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 l'internet 2:0, c'est pour les blaireaux ! ( Pv La caillera)

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: l'internet 2:0, c'est pour les blaireaux ! ( Pv La caillera)   Jeu 16 Mai - 20:09


Les plages de permanence ont de bon le temps libre théorique qu’elles peuvent apporter. Deux fois par semaine, une matinée complète ce n’est pas en soi la mort. Si par moment, ca se bouscule au portillon, ce n’est pas toujours le cas, comme dans un commerce : il y a du ruch et du « spécial temps d’emmerde ». La cause ? Allez savoir ! La réputation rentre dedans de la conseillère sociale y joue peut être.

Caitlyn Elioth dont les surnoms ne manquent plus : Croque –mi-Cait pour les plus jeunes qu’elle sait terrifier en haussant le ton, feu follet à cause de sa longue crinière de feu pour les plus tendres qui ont su apprivoiser de loin le phénomène et Cait’ enfin pour ceux qui savent voir plus loin que ce jeu de masque qui présente sous des abords brutaux et bousculant, une force faite de fragilité et d’abnégation. Mais pour les autres, c'est-à-dire une majorité de personnes, elle reste Fuzzy. Une X Woman qui ne mâche pas ses mots, qui peut allier originalité, folie et professionnalisme. Une jeune femme de bientôt 26 ans, mariée dans quelques moi avec une autre femme figure de proue de l’Institut et X woman également. Enfin, un trublion qui jadis elle aussi à du souffrir de quelques problèmes d’intégration par son caractère retord et enclin à ne respecter aucune forme d’autorité.

Ses gaffes sont légendaires ! N’est-ce pas cette délurée qui a ravagé il y a quelques mois la bibliothèque ou foutu le feu au parc, n’est-ce pas cette folle qui tabassait certains élèves qui a fini embarqué au BAM ? N’est-ce pas cette délurée dont les mœurs sont si douteux qu’elle a dévoyé sexuellement une des meilleures recrues de l’Institut jusqu’à afficher au grand jour une relation contre nature ? Mais n’est-ce pas elle aussi qui fut traquée par les maraudeurs dans les rues de New York et y laissa la vie ayant subie mille tortures avant d’effectuer en une sanglante vendetta un massacre hors de contrôle et d’être rappelée miraculeusement à la vie par Rachel, le Phénix.

Mais comme dans toute légende, il y a toujours une part de sublimation et de réalité : la légende d’Elioth était faite de bruits et de scandales, la femme derrière le masque n’en est pas moins une adulte au passé en forme de chemin de croix mais responsable et consciente de sa mission car elle a su faire des choix qui l’ont menée, sous son tailleur vert pastel impeccable de sobriété choisit par le cœur ce celle qui partageait sa vie ou sa tenue « ranafout ‘ » de ville, jan baskets, a être une des figures incontournables de l’Institut, figure dont les prises de position et la rhétorique énerve ou séduit mais ne laisse jamais indifférent.

Des qualités d’écoute hors du commun, l’art de discerner l’important du secondaire, la simplification allant de la métaphore à l’allégorie et surtout cette capacité à offrir un point de vue différent et inédit lorsque vos problèmes finissent par délabrer votre âme et écrouler sur lui-même votre univers et morcelant vos convictions. C’était là son talent et c’était de ce talent que découlait sa charge : conseillère sociale. Pour le peu qu’il surgisse de vrais problèmes, elle saurait dans la limite du possible vous faire avancer.

Cœur sur la main ou pas, son caractère pose les limites de sa patience. Ne vous avisez surtout de la déranger pour des clopinettes car elle saurait aussi vous éconduire de façon brutale et expéditive en cas de broutilles, comme tous les X Men, son temps était précieux et elle vous ferait entrer cette information dans le crane à force d’arguments tranchant !

Le silence règne dans ce petit bureau un peu froid ou parfois elle déchausse ses escarpins pour se mettre plus à l’aise, une main soutenant sa longue chevelure rousse alors que son regard saute de lignes en lignes d’un ouvrage avec avidité ou qu’elle s’adonne à la geekerie sur un pc, l’autre main occupé à jouer avec un mugg de café frapper de l’image amusante d’une caricature de castor.

Après avoir frappé et entendu (ou pas si elle ronfle) une voix assez ferme vous offrir le précieux sésame, La porte s’ouvrira bientôt et elle lèvera vers vous ses iris d’un vert troublant sans ébaucher un sourire bien trop jeune pour l’heure, mais ce regard profond n’aura qu’un seul message : s’enquérir de la raison de votre présence dans l’antre de la « légende ».



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Pour l’heure l’Irlandaise s’accordait une pause plus ou moins large dans l’occupation classique d’un glandage habituel consistant à superviser la page Facebook au nom évocateur de Wonder Beaver la X Woman. Page restreinte à l’accès bien supervisée, bien entendu, mais où il lui arrivait de poster quelques bribes au sujet de ses humeurs du jour et surtout des photos comme celle où elle posait fièrement en uniforme aux cotés de Storm ou celle d’une Amy furax tenant une serviette de bain sur sa poitrine et envoyant son flacon de shampoing vers l’objectif. Elle aimait à répondre à certains de ses anciens amis de San Francisco comme par exemple la fameuse tatoueuse experte en décryptage du comportement qui avait officié sur elle. Pour l’heure elle checkait ses messages et répondait parfois en laissant échapper des petits rires brefs.

« Hey Fuzzy, t’as top la classe sur ta toff, pourquoi on te voit pas à la télé comme certains x men ? »

Oui bon, Lourdo95 n’avait pas tort, dernière-née des X men et la plus turbulente, elle n’avait pas encore la notoriété de ses ainées. Elle soupira en clavettant
« Non, normal, je suis l’élément essentiel de l’équipe, un genre d’atout à sortir en dernière minute, c’est pour ca qu’on m’expose rarement »

Tu parles, oui ! Depuis les évènements de décembre on la surveillait comme le lait sur le feu à son grand dam.
« Pourquoi tu portes pas de cape ? » Bobo88 :

Hum, oui, l’uniforme d’Amy avec sa cape de la mort était vachement cool, elle avait opté pour le long manteau en cuir rouge sang mais ne voulait pas etre traité de sale rousse sans originalité et copiteuse de surcroit.

. « Les capes, c’est hasbeen, nous sommes des super heros modernes ».
C’te honte, comme il était plus simple de mentir via clavier derrière un écran qu’admettre qu’elle était verte de jalousie .

Autre message : « c’est dur la vie d’X men ? » Minipoil du Bois Joli

? Hum, c’est quoi ce pseudo de grosse tarlouze ? Encore une connerie de fan de Grandeur Naturel qui se paluche devant Star Strek ou Game of Thrones. Tout en faisant craquer ses doigts, elle pianota rapidement.

« Oh oui, nous devons avant tout montrer l’exemple et être irréprochable, nous autres serveur du bien, sommes toujours sur le qui vif et là par exemple, je pars pour une mission contre le méchant Slipor en Amérique Latine . c’est un métier et notre devoir, devenir des modèles. ».


Toute heureuse, elle se redressa sur sa chaise de bureau et porta à sa bouche sa tasse de café en reflechissant à un autre nom de méchant qui claquait mieux que Slipor parce que franchement, c'était hyper limite mais depuis qu'on gueulait " Vive Magnetoooor" a la télè, ben le ridicule ne tuait plus. Toute à ses réflexions, elle fut interrompu par un « ding » signifiant une réponse a message. Pseudo inconnu. Étrange, tout est verrouillé. Ilove Train...étrangement familier...

« L’évangile de l’exemplarité, Fuzzy en action » Document audio joint.

What the fuck ?? Elle cliqua sur le lien fortement intriguée et le son de sa propre voix hurla dans l’ordinateur.

« - Et ben ? ma grande..tu..hips…tu fais l’hybride poney ? Attends..YeHHhha !!! A dada sur ma Jubyyy ! yeeeeha ! VERS L’INFINI ET AU DELAAAA ! GamGAMMM STYLE !! HIPPppS SEXY LADYYY HOP HOP HOOOP.... Wiiip ah merrrrrde…Ah ah ahhhh ah !! Hips…c’te hoooonte.. »


Elle cracha l’intégralité de ce qu’elle avait en bouche mouchetant l’écran tout en s’étranglant.

- Koooof ! Koooof ! ArRrRgh ! No…NOBODYYYYYYYY ! SALE GAAAARCE !!!!!!!!!


Horreur, cette peste de sociopathe déglinguée qui non seulement était fière d’avoir copié et enregistré cette mémorable nuit d’ivresse avec Jubilée pour en balancer le piquant contenu sur le circuit intranet de l’institut venait de la hanter tel le spectre de Cobain harcelant un Bieber en mal d’inspiration sur sa propre page glorifiant l’éventail de ses actions méritoires. Rouge colère , elle tabassa son clavier pour faire taire l’enregistrement, n’entendant pas frapper à la porte et ne s’arrêtant de jurer en un mélange d’anglais, italien et espagnol que pour voir que quelqu’un se tenait face à elle dans son champ de vision.
Elle tenta de se recoiffer pour retrouver constance et écarquillant les yeux et posa sa tasse qu’elle fit chuter sur son tailleur alors qu’elle s’escrimait à retrouver un semblant de cohérence dans son discours.

- Aheuuum…Pardon..J’avais pas dit d’enter, j’crois..La moidre des politesses quand on est bien élevée, c’est de respecter les règles élémentaires de courTTTOOooahh ! P….D….B….d…M ! de Tasse à café…de journ.de M…

Qu…qu’est ce tu veux !!! Qui t’es toi ??? je..je suis occupé…et je…
L’enregistrement se remit en route subitement coupant court aux interjection de la rousse empourprée.

- JuuuuuuuuB ! tu ..tu sais c’qu’on dit d’moiii ? Nann pas qu’j’suis une lesbos…m’en fout d’ca…On dit qu’j’suis un monstre ! Ouais m’dam ! un mooonstre. C’est pas faux, j’suis un animal ! une tigresse ! Un..hips . ;Putain de tigre blanc ? T’sais pourquoi ? A cause d’mon tatouage ! Hips…Tu veux l’voir…un gros tigre blanc qui démarre de la fesse jusqu’au milieu du flanc droit…Hipps…attend..j’vas t’montrer…tu vas voir…c’est..c’est ..VAVAVROOOOM ! J’ai un tigre dans l’moteuuur ! Et le moteur ben c’est Amy qui l’graisse Hu hu Huuu! Elle est douée t’sais..et pis..Hips..han j’arrive pas à déboutonner c’te connerie d’jeans..Jubbbb…tu…tu m’écoutes ?


D’un geste brusque et maitrisé, elle cassa en deux le clavier dans un BONG magistral. Soon poing restant sur les débris de l’infortuné instrument et les arcs électriques parcourant ses bras nus en une dance fébrile qui tranchait avec son immobilisme. La tête baissée cachée sous sa tignasse rousse mais où l’on semblait voir le menton se plisser en un rictus sadique, elle se contenta d’un grondement d’animal véxé.

Elle laissa échapper une seconde avant de demander d’une voix presque bafouillante.

- C’est …c’est à quel..sujet ?


Spoiler:
 



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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: l'internet 2:0, c'est pour les blaireaux ! ( Pv La caillera)   Jeu 16 Mai - 20:46

Après notre conversation un brin étrange avec "Amie Grigori dé Laouro", j'avais obtenu une chambre, à bouffer, et on m'indiqua que le planning me serait remis plus tard. Bon... En attendant j'imaginais que j'allais glander... Ma première nuit fut assez sinistre en tout cas. J'étais seule dans un dortoir prévu pour plusieurs personnes. Certains diraient que c'était du luxe, mais c'était vraiment bizarre. On m'aurait filé une chambre avec UN lit (un grand lit hein, quand même), bon, d'accord, ça aurait été normal. Une chambre pour une personne, avec une personne dedans, c'est logique, quoi ! Mais une chambre pour trois ou quatre personnes avec plusieurs lits vides, ça faisait un peu comme dans ces films d'horreur bizarres. Mais si ! Ces films Japonais qui se déroulent dans un hôpital, et où les enfants disparaissent un par un avant de devenir des monstres abominables.

... super, je n'allais pas réussir à dormir, bien joué. En voilà une bonne idée. Marmonnant, j'allumai la lumière, reprenant mon bouquin et le terminant finalement alors que je m'enfonçais progressivement dans un sommeil de plus en plus imposant, et que la nuit se déroulait...

Je me réveillai ensuite. Je m'étais endormie en lisant. M'étirant longuement, je me dirigeai vers la douche avec un air à moitié désintégré. Il n'y avait pas grand monde dans les couloirs, c'était sûrement dû au fait que les cours avaient démarré. Après une bonne douche, j'enfilai un T-shirt d'un autre groupe de métal au nom délicat, le même jean que la veille, et sortis de la chambre pour aller vers la cantine... Quand je réalisai qu'il y avait une enveloppe devant ma porte. Tiens ? L'ouvrant, j'en lus le contenu avec un air assez peu convaincu. Le papelard m'indiquait que la permanence de la conseillère sociale, Mlle Caitlyn Elioth, était ouverte de telle heure à telle heure, blablabla... Bon, ils étaient au courant pour mon casier on dirait.

C'est dingue ça ! On tabasse ou découpe quelques personnes et voilà, on se retrouve chez l'assistante sociale. Mais, heh, il fallait que j'évite les emmerdements, alors soit... A l'Institut, on fait comme euh... Les Instituteurs...? Les Instituteux ? Tiens, c'est vrai ça, comment on disait "les gens qui vivent dans l'Institut" ? Les Instruits ? Les Instagram ? ... bon, il me fallait un petit déj' pour éviter de me mettre encore à réfléchir à des imbécillités complètes. Mais avant ça, je décidai de passer par le fameux bureau de la conseillère sociale, vu que sa permanence se terminerait d'ici une heure et que c'était sur la route. Autant éviter les soucis administratifs, la bouffe serait encore là, il n'était qu'onze plombes du mat'.

J'arrivai alors devant la porte, toquant poliment. Il y avait une sorte de bruit à l'intérieur... Je toquai une nouvelle fois, mais pas de réponse, juste une sorte d'agitation. Peut-être qu'elle écoutait de la musique et n'entendait pas. Ou dormait, comme Amy ? J'entrai alors doucement, l'avant-bras collé à la porte, pour assister à un spectacle assez... je ne trouvais pas vraiment les mots pour le définir, alors JOUONS ENSEMBLE pour trouver le mot le plus adapté ! Le premier était...

BIZARRE, adj. A. [En parlant d'une pers., de son caractère, de son comportement...] Qui est difficile à comprendre en raison de son étrangeté. Marcel vient me voir aujourd'hui. Il me trouve bizarre, à la fois morne et agressive (COLETTE, Claudine en ménage, 1902, p. 230).
Oui, clairement c'était bizarre. Je donnais 7/10 à ce terme. Le suivant était...
SUSPECT, -ECTE, adj. et subst. I. Adjectif A. [En parlant d'une pers., de sa manière d'être, de ses activités, etc.] 1. Que l'on soupçonne a priori; envers lequel on a une attitude de défiance. Il a passé quelque temps pour janséniste et a été suspect à la cour (CHAMFORT, Caract. et anecd., 1794, p. 123). Le fort, pour ne pas être investi, doit garder le fossé sud et ses abords. Toute ombre qui s'approche est suspecte (BORDEAUX, Fort de Vaux, 1916, p. 238).
Ah, ça oui, dans le genre suspect... 7/10 aussi.
PUTAIN DE CHELOU1, adj. et subst. III. [En parlant de ce qui a trait au comportement de la pers., de ses attributs, son activité, son milieu social, son environnement] Qui, manquant de netteté, paraît étrange, bizarre et éveille les soupçons ou la méfiance. C'est putain de chelou; tout cela paraît, semble putain de chelou; voilà qui est putain de chelou; le fait est que c'est fort putain de chelou. L'Europe avec ses petites maisons, (...) avec ses musées, ses cathédrales, sa politique putain de chelou et violente, sa grandeur et ses bassesses, qu'elle est loin d'ici [New York] et peu comprise! (GREEN, Journal, t. 3, 1933, p. 168):

Non, sans aucun doute, "Putain de chelou" gagnait avec un 9/10 et les félicitations du Jury. C'était elle, la conseillère sociale, qui avait l'air de parler bourrée sur un PC avant d'exploser le clavier ? Je sursautai d'ailleurs d'un coup quand elle démolit la pauvre pièce qui n'avait au fond fait que servir d'interface humain-machine.
Lorsque la rousse, qui était donc putain de chelou, s'adressa à moi, j'annonçai alors d'un air assez tranquille, comme si ce que je venais de voir était parfaitement normal :

« Euh... Mademoiselle de Lauro, qui ne m'a malheureusement pas graissé le moteur, m'a conseillé de passer vous voir... Ce n'est peut-être pas le bon moment, après... »

Bon, la petite blagounette était peut-être en trop, mais je n'avais pas pu m'en empêcher. C'était juste trop facile, trop tentant. Le côté obscur de la force... Plus rapide, plus facile, plus séduisant, et une fois qu'on tombe dans les blagues de merde du côté obscur, A JAMAIS ELLES CONTRÔLENT TON DESTIN ! Oui, donc voilà, il fallait que je me concentre histoire de ne pas encore partir en sucette, exact, j'avais oublié.

Je décollai alors mon bras de la porte... Mais en fait non. Mon bras était en fait coincé dans la porte... En sursautant, j'avais déployé une lame par inadvertance et je n'arrivais pas à l'enlever, parce que j'avais fait sortir des ergots. Je fronçai donc les sourcils, l'air un peu énervée, commençant à tirer sur le bois en grommelant. Mais peine perdue... Si je tirais, j'allais arracher la moitié de la porte et je devrais payer des réparations dès le premier jour, pas géant. En plus une des règles était "il faut respecter le matériel". Enfin dans un sens, vu ce que venait de faire la conseillère, héhéhé, elle était mal placée pour me faire la leçon.

Mais pour revenir à mon souci de porte, je décidai d'appliquer la règle la plus courante pour régler un problème : insulter l'objet coupable.

« Mais lâche-moi la grappe toi ! Babouin ! Gyroscope ! Gargarisme ! Patagon de zoulou ! Ornithorynque ! Phylloxéra ! Logarithme ! » me mis-je à lancer en tirant sur le bois.

Bon, aucun effet. Je m'appuyai donc sur la porte avec la main droite, tirant un grand coup... Et en effet, comme prévu, j'arrachai la moitié de la plaque de bois. J'observai celle-ci avec mon air le plus sévère, avant d'enlever ma main... Ou pas vraiment, parce qu'en fait j'avais étendu mes doigts sous forme de griffe sans faire gaffe et je les avais plantés dans la porte.

« ... nan c'est pas sérieux, ça. » annonçai-je alors, avec mon air blasé.

Je devais avoir l'air maline, tiens, avec un bout de porte coincé dans le bras et la main bloquée dans ce qu'il restait de la séparation entre les pièces. Génial, la première journée. Prochaine fois je reste au lit, tiens... Même si les chambres sont creepy quand elles sont vides. Au moins quand je dors, je me fais pas agresser par les portes !!
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: l'internet 2:0, c'est pour les blaireaux ! ( Pv La caillera)   Ven 17 Mai - 17:00





« Euh... Mademoiselle de Lauro, qui ne m'a malheureusement pas graissé le moteur, m'a conseillé de passer vous voir... Ce n'est peut-être pas le bon moment, après... »

Comme un Macho à qui on annonçait une fois parvenu en enfer que son ultime punition consistait en la traversée de la vallée des sodomites à poil et à reculons, Cait afficha d’abord une expression plus qu’interdite en redressant la tête depuis le mur de cheveux roux constituant la matérialisation concrète de sa honte où elle végétait depuis quelques instants.
Un flottement ? Ben encore plus qu'un président qui annonce l'inversion des courbes du chômage avant la fin de l'année ou que le Colonel Reyel voulant faire une reprise d'un titre de Nirvana... Non, pas un flottement : une putain de traversée transatlantique à la nage aurait été bien plus à propos en fait. Déjà qu'elle venait de tout péter son superbe clavier ( le troisième de mois-ci) et que Warren allait ENCORE raquer, à présent il devenait évident qu’elle allait devoir dévisser la tête de cette malotrue au look de Billy Idole transsexuel dans le but avoué de lui déféquer dans le tronc vu l’outrecuidance des propos hautement chargés en interdits qu’elle avait osé tenir, si effectivement elle en avait bien comprit le sens et l'à propos.

Des éclairs dans ses yeux, c’était assez impressionnant en fait de la voir ainsi, regard revolver et bouille rougeode d'Irlandaise qui picole ou de Rachel privée de pâte d'amande, alors qu’elle fusillait sans cigarette ni verre du condamné, l’ex Punky Brewster en une attitude colérique.
Réfléchir avant de parler, réfléchir avant de parler, réfléchir. Oh pis zut hein ! T’es drôle toi, réfléchis toi-même hé banane, ça te plairait qu’on suggère d’avoir des activités atelier mécanique et carrosserie en ouvrant le capot de ta meuf pour y reluquer les cylindres ? Non, ben voilà, elle non plus ! Charles gueulerait, pas grave, elle se retaperait mentalement une heure de Trololo Youtube pour s'évader psychiquement ou alors la liste de tout ce que Frost s'est fait refaire en chirurgie esthétique ce qui devait larrrrgement durer au moins trois engueulades.

- Comment ça malheureusement ? Tu le sens le poids de ta vie entre tes mains là ? Parce que j’t’assure que là, ça pèse plus des masses. PERSONNE ne graisse le moteur d’Amy à par moi ! Et si c’est pas clair sous le balais chiotte qui te sert de chevelure, je t’enfonce la guitare de Syd Vicious tout entière dans le fondement et celui qui arrivera à la retirer, il pourra prétendre au trône de Grande Bretagne et rassembler les chevaliers de la table ronde ! Naaaaredine !


D’un geste rageur, elle frappa sur le bureau avec sa tasse et la hanse lui resta dans les mains, la tasse, elle, vola en éclat alors que dans le même instant, l’impudente excentrique capillaire venait de défoncer la porte dans un fracas épouvantable sous le regard excédé d’une Caitlyn en mode « Han, j'y crois pas ».

- Ma…Ma porte !!!!!! Mais Bon sang ! C’est mon bureau !!!!! Le seul endroit à moi ! et tu le pete, mais tu veux vraiment que j’te tape en fait, c’est ça hein ? tu veux mourir ? On t’a pas dit que je peux être violente, on aurait dû parce que là, tu ravives en moi d’obscures mécanismes issus d’un passé trouble, douloureux et d’une longue tradition de pains et mandales en mode de communication non verbal..Et…et…et..

Elle se rassit en soupirant longuement comme brusquement calmée, son corps se nimba d’une sorte d’aura blanche luminescente striée de décharges électriques qui firent disjoncter brusquement le pc dont l’écran implosa brusquement lui arrachant un « wiiiip ! » de surprise alors qu'elle se protégeait le visage.
La fumée se dissipant, elle apparut devant l’inconnue, cheveux en bataille et visage noirci. Elle jeta un regard éteint vers la jeune fille avant d’épiloguer en soupirant.

- Ma vie, c’est d’la merde en fait…Bon…excuses moi pour le blabla..Les mots..toussa..toussa…OFFICIELLEMENT, ce sont donc des excuses et je jure que je ne suis pas comme ça d'habitude, même en période de règles. C’est juste, je crois que la Police du Karma est en train de me courser pour m’arracher l’string et en faire un joli pompon pour la fête foraine.

On va essayer de…de…la refaire avec plus de calme.JE suis Miss Elioth, As knooooown as..Fuzzy…Conseillère sociale et X Men ET future épouse de Miss Délaouro dont la mécanique n’a nullement besoin d’un autre mécanicien ou mécanicienne.

Puiiiis-je savoir qui tu es et ce que tu fais ici à part faire preuve d’un mauvais trollage et de maladresse physique en niquant ma porte avec désinvolture ?



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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: l'internet 2:0, c'est pour les blaireaux ! ( Pv La caillera)   Ven 17 Mai - 17:37

Ha ouais, d'accord... La conseillère sociale était une tueuse en série, en fait. Mais où j'étais tombée encore ? J'étais sûrement plus en sécurité dans un gang à me faire tirer dessus, au moins, les types n'avaient que des .38 pourris et une ambition miteuse. Je ne pensais pas dire ça un jour, mais j'avais subitement une forte envie de rentrer dans le Wyoming...

Et quand elle évoqua la table ronde, j'eus beaucoup de mal à ne pas rire. Pas parce que la situation était drôle, quoique dans un sens elle était assez ridicule, mais plutôt parce que le roi Arthur ce serait celui qui arriverait à retirer mes doigts de cette foutue porte. Mais je décidai de faire fi de ces considérations chevaleresques, parce que là pour le moment il fallait que je trouve un moyen de foutre le camp de là et rapidement... Parce qu'autant, pour le moment, elle s'en prenait au mobilier donc ça allait... Mais d'ici peu de temps, il me sembla évident qu'elle allait faire un truc bizarre comme m'enfermer dans une machine bizarre et me sortir "Muahaha, si tu ne finis par ce Sudoku en moins de 10 minutes, tu perdras un membre par minute" ou un truc de ce goût-là.

Mais subitement, elle sembla se calmer. Bon, avant de se calmer, elle apparut d'un coup devant moi, ce qui m'arracha un petit cri de surprise et un sursaut... Mais de toutes façons je ne risquais pas d'aller bien loin vu que ma main était coincée dans cette foutue porte. Elle me reprochait la destruction de cette saleté, mais c'était pas ma faute, à moi, si elle m'avait surprise ! C'était pas moi qui cassait tout dans la bureau ! Car oui, techniquement, la porte était une séparation entre le bureau et le couloir, de fait, elle ne faisait PAS partie du bureau. Donc : je n'avais rien cassé dans le bureau ! CQFD ! C'était pas moi ! J'avais rien fait !

Néanmoins, je doutais assez fortement du fait que ça intéresse la rousse. Qui semblait s'être plus ou moins calmée. Enfin, d'une certaine façon... Parce que son discours n'était pas devenu beaucoup plus cohérent, en fait, pour tout avouer. C'était tout aussi flippant que quelques minutes auparavant, et j'avais toujours une furieuse envie de me tirer de là.
J'étais provocatrice, très. J'y pouvais rien, c'était presque dans mes gènes. Le souci, c'est que je pouvais largement me le permettre face à des humains, même si ceux-ci avaient des couteaux. En fait, surtout s'ils avaient des couteaux. Mais ici, dans cet "Institut"... Il suffisait qu'un mutant donc le pouvoir était "ÉRADICATION DE L'UNIVERS" soit un peu vexé pour qu'il me déglingue sans réfléchir. La preuve, Magnéto, dès qu'il faisait un caprice il détruisait la moitié de l'état de New York.

Enfin, pour l'instant, je ne devais pas me préoccuper des caprices de Magneto mais de ma propre survie. Je commençais d'ailleurs à penser que je serais peut-être plus en sécurité chez ces fous furieux de la confrérie qu'ici... Et arriva alors une idée. Stupide, comme toujours, mais au moins c'était une idée.

Une fois qu'elle eut fini de parler, me demandant ce que je faisais là, j'affichai une mine très calme, comme si tout était normal... Puis je sortis de la pièce très tranquillement, en tirant la porte derrière moi vu que mes doigts étaient coincés dedans, avant de finalement fermer. Pas un mot, ni rien.
Bon... Maintenant que j'étais à l'extérieur, il fallait que je trouve un moyen de me calmer et retirer mes griffes du bois. Manque de chance, le souci que j'avais avec les doigts était le même que j'avais avec l'avant-bras : les ergots. Si je tirais, j'allais encore arracher un bout de porte que je n'arriverais pas à enlever. Je ne voyais pas trop quelle solution adopter, du coup...

Couper les griffes ? Avec un coup de lame c'était faisable, sauf que non seulement ça me ferait un mal de chien, mais en plus de ça je mettrais encore des semaines à cicatriser. Semaines pendant lesquelles je ne pourrais juste pas utiliser ma main gauche sans que ça ne me fasse mal... Je l'avais déjà fait une fois, et franchement, rééditer l'exploit ne me branchait pas spécialement. Les choses auraient sûrement été plus simples si j'avais eu un de ces stupides pouvoirs de régénération, tiens. Peut-être qu'en faisant comme dans Heroes, ce serait jouable ? Je mange les cerveaux des gens façon Sylar et hop, je copie leurs pouvoirs ? Pas très moral, tout ça. Puis un peu dégueu aussi.
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: l'internet 2:0, c'est pour les blaireaux ! ( Pv La caillera)   Sam 18 Mai - 22:36



Rester digne et classe qu’on se tape la méga zone, c’est un art ! Oui on peut se retrouver coincée aux chiottes avec la gastro alors que quelqu’un essaye d’entrer de force dans les toilettes…Oui, on peut se retrouver à poil dans un buisson de l’institut après avoir été enfermée avec une nympho complètement barrée dans les douches, oui on peut gerber tout son quatre heure sur les pompes rutilantes de son futur boss, oui on peut se retrouver coursée par un essaim de guêpes après avoir voulu flinguer à coup d’éclairs un écureuil….Ce genre de choses triviales et oh combien banales arrivent tous les jours ! En fait peut-être pas tous les jours et peut être pas à tout le monde. Mais là n’est pas le propos. Il faut savoir opérer un repli stratégique dans son moment de solitude afin de s’en aller comme un prince et de laisser à son entourage cette impression de maitrise et de charisme absolu ! Le ridicule vous dira-t-on ne tue pas, mais bordel il amoche sérieusement ! Une Frost en période de règles faisant un cours et étant à cours de protection intime : ça fait tache ! Charles, le plus grand télépathe du monde avec pneus crevés à trois pas des chiottes prit de violentes diarrhées, ça fait tache ! Morph devant enfiler un préservatif ayant finalement comprit que ce n’était pas un chewing gum : ça fait tache ! Ernest à qui on demande un autographe de Ratatouille, ca fait Tache !

En gros qui que vous soyez, aussi charismatique que vous puissiez être : vous ne serez jamais Georges Clowny avec son What Else salvateur : non…vous allez manger grave et croyez moi qu’il y en aura plus d’un à vous tendre l’addition le sourire aux lèvres. Dans le style, j’ai la méga classe et je te merde, La Punk avait fait fort, très fort ! La voilà en train de se barrer sans répondre un seul mot en prenant en otage la porte, son ait blasé et laissant notre pauvre Castor Roux se mettre l’intégralité de ses questions dans le fondement. Elle la regarda partir fortement interloquée avant de l’entendre trifouiller de l’autre côté de la porte.

Cait, hallucinée, l’observa depuis son siège une petite minute avant de décider de se lever en poussant un soupir aussi profond et significatif que celui d’un amateur de musique, j’ai dit de MUSIQUE, qui erre un soir de grande solitude sur les chaines musicales dédiées à cet art en qui se mange Lara Fabian en duo avec Sexion De-sots.
Elle s’adossa à la porte et tapota en pianotant avec un sourire sadique sur le bois tout en murmurant d’une fausse voix de cruche kikoololesque.

- Kikooooo ! Pupuuuce ? Devine qui c’est ? T’es làààà ?

D’un geste plus appuyé elle tambourina assez fortement à la porte en éructant.

- J’ai pas dit de sortir, jeune fille !!! Et ne me dit pas que t’as confondu ce bureau avec les toilettes ! Y’a mon nom sur cette foutue porte et je ne suis PAS madame pipi ! Je vais faire de ta vie un enfer sur terre si tu ne reviens pas t’expliquer ! Tu sais pourquoi Magneto porte un casque ? pour m’éviter de m’entendre crier quand je suis en pétard !
Je suis une X woman ! J’ai une cape et tout et tout !

ReSPeCTe MoN AuToritééééééééé !!!


Oh quoi zut hein ! Ça marchait avec Cartman, pourquoi pas avec elle ? Et puis bon, il est vrai que Cait s’échauffait quelque peu là mais Nobody, le PC, la porte et le graissage du moteur d’Amy : ça faisait beaucoup pour cinq minutes !

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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: l'internet 2:0, c'est pour les blaireaux ! ( Pv La caillera)   Dim 19 Mai - 8:42

Donc, maintenant que j'étais de l'autre côté de la porte, je devais me sortir de ce merdier surréaliste. Mais... Sans rire, c'était la conseillère sociale, ça ? Mais j'étais tombée où bordel ? Autant dire qu'elle n'avait pas grand chose à voir avec les assistantes sociales du Wyoming... Enfin pour le moment, je devais virer la plaque de la porte de mon bras. Me baissant comme je pouvais, j'appuyai sur le bout de bois avec le pied, tout en tirant vers l'avant avec mon bras et...
VICTOIRE ! Je venais de libérer ma lame droite ! Un petit pas pour moi, un grand pas pour euh... ben pour moi en fait vu que tout le monde s'en fout. Mais dans un sens il ne fallait pas sous-estimer cette réussite, car c'est à force de petites choses qu'on arrive vers un grand tout, et tout ça tout ça, l'optimisme blablabla. Bon, j'avais été optimiste pour au moins 2 semaines là. Mieux valait revenir aux choses sérieuses maintenant... Les doigts coincés dans la porte.

Ce serait autrement plus chiant à régler, comme problème. Les ergots s'étaient déployés APRES que j'aie enfoncé les pointes dans le bois, et du coup, c'était une vraie galère à retirer. Il allait falloir que j'utilise des méthodes un peu plus efficaces... Mais je n'aimais vraiment pas cette idée. Bordel, me couper les griffes, ça faisait MAL quoi. J'allais avoir les doigts en sang pendant des plombes, et du coup comment ferais-je pour raconter ma vie sur facebook, hein ? Voilà, il y a des priorités. Bon, certains diront que je n'ai pas de compte facebook, ok, admettons, mais ça ne change rien au principe. SI J'EN AVAIS EU UN HÉ BEN VOILA ÇA AURAIT ÉTÉ IMPORTANT. Là. J'aime pas qu'on me contredise. Même si c'est moi qui me contredis. Parce que... Bon j'ai plus important à faire que d'argumenter avec moi-même, là... Je le ferais plus tard. Je me demandais bien qui gagnerait, d'ailleurs.

Un bruit se fit alors entendre, la rousse cinglée s'étant adossée à la porte. Uh oh. C'était pas bon ça...
D'abord, elle tapota sur la séparation que j'avais quelque peu maltraitée, m'appelant "pupuce". Ah ben dans le genre psychopathe bonjour, tiens. C'est juste UN PETIT PEU creepy, quoi ! Il ne manquait plus qu'un déguisement de clown et on avait la totale. Et franchement... J'espérait vraiment qu'elle n'avait pas un déguisement de clown, parce que là, je pense que je me serais faite pipi dessus sans passer par la case départ. Peut-être qu'elle en avait un ? OH BORDEL IL FALLAIT QUE JE ME TIRE, ET MAINTENANT !

Je me mis alors à tirer sur les griffes qui ne voulaient vraiment pas bouger. Alors, couper, pas couper ? Ma décision fut prise quasi-instantanément quand elle se remit à gueuler et tambouriner sur le bois. Je levai le bras droit, me préparant... Allez... Pas les doigts, surtout... Juste les griffes.... Un... Deux... GO !
Un bruit assez immonde, mélangeant métal brisé et os arrachés se fit entendre, alors que je poussais un cri de douleur, accompagné d'une farandole d'obscénités. Oui, farandole, comme dans les restaurants chics. Enfin, là, ce n'était pas chic, vu qu'il y avait de l'enculé de ta mère la vieille pute à croûtes et autres expressions fleuries de ce style. Mais au moins, j'étais libérée de la porte.

Laissant les griffes plantées dans la séparation entre le couloir et le bureau, je me mis alors à foutre le camp, cherchant une issue. La fenêtre ? Moui, depuis cet étage, peut-être pas. Je ne me sentais pas très "Bruce Willis" au fond de moi, là. Bordel ça saignait sur mon T-shirt ! Oh... C'était pas si mal au fond. Un T-shirt de métal avec du sang, ça ferait fureur aux concerts. Ben le revoilà, l'optimisme ! Il y a toujours du bon à tout ! Don't worry, be happy, c'était tout moi ça.
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: l'internet 2:0, c'est pour les blaireaux ! ( Pv La caillera)   Dim 19 Mai - 10:24

Polter-Cait’ frappait à la porte en rugissant lorsqu’un bruit sourd de craquement sinistre et très peu engageant se fit entendre, bruit immédiatement suivit d’un hurlement de douleur du style que le Vampire discothèque son et lumière de Twilight aurait pu pousser en découvrant avec horreur les sentiments contre nature et très Roméo et Juliettien d’un bon lycanthrope velu et fortement membré lui explosant littéralement la boule à facette en une nuit propice à la concrétisation des dits sentiments contre nature. Immédiatement, le cri guttural fut suivit d’un flot de langage à la portée hautement philosophique traitant entre autre de pratique sodomite, de maman aux activités illégales et fort peu reluisantes, de lépreux à croutes et autre mot scabreux, pittoresque, hautement imagés mais forcément non souhaité pour la respectabilité de l’établissement, du moins ce qu’il en restait des deux : respectabilité et établissement.

Osait-elle traiter sa maman, notre pauvre Irlandaise ne l’ayant que peu connue? Cherchait-elle la bagarre parce qu’elle aimait bien la bagarre et était forte en bagarre ? En tout cas, elle semblait avoir frappée à la bonne porte si elle cherchait du trouble.




Non Cait n’était tout de même pas aussi azimutée à ce point-là pour ne pas comprendre qu’il s’agissait d’une manifestation post-douleur. Son attitude changea immédiatement en une inquiétude réelle.

D’un coup de pied hallucinant de précision, mais niquant la jupe de son tailleur au passage, elle arracha de ses gonds le reste de la porte, pour l’enjamber en notifiant d’un bref regard les restes de griffes sur la porte et les traces de sang.

- Par le sang du christ ! C’te conne !!

Non mais qu’elle se blesse, ce n’était pas prévu du tout là la pauvre Rousse embrumée n’en menait pas large, Charles allait gueuler, James aussi et Amy la trollerait dès le soir la traitant de « main qui merde » plutôt qu’elle ne guide. Non, ce n’était pas sérieux tour ça.

- Heyyyy ! gamine ! reeeeviens, c’était pour rire ! Gamiiiiiine, tu vas pas rester toute seule dans les couloirs, allez vieeeens !!




Et voilà notre rousse qui joue à steeve austin dans le couloir à grand renfort de « puff, pufff ! » en coursant la fuyarde sous les regards choqués et complètement stupéfaits des rares élèves trainant là, le petit Paul commentant d’un hochement de tête à ses camarades « ah ben non, Cait est pas morte ». Le combat oui, la course ce n’était pas vraiment son truc mais bien assez vu l‘entrainement physique diurne et le complément d’activités nocturnes supervisée par Amy auxquels l’Irlandaise s’astreignait quotidiennement.
Heureusement, un Castor RouX court plus vite qu'un hérisson !



- Attttttends ! S’te plait, je ne te veux pas d’mal ! tout ceci est un terrible malentendu…je…je t’offre un café ?


Elle avait autre chose en tête parvenu à sa hauteur, elle parvint à la saisir par le bras, la freinant, mais surtout, permettant au contact à enclencher le mécanisme de son pouvoir. Elle draina rapidement toute douleur tout en diffusant un violent psychotrope, analgésique et anesthésiant qui la placerait en deux ou trois secondes dans un état proche de la défonce à base d’un paquet entier de bedos (et de la bonne) qui finalement lui ferait perdre conscience si elle ne se dégageait pas dans le temps de cinq secondes. Au pire, elle n’aurait plus mal mais serait stoned pour le compte, au mieux, elle allait yoyoter dix secondes avant de roupiller comme une sonneuse.


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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: l'internet 2:0, c'est pour les blaireaux ! ( Pv La caillera)   Dim 19 Mai - 11:40

La course poursuite était en cours ! Elle me coursait, la salope ! Mais mince, c'est dingue, ils étaient tous furieux dans ce manoir ! Pas moyen, je me tire, je préfère encore les gangs pourris et incultes des bas-quartiers, moi. Tiens... elle me coursait. Il aurait fallu je sais pas, une musique un peu pleine de suspense, comme dans les films d'action. Bon je n'étais pas d'humeur à en chanter une, donc il n'y en aurait pas cette fois-ci... En revanche, la prochaine fois, il faudrait que je pense à avoir mon lecteur MP3 sur moi, pour pouvoir mettre de la musique de course-poursuite. On n'y pense pas, mais l'habillage sonore est très important pour donner de l'intensité à une scène de cinéma !

Elle me cria alors de revenir et que c'était une blague. Une blague, sans rire ? Ouais, bon ben je comptais pas vérifier si c'était vrai ou pas, hein. Puis elle parlait de ne pas rester toute seule dans les couloirs. Pourquoi ne pas rester toute seule, il pourrait y avoir quelqu'un qui me veut du mal ! HA BEN TIENS ! C'était pile ce que je fuyais, là ! Génie, va... Ah non mais sans rire, quoi... Tiens, je me disais beaucoup "sans rire", moi, en ce moment. Peut-être y'avait-il un sens profond à cet emploi récurrent d'une expression basée sur la rigolade ? Un adepte de Freud aurait sûrement dit que c'était une histoire de stade pseudo-anal et d'une souffrance liée au fait que je n'aie pas de pénis. Avec Freud, c'est tout une histoire de quéquette de toutes façons. Je me demandais bien comment un type aussi tordu avait pu devenir une référence en psyché humaine.

Enfin, c'était quelque peu hors sujet cette histoire. Cela venait sûrement du fait que j'avais toujours pas pris de petit déjeuner. Avant de m'enfuir il faudrait que je fasse un raid aux cuisines, moi... Quoique... J'avais envie d'oeufs brouillés avec des saucisses et des tomates, et ce n'était pas très simple à voler et emporter. Sans compter qu'ils n'avaient probablement pas ça de disponible pour le petit déj' normal des étudiants, donc il faudrait que j'aille dans les stocks, puis que je me le prépare tout en m'enfuyant. Mouais, non ça devenait un peu compliqué là quand même.

Je tournai la tête vers l'arrière alors que la rousse cinglée m'affirma qu'elle voulait juste prendre un café. T'es sérieuse là ? Par contre elle me rattrapait... Et clairement, je doutais qu'elle ait pour intention de m'offrir un café, ou de me graisser le moteur (hélas). Il fallait donc que je tente une action d'éclat ! Alors que je contractais la main droite, celle qui était en bon état donc, un set de griffes d'environ trois centimètres apparut. Et hop ! Saut, manœuvre de retournement, technique de combat des anciens mages bouddhistes (oui les bouddhistes ne sont pas mages, mais je m'en fous), paf paf tactac, la grand-mère les chaussettes et la mimolette...

Et raté. En fait, elle m'avait attrapé le poignet, et subitement, je sais pas... C'était cool en fait. Je m'arrêtai de courir, titubant un peu et affichant un air particulièrement idiot. En fait ça allait pas mal tout ça. C'était bien. J'observai ma poursuivante avec un air soudainement très concentré, avant de déclarer avec un air à moitié pété :

« Eh... Ehhhh... Ehh dis... Heey... » Je pouffai alors de rire, faisant part de mes conclusions : « T'es rousse. »

Cette annonce me fit exploser de rire, enfin pas pendant bien longtemps vu que je finis par m'étaler par terre, totalement dans les vapes. J'avais pas tout compris, mais ça me plaisait bien tout ça.
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: l'internet 2:0, c'est pour les blaireaux ! ( Pv La caillera)   Dim 19 Mai - 15:34




« Eh... Ehhhh... Ehh dis... Heey... »

Caitlyn se contenta de la fixer dans les yeux alors qu’elle lui maintenait fermement le poignet, son regard bifurquant un instant pour observer les griffes qu’elle venait de faire apparaitre. Elle laissa échapper un genre de soupire moqueur avant de lui afficher un sourire crétin qui se voulait vraiment rassurant ( mais c’était légèrement loupé dans le fond)

- Bonne nuit, miss.

« T'es rousse. »

Et elle s’effondra comme une merde sous le regard blasé de notre Irlandaise qui en profita pour pester sur sa jupe déchirée laissant apparaitre sa culotte de l’inénarrable marque « Lovely Castor » avant de conclure d’un air navré.

- Ah bah ca…encore un peu plus de déchirures et tout le monde en aurait eu la preuve…pfff.

Elle posa ses mains sur les hanches tout en contemplant la scène de désastreuse de cette maigrelette punkette explosée comme un phoque mort sur la berge un jour de grande marée.

- Humpf…Dire que je vais devoir toucher à … « ca ». Tout le monde va encore se foutre de moi, j’aurais mieux fait de rester coucher ce matin, heureusement que Frost n’est pas là ces jours ci.

Elle commença à se baisser craquant encore plus son vêtement au passage pour relever la malheureuse et là hisser sur ses épaules.

- Outch ! Tain…Une fausse maigre !! Le sport tu connais ? Saleté !

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Les bruit d’une voix alors qu’elle revient à elle avec un lourd mal de crane. Elle est allongée sur l’un des lits de l’Infirmerie, ses blessures ont été soignées. Caitlyn est assise à ses côtés et s’entretient avec quelqu’un au téléphone. Sa voix semblera bien plus différente que celle utilisée pour ses vociférations, trahissant une fragilité avec des intonations presque enfantine et surtout une pointe de tristesse palpable. Si la jeune fille se hasarde à un coup d’œil, elle la verra embarrassée et jouant nerveusement avec l’une de ses mèches rousses en l’entortillant avec son index alors qu’elle se mord nerveusement la lèvre inférieure en un tic de stress.

- Je te le répète… Si Nobody n’avait pas fait ça, ça ne serait pas arrivé…Mais non je…Mais..Sur Facebook, mais rieeeennn…juste des conneries et …Oui je sais…C’est elle aussi, elle a dit que tu lui avais graisser le...Mais je sais qu’elle est juste une élève et que..Oui…han..mais…Ecoutes, j’me sens déjà assez mal comme ça…Oui..Oui, James a gueulé…Il a dit que j’étais une cruche irresponsable…J’sais pas, elle roupille…Sweety..qu’est-ce que. Qu’est ce je lui dis ? …Tu..tu crois ? Je vais essayer..merci…oui…oui…ok… je t’ai…HU…je crois qu’elle est réveillée, à tout à l’heure.


Elle rangea nerveusement son téléphone, et croisa les mains entre ses cuisses ( la jupe toujours largement déchirée) posant son regard vers le mur du fond pour éviter de mourir de honte.

- Aheum…Le mal de tête, il ne va pas durer, c’est un des effets secondaires…C’est rare que je shoote au point d’assommer. C’est..Et Merde…Voilà que je m’embrouille encore. Kaya, puisque c’est comme ça que tu t’appelles d’après Amy…Je te demande de m’excuser, j’ai agi sous le coup d’une contrariété idiote, j’ai jamais voulu que tu te fasses du mal. Je comprendrais que tu veilles que je disparaisse mais surtout ne juge pas ce lieu pour les agissements débiles d’une pauvre cruche rousse…Je ne suis pas toujours comme ça d’habitude, c’est un…mauvais jour. Ca n’excuse en rien, voilà…mais…
Je crois que je ferai mieux de m’en aller.


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Kaya Spencer
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MessageSujet: Re: l'internet 2:0, c'est pour les blaireaux ! ( Pv La caillera)   Dim 19 Mai - 15:55

Je crois que j'avais fait un rêve... Pas très cohérent. Dedans je m'énervais pour une histoire de légumes je crois, mais je ne me rappelais pas exactement du contenu du rêve. Il y avait clairement une histoire de manger cinq fruits et légumes par jour, et de faire du café avec des glaçons... J'avais l'habitude que mes rêves soient étranges, mais là c'était vraiment le niveau au dessus.
Enfin pour le moment, c'était fini vu que je revenais vaguement à moi, avec une gueule de bois juste pas possible. J'avais l'impression d'avoir bu un camion-citerne de whisky le soir précédent. Mais ce n'était pas vraiment ça qu'il s'était passé.

Je commençai par me redresser légèrement, observant un peu les alentours. Je voyais un peu trouble, encore, vu que j'étais totalement emplâtrée. Je me redressai donc pour régler ce problème, et alors que j'allais me frotter les p'tits gn'yeux, une douleur fulgurante se fit sentir dans ma main gauche. Saloperie, tiens !
La main coupable avait été bandée, visiblement, et désinfectée vu l'odeur qu'il y avait. En fait, ce n'était peut-être pas le pansement qui avait cette odeur vu que je semblais être dans une infirmerie ou un hôpital, ou quelque chose du genre. Peut-être que c'était un asile de fous et qu'on m'avait enfermée dans une cellule sinistre ? Ou alors j'étais dans le centre de recherches top secret de l'Institut et ils allaient me faire des expériences dessus ? Ou alors, la rousse m'avait enfermée dans son donjon bondage-SM ?? A bien choisir je n'étais pas 100% certaine que la dernière solution soit la meilleure, vu sa tendance à émettre de l'électricité...

Et alors que je tournai la tête, justement, je l'aperçus, la rousse ! Clairement : j'étais tombée sur la dernière option. Le donjon sadomaso. Par contre elle n'était pas vêtue d'un string en latex et n'avait pas de cravache... Peut-être s'agissait-il donc d'une vraie infirmerie ? Vu les objets qui m'entouraient, cette option semblait plausible. Finalement ce n'était pas plus mal du coup... Par contre, qu'est-ce-qu'elle foutait ici ? A priori elle était en train de me dire des trucs mais je n'avais rien écouté vu que j'étais trop occupée à insulter copieusement ce mal de crâne. Car oui, les insultes sont un moyen de se soigner très efficace. Il faut traiter la maladie de grognasse, et hop, instantanément ça va mieux ! Et ça fonctionne même pour le cancer ! Bon, peut-être pas. Bon, peut-être qu'en fait ça marche pour rien. Je n'aurais pas le prix nobel de médecine... Et cette idée me déçut très fortement.

Mais pour revenir à ce qui était d'actualité, j'observai la rousse avec un air méfiant. Peut-être que si je la fixais des yeux pendant 10 minutes, elle serait transformée en pierre ? Il paraît que les pouvoirs des mutants peuvent changer, alors en m'entraînant et en fixant les gens des yeux, qui sait... Et là, le public dit que c'est pas réaliste. Ok, admettons, mais est-ce-que c'était logique, que je déglingue la porte d'une rousse électrique qui m'a shootée puis enfermée dans une infirmerie BDSM ? Hein ? Alors, voilà ! Du coup le regard qui fige, c'était pas si incohérent que ça.

Bon... Je n'avais pas fait attention à ce qu'elle disait, mais mon cerveau avait quand même entendu, il fallait juste que je rembobine un peu. Une histoire de contrariété idiote, de vouloir disparaître, de pas condamner le lieu, et autres. On dirait que j'étais en fait tombée au pire moment imaginable et que ma plaisanterie douteuse avait fait office d'étincelle à côté d'un gros réservoir de 10 litres d'essence et autres trucs inflammables.

« Hmf... Au contraire... J'aurais appris un truc... Je peux me permettre de faire des blagues pourries dehors... Mais ici, je dis juste bonjour et j'évite de discuter avec les gens... » marmonnai-je alors avec un air bougon, en me frottant les yeux (mais avec juste la main droite cette fois-ci).
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: l'internet 2:0, c'est pour les blaireaux ! ( Pv La caillera)   Dim 19 Mai - 20:05


« Hmf... Au contraire... J'aurais appris un truc... Je peux me permettre de faire des blagues pourries dehors... Mais ici, je dis juste bonjour et j'évite de discuter avec les gens... »


C’est le merveilleux gout de l’epic fail qui lui remonta depuis les entrailles jusqu’aux commissures des lèvres. Une gifle n'aurait pas eu meilleur effet que ces simples mots.
Ce résultat était le pire qu’il puisse survenir lors d’une intégration, briser l’ébauche de confiance qui pouvait se tisser avec les membres de l’Institut et enfermer encore plus sur soi une personne déjà difficilement ouverte sur un monde complexe et nouveau. La Petite Rousse serra un instant les dents consciente de sa responsabilité et du sabotage qu’elle venait d’effectuer. S’il y a une chose que Cait détestait par-dessus tout, c’était le manque de professionnalisme et elle savait comme personne qu’il était inutile de tenter de rattraper maladroitement une mauvaise impression. Kaya venait d’avoir l’aperçu du pire aspect de la personnalité de Fuzzy et se contenterait via ce prisme où elle déformait sa réalité de cette catégorisation : une simple idiote nerveuse et bouffonne à éviter. Tenter de redresser la barre à présent tenait non seulement d’une persévérance dans l’erreur mais aussi d’une douce utopie. Le mal était fait, il fallait se rendre à l’évidence, elle avait merdé en beauté et la rumeur et les bruits de couloir sur elle-même finiraient de dresser un portrait peu élogieux sur sa personne. La leçon était dans le camp du professeur, peut-être était-il temps d’évoluer vers autre chose et quitter cette charge ? Après tout, elle martelait son âme à se répéter qu’il devait bien y avoir une vie en dehors des murs de l’institut, non ?
Elle posa ses mains sur ses genoux et s’absorba un instant dans un silence qui augurait une réflexion, son expression déjà était beaucoup plus adulte alors que lentement elle se releva de sa chaise tout en défroissant son vêtement.

- J’crois qu’on peut rire de tout mais pas avec tout l’monde. Je n’aurai pas dû, j’ai complètement foiré mon taff. Tu pouvais pas savoir, tu as tapé où ça me fait démarrer au quart de tour, Amy c’est toute ma vie : ce n’est pas pour rien qu’on va se marier dans moins de deux mois…. J’ai un passé comme tout le monde et je ne suis pas arrivée ici par hasard, j’ai appris et d’après ce que je sais j’ai encore beaucoup à apprendre. Ce que je sais cependant, j’l’ai pas appris dans les livres, dans la rue on les brule pour ne pas avoir froid, je l’ai appris parce que justement j’ai percuté que tous ces « gens » ici, ils étaient aussi paumés que moi et avaient quelque chose à partager et à me dire. Si j’étais restée telle que j’étais en arrivant, j’serais un cadavre, c’est pas plus compliqué que ça. Alors j’irai à l’essentiel puisque j’ai su si merveilleusement foirer le reste : ne t’isole pas, vas vers les autres et surtout…ne les juge jamais car tu ne sais pas quelles souffrances se cachent derrière un sourire trompeur et une attitude idiote. J’espère que tu sauras découvrir des personnes qui pourront t’aider à te comprendre et évoluer vers ce qu’il y a de mieux chez toi. Ce n’est pas une utopie de croire qu’il peut exister du bien en chacun d’entre nous, c’est une réalité il suffit juste parfois d’écouter et de baisser ses défenses.

On n’est pas obligé de se revoir sauf si tu fais trop des tiennes….Mais à mon avis, tu te souviendras de ma porte, je suis souvent derrière.


Elle remit la chaise contre le mur en saluant d’un hochement de tête.

- Repose toi, et encore désolée pour ce grand gâchis. On l’ajoutera sur la liste…la relecture m’aide à trouver le sommeil le soir.

Elle quitta les lieux dans un demi-sourire qui s’effaça dès le seuil de la porte passé. Oui sans doute pensa t-elle alors qu'elle gardait les dents serrées, Kaya commençait seulement son initiation là où elle même venait de finir. Mais cette ligne d'arrivée, pourquoi plus s'en approchait-elle plus elle semblait s'éloigner ? Pourquoi ne peut-on pas se satisfaire de ce qu'on a fait plutôt que de désespérer sur ce qu'il reste à faire et pourquoi considère t-on toujours ses échecs avant ses réussites ?

Jamais à la hauteur, mais qui en fixait la limite ?






Fin du Rp pour Miss Elioth king

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