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 Sororité ( Rachel)

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Sororité ( Rachel)   Mer 24 Juil - 22:42



Si l’avion ne me faisait pas si peur, j’y retournerai plus souvent.
Le contact du sable chaud sur mon dos à travers ma serviette me chauffe le corps en une douce sensation de bien-être. Toujours ce besoin de chaleur qui s’en va me berçant l’âme en pouvant apaiser toutes les inquiétudes qui savent si bien nous mordre aux heures sombres de la solitude. La chaleur est mon rempart et mon oxygène. On finirait par croire qu’au fond, le castor n’est pas mon animal de prédilection mais plutôt la salamandre et pourtant, ma peau clair craint les foudres du soleil et se brule avec facilité à ses rayons, hérédité génétique de ces filles rousses au teint clair, au regard pénétrant et aux cheveux cascadant dans les flammes d’un soleil couchant d’été. Je garde les yeux clos sur cette fausse lumière que mes lunettes roses filtrent avec bienveillance et parfois, j’aime à poser le plat de mes mains sur le sable ou ce que mon esprit me dit en être pour laisser la texture du sable s’écouler lentement entre mes doigts. Cette séances d’UV me donnera des couleurs mais je n’ai pas d’appréhension du coup de soleil, je sais depuis quelque temps qu’il disparaitrait en quelques heures puisque c’est un nouveau cadeau de « mère évolution ».
Le bruit des vagues est rassurant, et les cris des oiseaux au loin participent à l’alchimie auditive en un fond sonore apaisant et tout aussi berçant que la chaleur. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la température de l’eau est rarement chaude, voire tiède, sur le littoral de San Francisco, à peine 17 ou 18 degré au mieux. La ville n’est qu’une sorte de péninsule s’avançant dans une baie, les eaux trompeuses d’un pacifique qui s’y attardent n’ont pas la saveur attendue du fruit mais pour être tout à fait franche, je ne connais pas de plus bel endroit que cette plage et bien souvent en mon for intérieur, j’en arrive à espérer que si un jour le soir de ma vie vient à tomber, il serait si bon que je puisse éteindre mon regard sur les eaux brulantes de ce coucher de soleil qui s’en vient mourir avec moi dans la majesté du Golden Bridge ou l’ombre menaçante d’Alcatraz.
Cette simulation n’appartient qu’à moi, sécurisée au point de ne pas se désactiver si mon invitée me rejoint et elle me rejoindra parce que je le sais aussi surement que un et un font deux. Sa serviette attend à côté de la mienne, lovée dans mon bikini vert, je lézarde au soleil en l’attendant. Et même si aucune « tête de Danger MP3 » n’émerge du sable cette fois çi, les conditions sont similaires. C’est un sanctuaire, notre sanctuaire. Cet endroit ou du moins sa représentation à un sens particulier pour nous deux, l’enfance de l’une ; la décision de l’autre. Je le sais parce qu’elle me la dit et parce que je lui ai dit aussi comme deux sœurs partagent ces choses superficielles qui au fond n’en sont pas vraiment.


C’est là que le lien est le plus sensible, le plus évident et le plus chargé de tendresse.
C’est la force du lien qui m’appelle à elle depuis les évènements du bal. Une intime conviction, une évidence qu’elle ne va pas bien, qu’elle et troublée et en proie à des perturbations qui obscurcissent cet étrange astre en mon esprit auquel j’ai fini par m’habituer. Car c’est ainsi depuis la résurrection que je suis capable de visualiser la présence de Rachel, une sorte d’astre invisible quelque part en mon esprit qui se colore d’une sensation, d’un sentiment. Et cette sensation pour l’heure s’appelle confusion. Je déteste la savoir mal parce qu’au fond de moi-même, je sais que son lien m’enserre le cœur et m’empêche d’être parfaitement heureuse si elle-même ne l’ait pas également. Mais on dit souvent que le bonheur est une potiche sur le nez d’un équilibriste ivre et qui éternue. Le problème c’est qu’au fond, même avec toute l’affection dont j’étais capable et tout l’amour que je  ressentais pour elle, j’étais bien incapable de savoir de quelles couleurs étaient colorés les rêves de ma Grande Rousse. Ce que je savais par contre, c’était ce besoin irrépressible et impérieux de l’avoir à mes côtés et de faire en sorte que l’éclat de cet astre puisse briller d’une lueur tranquille dans mon ciel.

Oh non, je ne prétends pas la guérir, encore moins la guider depuis qu’elle a conscience de toutes ces choses qui m’échapperont, elle voyage sur des sentiers que je n’arpenterai jamais et voit des routes que je ne pensais même pas exister. Phénix l’a emmené ailleurs, me ma arraché à ma « simplicité » pour faire ce…curieux mélange, cette fusion étrange que je ne pourrais jamais me résigner à n’appeler que par Rachel, puisque je ne veux vois obstinément que ça en elle et c’est un tort, on me l’a déjà reproché.

Je resterais têtue, n’en déplaise au reste du monde.
Rachel est et restera cette sœur que le sang ne m’a pas donné, et c’est cette sœur que j’attends ici.


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Echo
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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Mer 4 Sep - 23:29

Get Lucky by Daughter on Grooveshark

Dimanche 30 Juin – 08 : 58 A.M. heure de la Côté Ouest
Un léger son l’annonça, se répandant comme une onde, rapidement suivit par un autre, répétitif, sur plusieurs secondes, alors qu’elle commençait à avancer. S’immobilisant, non seulement dans ses pas mais également de tout son corps, elle prit une inspiration et dans la pose musicale que lui accorda son mp4, prononça la première phrase. Puis, une fois ce qui était son nom prononcé, elle reprit son avance, en suivant la mesure de la musique instrumentale lâchée par son appareil. Nouvelle phrase, toute aussi vraie que la première, alors que la partition ne s’interrompit pas, cette fois. Avec lenteur, avec douceur, suivant le rythme, les autres paroles sortirent, tant de sa bouche que de sa mémoire, alors qu’elle récitait une chose qu’elle a apprise par cœur.

Le second couplet, une demi-minute après le début de la chanson, la vit passer de murmure à parole, et de parole à chant, dans un crescendo ininterrompu, alors qu’elle prenait confiance, énonçant une vérité qu’elle savait absolue.

Le refrain voit se joindre un sobre morceau de percussion, ponctuelle et raisonnante, ainsi que des instruments à cordes, légers et discrets. La dernière phrase se meurt en un écho, répétée pour ses vertus, sa confiance, sa beauté, son importance et surtout sa vérité.

Nouveau couplet, nouvelle déclaration, en laquelle elle croit, en laquelle elle veut croire. Tout est vrai, chaque chose, chaque mot, même s’ils n’ont pas été écris en pensant à elle, ils incarnent parfaitement qui elle est, ce qu’elle peut ressentir, penser, et surtout, ce qu’elle veut croire.

Elle se répète dans ce qui est presque une promesse, un serment, une volonté. Puis s’ensuivent un nouveau refrain, une nouvelle récitation de ce couplet, deux derniers refrains, tout en échos.

Et, enfin, la musique s’arrêta, de même que sa voix, et qu’elle-même, arrivée face à son amie, à sa sœur de cœur ; à la personne qui lui avait pour la première fois faite écouter cette chanson, car elle trouvait qu’elle la définissait parfaitement. C’est ici qu’elle doit venir quant elle doute ; quant elle doute de combien il y a des gens qui croient en elle et son prêt à beaucoup de chose pour la faire sourire. Ce sont ces paroles qu’elle doit chanter lorsqu’elle doute de combien cela vaut le coût. Quoi ? La vie, l’humanité, pas plus, mais certainement pas moins.

Etait-elle différente, alors qu’elle se tenait là, face à la Ptite Rousse en maillot de bain vert qui lézardait allongée sur l’une des deux serviettes qui parsèment l’endroit ? Sans doute, mais en quoi ? Etait-ce en sa tenue ; nullement habituelle pour elle d’être ainsi vêtue, avec ses lourdes bottes à semelle plate et ses mitaines, ses genouillères et ses coudières épaisses, avec ce trench-coat renforcé aux épaules et aux avant-bras, les première renforcées de pointes  et dont la partie basse se composait de lamelles pour n’entraver en rien ses mouvements, qui couvrait cette combinaison en molécules instables enserrée par une ceinture à sacoches, tout aussi rouge que le reste de la tenue à l’exception de bandes horizontales oranges sur les cuisses et du haut dont seuls les côtés et le col avaient la couleur du sang, torses et ventre suivant celle du feu. Ou alors à cause de ces marques, sur son visage, cicatrices qu’elle préférait habituellement cacher ? Et que dire ses cheveux, qu’elle avait prit la peine de réunir en un chignon, la où elle avait horreur de les coiffer ?

Ses doigts éteignirent sa boite à musique, qu’elle rangea à sa ceinture, tout en regardant Caitlyn, ne pouvant s’empêcher de lui adresser un petit sourire, entre la gêne et la fierté.

- Je… euh… je savais pas quoi dire… alors j’ai usées de ce qu’on avait déjà dit avant moi, commença-t-elle, esquivant à merveille les questions qu’elle devait avoir engendrées, mais se passant une main dans la nuque. Désolée si je t’ai pourrie la soirée… et la nuit. C’était votre premier bal et… mais je savais pas que ça marchait dans les deux sens, le lien psy.

Une pause, elles parsemaient toujours ses paroles, car elle parlait peu de peur de commettre des maladresses, malhabile avec les mots comme avec les gens, ainsi sa préférence allait à parler peu, après avoir bien réfléchi. Il n’en était pas toujours ainsi, les situations de spontanéité ou d’effondrement pouvaient la voir s’ouvrir entièrement, sans hésitation ni compromit, de même qu’elle en était capable en pensée, cependant, ce n’étaient pas là la majeure partie des cas, ainsi, sa voix n’exprimait que quelques phrases avant de s’en retourner mourir entre ses fines lèvres.

- Je te dois des explications… je crois, déclara-t-elle en contournant les serviettes pour contempler la réplique du Golden Bridge, au loin, laissant ses empruntes de pas dans le sable illusoire. Je me souviens… lorsque j’ai rouvert les yeux… face à lui. Il est tellement plus beau… en vrai.

Les illusions pouvaient tromper ses sens, mais ses PES n’étaient nullement bernées, ainsi comprenait-elle l’entièreté de l’illusion, et ne pouvait-elle complètement se laisser berner. Cela laissait toujours une certaine amertume, mais n’importait pas réellement, car plus que le lieu, c’était l’image et sa représentation qui étaient importantes. Elle le savait.

- Nous sommes allés trop loin pour renoncer à ce que nous sommes, récita-t-elle à nouveau. Je… j’ai… j’ai écrit une lettre… mais elle aurait faite trop mal. Alors je l’ai brûlée.

Les inspirations furent longues et lentes, parsemant d’un silence monumental une discussion à sens unique. Caitlyn avait horreur des aveux, elle le savait, mais que serait-ce, si ce n’en était pas ? Une dernière respiration, profonde et calme, avant de recommencer.

- Je suis lasse. Lasse de la complexité du monde. Je croyais… je crois que je croyais qu’en retournant à la naïveté de l’enfance, j’y échapperai. Mais c’est faux. Sanzo, Exodus, les X-Men… vous me l’avez tous prouvés. Ce monde est complexe, ses gens sont complexes, et je crois que je le deviens de plus en plus, alors que je viens d’un monde tellement plus simple, tellement plus… binaire. Autrefois, j’avais deux choix : me battre ou me soumettre, confronter ou fuir. C’était si… simple, si basique, si… naturel. Ici… tout est si compliqué… tant de choix…

Un sourire amer ponctue ses paroles, un sourire qu’il n’est nullement besoin de voir pour percevoir.

- Que faire ? Où aller ? Que dire ? Que penser ? C’est… fatiguant. Chaque acte entraine une multitude de conséquences. A chaque intersection se dressent tant de possibilités… Plus on réfléchit, plus cela nous parait sans fin. Tout est si confus… si chaotique… Je m’y perds. Mais.

Une pause, après un mot sur lequel sa voix à fait un sursaut, pour qu’on la laisse finir, pour qu’on ne l’interrompe pas. Son témoignage, son aveu, est sans larmes ni tristesse, et s’il semble d’un vide absolu, tel n’est pas le cas, en réalité. Tel n’est pas le cas, bien qu’il lui faille un certain temps pour trouver comment l’expliquer. Elle se retourne, de trois quart, partiellement tournée vers ce pont si symbolique, à l’horizon, mais majoritairement vers cette personne qui lui est chère, et qui ne considère que ce qu’il y a d’humain en elle, par peur ou par amour, elle n’en sait rien, et s’en moque.

- Mais…

Un petit sourire se dessine sur ses lèvres.

- Je n’abandonnerai pas. Je ne vous abandonnerai pas. Je vous aime trop, et vous m’aimez trop, pour que je parte.

Elle se retourna complètement, avançant jusqu’à Caitlyn, avant de se laisser tomber à genoux, face à elle, courbant le dos et ramenant ses mains contre ses cuisses. Elle avait une demande, une demande dont elle connaissait la réponse mais qu’elle demandait tout de même sans réellement savoir pourquoi.

- Je suis paumée. Il y a des choses, tant de choses, que je ne comprends pas, que je ne conçois pas. Les trucs basiques, « normaux », j’y arrive pas. Je sais pas si je fais les bons choix, je sais pas comment gérer leurs conséquences. Je…

Elle détourne le visage, elle regarde un ciel qui n’en est pas un, un vide qu’elle ne voit pas. Non, elle voit au-delà, elle voit des personnes, qu’elle connait, ou pas, qui la connaissent, plus ou moins.

- Il y a tellement de mensonges, mais les vérités, tous ne peuvent les comprendre, les supporter. Je ne les comprends pas… je ne sais lesquels choisir… quant aux gens… c’est pareil… même pour Sanzo ou pour Ernest. Le monde est si… chaotique, sans le moindre sens… mais on y reste, pas parce qu’on n’a pas le choix, mais parce qu’on l’aime, ou qu’on aime des gens qui y vivent, non ?

Un silence, alors que ses yeux reviennent vers Caitlyn, et qu’elle cherche à formuler la plus grosse partie.

- Je crois que je vais beaucoup parler… j’ai beaucoup à dire, en tout cas. Je suis à la croisée de nombre de chemins, et je voudrais que tu m’aides à choisir, Cait’.

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Phénix

"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Dim 8 Sep - 14:15


Une entrée des plus impressionnante qui la força à afficher un franc sourire. Ainsi, elle choisissait le chant pour exprimer son mal être, pour exprimer les choses. Pourquoi pas ? C’était un moyen comme les autres et elle-même utilisait souvent cette façon de faire. Elle la regarda cheminer vers elle drapée dans cette tenue inédite qui rappelait en écho sa propre tenue, c’était sans doute cette fameuse combinaison qu’elle réservait à l’équipe de Récupération. Ce qui signifiait enfin qu’elle était prête à accepter cette main tendue à ses côtés ! Que de chemin depuis ce jour-là dans cette même salle.
Elle ne descella pas les lèvres, se contenta de garder afficher cette expression ravie la suivant du regard lorsqu’elle stoppa sa course pour contempler le Bridge au loin. Elle l’écoute mettre maladroitement des mots sur certains troubles, avec cette même maladresse et gaucherie dont elle usitait d’habitude. Jamais elle ne s’était autant ressemblé qu’alors dans une parfaite représentation de ce qu’était une sororité.
Cait se redressa lorsque Rachel tomba à genoux face à elle pour lui parler. Elle la laissa finir et se contenta de tendre son corps pour poser ses deux mains paume ouverte  sur les siennes les recouvrant en un geste de tendresse.

- Bien entendu.  Je suis ta grande sœur, je suis toujours là pour toi.

Elle soupira, dégagea ses mains et se contenta un instant de tracer machinalement des ronds dans le sable d’un geste ample et mécanique, elle semblait réfléchir, mettre des mots sur ses idées…mécanisme des plus complexe lorsqu’il s’agissait d’être compréhensible. Elle se lança avec un grain de voix d’abord incertain.

- Tu sais ce que c’est que la mort ? Oui…tu sais…Mais métaphoriquement parlant ? C’est l’absence d’options, l’absence de choix. Le choix c’est la vie. Ne t’en va pas confondre vivre et exister…Il s’agit de deux notions vraiment différentes. Exister suppose faire des choix simples et optimisés pour atteindre un résultat unique : rester physiquement vivant. Vivre c’est autre chose, c’est se perdre, se tromper et c’est surtout ressentir la vie plutôt que de la conserver, ce n’est pas survivre.
Une pause d’un bref souffle et plus de chaleur dans sa voix presque maternante.

- C’est facile d’exister, facile de faire ce qu’il faut pour. Vivre c’est beaucoup plus compliqué mon chou. C’est accepter le chaos des autres et que ce chaos nous percute en tous sens et vienne gripper la parfaire mécanique que l’on voudrait pour soi par ce que inévitablement, lorsque tu ajoutes de la vie à ta propre vie, tu fais entrer de nouveaux paramètres que tu ne peux pas contrôler et que tu n’as PAS le droit de contrôler. Vivre c’est être totalement libre mais forcément, cette liberté vient se heurter à la tienne et en redéfini constamment les limites. Tout se complique alors, toutes les vérités sont subjectives, rien ne saurait être acquis et te voilà assisse sur les fesses au milieu d’un cyclone qu’on appelle la vie.
Il n’y a pas un chemin, ma sœur, il y a une infinité d’options et personne véritablement bien placé pour te dire si tu fais bonne route parce qu’au fond, la destination importe bien moins que le voyage que tu fais et la beauté du paysage.

Parce que notre force réside dans le choix ma Gande Rousse, qu’importe s’ils sont bons, mauvais, justifiés ou non : c’est ce qui finalement dresse la carte de notre personnalité et de notre essence en tant qu’humain. Tes choix et ceux des autres qui fatalement viennent orienter subjectivement les tiens. Jusqu’ici ma belle, tu pensais que les évènements te façonnaient et ainsi la manière dont tu y faisais face renforçait la certitude de faire ce qui doit être fait. Aujourd’hui tu apprends avec confusion que ce n’est pas l’unique vérité, aux évènements tu dois ajouter les autres et leurs choix. D’où cette confusion, cette complexité de ne plus te sentir aussi sure dans tes actions aussi libre qu’avant….et pourtant, tu commences seulement a entrevoir la complexité de la vie à défaut de l’existence.
Il y a un monde entre être et ne pas être, il y’a ce qui est entre les deux : c’est devenir. Tu deviens, tu évolues, tu changes au contact des autres…tu apprends. Et ‘apprentissage reste une source de confusion, de remise en question et donc de souffrance moral. Tu restes là parce qu’on t’aime et parce que tu nous aimes, es liens Rachel…ils nous lient fatalement, ils nous retiennent et finissent pas nous définir.

Tu aimes ce paysage parce que je t’ai appris à l’aimer, c’est une chose qu’on partage et qui nous appartient à toutes les deux. Quelque part j’ai changé ta vie ma petite sœur, comme tu as changé la mienne. C’est mon chaos Rachel, et tu te nourris du mien. On peut être nos contradictions, on doit être nos contradictions, parce que du doute, jaillit toujours l’option..et donc la vie.

Si tu as un chemin à choisir comme tu le dis, c’est qu’enfin tu te rends comptes de ce qu’est véritablement vivre, tu viens de laisser la survie derrière toi. Rien ne pourrais me rendre plus heureuse, ma puce…ni plus fière.


Sans ajouter un mot, elle cessa de jouer avec le sable, le laissant s’écouler du creux de la main et leva son regard vers elle en un instant de flottement. Elle écarta enfin les bras afin de l’accueillir et se perdit un instant contre elle, savourant l’instant pour enfin lui murmurer.

- Je ne te l’ai jamais dit…je ne te l’ai jamais dit….merci….Merci de m’avoir ramené ce jour-là…Merci pour tout et merci d’être toi.

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Echo
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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Dim 8 Sep - 18:20

Get Lucky (Feat. Tanika) (Bonus Track) by Naughty Boy on Grooveshark

Caitlyn ne l’avait pas interrompue, elle lui avait sourit, tout au long, consciente qu’on entendait plus la voix de la chanteuse que celle de Rachel mais qu’elle essayait quant même. Elle ne savait pas chanter, elle avait essayé, comme tout le reste, et le reste de la chanson n’avait pas été si raté que ça, non ? Non, vu le sourire de sa sœur de cœur, ce n’était pas raté, ou c’était un bel essai. Et c’était là le principal. Le silence de l’écoute, les lents mouvements de la poursuite du regard, chacune son tour. Des paumes ouvertes pour la passation d’un relais, un relais du cœur qui fut prit sans précipitation mais avec tendresse, car il est peu de choses plus fragiles qu’un cœur, et auxquelles ont tient plus.

- Bien entendu. Je suis ta grande sœur, je suis toujours là pour toi.

Un sourire : la grande sœur. C’était un détail, c’était un mot, un simple mot, « grande », ce n’était pas le plus important des deux, non, mais il la fit sourire. Il faisait du bien, il rassurait. C’était une relation qu’elle n’avait jamais eut avant, c’était elle la grande sœur, c’était elle qui avait merdé, mais en tant que petite, elle semblait s’en sortir mieux, et elle avait son exemple à suivre. Elle avait une personne qui serait toujours là pour elle, elle y croyait.

Un soupire, de la grande sœur, cette fois. Une main qui s’en va tracer un symbole d’éternité dans le sable, absente, alors que l’autre s’en retourne à sa propriétaire ; Rachel attendait la conclusion, sachant que ce ne serait que lorsque les gestes s’arrêteraient qu’elle pourrait reprendre.

Qu’est-ce que la mort ? La disparition des êtres, et une partie du Phénix. Mais ce n’était pas que cela, et elle écouta la leçon. L’absence d’options, l’absence de choix, le dernier recourt, le néant. Vivre et exister ; je pense dont j’existe, Descartes, mais penser que je vis ne signifie pas que je vive, n’est-ce pas ? Exister, c’est survivre, vivre, c’est autre chose. Rachel venait d’un monde où il fallait exister, et celui-ci devait lui permettre de vivre ; de se tromper, de se perdre, de ressentir ? Elle ressentait, autre chose que la douleur et la tristesse tout du moins, et elle se perdait, oui, mais se tromper… Le Phénix essayait de faire les bons choix, toujours, en bien comme en mal, pour parvenir à faire ce qu’elle estimait être juste, par delà la cruauté et l’absolutisme de la justice, et de son jugement.

- C’est facile d’exister, facile de faire ce qu’il faut pour. Vivre c’est beaucoup plus compliqué mon chou.

Ce n’était pas facile d’exister, de survivre, pas là d’où elle venait, mais ici, oui. Cependant, c’était plus difficile de vivre ici que là d’où elle venait, et cette opposition était bien plus complexe qu’il n’y paraissait. Accepter le chaos des autres et laisser ce chaos nous percuter dans tous les sens, oui, mais c’était plus facile lorsque l’on était balloté avec les autres, lorsque ce chaos n’était qu’un ; des naufragés en pleine tempête. Ici, le chaos était personnel, comme des molécules de gaz s’entrechoquant de façon entièrement aléatoire, tout de moins de son point de vue. Des paramètres qu’elle ne doit pas contrôler, qu’elle n’a pas envie de contrôler sans avoir besoin que l’éthique et la morale le lui interdisent ; elle savait l’importance du libre-arbitre, elle le savait car elle l’avait lut, mais surtout qu’elle en avait été privé, du sien. Deux philosophies diamétralement opposées : fait à autrui avant qu’il ne te fasse, ou ne fait pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’il te fasse. Considérant qu’autrui ne lui ferait rien, elle n’avait rien à lui faire non-plus, mais elle ne se priverait jamais de retourner les armes de l’ennemi contre lui, d’user de ses méthodes à son encontre, si cela était nécessaire. Mais face au commun, et encore plus face à ses proches, ce n’était et ne serait inutile, elle le savait.

La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres, c’était un proverbe français, c’était une vérité subjective, car il y avait de nombreux moyens de limiter les libertés autrement, pour quelques raisons que ce soit. Les limites… certaines étaient faites pour être dépassées, d’autres pour être respectées, et n’était-ce pas le rôle de la morale que de les différentier ? Compliqué, à dire vrai. Rien ne saurait être acquis, pas même l’existence ou la vie, elle le savait, d’expérience. Se battre, encore et toujours, du début jusqu’à la fin, épuisant mais nécessaire. Ce qui maintient la planète en rotation, la force du commencement ; celle d’où tout part, et qui permet à tous de continuer.

Elle contemplait le cyclone, part delà l’illusion, et un fin sourire se dessina sur ses lèvres ; le Phénix avait réussit. Une infinité d’options et personne véritablement capable de dire si l’on faisait la bonne route, une infinité de chemins partant tous d’un même point tels le tapis des Possibles s’étendant à ses pieds. L’Homme ne comprenait pas parce qu’il ne voyait pas cela, mais il le vivait, et c’était son tour. Le voyage et la beauté de son paysage, a son tour de les voir, car si l’Homme n’y prêtait pas assez souvent attention, elle le découvrirait pas à pas. Grace à des gens comme Caitlyn. Simple certitude au milieu du chaos des probabilités.

- Parce que notre force réside dans le choix ma Grande Rousse, qu’importe s’ils sont bons, mauvais, justifiés ou non : c’est ce qui finalement dresse la carte de notre personnalité et de notre essence en tant qu’humain.

Son sourire s’agrandit ; les choix, c’est ce qu’elle a fait. Celui de devenir qui elle est, celui de venir ici, celui d’aimer ici… pas les bons choix, sans doute n’y avait-il pas de bon choix, mais le meilleur. Leibnitz avait raison en parlant du meilleur des mondes possibles, enfin presque. Les choix définissaient les êtres, ainsi sans choix, on n’existait, on ne vivait pas, elle avait doublement fait le bon, alors de choix ; paradoxal.

Jusqu’ici, le chaos uni de son monde l’avait façonnée, et face aux extrêmes le choix s’avérait logique, aussi limité que Spinoza l’avait dit. Mais ici, elle n’était plus limitée à cela, et c’était pour cela qu’elle était perdue. Au moins, elle comprenait, et la complexité des choses en semblait moindre, lorsqu’on y apportait de simples explications. Le présent n’a pas de rythme, ton cadeau continue de s’offrir, Caitlyn.

- Il y a un monde entre être et ne pas être, il y’a ce qui est entre les deux : c’est devenir.

Vrai. C’était son choix, ce devenir. Ainsi, elle qui incarnait les extrêmes et les opposés, était perdue dès qu’elle entrait dans les nuances. Mais même dans sa perdition, elle savait sur qui compter, et cela réchauffait le cœur. Devenir, évoluer, changer, apprendre ; c’était complexe, mais aurai-ce le même goût si cela ne l’était pas ? N’était-ce pas cette complexité qui rendait la vie intéressante ?

L’apprentissage, c’est comprendre la complexité des choses, n’est-ce pas ? C’est ce l’approprier, la faire sienne, pour pouvoir progresser, encore et toujours. Les gens font cela dans bien des domaines, et elle, elle le fera dans la vie en général, pour toujours, parce que c’est ainsi.

- Tu restes là parce qu’on t’aime et parce que tu nous aimes, les liens Rachel… ils nous lient fatalement, ils nous retiennent et finissent pas nous définir.

Ça y était, son sourire, le sourire, il était là. Le rideau c’était entièrement levé sur sa mâchoire supérieure, laissant apparaitre la blancheur immaculée de sa dentition, blancheur soulignée par ses lèvres. Ce lieu était sensé lui rappeler combien il y avait de gens prêts à le lui offrir juste pour la voir sourire, et elle souriait, pleinement, comme elle le faisait si rarement, emprunt d’enfance et d’innocence, d’espoir et d’une joie non-pas basique, mais simple, sans compromit ou arrière pensée.

Le Phénix aimait cet endroit pour ce qu’il représentait, pas pour l’endroit en lui-même, mais pour l’image subjective qu’il en avait, pour son passif en rapport avec ce lieu ; la beauté pouvait être neutre, mais elle était subjective, ainsi là où certains ne verraient qu’un pont d’acier et de taule, elle y voyait un lien résistant aux brumes et aux tempêtes. Oui, cela leur appartenait, parce que Caitlyn avait acceptée de le partager, ou alors l’avaient-elles construit ensemble ? Cela avait changé leur vie, par influence réciproque, des molécules s’heurtant pour prendre une nouvelle trajectoire, commune cette fois. Parti de son chaos dont elle avait fait don ; ainsi soit-il, tant qu’elles le partageaient. Une preuve de plus qu’à défaut d’avoir fait « le bon choix », Rachel avait fait un bon choix. Que de chemin depuis cette porte ouverte et ce livre volant, que de chemin depuis le toit de cette voiture et ces quelques statuettes de pâte d’amande.

- On peut être nos contradictions, on doit être nos contradictions, parce que du doute, jaillit toujours l’option… et donc la vie.

Elle était les contradictions les plus flagrantes de l’univers, les opposés se complétant, mais elle n’avait que trop peu douté, était-ce cela la vraie importance ? Plus que le choix, c’était ce qui conduisait à le faire, qui importait. Ainsi donc, quelque soit la route qu’elle suivrait au carrefour de sa destinée, ce n’était pas vers où elle allait mais d’où elle venait, qui importait, car la réponse était déjà là, il suffisait de la voir. Franchir un seuil, oui, elle allait franchir un seuil.

Lorsque les mains de Caitlyn cessèrent de jouer avec le sable pour lui indiquer qu’elle avait fini de parler, cette dernière laissa symboliquement le stable s’écouler, donnant peut-être le temps à Rachel de réunir ses pensées, mais avant que ce fut terminer, Fuzzy la prit dans ses bras. Un instant d’hésitation, puis la Grande Rousse lui retourna l’étreinte, écoutant simplement les murmures.

- Merci à toi d’être revenue. Tu étais allé trop loin pour renoncer à ce que tu étais devenue, je n’ai fais que t’offrir une seconde chance. C’était le point où nous avons chutée toutes les deux, et d’où nous nous sommes relevées.

Laissant le câlin se terminer, Rachel attendit qu’elles prennent plus de distance pour continuer à parler, craignant de gâcher l’accolade par ses prochains dires.

- Il fallait que nous mourrions ce jour-là, toutes les deux, pour devenir qui nous sommes, aujourd’hui.  Je me demande parfois ce que j’aurais fait, si je ne t’avais pas donnée ma vie… mais merci à toi d’en faire cet usage.

Une pause, alors qu’elle semblait prise d’un doute, l’un de ces doutes passagers qui la prenait parfois lorsqu’une pensée saugrenue venait jusqu’à la surface du reste ; un doute qui signifiait une question, si importante, étrange ou décalée.

- Dis Cait’… si rien ne pourrait te rendre plus heureuse… ça veut dire que tu vas faire la tronche le jour de ton mariage ? Je m’en voudrais d’avoir tout gâché.

La laissant rire avec un éclat de perplexité bien réel, le Phénix attendit sa réponse avant de reprendre paroles et mouvements, se levant et tendant la main à Fuzzy pour qu’elle en face autant.

- Je… j’ai encore beaucoup de choses à te demander, mais… Tu gueules pas, hein, ça implique mes pouvoirs ? Fermes-les yeux et fait-moi confiance.

Rachel se concentra quelques instants, puis sans un bruit, elle fit un pas en avant, entrainant Caitlyn à sa suite. Un pas, un unique pas, la chaleur mobile du sable succédant à la chaleur mobile du sable, mais un léger vent océanique se levant pour leurs caresser les visages, portant l’odeur du sel et le brouhaha de la vie.

- Tu peux rouvrir les yeux.

Un pas, un unique pas pour couvrir plus de 4.100 km.

- Je sais pas si tu vois la différence, mais je peux te promettre qu’elle y est.

Elles n’étaient plus dans la Salle des Dangers, mais sur une plage identique, celle qui avait servie de modèle ; il devait être à peine plus de neuf heures du matin, et si Rachel ne pourrait lui offrir la scène comme elle l’avait vécu, c’était déjà bien de lui offrir l’endroit tout court.

- C’est ici que je suis devenue le Phénix, c’est ici que je suis née pour la seconde fois, grâce à toi. Tu es prête à m’offrir cet endroit juste pour me faire sourire, alors je le partage avec toi pour que tu souri aussi.

Faisant quelques pas, la jeune femme s’approcha de l’eau, y trempant deux doigts avant de grimacer. L’était froide. Plus qu’en SdD, et elle en avait l’impression, plus que lorsqu’elle y était venue la dernière fois. S’asseyant lourdement, Rachel regarda le Golden Bridge à l’horizon, soupirant d’aise. Avait-elle alertés des humains en créant son trou de ver ? Quelle importance ? Elle n’emmerdait personne, et ils seraient malvenus de venir l’emmerder elle.

- Y’a plusieurs sujets qui me posent particulièrement problème… Et le premier d’entre eux, c’est Sanzo. Je pense qu’il n’y a eut que moi pour ne pas le remarquer mais… comment dire ça ? De longues secondes d’hésitations sur un mot pourtant banal, mais d’une puissance et d’une signification terrible, surtout pour une personne comme Caitlyn. Je vais… te transmettre mes pensées.

C’était toujours plus simple, sans la barrière des mots ; elle n’était pas plus habile, juste qu’elle ne pouvait contrôler ou même réfléchir ses pensées comme elle le faisait avec ses paroles, ainsi le tout était plus fluide, pas forcément plus construit ou plus juste, mais il n’était limité en terme de mots, aussi bien en nombre qu’en signification.

Les premières pensées furent des souvenirs, ceux d’un 25 décembre des plus particuliers, où après un magnifique cadeau de la part de Caitlyn, qui s’essayait à la cuisine pour la première fois (enfin, il fallait l’espérer au vu du résultat) et offrait à tous une part d’un gâteau aux amandes « aussi beau à regarder que difficile à mâcher, et qui promettait de nécessiter autant d’effort à la sortie que Caitlyn n’avait dû en mettre à la conception » et qui poussait le Phénix à, à défaut de mettre en doute les talents culinaires de l’X-Woman, « trouver judicieux de l’orienter vers les biotechnologies » car « elle était prête à parier qu’avec une telle méthode pour conserver les aliments, on pourrait éliminer les dates de péremption ! ». M’enfin, outre cette pensée qui occupait une partie du voyage vers Miami, c’était surtout l’arrivée en costume tout neuf du Phénix et la tentative de surprise à un Sanzo tout nu sortant de la douche, qui intéressait. Le mythique Meow et les bonds de Sanzo étaient des plus hilarants, tout à l’inverse des « retrouvailles » proprement dites, où l’hybride-chat avait poussée une gueulante, mais le passage qui les concernait n’était autre que celui de l’accolade, l’érection, la douche froide, et surtout l’aveu :

"écoute je suis désolé vraiment… J'étais vraiment heureux de te voir et… comme tu m'as enlacé… je crois que je me suis fait des idées… Tu me plais… énormément… je savais pas comment te le dire et… enfin j'osais pas te le dire et… enfin voilà… maintenant tu le sais… Je sais que tu as eu quelqu'un mais… et si t'as pas les mêmes sentiments c'est pas grave… je comprendrais… Je serais toujours ton ami."

*J’ai merdée, mais complètement, et j’ai pas été foutue de voir ça avant, même avec ma télépathie. Je fuyais la complexité pour rester dans mes gamineries mais… ça fait six moins, maintenant. J’ai promis de ne pas détruire ses espoirs, mais je sais pas quoi faire. Oui, j’ai eut quelqu’un, un ange pour veiller sur moi alors que j’avais quitté un enfer pour un autre où j’avais envoyé tant de personnes. Oui, je l’ai aimé et je l’aime toujours, et j’aurai voulut faire ma vie avec lui, on allait avoir un bébé… et ils sont morts. Oui, j’ai été capable d’aimer après ça, mais cet amour m’a été forcé par une connexion avec le Phénix, et j’ai haïs de toute mon âme le pauvre con qui était autant victime que moi, et qui m’a aider envers et contre tout. Mais lui… Je veux pas faire mal à Sanzo, mais le seul moyen d’arrêter, se serait de lui donner sa chance, non ? Mais y’a rien pour lui. Je ne me prostituerai pas, j’ai déjà subi l’amour forcé par le passé, et je ne recommencerai pas ! Mais… du coup, je sais pas quoi faire. Attendre que sa s’estompe ? J’ai peur que ça ne le fasse jamais, ça m’a pas l’air de se limiter à une envie de baiser hormonale. Essayer de développer quelque chose ? Je sais que ça ne fonctionne pas comme ça. C’est un chaos compliqué, et pour le coup, je sais pas si je dois privilégier le choix de l’autre ou le mien, surtout que si on y réfléchit, il a rien demandé, le pauvre… Moi non plus d'ailleurs. M'enfin voilà.*

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Des divinités ont fait de moi une divinité,
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Sam 21 Sep - 10:37



- Il fallait que nous mourions ce jour-là, toutes les deux, pour devenir qui nous sommes, aujourd’hui.  Je me demande parfois ce que j’aurais fait, si je ne t’avais pas donnée ma vie… mais merci à toi d’en faire cet usage.

Nous avons tous nos défauts, nous avons tous ces choses au fond de nous qui nous font souffrir au point de les occulter et de ne pas vouloir y faire face. Je n’échappe pas à la règle, même devant ma propre sœur ce qu’elle est assurément et c’est justement en ça que c’est douloureux. Non, je refuse que tu sois morte ce jour-là ma Rachel, ça ne doit pas l’être parce que c’est trop injuste, c’est trop dur à porter le poids de ton sacrifice. Tu es comme avant, je veux te percevoir ainsi, je m’en fiche de cette chose avec laquelle tu as fusionné, je l’occulte même si c’est nier l’évidence. Je préfère vivre dans le déni que de renoncer même en partie à toi, je t’aime alors je ne dis rien et je t’écoute.

- Dis Cait’… si rien ne pourrait te rendre plus heureuse… ça veut dire que tu vas faire la tronche le jour de ton mariage ? Je m’en voudrais d’avoir tout gâché.

Je pouffe et j’explose d’un rire bref tout en posant ma main sur ta joue en une caresse pleine de complicité.

- Mais non petite crétine, c’est juste une expression. Je crois qu’un jour je serai qualifiée pour rédiger le « Rachel Pour les Nuls » et en mettre à disposition à qui en voudra.


Elle me tend le bras pour m’aider à me relever ce que je lui concède sans aucune hésitation. Que l’on en arrive à une telle complicité me sidère lorsqu’on sait combien j’ai du mal avec les contacts, une idée fugace me traverse l’esprit : il faut bien une tonne d’amour pour effacer une pluie de haine. Ce que tu as fait John, d’autres que toi ont su l’effacer ou l’occulter, les ténèbres ne peuvent jamais obscurcir le cœur, il faudra s’en souvenir comme d’une vérité première.

- Je… j’ai encore beaucoup de choses à te demander, mais… Tu gueules pas, hein, ça implique mes pouvoirs ? Fermes-les yeux et fait-moi confiance.

Tu as ma confiance et sans réserves, tu le sais bien quand à gueuler, à quoi bon. Nous avons deux conceptions différente de l’utilisation des pouvoirs, pour toi ils font partie intégrante de ton être et les brider serait te dénaturer, pur moi et jusqu’ici, ils ont toujours été un handicap et un frein à ma normalité. Je ne suis pas fière d’être une mutante, tu le sais très bien, mais je n’en suis pas honteuse non plus. Je lève les yeux au ciel plus par jeu que par contrariété et j’obtempère.

- Tu peux rouvrir les yeux.


Quelque chose de différent dans la perception avant même que j’ouvre les yeux. Le vent, les sons, tout est si…différent comme lorsqu’on passe d’une écoute au casque en mono avant d’obtenir un son 3D. C’est…Comment vous dire…plus réel, ça n’a plus rien de comparable. Et quelque chose me serre terriblement le cœur, quelque chose de familier et d’enfouis. Je sais avant de voir et ce que je vois ne me trompe pas. Oui, la différence y est

- C’est ici que je suis devenue le Phénix, c’est ici que je suis née pour la seconde fois, grâce à toi. Tu es prête à m’offrir cet endroit juste pour me faire sourire, alors je le partage avec toi pour que tu souri aussi.

Non, tu n’es pas cette chose, tu l’es en parti, j’ai besoin de croire en ça, j’en ai réellement besoin. L’émotion est trop forte alors que je regarde autour de moi. C’est ici que je veux vivre, c’est ici qu’est mon cœur : ça aussi il me faudra bien me décider à l’affronter. Je ne trouve pas les mots et mon regard s’embrume, je ne peux pas sourire comme tu me le demandes, pas encore, ça va bien trop vite et tant de choses me passent dans l’esprit que je reste immobile sur le sable comme figée. Il fait plus froid, c’est perceptible, je frissonne depuis mon maillot de bain, septembre c’est à peine le printemps à Frisco. Se baigner ? C’est pure folie, elle l’observait toujours interdite et immobile et ne se décrispa que lorsque Rachel lui proposa un lien télépathique. Encore un moment surréaliste pour elle qui avait en horreur ce genre de procédé  mais qui finissait par le souhaiter tant ses pensées étaient chaotiques et difficile à extérioriser ici. Elle me projeta ses pensées alors que je m’installais à ses côtés en grelotant. Je ne pus réprimer un gloussement amusé devant la déconvenue de Sanzo et un profond sentiment de lassitude face à la lourdeur de son approche : les hommes peuvent se montrer aussi subtils qu’un éléphant chargeant un troupeau de fourmis. Je ne pus m’empêcher de penser que parfois, pour ce que concernait le désir, Amy et moi faisions preuve dans nos approches respectives du même manque de finesse, notamment cette fois où Amy m’avait quasiment violée à même le mur et…et Rachel est dans ma tête, merdeuuuh. Je  chassais  le souvenir ainsi que celui de la douche de San Francisco ou c’est cette fois-là moi qui avais perdu le contrôle. Je ne pus pas m’empêcher de rougir, au moins, ça me réchauffait quelque peu.

*Il est jeune, très jeune. A cet âge l’attraction parle plus que la raison. Laisse-le murir ses sentiments car la passion, s’il ne s’agit que de cela, si elle n’est pas entretenue finie par s’éteindre d’elle-même. Lui céder est une horreur, le laisser espérer en l’attisant est une lâcheté. Les choses seront différentes parce qu’elles sont différentes entre vous à présent.  Ce n’est pas un cul de sac, c’est quelque chose qui est en train de se construire et sur lequel on ne doit pas mettre nécessairement des mots, le monde ne se décline pas en réponses ma chère petite sœur, certaines questions restent sans explicitation et certaines sensations sans étiquette. L’Humain est chaotique par nature et le chaos se définit par l’inexplicable. Je veux t’expliquer par là qu’il n’y a pas à « choisir » une attitude mais à parfois la laisser ‘imposer d’elle-même sans aller la tirer brutalement à la lumière. Il croit t’aimer, tu n’es pas lui, tu ne sais pas ce qu’il met derrière ça et lui-même aura bien du mal à l’exprimer. Mais tu sais que tu ne ressens rien pour lui dans ce domaine, demain est fait de peut-être. Laisse toi le temps de t’écouter et si ça doit venir, ça viendra tout comme chez lui si ca doit mourir, ça mourra. Les sentiments nous dépassent Rachel, ne va pas essayer de les catégoriser ou de les comprendre, ils « sont » la nature humaines par essence même. La vérité est dans ses mots : si je suis moi parce que tu es toi et que tu es toi parce que je suis moi alors je ne suis pas moi et tu n’es pas toi. Si je suis moi parce que je suis moi et que tu e toi parce que tu es toi : alors je suis bien moi, et tu es bien toi. Agit pour toi Rachel, pas pour ce que tu devrais être pour un autre. Accepte de ne pas tout comprendre et laisse toi porter pour voir où ça va te mener, reste à ton écoute pas la sienne.  Comprends bien ma puce que c’est lui qui a un problème, certainement pas toi. Ce n’est pas de l’égoïsme, ce sont des relations sociales. L’Amour ne se concède pas, il ne se compromise pas non plus : il se partage de façon entière et absolu. La balle est certes dans ton camp mais ca ne veut pas dire que tu dois nécessairement la renvoyer, tu te bloques en te posant des questions de choix et si dans ce cas précis ce choix ne venait pas consciemment de toi ? Et si ce choix ne devait pas en être un explicité ? La solution ne t’appartient pas Rachel, elle est dans le temps et les évènements qui forgeront ce temps. On ne peut pas tout maitriser, surtout si l’on veut vivre en humain, c’est la plus grande leçon de la vie.

J’adorai communiquer ainsi, tout était tellement plus fluide et rapide, comme si on retirait des entraves à mon esprit.

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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Dim 22 Sep - 16:22

Breathe Me by Sia on Grooveshark

Petite crétine, c’est affectif, mais pas entièrement vrai : quant ou fait un mètre soixante, qualifier de « petite » quelqu’un qui fait quinze centimètres de plus est techniquement inapproprié. A moins que ce ne soit lié à l’âge ? Petite crétine comme petite sœur, puisqu’après tout, on ne dit pas « jeune sœur », si ? A moins que là aussi se soit juste une expression. En tout cas, le crétine posait moins de problèmes que le petite, c’était à noté, sa condition intellectuelle commune parfaitement assumée, car ce n’était pas le fait qu’elle soit une crétine qui faisait que le crétine lui passe au dessus de la tête, mais bien qu’elle en ait conscience, qui fait qu’elle l’acceptait. Et le fait que se soit affectif aussi. Puis elle aimait bien ça, passer pour simplette, même si ça ne simplifiait pas tout. En tout cas, avant d’écrire le Rachel pour les Nuls, Caitlyn ferait bien de finir le « Amy pour les Nuls », parce que communiquer avec une plante branchée sur 10.000 volts, c’était pas des plus facile, et que seule Caitlyn avait le droit de toucher au bouton off.

Petite crétine, qui met un certain temps avant de constater qu’elle a jeté un froid, ou plutôt qu’elle n’a pas eut l’idée de l’empêcher. Oh, c’est à prendre au sens premier, alors que Caitlyn frissonne. Il faut un certain temps avant que le Phénix ne mette en rapport la plage, lieu chaud où l’on se fait dorer la couenne par excellence, et ce frisson en rapport. Pourtant, la température de l’eau était un indice flagrant !

Ce ne fut qu’une fois dans l’esprit de Fuzzy que Rachel comprit réellement de quoi il en retournait, alors même que la première s’installait à son côté. D’une simple pensée, muette et automatique, la plus grande des deux rousses agita les molécules autour de l’autre, réalisant un souhait non exprimé que celui d’avoir un peu de chaleur. Elle saurait quant s’arrêter, puisqu’elle saurait lorsque Caitlyn serait contente de la température, mais cela ne l’empêcha pas de lui frotter le dos pour la réchauffer, évitant avec adresse les accroches du soutien-gorge pour ne pas la griffer.

Les hommes pouvaient se montrer aussi subtils que de l’éléphant chargeant un troupeau de fourmis ? L’image fit mal au cœur à la Grande Rousse, qui aimait particulièrement les fourmis et visualisait parfaitement le traumatisme causé par la grosse bête grise ; traumatisme au passage par forcément plus grand que si un gosse sautait à pieds joints sur la fourmilière, car du point de vu de la fourmi, ce n’était pas tellement différent. Cependant, le fait qu’Amy et Cait’ fassent elles-mêmes preuve de ce même manque de finesse, parfois, prêtait à confusion. Si les hommes étaient aussi fin que des éléphants piétinant une fourmilière, et Cait’ comme Amy aussi, n’étaient-elles pas logiquement des hommes ? Syllogisme : les hommes sont mortels, Socrate est un homme, donc Socrate est mortel. Bon, si on partait dans cette direction, Rachel avait aussi du mal avec de la finesse, Emma et Jub de temps à autre, donc c’était tous des mecs ? Et Ororo, alors ?

Enfin, pas le temps de s’attarder sur ces questions pour le moins saugrenue, car c’était l’heure du -18, avec quelles images d’un passé non pas honteux, mais sulfureux, se terminant par un simple « et Rachel est dans ma tête, merdeuuuh » qui ne manqua pas d’amuser cette dernière. Penser était le meilleur moyen de s’égarer, et ce qu’on ne voulait pas dévoiler avait tendance à aller sur le devant de la scène pour faire son show ; tant que ça restait à la tentative de viol et que le Phénix n’avait pas le droit à l’amour lesbien par procuration, ça lui allait, sauf que ça, se fut l’étape suivante, et sous la douche en plus. Mais ce qui fut le plus drôle, se fut que Caitlyn comme Rachel rougirent de concert avec une même attitude. Oh C’te Honte.

En fait, le malhabile Sanzo, sujet premier au demeurant, permit de changer de sujet d’un autre qui s’était invité, et qui gênait tant celle qui s’en souvenait que celle qui le regardait.

*Il est jeune, très jeune. A cet âge l’attraction parle plus que la raison.*

Uniquement une attirance physique ? Ou alors le syndrome du chevalier blanc poussé à l’extrême par l’état de détresse dans lequel il avait rencontrée le Phénix ? Etait-ce factice ou réel ? Une question bien complexe, qui contrairement à la croyance, ne serait jamais résoluble par la télépathie.  Elle lui avait donné le temps, celui de mettre à l’épreuve son ressenti comme de prendre du recul face à elle, à ce qu’elle était, à ce qu’il voyait d’elle. Elle avait choisit l’attente, comme toujours. Cependant, si lui céder était une horreur et le laisser espérer une lâcheté, que devait-elle faire ? Elle ne faisait rien pour l’attiser, elle n’avait jamais rien fait en ce sens, elle ne savait même pas comment draguer quelqu’un et dans un tel cas, ne serait surement pas beaucoup plus fine que Sanzo l’avait été. Mais le pire, c’était qu’elle se retrouvait une fois de plus devant son choix habituel : horreur ou lâcheté, se battre ou se soumettre. Malgré la complexité des pré-requis de ce choix, il était d’une simplicité binaire ; comme tant d’autres, en réalité. Fallait-il l’en remettre au hasard ? Non. Il fallait se tourner vers le chaos et faire en son âme et conscience, ainsi Rachel avait dût choisir la lâcheté, même si elle n’en était pas sure. Les choses différentes, elle l’avait dit aussi, chose lui faisant penser qu’au final, elle n’avait pas si mal gérée l’affaire, même si c’était après que cela se corsait.

*Ce n’est pas un cul de sac, c’est quelque chose qui est en train de se construire et sur lequel on ne doit pas mettre nécessairement des mots, le monde ne se décline pas en réponses ma chère petite sœur, certaines questions restent sans explicitation et certaines sensations sans étiquette.*

Les mots permettent de se rassurer, car ils donnent du pouvoir sur la chose, quant bien même il serait illusoire. Les hommes nomment les choses pour pouvoir les désigner, y penser, les contrôler, c’est en ce sens que les mots ont du pouvoir. Et ils ont un pouvoir incroyable, car sans eux, très peu de choses pourraient se véhiculer ; malgré leur côté traitre, ils ont presque l’exclusivité de la communication, chez les humains du moins. Humains chaotiques par nature, oui, mais chaos inexplicable… le Phénix mieux que quiconque devait comprendre cela, mais elle n’y arrivait pas complètement. A défaut d’être inexplicable, ne fallait-il pas chercher à comprendre les gens ? A moins qu’elle comprenne de travers ? Il n’y avait pas à « choisir » une attitude mais à la laisser s’imposer d’elle-même, c’était l’instinct, non ? Ne pas la tirer à la lumière, ça signifiait faire preuve de plus de finesse que son impulsivité ne le lui permettait à l’habitude, ça elle avait comprit. Faire preuve de plus de finesse que Sanzo, quoi. Il croyait une chose, une chose qu’elle ne voulait pas vérifier car sans doute aurait-elle put, sans pour autant en être sure et déterminée à ne pas essayer, car c’était le cœur qui était impliqué, chose chassant toute dimension méta-humaine. Oui, elle n’avait pour lui qu’une amitié franche et sincère, sans sous-entendu ou contrepartie.  Certes, demain était fait de peut-être, mais lorsqu’on était capable de les observer, comme il lui avait été conseillé ? Elle ne le ferait pas, parce qu’elle ne devait pas le faire : si ses pouvoirs transcendaient la condition humaine, c’était en humaine qu’elle voulait vivre, alors elle ne devait pas fausser cela. Elle ne devait pas fausser « le jeu ». Son chaos humain devait être réglé par des moyens humains, elle le savait, c’était pour cela qu’elle était devenue le Phénix. Les sentiments dépassaient ceux qui les ressentaient, car ils étaient dans la nature même de leurs porteurs, c’était pour cela qu’elle était devenue le Phénix. Sans le savoir, sans l’accepter, Caitlyn confirmait qu’une fois de plus, elle avait fait le bon choix.

*La vérité est dans ses mots : si je suis moi parce que tu es toi et que tu es toi parce que je suis moi alors je ne suis pas moi et tu n’es pas toi. Si je suis moi parce que je suis moi et que tu es toi parce que tu es toi : alors je suis bien moi, et tu es bien toi.*

Euh… c’est pas faux. Non, c’est même vrai, en plus, même si formulé « si nous essayons d’être pour les autres, nous ne seront pas nous-mêmes » était plus simple et compréhensible de son point de vue ; d’un autre côté, Caitlyn avait déjà dût expliquer cela à Amy, et Amy était compliquée, il avait fallut complexifier l’explication pour qu’elle puisse la comprendre, même de travers. Encore un syllogisme.

Agir pour soi en tant qu’être conscient de sa condition, c’était qui déjà ? Kant non ? Dans tout les cas, Caitlyn avait raison, et ce n’était pas de l’égoïsme, juste de l’égalité : ils étaient des êtres différents, et devaient accepter ce que cette différence impliquait, à savoir qu’ils pensaient pour eux-mêmes, non uniquement pour les autres. Et ça s’appelait Relations Sociales ; considérant que Caitlyn était Conseillère Sociale, n’était-elle pas en train de faire des heures sup ?

*L’Amour ne se concède pas, il ne se compromise pas non plus : il se partage de façon entière et absolu.*

Elle savait, pour avoir vécu l’Amour, sa concession et avoir été incapable de le compromiser. Mais ce le faire dire prouvait qu’on était dans le juste, et rassurait. La balle était dans son camp mais elle ne devait pas essayer de shooter Sanzo avec ; dommage, elle visait bien. Ah, c’était une image, autant pour elle ; connerie de second degré.

*Je sais que je dois attendre, mais… j’ai du mal à penser que les évènements se résolvent d’eux-mêmes. Sans tout maitriser… faut juste participer et attendre de voir ce que ça donne, en gros, non ? Rien ne se résout jamais de lui-même, il faut toujours que quelqu’un ou quelque chose le fasse, même si c’est pas de façon consciente et volontaire.

J’ai choisit de lui donner du temps, et j’ai essayé de lui faire ouvrir les yeux, de le faire se remettre en question et s’interroger : je lui ai dit qu’il n’aimait pas une personne, mais sa vision d’une personne, même si je pense que c’est normal, puisque c’est son premier amour. Je lui ai dit qu’il n’aimait qu’une partie de moi, en ignorant les autres, et cela, si c’est de l’amour, ce n’est pas suffisant pour un amour durable, pas à mes yeux. « Si tu refuses de voir l’entièreté d’un être, tu l’aimeras jusqu’à ce que tu découvres ses autres parties, et alors là, tu ne l’aimeras plus. » que je lui ai dit, même si j’ai conscience qu’on peut en découvrir au jour le jour. Cependant, si on n’accepte pas ce que l’autre montre volontairement, comment peut-on accepter ce qu’il ne montre pas ? Les vrais sentiments ne meurent jamais, je le sais, car j’aime toujours Franklin, même si j’ai rencontré celui de ce monde et que je ne l’ai pas aimé pareil, mon Franklin n’en a pas vu sa place changée dans mon cœur. Sanzo, je l’ai placé devant quelques vérités, quelques vérités sur moi qu’il ne voulait pas voir. Il a craint parce que j’étais devenue le Phénix que je me mette à tuer pour le plaisir, je lui ai répondu que c’était déjà le cas avant. Je ne tue pas gratuitement, mais j’aime tuer, c’est un fait. Que je culpabilise ou non après, j’aime la violence, la guerre, la chasse, et le meurtre. Je sais que c’est monstrueux, mais c’est ainsi, même si je suis plus tempérée depuis… décembre. Lorsque j’ai détruit le centre de recherche qui avait expérimenté sur Kaede, il n’y avait ni haine ni plaisir, juste du détachement, et une certaine pitié. Je ne les ai pas prit à parti et tué un à un comme j’aime le faire, et j’ai épargnées les autres expériences, mais toujours est-il que j’ai fait ça par devoir, pas par vengeance…

Est-ce que je m’améliore ? Est-ce que je perds cette haine qui a si longtemps été mon moteur ? Est-ce que je perds cette hargne à cause de la facilité de la vie de ce monde ? Est-ce que… Hum, excuse-moi Cait’, je me perds dans mes pensées.*


Un petit sourire gêné, alors qu’elle sait que la conclusion ne viendra, elle aussi, qu’avez le temps.

*Enfin, je pourrais te montrer l’entièreté de notre entretient avec Sanzo, mais je suis d’accord, on verra comment sa évolue ; je me montre plus distante, moins tactile, cependant. Merci pour tes conseils ; par contre, tu pense qu’il faudra lui demander de se branler avant chaque mission de l’équipe de récup’, histoire qu’il soit pas déconcentré ? Ca ce demande pas ces choses là, hein ? Bon… passons.

Un autre sujet problématique, c’est Ernest. Je sais qu’il a pétés les plombs et qu’il a giclé en asile, mais Amy m’a demandé de ne pas aller le voir, comme quoi je risquerai de le déstabiliser et qu’il avait besoin d’être au calme avec des professionnels, mais elle m’a aussi demandé de ne pas chercher l’origine de tout ça. J’ai… accepté, mais c’est pas de gaité de cœur. Si tu juge que je n’en ai pas le droit, alors je ferais rien, mais je sais qu’Amy a très peur de ce que je pourrais faire, à tord ou à raison j’en sais rien, et je m’en moque ; elle ne remet pas en cause ma bonne fois, juste mes instincts, comme elle dit : « elle me fait confiance pour protéger ceux que j’aime, mais craint la manière dont je le fait », ce qui en définitive, se résume à une confiance limitée, ou à une non-acceptation, mais là n’est pas le problème Nesty a passé des heures à être avec moi quant j’étais à l’infirmerie, tous les soirs, même après que Franklin m’ait abandonnée, il m’a lut les premières histoires qui m’ont donnée envie de croire que tout pouvait s’arranger à nouveau, il m’a empêchée de me suicider, et maintenant qu’il a besoin de moi, je…*


Elle s’interrompit, clignant des yeux pour rétracter le lien télépathique et dissiper le phénix d’énergie sur son œil gauche. Elle aussi adorait communiquer ainsi, pour les mêmes raisons que Caitlyn, cependant, ce mode de communication impliquait pour l’esprit « hôte » une impossibilité totale de mentir ou d’avoir des secrets. C’était un degré de promiscuité que peu comprenaient, mais qui dans le cas des deux jeunes femmes, résultait d’une confiance absolue. Une confiance née d’un lien émotionnel si fort qu’il avait forgé son propre lien, involontaire mais précieux.

- J’aimerai comprendre. J’aimerai savoir pourquoi je ne dois pas l’aider. J’aimerai qu’on me dise la vérité, pas à avoir à la chercher moi-même.

Détournant le regard pour le perdre dans le vide les séparant du sable, Rachel sembla songeuse un instant, avant de revenir à Caitlyn et de lui dire simplement :

- Je rentrerai dans ta tête que si tu acceptes de me le dire, si tu préfères pas, alors je ne te volerai pas l’information.

Ça lui semblait un bon compromit, elles n'auraient qu'à passer à autre chose s'il valait mieux que le Phénix reste dans l'ignorance, tandis que si Caitlyn acquiesçait, la marque dorée reviendrait, et tout redeviendrait aussi simple que pour le sujet précédent.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Dim 22 Sep - 20:30



- J’aimerai comprendre. J’aimerai savoir pourquoi je ne dois pas l’aider. J’aimerai qu’on me dise la vérité, pas à avoir à la chercher moi-même. Je rentrerai dans ta tête que si tu acceptes de me le dire, si tu préfères pas, alors je ne te volerai pas l’information.

Elle ferma les yeux un instant pour inspirer l’air à plein poumon et esquissant un demi sourire. Elle ne ressentait plus le froid et une sorte de bien être léthargique commençait à l’envelopper, elle devait cela à sa sœur, elle le savait parfaitement : toujours cette solution de facilité du pouvoir là où la chaleur de son bras suffisait à la réchauffer puisqu’elle provenait du cœur : qu’importe, jamais elles ne pourraient être d’accord alors pourquoi aller à se heurter sur ce genre de choses. Elle se tourna un instant vers Rachel et passa son bras autour de son cou pour ramener son front contre le sien tout en fermant les yeux.

- C’est une boite de pandore douloureuse que tu me demandes d’ouvrir, p’tite sœur. Je sais que tu seras déçue, furieuse et colérique et c’est pour ça qu’on a voulu t’épargner jusqu’ici. Je n’ai pas désiré venir t’en parler parce que j’ai préféré que cet instant vienne à nous plutôt que de le provoquer. J’suis une mauvaise menteuse, t’sais ? Surtout avec les gens que j’aime. Il y a un lien de confiance total entre nous, je ne pourrais pas avoir de secret pour toi, pas plus qu’avec Amy. Mais toute version de la vérité reste subjective, je ne peux pas targuer de te dévoiler la vérité, ma vision de cette vérité. Ça sera bien plus simple en pensée. Je sais que ca ne va pas te plaire, je te demanderai juste de me laisser parler jusqu’au bout et de garder ton calme, c’est tout c’que j’demande.

Elle soupira et garda les yeux clos sentant peu à peu cette présence revenir en son esprit.

*Je sais le lien que tu as avec Ernest mais je me demande à quel point pour lui celui-ci était sincère, à quel point sa noirceur et son désir de puissance ne l’a pas complètement dominé. J’en suis arrivé à la triste conclusion qu’il t’a instrumentalisé, peut-être pas au début…mais clairement par la suite. Je ne nie pas à quel point sa psyché était fragile, à quel point il était proche de s’effondrer mais je sais ce que nous avons fait pour lui, combien Hopes, Combien Karma, combien l’Institut, combien moi-même j’ai essayé de le guider et combien il a tout fait pour complètement passé à côté de notre aide. Peu de temps après t’avoir entrainé dans sa fugue, ce jour où tu as tué pour lui, il a commencé à entretenir une relation épistolaire avec l’instigateur de tous les troubles : Sinistre. Il a fini par se rendre à ses rendez-vous où ce dernier lui a clairement proposé de  rejoindre ses troupes afin d’obtenir plus de puissance et de liberté. Sinistre l’a laissé repartir libre comme l’air et bien plus tard rongé par la culpabilité, il a fini par nous avouer cette relation. C’est à ce moment qu’il a été mis à l’isolement et qu’il a sombré dans la démence. Si nous nous arrêtions à cette vision de l’histoire, Lenoir était clairement une victime. Mais une fouille approfondit de Frost nous a permis de comprendre qu’il nous avait raconté « sa vision » de l’affaire. Il est clairement à l’initiative de cette rencontre et il se doutait de qui il allait trouver ce jour-là. Il n’a pas refusé l’offre contrairement à ce qu’il nous a laissé supposer, non…Il l’a marchandé. Il a d’abord mis ta présence dans la balance pour impressionner Sinistre comme une..je suis désolé ma puce..arme à sa disposition pour assurer son intégrité physique. Puis il a sous pesé ce qu’il avait à y gagner en aidant Sinistre, ni plus, ni moins. Emma est formelle la dessus, elle a « scanné » le souvenir de ce fameux entretient et il n’est pas falsifié par un télépathe. Doit-on mettre ce comportement sur le dos de la folie ? Je ne sais pas…Je ne te délivre que les faits et cette lame de fond qu’ils ont déclenché chez les X. Je peux t’en livrer le souvenir si tu veux le lire, cette terrible réunion de crise ou j’ai dû me sauver parce que je me suis effondrée une fois de plus. Ernest Lenoir nous a tous mis en danger, il a ouvert les portes de l’Institut à un ennemi mortel. Nous l’avons chassé de l’Institut, placé en isolement psychiatrique sous le contrôle du BAM. Mais il se dit qu’il reviendra, pour ma part ce qu’il a fait est inexcusable et trop grave et il était conscient de ce qu’il faisait ce jour-là, Emma est catégorique à ce sujet qu’importe ce que nous dirons ces fichus bureaucrates bardés de diplômes. Il était proche de devenir X Men, nous avons été trompés et trahis de la pire façon possible. Imagine s’il avait rejoint Sinistre, imagine combien l’Institut aurait été facile à détruire et qui sait quel rôle il t’aurait fait jouer ?
Je ne suis pas d’une nature méchante, tu le sais, je suis juste envers les faibles mais pour cet homme non : il t’a utilisé et il nous a trompé. Il a touché au cœur, Rachel : il a touché aux miens, que le diable l’emporte !
Sinistre….un simple pion de Sinistre. Mais à présent la colère des X est attisée et va s’exprimer et je ne te veux pas dans cette vendetta ma petite sœur, tu n’es pas « l’arme des X men ». Les X men doivent retrouver leur confiance et leur abnégation, nous devons nous rassembler, nous ressouder. Sinistre servira à cela. Tu ne dois pas intervenir la dedans, tu peux protéger l’Institut mais pas émasculer les X Men, sinon, nous ne servirons plus à rien et nous ne pourrons pas protéger ce monde, tu me comprends ? Tu as un grand pouvoir, fais en sorte de l’utiliser pour le bien de ce monde, apporte l’eau dans le désert, lutte contre les catastrophes naturelles : aides l’humanité : place toi au-dessus de ces combats, au-dessus des mesquineries, Rachel. Prends ta place, n’attends pas qu’un tiers aux idées belliqueuses t’en propose une. Je t’aime tant ma petite sœur.

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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Lun 23 Sep - 0:31

Des yeux se ferment un instant, et une inspiration lourde vient souligner ; est-ce un mauvais signe ? Pourquoi ce sourire alors ?

Un geste tendre d’une sororité avouée, et alors que des fronts se touchent, les yeux se ferment à nouveau, suivis d’une autre paire. Alors que des lèvres lâchent des paroles, d’autres inspirent, puis se retiennent.

Une boite de Pandore, n’était-ce pas toujours douloureux ? N’était-ce pas toujours malheureux ? Et n’était-ce pas dans la douleur et le malheur qu’elles s’entraidaient à se relevé, comme il avait été promit jadis, lorsque c’était au tour de Caitlyn de s’effondrer. Déçue, furieuse et colérique, c’était probable, Rachel l’admettait, mais si elle était reconnaissance qu’on veuille la protéger, elle pensait être apte à confronter les vérités qui la concernaient. Oh, elle ne disait pas qu’elle les dépasserait, mais les confronter, oui, elle le pouvait, elle le voulait. Elle venait d’amener l’instant, et elle assumerait.

Caitlyn était une mauvaise menteuse, Rachel le savait, mais Rachel était incroyablement naïve, et ça aussi, Caitlyn le savait ; un point partout, en ce sens. Et oui, il y avait un lien de confiance tel que les secrets semblaient sombrer en poussière pour laisser place aux vérités qu’ils cachaient. Pas plus qu’avec Amy ? Il y avait certaines choses qui ne regardaient que les deux jeunes femmes, le Phénix le savait, mais d’un autre côté, elle était flattée et contente d’être placé à un tel degré d’intimité de façon volontaire et humaine. Une nouvelle famille, une famille de cœur.

- Mais toute version de la vérité reste subjective, je ne peux pas targuer de te dévoiler la vérité, ma vision de cette vérité.

Au besoin, Rachel irait voir par elle-même, c’était dans ses possibilités que de retourner sur les lieux de l’évènement pour le comprendre, l’observer avec du recul, et ce ne serait pas la première fois qu’elle le faisait, loin de là. La projection astrale temporelle n’altérait pas le temps si elle n’intervenait pas, ainsi la jeune femme s’en servait pour observer futurs et passés, lorsque c’était nécessaire, et si, pour le futur, elle n’avait d’assurance qu’il soit le bon, le passé, lui en revanche, était gravé dans le continuum espace-temps, et ne s’altérerait pas, quant bien même elle essayait.

Ça serait bien plus simple en pensée ? Alors sous la paupière close, l’énergie psychique irradia de nouveau, et les fils de l’esprit de la télépathe allèrent s’immiscer de nouveau dans celui de sa sœur de cœur, sans rencontrer la moindre résistance. Ça n’allait pas lui plaire, mais elle ferait son possible pour garder son calme jusqu’au bout, et la position de confiance y aiderait beaucoup.

*Je sais le lien que tu as avec Ernest mais je me demande à quel point pour lui celui-ci était sincère, à quel point sa noirceur et son désir de puissance ne l’a pas complètement dominé. J’en suis arrivé à la triste conclusion qu’il t’a instrumentalisé…*

Le commencement donnait le ton, et avait la déception, avant la fureur et avant la colère, se fut le refus qui se manifesta. Ernest savait combien Rachel avait peur d’être à nouveau manipulée, tous ceux auxquels elle tenait, et qui tenaient à elle, savaient combien cela lui avait coûté de devoir être l’instrument de quelqu’un d’autre, et combien elle avait peur qu’on se serve de ses sentiments pour la contrôler à nouveau. Les Limiers avaient eut cette honnêteté de lui dire qu’elle était une esclave, mais si on commençait à user de ses émotions contre elle, comment pouvait-elle encore accepter de ressentir ? Comment pouvait-elle accepter de faire confiance ?

Sa psyché était fragile ? Si tel avait été le cas, n’aurait-il pas dû la comprendre ? Elle avait eut l’impression d’être comprise, d’être soutenue, d’être guidée, mais tout ceci n’était-il qu’illusion ? Rachel ne voulait pas être aussi aveugle, elle voulait bien préférer la simplicité, mais elle ne voulait pas croire à ce qu’on puisse passer des heures, chaque soir, à lui parler, à lui faire la lecture, comme si elle n’était qu’un investissement de temps. Elle aurait fini par s’en rendre compte, en lisant son esprit, c’était obligé. Encore qu’elle avait été aussi aveugle face à Sanzo, alors le Phénix ne pouvait jurer de rien.

*Peu de temps après t’avoir entrainé dans sa fugue, ce jour où tu as tué pour lui, il a commencé à entretenir une relation épistolaire avec l’instigateur de tous les troubles : Sinistre.*

Sinistre… Un nom qui était inadéquat, à ses yeux, car il aurait mieux fait de s’appeler Haït, puisque c’était ce qu’il était. Rachel rouvrit les yeux à se simple nom, et ses poings se crispèrent ; le Phénix avait plus d’une raison de le détruire, ce mec et sa bande de trous de balles, par vengeance, par justice, par nécessité, par plus ou moins tout ce qu’on pouvait avancé contre des salopards du genre. Le seul hic, c’était que c’étaient des planqués, tellement doués pour se terrer et effacer leurs traces qu’elle n’était parvenue à en trouver un seul. Un seul lui aurait suffit pour démanteler toute l’organisation, car elle en avait la puissance, mais ses talents d’enquêtrice laissaient plus qu’à désirer ; en chopper un et lui arracher tous ses secrets directement dans l’esprit, puis faire tomber la vindicte sur les Maraudeurs en entier, elle avait essayé, mais pas réussit. Qu’Ernest ait été approché par Sinistre affolait le Phénix plus qu’autre chose, car elle aurait dû pouvoir le sauver, il n’y avait pas de Maybe pour s’opposer à elle, mais non, elle avait été aveugle dans son envie de simplicité, et lui, il lui avait menti.

Ernest, Maraudeur ? Et son envie de rejoindre les X-Men ? Et son envie de rédemption ? Et ses promesses d’être là ? Et… Repartir libre comme l’air ?! Sinistre ? C’était trop beau pour être vrai. Quant à la culpabilité, sa prouvait qu’il y avait un bon fond, non ? Sa culpabilité l’avait fait sombrer dans la folie, c’était faisable par télépathie, avec une action à retardement ; elle-même était incapable de le faire, mais elle savait cela possible. Et elle aurait dût être capable de le voir ! Pourquoi était-elle toujours incapable de protéger ceux qu’elle aimait ? Phénix ou pas Phénix, c’était toujours pareil, échec sur échec. Et…

Oui, c’était une victime, en quoi la fouille approfondie d’une télépathe comme Emma changeait-elle la donne ? En quoi le fait qu’il ait racontée  sa vision de l’affaire impactait-il ? Caitlyn elle-même ne le faisait-elle pas en ce moment même ? Ne s’agissait-il pas d’une vérité subjective ? D’une vision de la vérité, non de La Vérité ?

*Il est clairement à l’initiative de cette rencontre et il se doutait de qui il allait trouver ce jour-là. Il n’a pas refusé l’offre contrairement à ce qu’il nous a laissé supposer, non… Il l’a marchandé. Il a d’abord mis ta présence dans la balance pour impressionner Sinistre comme une… je suis désolé ma puce… arme à sa disposition pour assurer son intégrité physique.*

Déçue ? Dégoûtée plutôt, de lui, d’elle-même, de leurs comportements, de son aveuglement… Elle avait toujours fait confiance à ceux l’avaient aimée, et sur son monde, sa avait suffit, mais ici, lorsque la survie était assurée par d’autre, on se permettait de les utiliser, de les trahir ? Il en avait été question, de cela, une fois : la Trahison. Ils avaient été convoqués chez le Directeur suite aux événements de la fugue d’Ernest, et du meurtre de sang froid de son double, de la création d’un gros cratère dans Mutant Town qui avait par la suite été médiatisé comme une preuve de la dangerosité et de l’instabilité mutante, et où le Phénix avait faillit se confronter aux troupes d’intervention du BAM, chose qui aurait été un massacre. Ce jour là, déjà, Ernest lui avait dit une chose qui avait faite mal, très mal, et qui était une révélation que dans son ignorance, le Phénix avait préférée ignorer : « Rachel, s’il te plait, laisse-le ! Il n’est plus un danger ! Il doit vivre pour pleinement me disculper devant le BAM ! Il doit vivre pour que je puisse savoir si ce qu’il m’a dit est vrai ! ». Ernest n’en avait eut rien à foutre qu’elle tue quelqu’un à nouveau, pour lui, son double devait vivre pour le disculper devant le BAM, par parce que c’était mal, c’était se faire mal pour elle, c’était replonger dans ses anciens penchants, que de le tuer. En avait-il rien à foutre, déjà à l’époque ? C’était si dur à admettre, surtout lorsqu’il avait dit « Tu sais, moi non plus j’y comprends rien. J’essaie de changer mais je suis toujours à côté de la plaque. Tu ne sais pas quelle est ta place, je ne sais pas où est la mienne. Enfin si, je sais juste que là, je dois être ici, avec toi. Ce n’est déjà pas si mal. » ; mais ces phrases même n’était-elle pas à double sens ? Il avait eut peur d’avoir la agit dans les égouts, il avait eut peur de la perdre, il avait oublié l’essentiel, et c’était la force qui les unissait ; mensonge ? C’était si dur de changer, oui, mais changeait-on véritablement ? Caitlyn restait la victime des circonstances, Rachel une bête de guerre, et Ernest…

*Doit-on mettre ce comportement sur le dos de la folie ? Je ne sais pas…*

La folie, excuse facile. Qu’on en appel à la folie ou à Dieu pour justifier ses actes, c’était du pareil au même, pour Rachel. Cela avait déclenché une lame de fond chez les X-Men ? Une réunion, où Caitlyn s’était effondrée, et où elle-même n’avait rien senti ? Lien à la con, il devait la prévenir lorsqu’elle était en danger, physique ou émotionnel, à quoi servait-il sinon ? Une fois encore, le Phénix était confronté à ses échecs, à des échecs qu’elle découvrait, et la colère, elle la sentie. Elle se détestait de son incapacité, de ses aveuglements. Ernest Lenoir c’était mit en danger, et elle n’avait rien vu, il les avait mis en danger, et elle n’avait rien vu, il avait ouvert les portes de l’Institut à Sinister, après que ce salaud ait tué Caitlyn ET Rachel… Amy avait demandé à la jeune femme de ne pas aller le voir ni de chercher à en savoir plus pas uniquement pour elle, mais pour Ernest aussi.

Crispée de tout son corps, le Phénix ressentait une haine qu’elle n’avait plus ressentie depuis longtemps, cette haine envers ceux qui l’avaient assermentée, utilisée, et retournée contre ceux qu’elle aimait. Mais eux avaient eut l’honnêteté de lui faire comprendre qu’elle était leur esclave, leur chienne de guerre, leur catin. Ernest, lui…

*Imagine s’il avait rejoint Sinistre, imagine combien l’Institut aurait été facile à détruire et qui sait quel rôle il t’aurait fait jouer ?*

La fureur y était, et le Phénix en tremblait de tout son corps. Aurait-il été si difficile de lui faire croire que Xavier était un monstre ? Aurait-il été si difficile de lui faire croire que les X-Men étaient ses ennemis ? Aurait-il été si difficile de la retourner contre l’Institut ? Pas assez. Xavier l’avait trahit une fois, la livrant à des X-Men qui, si elle devenait jamais menaçante, la combattraient et tenteraient de la tuer, devenant des menaces à sa survie, tandis que l’Institut était sa prison, une prison consentie, mais de son propre choix ? Pas forcément, Xavier l’avait bridée à son arrivée, et trahit déjà, il aurait tout aussi bien put la manipuler pour qu’elle reste. Ernest aurait put la convaincre de cela. Les seules choses qu’il n’aurait pas put détruire, c’était Caitlyn et Sanzo, mais Caitlyn, Sinistre s’en était charger, et Sanzo avait cette incroyable capacité à se saborder seul.

Rachel fit un pas en arrière, se libérant de l’étreinte de Caitlyn par la force pour lui tourner le dos, la laissant finir mais son contenant tant qu’elle le pouvait, révulsant les yeux et contractant le visage en un rictus effrayant de haine et de cruauté.

Non, Fuzzy n’était pas de nature méchante, elle avait cette incroyable capacité à servir de punching-ball au destin, et à sa propre engeance, dont on ignorait encore si elle était la première instigatrice ou la seconde des événements de décembre, mais dont son implication pouvait lui valoir la même peine qu’à Ernest, avec circonstance atténuante si elle voulait, pour le peu que cela changeait. Juste envers les faibles, envers les forts aussi ; juste envers les cœurs et les âmes, plus exactement. Mais restait-il cœur et âme à Vermine ?

*il t’a utilisé et il nous a trompés. Il a touché au cœur, Rachel : il a touché aux miens, que le diable l’emporte !*

Rachel émit un grondement sourd ; le Diable non, mais le Phénix, pourquoi pas. Encore que ce n’était pas le Phénix qui s’agitait, mais le Warhound. Les épaules de la jeune femme bougeaient à mesure de sa respiration, soulevant des bras crispés, qui se terminaient sur des doigts recroquevillés non comme des serres, mais comme les crocs d’une gueule s’ouvrant. Le motif se retrouvait sur son visage bardé de cicatrices, alors que ses lèvres étaient retroussées en un rictus bestial, et qu’un grondement sourd émanait de sa gorge à chaque expiration. Etait-ce de la folie ? Une folie bestiale ? Non, c’était une part d’elle, une part violente et sanguinaire, mais contrôlable.

Un simple pion de Sinistre ? Pas avant. Pas lorsqu’il lui avait lut le Seigneur des Anneaux ; à moins qu’il ne s’agisse du Saigneur, chose qui changeait tout à la phrase.

La colère des X-Men était attisée, et ils s’en allaient en guerre, en Vendetta, eux. Non, elle n’était pas l’arme des X-Men, elle ne serait plus jamais l’arme de personne, ni celle de Maybe, ni celle d’Ernest, ni celle de Sinistre, ni celle de Xavier, ni celle d’aucun mortel, et ceux qui essaieraient subirait son jugement ardent. A la fois juge, juré et bourreau ; la Justice. Non, la Justice n’agissait pas par haine, pas par vengeance, elle agissait parce qu’elle le devait. Alors elle ne serait pas la justice, cela ne changerait rien à la sentence. Qu’ils gardent Sinistre, elle s’occupait des autres. Les X devaient retrouver confiance et abnégation, se rassembler et se ressouder, et Sinistre devait permettre cela ? Pourquoi devaient-ils retrouver ? Pourquoi les avaient-ils perdus ? Enfants perdus dans le noir, abandonnés par un père trop souvent absent ? Les Anges de Dieu, alors que celui-ci avait disparut ?

*Tu ne dois pas intervenir la dedans, tu peux protéger l’Institut mais pas émasculer les X Men, sinon, nous ne servirons plus à rien et nous ne pourrons pas protéger ce monde, tu me comprends ?*

*Oui, j’ai un grand pouvoir, mais l’utiliser pour le bien de ce monde, en combattant des choses dont personne n’a rien à faire, est-ce véritablement utile ? J’ai luttées contre des catastrophes naturelles, je le fais encore pour peu que l’une d’elles attire suffisamment mon attention, cependant, jamais personne n’a prit cela en considération, pas même au sein de l’Institut. J’ai été plus utile en aidant un homme à construire son garage qu’en éteignant un feu de forêt qui avait déjà tué quarante pompiers… Les X-Men n’ont pas vocation à sauver le monde, il est des problèmes qui ne les concernent pas plus qu’ils ne concernent l’américain moyen ; la guerre, la famine, la maladie, là n’est pas leur rôle. Ils sont des hommes œuvrant pour la paix entre les humains et les mutants, pour la modification progressive de la société et des mœurs pour que tous puissent vivre en paix, et il leur faut un ennemi pour s’unir ? Pour retrouver confiance en eux ? Des croisés de la paix ayant besoin d’une guerre ? Un non-sens. Me placer au-dessus de des combats de l’Humanité, au-dessus de ces mesquineries ? Mais alors, dois-je regarder l’Humanité, mutants inclus, ramper dans cette fange qui leur sert d’existence sans leur tendre la main ? Contempler les malheurs sans réagir ? Sanzo avait raison : comment croire en un Dieu bienveillant lorsqu’on regardait les malheurs du monde, malheur qu’un Dieu n’aurait aucune difficulté à résoudre…*

Elle était emplie de tant de haine qu’elle était capable de s’en consumer. Elle devait évacuer, elle le savait, cependant, Caitlyn était trop proche. Les pensées du Phénix lui avaient-elles échappées ? Impossible à dire, même elle l’ignorait. Un pas, puis un autre, et encore un, pour s’éloigner de Fuzzy, pour la protéger de ce qui allait suivre. Mètre de la distance, laissant des traces de verre vitrifié suite à chacun de ses pas. La colère, c’est le feu.

Un instant, Rachel s’immobilisa, puis un autre, elle se recroquevilla en position fœtale, et ensuite, vint l’explosion. Une explosion de sable et des flammes, formant une véritable tornade autour d’elle, déchirant son ombre dans un maelstrom de fureur. Pas la fureur du Phénix, celle de la Summers-Grey, tout simplement. Son cri de rage fut long, alors qu’elle s’époumonait littéralement dans une démonstration brutale et primaire, qui n’avait pour autre but que de simplement évacuer. Evacuer sa haine envers Sinistre et Ernest, évacuer sa rancœur et sa culpabilité envers elle-même, évacuer ce qui faisait d’elle le Warhound, pour redevenir Rachel, le Phénix.

Son cri finit et la tornade se dissipa, projetant aux alentours du sable chauffé à blanc qui, dans son rapide refroidissement, ne tarderait pas à se transformer en verre. Au milieu d’un cercle déjà altéré, lui-même épicentre d’un cratère d’où le sable avait été aspiré, flottait à quelque centimètre du sol le Phénix essoufflée. Se retournant lentement, elle lévita en direction de Caitlyn, la regardant dans les yeux.

*Je t’aime aussi, grande sœur. Et c’est pour cela que je veux vous aider. La Confrérie et les X-Men ne sont pas aussi différent qu’on ne le croit ; la Confrérie n’est ni plus ni moins que le futur des X-Men, si vous échouez. Je suis au-delà des clans, mais pas des idéologies. Je veux tendre la main d’abord, je veux essayer de changer les Hommes pour qu’ils acceptent leurs frères mutants,  et seulement si cela échoue, je veux entrer en résistance et me battre pour mes droits et ceux de mes frères. Je pourrais imposer cela, je pourrais faire une « Pax Xavier » en me servant de la puissance du Phénix, de cette autorité divine, je pourrais me présenter comme une Déesse bienveillante et mener le monde vers un semblant d’Utopie et de perfection. Mais je ne le ferais pas. Je suis Rachel Anne Summers, je suis le Phénix ; jouer les divinités, ce n’est pas moi, mais me battre pour ceux en qui je crois, pour ceux que j’aime, ça c’est moi, ça l’est et ça le sera toujours. Je veux me tenir à vos côtés lorsque vous aurez besoin de moi, je veux vous protéger et vous voir heureux. Je veux vivre parmi vous, ne pas me contenter de cette place solitaire que l’univers m’a donnée mais sentir cette chaleur qui émane de vos cœurs et vous la rendre. Je veux vous faire des pizzas et tout un tas d’autres trucs à manger, je veux vous faire rire et vous faire sourire, je veux vous consolez quant vous serez tristes et m’amuser avec vous lorsque vous serez heureux. Je veux vivre à vos côtés, me laisser influencer par vos chaos et vous trimbaler dans les miens. Vous n’êtes pas au-dessus de ces combats, alors je ne le serais pas non-plus. J’ai un monde à sauver, dans deux ans, la Confrérie tentera d’assassiner un sénateur et si les X-Men échouent à le sauver, les humains développeront des armes anti-mutantes d’une puissance telle que très peu seront capable de les confronter. Et même si cela n’advient jamais, il y a des dizaines d’autres scénarios de fin de l’Humanité possible. En tant que Phénix, je dois sauver la vie, quitte à en sacrifier un moindre nombre, et en tant que Rachel, je veux vous aider à défendre vos valeurs. J’essaierai de devenir X-Men, pour pouvoir protéger l’Institut, pour pouvoir être, non pas votre arme, mais votre dernier recours, celle qui interviendra pour éviter les morts et réussir là où les autres auront échoués. Je ne veux pas prendre votre place, je veux vous aider. Parce que je vous aime. Ai-je besoin de plus justifier que cela ?

Arrivée devant sa sœur de cœur, Rachel posa les pieds au sol, mais elle n’eut pas le temps de prendre Caitlyn dans les bras qu’elle perdit l’équilibre, glissant dans le sable et chutant lourdement au sol, contre le flan, bras à moitié tendus dans une position plutôt stupide. Son énervement lui avait plus coûté qu’elle n’aurait cru, et lézarder une dizaine de minutes face contre terre lui semblait une bonne idée. En plus, le sable était encore tout chaud de sa colère précédente, c’était plutôt agréable, et si cela cassait tout le sérieux et le théâtrale de la scène précédente, tant pis, elle était raccord avec elle-même au moins !

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Des divinités ont fait de moi une divinité,
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Lun 30 Sep - 18:26


Rachel avait sa façon bien à elle d’évacuer sa colère et sa frustration, je le savais mieux que personne, sa colère était explosive alors que mon effondrement à moi rimait souvent avec l’isolement et les larmes. Elle m’échappa et je ne fis rien pour la retenir, assistant sans la regarder vraiment au déchainement de sa puissance sur la pauvre plage de San Francisco. Scène des plus étranges a mon avis si une personne extérieure la regardait de me voir assise là comme indifférente et perdant mon regard sur le ressac des vague alors que le Phénix explosait sa rage non loin des rives du pacifique.

Je la vis redescendre vers moi alors que j’enserrai mes jambes sous mes mains jointes, genoux pliés sous mon menton. Elle se lança dans un long monologue avant de terminer la tête la première dans le sable en une maladresse qui m’obligea au sourire. Je ne bougeais pas ma position, me contentant de sourire béatement avant d’organiser mes pensées pour lui répondre la sachant toujours en mon esprit.

*On a toujours cru que mes gouts cinématographiques se résumaient à Star Wars ou à de l’Héroïque Fantasy. Tu sais quel est l’un des films qui m’a le plus touché durant mon adolescence ? Il s’appelait Mission un film avec De Niro et Jeremy Iron. L’action se passait en Amazonie au XVIII siècle alors que Portugais et Espagnols se partageaient les terres vierges en massacrant les indigènes et les indiens. Le Père Gabriel, joué par Iron était un jésuite envoyé par son ordre pour rencontrer une tribu isolée, les Guaranis. Il franchit la cascade et réussit à les rencontrer, il les approche, gagne leur confiance et installe une Mission au nom du Christ sur ces terres reculées et inconnues de tous mais souvent il se heurte aux mercenaires portugais, chasseurs d’esclaves à vendre après les avoir capturés, des hommes comme Rodrigo Mendoza, Robert de Niro. Gabriel prêche la non-violence, l’amour et l’optimisme mais reste conscient que le Vatican est entre deux sièges avec le Portugal et l’Espagne. Mendoza dans un accès de rage pour une histoire de femme tue son propre frère en duel et dès lors, s’enferme dans une profonde dépression, rongé par la culpabilité et la damnation. Gabriel contre toute attente, l’approche et lui offre la possibilité de rédemption en l’accompagnant voir ces indiens qu’il capturait jadis. Mendoza gravi la cascade seul, trainant derrière lui comme pénitence son armure et ses armes qui faisaient de lui un homme de guerre, le poids de ses crimes. Contre toute attente, il parvient au sommet et les indiens lui pardonnent. Mendoza se convertit aux Jésuites et vit en paix dans la Mission ayant renoncé à tout. Jusqu’au jour où le légat du Pape vient visiter cette mission et pour des raisons politiques décide de la fermer, donnant les terres aux Portugais. Les Guanamis vont etre exterminés mais ils décident de se battre. Gabriel refuse d’user d’arme, croyant à la bonté des hommes et la parole divine. Mendoza défend le village jusqu’à la fin, ayant récupéré ses armes. Il assiste mortellement blessé à la fin de Gabriel…Personne n’en réchappe. La Mission brule, personne n’a été sauvé.
Je suis Mendoza, Rachel…J’ai cherché et trouvé ma rédemption et je veux croire pour l’instant au message de paix de Gabriel mais si un jour les temps changent, je serai la première à brandir les armes pour éviter un massacre. Je veux croire en l’Amour, ma petite sœur, et lorsque cela ne suffira plus…je n’hésiterais pas à employer d’autres armes…Des armes que toi et moi connaissons parfaitement pour les avoir utilisé trop de fois jadis.


Elle soupira un instant avant de poursuivre à voix haute.

- En attendant, tu seras gentille de réparer la plage, j’aime cet endroit, ça me fait de la peine qu’il ressemble à un champ de bataille.

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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Mar 1 Oct - 20:28

On Earth as It Is in Heaven by Ennio Morricone on Grooveshark

Elle n’avait pas prévenue ; elle n’avait pas prévenue avant d’exploser. Caitlyn avait prévu, mais Rachel n’avait pas prévenue. Une erreur, la première, mais restait à savoir si c’était la seule.

Malgré la chaleur dégagée par la tornade ardente, ou peut-être à cause d’elle et de sa disparition, Fuzzy resserra sa prise sur elle-même, recroquevillée. Seule l’accidentelle pitrerie la fit réagir, chose contentant son instigatrice, qui sourit à son tour. Il ne manquait plus qu’un peu de pâte d’amande, une bouteille de coca et un livre de toilette volant, et s’eut été comme à la maison. Le Phénix aurait bien enjoint sa sœur de cœur à s’allonger aussi dans le sable désormais chaud, mais l’intention d’organiser les pensées pour les lui transmettre la fit attendre passivement que cela arrive ; son seul acte fut de laisser sa tête aller contre le sol, regardant son vis-à-vis sous un angle étrange qu’elle ne prenait à l’habitude qu’au réveil, ou ce qui s’en rapprochait le plus.

Comment cela, les goûts de Caitlyn en matière de cinéma se résumaient à de la Science Fiction et de l’Héroïque Fantasy ? Cette dernière ayant fait la culture cinématographique de Rachel, la Grande Rousse pouvait témoigner que c’était faux, puisqu’elle avait découvert un nombre incroyable de trucs ne rentrant dans aucune de ces catégories. C’était allé de La Journée de la Jupe à Batman, de classiques du cinéma comme Psycho (où elles avaient pestée contre l’héroïne qui se fait tuer au milieu du film, Rachel trouvant la scène de la douche particulièrement mal filmée MAIS fermant la sienne à clés depuis lors) ou Citizen Kane (où le Phénix avait passé le film à essayer de deviner ce qu’était le Rosebud, empêchant Caitlyn de dormir par des hypothèses aussi loufoques qu’erronées, telles un bouton de rose, le nom d’une voiture, un site interne, le surnom d’une actrice de X, encore un bouton de rose, le désignatif d’une boisson, le nom du dogue allemand de La Flander’s Company… ; enfin bref, de tous les genres, de toutes les qualités, mais surtout un prétexte pour passé un bon moment ensemble, en théorie à trois, même si Amy pionçait pire qu’une masse, massacrant parfois les moments de suspens de quelques ronflements bien placés.

Cependant, malgré cela, non, Rachel ne savait pas ce qu’était Mission, même si les images lui venaient à l’esprit alors que Caitlyn y pensait.  L’histoire se déroula vite dans leurs têtes, alors que les pensées transcrivaient mots et images, faisant découvrir à la cadette des deux rousses des parties du film cité par son aînée. Les contradictions des hommes et des religions, l’envie de bien faire, la pénitence et la rédemption, des sujets familiers, qui alors même que Fuzzy n’avait pas encore sombrée, lui parlait déjà… Puis l’établissement d’une utopie, d’un lieu d’espoir et de paix, de croyance aussi ; une chose ayant une fin, pour de mauvaise raison.  Un génocide, des héros ; métaphores des combats actuels de l’Institution X et de la Confrérie des Mutants : l’Institution est la Mission, la Confrérie, ce qu’il adviendra si la mission échoue. Rien de plus simple, aux yeux de Rachel, mais ce n’est pas vers cette dimension qu’elle maitrise déjà que Caitlyn voulait l’emmener.

*Je suis Mendoza, Rachel… J’ai cherchée et trouvée ma rédemption et je veux croire pour l’instant au message de paix de Gabriel mais si un jour les temps changent, je serai la première à brandir les armes pour éviter un massacre. Je veux croire en l’Amour, ma petite sœur, et lorsque cela ne suffira plus… je n’hésiterais pas à employer d’autres armes… Des armes que toi et moi connaissons parfaitement pour les avoir utilisé trop de fois jadis.*

Un soupire de la plus petite des rousses alors que la plus grande se releva et s’assit en tailleur, face à elle, la regardant avec une pointe de tristesse, mais une montagne de résolution.

- En attendant, tu seras gentille de réparer la plage, j’aime cet endroit, ça me fait de la peine qu’il ressemble à un champ de bataille.

- De… désolée. Je vais tout réparer, promis.

Voir le sable, voir le verre, augmenter l’échelle, et tenter que le second redevienne premier, par la simple force de la volonté, par l’altération de choses si petites que l’œil humain ne pouvait les voir, et que l’esprit parvenait difficilement à concevoir. C’était compliqué, se serait long, mais ce ne serait ni le plus compliqué, ni le plus long. Les mains semi-gantées vinrent prendre celles qui étaient entièrement libres, serrant autour des doigts.

*Tu n’es pas Mendoza, Caitlyn. Tu as cherchée et trouvée ta rédemption, tu crois en un message de paix, et tu te battras pour ce que tu crois, pour ceux que tu aimes, pour éviter le massacre. Tu crois en l’Amour, oui, mais tu crois réellement qu’il faut le sacrifier pour le préserver ? J’ai vu l’Institution Xavier bruler, j’ai vu le futur de Mission que tu décris, mais crois-moi que jamais je ne laisserais faire cela. Il n’y aura pas de Limiers, il n’y aura pas de Sentinelles, il n’y aura pas de Génocide. Si un jour ils menacent, tu prendras les armes, mais pas celles qui te gouvernaient jadis, car tu perdrais plus que tu n’y gagnerais. Je ne te demanderai pas d’avoir confiance en l’Avenir, je ne te demanderai pas d’avoir confiance dans les Hommes, mais je ne veux pas que tu perdes confiance en toi, en tes valeurs, en ton amour. Tu as trouvée ta rédemption, oui, mais tu es devenue ta rédemption, et y renoncer, ce serait renoncer à toi. As-tu déjà oublié ? Ce qui c’est passé la dernière fois que tu as choisi ces armes que nous connaissons parfaitement pour les avoir utilisées trop de fois jadis ? Referais-tu la même erreur ?*

*Je ne crois pas, car je crois en toi. Et je ne suis pas la seule. Je sais que tu es la première à ne pas croire en toi, mais tant de personnes le font, fais-nous confiance. Ne craint pas la vie, vit-là. Tu ne peux savoir de quoi demain sera fait, mais si tu peux avoir ton idée, n’en occulte jamais aujourd’hui. Tu vas vivre, Caitlyn, non survivre. Tu vas te marier, tu vas voyager, tu tenteras de vivre ici, d’avoir un enfant, toutes ces choses que ta seconde chance t’as permises. Nous sommes sur un lieu que nous associons à l’espoir, l’une comme l’autre, et même si je l’ai un peu cramer sur les bords, espère. Espère, et je sourirai ; je te sourirai, d’accord ? Tu m’emmènes sur cette plage pour te faire sourire, je t’emmène sur cette plage pour que tu espères.*


Une pause, quelques secondes de vide, puis Rachel entreprit de décroiser les jambes, de se relever, et de conduire à en faire de même.

*Nous sommes allées trop loin pour renoncer à nos choix, à nos rédemptions, désormais. Nous sommes devenues plus que ce que nous étions, et je ne suis pas sure qu’il soit possible que nous revenions en arrière, et dans un tel cas, ce n’est pas souhaitable. Je sais que tu associes cela à ta condition de « double » et à ma condition de Phénix, mais voit au-delà ; vois les êtres que nous sommes. Tu es différente car tu es revenue des cendres de ton passé, car tu es revenue à la vie pour avoir cette seconde chance que je t’ai offerte, que Maybe a tenté, au péril du monde et de ce qui lui restait de vie, de t’offrir. Je sais ce qu’elle a fait, je sais ce que tu as fait, et c’est pour cela que je sais que tu ne redeviendras jamais comme avant. Et ne culpabilise pas du Phénix, c’était notre choix, à tous les deux. C’est cela, ma rédemption, et c’est grâce à toi que je l’ai eut, non à cause. Tu n’as pas à t’en vouloir ou à nous craindre, nous n’avons fait qu’user son pouvoir pour te sauver. Toutes les personnes présentes auraient donnée leur vie en échange de la tienne, je suis juste là seule à ne pas être morte de ce choix ; et tu sais pourquoi on était prêtes à faire cela ? Parce qu’on t’aime, ma grande sœur. Et cet amour est la preuve de ta rédemption ; crois en lui, crois en nous, crois en toi. Cela suffira toujours…*

Une accolade, un peu brusque mais pas surprenante, tant pour réchauffer un corps que le cœur qui le fait vivre, et pour à travers lui, atteindre un esprit et peut-être même une âme. Un petit sourire de la part de la plus grande des deux, qui espère que la petite en fera autant, mais ne peut s’empêcher de demander une chose.

- Tu te fous pas de moi, hein, mais je me demande si Amy est capable de faire une crise de namoe à Salem, je suis sure que son instinct doit la titiller dès qu’une fille t’approche de trop prêt, et même si je suis ta p’tite sœur, je reste une fille…

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Mer 9 Oct - 19:16


- Tu m’emmènes sur cette plage pour te faire sourire, je t’emmène sur cette plage pour que tu espères.

Elle haussa un sourcil en écarquillant les yeux. Rachel s’improvisait parfois psychologue en tapant complètement à côté. L’Espoir ? Ma Qué Espoir ? S’il a bien une chose que Cait n’avait jamais perdue de vue, c’était l’espoir et d’avoir le cul sur le sable mouillé des plages de San Francisco ne changeait rien à l’affaire. Elle écouta la longue tirade de sa petite sœur avec un demi-sourire à peine voilée. Ses mots faisaient du bien à entendre mais il sonnait un peu dans le vide parce qu’elle ne se sentait peu concernée. Il y avait du vrai, elle ne croyait pas vraiment en elle et ses faiblesses lui semblaient bien trop imposantes pour pouvoir faire d’elle quelqu’un qui compte pour l’avenir de ce monde. Mais de là à sombrer dans la désespérance la plus basique, fallait quand même pas déconner.  Ma foi, ce n’était pas bien grave, si elle pouvait trainer sa rousseur d’irlandaise à travers le monde pour rendre heureux les gens qu’elle aimait, elle resterait chanceuse pour le coup, qu’importe si elle avait été trop loin pour renoncer à ce qu’elle était vraiment. Que Rachel tombe du soleil ou qu’elle même en demande plus, il restait plus d’une danse irlandaise pour qu’elles finissent par se prendre au jeu et se trouver chanceuse en fin de compte !

Elle s’attendrit sous les mots mais son expression se figea un instant  lorsque Rachel aborda le thème du Phénix. Ce sujet-là plus qu’un autre ouvrait une vue imprenable sur un magnifique terrain dangereusement miné. Elle baissa le visage un instant, perplexe et se perdit sur un souvenir qu’elle avait du mal à refouler mais qu’elle ne partagerait pas. L’infirmerie de l’Institut et une simple question posée à Cameron alors qu’elle gisait sur le flan, dos tourné à la porte comme prostrée dans une vague de terreur de l’après alors qu’elle venait de congédier tous ses amis dans une brusquerie confinant à la méchanceté il y avait à peine quelques heures.


- Je ne suis pas idiote…J’étais morte…vous tournez autour du pot mais moi je sais ce que j’ai vécu. je le sais. Comment vous avez  fait ?
- Rachel…Le Phénix…elle t’a ramené.
- Rachel peut…faire ça ?
- Elle non, le Phénix oui…
- Je veux voir ma sœur…je veux la voir maintenant.
- Elle ..elle n’est plus là. Elle a fait un choix, elle et devenu autre chose pour que tu puisses revenir.
- …
- Caitlyn ? Il ne faut pas..
- Ferme ta putain d’gueule. A moi , on ne m’a pas laissé le choix..Dis-moi juste…Si je meurs, elle revient ?
- …je ne pense pas…Et Amy tu y penses ?
- …Fichez moi la paix…Laissez-moi…tranquille…tire-toi…je vous déteste, je vous déteste tous !


Colère, haine et désespoir…Oui, à cette époque oui. Puis le vide, un vide si profond qu’elle s’y était noyée.
Elle se laissa accolée mais ne répondit pas à la chaleur et la tendresse de ce calin, elle se contenta de l’écarter délicatement de ses bras. Elle l’observa un long moment avant d’afficher une mine d’une tristesse infinie.

*Je ne peux pas. Il faudra me pardonner, je ne peux pas l’accepter alors je l’occulterai parce que c’est trop douloureux. Tu n’es pas cette chose, tu ne le seras jamais à mes yeux parce que cette chose à forcer ma sœur à un choix impossible, un choix où je n’ai pas eu mon mot à dire et pour lequel je ne peux plus rien faire, ni ne le veut. Je ne veux pas mourir et je dois vivre avec le poids de mes remords. Ce n’est pas de la lâcheté de ne pas vouloir être morte, je le sais bien mais l’ordre des choses aurait voulu que je reste morte et que toi, tu restes ma petite Rachel, ma Grande Rousse. Je ne peux  pas l’accepter, tu es toujours là, je le vois bien mais l’autre aussi et lui, je le déteste cordialement, j’emmerde le Phénix ma Rachel, j’emmerde sa force, sa puissance et sa mégalomanie comme la petite chiure de mouche humaine que je suis à ses yeux. Mais je l’emmerde parce que je t’aime.
Trouves la force de me pardonner parce que moi, je ne peux pas faire autrement que tu dire cette vérité. Tu m’as déjà expliqué qu’il est toi, qu’il a fusionné mais…je ne peux simplement pas. Je suis moi aussi allé trop loin dans les liens de sororité avec toi pour renoncer à ce que tu étais pour moi. Je te déçois, j’en suis mortifiée, je passe mon temps à décevoir les autres, ce n’est pas nouveau. Je comprends ce que tu devenu, mais je ne peux pas l’accepter sans ressentir une douleur terrible, l’impression qu’on s’est joué de nous que cela soit Phénix ou Maybe. Je refuse que ceux que j’aime puissent être le jouet du destin.
Je t’accepte toi, mais ne me demande jamais de trouver ça « bien » ou « normal » qu’on soit parvenu à un tel malheur. Pardon…vraiment pardon…je ne veux pas de mentir, pas à toi, jamais. Tout est de ma faute, tu n’y es pour rien : ni dans ce choix, ni dans mes erreurs….j’espere que tu me pardonneras un jour, moi je ne le ferai pas.


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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Mer 9 Oct - 21:08

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Rachel n’était pas douée avec les mots, pas plus qu’avec les gens, mais laisser parler le cœur, elle savait le faire ; ce n’était pas assez ? Alors elle progresserait. Et elles progresseraient, ensemble. N’était-ce pas là leur promesse ? Se relever ensemble lorsqu’elles chutaient, ou lorsque l’une d’elle chutait, comprendre les sujets et les impasses qui échapperaient à jamais à Amy, trouver la rédemption. Elles l’avaient, mais fallait-il s’abandonner pour autant ? Rachel n’abandonnait personne, pour le meilleur et pour le pire.

Le souvenir, elle le vit. Irina Cameron, parler du Phénix ; qu’en savait-elle ? Ce qu’on lui avait expliqué ? De quel droit avait-elle sue ? Avait-elle connue un autre Phénix, ou Xavier avait-il prit la peine de lui expliquer ? Les X-Men même n’avaient eut aucune idée de ce qui lui était arrivée, ils avaient juste vu l’apparition d’un nouveau Phénix Noir, ou tout du moins, de ses couleurs, alors pourquoi… un mensonge ? Pourquoi mentir à moitié, en ce cas ? Pourquoi… Une discussion allait s’imposer avec la guérisseuse, mais elle lui importait moins que la victime de cette farce. Cependant, il y avait là une révélation nécessaire : ce n’était pas uniquement face à ce qu’elle avait fait que Caitlyn avait sombrée dans le néant, mais face à la décision de Rachel. Cette dernière eut un tremblement, et la culpabilité monta ; peut-être aurait-elle dût effectivement la laisser retourner au Phénix, mais… cela n’aurait rien changé à la condition qui était refusée maintenant.

Pas de câlin, pas de relèvement de son ânerie, juste une immense tristesse, de la honte et de la culpabilité. Caitlyn ne pouvait pas, il fallait le lui pardonner, mais elle ne pouvait accepter le Phénix alors elle l’occulterait parce que c’était trop douloureux. Une main sur chaque joue, et un regard larmoyant, alors que le silence portait les mots, les mots du cœur, l’heurtant ou le soutenant, dans une symphonie d’êtres.

*Si, je suis cette chose, je suis cette chose car nous en avons toutes les deux faites le choix. L’un a attendu des années que l’autre soit prête, et l’autre a accepté ce pouvoir lorsqu'elle en a eut besoin ; ce n’était pas un choix impossible, il était depuis longtemps fait. J’ai perdu tant de monde, Caitlyn, je ne pouvais pas te perdre toi, je refusais de te perdre toi. C’est mon choix, je sais que tu n’as pas eut ton mot à dire, pardonnes-moi, mais quant à changer les choses, est-ce plus important que de ne pouvoir le faire, ou de ne le vouloir ? Notre force réside dans le choix, tu l’as dit toi-même : qu’importe qu’il ait été bon ou mauvais, justifié ou non, qu’importe qu’il ait été contraire à l’ordre des choses. Mon chaos t’a ramenée, mon choix t’a ramenée ; aux évènements tu dois ajouter les autres et leurs choix, c’est la complexité de la vie. Les liens, Caitlyn, ils nous lient fatalement, ils nous retiennent et finissent par nous définir ; ce n’est pas différent entre nous. Ecoute ta propre sagesse.

Je suis toujours ta petite Rachel, ta Grande Rousse, j’ai juste changée. Tu n’es pas une « petite chiure de mouche humaine » à mes yeux, c’est blessant, mais je comprends. Tu vois au-delà parce que tu m’aimes, mais tu refuse de me voir entièrement. Tu sais, Caitlyn, je pourrais te montrer tout l’envers du décor, de ce qui c’est passé ce jour-là, de ce qui a poussée ta fille à agir, car elle a été, est et sera ta fille, je pourrais même te montrer ce qui serait arrivé si tu n’étais pas revenue. Mais je ne le ferais pas, parce que je t’aime plus que cette force, cette puissance et cette mégalomanie qui sont parmi mes défauts.

Toutes les vérités sont subjectives, oui, mais je ne te pardonnerais pas, parce que je n’ai pas à le faire. Je t’aime comme ma sœur, cela t’excusera. Je… je ne te demande pas de renoncer à ce que j’étais pour toi, je te demande juste de l’être à niveau. Tu ne me déçois pas, tu ne passes pas ton temps à décevoir les autres, il est cependant un chemin, le chemin de nos vies, qui se déroule plus ou moins vite, et où nous avançons plus ou moins lentement. Je saurais t’attendre, je saurai te donner le temps, Caitlyn.

Nous ne sommes pas les jouets du destin, car il n’y a pas de destin ; il n’y a que des possibles, et nous traçons notre route à l’intérieur. Maybe ou moi, on c’est pas jouées de vous, on a essayé de vous sauver, de nous sauver. Mais parfois, on n’a pas le choix ; cela ne nous excuse pas, mais il faudra faire avec.

Et non, tu ne m’acceptes pas entièrement. Je ne te demanderais pas de trouver ça bien ou normal ce que l’on a dût faire, je te demanderai juste d’accepter que cela se soit passé ainsi. Tu ne peux changer le passé, Caitlyn, tu peux juste marcher vers l’avenir. Lui seul n’est pas encore écrit. Tu t’en veux, tu veux qu’on te pardonne, d’un choix que tu n’as pas fait. Tu n’as pas décidé ce qui t’es arrivé ce jour-là, du début à la fin, la seule qui a eut un choix à faire, c’était moi. Et mon choix, ça a été toi, ça a été Amy, ça a été Jubilee, ça a été Ororo, ça a été l’Humanité. Tu veux rejeter la faute sur quelqu’un ? Alors fais-le sur moi. Aislinn a voulut que je sauve sa mère, et pour ce faire, elle a dût la tuer, parce que si c’était la maladie qui t’avait emportée, je n’aurai rien fait. Je t’aurais laissé partir, car cela aurait été, à mes yeux, ton heure. Quant bien même j’aurai été le Phénix, j’aurai accepté cette disparition, je l’aurai subie, comme tous les autres. Mais là, ce jour là, après tout ça, ce n’était pas ton heure, Caitlyn. Il te reste tellement de chose à vivre, tellement de rêves et d’espoirs, ne laisse pas la culpabilité t’enchainer. Il y aura toujours des doutes, il y aura toujours des remords, ils seront autant d’entraves à ton avance qu’ils ne le sont pour la mienne, mais tu dois continuer, tu ne dois pas abandonner, pour ces mêmes raisons que tu m’as données à l’instant. Tu t’en veux parce qu’il est pour toi plus facile de t’en vouloir que d’en vouloir aux autres. Je n’ai pas à te pardonner, et tu n’as pas à te pardonner non-plus, Grande Sœur.

Prends-moi dans tes bras, s’il te plait. Ne pense pas qui je suis, ressens-le. Occulte tout ce tumulte de ton esprit pour n’être plus qu’émotions, et là, tu comprendras.*

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Jeu 10 Oct - 14:14

Il faut l’avouer, je préférais largement la Rachel étourdie et gaffeuse qu’il fallait aimer à la Rachel moralisatrice, sérieuse et extrêmement bavarde en pensée. Non pas qu’elle parvienne à me blesser par ces remarque ou troubler par la justesse de ses mots mais surtout parce qu’elle se montrait parfois assommante et qu’elle avait cette faculté impressionnante à enfoncer les portes ouvertes avec la simplicité et la délicatesse d’un Sanzo en période de rut. A la base, c’était à moi de la consoler et de faire en sorte qu’elle puisse trouver une réponse à ses propres préoccupations qui semblaient l’empêcher d’avancer. Seulement la voilà qui me poussait dans des retranchements des plus intimes sur des sujets que je ne voulais absolument pas aborder. La culpabilité ferait toujours parti de moi, qu’importe si on m’en décharge complètement ou non, c’était ainsi et cela le resterait. La confiance en soi n’est pas une chose qu’on enclenche par un simple loquet d’interrupteur basculé sur le monde « on ». C’était un très long chemin que l’on devait travailler et même si les paroles de ma petite sœur prêtaient à l’introspection, un changement ne se ferait pas dans la minute.

Elle répondait cependant à certaines de mes interrogations et tentait d’apaiser mes craintes. Mais sa dernière proposition me laissa plus que perplexe. Un câlin pour se souvenir de mes sentiments ? C’était une pure ineptie et une façon un peu grossière de considérer les choses. Je savais parfaitement quels sentiments m’animaient pour elle, j’aimais ma sœur et ce lien resterait immuable parce que dans mon esprit il l’était totalement ce qui implique que non, je n’arrivais pas à admettre que la personne se trouvant juste devant moi puisse être une fusion de cette entité et de Rachel, cette notion m’était impossible à assimiler. Pour moi, il y avait ma petite sœur et en elle, une puissance destructrice et créatrice bien distinct du nom de phénix mais ces deux parties distinct se partageait le même corps mais ne mêlaient aucunement leurs esprits. J’étais lucide pour autant, elle m’avait clairement exposé des faits et ces faits étaient réels et ne pouvaient se plier à ce que moi je désirais voir d’elle. Je ne pouvais pas accéder à sa demande et cette incapacité, loin de provoquer un regain de tristesse, provoquait surtout une sorte de frustration froide qui finissait pas se muer en colère contre moi-même et contre ce monde qui décidément ne se pliait pas à mes propres exigences. Comme à chaque fois que la situation dépassait ce qu’il m’était permis d’exprimer ou de comprendre, je paniquais et cette panique se transformer en une volonté de fuite.
Je l’observais véritablement peinée avant de baisser les yeux et de laisser tomber les bras contre le corps.

- Ca suffit, petite sœur. Tu me demandes des choses que je ne peux pas faire, ou que je ne veux pas faire. Il me faut du temps, beaucoup plus de temps. Je n’ai pas tes capacités moi. Je suis venu parce que tu te sentais mal, je ne m’imaginais pas être forcé de faire un tel déballage sur moi-même ici et maintenant. Je n’ai pas envie de vivre cette situation et d’en souffrir en retour tout en faisant des câlins et des sourires en mode « tout va bien ». C’est fini cette époque. J’ai toujours été là pour les autres et on m’a toujours reproché de ne pas m’ouvrir assez à mes propres souffrances, c’est fini, je n’ai plus envie d’étaler mes faiblesses et mes états d’âme parce que je vous aime trop pour vous dire que je ne veux pas et que des que vous tournez les talons, moi je reste seule et que j’en sors démolie. Je le dis à présent. Si tu as besoin de moi, je suis là pour t’écouter mais en ce qui me concerne, je ne veux plus parler de ça. Fin de la discussion même si ça ne te plait pas. C’est moi la Grande sœur ici, pas l’inverse et je n’ai pas besoin que tu viennes foutre ton nez là où ça fait mal.

Une grande respiration afin de faire refluer la colère, colère qui ne trouvait son origine que dans un sentiment étouffant de frustration et qui ne trouvait son expression que sur l’unique personne se trouvant ici et avec injustice qui ne m’échappait pas. Rachel ne méritait pas cela, je le savais bien. Je croisais les bras sur la poitrine en frissonnant de froid, toujours dressée contre elle mais la voix plus décomposée qu’il y avait quelque instant.

- Je t’aime comme cette sœur que j’aurai voulu avoir et tu l’es pour moi, tu le sais bien mais ne me « force pas », ça suffit maintenant. Je veux rentrer.

.


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Echo
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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Ven 11 Oct - 19:58

Une fois encore, elles s’en retrouvaient à une différence de perception, et la larme coula ; il était trop tôt, définitivement trop tôt, mais l’heure viendrait-elle un jour ? Refuser le Phénix était une chose, mais si cela fragilisait déjà l’intégrité de Rachel, cette dernière avait peur désormais. Non pas que Fuzzy la préfère naïve et maladroite, cela elle comprenait, elle préférait également être ainsi, mais n’y avait-il pas un risque qu’un jour, ce soit cette partie sérieuse, adulte, ce résultat de toute sa vie, qui soit refusé ? Elle aimait faire la pitre parce que c’était plus simple, plus drôle, parce qu’elle pouvait trouver sa place et sa joie auprès des autres, mais elle n’était pas que cela, elle était également cette chose résultante des drames de sa vie, tant de sérieux et de sagesse que de violence et de cruauté. Qui mieux que Caitlyn pour comprendre cela, elle qui avait similaires parties, mais qui se matérialisaient par cette fragilité ?

Heureusement qu’elle ne parvenait pas à la blesser, c’était bien la seule chose qui l’importait dans cette constatation de son côté assommant et bourrin, et même la comparaison avec Sanzo ne la fit pas sourire ; non, il y avait un autre sentiment qui se présentait à elle, un sentiment qu’elle avait déjà exprimée au garçon suscité, et qu’elle n’aurait voulut voir réapparaitre ici. Celui de l’inacceptation. Caitlyn ne parvenait pas à l’accepter entièrement, et pas uniquement à cause du Phénix, et malgré que la Summers-Grey eut soutenu à Silver Cat que cela n’importait pas, en vérité, cela le faisait.

Oui, elle avait inversés les rôles à avoir tirés conclusions et choix seule, la Grande Rousse le savait, mais alors, aurait-elle dût refuser cette discussion ? Aurait-elle dût rester seule avec ses conclusions ? Non, son erreur n’était pas là. Son erreur, c’était d’avoir voulut plus, voulut trop. Elle était venue pour trouver des conseils, à défaut du réconfort, et elle avait voulut porter sur un sujet où ce n’était pas elle qui avait besoin de conseil, et de toute façon, Caitlyn n’avait besoin de ses conseils, juste de temps. Impulsivité ? Impatience ? Maladresse ?

Aucune importance. Plus maintenant.

Oui, la culpabilité rongerait à jamais, car si elle disparaissait, c’en était fini de la rédemption ; cela valait tant pour l’une que pour l’autre. Mais ne fallait-il pas garder mesure dans cette culpabilité ? N’avaient-elles pas suffisamment à le faire pour s’en offrir de nouvelles ? Surement, mais cela n’était pas ainsi ; tout n’était que chaos, tous n’était que chaos. A elle d’accepter ce chaos, puisqu’elle prônait l’acceptation. Elle l’accepterait, car elle acceptait Caitlyn, car elle le voulait. Mais cela n’en ferait que moins mal.

C’était et ce serait un long chemin, désagréable et douloureux, mais qui finalement vaudrait le coup, une mise en abîme de la vie même. Répondre à des questions et apaiser des craintes, n’était-ce ainsi que l’on aidait à avancer ? Dommage qu’elle ne soit pas suffisamment douée pour cela. Elle n’était pas un messie, elle ne l’avait jamais été, et elle avait encore beaucoup à apprendre pour guider les gens, mais elle y arriverait, elle le savait, elle le voulait et essaierait, encore et toujours.

Mais le câlin fut mal interprété ; il n’était pas là pour se souvenir des sentiments les liants, mais des sentiments tout court, dans toute leur étendue et leurs contradictions. Fallait-il en avoir honte ? Fallait-il avoir honte de soi-même ? Il était des choses que Caitlyn n’était pas prête à accepter, et d’autres qu’elle n’était peut-être pas prête à concevoir ; ce n’était pas au Phénix de le décider, car elle était elle-même sur ce chemin. Reconnaitre cette ambivalence envers elle aurait-elle permise de faire progresser ? Rachel l’avait espéré sans le savoir, et elle n’aurait peut-être jamais la réponse. Ce n’était pas rare, contrairement à ce que l’on pouvait croire, et heureusement, surement.

Caitlyn avait un point de vue erroné de la situation, un point de vue qui n’avait pas changé, en réalité, depuis les débuts : le Phénix était endormi en Rachel, ne se réveillant qu’au besoin. Paradoxale, puisque cela lui ôtait toute cette humanité qu’il était venue chercher, partager. Cela l’aurait-elle aidée de considérer que Rachel était l’humanité du Phénix ? Ce n’était pas entièrement faux, puisqu’elle l’était devenue pour cela, mais pas entièrement vrai, puisqu’elle était le Phénix, dans tout ce qu’il avait de bien comme de mal, de son point de vue. Toute vérité était subjective, cependant, et la jeune femme ne ferait jamais part de ce point de vue à son ainée, pour une simple raison : il faisait passer le Phénix avant l’humaine. Pourquoi tous voulaient-ils faire la différence à tout prix ?

N'était-ce pas plus effrayant de se dire qu’ils partageaient un même corps, qu’ils se disputaient un même corps ? Rachel avait toujours eut peur du Phénix avant de le devenir, et sa nouvelle confiance en elle, cette envie d’avancer, d’évoluer, elle venait de la libération de cette peur, peut-être même de la fusion elle-même. Les esprits c’étaient mélangés mais elle était restée elle, elle le savait ; une absorption ? Possible, elle l’ignorait. Et elle préférait l’ignorer, car cela aurait brisé l’égalité qui régnait jusque là, qui garantissait l’équité entre les deux précédents êtres.

La culpabilité venait donc de l’incapacité d’influencer l’ordre de l’univers, cet ordre que Fuzzy savait faussé et qu’elle avait déclaré ne rien vouloir changer ; c’était de l’impuissance, ni plus ni moins, de l’impuissance face à une chose capable de ce qu’elle ne pourrait jamais imaginée. Rachel était restée dans l’ombre, ne voulant étendre son ombre sur les autres, mais c’était ainsi, ce qu’elle représentait, ce qu’elle incarnait, cela étendait son ombre sur tout un monde, sur un présent et un futur. Exodus se serait-il intéressé à elle sans le Phénix ?  Combien d’autres l’auraient oubliée ? L’auraient laissée en paix ? Il était inutile de se cacher, on la retrouverait, et inutile de ne pas agir, on la forcerait, en bien ou en mal. Mais pour l’instant, cela ne lui importait pas, elle n’était pas ici pour cela : Caitlyn pensait paniquer et fuir chaque fois que la situation la dépassait, chaque fois qu’elle était confrontée à une chose qui la dépassait. Culpabiliser, ce n’était pas s’enfuir, c’était du masochisme, et Rachel savait de quoi elle parlait. Elle comprenait aussi pourquoi Fuzzy la préférait innocente et idiote, c’était plus facile à gérer, à aimer, à protéger. Mais elles s’étaient retrouvées à cause de la complexité du monde, ainsi la voie de la facilité n’était plus une option.

La Ptite Rousse rendit les armes et parla, de ses lèvres, faisant vibrer ses cordes vocales et modulant sans langue, faisant comprendre par la même que la communication mentale était terminée pour elle.

- Ca suffit, petite sœur.

Et la petite sœur suffit, rompant le lien et le contact, retirant ses mains alors que les paroles continuaient de couler. Le temps, elle l’aurait, c’était bien la seule monnaie dont pouvait disposer Rachel, quant à ces capacités, était-ce une attaque sur ses pouvoirs, où sa spécialité de survivre encore et toujours ? Oui, Caitlyn était venue l’aidée, et il n’avait été dans le but de l’une ou de l’autre d’en arriver là, surtout pas pour en souffrir, ou en mentir. C’était fini l’époque des « tout va bien » déclamés comme les textes appris par cœur qu’ils étaient, pour s’effronté seule ensuite, en coulisse ? Un point positif, un avancement inattendue, mais qui faciliterait peut-être la vie de Caitlyn ; Rachel fut surprise, mais c’était une bonne surprise, tant cela signifiait qu’il serait possible d’aider sa sœur de cœur avant qu’elle ne craque définitivement. Un premier pas.

- Je le dis à présent. Si tu as besoin de moi, je suis là pour t’écouter mais en ce qui me concerne, je ne veux plus parler de ça. Fin de la discussion même si ça ne te plait pas. C’est moi la Grande sœur ici, pas l’inverse et je n’ai pas besoin que tu viennes foutre ton nez là où ça fait mal.

Rachel eut un sourire, lequel était déplacé considérant l’état désappointé de Caitlyn, qui recommença à tenter de se réchauffer, et à parler, mais bien là. Il s’agrandit même un instant, pour se rétrécir l’instant d’après.

- N’est-ce pas le plus gros défaut d’une petite sœur que de mettre son nez partout jusqu’à toucher un point sensible ? Et puis, être la pour s’excuser et essayer de recoller les morceaux, de faire avancer les choses, maladroitement mais avec sincérité ?

Sincère, elle l’avait été, pas entièrement, mais autant qu’elle le pouvait. Inutile de parler d’un rejet partiel, cela n’aiderait pas à le faire disparaitre. Oui, tant que Caitlyn continuait à ne pas vouloir voir que sa petite sœur était et Rachel et le Phénix, elle ne risquait pas de l’accepter, de comprendre que chaque choix était celui d’un être unique, et qu’il n’y avait pas de jeune femme en train de faire des pizzas et de jeune divinité en train de faire un massacre, mais bel et bien Rachel, juste Rachel. En parlant de massacre, cela lui donna une idée.

Prenant Caitlyn par les bras, le Phénix entreprit de la réchauffer de gestes des paumes, l’aidant d’abord à se relever pour lui frotter le dos.

- Il y a une autre chose que nous faisions beaucoup avec ma petite sœur… penses-tu que te mettre derrière les fourneaux t’aiderait à te réchauffer ?

Une pause, alors qu'elle souriait à Caitlyn cette fois, espérant vraiment que son idée, peut-être saugrenue et inadéquat mais innocente et naïve, permettrait de changer les idées de sa sœur.

- Tu voudrais bien de moi comme assistante dans la réalisation d’un nouveau gâteau aux amandes ?

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Des divinités ont fait de moi une divinité,
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Sam 12 Oct - 7:15



Famille.

On passe son temps à courir après ce qui nous a manqué au point d’en devenir douloureux. On passe le peu de temps de notre passage sur terre à tenter de recréer ces liens qui n’ont pas pu s’établir de manière naturelle. Il y a tant à faire, tant à espérer qu’une vie n’est pas assez, non, ce n’est sans doute jamais assez. La vie est faite de ces rencontres qui changent le monde et font plus belle l’existence. L’air est plus pur, la lumière plus douce et la chaleur définitivement réconfortante.

Je n’ai pas froid, je n’aurai plus jamais froid. J’ai de la chance, j’ai souffert comme tout à chacun mais j’ai de la chance. Ma sœur, ma charmante petite sœur avec qui je ne partage pourtant aucun lien de parenté à part un cœur saigné à vif et couvert de cicatrices, ma formidable petite sœur m’a tellement aimé qu’un jour, elle a fusionnée avec le cosmos pour pouvoir me ramener au monde parce que l’Histoire ne pouvait pas s’arrêter là. Parce qu’elle ne le devait pas. Je n’attendais rien d’elle, je lui ai offert ma famille et j’ai partagé ma chaleur pour nous bercer toutes les deux puisque seules nous pouvions nous comprendre.

Ma sœur passe son temps entre une jeune femme naïve et une entité omnipotente et omnisciente. Mais elle reste capable de donner des leçons à bien des dictateurs et elle se pose là en ce qui concerne le réconfort des cœurs. Les liens du cœur, elle s’y connait et pourtant elle reste persuadée qu’elle n’est pas faite pour aller vers les autres. C’est un ensemble de contradictions et de radicalisations qui se cache derrière le plus éclatant des sourires que j’ai pu voir. C’est un chaos mais un chaos que j’ai appris à aimer.

La cuisine est déclarée zone sinistrée, je crois qu’on a réussi à étaler un bordel incommensurable à faire pâlir Danger et à nous passer en Alerte 1. Confondre farine et plâtre ? C’est concrètement possible. Je la laisse se servir un peu de ses pouvoirs parce qu’au fond, je n’ai pas le cœur à gronder ou à râler pour rien. Elle fait voler des œufs et ne comprend pas le quart des instructions de la recette que moi-même d’ailleurs je ne maitrise qu’à moitié. On court dans tous les sens comme deux billes de flipper et je chantonne parce que je me sens bien, ca sera sans doute le plus beau gâteau du monde…ou pas. On essayera juste de faire en sorte qu’il ne tue personne, Amy en mangera parce qu’elle m’aime mais les autres, je pense qu’ils fuiront. Au pire, il nous reste Kaede. Rachel essaye de chanter mais ce n’est pas trop une réussite, je lui dépose un baiser sonore sur la joue en passant plus pour la faire taire que par tendresse, un peu des deux dira-t-on. Elle s’applique à malaxer la pâte alors que j’ai encore le paquet de farine en main. Je la regarde un instant, ces fameux instants d’attendrissement absolu ou le temps nous échappe, des instants qui finissent gravés à jamais en nos mémoires. Alors je passe dans son dos pour lui déposer mes bras en collier joint autour de ses épaules, mains jointes autour du paquet, mes lèvres contre son oreille en un moment de tendresse affectueuse, ces gestes de rares dont je ne suis capable qu’avec si peu de personne. Ma voix est presque une caresse.


- N’est-ce pas le plus gros défaut d’une grande sœur que de vouloir se montrer indestructible pour pouvoir être en mesure de protéger sa famille même si ses fêlures sont évidentes ? Et puis, être là pour s’excuser et essayer de recoller les morceaux quand on a été un peu trop brusque et de faire avancer les choses, maladroitement mais avec sincérité.


D’un geste saccadé et sans attendre de réponse, je fais bouger mes poignés vivement afin de lui faire sauter la farine au visage, me saupoudrant aussi au passage.

- Hop, comme ça, je pense qu’on se ressemble encore plus, nan ?

Je t’aime, ma sœur et c’est la seule force que j’ai.



Fin du Rp pour Wonder Beaver.


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MessageSujet: Re: Sororité ( Rachel)   Sam 12 Oct - 19:50

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Elles abandonnent la plage de San Francisco, ce lieu qui leur est tant symbolique que cher, couverte des cicatrices que Rachel a ouvertes et n'a pas eut le temps de refermer. Mais ces cicatrices de verre, marquant le sable de leur transparence, de leur dureté, ne sont-elles pas aussi symbolique que le reste du lieu ?

Caitlyn emmenait Rachel pour la faire sourire, et le Phénix l’y conduisait pour la faire espérer ; pour qu’il n’y ait plus de Mendoza, ou de doute, mais ce faisant, elle avait ouverte de profondes blessures. Des blessures qu’elles enterraient à présent, et qu’elles guériraient dans le temps, comme le vent et le sable recouvriraient les traits de verre, et comme le Phénix reviendrait terminer sa réparation lorsque celle du cœur serait faite. Tant de gens passeraient autour d’elles sans les voir, s’en serait analogue à ce qui se passerait sur l’autre côte, et s’en finirait de même. Un choix, un vœu, un chaos, ni plus ni moins.

Le temps de faire sursauter Danger et de se changer, et elles étaient de retour dans un lieu qui deviendrait aussi cher, et symbolique. La leçon du chaos du monde était particulièrement bien rentrée, ainsi élève comme professeur se firent un devoir de représenter ce chaos dans leur nouveau lieu de travail : la cuisine. La question la plus importante n’était pas de savoir si leur gâteau serait bon, mais si elles auraient le temps de finir de le cuisiner avant que les cuistots de l’Institut ne les foutent à la porte en les traitants de tous les noms pour avoir transformée leur cuisine en Bagdad 2003, ou en une parodie de la chambre de Jubilee, aussi.

Mais pas de panique, Rachel était une pro du ménage, avec de la désintégration moléculaire, on venait à bout de toutes les tâches, toutes les incrustations, et ce en un temps record ! Le Phénix aurait put refaire la pub pour St-Marc si elle avait sût prendre l’apparence d’une mauvaise modélisation 3D, mais elle n’avait pas énormément eut besoin d’argument autre que « je m’en charge si j’ai droit à mes pouvoirs » pour y avoir le droit, tant à l’un qu’à l’autre. Et cela ne s’était pas arrêté là, elle avait même put faire léviter des œufs pour les briser sans faire de même avec ceux de Caitlyn ; second degré !

La traduction du livre de cuisine fut pire qu’un court d’anglais dans une fac de France, et il faillit connaitre un sort similaire au livre que lisait Fuzzy lorsqu’elles s’étaient rencontrées, la principale différence étant que la cuisine étant au rez-de-chaussée, le livre de cuisine vola moins longtemps. Après, se fut encore à Rachel d’aller le chercher, mais finalement, tout poursuivit sa route comme prévu, et elle finit même par servir de GPS dans la cuisine, localisant les ingrédients par la pensée, pour que sa sœur de cœur et elle-même puissent leur courir après et découvrir les joies de l’archéologie. Cependant, face à cet effort répondit un réconfort, et les réserves de pâtes d’amande de l’Institut, situées dans la cuisine, connurent une chute pire que Wall Streat en 2007.

Caitlyn chantonna, faisant sourire son vis-à-vis quant au fait qu’une journée bien commencée mais mal continuée allait bien se finir, mais quant ledit vis-à-vis s’y essaya, la première lui fit rapidement comprendre qu’elle faisait mieux de se taire, d’une façon d’une ressemblance troublante avec celle employée dans son couple, et même si elle remettait son mp3, le Phénix avait le droit de garder le silence, car tout ce qu’elle pourrait dire pourrait et serait retenue contre elles lorsque le temps de goûter le gâteau viendrait. Après la réussite du Noël précédent, il n’y aurait pas beaucoup de jury testeur, ainsi à part elles-deux, il n’y aurait probablement qu’Amy et Kaede pour goûter, Amy qui régénérait et Kaede qui n’avait aucun goût culinaire ; que de pessimisme de la part de Caitlyn, car sans doute pourraient-elles convaincre Sanzo, qui y avait échappé la dernière fois et ferait n’importe quoi si c’était Rachel qui lui demandait, ou encore Emma, qui pourrait ainsi hurler haut et fort à l’empoisonnement, puisque Caitlyn était sa meilleure ennemie, et que la Summers-Grey avait une expérience inégalée dans le « faire chier E.G.F. » (Emma Grace Frost) – chose qui, comme le vélo, ne s’oubliait jamais ! Pour Jubilee, c’était mort, Ororo idem, elles ne se feraient pas avoir deux fois, leur premier trauma leur avait suffit. Dommage, c’était bien en essayant qu’on finissait par y arriver. Puis, si à deux, Caitlyn et Rachel parvenaient à faire une purée de cerise qui pouvait servir d’onguent pour les plaies, qui irait se plaindre, allier l’utile à l’agréable de cette manière c’était un coût à avoir le Prix Nobel de l’invention 2013 (même s’il faudrait expliquer au Phénix que Merlin ne risquait pas de les poursuivre pour lui avoir volée son invention, et pas parce qu’il était mort depuis des siècles). Bon, il faudrait préciser de ne pas faire cela s’il y avait des guêpes dans les environs, elles aimaient pas mal la confiture, mais comme pour tous les produits médicaux, il y aurait une notice. Oui, une notice que personne ne lirait, mais ça dédouanait la responsabilité du fabriquant. Du coup, devaient-elles faire une notice pour leur gâteau aux amandes ?

On ne pouvait pas écrire de notice avec les mains dans la pâte, et si elle ne malaxait pas, le Phénix ne s’en sortirait jamais ; certes. Elle malaxa, alors, et sans chanter !

Attaque sournoise de la part de Caitlyn, et Rachel se fit avoir avec une innocence parfaite : alors que, à l’air d’un tabouret, Fuzzy lui prenait l’encolure pour lui montrer le paquet de farine, le Phénix regarda à l’intérieure, se demandant ce qu’elle devait y voir.

- N’est-ce pas le plus gros défaut d’une grande sœur que de vouloir se montrer indestructible pour pouvoir être en mesure de protéger sa famille même si ses fêlures sont évidentes ? Et puis, être là pour s’excuser et essayer de recoller les morceaux quand on a été un peu trop brusque et de faire avancer les choses, maladroitement mais avec sincérité.

- C’est…

Sa phrase fut interrompue par la chose à voir, qui n’avait pas été dans le paquet, mais autour, en la présence des mains de la Ptite Rousse, qui venaient de transformer la poudre en projectile à l’intention de la Grande, la coupant dans sa phrase qui se termina en « peuh, peuh, peuh ».

- Hop, comme ça, je pense qu’on se ressemble encore plus, nan ?

- Hell Yeah !

Celle du devant, avec son tablier tout aussi à l’endroit que la première fois qu’elle avait cuisiné ici, faisant les cornes du diable avec un grand sourire et la main pleine de pâte, et celle de derrière, collée contre elle avec le sachet de farine compressé dans les mains et un grand sourire sur les lèvres, toutes deux les visages et la chevelure parsemés de farine ; s’eut été une photo magnifique, et se serait un souvenir tout aussi beau.

Le souvenir d’une Sororité.

RP TERMINE pour Rachel

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