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 Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Sam 13 Juil - 23:23

Samedi 1er Juin 2013 – 02 : 22 P.M.
Manoir du Club des Damnés, Manhattan, New York
Je suis dans le grand hall, la porte m’a été ouverte avant même que je toque, sans même que j’ai déclinée mon identité ; il sait.

Je contemple les deux étages, je contemple l’ornementation magnifique, les décorations du XVIIIème, les hauts lustres et la collection de tableaux uniques représentants les membres passés et présents du Club, tous, pas seulement ceux de la secte, rien n’a changé. Rien à changer sauf qu’il sait.

Comment, je n’en sais rien, mais cela n’importe pas, le principal, c’est que lui sait. Je le vois descendre le long des escaliers d’angles, passant du premier étage au rez-de-chaussée, avançant pas à pas, lentement, jusqu’à moi. Il n’a pas plus changé que ces lieux, et il descend doucement, main posée sur la rampe d’escalier, me fixant de son regard. Il sait.

Je suis une proie face à un prédateur, et son attitude ne fait rien pour me rassurer, mais le pire, c’est que j’ai cette image dans ma tête : son corps étendu sur la neige, la cervelle explosée. Je l’ai tué, je l’ai vu mourir, j’ai culpabilisée de cette mort, et le voilà, toujours aussi nonchalant, toujours aussi… Son regard me donne l’impression qu’il me trifouille le cerveau, qu’il y enfonce profondément quelque chose pour en retirer mes pensées. Il sait. Télépathe.

- Oui, je sais. Je sais parce que tu me l’as dit. Cela aurait dut finir par arriver, même si je suis surprit de te voir ici.

- Ne t’inquiète pas, tu restes le même salopard que tu as toujours été. Je… j’ai juste…

- Tu ne peux pas la suivre dans les ténèbres où elle se perd à nouveau. Tu voudrais la rassurée, mais tu ne veux pas lui mentir, hors tu n’as pas la moindre idée si ses peurs sont rationnelles, ou si ce ne sont que des peurs. Et il n’y a que moi qui en aie une vague idée, selon toi.

- Sors de ma tête, grognai-je entre mes dents.

J’ai peur, c’est indubitable, j’ai peur de son approche, tout comme j’ai peur de lui. Je le hais pour ce qu’il nous a fait, et je ne crois pas à sa rédemption, cependant, j’ai peur parce que Caitlyn croit en lui, et que je n’arrive pas à la convaincre qu’il n’est qu’un monstre de plus. J’ai peur, parce qu’à la différence de notre première fois, il me semble plus humain à chaque fois que je le vois. Ce ne sont que des masques, mais des masques qui arrivent à me berner moi ; ou alors, il est bien plus monstrueux que je ne le croyais, car il choisit de faire le mal, pour des raisons qui m’échappent. Tous ce qu’il a fait sert ses buts, je le sais, mais je n’arrive pas à le prouver, et il retourne lentement tout le monde contre moi ; Emma, Ororo, Caitlyn… Seule Jubilee reste hors de son influence, mais pour combien de temps…

Il se stoppe devant moi, et me regarde dans les yeux ; je suis partagée entre l’envie de fuir, et celle de lui projeter mon poing au visage, d’affronter ma peur et de le vaincre. J’aimerai libérer la haine que j’ai pour lui, j’aimerai le battre encore une fois, mais je crains qu’il n’attende que cela. Je suis ici, il sait pourquoi je suis ici, et il y a des probabilités pour qu’il l’ait sut bien avant moi. Je m’avance dans une toile, je m’empêtre en elle, mais je sais pourquoi je le fais.

- Tu le fais parce que la fin justifie les moyens.

Le coup de poing part, et il fait un pas de recul, mais il n’a pas d’autre réaction. Il laisse son sang noir lui couler sur le visage, sang qui devient rapidement fumée avant de disparaitre, et son regard change. Je ne l’aime pas quand il est froid, mais l’éclat que j’y vois… il me terrifie. Son visage… j’aimerai y voir de la joie, j’aimerai y voir du mépris, du dégoût ou de la colère, mais à la place, il n’y a qu’un peu de tristesse. Il sait rester impassible, mais ses micro-expressions le trahissent comme tout autre. Il est triste, pour moi. Et ça me terrifie bien plus.

Caitlyn a son visage pour le mal, c’est un mal qui l’a torturé et qui l’a tué, mais moi, mon mal m’a protégé lorsqu’une église m’est tombée dessus, mon mal m’a aidé à essayer de retrouver mon amour, mon mal à sauver mon amie… mais il reste mon mal. A chaque fois que je conceptualise le mal, c’est lui que je vois, mais le mal ne peut être humain. Il n’a pas le droit, il ne doit pas l’être.

- T’as fini de lire mes pensées ? T’as fini de te servir de moi pour infiltrer les X-Men ? Tu sais pourquoi je viens, alors finissons-en.

Je crains sa réponse avant même qu’il n’ouvre la bouche, car je ne vois sur son visage qu’une triste résignation. Je sais qu’il est en train de m’arnaquer, j’ai besoin de le croire. Ça fait mal, mais c’est ainsi que ça doit être. J’étais prête à faire un pacte avec une Entité qui réclamait mon sang pour la sauver, alors pourquoi pas lui ?

- Je sais que Caitlyn va mal, sinon tu ne serais pas dans cet état. Je sais que c’est à cause des évènements de décembre, sinon tu ne te tournerais pas vers moi, et je sais que si tu es ici c’est que tu n’as pas le choix. Je ne suis pas dans ta tête, je me contente de déduire comme tu t’amuses à le faire habituellement. En analysant ton discours, je sais également que les X-Men sont concernés ; j’aurai tendance à pencher pour les Maraudeurs, mais je sais également qu’ils n’ont plus aucune raison de s’en prendre à Caitlyn, puisque Sinistre croit qu’elle est un clone. Hors donc, il me manque un élément pour tout comprendre, et donc pour t’aider.

- Tu me prends vraiment pour une conne ? Je suis pas d’humeur à plaisanter… Les Maraudeurs sont la cause, si t’es pas capable d’en savoir plus, c’est que j’ai eu tort en venant jusqu’ici, parce que t’es pas aussi renseigné qu’on le croyait.

Il soupire, simplement, me faisant de nouveau serrer le poing ; ce n’est pas un soupir suivit de son mépris ou de son dégoût, mais plutôt de tristesse, là encore. Il veut me faire croire qu’il est désolé de me voir réduite à de telles extrémités. Mais le fait est là : j’en suis réduite à de telles extrémités. Je suis impuissante, comme avant, et j’ai si peur de la perdre, comme avant. Il a réussi à la ramener une fois, et il en sait plus sur ses peurs que je n’en saurais jamais, et même si je la condamne à tomber un peu plus sous son influence, je préfère cela que la perdre. Je suis un monstre, à ma manière, égoïste, incapable d’assumer ses choix et ses erreurs. Lâche, aussi.

- Je pourrais me servir dans ton cerveau, petite s…

- Je t’interdis de m’appeler ainsi !

- Je pourrais me servir dans ton cerveau, Teresa, mais ce n’est pas un problème que mes pouvoirs peuvent résoudre. Nous avons déjà essayé cette voie, et cela c’est mal terminé. Je comprends ce que tu veux de moi, mais je dois juste savoir : c’est de lui, qu’elle a peur, ou d’elle-même ?

- Sinistre…

Il hoche la tête, sans un mot, pesant me paroles ; je n’aime pas cela, j’ai l’impression de tomber dans un piège, j’ai l’impression qu’il tente de chercher le meilleur profit qu’il peut en tirer, j’ai l’impression qu’il… doute. Il n’a pas le droit de douter, car s’il doute, c’est qu’il ne sait pas où il va, hors c’est un homme de machinations et de marionnettes, donc il doit savoir où il va.

- Je viendrais vous aider, je pense que je puis vous êtes utile, en effet.

- Quel sera le prix ?

- Que vous ne touchiez pas à ma mémoire.

- Je ne peux rien promettre.

Quelle surprise, il ne veut pas qu’on trouve ses plans secrets, pour que l’on ne puisse pas confirmer ce que je sais. Pourtant, ce n’est pas de l’inquiétude que je vois sur son visage, il n’a pas peur d’être découvert, il semble simplement… triste, et résolut.

- Soit.

_________________
Nephilim

La seule constante de l'univers est le changement





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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Mar 30 Juil - 22:24

Samedi 1er Juin 2013 – 04 : 22 P.M.
Hell Angel, Salem Center, Etat de New York
On dit de moi que je suis fou ; mais qu’est-ce que la folie, si ce n’est le non-respect d’une norme ? Les normes humaines, tout comme leurs lois à dire vrai, ne m’indiffèrent pas en réalité ; il s’agit juste d’outils que j’ai appris à utiliser de la façon la plus avantageuse pour l’avancement de mes objectifs. Parfois, je les transgresse purement et simplement, d’autre fois, j’en exploite les failles, et d’autres encore, plus rarement, je m’y soumets comme n’importe qui. Aujourd’hui, je me suis soumis.

J’ai été véritablement surprit que ce soit aujourd’hui qu’elle vienne me voir, ma douce petite Teresa, car je ne pensais pas que Caitlyn tienne aussi longtemps. Je n’ai pas eu droit aux causes du problème, juste au problème lui-même : la peur. La peur est l’essence même de la folie ; tant de peur, toutes aussi irrationnelles les unes que les autres, tirée aléatoirement par un esprit qui ne pourrait s’en passer sans être considéré comme fou… c’est une chose paradoxale. Cependant, la peur n’est pas folie lorsqu’elle est rationnelle, comme la peur du prédateur, ou lorsqu’elle appartient à la norme. D’autres gens ont les mêmes peurs que moi, alors je suis normal puisqu’eux le sont ; c’est un non-sens abominable. Toujours est-il que plupart des gens ont peur de ce qu’ils ne comprennent pas, mais d’autres en revanche ont compris des choses qu’ils n’auraient pas dû comprendre, et de ce fait, ont peur de la vérité.

Est-ce le cas de Caitlyn ? Surement. Son esprit, tout du moins la partie que l’on connait de son esprit, est tourmentée par ces révélations, car désormais qu’elle est sur le droit chemin, elle contemple l’abysse de ses erreurs, et ce savoir la ronge. Cauchemars, ils ne sont ni plus ni moins qu’une peur nocturne. Je ne pense pas qu’ils se soient calmés suite à l’épisode de Décembre, cependant, je ne pose pas la question, car je sais que je n’aurai nulle réponse.

Elles viendront, en leur temps, je le sais, comme je sais que j’ai des réponses plus complètes, qui pourront apaiser les peurs, sans doute ; je l’espère. Je suis dans la norme, lorsqu’il s’agit des sentiments, car je veux leur bien, même si la moitié seulement en est convaincue. Amusant que ce soit l’autre moitié qui vienne quérir mon aide ? Non. Inquiétant, plutôt.

Je sais à quoi ressemble l’Institut, je me suis nourrit de leurs mémoires, par le passé, mais pas cette fois, mais plus maintenant. Les moyens pour arriver à mes fins ont changés, et pour les aider, je dois être de leur côté, car j’ai échoué sur la première méthode. Cependant, j’ai réussi à transformer cet échec en réussite. Cela me prends du temps, de l’argent et des efforts, ainsi que pas mal d’humanité, cependant, si les trois premières ressources ne me sont pas comptées, la dernière l’est, et je l’économise pour de tels moments. Je n’en suis pas encore à atteindre ma protégée, je sais que je vais devoir montrer une patte blanche et que malgré sa demande, Tessa ne m’emmènera pas jusqu’à l’intérieur ; nous allons nous rencontrer dans un lieu neutre, même s’il eut été plus facile de me maitriser dans la demeure de Charles Xavier.

Les conditions sont clairs : un pet de travers, et Tessa me tase et me livre au BAM, considérant qu’ils devraient bien avoir quelques griefs contre moi. Est-ce folie que de faire ce que je fais ? Après tout, le BAM aurait effectivement deux-trois trucs à me dire, et ils essaient également, mais je ne suis pas si pressé que cela de payer mes crimes, ni même de les avouer. Contrairement à ma petite sœur susnommée, je ne considère pas que la fin justifie les moyens, simplement je me contente de faire le nécessaire ; il y a une nuance, croyez-moi. A savoir lequel est le mieux, c’est une autre histoire.

C’est cependant le fait de faire le nécessaire qui me conduit ici, aussi proche de la « base » de mes « amis » les X-Men. Salem Center, au plus proche, mais hors de leur portée ; c’est impressionnant de voir à quel point ils surestiment ma dangerosité, et flatteur également. Oui, détruire les X-Men ou l’Institut semble simple, Tessa a dût le déduire, mais je connais bien mieux le monde politique qu’elle, et je sais que si le BAM laisse les X-Men et l’Institution X faire leurs conneries, c’est que ces derniers ont deux-trois points de pression pour « forcer » la coopération ; considérer les lois comme les mêmes pour tous c’est comme croire à l’égalité des chances : un enfantillage.

J’ignore s’il s’agit d’un piège, et même si c’est moi qui ai proposé le Hell Angel comme lieu de rencontre, je ne doute pas qu’Amy ait les capacités de retourner cela contre moi. Pourquoi le Hell ? Je pourrais dire que la dernière soirée passée par mes protégées en ce lieu était des plus amusantes à suivre, sauf du côté de l’ivre peut-être, mais c’est surtout pour la symbolique : c’est ici que Caitlyn a fuit les X-Men la première, ainsi je considère que ce lieu est le plus à même de lui permettre de se retrouver au niveau du courage.

Devrais-je regretter de ne pas retrouver Caitlyn à l’Institut ? Je ne pense pas, car outre que je sais que la charmante et dynamique gardienne des lieux, savamment nommée Danger pour sous-entendre un fait que son apparence à elle-seule suffit à confirmer, n’aurait aucun problème à faire du ball-trap avec ma personne, à moins que je dispose d’un standing suffisant pour qu’elle se déplace en personne, je préfère garder les secrets de mon esprit en son sein ; je sais mieux que quiconque quel pouvoir peut-on retirer des secrets des autres, et si j’aime à m’en encombrer, je n’aime pas partager les miens. Je n’ai aucun Psychneuein avec moi, cela serait prendre le risque compromettre une forme de vie que je garde toujours secrète, pour l’instant, et de toute façon, je n’ai nullement l’intention d’user des pouvoirs de ma Maitresse dans cette bataille, outre pour défendre mon esprit si nécessaire. Une bataille serait une regrettable perte de temps, et puis je suis fou, pas stupide ; je ne suis pas ici pour me battre, mais pour aider.

Toujours est-il que ma petite sœur dispose d’une telle confiance en moi qu’elle me braque avec un joujou à décharges électriques dont elle ignore que je puis y résister. C’est assez cocasse de se dire que la personne la plus méfiante envers moi, parmi les X, est ma propre sœur ; j’estime mes termes plutôt bon avec ceux que j’ai rencontré, puisqu’Ororo n’a aucun grief contre moi, que j’ai aidé Emma à revenir, et je pense qu’une fois qu’elle aurait fait joujou avec ses boules explosives, peut-être pour faire exploser les miennes d’ailleurs, Jubilation ne m’en voudra pas, ou plus, concernant le prisonnier de la dernière fois, puisque jusqu’à preuve du contraire, j’ai réussi là où elles-toutes ont échouées la dernière fois.

Certains pourraient considérer comme étrange que le seul obstacle entre Caitlyn et moi soient ses amies, mais ce n’est que pure logique, en réalité, car les amis de Caitlyn ne sont pas les amis de ses amies, et encore moins de sa petite amie. Certains considèrent la téléréalité comme complexe et tordue, mais l’Institut in Live n’est pas mal non plus dans le genre. Bon, je n’ai regardé que le second, à une époque, et j’ai un emploi du temps suffisamment chargé pour ne pas m’intéresser à l’histoire de toutes les personnes qui gambergent là-bas ; celles qui ne le font pas sont intéressantes, oui, mais heureusement pour moi, elles sont peu nombreuses, et je fais une fois encore le tri à l’intérieur. Mes centres d’intérêts dans l’Institution X sont au nombre de quatre, deux majeurs et deux personnels ; celle qui me braque en fait partie, celle que je veux aider également. Il y a leur Baby Phénix aussi, qu’il faut préserver d’un monde trop complexe pour lui et qui pourrait le corrompre, et leur Reine Blanche, qui pourrait reprendre une place qui lui revient de droit dans l’avenir du monde, et pour plaider leur cause. Même s’il y a des poids non-négligeable, telle Jubilation Lee ou Ororo Munroe, je n’irais pas jusqu’à les qualifier de centres d’intérêts. Ce n’est pas là une injure, c’est là une simple hiérarchisation de mon faisceau de relation sociale à l’Institution Charles Xavier.

J’écoute Amy te téléphoner, te dire qu’elle t’aime, qu’elle est désolée mais qu’elle est dépassée suite aux évènements de ce matin ; évènements que je déduis être la source du problème. Une engueulade avec Tornade ? Ce n’est pas la première fois, et c’est même plutôt logique considérant l’attitude de Teresa dès qu’un problème t’implique, Caitlyn ; le problème c’est donc manifesté en présence des X-Men, ou de leur chef tout du moins. Dissensions ? Mauvais. Désaccords ? Mauvais. Se prendraient-ils tellement pour des super-héros exceptionnels qu’ils en oublieraient leur humanité et le chaos qu’elle signifie ? J’ai mon idée là-dessus, mais je ne peux pas faire grand-chose ; ils sont et restent des humains, victimes de leurs passions et inconstants dans leur nature même. Cependant, là où je vais devoir intervenir, c’est lorsqu’il est question de « réponses » ; ah, ma petite Teresa et sa croyance en des réponses à tout, en des vérités absolues et immuables… Après Hopes pour savoir combien durait l’amour, moi pour savoir comment vaincre sa peur de Sinistre. J’ai des réponses, j’ai des vérités, tout comme Feu Daniel, Dieu ait son âme, mais si ces réponses seront plus savantes, plus « véridiques », elles n’en offriront pas forcément autant de réconfort. Amy ne veut pas te mentir, mais je ne sais pas si elle souhaite que ce soit moi qui le fasse, ou si elle espère vraiment que je te dise que tu n’as rien à craindre. Tu n’as pas rien à craindre et tu n’aurais jamais rien à craindre, mais je dois pouvoir t’aider à relativiser, ce qu’elle est incapable de faire lorsqu’il s’agit de toi. Elle ne t’a pas abandonnée ce matin, lorsqu’elle ne t’a pas suivie dans ta fuite ; elle essaie de s’en convaincre autant qu’elle le fait pour toi.

Tessa n’évoque pas mon nom, elle se contente de te demander de venir au Hell Angel, Caitlyn ; le feras-tu ?

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Le Léviathan

"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Mer 31 Juil - 9:55

La vie est compliquée quand on s’évertue à la rendre compliquée. C’est ce que j’avais essayé de lui dire maladroitement mais rien n’y avait fait. Ororo par sa discussion patiente et rassurante dans les vestiaires avait pu ouvrir une brèche dans mes terreurs, elle ne m’avait rassuré que sur un point mais un point des plus importants : je ne serai pas seule, nous ne serions pas seuls dans les ténèbres du combat. Par contre, savoir si nous pourrions lutter, c’était là une question des plus difficiles. J’étais intimement persuadé que nous courions droit au massacre et que rien ne pourrait être fait pour l’empêcher. Ororo avait dit « ensemble et totalement terrifiées » c’est exactement de cela dont il s’agissait à présent.

Elle avait balbutié quelques mots, j’avais bredouillé des excuses, je l’avais blessée par une décharge involontaire et cela me broyait le cœur en deux. Elle était restée évasive sur la suite de la réunion, je devinais qu’elle avait dû aller trop loin mais je n’étais pas en état de lui en vouloir, j’avais déjà bien trop à me faire pardonner de mon côté.
J’aurai voulu redevenir celle que j’avais été avant ces six mois et je pensais que tout ce que nous avions fait ensemble m’en donnait la force, mais en fait je comprenais enfin alors que je me savais acculée dans mes derniers retranchements face à ce qui me faisait le plus peur en ce monde que je n’étais pas solide. Tout mon corps avait été récolé au scotch, ni plus, ni moins et tout était à nouveau en train de s’effondrer parce que la vérité était évidente : je n’étais pas à niveau, pas prête au pire et le pire m’entravait dans sa pire résurgence possible : Sinistre.

Amy manquait de discernement depuis quelques temps, était-ce ma faute ? Peut-être…Peut-être que là non plus je n’étais plus à la hauteur de ses espérances. Ce n’était pas de l’éloignement, c’était une sorte d’incompréhension lancinante mais pesante. Jadis, elle trouvait d’emblée les mots, les gestes : elle voyait les choses et comprenait sans que le besoin des mots ne puisse se faire nécessité. Ce n’était plus le cas.
J’avais cette désagréable sensation d’être moins…aimé. Moins comprise en tout cas. Je ne demandais qu’un peu de réconfort et de chaleur et surtout des encouragements par le « nous » face à cette nouvelle épreuve. Elle n’offrit qu’un visage impuissant et fermé. Là où Ororo avait ouvert la brèche, il était facile à ma moitié de combler les peurs…Elle ne le fit pas. Pire…Elle s’assura que « j’allais bien » et parti sans véritablement m’expliquer ses raisons. Je crois que cette absence me fit le plus mal.

Qu’elle ne me suive pas dans ma fuite était sans doute une bonne chose, c’était même nécessaire qu’une fasse face là où l’autre s’effondre. Mais que passé la tempête, elle ne me rejoigne pas, que l’on ne se retrouve plus à nouveau, c’était assez…inédit pour en être blessant. Je pouvais être forte avec elle et pour elle, mais pas sans. Je ne la comprenais pas et cette incompréhension fatalement trouvait son origine chez moi.
Oui, j’étais le problème, c’était forcément moi…J’avais été trop chiante, trop « en dessous », je l’avais déçu. J’en venais parfois à me demander à quel point. Au point peut être de ne plus vouloir m’épouser ? C’était fort possible…Tout était malheureusement possible.
Me faudrait-il vivre d’amour par automatisme ? D’amour par défaut ? Pire, par pitié ? Aimait-elle ce que j’avais été, se contentant de prendre l’ombre en pitié ? Cette idée m’était devenue pénible.

Je fus relativement silencieuse à son appel, discuter à l’extérieur était une idée assez inhabituelle pour qu’elle me paralyse, une partie de moi était même en train de psychoter sur la possible annonce d’une séparation. Peut-être voulait-elle mettre les choses au clair et me signifier que nous ne pouvions pas continuer. Tout était possible à présent.
Je promis de venir par un ou deux mots et je fus surprise des accents de résignation qu’avaient ces mots.

Raoul…Le Bar de Raoul. Etrange endroit pour cette mise au point qui me terrifiait plus que tout ce que j’avais encaissé ce matin. Tout me hurlait de m’en aller, de ne pas y aller. Je ne voulais pas entendre des mots de ce genre, je ne voulais pas qu’elle me dise que son amour s’en allait, je ne le voulais pas parce que c’était comme me vider de mon sang, m’arracher ce qui me restait de fierté et de buts.
J’étais abattu en entrant, tellement abattue que j’affichais une mine décomposée, sans sourire, sans charisme et plein de tristesse. Je faisais mon âge et même ma démarche semblait pesante. J’évitais d’abord son regard, je tremblais de voir ses lèvres se mouvoir pour diffuser son poison létal « il faut qu’on parle ». Non, je ne voulais pas qu’on parle, je voulais que tu m’aimes. Et je le vis lui.
Incompréhension.
Mon expression changea, marquant la surprise…Sa présence d’abord et surtout sa présence AVEC elle ensuite. Elle ne le supportait pas, le détestant à tort là où je savais avoir raison. J’avais cessé de lui expliquer, elle se fermait, même à moi et à présent, elle se fermait à tout.

Mon regard scruta les deux protagonistes avec une pointe d’agacement et de surprise.

- On m’explique ? Vous vouliez un arbitre ? Désolée mais...je botte en touche.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Mer 31 Juil - 14:41

Que préférai-je : que Caitlyn vive heureusement sans moi ou que nous luttions à jamais pour un bonheur que nous n’avions aucune chance d’atteindre ?

Je n’ai jamais voulut répondre à cette question, mais je l’ai fait, le matin même ; j’ai trahie Caitlyn. Quelque soit la réponse à cette question, c’est une trahison envers elle, mais j’ai fait ce choix. Amer, triste, effrayant. J’ai fait un choix face à Ororo. Je suis dépassée, c’est pour cela que je vais chercher de l’aide. J’ai fait un choix face à Ororo et je m’évertue à faire le choix inverse en ce moment, comme si ça pouvait restaurer l’équilibre que j’ai brisé. Mais ça ne le peut pas, n’est-ce pas ? Je ne peux pas réparer cette fois, alors j’appose mes espoirs sur d’autres pour qu’ils le fassent, qu’ils réussissent là où j’ai échouée. Mais ce faisant, je comment encore des erreurs ; je passerai la flagrante qui est la personne à qui j’ai fait appel, pour me concentrer sur une autre dont je ne me suis aperçue que récemment.

Lorsqu’une personne trouve refuge dans le terrain le plus familier et le plus sécuritaire qu’elle possède, il faut aller la voir là-bas, il faut lui demander d’en sortir en lui tendant la main, il faut être auprès d’elle pour franchir le pas ; une erreur de plus. Un pas de plus dans la mauvaise direction, une secousse de plus n’attendant qu’à mettre à mal les fondations de ce que nous avions bâtis ; une secousse qui provient de moi. Je milite pour la reconstruction, car je suis incapable de ne pas détruire, de ne pas lui faire mal. Mais habituellement, nous reconstruisons ensembles, tandis qu’aujourd’hui…

Je n’ai pas totalement été honnête envers Ororo ; je ne pourrais jamais abandonner Caitlyn. Je ne pourrais jamais essayer de ne pas réparer les tords que je lui fais, je l’aime trop pour cela. Cependant, je crois qu’en essayant de le faire, je ne fais qu’aggraver mon cas, je ne fais que la faire souffrir plus. Suis-je la pire chose qui lui soit arrivée ? Kyle l’a pensé dès notre première rencontre, et peut-être qu’il a dit vrai. Je sais ce que je dois faire, mais je ne veux pas le faire, je me raccroche à elle en espérant ne pas la faire souffrir, alors que c’est surement ce que je fais. Je sais que les X-Men condamnent nos espoirs, mais je ne veux pas y renoncer tant qu’elle n’y renonce pas, je ne veux pas l’abandonner tant qu’elle n’abandonne pas, et je ne veux pas la sacrifier sur leur autel tant qu’elle n’en fait pas de même avec moi. Mais je sais qu’elle n’abandonnera jamais, alors que j’ai peur de finir par l’abandonner, moi.

Sa voix, lorsque je l’ai appelée, lorsque je lui ai demandée de sortir de notre chambre, de notre monde, de cette protection qu’on avait forgée à deux, ce n’était qu’un murmure. Celui de la fin. Suis-je déjà en train de la perdre ? Tout allait bien ce matin, nous rigolions avant qu’Ernest ne frappe à la porte, avant que l’on ait besoin de Nephilim non pour qui elle était en tant qu’humaine, mais ses compétences en tant qu’X-Men ; avais-je déjà fait le choix des X avant même qu’Ororo ne me l’impose ? Quel monstre suis-je, en ce cas ? Quel monstre suis-je pour autant être infidèle à celle que j’aime ?

Plus je deviens une X-Men, plus je la perds, ai-ce ainsi qu’Ororo a perdu T’Challa ? Ai-ce ainsi qu’ils en sont devenus un couple distant, ne s’aimant que dans le souvenir ? Je sais que cela arrivera pour moi, je me suis faite à l’idée, mais je refuse que cela arrive pour Caitlyn. Pourtant… pourtant il semblerait que se soit déjà le cas. Comment tout a-t-il put se désagrégé en si peu de temps ? La fais-je souffrir à ce point là ?

Elle avance, triste et déprimée, en entrant dans ce lieu qui a été entièrement réservé, et même ouvert, pour nous ; ce ne sont pas les horaires normaux, mais Sébastian sait corrompre les gens, et Raoul ou quelque soit son nom n’est pas contre un gros versement d’argent pour une ouverture spéciale et une réservation de tout son bar. J’avance vers elle, mais elle détourne les yeux, et je contemple l’ampleur du mal que je lui fais. La peur, la tristesse, même la douleur, et je n’ai pas été là. J’ai fuis vers quelqu’un qui, je le croyais, pourrait l’aider, mais de ce fait, je lui ai fais encore plus mal. J’avais le choix : la regarder souffrir en essayant d’apaiser sa peur par le mensonge, et fuir cette souffrance pour tenter de trouver un remède, en la laissant se creuser seule ; que d’égoïsme.

Elle se fige en voyant Sébastian, il l’attend prêt d’une porte en arrière salle, qui doit conduire vers une pièce isolée de la grande salle, pour les rencontre entre amis à l’abri des bruits des communs. Il intervient trop tôt, avant que je ne tente de m’expliquer, il me damne le pion et me fait perdre mes moyens, ou tout du moins le peu qu’il m’en restait. Il ne le fait pas directement, mais le regard de Caitlyn y suffit, sans même avoir le soutien de ses paroles.

- On m’explique ? Vous vouliez un arbitre ? Désolée mais… je botte en touche.

Je lâche le Tesla, qui tombe lourdement au sol ; je n’ai jamais accepté d’être à sa merci à lui, mais Caitlyn me désarme par son simple agacement. Je n’ose même pas m’approcher, même pas la toucher ; j’ai peur de me faire électrocuter à nouveau, non pour la douleur, mais pour le rejet, que cela m’infligerai.

- Pardon Cait’ ; pardon de ce que je t’ai fais comme de ce que je ne t’ai pas fais. Il a toujours été des endroits où je ne pouvais pas te suivre, et je t’ai toujours attendue à la sortie… mais pas cette fois. Je peux t’attendre qu’à la sortie… mais je veux pas que tu sois seule dans les ténèbres.

Je marque une pause, regardant celui que je n’arrive pas à qualifier d’intrus tant j’ai l’impression que c’est moi l’intruse ici, puis je reprends la parole lorsque mes yeux reviennent à celle que j’aime.

- Je le hais, tu lui fais confiance, alors je lui ferais confiance car je crois en ton jugement. Il t’a aidé la dernière fois, il le fera à nouveau, j’espère. Je voudrais te rassurer, mais je ne veux pas te mentir, alors je fais appel à quelqu’un qui sait. Il se vante de savoir, j’espère qu’il pourra écarter tes peurs. Pardonne-moi de foirer à chaque fois, de ne pouvoir t’aider comme je le voudrais. Je t’attends à la lisère comme toujours, pour toujours. Je t’aime…

Je fuis. Une fois mes mots terminés, je fuis. J’ai honte, honte de ne pouvoir l’aider, honte de devoir me reposer sur un être que je hais, mais peur aussi. Peur qu’il n’y arrive pas, parce que s’il n’y arrive pas, je n’y arriverais pas moi-même. Ce n’est pas une fuite physique, une fuite franche et une fuite explicite, mais je me retire, je lui laisse le champ libre pour le rejoindre, et j’abandonne son regard, détournant les yeux d’un astre que je détruis morceau par morceau.

Je crois comprendre pourquoi Ororo s’est éloignée de son mari ; ainsi, elle le fait moins souffrir. Mais dans mon égoïsme, je me sais incapable de m’éloigner de Caitlyn, donc, je continuerai à la faire souffrir. Nous devrons en parler, mais plus tard. D’abord, il faut la rassurer sur ses peurs, ensuite lui parler des miennes.

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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Ven 2 Aoû - 17:45

C’est une excellente question, en réalité. Es-tu venu au Hell Angel, Caitlyn ? Je ne vois qu’une ombre de toi, une ombre bien au-delà de ce que Sinistre t’a fait ; une ombre qu’une seule personne peut créer : Amy. Nous voici donc face à un double problème, le destin ne semblant pas vouloir lâcher prise dans votre destruction, à moins que ce ne soit qu’une victimisation cachant ce simple fait : vous êtes normales. Toutes les histoires ne sont pas faites pour durer, et ne préférez-vous pas vous dire qu’il y a quelques causes cosmiques essayant de vous détruire, pour mieux vous unir, que simplement regarder en face le fait que votre amour soit trop ardant pour ne pas se consumer seul ? Je n’ai pas la réponse à la réponse de cette question, car si j’ai la réponse, je sais que la question naturelle est « avez-vous raison ? », et cela, je n’en sais rien.

Je te vois arriver comme je t’ai malheureusement trop vue de mes yeux, soit dans un piteux état ; vous avez un paradoxe, tant toi que ton aimée: c’est face à l’adversité que vous réussissez, et si trop longtemps vous n’essuyez de tempête pour vous unir, vous vous relâcher ; mais le pire est bien lorsque ces tempêtes risquent de vous briser. J’ai été l’une des tempêtes qui vous a unies, j’ai participé à une autre en tant que rôle secondaire, et me voici à ma troisième. Mais c’est bien celle-là qui semble la plus terrible, car si vous souffrez moins physiquement, c’est qu’elle est dans vos âmes. Sinistre n’est pas ta plus grande peur, n’est-ce pas Caitlyn ? Il y en a une autre, et elle se nomme Amy. Vous êtes votre plus grande force, mais également votre plus grande faiblesse : vous avez peur pour l’autre, oui, mais cela se compte au niveau de vos forces, car votre véritable faiblesse, c’est le mal que vous pouvez vous faire, par non-dit, par inadvertance, par inexpérience, par humanité.

De ce que je crois entrevoir, l’engueulade avec Ororo, qui semble avoir eut lieu récemment, a fracturé quelque chose, entre vous ; pourquoi, je n’en sais rien. Je sais qu’elle ne vous voulait pas ensemble sur le terrain, parce que vous auriez été « moins efficaces », mais à moins qu’elle vous ait demandées de vous séparer, je ne vois pas ce qui aurait put déclencher cette peur. Il me manque trop de données, et qui plus est, le seul problème évoqué dans mon briefing est Sinistre… Hum… le seul problème dont Tessa se soit rendu compte ?

Un arbitre ? Ce n’est pas toi qui va être Arbitre, Emilie, mais c’est bien moi ; je suis l’un des tueurs les plus recherchés au monde, je suis le Roi Noir du Club des Damnés et le Héraut de la Prédation, et je sens que je vais devoir me muer en conseiller conjugal ; n’est-ce pas là le rôle de Frost ? Et bien soit, je réserve mon humanité pour de tels moments, alors je ferais le nécessaire pour que vous sortiez de la tempête, même s’il me faut pour cela la comprendre.

Tessa s’excuse, mais de la mauvaise chose. Oui, elle a à s’excuser de ce qu’elle a fait comme de ce qu’elle n’a pas fait, mais sait-elle réellement de quoi il en retourne ? Je ne pense pas. Il a toujours été des endroits où elle ne pourrait te suivre, Caitlyn, car elle estime qu’elle ne peut comprendre une chose dont elle n’a vécu l’équivalent, qu’elle peut seulement faire preuve d’empathie face à cela. Est-ce réel ? Je comprends ce que tu as vécu grâce à ta mémoire, Rachel grâce à une expérience similaire, mais à défaut de comprendre ce que tu as vécu, Amy ne pourrait-elle pas te comprendre toi ? Ne devrait-elle pas ? Inexpérience d’une jeunesse qui grille les étapes, passant de la niaise douceur à la cruelle violence à la suite d’un évènement traumatisant, et accélérant la cadence à chaque fois qu’un nouvel élément la perturbe. Sa mutation suit son rythme de vie, et ses évolutions sont un bon moyen de suivre sa psyché ; attends-toi à des changements prochains si l’on ne règle pas cette crise. Encore que si l’on ne règle pas cette crise, je pense que le gène X ne sera la priorité d’aucun d’entre nous.

Pas seule dans les ténèbres… Amusant que celle qui me déteste le plus soit celle qui épouse le mieux mon point de vue ; c’est bien moi qui t’ais dit qu’à chaque fois que l’une de vous se perdrait dans mon domaine, je viendrais pour lui indiquer la sortie ?

Elle me hait, comme elle n’est capable d’haïr que sa propre famille, même si Sinister fait exception. Mais elle choisit de croire en ton jugement sur moi ; la belle affaire. Si elle croyait vraiment en moi, pourquoi m’aurait-elle menacé ? Surprotectrice, surement, capable de devenir une véritable mère-poule si je me souviens, pourtant elle refuse toujours l’adoption. Je ne donnerai pas d’avis sur ce sujet, considérant que j’ai été adopté par ma « fille » plus que je ne l’ai adoptée elle.

Tessa voudrait te rassurer, mais elle ne veut pas te mentir, prévisible ; elle ignore cependant que la notion de vérité est toute aussi subjective que les vérités elles-mêmes. Je dois donc te dévoiler des vérités qui, elle l’espère, te rassureront, même si je pense que mes conseils vaudront mieux que mes vérités, pour l’heure. D’ailleurs, je tiens à préciser que je ne me vente pas de savoir, je sais, c’est tout. Et je ne sais ni tout, ni suffisamment, même si cela me place bien au-dessus de la moyenne, surtout considérant celle des X-Men ou des Confréristes.

Que tu lui pardonnes de foirer à chaque fois, de ne pouvoir t’aider comme elle le voudrait… elle t’aide, de manière détournée mais elle t’aide. Cependant, elle manque de confiance en elle, car elle croit ne pas en savoir assez ; nouveau paradoxe : vous voulez plus que tout croire, avoir des rêves et des espoirs, mais elle place des vérités ou leur absence au-dessus de ces rêves. Je ne puis pas lui changer ce point de vue, elle ne m’écouterait pas, et elle continuera à rêver avec toi, parce qu’elle croira en toi et voudra plus que tout le faire ; comment l’aider sur ce point ? Je pense qu’il est important car impliqué, fonction des « vérités » qu’on pourrait lui asséner, elle pourrait faiblir face à vos espoirs, là où tu resterais de marbre. Toute personne ayant sa confiance et l’expérience qu’elle tient pour absolue est ainsi dangereuse pour votre couple ; Hopes et Ororo en première ligne. Le premier a disparu, quant à la seconde, je sais que l’heure viendra, même si je ne sais pas ce qu’elle apportera.

Amy t’attendra à la lisère, comme toujours, pour toujours, parce qu’elle t’aime ; la lisière est-elle suffisante ? Ou doit-elle également s’enfoncer dans les ténèbres ? S’il vous faut connaitre les malheurs de l’autre pour vous ressouder à nouveau face à l’adversité, alors ainsi soit-il. Je peux l’enfoncer dans les ténèbres, même s’il me faudrait faire appel au Léviathan pour cela, mais je ne le ferais que si cela s’avère nécessaire. Je n’aime pas l’idée de m’en remettre au surhumain pour faire cela, mais je ne culpabiliserai pas de le faire.

Je suis droit, dans l’encadrement de la porte d’une petite arrière-salle, contenant simplement une table ou six pourraient s’installer à leur aise. Lumière artificielle, un banc et des tabourets, rien à signaler. J’attends de voir ce que tu fais, je te cèderai la place et t’accompagnerai jusque dans cet endroit où « Amy ne peut pas aller », jusque dans ces ténèbres qui sont miens. Je te montrerai le chemin si j’y arrive, et peut-être pourrai-je même tenir la torche de l’espoir, cette fois. Même si c’est bien involontaire de ma part, tu me fais une thérapie d’Humanité, Caitlyn Emilie Elioth, et je la continuerai tant qu’elle pourra t’aider.

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Le Léviathan

"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Ven 2 Aoû - 19:40

Je l’écoutais au bord de la consternation. Elle m’avait dit que de nous deux, j’étais la plus raisonnable mais je comprenais combien parfois j’arrivais à raisonner à côté de la plaque avec une virtuosité aussi experte que la sienne. Amy dans toutes ses failles, dans toutes ses faiblesses qui s’en va heurter les miennes en écho. Notre amour à double tranchant, un point faible et une force. C’était une muraille aux bords acérés comme des lames qui nous protégeait du monde mais paradoxalement nous enfermait en ces murs. Nous avions besoin d’un regard extérieur, de toute évidence mais de là à aller le chercher lui, de là à choisir un être qu’elle détestait et que j’excusais ce qui fatalement nous divisais d’autant plus pour venir éclairer les ténèbres où elle refusait de m’accompagner, c’était là une idée à la limite du sado masochisme ! Et je sais par expérience que ma future épouse à ce gout morbide pour tout ce qui pourrait lui marteler le cœur, peut-être pour se sentir un peu plus vivante, que sais-je ? Ca m’épuisait. D’habitude j’arrivai à passer au-dessus ce travers mais les derniers évènements n’avaient rien d’habituels. Je me sentais déjà assez coupable d’avoir était en dessous de tout, de là à imposer ma faiblesse à un tiers, CE tiers ! C’était une erreur assez monumentale pour qu’elle me coupe le souffle durant quelques instants.

J’avais cependant moins peur, elle m’aimait toujours, sinon elle n’aurait pas été aussi maladroite. Mais est-ce qu’il fallait pour autant déclencher une crise assassine nous entrainant dans les pires excès. Je ne sais pas. Je décidais d’une autre stratégie, toute aussi incongrue qu’était cette scène surréaliste.

Je décrochais un sourire navré à l’intention d’Amy tout en lui concédant d’une voix pleine d’indulgence.

- Délicate intention, ma Sweety. Mais ne fuis pas mon regard parce que c’est douloureux, jamais tu ne feras honte alors ne m’inflige pas ce..ce « genre de réaction ». Pas à moi. En parlant de honte…

Un bref regard vers Sébastian, l’expression plus neutre.

- Lorsque j’eus 14 ans, âge stupide s’il en est, j’étais friande d’expériences les plus idiotes possibles. Un jour, pour « voir », j’ai décidé de m’épiler totalement le maillot…Sauf que j’ai fait avec les moyens du bord et je ne disposais que d'un vulgaire rasoir à main…Oui, je vois que tu t’en souviens, n’est-ce pas ? Toi qui m’a ouvertement pillé l’esprit. Ce qui devait arriver arriva, je me suis entaillé par maladresse à un endroit des plus intimes…Paniquée devant une hémorragie inattendue, je me suis réfugiée dans les jupes de Jessie parce que c’était ma mère et que ce genre de chose, très intime, ne se partage qu’avec la personne censé être la plus proche de soi. Je ne voulais pas grand-chose, un pansement, quelques chouinage, deux trois câlins et une honte à étouffer au plus profond d’une connivence. Au lieu de cela, Jessie a éveillé toute la maison et a forcé John et un Kyle hilare à m’emmener aux urgences au cas où…Ce n’était rien de grave et ca n’a laissé qu’une légère cicatrice à peine visible mais que tu as su parfaitement remarquer, chérie. Mais dans mon esprit…ca m’a laissé une humiliation et une honte sidérale. Tu e la première personne exceptés les témoins de l’époque à qui je confie cela…lui…il ne compte pas, il s’est déjà servi.

Je levais une main lourde pour désigner Sebastian à Amy.

- Ce n’est pas parce que je lui fais confiance que je lui concède un quelconque « droit de conseil » sur ma vie professionnelle comme sentimentale, ce n’est pas parce qu’il a exploré mes souvenirs qu’il est un intime.

Je me suis conduite comme une imbécile face aux X Men, j’ai perdu les pédales parce que j’ai eu peur…peur pour toi, peur pour nous. Je me suis ouvertement ridiculisée à un point que je me suis demandé ce que je fichais à l’Institut. J’ai honte, ma puce…une honte dont t’as pas idée. Je ne demandais que quelques gestes, quelques mots..m’en fiche de savoir si ils sont sincères dans le sens de "vérités de faits" où pas..Y’a pas de vérités ! Tout est subjectif en ce monde ! Tout est question de points de vue et de ressentis. Mais ces mots, c’est de toi que je les attendais, personne d’autre ne saurait me rassurer.
Je ne demande pas que tu puisses guérir, que tu puisses solutionner mes peurs…juste que tu les écoutes et que tu me comprennes.
Là..tu ajoutes juste à la honte, l’humiliation.
Tu m’emmenes aux urgences pour que j’écarte les cuisses devant l’interne de service…


Je laissais passer un bref silence pour lui adresser un sourire réconfortant.

- Je t’aime, je te veux âme sœur et épouse mais parfois, j’aimerai que nous puissions apprendre à nous parler avant d’agir. Tu sais combien  nous sommes douées pour nous faire du mal, il est temps de nous rappeler combien nous le sommes aussi pour nous faire du bien.


Je lâchais un lourd soupire avant d’opiner la tête à l’intention de Sébastian.

- Désolée du dérangement, nous sommes encore jeunes mais nous apprenons.
J’ai besoin d’air, veuillez m’excuser.


Sans laisser le temps de répondre, je fis demi-tour pour me diriger vers la porte de l’établissement. Une fois dehors, je m’installais sur le trottoir perdant mon regard vers la ligne de verdure des arbres qui entouraient l’établissement. Autant dire que je me sentais des plus minables, j’avai beau faire la brave, ce déballage sordides ravivaient des peurs bien plus profondes que celle de Sinistre. La peur de me retrouver abandonnée ou de perdre ce qui faisait mon univers.  

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Ven 2 Aoû - 22:44

- Délicate intention, ma Sweety. Mais ne fuis pas mon regard parce que c’est douloureux…

Mon regard remonte vers son visage, entr’apercevant un sourire navré qui commençait déjà à s’effacer. Je ne veux pas fuir son regard si cela la fait souffrir, car je ne veux pas la faire souffrir.

- … jamais tu ne feras honte alors ne m’inflige pas ce… ce « genre de réaction ». Pas à moi.

Si je ne suis pas sure de bien comprendre la formulation de ses paroles, je leur applique le sens que je sais être ; jamais ne lui ferai-je honte ? Je n’en suis pas sur. Mais jamais je ne lui infligerai ce genre de réaction… j’aimerai dire jamais plus, mais se serait trop présomptueux. Cependant, je la regarde à nouveau, alors qu’elle détourne le regard, ou plutôt qu’elle regarde l’intrus que j’ai amené.

Car il est un intrus, il l’a toujours été, mais Caitlyn me révèle à quel point ; une histoire, une histoire intime, devant un être qui ne devrait pas l’être, malgré tout. L’épilation du maillot, cruelle expérience, qui me fait mal rien que de penser qu’elle y est allée au rasoir à main. Cependant, ce n’est pas ce qui me choque le plus ; non, ce qui me choque, c’est qu’il lui ait « pillé l’esprit », qu’il nous ait pillé l’esprit. J’ignorais qu’il était à ce niveau d’infamie jusqu’à maintenant, et il ne m’en dégoute que plus ; il s’est nourrit de nos histoires, lors de notre enlèvement, il nous a volé notre intimité et nos secrets… Pour sur qu’il connait nos peurs et est à même d’en discuter, car il nous les a volées. Salopard, pervers, je n’avais conçu le mal à ce point là. Il est un danger, pour l’Institut, pour nous, et je l’ai amené ici.

Regrettable fait que je n’ai réussit à le tuer, en réalité, car la culpabilité était un prix bien dérisoire face à sa dangerosité, visiblement. Si Ororo n’était pas aussi remontée contre moi, j’aurai là l’occasion de lui prouver à quel point je suis stupide ; d’un autre côté, peut-être sera-t-elle moins encline à s’allier à lui, même si cela risque de signifier qu’elle lui fonce aveuglement dessus, chose encore plus au désavantagé de X-Men, probablement. Mais cela n’importe pas pour l’instant.

Je suis écœurée de lui comme je ne l’ai jamais été, et je le déteste encore plus. Il me donne envie de vomir, car cette créature est aussi propre sur elle que pourrie à l’intérieur. Colère, peur, dégoût, mépris ; il est pire que je le croyais, car si je le voyais manipulateur et sournois, je le découvre pervers et voyeur également. J’ai partagé huit années de la mémoire de Frost, accidentellement, je sais ce que cela fait de merder avec la Télépathie, mais lui a volé, et il n’y avait que mauvaises intentions là-dedans ; une preuve de plus qu’il faut s’en méfier, ou le stopper.

L’histoire de Caitlyn est analogue à ce qui se déroule ici, je joue le rôle de Jessie, de la personne censée être la plus proche… et qui merde en beauté. Comme elle, j’ai eut l’impression que c’était grave, alors j’ai alertée les urgences, j’ai fait ce qui me semblait nécessaire pour aider Caitlyn, et comme elle, j’ai foiré. Des pansements, des chouinages, deux-trois câlins et une honte à étouffer auraient-ils réellement été suffisant pour la rassurer alors qu’elle avait perdu tous ses moyens et ses espoirs face à la simple évocation de Sinistre ?

Oui, j’ai sut remarquer la cicatrice, une cicatrice qui a marquée à vie la chair, tout comme celle des Maraudeurs a marquée l’âme. Mais la cicatrice physique ne s’est jamais rouverte, tandis que l’autre…

- Mais dans mon esprit… ça m’a laissé une humiliation et une honte sidérale. Tu es la première personne exceptés les témoins de l’époque à qui je confie cela… lui… il ne compte pas, il s’est déjà servi.

La colère prend le dessus alors qu’elle me le montre du doigt, et mes poings se serrent tandis que mon corps tremble.

- Ce n’est pas parce que je lui fais confiance que je lui concède un quelconque « droit de conseil » sur ma vie professionnelle comme sentimentale, ce n’est pas parce qu’il a exploré mes souvenirs qu’il est un intime.

Je ne l’avais pas amené pour qu’il ait le moindre droit de conseil sur nos vies, juste pour qu’il te rassure concernant les Maraudeurs, et le fais qu’ils ne sont pas invincibles, que cette guerre n’est pas perdue d’avance, que Sinistre ne vient pas te chercher et que nous ne seront pas tous massacrés, mais le fait que tu me dévoiles aujourd’hui de nouveaux de ses crimes n’appel qu’une nouvelle sentence, et je vais la porter. J’attends juste que tu ais fini de parler pour cela, je m’en voudrais de t’interrompre.

Conduite comme une imbécile, non, cet honneur me revient. Toi, tu as juste eut peur, hors la peur est une émotion humaine ; tu as juste été humaine, ma Cati. Tu ne t’es pas ridiculisée à mes yeux, ni à ceux de Jubilee, peut-être à ceux d’Emma, de Warren ou d’Ororo, mais cela reviendrait à ce qu’ils préfèrent Fuzzy à Caitlyn, et si j’en doute pour Emma, je ne me prononcerais pas dans le cas de Warren, et je ne plaiderais pas en faveur d’Ororo.

Tu as honte, mais pas une honte innocente sans quoi ta fameuse réplique serait déjà des nôtres, une honte comme celle que tu as ressentie lorsque tu t’es coupée, une honte grave. J’ai honte aussi, de n’avoir été là, de n’avoir sut trouver les gestes et les mots. J’ai paniquée, incapable de garder mon calme comme toujours lorsque cela te concerne ; pardon. Pas de vérité de fait, l’entièreté de la subjectivité, je n’arrive pas à être d’accord. Il est des lois absolues, il est des faits empiriques, il… ils m’importent moins que toi. Je ne voulais pas te mentir, je ne le veux pas et ne le voudrai jamais, j’ai promis de ne plus le faire, mais peut-être qu’admettre mon incapacité et être auprès de toi, affronter l’inconnu ensemble, affronter les peurs ensembles, les vaincre ensembles, était ce qu’il aurait fallut que je fasse. Une évidence ? Peut-être, peut-être pas, mais j’ai l’impression que je suis encore parti trop vite. Je suis partie trop vite dans les extrêmes alors qu’au final, tu ne demandais rien de plus que ma présence ; j’ai usée de la rationalité pour tenter de guérir l’émotionnel, une fois de plus… Et voilà le résultat.

Cependant, quant à écarter les cuisses devant l’interne de service… il n’y a qu’une seule personne à par moi autorisée à voir cette partie, et c’est notre gynéco… toute autre s’expose à des sanctions immédiates.

Apprendre à nous parler avant d’agir, depuis le temps qu’on en parle… Nobody peut-être de bon conseil, mais nous ne l’avons pas encore appliqué. J’essaierai, je te le promets, j’essaierai d’être plus mesurée et de réagir moins vite, même si à mon échelle, je réagis normalement. Nous sommes douées pour nous faire mal, surtout moi, mais je veux te faire du bien, envers et contre tout s’il le faut. Jamais les X-Men ou quiconque ne parviendront à me faire renoncer à cela.

- Désolée du dérangement, nous sommes encore jeunes mais nous apprenons.
J’ai besoin d’air, veuillez m’excuser.


- Je te rejoins dans un instant, ajoutai-je alors qu’elle partait déjà, franchissant rapidement la porte.

Le claquement de cette dernière a pour écho le bruit étouffé de la chair contre la chair, alors qu’usant de ma vitesse surhumaine, je m’approche de mon « frère » pour lui asséner mon jugement sous la forme d’un coup de genou à l’entre-jambe ; je sais qu’il n’aura pas de cicatrice, lui, mais je pense qu’il s’en souviendra aussi, vu que je le fais décoller du sol et qu’il y atterrit sur les genoux. C’est bien un mec, finalement, il a le même point sensible que les autres.

- Pathétique primate pervers, lui cache-je au visage alors que je me détourne de lui, avançant vers la sortie.

D’un geste leste, je me saisis du Tesla trainant au sol, là où je l’ai fais tomber, pour lui asséner une décharge sans même me retourner. Il aura beau être Sébastian von Orchent, connard en chef autoproclamé et ennemi de Sinistre jouant visiblement de la même cour, il a des couilles et un système nerveux, donc je m’en suis débarrassé pour un petit moment. Je comprends pourquoi Cait’ et Kyle se foutent sur la tronche, ça défoule mine de rien, même si mon frère à moi n’a pas tant de répondant.

J’ouvre la porte et je trouve Caitlyn assise sur le trottoir, là place à côté d’elle n’attendant que moi. Je m’y installe, simplement, posant mon arme à côté de moi, puis ma tête contre son épaule.

- Je ne pense pas pouvoir te rassurer face à la férocité des Maraudeurs, car je n’en sais rien. Je ne pense pas pouvoir te rassurer face à la cruauté de Siniser, car je n’en sais rien. Je ne sais rien de tout ce qui va venir, de toute cette guerre. Ce que je sais, c’est que je serais là à tes côtés pour braver la tempête, quelle qu’elle soit. C’est pas les premières merdes qui vont nous arriver, et même si ce sont les plus terribles, on y survivra. On y survivra car on a un futur à construire, ensemble. On va se marier, et faire notre lune de miel. Puis, on va continuer d’aider nos protégés et nos amis. Ensuite, on adoptera et on apprendra à être parent, pour le meilleur et pour le pire. Enfin, on ira prendre de beaux jours sous le soleil de San Francisco, pour une retraite anticipée. Rien ne pourra nous priver de ça, car tant qu’on n’abandonnera pas, on finira par y arriver, comme toujours. Ne jamais s’abandonner, je jamais arrêter de courir mais savoir où l’on va, ne jamais cesser de s’aimer. Je t’aime, Caitlyn Elioth.

Je t’aime, et je veux croire en nos rêves. Je sais qu’ils sont contradictoires avec nos engagements, mais cela n’empêche pas d’y croire. Je croirai en tout tant que nous serons deux à y croire, et s’il m’arrivera de perdre espoir, il ne faut pas que j’oublie que ce ne sont pas mes rêves, mais bien nos rêves ; tant que l’une de nous a l’espoir, alors nous devons le garder. Tant que l’une de nous a l’espoir, rien n’est perdu. En demain, nous devons croire, et en demain, nous croirons.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Sam 3 Aoû - 15:17


J’imagine très bien ce qu’elle va faire, je ne suis pas aveugle au point de ne pas avoir vu ce flou sur son visage lorsque j’ai accusé Sébastian d’avoir pillé mon esprit. Je lui avais dit que c’était là une mauvaise méthode et que ça lui retomberait sur la gueule. Tout se paye un jour et le fait qu’elle ne parte pas à ma suite suppose qu’elle tenait à lui servir personnellement l’addition. J’aurai pu lui dire, oui, mais ce n’était pas lui rendre service. Entre comprendre et pardonné, il y a un long chemin, un très long chemin et jamais on ne doit forcer l’allure. Si elle doit lui pardonner, elle le fera un jour et c’est son combat, j’ai déjà fort à faire avec le mien de frère pour savoir à quel point on peut par aveuglement être emplit d’une mauvaise foi manifeste sur le sujet et ma belle brune/bleue excelle dans le domaine.

Pour l’heure, elle lui assène son venin au mieux, lui ravage la gueule à coup de talon au pire…C’est certain. Il me suffit que d’un bref regard vers elle alors qu’elle s’approche de moi pour me faire accentuer un léger sourire entendu. Je ne lui considérais pas un « Ca va mieux ? » il serait peut-être mal perçu mais en tout cas, je n’ai pas besoin d’un dessin pour comprendre que j’ai vu juste. Elle ne l’a pas tué, c’est déjà une bonne chose !

Sa tête sur mon épaule et immédiatement par instinct je pose la mienne contre sa tempe en un mouvement d’affection plein d’automatisme. Je me surprends à ne même plus m’en rendre compte. C’est alors qu’enfin, elle parle.

Non, tu ne me rassureras pas contre les Maraudeurs mais l’ais-je seulement demandé ? Oui tu ne sais rien, pas plus qu’Ororo et son esprit Boyscout, pas plus que Jub et ses taiseux chewing-gum. Moi je sais ce qu’il m’a été donné de voir, je n’ai pas non plus la vérité. Seulement je sais qu’à trois nous avons réussi à le vaincre, mais j’ignore comment même si je perçois un peu ce que ça nous a couté. Avons-nous une chance ? Je commence à y croire oui…mais dans cette salle ce matin, personne ne m’en a donné l’occasion. On nous a demandé en moins de cinq minutes de nous lancer à l’aveugle dans la gueule de l’enfer et personne n’a trouvé utile de dire que nous devrions y réfléchir individuellement avant de décider. Je ne suis pas bonne pour ça, j’ai besoin d’un peu de temps…mes pensées sont embrouillées et si parfois de ce chaos il émerge du bon, il est rare que ça soit le cas dans la précipitation. Toi tu sais aller trop vite, moi je vais trop lentement : ca a toujours été notre problème de communication.

Et de vous voir partir en enfer avec votre belle assurance rimant avec une folie aveugle, oui, ça m’a affolée. Je ne vous l’ai jamais caché, je suis une suiveuse, pas celle qui décide et qui guide à la guerre ce n’est pas mon rôle. Obéir est plus rapide qu’ordonner, bien plus simple pour moi. J’aurai du prendre le temps de vous le dire, mais ce n’était que jérémiade et lâcheté aux yeux d’anciens, plus simple de perdre pied face à la peur panique que de vous dire « attendez, je ne suis pas à votre niveau ».

Oui, il peut venir me chercher, oui il peut…Ce que je sais c’est que tu seras là à l’attendre, et les autres aussi. Tu ne laisseras plus personne me faire du mal, j’ai foi en ça, j’y crois comme en notre amour.
Tu me dis qu’on va y survivre mais ce n’est pas de ça qu’il s’agit, moi je veux vivre tout simplement, aux chiottes cette fichue survie par ce que je veux…et là…mes pensées se figent et semblent se taire brutalement sous la surprise. Tu me parles d’avenir. Mon dieu…tu me parles d’avenir ! de NOTRE avenir ! De nos rêves. Tu me donnes un cap, tu me montres une route. Je la connais cette route, je m’y accroche depuis tant d’heures mais de t’entendre, que ses mots soient colorés de ta voix, qu’ils viennent maintenant. Je crois que j’en frissonne au point de me raidir sous la surprise. Si tu savais ce que ca fait, ce que je peux ressentir à t’écouter dire ces simples mots…tu me parles d’enfants, d’une vie ailleurs, d’une vie faites de nous et pas de eux.
Je dois faire un effort surhumain pour ne pas pleurer, pour ne pas encore tout foirer par mièvrerie, alors je me mords la lèvre inférieure pour étouffer un gémissement. Je sais que rien est simple, je sais que ça sera difficile et que je devrais te les rappeler sans cesses tes propres mots et je le ferai. A chaque fois, je le ferai parce que tu me les as enfin donnés et ça vaut tout l’or du monde, tous les combats de ce fichu univers.

Alors je m’agrippe à toi, passant mes bras autour de ton coup et je laisse échapper ce gémissement de joie ne sachant rien dire d’autre que merci et je t’aime.

Je suis Caitlyn Emilie Elioth, je suis sujette à des terreurs nocturnes et je vais épouser un rêve aux yeux d’océan. Lorsque je m’enfonce dans les ténèbres, elle m’attend à mon réveil parce qu’il est des endroits où elle dit ne pouvoir me suivre. Mais un jour, elle m’a tellement aimé qu’elle est parvenu à arpenter les ténèbres à mes côtés et elle a oublié d’être forte, du moins ce qu’elle pensait être sa force : trouver une solution à tout. Non nous n’avions pas de solutions contre la peur mais nous avions l’acceptation de cette dernière.

Parce qu’au-delà de la peur, nous avons trouvé l’espoir.
Il me faut du souffle, il me faut quelques instants avant de balbutier.

- On va se battre et lui foutre sur la gueule mon ange. On va tuer la peur toutes les deux. Mais tu sais, nous ne sommes pas des foutus soldats d’une…d’une caste en uniforme. Il n’y a pas de héros dans un ciel sans vie. Il n’y a pas de belles choses sans humanité et des mots d’amour…Je défends l’idéal de Charles Xavier pas un X sur une ceinture. Faisons ce que nous avons à faire, et après…il faudra qu’on mette les points sur les « i » à ce sujet. Nous avons une vie à vivre, une vie de projets. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est de les défendre : de te défendre. Ils devront l’accepter où ils se passeront de nous.

Ponctuer par un baiser ? Bien entendu ! C’est un peu surréaliste, un peu idiot…mais ces quelques mots venaient de me remonter comme jamais. J’avais l’impression que le monde était en suspens, un peu comme ce pauvre Sébastian explosé dans un bar ou accoudé à noyer son vide au comptoir. Il faudrait d’ailleurs que je m’en préoccupe. Tout ceci est involontairement grâce à lui après tout…enfin, si il est toujours en état d’entendre.



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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Mar 20 Aoû - 0:44

A un geste d’affection répond un autre, avec la spontanéité et la douceur de l’attachement. Ça fait du bien, ça rassure, sans le moindre mot, simplement. Tu es là, nous sommes là. Un souffle, une odeur, un contact, je ferme les yeux pour en profiter, pour m’en rendre compte pleinement. Je te sens frissonner quand je parle d’avenir ; d’un avenir qui parfois me semble contradictoire, mais que je défends avec une hargne si virulente que j’en ai blessée Ororo ce matin. Est-elle un obstacle ? Je sais quelle genre de relation vous entretenez, et c’est pour cela que j’ai peur : j’ai peur qu’elle te demande de faire ce choix, ou qu’elle te force la main tel qu’elle me l’a fait. Ce n’est pas que je ne l’apprécie pas, juste que je la crains, pour ce qu’elle pourrait nous faire, ou nous forcer à faire. Elle a fait des choix, et voudra qu’on les fasse nous aussi ; soit. Qu’elle nous force à les faire, non. Si Sinistre est dangereux pour nos vies, Storm l’est tout autant pour notre couple. J’en discuterai avec elle, je n’ai plus à me faire apprécier de toute façon, je suis sure qu’elle me déconsidère suffisamment pour ne pouvoir aggraver mon cas, cependant, s’il y a bien une personne qui peut nous briser, c’est elle. Et elle a déjà commencé à le faire, pour moi ; je peux me forger une armure de dédain face à elle, mais alors, c’est toi qu’elle atteindra, et je ne veux pas que tu souffres, qui que soit l’auteur de cette souffrance. J’ai les mains liées face à elle, mais j’essayerai, pour nous ; pour nous, pour nos rêves. Je te le promets.

Je me souviens de ses paroles, elle a suggéré que j’étais la seule à croire en nos rêves, que tu préfèrerais rester à l’Institut ; ou que tu te forcerais pour moi. Elle a semées les graines du doute dans un cœur qui les faits pousser avec entrain. Je me moque qu’Ororo réduise les X-Men à des chiens de guerre, à des soldats imbéciles et sans avenir, car leur avenir m’importe moins que le nôtre, cependant, qu’elle déclare que ce chemin est sans retour et que nous avons détruites toutes nos chances de vivre heureuses en l’empruntant… qui mieux qu’elle pour parler de cela ?

Je te sens frissonner et te tendre à l’évocation de rêves dans lesquels tu crois, manifestement, et dans lesquels je veux croire ; toute la différence est là. Tu fonctionnes à la passion, et moi à la rationalité, et les arguments d’Ororo sont plus que valables, malheureusement. Sinistre ne pourra jamais nous briser, car il est notre ennemi ; elle est ton amie, et pourrait y parvenir. Je ne t’en parlerais pas, pour te préserver. Si je n’arrive pas à régler ce problème, à lui expliquer mes points de vue, je le ferais, mais pas pour l’instant. Ce n’est pas un mensonge, et je ne te demanderai pas de me pardonner, mais il y a aussi des choses que je dois faire pour nous, tant que cela reste. Car je veux me battre pour que cela reste.

On va se battre contre Sinistre, et on vaincra la peur. Mais il y a une peur dans chaque incertitude. Sinistre est une priorité, avant mon frère ou même notre mariage, je le sais, mais tu te trompes : nous sommes les soldats d’une caste en uniforme. Nous sommes les soldats d’Ororo, les Chiens de Guerre de Xavier, nous n’avons pas d’idéal mais une devise. Tu ne défends pas un X à la ceinture mais un idéal, c’est pour cela qu’aux yeux de nos pairs, tu n’es pas une X-Men, et c’est pour cela que tu devras le devenir, tout comme moi. Il n’y a pas de héros, juste des morts anonymes.

Si tu savais comme tu me donnes l’espoir lorsque tu parles de « mettre les points sur les i » à ce sujet ; j’ai peur d’échouer si je suis seule, mais si nous sommes ensemble, je trouve le courage, dans tout ce qui te compose. Je veux que nous ayons notre vie, nos projets, et je veux les défendre et te défendre, mais peut-être est-ce là incompatible avec le rôle qu’ils nous ont donné.

Une larme coule alors que tu déclames une phrase qu’Ororo ne pourra jamais détruire ; elle avait semées les graines du doute sur ton choix, et tu me le déclares. Une unique larme de joie, échappée et évadée, qui glisse le long de ma joie pour se réfugier dans ton cou, comme un merci.

Puis tu te décales, entrainant mon interrogation ; alors que je commençais à m’abandonner, c’est toi qui le fais, pour m’offrir une meilleure occasion de le faire : un baiser. Je te regarde approcher avec passivité, mais une fois les lèvres jointes, je te le rends de toutes mes forces, et je m’anime à nouveau. Nous ne savons ce qu’il y a dans la tête de l’autre, car nous ne sommes pas télépathe, mais nous avons une capacité que Sébastian ou Xavier n’auront jamais : nous savons ce qu’il y a dans nos cœurs, dans notre cœur. Je te rends ton baiser et je signe, je signe mon amour, je profite un peu plus que ce qui m’a été accordé, et je décide qu’il en sera toujours ainsi, même si je ne suis pas sûr que c’est à moi que reviendra le dernier mort ; en tout cas, je me battrais pour l’avoir. Et je n’abandonnerai jamais, car se serait t’abandonner.

Ne jamais s’abandonner, ne jamais s’arrêter de courir, ne jamais cesser de s’aimer, aujourd’hui, pour toujours et à jamais, envers et contre tout, pour le meilleur et pour le pire… tels sont mes vœux, mes vœux pour notre mariage.

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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Lun 26 Aoû - 23:44

Caitlyn disait souvent qu’il fallait vous aimer, et bien, je confirme : sur ce coup, il fallait VRAIMENT vous aimer. Je n’ai jamais été grand frère avant, tant par mon éducation que par mon absence de liens de fratrie,  cependant, je crois que si je devais me classer dans une catégorie, ce serait celle des bonnes poires. Non seulement j’accepte de me déplacer et de me faire menacer, mais qui plus est, tu me castre et me tase avant même que je puisse essayer de faire ce pourquoi tu es venu me chercher ; parce que c’est toi qui est venue me chercher, en plus ! Il faut vraiment vous aimer !

Je suis extrêmement résistant à la douleur, mais le fait de me faire fracturer le bassin par un coup de genoux à la vitesse et la force surhumaines, et ceux en impliquant pour dommages collatéraux les deux choses qui font la fierté d’un homme – et dont, à défaut d’en avoir grande utilité, je préfère les garder intactes, ne serait-ce que parce que ces points sont très sensibles – est tout de même des plus désagréables. Et si je rajoute à cela le fait que tu me rabaisse et me tase par la suite. Je suis un primate, c’est un fait de l’évolution, et je suis pathétique, surement même si c’est en grande partie à cause de ton geste précédent, cependant, je refuse d’assumer la perversité. Je n’avais pas réellement prévu, avant de voler vos mémoires, qu’elles seraient dignes de la biographie audiovisuelle d’adolescente se prenant pour des actrices pornographiques !

Oui, je m’échauffe légèrement, car j’ai du mal à tout tourner en dérision, cette fois ; nous dirons que tu as touché un point sensible. Si, c’est bon, c’est en train de revenir. Je dois constater que, surement grâce à l’enseignement de la diplomatie Kenneth, tu prends le coup de main, ou plutôt de pied, dans les négociations familiales. Ainsi donc, pour préserver la paix relative impliquant potentiellement que je finisse dans mes déjections, chose n’étant pas arrivée et bien heureusement pour moi, et pour laisser croire à mes amis du cercle de mes ennemis officiels, que je reste vulnérable à l’électricité, je reste allongé au sol, inconscient. Que l’assistance se rassure, je vais bien, mais mon système nerveux restant humain, je dois bien avouer que durant les cinq prochaines minutes, je vais rester dans les pommes.

J’entends Raoul s’affairer autour de moi, ne comprenant pas que la seule sobre de l’autre fois soit en réalité violente ; bienvenue parmi les X-Men, Raoul, celles qui ne sont pas aux alcooliques anonymes suivent des cours pour gérer leur violence, et oui, tous les X-Men sont soit des femmes, soit très efféminés. M’enfin, on s’en fout !

Que dire des longues minutes où je suis seul avec moi-même, et le Léviathan qui me trouve des plus pitoyables ? Il est vrai que mon absence de plan et ma confiance en ma prochaine n’a pas aider à réussir l’objectif que je m’étais fixer, cependant, si elles arrivent à se retrouver ensemble, sans mon aide, j’y gagne encore plus. J’ai vendu mon âme pour ma femme, je peux bien concéder mes parties génitales pour ma sœur. Amène constatation sur une virilité qui reste à prouver, malgré l’élimination de la totalité de mes collaborateurs et prédécesseurs…

CELA TE MANQUE… N’EST-CE PAS ?


J’aimerai pouvoir dire non, mais… si, cela me manque. L’élimination, la chasse, la violence, le sang. Je ne crois pas que je me sois ramolli, non, je crois juste que j’ai adopté une voie, une voie qui m’éloigne de ce qu’Elle a fait de moi.

CETTE VOIE N’EST PAS LA TIENNE… TU ES UN PREDATEUR… NOUS AVONS FAIT DE TOI UN PREDATEUR SEBASTIAN… ET SI UN PREDATEUR PEUT PROTEGER SA PROGENITURE OU CELLE DE SON CLAN… JAMAIS… JAMAIS IL N’ARRETE DE CHASSER… COMBIEN DE TEMPS TIENDRAS-TU ? ACCEPTERONT-ELLES CE QUE TU ES… ALORS QU’ELLES SE CROIENT DEJA MALEFIQUE… QUE L’UNE D’ELLE TE HAIT ET QUE L’AUTRE ESSAIE DE FAIRE PREVALOIR L’HOMME SUR LE MONSTRE AVEC TANT DE DIFFICULTES… ALORS QUE C’EST DEJA L’HOMME QUI PREVAUT ? QUE DIRONT-ELLES LORSQU’ELLES TE RETROUVRONT COUVERT DU SANG DES FAIBLES QUE DANS LEUR FAIBLESSE ET LEUR AVEUGLEMENT ENFANTIN ELLES ESSAIENT DE PROTEGER… OU TOUT DE MOINS CROIENT LE FAIRE ? TU ES TOUS CE QU’ELLES DETESTENT ET VEULENT COMBATTRE… ET SINISTRE N’EST QU’UNE MANIPULATION POUR T’APPROCHER D’ELLES… MAIS QUE FERAS-TU S’IL DISPARAIT ? COMMENT MAINTIENDRAS-TU TON ALLIANCE AVEC LEUR PATHETIQUE MAISONNEE QUI N’EST MEME PAS CAPABLE DE RESPECTER SES PROPRES DEVISES ? COMMENT PARVIENDRAS-TU A CE QU’ELLES AIENT ENCORE BESOIN DE TOI ? LES GRIGORI ? LEUR PRETENDU « DESTIN TRAGIQUE » ? ALLONS SEBASTIAN… OUVRE LES YEUX…


Je vais ouvrir les yeux, mais pas parce qu’Elle me l’ordonne. Non, tout simplement, mes sens embrumés et « entasés » m’ont averti que vous étiez rentrées, mes enfants.

- Me ralentir sans me tuer, sachant que me tuer ne fait que me ralentir, était une idée, petite sœur, désolé qu’elle n’ait pas marchée comme tu le souhaitais, dis-je simplement, avant de me relever, lentement, et de me retourner vers vous, jeunesse ingrate et attachante. Allez-vous mieux, tant l’une que l’autre ?

C’est pour cela que je suis venu, et il ne m’importe de voir aider ou que vous le fassiez vous-même ; j’aurai même tendance à préférer la seconde option, car elle vous fortifie plus que je ne pourrais le faire, et elle est moins périssable. Force est de constater que ma Maitresse a raison sur certains points : je suis aux antipodes de votre idéal, par mes désillusions et mes méthodes, par ma damnation également. Nous ne sommes pas ennemis, parce que vous n’incarnez pas la justice et que je n’incarne pas la haine raciale, mais je suis le mal, alors que vous vous concevez comme un bien. Nos seules chances de coexistence, une fois que je ne vous serais plus utile, sera que vous compreniez que je suis un mal nécessaire ; la tempête passera, car tout a une fin, cependant, reste à savoir si vous parviendrez à m’accepter, ou pas.

Xavier prône le tendre la main, mais Jésus prônait le tendre l’autre joue, et leurs suivants, à l’un comme à l’autre, s’égarent et s’égareront toujours. Mon intérêt est que vos errances ne vous coûtent pas autant que les miennes m’ont coûté, et que vous parveniez à trouver une chose qui, pour moi comme tant d’autre, n’est qu’un mot. Pourquoi ? Simplement parce que vous êtes ce qui me reste d’humanité, parce que l’une de vous est la sœur de celle que j’ai aimée et que j’aime toujours, et que cela fait de vous ma famille. Même les prédateurs peuvent avoir une famille, et que ne ferait pas un homme pour les siens ?

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Le Léviathan

"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Mar 27 Aoû - 9:27

Un sourire échangé pour clore notre discutions, un sourire qui signifie que je suis à nouveau chargée à bloc comme jamais. Etrangement comme à chaque fois lors de ce genre de mise au point, ce n’est plus toi que je regarde ainsi mais ce prolongement de moi-même, me souvenant à nouveau combien nous sommes une et différente, combien nous sommes soudées l’une à l’autre par cette symbolique de la pièce et de ces faces : différente oui mais solidaire d’un tout. Ma main s’attarde un instant sur ta joue en une caresse d’une tendresse infinie et réconfortante et je me trouve à penser une fois plus que nous sommes si douées pour nous sentir impuissantes l’une pour l’autre quand il suffit parfois que nous osions les choses pour que nous puissions les réussir. Nous apprendrons, certes, mais cela ne nous empêche pas de considérer combien le chemin reste long jusqu’à ce que nous puissions y parvenir.

Mais l’heure n’est pas encore aux tendres confidences. Il me reste des choses à dire et puisque tu m’en donnes l’occasion. Et ces choses sont destinées à celui que tu viens de malmener dans ce bar qui au final va finir par afficher une interdiction aux mutants vu les troubles qu’ils y engendrent. Le regard plus sombre, mon visage est déjà tourné vers la gargote et son occupant.
Je le trouve avachi sur le sol, surement par tes soins, j’imagine que tu as su frapper là où ça fait mal. Pour ma part j’aurai choisi les burnes, je suis certaine sue tu as du opérer un choix analogue. C’est effrayant comme il sait rester impassible, je te sais sur mes talons, ce n’est pas grave, je n’ai rien à te cacher, même si ce que je vais te dire n’ira pas forcément dans ton sens ou pour te plaire.

« - Me ralentir sans me tuer, sachant que me tuer ne fait que me ralentir, était une idée, petite sœur, désolé qu’elle n’ait pas marchée comme tu le souhaitais, Allez-vous mieux, tant l’une que l’autre ? »

Un sourire entendu adressé à cet encombrant beau-frère. Après tout, il a gagné le droit à quelques pics acerbes lui qu’on est allé chercher uniquement pour lui briser les couilles.

- C’était une charmante attention, merci de t’être déplacé, pour ma part je vais on ne peut mieux mais si tu éprouves le besoin que je t’explose la gueule à coups de poing pour t’en faire la démonstration, je peux…C’est rare de voir une hybridation sac-de –frappe, tu ferais fureur à l’Institut au gymnase. Je te propose pas d’aide pour te relever, tu es assez grand et tu sais déjà combien je hais les contacts physiques, les événements de décembre n’ont rien arrangé à la chose

.
C’était somme toute très Eliothien, mais l’Eliothien s’était fait rare depuis quelques mois, preuve de maturité ? Je ne pense pas…plutôt preuve de la mort d’une certaine insouciance pour parler plus justement. Je croisais les bras en m’adossant contre le mur.

- Je voulais te dire…je me souviens de tout à présent. Sans doute la « magie » du Phénix qui a débloqué une partie de la mémoire que TU m’avais fait occulter lors de notre fameuse rencontre en Europe. Je t’avais demandé de ne pas le faire, tu n’as pas respecté mon choix…une maladresse de plus, on va dire. Tu as vu où ça nous à mener ? Nous aurions pu être alliés, tous les trois. Tu en as décidé autrement…soit. Je n’en dirais pas plus, je sais qu’Amy déteste que l’on parle de ce qui nous relie tous trois…et tu n’as pas droit au chapitre dans cette partie-là de la discussion.
Je reviendrais juste sur ces étranges alliances que j’ai trouvées dans ma poche lors de mon réveil. Quelque chose m’a poussé à les garder et je n’en ai parlé à personne. Maintenant je me souviens parfaitement de ce qu’elles signifiaient pour toi et de pourquoi tu nous les a transmise et surtout de ce que tu voulais qu’on en fasse.
Seulement , moi si je n’y vois pas d’objections, ce qui à mon avis sera plus difficile à expliquer à ma compagne, ce qui m’ulcère c’est qu’une fois de plus…tu ne m’as pas laissé le choix et tu as choisi la solution de facilité…Ca ne se passera pas comme ça.
Tu veux ce geste ? Il faut le mériter. Il faut nous le demander.
Ces bagues reposent actuellement au fond du lac de l’Institut où je les ai balancés il y a un bon mois et elles y resteront tant que tu ne seras pas venu en personne les chercher pour nous les donner. C’est MA condition.
Tu t’es toujours arrangé pour ne pas avoir à nous dire ce qu’il aurait été plus simple de dire d’habitude avec le cœur plutôt qu’avec des machinations.
Profites en… je gage qu’Amy n’est pas très disposée à t’écouter mais je lui demanderai simplement au nom de notre amour de ne pas s’énerver…c’est tout. Rien d’autre, puis nous partirons…Si bien sur tu as quelque chose à nous dire, c’est rare que l’on se retrouve à trois ici même…en étant libre de nos réactions et de nos pensées, si j’ose dire.


Je te regarde d’un œil triste, je te demande de me faire confiance sans pour autant t’imposer un point de vue. Juste d’écouter.



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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Mer 28 Aoû - 16:36

Ta caresse s’attarde, prolongeant le courage et l’espoir, l’arrosant encore un peu de tendresse et d’amour, pour être sur qu’il n’en manque pas. Je souri face à cela, face à toi ; je te souri. Cela s’efface trop vite, cependant, et alors que tu cesses de me regarder pour te tourner vers l’ombre que j’ai amenée, je cesse de sourire pour en faire autant. Il aura été inutile du début à la fin, je me suis trompée, même si j’en ai apprit un peu plus sur ce qu’il est réellement, et que cela ne fait qu’alimenter haine et dégoût. A quoi penses-tu, Cati Mia ? Je n’en sais rien, mais je te suis, je ne te lâcherai pas, même face à lui ; surtout face à lui. Un pas en arrière, protectrice et présente, tu ne pourras m’éloigner plus.

Nous rentrons, il n’a pas bougé, ou plutôt n’avait pas bougé, mais le refait d’une simple provocation : mon idée n’a pas marchée comme je le souhaitais ? Tu veux quoi, que je te dise que tu as souffert, c’est le principal ? Rien ne peut donc t’atteindre ? Es-tu si inhumain que la douleur même n’ait plus de sens ? Ou alors, aimes-tu cela ?

- Allez-vous mieux, tant l’une que l’autre ?

En quoi cela lui importe-t-il, ce n’est pas grâce à lui que nous avons avancées, alors qu’il attende nulle gratitude. Aujourd’hui, son plan a foiré, car tout connard qu’il soit, je ne le vois pas se victimiser en disant que j’ai été méchante d’être venue le chercher et de l’avoir exploser juste après ; c’est le premier point, mon erreur, pas le second. J’ignore ce que tu lui veux, Caitlyn, mais moi, j’en ai fini avec lui, n’ayant plus ni raison de subir sa présence, ni raison de l’écouter. J’espère juste que tu n’as pas l’intention de le remercier…

- C’était une charmante attention, merci de t’être déplacé, pour ma part je vais on ne peut mieux mais si tu éprouves le besoin que je t’explose la gueule à coups de poing pour t’en faire la démonstration, je peux…C’est rare de voir une hybridation sac-de –frappe, tu ferais fureur à l’Institut au gymnase. Je te propose pas d’aide pour te relever, tu es assez grand et tu sais déjà combien je hais les contacts physiques, les événements de décembre n’ont rien arrangé à la chose.

Je vote pour la première proposition, celle où tu lui casses la gueule ; le faire s’approcher de l’Institut est une mauvaise idée, c’est l’une des choses qu’il espère, sans quoi, sa demande de ne pas toucher à sa mémoire n’aurait aucun sens. Il a un plan, et ne veut pas qu’on le découvre. Quant à te voir l’électrocuter, je dois avouer que c’est là aussi tentant, même si ça n’aurait visiblement que peu d’effet sur lui, et que malgré toute sa monstruosité, je ne suis pas pour le faire souffrir gratuitement non-plus. M’enfin, gratuitement, il doit avoir suffisamment de conneries d’avance pour lui casser la gueule à chaque fois qu’on le croise durant la prochaine décennie.

Caitlyn se souvenait de tout… tout quoi ? Un verrou psychique sur une partie de ta mémoire, et ce depuis Novembre… une connerie de plus, et je me tends d’avantage. Tu lui avais demandé de ne pas le faire, cette fois, plus que de la colère, c’est de l’incompréhension. Quant lui as-tu demandé cela, et surtout, qu’a-t-il occulté ? Ce n’est pas une maladresse de plus, mais une pièce de plus, dans un puzzle qui nous dépasse, et nous utilise ; tu es trop confiante, mon amour, mais visiblement, tu as des données que je n’ai pas, qui te font croire en lui. Dois-je me méfier de toi également ? J’en serai incapable, mais je ne crois pas que nous aurions pu être alliés, c’est la première chose de sensée qu’il en ai décidée autrement… et une erreur flagrante s’il veut nous manipuler, à moins qu’il ne nous désire en face de lui tout en prétendant le contraire, pour justement nous pousser à le faire ; mais dans un tel cas, il n’est qu’une question : qu’est-ce qu’il y gagne ?

- Je n’en dirais pas plus, je sais qu’Amy déteste que l’on parle de ce qui nous relie tous trois… et tu n’as pas droit au chapitre dans cette partie-là de la discussion.

Je déteste ma famille, je le déteste lui, mais je déteste aussi l’ignorance te l’incompréhension ; si lui n’aura pas le droit au chapitre de cette partie, je le veux, moi, car je ne le comprends pas.

Tu reviendras juste sur ces étranges alliances, trouvées dans ta poche à ton réveil… WTF ? Il t’a demandé en mariage avant de me torturer ? Ça me semble complètement stupide mais le coup des alliances n’a tellement rien à foutre là que j’en perds mes idées. Encore que ça expliquerait qu’il revienne encore et toujours, et qu’il essaie de nous, ou plutôt te, protéger… putain, je vais faire une crise de n’AMOE face à mon « frère », et à cause de lui…

- Quelque chose m’a poussé à les garder et je n’en ai parlé à personne. Maintenant je me souviens parfaitement de ce qu’elles signifiaient pour toi et de pourquoi tu nous les as transmises et surtout de ce que tu voulais qu’on en fasse.
Seulement , moi si je n’y vois pas d’objections, ce qui à mon avis sera plus difficile à expliquer à ma compagne, ce qui m’ulcère c’est qu’une fois de plus… tu ne m’as pas laissé le choix et tu as choisi la solution de facilité… Ca ne se passera pas comme ça.
Tu veux ce geste ? Il faut le mériter. Il faut nous le demander.


Ce qu’il veut qu’on fasse d’alliance qu’il t’a refilée… dis-moi que je rêve. Non, sérieusement, dis-moi que je rêve parce que sinon je vais le fracasser jusqu’à ce qu’il n’ait plus aucun endroit sur lui pour porter le moindre bijou, naturel ou artificiel… ce connard nous a torturé et t’as refilées des alliances qu’il veut qu’on porte à notre mariage ? En fait, il n’est pas seulement manipulateur, il est aussi complètement schyzo… famille de dégénérés.

Tu as foutues ses bagues au fond du lac de l’Institut, et tu veux qu’il vienne les chercher pour nous les donner ?! Je vois où il veut en venir, et je me contiens comme je peux ; à dire vrai, ce qui me permet de ne pas crier au scandale, c’est son visage, car il semble triste du sort que tu as réservé à ses anneaux. Il devrait y avoir du mépris, la satisfaction que son plan pour qu’une X-Woman l’invite à l’Institut ait marché, mais rien. Personne n’est aussi bon acteur.

Il c’est toujours arrangé pour ne pas avoir à nous dire ce qu’il aurait été plus simple de dire avec le cœur car il n’a rien à dire avec le cœur, ce n’est pour lui qu’une pompe, et une pompe qui ne lui ait même plus nécessaire. Il bât par habitude, mais il n’est qu’un muscle vide et creux. Je le sais, je ne sais pas comment il fait pour simuler l’inverse, mais je le sais.

Tu sais que je bouillonne, et tu me demandes, au nom de notre amour, de ne pas m’énerver, de ne pas agir ? Tu me musèles face à lui, m’obligeant à écouter ses mensonges et à m’injecter son venin. Ça fait mal. C’est blessant. Tu lui fais plus confiance qu’à moi, tu… rien d’autre puis nous partirons ? Comment peux-tu qualifier cela de « rien » ? Il a quelque chose à dire, et nous ne sommes pas plus libre de nos réactions et de nos pensées que les fois précédentes : c’est toujours lui qui tire les ficelles, Cait’ ! Et tu es sa marionnette, cette fois.

Tu ne me demandes pas d’écouter, tu me demandes de subir sans pouvoir rien faire, pas même m’exprimer. Ton regard triste n’a en retour qu’un regard de douleur ; je le ferais, pour toi. Je le laisserais gagner parce que c’est une défaite moins pire que de m’éloigner de toi à nouveau. Je te déteste de m’avoir fait cela, Caitlyn.

Il parle, on part, ni plus, ni moins.

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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Mer 28 Aoû - 16:36

Ca.

Je passe sur les provocations et les retours de bâtons, elles sont amusantes et d’un naturel qu’il me semble que tu ais un temps perdu, Caitlyn, ainsi, à défaut de vouloir servir de punching-ball chez les scouts ou de défouloir pour toi et ta future, j’accepte ton absence d’aide pour me relever avec autant de gratitude que celle fournie pour mon déplacement. Je suis au courant pour tes problèmes de contact, c’était assez prévisible, même si je suis curieux de savoir si je compte au nombre des exceptions ou de la règle. J’ai cependant assez de problème avec ma sœur pour ne pas m’approcher de toi plus qu’il ne l’est nécessaire, sachant que je serais toujours trop proche à son goût.

Tu te souviens de notre première rencontre, à présent ? Le Phénix, je pense que cela tient moins à ce qu’il t’a fait qu’à ce que t’as fait Maybe, même s’il est possible que sa résurrection aient brisés tous les sceaux présents dans ton esprit ; Joy et le meurtre de Sinistre, de même que ton premier passage à l’Institut et le Protocole Xavier, tu les remets ?

Je ne pense pas, car ta mémoire est fausse ; souviens-toi de tes propres pensées, moi, je m’en rappel : « Et enfin… QUOI que vous fassiez, si vous le pouvez gommez de mon esprit ce que vous avez dit de trop, le mensonge, elle le verrait sur moi… une version unique des faits, c’est ce que nous devons avoir si nous voulons la sauver et l’aider à traverser cela ». J’accepte cependant le rôle du méchant, il est le seul pour lequel elle me considère, et cela n’en donnera que plus de crédibilité à tes dire, quelqu’ils soient. Nous n’aurions pas put être alliés, vous êtes des X-Men et je suis… moi, ainsi, tant que nous n’avions d’ennemis en commun, nous restions ennemis. Cependant, j’avais espéré faire tourner cela autrement, être l’ennemi commun pour qu’elle puisse retrouver sa famille de sang. Mais j’ai échoué, alors j’assume le prix de mes erreurs, et remplace, tant que je le peux. Mon échec a coûté bien plus que vous ne pouvez le percevoir, cependant, même si je ne suis pas le seul à contempler l’abîme que j’ai contribué à creuser ; un abîme qui, ironiquement, ne permet pas d’unir contre lui. Ezéchiel, je te souhaite de sauver ton autre fille, car moi, je ne l’ai pas encore retrouvée. Pardonne-moi Eva.

- Je reviendrais juste sur ces étranges alliances que j’ai trouvées dans ma poche lors de mon réveil. Quelque chose m’a poussé à les garder et je n’en ai parlé à personne. Maintenant je me souviens parfaitement de ce qu’elles signifiaient pour toi et de pourquoi tu nous les as transmise et surtout de ce que tu voulais qu’on en fasse.
Seulement , moi si je n’y vois pas d’objections, ce qui à mon avis sera plus difficile à expliquer à ma compagne, ce qui m’ulcère c’est qu’une fois de plus… tu ne m’as pas laissé le choix et tu as choisi la solution de facilité… Ca ne se passera pas comme ça.
Tu veux ce geste ? Il faut le mériter. Il faut nous le demander.


Tu as jetées les alliances au fond du lac Breakstone ? Je crois que durant un instant, la colère me prend, puis c’est la tristesse ; je t’avais dis de les jeter si tu n’en voulais pas, ainsi l’as-tu fais. Enfin, c’est plus complexe que cela, mais il me semble que cela fasse mal tout comme. Ces bagues sont l’une des dernières choses qui me relie à Amanda, de même que vous, en un sens, mais elles ont connue une disparition dans la vase, ne voyant que les reflets d’un soleil éloigné alors qu’elles ont sombrées. N’est-ce pas là ce que nous avons subis, Amanda et moi ? Elle, aux Enfers, et moi, à créer l’Enfer sur Terre, chacun regardant l’espoir déformé par l’onde d’une chose qui nous dépasse, et nous englue toujours un peu plus, au point que l’on sait que l’on en sortira jamais ?

Elles resteront de par le fond tant que je ne serais pas venu les chercher en personne ? Moi, à l’Institut ? Se serait un défi que j’accueillerai avec le sourire sachant que j’y suis invité par l’une de ses gardiennes, cependant, je sais surtout que cela signifie que les anneaux resteront dans les flots pour longtemps.

Oui, je me suis toujours arrangé pour ne pas avoir à nous dire ce qu’il aurait été plus simple de dire avec le cœur, mais ne te souviens-tu pas ce que tu m’as dit ? « Vous vous trompez de méthode avec moi… et j’ai malheureusement la triste impression que vous ne connaissez plus que celle-là. Amy est la raison, je suis le cœur… Ce n’est pas votre cœur qui parle, il est aussi sec qu’un morceau de charbon, je vous plaints. » L’époque n’était pas au cœur, il ne s’est rallumé qu’après, que depuis, peut-être. Il n’est plus aussi sec, mais il n’est en rien semblable aux vôtres, pas pour l’instant en tout cas, et même probablement jamais, d’ailleurs. Je m’améliore sur la voie du cœur, mais je reste mauvais. Je n’ai ni vos rêves ni vos espoirs, et bien que les miens puissent sembler tout aussi fou, ou même bien plus selon le point de vue, il ne faut pas oublier une chose : je suis un damné, et l’éventuel bonheur que je pourrai apporter, je ne pourrai le vivre, ou même le ressentir. C’est le prix à payer, et cela me va.

Non, Amy n’est pas disposée à m’écouter, mais elle ne le sera jamais, je pense. « Elle aurait ouvert ses bras avec méfiance si vous vous étiez présenté à elle, mais ensuite elle vous aurait aimé… ca oui… j’en suis certaine. Protéger les gens, ce n’est pas une marque d’affection… c’est l’amour qu’elle recherche pas un bras puissant et cruel. Vous vous dressez en ennemi face à nous, inévitablement, vous serez traité comme tel., » ; tu as raison depuis le début, Caitlyn, mais il semble qu’il soit trop tard pour changer la donne. Soit.

Elle ne répond rien, mais vos échanges de regards, je les comprends pour les avoir partagés, même si c’est une partie de ce que vous me reprochez. Je prends une grande inspiration, cherchant les mots. De longues secondes me sont nécessaires, c’est d’une triste exceptionnalité.

- Tu serais réellement prête à me faire entrer dans votre… forteresse… pour aller chercher des symboles d’amour d’une famille qu’elle déteste, Caitlyn ? Peut-être la rationalité pourrait vous enjoindre à croire que c’est là-bas où vous serez les plus à même de me contrôler, de m’arrêter si nécessaire, mais la marge d’erreur que vous vous permettez ainsi… est trop grande. Il ne s’agit plus seulement de vous, mais de l’Institution X elle-même. Te souviens-tu de ce que tu m’as dis ? Tu t’en contrefiches de « notre » famille, tu es sa famille et elle est la tienne, vous avez toujours été deux, deux contre le reste du monde… Tu ne vois pas d’objection à en porter une, mais le veux-tu ? Elles symbolisent le fait que, même dans une famille consumée par la haine, il y a de l’amour, un amour sensé être unique, chaque être n’ayant que deux bagues, une pour lui et une pour l’élu de son cœur. Je t’ai données celles de ma femme car jamais Teresa n’en aura forgée pour elle, cependant… Ces alliances vous sont-elles réellement nécessaires, ou ce qu’elles représentent, leur provenance, n’est-elle pas un fardeau ?

Je laisse un silence, alors que j’espère que les choses sont plus… non, je ne sais même pas ce que j’espère par mon discours. Il me fait mal de les savoir perdues, mais il est stupide de venir en votre demeure pour elles, car c’est un risque inconsidéré. Il me fait mal de savoir que tu les as jetées, mais je comprends pourquoi tu l’as fait, et cela donne de l’espoir. Je crois que je me perds, pour la première fois depuis longtemps.

CELA FAIT LONGTEMPS QUE TU TE PERDS… A CAUSE D’ELLES… A CAUSE DE PITA… A CAUSE DES SŒURS… TU T’ECARTES DU CHEMIN QUE TU AS CONSENTI A TRACER… AINSI TU NE SAIS PLUS OU TU VAS… COMME LES HUMAINS… AINSI DONT TA FIN NE SERA PAS DIFFERENTE… FAIT TON CHOIX…


- Je viendrais les chercher si vous voulez les porter. Si tel n’est pas le cas, elles ne reverront plus jamais le soleil…

ET TOI ?

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Le Léviathan

"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Dim 1 Sep - 0:17

Oh Par le Sang du Christ ce que je lis dans tes yeux ne me plait pas….Comme je déteste ce que je lis là après avoir entendu quelques minutes auparavant des mots si doux. Comme je suis fatiguée de ces choses qui rampent sous nos peaux pour se frayer un chemin jusqu’à nos cœurs et le grignoter morceau de doute après morceau de doute. Je sais l’agitation derrière tes belles voilures mon ange car à moi, tu peux difficilement te cacher, tu ne peux pas : pas avec moi. Je sais parfaitement la tempête, j’y vois des éclats contre moi, contre ce que je dis et ce que je fais. Tu te sens blessée et de cette blessure, vient une rancœur contre moi. Même éphémère, je te l’interdit, je te l’interdit de toute mon âme parce que chaque chose que je fais en ce monde, chaque bouffée d’air que je respire, tu es mon unique dessein, mon seul projet, ma seule bataille. Comment oserais tu me porter ce genre de regard, comment MEME peux-tu le faire quand tu sais ce que j’ai traversé pour être à tes cotés et d’où je suis revenu. Plus jamais je ne laisserai ce genre de chose se produire, plus maintenant qu’on a eu tant de mal à se reconstruire. Mon regard s’attarde sur toi pendant que Sebastian s’explique, tu la vois déjà cette colère gronder, tu vois déjà mon expression changer en une froideur que tu connais, une colère que je n’ai pas manifestée depuis longtemps.

Mais ses mots me rappellent au monde, braquant mon regard sur lui avec une précision aussi cinglante qu’une lame.

- Je viendrais les chercher si vous voulez les porter. Si tel n’est pas le cas, elles ne reverront plus jamais le soleil…


S’en est trop ! A quoi joues-tu ? Qu’est-ce que tu espères toi aussi à part te faire exploser une fois de plus, tu aimes ça, tu en tires un plaisir pervers ? Il n’y a aucune chance que je la force à accepter et aucune qu’elle accepte, tu n’es pas con au point de ne pas le comprendre quand même ? Tu veux donc que les mots dépassent les pensées comme d’habitude, tu veux passer pour le méchant. Je ne t’en laisserais pas l’occasion. Foutue famille de tarés, tous autant que vous êtes, il est temps de prendre mes marques et d’y entrer de plein pieds.

- Non.


Mon mot est plus tranchant qu’une pointe acérée.

- Non, nous n’irons pas dans ce genre de discussion….parce que ca ne mène à rien ce genre de discussion…Y’EN A PLEIN LE CUL DE CE GENRE DE DISCUSSION !

Premier éclat de voix mais le ton froid qui suit est bien plus grondant et ma voix presque rauque. Je serre les dents et j’exprime la colère que je ne contiens plus cette fois ci.

- J’en ai plus qu’assez de vous voir faire les mêmes conneries encore et encore…assez de me placer en arbitre entre vous deux avec vos mauvaises fois respectives et vos mystères à la con. La vie est bien assez dure comme ça pour s’infliger ce genre de souffrance, vous êtes des gosses tous les deux, des conneries de gosses à vivre dans vos egos aveugles et vous commencer sérieusement à me gonfler ! J’essaye d’agir au mieux, d’être arrangeante et juste mais vous vous faites un malin plaisir à vous faire détester pour l’un et haïr à l’extrême pour l’autre. JE NE SAIS PLUS OU ME PLACER DANS CE COUPLE SADO MASO QUE VOUS FORMEZ !

Mon index levé vers l’homme et le ton montant crescendo.

- Toi tu m’emmerdes, oui tu m’emmerdes ! Tu te fais passer pour le grand damné de la terre, mais je m’en fous ! On s’en fout, c’est ta famille que tu as devant toi ! La vérité c’est que tu tiens à elle comme à la prunelle de tes yeux mais tu préfères endosser tes vêtements de grand méchant…plus simple de se faire haïr qu’aimer, hein ? Tu te vois comme un monstre et monstrueux tu voudrais être aux yeux de tous parce que l’amour t’as fait une croix dessus depuis que tu l’as perdu…oui ca fait mal…tu SAIS que ça fait mal d’aimer et de se faire aimer parce tu as peur de décevoir, de trahir la confiance alors c’est bien plus facile de prendre le rôle du salopard et de se faire cracher dessus, y’a moins d’risques non ? Tu ne peux pas tomber plus bas, n’est-ce pas ? Mais tout aussi puissant que tu puisses être, j’vais te dire, t’es qu’un LACHE ! Tu préfères monter des plans à la con, manipuler et observer…T’as peur du changement, t’as peur de ce que tu pourrais redevenir parce que ça te renvoi à ce que tu as perdu…Mais mon coco, Tata Emilie te le dis clairement : le jour où tu as pointé ce flingue sur la tronche d’Amy bébé, le jour où tu as décidé de ne pas la tuer comme sa pourriture de paternel l’ordonnait pour l’arracher à son destin et la placer en lieu sûr, tu as DEJA fait ton choix de changer…Elle EST une partie de ta rédemption et tu lui caches la vérité non pas pour l’épargner elle mais pour t’épargner de t’effondrer TOI ! Alors oui tu peux être l’ordure que tu veux avec le reste du monde mais CESSE d’ETRE L’ORDURE QUE TU ES AVEC NOUS !
Comment oses-tu me demander implicitement de prendre ces alliances en me passant de son choix, en se passant du notre dans un premier temps et recommencer ouvertement la même erreur ensuite !!! Tu IRAS CHERCHER CES PUTAINS DE BAGUES ! PARCE QU’ELLES COMPTENT POUR TOI !! C’EST SI DIFFICILE D’ETRE SINCERE ?! C’est un beau geste que tu voulais faire en nous les confiant, pourquoi toujours le gâcher par des…des idées de tordu !!! Toi et ta foutue peur d’être touché et de changer !


D’un geste violent du bras, j’envoyais une chaise non loin de moi valser à travers la pièce avant de me tourner vers Amy, la colère toujours et dans la voix et dans l’attitude.

- Et toi…Bordel…Tu sais combien je t’aime…combien que je ne peux même plus le décrire avec des mots et ce que je vois dans ton regard…Comment peux-tu me juger ? Comment tu peux te PERMETTRE DE LE FAIRE ? Alors que je jongle pour te préserver parce que je sais comment tu fonctionnes et comment tes idées peuvent être aussi tordues que les siennes. Toi aussi tu m’emmerdes !
Tu m’emmerdes à me forcer à ne pas pouvoir être complètement franche avec toi de peur que tu interprètes tout de travers et qu’on se blesse inutilement quand on a tant d’amour à se donner. Tu m’en veux surement de ne pas t’avoir tout dit à son sujet, mais ma puce dis-moi franchement COMMENT j’aurais pu le faire ? COMMENT ? On ne peut pas parler de ces choses-là avec toi quand c’est la haine qui prend le dessus, alors je fais quoi moi ? Je fais quoi ? Je te mens ? C’est ça qu’on doit faire parce qu’inévitablement, tu te fais mal et tu NOUS fais mal ? J’ai aussi une forme d’intégrité et j’ai un sens de la justice exacerbé, alors je fais quoi moi quand je te sais injuste dans tes jugement et incapable de t’expliquer parce que tu ne M’ECOUTES PAS !? Toi et ta foutue peur de te tromper, de ne pas avoir le contrôle ! Toi et ta fichue peur de ce qui te dépasse ! Je vais te dire, chérie…OUI ! Ce type est une ordure, c’est sûr, mais pas l’ordure que TOI tu voudrais qu’il soi ! Il ne nous a jamais torturé en Allemagne comme tu le penses, il n’a jamais voulu notre mort…à quoi ça rimerait de te sauver ensuite lorsque ton taré de pater et son Chien de Guerre est arrivé. Il t’a sauvé comme j’ai dû ensuite vous tirer de la tous les deux ! C’était juste une pitoyable mise en scène d’un pauvre con qui ne sait pas communiquer autrement qu’en faisant des plans…foireux. Il veille sur toi depuis que tu es gosse, tu es tout ce qui lui reste d’humanité sur cette terre et il a été jusqu’à me demander mon aide pour pouvoir être certain que tu ne souffrirais pas trop lors de ces révélations avant de m’effacer la mémoire totalement comme l’abruti qu’il est jugeant que sa mise en scène était plus « efficace ». Parce qu’il y a d’autres dangers qui planent sur toi ma puce et cet homme-là est un protecteur et pas l’un d’entre eux…c’est pour ca que j’ai pris le temps de chercher à l’écouter et à le comprendre ! PARCE QUE J’AI PEUR POUR TOI !! Je suis certaine qu’au fond de toi, tu vois déjà les contradictions et les incohérences dans ton raisonnement de haine ? Putain ! C’est si dur de te dire que tu t’es peut être planté en partie, non ?
Tu vas en arriver à me jeter un regard comme tout à l’heure si je te force à ouvrir un peu les yeux, c’est ça ? Tu vas en arriver à me détester, moi ? MOI ?! Mais… Comment tu peux me faire ça ?!
Amy de Lauro…Je T’INTERDIS, TU ENTENDS ? JE T’INTERDIS DE MOINS M’AIMER ! MEME UNE SECONDE !


L’éclat de voix sonnait encore. Je baissais le regard me perdant un instant sur le carrelage froid du local. Puis lentement je passais à côté d’eux me dirigeant vers la porte en murmurant d’une voix fatiguée.

- Oui vous me faites chier tous les deux…à me foutre au milieu de vos…disputes inutiles. Je ne mérite pas ça, non…pas après ce que j’ai traversé. J’ai affronté mes peurs, je les ai exprimé et combattu…A vous d’affronter les vôtres, c’est PAS mon problème, c’est entre vous deux….

Réglez vos merdes, j’attends dehors mon ange…


Une dernière parole avant de pousser la porte, une voix plus douce mais d'une lassitude marquée.

- Je t’aime, c’est ma force. C’est beau aimer…je crois que parfois, on gagne à s’en souvenir…C’est dingue ce qu’on peut construire avec un peu d’amour plutôt que de détruire à coup de haine…vous devriez garder ça en tête. Des fois, ca vaut le coup, juste…d’essayer.



Je respire à plein poumon l’air frais du dehors avec l’impression d’avoir évacué un poids trop lourd. La colère est retombée mais je ne regrette pas certaines paroles, je l’aime c’est tout ce qui compte à mes yeux, je sais qu’elle me pardonnera, du moins je m’efforce de l’espérer.


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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Dim 1 Sep - 14:42

Tu ne l’écoute pas parler, car tes yeux sont perdus dans les miens ; tu l’as vu, n’est-ce pas ? Cet éclat noir, fuite de la douleur, cette insoumission intérieure alors que le reste mentait la docilité. Tu as vu que ça me faisait souffrir de devoir l’écouter, et tu as vu que je t’en ai voulut. Un éclat, un simple éclat, long d’un instant, d’un trop long instant, qui s’il a été chassé par ton regard, a également été capté par lui. Hors, il ne faut qu’un instant à une lame pour pénétrer la chair, et cela ne fait aucun bruit.

Je n’arrive à décrocher mon regard du tien, et quant bien même je le pourrais, je ne le ferais pas, car tu ne veux plus jamais que je détourne les yeux face à toi, alors je tenterai de le faire le moins possible, et aujourd’hui, je ne le ferais pas.

- Tu serais réellement prête à me faire entrer dans votre… forteresse… pour aller chercher des symboles d’amour d’une famille qu’elle déteste, Caitlyn ?

Ne fais pas ton étonné, connard, c’est exactement ce que tu veux. Cette fois, mon regard se tourne vers lui, et je ne reviens pas l’agressivité. Est-ce là une fuite ? Une fuite face à la colère de Caitlyn pour moi ? Un manquement à ma parole précédente ? J’aimerai pouvoir affirmer que ce n’est pas le cas, mais je crois que si, quelque part ; je n’ai pas fuit son regard, mais j’ai détourné le mien, quoi qu’il arrive.

- Peut-être la rationalité pourrait vous enjoindre à croire que c’est là-bas où vous serez les plus à même de me contrôler, de m’arrêter si nécessaire, mais la marge d’erreur que vous vous permettez ainsi… est trop grande. Il ne s’agit plus seulement de vous, mais de l’Institution X elle-même.

Arrête ton char, se sont là mes arguments ! Tu ne cherches qu’à foutre le bordel et nous désolidariser en prenant le rôle qui aurait dû être mien, et tu cherche également à paraitre non-moins dangereux mais moins nuisible.

- Te souviens-tu de ce que tu m’as dis ? Tu t’en contrefiches de « notre » famille, tu es sa famille et elle est la tienne, vous avez toujours été deux, deux contre le reste du monde…

Qui crois-tu berner avec ta tristesse ? Qui crois-tu berner avec tes mots ? Je me contrefiche aussi de toi et tes Grigori, Caitlyn est la seule famille que je veux, et dont j’ai besoin, vous n’êtes qu’une malédiction. Tes anneaux symbolisent le fait que même dans une famille aussi dégénérée et haineuse, il puisse y avoir de l’amour ? Mais il n’est pas entre membre de la famille, cet amour, il est pour d’autre, alors, toi et tes traditions, vous n’avez aucune importance. Tu nous as léguées celle de ta femme, ta femme que tu as tuée, ma sœur, que je n’ai jamais connue, et ne connaitrait jamais, parce que je n’avais personne pour m’en forger ? Tu te fous de notre gueule ?

Pourquoi devrions-nous les porter ? Pourquoi devrions-nous accepter ton legs ? Elles ne sont pas nécessaires, mais se sont des putains de fardeaux ! Une manière de plus de nous rappeler qu’il y a dans le monde des gens comme toi, et qu’ils sont proches de nous, par ma faute. Tu ne viendras les chercher que si nous voulons les porter, sans quoi elles ne reverront plus jamais le soleil ? Soit, que la nuit s’avance.

- Non.

Je ne prononce pas un seul mot et me retourne vers celle que j’aime, pour voir une colère qui m’effraie lui déformer le visage.

- Non, nous n’irons pas dans ce genre de discussion… parce que ca ne mène à rien ce genre de discussion… Y’EN A PLEIN LE CUL DE CE GENRE DE DISCUSSION !

C’est allé trop loin, trop loin pour toi ma chérie ; est-ce ma faute, en partie oui, et j’en suis désolée, mais tu as ta manière de gérer ta famille, et j’ai la mienne. Ce n’est pas pour rien que je t’ai dit que tu la gérais mieux que moi, c’est un fait.

- Il n’y…

… aura pas de discussion, il a parlé, on part, comme dit ; cependant, je ne fini jamais ma phrase, car tu la coupe, par tes mots, par ton ras-le-bol, par ta colère. Est-ce une connerie que de me méfier de lui, alors que l’aperçu qu’il nous donne nous enjoint à le faire ? Je suis désolée de te placer en arbitre, je ne le voulais pas, j’aurai voulu qu’il t’aide, mais… mauvaises fois et mystères ? Quels mystères ai-je pour toi ? C’est lui qui n’est que mystère… mais est-ce moi qui ne suis que mauvaise fois ? Je veux te protéger, nous protéger, de lui. La vie est dure, mais il fait parti des souffrances ! Et oui, je suis une gosse, j’ai jamais dit le contraire, juste que tous l’oublient ! Je suis une gosse qui veut que son compte de fée se réalise, et qui tente d’y parvenir avec ce qu’elle peut. Ai-je un égo ? Je m’en moque, je vois juste que… nous détruisons, lui et moi, ce que nous essayons de bâtir, toi et moi, Caitlyn ; pardon.

- J’essaye d’agir au mieux, d’être arrangeante et juste mais vous vous faites un malin plaisir à vous faire détester pour l’un et haïr à l’extrême pour l’autre. JE NE SAIS PLUS OU ME PLACER DANS CE COUPLE SADO MASO QUE VOUS FORMEZ !

Je… je te regarde pointer le doigt vers lui, et commencer son procès. Je me moque de ce que tu peux lui dire, je serais même ravie qu’il t’emmerde, si cela ne te mettait pas dans de tels états. Est-ce un mal pour un bien ? Vas-tu enfin échapper à son influence ?

Le plus grand damné de la terre ? Juste un salopard, et il ne se fait pas passer, il l’est. Il ne tient à moi que parce que je lui suis utile, pour des raisons que j’ignore… plus simple de se faire haïr qu’aimer ? Il se voit comme un monstre et cherche à ce qu’on le voit ainsi, par fuite ? Ça fait mal d’aimer et d’être aimé, oui, c’est un risque, c’est une vulnérabilité, c’est une peur, mais, de là à volontairement se faire détester par ceux qu’on aime… c’est une ineptie. Une ineptie à tel point que j’en suis incapable de la voir. Pourtant, le doute est là, maintenant. Pourquoi y aurait-il moins de risque à se faire détester par ceux qu’on aime, alors que la plus grande peur vis-à-vis de ceux qu’on aime, c’est qu’ils nous détestent ? Oui, on ne peut pas tomber plus bah que ça, mais comment… est-ce que cela nous conforte ? Est-ce que cela nous rassure ? On se dit que justement, comme on ne peut pas tomber plus bas, on ne peut perdre notre place ?

- Mais tout aussi puissant que tu puisses être, j’vais te dire, t’es qu’un LACHE ! Tu préfères monter des plans à la con, manipuler et observer…T’as peur du changement, t’as peur de ce que tu pourrais redevenir parce que ça te renvoi à ce que tu as perdu…

« Mon coco » ? « Tata Emilie » ? Euh… ?! A défaut de douter, là on en arrive à une familiarité qui ne me plait vraiment pas !

Le jour où il m’a épargnée, où il m’a donné ce nom que je porte toujours, où il m’a protégé de mon père… qu’est-ce que ? Mon père ne l’a-t-il pas supplié de m’épargner ? Je crois… dans mon rêve… serais-ce faux ? Non, ce n’est pas mon père qui a voulut me tuer, c’est… autre chose. Une chose à laquelle… Seigneur-Dieu. Je ne parviens plus à me souvenir ! Je ne parviens plus à me souvenirs de ce qui c’est passé ! Ma bouche s’entrouvre alors que je tente de me rappeler ; si je ne me souviens plus, c’est que ça a dû me répondre, mais je ne sais pas ce que ça m’a répondu. J’étais prête à tout, toutes les aides, tous les sacrifices, pour te retrouver, Caitlyn, et…

Je me moque d’être une partie de sa rédemption, il clame n’en vouloir ! Sa lâcheté ne m’importe pas, c’est son choix, qu’il l’assume, simplement. Il n’est pas une ordure avec nous pare qu’il est une ordure, il est une ordure avec nous car il veut l’être ; quels moyens as-tu pour lui faire changer d’avis, Cati Mia ? Des mots ?

- Comment oses-tu me demander implicitement de prendre ces alliances en me passant de son choix, en se passant du notre dans un premier temps et recommencer ouvertement la même erreur ensuite !!! Tu IRAS CHERCHER CES PUTAINS DE BAGUES ! PARCE QU’ELLES COMPTENT POUR TOI !! C’EST SI DIFFICILE D’ETRE SINCERE ?! C’est un beau geste que tu voulais faire en nous les confiant, pourquoi toujours le gâcher par des… des idées de tordu !!! Toi et ta foutue peur d’être touché et de changer !

Je regarde ton geste de rage en me disant qu’il est mal dirigé, mais je ne commente pas. Je ne commente pas parce que je te vois te tourner vers moi, et que si la colère se mêle à la tristesse, la première ne disparait pas ; c’est mon tour.

Tes mots me heurtent plus que des coups de poing, car s’ils sont moins forts, je suis incapable de les encaisser comme je le ferais pour les frappes. Je sais combien tu m’aimes, et je ne t’ai pas jugée, j’ai juste… jalousie ? Trahison ? Tu l’as choisi au lieu de moi, je ne veux pas. Pas après ce qui c’est passé ce matin. Pas après ce qu’on nous a fait et ce que l’on s’est fait aujourd’hui. Je ne t’ai pas jugée ! Je sais que tu veux me protéger, mais crois-tu que je contrôle jusqu’à la moindre de mes émotions ? Je ne suis pas comme lui ! Je ne peux m’empêcher de passer de l’amour à la haine et de la haine à l’amour dans la même seconde ! Mes émotions, c’est bien l’un des derniers trucs d’authentique dans tout ce que cette merde de mutation a changé ! Je les travestis pas, je les maitrise pas, je les régénère pas, eux !

Désolée de t’emmerder, Caitlyn. Désolée de… tout ça. Je serais tentée de dire que… c’est ma faute. Mais, peut-être est-ce nécessaire. Surement, que cela l’est. Tu craches les vérités sans retenue, sans peur que j’interprète tout de travers, sans peur de me blesser, car tu sais que ce ne se sera pas inutile. Que cela permettra d’avancer. L’amour fait mal, tu l’assume enfin, tu nous le fais assumer… enfin.

Je serais incapable de t’en vouloir plus longtemps que quelques secondes, tu le sais, ce n’est pas différent de ma réaction précédente, et pour une simple raison : tu comptes plus que tout le reste, que tout ce que tu pourrais me reprocher ou m’avouer. Je ne t’en veux pas de ne m’avoir rien dit, et je comprends que tu l’ais fais. Je comprends que tu l’ais fait car je ne vois pas comment tu aurais put me le dire. Pardon.

La haine, elle brule autant que l’amour, et s’il n’est pas facile de me faire haïr, je sais maintenant ce que c’est. Je ne haïs que très peu, mais c’est tout aussi intense que lorsque j’aime, et tu sais combien je t’aime. Peut-être mes haines sont-elles aussi indestructibles que notre amour, je n’en sais rien. Me mentir n’est pas la bonne solution, mais nous le faisons, et nous le ferons toujours. C’est une utopie que d’être parfaitement franche, n’est-ce pas ? Alors, nous tendrons vers, comme tous les autres de nos rêves, qui ne s’accompliront peut-être jamais, mais qu’on essaiera d’accomplir. Raphael disait qu’il fallait mieux viser trop haut et se manquer que viser trop bas et réussir, car en ratant le sommet, nous serions toujours plus hauts qu’en visant la base.

Je… ne sais pas quoi répondre. Je t’écoute, je veux t’écouter, mais visiblement… Suis-je à ce point injuste ? Je l’ai été, ce matin, envers Ororo, mais face à lui… Il n’y a que face à lui que je suis injuste, ou d’autres également ? Ou face à toi, également ? Mens-moi, s’il te plait. Mens-moi cette réponse.

Je connais mes peurs, et je vois que je ne les crains pas assez ; la peur doit nous permettre d’éviter le danger, mais ma peur de l’erreur ne me conduit pas à l’éviter, et quant à ma peur de ce qui me dépasse… Tu es bien placée pour me comprendre, après ce qui c’est passé ce matin, face aux X-Men, au sujet de Sinistre. Comment ne pas avoir peur, alors que tant de merde nous tombent dessus, nous courent après ? La Salope, Sinistre, « SVO », le monde entier semble se liguer contre nous… comment ne pas avoir peur ? Tu as Sinistre, et j’ai mon Sinistre, lui.

- Ce type est une ordure, c’est sûr, mais pas l’ordure que TOI tu voudrais qu’il soit ! Il ne nous a jamais torturé en Allemagne comme tu le penses, il n’a jamais voulu notre mort… à quoi ça rimerait de te sauver ensuite lorsque ton taré de pater et son Chien de Guerre est arrivé. Il t’a sauvé comme j’ai dû ensuite vous tirer de la tous les deux !

Bien sur que c’était une pitoyable mise en scène, bien sur que ce n’est qu’un pauvre con, mais il savait ce qu’il faisait. Il ne savait juste pas… Mon père m’a trahi, en Allemagne, j’ai perdue la seule personne qui aurait put devenir ma sœur, en Allemagne. Tu as ta famille de cœur, moi je n’ai que toi, Caitlyn. Jub est notre meilleure amie, mais je n’ai ni mère de substitution, ni sœur de cœur, et… je ne sais même pas ce que c’est. Je te croyais ma sœur, mais tu es mon amour, la seule personne en qui j’ai cherché à voir un père, elle est morte. On m’a offert une chance de le découvrir, et on l’a détruire, piétinée, arrachée et ensevelie.

S’il veille sur moi depuis tout ce temps, où était-il ? Où était-il lorsque j’ai eut besoin de lui ? Regardes ce que tu as fait à Kyle, car ma situation n’est pas différente, si ce n’est que je ne suis pas capable d’aller aussi loin. Si je suis ce qui lui reste d’humanité, pourquoi accepte-t-il de se faire cracher au visage et piétiner ? Parce que c’est plus facile pour lui, tu lui as déjà reproché. Je…

Mes épaules se baissent, ma tête devient branlante et mon regard se perd, entre nos pieds, non sur les miens. Bouche entrouverte, je respire, j’encaisse, je… conçois. Pour la première fois, les pièces s’assemblent différemment, et je m’aperçois que tu es capable de voir ce que je n’ai pas vu. Tu as été un monstre, tu sais mieux que quiconque qu’il n’y a pas que le monstre, alors que moi, je dois le voir, et accepter de le voir. Je ne l’ai pas fait, pas pour lui.

Te demander ton aide pour que je ne souffre pas trop ? C’est tellement stupide que ça lui ressemble. Est-ce stupide, d’ailleurs, ou simplement maladroit ? Tout comme ton lavage de cerveau. Je sais qu’il y a d’autres dangers, mais le fait qu’il n’en soit pas un… ces dangers doivent avoir un visage, et mon père, je n’y arrive pas, car c’est mon père. Il est con, il est sacrément con, mais ça reste mon père. Haïr Sébastian était tellement plus facile. Qui d’autre pour incarner mes peurs ?

Mais ce ne sont pas mes peurs, n’est-ce pas ? Ce sont NOS peurs. Tu as vaincu les tiennes, non, tu les as mises en commun, et je dois en faire autant.

Oh, oui, je vois l’étendue des contradictions, je vois comment le cœur a prit le pas sur la raison, comment il s’est servi d’elle pour alimenter quelque chose de mauvais, là où j’aimais tant à le faire avec quelque chose de bon. Un soupir ; je me suis trompée. Mais jusqu’à quel point ?

- Tu vas en arriver à me jeter un regard comme tout à l’heure si je te force à ouvrir un peu les yeux, c’est ça ? Tu vas en arriver à me détester, moi ? MOI ?! Mais… Comment tu peux me faire ça ?!
Amy de Lauro… Je T’INTERDIS, TU ENTENDS ? JE T’INTERDIS DE MOINS M’AIMER ! MEME UNE SECONDE !


C’est lui… c’est lui qui m’a nommée Amy. Mon nom est Teresa ; Teresa Grigori. Mais le seul nom que je veux, c’est celui que nous partagerons, Caitlyn. Je te regarde à nouveau, et je te regarde détourner le regard à ton tour. La colère se dissipe, seule reste la fatigue, et la tristesse. J’avance d’un pas et je tends la main, ouvrant les lèvres, mais tu m’interromps, ainsi je m’immobilise, et te regarde partir, impuissante.

On te fait chier à te mettre au milieu de nos disputes, mais je crois que celle-ci n’a pas été inutile, au contraire. Je sais ce que tu ressens, j’ai tenté de l’esquiver autant que je pouvais, lorsque c’était toi contre Kyle, et… je suis désolée de te mettre dans de tels états. Je m’en veux, pour deux, car je sais que tu n’es pas capable de m’en vouloir.

Tu as affrontées tes peurs, sans moi, seule avec Ororo, et maintenant, je dois le faire aussi, pour que l’on soit au même niveau, pour que l’on coure à la même vitesse. Seulement, le partenaire qui n’échoit… Nous règlerons nos merdes, rapidement, je te le promets, mon amour.

- Je t’aime, c’est ma force. C’est beau aimer… je crois que parfois, on gagne à s’en souvenir… C’est dingue ce qu’on peut construire avec un peu d’amour plutôt que de détruire à coup de haine… vous devriez garder ça en tête. Des fois, ca vaut le coup, juste… d’essayer.

Je te regarde t’en aller avant de me retourner vers lui.

- Pourquoi tu souris ? Si tout ça n’est encore que le fruit d’un de tes plans, et que t’as fait tout ça pour qu’elle crache les vérités qu’on arrive pas à ce dire, je te jure que… Je m’interromps, serrant les dents, puis après un soupire, je continue : On pourrait régler ça à la Kenneth, mais j’ai pas le cœur, et ce serait sans fins, puisqu’on régénère. Alors…

Seigneur-Dieu, je me sens comme Rachel, à ne jamais savoir quoi dire. En réalité, je me rends compte qu’à part ma haine, je n’ai rien à lui dire, car je ne sais rien de lui. Ou tout du moins, ce que je sais se dévoile sous un nouveau prisme, et… il me faudra du temps pour l’accepter. Je fais quelque pas, au hasard, comme si cela m’aidait à réfléchir plus vite, avant de me retourner vers lui.

- T’es qu’un con. Non, tu es un con. Essaie d’être autre chose, la prochaine fois qu’on se voit. Je sais pas, prends des cours de communication, mets un jean et un marcel… essaie de ne pas être… ça. J’ai jamais eut de famille « de sang », ni parents, ni fratrie, je les ai toujours attendus, puis, lorsque j’ai décidé que je n’avais pas besoin d’eux, lorsqu’on s’est trouvée avec Caitlyn… Evangelina, toi, mon père, l’autre con que je sais même pas qui c’est… ça fait trop. Trop et trop rapidement.

Je recommence à marcher, en sa dirrection cette fois ; j’affronte ma peur, je lui fais fasse, pas par les poings, mais par le cœur.

- Viens chercher ces bagues. Si elles sont vraiment un symbole d’amour dans une famille qui n’est que haine… elles seront un premier pas. Un premier pas entre nous. Je suis prête à te donner ta chance, mais si tu te plante, si tu nous manipules ou si tu fais quoi que ce soit contre nous… je te promets que je te ferai enfermer pour le restant de ton immortalité.

Je commence à me diriger vers la porte, pour suivre mon aimée, pour retrouver ma famille, la seule qui le soit pour l’instant. Mais avant de franchir la porte, j’ai une chose à lui dire.

- Je ne suis pas une partie de ta rédemption… On est une partie de ta rédemption, toutes les deux.

Je ferme la porte, et je m’avance jusqu’à toi, te prenant la main comme le regard, et remontant la première jusqu’au niveau du cœur, pour la saisir à deux mains.

- Désolée. Désolée de tout faire de travers, et de t’avoir énervée. Mais merci. Merci de ce que tu m’as dis. Merci de m’avoir ouverts les yeux, et merci de m’aimer même si je suis pire qu’une tête de mule ; ta tête de mule. C’est dingue ce qu’on peut construire avec un peu d’amour plutôt que de détruire à coup de haine… je vais essayer. Je te le promets.

Un baiser, je te quémande un baiser et sa signature, approchant les lèvres, fermant les yeux, comme toujours.

- Je sais à quel point tu m’aimes, et je te demande pardon si, parfois, ne serais-ce que quelques instants, je peux avoir de la colère ou de la rancœur contre toi. Je ne t’aime pas moins, juste que l’amour n’est pas soluble que dans les bons sentiments. On s’en va, maintenant, d’accord ? On rentre à la maison. J’ai beaucoup à me faire pardonner.

Nous allons rentrer à pieds, je laisse la voiture à mon frère pour qu’il rentre ; il nous la ramènera, puisqu’il doit repasser, et même si je la démonterais entièrement pour voir s’il n’a pas placé des micros dedans lorsqu’il nous la rendra, je pense que c’est une marque de confiance, même minime. Puis, marcher nous fera du bien ; à défaut de me permettre de me faire pardonner, au moins, nous pourrons parler.

- Est-ce tu sais que t’es belle quant tu t’énerves ? Bon, je préfère que ce soit pour me défendre moi, m’enfin… Le prends pas mal, hein ? Ah et aussi, Jub a déclarée que si Sébastian passait le portail de l’Institut sous prétexte qu’on était soudainement allié, elle l’exploserait,  tu pense qu’il faudra le prévenir avant qu’il se pointe ?

RP TERMINE pour Amy

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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Dim 1 Sep - 16:55

- Je viendrais les chercher si vous voulez les porter. Si tel n’est pas le cas, elles ne reverront plus jamais le soleil…

ET TOI ?


- Non.

Tu as ta réponse, Léviathan, ou quelque soit ton nom. Tu as ta réponse et elle va être explicitée, alors que celle qui brandit l’humanité pour étendard me mâche plus ses mots. Non, nous n’irons pas dans ce genre de discussion, puisqu’il ne mène à rien ce genre de discussions, « Maîtresse ». Y’en a plein le cul de ce genre de ce genre de discussion. Tu espère me tourmenter, comme tu le faisais jadis, mais mon rôle à changé, dans l’affaire, et ce procès déterminera en quoi. Et tu veux savoir le mieux dans l’affaire ? Je n’y suis pour rien. Echec au Roi.

Plus qu’assez de nous voir répéter les mêmes schémas encore et encore, parce qu’en définitive, ils ne mènent à rien de nouveau ; c’est folie que recommencer encore et encore quelque chose, en espérant un résultat différent. Amy se considère comme empiriste, et moi je suis l’adaptation incarnée, car c’est ce que tu as fait de moi. Caitlyn n’est pas un arbitre, elle est sur le terrain, et elle sauve les autres. Mauvaises fois et mystères à la con, nos défauts, son diagnostique. La vie fait souffrir, pourquoi continuer de se l’infliger ? Des conneries d’enfants alimentées par des égos aveugles, cela ne te rappelle rien, ma Chère ?

- J’essaye d’agir au mieux, d’être arrangeante et juste mais vous vous faites un malin plaisir à vous faire détester pour l’un et haïr à l’extrême pour l’autre. JE NE SAIS PLUS OU ME PLACER DANS CE COUPLE SADO MASO QUE VOUS FORMEZ !

Je suis le masochiste, et ma sœur la sadique, je tiens à le préciser, ça me changera puisque d’habitude, c’est moi, le sadique. J’ai commis une erreur de calcul en surestimant l’intelligence d’Ezéchiel, ou plutôt en sous-estimant sa capacité à faire des conneries, et depuis, je n’ai pas réellement de moyen de m’amender.

Tu me montre, tu m’accuses, tu t’apprête à me cracher tes vérités au visage, à me montrer un diagnostique dont tu ignores l’importance, et qui pourrait être ce que tu nommes rédemption. Oui, je t’emmerde, et oui, je suis damné ; tout comme c’est ma famille que j’ai devant moi. Oui, je tiens à elle, à ce qu’il en reste, et oui, je préfère être le méchant de l’histoire. Oui, c’est plus facile de ce faire haïr qu’aimer, mais… je ne sais pas comment faire d’autre. Je suis un monstre, je me perçois comme tel suite à une observation et à une introspection plutôt pointue, de ma propre existence, cependant je sais aussi qu’il y a autre chose que le monstre, mais cet autre chose, c’est… comment dire ? Je ne sais pas réellement comment il doit se comporter ; maladroit peut-être ? Oui, j’ai perdu l’amour et je me souviens ce que cela fait d’aimer comme de ce faire aimer, cependant, je n’ai pas peur de décevoir, non. J’ai peur d’échouer, la nuance est peut-être fine, mais elle est là ; j’ai peur d’échouer avec vous, avec ceux que j’aime, puisque si je me remettrais toujours de ce qui m’arrivera, ce n’est pas votre cas. Il est vrai que si je n’ai pas votre confiance, je ne la trahirais pas, et il y a en effet moins de risque à être le salopard honni que le grand frère adoré. Ce n’est pas cela qui m’empêche de tomber plus bas, mais je conçois qu’on puisse voir cela comme de la lâcheté. En est-ce ? Je ne pense pas, pas pour cela, tout du moins. Suis-je un lâche de ne jamais vous avoir dit ce que j’étais, réellement ? Meurtrier, monstre, le Héraut de la Prédation ; possible. Mais me faire haïr… je ne le fais pas par lâcheté, je le fais parce que j’ai tout foiré dès le début… et que je suis incapable d’inverser la vapeur. Ai-je essayé ? Je ne crois pas non-plus, et cela, tu as raison, c’est de la lâcheté.

Je préfère monter des plans, manipuler et observer, oui, c’est là ce que je fais, mais je chasse, également, je tue et je dévore ; je n’ai pas peur du changement, je suis le changement, je suis un prédateur qui s’adapte, quant à redevenir ce que j’étais avant… crois-moi, je ne le veux pas. Je désire être plus qu’un petit con égoïste, égocentrique, ne vivant que pour satisfaire ses lubies et suivants ses impulsions. Le plus amusant, c’est que la chose qui me renvoie le plus à ce que j’ai perdu, ce n’est pas moi-même, mais c’est Elle ; mon Démon, dont tu ignore l’existence, car dans ma lâcheté, je vous ai épargné le pire.

Le jour où j’ai pointé ce flingue sur la tête de Teresa, l’arme s’est enraillée, et c’est par un coup du sort qu’elle a survécu, car si j’avais eut du mal à appuyer une fois, je ne pouvais le faire une autre. Mais c’est vrai, je ne l’ai pas laissée au Léviathan… et j’avais sauvées ses deux sœurs, avant de la trouver. Son paternel m’a supplié de la laisser vivre, au nom d’Amanda, il est hors de cause, et le diaboliser pour me sauver n’est pas la bonne méthode, car il aura beau être un crétin fini et faire toutes les conneries du monde, il aime ses enfants, c’est bien la seule de ses qualités, le seul engagement dans lequel il croit, à part la vengeance. Elle est un quart de ma rédemption, je le sais, c’est moi qui l’ai déclaré, il y a de cela des années ; chacune des sœurs est une partie de mon humanité, j’ai récupérée celle d’Evangelina, et l’ait reperdue ensuite, et maintenant, je contemple celle qu’est devenue Teresa… Je ne lui cache pas la vérité, pas sur ce qui lui est arrivé, je lui cache des vérités, oui, comme à toi d’ailleurs, Caitlyn, parce que vous n’avez pas à savoir ces choses ; je recueille des vérités, des savoirs, car ils sont des armes, mais aimerais-tu que je m’ouvre entièrement ? Que je lui parle d’Aislinn et de Dimitry ? Les Vérités peuvent être aussi destructrices que les mensonges, ainsi donc, laisse-moi libre de juger de ce que je dois vous dire, et de ce que vous devez vous avouer à vous-même, ou découvrir. Elle n’a rien qui puisse m’effondrer, étrangement, tu es bien plus douée à ce jeu qu’elle, Fuzzy.

- Alors oui tu peux être l’ordure que tu veux avec le reste du monde mais CESSE d’ETRE L’ORDURE QUE TU ES AVEC NOUS !

Comment j’ose te demander implicitement de prendre ces alliances en me passant de son choix ? Ce n’est pas ce que je fais, je n’ai aucun plan, cette fois ; il n’est pas question que l’une prenne une décision et que l’autre suive, mais que vous exprimiez chacune d’entre vous votre opinion propre. Cependant, il s’avère que ta colère et tes vérités sont bien plus appréciable que ce simple choix. Tu ignores la portée et la vérité qu’ont tes mots, car dans une mise en abîme théâtrale, certains d’entre eux, la plupart, raisonnent en moi pour atteindre ce qu’il y a de l’autre côté. Ne fais-tu pas avec moi ce que j’ai fait avec elles, Léviathan ?

J’ai fait la même erreur, c’est un fait, et j’irai chercher ces « putains de bagues » ; reste à savoir si je repartirais avec. Mais oui, je le confesse, c’est difficile d’être sincère, à moins que l’absence de sincérité ne soit qu’un test ?

- C’est un beau geste que tu voulais faire en nous les confiant, pourquoi toujours le gâcher par des… des idées de tordu !!! Toi et ta foutue peur d’être touché et de changer !

Je n’ai pas peur du changement, je n’ai pas peur d’être touché, mais je devais savoir jusqu’où vous étiez capable de me voir. Ta fiancée n’a rien vu, Caitlyn, rien d’autre que ce que je voulais lui montrer, mais toi, tu as su voir les masques et les illusions, tu as su me voir moi. Je te laisse faire son procès à Amy, ce n’est pas à moi de le lui faire, je n’ai pas à vous juger, sache simplement, Caitlyn Emilie Elioth, que tu as réussit. Mes idées sont tordues, mais elles marchent plus souvent qu’elles ne foirent. Tu n’as pas fait mon procès, Emilie.

- Oui vous me faites chier tous les deux… à me foutre au milieu de vos…disputes inutiles. Je ne mérite pas ça, non… pas après ce que j’ai traversé. J’ai affronté mes peurs, je les ai exprimé et combattu… A vous d’affronter les vôtres, c’est PAS mon problème, c’est entre vous deux…

Et tu t’en vas, sans rien demander, en précisant que tu l’aimes, en professant une dernière fois l’amour et le pardon. C’est dingue ce qu’on peut construire avec un peu d’amour plutôt que de détruire à coup de haine, on doit garder cela en tête. Je ne construis pas avec l’amour, mais l’intelligence, et je ne détruis pas avec la haine, mais avec… la sauvagerie. Je vais essayer, cependant. Je vais essayer de ne pas être la même ordure que je suis avec vous, mais ne te fais pas trop d’illusion, Caitlyn, l’ordure que je vous montre et celle que je suis avec le reste du monde… ce n’est vraiment pas le même niveau.

Tu nous laisse seul, avec nous-mêmes, enfin, ce qui s’en rapproche le plus. Il faudra un jour que je te dise combien je t’admire, Emilie, combien, malgré ce que tu crois, les mots que tu déclares, même embrouillés par rapport à ceux que tu penses, sont justes, sont vrais. Tu sais parler avec le cœur, et le cœur n’a pas hésitation.

Je viendrais les chercher si vous voulez les porter. Si tel n’est pas le cas, elles ne reverront plus jamais le soleil… et moi ? Moi, j’ai l’un de ces rayons qui perce les nuages, pour me voir, dans mes égarements et mes faiblesses, dans ce que j’ai d’humain. Tu n’as pas fait mon procès, Emilie, tu as fais mon sauvetage. Merci.

- Pourquoi tu souris ? Si tout ça n’est encore que le fruit d’un de tes plans, et que t’as fait tout ça pour qu’elle crache les vérités qu’on arrive pas à ce dire, je te jure que…

Pour une fois que je n’ai rien planifié et que tout ce passe bien mieux que prévu, je vais encore me faire engueuler. Je la regarde, et ma gravité revient. C’est amusant de ce rendre compte que la seule fois où je me permets de me réjouir de mon propre sort parce que vous m’avez aidé, c’est là qu’on m’accuse de le faire. Cependant, je ne suis pas pour régler cela « à la Kenneth », car à défaut de savoir ce que cela signifie, je sais qu’à regarder le côté Elioth, ce ne doit être ni mesuré, ni véritablement fin. Pas que je sois douillet, mais je commence à en avoir mare de me faire massacrer gratuitement.

Je regarde Teresa s’agiter, elle doit luter contre ses pensées ; elle déteste avoir tord, et quant bien même on lui démontrerait par A+B que c’est le cas, elle serait capable d’aller chercher un C pour fausser l’équation.

- T’es qu’un con. Non, tu es un con. Essaie d’être autre chose, la prochaine fois qu’on se voit. Je sais pas, prends des cours de communication, mets un jean et un marcel… essaie de ne pas être… ça.

Hum, alors celle-là… autant, le fait que je sois un con est facilement admissible, autant, le reste… Mais c’est une ouverture, une chance qu’elle me donne, et c’est inespéré. Je ne sais pas si j’irai jusqu’à mettre un jean ou un marcel, mais essayer de ne pas être « ça », ça doit être faisable. J’ai un moyen très simple de lui démontrer que le « ça » n’est pas ce qu’elle croit. Mais suis-je près à révéler ce moyen à l’Institution X ? Excellente question.

Qu’elle n’ait jamais eut ni parents ni fratries, et que tout cela lui soit tombé dessus au plus mauvais moment, outre que c’est un peu de ma faute, signifie surtout que je dois être l’image qui s’en rapproche le plus, et que du fait que je ne corresponde absolument pas à ses rêves et sa conception idéalisée de cela, je suis rejeté. Trop rapidement ? Oui. Trop brutalement, également. Mais… j’avais mes raisons, et si vous voulez me faire confiance, alors croyez-moi : je ne vous ais pas menti sur ce qu’il allait advenir. Nous aurons besoin des Grigori, pour combattre les Grigori.

Elle s’approche, et je ne bouge toujours pas. je dois avouer que je m’attendais presque à m’en recevoir un nouveau dans les joyeuses, mais à la place, j’ai son autorisation également : si les alliances ont véritablement un symbole d’amour au cœur de la haine, elles seront le premier pas entre nous. Je pense que je vais éviter de signaler qu’elles sont également un moyen de marquer son territoire, parce que de toute façon, Amy le fait déjà très bien toute seule.

- Je suis prête à te donner ta chance, mais si tu te plante, si tu nous manipules ou si tu fais quoi que ce soit contre nous… je te promets que je te ferai enfermer pour le restant de ton immortalité.

Ainsi donc, cette relation ne connaitra que deux fins possibles : où j’aurai une famille, où j’aurai l’éternité dans une cage. Que choisis-tu, Léviathan ?

Elles sont une partie de ma rédemption, la partie la plus à portée. Je tiens à elles, c’est admit, et je vais devoir parvenir à m’adapter pour elles, pour survivre. Il n’est plus l’heure aux anges et aux démons, il n’est plus l’heure au bien et au mal, le monde n’est pas blanc ou noir, mais en nuance de gris. Je sais où est ma place, en ce monde, je sais laquelle je veux prendre. Et je sais, grâce à vous, que je peux y parvenir. Ma seule question reste : et Toi, mon Démon, qu’adviendra-tu ?

NOUS AVONS UN PACTE SEBASTIAN… ET SI TU CROIS QUE JE NE PEUX TE SUIVRE EN PLEINE LUMIERE… TU TE TROMPE… JE SERAIS TOUJOURS DANS TA TETE… JE SERAIS TOUJOURS DANS TON CŒUR… TU M’APPARTIENS POUR L’ETERNITE… SERAIS6TU REELLEMENT PRET A ABANDONNER AMANDA ?


Là n’est pas la question ; là n’est pas la question que je t’ai posée. Que feras-tu ? Seras-tu toujours dans mon ombre, ou peux-tu t’adapter à la lumière ?

RP TERMINE pour SVO

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Le Léviathan

"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Fear of the Dark {Caitlyn Elioth & Sébastian von Orchent}   Lun 2 Sep - 19:26

Souvent lorsque la colère vous a emporté, elle vous laisse dans une sorte d’état second. Ce n’est pas vraiment de l’épuisement à proprement parlé, c’est une sorte de vide, un calme cotonneux où tout vous apparait à la lueur d’un jour nouveau, lent et un peu sourd. Cette sensation de déphasage est propice au ressourcement comme une brusque décente après un pic assez relevé. On attache alors de l’importance à des choses qui n’en ont habituellement pas, comme par exemple l’inclinaison que prennent certains arbres à l’horizon alors que le vent leur impose un balancement doucereux, la forme d’un nuage qui lui évoque une sorte de teletubbies. Un couple en train de se disputer sur le parking non loin à propos de leur rejeton qui semble assez turbulent. Elle s’absorbe alors toute entière à l’observation de son environnement et n’en décroche que lorsque le son de la voix de sa fiancée la rappelle au monde, la faisant légèrement tressauter.

- - Désolée. Désolée de tout faire de travers, et de t’avoir énervée. Mais merci. Merci de ce que tu m’as dit. Merci de m’avoir ouverts les yeux, et merci de m’aimer même si je suis pire qu’une tête de mule ; ta tête de mule. C’est dingue ce qu’on peut construire avec un peu d’amour plutôt que de détruire à coup de haine… je vais essayer. Je te le promets.

Alors qu’elle lui prend les mains, son sourire renait en écho à un immense sentiment d’amour et de soulagement. Amy s’excuse toujours trop, avec toujours trop d’empressement et toujours avec trop d’emphase mais avec une sincérité débordante, et c’est un de ces petits plus qui fait littéralement fondre l’irlandaise surtout lorsqu’elle sait jouer de ce visage de petite fille qu’elle lui réserve à elle seule et de ces délicieux balancements d’un pied sur l’autre. Elle la voit déjà cette journée où elle la collera plus que de raison, jouant les amante-poule avec comme à chaque fois qu’une dispute va un peu trop loin, elle la voit déjà et sans en laisser paraitre trop, elle la savoure déjà.

Bien sûr que je lui rends son baiser avec un petit soupir de soulagement.

- Je sais à quel point tu m’aimes, et je te demande pardon si, parfois, ne serais-ce que quelques instants, je peux avoir de la colère ou de la rancœur contre toi. Je ne t’aime pas moins, juste que l’amour n’est pas soluble que dans les bons sentiments. On s’en va, maintenant, d’accord ? On rentre à la maison. J’ai beaucoup à me faire pardonner.

Un sourire plus prononcé cette fois alors qu’elle lui prend le bras pour entamer la marche, déjà la fin de sa phrase amène un éclat un peu moins pur dans son regard. Elle la connait dans ses étrangetés comme dans ses travers, oui bien sûr qu’un éclat de colère l’excite sexuellement et sa fiancée le sait très bien puisqu’elle en joue en excuses, et notre rousse a déjà en tête un milliard d’idées pour lui faire « pardonner » tout cela. Il est un fait méconnu concernant le couple Elioth- De Lauro…si Amy est la plus endurante et insatiable, Caitlyn reste la plus demandeuse et passionnée, et elle aime à lui dire quand sa partenaire s’offusque faussement devant ses avances qu’elle n’est pas une obsédée mais juste une femme très amoureuse, qui l’eut cru alors que le sexe jadis, ne l’intéressait pas ?
Elle lui adresse alors un sourire gêné en se serrant un peu plus à elle.

- Pardon…tu sais que je déteste te crier.

« Te crier », charmante expression typiquement eliothienne à ajouter à des « c’te honte » et « Par le Sang du christ » déjà tant usités jusqu’ici. Elle a en effet gardé dans son vocabulaire les usages de ces expressions populistes qui trahissent souvent ses origines sociales somme toute assez humbles. Ca n’en restait pas moins une vérité. Même si sa capacité vocale à gueuler était légendaire, elle détestait par-dessus tout avoir à le faire contre celle qui partageait sa vie.

- Si j’ai dit des choses blessantes, tu sais que j’en suis mortifiée autant que toi mais…c’est..bah. Vous m’avez un « peu énervée » » tous les deux mais si tu dis que ca a pu t’aider, alors c’’était un mal pour un bien, non ?

Le fait qu’elles rentrent à pied semblait prouver que oui, les choses venaient de changer, Caitlyn en semblait heureuse, sa conception de « famille « s’affinait peu à peu.

- Est-ce tu sais que t’es belle quant tu t’énerves ? Bon, je préfère que ce soit pour me défendre moi, m’enfin… Le prends pas mal, hein ? Ah et aussi, Jub a déclarée que si Sébastian passait le portail de l’Institut sous prétexte qu’on était soudainement allié, elle l’exploserait, tu penses qu’il faudra le prévenir avant qu’il se pointe ?

Manifestement flattée mais bien trop têtue pour le laisser voir, elle haussa es épaules avec un demi sourire trahissant totalement que la vile tentative de flatterie avait fait mouche.

- Pffff…Tu me trouves jolie quand j’ai la crève et que je ressemble à Rodolf le renne avec un gros pif rouge, quand je ressemble à un caniche mouillé en sortant de la douche, quand je m’énerve toute seule en lisant mes comics sur les chiottes parce que les personnages font des conneries, quand je saute sur le lit en grosses chaussettes et en sous-vêtements dépareillées parce qu’on est en mars et qu’il fait toujours trop froid à mon gout et que je m’les gèles…Tu peux ajouter ça à la liste si ca te chante et crois-moi, je suis BEAUCOUP plus vener quand il s’agit de te défendre toi…ton futur beau-frère en a fait les frais, tu t’souviens ? …Lui oui.

Je pense qu’il faut en effet prévenir…pour deux raisons en fait. D’une il risque de se faire exploser le cul et par toi, pour une fois et l’autre je pense qu’il n’est pas du genre à foutre un slip de bain avant de se foutre à l’eau, pincé pour attentat à la pudeur sur jeunes mineurs innocents en promenade dans le parc, je crois qu’il ne manque plus que ça à la réputation de notre foutue famille







Fin du Rp.

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