêt chez moi, je mis plus de deux secondes à répondre.

« Euh... C'est mademoiselle Elioth qui m'a intégrée à son groupe, elle a dit que je devais venir vous voir ce matin 7 heures pile pour l'entraînement... Enfin elle ne vous a peut-être pas mise au courant... »

C'était encore une possibilité, il fallait bien l'avouer. J'étais passée dans le bureau de la rousse en fin de matinée... Du coup, après l'entretien elle était sûrement allée manger, puis avait peut-être des trucs un peu plus importants à faire que de s'occuper de mes histoires, l'après-midi. Ou avais-je mal compris ? Peut-être que ça démarrerait la semaine suivante ? Je tentais de ne pas trop le montrer, mais j'étais assez paniquée pour le moment... Pour pas grand chose, diront certains. Au fond, arriver trop tôt à un rendez-vous n'est pas la fin du monde, mais pour une raison que je ne parvenais pas à expliquer, j'avais l'impression que j'avais fait une énoooorme connerie et que j'allais me faire massacrer. Genre... Comme si j'avais assassiné Stephenie Meyer et que 3.000 fans sanguinaires de Twilight allaient me courir après.

Alors, oui, certes, beaucoup diront qu'assassiner Stephenie Meyer (ou au moins l'empêcher d'écrire) ne serait pas une énorme connerie, mais ne nous lançons pas là-dedans, c'est un peu hors-sujet. J'observai en tout cas Jubilee un moment avec un air assez penaud, l'air de ne pas savoir où me mettre. Il fallait que je lui laisse une porte de sortie. Puis que je me laisse une porte de sortie, accessoirement, car à chaque dixième de seconde je me sentais un peu plus mal.

« Si je me suis plantée désolée... Je repasserai juste plus tard... et je confirmerai avec miss Elioth avant cette fois... »
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Mer 31 Juil - 21:41

C'était donc bien une élève qui venait me voir pour suivre un entraînement sur plus ou moins long terme avec moi. Ma foi j'avais rien contre et je n'allais pas me plaindre de ne pas être au courant puisque c'est moi qui ne me tient pas au courant. Mais finalement à quoi bon le résultat est le même : c'est une ou un élève qui vient et avec qui je vérifie deux trois choses pour savoir si oui ou non c'est dans son intérêt et dans le miens de suivre un entraînement particulier qui est forcément plus dur et qui demande plus d'investissement. Beaucoup m'avoue qu'ils n'ont pas envie, que ça ne les branche pas et qu'ils se sont senti forcé. Ceux là je les aiguille vers du sport plus standard histoire de maintenir son corps en état d'encaisser le pouvoir qu'ils ont en eux. Mais pour ce qui est de l’entraînement physique sur le long terme, intense et spécifique aux futurs ou potentiels X-men c'est autre chose. Il faut de la volonté, de la motivation, de l'envie et de la hargne parce que sans cela on perdra juste beaucoup de temps. D'abord l’élève, puis moi et c'est plus gênant quand c'est moi parce qu'il faut bien dire que j'aime pas perdre mon temps : Vous voyez quand je disais que je vieillissais, c'était pas des conneries !

« Ah, ok. Tu m'excuseras hein, je suis jamais très au courant des nouveaux élèves qui doivent venir me voir. Et puis j'aime pas lire les dossiers des gens c'est casse-couille... Enfin les dossiers, pas les gens. Bref, du coup je préfère me faire un avis moi-même. »

Mine souriante et accueillante je me tournais donc vers elle et cessait cette mine de fille qui capte que dalle à ce qui ce passe. Elle avait l'air gênée alors je lui souris pour pas qu'elle se sente agressée non plus. Bon, c'est vrai, je dois bien avouer que c'est rarement le cas que des élèves se sentent agresser par moi. Sans doute à cause de mon âge et de ma dégaine qui est loin de faire peur après tout. Oui, aussi à cause de ma taille mais je vous emmerde et puis si vous êtes si malin venez donc vous mesurer à moi et on en reparlera ensuite. Nan mais c'est vrai d'ailleurs, pourquoi on me juge toujours sur mon apparence ? C'est pas super constructif hein ? Je tiens à rappeler que c'est à cause de ces sales manies que j'ai pris pendant longtemps un malin plaisir à faire des conneries, à me vêtir et revêtir n'importe quoi, à mettre des couleurs fluos, à me balader en roller des écouteurs sur les oreilles et la musique à fond, à ne pas dire pardon quand je renverse un gosse, à souffler dans un chewing-gum pour en faire d'énormes bulles et à mastiquer comme une vache. Nan, bien sur, je tuais pas des innocents, trucidais pas des criminels ni renversait des grand mères en bagnoles. J'étais pas une criminelle, juste une sale gosse. Mais j'aimerais vous dire une chose c'est que si le monde qui m'entourait à l'époque s'était intéressée plus à moi et ne s'arrêtait pas à ma taille et mes yeux bridés, bein j'aurais très bien pu être une très mignonne petite fille sage et éduquée : comme du temps ou j'avais encore des parents pour me surveiller, m'observer, m'estimer, m'engueuler et m'aimer.

Tiens, d'ailleurs, est-ce que je m'arrête à l'apparence de la jeune fille qu'est en face de moi ? Elle a pourtant des cheveux horribles et je sais de quoi je parle vu que je me suis souvent coupé seule les cheveux parce que c'était plus rapide et que de toute façon au réveil on a tous une gueule de con. Nan, le fait est que je ne l'ai pas jugée la dessus par contre j'ai remarqué sa gène et je me suis empressée de lui sourire. Prend en de la graine miss Elioth : c'est ça, la classe américaine.

« Nan je suis libre tu peux rester. On va manger des chi... heu non faut pas que je me lance là dessus. Viens, entre, pose tes fesses sur un banc t'as l'air d'avoir mal au dos. Oui, j'ai l’œil. »

Enfin pas l’œil au point de savoir ce qu'elle avait entre un lumbago et une forte envie d'aller au toilette mais il était clair pour mes yeux de sportive qu'elle ne se tenait pas comme un humain lambda devait se tenir. C'était léger, mais comme je le disais, j'ai l’œil.

« Mal dormi ? Tu dois pas être habituée... Caitlyn est vache quand même de te dire 7 heures du mat... Bon remarque si tu veux t’entraîner avec moi tu risques de devoir te lever plus tôt encore. Tiens puisqu'on parle de ça, et avant même que je te demande ton nom parce que j'ai aucune manière : Qu'est-ce que tu veux, toi. »

Je la fixais un air sérieux mais amical dans le regard notamment alors que je m'asseyait au centre du gymnase, en tailleur, pour l'observer.

« Caitlyn t'a prit dans son groupe c'est bien, mais au delà de ça : tu as envie de t’entraîner ou tu le fais parce que tu as peur de la rousse et parce qu'au fond c'est ce qu'on ta demandé de faire ? »
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Jeu 1 Aoû - 6:21

« Ow, ok... Pas de problème. »

Quand elle se mit à sourire et être plus amicale, je me sentis automatiquement me détendre un peu. Maintenant que j'étais un peu plus proche d'elle, je pouvais un peu mieux l'examiner, et ouais, elle était... disons... pas très grande. D'un autre côté, et surtout dans une école de mutants, je savais qu'il valait mieux ne pas se fier à ce genre de détails qui pouvaient être extrêmement trompeurs. Enfin elle avait un look marrant en tout cas, ça me plaisait bien. Bon, pas au point de faire pareil, entendons-nous bien hein, mais elle avait un look marrant. Elle me disait un peu quelque chose, n'empêche... Sa tête m'était un peu familière. Et pas parce que je l'avais croisée dans l'Institut, je l'avais vue avant ça, mais où, va savoir... AH MAIS SI ! Les chaînes sportives tournaient 24h/24 dans le QG du gang, et j'étais certaine de l'avoir aperçue dans un tournoi de quelque chose, je savais plus si c'était du skateboard, du roller, ou un truc du genre. En fait, c'était les lunettes et la taille qui me disaient quelque chose... C'était peut-être elle. Ou peut-être pas, je regardais en général ces émissions d'un œil distrait. Ou si, p'tet bien que c'était elle. Bon, de toutes façons on s'en fout. Mais c'était marrant.

Au moins, en tout cas, elle était "libre", comme elle disait. Bon, ben c'était déjà ça. Lorsqu'elle m'invita à me poser sur le banc parce que j'avais l'air d'avoir mal au dos, je haussai un sourcil l'air assez surprise... Effectivement, elle était observatrice. D'un autre côté, venant d'une entraîneuse de l'Institut, c'était plutôt logique, si elle avait été à moitié aveugle et incapable de voir l'évidence, je n'aurais pas été super rassurée quant à la qualité de l'éducation physique dans l'école de monsieur Charles Xavier. Je m'installai en tout cas, haussant les épaules quand elle me demanda si j'avais mal dormi. Il fallait avouer que je n'avais pas super bien dormi, mais j'ignorais encore pourquoi... Ce serait le lendemain que je découvrirais finalement d'où venaient ces étranges marques dans mon dos et dévasterais ma chambre, mais ça, c'est une histoire pour plus tard.

Dans l'immédiat, je répondis à sa question en pointant du doigt mon pansement sur l’œil :

« C'est à cause de la balle dans la tête. La douleur irradie parfois encore un peu, 'paraît que c'est normal, à cause du choc à l’œil ça affecte le nerf... corticomachinal... quelque chose du genre. Je me rappelle pas du nom, j'étais sous codéine quand ils m'ont expliqué. »

Et vint alors une question à laquelle je ne m'attendais pas spécialement : ce que je voulais moi. Alors ça, grande question... Dans l'immédiat, je voulais un milk shake. Et un bon milk shake avec de la glace qui tabasse un peu, hein, pas le truc à la fraise de chez mac do. Mais j'imaginais bien que mademoiselle Lee ne serait pas vraiment disposée à me donner ce genre de trucs, donc je portai attention à la suite : elle voulait savoir ce que je voulais, au delà du groupe de Caitlyn et autres. Maintenant, pourquoi étais-je là ? Je ne pris pas le temps d'y réfléchir, répondant simplement de manière naturelle. Il m'avait semblé, à ce moment-là, que répondre honnêtement sans "préparer" le discours était la meilleure façon de faire.

« J'ai envie de faire quelque chose de bien, d'utile. Je suis le genre de débile qui se jetterait dans une mêlée pour défendre un inconnu, mais en l'état actuel des choses, 'faut bien avouer que je me f'rais sûrement tuer en voulant bien faire. Ou pire, je foutrais encore plus la merde en voulant aider, parce que je suis pas entraînée à gérer ça... Mes pouvoirs sont assez médiocres, et même si j'ai de l'entraînement physique, il se limite à des notions de base de close combat bizarroïde et ça s'arrête là. Je sais pas si cet entraînement physique me servira dans le cadre du groupe de Caitlyn, vu qu'on fera surtout du social, mais je pense quand même important d'le faire malgré ça. »
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Ven 2 Aoû - 20:00

Elle n'était donc pas aussi désespérante que la plupart de ceux qui venaient me voir. Elle était plutôt réaliste, elle avait du recul, peut-être un peu trop mais cela se corrige. C'est vrai que les gens venant me voir en sachant pertinemment dès le départ que j’entraîne ceux qui passeront peut-être un jour la fameuse et si décriée passation veulent prouver qu'ils sont fort, qu'ils sont dignes, qu'ils sont utile et qu'ils ont tout pour réussir. Je me suis spécialisée dans l’entraînement physique des futurs X-men après mes bons résultants quand au passage de Caitlyn et d'Amy dans la catégorie du dessus. Mais j'ai moi-même beaucoup appris car j'ai commis tellement d'erreur que l'inverse en serait impardonnable. Oui, sur le papier, deux élèves et deux X-mens c'est du cent pour cent mais dans les fait on est loin d'être dans un conte de fée car des larmes, de la souffrance et beaucoup d'incompréhension on émergée de toute cette aventure. Il a fallu une forte et solide amitiés pour colmater ce qu'il fallait colmater et sécher les larmes, miennes comme leurs.

« T'as envie d'être X-woman ou pas ? Parce que les entraînements particuliers que je fais, j'essaie de les consacrer à ceux qui ont la motivation d'être X-men. C'est pas genre je suis une trop chère pour toi ou autre hein, juste une histoire d'organisation. Je vais pas t’entraîner comme une championne olympique si ce que tu as envie c'est perdre deux trois kilos tu vois le principe ? Donc oui, tu as envie d'être X-women ou pas ? Et puis tant qu'on est dans les questions. Si tu as envie pour toi c'est quoi, quel image tu as de ce genre d'activité ? »

Il y avait beaucoup à apprendre de sa réponse. Je restais assise, calme, l'écoutant, lui souriant. Pour le moment et vu son état ce n'était même pas la peine de démarrer une séance ou quoique ce soit. Il fallait qu'elle consulte et qu'elle se repose pur revenir me voir en forme. J'ai longtemps joué à ce jeu qui consiste à repousser ses limites à se la jouer warrior comme si on avait pas mal et comme si on avait pas besoin de repos. Mais j'ai vite appris que c'est essentiel pour le moral surtout et aussi pour le corps. Des entraînements olympique j'en ai fait et la solitude vous prends aux tripes, vous ne vivez que pour cela, vous ne mangez que pour cela et vous ne respirez que pour cela. Je ne dis pas que ce sera aussi intense, du moins au début. Mais en tout cas cela demandera de la rigueur et de la droiture, chose que j'ai acquise que récemment à l'échelle de ma courte vie et quand je dis récemment je pense à deux trois années.

« Pour le moment j'aimerais que tu te reposes, que tu consultes et que tu te soignes pour que tu reviennes en pleine forme. Quand tu te penseras prête et si tu as toujours l'envie tu demanderas au secrétariat une sorte de rendez-vous je sais pas trop comment ils se démerdent. De toute façon je traine toujours ici donc ça devrait pas poser de soucis de trouver un créneaux. Ouais je sais que c'est limite comme si tu t'étais levée pour rien mais ça servirait à rien qu'on s’entraîne alors que t'as l'air aussi en forme qu'un zombie. »

Je marquais une pause, lui laissant le temps de réagir même si sa réaction n'allait de toute manière pas être prise en compte par mon esprit sélectif de fille limite hyperactive. Elle était borgne, elle avait mal dormi et elle avait mal au dos ou aux fesses je ne voulais pas le savoir mais en tout cas à part la torturer d'avantage je ne pouvais pas faire grand chose.

« Et puis je sais pas qui t'a tiré dessus ou pourquoi mais j'en parlerais avec Cait si j'étais toi. »

Oui, c'était le plus important d'ailleurs. Je n'avais réalisé que maintenant sans doute à cause de l'heure, mais elle avait mentionné une balle et avait un bandage sur l’œil. Si elle s'était faite agressée il ne fallait pas passer cela sous silence. Cait' était une conseillère sociale c'était sans doute le plus logique qu'elle s'adresse à elle.

[HJ : Je te laisse revenir avec Kaya si tu as toujours envie. Peu importe le jour il faut juste que Kaya soit plus apte à s’entraîner. Je fonctionnerais beaucoup avec des ellipses pour passer les moments de flottement chiant qu'on a souvent lorsqu'on fait des entraînements hors de la salle des dangers (genre éviter que je te dise fait 5 pompes et que tu les fasses le tour suivant c'est pas super intéressant même si je caricature.) Si ça te va on peut continuer sans problèmes dans ce même topic sinon hésite pas à me MP.]
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Sam 3 Aoû - 10:29

Elle voulait savoir si je voulais devenir X-woman. Cait m'avait affirmé que je n'y arriverais jamais, mais j'étais pour ma part persuadée du contraire. Je pensais que j'étais bien plus solide que je n'en avais l'air, et surtout, mon principal problème... Ce n'était pas l'exercice, la souffrance, les coups, les difficultés et autres. Mon véritable talon d'Achille, je le connaissais très bien : c'était l'impression de ne pas exister, d'être invisible, insignifiante, de ne servir à rien et à personne. J'ignorais ce qui m'attendait sur le chemin vers ce rôle de X-woman, mais je savais par contre qu'en le devenant, j'aurais la sensation d'aller vers... quelque chose de mieux. D'écraser ce trait majeur qui m'avait pourri l'existence et qui continuait de le faire. De sortir de cette espèce de cycle tordu de "je suis inutile donc je fais rien donc je suis inutile donc etc...". C'était une occasion unique que j'avais de faire deux en un : aller mieux et aider les autres.

Du coup, je n'eus pas vraiment d'hésitation quand elle me demanda si j'avais envie d'aller jusqu'au bout. Elle voulait aussi savoir quelle image j'avais de ce genre d'activités... Je trouvais le terme "activités" amusant, vu que ça faisait ressembler le truc à une sorte de jardin éducatif pour 3-6 ans où on fait des activités d'éveil. Enfin, je laissai ça de côté et me contentai de répondre avec un air assez déterminé.

« Oui. »

Voilà, au moins c'était clair. Bon, par contre elle voudrait peut-être que j'élabore un peu...

« La vision que j'ai de ça, c'est... Que les X-men interviennent pour aider ceux qui en ont besoin. Certains imaginent une sorte de... Je sais pas, de milice privée, mais je ne pense pas que les interventions des X-men se limitent à de la bagarre. C'est aussi... Savoir tendre la main à ceux qui n'arrivent pas à s'aider eux-mêmes. Des jeunes mutants qui découvrent leurs pouvoirs et n'y comprennent rien... Des adultes qui ne savent plus quoi faire et risquent de suivre des chemins atroces à cause de leur peur... Et c'est aussi tâcher d'agir au quotidien pour faire en sorte que croiser des mutants ne soit pas quelque chose qui fait peur aux gens. Moins il y a de peur, plus il est possible de dialoguer. Même si évidemment, il y a aussi des interventions musclées à faire, quand quelque chose de terrible se passe... »

Je relevai le nez vers Jubilee, la regardant dans les yeux (enfin dans l’œil vu que de mon côté, je n'étais pas super symétrique).

« Pour moi, les X-men ont pour objectif de faire disparaître la peur, en aidant à la fois les mutants et les autres, de toutes les façons possibles. »

En tout cas, elle trouvait que j'avais une mine de zombie. D'un autre côté ce n'était pas faux. J'étais encore sous anti-douleurs, et je le serais pendant deux jours de plus... J'avais le dos dans un triste état, et j'étais un peu lessivée. Au fond, je n'étais revenue à l'Institut qu'hier. 48 heures plus tôt j'étais dans un lit d'hôpital, et 4 jours avant, on m'enlevait un bout de métal de l’œil droit. Peut-être que se lancer dans de grandes activités physiques ne serait effectivement pas parfaitement raisonnable... Je craignais que Caitlyn ne soit déçue, par contre. Elle voulait que je me lance, je voulais me lancer, et... raté. Enfin, de toutes façons, c'était Jubilee l'entraîneuse, et du coup c'était elle qui décidait. Je hochai donc simplement la tête sans mot dire et en me relevant.

Lorsqu'elle évoqua ensuite le fait de parler avec Cait de cette balle dans la tronche, je ne pus m'empêcher d'afficher un sourire amusé.

« C'est moi qui me suis tiré dessus, longue histoire... Enfin miss Elioth est au courant. Puis tout internet est au courant aussi, d'ailleurs. Longue histoire comme je disais... »

Je ramassai en tout cas mes affaire avant de sourire, cette fois-ci sans amusement ou ironie, à l'entraîneuse. Mince, elle était pas grande, quand même.

« Je repasserai quand je ressemblerai un peu plus à un être humain du coup. 'pouvez me croire, vous me reverrez. » dis-je finalement en quittant les lieux, pensive.

[HJ : Non ça ne me pose aucun souci, je te bipperai par MP au préalable et zouplaboum !]
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Dim 4 Aoû - 17:03

Elle était revenue, comme promis. Elle avait l'air plus en forme et c'était une bonne chose.

« Je t'explique vite fait mon fonctionnement. Ici, pas d'utilisation de pouvoirs dans la limite du possible. On va bosser plusieurs choses, l'esprit, le corps et le contrôle du corps par l'esprit. Crois pas que je sois du genre à te faire taper dans un sac toutes la journées, les muscles c'est cool si ils sont gros mais faut savoir s'en servir et c'est souvent là que ça pèche. L’entraînement sera dur et je ne serais pas là à te fliquer et te demander si t'as bien bosser de ton côté ou pas. Si je vois que t'as pas l'envie nécessaire on arrêtera, j'ai pas envie de te faire perdre du temps. Si t'as l'envie par contre y'aura rien d'impossible il faudra juste me faire confiance et s'appliquer même pour des trucs que tu penseras insignifiant. Hum... quoi d'autre... »

Toujours assise en tailleur au centre de la pièce, short et débardeur d'une autre couleur que la dernière fois, lunette sur le front ; je me grattais un peu le crâne en réfléchissant à ce que je devais dire. Le débit de parole était loin d'être exceptionnel et j'aurais peut-être du apprendre mon texte avant, mais bon je suis pas au théâtre et aussi j'ai pas que ça a foutre. Je retrouve mes mots, lui souris et reprend. Oui, je souris beaucoup, un sourire de conne ou de crétine comme à mon habitude.

« Ah oui, pense pas que je m'imagines être la fille qui sait tout et qui connaît tout hein... Je t'enseignerais ce que je sais mais ça veut pas dire que tu seras la meilleure, loin de là. La suite c'est toi qui l'écrit ma grande. Un type génial m'a dit un jour : ta vie, tes choix. Ben tu vois c'est pareil, je te montre la route je te dis comment avancer et après c'est toi qui voit si tu y vas ou pas, si tu changes de direction ou pas. Le but c'est qu'à la fin tu te contrôles, c'est ça mon objectif, le reste, X-men, passation, pas X-men ou autre... ben... à toi de voir. »

Nous avions fait un échauffement complet ou je m'étais appliquée à lui expliquer l'importance de bien suivre ces exercices avant chaque séance que nous ferons, elle et moi, tous les jours de la semaine le matin avant ses cours. Elle s'appelait Kaya Spencer et son pouvoir était pas sans rappeler celui du psychopathe qui avait jadis traîné dans ces couloirs. Elle pouvait créer des lames sur son corps de ce que j'avais compris. Il était évident que lier cela à une bonne maîtrise des arts-martiaux la rendrait particulièrement redoutable au corps à corps - même contre des mutants résistant ou régénérant - parvenant à les entailler profondément jusqu'aux points vitaux ou même à les blesser suffisamment pour qu'ils baissent leurs gardes et lui laisse l'opportunité à elle ou ses coéquipier de les immobiliser. Les mutants possédant de fortes résistance ou pouvant soigner leurs blessures sont souvent imbus d'eux-même. Ils se pensent invulnérable et invincible mais en oublie une chose primordiale : la fatigue. Il y avait forcément des exceptions à cette règle et pour m'être entraînée plus jeune avec le Carcajou-poilu-griffu je savais qu'il fallait absolument analyser les capacités de l'adversaire avant de tenter de le vaincre sur l’endurance.
Nous nous étions arrêtées. Je ne lui avais pas parlé de combat car cela me ferait forcément passer pour une psychopathe ne pensant qu'à tuer ses adversaires. C'était pas tout à fait vrai. Mon entraînement et mon instinct me plaçaient généralement sur mes gardes et me faisaient souvent analyser malgré moi les atout et les défauts de quelqu'un. Après lui avoir parlé de pourquoi je préférais, au début, la musculation sans poids et uniquement avec le poids de son corps je repris.

« Quant à ma vision des X-mens, car on me la demande toujours tôt ou tard et comme ça ce sera clair d'entrée... Et bien. Je crois profondément que nous sommes des soldats. Nous nous entraînons et nous intervenons pour neutraliser les menaces que les forces de l'ordre ne peuvent combattre. Des menaces qui peuvent plonger le monde dans le chaos, peuvent détruire des villes, tuer des innocents ou corrompre la société. Certaines de ces personnes, de ces monstres, ne peuvent être raisonnés, ne peuvent être arrêtés par la police ou par le BAM car il sont bien trop puissant, bien trop fort et cruel, aussi. Nous intervenons pour les mettre hors d'état de nuire le plus tôt possible et dans ce cadre nous sommes hors-la-loi. Ce que tu me disais la dernière fois fait également parti de notre devoir : aider, discuter, parlementer, accompagner, éduquer... Mais cela doit aussi faire partie du devoir de tout un chacun, résident, élèves, civiles, politiques... Chacun à son niveau doit intervenir dans ce sens et pas uniquement les X-mens. En revanche les interventions sur le terrain doivent être une spécificité des X-mens et en aucun cas des élèves doivent être impliqués. »

Mais ce n'était pas tout, et le contexte était particulièrement favorable à ce que je me rappel de ce point qui n'est pas un point de détail. Après avoir vu des réunions pour le moins catastrophique où j'ai presque eu honte de mon élève et honte de ma chef, il fallait peut-être que je prenne de l'avance et inculque à la génération à venir le sens de l'équipe.

« Il y a aussi une chose fondamentale. Nous sommes une équipe, une famille. Quoiqu'il se passe, quoiqu'il advienne c'est toujours ainsi que nous devons fonctionner. Personne derrière, tous uni au delà des divergence de point de vue. Les X-mens ne sont pas la chair à canon de Xavier et tout est fait pour préserver les vies : qu'elles soient dans notre équipe, chez les forces de l'ordre, chez les civils et même chez nos ennemis lorsque cela ne met pas en danger les trois premières catégories. »
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Dim 4 Aoû - 20:40

La deuxième rencontre... Cette fois-ci, j'étais à peu près en bon état. Je n'avais plus mal au dos, je n'étais plus sous codéine, et j'avais encore un pansement sur l’œil mais bon... De toutes façons, je ne cicatrisais pas à une vitesse surnaturelle contrairement aux deux tiers des mutants de l'Institut, donc ça me prendrait encore une bonne semaine avant de pouvoir l'enlever et mettre un bandeau plus discret à la place. En fait, il fallait que les "fissures" dans ma peau, autour de l’œil, ne cicatrisent convenablement avant que je ne puisse enlever le pansement. Bref, le fait était qu'à part ce point-là, j'étais parée et calée ! J'étais donc de retour, en tenue de sport une nouvelle fois, et la grande entraîneuse ('fin elle était plutôt petite mais je doutais qu'il soit judicieux de le signaler) m'expliqua les règles.

Déjà, pas de pouvoir dans la limite du possible. Je pouvais comprendre cette philosophie, c'était même logique : le but était de s'entraîner physiquement, pas de faire un cours de boost de pouvoir... Sans compter que les capacités spéciales ne pouvaient pas pallier à toutes les éventualités, il était donc parfaitement cohérent de se focaliser sur sa forme physique normale. C'était le genre de chose qui pouvait sauver à tout instant et avant donc une importance que je pensais aussi capitale. Néanmoins, je me demandais ce qu'il en était des personnes maîtrisant peu ou mal leurs pouvoirs... Je notai dans un coin de ma tête de lui demander plus tard.

Elle me montra en tout cas une série d'exercices d'échauffement que je devrais faire par moi-même avant chaque séance. Déjà il faudrait que je me rappelle de tout... Du coup, je calai mon téléphone contre un mur pour filmer l'ensemble. Comme ça, j'aurais tout sous les yeux ! Chaque manœuvre, chaque nombre de répétitions, et tout le tintouin. En soi, ça allait, j'arrivais à les faire sans difficultés excessives vu que j'avais déjà fait pas mal de sport... "sacrément sportif" quand j'étais chez moi. L'entraîneuse put probablement le constater, vu que j'avais des muscles secs et noueux, typiques des personnes qui font des sports de combat régulièrement. Sauf qu'évidemment, là-bas, ce n'était pas du sport...

Je devais toutefois avouer que j'étais un brin rouillée sur les bords, je n'avais pas pratiqué énormément d'activités depuis mon arrivée, à part de la nage régulièrement. De plus, j'étais surtout focalisée sur les bras : niveau jambes je n'étais évidemment pas loqueteuse et pleine d'arthrite, mais j'avais moins de puissance que sur les bras.

Pendant une brève pause, elle m'expliqua alors quelle était sa vision des X-men, et l'importance du travail d'équipe. Décidément... Caitlyn aussi avait fortement insisté sur cet aspect, et je pouvais comprendre qu'il y ait une certaine insistance dessus, mais je pensais pourtant avoir une grande capacité à fonctionner en équipe sur le terrain. Là, ouais, tout le monde rigole, mais à la surprise générale, j'avais toujours réussi à totalement ignorer ou mettre de côté certains sentiments ou aspects des personnes que je fréquentais. L'exemple bête : souvent les gens ne peuvent pas avoir des relations plus qu'amicales et être juste amis. Pour ma part je pouvais sans aucun souci avoir envie de m'envoyer quelqu'un sans que cela ne gêne le reste pour autant. Il en allait de même pour le travail en groupe. J'étais parfaitement capable de travailler en duo avec un type que je ne pouvais pas piffer, car j'étais capable d'ignorer le fait que je ne puisse pas le voir le temps de l'opération.

De la même manière, j'avais vite appris, chez les God's Eye, que quand t'es pas d'accord avec quelqu'un, tu vas en parler avec lui ou avec lui et un autre "médiateur". Si tu lui gueules dessus devant tout le monde, il va mal le prendre et ça va finir en putain de baston... J'avais pris des gros taquets dans ma face plusieurs fois à cause de ça, et de la même manière, quand des mecs venaient tenter de m'agresser devant le reste du gang, je lui pétais sa tronche histoire de lui apprendre les manières. Bon, dit comme ça c'était pas engageant mais ça voulait aussi dire qu'en général j'arrivais à mettre de côté mes griefs pour en discuter de manière plus calme et privée.

Je hochai en tout cas la tête, répondant alors après avoir bu quelques gorgées d'eau.

« J'vois c'que tu veux dire pour les soldats, ouais... Mais j'aime ni le mot ni le concept... Un soldat, c'est un type qui désactive son cerveau et fait tout ce qu'on lui dit comme une machine, et qui ne sert pas de cause. Il fait ce qu'on lui dit, et il ne parle pas. Si on lui dit de tuer 50 nourrissons avec un lance-flammes, il le fait. Il n'a pas de conscience, pas de sens moral, pas d'âme, ni d'intellect. C'est... Une machine. Je pense, mais j'peux me tromper, que les X-men sont motivés par une empathie profonde et pas seulement par des ordres. On sait qu'on tente d'aider, et on sait que jamais Xavier ne nous demandera de massacrer des pauvres types qui n'ont rien fait. Alors évidemment, savoir suivre les instructions reste primordial, mais j'ai cru comprendre qu'être une X-woman ne se limitait pas juste à ça. Encore une fois, je me trompe peut-être totalement, mais ce que j'imaginais des X-men était... Qu'ils ne luttent jamais pour un concept, par routine, ou même par zèle, ils luttent contre les causes d’une souffrance partagée. »

Peut-être que j'allais chercher trop loin au fond... Un peu comme ces gens qui idéalisent l'armée pour finalement réaliser que c'est pas tellement la panacée. Ils y vont avec du sens du devoir, de la gloire et de la défense de la liberté en tête pour revenir avec un jambe en moins, un syndrome post-traumatique, et en se sentant coupable de tous ces innocents crevés pendant les combats.

« Après, concernant le fait de travailler en équipe, je pense savoir ce que c'est même si j'ai certainement encore beaucoup à apprendre. Et le fait de préserver les vies... C'est c'que j'disais à je sais plus qui, j'serais le genre de personne à donner sa chemise à son pire ennemi pour ne pas qu'il ait froid. »
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Lun 5 Aoû - 13:28

Donner son manteau à son ennemi. C'est une image assez forte mais il faudrait tout de même veiller à apprendre à Kaya certaines choses notamment l'analyse du danger pour qu'elle ne se face pas avoir bêtement et tragiquement par un élan de bonté. Car en dehors de ces murs et dans les lieux où les X-mens sont amenés à intervenir, la mort plane souvent. Les X-mens ne tuent pas sans raison mais il y a des circonstances qui ne laissent aucun choix ni aucune porte de sortie. Malgré tout c'était déjà une bonne chose qu'elle ait ne serait-ce que déjà réfléchi à ce genre de situation. Cela montrait qu'elle avait en effet l'envie et actuellement, pour cet entraînement, c'était le principal.

« Tu sais, les X-mens c'est comme les art-martiaux. Il y a des valeurs et des préceptes à respecter ou même une idéologie à suivre. Mais il faut tout de même être prêt à frapper ou à recevoir des coups. Je prends souvent le temps de parler de ça avec les élèves car rare sont ceux qui n'ont pas de vision extrémiste dans un sens comme dans l'autre. Certains trouvent que ce sont des criminels quand d'autres les adulent. Tu es une fille avec énormément de ressource. Ça se voit quand on t'écoute parler. Tu n'auras pas de mal à suivre une voix droite et juste, à suivre un idéal et œuvrer pour le bien commun. Néanmoins tu n'es pas à l’abri des désillusions et c'est sans aucun doute les choses qui peuvent le plus détourner une âme de la voie qu'elle s'est tracée. Voit toujours les X-men avec un œil critique et aiguisé et non un œil trop naïf. C'est ce que je vais tenter de t'apprendre à travers l’entraînement physique et l’entraînement au corps à corps car à mes yeux, ce sont les mêmes choses qui reviennent. »

Un regard naïf n'est-ce-pas ? Combien de temps cela m'a prit pour ne plus avoir un regard trop candide me faisant subir de terrible désillusions ? Un an, trois ans ? Non, bien plus. Je crois que je commence seulement maintenant à ne plus porter ce genre de regard sur le monde et sur les êtres qui m'entourent. Je crois que j'ai enfin atteint une certaine maturité d'esprit. Mais il y a encore un long, long et périlleux chemin à faire car je n'en reste pas moi Jubilee, gamine sur les bords. Ce combat là, Kaya devra surtout le mener seul. Contre soi-même. Car être X-men c'est combattre ses propres désillusions, ses propres faiblesses, ses peines et ses souffrances en plus d'aider les autres à s'en débarrasser tout en débarrassant le monde de leurs causes.

« Tu as raison de parler de souffrance car un X-men sera toujours face à la souffrance – lorsqu'il ne la provoquera pas - et devra l'encaisser, l'endurer et continuer à avancer. Il faut donc être solide dans sa tête comme dans son corps. Mais la vraie difficulté n'est pas là. Le vrai challenge, c'est de toujours garder ce qui fait de nous des hommes et des femmes. Si tu perds ton humanité tu ne seras alors rien d'autre qu'une arme sans valeur : Ce que tu appelais des soldats. C'est ça, le grand combat des X-mens : garder un cœur et de l'espoir malgré les coups. »

Je bu également une gorgée, me replaçant au centre du gymnase après avoir déposé mes lunettes sur mon sac posé sur un banc. Il était temps de passer aux choses sérieuses et de voir ce que cette miss Spencer avait à apprendre. Son niveau physique était loin d'être pitoyable si je me fiais uniquement à l’échauffement. Bien sur on voyait rapidement quelle genre d'activité elle avait pratiqué ces derniers mois et surtout avec quelle intensité. Mais cela allait vite changer car la progression d'une personne prometteuse avec de bonnes capacités intellectuelles et physique est fulgurante lorsque l'on s’entraîne tous les jours. Oui, pour parler plus simplement Kaya était loin d'être conne, ça s'entendait. Et puis je peux vous dire que niveau connerie, je m'y connais un peu...

« Allez... Je vais mesurer ton niveau. Pour ça, rien de mieux que quelques échanges, si tu es d'accord. »

Je l'invitais de la main à se placer face à moi et à débuter les hostilité quand elle se sentira prête.
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Lun 5 Aoû - 17:26

Il y avait des valeurs, dans le fait d'être une X-woman. D'un autre côté, le fait qu'elle me le dise ne me surprenait pas des masses, je me doutais bien de ça. Sinon au final, ce serait juste je sais pas, une bande de mercenaires ou je ne savais trop quoi d'autre... Pas des personnes formées avec soin au sein de l'Institut, accompagnées de près, et autres. Je n'avais, après, pas rencontré beaucoup de X-men mais j'avais suivi d'assez près l'idéologie de Charles Xavier et je pensais être assez proche de son idée. Pas exactement "pile poil dedans", mais assez proche en tout cas. La différence entre moi et lui, c'était que je voyais les mutants comme le plus grand danger pour eux-mêmes... Pas les humains. Ceux qui pouvaient le mieux réussir à tout saboter et tout détruire, rendant toute chance d'intégration nulle, c'était les mutants eux-mêmes, par un sentiment qui au final était le centre du problème : la peur aveugle.

Après avoir un oeil critique... Certains me trouvaient asociale à cause de celui-ci, je ne pensais donc pas en manquer, mais le rappel était quand même assez important. Je devais me lancer avec un certain recul. Pas une hostilité, ou un rejet, mais un recul suffisant pour analyser les situations avec une objectivité suffisante pour ne pas m'enfoncer toute seule dans les ennuis... Bon, après c'était plus facile à dire qu'à faire. Dans les faits, j'avais toujours des analyses très poussées de chaque situation, mais une fois sur place je ne réfléchissais plus, j'oubliais les détails importants, et je finissais par provoquer des catastrophes sans le vouloir... L'entraînement servirait sûrement aussi à ça. Mieux réagir en situation complexe.

« Un œil critique... Je pense en avoir, même vis-à-vis des X-men. Notamment sur c't'histoire de passation... J'sais pas précisément en quoi ça consiste, donc j'aurais du mal à émettre un jugement clair, mais... Chais pas. L'peu que j'en ai entendu m'laisse penser que c'est putain d'pas net. »

Je haussai en tout cas les épaules, réfléchissant ensuite à la difficulté de garder son humanité. J'avais fait face à ce problème régulièrement... Est-ce-que je le découpe en ricanant, ou non ? Est-ce-que je tue ce type parce que j'aime pas sa tronche, ou pas ? En fait, j'avais souvent l'impression de danser sur le fil d'une lame, et qu'un jour quelque chose pourrait me faire tomber. La vraie difficulté résiderait du coup là... Garder un cœur et de l'espoir malgré les coups, comme elle le disait. Je devrais peut-être lui parler de ça, d'ailleurs... Cette sensation que j'avais qu'un jour, à force de subir les coups, je pourrais peut-être craquer nerveusement. Mais... Pas aujourd'hui. Je savais que je le ferais, mais après quelques séances d'entraînement. Je préférais éviter de passer pour une psychopathe en suspens dès le premier jour.

Elle voulait en tout cas mesurer mon niveau. Je me redressai du coup, bondissant un petit peu et m'étirant, prête à commencer les hostilités. Pleine de ressources... Alors ça, j'en doutais, mais au fond les gens ne voient ce qu'ils veulent voir. Peut-être voulait-elle à tout prix trouver une élève prometteuse là où il n'y avait rien. Ou peut-être ne voulais-je que voir du négatif là où il y avait des possibilités. Bah... Je réfléchirais à tout ça plus tard, de toutes façons.
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Sam 10 Aoû - 2:42

« Voyons donc si toutes ces belles paroles ne sont pas qu'un maquillage de façade. »

Trêve de bavardage. Les hostilités commencèrent et je ne fus pas la plus tendre. Il y avait quelque chose que je voulais faire en plus de tester ses capacités. Je voulais voir ce qu'elle pouvait endurer avant d'être agacée, énervée ou même violente de manière à ce qu'elle se mette elle même en danger. En d'autres terme je voulais tester sa résistance psychologique au coups et au fait de ne pas pouvoir en donner. Bien sur cela je ne pouvais le savoir qu'après quelques échanges. Mon regard changea pour ne laisser passer aucune faille, émotion ni ressentiment. Les premiers coups tombèrent. Après quelques esquives pour jauger la rapidité et la précision de ses coups je me rendait compte rapidement qu'elle avait un style plutôt chaotique appris dans de mauvaise condition et pas nécessairement par les bonnes personnes. Malgré tout cela devait être un style plutôt efficace dans des combats de rue ou des mêlées mais en ce qui concernait l'immobilisation, la neutralisation ou le combat contre une personne ayant de réelles connaissances ou un réel talent au corps à corps c'était loin d'être suffisent et assez vite j'en trouvais quelques failles pour la repousser, la contrer et finalement l'envoyer au tapis.

« Lève-toi. »

Cela continua plusieurs minutes. Le temps de commencer à avoir quelque peu mal là où les coups étaient portés. Contrairement à Enora elle avait tout de même un meilleur niveau. Sans doute plus coriace, cherchant à m'agripper je du m'y mettre un peu plus à fond pour éviter ses prises, contra-attaquer et la mettre au sol. Wing Chun. Boxe du sud de la Chine rendue populaire par de grands noms à travers le monde comme Yip Man et Bruce Lee. Jeet Kun Do, descendant du premier art martial et œuvre de la super star hong-kongaise. Tai-Chi-Chuan, art-martial s'opposant au Ba-Gua-Zhang du nord dans le style très utile des techniques dites internes ; c'est à dire utilisant la force intérieur du corps, le fameux Qi. Voilà les arts principaux que je maîtrise et qui me permette de tourner à mon avantage mon agilité et ma vivacité ainsi que ma taille et ma force réduite pour une femme. Bien sur, le mélange de tout cela était assez particulier et ma formation première de gymnaste transformait cela en quelques choses pouvant se révéler être aérien. Je n’eus pas besoin d'aller jusqu'à un tel niveau technique contre Kaya qui, même si elle se défendait bien, n'était sans doute pas au top de sa forme et aussi manquait d'expérience sans ses capacités contre des ennemis plus techniques. Au bout de quelques dizaines de minutes de lutte, à moins que cela ne fasse une heure, je m'arrêtais. Le ton ferme, sévère, ne lui laissant pas le temps de parler car j'avais des choses à dire qu'elle devrait écouter ou subit avant de me balancer ses propres idées. Elle avait le droit de ne pas être d'accord mais dans ce cas je lui avais bien dit qu'elle pouvait cesser cet entraînement et partir.

« La force des convictions se mesure dans la hargne et la force martiale d'un combattant. Un combat d'idée est analogue à un combat physique. Le nombre de fois où tu es tombée au sol n'est pas du qu'à l'écart de niveau ou de pratique mais également à la fragilité de tes convictions. J'espère que tu assimiles une chose : Tu as beaucoup à apprendre. Penser que tu es prête pour tout, penser que ce qui est nécessaire idéologiquement tu l'as déjà c'est insuffisant et dangereux ! C'est dangereux parce que c'est là que nait la désillusion, s'infiltrant comme mon poing des tes failles défensives. Tu dois cesser de simplement penser. Tu dois y croire au plus profond de ton âme. Quand tu arriveras à cela : croire en toi, croire aux autres, croire en une cause et en la justesse de tes actes ; alors tu seras prête. En attendant, ton poing est encore trop mou, physiquement comme idéologiquement. »

Je la fixe, toujours impassible.

« Ne prends pas pour acquis ce que tu penses avoir mais ce que tu es persuadée d'avoir, au plus profond de ton cœur. Deuxième choses, les X-mens sont pas des philosophes, ce ne sont pas de hommes politiques. Ils appliquent sur le terrain des notions idéales et se heurte à cette même réalité, aussi rude que le parquet qui te frappe le cul à chaque fois que tu te casses la gueule. La passation n'est pas net ? Mais ma pauvre fille. Le monde entier n'est pas net. Pourtant c'est la dedans que tu seras balancée pour combattre, combattre et encore combattre. Des belles notions que l'on récite sur le papier c'est bien. Mais si tu n'est pas capable de bouger les lèvres ou le petit doigt face à la mort, à la misère, à l'injustice, les sacrifices et la cruauté : tu es inutile : intelligente ou non, ouvert d'esprit ou non : tu restes inutiles sur le terrain. »

Je lui tends une bouteille d'eau. Cela peut sembler un discours décourageant mais c'est ainsi que l'on voit la véritable volonté de quelqu'un. Être découragé par ces mots c'est en quelque sorte ne pas être fait pour ce rôle. Des hommes politiques, des chefs d'entreprise, des enseignants ou des philosophes sont tous aussi utiles que les X-mens. Ils ont leurs rôles. Mais ne les mélangeons pas, car sur le terrain ils ne servent à rien puisque ce n'est pas leurs place. La passation illustre la nécessité d'être solide face à la réalité effectivement pas « net ». La question de savoir si cet exercice est trop difficile, cruel ou non est un autre débat mais son principe est fondamentale à mes yeux.

« Je ne t'impose pas ma vision. Tu es libre d'être contre et de cesser l’entraînement. Je ne te frapperais pas le crane jusqu'à ce que cela rentre. Mais je ne laisserais jamais une de mes élèves passer le test de la passation si ses seules armes sont rhétorique et philosophiques.N'oublies pas Kaya : Ne te contente pas de simplement penser avoir un idéal mais sois-en convaincue jusqu'à pouvoir te battre pour lui. Mais ne soit jamais convaincue de quelque chose que tu ne connais pas, car c'est là pure folie. Apprend, observe, critique, analyse de ton œil aiguisé et applique cela sur le terrain, face à la rudesse de la réalité pour en tester les limites. »

[HJ : Je me suis permis d’éluder et jouer les échanges physiques (à mes yeux c'est pas le plus capital). Si tu as un soucis, hésite pas à me MP (étant donné que je joue ton perso pour parvenir à des conclusions logiques qui permettent d'avancer et ne pas traîner dans de la description de combat. Les conclusions logiques étant que Kaya se retrouve forcement à un moment ou un autre sur le cul.)]  
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Sam 10 Aoû - 8:45

Il était donc temps de voir si je ne faisais que parler ou non... Et les échanges -peu délicats- commencèrent donc, clairement pas en ma faveur. Elle était rapide, elle avait un style très technique dont je n'avais absolument pas l'habitude, et je terminai donc pas mal de fois au sol comme une conne. Par dessus le marché elle était particulièrement agile, contrairement à moi qui, si je n'étais pas non plus lourdaude, avait l'impression d'être un semi-remorque face à elle. C'était sûrement un avantage d'être petite et légère... Le fait était que mon "style", si on pouvait l'appeler ainsi, était relativement peu efficace contre Jubilee. C'était une méthode de combat qui fonctionnait à merveille dans les mêlées chaotiques de rue, celles où il n'y a pas de pitié et où on cogne pour blesser ou tuer le plus rapidement possible.

Ces esquives fines, ces contres habiles, je n'en avais vraiment pas l'habitude du tout. Je tentai une fois ou deux de l'agripper, mais pas pour l'amener par terre. C'était une des règles de base du close combat : NE JAMAIS ALLER AU SOL. Non, c'était pour l'immobiliser et parvenir à lui mettre un pain dans la tronche, mais en général ça ne fonctionnait pas super. Pourtant, je me relevais, imperturbable. Je commençais à fatiguer, c'était tout à fait évident, mais malgré ça, je bondissais toujours pour me remettre sur pieds alors que mon corps me disait que c'était l'heure de la pause. Il y avait maintenant un équilibre délicat à maintenir... Celui de l'adrénaline. La laisser agir suffisamment pour ne plus sentir le feu qui dévore  les muscles, mais pas assez pour péter un plomb et s'énerver.

L'absence de testostérone dans mon système était sûrement d'une grande aide dans ce domaine. J'avais dominé pas mal de bastons de gang pour une seule raison : les mecs finissaient par partir en mode berserker malhabile et stupide alors que je gardais un certain sens du terrain et de la situation.
Malgré cela, je tentai plusieurs fois quelques coups assez brutaux histoire de parvenir à quelque chose, mais il fallait bien l'admettre, ce fut sans grand succès. Il ne fallait pas utiliser les pouvoirs, ça me donnait un désavantage considérable. J'avais orienté tout mon style de combat autour de ces lames de... je ne savais plus trop de quoi. Au départ je pensais de métal, mais en fait, c'était... difficile à dire. Le fait était que je m'étais adaptée afin d'en tenir compte.

Jubilee put certainement remarquer que certains de mes gestes ressemblaient à des coups de griffes (sans griffes), et que je frappais parfois avec le côté du bras, ce qui était plutôt illogique en combat normal, mais parfaitement cohérent quand on a une arme tranchante qui sort de cet endroit. Il me faudrait un temps d'adaptation pour parvenir à quelque chose...
Elle finit en tout cas par cesser, commençant à parler alors que je me relevais pour la... je ne savais plus. quinzième fois ? Voyant que l'affrontement était -pour le moment- terminé, mon air déterminé laissa place à un certain découragement. En combat, je pouvais continuer pendant des heures. Une fois que c'était fini, en revanche... Je réalisais que j'avais un retard considérable. Je pensais au départ que je serais relativement à l'aise au vu de mes expériences précédentes, mais que dalle : j'étais aussi mauvaise qu'une débutante qui n'avait fait que de la danse classique toute sa vie. Pire, même : je n'avais pas l'agilité d'une danseuse classique.

Je l'écoutai en tout cas avec attention, restant debout. Mes jambes étaient moyennement d'accord, mais c'était aussi une bonne façon de tester mon endurance. Penser que j'étais prête pour tout était insuffisant et dangereux, disait-elle... J'ajouterais même stupide. C'était la meilleure façon de me décourager totalement. Non, ma façon de fonctionner était très différente, mais ce n'était pas le sujet, pour l'instant. Croire en moi, croire aux autres, croire en une cause et en la justesse de mes actes... J'étais déjà à 2 sur 4. Je croyais en une cause, et en la justesse de mes actes. Je savais que je voulais aider, protéger, sauver. Par contre, je me méfiais encore des autres... Pas de tout, évidemment. J'avais une totale confiance en Caitlyn, en Josh, et ma confiance en Jubilee augmentait rapidement. Néanmoins... Je restais méfiante envers ceux que je ne connaissais pas. Quant à croire en moi, c'était quasiment désespéré.

Elle évoqua ensuite les difficultés rencontrées sur le terrain. Je devais admettre que je m'étais focalisée sur la cause elle-même, et moins sur les obstacles qui seraient rencontrés une fois sur place... Car le monde n'était pas net, c'était manifestement à ça que devait préparation la passation. Au pire possible ? Faire aller quelqu'un en enfer et voir s'il revient ? Je ne savais pas encore trop que penser de cette épreuve, mais une chose était claire : être inutile, sur le terrain ou ailleurs, était maintenant hors de question. J'en avais assez de l'être. J'avais eu ma dose.

Ce qu'elle disait était en tout cas intéressant. Apprendre, observer, critiquer, analyser et appliquer, c'était aussi la vision que j'avais des choses, mais jusqu'à certaines limites. Attrapant la bouteille d'eau, je bus quelques gorgées avant de soupirer, prenant quelques secondes pour réfléchir et répondre.

« Je ne tombe pas parce que mes convictions sont fragiles, mais parce que mon corps est fragile. Par contre, je me relève toujours parce que mes convictions sont blindées, encore et toujours, jusqu'à ce que je doive y passer si nécessaire. »

Je pointai mon œil droit du doigt, continuant :

« Elles sont suffisamment solides pour que je sois prête à me tuer moi-même, s'il le faut. Quand ces convictions sont en jeu, je ne lâche jamais le morceau. Je peux me faire frapper physiquement ou mentalement, on peut tenter de me décourager, de me montrer le pire de l'humanité -mutants inclus- ou le pire qui existe dans l'univers, je continuerai jusqu'à ce que je sois morte. Même avec les bras et les jambes coupés je ramperais pour mordre les pieds de mon adversaire. Le problème ne vient pas de mes convictions... Il vient d'ailleurs. »

Je finis par reposer les yeux sur la petite (mais redoutable !) entraîneuse, reprenant alors :

« Après, je n'ai aucune désillusion. Je sais que pour le moment je ne sers à rien et que sur le terrain je serais une source de problèmes plus qu'autre chose. C'est pour ça que je suis là. Parce que si je n'ai aucune confiance en mes capacités, j'ai confiance en ces convictions et je suis prête à tout pour pouvoir les défendre. J'ai besoin de pouvoir le faire. Et je sais que la rhétorique et la philosophie ne suffiront pas. J'ai presque tout à apprendre, nos échanges montrent bien que je ne vaux rien pour le moment, c'est parce que je veux et que je dois changer ça que je suis là. Et je suis prête à continuer aussi longtemps qu'il le faudra. »

[HJ : Non aucun souci, tu as eu raison ^^ J'ai rien vu du tout d'illogique ou d'incohérent et ça permet de fluidifier les choses =) ]
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Sam 17 Aoû - 15:49

« Nan. »

Dis-je en secouant la tête, tournant lentement autour d'elle.

« Tu captes pas comment le monde dans lequel tu vas te lancer tourne. Tu ne tombes pas parce que ton corps est fragile, ce sera toujours le cas tant que tu tomberas et ça tout le monde s'en branle. Te relever t’octroie le droit de te recommencer, mais rester debout t’octroie le droit d'imposer ton point de vue. Je vais t'apprendre ta dernière leçon de la journée : l'humilité ou, comme je dis, savoir fermer sa gueule et tirer les bonnes conclusions quand on a le cul au sol.
Un : Le sacrifice de soi ne démontre rien d'autre qu'un manque d'option et donc une faiblesse. Il est courageux de prendre cette décision lorsque c'est nécessaire mais cela veut déjà dire que l'on a perdu la bataille.
Deux : Que tu ais des théories sur le monde c'est bien. Mais ne pense pas pouvoir éduquer tes ennemis avec de belles paroles si ils t'ont vaincu et épargnent ta vie par pitié. Je serais de ces ennemis là pour ton entraînement.
Et enfin trois : L'échec doit enseigner des choses. Se relever encore et encore sans rien retenir est pure folie. C'est bien simple : Les cons font toujours les mêmes choses et espèrent que cela changera.
Tu es tombée au sol et tu t'es relevée. Mais je ne t'ai pas vu changer d'approche à mon égard de manière significative une seule fois. La raison ? Tu n'as pas d'options car pour le moment tu n'as pas le niveau. Tes paroles aussi belles soient-elles n'ont donc aucun sens et tu ferais mieux de les garder et de les aiguiser pour me les re-balancer au visage quand ce sera toi, qui me mettras au sol, un X sur ton costume.

À demain, même heure. 
»

Abnégation, convictions et obstination. Cela n'en avait peut-être pas l'air mais l’entraînement n'était pas que sur fond d'exercices physiques et de concentration ou d'apprentissage basique de techniques de combat ou de réponses à avoir dans telles ou telles situation. Non, l’entraînement forgeait l'esprit martelant les mêmes sermons sur la lame encore chaude de l'élève qui se heurte à la difficulté. C'est lorsque l'on a les fesses au sol que le métal est le plus malléable et qu'il s’imprègne des coups de marteau sur l'enclume de ses certitudes pour se surpasser, s'améliorer et devenir plus fort.
Mes doigts se levaient pour conter avec mes idées alors que je voulais qu'elle comprenne bel et bien que tout ce qu'elle croit connaître d'elle, du monde, des X-mens ne peut être juste tant qu'elle sera ce qu'elle est pour le moment : une élève. Lorsqu'une élève n'en est plus une alors c'est qu'elle a l'éducation, la force, les convictions et toutes ces choses qui lui permettent d'affirmer, de conseiller, d'éduquer et d'aider à son tour. Ses paroles étaient celles d'une fille voulant brûler les étapes, voulant déjà plonger dans le grand bassin alors que la première leçon de « qu'est-ce qu'un pédiluve » n'est pas encore terminée. C'est touchant, mais lorsque cela a fini de vous toucher ça en devient inquiétant et même parfois pitoyable.
Ne pensez pas que je ne sais pas de quoi je parle.
J'étais comme elle sur ce point, exactement.

Pas de salut, de bonjour ni de temps pour respirer le lendemain. À peine était-elle arrivée au gymnase que je lui donnais les prochaines instructions. Cette séance allait être utilisée pour travailler, ou plutôt initier, à une pratique qui ne laisse jamais les élèves indifférents.

« Assieds-toi sur le sol. Peu importe comment faut juste que tu te sentes bien et relâchée. Tu vas fermer tes yeux ainsi que ta bouche et laisser ton esprit partir où il veut et te montrer les images, les pensées, les souvenirs, aussi courts et fin soient-ils. Ne pense à rien en particulier, laisse toi aller comme lorsque tu veux juste dormir, mais ne t'endors pas pour autant. »

Silencieusement, sans un bruit, je tournais alors autour d'elle, prête à lui donner un bon coup si je voyais qu'elle s'endormait réellement. Elle devait s'être préparée à un entraînement, un autre rapport de force, un autre combat ou un échauffement plus ou moins physique qui serait au menu mais il n'en était rien. Aujourd'hui on travaillait l'esprit dans sa forme brute et croyez-moi ou non, c'est un chemin encore plus difficile à emprunter que d'aiguiser ses muscles.
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Dim 18 Aoû - 21:17

Savoir fermer sa gueule quand on a le cul au sol... Je n'étais pas sûre que l'on puisse imposer ses idées par la violence. En fait, j'étais même persuadée que c'était contre-productif et que la violence ne devait être qu'un dernier recours quand toute autre forme conciliation avait échoué. Par contre, il était vrai que le sacrifice de soi, même s'il avait été glorifié par les films Hollywoodiens et compagnie, était aussi un aveu d'échec... Quand on devait en arriver à de telles extrémités, c'était sûrement qu'on avait foiré à un moment ou un autre. Concernant le fait d'éduquer mes ennemis par de belles paroles... Il était vrai que j'avais une vision assez naïve des choses. Contrairement à ce que l'on pouvait penser de moi, si quelqu'un m'expliquait de façon logique et argumentée quelque chose, je pouvais tout à fait accepter son point de vue.

Et mon erreur était de partir du principe que tout le monde ferait de la même manière, alors que c'était loin d'être le cas... En particulier quand il s'agit de haine. Les gens haineux se raccrochent à des arguments qui n'ont pas de sens, et ils ne sont pas sensibles à la logique la plus élémentaire. Un mutant qui hait les humains n'a pas besoin de raison cohérente pour le faire, et si on lui en demande une, en général, il citera un cas isolé qu'il aura généralisé comme un gros crétin. Le même raisonnement fonctionnait dans l'autre sens, d'ailleurs... Du coup, si je me retrouvais un jour face à quelqu'un de ce genre, un purificateur taré ou un mutant en mode berserker, il n'y aurait aucune autre solution que de lui péter la gueule.

Quant au troisième point, j'étais d'accord et je n'avais jamais dit le contraire. J'avais dit que je me relèverais toujours jusqu'à être morte, mais j'avais omis de préciser que je ne comptais pas recommencer la même chose ad vitam aeternam, parce que ce serait totalement débile. Par contre, il était vrai que je n'avais pas changé de tactique face à elle, mais elle avait raison sur un point : je n'avais pas vraiment d'autres options disponibles. Je n'étais pas entraînée, mais aussi, c'était pour ça que j'étais là. Restait à voir si elle comptait me tabasser tous les matins jusqu'à ce que j'apprenne par magie le Tae-kwon-do ou si elle comptait m'apprendre quelque chose qui ne soit pas simplement philosophique, parce que dans le cas contraire, il faudrait que je prenne des cours en ville.

Quant à la mettre au sol...

« Te mettre au sol ? Alors ça, ça n'arrivera sûrement jamais. » lançai-je finalement en récupérant mes affaires.

Il y aurait toujours ce problème latent, bassement génétique. Je ne pourrais probablement jamais mettre un autre X-man à terre, ceux-ci étant bien plus puissants que moi. Pour moi, aucun entraînement ne pourrait jamais compenser ça... Mais tant que je pouvais servir à quelque chose, je m'en foutais. Je n'avais aucune ambition de type "devenir la plus forte" ou "vaincre les plus grands méchants", et compagnie. Je comptais faire tout mon possible au maximum de mes capacités, même si celles-ci étaient inférieures à celles des autres.

J'arrivai en tout cas le lendemain, à la même heure, comme prévu, et fus assez surprise de ce qu'elle me demanda. S'asseoir sur le sol dans une position confortable, se détendre et réfléchir. De la méditation ? Héhé, entre les arts martiaux et ça, elle avait vraiment un côté "maître zen qui vit dans un temple bouddhiste dans la montagne". Comment faire survivre les clichés sur les chinois, tiens ! Je l'imaginais bien avec une longue barbe et une robe brune. Cette idée me fit pouffer un peu de rire, mais je repris rapidement mon sérieux, avant de faire ce qu'elle m'avait demandé. Je n'avais en soi jamais vraiment essayé ce genre de trucs, mais... Quoique. En fait, si. Il m'arrivait assez souvent de me poser dans un bain brûlant, et de faire exactement ce qu'elle me demandait de faire. C'était plutôt cool. Pourquoi pas.

Je m'installai au sol, les jambes repliées contre moi, avant de soulever mon T-shirt et détacher mon soutien-gorge. Quitte à méditer, autant en profiter pour me concentrer sur mes jolies ailettes. Je ne pouvais pas m'entraîner avec en règle générale, ce serait une occasion de me concentrer dessus un petit peu. Les deux appendices insectoïdes sortirent donc de mon dos, se déployant en une dizaine de secondes comme le feraient des immenses pattes d'araignée dans des bruits dégueu et avec une allure d'abord gluante, puis plus propre ensuite, le métal prenant sa place. Une fois les deux machins de 3m50 de long sortis, j'enroulai les bras autour de mes genoux, et les deux ailes suivirent le mouvement. Je me retrouvai donc ainsi en position fœtale, avec les deux ailes qui m'enveloppaient comme un cocon de métal. Les branches se mirent à produire des craquements, alors que des pointes de 2 à 3 centimètres se formèrent tout le long, donnant au tout un aspect assez peu engageant.

Voilà la position confortable. En position fœtale dans un cocon d'acier couvert de pointes. Freud serait comme un dingue, tiens.
Je posai en tout cas la tête sur mes genoux, me détendant, me concentrant sur... Rien de particulier. Parfois je sentais les tendos et muscles de mes ailes, parfois je pensais à mon "entraînement" nocturne sur le poteau, parfois je pensais à ce moment où je m'étais tirée dessus, parfois je pensais à Caitlyn qui était décidément un personnage des plus bizarres, et parfois je pensais à juste rien du tout. Je respirais en tout cas calmement, pas endormie, mais pas loin non plus. Je ne savais pas trop où Jubilee voulait en venir, mais pour le moment je ne me préoccupais pas avec ça.
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Lun 26 Aoû - 18:26

J'ai été un peu surprise de ce qui se mit à sortir de son dos. C'est vrai que je m'attendais pas à ça pour plusieurs raisons assez évidentes. Cependant je fus aussi surprise de ne plus l'être très rapidement. Oui, c'est quelque peu paradoxale mais on peut facilement penser que voir ses trucs dégueu' sortir du dos d’une élève en inquiéterait plus d'un. Moi ce n'est pas le fait que cela sorte de son dos, que cela soit métallique bizarroïde et légèrement dégouttant sur les bords, non. Ma surprise première était surtout due au fait que je m'y attendais pas, que je n'étais pas sur mes gardes, que c'était de grande taille, potentiellement dangereux et que cela sortait relativement vite. Pour tout le reste, j'avais vu depuis bien longtemps des tas et des tas de mutations. Je n'étais pas de celle qui les analysait ou était fascinée par elle, non. Mais des types avec des ailes en tout genre, avec plus de bras qu'il en faut, des peaux pas de la même couleur, des cheveux qui tiennent sans gel c'était finalement courant à l'Institut.

Mon pied vint tapoter le dos de Kaya alors que je continuais malgré tout à tourner silencieusement autour d'elle. Avant ça j'avais esquivée le déploiement de ces grandes ailes de métal parce qu'un peu plus et j'étais certaine que cela m'aurait tranché la gorge. Elle les avait repliée autour d'elle, comme pour se protéger, s'isoler. C'était sans doute dans la volonté de maximiser sa concentration et son attention pour cet exercice. Après tout je lui avais demandée de se détendre et si cela l'aidait la logique était respectée. Néanmoins il y avait autre chose qu'il fallait respecter.

« Range ça Kaya, pas de pouvoirs pendant l’entraînement. »

Dis-je doucement. Qu'elle se rassure, il y aura bien évidemment des moment où ses pouvoirs, leurs contrôles, leurs utilisations et l'approfondissement de leurs capacités lui tomberont dessus mais il n'y en avait nullement besoin ici et il fallait également savoir être détendu sans que ses pouvoirs se manifestent c'était aussi une manière de les contrôler. Et j'ai bien dit contrôler pas dissimuler.

Je la laissais faire pendant quelques temps, quelques minutes. Il fallait qu'elle se familiarise avec son esprit et le simple fait de se retrouver face à ce dernier. Car regarder sans intérêt des souvenirs qui nous passent par la tête, les observer passer et se laisser submerger par tout cela c'est un premier pas vers une prise de distance avec ses pensées, avec son esprit. Prendre du recul. Le fait de marcher autour d'elle ne faisait pas normalement de bruit mais ma présence était suffisante pour rappeler inconsciemment à Kaya qu'elle était toujours en exercice, en entraînement et que je lui avais demandé une chose. Bien sur je n'étais pas télépathe et elle pouvait très bien faire semblant de s'essayer à un exercice pas aussi évident qu'il n'y paraissait qui est de se laisser envahir par des souvenirs et des pensées, sans agir, sans se concentrer sur l'une d'entre elle.
Après quelques temps, je pris la parole.

« T'entends quoi ? »

Il y avait plus ou moins trois choses qu'elle pouvait entendre. La chose qui normalement faisait le plus de bruit était sa respiration. La deuxième chose étaient les bruits et les voix de ses souvenirs et enfin, mes pas devaient être les plus silencieux et les moins audibles pour elle (sans doute parce que j'avais fait exprès d'être en chaussette). Je n'attendais pas de bonne ou de mauvaise réponse quoique... La respiration est sans doute la réponse qu'on est censé donner et également la meilleure pour progresser dans l'exercice, mais elle est aussi la moins évidente. Le bruits des voix est sans doute la mauvaise réponse des trois indiquant qu'elle a porté assez d'attention à tout ce qui lui passait par la tête pour en percevoir des sons ou des bruits. Quand aux bruits de pas, si tel était sa réponse cela signifiait qu'elle avait déjà fait fi de ses souvenirs, de ses pensées et des bruits internes à son corps. Mais cela voulait également dire qu'elle n'a pas suivi l'instruction initiale. Peut-être avait-elle une autre réponse même si le gymnase était parfaitement calme. Peut-être qu'elle se découvrira un côté poétique en me répondant : « le silence » ou qu'elle avouerait à demi-mot être stressée en me répondant « les battements de mon cœur ». C'est pour cela que je dis qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaises réponse.

Je suis une autodidacte en méditation même si je me souviens de quelques règles de base de mon père que j'ai misent en pratiqué que récemment à l’Institut. C'est ces règles de bases qui m'ont permisses de progresser et de me sortir de situation où j'étais condamnée à une mort certaine. Néanmoins, c'est la première fois que j'essayais de l'enseigner et je me basais uniquement sur mon expérience personnelle. La première phase est de se laisser immerger dans ses pensées, puis de les dépasser, de le ignorer en se concentrant sur un point comme la respiration. La deuxième phase est de se concentrer uniquement sur une pensée et de la suivre, ignorant les autres. Enfin, la troisième phase est de repousser cette pensée unique qu'on a suivi. Mais comme lorsqu'on pousse un mur, la pensée aussi nous oppose une forte résistance ce qui déclenche souvent un combat interne très difficile à maintenir mais repoussant nos limites de concentration. Ces mêmes facultés de concentration utilisées pour contrôler les pouvoirs mutant.
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Mer 28 Aoû - 11:13

Je sursautai quand elle me tapota le dos, ne m'y attendant visiblement pas. Levant le nez, je l'observai alors qu'elle me signalait qu'il n'y avait pas de pouvoirs pendant les entraînements.

« Ow... ok. Désolée. »

Je me relevai, dépliant les ailes puis les replaçant de manière "normale" tout en prenant garde de ne pas en foutre un coup à Jubilee. Elles n'étaient pas tranchantes, mais ce serait probablement désagréable de se les manger dans la tronche. Pour les faire rentrer, j'avais trouvé une méthode assez artisanale mais efficace : je pliais les bras dans une position bizarre et les ailes suivaient le mouvement, finissant par rétrécir, chaque branche se "soudant" l'une à l'autre pour finalement disparaître dans mon dos. La sensation était toujours aussi désagréable, et ça pouvait se voir à mes grimaces assez ridicules.

Bon, les ailes étaient rentrées... Et maintenant ? Maintenant méditation, mais là au milieu de la pièce, pas moyen. Je me dirigeai donc d'un pas tranquille vers un des murs, me mettant dos à celui-ci, et reprenant la même position qu'avant : repliée en position fœtale. Après avoir longuement soupiré, je me remis à repasser en mode "zen", laissant mon cerveau en mode semi-repos. Semi, parce qu'il n'était pas si simple de ne réfléchir à rien en fait. Beaucoup moins qu'on ne l'imagine... En fait, l'humain faisait tout en permanence pour maintenir son esprit aussi éveillé et actif que possible, il était donc même peu naturel de tenter de ne penser à rien. C'était étrange, qu'il soit dans notre nature de ne pas pouvoir se détendre. Il fallait de l'entraînement pour rester au calme. Voilà une espèce bien bizarre...

Mais j'étais fatiguée. Pas parce que j'avais fait la fiesta et autres, du tout, j'étais fatiguée mentalement. Il s'était passé beaucoup de choses depuis mon arrivée et même si je dormais convenablement, je me sentais vraiment molle, alors pourtant que j'avais une volonté de fer en ce qui concernait le fait de s'entraîner. J'avais un certain mal à bien décrire tout ça, probablement parce que je ne connaissais pas de mot précis qui permette de décrire cette sensation bien particulière...

Après quelques minutes, en tout cas, je laissai de nouveau mes pensées voltiger un peu dans tous les sens. Je ne réfléchissais pas vraiment, même si des informations passaient dans mon esprit. Des trucs et machins sans vrai rapport, un peu comme une sorte de rêve éveillé. Ça m'était déjà arrivé, de faire un rêve alors que j'étais seulement à moitié endormie. Je m'installais 10 minutes, et immédiatement je me retrouvais somnolente, voyant des images et idées que je ne contrôlais pas vraiment me passer par la tête... Mais malgré ça, je sentais que je ne dormais pas et que je pouvais me réveiller à chaque instant. Encore une fois, il s'agissait d'une de ces impressions pour lesquelles il n'existait à ma connaissance aucun mot précis.

C'était un peu dans cet état que j'étais. Consciente d'où j'étais, de mon environnement, de ma propre existence, mais comme si j'étais extérieure à tout ça. Je ne savais pas trop si c'était ce que Jubi voulait, je ne connaissais rien à la méditation. Il était fort possible que je sois "trop" endormie à son goût, d'ailleurs, va savoir.
Je revins en tout cas à moi quand elle me demanda ce que j'entendais. Je relevai la tête d'un coup, demandant presque par réflexe :

« Hein ? Quoi ? »

Je regardai rapidement autour de moi avant de me frotter les yeux.

« J'sais pas trop... Des bruits étouffés. Comme si j'étais sous l'eau. C'est comme si j'étais en train de rêver sans dormir... Chais pas trop. Je suis trop endormie ? »
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Ven 30 Aoû - 17:05

Les ailes rentrèrent dans le dos de Kaya et cette dernière en profita pour aller se placer à un endroit qui semblait lui convenir un peu mieux. Contre le mur, presque dans un coin, position fœtal pour se couper du monde et s'isoler dans une bulle artificielle si rassurante. Elle continua à méditer ou a essayer de méditer suivant les informations que je lui donnais qui n'étaient vraisemblablement pas suffisantes pour une pratique rigoureuse et parfaite mais assez pour initier et voir vers quelle direction l'esprit de l'élève avait tendance à aller. J'ai rompu ce silence en ouvrant la bouche et en lui posant une question. Elle fut légèrement surprise et je vis dès ce moment qu'elle n'était pas dans le bon esprit. Elle semblait comme se réveiller, sortir d'un rêve et elle me l'avoua par la suite. Ce n'était pas bon, cela voulait dire qu'elle se laissait trop envahir, trop guider, trop commander par les souvenirs, les pensées, les émotions et les sensations qui la parcourait. L'immobilité et ne rien faire son des choses différentes. Je lui demandais d'être immobile dans son esprit malgré les tourments qui pouvaient la traverser mais en aucun cas de rien faire et se laisser embarquer par ses songes au point de presque s'endormir. Mais les erreurs permettent de progresser et c'est exactement ce que nous faisions : progresser.

« Oui. Tu es trop endormie. Tu te laisses transportée et menée par tes pensées au point qu'elle commencent à te faire rêver. Tu ne dois pas les suivre, les laisser te guider parce que ça, tout le monde est capable de le faire et c'est ce que nous faisons tous les soirs quand on veut dormir. »

Je m'assieds alors en face d'elle, à quelques mètres, en tailleur.

« Assied-toi comme moi, le dos et la tête bien droit contre le mur. Cela devrait t'aider même si ça te gênera au début. Place tes mains comme tu le sens pour le moment. Sur tes genoux, entre tes jambes, sur les côté ou même dans ton dos c'est toi qui voit. »

La position des mains et des bras lors de la méditation est souvent une référence mystique et religieuse que ce soit dans la méditation Indienne, Chinoise ou même Japonaise. La paume vers le ciel pour s'élever et d'autres choses de ce genre. Je crois, moi, qu'il faut simplement se sentir bien au moins lorsque l'on débute. La position du corps lorsqu'on s’assoit peut aider à se concentrer et éviter de s'endormir si elle demande une certaine rigueur.

« Mon père disait : Les pensées sont des cheveux qui galopent à l'horizon. Tu les vois passer dans ton champ de vision et tu peux choisir de faire plusieurs choses : Les laisser filer, les suivre du regard, les chevaucher pour voir où il t'emmènent, les dresser pour les emmener où tu le souhaites, les attacher pour qu'ils ne bougent plus et enfin, les tuer. Ce que je te demande ici, c'est de simplement les laisser passer dans ton champ de vision, mais de ne pas les suivre même du regard. Au début tu sentiras rapidement que tu te laisses trop emporter. Il faudra alors te re-concentrer pour revenir à ta position initiale que ce soit physiquement ou mentalement et recommencer à seulement les voir passer. »

Je ne savais pas vraiment si une métaphore ou une image serait plus parlante pour elle mais il fallait bien essayer. Kaya ne semblait pas trop réticente à l'exercice de la méditation et c'était un bon moyen de voir jusqu’où je pouvais enseigner ces choses là qui m'ont permises avec le temps d'améliorer significativement la maîtrise de mes pouvoirs, leurs puissances et le temps que je pouvais les utiliser avant de me fatiguer ou d'avoir des maux de têtes.

« Allez, recommence, Kaya. »

Dis-je doucement, restant assise à la regarder. Au bout de plusieurs dizaine de minutes je lui reposais alors la même question pour écouter sa réponse et voir si cette dernière avait changée ou non.

« Qu'entends-tu ? »
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Ven 30 Aoû - 19:16

Qui aurait cru que ce genre de trucs demanderait autant d'efforts... C'était moins simple qu'il n'y paraissait, de maintenir un équilibre convenable entre calme et sommeil, même partiel. J'écoutai en tout cas ce que me racontait Jubilee, et lorsqu'elle évoqua le fait de ne pas devoir suivre ces pensées, je réalisai que rentrer les ailes avait été une bonne idée. Je me serais très certainement trop focalisée sur les sensations étranges procurées par ces nouveaux membres... Même si je me promenais maintenant avec dans les couloirs toute la journée, je n'étais pas encore 100% habituées à ces machins. Au moins je n'avais pas causé de désastre, c'était déjà bien.

En tout cas, je changeai de position comme elle me l'avait demandé. En tailleur, dos contre le mur, la tête aussi, bien droite. Voir passer les pensées dans mon "champ de vision" métaphorique, mais les laisser partir sans les suivre... Et, étrangement, rester suffisamment concentrée pour revenir à ma position initiale et ne pas me laisser aller. Bon... On allait bien voir. Je commençais quand même à me demander si je n'étais pas un cas désespéré... Jusque là, j'avais montré que j'étais relativement inapte en combat, médiocre dans le domaine physique en général, et manifestement j'étais déjà une ratée même pour quelque chose d'aussi simple que de ne rien faire et de ne penser à rien... Génial, quoi, le dossier.

Je laissai ça de côté pour le moment, soupirant longuement, avant d'essayer de me concentrer-mais-pas-trop. Comme le cerveau était conçu pour toujours s'occuper, diverses pensées et idées "apparurent" spontanément dans ma petite cervelle, mais je tâchai de ne pas me focaliser dessus, les laissant aller et venir. C'était... assez bizarre. D'un côté ça détendait, mais de l'autre c'était perturbant. J'étais de ces personnes trop curieuses pour leur propre bien, et ne pas regarder quelque chose qui passe avait, pendant les deux premières minutes, tendance à être assez frustrant. D'ailleurs, plusieurs fois, je me retrouvai à me focaliser sur une pensée précise alors que j'avais pour consigne de ne pas le faire.

Mais après quatre ou cinq minutes, je commençai à prendre un peu le rythme. Les idées passaient mais je les laissais aller où elles voulaient. En fait, je me focalisais sur mon côté je m'en foutiste. Des idées passent ? Tant mieux pour elles. N'àfout'. Ce n'était probablement pas de la méditation "idéale", mais au moins, ça me permettait de maintenir plus ou moins ce fragile équilibre entre "trop éveillée" et "trop endormie". Et au fur et à mesure que cet état d'esprit devenait un réflexe... Les choses devenaient étranges. Je voyais passer des images que je ne comprenais pas vraiment. Des formes humanoïdes... Des fois des gens que je ne reconnaissais pas. Des fois moi avec ou sans les ailes et une tête bizarre. Je ne pouvais pas utiliser d'adjectif plus précis, pour en voir plus il aurait fallu que je me concentre plus sur ces images, et... Si je le faisais, elles disparaissaient.

Après une dizaine de minutes environ, Jub' me reposa la même question que précédemment. Ce que j'entendais. Je ne répondis pas tout de suite, cherchant à maintenir encore une fois ce "mode zen" que j'avais tant de mal à atteindre, et finis par parler d'une voix absente.

« Des bruits corporels... Ma respiration... Autre chose aussi... Je sais pas trop quoi. J'le sens sous ma peau... »
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Lun 2 Sep - 21:44

Elle y était. Je n'avais pas besoin de voir autre chose que son attitude pour le savoir. C'était une bonne chose cela avait été finalement assez rapide et j'étais contente de moi. Il fallait simplement désormais qu'elle approfondisse cela et qu'elle travaille de son côté. C'était important surtout pour elle et son esprit divaguant et rempli à ras-bord. Bien sur cela était aussi important pour sa concentration et sa faculté de focalisation qu'elle utilisera en temps voulu lorsque nous

« C'est bien. Tu peux arrêter. Ce que je vais te demander c'est de faire ces exercices dès que tu as un peu de temps. Tu commences par te mettre en position puis tu fais la même chose que là pour que tu puisses réentendre ces bruits. Au début tu seras toujours un peu trop emportée par tes pensées. Tant que c'est le cas tu recommences jusqu'à ce que tu ré-entendes ces bruits corporels et ta respiration. Puis tu arrêtes et tu reprends depuis le début. C'est pas grave si tu peux pas le faire souvent je veux surtout que tu le fasse bien, en t'appliquant. Lorsque tu arriveras à entendre ces bruits du premier coup, tu n'auras plus qu'à te focaliser dessus. Focalise-toi sur ta respiration : l'inspiration, l'expiration et c'est tout. Tu seras sans cesse perturbée par des pensées qui viendront alors te déranger il faudra alors te re-concentrer et te re-focaliser sur ta respiration pour qu'elle ne soit la seule chose qui envahisse ton esprit. C'est les seuls exercices que je te demanderais de faire niveau méditation de ton côté. Du moins... pour le moment. »

Je me levais, les cours allaient pas tarder à commencer et je lui donnai donc rendez-vous pour une autre séance.

***

Elle arriva le lendemain et après un échauffement des plus classique où je la regardais faire pour vérifier si elle avait bien mémoriser les exercices, je réfléchissais à la meilleure manière de passer au troisièmes pilier de l’entraînement qui était axé sur la technique de combat. J'en suis arrivé à la conclusion que le moins de fioritures serait le plus rapide et le plus facile à expliquer puisque du coup il n'y aurait rien à expliquer pour ce qui est du « pourquoi on fait ça ? Pourquoi c'est comme ça ? »

Je me rapprochais d'elle en bougeant son corps encore un peu raide par manque de souplesse.

« Jambes sur la même ligne. Écarte-les à la largeur de tes épaules. Fléchies légèrement les genoux vers l'intérieur. Dos droit. Tête droite. Laisse ton bras gauche le long du corps pour le moment. Le poing droit collé à ton plexus pointant en face de toi. La distance la plus courte est en ligne droite. Étends ton bras sans torsion de l'épaule. Le bras une fois tendu doit être parallèle au sol. Garde ton bras droit tendu et maintenant place ton poing gauche contre ton plexus. Ramène ton bras droit par le dessous à sa position d'origine pendant que ton poing gauche frappe. Voilà, ça te fait un cycle. »

Je me reculais pour m'asseoir sur un banc.

« Répète-les. Lentement. »

J'allais l'observer longtemps et lui dire à chaque fois si quelque chose n'était pas bon. C'est sur que ce n'est pas ce genre de coup de poing que l'on voit dans les films parce qu'il n'est pas très spectaculaire ni esthétique. Pourtant, bien maîtriser il peut neutraliser un individu lambda à lui seul. Sa trajectoire en ligne droite maximise son énergie. Frapper le plexus avec un geste vif, rapide et précis coup le souffle de n'importe qui et peut même provoquer un arrête cardiaque temporaire. Enchaîner des coups de ce genre peut également se révéler être redoutable en enfonçant la cage thoracique ce qui bloque la respiration et peut mettre au sol rapidement un adversaire. C'est une série de coups qui forment la base du Wing Chun car ils demandent peu de force et peuvent être maîtrisés par des femmes. Ils agissent comme un bélier frappant une porte sans relâche. De plus ce coup très rapide peut très facilement passer sous des gardes un peu trop haute, entre les coudes, de pseudo-boxeur américain ou européen tout en évitant d'être esquivé, contré ou même intercepté. Mais nous n'en étions pas encore là.

« Je te dirais quand t'arrêter. »
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Mar 3 Sep - 18:40

Lorsqu'elle me signala que je pouvais arrêter, je redressai le nez et l'observai, alors qu'elle donnait des précisions sur les exercices que je devrais faire dans ce domaine. Je devais les faire dès que j'avais l'occasion, et me concentrer sur la respiration, et compagnie, en me laissant encore aller autant que possible. Au fond, ça ne me gênait pas vraiment. Puis j'avais du temps libre pour le faire, en plus. Pourquoi pas avant mes entraînements nocturnes ? Cela me semblait plutôt parfait ! Juste avant de travailler sur mes pouvoirs, donc les ailes et les lames, je prendrais un moment pour... méditer, ou du moins, pour ce que je venais de faire. Je me doutais bien que j'avais encore de gros progrès à faire et qu'on ne pouvait pas encore *vraiment* parler de méditation à proprement parler...

Mais rester une dizaine de minutes dans cet état m'aiderait probablement, même si je n'étais pas encore certaine de savoir de quelle façon. En fait, cette étrange sensation que j'avais ressentie sous ma peau m'était à la fois familière et étrangère à la fois... J'avais du mal à le définir. Peut-être parviendrais-je à mieux comprendre ça en continuant. Se focaliser sur l'inspiration, l'expiration, et c'est tout. Ce serait sûrement plus simple dans le bois que dans la salle de gym. L'odeur de la nuit, les bruits de la forêt alors que le soleil est couché, tous ces éléments m'aidaient beaucoup à me détendre. Restait à voir s'ils seraient une source supplémentaire de perturbation... Mais bon. Je ne deviendrais pas une grande maîtresse zen en une heure d'entraînement, de toutes façons.

Je finis en tout cas par partir, l'air pensive. Je n'avais pas de cours aujourd'hui, vu que mon cursus reprendrait à la rentrée... Cela me laisserait largement le loisir de repenser à tout ça, à froid.

----------------------------------------------------------

Le lendemain, elle me fit m'échauffer. Je l'avais déjà fait avant de venir, comme elle me l'avait demandé lors de notre première rencontre, ce fut donc assez rapide. Une fois cela fait, elle se rapprocha de moi et commença à me manipuler tout en donnant des instructions sur le positionnement des jambes, des genoux, du dos, et autres. Visiblement, aujourd'hui, ce serait de l'entraînement à la baston. Mais pas de la baston super impressionnante... Juste un coup de poing simple, de face, direct. Je savais néanmoins que les coups les plus acrobatiques n'étaient pas souvent les plus efficaces. Très souvent, les personnes se retrouvant blessées dans des combats de rue l'étaient par des coups simples et précis, pas des coups de pied retournés façon Street Fighter Turbo LX Alpha 3000 je sais pas quoi.

Je m'exécutai donc, me mettant en position et commençant à donner les coups comme elle me l'avait indiqué. Bon, évidemment ce n'était pas vraiment parfait... Elle me corrigea donc à cinq ou six reprises avant que ça ne devienne vraiment précis. J'avais en fait tendance à trop m'élancer en avant, réflexe acquis à cause de l'usage intensif que je faisais des lames. Pour qu'un coup tranchant soit aussi efficace que possible, j'avais toujours mis un maximum de poids dedans. Cela me permettait d'acquérir un maximum d'énergie cinétique, et donc de réagir rapidement même si je ratais mon coup. En revanche, sans les lames, les choses n'étaient pas vraiment les mêmes.

J'avais donc un petit peu de mal à ne pas frapper TROP fort et mettre trop de poids dessus. Je continuai du coup, sans rien ajouter... Elle me dirait quand m'arrêter, de toutes façons. Histoire de me focaliser un peu, je me mis donc, tout en frappant dans le vide, à m'imaginer une cible. Un bon gros connard... Je laissais mon imagination tourner afin de me mettre en situation. Un type hostile... Je frappais normalement. Un type qui me menaçait parce que je refusais de butter des humains. Je frappais plus fort. Un type qui m'attaquait parce que j'avais sauvé des dizaines d'humains face à ce mutant bizarre... J'envoyai d'un coup un enchaînement de coups : toujours ceux que Jubilee m'avait montrés, mais bien plus violents, d'un seul coup. Un coup à droite, un à gauche, et encore un à droite, à la différence que cette fois-ci, des pointes de 3cm de long sortaient des articulations de mes doigts.

Je dépliai le poing, observant l'ensemble avec un air désolé et rentrant le tout dans des craquements d'os.

« Je sais, pas de pouvoirs, désolée. »
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Sam 7 Sep - 17:42

Mâchant mon chewing-gum, assise en tailleur sur le banc, le coude sur ma cuisse pour y appuyer ma tête, je soupirais. J'étais quelques peu fatiguée ces temps-ci et mes emplois du temps étaient des plus chargés. Entre mes entraînements personnels à l'épée en salle des dangers ou dans le parc, mais aussi pour garder une forme physique convenable, les entraînements des élèves que je suivais bien plus régulièrement que n'importe quel autre professeur de sport, les coups de téléphones et mes voyages sur la cote ouest pour voir ou parler à Kyle, les nuits agitées de mes voisines m'empêchant de profiter pleinement de la nuit et me forçant à m’éclipser ou à méditer, les réunions des X-mens stratégiques et politiques sur les différents problèmes actuels et enfin les quelques missions que l'on me confiait nécessitant un départ en jet avec des collègue pour sauver le monde... Oui, j'étais un peu fatiguée et cela se ressentait sur ce banc du gymnase.

Elle s'essayait toujours aux frappes qu'elle répétait sans cesse avec une bonne gestuelle. Elle avait déjà une bonne coordination et synergie musculaire ce qui évitait d'avoir à manier un tas de rouille ou une fille incapable de donner un coup de poings car habituée au maquillage et à relever le petit doigt. Non, je n'ai jamais ce genre d'élève car je ne fais pas dans l’entraînement de fitness et minceur. Mais avant de pouvoir m'occuper d'élève avec un peu plus de talent, d'ambition et de volonté que ces adolescentes qui n'ont pas connu de vie différentes que leurs consœurs du même age sans gène X, je devais m'en charger. Une chose intéressante me sorti cependant du critique instant où on est plus attentive et où les paupières se font tellement lourdes que la tête menace de glisser de la paume la maintenant alors dans un équilibre précaire : Son pouvoir s'était manifesté, des sortes de lames, encore, étaient apparues alors qu'elle ne faisait qu'un enchaînement basique de coups ne demandant ni une forte concentration, ni de gros efforts physiques si ce n'est de l'attention dans le positionnement des bras, des jambes, des poings et du torse.

La prochaine étape était de se servir de l'automatisme du coup qu'elle aurait alors acquit à force de répétition pour chercher à voir comment en augmenter l'efficacité de part une concentration musculaire globale et un transfert de l'énergie corporelle créée par tous les muscles et leurs gainage coordonnés. Ce qui est souvent, dans les arts-martiaux traditionnel, associé au Qi. Même si - dans notre approche occidentale - il manque beaucoup de poésie et finesse spirituelle et religieuse. C'est avec ce genre de technique musculaire qu'un artiste martial peut repousser un individu plus lourd que lui et même le mettre au sol simplement en collant ses doigts contre son torse et fermant rapidement et brutalement le poing.

« Hum... Non. Ne t'excuses pas, cherche plutôt à savoir pourquoi tu n'as pas su garder le contrôle. Rappelles-toi des exercices qu'on a fait depuis le début. »

Je me levais de mon banc pour venir à sa ''hauteur''.

« Je t'ai donné toutes les clefs pour que cela n'arrive pas. Et les clefs qui ferment des portes pour éviter que le pouvoir se manifeste peuvent aussi les ouvrir pour te faciliter l'accès à ces derniers. »

Faire le vide dans sa tête ou du moins ne pas se laisser emporter par ses pensées et se focaliser sur l’exercice et uniquement l'exercice était la solution à son problème qui était, actuellement, de ne pas pouvoir enchaîner assez longtemps ces quelques coups ultra-basiques sans que son pouvoir s'en mêle. Mais je ne lui donnerais pas plus d'indices car c'est quelque chose qu'elle doit trouver d'elle-même pour se rendre compte, seule, que c'est essentiel et ne pas le faire parce qu'on lui a dit de le faire mais parce qu'elle a senti que c'est ce qu'il fallait faire. C'est comme cela que l'on a de fortes convictions en nos méthodes et de la confiance en nos capacités ce qui manquait également à la jeune Kaya.

« Recommence encore. »

Dis-je en retournant m'asseoire.

***


Après les coups de poings, vinrent la garde, classique, Wing-chun, elle reprenait la même position que lorsqu'un poings était tendu et l'autre collé au torse mais avec les mains à plat, légèrement décontractée et les paumes pointant vers la ligne médiane intérieure allant du corps de Kaya jusqu'au corps de l'adversaire. De la garde nous passâmes à la parade et quelques notions assez utiles.

« Lorsqu'on te frappe, tu as plusieurs options et tu devras faire un choix. Si tu prends trop de temps, tu seras prise de vitesse il faut donc que ce choix soit le bon mais soit fait rapidement. Pour cela, il faut prendre la mesure de ton adversaire. Sa force, sa vitesse et sa précision au niveau de ses coups. Tu peux encaisser, esquiver, contrer en y opposant une force égale ou supérieure... Mais il existe certains arts-martiaux qui utilisent une autre option : dévier. Dévier une force demande moins d'énergie mais tout de même assez de vivacité et de précision. Cependant, cela n'arrête pas un coup et, comme l'esquive, te donne un temps d'avance sur une possible contre-attaque pendant que ton adversaire termine son mouvement. Le Wing-chun se base là dessus en repoussant un coup directe avec la paume dans une direction diagonale montante, éloignant alors légèrement le poing du visage vers le dessus de ton épaule. C'est ce qu'on appelle un Pak-Sao, enfin... je crois. Mais, bref, le nom importe peu. »

Enfin, la position des pieds et des appuies et la compréhension de l'importance du centre de gravité du corps qui est la base de toutes les luttes et les combats très rapprochés. Kaya entrait dans un nouveau monde, celui d'un combat maîtrisé et non d'un combat de rue ou on lance ses poings d'arrière vers l'avant en visant approximativement des points évidemment sensibles comme la tête ou l'entre jambe. Sa progression dans ce domaine serait plus ou moins rapide suivant son assiduité et son entraînement physique quotidien. Quoiqu'il en soit : ce n'était là que le début...

[HJ : Terminé pour moi. J'ai beaucoup apprécié. Je pense que tu as maintenant quelques petits éléments pour agrémenter tes prochains rps (Entraînements physique, footing, méditation, entraînement des bases d'arts-martiaux, interrogation personnelles sur le rôle d'X-men...). On pourra refaire un rp par la suite si cela t'intéresse toujours et ainsi constater la progression de Kaya.]
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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: Pour entraîner une unité, cliquez sur la caserne... [Jubi]   Mer 11 Sep - 20:09

Une fois les pointes rentrées, je me remis en position mais ne repris pas les mouvements de combat vu que Jubilee était en train de venir vers moi. Je l'observai avec curiosité, et elle se mit finalement à me dire que j'avais toutes les clés pour éviter que cela n'arrive, et que je devais tenter de savoir pourquoi c'était arrivé.

« Je me suis imaginé une cible, en fait... Ce n'est probablement pas une si bonne idée que ça, avec le recul. »

Je soupirai longuement, tentai de rester zen, et... vu que selon elle, elle m'avait donné les outils pour éviter ça, je me doutai qu'il s'agissait de la méditation. Mais méditer en donnant des coups de poing ? Voilà qui faisait très "moine zen", et qui n'était pas dans mes habitudes. J'avais l'habitude de foncer dans le tas, mettre tout mon poids dans des coups aussi violents que possible, ... Mais Jubilation m'avait montré que ce n'était pas si efficace que ça. J'avais effectivement tous les outils nécessaires pour changer de méthode, passer à quelque chose de plus efficace, de plus contrôlé. Il restait à voir si j'y parviendrais, je n'en étais pas certaine, mais sans essayer je n'arriverais de toutes façons pas à grand chose.

Lorsqu'elle me demande de recommencer tout en retournant s'asseoir, je tournai la tête, fermant les yeux et tentant de me concentrer... Enfin, plutôt de ne pas me concentrer. Ne laisser l'esprit se focaliser sur aucune pensée précise. Ce n'était pas simple. Je me mis alors à reprendre les mouvements tout en essayant de me remettre dans cet état si particulier que je devais pratiquer autant que possible... Mais il me sembla vite très net que je devrais m'entraîner bien plus que ça. Chaque fois que je tentais de ne réfléchir à rien de spécifique, mon esprit se refocalisait d'un coup sur la position de mon bras, l'angle donné par le coup, ... J'étais plus détendue qu'auparavant et j'avais moins l'air de vouloir réduire quelqu'un en charpie, cela me donnant des mouvements plus précis, mais ce n'était pas encore le genre "Grand maître asiatique qui enseigne aux plus dignes", quoi...

J'avais de la marge de progression, de toutes façons. Tout comme je me doutais bien que je ne développerais pas de talent de régénération en trois jours, je savais aussi que je ne deviendrais pas une maîtresse des arts martiaux en une semaine et demie.

----------------------------------------------------------

La leçon sur la garde fut la suivante... Parade, esquive, déviation, contre, ... Il y avait effectivement bien des options que la jeune enseignante m'expliqua dans le détail. Selon elle, il fallait décider rapidement et j'étais plutôt à l'aise dans ce domaine, étrangement. J'osais à peine proposer à quelqu'un d'aller au cinéma de peur de poser problème ou de déranger par ma seule existence, mais paradoxalement, en combat, je me décidais instantanément. Peu m'importait si la décision était bonne ou mauvaise, je réagissais selon ce qu'il se passait, point. En fait, là où il me faudrait de l'entraînement, ce serait sur mes évaluations des situations. Savoir non pas se décider vite, mais prendre la bonne décision, parvenir à analyser tous les éléments disponibles assez rapidement pour faire le bon geste.

Quand à ce qui concernait les appuis et le centre de gravité, j'étais aussi à l'aise. Je n'étais pas plus agile qu'une autre, mais j'avais toujours eu un excellent sens de l'équilibre depuis toute petite. En fait, à l'époque où j'existais encore, nous allions régulièrement faire du ski avec mes parents et j'avais toujours réussi à faire des figures assez dingues pour une gamine. Quant aux gamelles, je n'étais presque jamais tombée, parvenant quasi-systématiquement à me rattraper en cas d'erreur. J'avais donc la possibilité de devenir extrêmement agile, mais... Comme pour les décisions, il faudrait que je m'entraîne et pas qu'un peu. Cela ne se ferait pas en deux jours, encore une fois, mais plutôt en plusieurs mois et années.

Lorsque l'entraînement du jour se termina, je me mis à réfléchir et me rendis compte de quelque chose d'étrange... Je venais de réfléchir au fait que j'avais du potentiel sur les réflexes et l'agilité. Je venais, en fait, d'avoir eu une appréciation positive de mes propres performances. C'était la première fois depuis... longtemps. Était-ce un effet secondaire des entraînements ? De la méditation ? Du fait que je sois plus à l'aise à l'Institut ? C'était peut-être une combinaison de l'ensemble, mais je prenais lentement confiance. Restait à voir où cela me mènerait, ma destination étant encore une grande inconnue pour moi. Je savais que j'étais intéressée, plus que ça même, par les idéaux des X-men, mais... Il restait encore beaucoup de mystères et de parts d'ombre qui me gênaient. Cette "passation", notamment... Mais pas seulement. J'espérais donc pouvoir lever un peu de lumière sur ces éléments tout en continuant de me perfectionner...

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