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 Hope's Syndrome {Nawri Sazni}

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Hope's Syndrome {Nawri Sazni}   Dim 26 Mai - 0:53

Lorsque l’on arrivait à l’Institution Charles Xavier, on passait au préalable par un grand portail de fer, à battant et dans lequel était stylisé un « X » dans un cercle ; il s’agissait de l’entrée du domaine, lequel était cerclé de murs de briques. Sur la droite, contre le mur, se tenait une plaque ovale gravée du même X entouré, avec les inscriptions « Ecole Xavier, pour jeune surdoué » suivie de l’adresse, le 1407 Graymalkin Lane, Salem Center, Comté de Westchester, Etat de New York, Etats-Unis.

Il n’y avait pas d’interphone, pas plus que de caméra visible, cependant Danger veillait au grain, et si ses logiciels de détections reconnaissaient un Confrériste ou autre personne nuisible pour l’Institut, elle mettait ce dernier en état d’alerte. Pour les personnes normales, l’ouverture se faisait sous réserve que la personne montre la volonté d’entrée ; après quoi, les mouvements pouvaient sembler libre, mais la machine continuait de veiller.

Il suffisait de suivre l’allée goudronnée pour aller jusqu’à l’Institut à proprement parler, une petite route suffisamment large pour laisser passer une voiture et traversant le bois. Après plusieurs minutes de marche sous la voute arborée, on arrivait à une cour encadrée par les ailes d’un immense manoir, cour au centre de laquelle se trouvait une statue de marbre blanc représentant la tête d’un homme chauve au visage allongé et amaigris, possédant un charisme certain ; Charles Xavier, sans aucun doute.

Contournant le buste, on se trouvait devant l’immense porte du manoir : une grande porte de bois, comme un rempart pour protéger ceux qui se trouvait en son sein. Cette porte, ouverte tout le jour et de toute façon actionnable manuellement, donnait sur le hall, donnant lui-même sur des couloirs et des escaliers à destinations de tout le complexe, ainsi que de petits panonceaux indiquant les différentes directions ; dans le cas des visiteurs et nouveaux venus, le plus intéressant restait « Secrétariat & Vie Scolaire ». Situés non-loin de l’Atrium, la Vie Scolaire et le Secrétariat étaient adjacent, puisque tout deux dans une même pièce, celle-ci même jointe à plusieurs autres bureaux, dont celui de l’Intendant et du Responsable de la Discipline.

En eux-mêmes, le Secrétariat et la Vie Scolaire se composaient de deux bureaux, un, plus reculé, était celui de la secrétaire, Darla Stinger, une Cyberpathe de 25 ans froide à en être psychorigide, avec un don caché pour la répartie cinglante et un humour tenant au cynisme et à la condescendance, qui évitait tout contact physique ou visuel, étant aussi émotive que les machines qu’elle manipulait. L’autre, plus proche de l’entrée, pouvait faire tenir aisément jusqu’à trois personnes, bien que les sièges fussent rarement tous remplis, les surveillants tournant à ce poste. Il y avait sur les bureaux des trieurs et des dossiers classés, ainsi qu’un ordinateur, un pour la secrétaire et un seul pour les surveillants, ce qui était suffisant pour effectuer les tâches administratives qu’on leur déléguait. Il y avait aussi, sur le bureau des surveillants, des imprimés avec le plan de l’Institut et le règlement intérieur (même si ce dernier était affiché un peu partout dans la résidence), pour guider les nouveaux étudiants et résidents.

En cette heure, la surveillante présente était Amy de Lauro, une jeune femme d’apparence svelte et finement musclée, d’une taille frôlant le mètre soixante dix, à la chevelure bleue lui tombant jusqu’aux épaules en une unique tresse, à la peau blanche et immaculée, et au regard d’un bleu cristallin, vif et pénétrant, qui cherchait avant tout le contact du visage, comme celui du regard. La face aux traits sculpturaux et fins, incluait sa ligne sourcilière dessinée et aussi bleue que sa chevelure, un nez grec délicat descendant jusqu’à une bouche pincée rehaussée de rouge à lèvre. Vêtue d’un t-shirt sans manche à col boutonné en V, dévoilant son pendentif en crucifix, et d’un survêtement sombre, une légère veste sur le dossier de sa chaise, elle attendait là, mains jointes et accoudée à la table, concentrée et le regard perdu dans le vague.

La concentration se lisait sur ses traits alors qu’au-delà du visible se déroulait une chose qui l’accaparait depuis un moment déjà. De temps à autre, de rapides petits plis se laissaient percevoir sur son visage, exprimant le contentement ou la contrariété, fonction de ses réussites invisibles. Car, en cet instant précis, et depuis un moment déjà, elle était en pleine partie d’échec avec Emma Frost, Directrice Adjointe de l’Institut, Collègue X-Woman et amie « de longue date », considérant qu’elle avait par accident absorbée les huit années d’études de sa professeure principale. L’intérêt aux échecs lui était venu de là, d’ailleurs, puisque qui disait absorption de mémoire incontrôlée, disait non seulement absorption des connaissances que connaissait cette mémoire, mais également de la personnalité qu’elle contenait. Ainsi, par surimpression, Amy avait acquit quelques traits de personnalité de la Reine Blanche ; c’était assez particulier, à ne pas réitérer trop souvent (c’était la seconde fois qu’elle se faisait avoir, même si cette fois-ci n’avait pas impliquée la possession par un gamin de onze ans).

Tout cela pour dire qu’en cette fin d’année, elle avait (enfin) trouvé le moyen d’occuper ses après-midis de permanence. Un QI supérieur à 500 est prêt de neuf mois pour trouver de quoi s’occuper… Enfin, si, elle avait trouvé de quoi s’occuper, et était devenue une experte en origami, ainsi qu’assez douée en informatique, mais ce n’était pas aussi constructif ou intéressant que ses parties d’échecs avec Emma. Qui gagnait et qui perdait ? Considérant qu’Emma Frost était télépathe, et Amy super-intelligente, que la première avait, en un sens, tout appris à la seconde et que les deux se connaissaient très bien, les résultats de leurs parties étaient tenus secret. C’était ainsi !

Cependant, qui disait fin d’année, disait également début d’inscription pour l’année suivante, ainsi, si la plupart des élèves revenaient d’une année sur l’autre, voir ne quittaient pas l’Institut durant les vacances – chose étant son cas – il y avait parfois, souvent même, de nouveaux inscrits. Oh, contrairement à la croyance populaire et logique, ce n’étaient pas Xavier ou les X-Men qui ramenaient le plus d’élèves et de résidents, même s’ils avaient un bon score, c’était pas mal le bouche à oreille, à croire que la nature de l’Institution Xavier pour jeunes surdoués était un secret de polichinelle. Enfin, c’était un peu le cas, puisqu’il suffisait d’additionner les faits : Charles Xavier, première référence mondiale en matière de Mutation, tant en science qu’en philosophie, ouvrant une école pour « surdoué » dans son manoir. Les rumeurs, pour ceux au courant de l’existence de l’école, n’étaient pas bien dures à faire naitre, depuis le centre d’étude scientifique sur les mutants au refuge qu’elle était réellement. Après, cela restait marginal, et heureusement, car s’il avait été trop simple de retrouver l’Institut, il y aurait eut des manifestations d’anti-mutants devant leurs portes chaque jour que Dieu faisait, sans parler d’éventuelles attaques des Purificateurs. La sécurité de l’Institut, et tout particulièrement celle des élèves, reposait donc avant tout sur le secret, et ensuite sur l’armement que Danger avait à sa disposition pour défendre le domaine.

C’était amusant de voir ses pensées s’égarer alors même qu’elle devait être concentrée, cependant, la raison de cette divagation allait la pousser à se retirer définitivement de la partie, ou plutôt à réduire l’attention qu’elle lui portait, alors que des pas se faisaient entendre dans le couloir menant à la Vie Scolaire.

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MessageSujet: Re: Hope's Syndrome {Nawri Sazni}   Dim 26 Mai - 9:31

    Nawri devait bien l'avouer, elle n'était pas franchement à son aise. C'est vrai qu'elle était débrouillarde et indépendante, il n'empêche qu'elle n'était encore jamais partie aussi loin sans ses parents. D'habitude, quand elle voulait voyager, aller dans un pays en particulier, elle leur demandait et c'était parti! Parfois aussi, pendant les vacances ou le week end, elle prenait sa moto et parfait faire un tour seule, passait quelques jours avec des amis, bref, vivait sa vie. Et puis elle avait l'habitude de changer de pays, et elle cherchait déjà à acquérir petit à petit son indépendance depuis un moment, il n'empêche que là, c'était différent. Elle partait pour longtemps, pour plusieurs mois, sans ses parents.

    Elle n'avait même pas attendu de passer son bac. A vrai dire, elle l'avait un peu fait exprès, parce qu'elle savait qu'elle avait le niveau de toute façon, et surtout, elle n'aimait pas les examens, les évaluations, les contrôles en général, et surtout, c'était quelque chose de stressant pour tous le monde, et qui dit stressant dit pour Nawri l'expression de pouvoirs, or en pleine épreuve du bac, vous aurez bien compris que ce n'était pas l'idéal, surtout qu'elle était quasi sûr qu'un élève dans sa classe était mutant, alors si elle se retrouvait dans la même salle qu'un mutant, elle allait copier son pouvoir, puis l'exprimer, puis le recopier... L'enfer. Elle aurait autre chose à penser!

    Enfin, cela lui avait parut une bonne idée, et à ses parents aussi vu qu'elle leur avait parlé de cet aspect des choses - sinon ils auraient bien évidemment été moins enclins à accepter qu'elle parte avant le bac - mais maintenant qu'elle se retrouvait à l'aéroport avec ses affaires, seules car elle venait de dire au revoir à ses parents - un au revoir assez expansif d'ailleurs, elle en avait encore les yeux rouges - elle se sentait un peu seule et un peu moins sûre d'elle. Elle avait insisté pour qu'ils ne l'accompagnent pas, ils ne pouvaient pas plaquer leur boulot comme ça, et puis elle était grande, ça irait. Plus vite elle irait à l'Institut, mieux ça irait. Bref, tout un tas de raison qu'elle regrettait presque maintenant.

    Bon, pas la peine de regretter. Ce qui est fait est fait, il fallait qu'elle avance maintenant. Enfin, façon de parler parce que pour l'heure, elle ne pouvait qu'attendre que se soit l'heure d'embarquer, ce qui ne l'aidait pas, elle n'arrêtait pas de repenser à ses parents qu'elle laissait, sa famille, ses amis. Ces derniers avaient du mal à comprendre pourquoi elle avait décidé de partir, ce qui était normal vu qu'elle ne pouvait pas leur dire qu'elle était mutante. En fait, c'était peut-être lâche mais de ce point de vue Nawri était presque contente de partir. Elle en avait tellement marre de devoir se cacher à ses amis, cacher quelque chose d'aussi important! Elle espérait sincèrement qu'à son retour, elle pourrait le leur dire.

    L'heure de l'embarquement arriva enfin. En tentant au maximum de maîtriser son stress, Nawri s'avança avec les autres voyageurs. Le vol serait long mais une fois dans l'avion, ça devrait aller mieux. Enfin, avec un peu de chance, parce qu'en ce qui la concernait, le stress la faisait devenir un peu claustro et en plus elle voyageait avec une compagnie low cost, donc dans un avion encore plus petit que la normale et avec des sièges particulièrement rapprochés les uns des autres.

    On se calme, on se calme.

    Bizarrement, le décollage la calma. Elle adorait ça, assister aux décollages et atterrissages, cette prouesse technologique l'émerveillait! On lui avait expliqué un jour comment ça fonctionnait, mais c'était un chouïa compliqué et elle avait oublié, et surtout, elle s'en fichait un peu de savoir comment sa fonctionnait et elle préférait presque ne pas le savoir, ça gardait la magie de la chose.

    Nawri réussit ainsi à tenir deux heures en réfléchissant, profitant qu'elle avait la place près du hublot pour observer le paysage. Voir l'extérieur lui faisait du bien, même si elle aurait apprécié que les fenêtres soient un peu plus grandes, et même si le fait qu'il faisait nuit ne lui permettait pas de voir grand chose au final. Il faut dire aussi qu'elle avait très largement de quoi penser! Vers où allait-elle exactement? Comment est-ce que ça allait se passer? Tout un tas de question qui, au bout d'un moment, lui donnèrent presque mal à la tête. Bon, on se re-calme! Elle allait bien voir, ça devenait plus stressant qu'autre chose de retourner tout ça dans sa tête au bout d'un moment. Elle regarda sa montre et grimaça. Elle avait encore plein d'heures à tuer! La plupart des gens avaient décidés de dormir, mais elle-même avait d'énormes difficultés pour dormir en avion. Elle caressa un moment l'idée de sortit son ordinateur portable, qu'elle avait bien sûr emmené avec elle, mais elle craignait que la lumière de l'écran dérange les autres passagers, alors elle fini par abdiquer et tenta tant bien que mal de se mettre dans les conditions idéales pour dormir.

    Eh bien bizarrement, cela fonctionna pour une fois! Cela fonctionna même si bien qu'elle ne se réveilla qu'à l'atterrissage! Elle fut quand même très heureuse de pouvoir enfin sortir et, une fois qu'elle eu récupéré ses bagages - une unique et grosse valise à roulettes en fait - elle s'empressa de quitter l'aéroport et resta quelques minutes dehors à prendre de grandes respirations.

    Bon, maintenant, elle avait faim.

    Son énorme sac la gênait un peu mais elle avait vraiment la dalle, ce qui était plutôt logique, et elle sentait qu'arriver jusqu'à l'Institut pouvait encore être un peu long, sans parler des formalités une fois qu'elle arriverait! Manger, donc, il lui fallait manger.

    Fort heureusement, ce n'était pas les restaurants qui manquaient dans les aéroports ni autour, et bien que se soit souvent un peu cher, elle se hâta d'en choisir et de passer commande. Ce qu'elle avait faim!

    Elle était désormais plus excitée que stressée. Elle avait hâte de voir à quoi l'Institut ressemblait en vrai, comment ça allait se passer! Elle regarda autour d'elle, grimaçant. Elle espérait que se serait plus sympathique qu'ici, il y avait trop de voitures, de pollution, et... Il y avait pas mal de personnes obèses aussi. Nawri était mal à l'aise quand elle en voyait, va savoir pourquoi. Lorsque l'un d'eux s'approcha se l'endroit où elle mangeait, elle décida que bon, elle avait assez traîné, il commençait à être tard, il était peut-être temps d'y aller. Elle régla l'addition puis héla un taxis. Elle était déjà venue dans ce pays mais n'était pas restée longtemps, car ni ses parents ni elle n'étaient séduits contrairement à beaucoup de gens qui idéalisaient les Etats Unis. Enfin bref, elle savait aussi que se déplacer seule quand on ne connait pas trop la ville et qu'on se balade avec une grosse valide était assez hasardeux, alors elle préférait encore prendre un taxis, se serait un peu cher, mais plus simple et puis c'était le début, les économies elle verrait plus tard, quand elle serait plus habituée au pays!

    Chance, le chauffeur était un type sympathique, un portugais en plus, amical et bavard mais pas trop. Il lui fit la causette pendant une bonne partie du voyage, tantôt en portugais, tantôt en anglais, ce qui permit à Nawri d'être assez sereine lorsqu'ils furent arrivés.

    Contrairement à ce qu'elle pensait, le chauffeur ne semblait pas savoir qu'il s'agissait d'une école pour mutants et la quitta sur une plaisanterie en voyant le "école pour surdoués". Nawri le remercia, régla la course puis se décida à entrer. Chance, elle se trouvait dans une allée bordée d'arbres qui semblait continuer sur une bonne distance, ce qu'elle ne put qu'apprécier, la nature avait toujours eu un effet apaisant sur elle, et puis ça faisait vraiment du bien comparé à la ville grouillante et polluée qu'elle venait de quitter.

    Il n'empêche que lorsqu'elle arriva dans la cour, elle se sentit un peu moins sûr d'elle. Malgré une certaine assurance, elle était assez timide, en particulier dans les situations nouvelles ou qu'elle ne maîtrisait pas, les deux étant généralement liés. Elle avisa l'homme chauve dont la statue se dressait au centre de la dite cour. Ce n'était pas Charles Xavier? Son visage dégageait quelque chose, un charisme peut-être, qui la troublait. En tout cas, l'artiste - mutant? - qui avait fait cela avait fait du très bon travail.

    Elle pénétra lentement dans le bâtiments, marchant lentement pour admirer les alentours. Ce qu'elle voyait pour l'instant lui plaisait assez, c'était grand, c'était entouré de verdure, c'était un peu à l'écart. Elle remarqua ensuite les panonceaux, dont un en particulier qui attira son attention : « Secrétariat & Vie Scolaire ». Logiquement, c'était là qu'elle devait aller. Elle s'empressa donc de suivre la direction indiquée par le dit panonceau tout en admirant les larges couloirs. Cet endroit était vraiment magnifique, elle adorait! Parfois, ce genre de bâtiment abordait un style qui faisait plus riche, bourgeois, et dont elle n'était guère friande, mais là, même si ça faisait en effet assez aisé, elle appréciait.

    Elle tomba enfin sur ce qui l'intéressait. Contrairement à ce qu'elle pensait, la Vie Scolaire et le Secrétariat semblaient être rassemblés au même endroit, ce qui l'arrangeait, au moins elle n'aurait pas à se demander dans lequel elle devait aller. Elle frappa timidement mais fermement à la porte puis entra.

    Une jeune femme se trouvait assise au bureau, qui à vue de nez faisait la même taille qu'elle mais rien de sûr, surtout qu'elle était assise. La couleur de ses cheveux, et même de ses sourcils, surpris Nawri. Oh, elle avait déjà vu pire, mais une personne aux cheveux bleu dans une vie scolaire, elle ne s'attendait pas trop à ça. C'était peut-être sa couleur naturelle? Bah, ce n'était pas important, et puis Nawri aimait bien le bleu, alors cela ne la gênait pas vraiment, au contraire. Elle essayerait bien de se teindre les cheveux de cette couleur si l'idée ne déplaisait pas autant à ses parents. Remarque, ici, ils ne la verraient pas, elle pourrait peut-être essayer... Enfin, elle verrait.

    - Bonjour.

    Un peu intimidée, Nawri s'avança sans trop savoir quoi ajouter. L'énorme valise qu'elle traînait derrière elle - c'était quand même bien pratique les roulettes - rendant inutile de préciser qu'elle était nouvelle, elle ne savait pas trop quoi ajouter et attendait que la jeune femme lui dise quoi faire, lui pose une question, quelque chose qui l'orienterait, parce que là, elle était un peu perdue et n'aimait pas ça.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Hope's Syndrome {Nawri Sazni}   Jeu 30 Mai - 15:46

Lundi 27 Mai 2013 – 02 : 12 P.M.
Les pas étaient lents, assurés mais lent, laissant amplement le temps à Amy de réfléchir à de nouveaux coups pour sa partie d’échec, comme d’élaborer ses théories, concluant de la présence bruit de roulettes, lourd et tout aussi lent que les pas, qu’il s’agissait d’un nouveau venu qui allait franchir la porte, chose qu’il fit après un léger coup sur cette dernière.

Taille moyenne, corpulence adaptée, musculature assez fine, morphologie adolescente, peau légèrement bronzée, chevelure châtain longue, front arrondi, sourcils épars, nez droit et légèrement court, yeux bruns, lèvres minces, menton complémentaire au nez, le tout saupoudré d’une légère peur. Sazni Nawri, tel qu’indiqué sur l’étiquetage obligatoire des bagages dans les aéroports, française, l’étiquette susnommée étant bilingue anglais/français, classe moyenne, considérant les vêtements et la valise, stressée à l’idée de se trouver dans l’environnement nouveau qu’était l’Institut, mais courageuse pour être venue ici seule. L’adolescente avait à peine finie d’ouvrir la porte que le cerveau de Nephilim avait déjà décryptés les indices physiques et comportementaux laissés par son apparence.

Relèvement des sourcils, écarquillement des yeux et légère ouverture de la bouche ; surprise. Causes possibles : découverte des lieux, présences des deux femmes dont l’une n’avait absolument pas réagit à son entrée et l’autre avait les cheveux d’une couleur exotique ; considérant le regard de la fille, très probablement la seconde option, pour ce cas là. Instant de passivité puis elle prit la parole, saluant simplement, toujours effrayée face à l’inconnu et la nouveauté. Une position d’attente et un peu de mécontentement également, enfin, une colère qu’Amy interprétait comme du mécontentement ; impatience ? Non, pas encore, juste le sentiment d’être perdu et de ne savoir que faire.

Analyse du langage corporel, des expressions et micro-expressions faciales, la spécialité de Nephilim, l’une de ses deux thèses porterait sur cela, la théorie d’analyse comportementale et des micro-expressions, tel qu’étudié par Paul Ekman dans le Wizard Project, mais c’était surtout l’entrainement qu’elle c’était infligé durant des années, une fois consciente d’appartenir à l’infime tranche de la population pouvant naturellement percevoir les micro-expressions, capacité démultipliée par l’amélioration de ses bio-tissus et les capacités cognitives sous-jacentes, qui lui permettait de jouer à Miss Sherlock.

- Bonjour Mlle, répondit rapidement l’italienne, parlant d’une voix suave, qui derrière son apparence de douceur, cachait une forte violence, comme un courant de reflux sous des eaux placides. Je vous en prie, asseyez-vous, poursuivit-elle en désignant l’une des chaises qui se trouvaient devant son bureau, avec un sourire aimable. Si vous avez besoin de quelque chose, n’hésitez pas à me le demander. Je suppose que vous êtes venues vous inscrire pour la prochaine année scolaire, même si vous escompter résider ici en attendant.

Question pouvant sembler idiote, mais donnant le change ; il n’était pas réellement question de mentir ou d’omettre ce qu’elle savait, mais Amy savait que très peu de personnes appréciaient d’être décryptées, et si l’italienne le faisait naturellement, elle ne faisait pas part de ses résultats et tachait de se comporter en abstraction d’eux, de manière normale et simple, comme elle l’était autrefois, avant que le poison dans ses veines ne la tue et ne la transforme. Elle ne considérait pas sa mutation comme une malédiction, mais savait parfaitement à quel point elle était à double tranchant, et nécessitait une stabilité physique et émotionnelle pour ne pas la déshumaniser toujours plus. Mais là n'était pas la question.

Amy attendrait que la jeune femme fût assise pour poursuivre, continuant de l’observer de son regard vif, décroisant les poings et se redressant sur sa chaise en une position plus présentable et ouverte, un léger et amical sourire au lèvre.

- Pour procéder à l’inscription, je vais vous poser tout un tas de questions, certaines d’usages et classiques, d’autres un peu plus, disons, personnelles. Après, je pourrais vous fournir un plan du manoir, ou bien vous le faire visiter, selon votre préférence. En passant, je m’appelle Amy Teresa Amaranth Grigori de Lauro, déclara-t-elle, insistant comme toujours sur la prononciation italienne des quatre cinquième de son identifiant (ami téréza grigori dé laouro). Et vous êtes ?

Question pouvant sembler stupide, là encore, mais tentant plus de la politesse et de la bonne éducation.

Pour remplir le dossier, Amy aurait besoin du nom, des prénoms, de la date et du lieu de naissance, du lieu de résidence, de savoir si l’adolescente était indépendante légalement ou possédait encore des tuteurs légaux, d’une copie de son dossier scolaire, entre autre ; une véritable inscription administrative, somme toute, passionnante et courte à souhait. Amy interrogerait également sur le cursus désiré, l’Institut proposant un nombre étonnant d’études supérieures en comparaison avec son personnel, mais pouvant également reprendre à des équivalences de niveau inférieures, même si elle n’enseignait que selon les programmes américains, non étranger. Cela aurait de l’importance si l’adolescente escomptait finir des études comme le Lycée dans l’Institut : ce ne serait pas l’examen français qu’elle aurait à passer, mais celui des USA.

Les questions plus complexes seraient gardées en réserve une fois que le reste serait remplit, même si l’absence de demandes d’ordre médical dans les « classiques » indiquait assez clairement la nature de ces demandes particulières : la mutation. Mais, si elle avait déjà beaucoup d’avance grâce à ses déductions, rien sur la mutation n’avait encore été avancée, pas plus que sur le contrôle de cette dernière ; d’abord l’aspect humain et « normal », ensuite la mutation, logique pour elle, pas forcément pour ceux qui venaient dans « l’école pour mutants ». Puis, il y avait toujours la possibilité qu’il s’agisse d’une humaine, également, ce n’était pas interdit et certains humains étaient acceptés et intégrés dans l’Institut, même s’ils devaient généralement faire preuve d’une capacité de « surdoué », qui se signifiait pas, contrairement à la croyance populaire, un pouvoir, qu’il fut mutant, cybernétique ou encore surnaturel.

A mesure qu’elle aurait ses réponses, Amy taperait sur son clavier, à vitesse humaine, pour ne pas effrayer l’arrivante, amplement capable de suivre les dires de l’adolescente, de lui répondre, de retranscrire numériquement les données et de continuer sa partie d’échec, qui était toujours aussi serrée.

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