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 Trois petits tours et puis s'en vont ! [PV Caitlyn]

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MessageSujet: Trois petits tours et puis s'en vont ! [PV Caitlyn]   Mar 4 Juin - 13:14

« On pourrait définir le ciel comme l’endroit que les hommes évitent. »
De Henry Thoreau (1817 – 1862)
Né David Henry Thoreau à Concord (Massachusetts).
Essayiste, enseignant, philosophe, naturaliste amateur et poète américain.
Opposé à l'esclavagisme toute sa vie, faisant des conférences et militant contre les lois sur les esclaves évadés et capturés, louant le travail des abolitionnistes.
Thoreau propose une philosophie de résistance non violente qui influence des figures politiques, spirituelles ou littéraires telles que Mohandas Karamchand Gandhi et Martin Luther King.

Vendredi 19 mars 2013.
Institut Xavier pour jeunes surdoués.
Bureau d’Henry « Hank » McCoy.
14h05.

Assis face à mon écran, je fis les derniers réglages grâce à mon clavier et la conversation-vidéo put enfin débuter. Jean Saladimia, directeur de l’un des orphelinats les plus pauvres du Bronx, apparut, un grand sourire figé sur les lèvres. C’était un moine d’origine française qui avait voué sa vie aux plus démunis. Nos routes s’étaient croisées dans un café quelques années plus tôt, par le plus grand des hasards. Nous avions rapidement sympathisé. J’avais alors proposé mes services en tant que médecin et animateur de théâtre. Je ne pouvais certes me détacher aussi souvent que je le voulais de mes obligations, mais, ce projet me tenant à cœur, j’avais donc systématiquement dégagé deux demi-journée par mois pour accompagner ces jeunes enfants. L’une était consacrée aux visites médicales, l’autre à des activités autour du théâtre.

« Bonjour Henry. Ton sourire apporte un rayon de plus à cette journée bien nuageuse. Si seulement tous pouvaient faire de même, je suis sûr que le soleil ne serait que plus ravi de faire son apparition. »

Perdu dans mes pensées, quelques secondes s’étaient écoulées depuis que la transmission avait débuté. Je saluais Jean d’un signe de la tête. Il avait toujours eu le mot pour apporter le sourire au monde qui en avait bien besoin en ces temps bien sombres.

« Bonjour Jean. Comment se porte tes petits protégés ? »

« Ils préparent avec beaucoup d’entrain la visite médicale de jeudi prochain. Le petit Tony m’a encore demandé quand est-ce que monsieur Doudou arriverait avec les peluches. »

Je laissais échapper un petit rire.

« Depuis que tu leur as annoncé que tu reviendrais avec, ils ne parlent plus que de ça. »

« Ces dernières années, nous en avons beaucoup accumulé. Il serait dommage de ne pas en faire profiter nos jeunes amis. Beaucoup sont encore en train bon état et ne sont ni utilisés à l’infirmerie ni pour nos résidents en bas âge. Je suis sûr que ces peluches seraient plus heureuses dans les bras de tes enfants. »

« Es-tu sûr qu’elles ne manqueront pas à l’Institut ? »

« Ne te fais pas de souci pour cela. Nous avons abordé le sujet lors de notre réunion mensuelle à l’infirmerie, et le corps médical s’est mis d’accord que nous en possédions beaucoup trop dans nos locaux. Je suis personnellement allé voir le professeur Xavier, directeur de notre institut, pour avoir son accord pour le transfert de ces peluches. Et, crois-moi, nous sommes tous heureux de pouvoir aider ton orphelinat. »

« As-tu déjà fait les compte ? »

« Qu’est ce qui t’inquiète tant, mon ami ? »

« Je n’ose te le demander de peur d’abuser de ta gentillesse. Néanmoins, cela m’enlèverais un bien grand poids si tu m’accordais le privilège d’une peluche par enfant. »

« Ne te tourmente plus à ce sujet. Il y en aura même pour les prochains qui auront la chance d’être accueilli dans ton petit paradis. »

« Me voilà rassuré… »

Le moine fit s’entrecroiser les doigts de ses mains, l’air soucieux.

« Un autre sujet te poserait-il problème ? »

« Eh bien, vois-tu, le 9 mars, aux alentours de huit heures du soir, une jeune fille majeure affamée est arrivée avec un petit garçon. Elle n’a pas su me donner son âge, mais je pense qu’il a entre 4 et 6 ans. Elle m’a demandé de prendre soin de lui jusqu’à son retour : je n’ai pas pu en savoir davantage. Je n’ai appris que ce matin, dans le journal, que le corps de cette pauvre âme avait été retrouvée dans l’une des rues malfameés de Manhattan. Mon nouveau pensionnaire n’a pas dit mot depuis son intégration dans mon orphelinat et refuse de s’alimenter depuis déjà deux jours. »

« Etrange. »

Je fronçais les sourcils puis, après quelques minutes de réflexion, je continuais la discussion :

« J’ai prévu d’aller en ville pour faire laver les peluches. Une fois que je les aurais déposées au pressing, je passerais à l’orphelinat pour discuter et examiner ce petit garçon. As-tu au moins son nom ? »

« Comme je te l’ai dit, il n’a pas décroché mot depuis son arrivée, et celle qui l’a déposé à tout simplement refuser de donner des informations à son sujet. »

« Je vois. J’aviserais sur place. »

« Merci, Henry. »

Nous discutâmes encore un peu puis, la conversation-vidéo prit fin.

Vendredi 19 mars 2013.
Institut Xavier pour jeunes surdoués.
Allés-retours entre le bureau d’Henry « Hank » McCoy et sa voiture garée devant le perron.
14h45.

Le monde dans lequel nous vivions était devenu fou. L’être humain était capable du meilleur comme du pire, et la question mutante ne permettait plus aux hommes de voir que les monstres les plus mauvais se trouvaient souvent dans leur propre camp. Nous avions tous nos démons mais les différences ne nous permettaient pas aujourd’hui de nous battre côte à côté pour les mettre hors d’état de nuire. Mais un jour, sans doute…

Un carton sous la main, je déambulais dans les couloirs de l’Institut, m’arrêtant parfois pour discuter avec les résidents. Je ne croisais néanmoins pas une seule personne du corps enseignant ou appartenant à celui des mutants confirmés. Je passais au secrétariat pour annuler mon cours magistral de dix-huit heures. Après une longue discussion, je réussis, avec l’aide de la secrétaire, à trouver une plage horaire pour rattraper le cours que je ne pourrais dispenser.

Après avoir déposé la dernière boite contenant les précieuses peluches dans le coffre de ma voiture, je verrouillais ce dernier à clé avant de passer par l’infirmerie cherchait mon sac de médecin et ma blouse. Je signais un bon de sortie pour ce que j’emportais avec moi. Je fis le détour par le bureau du professeur Xavier afin de lui expliquer la situation avant de prendre la direction de ma voiture. Je m’installais côté conducteur et posais mes affaires sur le siège passager. Je mis quelques instants à trouver la carte routière : elle n’avait pas servi depuis longtemps et je n’étais pas sûr d’encore la posséder. Je mettais malencontreusement assis sur mon GPS la semaine dernière et je n’avais pas pris le temps de le réparer.

Je repérais rapidement les deux lieux où je devais me rendre et me mis à examiner minutieusement mon parcours.
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Caitlyn Elioth
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Date d'inscription : 06/04/2012
Age : 30

MessageSujet: Re: Trois petits tours et puis s'en vont ! [PV Caitlyn]   Jeu 6 Juin - 20:44

Réapprendre à vivre, finalement ce n’était pas une chose facile. Les évènements de décembre n’en finissaient pas de laisser des estafilades plus ou moins visibles. Il fallait du temps, elle le savait bien, tout comme elle savait bien qu’elle pouvait compter sur l’aide de ses amis et de son aimée pour pouvoir refaire surface. Amy lui apportait affection et confiance et même Emma avait décidé de la suivre psychologiquement parlant lors de ces « étranges séances » où les deux femmes réputées pour ne pas se faire d’amabilités en public montraient leur vrai visage en une réelle affection tissée l’une à l’autre. Après tout, Emma n’était-elle pas en charge de s’occuper de l’organisation du mariage entre Amy et Cait et qui se tiendrait en juin ? Pour l’heure, la vie reprenait son court mais tous les X men savaient de quoi il en retournait, l’Irlandaise ne devait sa présence en ces murs qu’au retour du Phénix et personne d’autres car incapables de fonctionner en équipe, ils avaient échoués : Cait avait perdu la vie et les X men en étaient tous sorti ébranlés dans leur foi en leurs capacités.

Quant à la jeune femme, démolie physiquement comme psychologiquement, elle avait découvert toute la vérité sur ses origines et sa condition de clone « unique » mais qui n’avait pas réellement vécu une vie avant de naitre dans une cuve estampillée Sinistre et bien entendu se torturait encore plus pour le bain de sang que sa vendetta aveugle l’avait conduit à produire. Bien plus que ça, elle avait aussi découvert la douleur physique dans sa plus insupportable manifestation lors de l’après résurrection et les séquelles de l’ultra utilisation de son pouvoir. Le temps était à la reconstruction puisqu’elle avait décidé avec Amy de se pardonner mutuellement afin de reconstruire ce qui une fois de plus avait été mise à mal par les aléas d’un sort capricieux. Xavier en homme avisé avait décidé d’instauré un certain protocole concernant Caitlyn, l’éloignant du terrain jusqu’à fin Mars et l’autorisant à sortir qu’avec un contrôle renforcé de Danger et d’un tiers jusqu’à Mai dans la crainte d’un retour des Maraudeurs même si l’ombre de la puissance de l’Oiseau de Feu était assez gigantesque pour les pousser à réfléchir et à se montrer discret concernant l’Institut. Des vacances forcées en quelque sortes, mais Cait ne supportait pas de se voir surveillée ainsi ayant à ses yeux « une tonne d’excuses à formuler à tout le monde » avant de pouvoir réintégrer réellement sa place et son rang du moins de son point de vue.
Ne supportant pas d’être enfermée dans la chambre qu’elle partageait avec sa compagne lorsqu’elle était appelée à d’autre taches et ne voulant pas lui imposer sa présence plus que de raison même si elle en crevait d’envie, elle préférait occuper l’après-midi et certaines heures creuses à des promenades printanière dans le parc. Le temps étant encore frais, elle déambulait en un trenchcoat beige mi long, jeans et longues botes en cuir dans les allées tout en tentant de trouver le calme intérieur.

Alors qu’elle cheminait vers l’Institut dans l’intention de se faire un chocolat chaud, elle remarqua sur le côté de l’allée l’un des véhicules mise à disposition par l’Institut mais ne parvint d’abord pas à voir qui était au volant. Intriguée, elle s’approcha pour frapper au carreau afin de s’assurer de l’identité du mystérieux personnage. Lorsqu’elle aperçut le facies si particulier de Hank alors que celui-ci, quittant des yeux sa carte baissait sa vitre, son sourire s’élargie en reconnaissant le professeur de renom de l’Instant.
Hank…Bien que « collègue » leurs liens n’étaient presque que professionnels. Sa première rencontre avec lui remontait à des examens de routines suites à certaines pertes de contrôle, à une prise de bec lorsqu’elle avait refusé de lâcher la main de sa compagne et de quitter la salle d’opération alors qu’il tentait l’impossible pour lui ramener la vie et qu’ils avaient donc traversé l‘horreur de cette nuit-là ensemble, une expérience des plus traumatisantes l’ayant marquée au fer rouge. Des examens lors d’un over-run, des répercutions de sa passation et un Check up où il avait tenté de lui expliquer que la nature électrique de son cerveau était responsable de sa difficulté à communiquer clairement et cachait d’autres évolutions en devenir, message que Cait avait compris en un magnifique « Tain, j’suis toute zarbi Y__Y ».

C’est enfin lui qui avait veillé lors du retour des Xmen avec une Cait récupérée mais « déconnectée » et prit la décision ensuite de laisser l’Irlandaise sous coma artificiel puisque lors de son réveil suite à sa résurrection, son pouvoir s’était brutalement inversé lui produisant alors une douleur insupportable capable de la rendre folle, il avait dû veiller sur elle durant ces trois jours de coma jusqu’à ce que cette crise étrange due à une sorte d’overdose de fonctionnement, puisse passer. Ainsi, Hank ne lui était pas inconnu sans pour autant être un ami proche. Elle lui accordait une réelle confiance même si le fait qu’il puisse voir Amy à poil pour certains examens lui donnait parfois une violente envie de l’émasculer ou de le tondre pour faire une écharpe avec son pelage…On ne changeait pas les bonnes vieilles habitudes.

Elle agita donc sa main en guise de bonjour tout en s’adressant à lui d’une voix enjouée.

- Hello Hank ! Ne m’dis pas qu’tes déjà en panne d’essence, non ? Si tu cherches le garage pour ranger la voiture, je crois qu’il est par là mais t’es dans l’mauvais sens.

Avec l’espièglerie dont elle était capable, elle lui désignait de l’index le flan du bâtiment en souriant.

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