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 Nathaniel Sevensson [à modérer]

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MessageSujet: Nathaniel Sevensson [à modérer]   Dim 9 Juin - 16:54

CARTE
D'IDENTITE





© Nicholas Hoult


    NOM : Sevensson

    PRENOM : Nathaniel

    ALIAS ET SURNOM : Il se fait appeler par le diminutif de son prénom, Nate. Son alias est Dreamspitter en référence à son pouvoir. Cet alias vient de lui.

    AGE : 19 ans

    DATE DE NAISSANCE : 21 mars 1994

    METIER : Etudiant en Neurobiologie

    NATIONALITE : Américaine

    GENRE : Masculin

    CLAN : Elève à l'Institut Xavier



Pouvoirs :


  • Description :
    Pouvoir offensif : Projections d’illusions

    Nate possède un pouvoir singulier lui permettant de s’approprier les tréfonds de l’âme des personnes qu’il côtoie et de leur faire vivre leurs pires cauchemars, leurs peurs les plus inavouées. Il s’agit d’un pouvoir en développement qu’il commence seulement à maitriser. Celui-ci intervient en deux temps. Nathaniel est tout d’abord capable de lire les peurs de n’importe quel être par contact physique plus ou moins prolongé en fonction du degré de résistance de la personne,  qu’elle soit mutante ou non. Cette résistance est fonction de l’âge, des capacités télépathiques de la personne mais surtout de l’état de fatigue de Nate. En moyenne, face à des non télépathes, Nate aura besoin d’un simple contact physique de quelques dixièmes de secondes pour pouvoir ingérer leurs peurs. Ce genre de contact très bref, comme une poignée de main, est suffisant pour comprendre les phobies usuelles comme la peur du vide, du noir, de la foule, de l’eau, des animaux, des aiguilles, de la foudre, des espaces confinés, de la douleur, du sang etc.. Les peurs se référant à des personnes intimes ou à tout autre fantasme ou phobie exotiques dont Nate pourrait ne pas avoir conscience nécessitent un contact d’une seconde de plus pour être ingérées. Il aura plus de mal à comprendre les peurs de personnes télépathes. L’ingestion des cauchemars d’un télépathe d’un niveau inférieur au sien nécessitera un contact de quelques secondes, en général deux secondes. Le jeune mutant aura besoin d’un contact physique de 2 à 3 secondes pour comprendre les peurs d’un télépathe du même niveau que lui. Nate est capable de se frayer un chemin dans le dédale psychique d’un mutant de niveau légèrement supérieur au sien au prix d’une migraine plus ou moins prononcée en fonction de la puissance de sa cible. Evidemment, plus le télépathe sera résistant, plus Nathaniel aura besoin d’un contact physique prolongé. Une fois que le jeune mutant a ingéré les peurs d’un être, il est capable de les mémoriser. Chaque cauchemar laisse une marque dans son psyché. Bien sur, Nate ne peut se souvenir des peurs de tous les êtres qu’il a analysés, mais un simple échange de regard allant de moins d’une seconde à 3 secondes en fonction de la résistance de la cible et de son état de fatigue lui permet de se remémorer une lecture des peurs déjà effectuée. Si d’aventure, les peurs profondes d’un être analysé avaient changées, Nate serait obligé de toucher à nouveau la personne pour comprendre les peurs actuelles.

    Une fois les peurs ingérées, Nathaniel est capable de les cracher dans l’esprit de la personne sans avoir recourt à un quelconque contact physique. Le jeune mutant catapulte des illusions transcendantes de réalisme à la façon d’un télépathe. Il lui suffit pour cela d’avoir sa cible en ligne de mire dans un rayon de 10 mètres maximum. Nathaniel n’est capable d’agir que sur un seul esprit à la fois pendant une durée moyenne d’une trentaine de secondes pour un esprit non initié. Il peut faire perdurer ses illusions pendant une vingtaine de secondes dans l’esprit d’un télépathe de son niveau. Ses illusions ne sont pas que visuelles dans le sens où la cible peut ressentir la douleur mais il ne s’agira jamais de blessure physique. Lorsque l’illusion s’achève, la douleur s’envole mais bien il en résulte un profond traumatisme.
    Nate n’est pas encore capable d’agir sur plusieurs esprits d’affilés. Une pause d’une heure lui est nécessaire pour pouvoir générer d’autres illusions.

    Pouvoir  défensif : Barrières télépathiques

    Chacun des pouvoirs ingérés par Nathaniel marque son esprit et forme une barrière contre tout télépathe désireux d’influer sur son esprit. Le jeune mutant se sert des peurs des autres pour se protéger et se dissimuler. Seul un puissant télépathe pourra le repérer mais sentirent une confusion à son égard, confusion générée par l’afflux d’émotions négatives que son esprit ingère.

    L’esprit de Nate est ainsi un labyrinthe en lequel les peurs qu’il a ingérées s’entremêlent rendant son propre esprit difficilement atteignable. En général, il est impossible à un télépathe de niveau inférieur au sien de l’attaquer psychiquement. Un télépathe de niveau supérieur devra parvenir à lever les barrières que génèrent les cauchemars qu’il ingère.  Cela confère à Nate une immunité psychique fonction de la puissance du télépathe désireux de l’atteindre.


  • Niveaux de  maitrise :
    Nathaniel est très réticent à utiliser ses pouvoirs pour la simple et bonne raison que le fait d’ingérer les cauchemars des autres l’oblige à les vivre lui-même. C’est à dire qu’il ressent les émotions négatives (pendant un laps de temps, certes, assez court correspondant au temps qu'il met à les ingérer) que ressentirait la victime si elle était confrontée à ses propres peurs. Le revers de son pouvoir apparaît alors clairement. Son utilisation engendre un déséquilibre mental qui lui est insupportable. Le jeune mutant ressent ainsi des émotions qui ne lui appartiennent pas, il intègre les émotions négatives qu’il ingère chez les autres avant de les restituer par le biais d’illusions. En termes de maîtrise pure, Nate contrôle relativement bien l’ingestion des cauchemars, dans le sens où il est capable d’inhiber son pouvoir et ainsi de profiter d'un contact rapproché avec un tiers sans absorber ses peurs.

    Ses illusions lui posent par contre beaucoup plus de difficultés. De la même façon dont il est capable d’inhiber son don d’ingestion, Nathaniel parvient à contrôler la genèse de ses illusions. Celles-ci ne se projettent pas dans l’esprit d’autrui sans qu’il le souhaite. Cependant, lorsqu’il décide d’utiliser son don, Nate peut rapidement se laisser prendre à son propre piège et ressentir lui-même l’altération de la réalité qu’il fait vivre à sa victime. C’est pour cette raison qu’il s’impose de limiter la durée de ses illusions à quelques dizaines de secondes car sa plus grande difficulté est de les faire disparaître. Depuis qu'il a intégré l'institut Xavier, Nate a commencé à développer une sorte de carapace émotionnelle lui assurant une certaine immunité contre les revers de son propre pouvoir. Lorsque ses illusions s’emballent et qu’il arrive aux frontières de sa maîtrise, son organisme se protège en altérant sa réceptivité émotionnelle. Une sorte d’état de transe en lequel la personnalité du jeune mutant s’envole. Nate devient alors un être flirtant à la frontière de l’humanité, capable de ne ressentir ni amour, ni haine. Une coquille vide qui n’aurait aucun scrupule à se retourner contre les siens et à tuer de sang froid.





  • Lien entre les Pouvoirs:
    Les pouvoirs de Nate découlent de son ingestion des émotions négatives d’autrui qu'il est capable de restituer sous forme d'illusions. Les cauchemars qu'il ingère s’entremêlent en son esprit sous forme de couches successives et lui octroient une certaine immunité psychique.






Description Physique :


  • Apparence :
    Se confronter à son propre regard…

    Nathaniel a bien souvent fui les miroirs pour échapper à son reflet, sa propre illusion. Si les peurs des autres ont modéré ses poussées d’adrénaline, il en reste une qui le hante et qui ne cessera de le hanter. La peur de lui-même, la peur de cet inconnu.

    Le jeune mutant n’est pas particulièrement beau mais son visage est tout de même agréable à regarder. Relevé par deux orbes d’une nuance de gris tirant sur le bleu, son faciès finement dessiné est ourlé de mèches de la couleur de l’ébène qui offrent un charmant contraste avec son teint pale. Ses cheveux de geais mi longs qui lui tombent souvent sur les yeux ont tendance à révéler des cernes plus ou moins marquées, trahissant de multiples nuits blanches passées avec ses démons. Nate peut paraître un peu frêle pour un garçon de son âge. Le corps tout juste assez musclé pour supporter les stigmates de sa démence, Raphaël est de corpulence mince, un mètre quatre vingt pour soixante dix kilos tout au plus. Soigné, il accorde un certain intérêt à l’élégance vestimentaire tout en arborant des teintes sombres souvent tranchées par des touches de blancs. Un savoureux contraste de nuances que Nathaniel entretient comme un hommage à sa personnalité complexe caractérisée par une dualité déroutante.









  • Signes Particuliers  : Rien à signaler.




Caractère :


  • Mental :
    Nathaniel a bien souvent fui les miroirs pour échapper à son reflet, sa propre illusion. Si les peurs des autres ont modéré ses poussées d’adrénaline, il en reste une qui le hante et qui ne cessera de le hanter. La peur de lui-même, la peur de cet inconnu.

    Nate est quelqu’un d’instable à cause de son don particulier capable d'influer sur ses émotions.   Cependant le désordre mental qui le caractérise n’est pas ébruité parmi les élèves de l’Institut. Ses crises d’hallucinations démentes se font rares depuis qu’il est pris en charge par ses professeurs. Ainsi, la noirceur de son âme se dissimule aisément aux yeux des autres derrière les traits d’une personnalité discrète voire réservée. Les cicatrices laissées par la découverte de son don lors de sa préadolescence l’ont laissé flirter quelques mois  avec une forme d’autisme. Assiégé par des peurs qui ne lui appartenaient pas, Nate s’était alors détaché de ce monde qu’il ne comprenait pour vivre dans une bulle de ténèbres et d’insanités. Le cracheur de cauchemars garde un certain détachement comme vestige de son passé que l’on prend aisément pour de la timidité et aborde l’autre de façon distante. Rêveur malgré son enfance au dénouement tragique, il aime se perdre dans des romans afin de se laisser porter par sa propre imagination et non par les visions de ceux qui l’entourent. C’est certainement la façon la plus efficace qu’il ait trouvé pour calmer son instabilité émotionnelle. Lors de ses états de raison, Nathaniel est particulièrement vif et, est capable d’établir de bien pertinentes analyses nourries par un goût prononcé pour les études et une soif de connaissance développée. De nature curieuse, le jeune mutant s’intéresse à de nombreux sujets et depuis quelques années à tout ce qui a trait à la neurobiologie. Nate a conscience que son don le contraint à un régime de vie strict et que sa schizophrénie gangrène toujours malgré la pseudo maîtrise de son pouvoir apportée par la tutelle des X-Men.

    En murissant au sein de l'Institut Xavier, le mutant est parvenu à développer sa connaissance des peurs d’autrui en une certaine forme d'empathie qui lui confère une sensibilité notable à l'origine d'un relationnel agréable malgré son naturel réservé. Il n’éprouve aucune haine ou autre rancœur à l'égard des humains. A vrai dire il n'a jamais vraiment été rejeté par les humains eux mêmes, c'est de lui qu'est venu son isolement. Conscient de l'horreur dans laquelle il est susceptible de plonger un être, il s'est lui même mis à l'écart du monde des humains par respect pour eux. Le jeune mutant conçoit la peur qui est associée aux mutants, cette peur de l'inconnu qu'il partage en un sens. Il prône ainsi la tolérance et le respect refusant de nourrir le nuage haineux qui s'épaissit de plus en plus, alimenté par la crainte de l'autre.







Histoire :

  • Talents Particuliers  : Nate est doté une détermination et d'une volonté relativement développées. Il n'abandonnera jamais et mettra toujours en œuvre la moindre parcelle de son énergie pour réaliser ce dont il rêve.

  • Possessions : Pas grand-chose si ce n’est que les peurs de ceux qu’il côtoie.


  • Biographie :
    Je naquis au sein de l’état de Californie, à Los Angeles entre les murs de la coquette maison des Sevensson. D’aussi loin que remontent mes souvenirs, mes parents me donnèrent toute l’affection qu’un enfant puisse rêver et je grandis dans un cocon douillé empli d’amour. A cette époque, je nageais dans ce que la jeunesse a de plus beau. Ainsi je posais mon regard candide sur ce monde que je ne comprenais pas et qui se mouvait autour de moi le sourire aux lèvres, me conférant toute l’attention qui m’était due. Je fus un enfant particulièrement éveillé portant tout l’intérêt que j’avais pour ce qui m’entourait en ma grande curiosité. Dès mon plus jeune âge, je m’amusais de formes et de couleurs. Je rendais à mes géniteurs leur amour par un grand enthousiasme transparaissant de ma bouille de chérubin souriante à souhait. Autant dire que mes parents me hissèrent sur un piédestal, un trône orné de dorures dont j’allais sombrer lors de mes années d’école. Dès lors, je quittai mon couffin de candeur.

    Lorsque j’entrai à l’école maternelle, côtoyant d’autres enfants avec leurs joies, leurs pleurs et surtout leurs peurs, je commençai à exprimer les craintes que je percevais de ce brassage d’émotions. Ainsi, dans le dessin, dans le maniement des couleurs qui sont pour un enfant les premiers moyens d’expression, je tentai de recréer ces étranges univers moroses qui venaient me visiter la nuit. Les couleurs sombres côtoyant la fureur du rouge en des traits vifs, secs, stricts marquaient la plupart de mes dessins. La débâcle de traits agressifs restait néanmoins bien trop abstraite pour toute interprétation de la part des adultes. Mes croquis apparaissaient seulement comme transparaissant d’un choix étrange de couleurs. Ainsi on me suspecta atteint de daltonisme, hypothèse rapidement écartée lorsque mes parents m’emmenèrent passer divers tests auprès de spécialistes. On m’invita à faire glisser les pointes de feutres sur une feuille blanche, ainsi je retranscrivais ce qui me parvenait lorsque je fermais les paupières. Des êtres difformes évoluant dans un univers inquiétant et toujours l’omniprésence des ténèbres. Alors que les enfants de mon âge avaient tendance à colorer leurs dessins de suaves couleurs, les parsemant de détails agréables tels de jolies fleurs, je noircissais pour ma part le papier avec toute la cruauté qui m’oppressait et dont je désirais me débarrasser. La conclusion de ces séances ne fut qu’évasive et la question des couleurs finit comme supplication lancée au vide.

    Mes parents me donnèrent deux petites sœurs, Maeva lorsque j’atteignis l’âge de cinq ans puis Sarah deux ans après. Toutes deux possédaient la blondeur de ma mère, j’étais quant à moi toujours nanti du regard inimitable de mon paternel. J’ai toujours été attentif à mes deux cadettes et avec le recul je comprends que déjà je percevais les prémices de ce qui allait se dérouler durant ma préadolescence. Si Sarah restait souvent dans les bras de ma mère ou dormait tendrement, Maeva passait beaucoup plus de temps à mes côtés. Nous jouions ensemble, nous rigolions, nous sourions à la façon des enfants. Peu à peu, je développais à son égard une étrange empathie que je pris tout d’abord pour le lien fraternel qui nous unissait. Mais il n’en était rien. Poser mon regard dans le sien, caresser son épaule pour la réconforter, tous ces petits gestes que je qualifierais aisément d’humains nourrissait ma différence. A défaut de sentir ses désirs, je pressentais les détails qui l’attristaient et je les corrigeais. Ainsi, je ne lisais pas les mots mais les émotions négatives. Je commençais alors à ressentir la chimie de l’Homme. La débâcle de ses putains d’hormones qui nourrissait mon hypersensibilité.

    Agé d’une dizaine d’années, j’avais l’habitude de côtoyer d’autres enfants par l’intermédiaire de l’école. J’étais, à cet âge, encore bien insouciant et parvenait à me lier sans ressentir le revers de l’affection. Le brassage émotionnel dans lequel je baignais ne tarda pas à me déséquilibrer, et, flirtant avec d’étranges états de torpeur en lesquels j’accomplissais de bien sombres croquis, je glissais vers mes treize ans. Elève appliqué et plutôt doué, personne ne se posa de question sur mon hypothétique mal être, comment pouvais-je ne pas aller en excellant ? Ainsi personne ne se rendit compte que mes nuits devenaient de plus en plus difficiles et que la timidité qui me caractérisait m’enferma en une coquille de démence.

    Lorsque j’atteins l’âge de treize ans, mes nuits devenaient synonymes d’enfer. Dès mes dix ans, j’avais pris la décision de garder cela pour moi, je continuais de dessiner comme pour me décharger et cachais mes œuvres teintées de ténèbres. Tout cela devint alors bien trop lourd à supporter. Je me réveillais en pleine nuit dans de profondes crises d’angoisse, hurlant et suant comme un dément. Une situation qui devint rapidement insupportable pour mes géniteurs, mes deux frangines et accessoirement pour moi. C’est lorsque la fatalité s’emmêla et que mes nuits furent, sans exception, ponctuées de crises parfois d’une grande violence, allant jusqu’à me faire couler le sang. Le spectacle de mes draps empourprés mêlant mon hémoglobine à ma sueur terrifia mes parents qui commencèrent alors à quémander l’avis de divers spécialistes américains pour obtenir une réponse autre que le mutisme que je leur offrais. A la question : que t’arrive t’il ? Que vois-tu ? Je ne pouvais décemment répondre que je voyais se dessiner dans les ombres des scènes d’épouvantes, des créatures fantasques, des accidents de la route ou le vide. Je fus alors diagnostiqué de psychotique. On désira me traiter par la psychanalyse auprès d’un spécialiste qui consultait sur Philadelphie. Ma famille déménagea donc, jugeant bénéfique de commencer une sorte de nouvelle de vie, dans une nouvelle maison. Un changement d’environnement qui serait bénéfique au traitement que l’on m’imposait. Je considérai cette sentence comme factice, on me traitait de fou car je ne répondais à aucun symptôme conventionnel. Par lâcheté, je me tus et suivis sans broncher. J’étais effrayé. On m’avait diagnostiqué de névrosé, j’acquiesçais, prêt à suivre le terrible traitement que l’on me réservait pour expier les images de ma tête, masqué sous l’affreux nom de psychanalyse.

    La psychanalyse, dont le nom me semblait de prime abord barbare, me permit d’extérioriser l’immensité d’émotions, d’amour, de haine, de joies et de pleurs que j’avais accumulé mes 15 premières années. Les vertus curatives du dessin étaient finalement bien limitées et même si je continuais à me décharger une mine de plomb à la main, le vecteur de ma communication se confortait dans mes mots. C’est entre les murs du bureau du spécialiste que je contais les peurs d’autrui, tout du moins ce que l’on qualifiait de visions. Les scènes que je voyais et que je ressentais étaient d’une effrayante précision. Mes yeux voyaient ce que les yeux des autres ne voulaient voir à aucun prix. La sentence ainsi prononcée, je m’évertuais à tenter d’expier le venin de mes veines en discutant une heure par jour avec ce parfait inconnu qui n’avait de cesse de sonder mon esprit dérangé.

    Je me pris finalement au jeu, considérant mes troubles comme une maladie à part entière qu’il me fallait guérir. Le soutien de mes parents était bien présent. Le déménagement à Philadelphie m’avait apporté beaucoup de bien, j’avais laissé mes nuits agitées et ces infâmes visions derrière moi. Enfin ce fut ce que je pensais. Malheureusement pour moi, cette transition ne fut qu’illusoire et bien vite je me rendis compte que le recul que je prenais quant à ma situation n’allait que me projeter dans une spirale infernale où je ne contrôlerai absolument plus rien.

    Mes cauchemars reprirent de plus belle, nantis d’une intensité sans précédent. Les figures de mes journées se mêlaient entre elles dans une dynamique effrayante. Véritable mécanique emballée que je ne pouvais stopper, les images commençaient à m’arriver même en pleine journée. Ainsi, un contact prolongé avec n’importe qui s’achevait sur des visions en lesquelles je voyais se mêler mon interlocuteur et mes cauchemars. A cette époque, j’avais l’impression de me situer à la frontière entre deux mondes comme détaché de toute réalité. Mais mes visions prirent vite le goût bien amer de la réalité. Mes visions se faisaient répétitives : pour une même personne, les mêmes visions revenaient. Lorsque je me décidais à en parler avec ma génitrice un tout autre phénomène eu lieu. Alors que je tentais de décrire avec le plus d’exactitude possible mes visions la concernant, celle-ci se mit à subitement pousser un cri d’horreur. Glacé par ces vocalises abyssales, je restai dans un état second tandis que les larmes de ma mère coulaient à flot sous la charge émotionnelle qui l’assiégeait. Elle me conta ensuite que la scène que je décrivais lui était parvenue dans son propre esprit, que les visions qui assiégeaient mon esprit s’étaient transmises de ma tête à la sienne.

    Dès lors il ne m’était plus possible de garder ma différence pour moi, celle-ci était révélée au grand jour lorsque je fréquentais du monde. En proie à la panique, à me demander si je pourrais un jour encore regarder une personne dans les yeux sans craindre de mutiler son esprit avec l’arme la plus acérée qu’il soit, sa propre peur. Mes parents, conscients de mon infini malaise et des difficultés sociales auxquelles je me heurtais, me présentèrent une école pour enfants surdoués qui restait ma seule chance d’évoluer et de me maîtriser. Nouvellement affublé de nom de mutant qui était resté tabou jusqu'à présent, j’entrais ainsi entre les murs de l’Institut Charles Xavier vidé de toute essence.

    Cela  faisait quelques années que j’avais quitté le domicile de mes parents, laissant derrière moi mes deux petites sœurs dont l’absence m’avait, de prime abord, plongé dans un sentiment de torpeur. Je me sentais vidé de l’essence qui coulait dans mes veines. J’avais refusé de franchir le seuil de l’Institut avec le fardeau de mes souvenirs. Ainsi je fis le choix de me détacher des mes années passées à feindre l’humanité  et à me convaincre de mon identité en tant qu’homo sapiens. Tout cela n’était finalement que vaine entreprise.

    Mon entrée entre les murs de l’école pour mutants m’apparaissait comme une véritable rupture avec ma vie passée. Mon humanité arrachée par la mutation, je me retrouvais seul. Seul avec comme unique compagnie cet autre que je ne connaissais pas et dont je n’avais d’ailleurs jamais voulu accepter l’existence jusqu’à qu’il devienne trop lourd à cacher. Nourri par l’immensité de mon malaise, je ne pouvais plus le cacher. Ainsi avait commencé la chute. Je ne connaissais pas grand-chose à l’histoire de cette école, d’ailleurs j’ignorais la plupart des événements ayant marqués l’actualité des mutants. Je ne m’étais jamais considéré comme tel, essayant de m’imprégner du souhait de mes géniteurs à me croire atteint d’une maladie quelconque à l’origine de mes troubles. Je compris l’erreur de mon refus de la mutation dès mon entrée entre ces murs imposants à l’architecture grandiose. Du rejet de mon identité était né un combat qui avait toujours échappé à mon contrôle.  J’avais par le passé brandi les armes contre mon ennemi, ce Moi que je désirais éliminer. Seules des larmes résultaient des batailles. Et de ces larmes diffusait la fureur qui obscurcissait ma raison.

    Seuls Charles Xavier et ses subalternes ont accepté de m’accueillir dans l’espoir d’une rédemption. Force est de constater qu’aujourd’hui, à défaut des canons je brandis un tissu blanc bien que maculé par endroits par les rouages de mon passé. Faisant mienne la philosophie du Professeur, je combats la peur. Et à ceux qui la cultive, je promets les lames.







Avatar : Nicholas Hoult
Personnage Marvel ? : Oui [] Non [X]
Double/Triple Compte? : Oui [] Non [X]
Si oui, Qui ? :  /
Pseudo : Nate
Votre Age : 23 ans Comment avez vous connu le Forum ? : Aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai suivi Pietro…

Mdp : [Vu par Jubilee (2) ]


Dernière édition par Nathaniel Sevensson le Dim 23 Juin - 13:14, édité 10 fois
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Kurkaru
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MessageSujet: Re: Nathaniel Sevensson [à modérer]   Lun 10 Juin - 16:27

Bienvenu parmi nous ! Bon courage pour ta fiche.

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Nathaniel Sevensson [à modérer]   Lun 10 Juin - 17:33

Bonjour et bienvenue !

Comme le dit le nain vert, bon courage pour ta fiche. Si tu as des questions tu peux me MP ou les poser ici-mêmes. N'oublie pas de lire le règlement et de nous prévenir lorsqu'elle sera terminée.

A plus !
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Nathaniel Sevensson [à modérer]   Dim 16 Juin - 6:01

Du nouveau sur cette fiche ?

Si il n'y a pas de nouvelles d'ici une semaine elle sera refusée.

Merci de ta compréhension.
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MessageSujet: Re: Nathaniel Sevensson [à modérer]   Dim 16 Juin - 20:10

Oui du nouveau ^^

J'avance doucement mais sûrement. Je devrais parvenir à la soumettre à modération courant cette semaine.
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Nathaniel Sevensson [à modérer]   Dim 23 Juin - 2:39

Deuxième rappel :

Des nouvelles sur cette fiche ? 

Si il n'y a pas de nouvelles d'ici une semaine ou si un troisième rappel est nécessaire cette fiche sera refusée.

Merci de ta compréhension.

PS : Si tu as des contretemps tu peux poster une absence dans la section consacrée ta fiche sera alors mise en attente et restera modifiable par tes soins.
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MessageSujet: Re: Nathaniel Sevensson [à modérer]   Dim 23 Juin - 13:10

Je crois en avoir fait le tour What a Face
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MessageSujet: Re: Nathaniel Sevensson [à modérer]   Dim 23 Juin - 14:06

Bienvenue à toi et bon courage pour ta modération
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MessageSujet: Re: Nathaniel Sevensson [à modérer]   Sam 29 Juin - 6:47

Bonjour ou bonsoir, tu m'as déjà vu et entendu mais laisse-moi me présenter plus officiellement. Je suis Jubilation « ModaFucking » Lee, la dévoreuse de pas grand chose étant donné ma petite taille, le colibri qui hurle beaucoup mais qui n'est pas si méchant que ça en vérité. Bref, voilà le premier tour de ta modération et on commence avec le premier round. Merci de mettre les modifications en couleurs ça me permet d'aller plus vite pour la suite. Si tu as des questions en tout genre, tu peux m'envoyer un MP ou me les poser directement ici.
Allez, allons-y !

NOM : Ok
PRENOM : Ok
ALIAS : Ok
AGE+DATE DE NAISSANCE : Ok
METIER : Vu son age ce serait plutôt étudiant en médecine, non ? Les spécialités viennent sûrement plus tard.
NATIONNALITE : Ok
GENRE : Ok
CLAN : Ok

DESCRIPTION DU POUVOIR :

Projection d'Illusions :

- Que se passe-t-il si la victime n'a pas de phobies ni de peur ?
- Le contact doit être peau à peau ?
- Lorsqu'un mutant (il y en a à l'Institut) est constitué de peurs ou se nourrit également d'elles. Ton personnage peut se retrouver à être surchargé si il tente d'en ingérer une quantité monstrueuse ou vidé si le type en face s'en nourrit ?

Remarque et précisions : Le fait que les télépathes plus talentueux que lui soit plus difficiles à ingéré n'est pas tout à fait correcte. Ce qui rend un télépathe difficilement ingérable dans ton cas ce sont ses propres défenses psychiques. Or, un télépathe peut ne savoir que lire les esprits et être très fort dans son domaine. Il faut également que tu saches que pénétrer l'esprit de quelqu'un ouvre également une porte vers ton esprit. Dans le cas de plus puissant télépathe, ton pouvoir peut être une solution pour passer ta défense psychique. C'est ainsi que fonctionne les pouvoirs télépathiques dans Marvel et sur le forum en tout cas. Au niveau de ta puissance psychique elle sera situe nettement inférieure à des télépathes que tu pourras rencontrer à l'Institut comme Xavier, Frost, Rachel... De part ton jeune age cette puissance pourra évoluer par la suite.

Barrière TP :
- J'ai du mal à comprendre l'essence même de ton pouvoir. Est-ce une barrière que tu peux dresser autour de ton esprit grâce aux peurs que tu accumules qui bloquent l'accès aux télépathes suivant leurs puissances ou bien est-ce la constitution de ta psyché qui est différente (sous forme de labyrinthe constitué des peurs ingérées) qui rend la lecture (mais non l'attaque) difficile ?

NIVEAU DE MAITRISE :
- Tu parles d'altération de la réalité mais c'est un abus de langage. Il ne fait que des illusions, il ne modifie pas la réalité ce sont des capacités différentes.
- Tu insinues que si il perdait le contrôle, il enverrait ses illusions en continue sans s'arrêter au bout de quelques secondes ? Il ne tomberait pas inconscient au bout d'un moment ?
- Lui arrive-t-il des choses étranges lorsqu'il est sous le coup de fortes émotions ? Lorsqu'il est inconscient ? Endormi ?

LIEN : Ok

APPARENCE : Raphaël ou Nathaniel ?
Tu peux approfondir un peu plus : mimiques, tics, voix, lèvres, sourire, mâchoire, front, nez.

SIGNES PARTICULIERS : Ok

MENTAL :
- Il faut détailler plus ses opinions envers les différentes idéologies et les différents événements du forum.
- J'ai un peu du mal à cibler son trouble psychologique, peux-tu décrire les deux personnalités ou alors le trouble de manière plus concrète et dans quels situation on peut rencontrer l'une ou l'autre ?
- (À vérifier avec la biographie) Tu sembles indiquer qu'il est à l'Institut depuis assez longtemps. Ce n'est pas quelque chose qui est inconcevable en soit mais cela pose des problèmes de cohérences dans le RP car en rp, personne n'a mentionné ton personnage, ne l'a prit en compte ni le connaissait puisqu'il n'existait pas. Tu peux donc choisir d'établir, avant tes rps, les relations que tu as pu avoir avec telle ou telle personne au préalable (c'est fastidieux mais on conserve une cohérence) ou bien définir dans ta fiche que ton personnage arrive à l'Institut ou revient d'une absence assez longue cose que je serais tenté de te demander.

TALENTS PARTICULIERS : Cela va dans le mental, à mettre en lien avec le reste pour garder une cohérence.

POSSESSION : Pas d'argent ? De compte en banque ?

BIOGRAPHIE : Insère des repères temporels et chronologiques (année, date). Notamment parce que les pouvoirs apparaissent qu'à partir de 10-12 ans chez les mutants. On est donc plus à l'école primaire/collège qu'à l'école maternelle.
- Pour l'actualité il faut véritablement vivre en ermite pour ne pas en avoir entendu parlé surtout Mutant Town, le Cube, Yggdrasil...
- Donc je réitère ma remarque du mental sur l'arrivée depuis quelques temps à l'Institut.

HORS-JEU : Ok

Voilà pour le moment,

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Nathaniel Sevensson [à modérer]   Sam 6 Juil - 20:07

Troisième rappel, fiche refusée faute d'activité.
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MessageSujet: Re: Nathaniel Sevensson [à modérer]   

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