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 Trouver son étoile. [Rachel Summers] [Caitlyn Elioth]

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Kaede Kobayashi
Élève à l'Institut Gamma
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MessageSujet: Re: Trouver son étoile. [Rachel Summers] [Caitlyn Elioth]   Dim 8 Sep - 22:37

- Cet endroit est génial, et oui, avant que t’ai fait le tour du proprio… tu te seras perdue un bon nombre de fois. Comme tout le monde, en fait.

Le fait de se perdre dans les couloirs de l’institut n'inquiétait en rien Kaede. Elle avait l'habitude des grandes battisses à plusieurs étages, bien que le centre scientifique ne contenait qu'un étage, il avait tout de même six sous-sols. Et bien que ses déplacements libres étaient pour le moins très restreint, ses déplacements forcés étaient par contre beaucoup plus fréquents, ce qui lui avaient permis d'apprendre à se repérer dans de grandes structures. Et cela avait été fort utile lors de ses multiples tentatives d'évasions. Cependant, le fait que les indications n'étaient pas en japonais risquait surement de la gêner. Mais bon.. Elle avait deux mois pour apprendre à lire et écrire correctement en Anglais !

- Enfin, en général, les nouveaux se perdent ; ils trouvent comment aller à la bibliothèque et aux dortoirs, et pouf, pendant un mois, ils font que ça. Enfin, avec le réfectoire aussi.

La bibliothèque, Kaede n'y était pas aller depuis... Depuis qu'elle y était aller en 1997, un mois avant son massacre psychique. La bibliothèque accueillait les orphelins gratuitement une fois par mois pendant toute une journée. Cela faisait partit de ces rares journées où Kaede avait pus être tranquille et lire des histoires qui encore aujourd'hui alimentent ses rêves. Notamment les histoire du Gensokyo, où résident uniquement, dans cette contrée inconnue et cachée du monde, des esprits, des démons, des divinités et des fées. Tout le folklore japonais dans une vision féerique le tout orchestrée par une prêtresse et une sorcière ayant pour mission de garder ce monde en équilibre.
Pour un peu, c'était une sorte d'institut Xavier imaginaire, version japonaise.

Quand au dortoir, Kaede avait du changer de lit presque tout les mois, vu qu'aucun des enfants ne voulaient dormir à coté d'un démon à corne, allant jusqu’à simuler des cauchemars et accuser Kaede de leurs origines. Mais bon, elle préférait cent fois le dortoirs que les profondeur de Tokyo. Dormir, pendant des jours parfois, sous sédatif, seule, dans un sarcophage de titane renforcée, triple épaisseur et blindage, à la verticale, chauffée juste assez pour pas tomber en hypothermie, aseptisée et totalement stérile ou dans un bain de liquide amniotique spéciale lorsqu'elle était trop blessée pour tenir dans son harnais de sécurité.

- Mais y’a beaucoup de chose à voir, oui. Piscine, parc, garage, bois… les toits aussi sont sympas, mais on n’a pas le droit d’y aller. Ça m’empêchera pas de te montrer la vue si tu veux, surtout qu’on voit super-bien les étoiles.

Piscine, qui ne se prononçait heureusement pas du tout de la même façon qu'en japonais, n'était pas un endroit sur lequel Kaede allait se jeter. Cet endroit lui rappellerais certainement beaucoup trop les tests en milieu aquatique. Le parc par contre cela serait incontournable. Elle flânerait et découvrirait la nature dans celui-ci. Pour ce qui est du garage, Kaede n'y voyait qu'un endroit où ranger des voitures, rien de bien passionnant en somme. En revanche, s’il y avait bien un endroit qui soudain avait clairement un intérêt , c'était le toit ! Kaede pourrait observer durant des heures les étoiles sans pollution lumineuse, où en tout cas, un peut moins qu'en pleine ville.

- Bon, s’tu choisi le lit du bas, j’prends celui du haut, et t’inquiète pas, je suis super-directe quant je me couche, y’a pas que les pizzas que je sais faire léviter.

Kaede recula d'un pas en arrière, une expression de surprise sur son visage. Faire voler des pizzas par la pensée c'était une chose, pouvoir voler par ce même procédé en était une autre. Et c'était une agréable surprise pour Kaede qui regardait Rachel faire démonstration de certains de ses dons. Les yeux de Kaede brillaient de milles feux tandis qu'elle regardait Rachel.

- Faire voler les choses, c’est une partie de mes capacités ; je suis Télékinésiste, enfin, Psychokinésiste en fait, mais c’est plus compliqué à expliquer.

Kaede avait déjà entendue ces mots. Télékinésie, Télépathie et tout un tas d'autre mots qui ressemblaient à des gros mots du jargon médicale, venant de la bouche des scientifique du centre. Ils lui avaient expliquer effectivement ce que Kaede était. En tout cas, de leurs points de vue. Elle n'était pour eux, qu'une machine que l'ont devait étudier et qui représentait un danger. Rien d'humain la dedans, alors, ils considéraient qu'ils pouvaient lui faire ce que bons leurs sembles, du moment que la machine a soulever des objets par la pensée fonctionne. Mais la, ces mots venaient de la bouche de Rachel. Rachel, était donc comme Kaede, tout de moins, Kaede possédait des pouvoirs commun avec Rachel. Du coup, la confiance de Kaede en Rachel augmenta encore d'un cran. Rachel deviendrait une personne importante, qui lui apprendrait la vie mais aussi à utiliser ses propres dons autrement que pour tuer. Déjà, Kaede commençait à y voir en Rachel comme une grande sœur, ou plutôt une cousine.

- Je fais aussi un peu de Télépathie, et du voyage dans le temps aussi. Mais ça, je montre pas. Tu veux essayer de léviter, pour voir. Oui, non, sbradarajan ?

Kaede était encore prise dans son émerveillement alors elle bafouilla un mot mélangeant du japonais à de l'Anglais voulant dire à la fois "Géniale", "Je ne sais pas","Incroyable", "Je ne sais quoi dire". Après tout, sa camarade de chambre était Télépathe, Psychokinésiste, Voyageuse du temps et certainement plein d'autre chose. S'en était même presque effrayant. Kaede retrouva tout de même ses esprits au milieu de son excitation.

Elle n'avait encore jamais tenter d'utiliser son pouvoir sur elle-même, autrement que pour des tentatives de suicides ratés. Toujours ratés grâce à l'action "bienveillante" de sa chère "seconde moitié" qui veille sur elle, dans un coin de son cerveau et qui prend le relais lorsque tout vas mal pour déclencher un enfer télékinétique dans un périmètre de 2 mètres autour de Kaede. De plus, les scientifiques lui avait fortement déconseillé de le faire, autant dire que cela lui été simplement interdit en faites, car ils avaient trop peur qu'elle ne se tue en tentant de se soulever. Et un cadavre, c'est quand même moins bien drôle à étudier que quand c'est tout vivant.

En théorie, Kaede était capable de se soulever pendant 1 seconde. En théorie aussi, cette poussée étant constitué de ces même ondes télékinétiques, elle était tout à fait capable de trancher elle même en deux. Et acquérir la capacité de se saisir d'objets par la pensée pendant plus d'une seconde lui vaudrait des heures d'entrainements, en tout cas pour réussir à s'en saisir longtemps, sans l'abimer.

-Euuuh... Je... Je n'ai jamais essayer sur moi et on m'a toujours dit de ne jamais le faire. Je peut essayer. En faites, j'ai jamais réussie à soulever quelque chose plus de deux secondes. J'arrive a les bloquer, les tenir en l'air pendant deux secondes et pop, je sais pas pourquoi ça stop. Ils m'ont dit que je pourrais peut être plus tard soulever plus longtemps des objets et c'est pour ça qu'ils me gardaient. Ils voulaient même faire un septième étage pour m'entrainer de force. En faites, je crois que je me suis échapper au bon moment. Dit elle en imitant la position de Rachel, se mettant en lotus.

Kaede ferma les yeux et se concentra sur elle même comme elle le faisait pour un stylo ou autre. Lorsque Kaede arrivait à se saisir de quelque chose c'était dans 90 % des cas via un réflexe de ses cornes qui agissent comme des radars psychiques, lui permettant de stopper ou dévier des objets à très grandes vitesses, comme une balle de pistolet. Mais quand c'était une saisit consciente, il lui fallait un peu de concentration.

Après une trentaine de seconde, Kaede se mit à flotter à 30 cm du sols, pendant deux secondes, puis retombât d'un coup, comme si, un fil qui la tenait venait de se casser. Elle ne se fit pas mal évidemment, 30 cm ce n'était pas très haut.

-Ah ! Ah ! J'y arrive ! C'est pas dangereux en faites. Mais je peut pas faire plus je crois. C'est déjà géniale ! Tu crois que je pourrais faire comme toi un jour ? Et qu'on pourra voler ensemble ! Dans le ciel ! Haaan comme des rêves !

Et Kaede était déjà aux anges à l'idée de voler. Elle n'avais jamais penser à utiliser son pouvoir ainsi. Malheureusement, voler ne serait probablement jamais à sa portée, ou alors par accoups télékinétiques. Parceque , même elle y arrivait, il faudrait trouver un moyen pour refroidir ses cornes. Kaede posa la main sur sa corne droite, se la massant doucement, trahissant la légère douleur. Un corps humain, c'était bien plus lourd qu'une balle de pistolet, surtout lorsque c'est la première fois qu'on essaie d'utiliser ses dons de manière différentes. Kaede souriait à Rachel toute contente d'un petit brin de complicité qui déjà naissait entre les deux télékinésistes ( dont une psychokinésistes ).

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MessageSujet: Re: Trouver son étoile. [Rachel Summers] [Caitlyn Elioth]   Mer 11 Sep - 16:57

Etait-ce mal que de se sentir fière face à l’admiration béate de Kaede ? Rachel n’en savait rien, mais pour une fois, elle était contente de la réaction qu’elle provoquait. Pas de l’indifférence face à ses capacités psychiques, pas de la crainte non plus, mais une sorte de fascination. Tous la considéraient en termes humains, elle n’avait pas à s’en plaindre, mais très peu, dans son entourage, la regardait positivement en tant que mutante ; oui, sa personnalité devait primer sur ses pouvoirs, elle était d’accord, mais occulter ces derniers, c’était comme occulter une partie d’elle-même. Comme occulter le Phénix, ou son passé. Elle n’était pas aussi pleinement acceptée qu’on aurait put le croire, même Sanzo et Caitlyn continuaient à ne vouloir la voir pour l’entièreté de ce qu’elle était, préférant la voir comme elle l’était avant, humaine et limitée ; c’était un maigre sacrifice aux yeux du Phénix, un sacrifice consenti à leurs relations, et elle ne voulait pas que cela change, s’il y avait un risque de les perdre. Ernest avait été plus dur à déchiffrer, mais aux yeux de Rachel, il faisait parti de ceux considérant la jeune femme avant le Phénix, même s’il avait dû accepter que l’une et l’autre ne soient plus qu’un. Quant à ceux voyant le Phénix avant Rachel, ne la considérant pour rien d’autre, ils n’étaient ni parmi ses proches, ni parmi ceux qu’elle désirait en proche.

Kaede, à défaut de savoir ce qu’elle était réellement, semblait tout simplement s’émerveiller naïvement, et peut-être que le spectacle élémentaire des cinq composantes du monde selon Platon lui plairait en tant qu’art, même si ce n’était pas là son but originel.

-Euuuh… Je… Je n'ai jamais essayé sur moi et on m'a toujours dit de ne jamais le faire. Je peux essayer.

- Hein ?

Rachel n’avait pas réussit à interrompre Kaede, qui continuait à lui expliquer des données empiriques sur ses capacités, chose que la rousse ne se rappelait pas avoir demandé. Deux secondes, c’est peu, sauf si c’est un poids conséquent, genre des tonnes, encore que les chiffres restaient bas pour la plupart des mutants, car même l’échelle faite par les humains, en pourcent de tonnage, cela restait concrètement très peu ; un Télékinésiste classe 100, summum de l’échelle théorique, pouvait soulever 100t, soit toute l’eau d’une piscine olympique, même pas un avion ou un bateau. Après, cela permettait aussi de se faire une bonne idée de la fragilité du corps humain, qui était obsolète avant la classe 1. Cela permettait aussi de se rendre compte à quel point les êtres hors-échelles, comme Magnéto ou elle-même, étaient dangereux. Pas étonnant qu’on les craigne, même si cela ne justifierait jamais un massacre, dans un camp comme dans l’autre.

Echappée au bon moment ? S’entrainer de force ? Ils ne l’étudiaient pas, ils en faisaient une arme. Les Limiers… Le visage de Rachel s’assombri de colère alors que la Ptite Cornue l’imitait dans la position, puis se concentra sur elle-même. A défaut de l’empêcher de faire cela, le Phénix s’empara de la cohérence des molécules de la japonaise, la maintenant fermement pour éviter tout risque de destruction involontaire. Kaede voulait essayer de léviter seule ? Soit, tant qu’elle ne se blessait pas. Et une partie de la charge de la Summers était de la protéger, comme de protéger les autres d’elle ; le mobilier ne comptait pas dans les autres, à ces yeux.

Regardant sombrement la Ptite Cornue, le Phénix ne put s’empêcher de tourner ses pensées vers Tokyo, vers le centre, vers les scientifiques, et les cobayes qui y étaient encore retenus. Que ferait-elle d’eux ?  Les coupables paieraient, mais les innocents ? Elle ne ferait pas de dommages collatéraux, mais les autres prisonniers… devait-elle les libérer ou les achever ? Ceux qui se dresseraient contre elle, leur sort était réglé, mais les autres, ceux qui étaient encore en cellule, en chambre ? Les libérer pour les laisser à la rue ne serait pas salvateur, ce ne serait que les condamner à de nouvelles souffrances, mais elle ne pourrait pas les ramener à l’Institut. S’ils avaient été enlevés, les rendre à leurs familles serait possible, mais pour les autres ?

Un choc sourd ramena le Phénix au présent, alors que Kaede retombait sur les fesses, visiblement heureuse comme une enfant.

- Ah ! Ah ! J'y arrive ! C'est pas dangereux en faites. Mais je peux pas faire plus je crois. C'est déjà génial ! Tu crois que je pourrais faire comme toi un jour ? Et qu'on pourra voler ensemble ! Dans le ciel ! Haaan comme des rêves !

Rachel sourit un instant, puis répondit le plus naturellement du monde, sans réellement y penser.

- T’inquiète pas, c’est qu’un début. J’pense pas que tu arrives à faire comme moi, mais dans une moindre mesure, oui. Et oui, on pourra voler ensemble, on essayera même d’emmener Caitlyn,  si tu veux. Amy vole aussi, même si elle est lente.

Regardant la jeune mutante se frotter la corne sans rien dire, envisageant parfaitement le pourquoi du comment, le Phénix se sentie légèrement honteuse de n’être intervenue, et grimaça quelques peu.

- En fait… c’est bien c’que t’as fait pour une première fois, mais quant je te d’mandais si tu voulais essayer de léviter, c’est parce que j’pouvais te soulever aussi.

Une pause, alors que son expression de gêne s’amplifiait quelques peu, s’accompagnant d’un geste de la main et d’un petit rire nerveux.

- Mais c’est pas grave, on verra une autre fois, d’accord ? Je pourrais même t’emmener voler avant que tu saches le faire toute seule, si tu veux. Mais pas ce soir.

Rachel s’interrompit d’elle-même, semblant réfléchir un instant ; devait-elle dire à Kaede les raisons de son absence ? En serait-elle effrayée, ou à l’inverse, joyeuse ? L’un comme l’autre été probable, même si plus le premier que le second d’ailleurs, et c’était une mauvaise chose. Cela allait être un massacre, un massacre justifié, mais un massacre que, pour son bien, la Ptite Cornue ne devait cautionner. Elle allait sur une voie plus pacifique et vers un avenir plus radieux que le sang et la mort, qu’une guerre dont elle n’avait pas conscience d’être l’une des premières victimes. Elle devait rester dans sa naïveté, rester dans son innocence, jusqu’à tout du moins qu’elle comprenne que certains actes, même si nécessaires, restaient mauvais. Rachel usait de mauvaises méthodes pour faire le bien, elle le savait, elle l’assumait ; elle était un Warhound.

- J’aurai un truc à faire avant de me coucher, un truc assez long, donc je te laisserais seule une petite heure, peut-être un peu plus. J’espère que ça te posera pas de problème.

Trouver un autre sujet pour enchainer, et ne pas s’étendre sur celui-là, et vite ; Rachel en revint à la première activité de la soirée, celle qui avait valut à toutes un instant de ridicule, même pas partagé, mais relayé.

- Sinon, en attendant, on fini les pizzas, ou au moins celles qu’on a entamée, et on range tes affaires ?

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Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Kaede Kobayashi
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MessageSujet: Re: Trouver son étoile. [Rachel Summers] [Caitlyn Elioth]   Jeu 12 Sep - 23:27

- T’inquiète pas, c’est qu’un début. J’pense pas que tu arrives à faire comme moi, mais dans une moindre mesure, oui. Et oui, on pourra voler ensemble, on essayera même d’emmener Caitlyn,  si tu veux. Amy vole aussi, même si elle est lente.

Kaede était tellement admirative et tellement enjouée de cette idée de voler toute ensemble ! Ses yeux rouges brillaient d'envies de réaliser en réelles ce dont elle rêvait presque toute les nuits. Elle s'était toujours demander si elle pouvait partager ses rêves avec d'autres, et la, c'était carrément un partage dans le monde réelle. Kaede ne pouvait probablement pas espérer mieux.

- En fait… c’est bien c’que t’as fait pour une première fois, mais quant je te d’mandais si tu voulais essayer de léviter, c’est parce que j’pouvais te soulever aussi.

Et la, toute la brillance de ses yeux semblèrent s'enfoncer dans ses joues pour les faire rougir ! Kaede avait encore compris de travers ! Elle pensait qu'elle voulait que Kaede lui montre ce qu'elle savait faire. Or non, Rachel voulait faire démonstration de ses dons, sur Kaede elle même. Ainsi les deux femmes s'échangèrent un regard gênée et Kaede fit un sourire en laissant échapper un petit rire  en même temps que Rachel.

- Mais c’est pas grave, on verra une autre fois, d’accord ? Je pourrais même t’emmener voler avant que tu saches le faire toute seule, si tu veux. Mais pas ce soir.

Cela ne serait pas ce soir, mais il est certain que cela serait le plus tôt possible. Cela se voyait dans les yeux, elle en crevait d'envie. Et rien  que pour ça, elle était quasiment déjà prête à aller s'endormir pour que la nuit se passe plus vite et qu'elle puisse voler avec Rachel parmi les étoiles. De nuit, de jour, au crépuscule ou à l'aube, toute ces options seront faites, avec déjà une préférence pour des voles nocturnes. Rien que pour être un peu plus proche des étoiles.

- J’aurai un truc à faire avant de me coucher, un truc assez long, donc je te laisserais seule une petite heure, peut-être un peu plus. J’espère que ça te posera pas de problème.

Seule ? Kaede ne se sentait plus seule depuis qu'elle était à l'intérieur de l'institut, elle ne se sentait plus seule depuis qu'elle connaissait Jade, et elle serait toujours moins seule que si elle était dans cette affreux centre scientifique qui désormais...comptait ses heures. Sans même le savoir. Sans que Kaede le sache. Un des nombreux enfers des hommes, allaient enfin s'éteindre de façon définitive, libérant les âmes souffrantes et perdues, et réduisant au néant les démons qui y régnaient. Cependant, ce " truc à faire avant de me coucher " titillait la curiosité de Kaede. Elle fit simplement non de la tête en souriant pour répondre à Rachel. Elle voulue alors demander de quoi il s'agissait mais Rachel avait prévue le coup. Elle put facilement changer le sujet de la discussion.

- Sinon, en attendant, on fini les pizzas, ou au moins celles qu’on a entamée, et on range tes affaires ?

Oh oui elle avait zappé les pizzas, et elle devait l'avouer, elle avait encore un petit creux.

-Oh oui ! Faudrait pas les gâcher. Et en plus c'est super bon. Puis après, je pense que je vais prendre le lit du haut, si je peut. Un peu comme à l'orphelinat. Ils me mettaient en haut quand il y avait des lits superposés et puis...J'aime bien être en haut. Dit elle en se dirigeant vers les pizzas.

En tout cas, si il y avait bien quelque chose qui fonctionnait correctement chez Kaede, c'était son estomac. Elle pus engloutir trois autres parts avant de déclarer forfait. Elle souriait, et déjà, Rachel était devenue une personne de confiance. En faites, il manquait un dernier truc pour qu'aux yeux de Kaede, ce soit parfait.

-Hmm.. Dit Rachel...euh. Tu sais, je l'ai fait promettre à Amy et Caitlyn. Elles m'ont dit oui et je voudrais que tu me fasse aussi cette promesse. Parce que, j'ai fait une très grosse bêtise en arrivant ici. J'ai cassé un très gros bateau sur le port à San-francisco. Mais très très très gros. Et, à la télé, ils disaient qu'ils cherchaient celle qui a fait ça. En plus on me voyait sur l'écran. Et... Tu me promet qu'ils me feront jamais partir d'ici et que je retournerais jamais la bas ? Hein ? Parce que si je retourne la bas, ils vont me punir pour toujours. Et je sais que Caitlyn et Amy sont très fortes, mais eux, ils sont vraiment beaucoup la bas, et que si ils me trouvent ici, et bien Amy et Caitlyn pourront pas tous les stopper toutes les deux. J'aurais préféré envoyer le gros bateau sur le port du japon pour qu'il explose sur le centre scientifique. Mais c'était trop loin. Alors du coup, ils doivent me chercher.

Kaede n'avait aucune idée du niveau de protection dont elle bénéficiait désormais. Et seule le BAM aurait pus venir la ramener au Japon, si ils l'avaient trouver. Cela faisait plus de deux semaines qu'elle s'était évadée, bientôt trois et par chance, elle n'avait toujours pas été trouvé. Les procédures au niveau du Japon pour éviter toute ébruitage de cette petite collaboration avec des expériences clandestines sur les mutants, avaient été extrêmement longues, et trouveraient bientôt des répercussions sur l'officialisation de Kaede en Amérique. Heureusement, son passeport retarderait encore plus les procédures s'il y en avait. Mais ils allaient bien falloir la poinçonner un jour ou l'autre. Car, Kaede était tout de même entrer au USA, via un cargo de transport et non via une entrée officielle, avec passage des douanes, comme il était prévue initialement avec son frère. Alors Kaede, tentait de réunir le plus de ses amis autour d'elle. Prête à se battre pour rester, elle n'était pas à un massacre prêt.

Kaede se triturait les doigts, un peu gênée de demander un service aussi lourd. Enfin, qu'elle pensait lourd. Mais le fait de pouvoir compter sur des gens, était bien plus précieux à ses yeux que tout le reste.

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MessageSujet: Re: Trouver son étoile. [Rachel Summers] [Caitlyn Elioth]   Sam 14 Sep - 17:45

- Oh oui ! Faudrait pas les gâcher. Et en plus c'est super bon. Puis après, je pense que je vais prendre le lit du haut, si je peux. Un peu comme à l'orphelinat. Ils me mettaient en haut quand il y avait des lits superposés et puis… J'aime bien être en haut.

Changement de lit de dernière minute, ou vicieuse tentative de partager le même, puisqu’il avait été convenu que c’était Kaede en bas et Rachel en haut ? La P’tite Cornue pensait comme une enfant, et le Phénix se souvenait avoir été enfant, et les petites « choses » qu’on était prêts à accomplir pour avoir ce qu’on voulait. Bon, avec Frost en belle-mère, c’était dur de réussir à avoir les parents sur les sentiments, ou par de petites manœuvres mesquines, mais avec son père c’était faisable, et même très faisable, d’ailleurs. Rachel sourit tristement, comme à chaque fois qu’elle pensait à son père ; nostalgie, tristesse, et horreur. Non, il n’était pas le meilleur père du monde, mais elle l’avait aimé comme tel, et elle l’avait tué.

Alors que Kaede recommençait à manger bien docilement, et avec appétit surtout, Rachel ne bougea pas, restant à contempler le vide, un vide, alors que sa mémoire remontait à la surface. Regarder qui elle était. Innocence et Culpabilité, Espoir et Désespoir, Vengeance et Pardon, Amour et Haine, Création et Destruction ; l’Alpha et l’Oméga. Elle avait vécu le meilleur comme le pire, et était capable de l’un comme l’autre, dansant sur la ligne qui les séparait. Faire le mal pour faire le bien, faire le bien pour faire le mal, c’était si proche, et pourtant si différent. Donner la mort, donner la vie, une vie pour une vie, tout simplement. Elle avait vécu ce que l’Humanité avait eut de pire, elle y avait participé, puis s’était dressée face à eux, devenant l’espoir de tant d’être. La meilleure des Limiers, l’espoir de la Résistance… ballotté dans un monde qui c’était toujours résumé à fuir ou combattre, se soumettre ou se rebeller. Elle avait connu des gens d’exception, mais la plupart reposeraient à jamais dans un mirage du passé, sans louange ni célébration pour leur sacrifice, sans jamais savoir si leur rêve c’était réalisé, où s’ils étaient mort en vain. Elle avait fini par les laisser partir, le Phénix le lui avait permit, mais cela ne changeait rien à sa culpabilité ; oui, ceux qu’elle n’avait pas put sauver, elle était en paix, avec eux, mais ceux qu’elle avait tuée, pourrait-elle seulement l’être un jour ? Elle fuyait les X-Men de peur que la mémoire lui revienne, de peur de devoir faire face à l’altère égo d’un être qu’elle aurait tué, face à un spectre bien vivant, alors qu’ils restaient pour l’heure fantômes de son passé.

- Hmm… Dit Rachel… euh. Tu sais, je l'ai fait promettre à Amy et Caitlyn. Elles m'ont dit oui et je voudrais que tu me fasses aussi cette promesse.

L’intéressée releva lentement la tête, son attention attirée par cette promesse ; une très grosse bêtise ? Un très gros bateau ? Elle savait. Elle savait déjà. Tout comme elle savait pour Amy et Caitlyn, tout comme elle savait pour la promesse. Si l’on reformulait cela, ça pouvait se résumer ainsi : j’ai une maison, j’ai une famille, j’en ai perdue une, et je veux pas que cela recommence ici, pourras-tu m’aider ? N’est-ce pas le rôle d’une famille que de se protéger mutuellement ? Si tu m’aimes autant que je t’aime, pourras-tu te battre autant que moi, pour que cela continue ? Pourras-tu te battre pour moi ?

- Et je sais que Caitlyn et Amy sont très fortes, mais eux, ils sont vraiment beaucoup la bas, et que si ils me trouvent ici, et bien Amy et Caitlyn pourront pas tous les stopper toutes les deux. J'aurais préféré envoyer le gros bateau sur le port du japon pour qu'il explose sur le centre scientifique. Mais c'était trop loin. Alors du coup, ils doivent me chercher.

Avec lenteur, le Phénix se leva, avançant jusqu’à Kaede pour s’assoir à son côté, la regardant dans les yeux et lui posant une main sur l’épaule.

- Je te promets qu’ils ne te feront plus jamais de mal.

Caitlyn et Amy étaient très fortes, dans leurs domaines, à leur échelle, oui. Mais cette échelle était, et restait, insignifiante. L’Echelle Humaine, même lorsqu’elle y avait été entièrement soumise, Rachel la transcendait littéralement. Qui protégeait qui ? Caitlyn protégeait la fragilité du Phénix, mais elle était tout de contraires, d’opposés et d’extrêmes ; Caitlyn cultivait une fragilité pour la garder humaine, car si l’on tentait de détruire cette fragilité, elle se durcissait jusqu’à l’inhumanité. Si l’on tentait d’atteindre le cœur de Rachel avec douceur, c’était celui d’une enfant, si on lui faisait violence, c’était celui d’un monstre.

- Tu sais, je devrais pas être ici non-plus. Je viens du futur, et la plupart des autres étudiants savent même pas qui je suis, ils me croient juste folle.

Oh, ils avaient beaucoup de raisons de la croire folle ; une arrivée mystérieuse, deux mois à l’infirmerie, quatre tentatives de suicide, dont une dans le parc et une autre après sa sortie, alors qu’elle avait cassée la mâchoire du Professeur X sans raison apparente. Puis, il y avait eut deux élèves, aussi, qu’elle avait agressés, un bras et un nez cassé, cette fois, si sa mémoire était bonne, il y avait ses hurlements, durant les nuits, d’abord fréquent, puis de plus en plus rares, en moyenne une à deux fois par semaine à l’heure actuelle. Il y avait le fait qu’elle ait réussit à devenir amie avec Caitlyn et les Stepford Cuckoos, aussi, la première ayant eut ses propres mésaventures à son arrivée, et les secondes étaient habituellement limitées à leur club des trois, véritables Big Sisters de l’Institut et chouchoutes de Frost. Ça, ses mystérieuses méditations dans le parc, ses disparitions  allant de plusieurs heures à plusieurs jours, le fait qu’elle évitait au maximum la quasi-totalité des élèves et des enseignants, et que les exceptions à la règle n’en parlent que peu, et ne la présente pas réellement à leurs cercles de pairs, celui qu’elle n’avait pas de dossier d’élève, puisqu’elle ne suivait pas de cours ou de cursus, et que même les gens « hauts placés » comme la secrétaire Darla Stinger ou les professeurs non X-Men, cela donnait lui à des rumeurs. Y rajouter des cicatrices faciales qu’elle n’avait pas toujours, un chat qu’elle promenait quant il n’y avait personne à proximité ou encore sa ressemblance troublante avec une des premiers X-Men, et l’on avait l’une des personnes les plus craintes de l’Institut. Et le pire, c’était qu’ils n’avaient pas la moindre idée sur la vérité, et qu’elle était encore plus terrifiante.

- Là d’où je viens… je… j’ai vécues des choses… encore pire que toi… Ils m’ont pas testée… ils m’ont dressée… comme un chien… un chien de guerre…

C’était se torturer à petit feu que de raconter encore et toujours cette histoire, mais si peu pouvaient l’entendre, et encore moins voulaient l’entendre.

- Il faudra… pas que t’en parle, hein ? Les X-Men, la plupart savent… mais pas les autres. J’ai été une expérience, et je suis un secret ; comme toi.

Sa main passa de l’épaule à la joue, alors que le regard était empli de tristesse se perdait le temps d’une dernière parole.

- Je te promets que personne ne te prendra cette nouvelle maison.

Un frêle sourire, pour mettre en confiance, puis une petite tape sur la joue, d’encouragement, et Rachel se tourna vers la fenêtre, regardant l’horizon. Il ne faisait pas encore nuit, mais le soleil baissait. Dans quelques heures, à peine, le rougeoiement du crépuscule serait sur New York, sur Salem et sur l’Institut, mais Rachel savait qu’elle serait encore en plein soleil, elle, et que lorsqu’elle reviendrait, il ferait nuit. N’avait-ce pas toujours été ainsi ?

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MessageSujet: Re: Trouver son étoile. [Rachel Summers] [Caitlyn Elioth]   Lun 16 Sep - 1:06

Spoiler:
 
- Je te promets qu’ils ne te feront plus jamais de mal.

Kaede laissa un petit soupir de soulagement s'échapper. Plus elle restait ici, et plus elle se sentait en sécurité. Et avec Rachel, elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle se sentait déjà bien. C'était une amie de Caitlyn, presque une sœur et Caitlyn lui avait promis aussi. Et elle avait tenue ses promesses de ne pas l'envoyer à la police donc, forcement, Rachel la protégerait à coups sur. Comme si c'était quelque chose de difficile pour le phénix de protéger une petite créature aussi frêle. C'est comme demander à un humain de protéger une coccinelle.

Il y avait cependant quelque chose de troublant ici. Elle, qui avait si peur des autres, qui donnait si difficilement sa confiance, comment avait elle put le faire en si peut de temps et à autant de personne ? Elle ne connaissait Rachel que depuis quelque heures, et déjà, elle riait avec elle. Comment était ce possible ? Un énorme coup de chance? Peut être pas.

- Tu sais, je devrais pas être ici non-plus. Je viens du futur, et la plupart des autres étudiants savent même pas qui je suis, ils me croient juste folle.

A cette phrase, Kaede eut un élan de révolte et une douleur profonde se réveilla. Cela se voyait sur son visage. L'orphelinat, où tout les autres enfants la repoussait parce qu’elle était bizarre avec ses cornes, surgit dans son esprit. Elle s'y voyait, mais elle y voyait aussi Rachel, qui se faisait traiter de folle par les autres. Décidément, cette Rachel avait beaucoup de point commun avec elle. Et d'un coté, cela renforçait encore plus ce sentiment de sécurité, car Kaede comprenait et ressentait directement les douleur que Rachel pouvait vivre. A un tout autre degré, mais elle les ressentait en partie.

- Là d’où je viens… je… j’ai vécues des choses… encore pire que toi… Ils m’ont pas testée… ils m’ont dressée… comme un chien… un chien de guerre. Il faudra… pas que t’en parle, hein ? Les X-Men, la plupart savent… mais pas les autres. J’ai été une expérience, et je suis un secret ; comme toi.

Kaede recommençait à sentir cet étrange sentiment, d'avoir quelque chose en commun avec elle. Toute les deux revenaient d'un enfer, toutes les deux avaient vécues des douleurs inhumaines. Et c'est la que Kaede comprit. Qu'elle comprit pourquoi elle avait donné presque instantanément sa confiance à Jade, à Caitlyn, à Amy, à Kaya, à Seraphielle, et enfin à Rachel. Elles avaient toutes le même regard. Celui la même que Kaede faisait. Celui d'une personne dont l'esprit torturé tourmente et laisse échapper sur le visage la douleur. Ces regards qui se perdent dans des souvenirs trop durs pour être supporter seule et qui génèrent ces sourires crispées de douleur. C'était un lien, invisible et qui s'était tissé de façon naturelle entre toutes ces personnes, à travers tout les masques. C’était quelque chose de vrais et qui valait tout les pouvoirs du monde. Tout ceci confirmait bien la place de Kaede dans cette endroit. Elle sentait cette tristesse et elle sentait l’œuvre du professeur Xavier faire effet. Cet endroit n'était pas qu'une simple école, un refuge ou un camp d'entrainement. C'était avant tout un endroit pour unir les personnes entres elles. Et Kaede n'en prenait qu'une infime conscience.

La main de Rachel passât sur la joue de Kaede, d'où une seule larme avait coulé en même temps qu'elle apercevait la tristesse sur le visage de Rachel. Elle était comme elle, Caitlyn aussi, Jade aussi, Amy, Kaya, Sera. Elles pourraient toutes partager et combattre leurs douleurs ensemble, au lieu de le faire seule. L'union fait la force et Kaede sentait cette force l'envahir. Elle ne serait plus la seule à pleurer. Plus jamais.

- Je te promets que personne ne te prendra cette nouvelle maison.

Le sourire de Rachel se communiqua directement à Kaede qui la regardait toujours toute perturbée par ce sentiment inconnue qui vous prend au cœur et qui vous prouve que vous êtes humains. Ce même sentiments qui vous fait instinctivement protéger les personnes en danger autour de vous. Ce sentiment de vouloir faire le bien et de soulager la douleur de l'autre.

Rachel tourna la tête vers la fenêtre. Kaede fit de même. Il y avait tellement d'étoile visible maintenant. Mais Kaede en vit une, qui semblait briller plus les autres et qui se reflétait dans les yeux de Rachel. Alors Kaede vint se blottir contre elle pour la regarder de ses yeux larmoyants.

-Et moi... Je te promet de faire en sorte que l'on est plus jamais mal comme avant. Et... que quand je pourrais, je me battrais pour cela n'arrive plus. Et que si des fois tu as mal toi aussi, tu pourras venir m'en parler pour que te soulage. Parce que, avoir mal tout seule, c'est trop dur. Alors que lorsqu'on a quelqu'un avec qui se battre, c'est mieux. Alors, quand tu te sentiras de le faire, on se racontera nos histoire toutes les deux pour vaincre notre douleur ? Enfin si tu veut. T'es pas obligée. Et ne t'inquiète pas, ça restera entre nous. Et ça aussi je te le promet.

Elle fixait cette étoile qui brillait si fort. Ce n'était probablement qu'un reflet due à ses yeux larmoyants, mais Kaede l'avait trouvé. Et elle était heureuse et elle souriait avec le même sourire que Rachel lui à fait il y a quelque secondes. Elle relâcha ensuite l'étreinte en se frottant les yeux. Kaede commençait à avoir un peu sommeil. Et il était surement temps pour elle d'aller rejoindre ses rêves, qui ici, débordaient tellement sur la réalité.

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MessageSujet: Re: Trouver son étoile. [Rachel Summers] [Caitlyn Elioth]   Mar 17 Sep - 18:57

Mais surtout, n’y avait-il pas une raison pour que cela soit ainsi ? N’était-ce pas dans les nuits les plus sombres qu’on voyait le mieux ces étoiles voilées par la lumière du soleil ?

C’était dans la nuit que Rachel avait le plus brillée, mais dans le regard de Kaede, elle comprenait qu’on pouvait également briller le jour. Et l’horizon en témoigna, car malgré le soleil, certaines étoiles commençaient déjà à sortir de l’ombre, ou plutôt certaines ombres commençaient déjà à révéler des étoiles.

Un soupir, un instant de douleur, une larme et un sourire, que dire de plus ? Une promesse, un fait, une caresse et un sourire ; échos du passé, du présent et du futur. Qu’y avait-il besoin de dire face à cette sincérité, cette honnêteté ? Qu’y avait-il besoin d’y ajouter ? Les non-dits étaient-ils mensonges ou concessions, en cet instant ? Les regards ne parlaient-ils pas pour le reste ?

Et fuir ces regards n’était suffisant pour y échapper, pour briser le lien qu’ils avaient tissé. Kaede suivit son regard quelques instants, puis revint à elle, avant de venir simplement. De venir se serrer, se blottir, dans un geste qui surprit le Phénix, mais qu’elle accepta de bon cœur ; un bras autour des épaules, un baisé sur le sommet du crâne en guise de bénédiction, et l’écoute des larmes taiseuses comme des paroles larmoyantes.

Une promesse, à son tour ; celle qu’elles ne souffriraient plus comme avant. Il y avait tant de sens que l’on pouvait apporter à cette simple phrase, car il y avait tant de souffrance. Se battre pour que cela n’arrive plus… signifiais-ce donc mettre fin à la souffrance passive ? A la souffrance que l’on subissait sans chercher à lui résister, ou à l’empêcher ? Ou était-ce mettre fin à la souffrance esseulée, comment le laissait espérer cette demande de se confier ? Se battre avec quelqu’un, c’était mieux… oui. Avoir quelqu’un à qui se raccrocher, c’est mieux, toujours, car si l’on se limite lorsque l’on se bat pour soi-même, on se transcende pour les autres, on dépasse nos limites car elles n’ont pas de raisons d’être, car elles sont notre et pas leur.

Oui, lorsqu’elle en aura le courage, elle parlera une fois de plus. Elle ne montrera pas la vidéo, elle parlera, elle ouvrira son cœur, elle laissera s’échapper la douleur et les larmes ; restait à espérer que cela ne lui prenne pas plusieurs jours pour arriver au bout, cette fois. Elle n’était pas obligée, mais il y avait une nouvelle promesse. Se fut au tour de Rachel de verser une larme.

Il y avait, au loin, ces étoiles, et juste devant elles, leurs reflets. Leur reflet. Le Phénix regarda ce reflet, et son sourire, si fin et discret soit-il, revint en même temps que celui de sa petite protégée.  Les secondes défilèrent alors qu’aux lumières des étoiles de l’univers, elles contemplaient un miroir d’infinité. Les étoiles étaient de veilles photos, et celles qu’elles contemplaient étaient peut-être déjà mortes, déjà disparue, peut-être y avait-il là des mourantes, plus brillantes que les autres, mais elles restaient là, à leurs yeux, pour les guider. Mémoires du passé, guidant dans les ténèbres, vers l’avenir.

Kaede rompit le contact pour se frotter les yeux, le décalage horaire la prenant et le sommeil l’appelant. Elle ne faisait pas de cauchemar, mais peut-être qu’en cette nuit, les rêves se feraient plus colorés, pour elle. Ce n’était que le commencement, qu’un commencement, mais elles sauraient guider et être guidées, alors il n’y avait à craindre. Elles n’avaient plus à ce cacher dans les ténèbres, elles avaient juste à suivre les étoiles qu’ils leur montraient.

Soulevant délicatement la Ptite Cornue par la pensée, Rachel la conduisit et l’accompagna jusque dans son lit, l’y installant comme une mère l’aurait fait, avant de la border de la main.

- Je crois que je ne t’ai pas dit bienvenu, Kaede. Bienvenu à l’Institut, bienvenu chez toi.

Un baisé sur le front, nouvelle bénédiction de protection, puis les pieds de la Grande Rousse retournèrent au sol, alors qu’elle regardait une sale bête ayant profitée de la tendre diversion pour s’inviter sur la table dans les restes de jambon et de fromage. Un sourire amusé, alors qu’elle allait poser un pied sur le rebord de la fenêtre, ouvrant cette dernière sur le monde.

Un instant d’hésitation, alors qu’elle se retournait pour regarder une nouvelle fois l’enfant dans son berceau.

- Repose-toi bien, Kaede Kobayashi. Rêve durant la nuit, et rappelles-toi tes rêves, car peut-être se réaliseront-ils enfin.

***
Endless Pain by NAGI☆/Vo. 美歌 on Grooveshark

Elle marche lentement, avec cette même lenteur que le chaos qui s’étend autour d’elle. Les flammes s’agitent devant ses yeux, les flammes s’agitent dans ses pensées, tout s’agite autour d’elle comme dans son esprit, mais elle est calme, et elle regarde simplement les alentours. Le bruit de ses talons est étouffé par une couche de cendre qui se lève un instant, voletant dans l’air, alors qu’elle avance dans sa combinaison rouge et jaune, celle du Phénix. Sa ceinture comme sa chevelure volètent dans un doux vent invisible, alors que le moindre de ses mouvements répand une douce violence aux alentours.

Elle ne les hait pas, non, elle a pitié d’eux. Pitié de leur égarement, et de l’ardente conséquence de celui-ci. Ils ont hurlé, ils ont essayé de se battre, mais ce qui était poussière est redevenu poussière, et ils ont brûlé, tous. Elle les contemple brûler, elle les contemple mourir. Elle est douée pour cela, elle le sait ; elle est la meilleure. Mais même si elle aime cela, elle ne le fait pas par plaisir, elle le fait parce qu’elle le doit. Le crépitement des flammes, les rugissements des armes à feu, les hurlements des mourants, tout cela lui est si familier ; c’est ici qu’elle vit, c’est ici qu’elle accomplit ce pourquoi elle existe. A travers les couloirs de ce laboratoire souterrain, elle avance et ses flammes se rependent ; flammes de la vie et de la mort, venue prendre la première et offrir la seconde. Le Phénix attribue sa sentence, et son Chant de Guerre raisonne une fois encore.

Brûler ce qui ne marche pas, détruire les menaces à l’avenir, à la vie, voici son rôle. Elle ne purifie rien, elle détruit pour que le monde ait une seconde chance, ait droit à un nouveau départ. Aujourd’hui, tant d’être meurt, mais combien en sauve-t-elle ? Mais combien en épargne-t-elle ? Elle sera la méchante de l’histoire, elle le sait, c’est ainsi que cela fonctionne : le Phénix détruit avant que le malheur n’arrive, ainsi est-il le seul malheur que l’on peut voir. C’est l’Enfer ; tant l’Enfer de sa tâche que celui qu’elle déchaine, de cette façon presqu’absente.

Ils ont fait leur choix, alors le jugement du Phénix est venu, et il a été suivit des flammes. Ils lui ont demandé qui elle était, elle a répondu par ce simple mot : « Justice ». Comprenaient-ils l’anglais ? Cela n’importait nullement, car ils savaient pourquoi elle était là, à défaut de savoir qui elle était. Ils ne savaient pas comment elle s’était introduite dans le complexe, ils ne savaient pas comment elle avait fait évacuer les étages supérieurs sans qu’ils en soient avertis, mais ce qu’ils savaient, c’était qu’elle était leur fin. Une fin qu’ils avaient voulut comprendre, qu’ils avaient voulut maitriser, mais que par leurs crimes, ils avaient déclenchée.

Combien ont eut à souffrir d’eux ? Combien auront à souffrir de leur disparition ? Sauve-t-elle plus qu’elle ne détruit ? Ou détruit-elle plus qu’elle ne sauve ? Être humain, c’est faire des choix, et son choix est fait, alors qu’importe les réponses, tout ce terminera ici et maintenant, pour eux. Ce n’est pas triste, ce n’est pas joyeux, c’est simple. C’est absolu. C’est l’affaire de quelques minutes ; une dizaine peut-être ? Une dizaine de minutes d’enfer pour des années de paradis, est-ce un prix si cher payé ? Elle n’en sait rien, car ce n’est pas elle qui le paye. Ce sont ses hommes et ses femmes, ce sont ses monstres, qui doivent mourir. Ils se battent, ils usent de leurs esclaves ; d’une simple pensée, elle les libère, les uns comme les autres. Ils sont des parties du Phénix, ils sont des parties d’elle, il est temps pour eux de revenir à leur état originel. Un instant de souffrance, alors qu’ils ont infligé une souffrance sans fin, est-ce une si terrible sentence ?

Elle l’ignore, elle sait juste que c’est celle qu’elle leur octroie, pour ce qu’ils ont fait, pour ce qu’ils auraient continué de faire. Faire le mal pour faire le bien, étaient-ils convaincus d’opérer ainsi, eux aussi ? Elle ne le saura jamais, mais cela ne la hantera pas. Cela ne la hantera pas car dans l’océan de sang qui macule ses rêves, ils ne seront qu’une brève averse, qui laissera le niveau de culpabilité inchangé.

Elle est une partie de ceux qu’ils espéraient, elle est une résultante de leurs travaux, indirectement, ou tout du moins, elle le pense. Ont-ils eut un instant de fierté pour l’œuvre de leurs successeurs ? Non, ils n’ont eut que la peur. Un instant de peur, un instant de douleur, puis le néant. C’est si simple, si basique, si absolu ; c’est d’une admirable simplicité. Comme celle d’une promesse, comme celle d’un espoir. On ne pense pas aux complications que cela aura, seul l’acte lui-même importe, et l’acte s’accomplit, presque au ralenti.

Alors que tout s’écroule autour d’elle, Rachel lève les yeux vers le ciel qui apparait entre les ruines, ce ciel d’un bleu de rêve, à la recherche de ces étoiles qu’elles ont contemplées, ensembles, quelques heures auparavant. Elle ne les voit pas, mais elle sait, elle sait qu’elles sont là, prêtes à la guider lorsque la nuit viendra ; et elle viendra, car cela fait parti de l’équilibre de l’univers, cercle infini du perpétuel recommencement.

Perpétuel recommencement de création destructrice et de destruction créatrice, elle le sait, elle l’incarne. Elle est une étoile, elle aussi, car elle aussi irradie dans les ténèbres, car elle aussi guide aux âmes perdues, car elle aussi est une image d’un passé conduisant vers l’avenir. Son passé est l’avenir, un avenir qu’elle réécrira. Un avenir qu’elle réécrira pour ceux qu’elle aime, pour que le monde ait une seconde chance. Elle en a fait la promesse, à ceux qu’elle aime, à ceux qu’elle a aimés et à ceux qu’elle a perdus. Elle leur offrira un monde meilleur que celui qu’elle a connu. Elle en a fait le vœu, et elle l’accomplira ; telle est sa mission, et désormais la mission du Phénix.

RP TERMINE pour Rachel

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
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Kaede Kobayashi
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MessageSujet: Re: Trouver son étoile. [Rachel Summers] [Caitlyn Elioth]   Dim 22 Sep - 19:18

Kaede dormit bien ce soir la. Rachel l'avait transporté directement dans le lit via ses dons, à la grande joie admirative de Kaede. Comme un dernier tour de magie avant d'aller se coucher. Ses affaires n'était pas loin et Kaede en profita ensuite pour enfiler son pyjama, de couleur bleu stylisée asiatique. Une fois installée, Rachel vint la border d'une main.

- Je crois que je ne t’ai pas dit bienvenu, Kaede. Bienvenu à l’Institut, bienvenu chez toi.

Elle avait raison. Elle avait terriblement raison. Et Kaede commençait à peine à réaliser qu'elle était dans son lit, à elle, sa chambre, sa maison, et ses amies. Kaede avait enfin des choses essentiels à tout enfant qui se doit, pour pouvoir grandir correctement.

- Chez...Chez moi. C'est chez moi ! Merci Rachel.

Elle reçu ensuite un nouveau baisé sur le front, une bénédiction de protection avant de revenir sur le sol. Kaede s'endormit assez vite et eut tout juste le temps d'entendre avant de partir vers ses mondes oniriques :"- Repose-toi bien, Kaede Kobayashi. Rêve durant la nuit, et rappelles-toi tes rêves, car peut-être se réaliseront-ils enfin."

Ces rêves s'étaient littéralement déjà réalisé. Des amies, une maison, un endroit où elle pourrait se déplacer librement, sans souffrance, sans tristesse avec de l'amour à foison.

Cette nuit la, Kaede avait rêver qu'elle était une petite fille, pleine de rêve et qui volait avec Rachel dans un ciel de nuage blanc et crémeux. Elle avait rêver d'un endroit magique où Rachel l'avait emmené, plein d'enchantement et de lumière. Un espace gigantesque avec en bas, une multitude de lac avec une eau azur et claire comme du cristal. Kaede avait pus marché sur l'eau qui s'illuminait de milles couleurs sous ses pas. Et dès que quelque nuages noires arrivaient, ils étaient comme soufflé au loin. Les cauchemars n'avaient pas leur place ici. Et il n'avait plus leurs place dans le monde réel aussi.  Et Kaede rêva de ces personnes qui firent exploser d'amour et de tendresse son coeur meurtrit en un pluie de petit cœurs multicolores. Et au loin dans le ciel, brillait une étoile merveilleuse, elle était éblouissante et ses rayons touchaient la douce peau de Kaede et la réchauffait. Elle était simplement heureuse.
Le rève de kaede:
 

Kaede se réveilla cette nuit, pendant quelque minutes, comme une pause entre deux rêves, et tandis que son regard se posait sur la fenêtre, elle crut revoir l'étoile qu'elle avait vu plus tôt. Une étoile brillante, forte et déterminée. Cette étoile, c'était Rachel, c'était Caitlyn, c'était Amy, c'était Jade, c'était toutes ses personnes alors que son esprit vint de nouveau se perdre dans les océans et les brumes oniriques de son sommeil pour voltiger à nouveau dans son esprit.

Qui aurait crue que cette fille cornue, il y a 21 ans, lorsque son père se donnait la mort, se retrouverait ici, tellement heureuse ? Est ce le destin ? Était-ce prévue ? ou n'est ce simplement que le résultat des choix de Kyle, qui à choisit de la recueillir, le choix de Jade de lui donner sa confiance, le choix de Kaede de s'en sortir, le choix d'Amy et Caitlyn de lui donner la chance de vivre comme une fille normal, le choix de Kaya de faire une rencontre.

Et un peut avant de se réveiller ce matin, Kaede crut entendre une voix résonner dans son rêve :"-Ta vie : tes choix. ". Et ses yeux s'ouvrirent sur la chambre dans laquelle un petit rayon de soleil passait par la fenêtre pour venir illuminer le sol.
[Rp terminé pour Kaede]
[Fin du premier chapitre de la story line de Kaede.]

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MessageSujet: Re: Trouver son étoile. [Rachel Summers] [Caitlyn Elioth]   

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