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 Traqueuse

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Traqueuse   Ven 21 Juin - 17:11

Cette Fan Fiction est une suite directe à Traquée

Traqueuse
Forever Yours by Nightwish on Grooveshark


Chapitre I : l’Ange Pleureur
The Last Man by Clint Mansell on Grooveshark
Mardi 11 Décembre 2012 – 06 : 02 P.M.
- Je suis désolée, si désolée. Tout recommence, mais cette fois, c’est encore pire. Tout est de ma faute. Je suis désolée, si désolée. Pardonne-moi Caitlyn.

Je… je sais pas si tu m’entends mais… je te parle. Je te parle pour te parler, pour que tu sache que je suis là ; je te parle, comme la dernière fois. Tu es là, allongé sur ce lit, à nouveau. Mais moi, je ne suis pas là, pas comme la dernière fois. Ce n’est pas l’OverRun qui t’as conduit ici, cette fois, et ce n’est pas le BAM qui t’en sortira. C’est moi. Tout est de ma faute. Je m’en veux tellement. Je m’en veux tellement de ce que tu as subie, à cause de moi.

Tu sens ? C’est ma main. Depuis qui tu es allongée là, sur ce lit, dans cette chambre d’observation de l’infirmerie, je te la tiens. J’ai dû changer plusieurs fois de position pour que le sang continue de passer, mais je ne t’ai pas lâchée. Non, je ne t’ai pas lâchée. Ne jamais s’abandonner, ne jamais s’arrêter de courir, ne jamais cesser de s’aimer ; tu te souviens ?

Je suis désolée, si désolée. Pardonne-moi Caitlyn. J’ai abandonné, j’ai arrêté de courir… C’est pour cela que tu es là. Je sais pas si tu as encore mal, je sais juste que c’est ma faute, entièrement ma faute. Ma faute qu’ils t’aient capturée, car si tu n’étais pas allée chercher cette maudite bague, jamais ils ne t’auraient mit la main dessus. Ma faute qu’ils t’aient torturée, car si j’avais décrochée, on aurait put arriver à temps. Ma faute que tu sois morte, car j’ai été incapable de te retrouver. Je t’ai abandonnée, j’ai abandonné, et j’ai arrêté de courir, aussi bien avec toi que vers toi. Je n’en peux plus. Je suis désolée, si désolée.

Je ne peux plus regarder ton visage, sans voir ce qu’ils t’ont fait, sans voir ce que je leur ai laissé te faire. Ils t’ont fait tellement de mal, par ma faute… je… je m’en veux tellement. Je suis faible, si faible… Pardonne-moi Caitlyn.

J’ai perdu la notion du temps, seul ton pouls rythme les secondes et les heures depuis cette éternité que tu es allongée là ; pour combien de temps encore ? Ils n’en savent rien, peut-être te réveilleras-tu dans un instant, peut-être jamais, alors j’attends. J’attends. Mais cela fait si mal de t’attendre… Je n’en peux plus.

A chaque battement de ton cœur, je sais que le mien saigne ; la culpabilité le ronge, la peur également. Ils ont voulut nous briser… Passé et avenir. Pardonne-moi Cait’… mais ils ont réussit. On a survécue à mon passé, mais on ne survivra pas au tient. Ce que je t’ai fait, ce qu’ils t’ont fait, jamais je ne pourrais le pardonner, jamais je ne pourrais me le pardonner. Ça fait trop mal.

Je m’en vais, Caitlyn. Je m’en vais. Je ne t’abandonne pas, c’est bien trop tard pour cela. Jamais je ne pourrais te rendre ce qu’ils t’ont prit, mais je vais leur prendre encore plus. Mais je ne me fais pas d’illusion : je n’en reviendrais probablement pas. Mais c’est… le seul moyen.

Il ne reste plus d’amour en moi, plus d’yeux pour voir le paradis qui m’entoure ; cependant, mon heure va sonner, et je serai alors à toi, pour l’éternité.

Je t’aime, Caitlyn Emilie Elioth. Mais je ne veux plus qu’il t’arrive de malheur. Alors, je dois prendre les devants.

Je ne veux plus qu’il t’arrive malheur, je ne veux plus que tu ais mal, surtout pas à cause de moi. Je m’en vais, Caitlyn. Je m’en vais. Je ne t’abandonne pas, c’est bien trop tard pour cela. Je… Je vais mener notre dernière bataille.

Il ne reste plus d’amour en moi, plus d’yeux pour voir le paradis qui m’entoure ; cependant, mon heure va sonner, et je serai alors à toi, pour l’éternité.

Mon cœur est en fragment, comme tu es en fragments. Il n’y a aucune cicatrice physique, mais à l’intérieur, je le sais, je le sens. Jamais on ne pourra réparer cela. Je ne peux que leur faire payer. Il n’y a rien d’autre que je puisse faire.

Jamais… non jamais au grand jamais, je n’ai autant haïs des êtres. Pas même les Purificateurs, pas même les Grigori… Il n’y a que la vengeance qu’il me reste.

Je sais… je sais que tu auras mal, quant tu te réveilleras, et que je ne serais plus là. Ce ne sera qu’un sang de plus, Emma c’est sacrifiée pour qu’on puisse te retrouver, et son état n’est pas meilleur que le tient, même si le Prof tente de la ramener parmi nous. Quant à Rachel… On l’a perdue. Elle est devenue le Phénix Noir, il ne reste rien d’elle. Jubilee et Ororo seront là pour toi. Elles prendront soin de toi. Je n’ai pas besoin de leur demander de me le promettre, je sais qu’elles le feront. Mais moi… je ne peux plus.

Pardonne-moi, Cati mia. Pardonne-moi, Sweet Love.

Je ne t’abandonne pas, je veux que tu le sache. Je ne t’abandonne pas. Je serais toujours là, tant que tu te souviendras de moi, je serais toujours là. Je vais courir, courir pour nous deux, pour t’ouvrir la voie. Trace ton chemin par la suite. Vainc la douleur, vainc la tristesse, construit ta vie, construit notre vie. Réussi là où j’ai échoué.

Je… j’arrive plus à parler. Désolée. Je… Je vais te laisser ton cadeau. Pour que tu ne m’oublie pas, maintenant qu’ils t’ont prit la gourmette. Ils savent qui je suis, dès que je me manifesterais, ils sauront me trouver. Et alors…

Je t’aime, Caitlyn. Je t’aime plus que tout. N’en doute jamais. C’est pour toi que je le fais. Tu ne comprendras pas, je le sais. Tu ne comprendras pas pourquoi, car la réponse sera trop simple. Ne culpabilise pas. Réjouis-toi : mon heure va sonner, et je serai alors à toi pour l’éternité.

Adieu, petit cœur brisé.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Traqueuse   Ven 21 Juin - 17:18

Mercredi 12 Décembre 2012 – 00 : 27 A.M.
On ne met pas un contrat sur le Diable, quelqu’en soit le prix. Mais il y a une chose que les chrétiens ont oubliée, un enseignement de leurs aïeux qu’ils ont préféré taire, et aujourd’hui, cette leçon ressurgie : il y a pire que le Diable. Il y a moi. Les Nephilim, Ceux qui font Tomber les Autres, la Malédiction des Anges, cela me ronge autant que cela me fait du bien.

Les anciens hébreux offraient deux visages au mal : les Démons, qui voulaient la disparition de l’Humanité, le Mal à l’état brut, violent et cruel, et les Nephilim, qui voulaient asservir l’Humanité, le Mal à l’état de vice, insidieux et pernicieux. Pour l’Eglise Chrétienne, les Démons rassemblaient tous les vices, et il ne pouvait y avoir pire que le Mal Absolu. Au regard de son appartement, ma victime est catholique, je pense que lui demander son avis pourra être intéressant, lorsque j’en aurai fini avec elle.

Trouver l’un des mercenaires ayant participé à l’enlèvement de Caitlyn n’aurait pas été dur, il suffisait de ce rendre à la morgue du BAM, chose que je suis plus ou moins parvenue à faire, grâce à des contacts en leur sein. Pristina m’a soutenu froidement que l’enquête était en cours, mais considérant le peu de survivants – aucun – cela allait être dur. Leur seul signe distinctif commun était un tatouage, celui d’un gang. Un gang de mercenaires. Le BAM les connaissait, mais ils n’ont pas voulut en dire plus à une « civile », et mon amie est allée prévenir l’agent Daniel Hopes de ce que je tramais. Je me suis tirée, une confrontation avec l’agent de probation de Caitlyn ne m’intéressant pas le moins du monde.

J’ai une vengeance à faire, et dans cette histoire, Daniel Hopes est mon ennemi, comme le BAM en général, comme les X-Men en général, comme mes amis en particulier. Personne vers qui me tourner réellement, et la volonté de ne pas les impliquer. J’ai essayé de contacter mon père, la vengeance, cela le connait, mais je ne suis parvenu à rien. Alors je continue seule. C’est peut-être mieux ainsi.

Mes yeux sont posés sur une vie de solitude. Tout ce qui pénètre mon cœur se volatilisera. Il ne reste plus d’amour en moi, cependant, mon heure va sonner, et je serai alors à toi pour l’éternité, Caitlyn.

J’ai réussi à retrouver un des membres du gang qui n’a pas participé à ton enlèvement, Cait’. Ne me demande pas comment, cela se résume à plusieurs os cassé et une cigarette dans un orifice qu’il n’est pas utile de mentionner. Je suis allé le visiter. Ce genre de gens ouvre toujours la porte à une prostituée qui lui est « offert » par un client satisfait de son travail, sans même s’interroger sur le client ou la prostituée elle-même. Si tu me voyais, dans cette tenue, j’ignore si tu serais envieuse ou écœurée. Je suis de nouveau brune, j’ai altérer mes attributs de séduction comme mes hormones et phéromones pour lui faire croire que j’avais envie de lui. Je suis même allée jusqu’aux préliminaire, avant de le droguer d’une injection dans l’artère fémorale. Impressionnant comme il est plus simple de demander à un homme de virer son pantalon que de l’y forcé, surtout avec un 90F.

Cela ne m’a rien fait. Il n’y a  plus rien en moi. Juste l’immense gouffre qu’ils ont creusé en toi, à coup de lame, d’acide et de balles.

Je l’ai attaché à sa table de salon, j’ai éteint toutes les lumières pour qu’il ne puisse me voir, et je lui ai foutu un pack de glace sur les parties génitales ; pas besoin de le dévêtir, cela faisant parti des préliminaires, tout comme la fellation. J’avais déjà le souvenir d’en avoir fait, grâce ou à cause de Frost, selon, mais je dois véritablement avouer que je hais ses choses. Mais passons, mon corps n’est plus qu’un outil, ce n’est rien comparé à ce qu’ils t’ont fait subir, et ce que j’escompte leur faire subir.

Ce n’est qu’un sous-fifre, je le sais, c’est justement à cause de cela que j’ai put le trouver. Cependant, grâce à lui, je vais remonter jusqu’à ses supérieurs, et à force de foutre le bordel, les Maraudeurs finiront bien par me trouver. Ce plan n’est peut-être pas à la hauteur ni de mon génie ni de ton expérience, mais c’est le seul que j’ai trouvé. Mon génie entrera en jeu lorsque je devrais les confronter, pour leur tendre un piège aussi explosif et meurtrier que celui qu’ils t’ont tendu.

Ah, il se réveille, enfin. J’avais peur ne mal avoir dosé la drogue. Un gros mal de crane, visiblement, pourtant, c’est un connaisseur, niveau drogue. Il s’en remettra, et puis, de toute façon, il n’a pas besoin d’avoir toute sa tête pour me répondre, mes questions seront simples. Je commence mon speech en gardant la voix que j’ai donné à mon personnage de prostituée, histoire qu’il comprenne dans quel genre de piège il est, puis je lui expose le deal : il me donne ses supérieurs où je le castre. C’est simple, net, et si je suis assez adroite, sans bavure.

Je continue mon petit discours depuis les ombres, lui tournant autour tel un prédateur, jouant avec quelque chose, dans mes mains. Quelque chose de long et de fin ; un scalpel ? L’opération de castration est l’une des plus simples à réaliser, dans les campagnes, des agriculteurs non diplômés y arrivent parfaitement, alors pourquoi une putain n’y arriverait-elle pas ? Il comment à gueuler, je lui prends la gorge en lui expliquant que je lui couperais une phalange à chaque hurlement, même si je lui accorde le premier. Il me croit, et il se tait. Bien, nous pouvons donc poursuivre.

Rassure-toi, Cati, je n’y prends aucun plaisir, mais ce n’est qu’un prix. Exitus Acta Probat, la fin justifie les moyens.

Il me vend ses amis et ses patrons pour sauver ses couilles, démontrant par la même, plus qu’un manque de loyauté, un manque cruelle de virilité. Impressionnant comme les hommes s’efféminent une fois leur virilité sur la table. Je le drogue à nouveau, puis me rhabille et reprends mon rôle pour continuer ma tournée, quittant son appartement après avoir bien vérifié que les indices que j’ai laissé, telles les empruntes digitales, ne sont pas les miennes. Il n’y aura nullement mon ADN, et de toute façon, je ne suis pas fichée. Jamais la police ne remontera jusqu’à moi.

Je marche sous la légère neige, la chevelure dans tous les sens, mèches indépendantes les unes des autres pour un air plus sauvage, plus adéquat à mon personnage, voletantes avec mon écharpe, alors qu’un lourd et chaud manteau dissimule mon peu de vêtements comme m’isole des températures de l’hiver. Me dirigeant vers la prochaine adresse, je remets mon unique stylo mâchonné avec lequel je joue depuis tout à l’heure, dans mon sac à main, regardant un instant l’éclat de métal bien plus inquiétant de l’objet qui s’y trouve.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Traqueuse   Ven 21 Juin - 17:21

Mercredi 12 Décembre 2012 – 07 : 02 A.M.
Quelle bande de fumiers ! Plutôt que de s’exposer, ils ont envoyé les flics. Je devais être à mon troisième ou quatrième type lorsqu’ils ont débarqué. SWAT, ils n’y allaient pas de main morte. Si je ne m’étais pas trompée dans les doses, chose possible cependant même si j’avais préféré avoir la main lourde, le premier ne c’était même pas encore réveillé. C’était donc signé les Maraudeurs. Les humains sont donc des pions dans l’histoire, j’en prends note.

J’ai de la chance, cela ne passera jamais aux infos, ils étoufferont l’affaire au risque de passer pour des blaireaux internationaux. L’histoire de la catin vengeresse qui menaçait d’émasculer des hors-la-loi et qui réussit à mettre hors d’état de nuire une troupe d’intervention du SWAT, ça ferait tâche sur leur CV. Ils ont été suffisamment cons pour m’envoyer un négociateur. Je ne vais pas les louper.

L’immeuble est un immeuble de la banlieue du Queen, c’est assez entretenu, sans être propre comme à Manhattan. La cage d’escalier était pleine d’hommes d’armes, avec leur petit acolyte qui parlait à la porte, voulant me faire savoir qu’il comprenait ma situation, que je n’aurai jamais dû avoir à être maltraitée par des types comme cela et qu’il pouvait m’aider, me sortir de la prostitution et compagnie. J’espère qu’il aime s’entendre parler ce con, parce qu’il était à côté de la plaque à tous les étages. Au moins, mon personnage était crédible.

Lorsqu’on est cerné de toute part, est-on forcément prit au piège ? Non, il suffit de faire une percée. Je suis passée au travers de la petite fenêtre qui surplombait la porte, celle qui sert généralement d’aération vers un couloir qui pue encore plus que l’intérieur, et j’ai atterrie les cuisses ouvertes sur le premier policier sur ma trajectoire ; c’était une nuit de débauche, en effet, bien qu’à aucun moment, je ne t’ai trompée, ma Cati.

Vovinam Viet Vo Dao, ou comment jouer au bowling avec le SWAT dans une cage d’escalier. J’ai fais un spare, je les ai pas tous dégagés d’un coup. Je n’avais jamais véritablement pratiqué le parkour avant ça, mais mon entrainement en gymnastique m’a permit de plutôt pas mal improviser, et allié à ma vitesse et ma force, de les surclasser à tous les niveaux. Une roue alors qu’ils s’effondraient les uns sur les autres, et j’étais sur l’autre rampe d’escalier, un demi-étage plus bas. Le temps qu’ils réagissent, je devais déjà avoir défoncée une porte pour me frayer un chemin dans un appartement qui ne m’intéressait que pour le point de sortie qu’il m’offrait.

Si je ne les ai pas entendus venir, je sais qu’ils ont cerné le bâtiment, et que je dois parvenir à en sortir. Les cris commencent à se faire entendre ; « mutante ». Bravo Einstein, encore un mauvais coup de pub pour les mutants ; bah, au moins, cela vous fera une excuse pour vos supérieurs : se fait ridiculiser par une mutante était moins grave que se faire ridiculiser par une prostituée, puisque le fait qu’elle soit mutante passait, aux yeux des humains, avant sa condition d’humaine.

J’ouvre la fenêtre, et je saute sans la moindre hésitation, pour me rattraper quelques étages plus bas, à un balcon. Une traction, une roulade avant, et me voici de nouveau dans la course, alors que ces champions en sont encore à pénétrer dans l’apparentement et à le sécuriser. Sortir est bien plus compliqué, mais je ne compte pas sortir : y trouver une planque est bien plus facile. Dissimuler mes traces, ou à défaut, les brouiller. Ma seule difficulté, à dire vrai, et de trouver un appartement vide, ainsi qu’assez de temps pour me changer en l’un de ses occupants véritables.

Etrange, comme la polymorphie est plus utile dans le milieu criminel que dans celui des honnêtes gens ; j’ai franchi la ligne, j’en suis consciente, mais cela ne m’importe pas : Exitus Acta Probat.

Ma nouvelle forme ne doit pas être trop différente de l’ancienne, sans quoi, je serais trop longue à changer et je finirais par me faire pincer. Je sais quelles vont être les conséquences de mes actes, je les accepte, mais finir en prison n’en fait pas parti. Je serrais incapable de voir ton visage, Cati mia, même à travers un parloir ; surtout à travers un parloir. Tu pourrais croire que je t’ai abandonnée, que je t’ai trahie, mais tel n’est pas le cas. Je te le jure.

C’est pour toi que je fais tous cela, je le fais parce que je t’aime, parce qu’ils doivent payer. Non, ça ne nous rendra pas ce qu’ils nous ont prit, mais cela nous apportera là paix. Peut-être pourrai-je à nouveau regarder ton visage une fois que le leur sera éteint. Peut-être pourrai-je m’en souvenir lorsque le mien s’éteindra. Je l’espère.

Je perds un temps précieux à écouter les bruits de vie, mais lorsque je trouve mon bonheur, je n’enfonce pas la porte, et use d’une clé à percussion qui aurait dû me permettre à ouvrir les lieux qui m’étaient interdit. Je referme derrière moi et avance dans le noir, observant mon environnement. Mon sac à main part sous le lit et mes vêtements dans le seul endroit où ils ne penseraient jamais à chercher : dans la panière à lingue sal, en dessous du tas, cependant.

Ici vivent un couple, un couple qui a l’air heureux, comme nous autrefois, comme nous voudrions l’être, comme nous voulions l’être. La plus belle photo est sur le pont de San Francisco, là-même où tu m’as emmenée voir le lever de soleil, avant notre départ. Comme j’aimerai y être à nouveau, on était heureuse, là-bas. Mais je n’ai pas de temps à perdre.

La jeune femme ne me ressemble pas, petite et blonde, à peine plus grande que toi, je pense. Il me faudra du temps pour attendre cette taille, alors que la couleur comme la longueur des cheveux est extrêmement rapide. Je ne la vois qu’en deux dimensions, et essai d’adapter les proportions en trois alors que je parcours son armoire pour m’emparer de l’une de ses chemises de nuit. Ils sont partis en vacances, surement pour noël, sa penderie me l’indique.

Noël… S’aurait été notre premier noël ensemble. En famille. J’attendais cela depuis si longtemps. J’ai tout gâché. Aurai-je le droit de rêver à ce qu’il aurait put être, sachant pertinemment qu’il n’adviendra jamais ?

Je ferme les yeux sur cette pensée, et joue l’ensommeillée alors qu’ils foutent le bordel aux alentours ; dès que je serais complètement changée, j’irais jouer mon rôle de victime apeurée, et puis je les laisserai à leurs questions : comment c’est-elle échappée ? C’est une mutante, abrutis, n’écoutes-tu pas ce qu’on clame sur eux ?
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Traqueuse   Ven 21 Juin - 17:30

Chapitre IV : l’Ange Gardien
Finish It by Clint Mansell on Grooveshark
Mercredi 12 Décembre 2012 – 10 : 31 A.M.
Je me retrouve face dans la neige avec une violence que je n’ai pas vue venir, rouvre les yeux et le regarde. On dit que Central Park sous la neige est magnifique, si j’avais encore la capacité de voir la magnificence en ce monde, sans doute pourrai-je avoir un avis là-dessus. Mais tel n’est pas le cas. Nostalgie perpétuelle de l’âme parfaite, le décor délavé a disparu à jamais. Tout ce qui pénètre mon cœur se volatilisera.

Je me relève à moitié, un genou et une main au sol, le fixant derrière mes mèches de cheveux humides, laissant le décor blanc et les flocons de neige m’entourer sans leur accorder la moindre attention. Je suis dans la seule tenue qui était à ma taille dans l’appartement qui m’a permit de me cacher, à savoir celle que j’y avais amenée. Lui est dans son seul et unique, intemporel même, costume noir, et son regard noir croise mes yeux bleus ; qui est le plus déterminé ? Devrons-nous nous battre pour le savoir ?

Le décor s’y prête, en attendant, le blanc de la mort partout autour de nous, et le Démon comme le Nephilim prêt à s’entrégorger pour un spectacle que l’univers ne considérera jamais. Il était dans notre camp, pour te sauver, Cait’, c’est la seule raison pour laquelle je n’ai pas encore attaqué. Il a une position d’attente, debout devant mon sac à main, qu’il m’a arraché sans la moindre douceur, avec une force que je ne lui connais pas. Il se baisse pour le ramasser, sans me quitter des yeux, et ouvre la fermeture éclair pour accéder à ce qu’il contient. C’est un télépathe, il sait déjà, il l’a lut en moi, j’en suis sure.

- Laisse-moi résumer… Torture, effraction, voie de fait sur agent des forces de l’ordre, usurpation d’identité et… Port d’arme illégal, avec une utilisation mineure de technologie mutante, déclare-t-il en sortant ton révolver, celui que Forge a modifié à ta demande.

Oui, je l’ai prit, j’avais besoin d’une arme, d’une véritable arme, létale, le Tesla ne me suffisait pas, cette fois. Pardon de t’avoir volée, Cati mia, mais j’en ai besoin. Mes chances sont déjà faibles armées, alors sans… puis, il est normal que ce soit notre arme qui exerce notre vengeance, ne trouves-tu pas ?

- Je sais que la connerie c’est de famille, mais je constate que tu es particulièrement atteinte, petite sœur. Qu’est-ce que tu fais là ? Tu viens te venger ? Toi seule contre les Maraudeurs ? Je t’en prie. Caitlyn est la main qui guide et toi la main qui frappe ? Caitlyn est la Traquée et toi la Traqueuse ? Tu y crois sérieusement ? As-tu oublié qui tu es ?

- Et toi, l’as-tu jamais su, qui j’étais ? Tu l’as prétendu pourtant. Teresa Grigori, descendante d’une lignée de monstre, destinée à devenir elle-même un monstre. Tu adore avoir raison, alors sourit. Je suis un monstre. Ils ont détruit la meilleure moitié, il ne reste donc plus que moi.

- Qui essais-tu de convaincre, Tess’ ? Moi ? Ou toi ? Que je sache qui tu es ou non n’importe pas, ce qui importe, c’est que Caitlyn le sache. Sweety, tu te rappelles ? Fougère ? Ptite Brune ? As-tu oublié ? Qui tu es ? Qui tu es pour elle ? Que pensera-t-elle lorsqu’elle se réveillera ? Que tu es allée porter la justice ? La vengeance ? Non, elle verra simplement que tu n’es pas là. Et que pourront lui présenter les autres, vos amis, pour la consoler ? Un faire-part de décès ? Oublie ta douleur, pense à la sienne.

- Je pense à sa douleur, je ne pense plus qu’à cela. Ils doivent payer. Ils doivent payer. Tous. Du plus petit échelon à Sinistre lui-même. Ils doivent payer pour ce qu’ils lui ont fait, pour ce qu’ils l’ont forcé à faire. Ils ne sont pas morts, pas tous. Elle a eut sa partie, je viens terminer le travail.

- N’est-ce pas plus simple et moins douloureux de te suicider tout de suite ? Tu n’affronte pas ses peurs, Tess’, tu fuis les tiennes. Tu la fuis elle. Tu ne peux plus la regarder en face ? Tu te sens coupable ? Que t’ai-je dis ? Ce n’est pas ta faute !

- Tu crois que je vais prendre tes dires pour paroles d’évangile, serpent ? Même si ce n’est pas ma faute, c’est la leur, alors ils doivent payer. Je dois les faire payer.

- Que t’apportera cette vengeance, si ce n’est la mort, Tessa ? Que lui apportera cette vengeance, si ce n’est le désespoir, à ta Cati ? Ouvre les yeux, tu commets les mêmes erreurs que ton père. L’important, c’est toujours de reconstruire ; on ne peut pas s’empêcher de blesser, on ne peut pas empêcher les autres d’être blesser, mais l’important c’est de réparer après. N’est-ce pas toi-même qui le dis ? Caitlyn a besoin de toi, plus que jamais. Ils lui ont tout prit, sa vie, son identité, ses croyances, il ne lui reste que ses amies, et son amour. Crois-tu réellement qu’elle puisse s’en remettre, alors que la dernière fois qu’elle s’est trouvée dans ce cas, elle a essayé de se suicider ?

- Vas te faire foutre… Tu n’as aucune idée de ce qu’elle pourra éprouver, tu n’es pas capable de le ressentir, et le comprendre ne te sert qu’à manipuler les autres. Tu as un plan, comme toujours, et tu as besoin que je vive pour que ce plan fonctionne, c’est aussi simple que cela. Tu es intervenu lors de son enlèvement car tu voulais user de Rachel dans ta guerre contre Sinistre, pas parce que tu voulais la sauver. Et tu as besoin de moi pour combattre ma famille. Tu n’es pas plus compliqué que les autres, Sébastian von Orchent. Blessant, hein ? Blessant qu’une petite impertinente rongée par la vengeance soit capable de te décrypter toi, le grand Léviathan. T’es juste un paumé de plus, la seule chose qui te différentie des autres c’est tes pouvoirs. Vide et creux, tu n’es pas différent de Sinistre, peut-être plus manipulateur encore, c’est tout. Tu vois, tu mérite amplement ta place chez les Grigori, mon frère. Rends-moi ce que tu m’as prit, et barre-toi. Ou mieux : utilise-moi dans ta guerre, ça m’épargnera les recherches. Ce n'est pas ce que tu veux ? J’ai des atouts pourtant, et tu les connais aussi bien que moi. Alors, que réponds-tu ?

Il soupir, puis s’avance vers moi, me forçant à me relever complètement pour lui faire face, poings serrés. Vas-y, approche-toi, plus t’es près, mieux c’est, il ne me faudra pas beaucoup plus d’une seconde pour te maitriser, et récupérer ce qui m’appartient. Tu retourne le révolver et me le tend ; quel est le piège ? Quel est ton plan, cette fois ?

- Tu le veux, prends-le. Tu veux te venger ? Tu veux tuer ? Voir ce que cela fait ? Ne me dit pas que tu sais ce que cela fait que de prendre une vie ; ta passation n’était pas réelle ! Ni sang, ni chair, hormis les tiens, et on sait tous les deux que la seule responsable dans l’histoire, c’est toi. C’est toi qui a faite souffrir Caitlyn ce jour là, et c’est elle qui a ramassé les débris, comme à chaque fois. Aujourd’hui, c’est à toi d’endurer, d’endurer pour elle. Vous ne pouvez pas guérir seule, vous vous revendiquez les deux faces d’une même pièce, si l’une meurt, l’autre meurt, si l’une souffre, l’autre souffre, et il n’y a qu’ensemble que vous puissiez guérir, que vous puissiez vivre.

Il me met l’arme dans la main, et la dirige contre sa tempe, me fixant droit dans les yeux.

- Je vais te laisser le choix. Tu veux te venger, tu veux tuer et te faire tuer ? Alors appuie sur la détente, tue-moi, que tu sache ce que cela fait. Tue-moi, tu n’as pas le choix, car je ne te laisserais pas te venger, car je ne te laisserais pas courir à ta perte. Le seul moyen que tu as de le faire, c’est en enjambant mon cadavre. Tu veux l’aimer ? Tu veux qu’elle soit heureuse ? Alors baisse cette arme, et rentre auprès d’elle. Qu’importe qu’elle se réveille aujourd’hui, demain ou dans un mois, si tu es là à son chevet, vous pourrez tout rebâtir. La maison à SF, la famille, noël, vous vous aimerez, jusqu’à la fin et encore au-delà. Ne jamais vous abandonner, ne jamais vous arrêter de courir mais savoir où vous allez, ne jamais cesser de vous aimer, n’est-ce pas votre devise, votre serment ? Pense à elle, pense à son visage, pas celui couvert de plaies qu’ils lui ont fait sur la vidéo, mais celui que tu lui feras en la forçant à aller sur ta tombe. Que vas-tu faire ? La vengeance ou la rédemption ? La haine, ou l’amour ?

Je le regarde dans les yeux, et place mon doigt sur la détente. Il mise sur mon amour, sur mon humanité, mais c’est inutile.

Mes yeux sont posés sur une vie de solitude, tout ce qui pénètre mon cœur se volatilisera, il ne reste plus d’amour en moi, plus d’yeux pour voir le paradis qui m’entoure. Cependant, mon heure va sommer, et alors, je serai à toi pour l’éternité. Adieu petit cœur brisé.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Traqueuse   Ven 21 Juin - 17:34

Chapitre V : l’Ange à la Main Sanglante
Together We Will Live Forever by Clint Mansell on Grooveshark
Mercredi 12 Décembre 2012 – 00 : 13 A.M.
- Et alors… j’ai appuyé sur la détente. Son crâne à explosé sur l’autre côté, il y avait du sang partout, du sang noir sur la neige blanche. Il n’a rien tenté pour m’en empêcher. Il c’est laissé tuer. Il… Il savait, depuis le début, il savait et il s’est laissé tuer pour que je comprenne. Connard fini…

Je… Je suis incapable de tuer… J’ai regardé son corps s’effondrer par terre, il n’avait plus de souffle, plus rien. Au début, cela ne m’a rien fait, car après tout, des tas de gens tuent, et continuent à vivre après, comme si de rien était. Mais là… mais moi… C’est venu peu à peu, alors que je contemplais son cadavre. La nausée, non, la chair me laissait indifférente, tout comme le sang. Mais le fait de détruire une vie, le fait de faire s’abattre un tel jugement…

Ma main a commencé à trembler, alors que je prenais la mesure de ce que c’était. De ce que j’avais fais. Non, je n’avais pas franchie la ligne qui me séparait de tes bourreaux, je n’étais pas devenu comme eux, il me restait une large marge. Mais… j’avais franchie la ligne de ce que je pouvais faire. Tuer, je ne pouvais pas, même pour nous venger. C’était trop destructeur, trop irrémédiable, trop absolu ; on dit que le monde est en nuance de gris, mais tuer est d’une noirceur parfaite, c’est… Pardonne-moi Caitlyn, pardonne-moi de l’avoir fait, d’avoir voulut le faire. Pardonne-moi d’être aussi mauvaise. Même si ton enlèvement n’était pas ma faute, cette… chose… l’est et le sera, à jamais. Un meurtre de sang froid… c’est tellement… tellement contre nature. Contre la nature que tu sais que j’avais, que tu aimais chez moi. Je t’ai déçue… je m’en veux tellement, pour tout.


Je pleurs, je pleurs au-dessus de ta main, alors que tu es toujours inerte, dans ton lit. Les mots sont difficiles, et les reprises innombrables, mais j’essaie de continuer.

- Je ne sais pas si tu m’entends, mais je suis revenue. Ce n'est pas mon heure, qui a sonnée, mais je suis à toi, pour l’éternité. Je ne te quitterais plus jamais. Je ne t’abandonnerai plus jamais, je n’essaierai plus de courir seule. Pardonne-moi, ma chérie. Ils t’ont détruite, et plutôt que d’être là pour t’aider à te reconstruire, j’ai essayé d’en faire autant. Je m’en veux tellement, pour tout. Je veux juste que tu sois heureuse. J’ai été égoïste… je ne veux plus l’être, plus jamais. On fera ce que tu veux, si tu ne veux plus de moi, c’est pas grave, si tu ne veux plus des X-Men ou de l’Institut, c’est pas grave. Je préfère abandonner nos rêves et nos serments que t’abandonner toi. Je veux juste que tu sois heureuse, quelqu’en soit le prix, je le paierais. Quelqu’en soit le coût, je veux le supporter, le supporter pour toi. C’est injuste ce qu’il t’arrive, tout ce qui t’es arrivé est injuste, mais je ne peux pas t’apporter la justice. Je ne peux t’apporter que l’amour. Qu’on reconstruise ensemble ou que tu te reconstruises seule, cela ne m’importe pas. Tant que tu peux sourire à nouveau, il ne m’importe pas que ce sourire soit pour moi ou pour quelqu’un de plus méritant. De plus digne. On fera ce que tu voudras, on fera tout ce que tu voudras, je ferais tout ce que tu voudras, tout ce qu’il faudra, pour que tu guérisses. Rien… rien d’autre ne m’importe plus.

Par pitié, Caitlyn, revient. Je t’en supplie, reviens. Reviens, et si c’est pas pour moi, fais-le pour les autres. Ils sont là, ils t’attendent, ils veulent t’aider. Ils t’aiment, on t’aime tous. Faut t’aimer, on t’aime, mais pas parce qu’il le faut, parce que tu es toi. Caitlyn Elioth, Fuzzy, quelque soit ton nom, quelque soit ta nature, on t’aime. On t’aime tous.

On attend rien de toi, on ne veut rien de toi, tant que tu reviens, tant que tu vas mieux, ça nous va. Il ne m’importe plus le mariage ou l’Institut, tant que tu reviens. Tu nous as laissés seuls trop longtemps, tu as refusée notre aide trop longtemps. Ouvre les yeux, s’il te plait. Ouvre les yeux et reviens-nous. On t’aidera, tous, on fera tout ce dont tu as besoin pour que tu aille mieux.


Je n’arrive plus à parler et me contente de pauser mon front sur la main. Je suis là, je t’attends, je t’attends comme le retour de l’ange que tu es, de la merveille que tu es. Où que tu sois, derrière tes paupières closes, reviens, je t’en pris. Je ne pourrais peut-être plus jamais regarder ton visage, mais le fait de savoir qu’il est là, et que tu es derrière, ça me va. Je préfère être une aveugle en ta présence qu’une voyante en ton absence, car même si l’on ne le voit pas, même s’il nous ignore, un soleil continue toujours de nous réchauffer, corps et âme.

Je suis toujours prête à tout pour toi, il te suffira de m’aiguiller dans la bonne direction. Je suis esseulée et perdue, j’ai la main rouge de sang, mais tant que tu es là, tant que je peux être là pour toi, cela valait le coup, j’en paierai le prix. Pitié, Caitlyn, reviens-nous, tu nous manque. Reviens-moi, je t’aime. Je suis à toi pour l’éternité…

FIN
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