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 Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Mer 22 Mai - 15:11

J'avançais la poutre au milieu du gymnase. Il y avait encore peu de monde mais ça n'allait pas tarder à se remplir en ce début de matinée puisque l'échauffement avait prit un peu de temps. Je m'étais dégotée du matériel un peu sophistiqué qui pourrait m'aider aujourd'hui dans ce que j'entreprenais de faire. Une caméra plutôt moderne qui pouvait enregistrer beaucoup d'image par seconde et montrer de beau ralenti relié à un ordinateur portable pour revisionner les images, le tout posé sur une petite table placé en face de la poutre de manière à la voir dans toute sa longueur. Les tapis étaient aussi installés pour éviter de trop se faire mal même si le niveau de l'exercice d'aujourd'hui était particulièrement haut.

« Tu vas faire des aller retour de flips arrière sur la poutre. Faut que t'en fasse trois et puis après un salto avec un demi-tour pour repartir dans l'autre sens quand t’arrive au bout. Je te dirais quand tu t'arrêteras. Tant que je dis rien tu continues en maintenant le rythme de départ. À toi de gérer les distances et le rythme au fur et à mesure. »

C'était un exercice qui demande déjà pas mal de niveau ne serait-ce que pour l'effectuer au sol, mais il n'était pas destiné à n'importe qui non plus et certaines capacités rendent des exercices obsolètes. Il faut s'adapter pour que l'élève ou le partenaire avec qui on travail ne perde pas son temps et puisse progresser. Une poutre fait dix centimètres de large, il faut donc bien évidemment adapter ses appuis pour éviter les chutes. C'est d'autant plus vrai dans des exercices acrobatiques et des saltos ou on rajoute beaucoup de contraintes car la trajectoire peut dévier légèrement lorsqu'on est en l'air et nos mains ou nos pieds peuvent se poser à côté ce qui n'est jamais franchement très agréable. En plus de travailler le rythme, l'endurance, l'agilité et la souplesse cela travail la discipline mentale et l'équilibre.

Mais qui donc pour effectuer ce genre de folie me direz-vous ? C'est vrai que même moi je commence à toucher mon niveau maximum avec ce genre d'exercice olympique sur les poutres et je ne dis pas ça pour me vanter ! Il faut dire aussi que ces derniers temps je fais un peu moins de gymnastique me concentrant sur des arts-martiaux et la rencontre de la gymnastique avec les arts-martiaux. Mais elle, je pense qu'elle peut y arriver et avec le matériel que j'ai dégoté je vais pouvoir plus facilement lui dire ce qui cloche. Elle, c'est Amy, ma première élève qui m'a demandé le jour où elle est passée X-men de l'aider à l'entraînement d'une manière un peu plus drastique pour qu'elle puisse approcher des niveaux olympiques. De toute façon, même si j'avais refusé, ce que je n'ai pas fait, on se serai croisées dans le gymnase. J'y suis pour ainsi dire presque toute la journée de six à dix heures par jour suivant les imprévus que j'ai autour et les rattrapages que je m’inflige pour garder un rythme de huit heures par jour. Amy aussi est une grande bosseuse et bien plus que moi. Elle peut aussi bouger bien plus vite que nous et on a vite l'impression que c'est une hyper active. D'ailleurs, je pense que c'en est une, mais là n'est pas la question. Elle sait aussi prendre du bon temps avec ses amies bien que de nombreuses emmerdes ont tendances à lui tomber sur le coin de la figure alors qu'elle ne demande rien.

Je suis en tenue de sport, short blanc et débardeur noir, mes cheveux long car pas coupés depuis quelques temps et attachés en une queue de cheval derrière ma tête, les lunettes sur le haut de mon crâne et un chewing-gum dans la bouche. Oui, je sais, il ne faut jamais faire du sport avec un chewing-gum parce qu'on peut s'étouffer mais d'une part, ceux qui disent ça ce sont des néophytes en matière de masticage de boules roses et de deux, si je m'étouffe, ce qui n'arrive jamais, je n'ai qu'à désintégrer le chewing-gum et personne y verra rien.

« Attend, attend... T'as cru quoi... Pas tout de suite j'ai pas placé les barres ! »

Je génère pleins de petits plasmoïdes électriques que j'aligne en trois barres séparées d'une longueur égale.

« Tes flips arrières tu devras les faire pour passer par dessus de ça. Si tu les touches, tu te manges un bon coup de jus. On va voir combien de temps tu tiens... Ahah... Moi je dis pas plus de trente secondes. Si j'ai raison tu te teindras les cheveux en bleu et si j'ai tord et ben... heu.. Et ben j'aurais qu'à battre ton temps pour pas que tu me donnes un gage ! »

Comment ça je suis sadique ? Attendez de la voir à l’œuvre bande d'incultes ! Je lui tendais la main pour qu'elle tappe dedans en signe d'accord sur les gages.

« Allez, en place ! » 

J'attendais qu'elle s’exécute.

« Prêt, top ! »

Dis-je en abaissant le bras et lançant le chronomètre ainsi que la capture d'image.


Dernière édition par Jubilation Lee le Ven 21 Juin - 23:02, édité 2 fois
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Mer 22 Mai - 18:33

Jeudi 31 Janvier 2013 – 07 : 05 A.M.
Elle reprenait l’entrainement, peu à peu, comme les cours ou la vie, d’ailleurs. Janvier en Amérique n’était pas pour elle le mois le plus favorable ; l’année dernière en dépression suite aux événements de Mutant Town, et cette année… Elle se remettait, peu à peu, très lentement par rapport à son habitude, incapable de cicatriser aussi vite que le faisait son corps mais incapable également de ne pas le faire. Elle redormait la nuit, les insomnies qui la tenaient disparaissant enfin, après deux mois. Elle parvenait de nouveau à regarder Caitlyn sans culpabiliser, à la toucher sans voir ses mains pleines de sang, elle parvenait de nouveau à dormir à côté d’elle en se disant qu’elle était à sa place, qu’elle y était bien. Elle recommençait à agir, non à réagir par des stimuli prédéfinis pour paraitre normale.

Cela avait prit du temps, beaucoup de temps, beaucoup trop de temps ; elle ne pouvait plus se le permettre, désormais qu’elle était X-Woman. Mais cependant, personne ne lui avait reproché ; surprise ? Assez, oui, pour être tout à fait honnête. Elle n’aurait cependant pas la gentillesse de les en remercier. Elle remercierait ses amis, pour avoir été là, pour Caitlyn, pour elle-même, elle remercierait Caitlyn, pour encore vouloir d’elle malgré son incompétence et sa faiblesse, mais elle ne remercierait pas les X-Men pour l’avoir laisser en paix, bien consciente du prix de cette paix. Amy n’aurait pas abandonné les X-Men, trop de promesse, et trop de peur de perdre Caitlyn ; car oui, sans l’Institut, sans les X-Men, combien de temps seraient-elles restées ensembles ? Combien de temps auraient-elles survécues ? Combien de temps se seraient-elles côtoyées ? Elles ne se seraient jamais ni rencontrées ni aimées, et désormais, Amy était convaincue qu’il n’y aurait jamais de retraite paisible à San Francisco ou nulle part ailleurs ; lorsque dans des années, elles se retourneraient, elles verraient que le prix de leur amour avait été celui de soirs à elles, et de journées à d’autres. Le prix de la protection, le prix de la survie. Il n’y aurait jamais plus d’elles seules face au monde, ou seule contre le monde. C’était accepté, c’était résigné.

Nephilim avait donc reprit du service ; plus violente, plus extrême. L’Ange à la Main Sanglante.

Amy franchit la porte du gymnase, s’ôtant de ses chaussures de neige pour ne pas salir plus que l’entrée, et laissant un instant la salle principale pour s’en aller au vestiaire et se débarrasser de ses affaires ; brassière bleue, survêtement bleu, un bandeau bleu dans les cheveux brun pour les tenir en arrière, et elle trimbalant son blouson et sacoche de ceinture jusqu’à la grande salle.

Jubilee était déjà là, prête à en découdre, short blanc malgré l’hiver et débardeur noir, malgré l’hiver également ; Amy n’était pas encore habituée à l’hiver newyorkais, et sans être particulièrement frileuse, elle devait avouer regretter sa méditerranée originelle, et le climat plus tendre et moins humide d’Avellino. Elle avait déjà commencé à placer l’agrès, alors même que l’italienne sortait de ses trois quart d’heure de footing matinaux ; une poutre, les tapis pour amortir la chute, et une caméra comme un ordinateur pour parvenir à suivre sa cadence. Jubilation avait pensé à tout.

Un petit sourire alors qu’Amy marchait lentement vers elle, lui faisant la bise et les salutations de rigueur, contente de reprendre une routine rassurante auprès de son amie. Oh, bien entendu qu’il y avait encore eut des entrainements durant le moins de janvier, elle n’allait pas s’interrompre ainsi, mais ils avaient été moins réguliers, et surtout infiniment plus creux, alors qu’elle ne faisait que répéter encore et encore les mêmes mouvements, sans essayer de maitriser d’avantage, ou même de mieux faire. Elle avait manqué pas mal d’heures, également, c’était indubitable, de même qu’elle avait manqués pas mal de cours, préférant suivre son aimée à bon distance ou lorsque c’était possible être avec elle, ou encore étant tombée de sommeil dans un coin. Mais là, elle semblait revenir, et le petit sourire n’en était que plus naturel, plus présent.

« Tu vas faire des aller retour de flips arrière sur la poutre. Faut que t'en fasse trois et puis après un salto avec un demi-tour pour repartir dans l'autre sens quand t’arrive au bout. Je te dirais quand tu t'arrêteras. Tant que je dis rien tu continues en maintenant le rythme de départ. À toi de gérer les distances et le rythme au fur et à mesure. »

Poutre, donc, pour commencer. Une heure de poutre avec Jubilee, puis trois heures de cours, deux heures de pause dont le déjeuné, cinq heures de travail à la vie scolaire et encore une heure de cours, c’était ainsi que s’annonçait la journée. Bien, elle pourrait se donner à fond, ayant largement le temps de récupérer d’ici à demain, et aux nouvelles séances d’entrainement. Déjà échauffée par ses trois quart d’heure de course, elle s’en alla donc directement à la poutre, interrompue en chemin par son amie, qui n’avait pas placées les barres ; quelles barres ?

Trois barres de plasmoïdes grésillant équidistants les uns des autres, voletant au-dessus de la poutre, et une Nephilim qui se retournait vers Jubilee avec amusement. D’accord, c’était un moyen de plus dire d’y mettre un peu plus de nerf ?

« Tes flips arrières tu devras les faire pour passer par dessus de ça. Si tu les touches, tu te manges un bon coup de jus. On va voir combien de temps tu tiens… Ahah… Moi je dis pas plus de trente secondes. Si j'ai raison tu te teindras les cheveux en bleu et si j'ai tord et ben… heu… Et ben j'aurais qu'à battre ton temps pour pas que tu me donnes un gage ! »

- Trente de tes secondes ou de mes secondes ?


Elles prenaient les paris, le signant d’un geste amical de la main, ne sachant réellement pas qui allait gagner. Une poutre, 5x0,01x1,25, soit des flips arrière devant couvrir chacun un mètre et le salto vrillé un autre ; outch. Amaranth avait intérêt à être souple pour ni se griller, ni finir après la poutre. Bon, Jubilee n’avait pas été des plus sadiques non-plus, sans quoi elle aurait put la renvoyer chercher le matériel approprié à l’exécution de l’exercice ailes déployées.

« Allez, en place ! »

Amaranth se positionna en bout de poutre, son esprit déjà occupé à faire les calculs nécessaires au saut dans l’espace qui composait cet exercice. Premier point, calibrer les sensations kinesthésiques, et se placer correctement. Second point, sentir tout ses muscles et calculer l’action. Troisième point, y aller.

Flexion…

« Prêt, top ! »

Extension !

Un flip arrière, puis un autre, et encore un autre, alors qu’elle usait de sa mémoire parfaite pour se situer dans l’espace, visualisant tant les points à éviter que la souplesse nécessaire à ne pas s’électrocuter ; salto arrière groupé et demi-tour dans les airs, et c’était reparti. Une seconde, une traversée, acceptable.

Son corps n’avait rien perdu, les Sanguis l’ayant visiblement entretenus de façon impressionnante, et sa mémoire lui permettait de n’avoir rien perdu quant à son maniement. Cependant, la souplesse au niveau du dos était l’un des points faibles qu’elle avait dût le plus travailler avec Warren en court de vol, sa cage thoracique modifiée pour accueillir les Ala-pulmos rétractée étant plus dure que la moyenne, et nécessitant un plus grand effort d’assouplissement dût à la présence des muscles permettant la libération des ailes ou encore la structure osseuse des ailles en elles-mêmes.

Jubilee avait placée la barre haute cette fois.

La localisation dans l’espace, c’était bon, ses acrobaties aériennes lui permettait de la maitriser avec professionnalisme, c’était le faible écart entre les différents flips qui lui posa le plus de problème. Si elle n’avait eut que trois flips, s’eut allé, mais y rajouter deux saltos, compliquait grandement la chose ; à dire vrai, elle galéra pas mal.

Douze secondes, douze secondes avant que l’un de ses saltos ne la fit atterrir à côté de la barre, se l’éclatant sur les fesses pour finir à plat ventre, ses réflexes lui ayant permit de se rattraper sur les mains juste avant que le visage ne touche le tapis. Restant ainsi quelques secondes en attendant que la douleur passe, Amy se contenta de serrer les dents sans rien dire, fermant les yeux de concentration. En quelques secondes, ses cheveux commencèrent à changer, passant de leur brun « naturel » à un bleu azur tout aussi naturel, biologiquement parlant, alors qu’elle altérait les pigments de mélanines de son cuir chevelu.

- Cait’ va gueuler, lâcha-t-elle comme simple constatation, avec un certain amusement. M’en fout, c’est toi qui lui explique le pourquoi du comment.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Sam 25 Mai - 7:04



La gymnastique c’est pour les grosses tafioles !

Ou alors juste bon à perdre du cul quand les pots de Nutella qu’elle s’enfilait à la petite cuillère commençait à se transposer intégralement comme airbag arrière sur les hanches et sur les fesses. L’hiver n’aidant pas, ainsi que son activité physique avouable de décembre réduite à rien et celle moins avouable de janvier réduite d’abord à de pale caresses non consommatrice d’énergie comme l’étaient les rodéos nocturnes d’entant et des « pufff puff, pause st’plait » depuis la reprise, forçaient à cette même constatation : 3 kilos de plus et une forme pas vraiment des plus éclatantes ( a défaut d’en prendre d’autres des formes). Depuis que Juby ne courrait plus la nuit et avait étrangement moins de cernes, elle aurait pu lui demander quelques foulés en sa compagnie mais là aussi au bout de quelques bornes le bien connu « pufff pufff, pause s’t plait » avait comme effet de lui foutre la honte de sa life et quelque acerbes plaisanteries de la part de sa meilleure amie à base de « tractopelle, brouette, escargot mutant, et autre « tu fais moins ta maline maintenant » judicieusement placés.

Fini les grace mats, de toute façon, dès le matin, Amy désertait le lit pour la laisser seule comme une merde dès que l’aurore pointait son nez. « J’ai épousé une ombre » tout le drame de sa vie ! En parlant d’épouser, plus les jours passaient, plus elle stressait. Outre le problème de trouver un moyen de rentrer dans une hypothétique robe avant d’être forcée de la faire tailler dans un parachute, c’est surtout les éternels pinaillages d’Emma Frost en charge de l’organisation du mariage qui l’inquiétaient en la faisant cauchemarder passant d’une thématique « tout l’monde en strings et cape blanche» à « et si on amenait des moutons et des gondoles genre melting pot Irlande/Italie ? ». Tout cela n’était pas sérieux et elle voulait un truc beau, simple et plein de tendresse « comme elles » ( Et elle aurait volontairement étranglé Emma qui fut prise d’un fou rire à l’évocation de cet argument si Amy ne l’avait pas arrêté à temps)

Mouais…En attendant, dans un semi coma à base de « mrggll café ? » elle avait cru entendre gym avec Jub dans la conversation que tenait parfois seule la petite italienne devant sa glace en mode Speedy Gonzales alors que l’Irlandaise bavait sur son oreiller en cherchant péniblement à identifier le jour de la semaine et distinguer les restes de ses rêves de l’âpre réalité de devoir trainer son cul hors de la couette parce que ça caillait sec dans ce patelin de merde !

Ayant donc trouvé la super force de se tirer hors de son super lit, ayant donc trouvé la super tenue adéquat pour des activités physiques ( un survet brun et rouge frappé d’un logo ridicule d’un castor levant le pousse d’un air ravi et au nom évocateur de « Winter’s Beaver », ayant le super look de la mort, crinière lionne ébouriffée après une expérience de frisage de cheveux qui avait merdée et bonne humeur du matin de celle qui SAIT qu’elle va faire un truc qu’elle n’aime pas, ayant donc fait tout rien comme il faut, elle décida de se rendre voir comment s’amusaient sa compagne et sa captain en son absence et accessoirement fracasser quelques sacs de frappe pour se faire transpirer un peu.
Les mains dans poches, elle poussa les portes du gymnase et salua quelques élèves déjà matinal avant d’identifier les deux jeunes femmes un pet à l’écart en haussant un sourcil en remarquant la couleur de cheveux incongrue de son caméléon de femme. Elle traversa l’espace en sifflotant avant d’arriver à leur niveau.

- Salut la compagnie…je vois que vous avez l’gène X tout comme moi, c’est un rassemblement qu’vous faites ? Hum ? C’est quoi c’t’installation ? Des poutres et tout…vous vous lancez dans le bâtiment, la construction…ou c’est juste un délire Village People pour savoir qui jouera l’Ouvrier ? Et d’emblée non, je ne ferais pas l’Indien…

Elle leva les yeux vers la chevelure d’Amy avant de soupirer.

- C’est obligé de se déguiser en bleu schtroumpf pour faire des cabrioles ? Hum..

Elle lui adressa un sourire discret tout en regardant aux alentours d’un air détaché.

- C’est mignon…j’aime bien.
Sinon ? Je vais pas vous proposer de me joindre à vous, la gym j’aurai juste l‘air d’une grosse idiote…A part l’esquive, roulade et encore faut un mur pour m’arrêter…c’est définitivement pas mon truc. Jub ? tu me conseilles quoi pour perdre la graisse que j’ai sur les fesses…Et si tu m’dis « vas courir » je te la carre dans le fion c’te poutre.


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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Lun 27 Mai - 14:58

Et elle se vautra. Je stoppais alors l'enregistrement et le chronomètres qui indiquait douze secondes. C'était pas trop mal. En vérité, peu de gymnaste, même olympique, tiendrait aussi longtemps. Il faut dire qu'ils ne s’entraînent pas non plus à se genre de chose et travaillent beaucoup la grâce et quelques figures qui sont moins spectaculaires mais très techniques que ma bourrinitude infinie m’empêche d'accomplir proprement. Chacun sa spécialité en quelques sortes et pour Amy c'était la gueule par terre. Ses cheveux se teintèrent de bleu alors que j'avais à peine le temps de la voir faire un aller retour en vitesse réelle sur l'ordinateur.
Elle était rapide, trop rapide et c'est à cause de cela qu'elle est tombée.

« Meuuuh non... Elle va pas gueuler ! »

Je rembobinais l'enregistrement pour le regarder au ralenti, assise en tailleur sur une chaise qui se balançaient sur deux pieds. La courbure du dos, la vitesse, le salto, l'équilibre... Il y avait du très très bon dans ce qu'elle avait fait et finalement la plus grande difficulté était de s'adapter à l'écart approximatif – car fait avec mon compa que j'avais dans l’œil qui est le moins fiable de la région – et le hauteur aussi qui pouvait gênée. Un mètre pour faire un flip arrière c'était une prouesse mais il y a des trucs pour progresser et pratiquement pouvoir faire des flips sur place. C'est ce que je lui apprendrais plus tard, mais en attendant...

« Tiens, quand on parle du loup... Saluuuuuut ! »

M'exclaffais-je à l'attention de Caitlyn qui venait de débarquer. Elle voulait maigrir et la question que je me posais c'était en quel honneur. Son cul a toujours été comme ça. Je ne ferais pas l'affront de lui dire qu'il est énorme parce que je ne le pense pas même si j'évite de trop le regarder pour pas qu'Amy me fonce dessus pour me faire un german supplex. Le mariage ? La robe ? Emma ? Une compétition de petit cul ? Je n'en sais rien mais en tout cas elle voulait perdre.

« Oh bah oui hein... Il était temps que tu te rendes compte d'un déséquilibre ma petite Cait... Un peu plus et tu concurrençais Nicki minaj... Sauf qu'elle a aussi des gros sei... heu non rien ! Bon vu que t'es une feignasse, je vais te trouver quelques chose. »

Je sautais de ma chaise me dirigeant vers le local dans un pas de course exagéré tout en passant devant Cait pour lui faire un grand sourire crétin : ma spécialité.

« Courir c'est bien pourtant, je l'ai découvert grâce à vos baises nocturnes bruyantes. »

Une fois arrivé dans le local je me saisissais d'une corde à sautée – comme par hasard - pour revenir vers les filles en la faisant tourner autour de moi, sautillant avec rapidité et maîtrise telle une boxeuse professionnelle.

« Tiens, t'as qu'à faire de ça... Comme ça tu compatiras avec Amy si tu te casses la gueule... Ahah ! »

Je lui lançais la corde tout en me retournant vers Amy, les mains sur les hanches pour prendre une grosse voix.

« Du nerf soldat ! »

D'un geste de la main je l'invitais à venir revoir sa prestation à l'écran. Redémarrant depuis le début je ne lui dit rien, laissant son super cerveau de la mort qui tue faire le boulot.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Jeu 30 Mai - 23:57

- Cait’ va gueuler. M’en fout, c’est toi qui lui explique le pourquoi du comment.

« Meuuuh non… Elle va pas gueuler ! »


Amy aurait bien prit le pari, même si elle ne voyait pas véritablement quelle chose elle aurait put rendre bleue si elle perdait encore ; même en partant dans l’indécence, le fait de contrôler sa pilosité lui avait donné accès à un passe-droit en vers l’une des plus horribles choses de la condition féminine, l’épilation. Car si, dans les premiers temps, les séances d’épilation mutuelle avec son aimée avaient été plutôt drôle, entre elle qui ne comptabilisait pas et tirait directement, faisant faire des petits éclairs à son aimée, et Caitlyn qui s’amusait à compter jusqu’à trois en mélangeant les chiffres pour la faire stresser de façon très sadique avant de tirer la bande de cire de façon encore plus sadique pour finir par le baiser magique qui guérissait tout cela, s’en était vite devenu laçant : Amy avait trouvés beaucoup d’autres moyens d’obtenir son baiser magique, et même de faire faire à Caitlyn des éclairs, à des moments assez inattendue d’ailleurs ; désormais, non seulement elles étaient bruyantes au lit, mais de temps à autre, voyantes également. Enfin Bref !

« Tiens, quand on parle du loup… Saluuuuuut ! »

- Salut la compagnie… je vois que vous avez l’gène X tout comme moi, c’est un rassemblement qu’vous faites ? Hum ? C’est quoi c’t’installation ? Des poutres et tout… vous vous lancez dans le bâtiment, la construction… ou c’est juste un délire Village People pour savoir qui jouera l’Ouvrier ? Et d’emblée non, je ne ferais pas l’Indien…

- Cati mia,
sourit-elle, retournant son visage vers son aimée, d’abord heureuse, puis sa face se décomposa face au soupire de Caitlyn.

- C’est obligé de se déguiser en bleu schtroumpf pour faire des cabrioles ? Hum…

- Attends, Jub va tout t’expliquer, c’est d’sa faute et…


Et le petit sourire de son aimée lui coupa le souffle, l’interrompant dans son élan d’une façon plus nette que de glisser de la poutre en se poutrant les fesses ne l’avait été, le décrochant un sourire content également, alors que Fuzzy trouvait cela mignon, avouant bien aimer. Amaranth sourit comme ne enfant à qui on venait de faire un beau cadeau, incapable de se confondre en remerciement mais heureuse ; heureuse de plaire.

Se relevant, tout en se frottant le coccyx, là où elle avant cognée, chassant les restes d’informations nerveuses, l’italienne se dirigea à vitesse humaine vers son soleil, qui malgré une tenue Made in Wonder-Beaver, restait éblouissante, et qu’elle mourrait d’envie de faire sourire, comme avant. Comment toujours, car le sourire de Caitlyn n’avait que trop disparut ces derniers mois, et par caprice peut-être, Amy voulait le revoir.

Hum… un sport pour perdre la graisse que Fuzzy avait sur les fesses ; certes, leur sport conjugal était complètement passé à la trappe, faisant culpabiliser l’italienne qui avait de nouveau bloqué après les évènements de décembre. Bon, et bien à défaut de cela, Caitlyn venait trouver un ersatz ; enfin, Amy espérait que c’était ça, et pas un remplacement. Dans les deux cas, elle ne pouvant s’en prendre qu’à elle-même et cette constatation lui fit ralentir le pas.

« Oh bah oui hein… Il était temps que tu te rendes compte d'un déséquilibre ma petite Cait… Un peu plus et tu concurrençais Nicki Minaj… Sauf qu'elle a aussi des gros sei… heu non rien ! Bon vu que t'es une feignasse, je vais te trouver quelques chose. »

- Jub ! Comment oses-tu ?! Tu touche ni aux fesses ni aux seins ; propriété privée !


Elle était outrée, ou faussement outrée, toujours était-il que c’était la première crise de N’A-MOI depuis bien longtemps, et le fait qu’elle fut spontanée était un bon signe ; sans doute leur amie avait fait cela exprès, connaissant l’une comme l’autre sur le bout des doigts, elle savait sur quel bouton appuyer pour les faire réagir ; enfin, le terme de bouton n’était peut-être pas très adéquat. Toujours était-il que c’était dit sans méchanceté, d’une part comme de l’autre, bien que la propriété privée fût 100% sérieuse.

Se plaçant devant son aimée alors que son amie sautait de sa chaise, Amy l’enlaça et s’apprêta à l’embrasser, lorsque Jubilee lâcha une remarque qui la paralysa complètement :

« Courir c'est bien pourtant, je l'ai découvert grâce à vos baises nocturnes bruyantes. »

Le rouge monta aux joues de l’italienne, alors qu’après quelques instant, elle se retournait, bredouillante.

- Euh, Jub’, tu sais, à ce propos, enfin, c’est que, euh… Au s’cour Cati

Autant, faire l’amour ou en fantasmer aux côtés de sa compagne ne lui posait pas le moindre souci, mais c’était là les résultats d’un long travail de préparation, ainsi que d’une influence accidentelle d’Emma Frost, qui lui avait transmit pas mal de désinhibition, c’était inutile de le nier, lorsqu’elle avait paumée dans le cerveau de l’italienne huit années de sa propre mémoire, et les plus actives sexuellement parlant, en plus. Cependant, en parler avec quelqu’un d’autre, même avec des personnes aussi proche que Jubilation ou Emma, bloquait à nouveau complètement Nephilim, la renvoyant à ses anciens tabous. Incapable d’aligner deux pensées, rouge comme une tomate, elle était en train de contempler ses pieds comme une œuvre d’art, comme si elle était coupable d’une quelconque bêtise puérile. Cela pouvait être attendrissant, cela pouvait être agaçant, toujours était-il que même avec un doctorat en sexologie, Amy était incapable de parler de sexe avec une personne autre que Caitlyn.

Jubilee revint avec une corde à sauter, l’expédiant à Caitlyn en lui déclarant qu’elles pourraient compatir l’une pour l’autre si Caitlyn finissait aussi par terre. Pour son attention revint sur l’italienne, qu’elle regarda les mains sur les hanches, l’invitant à venir jusqu’à l’ordinateur avec une grosse voix clairement exagérée.

« Du nerf soldat ! »

- Tant qu’tu me demande pas de m’assoir, ça me va,
déclara-t-elle simplement, souhaitant peut-être avoir de la part de son aimée un autre baiser magique, même si devant tout le monde, s’eut été plus que gênant, et qu’elles n’avaient pas échangé de baiser tout court, pour l’instant, depuis qu’elles s’étaient quittées, une heure auparavant.

Après cela, lorsqu'elle aurait l'autorisation de son aimée, Amy irait revisionner l'enregistrement, docilement.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Ven 31 Mai - 21:12



-Oh bah oui hein... Il était temps que tu te rendes compte d'un déséquilibre ma petite Cait... Un peu plus et tu concurrençais Nicki minaj... Sauf qu'elle a aussi des gros sei... heu non rien ! Bon vu que t'es une feignasse, je vais te trouver quelques chose


Jub restait l’une des seules personnes au monde à pouvoir traiter de planche à pain, de cul comme une porte de grange et de grosse limace notre Irlandaise à la sensibilité chatouilleuse sans encourir toute sorte de dommages physiques se traduisant dans les faits par du lattage de tronche en bonne et due forme. De toute façon, entre elles ce n’était pas un secret que Cait complexait horriblement sur sa poitrine et qu’elle faisait tout pour éviter les efforts inutiles, et elle leur cassait assez les oreilles avec ça par le passé. Cait songea à une réponse mais se ravisa car elle était mal venue et ravivait un moment délicat et fort triste…Oui…Dans la mesure du possible, Rachel en la « réparant » aurait pu ajouter un petit bonus dans le sous tif qui lui aurait fort fait plaisir. Mais bon…même avec tous ses gros pouvoirs Rachel ayant tendance à faire souvent la sourde oreille, elle risquait fort de se retrouver comme dans ces histoires drôles avec ces mecs et leur désir de grosse virilité avec un « pianiste » de 40 cm et une « grosse mite » à la place du souhait d’origine…De ce fait, elle s’imaginait mal devant élever à l’Institut « deux gros daims « et puis Amy allait gueuler. Elle gueule toujours de toute façon. ..moins depuis décembre mais ca lui manquait (presque)., même qu’elle se contentait de soupirer lorsque perfidement Cait gratouillait Laurette en la regardant de manière oblique ou lui piquait des feuilles de cours pour s’enfermer aux toilettes.

Cait se contenta de lui jeter un regard noir lorsqu’elle passa devant elle au pas de course en lui affichant sous sourire de naine constipée.

- Tention, Oumpa Loumpa, tu marches sur ton short….

Et pan, prends ça c’est gratuit, reviens demain t’auras du Rab.

Sa belle se planta devant elle pour un bisou hautement mérité vu l’effort consenti à venir se faire suer en cette heure matinale. Elle en profita pour entamer une jolie crise de Namoi de dernière les fagots qui eut pour effet d’élargir son sourire de faire lui dans son regard cet éclat lumineux des jeunes femmes amoureuses. Namoi était touchant, bon dans le cas de la Petite Italienne, Namoi allait du moindre regard qu’on lui jetait au moindre commentaire sur son Facebook. Enlaçage effectué, lèvres en approche. Ground Control To Major Thooom ! C’était parti pour un moment tendresse qui…qui n’arriva pas. La Naine Jaune venait de faire des siennes abordant LE sujet qui constipait autant Amy que l’ingurgitation forcé d’un camion d’imodium.

Alors quoi ? Et le Bisou ? Un gros vent ouais ! Mon dieu que cette journée commençait à la gonfler et toujours pas une goutte de transpiration à l’horizon. Amy, remontait comme un coucou tenta une explication foireuse en la laissant en plan comme deux ronds de flan et en se transformant en panneau de sens interdit. Pas grave, Jub s’était déjà tiré vers le local et comme personne ne les regardait Cait en profita perfidement pour se placer derrière son aimée, appuyant sa tête sur son épaule et plongea ni vu, ni connu sa main droite sous le survet’ de la pauvre pénitente au niveau des fesses, passant sous le sous vêtement en palpant la chair nue en une brève seconde avant de l’ôter vivement comme si de rien n’était en jouant les ingénue et sifflotant.

- Ca, c’est pour m’avoir privé d’bisous…Miss Délauro. Passe au vert j’m’en charge.

Alors que Jub revenait de sa caverne aux merveilles en jouant à Balboa, elle se contenta de lui afficher un sourire carnassier en passant devant Amy pour la laisser en arrière en un geste protecteur inconscient. Elle murmura en gloussant.

- Ah oui ? Tu veux qu'on parle de ces petits gémissements étouffés que tu couines quand on entend le moteur électrique de Rudixx...c'est vrai, ils sont VACHEMENT fin, les murs…Je ne parle pas de tes lendemain de cassoulet, j’resterais classe et distinguée, Moah
! Et je…Attends. Tu rigoles… Tu crois vraiment que je vais sauter à la corde en vous regardant ? Mais la corde c’est bon à 10 ans !!!! J’portes pu d’socquettes hein !! Je sais que toi tu fais échappée de CM2 et tout mais moi non, t’as quand même pas rêvé qu’après on joue à trois à l’élastique et tout et la marelle, c’est demain ?? Jub..tu parles à une professionnelle quand même ! Y’a pas qu’sur l’cul que j’ai un tigre, j’ai l’œil du tigre aussi ! Grouahhhh ! …


Elle resta un instant idiot devant Jub, mimant un tigre en colère en une grimace amusante, les deux mains levées comme des griffes. Puis soupira en ramassant la corde qu’elle avait regardé tomber à ses pieds le regard éteint.

- Pfff…T’es pas fun….

Elle adressa un clin d’œil à Amy en la dépassant pour se placer sur le tapis non loin d’elle en commençant à sautiller.

- Un deux troiiis nous ironsss au boiiis
- Quatre cinq sixxx cueillir de ceuuurises
- Sept huit neuf…faire une chouette teuuuf
- Dix onze douze…voir une partou…hum..


C’est à ce moment précis en voyant la dextérité dont elle était capable avec une simple corde à sauter qu’on comprenait combien tout ce qui touchait à la rapidité et à l’adresse était chose innée dans ses talents de combattante. Accélérant la cadence à une vitesse de plus en plus rapide, elle commença à faire le vide, affichant pour la première fois ce visage à l’expression si sérieuse qu’elle arborait lors des missions, celui d’une professionnelle dont la concentration se faisait aussi tranchante qu’une arme.
Elle s’arrêta un instant en grimaçant de contrariété avant de saisir un élastique dans sa poche et de ramasser sa longue crinière rousse en une queue de cheval, puis ôta le haut de son survêtement pour dévoiler une brassière noire extrêmement moulante ( car oui elle avait des seins, merde  ) laissant son ventre à l’air libre ainsi que les motifs naissant du fameux tatouage de tigre blanc courant sur son flanc droit ce qui aurait pour effet inévitablement d’attirer quelques regards et de troubler son aimée.
Elle reprit la corde et enchaina à nouveau ses mouvements puis très vite se perdit dans la contemplation des gradins, recommençant son activité jusqu’à parvenir un rythme de croisière assez bluffant.

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Jeu 6 Juin - 20:46

Caitlyn allait un peu mieux. C'était finalement un bon signe et intérieurement je me réjouissais qu'elle ait encore cette répartie si singulière qui faisait que, malgré tout, je l'adorais. Il fallait pourtant se reconstruire et surtout veiller les uns sur les autres sans s'oublier soi-même. C'est loin d'être quelque chose d'aisé et de naturel surtout lorsque tout ce que l'on a connu s’effondre et lorsque ce qu'on a aimé et ce qu'on aime encore nous est prit. C'est ces sentiments que j'apprendrais quelques jours plus tard mais pour le moment je prends garde à ce qu'elles aillent bien. Je vois les choses comme une seconde chances et surtout la chance de les voir heureuses durablement. Alors... Qu'elle m'insulte et me charrie ! C'est en tout cas tout ce que je demande. De plus, voir le petit visage d'Amy rougir de honte lorsqu'on évoque le sexe c'est ce qui me prouve qu'elle est encore là, derrière toutes les apparences qu'elle peut se donner. Je me rapproche d'Amy près de l'écran pour analyser ce qui a pu mener à sa chute.

« Alors ? T'as vu quelque chose ? T'as comprit où c'est que ça n'allait pas ? »

Lui demandais-je sachant bien évidemment que rien ne pouvait échapper à son œil expert. Pourtant je repris rapidement la parole.

« Je vais te dire ce que j'ai vu m... »

Je m'interrompis alors que Caitlyn chantait comme une fille de maternelle avec sa corde à sauter.

« Hum... je disais. Tu peux gagner de la distance sur la fin en faisant tes flips plus serrés, presque sur place. Ton salto, pareil. Pour ça il faut que tu adaptes ta vitesse. C'est parfois bien d'aller vite mais tu vois... Comme pour le sexe, la gymnastique demande parfois aussi qu'on prenne son temps. Y'a autre chose aussi et... attend deux secondes, regarde ta courbure du dos sur les flips, je reviens. »

Je tournais la tête vers Caitlyn qui s'y prenait comme une chef. Pourtant quelque chose ne me plaisait pas et je fis la grimace.

« 'Tain c'est pas comme ça que tu vas perdre du cul Cait ! »

Dis-je en retournant dans la réserve quelques secondes pour ressortir avec une ceinture cardiomètre et une montre que j'allumais. Je me rapprochais de Caitlyn, lentement, arrivant dans son dos après avoir bloqué la corde d'un pied. Je passais la ceinture en plastique froide autour du torse de Caitlyn, juste en dessous de sa brassière moulante, au niveau du diaphragme. Puis, alors que je m'étais hissée sur la pointe des pieds pour passer ma tête par dessus son épaule et voir que le positionnement était bon, je me reculais pour fixer le tout dans son dos et le serrer légèrement pour qu'il ne bouge pas malgré les sauts. J'affichais un sourire crétin en trifouillant la montre.

« Si tu vas trop vite, c'est pas dans les cuisses et les fesses que tu vas pomper ton énergie, mais dans tes muscles. Voilà, je pose la montre à côté de toi et elle sonnera quand tu iras trop vite. Faut que ton pouls soit stable à environ soixante battements minutes ma grande, là tu perdras du cul je te le garantis. T'étais à soixante dix et vu ton niveau c'était trop haut. Et évite de regarder Amy, ça va fausser le calcul ! »

Je retournais enfin vers ma première élèves après avoir posé la montre sur le tapis, à un mètre de Caitlyn. C'est sûr que si elle se mettait à regarder les fesses d'Amy pendant qu'elle faisait ses flips et ses saltos, la montre se mettrait forcément à sonner un peu trop souvent...

« Donc ton dos est trop cassé quand tu fais tes flips il faut que ce soit les fesses que tu avances plus, avec ton centre de gravité... »

Je m'arrêtais, fixant sans gène les fesses d'Amy avec insistance.

« Tu l'as mis à l'envers ton survet' ? Ah non c'est l'étiquette qu'est sortie... mais... »

Elle n'avait pas l'étiquette retournée avant, non ? Je le sais j'ai visionné la vidéo au ralenti. Enfin n'en dite pas plus. Ma tête passa des fesses d'Amy à Caitlyn, puis de Caitlyn au visage d'Amy avant d'afficher encore une fois un grand sourire puis de pouffer de rire.

« Hum... pardon. »

C'est beau l'amour. Moi aussi j'aimerais bien qu'un jour on me fasse des massages et des bisous magiques quand je me fais mal...
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Dim 9 Juin - 16:50

Avez-vous déjà eut envie de disparaitre complètement ? De devenir invisible, de vous téléporter loin de là, ou encore de vous transformer en taupe pour pouvoir creuser la terre ; le tout, bien évidement, pour cacher votre honte ? Bah Amy, sur le coup, aurait saisit n’importe laquelle des options, même la taupe !

Oh, ce n’était pas pour les échanges entre ces amies, mais bien pour tout ce qui touchait au sexe. Oui, elles étaient bruyantes, et oui, elles le faisaient exprès, mais dans de tels moment, l’italienne ne pensait plus à autre chose, et ne tenait plus compte du monde qui se trouvait au-delà de ses ailes. Oui, elles avaient essayé d’être si bruyante à SF qu’elles c’étaient faites virer pour tapage nocturne, mais il fallait considérer également qu’elle n’avait jamais vu les individus présents dans les chambres voisines, et donc que le défi aurait put se faire même si elles étaient vides ; ce n’était pas des personnes, dans les chambres autours, cela avait été des numéros, des possibles, rien de plus.

Mais là, on tapait dans le concret, et dans des gens qui la connaissait ! Oh oui, Jub c’était amusée dans une petite vengeance perfide et puérile, mais Caitlyn avait surenchérie également. Pouvait-il y avoir plus rouge que rouge ? Parce qu’Amy, déjà toute rouge et bégayante suite à la remarque de son amie, le devint encore plus quant ce fut son aimée qui se vengea : la tête sur l’épaule, oui, l’italienne aimait beaucoup, mais si cela la détendit, se ne fut que pour la retendre l’instant d’après, alors qu’une main agile et experte se faufilait sous survêtement et culotte pour venir la palper. Là encore, elle aurait appréciée cela, en privé ; mais c’était en public !

Hors donc, la rougeur s’amplifia, car c’était possible, et elle fut aussi droite qu’un soldat au garde-à-vous. Oui, elle avait sentie la main se glisser et aurait put l’empêcher, mais entre la paralysie déclenchée par Jubilee et le fait qu’une réaction quelconque aurait été mal prise par Cait’, et aurait attirée encore plus l’attention des témoins, elle avait dû se laisser faire.

- Ca, c’est pour m’avoir privé d’bisous… Miss Délauro. Passe au vert j’m’en charge.

Que de cruauté ! Il ne lui manquait plus que les cheveux verts, et elle aurait eut le costume parfait de la tomate. Oh, la belle plante verte, elle était à croquer ! Fuir, fuir, fuir…

Fuir, c’est ce qu’elle fit à la première occasion, essayant de sauver les meubles en demandant simplement à Jubilee de lui épargner l’arrière train. Elle marcha presque en crabe jusqu’à l’ordinateur, ayant perdue toute sa souplesse ainsi que plus ou moins tout ce qui lui serait nécessaire pour l’exercice, puis regarda l’écran alors que son amie lui faisait le débriefing, et son aimée, la tentation.

« Je vais te dire ce que j'ai vu m… »

- Un deux troiiis nous ironsss au boiiis

Bah, niveau voir, à trois cinquièmes de seconde sur l’écran et deux sur son aimée, Amy pouvait peut-être espérer capter un bon pourcentage de ses erreurs, mais pas la totalité.

- Quatre cinq sixxx cueillir de ceuuurises

Ça allait, Caitlyn n’allait pas lui parler d’abricots…

- Sept huit neuf…faire une chouette teuuuf

En fait…

- Dix onze douze… voir une partou… hum…

« 'Tain c'est pas comme ça que tu vas perdre du cul Cait ! »

Fuzzy se figea, grimaçant un instant, puis s’attacha les cheveux, et porta le coup fatal à la concentration d’Amy ; Enfers et Damnation !

Il était une chose importante à noter dans le couple Amy de Lauro/Caitlyn Elioth : elles étaient spéciales. La mutation, oui, les caractères, aussi, mais surtout, les complexes. Et l’un des complexes les plus célèbres, celui de la poitrine de Fuzzy, ne laissait pas présager que dans le couple, c’était elle qui avait la plus grosse, même si ce n’était pas de beaucoup. Cependant, dans cette brassière noire extrêmement moulante et surement choisie à dessein, plus que prouver ce fait au monde entier (celui que c’était celle qui complexait sur la taille de sa poitrine qui finalement en avait une partialement normale, et légèrement plus grosse que son aimée – après, à savoir si c’était intentionnel ou pas, considérant que cette dernière était polymorphe…), Caitlyn attirait le regard d’Amy, reprenant sa corde à sauter (!!!) à un rythme encore plus effréné, laissant bien comprendre la mise en scène qu’elle avait faite. Bon, il y avait aussi le tigre blanc de son flanc, sur lequel elle avait insisté précédemment.

Avez-vous déjà eut envie de disparaitre complètement ? De devenir invisible, de vous téléporter loin de là, ou encore de vous transformer en taupe pour pouvoir creuser la terre ; le tout, bien évidement, pour cacher votre honte ? Bah Amy, sur le coup, aurait saisit n’importe laquelle des options, même la taupe !

Jubilee essaya (peut-être) de l’aider à avoir un cinquième de seconde de concentration sur l’écran, en intervenant en la faveur de l’italienne et en demandant à Caitlyn de ralentir le rythme (d’où le peut-être, car rien n’était moins sur que ralentir le rythme ne permette pas tout simplement de mieux apprécier les mouvements), et en lui accrochant une ceinture autour du torse (qui cette fois, enlevait pas mal à l’esthétique, mais considérant que même dans une tenue Wonder-Beaver, Amy trouvait Caitlyn belle, c’était peine perdue…) et laissant prêt d’elle une montre qui biperait si le cœur de Fuzzy allait trop vite, pour quelque raison que ce soit.

Revenant à une italienne dont le pourcentage de concentration avait dépassé la moyenne (10%), Jubilee reprit la parole, lui expliquant que sans surprise, son dos merdait. Ses fesses aussi, mais rien que le mot lui fit décrocher un regard à son aimée…

« Tu l'as mis à l'envers ton survet' ? Ah non c'est l'étiquette qu'est sortie… mais… »

- Pardon ?

Suivant Jubilee du regard, l’italienne fit le même raisonnement qu’elle, et le grand sourire comme le petit rire ne furent que des prémices à un achèvement des plus magnifiques.

« Hum… pardon. »

Le ridicule ne tue pas, mais il amoche bien : Amy sembla retrouver une grande partie de sa souplesse, se tassant sur elle-même et rougissant à nouveau. A sa vitesse inhumaine, elle rentra l’étiquette, baissa la tête et marmonna quelques mots.

- Euh… je crois que… enfin… tu sais… bah…

Dieu, ce qu’ils étaient artistiques, ses pieds, elle n’arrivait plus à en défaire le regard. Elle dégluti une fois, puis une autre, puis une troisième. Gorge sèche, honteuse, l’italienne ne trouvait nulle justification et n’arrivait même plus à réellement bouger ; tous les Masques qu’auraient jamais put avoir Amaranth étaient tombés, et on retrouvait là une timidité dont seule l’Amy des premiers temps avait jamais faite preuve.

Que pouvait-elle bien faire de toute façon ; relever les yeux ? Elle ne savait pas où placer ses bras, où se placer elle, la seule chose qu’elle savait, c’était que cet instant de honte serait à jamais gravé dans la mémoire collective de l’Institut. L’instant où l’on avait retrouvée Mlle Amy de Lauro, après toutes les épreuves qui l’avaient transformée en Nephilim, l’Ange à la Main Sanglante. Amaranth lui allait pour le mieux, pas à cause de la couleur du sang, mais de celle de son teint. Oh c’te honte…

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Lun 10 Juin - 17:52

Ca n’avait rien de perfide, c’était juste une sorte de taquinerie charmante et le fait de la voir fortement s’empourprer, puis de se déplacer comme un crabe, brisant par là sa démarche féline et mettant fin à son déplacement plus 10 000 en charisme, avait quelque chose de réconfortant pour la jeune irlandaise. Ce côté puéril d’Amy, fortement attachant, lui manquait parfois même si il était plus prompt à se montrer lorsqu’elles étaient dans l’intimité de leur nid. De la voir rougir était craquant, presque fondant parce que c’était là l’ultime preuve que si le temps passait comme un météore et prenait habitude à marteler leurs cœurs par une multitude d’épreuves cruelles, certaines choses ne changeraient jamais et c’était tant mieux au fond.

Tout en souriant malgré elle en prenant le rythme de la corde, elle les surveillait du coin de l’œil et s’interrompit lorsqu’elle vit revenir Jubilée pour lui prodiguer quelques conseils. Elle ne manifesta pas de mécontentements, pas de paroles acerbes et râlantes. Elle connaissait son Captain et se pliait volontiers à ses ordres lorsqu’il s’agissait d’entrainement et de possibilité d’améliorer les choses. Cela ne l’empêcha pas de faire les yeux ronds lorsque cette dernière revint avec son harnachement et l’aida à l’enfiler, étouffant un « groumpf » de protestation quand elle l’aida à l’enfiler et un « Hey ! Gaffe à mes nibards ! « Lorsqu’elle sera un peu trop.

Enfin équipée, elle leur adressa un regard penaud du « Oh c’te honte, qu’est-ce qu’il ne faut pas faire… » avant de se remettre à sauter lourdement en une danse légèrement entravée au départ puis de plus en plus libre. Mais déjà, la suite du drame se dessinait pour la pauvre italienne qui n’en avait pas fini de vouloir se transformer en taupe pour la journée.
L’étiquette l’avait trahit ! Ah bas ça, quand on veut éviter de se faire prendre lorsqu’on a bouffé tout le paquet de bonbons, on ne laisse pas trainer les emballages, hein ! Le regard Ping pong de Jub la força à cesser de sauter en cadence pour s’immobiliser un instant, s’amusant à son tour à dévisager ses interlocutrices dans un super ballet à la manière d’un « qui c’est qu’a pété ? ».

Ah, au moins Caitlyn contrairement à sa plantureuse compagne pouvait supporter le « mur de la honte » avec un aplomb décontenançant puisqu’elle l’avait déjà gravit de maintes façons différente et en de multiple occasions ! Elle se contenta donc d’afficher un « Qui me paaarle ? » de circonstance suite à la remarque de la Naine Jaune pour conserver classe distinction et dignité comparé à l’infâme bredouillage de l4ange aux pieds Hypnotiques qui lui servait de conjointe. Superbe manifestation de sel contrôle du moment de solitude qui fut honteusement entacher du bris de glace de la vérité triomphante lorsque, alors qu’elle ne faisait aucuns efforts particuliers, son appareil se mit à sonner manifestant l’emballement de son rythme cardiaque aussi tôt suivit d’un empourprement incontrôlable et d’un classieux et mirifiquement éloquent « Ah euh..bah…tu sais...je pense que...c’est déréglé.. voilà… » qui ne resterait pas non plus dans les annales de l’éloquence.

Mais si au moins, elle s’accommodait forcément de SA honte, celle de la pauvre Amy en devenait encore plus dramatique et finissait par faire pitié (comme un pauvre tournesol privé de son Pokon bienfaisant). Inutile cependant de botter en touche en niant parce qu’elles étaient ownés toutes les deux (surtout elle en fait puisque l’idée à la con provenait de son esprit particulièrement perverti) Oh et puis merde hein ! C’était SA copine quasi SA femme, on n’allait pas commencer à lui reprocher une certaine proximité, non ? Ce n’est pas parce que Jub avait plus de la none que de la chaudasse qu’elle allait lui faire la leçon !
Elle renifla et regarda autour d’elle en prenant une grosse inspiration avant de hurler en se tournant vers les rares personnes qui s’échauffaient dans la salle.

- J’AIME CETTE FEMME ! ET OUI IL M’ARRIVE SOUVENT DE PENSER ET DE FAIRE DU SEXE ! CA VOUS POSE UN PROBLEME ?!!

Un gros silence style farwest avec les ballots de paille qui traversent les rues désertes pendant lequel l’ingérable rousse toisa d’un regard noir chaque personne stoppée dans leur action en la regardant avec des yeux hublots semblant tous porter un « WTF ? » comme unique message. Cait, toujours assez rouge se racla la gorge avant de croiser le regard de sa fiancée en une mimique pleine d’embarras avant de formuler en un murmure.

- C’est bon…c’est moi qu’ils regardent TOUS à présent…c’est moi la zarbi de service..aheum…tu…tu peux continuer à t’entrainer…dépêche-toi s’te plait j’meure de honte là….

Elle la laissa reprendre et reprit à son tour son activité durant une dizaine de minutes en tentant de retrouver une certaine dignité définitivement engluée dans le mortier servant de liant aux briques du mur de la honte
.
Pause au bout de quinze minutes pour se saisir de sa bouteille d’eau et de boire goulument avant de se foutre par inadvertance une partie du contenu sur tout le t-shirt- brassière en pestant grossièrement. Elle soupira tout constatant le carnage de l’eau ruisselant le long de sa gorge rougit par l’effort.

- Ohhh quelle cochonne, j’suis toute trempée…pfff..

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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Lun 10 Juin - 22:36

Avec l'âge, on prend un peu plus facilement, c'est vrai. Emma se mit une légère claque sur le ventre et regarda le miroir avec attention pour vérifier si une onde allait se propager en révélant un quelconque tissu adipeux. Horreur ! La télépathie allait permettre de masquer ça, mais elle ne pouvait pas se permettre de maintenir l'illusion pendant des missions... Et plutôt mourir que de renoncer à son costume. Ok, ce jour allait être celui où Emma Frost allait regagner un 6-Pack à en faire pâlir une coureuse de 100m. Et qu'est-ce qui permettait d'avoir des abdos de folie ? La corde à sauter ! Et oui, comme quand elle avait 8 ans. Sauf qu'à 8 ans, ça lui plaisait.

La Reine Blanche ouvrit son placard et en sortit un jogging à capuche blanc. Oui, elle pouvait avoir un look sports-wear, mais blanc était non négociable. Elle enfila des tennis et prit la direction du gymnase. Elle priait intérieurement pour ne croiser personne, parce que les questions allaient certainement fuser. Allez, le couloir des chambres, personne... Le couloir principal... Personne... Le potager... Personne... et surtout, pas de Storm qui pouvait se retrouver à surveiller le jardin un peu tout le temps... Elle rattrapa le chemin du gymnase et marcha tranquillement.

Dans sa tête, une succession de mauvaises excuses défilait : Tu pourras le faire demain, c'est pas encore visible, tout le monde passe par là, tu pourras payer pour tout enlever d'un coup, un massage, ça marche aussi... Non, Emma Grace Frost ne craquerait pas !

Finalement, devant la porte, elle hésita quelques secondes, prit une grande inspiration, puis finalement ouvrit avec détermination :

- ...OUI IL M’ARRIVE SOUVENT DE PENSER ET DE FAIRE DU SEXE ! CA VOUS POSE UN PROBLEME ?!!

Emma referma aussitôt la porte et tourna les talons. Un cours de Pilate dans un club huppé de Manhattan avec un professeur sexy dans un T-shirt moulant, ça devait le faire aussi. Et il faudrait bien ça pour exorciser les pensées d'Emma hantées par des images de Caitlyn Elioth qu'elle ne voulait pas s'infliger plus longtemps. Y'a des jours comme ça où on se dit qu'on aurait mieux fait de ne pas se lever.

HRP:
 
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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Mer 19 Juin - 23:03

« Hey ! Gaffe à mes nibards ! »

Quelle imagination !

Les deux amoureuses honteuses se débattaient dans la vase qu'elles avaient jusqu'au cou. Moi cela ne me gênait pas, j'étais amusée, voilà tout. Il n'y avait qu'elles qui tenaient compte de mes sous-entendus. Amy regardait ses pieds et Caitlyn faisait sonner son cardiomètre. Je souris. Un sourire de satisfaction devant cette splendide scène qui s'offrait à moi. Oh non... Je ne souriais pas de jouissance d'avoir pu parvenir à ces bafouillages et cette transformation organiques d'une plante verte en tomate mure. Je souriais de satisfaction d'avoir retrouvé mes deux amies que je croyais parties à jamais dans l’âpreté des questionnements existentiels.

Et puis Caitlyn sortit le grand jeu et je ne pu contenir mon rire plus longtemps face aux regards pleins d'interrogations des personnes s’entraînant dans ce gymnase visiblement trop petit pour la honte cumulée de mes lesbiennes préférées. Un cri qui venait du cœur pour agresser les regards des personnes présentes et tout prendre sur elle afin qu'Amy puisse enfin détacher son regard de ses pompes. Personnellement j'avais su garder toute ma classe pendant cette scène. Je ne m'étais pas affichée et même si ce fut le cas, j'aurais encaissée la honte comme le flanc d'une montagne battue par la marrée... Bon, c'est vrai... La réalité était tout autre surtout pour la classe en fait même si je continue de croire que quoique je fasse j'incarne la classe.
Je m'étais écroulée sur la chaise pour rire un long moment à gorge déployée, tapant du pied  sur le parquet alors que les larmes de joies coulaient de mes yeux plissés en plus d'être bridés. La chaise bascula sous mes gesticulations pour finalement se renverser et moi avec.

« Danger ?? Tu l'as enregistré ça ? Dis-moi que y'a un micro quelque part j'en veux une version de 10h avec une musique épique en fond sur Youtube ! »

Je me relevais péniblement, me frottant le dos et redressant la chaise avant de regarder Amy l'air crétin.

« Comment tu veux t’entraîner dans ces conditions... Bon... On disait quoi nous ? Ah... oui... Les flips arrières. Bon tu vas recommencer l'exo. Pense bien à lancer ton bassin vers l'avant pour contrebalancer ton poids et pouvoir faire des flips presque sur place. Pense aussi à pas aller trop vite sinon tu vas encore te bouffer le sol et puis Cait te fera nu bisou magique et on en finira plus... Par contre va falloir te re-concentrer parce que sinon ça va être la catastrophe... D'ailleurs ça me fait penser... »

Je me tournais vers Caitlyn.

« Y'a une couleur de cheveux que tu aimerais qu'Amy ait ? Parce qu'il suffit que je lui donne ça en gage et vu sa concentration c'est sur qu'elle y passe ! »

C'était mesquin j'entends bien, mais après tout c'était de bonne guerre et même si le bleu lui allait bien c'était pas comme si j'en avais quelque chose à faire. En revanche Caitlyn pourrait y prêter plus d'attention... Et mois je suis toujours pour filer un coup de main aux copines.

« Allez, on reste à trente seconde parce que je suis bonne joueuse. »

Je créais à nouveaux les plasmoïdes pour former les barres par dessus lesquelles Amy devra négocier son allure et ses sauts. Nous étions parties pour faire ça pendant plusieurs minutes et j'allais demander à chaque fois à Cait la couleur qu'elle aimerait tester en cas d'échec. Mais au bout de quinze petites minutes je sentais que je perdais le contrôle sur mon élève gymnaste... En même temps il y avait de quoi, même moi je ne restais pas impassible face à ce genre de provocation humides...

« Allumeuse ! »
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Jeu 20 Juin - 19:01

Caitlyn ne la laissa pas dans son envie de disparaitre bien longtemps, même si le moment paru long, très long, à l’italienne, qui ne put en prendre la mesure que par l’ouïe, son regard n’ayant pas bougé. A sa mort, si mort il y avait, elle était sure que revoir ce passage-là de sa vie serait des plus chiants, et peut-être était-il temps d’acheter de nouvelles chaussures, un peu plus fantaisistes, histoire que sa honte soit plus colorée – encore qu’elle ne manquait pas de rouge, mais cela Amy ne pouvait le voir.
 
Cependant, Caitlyn était The Wonder Beaver, et TWB, c’était comme TEW (The Extinctor Warrior), niveau héroïsme, il se posait là. Ce fut donc avec classe, dignité, fierté et somme toute tous ce qui pouvait être démystifié en ce monde que son aimée hurla une réplique qui, à coup sure, resterait dans les annales, et attirerait l’attention des rares qui n’avaient rien capté à la situation, tout en confortant les autres.
 
- J’AIME CETTE FEMME ! ET OUI IL M’ARRIVE SOUVENT DE PENSER ET DE FAIRE DU SEXE ! CA VOUS POSE UN PROBLEME ?!!
 
Ce n’était plus je suis une fougère, à ce niveau là, c’est je veux être une taupe. C’était comme pour les cadeaux, c’était l’intention qui comptait, mais la mutante soi-disant hybride plante devenait une hybride peinture colorée, et souhaitait devenir hybride avec tout ce qui pouvait ce cacher plus ou moins.
 
Relevant le visage vers Caitlyn, l’italienne eut un petit sourire, puis recommença à se tasser, alors que dans le silence d’église, tous regardaient les futures mariées.
 
- C’est bon… c’est moi qu’ils regardent TOUS à présent… c’est moi la zarbi de service, murmura Fuzzy, bien consciente que seule l’ouïe améliorée d’Amaranth lui permettrait de saisir les paroles. Aheum… tu… tu peux continuer à t’entrainer… dépêche-toi s’te plait j’meure de honte là…
 
Une porte claqua, et une Jubilee faillit en faire de même, mais de rire. Ensemble, pour le meilleur et pour le pire, dans la joie et dans la tristesse, dans la normalité et dans la honte…

« Danger ?? Tu l'as enregistré ça ? Dis-moi que y'a un micro quelque part j'en veux une version de 10h avec une musique épique en fond sur Youtube ! »
 
- T’es témoin de ça tous les soirs Jub, je pensais pas que t’en redemanderais. Je veux bien essayer le marathon, mais on tiendra pas dix heures, nos nuits c’est six à huit, déclara Amy, son expression ayant changée du tout au tout.
 
Comment voulait-elle s’entrainer dans ces conditions ? Elle ne le voulait pas, ni ne le pouvait, à dire vrai, alors elle prenait les choses en main. La rougeur ne tarda pas à disparaitre, remplacée par un petit sourire en coin et un air légèrement hautin, et elle se redressa, faisant face à tous les regards sans frémir. Droite et fière, se fut à son tour de croiser les regards des spectateurs, alors qu’elle prenait appui sur une jambe au point d’en dévier son bassin, et posait une main sur le flan correspondant.
 
Elle allait recommencer l’exo, car il fallait qu’elle dépasser trente secondes pour que ce soit Jubilee qui tente de la battre, et qui prenne le gage si elle échouait ; c’était assez déloyal, comme jeu, puisqu’Amy bougeait cinq fois plus vite, et que par déduction simple, ce que Jubiliee faisait en une demi-minute, il ne fallait qu’une demi-douzaine de secondes à Nephilim pour l’accomplir ; suivant ce calcul, elle avait tenue une minute, en équivalence de mouvement. Mais elle n’était pas mauvaise perdante, et un jeu inégal n’était que plus pimenté, du fait.
 
Notant les commentaires qui lui étaient fait, elle n’en continua pas moins de fixer les autres, dont la plupart avaient déjà détourné le regard, mais dont certains étaient plus persistants. Très peu de personnes n’avaient jamais sues pour le transfert mémoriel, et seules Caitlyn et Jubilee pourraient comprendre le changement d’attitude de l’italienne. Italienne qui, si elle ne releva pas la remarque sur le bisou magique, porta le coup final aux curieux qui les regardaient encore.
 
- Quant à vous tous, je ne pense pas que vous vous soyez levés avant les cours pour venir ici et contempler les gaffes d’autres personnes. C’est amusant sur l’instant, j’en conviens, mais il ne faut pas que cela nuise à vos activités ou les nôtres, alors retournez à vos occupations, merci. Si vous voulez rire, il y a des DVD de comiques au foyer, et si vous voulez savoir ce que c’est deux femmes qui font l’amour, le wifi est disponible sur tout l’Institut, et il n’y a pas de contrôle parental sur vos ordinateurs personnels, ainsi Youporn vous tend les bras.
 
Ça, c’était fait, next round. Il y avait un certains nombres d’avantages à pouvoir posséder la personnalité d’Emma Frost, surtout dans sa période étudiante, et l’un d’entre eux était ces capacités de contrôle de soi comme de la foule, cette froideur et cette dureté parfaitement maitrisées qui, contrairement à la croyance populaire, s’amoindrissaient avec l’âge. L’un des autres avantages était celui de posséder l’esprit de compétition, une chose qu’Amy n’avait pas de nature, ne cherchant ni à être la meilleure ni à être remarquée. Il ne s’agissait plus de ne pas se ridiculiser, si s’agissait de barre l’autre, désormais, et l’autre, c’était Jubilee.
 
- Et concernant ma couleur de cheveux, comme tous le reste de mes attributs, il n’est nullement besoin de me donner un gage pour que j’en change, rajouta-t-elle à l’intention de Jubilee et de Caitlyn, offrant un clin d’œil et un sourire coquin à cette dernière.
 

« Allez, on reste à trente seconde parce que je suis bonne joueuse. »
 
- Quinze aller-retour seraient plus exact, si tu veux véritablement être bonne joueuse, car je fausse complètement le temps ; après, je ne suis pas mauvaise perdante, et quitte à me relooker complètement, autant y aller franco. Les cheveux, c’est fait, placez le nouveau point à changer, mes chères.
 
Les laissant se concerter, la jeune femme s’en retournerait à son entrainement à elle. L’adoption de la personnalité d’Emma Frost « jeune » n'allait pas plaire, surement pas, mais c’était ça où une fuite dans les vestiaires, et il aurait été contreproductif de montrer ainsi sa faiblesse devant les rares élèves ci-présent, qui se seraient empressés de raconter, d’amplifier et de déformer pour alimenter les rumeurs de l’Institut à leur sujet. Elle n’avait pas envie d’être visée par de tels propos, qui si on les lui racontait en face, provoqueraient la même rougeur que précédemment, là où son aimée était apte à retourner la situation à son avantage.
 
Montant sur la poutre à nouveau, Amaranth ralentie ses gestes, adoptant une allure humaine ; six secondes pour un passage, les trente seraient rapidement atteinte, et elle continuerait jusqu’à ce qu’on la stop, simplement histoire de gagner. Le premier flip était lent, le second un peu plus rapide et le troisième encore plus, de manière à prendre un élan progressif, élan qu’elle prenait soin de dissiper d’une flexion à l’atterrissage du saut périlleux.
 
Ce ne fut qu’après un certain temps qu’Amy se déconcentra à nouveau, alors que d’une volontaire maladresse, Caitlyn se renversait de l’eau partout, chose attirant inévitablement le regard de l’italienne qui se grilla sur l’un des plasmoïdes de leur captain, restant sonnée quelques instants, allongée sur le flan contre le tapis.
 
Lorsque les tremblements nerveux s’arrêtèrent, elle se redressa nonchalamment et s’époussièra dignement, avant de s’en aller voir son aimée. D’un doigt, elle remonta la cascade d’eau minérale jusqu’à la bouche à laquelle elle avait échappée, doigt qu’elle immobilisa à ce point.
 
- Fait attention Cati mia, nous sommes encore en hivers. Il faudra retirer cela avant de t’en aller, sinon, tu risqueras d’attraper un rhume, et il sera dommage que tout ceci se termine avec trente-neuf de fièvre, n’est-ce pas ?
 
Sans lui laisser le temps d’ajouter, elle approcha son visage et retira son doigt, l’embrassant doucement dans un baisé de cinéma dénué de langue, puis signa comme toujours, avant de se retirer, se retournant vers Jubilee.
 
- Alors ma Captain, à qui le tour ?

Echec au roi, et bitch please !

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Jeu 20 Juin - 20:59

Si opter pour un changement de personnalité afin d’échapper à un moment de honte suprême était l’une des seules manières que possédait l’Italienne et que cette attitude n’était pas un première en ce qui concernait Cait’, le choix de l’attitude et les mimiques de Frost n’était clairement pas du gout de Fuzzy mais elle se garda bien d’exprimer son mécontentement en plein public et surtout avec Jubilée comme témoin, oui, elle lui dirait sa façon de penser et sa profonde déception plus tard dans l’intimité et si les choses en restaient en l’état pour l’heure, il était d’emblée admis qu’elle le ferait de vive voix et que ces éclats n’auraient rien à envier à ceux de leurs activités nocturnes, certes dans un registre bien différent.

Elle se contenta donc de l’observer avec une expression neutre et un peu froide et ne lui renvoya ni sourire, ni clin d’œil salace pour conforter ses dires. Cette parade la mettait fortement mal à l’aise, ce n’était en rien un dédoublement de personnalité, bien sûr, juste un emprunt mais un emprunt d’une personne avec qui elle ne partageait aucun intimité physique même si sa relation avec la Dame Blanche était des plus « étranges » basée sur une fausse guerre qu’on pourrait qualifier «  d’amitié-vache ».
Elle l’invita à participer à l’établissement des enjeux concernant ses activités mais la non plus, l’Irlandaise se contenta de poser un regard oblique à Jubilée, un regard lourd de signification signifiant «  je n’aime pas ce qu’elle fait, je ne cautionne pas ». Ignorant à dessein la demande et pensant qu’au bout de quelques minutes, retrouvant contenance, elle déciderait de cesser d’interpréter le rôle, Cait pensa que la meilleur solution restait de se concentrer sur son activité et enchaina à nouveau les mouvements en y mettant une force et une hargne supplémentaire sans doute motivée par une colère ravalée.

Elle rageait intérieurement et se mit à réfléchir sur une tactique afin de « récupérer » SON Amy. Sans doute, solliciter les bas instincts de son aimée allait faire ressurgir le comportement adorable qu’elle s’attendait à retrouver ! C’est pourquoi elle se lança dans un pur exercice de provocation afin de déstabiliser la gymnaste et u parvient avec une réussite complète, lui faisant mordre la poussière et grimaça de douleur à sa place un bref instant. La suite malheureusement lui prouva que parfois les tactiques vouée à la réussite engendrent des complications pires que le mal à traiter !

« Fait attention Cati mia, nous sommes encore en hivers. Il faudra retirer cela avant de t’en aller, sinon, tu risqueras d’attraper un rhume, et il sera dommage que tout ceci se termine avec trente-neuf de fièvre, n’est-ce pas ? »

Elle soutint son regard avec un étonnement manifeste, son expression renvoyant une sorte de stupeur trahissant un seul message «  Elle va quand même pas ?? » Sauf que si, elle osa.

On mettra ca sur le compte de l’étourderie, de la jeunesse d’esprit, du rôle de composition, de tout sauf de la malice et ça Caitlyn restait lucide à ce sujet. Cait était en thérapie à ce sujet, une chose que sa fiancée ne pouvait ignorer puisqu’elles ne se cachaient rien. Pendant plus de dix jours, elle n’avait réussi à toucher personne, ni à se laisser approcher. Son blocage et les répercussions de la journée de Décembre avaient failli détruire leur couple et elles tentaient à nouveau de se reconstruire, Cait se faisant aider. Le blocage physique s’était aggravé engendrant des pertes de contrôle de ses pouvoirs et lui causant une véritable « souffrance » morale de devoir subir cet état débouchant sur la naissance d’un complexe en devenir. Il s’agissait de l’un des derniers problèmes à résoudre mais il n’était pas des moindres.

Imaginez donc que la personne que vous aimez le plus au monde et avec laquelle vous parvenez à passer outre ce blocage s’amuse à singer l’identité d’une autre dans ses moindres détails pour vous extorquer un geste intime, vous parviendrez alors à imaginer l’horreur de la situation.

Cait se figea ressentant une violente nausée qui ne l’emporta heureusement pas, mais le dégout était bien présent et la sensation d’avoir été « violée » même dans une moindre mesure fut brutale et fortement désagréable ; Elle ne la repoussa pas, car elle restait Amy et n’aurait pas pu la repousser même avec la plus grande volonté du monde mais elle se contenta, impuissante et prostrée, de subir le geste avant de la voir se détourner d’elle avec insouciance. La colère tomba et se changea en une profonde douleur, celle d’avoir été blessée et humiliée par cette faiblesse avec laquelle elle se battait corps et ame. Et Amy ?  Comment avait-elle pu être aussi idiote pour faire une telle bêtise ? Comment avait-elle pu oublier ?

Et Elle ? Comment allait-elle faire pour se confier dorénavant à Emma sans éprouver une gêne et un profond dégout lors de leurs entretiens à caractère si privé. Comment avait-elle pu la laisser agir ainsi et jouer à l’allumeuse pour finir carboniser ?  Sans le vouloir, la pauvre Amy venait de créer de profondes lézardes dans les fondations même de sa reconstruction.

- Alors ma Captain, à qui le tour ?

Cait inspira violemment, toujours figée dans son attitude, puis laissa choir la corde à sauter sur le sol et d’un geste rapide, declipsa la ceinture de Jubiler pour la poser sur le sol.

Non elle ne fuirait plus. Plus jamais à présent, parce que la fuite ne faisait qu’aggraver le problème.
Elle combla la distance la séparant de l’Italienne, le visage toujours vide d’expression et l’attrapa vivement par le bras afin de la forcer à se retourner alors qu’elle finissait à peine sa phrase.

-Amy ?...

La gifle fusa, dosée, une gifle pour ébranler, non pour faire mal et le silence qui suivit le choc de sa main sur la joue s’adultera dans un silence consterné. Elle la fixa d’un regard profondément douloureux et peiné et ne desserra pas la mâchoire. Elle renifla en murmurant.

-Je te pardonne.

Elle comprendrait parce que seule elle pourrait comprendre. Ca n’effacerait pas la honte ni la culpabilité mais gommerait l’inquiétude. Un regard froid posé sur Jubilée.

-J’crois qu’t’as raison…il est temps d’courir…Désolé pour l’scandale…On se voit plus tard.

Elle ramassa rapidement ses affaires en un ou deux geste et sans se retourner quitta les lieux pour effectivement une fois changée, mettre son programme à exécution.

La Gym, c’est pour les tafioles et puis courir, ça permet de s’évader par l’esprit.

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Ven 21 Juin - 5:18

L'expression et le comportement d'Amy changea du tout au tout. Je ne la reconnaissais plus vraiment et j’eus un instant l'impression qu'elle jouait un rôle ou qu'elle faisait de l'humour. Mais au delà de ses répliques à mon encontre je remarquai rapidement que ce n'était pas réellement le cas et qu'elle avait juste... changé. En si peu de temps, de manière si désarmante et inquiétante je ne la reconnaissais plus. Une fois relevée, mon sourire auparavant crétin et trahissant un profond et sincère bonheur de pouvoir enfin repartager des moments de rigolade avec mes deux meilleures amies laissa place, sur mon visage de naine jaune capitaine d'une folle équipe, à un sourire de malaise et des yeux d’incompréhension. Sourire qui s'effaça, peu à peu alors qu'Amy prenait des postures et un langage ne lui ressemblant pas... J'étais loin de tout comprendre et ces histoires de mémoire partagée avec Frost ne m'étaient pas réellement parvenues clairement et même si ce fut le cas, ma compréhension de ces capacités de transfert mémorielle et de transfert de souvenirs était quasi nulle.

« Tu comprends pas... L'objectif c'est que tu apprennes à aller lentement pour pas tomb... »

Ma voix s'effaçait alors que mes bras m'en tombaient bien que je me forçais d'afficher un sourire pour tenter de me rassurer moi-même... Amy s'en alla sur la poutrelle et je m'assis donc sur ma chaise, refroidie. Elle s’exécuta et le fit mieux. Pas parfaitement encore mais mieux. Néanmoins je sentais dans son style plus de nonchalance qui était loin d'être la marque de fabrique d'Amy de Lauro. Mais peu importe, je fixais la scène jusqu'à ce que Caitlyn se verse de l'eau dessus ce qui déconcentra comme je l'avais prédit la gymnaste en herbe.

Caitlyn m'avait lancé des regards tout aussi froid et ça me calma d'avantage. C'était peut-être de ma faute d'avoir voulu faire des blagues que je pensais bonnes... Et malgré un relent de bonne humeur lancée à la Caitlyn gourde qui se versait de l'eau dessus, je dégluti rapidement, me grattant la tête. Amy revenait d'un air provocateur pour me défier comme je l'avais fais après avoir été voir Caitlyn qui était restée figée face aux gestes d'Amy. Oui, rassurez-vous, moi aussi je commençais à être un peu dépassée par les événements...
Et puis la gifle ne se fit pas attendre mais se fit bien entendre. Je n’avais jamais vu ça entre mes deux amies. Pourtant je sais que je les ai côtoyées pendant de long moment mais jamais je n'ai vu l'une lever la main et frapper l'autre pour une quelconque raison sérieuse. Vous pouvez être sur qu'à ce même moment mes dents se retrouvaient cachées derrière mes lèvres, close. Mâchoire serrée le malaise s'amplifiait alors qu'une rousse quittait la scène.
Je restais quelques secondes immobile sur ma chaise, les yeux écarquillés, avant de me lever dans un soupir vers la poutre pour moi-aussi y faire un exercice qui en perdait tout de suite sa saveur. Les élèves me regardaient et je leur dit d'une voix calme.

« Il y a une morale à retenir de tout cela les enfants. Le honte est un sentiment à ne jamais sous-estimer. Il vous faut savoir la maîtriser et il faut savoir la déceler chez les autres. Car de la honte naît rapidement la frustration, de la frustration la colère, de la colère la haine et de la haine le conflit. Ce cercle vicieux peut-être très dangereux c'est pour cela qu'il ne faut jamais jouer avec ce sentiment plus que de raison. Que ce soit chez vos ennemis, chez vos proches et même chez ceux que vous appréciez le plus. »

Les plasmoïdes disparurent de dessus la poutre alors que je commençais l'exercice. Après un aller retour très lent et fait pour l'échauffement j'augmentais le rythme sans sous-estimer la Grâce qui avait manqué à Amy-Emma de Lauro-Frost.


Même jour, 12h30

La matinée agitée par des entraînements de gymnastiques, des gifles et des changements de personnalités ne m'avait pas plus ouvert l'appétit que ça. Mais c'est en mangeant que l’appétit viens comme le dit si bien le célèbre duo gaulois. Je me dirigeais donc après un rapide passage aux douches, vers le réfectoire où nombres d'élèves et de professeur allaient se restaurer. Jean, basket, T-shirt et veste jaune j'étais la Jubilee habituelle - mains derrière la tête, chewing-gum dans la bouche et lunette sur les cheveux - aux yeux de la majorités. Mais j'étais également inquiète de savoir ce qu'il était advenu de mes deux amies fâchées. J'avais prévu d'aller les voir après le repas à moins que je ne les vois pendant...
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Ven 21 Juin - 16:04

Jouer un rôle, c’est mentir aux autres. L’interpréter, c’est se mentir à soi.

Amy pouvait jouer beaucoup de rôles, elle était suffisamment observatrice et bonne actrice pour y parvenir sans trop de difficulté, cependant, il n’y avait que très peu de rôles qu’elle pouvait réellement interpréter. En premier lieu, Amaranth, l’X-Woman confiante, sage et forte, bien plus mature qu’elle n’aurait voulut l’être, mais qui assurait qu’on la croit à la hauteur lorsqu’elle-même se sentait trop en dessous de la barre. En second lieu, Amy, la petite italienne timide qu’elle avait si longtemps été, et qui n’avait pas réellement survécue à tous les malheurs qui lui étaient tombés dessus en une année. En troisième lieu, Emma Frost, et là c’était plus problématique.

Très peu le savait, car si l’amitié entre Nephilim et la Reine Blanche commençait à se faire savoir malgré la distanciation volontairement mise par Emma pour garder sa réputation de frigide sans cœur, les raisons de cette amitié restaient, elles, inconnues ; pour le profane du moins. Le temps passé ensemble n’avait pas aidé au rapprochement, car même Amy n’était parvenue à passer outre les masques de la reine de glace, cependant, la distante bienveillance d’Emma Grace Frost avait, par un tour du destin, conduit à une amitié, et à la disparition des masques adamantins. Frost avait voulut enseigner à son élève comment se rattraper pour une année eut de justesse, mais la psyché modifiée de l’élève et une trop grande confiance en elle de la professeure avaient entrainée l’absorption d’une partie de la mémoire de la seconde par la première. De ce fait, les masques n’avaient plus eut lieu d’être.

Et la psyché de Nephilim avait encore changée. Cependant, il y avait une différence entre savoir qu’une partie de son caractère était littéralement hérité d’Emma Frost, et le fait de la voir interpréter ce rôle. Comment était-ce possible ? Simplement que Nephilim se remémorait leurs agissements, et adoptait la mentalité de l’époque ; non, ce n’était pas ses souvenirs, mais sa mémoire les avait intégré comme tel, ainsi, pour Amy, elle avait été Emma Grace Frost durant huit années. Ce n’était pas de la lecture, où elle se souvenait avoir vu les souvenirs, mais bel et bien du transfert. Alors, oui, le mélange qui en avait résulté changeait des points mineurs de sa personnalité, lui rajoutant une appréciation de la vitesse et des véhicules puissants, ou majeurs, comme le fait qu’elle se soit entièrement débloquée sur le sexe, chose déjà entreprise avec son aimée à mesure d’efforts, mais que l’intégration de la personnalité de la Reine Blanche lui avait permis, plus que d’y prendre un plaisir coupable, d’apprécier la chose et d’user de son imagination dans divers jeux que, malgré leur travail de couple, l’italienne n’aurait pas entrepris de nature. C’était accepté par Caitlyn, par plus ou moins tout le monde d’ailleurs, par résolution ou ignorance. C’était même apprécié, considérant que son aimée ne se plaignait nullement de l’entrain mis à la chose par Amy depuis le transfert. Cependant, tant que cela n’était pas déclaré, cela allait, mais lorsque cela prenait le dessus, ça passait tout de suite moins bien.

Pourquoi, une fois sa contenance retrouvée, l’italienne n’avait pas choisie de stopper son interprétation ? Oh, c’était en parti du au fait qu’elle n’aurait put se concentrer avec le saut à la corde de son aimée, oui, mais il ne fallait pas entièrement rejeter la faute sur autrui. Emma Grace Frost était confiante, décidée et distinguée, forte et intelligente, et si l’on omettait ses défauts, au premier rang desquels le fait qu’elle ne voulait pas les reconnaitre, ainsi que ses erreurs, elle ressemblait beaucoup à ce qu’Amy aurait aimée être. Sauf que là encore, le fait de ne pas reconnaitre ses défauts comme ses erreurs, fut dommageable pour l’italienne. Et il fallut un signe des plus frappants pour qu’elle s’en rende compte.

- Amy ?

L’italienne regarda la gifle lui arriver en pleine figure sans réagir, son intellect cherchant les causes et les raisons. Sa tête de bougea même pas sur le choc, amplifiant le claquement sec du contact ; une douleur ? Pas la moindre. Juste une interrogation impassible. De la tristesse, aussi, face à la face peinée et douloureuse de son aimée. Qu’avait-elle fait ?

Ce fut le regard de l’italienne qui changea le premier, alors qu’elle comprenait. Amy c’était perdue elle-même, et si elle avait finie, grâce à l’aide de ses amies et de son amour, par se retrouver, par forger une nouvelle elle, les autres n’avaient pas tous la vue d’ensemble. Pour Caitlyn, sans doute était-elle une seconde Emma Frost, ni plus ni moins, à l’instar des Cuckoos. C’était faux, ou alors Amy pouvait se résumer à cela, car une partie d’Emma Frost était une partie d’Amy de Lauro, de son passé et de sa psychologie, désormais. Mais le comportement d’Emma n’était rien de plus qu’un masque, et l’italienne ne voulait pas les user devant Caitlyn. Etrange cependant que cette dernière accepter les baisés d’Amaranth, tout aussi faux et creux, un besoin de la personne qui ce cachait derrière, mais sans doute le fait qu’Amaranth ait eut sa genèse en elle-même alors que l’autre ait eut sa genèse en Frost posait-il problème. Toujours était-il que si Caitlyn refusait une partie d’elle, c’était à Amy que revenait le tord de la montrer.

Le temps n’était plus aux Masques, d’Amaranth, d’Amy ou d’Emma, après novembre, Tessa c’était retrouvée, et après décembre, elles c’étaient reconstruites, toutes les deux. De nouvelles bases plus saines, c’était l’objectif, non ? Plus de masques.

- Je te pardonne.

Les épaules d’Amy se baissèrent, son coup comme son dos s’arquèrent légèrement, alors que la partie « Frost » de l’italienne retournait ce fondre avec le chaos qui la composait. Nephilim avait toujours rattachée cette partie à Teresa, mais peut-être faudrait-il qu’elle adopte un nouveau nom pour bien faire comprendre que c’était une partie d’elle-même, à l’instar de toutes les autres, et qu’elle était importante, même si le tout était plus que la somme des parties.

La tristesse sur le visage baissé, pour regarder son aimée, et yeux comme épaules qui se baissèrent également en un désolé muet. Amy aurait immédiatement adoptée la posture du coupable repentant, par habitude, tandis que Tessa, ou plutôt « Grace » puisqu’elle semblait à part du reste, aurait fait face sans frémir, et qu’Amaranth aurait attendu son heure pour craquer. Amy Teresa Amaranth Grigori de Lauro, elle, fit un mélange de tout cela, un mélange auquel s’additionna le petit plus qui faisait qu’elle n’était pas qu’une somme. Ce petit plus n’était ni plus ni moins que son amour pour Caitlyn.

Elle n’avait pas envie de répliquer, elle n’avait pas envie de la laisser partir, elle avait envie de tenter d’expliquer, mais elle n’en fit rien. Amy regarda silencieusement son aimée s’en aller, car il ne servait à rien de remuer le couteau dans la plaie. Elle avait merdée, elle avait merdée, point. L’affaire était close, et Dante n’était le témoin de rien du tout, cette fois.

« Il y a une morale à retenir de tout cela les enfants. Le honte est un sentiment à ne jamais sous-estimer. Il vous faut savoir la maîtriser et il faut savoir la déceler chez les autres. Car de la honte naît rapidement la frustration, de la frustration la colère, de la colère la haine et de la haine le conflit. Ce cercle vicieux peut-être très dangereux c'est pour cela qu'il ne faut jamais jouer avec ce sentiment plus que de raison. Que ce soit chez vos ennemis, chez vos proches et même chez ceux que vous appréciez le plus. »

Et qu’aussi, il y a certaines parties de vous et de vos défauts qu’il fallait cacher et brider, sinon elles étaient blessantes. M’enfin, on ne pouvait s’empêcher ne faire mal aux autres, le tout était de réparer. Amy aurait été incapable de se séparer de la partie « Frostienne » de sa psychologie, et de toute façon, la seule qui y aurait gagnée, c’était Jubilee, et cela se serait chiffré en heure de sommeil. Ce n’était pas réellement la partie Teresa qui avait merdée, mais le Masque qui résultait de la dominance de cette partie sur le tout ; l’erreur d’Amy avait été de croire qu’il serait aussi bien accepté que les autres masques, chose n’étant pas le cas.

Caitlyn lui avait pardonnée, oui, parce qu’elle savait que ce n’était pas de la malveillance, juste de l’inconscience ou un peu d’impertinence, mais cela ne changeait rien : plus jamais elle n’embrasserait son aimée sous le coup d’un masque, à moins que ce soit cette dernière qui en prenne l’initiative, à l’instar des contacts physiques avec les étrangers.

Regardant Jubilee s’entrainer à son tour durant quelques instants, Amy ramassa son barda et s’en retourna à son tour ; elle avait cours, c’était peut-être dans une demi-heure mais mieux valait être en avance qu’en retard. Au moins, elle ne s’ennuierait pas et aurait tout loisir de réfléchir, voir même de demander conseil à Frost, qui restait la mieux placée pour outrepasser les défauts de son caractère de jeunesse, chose qu’elle avait fini par faire, à coup d’épreuves et de souffrances dont peu connaissaient l’existence, et dont encore moins se souciaient.

Jeudi 31 Janvier 2013 – 00 : 30 P.M.
Trois heures de cours, deux fois une heure trente pour être exacte, puis une heure de photosynthèse en mode glandouille avec changement de tenue au programme, et Nobody en gest star qui s’invitait toute seule suite à la dispute. L’italienne savait ce que c’était que d’être entêtée, et lorsque Neassa Boadicée Dorian se foutait un truc dans la tête, elle n’y renonçait que peu facilement. Et si l’italienne était assez directe dans son obstination, celle de son amie était bien plus subtile : après c’être faite congédier une fois, elle laissait un magnifique « si t’as besoin de parler, sonne-moi », qui ne laissait que présager un petit sms « au fait, vous avez finie par les mettre en place, vos discussions un soir par semaine, pour mettre les problèmes à plat ? », suivit, du fait de l’absence de réponse, par « vous pouvez bien ne pas baiser un soir par semaine tout en n’étant pas fâchées, si ? » et « je bouffe dehors à midi, donc tu te démerdes pour trouver ta copine et ton amie, je gênerais pas à la discussion ».

Oui, Amy avait l’habitude, malgré sa nutrition particulière, d’accompagnée aimée et amies au réfectoire, à midi du moins, puisque le soir elles faisaient cela, avec Caitlyn, dans leur chambre, par défaut de socialisation sans doute, chose qui ne manquait pas de faire jaser sur la conseillère sociale. C’était, pour l’italienne, surtout l’occasion de discuter avec les autres, et aussi de piocher discrètement dans le plateau de Fuzzy histoire de bien rappeler à tout le monde que « N’AMOE » ! D’ordinaire, la petite bande était visitée par Rachel aussi, quant elle était là, et avait jadis connue les éléments aujourd’hui disparut de leur groupe d’adulescent telle les Cuckoos ; il y avait aussi les membres honoraires, comme Sanzo quant ses amis n’étaient pas là où qu’il tentait avec une furtivité si parfaite qu’elle n’en remarquait rien, de draguer Rachel à sa façon, etc. Cependant, cela c’était entièrement terminé après le 10 décembre.

D’ordinaire également, Amy était là à midi pile, avec ou sans Neassa selon les jours, et attendait l’arrivée de son aimée pour aller s’installer à table, chose arrivant généralement assez rapidement pour peu qu’elle n’ait pas de client en tant que conseillère sociale. Puis les autres venaient se greffer en fonction des horaires et des disponibilités. Un groupe de pairs épars et « agglutiné », les relations individuelles formant un tout avec plus ou moins de cohérence. Sauf que ce tout avait été bien malmené dernièrement, et qu’il peinait à se reconstituer.

Les minutes passèrent, et elle resta seule. Oh, pas réellement seule, elle savait quelque part qu’il y avait un renard à neuf queues la regardant, et elle lui aurait bien jetée quelque chose à la figure, même si cela aurait été inutile ; la forme astrale de Nobody était un Kitsune, alors qu’elle-même était une casse-couille.

Jubilation fut la première à arriver, vêtue comme de coutume pour une Jubilee « civile ». Amy avait un jean et des baskets, ainsi qu’un sous-pull à col roulé blanc avec des rayures noires, et ses cheveux étaient redevenus bruns. Elle se décolla de son mur pour s’approcher de son amie, baissant les yeux.

- Désolée pour tout à l’heure, dit-elle simplement. J’ai bien merdé, comme d’hab’. J’espère que Caitlyn viendra, son pardon me semblait sincère.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Ven 21 Juin - 20:14


Les talons claquaient sur le carrelage froid alors qu’elle déambulait dans des couloirs si familiers. Vêtue de sa combinaison sans son manteau mythique, le regard vide, elle semblait absente, comme perdue en elle-même. La course l’avait exténuée, presque deux heures à transpirer eau et sang et à terminer presque au bord de l’évanouissement. Etait-ce suffisant pour oublier, suffisant pour passer outre ? Il aurait été plus judicieux de parler, peut-être le ferait-elle, peut-être pas. Seule, elle l’était toujours face à ses problèmes touchant Amy. Elle ne disposait d’aucune amie assez proche pour aborder le sujet, elle n’était pas sociable et ne le serait malheureusement jamais, étrange paradoxe pour quelqu’un occupant une fonction de conseillère sociale. Amy avait l’oreille de Nobody et d’Emma, peut-être même de Jubilée mais depuis le 10 décembre, Cait’ luttait contre un sentiment d’isolement qui l’étouffait et se battait donc à sa manière : le plus solitairement possible et surtout sans faire de vague.
A cette heure, personne pour la déranger.

Elle entra dans la Salle des Commandes, promenant son regard éteint pour initier son code d’accès et pianoter rapidement sur les consoles tout un tas de codes et de paramètres avec une dextérité amusante puisque elle recomposait de mémoire les programmes sans avoir à les sauvegarder, et pour cause ! Ce programme n’appartenait qu’à elle.
Son portable déclencha une alarme sous forme amusante indiquant la pause méridienne. Elle s’empara de l’appareil afin de tapoter un SMS à l’intention de sa Fiancée. «  Je suis occupée, à ce soir. Je t’aime. ». Non, la blessure était trop vive encore pour aller composer en socialisation et jouer au couple modèle. Supporter ces autres dans leurs platitudes et leurs langages alibi, se forcer à sourire pour donner le change, partager ce qu’il n’y avait pas à partager : ce n’était définitivement pas son truc puisque l’Irlandaise était une bien piètre menteuse. Impossible d’exprimer un mal être, certaine de se sentir seule dans son combat, elle trouverait ses armes par elle-même.
Elle laissa son portable sur la console de commande tout en enclenchant l’initialisation du programme, puis se dirigea vers la sortie avec une concentration froide et impassible, elle descendit alors l’escalier matérialisé jusqu’au centre de la vaste salle où d’un ordre sec de la voix elle ordonna à Danger le verrouillage de la Salle par un code « Simulation restreinte ».

L’environnement se matérialisa, un environnement qu’elle connaissait parfaitement. Une vaste usine désaffecté où les machineries rouillées, usées et archaïques donnaient à ce décor un arrière-gout de déshumanisation post moderne d’une société s’écroulant sur elle-même. Elle promena son regard d’une façon circulaire tout en s’attardant sur certains détails, une chaise placée au centre de ce qui se trouvait être une sorte de « salle d’opération » improvisée ou trônait une cage vide et une caméra sur pied et là plus loin, un chariot ou reposait des instruments chirurgicaux et plusieurs flacons contenant des liquides indéterminés. Son regard se porta vers le plafond d’où à un endroit détérioré perçait la lumière d’un ciel laiteux près à rependre sa neige en une lamentation de flocons froids et taiseux.
Avec des gestes calculée, elle dézipa calmement sa combinaison et prenant appuis sur le chambranle d’une structure, ôta ses bottes. Elle ne garda qu’un boxer noir pour cacher son intimité et une brassière sous vêtement, frissonnant lorsque ses pieds nus touchèrent la réalité simulée de la boue sale stagnant sur un carrelage crasseux.

Elle baissa la tête lentement, quasi nue et vulnérable, apparition incongrue dans un tel décor, et serra les poings à s’en faire blanchir les phalanges dans un silence quasi religieux. Elle ne se redressa pour faire craquer sa nuque que lorsque le son sinistre de deux lames que l’on frotte l’une à l’autre en un affutage saccadé se fit entendre. Un son lancinant d’une ombre s’avançant d’un pas mesuré mais inéluctable.  
Ouvrant les paupières, elle observa la stature de l’Homme s’avançant vers elle dans sa danse létale et qui de proche en proche, jetait sur elle la lueur malsaine d’un œil unique mais omniscient.

Le corps de l’Irlandaise se mit à frémir d’une excitation certaine et violente, son rythme cardiaque s’accéléra, sa poitrine durcie et son souffle se fit plus rauque et bien plus bref.  Immédiatement l’air sembla se charger d’ozone et les arcs électriques se mirent à saluer comme en un appel évident, celui qui se dressait face à elle.

Un sourire carnassier transfigura l’expression de la jeune femme au point de lui donner une expression dérangeante et cruelle, une expression qu’on ne lui connaissait pas. Quelques gouttes de sang perlèrent sur le sol depuis ses poings qu’elle serait bien trop fort jusqu’à s’en entailler superficiellement les paumes alors que d’une voix presque suave et habitée elle murmurait comme pour elle-même.


- Allez pourriture…Allez…a défaut de me tuer…fais-moi sentir vivante.

Certains voient dans la gymnastique un art afin d’affuter leur esprit, d’autres avancent  que la course peut permettre de retrouver une sérénité trop déséquilibrée par les affres d’une vie compliquée et grêlés par les épreuves ou par  un voisinage trop bruyant. Certains optent pour la souffrance comme un remède pour combattre un mal encore plus terrifiant que la souffrance elle-même, il est dit qu’un corps saturé de poison, n’en craint plus le danger. Combattre le mal par le mal est souvent la seule solution qu’affectionnent  ceux qui n’arrivent pas à trouver chez l’autre une alternative secourable.

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Lun 8 Juil - 16:24

Amy arrive sans sa compagne, fait rare pour être souligné. Mais finalement lorsque l'on connaît quelque peu les conditions et le contexte ce n'est pas si étonnant que cela. Après tout, depuis quelques semaines, on apprend à redécouvrir Caitlyn Elioth qui s'est enfermée dans sa chambre, se coupant du monde et des autres depuis qu'elle a été ramenée par Rachel. Personne n'est ressorti indemne de cette journée de décembre sauf peut-être Emma qui semble insensible à tout et n'importe quoi. Cette femme ne m'inspire pas confiance, elle suinte la superficialité et son implication dans les X-mens et l'Institut semble tout autant superficielle et non sincère. Froide, de glace, je n'ai jamais voulu ni même osé m'entretenir d'avantage avec elle, préférant bien plus la chaleur d'une miss Munroe qui, certes, a un très fort caractère, mais sais aussi sourire lorsqu'il le faut.
Peut-être que les deux femmes ne sont que les deux revers d'une même médailles : nécessaire à la coésion de l’ensemble de l'Institut pour que certains s'y retrouvent dans l'une et que l'autre puisse jouer les bad-cop. Mais tout cela ne serait que peu pertinent si on prend en compte le fait que Storm n'est pas vouée à l'éducation de tous les jeunes mais plutôt à la direction des X-mens même si il ne faut pas oublier qu'elle enseigne également. Emma en tout cas revêt magnifiquement ce rôle d'autorité et de conseillère principale d'éducation possédant un bureau où aucun élève sain ne voudrait s'y aventurer. Peut-être alors sont-elles les deux pôles, les deux conseillères de Xavier, le petit diable et le petit démon. Bien qu'Emma affectionne le blanc je la verrais beaucoup plus en démon qu'en ange mais là encore mon discours est loin d'être objectif car elle me glace le sang dès qu'elle ouvre ses lèvres botoxées. Peut-être aussi je la jalouse. Pour son charisme naturelle, cette beauté indéniable et ce côté sexy qui accompagne chaque mouvement masturbatoires d'une jeunesse adolescente masculine emplissant le campus. Bien qu'être l'idole sexuelle de cette population ne me plaît guère je ne suis pas dupe au point de croire que cela s'arrête là. Croqueuse d'hommes est également une réputation qu'on lui porte.
Enfin peu importe finalement car aujourd'hui, elle n'est pas parmi nous même si j'ai eu, ce matin, l’impression de la voir à travers Amy. Je sais qu'elle peut très bien tout entendre et tout savoir de ce que je pense d'elle mais je sais aussi que je ne peux pas lui cacher cela outre le fait que je suis persuadée qu'elle n'en a strictement rien à carrer de mes petites opinions sur sa grandeur...

« C'est rien va. En plus c'est un peu de ma faute aussi. »

Un peu de la faute de tous, de la faute des événements, de la conjoncture et du hasard. De la faute de ces personnes jouant avec les fils de nos destin comme j'ai eu la fâcheuse sensation lors de cette traque de décembre. La faute aussi de ces forces cosmique que je ne peux imaginer et qui ne peuvent se préoccuper de mon petit sort lorsqu'elles se mettent à raisonner à l'échelle cosmique. Est-ce que je vois tous les grains de sable d'une plage ? Non, je vois une plage, une et indivisible finalement. Et c'est dans cette entièreté qu'elle est splendide, pas dans ce qui la compose car les grains de sable pris à part n'ont rien d'extraordinaire : ils collent à la peau et grattent mais sinon ils sont loin d'être des joyaux de cette planète. J’imagine que pour le Phénix et toutes ces saloperies – parce que j'ai beaucoup du mal à considérer autrement que des saloperies se payant le luxe de jouer avec nos vies – voient le monde, voient la Terre.
On dit que depuis quelques temps, Rachel est le Phénix. C'est peut-être vrai mais tant que je pourrais voir une Rachel dans ce qu'ils nomment Phénix, je continuerais de l’appeler Rachel car c'est bien plus humain, bien plus mignon, bien plus compréhensible.

« Comment va Cait ces temps-ci ? et... Comment vous allez... vous ? »

Vous le couple, vous le duo, vous les amies, vous les complices... Peu importe. Comment allaient-elles dans leurs relations, leurs unions. C'était une question qui me chiffonnait depuis que les bruits de jouissance traversaient de moins en moins l’épaisseur minuscule des murs nous séparant. Je m'inquiète car je sais que si Damne Rupture devait trouver un bon moment pour intervenir elle le ferait sans doute à ce moment précis. Mais Dame Rupture est comme Frost, c'est une salope que l'on doit combattre et si de mon point de vue je suis pas nécessairement utile, je crois que je me dois de proposer mon soutiens, mon aide et mes piètres conseils à celles qui demeure jusqu'à preuve du contraire, mes amies.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Jeu 25 Juil - 16:29

« C'est rien va. En plus c'est un peu de ma faute aussi. »

Le soutien sincère d’une amie est toujours une chose qui réchauffe le cœur, même si Amy n’aimait pas partager la faute. Oui, si elle n’avait pas été aussi honteuse suite aux événements où c’étaient relayées Jubilee et Fuzzy, elle n’aurait jamais joué à mettre en avant un unique aspect d’une personnalité qui n’était somme toute qu’à moitié sienne, cependant, elle et elle seule avait fait cette erreur, et c’était dans une innocence et une bonne humeur qui c’étaient faites trop rares qu’avaient jouées Jub’ et Cait’ ; une innocence sur laquelle elles avaient toutes les trois peut-être trop tirée, et qui les avaient conduit dans l’excès, un excès les faisant régresser. Etait-ce là leur erreur ? Amy n’en savait rien, et ne voulait pas réellement savoir, car cela ne changerait rien.

« Comment va Cait’ ces temps-ci ? Et… Comment vous allez… vous ? »

Un faible sourire sur les lèvres d’une italienne qu’y s’immobilisa, prenant le temps de réfléchir à ce qu’elle allait dire. Sa pose se fit plus malaisée, alors qu’elle baissât le regard, se perdant dans le vague. Elle n’aimait pas parler de cela, mais faire le point pourrait être une bonne chose ; avec Jubilee à défaut de Caitlyn ? Non, pas à défaut. Son amie n’était pas un substitue, mais bel et bien un soutien. Oh, elle n’aurait pas franchement de conseil à donner par son manque d’expérience en la matière, mais elle en donnerait quant même, car si Jubilation ne connaissait rien aux couples, elle connaissait aux cœurs. Elle ne serait pas forcément droit dans le centre, mais elle ne serait pas forcément très éloignée non plus.

- On… on se reconstruit. Décembre à fait très mal, maintenant, il y a ses hauts et ses bas. Désolée de vous avez lâchée le mois dernier, mais on en est encore à recoller les morceaux. Perso, j’arrive à redormir à son côté sans me dire que je n’ai pas ma place, j’arrive à la regarder sans culpabiliser, et j’arrive à toucher son visage aussi… Les choses reviennent à la normale. On s’aime, on se ment, on se fait des promesses qu’on tient et d’autres qu’on ne tient pas, il n’y a juste plus autant de naïveté qu’avant. On a de l’espoir, mais je sais à quel point l’espoir est fragile, désormais. Et elle… ça la hante toujours. Les cauchemars sont redevenus plus fréquents, elle a besoin d’évacuer de façon… d’une façon dont je me doute, mais dont je n’ai pas connaissance ; elle ne m’a rien dit. Je lui fais confiance, je sais qu’il y a des endroits où je ne peux la suivre, et d’autres où je ne dois pas le faire. Les blessures d’un corps cicatrisent vite, celle d’une âme peuvent être présente à jamais, on en sait quelque chose.

Silence. Un silence sobre, alors que l’Ange à la Main Sanglante relevait le regard vers son amie, un vif sourire, léger et timide, s’emparant de ses traits, pour disparaitre aussitôt.

- Je t’ai pas remerciée, pour avoir été là. Tu vas me répondre que c’est naturel, mais je tiens quant même à le faire. Lorsque Caitlyn vous a fait ce gâteau, enfin, ce disque industriel, aux amandes, pour noël, j’ai cru que cela irait mieux. Mais il c’est avéré que la routine connait elle aussi des hauts et des bas.

Faisant un pas en avant, Nephilim posa sa main sur l’épaule de Jubilation, l’accrochant du regard comme elle avait pour l’habitude de le faire. Habitude qu’elle reprenait, d’ailleurs.

- Et de ton côté, comment ça va ? On c’est beaucoup préoccupée de nous, mais… mais ça a touché tous le monde. Emma et son coma, Ororo et sa fuite, t’es là seule à n’avoir manifesté d’effondrement voyant. Désolée de ne m’inquiéter que maintenant, mais puisqu’on est à cœur ouvert… Je veux pas que tu sois le numéro complémentaire, ni que tu ais à souffrir dans ton coin pour nous aider.

C’était sincère ; malgré une grosse tendance à l’égocentrisme qu’elle clamait héritée de Frost, Amy, à défaut d’être inquiète de nature, savait à quel point les masques pouvaient être opérants, et même si tel n’était pas l’habitude de Jubilee que de se cacher de cette manière, beaucoup de choses avaient changées durant la Traque, et depuis ; les X-Men n’avaient-elles pas été, à l’exception de Jubilation, prête à laisser torturer un coupable ? Voir prêtes à participer ? La morale Xavier avait été bafouée par ses défenses, indubitablement, même si la position de leur « allié » du jour, allié ayant refait surface par trois fois à la suite toujours en leur faveur mais qu’Amy ne pouvait considérer comme dans leur camp tant cet être symbolisait le mal qu’était sa famille de sang et qui la conduisait à chercher le plan derrière chacun de ses actes, restait encore floue, il avait des méthodes contraires à celles des X-Men, et si ces derniers avaient faillis, cela n’excusaient ni les uns ni les autres.

Bien sur, c’était facile de critiquer après, mais Amy acceptait d’avoir faillit en tant qu’X-Men pour avoir retrouvé Caitlyn. Cependant, il y avait des conséquences, il y aurait toujours des conséquences. Et pour Jubilee, ces conséquences restaient mystérieuses, ainsi Amy entreprenait de les découvrir.

Caitlyn se livrait à ses démons, comme Amy le ferait plus tard, mais c’était vers celle qui semblait ne pas en avoir, et qui par conséquent les cachait, qu’il fallait se tourner.

- Si tu veux un coin plus tranquille pour en parler, ou même si tu ne veux pas m’en parler, dis-le.

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Sam 27 Juil - 21:35

Vais-je bien ? On me pose souvent la question, le matin, lorsqu'on me rencontre et qu'on ne m'a pas vu la journée précédente. Oui, on me demande souvent si je vais bien, comment je vais et si ça va. J'y réponds toujours de la même façon parce que je n'ai jamais pris ces questions au sérieux mais plus comme une marque de salutation, une marque de politesse, de gentillesse, de quoi démarrer une conversation et ne pas directement entrer dans le vif du sujet. Le fameux « Salut, ça va ? » et son éternelle réponse « Oui et toi ? ». On se fait la bise, on s'incline respectueusement ou on se serre la main peu importe finalement car ces mots là n'ont pas d'importances. Du moins, c'est ce que j'ai toujours cru. Et parce que ce ne serait pas convenable de déballer son cœur aux pseudo-inconnus ou aux simples connaissances qui posent cette question on ne le fait pas. Parce qu'après tout lorsqu'on me réponds ou que je pose cette question – puisqu'il m'arrive aussi de le faire – est-ce que j'attends que la personne en face de moi me disent tout dans les moindre détails et me poussent dans un sentiment où je me sens forcée de lui remonter le moral ou de la consoler alors que finalement j'ai bien pire dans ma besace ? Non, on est plus ou moins égoïste et ce n'est pas plus mal car cela maintient une ambiance certes hypocrite, mais agréable à respirer dans son atmosphère. Je souris donc à chaque fois de la même façon, un large et généreux sourire que certaines trouvent niais et crétin, faisant plisser mes yeux déjà bridés et couinant un oui de circonstance.

Mais aujourd'hui, en cette fin de mois de janvier, vais-je bien ? Aujourd'hui que ma meilleure amie me le demande en face à face après m'avoir ouvert son cœur sur un ton inquiet certes un peu tardif mais honnête et généreux, vais-je bien ? Non bien sur. Comment le pourrais-je ? Je suis humaine, je suis une petite gamine encore dans ma tête, troublée par ce monde qui m'en veut de plus en plus. Non bien sur je ne peux pas être de marbre et laisser l'eau couler sur mon corps de jeune femme sans le marquer de ses rigoles d'érosion. Non, je ne peux pas aller bien alors qu'un mois et demi avant cela je courais à travers Manhattan à la poursuite de ma meilleure amie kidnappée pour la retrouver morte sur le toit d'une bagnole comme un pigeon ayant raté son envole, elle qui avait l'allure d'un tigre. Non, je ne peux pas aller bien forcément puisque même en ayant échappé au visionnage de cette horrible cassette et en ayant vue Caitlyn revenir d'entre les morts j'ai assisté à la disparition des flammes de passion et de vivacité dans les quatre yeux et les deux regards comptant le plus pour moi. Comment le pourrais-je ? Elles étaient amoureuses, elles étaient heureuses, elles étaient drôle et emplies de joie de vivre et tout cela fut balayé. D'un revers du destin. Et un mois et demi serait sans doute bien assez pour ce remettre de ce traumatisme car après tout je ne suis pas la plus à plaindre, on m'aime encore, et je les vois se reconstruire, l'espoir renaît et le monde continue de tourner malgré les turbulence qu'il traverse. De l'optimisme que diable, la vie continue il faut en rire désormais pour pouvoir avancer. Oui, bien sur. Mais comment le pourrais-je alors que quelques jours plus tôt deux hommes que j'avais déjà vu dans mon enfance venaient m'annoncer que mes parents n'étaient pas mort mais qu'ils les avaient tués, par leurs mains. Comment le pourrais-je alors qu'ils plaçaient devant mon nez des preuves si évidentes que je ne pouvais le nier ? Moi qui ait mit de nombreuses années dans ma jeunesse à me remettre de cette perte des deux personnes pour qui j'aurais tant aimer partager, j'avais fait le deuil. Ils étaient mort heureux et je devais vivre pour eux car ils demeuraient en moi. Mais cette belle illusion fut balayée car ils ne sont pas morts par accident mais bien de la main de criminels motivés par l'argent. Comment peuvent-ils être en paix alors que je suis resté si naïve tout ce temps ? Comment puis-je être en paix alors que ces plaies se referment si difficilement ?

Je n'ai rien montré, j'ai été forte. Elles auraient pu en d'autre temps le déceler chez moi mais les circonstances jouaient en cette faveur. Je ne voulais pas leur imposer cela, leurs imposer qu'elle m'offre leur pitié qu'elles m'auraient forcément donné dans leurs grande gentillesse. Ce serait égoïste car au final, que mes parents soient mort dans un accident ou tué par des malfrats ne changent rien à l'issue : ils sont morts. Comment pourrais-je imposer cela à Caitlyn qui elle, a vécu la torture et la mort dans une atroce agonie et Amy qui l'a partagée et ce l'ai infligée pour chercher le pardon des erreurs qu'elles pensaient être siennes. Je leurs ai caché et j'ai continué à vivre, à leur sourire, à les soutenir comme j'ai pu car c'est mon devoir et elles en ont plus besoin que moi. C'est un maigre et piètre sens du sacrifice mais j'y tiens et ce n'est pas le moment de tout lâcher. J'ai hésité, un peu, lorsqu'elle m'a posé cette question, cachée derrière la bulle de chewing-gum, les mains derrière ma tête alors qu'Amy me regardait en face. Je ravalais la sphère rose, lui souriant et déposant ma main sur sa joue.

« Ne va pas croire que cela ne m'affecte pas et que je m'en fiche hein. C'était très dur, terriblement dur mais j'ai décidé d'avancer et vous aider à avancer parce qu'on le vaut bien après tout et puis la vie continue, profitons-en et savourons-là, tu ne crois pas ? »

[Rp terminé si j'ai bien suivit]
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Dim 28 Juil - 8:26


La lumière crue m’aveugle alors que je porte un bras légèrement écorché sur le front afin de me protéger de cette agression. je suis sur le dos à même le sol. Les brumes de l’illusion s’estompent et je me sens comme vidée, purgée d’un trop gros plein de ces choses qui m’étouffent. Je pense que je peux vivre à nouveau, que je peux ressentir…être moins furieuse envers toute chose, moins violente envers mon impuissance et plus conciliante envers mes erreurs.
Je me redresse, toujours assise et c’est ce sentiment de froid qui s’accroche à nouveau à moi, un froid terrifiant et aussi abyssal que le vide. Un froid qui me hante encore parfois comme un écho. Cette journée a commencé avec l’espoir et s’est coloré dans le rire et la joie mais parfois, on devrait se garder de trop rire, d’être trop frivole parce que lorsque les blessures se remettent inévitable à saigner, cela fait un mal de chien, ça vous écorche l’âme jusqu’à l’os.

A part ce froid qui m’envahit, je me sens relativement bien, c'est-à-dire avec l’absence d’émotions que je voulais retrouver. Je suis déjà assez lucide avec moi-même pour comprendre certaines choses, pour en avoir la franchise et la lucidité. L’incident Sinistre focalise tant de choses en moi, les évènements de Décembre en viennent à focaliser toutes mes faiblesses, tous mes regrets, toutes mes peurs et toutes mes frustrations en un seul visage, celui d’un mutant grimaçant portant un losange sur le front. Il finit par incarner tout ce qui ne tourne pas rond dans ma vie, il endosse volontiers toutes mes erreurs et tout ce que je ne me supporte pas en parfait bouc émissaire.
Si je merde, et je merderai, la faute ira logiquement lui en incomber. Si j’ai peur, on allumera la lumière pour le faire fuir, si je tombe, on le pourchassera en quelques mots rassurants. Personne pour voir que le mal est plus profond, plus insidieux, plus dévorant que jamais. J’ai juré de défendre et porter l’uniforme des X men, je l’ai pleuré, je l’ai maudit, je l’ai redemandé lorsque j’avais enfin trouvé un moyen peu glorieux de m’en défaire. Alors j’ai cherché à me comprendre, cherché à savoir et j’ai compris que c’était cette seule étoffe qui me séparait du néant, qui me prouvait combien j’avais été forte durant une période, combien j’avais eu des rêves.
Maintenant, j’ai tout perdu, quoique j’en dise, tout s’est consumé dans la violence et le sang. N’allez pas croire que je mens à mon monde, non. J’ai accepté la donne, j’ai accepté de n’être plus que mon ombre et de vivre « pour guérir » en invoquant la terreur d’une sorte de croque mitaine. Sinistre n’est pas le passé, il n’est qu’un présent ou je m’embourbe et je me noie, une terreur rassurante me permettant de m’oublier et de m’épargner.

Je constate alors que je me redresse que les entailles laissées par Oboros sont moins marquées, je progresse, je me défends de mieux en mieux. Si c’était à refaire, sans doute qu’avec mon niveau actuel je…
Mais c’est idiot, n’est-ce pas ? On ne refait pas le passé, on se contente de le subir. Les Maraudeurs n’ont pas pu tuer ni Fuzzy, ni Caitlyn Elioth,. J’ai sacrifié la première et fait suicider la seconde. C’était ma vie, mes choix. Quoi qu’on en dise et personne ne me l’a vraiment reproché. Et ce froid en moi qui me sidère n’a qu’une origine, je reste persuadé qu’à part Amy, personne n’en a jamais rien eu à foutre.

__________________________________________________________

Cela fait maintenant deux heures que je regarde le mur de cette chambre, recroquevillée dans le lit, et je viens seulement de m’en rendre compte. J’ai laissé le vide revenir et s’installer et le froid à suivit, le froid et cette absence de vie et d’envie.
Je sais où ça mène, je ne laisserai plus cette chose arriver, je l’ai promis et nous le savions comme nous savions qu’il y aurait des « hauts » et des « bas ». S’il y a bien une chose dont je suis certain, c’est que je ne veux pas que cela recommence.

Alors je compose son numéro et la réponse avec laquelle elle décroche et me prononce cette abréviation italienne de mon prénom, ne m’étonne pas, pas plus que le son brisé de ma propre voix, presque suppliante.

- C’est moi…( ridicule quand on sait à qui je m’adresse)…Je..je suis à la chambre…Je..j’ai besoin de toi, j’ai..je m’excuse pour la gifle. Ca va pas trop..pas trop...bien. ( premier sanglot)

Les premières larmes et toujours cette rage envers moi-même, cette colère qui revient à la charge et que je ne peux pas imputer à un tiers. Une constatation navrante de voir ce que je suis devenu et de ne plus arriver à redevenir celle que j’étais jadis. La dernière-née des X Men, n’est plus qu’un ombre portée par un uniforme sans volonté.
Alors que mon iphone glisse de ma main sur la couette, les larmes se font plus saccadée et un instant mes pensées se tournent vers Jubilée qui reste mon modèle de volonté. «  Pleures, tu pisseras moins ».
Oui je pisserai moins, c’est certain.

Lorsqu’Amy ouvrira cette porte, elle me trouvera pitoyable et larmoyante, me frottant les bras écorchés, je la regarderai comme en état de choc en balbutiant des excuses et des supplications et en répétant combien je l’aime et combien j’ai froid. Si elle insiste, je lui dirais pour la simulation, je lui dirais tout ce qu’elle veut parce qu’en cet instant de grande faiblesse tout ce qui m’importe c’est de sentir que quelqu’un m’aime encore, que j’ai toujours une place quelque part.

Juste une place.

Janvier et février furent les mois les plus difficiles, reconstruire et souvent plus difficile que construire car la contrainte de l’existant à l’origine est des plus problématiques et des plus embarrassantes. Que doit-on garder, que doit-on changer, c’est un chapelet de dilemmes en devenir.  


Rp terminé.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Une forme Olympique ! [Libre sur demandes]   Sam 3 Aoû - 15:14

Un silence, un long silence, pour l’italienne en tout cas ; un long silence et tellement de choses. Tellement de choses éludées par une simple réponse :

« Ne va pas croire que cela ne m'affecte pas et que je m'en fiche hein. C'était très dur, terriblement dur mais j'ai décidé d'avancer et vous aider à avancer parce qu'on le vaut bien après tout et puis la vie continue, profitons-en et savourons-là, tu ne crois pas ? »

Bien sur que cela l’affecte et qu’elle ne s’en fiche pas, ce qu’il fallait savoir, c’était à quel point. Amy ne pouvait que la croire lorsque son amie lui déclarait qu’elle avait décidé d’avancer et de les aider à avancer, parce qu’elles le valaient et que la vie continuerait, encore et toujours. Cependant, il y avait quelque chose de tragique dans cette parole, aux yeux de l’italienne ; comme si Jubilee était résolue à avancer jusqu’à bout, quoi qu’il arrive, toujours à se relever et à avancer, sans s’accorder de pause, jusqu’au crépuscule de sa vie, ou au zénith de ses actes. Un destin tragique, admit comme tel contre lequel elle ne luterait pas, mais qu’elle vivrait jusqu’au bout, quoi qu’il arrive. Amer sensation.

- Je crois qu’il faut penser les plaies avant de se remettre en marche, mais qu’une fois qu’on est à nouveau en pleine santé, il faut profiter de la vie, oui.

Son point de vue était des plus subjectifs, mais pouvait-on avoir un point de vue objectif sur la vie ? Pas sans être totalement détaché de cette dernière.  Amy était cependant bien loin de telles considération, se contentant d’aller déjeuner avec Jubilee comme « au bon vieux temps ». La vie continuait, il fallait en profiter et la savourer, mais pour cela, il fallait reprendre son rythme, retrouver la douce et rassurante routine quotidienne, avec ses familières marques et son répétitisme immuable. La nostalgie n’était pas un sentiment des plus courants chez l’italienne, mais se tourner vers le passé permettait d’avoir un meilleur regard sur l’avenir, cela se nommait l’empirisme. Mais ce n’était pas pour apprendre que Nephilim évoqua leur passé commun, depuis la rencontre sur le toit jusqu’aux improbables aventures de l’Extinctor Warrior et de la soirée au Hell Angel, c’était juste pour montrer qu’en effet, la vie valait la peine qu’on la continue, qu’on n’abandonne pas. Elles avaient un âge d’étudiante, et des expériences d’étudiantes à faire, malgré les responsabilités qui leur incombaient. Le destin ne devait jamais leur faire oublier cela, car c’était bien pour préserver cela qu’elles se battaient, non ? Préserver cela chez les autres ne rimait à rien si elles le perdaient elles-mêmes ; et cela se nommait espoir.

***
- C’est moi… Je… je suis à la chambre… Je… j’ai besoin de toi, j’ai… je m’excuse pour la gifle. Ca va pas trop… pas trop... bien…

Un sanglot en guise de ponctuation, mais voici déjà bien longtemps qu’Amy n’était plus assise à sa place, non-loin de Darla, quittant cette place où on l’avait mise pour celle où elle devait être. Le monde était si lent, et dès le mot « besoin », l’italienne c’était levée en faisant fit des convenances et des normes humaines pour ses déplacements ; qu’on l’engueule pour avoir quitté son poste, elle en accepterait la sentence, car c’était un prix bien maigre en comparaison d’aider celle qu’elle aimait.

La chambre, non loin de la vie scolaire, mais pas au même étage ; Amy ne mettrait que quelques instants à la rejoindre, et surtout, elle n’aurait pas raccroché. Ses mots au téléphone seraient simples : j’arrive. Elle arriverait, elle viendrait, encore et toujours, quant il le faudrait ou simplement quant Caitlyn en aurait envie. Les excuses pour la gifle ne seraient pas acceptées, elles n’avaient pas à l’être car de toute façon, jamais elle ne pourrait lui en vouloir, cependant, le fait que son aimée aille mal justifiait tous les abandons du monde, pour la secourir elle.

Nephilim entra dans la chambre rapidement, se portant au soutien de son cœur, des mots et des gestes, les seconds aussi adroits que les premiers pouvaient être maladroits. Mais finalement, n’était-ce là pas une preuve de sincérité ? Cette inexpérience touchante, cette malhabile envie de bien faire, c’étaient là des particularités trop longtemps oubliées, des petits riens permettant de ce perdre et de se retrouver, formant un équilibre. Leur équilibre. Leur amour.

***
Elles sont toutes les trois, sur le toit d’une voiture. Ce n’est pas une personne qui ouvre les yeux sur une seconde chance, c’est trois êtres qui en bénéficient. Il n’y avait pas un mort, il y en avait trois ; un corps et deux cœurs. Il n’y a donc pas une seule résurrection, mais bel et bien trois.

C’est très dur mais il faut avancer, prendre des pauses pour se soigner et se remettre en chemin. Le temps s’écoule et s’écoulera toujours, la vie n’est que sable ou pluie entre les doigts, s’échappant plus vite qu’on ne le voudrait, mais faut-il pour autant tenter de la retenir ? Non, il faut tenter de la vivre. Vivre, au jour le jour ou en rêvant à l’avenir, vivre tout simplement, pour le meilleur et pour le pire ; Churchill disait que la vie était un voyage qui ne méritait que d’être fait une fois, j’y répondrai que la vie est un voyage qu’il faut accomplir au moins une fois. C’est un non sens, car jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons qu’une vie, à moins que nous puissions avoir plusieurs vies en une ; quelle importance, tant que nous vivons ?

RP TERMINE pour Amy

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Nephilim

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