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 La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}

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MessageSujet: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Jeu 16 Mai - 17:46

Samedi 17 Novembre 2012 – 08 : 07 A.M.
Elle n’avait que peu changée depuis la soirée précédente, n’ayant ni dormie ni changée de tenue. Toujours vêtues de son pantalon d’hivers et de sa veste polaire, qui s’ouvrait sur un t-shirt à manches longues simple, ainsi que ses gants et ses bottes chaudes ; mais également toujours couverte du sang de sa victime. Tout son côté gauche était couvert de sang séché, aussi bien ses fringues que son visage, et sa chevelure rousse était clairsemée de rouge. Elle n’était pas aller se nettoyer, elle avait l’habitude de ce contact sur sa peau, et elle se moquait éperdument de ses vêtements ; elle les cramerait elle-même, au besoin.

Elle attendait là, tout simplement, dans le couloir, devant le bureau du Professeur X. Assise sur une chaise, bras croisés, elle n’avait pas accordé le moindre regard à ceux qui étaient passés. Des élèves ensanglantés, cela c’était déjà vu à l’Institut, à cause de leurs pouvoirs, ils se blessaient souvent, cependant, elle-même était en parfaite santé, et la quantité de sang qu’elle avait sur elle laissait présager que ce ne fut pas le cas de sa victime.

Car victime il y avait bien eut, une seule victime, mais une victime quant même. Voilà pourquoi elle était là. Voilà pourquoi elle n’avait pas dormit de la nuit, et voilà pourquoi, dans le bureau de Charles Xavier, ils discutaient d’elle. De ce qu’elle avait fait la soirée précédente.

Ernest c’était enfuit après des accusations de meurtres contre lui, pour régler l’affaire seul, et elle était partie le chercher, en apprenant cela. C’était bien Ernest, génétiquement, qui était à l’origine des meurtres, mais un autre Ernest, un clone. Un clone qui avait fait tout cela pour l’attirer dans Mutant Town et le tuer. Alors, Rachel avait fait ce qu’elle savait faire de mieux, et elle avait protégé son amie ; elle avait tué le clone. Elle l’avait tué salement, lui infligeant ce qu’il voulait infliger à Ernest, plus ce que sa colère lui avait dictée.

Personne ne touchait à ceux qu’elle aimait, cela revenait à se condamner à mort. Et c’était là, tout le problème. Morph, X-Men au demeurant, n’avait pas été capable de la gérer, à tel point qu’elle avait voulut lui donner une leçon, et voir s’il était capable de se confronter à la réalité, l’acculant face à des évènements qui le dépassaient lui, mais qui ne la dépassaient pas elle. Le résultat était sans surprise, et conduisait ici donc.

Oui, elle avait trop tué et ne voulait plus le faire, mais il y avait une nuance qui avait échappé à tous, Caitlyn y comprit : elle avait trop tué d’innocents. Jamais, pour les coupables, elle s’en était voulut. Les meurtres en tant que Limiers sur les personnes qui lui étaient proches la hantait, nuit après nuit, mais les innombrables autres, qu’elle avait également commit, elle s’en moquait complètement. Les Shi’ar qu’elle avait massacrés sans la moindre pitié, aidée des pouvoirs illimités du Phénix, elle s’en moquait. Ils n’étaient pas humains, ils étaient ses ennemis, ils étaient coupables, elle les avait tués. Les humains et les Limiers qui l’avaient confrontée après qu’elle se soit libérée, elle s’en contrefoutait également ; ses ennemis, ni plus ni moins. Et face à un ennemi, elle faisait la seule chose pour laquelle elle était douée : tuer.

C’était aussi simple que cela, et cela n’avait pas besoin d’être discuté, c’était un fait. Mais ce n’était pas de cela qu’ils devaient discuter dernière la porte ; c’était d’elle, qu’ils discutaient. Que faire d’elle ? Sans doute Morph s’évertuerait à plaider pour l’accusation, et Caitlyn pour la défense, avec Xavier en juge, mais au final, que pouvaient-ils bien faire ? Oui, elle avait promises des choses, et elle n’avait pas trahie ses promesses, à son sens, mais cela, ce n’était pas à elle d’en juger. Quel serait le verdict ? La livrer au BAM ? La renvoyer ? La priver de ses pouvoirs ? La sermonner ?

Ils n’avaient rien fait lorsqu’elle avait frappé Xavier, qu’allaient-ils bien pouvoir faire de plus aujourd’hui ? Lui dire que c’était mal ? Elle savait que tuer était mal, mais elle ne savait rien faire d’autre, et tuer des gens mauvais était moitié moins mauvais que tuer des gens bien. Elle avait défendu Ernest, cela n’avait rien d’un meurtre de sang froid, ou même prémédité. Elle n’avait jamais rien prémédité de toute façon, si ce n’était les conneries pour faire chier Frost lorsqu’elle était jeune.

Elle levait les yeux au plafond ; elle avait faim. Elle avait mangé, à son retour, l’odeur de la chair humaine brulée lui ayant donnée faim, mais cela n’avait pas été suffisant, à moins que ce soit l’horaire qui voulut cela. Depuis qu’elle était ici, Rachel s’était rarement levée avant midi, du fait de son cycle de vie nocturne, mais cette fois-ci, elle ne c’était pas couchée, de ce fait, son envie de nourriture était peut-être normale, et non liée à l’odeur du sang. Elle mangeait principalement de la viande rouge, et des sucreries aussi, m’enfin c’était une habitude prise ici les sucreries, grâce à Caitlyn en partie.

De quoi avait-elle le plus envie, aujourd’hui ? C’était une excellente question. Mais elle n’eut pas la réponse de suite, car quelqu’un d’autre intervint. Le dernier concerné, et peut-être plus concerné, par l’affaire ; elle savait reconnaitre l’apparence si caractéristique de son ami à travers ses perceptions psychiques, il était si différent des humains. Petit, recourbé, avec une queue, cela était unique et suffisamment remarquable pour que même le manque de précision du sens de la matière de Rachel lui permette de comprendre.

Elle ne bougea pas, attendant de voir s’il l’approcherait ou non ; lui en voulait-il ? Avait-il peur d’elle ? Il avait promis de ne jamais la juger, et avait revendiqué avoir lui-même commit des crimes, ainsi, ce n’était pas le petit échantillon de brutalité qu’elle avait démontré hier soir qui allait l’effrayer, si ? A moins que ce soit le fait qu’elle, cette créature habituellement si fragile, si perdue, en face montre ; oui, elle était pleurante face au désespoir et à la culpabilité oui, elle était effrayée face à l’inconnu et aux inconnus, mais la guerre, elle avait été dressée pour cela, et elle y était plus à l’aise que n’importe qui d’autre.

On l’avait comprit, elle l’avait démontré, restait à savoir ce que tous penseraient de cela ; oui, il n’y avait pas que le monstre, mais le monstre était toujours là, et en son heure, il ressortait.

Rachel ferma les yeux, et attendit.

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Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Ven 17 Mai - 8:19

Il tremblait encore, en proie à une nervosité à laquelle il était particulièrement sensible, lui l’hyper-réactif. Mais en cet instant, c’était bien plus visible, bien plus évident, allant au-delà des gestes vifs. Il y avait de la fébrilité en lui, des tremblements incontrôlés. Ici c’était le pouce qui oscillait dans un poing à demi-fermé. Là, c’était les commissures de ses babines qui palpitaient. Inquiet de son état, le petit mutant s’était administré une dose d’inhibiteurs. Son traitement allait décroissant à mesure qu’il faisait des progrès en matière de self-control mais là, c’était un cas de force majeur avait-il jugé. Depuis qu’il était rentré, il avait pris une douche, d’avantage pour se relaxer qu’autre chose. Néanmoins, c’était donc propre qu’il s’avançait présentement dans le couloir, afin de se rendre au bureau du Professeur Xavier. Il avait enfilé son peignoir pourpre, il n’avait que ça sur le dos. Un peu léger sans doute mais il avait l’esprit ailleurs, à mille lieux de cette question vestimentaire. De plus, il avait espéré dormir un peu, il s’était trompé. La fatigue cernait son rouge regard.

Son attention se fixa un instant sur le cliquetis de ses griffes sur le sol. Une fois encore, il avait négligé de se chausser mais ça, on en avait l’habitude. Ho, ce qu’il aurait voulu mettre son cerveau en veille. Dans sa tête, il y avait tant d’idées, tant de questions, tant de doutes, il se sentait dépassé, noyé. Il essayait de fuir grâce à un son, grâce à n’importe quoi. Les paroles de son double le hantait, toute la scène le hantait. Il n’y avait pas eu que du négatif la veille au soir, mais il y avait eu trop. Altérion arriva en vue de la porte. Là, assise, attendait déjà Rachel. Il fit halte et l’observa. Aussitôt, il ne pensa plus qu’à elle. Il la revit mettre à mort l’autre Ernest avec une rare violence. Choqué ? Non, pas par ça. Surpris peut-être, surpris de découvrir ce qu’il avait pu soupçonner. Constater et savoir, ce n’était pas des synonymes. Mais cette horreur, elle l’avait fait pour lui. Elle était venue à son aide. Elle lui avait sauvé la vie. Et maintenant, peut-être allait-elle être sanctionnée à cause de lui. C’était sans doute là l’origine de sa plus grande peur du moment : les conséquences. Reprenant sa marche, un peu plus lentement, il s’approcha de la jeune femme. Il tira de sa poche un mouchoir froissé mais propre et le lui tendit.


« Tiens, essuies-toi au moins le visage », fit-il d’une petite voix mal assurée.

Il espérait qu’ainsi, elle ferait meilleure impression. Dès fois, ça tenait à un détail. Il n’allait par contre pas insister, loin de là. Rachel faisait bien ce qu’elle voulait, lui ne jugerait jamais. Il alla ensuite s’assoir en face. D’un geste, il resserra la ceinture de tissue du peignoir, puis il joignit les mains sur les genoux, assez mal à l’aise. Il appréhendait la suite des événements. Il observait toujours son amie, ignorant le triste état dans lequel elle était. Cette histoire de clone attendrait. Ce qu’il voulait, c’était que tout rentre dans l’ordre, comme si rien ne s’était passé. Etait-ce trop demandé ?

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Ven 17 Mai - 10:04

Elle ferma la porte du bureau du professeur Xavier brutalement, écrasant entre ses dents un juron en italien, elle jurait souvent en italien puisque sa compagne l’entrainait à parler cette langue et qu’elle l’assimilait avec une vélocité surprenante. Les débats avaient été âpres et une fois de plus l’italienne n’avait pas mâché ses mots, argumentant bec et ongles pour sa protégée comme si c’eut été d’elle dont il fut question dans ce débriefing. Elle en était donc sortie excédée et fortement énervée, au point d’avoir fortement besoin d’aller décharger une colère naissante en salle d’entrainement d’ici quelques heures. Quelques combats en simulation lui feraient dès lors le plus grand bien pensait-elle. Surtout que Xavier l’avait sermonné elle aussi en retour, lui reprochant un manque de vigilance et un optimisme un peu aveugle en ce qui concernait sa protégée. Charles avait voulu s’initier sur le terrain d’un manque d’objectivité dû à un parti prit évident à cause d’un lien affectif évident avec Rachel. Elle la considérait comme sa sœur et agissait comme telle, protectrice et déchainée même si le geste était ni excusable, ni compréhensible. Cait , elle maintenait sa position envers et contre tous. Les dérapages de Rachel étaient imprévisibles, il fallait s’y attendre et faire en sorte de limiter les dégâts mais il faudrait du temps, beaucoup de temps et il était impensable qu’elle puisse l’avoir à charge 24 h sur 24 parce que Amy peterait un plomb et parce que au fond, cela ne rendrait pas service à Grande rousse de ne pas apprendre elle-même de ses erreurs. Elle avait aussi eu des mots très durs pour Morph, le qualifiant d’idéaliste imbécile et inconscient, de danger public inexpérimenté lorsqu’il s’agissait de se confronté à la réalité du terrain, un X Men plus habile en verbiage stérile qu’en action, tout juste bon à faire le moniteur de colonie que de gérer de réelles crises de ce type.
Mots très durs qu’elle ne regrettait qu’à demi tant les choses auraient pu aller moins loin si elle avait pu être là, seulement voilà…Personne n’avait jugé bon de l’avertir et Morph en portait la responsabilité ici même puisque tout le monde savait à l’Institut que Cait était la référente exclusive de la jeune mutante. Elle se sentait donc en partie responsable pour manquement et cela la contrariait grandement.

Lorsqu’elle sortit remontant d’un pas rapide le couloir, elle trouva Rachel et Ernest en grande conversation. Son regard ignora l’enfant-rat avec une froideur bien palpable avant de se poser sur Rachel à qui elle adressa un profond soupir.

- Qu’est-ce que tu veux j’te dise ? Que c’est pas bien ou des conneries du genre ? Et après…T’es bien assez grande pour le savoir, toi et moi on le sait toutes les deux. Je dois te sermonner, j’le ferais pas. Parce que je sais que ce qui s’est passé là-bas, tu ne peux pas en porter la responsabilité toute seule, on ne blâme pas le flingue qui tue, même si tu n'est pas une arme…Il faut regarder du tireur jusqu’au commanditeur pour se faire une idée. De toute façon, j’suis lucide, ce genre d’incident peut et arrivera sans doute encore, jusqu’au jour…jusqu’au jour où on ne pourra plus m’écouter te défendre. Je veux juste que tu gardes ça en tête, Chaton.
A chaque fois que tu merdes, je merde avec toi.


Elle se tourna vers Ernest à qui elle afficha une expression fermée.

- Quand à toi…Tu crois quoi ? qu’on va passer notre vie ou qu’ELLE va passer la sienne à couvrir tes frasques, tes fuites et tes insuffisances ? Tu dis que tu évolues, que tu apprends…tu n’apprends RIEN de tes erreurs et tu les refaits encore et encore à cause de ton foutu ego. Tu as des capacités exceptionnelles, et tu passes ton temps à tout foirer par individualisme et égoïsme. Tu veux être X men tu en es a des années lumières. Ce qui me fout le plus en rogne, ce ne sont pas tes enièmes escapades, non. Ce qui me fout en rogne c’est que TU te prétends son ami et que tu n’as pas su trouver les mots pour la stopper ! Les mots du cœur, les mots les plus simples à sortir lorsqu’on fait passer les intérêts d’une personne qu’on aime plutôt que les siens.
Tu dis que tu la connais ? J’en doute… Adresse toi à son cœur, pas à sa raison.



Elle resta là à les dévisager tous les deux en une passivité totale avant de baisser les yeux en secouant la tête d’un air navré.

- Vous devriez rentrer dans vos chambres respectives…vous avez assez fait de bordel comme ça aujourd’hui.


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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Ven 17 Mai - 23:50

Ernest s’approcha, après une halte ; hésitation ? Avait-il peur d’elle ? Bien qu’elle tenta de rester impassible, ce ne fut pas un grand succès, et les épaules de Rachel se baissèrent légèrement alors que l’angle de son visage comme ses yeux clos devenait eux aussi une fuite ; une fuite face à ce que ceux à qui elle tenait pouvaient penser d’elle.

Cependant, la halte ne dura pas, puis il se remit à approcher, sortant de sa poche un papier pour lui tendre, l’enjoignant à s’essuyer le visage. Doucement, la jeune femme descendit le regard et l’entièreté de son visage vers son ami, prise d’un petit sourire de remerciement ; bien qu’elle prit le mouchoir qui lui était tendu, c’était surtout pour le fait qu’il soit revenu, qu’elle le remerciait tacitement. Rachel regarda un instant le mouchoir, sachant pertinemment qu’il lui serait inutile pour ôter le sang qui couvrait la moitié de son être, mais elle le fit quant même, essayant, juste pour la symbolique de l’acte. Elle frotta doucement, décrochant le sang séché par plaques, puis replia avec attention le petit mouchoir, regardant Ernest, qui s’en était allé sur les chaises à l’opposé du couloir.

- C’est mieux comme cela ? demanda-t-elle simplement d’une voix claire, presque enfantine, alors qu’elle redevenait la Rachel commune qu’il connaissait, et ce par sa simple présence.

Ernest avait l’air fatigué, mal à l’aise également, vêtu d’un peignoir rouge, un manque de distinction qui n’était pas habituel chez lui ; était-ce de sa faute à elle, et à ce qu’elle avait fait ? Rachel aimait beaucoup le rouge, celui du sang comme celui de l’amour, mais elle devait bien avouer qu’elle n’aimait pas le rouge ainsi apposé sur son ami. Elle n’ajouta rien, cependant, redevenant silencieuse en observant à l’intérieur de son esprit ce qui se tramait à l’intérieur du bureau ; Xavier avait placé des tentacules psychiques autour de lui et des autres protagonistes pour qu’elle ne puisse écouter, mais leurs positions lui étaient connues, et de toute façon, gagnait-elle réellement à savoir ce qu’ils se disaient d’elle ? Pas qu’elle s’en moquait, au contraire ; elle avait juste peur de se sentir rejetée. Ils savaient tous ce qu’elle avait fait, ce qu’elle était capable de faire, ainsi, peut-être n’avait-elle pas autant progressée qu’ils l’auraient souhaité, mais elle ne voulait pas avoir l’impression d’être rejetée à cause de cela.

Qu’ils le fassent, qu’il la rejette parce qu’elle tuait ; les X-Men avaient pour la plupart les mains couvertes de sang, et elle ne pensait pas à Caitlyn en parlant de cela, mais bien à des légendes et des X-Men fondateurs, tels que Wolverine ou sa propre mère, Jean Grey. Les X-Men ne tuent pas, la règle première de Cyclope, mais son père avait tué, également. Tous avaient tué, accidentellement ou volontairement, et tous n’avaient pas montré du repentir.

Caitlyn sortie du bureau, ne la surprenant nullement mais attirant son attention, d’autant plus qu’elle claqua la porte. Elle semblait énervée ; à cause d’elle. Tant que ce n’était pas contre elle, cela allait à la Grande Rousse. Un soupir ; pour elle ou à cause d’elle ? Du fait que ce soit enfin fini, ou que cela ne faisait que commencer ?

Que voulait-elle qu’elle dise ? Rachel n’en savait rien, il n’y avait sans doute rien à dire. Ce n’était pas comme cela qu’elle accomplirait sa rédemption, sans doute, mais ce qui était fait, était fait, on ne pouvait plus le changer, même avec du voyage temporelle ; Phénix savait mieux que quiconque ce fait. Elle était également consciente de ce qu’était le bien et le mal, même si elle avait une vision faussée de ces derniers, restait à savoir si cela, elles le savaient toutes les deux également.

Caitlyn devait la sermonner ? Rachel marchait à la culpabilité, nul besoin de le faire, mais le seul problème était qu’elle ne culpabilisait pas, cette fois. Nul fantôme pour la hanter, nul regret pour son geste, rien que la certitude qu’elle avait protégée une personne qui lui était chère. De la mauvaise manière, certes, mais elle n’en connaissait pas d’autre.

Phénix ne baissa yeux et épaules que lorsque Fuzzy parla de ne blâmer le flingue qui tuait ; elle n’avait pas agit en tant qu’arme, en tant que limier, elle n’avait pas tué le clone parce qu’on lui avait ordonné. Il était coupable, elle l’avait jugé et exécuté, c’était cela qui était mal. Elle n’était plus une arme, il n’y avait pas de tireur ou de commanditaire derrière elle, juste elle, ses choix ; personne n’avait à partager la responsabilité de cela. Mais Caitlyn le faisait quant même ; elle avait dit qu’elle le ferait toujours, ce qui atteignait Rachel l’atteignait aussi, c’était de l’empathie.

- De toute façon, j’suis lucide, ce genre d’incident peut et arrivera sans doute encore, jusqu’au jour… jusqu’au jour où on ne pourra plus m’écouter te défendre. Je veux juste que tu gardes ça en tête, Chaton.
A chaque fois que tu merdes, je merde avec toi.


- Merci.


Un simple mot, qui résumait tous ceux qu’elle aurait put dire ; non-pas merci de ne pas me sermonner, mais bel et bien merci de merder avec elle, d’être là pour elle, de la défendre. Oui, sans doute qu’un jour, elle ne parviendrait plus à la défendre, mais elle essaierait quant même, et c’était cela, le plus important.

- Quand à toi…Tu crois quoi ? Qu’on va passer notre vie ou qu’ELLE va passer la sienne à couvrir tes frasques, tes fuites et tes insuffisances ?

Le ton était tellement plus froid, plus détaché, sifflant presque. Jamais Rachel ne l’avait entendu de la bouche de Caitlyn, mais elle le connaissait parfaitement, ce ton ; celui de la colère contenue. Ernest disait qu’il évoluait et apprenait, mais n’apprenait rien de ses erreurs et les refaisait ? Il n’avait tué personne, et s’il avait surestimé ses forces dans la résolution de l’enquête seule, il ne perdait rien à essayer. Enfin, si, il aurait put tout perdre, en premier lieu la vie, mais s’il n’avait pas essayé, il n’aurait jamais su s’il pouvait réussir ou pas, et puis, l’affaire était close, puisqu’elle avait éliminée le clone.

Phénix écouta les paroles dures de Caitlyn, ne sachant leur donner tord ou raison, mais de toute façon ce n’était pas à elle qu’on le demandait, et elle ne voulait pas départager. Ernest avait des capacités exceptionnelles, sans doute, mais ilpassais son temps à tout faire foirer par individualiste et égoïsme ? Elle ne lavait jamais perçu ainsi. Il voulait être X-Men mais en était à des années lumières ? Sans doute fallait-il définir clairement ce qu’était qu’un X-Men, si c’était Morph ou Fuzzy, car les niveaux variaient, indubitablement. Cependant, ce ne fut rien de tout cela qui la toucha le plus, car si l’incompréhension, elle y était habituée, la compréhension, beaucoup moins.

- Ce qui me fout en rogne c’est que TU te prétends son ami et que tu n’as pas su trouver les mots pour la stopper ! Les mots du cœur, les mots les plus simples à sortir lorsqu’on fait passer les intérêts d’une personne qu’on aime plutôt que les siens.
Tu dis que tu la connais ? J’en doute… Adresse toi à son cœur, pas à sa raison.


Sa bouche s’entrouvrit en un souffle court, rapidement coupé, alors que les paroles d’Ernest lui revenaient à l’esprit. « Rachel, s’il te plait, laisse-le ! Il n’est plus un danger ! Il doit vivre pour pleinement me disculper devant le BAM ! Il doit vivre pour que je puisse savoir si ce qu’il m’a dit est vrai ! » ; oui, il avait essayer de l’empêcher, mais pas parce que si elle faisait cela, elle faisait le mal, elle régressait ou autre, parce qu’il avait besoin du clone ; il n’avait pas besoin d’elle, mais besoin du clone. Qu’importait qu’elle régresse de ce fait, qu’elle fasse le mal, elle aurait dû épargner le clone parce qu’Ernest avait besoin de lui, pas parce qu’il méritait de vivre ou qu'elle ne méritait pas de le tuer.

Rachel détourna complètement son visage, perdue face à quelque chose qu’elle avait du mal à accepter. Sa respiration se fit plus courte alors que les larmes venaient, mais pas par culpabilité. Non, ce qu’elle ressentait était différent, et elle ne l’avait jamais ressenti ici, auparavant. Il n’était pas celui qu’elle avait tant ressenti, qui l’avait tant rongé, depuis qu’elle était arrivée ici, mais il était douloureux également.

- Vous devriez rentrer dans vos chambres respectives… vous avez assez fait de bordel comme ça aujourd’hui.

Elle se leva et commença à marcher assez rapidement, laissant le mouchoir qu’elle avait dans les mains dégringoler au sol. Que faire, que dire, que penser ? Elle ne savait pas, elle ne savait plus, et n'était pas sure de vouloir savoir. Elle retournerait à sa chambre et se ferait oublier, elle savait le faire, cela. Besoin d’être seule ? Elle l’ignorait. Ce qu’elle savait en revanche, c’était que ce qu’elle ressentait ce nommait trahison.

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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Sam 18 Mai - 8:50

« Oui, ça va mieux », répondit Ernest à son amie d’un ton qu’il voulait dégager.

Il parut un peu se calmer, ce simple échange lui ayant fait du bien. Mais voilà que Caitlyn émergeait du bureau et ce fut le retour de toute l’angoisse. Le jeune mutant ne se sentit pas la force de regarder en face la X-Woman. Et dire qu’à une période il n’avait pour elle que du mépris. A présent, c’était si différent. Il avait l’impression qu’Elioth avait réussi là où il avait tant de mal à progresser. Elle pouvait être un modèle, un exemple, même si un peu de fierté mal placée l’empêchait d’envisager les choses sous cet angle. N’en demeurait pas moins que la rousse au caractère de feu était d’une légitimité incontestable. Ce fut pour ça que ses répliques claquèrent si fort dans l’esprit d’Altérion.

Accablé par la culpabilité d’un échec qui, désormais, lui paraissait évident, énorme, il courba l’échine plus qu’il ne le faisait déjà, tout en lui s’affaissa. Il n’avait pas trouvé les mots, disait-elle. C’était vrai et c’était si lourd de sens. Ho, il pouvait se cacher derrière des circonstances atténuantes. Ce qui lui était arrivé aurait secoué presque n’importe qui. Difficile d’agir avec lucidité quand on se découvrait cloné, pire, qu’on avait de quoi douter de son authenticité. Mais il n’en avait pas envie. Peut-être était-il temps d’être lucide sur son parcours, sur ses difficultés, sur ses erreurs.

Ce qui, plus que tout, lui fut insupportable, ce fut la réaction de Rachel. Il la vit se détourner, il la vit abandonner le mouchoir. Il la suivit des yeux, implorant. Il remua les lèvres en un pardon muet. Ses entrailles furent serrées par sa détresse. Il eut l’impression de se noyer, de perdre pieds. Fauter envers l’Institut passait encore. Fauter envers son amie était au-delà de ce qu’il pouvait encaisser. Que ferait-il si elle partait de sa vie ? Elle en était un pilier. Tout, cela remettait tout en cause. La panique menaçait d’ébranler sa raison. Il eut peur de la crise. Le voilà sans doute revenue à la fragilité qui était la sienne lors de son retour en ces lieux. Il crispa sa mâchoire, serra fort ses mains l’une dans l’autre. Un tic lui fit frémir l’oreille droite. Il tourna la tête vers Caitlyn et, sans se lever il articula :


« Je ne sais plus quoi faire... »

C’était un appel à l’aide, celui d’un être en perdition, dépassé par la situation.
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Dim 19 Mai - 9:08

Elle savait que ses mots avaient été particulièrement durs à des nuances différentes mais son rôle d’X woman était aussi fait de ces moments où il fallait dire les choses crument et sans détours. Ainsi elle croisa les bras sur la poitrine et se contenta de regarder Rachel se lever et disparaitre. Elle commençait à la connaitre comme personne, n’avait-elle pas tissé des « liens particuliers » depuis ces longs mois ? Rachel malgré son silence et ses éternels renfermements plaçait les liens du cœur au-delà de toutes choses car c’est ce qui importait, c’est là tout ce qu’elle avait perdu consumé par les flammes…Ce cœur martelé et démoli se régénérait comme toute chose mais c’était bien plus douloureux que d’avoir à agir sur un champ de bataille, bien plus quand parfois la chose qui vous blesse est justement celle qui fait espérer en les sentiments à nouveau.
Oui, elle aimait Rachel comme une sœur qu’elle n’avait pas eue, comme une amie qu’elle s’était trouvée et parfois comme une enfant qu’elle n’aurait jamais. Elle faisait partie de sa famille et on se doit de garder l’œil indulgent et le cœur tendre pour sa famille : Ernest n’en avait pas le privilège.
Elle plissa un instant les yeux en imaginant la colère destructrice qui l’animerait si un jour quelqu’un tentait de s’en prendre à elle, tuerait-elle pour Rachel ? Oui, sans hésiter. Mais si l’inverse arrivait et que c’est à elle qu’on s’en prenait ? Alors…oui probablement, il n’existerait aucune force sur cette terre pour endiguer la vengeance de phénix. Ce jour ne devait jamais arriver…Faites mon dieu, qu’il n’arrive pas. Elle fut tirée de ses pensées par la voix décomposée d’Ernest et posa ses iris toujours emprunte d’une froideur certain sur lui.

- « Je ne sais plus quoi faire... »

Elle se contenta de garder le silence un court instant avant de soupirer à nouveau, s’adossant sur le mur en esquissant une ébauche de sourire.

- Et bien…Il est temps ! ENFIN ! C’est le jour de la plus grande leçon de ta vie, toi qui adore apprendre. Tu as passé des mois à affuter ton esprit comme une arme et ton corps comme un instrument et tu es passé à côté de l’essence même de ce qui fait ce lieu et cet endroit, l’essence même de cet axiome qui régit toute la philosophie de Charles Xavier. Aussi préparé que tu puisses être, il te faudra accepter cette vérité : on est fort que pour et par les autres.
- Tout tient là. Tu veux défendre quoi, un idéal ? Tu l’envisage comme un slogan de parti politique parce que tu cœur y reste muet. On se contre fiche d’avoir un soldat de plus, nous en avons bien assez comme ça ! Crois-tu une seconde faire le poids contre Amy ou même contre moi ? Se battre…oui…mais eux..dans ces couloirs ? Qu’est-ce qu’ils en ont à foutre ? Une main qui guide Ernest, une main qui rassure, qui touche, qui fait en sorte qu’ils ne soient plus seuls : c’est ça être le cœur d’un X men, ce n’a jamais été une question de puissance ou d’abnégation. Aussi fort que tu puisses être, seul tu ne vaux pas grand-chose.
C’est cela que cherche Rachel, à travers ses erreurs, ses peurs…c’est POUR cela qu’elle t’a protégé, parce que tu as touché son cœur…voilà bien le seul moment où tu t’es rapproché un peu de ce qu’est être un X Men, et tu n’as l’a même pas vu.


Le ton de sa voix se fit plus doux, plus conciliant.

- Reprends tout à zéro. Arrête de côtoyer ce monde sans t’y impliquer émotionnellement, arrête de considérer les autres pour ce qu’ils peuvent t’apporter mais plutôt pour ce que tu peux faire pour eux. Oses enfin exposer tes faiblesses pour les laisser t’aider, les laisser voir que tu as un cœur et qu’il a besoin de leur musique pour battre mieux. Tu n’es pas un élément d’un tout comme tu le pense, chaque élément est un tout dont tu dépends et qui dépend de toi.


Elle pointa son index vers le cœur du jeune mutant avec un air triste.

- La chaleur Ernest…C’est cette chaleur qui fait ta valeur, c’est de ça dont à besoin Rachel et c’est de ca dont tu as besoin. A un moment, tu aurais pu la stopper, a un moment tu n’as pas su trouver les mots parce que tu t’es tourné une fois de plus vers TON propre intérêt, ta propre raison. Mais à l’irraisonnable, il suffit parfois d’opposer le cœur. C’est le chemin le plus direct pour toucher un être et lui montrer que ce qui importe à ce moment-là…c’est tout simplement lui.


Elle recroisa les bras sur la poitrine d’un air absent.

- Qu’est-ce que tu crois que je fais avec toi là…
Fin de la leçon.
Post scriptum : on peut casser les choses, l’important et toujours de tenter de réparer. Alors ? Qu’est-ce que t’attends ? Cours petit crétin ! Elle n’est pas encore loin..


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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Lun 20 Mai - 22:47

Trahison, toute une sentence en un seul mot. Tout un univers avec ses variantes et ses subtilités. Oui, elle était habituée à la haine et la violence, la guerre et le meurtre, la tristesse et la culpabilité, mais s’il y avait bien une chose qu’elle n’avait pas connue, c’était la trahison.

Jamais Kate, Erik ou Franklin ne l’avaient trahit, et elle n’avait jamais trahie ses proches. Elle avait peut-être trahie l’Institut et la mémoire de Charles Xavier en devenant une Limier, mais elle ne l’avait pas choisit, et n’avait pas eut le choix, ainsi, ce n’était pas une trahison, à ses yeux. Elle avait peut-être été l’ennemie des X-Men, mais elle ne les avait pas trahis, elle n’avait pas eut le choix, et ne c’était même pas souvenue de qui ils étaient, croyant défendre l’Humanité fasse au summum des mauvais mutants. Elle n’avait pas trahie son père, même lorsqu’elle l’avait tué, car il c’était laissé mourir, pour qu’elle puisse trouver la force de se libérer. Sa seule véritable trahison, c’était d’avoireut le malheur de leur survivre. Le malheur de survivre, tout simplement. Pouvait-on considérer cela comme une trahison ? Oh, sans doute dirait-on qu’elle avait trahie Ruby, en la rejetant là où cette dernière espérait la récupérer, mais elle avait voulut avant tout protéger sa sœur d’elle-même, et cela, ce n’était pas une trahison. Lui faire mal dès le début pour ne pas la laisser dans de faux espoirs, limiter le mal qu’elle lui faisait, qu’elle lui ferait, ce n’était pas de la trahison, c’était de l’amour.

Non, Rachel n’avait jamais été trahie, et n’avait jamais trahie ceux qu’elle aimait ; mais qu’en était-il aujourd’hui ? Elle ne savait pas, elle ne savait plus. Avait-elle trahie Ernest en refusant d’obéir à ses ordres ? Où l’avait-il trahie en la considérant, justement, comme un outil ? L’avait-il manipulé durant tout ce temps ? Chaque page de lecture n’étant pas faite pour l’émerveiller, mais pour être sure qu’elle en voudrait une autre, et donc dépendrait de lui ? Un moyen de l’apprivoiser, non de s’approcher d’elle ?

Elle ne voulait pas y croire, et plus elle luttait contre cette idée, plus elle accélérait le pas.

8h du matin, les élèves les plus âgés étaient en cours, les plus jeunes se levait ; il allait y avoir du monde, trop de monde, elle avait espéré ne pas être congédiée trop tôt, pour ne croiser personne. Le bureau de Xavier était à l’opposé du dortoir des filles, dans l’Institut, ainsi aurait-elle une bonne partie des lieux à traverser avant de s’y rendre et de s’y isoler, cependant, Rachel connaissait les lieux comme aucun élève n’y parviendrait jamais, ayant grandie ici, et percevant son environnement de façon psychique ; chaque passage secret, elle l’avait déjà découvert, soit en jouant à cache-cache ou à la chasse au trésor durant son enfance, soit en se promenant simplement dans les couloirs. Du fait, retenant ses larmes et sa panique, elle se contenta de se diriger vers l’un d’eux, l’ouvrant sans délicatesse, frappant littéralement le pan de mur coulissant pour le forcer à s’ouvrir, puis s’engouffra dans le petit couloir dissimuler.

Elle n’alla pas bien loin avant de se laisser craquer ; elle n’avait pas pour but de se dissimuler, mais elle ne voulait pas croiser quiconque, qu’il soit connu ou inconnu.

S’adossant au mur nu, elle se laissa glisser jusqu’au sol, essayant de ce calmer. Que faire, que dire, que penser, et surtout comment réagir ? Que devait-elle ressentir ? La trahison s’accompagnait de la colère, hors, la colère était le feu, et la colère contenue, les explosions. Elle avait déjà faillit se tuer ainsi, alors, elle ne pouvait pas ce le permettre, surtout pas en plein milieu de l’Institut. Elle contrôlait mieux le mécanisme de déclenchement, mais si elle perdait le contrôle…


Elle était tiraillée entre les souvenirs, celui du câlin dans le parc, après le départ de Néko, et celui de l’ordre qu’elle n’avait pas suivit, de ce doute sur qui avait trahi qui. Rachel avait voulut le protéger, elle était allé dans les extrêmes, mais elle ne l’avait pas trahie, elle refusait de le croire. Cependant, elle ne voulait pas croire non-plus qu’il l’ait trahi et que toutes ses heures passées ensembles n’avaient pour autre but de s’attirer « ses bonnes grâces », de trouver en elle un outil et une protectrice, non pas parce qu’elle était Rachel, parce qu’elle avait besoin des autres, besoin de leur faire confiance et de se rapprocher d’eux, mais parce qu’elle était une mutante Oméga aux pouvoirs potentiellement illimités. Non, elle ne voulait pas le croire.

Perdue, elle était complètement perdue, effrayée par elle-même, ce qu’elle pouvait faire, ce qu’elle pouvait avoir fait ; effrayée par Ernest, ce qu’il pouvait lui avoir fait, ou avoir voulut faire d’elle.

Incapable de croire qu’il ait fait tout cela de façon intéressée, comme incapable de croire qu’elle l’ait trahit en voulant le protéger. Mais, si aucun des deux n’avait trahi, alors pourquoi ce sentiment de trahison ? Pourquoi avoir mal ?

Les larmes coulaient, accompagnées de sanglots bruyants, alors qu’elle restait assise dos au mur, dans la faible luminosité d’un coin que très peu connaissaient à l’Institut. Le passage conduisait dehors, dans le bois, chose qui ne la rapprochait pas plus du dortoir des filles, mais lui permettait de faire une pause. Une pause, une pause pour évacuer, une pause pour réfléchir, une pause de quelques temps, puis elle irait dans sa chambre ; ou alors, elle se ferait oublier ici. On finirait bien par la retrouver, de toute façon. Ses sanglots devaient s’entendre depuis l’extérieur du mur.

Trahison, toute une sentence en un seul mot. Tout un univers avec ses variantes et ses subtilités. Oui, elle était habituée à la haine et la violence, la guerre et le meurtre, la tristesse et la culpabilité, mais s’il y avait bien une chose qu’elle n’avait pas connue, c’était la trahison. A tel point qu'elle était incapable d'identifier le traître du trahis.

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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Mar 21 Mai - 9:53

Quelques secondes, Ernest détailla Caitlyn comme si il cherchait dans son physique une réponse miracle. Chose ridicule mais qui illustrait son égarement. La réponse, en vérité, il la connaissait depuis le début. La puissance, c’était sa faiblesse. C’était cette notion qui l’éloignait des sentiments, l’approchait de la froide analyse. Le désire de puissance qui cachait un mal être persistant, une partie de lui-même qu’il n’avait jamais accepté. Le refus de Xavier d’exploiter l’Altérium prenait tout d’un coup un sens nouveau. Car c’était l’Altérium, la frustration qu’il engendrait, cette puissance inaccessible qui tourmentait le rat. Ha, cela aurait été plus simple s’il n’avait été qu’un banal hybride, que la molécule mutagène ne le narguait pas. Il voulait être ce qu’il pouvait être, mais cet être n’était-il pas un monstre ? Le réaliser allait-il l’aider à le dépasser ?

En son fort intérieur, Altérion considérait cette quête de puissance comme légitime. C’était sa puissance. L’Altérium était responsable d’une bonne partie de ses malheurs, n’était-ce pas normal que de se l’approprier, d’en être maître enfin ? N’était-on pas à l’Institut pour acquérir la maîtrise de son potentiel ? Répondre oui était l’erreur et pourtant répondre non était illogique quelque part. Pourquoi devoir renoncer alors que tant d’autres mutants n’avaient même pas à aborder la question ? Pourquoi aller de l’avant sur ce point était-il une régression déguisée ? Le sacrifice, sans doute, était trop important. C’était là la croisée des chemins. L’Altérium ou le cœur. Ernest n’aurait pas les deux. Pour lui, devenir puissant, c’était se condamner à être seul, à ne jamais être X-Men. Tous ses efforts, toute cette rigueur... une rédemption mensongère. Le seul moment où il avait été dans le vrai, c’était en donnant son temps à Rachel, c’était aussi quand il était avec Cérès. Caitlyn avait raison, fourvoyé à se point, il fallait tout reprendre à zéro. Le mutant le pourrait-il ?

Semblant tout d’un coup s’éveiller, il sauta au bas de sa chaise, la démarche fébrile. Malade des nerfs, ceux-ci n’étaient pas prêts à se détendre de si tôt. Altérion jeta un dernier regard à Elioth. Il ne sut quoi lui répondre. Etait-il de taille à suivre son conseil ? Il ne pouvait le promettre et ne voulait mentir. Ce choix, c’était une injustice mais c’était comme ça. Ainsi en avait décidé la grande loterie du gène X. N’ayant rien à dire, il se détourna et partit au pas e course, son peignoir ondulant dans son sillage. Courait-il après Rachel ou fuyait-il la X-Woman ? Lui-même n’en savait rien. Par chance néanmoins, il fut assez rapide pour ne pas totalement perdre de vue son amie. Alors, de nouveau, il ne pensa qu’à elle et trouva atroce le mal qu’il lui avait peut-être fait. Il se mit en devoir de la rattraper mais, quand il eut à sa suite passé un virage, la jeune femme semblait avoir disparue. Le cœur d’Ernest se serra plus qu’il ne l’était déjà. Et si c’était trop tard ? Et si Rachel ne voulait plus lui parler ? Non, non il devait essayer. Mais où était-elle passée ? Etait-elle devenue invisible ? Impossible qu’à son rythme, elle l’ait distancé. Il s’avança, plus lentement, anxieux à en avoir le tournis. C’est alors qu’il vit un pant de mur finir de pivoter. Un passage secret ? Il s’y rendit, s’arrêta, tendit l’oreille. Rachel était derrière, aucun doute possible, il entendait ses sanglots. Saisit par la peur, il n’osa aller plus loin. Le mécanisme d’ouverture n’était sans doute pas difficile à trouver mais il ne fit pas un geste.

Et il serait resté ainsi peut-être longtemps si des bruits ne l’avaient tiré de cette hésitation maladive. Des gens venaient par ici, des étudiants peut-être. On commençait à circuler de plus en plus dans le manoir. Désireux de ne voir personne, Altérion passa le passage. Celui-ci se referma derrière lui. Avant que des regards indiscrets ne s’hasardent dans le couloir. En proie à une nouvelle hésitation, le rat fixa son amie en larmes. Il finit par s’avancer, pas à pas, sans un son. Puis, tremblant, il s’accroupit à côté de Rachel, lui prit la main ou, en tout cas, voulu la prendre. Encore une fois, il agita les lèvres en un pardon muet. Il se fit violence et répéta le mot cette fois de façon distincte.


« Pardon. »

Pour lui, cela ne faisait pas un doute, il avait mal agit dans les égouts. C’était lui le traitre. Il avait dit qu’il était un monstre, il l’était encore. Changer, c’était... si dur...
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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Jeu 23 Mai - 18:19

Les secondes, peut-être même quelques minutes, s’écoulèrent, et la peine ne s’en allât pas ; pas plus que la colère. Tout le couloir secret tremblait alors qu’elle essayait d’évacuer sa rage de façon mesurée, en faisant beaucoup de petites vaguelettes plutôt qu’un unique tsunami. Cela marchait, peut-être, car rien n’avait explosé, mais l’explication pouvait également venir du fait qu’elle parvenait toujours à ce contenir.

Ernest était là, de l’autre côté de la porte, elle le savait, elle le voyait à l’intérieur de son esprit ; il y avait tellement peu de place au doute lorsqu’on impliquait ses pouvoirs, pourtant, lorsqu’on les utilisait, il n’y avait plus que cela, du doute. Le doute de les utiliser pour la bonne cause, comme celui de savoir s’ils ne pouvaient que détruire ou bien construire également, s’ils avaient une limite ou si on devrait toujours la brider… Mais au final, qu’importaient ces questions ? Qu’importait le pouvoir, si l’on était seul ? Si l’on était incapable d’aimer. Il y avait des choses qu’aucun pouvoir d’offrirait jamais, donc un sourire, et pourtant, un sourire pouvait faire tellement plus de bien que tout le pouvoir du monde.

Si forte face au pouvoir et à la violence, mais si faible lorsque l’on touchait son cœur, telle était la vérité ; l’heureuse vérité.

D’aucun pensaient que le pouvoir entrainait la responsabilité, d’autres qu’il corrompait, mais en vérité le pouvoir n’était rien de plus que ce qu’on en faisait ; tandis que l’amour ou l’amitié, les émotions et les sentiments, c’étaient ce qui façonnaient les êtres.

Etait-ce le pouvoir qui permit à Ernest, après de nombreuses hésitations, de pénétrer l’exigu passage secret qui menait au cœur de son amie ? Etait-ce le pouvoir qui lui permit d’avancer, de s’accroupir, ou de lui prendre la main ? Le pouvoir aurait permit d’arracher les choses, sans doute, alors que les émotions permirent de les cueillir.

« Pardon. »

Un simple mot, contenant toutes les excuses du monde, et tous les sens qui leurs étaient rattachés ; un simple mot qu’elle comprenait, à la différence de savoir s’il était juste ou non.

Rachel releva les yeux et le fixa, toute aussi tremblante que le couloir, serrant la main de son ami.

- Je… j’y comprends rien…

Un aveu, un simple aveu, tout aussi chargé de sens que l’excuse précédemment évoquée. Elle ne comprenait rien au monde, elle ne comprenait rien aux gens, elle ne comprenait rien à ce qui l’entourait, perdue face à un inconnu qu’elle n’avait jamais éprouvé, déboussolée, esseulée en un sens, alors qu’elle avait tellement besoin des autres. Besoin d’eux pour la guider, pour l’aimer, et pour qu’elle puisse les aimer, à son tour. Il ne fallait pas l’aimer, elle l’avait dit à Caitlyn ; il ne fallait pas l’aimer, il fallait aimer tout court.

- Je… Je sais pas… Je sais pas qui doit s’excuser… à qui…

Parler à travers les larmes était une chose où elle avait malheureusement trop d’expérience, mais cela n’en restait pas dur pour autant. Elle devait attendre des pauses, prendre sa respiration pour crachoter quelques mots, pour parvenir à outrepasser le témoignage du chaos de son être pour tenter de l’expliquer à l’autre, de l’en avertir pour qu’il sorte le parapluie ; Caitlyn avait dit cela, c’était tellement vrai. Prévenir avant d’exploser, faire comme la mer de San Francisco : des petites vaguelettes pour éviter le tsunami.

- J’suis perdue… Je sais juste… que ça fait mal…

Cela faisait mal, oui, à chaque fois ; cela faisait toujours mal. Mais il ne fallait pas fuir la douleur, car comme après un orage, il y avait toujours le soleil. Elle ne fuyait pas, elle subissait toujours, mais elle restait accrochée, accrochée à ceux qu’elle aimait, accrochée à la main qui lui était tendue ; si elle voulait être forte, elle le serait par les autres, pour les autres. Elle le savait autant qu’elle savait que cela ne serait pas facile. La douleur ne valait la peine que parce qu’elle était la promesse d’autre chose ; s’attacher aux autres c’était prendre le risque de souffrir, mais cette souffrance ne serait vaine que si les autres n’apportaient rien d’autre.

Ernest avait apporté autre chose ; l’émerveillement d’une histoire qu’elle avait vue illustrée par la suite, le silence protecteur et attentif plus que celui sombre et menaçant, celui esseulé, qu’elle avait connue, le contact, bien que tardif, et la possibilité de rendre ce qui lui avait été donné ; ne pas être seulement aidée, aider en retour. Elle ne voulait pas perdre cela.

Peut-être était-ce la peur de perdre cela qui faisait mal ?

- Je… Je sais pas… Je… je sais juste… que ça fait mal…

Ou bien celle d’être à nouveau utilisée ? Oui, elle avait été manipulée, utilisée comme une arme, et oui, elle avait peur que cela redevienne le cas, mais si on se servait de son cœur pour l’utiliser, comment savoir qu’on pouvait l’écouter ? Les Limiers l’avaient brisée, tenue par la peur et dressée par la violence, elle les haïssait, et les avait toujours haït. Cependant, si l’on se servait de ce qu’il y avait de mieux en elle contre elle, comment savoir ? Comment faire confiance ?

- Est-ce moi qui dois te pardonner… ou toi qui dois me pardonner… j’en sais rien… j’avais jamais ressenti ça… avant…

Ça…

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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Jeu 23 Mai - 20:06

Ernest, silencieux, écouta Rachel. Il gardait sa main serrée autour de celle de la jeune femme comme s’il s’agissait d’un précieux trésor. Quelque part, c’en était un, un qui n’avait pas de prix. D’ordinaire hermétique aux émotions des autres, il se découvrait de plus en plus empathique avec son amie, sentant en lui sa détresse, sa douleur, son égarement. Que pouvait-il répondre à tout ça ? Au moins, était-il là et c’était le plus important. Sa place était là, nulle part ailleurs. Avec Rachel, il ne pensait plus à l’Altérium. Avec Rachel, il n’y avait plus ce vide. Avec Rachel, il se sentait bien. En venant vers elle, il l’avait aidé, il s’était aidé. Ce lien, c’était sa plus belle œuvre, la seule qui avait un vrai sens.

Toujours tremblant, il finit par s’assoir, s’adossant au mur, juste à côté de son amie. Qui devait s’excuser ? Qui était le traitre ? Plus il y pensait, plus cela devenait obscur. Ici, dans le domaine des émotions, ses belles équations s’effondraient. La logique ne régissait plus rien. Son intellect supérieur ne lui servait à rien.


« Tu sais, moi non plus j’y comprends rien », avoua-t-il, sincère et doux dans son ton. « J’essaie de changer mais je suis toujours à côté de la plaque. Tu ne sais pas quelle est ta place, je ne sais pas où est la mienne. Enfin si, je sais juste que là, je dois être ici, avec toi. Ce n’est déjà pas si mal. »

Il eut un rire peu convainquant. Puis, il soupira. Ha, quel curieux duo faisaient-ils, les deux plus grands pommés de l’Institut. En cela, oui, on ne pouvait le nier, ils faisant la paire.

« J’ai peur de mal avoir agit dans les égouts. J’ai peur de te perdre. Des fois, je suis si stupide. J’oublie l’essentiel. Sans toi, je ne m’en sortirai pas. Depuis le premier jour où je suis venu dans ta chambre, à l’infirmerie, tu me donne la force de continuer. C’est dur, c’est si dur de changer... Y’a ma tête, mes calculs, y’a l’Altérium... Parfois, j’ai l’impression d’être mon pire ennemi. »

Il porta sa deuxième main autour de la première.

« Dans les égouts, tu étais là pour moi et moi, je n’étais pas là pour toi. Alors pardon, pardon et merci. »
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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Ven 24 Mai - 18:26

Ça… La trahison.

« Tu sais, moi non plus j’y comprends rien. J’essaie de changer mais je suis toujours à côté de la plaque. Tu ne sais pas quelle est ta place, je ne sais pas où est la mienne. Enfin si, je sais juste que là, je dois être ici, avec toi. Ce n’est déjà pas si mal. »

Il eut un petit rire, un rire qu’elle ne savait pas comment interpréter, mais les paroles, elles, Rachel les avait comprises ; et elles faisaient du bien. Les larmes commencèrent à se calmer, alors que le sentiment s’évacuait ; comment Ernest pouvait-il avoir trahit puisqu’il était à sa place, avec elle ? Comment elle-même pouvait-elle avoir trahit puisqu’il était là, également ? Ce n’était déjà pas si mal ? C’était même bien, au contraire : ils ne s’abandonnaient pas.

« J’ai peur de mal avoir agit dans les égouts. J’ai peur de te perdre. Des fois, je suis si stupide. J’oublie l’essentiel. Sans toi, je ne m’en sortirai pas. Depuis le premier jour où je suis venu dans ta chambre, à l’infirmerie, tu me donne la force de continuer. C’est dur, c’est si dur de changer… Y’a ma tête, mes calculs, y’a l’Altérium… Parfois, j’ai l’impression d’être mon pire ennemi, déclara-t-il avant de placer sa deuxième main sur la sienne, et de conclure simplement : Dans les égouts, tu étais là pour moi et moi, je n’étais pas là pour toi. Alors pardon, pardon et merci. »

Elle le regarda du haut de ses larmes désormais muettes, un fébrile sourire se dessinant sur son visage.

- Nous sommes notre pire ennemi, toujours. Nous le sommes car nous ne pouvons pas nous vaincre, car nous ne pouvons pas gagner contre nous même.

Doucement, Rachel lui posa a son tour sa main sur celle de son ami, complétant le nœud d’infinité formé par leurs bras et leurs épaules.

- L’Altérium est la cause de tes malheurs, tu n’en tireras jamais rien de bon, quand bien même tu le voudrais. Je suis venue pour toi, là-bas, je suis venue pour toi et j’ai essayé de faire ce que je savais faire pour la bonne cause, pour te protéger, car je ne peux pas te perdre, je ne veux pas te perdre… Mais tous s’accordes à dire que c’était mal, visiblement.

Les murs s’arrêtèrent de trembler, de même qu’elle, alors que sa voix n’était plus hésitante, alors que la trahison disparaissait, emportant avec elle la colère et la peur.

- Une cause de malheur n’entrainera jamais le bonheur, quoi qu’on en fasse. Nous avons tous une part d’ombre et de lumière, et si notre égoïsme nous pousse vers l’ombre, vers la facilité, vers la puissance, notre altruisme le combat car pour les autres, on doit aller vers la lumière, vers la difficulté, vers la faiblesse. Les autres seront blessés par notre égoïsme, il faut donc le surpasser, c’est difficile car il faut savoir ce qu’ils attendent de nous et le leur donner. Mais il faut le faire, et ce faisant, on se rend faible, car si l’on s’attache aux autres, quelque soit notre puissance, on sera toujours faible envers eux, pour eux.

Son regard se perdit dans le vide alors qu’elle parlait, et qu’en son fort intérieur, quelque chose s’agitait. Oh, ce n’était ni un sentiment, ni une émotion, ni même réellement elle, mais cela ouvrait un œil pour écouter à son tour ; écouter son aveu, écouter sa croyance, et, étrangement, l’encourager à continuer de parler.

- Et cette faiblesse… Il ne tient qu’à nous d’en faire une force. Les autres reçoivent et donnent, ainsi, c’est pour eux que l’on peut se surpasser. C’est plus difficile ; oui. C’est plus douloureux ; oui. Mais, cela n’en vaut-il pas la peine ?

Rachel cligna des yeux, et regarda de nouveau son ami, son sourire s’élargissant.

- Je crois que si. Je sais que si. Non, tu n’étais pas là dans les égouts, pas là pour moi, mais maintenant tu l’es. Et tant que tu le resteras, c’est moi qui devrais te remercier.

Retirant ses mains, elle se mit à genoux face à lui, courbant le dos pour être à sa hauteur et pouvoir le prendre dans ses bras et le serrer contre elle.

- Ceci est mon merci. Ceci est mon cadeau. Les autres ne font pas que recevoir, ils donnent aussi ; il ne tient qu’à nous d’accepter ce qu’ils donnent. Les gens sont capables du pire pour leur intérêt personnel, mais lorsqu’il s’agira de l’intérêt des autres, ils seront capables du meilleur. J’y crois, j’y crois tellement. Veux-tu y croire avec moi ?

C’était naïf, c’était enfantin, mais c’était également tellement innocent et sincère. Oui, les gens étaient capables du pire comme du meilleur, mais ils ne pouvaient pas faire le pire dans l’intérêt d’autrui, car le pire amènerait toujours à nuire à ceux qui le subissaient ; le meilleur, en revanche, on le partageait avec les autres, ou plutôt on le leur offrait, et ils le partageaient avec nous. Infinie différence, porteuse de l’espoir d’un monde, et quelque part, de la vie elle-même.

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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Sam 25 Mai - 8:40

De belles paroles... Ernest les écouta, les reçut telle qu’il les ressentait, s’autorisant de ne pas les interpréter, de ne pas les dénaturer par sa froide intelligence. Rachel prouvait, par se discours, qu’elle n’était pas si égaré que ça, ayant compris l’essentiel avant son ami. C’était elle, maintenant, qui le guidait, elle qui lui apprenait.

« Oui, je veux y croire », répondit simplement le petit mutant.

Etre faible pour être fort, une formule paradoxale du genre à faire de l’effet dans un film grand public, une formule que le rat aurait dû mépriser. Mais il l’adopta tel quel. Mieux, il devait s’en inspirer pour aller de l’avant. Avec les paroles de Caitlyn, il avait la voie, la bonne se disait-il. Elle était encore floue, mais elle était là, sans doute à sa portée. Renoncer à l’Altérium, renoncer à ses rêves égoïstes, changer toute sa stratégie mais pas le but, c’était ça ce à quoi il devait se plier. Devenir X-Men allait lui demander beaucoup d’effort mais pas ceux auxquels il s’attendait initialement. Sa place n’était pas dans la Salle des Dangers, ou alors si peu. Peut-être était-ce au final avec ses mots qu’il pouvait le mieux se battre, le mieux servir la cause de Xavier.

Il serra Rachel, sentir son contact lui faisait du bien. Sous son peignoir, il tremblait toujours, anormalement nerveux. Il en paraissait fragile et, même si face aux autres il cherchait à le cacher, il l’était effectivement. En cet instant, le masque était tombé, celui des apparences. Il semblait malade ainsi vêtu. Un moment, il garda le silence, ne faisant plus rien, profitant juste du moment. Il avait fermé les yeux. Pour un peu, il se serait endormi, épuisé, éprouvé comme il était.

Mais, tout d’un coup, il eut un sursaut. Dans sa tête, un flash. Sa mémoire, perfide parfois, lui renvoyait l’écho de ce qui s’était passé dans les égouts, avant l’arrivée de la jeune femme. Les paroles de son clone alors qu’il était nu et attaché devant lui. L’impuissance, affreuse sensation. Toutefois, pas autant que le doute. Qui, en fin de compte, était le vrai Ernest ? Se pouvait-il qu’une bonne partie du passé d’Altérion ne soit qu’une illusion ? Certes, ses récentes actions ne pouvaient lui être retirées. Sa place, sans doute, restait légitime. Mais tout de même : qui était-il ? Ernest ou un double artificiel ? Comment répondre ? Peut-être n’était-ce pas le moment. Il y avait plus important.
Alors, il ne dit rien mais, c’était évident, il était tourmenté, de nouveau...
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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Mer 29 Mai - 16:40

- Les gens sont capables du pire pour leur intérêt personnel, mais lorsqu’il s’agira de l’intérêt des autres, ils seront capables du meilleur. J’y crois, j’y crois tellement. Veux-tu y croire avec moi ?

C’était naïf, c’était enfantin, mais c’était également tellement innocent et sincère. Oui, les gens étaient capables du pire comme du meilleur, mais ils ne pouvaient pas faire le pire dans l’intérêt d’autrui, car le pire amènerait toujours à nuire à ceux qui le subissaient ; le meilleur, en revanche, on le partageait avec les autres, ou plutôt on le leur offrait, et ils le partageaient avec nous. Infinie différence, porteuse de l’espoir d’un monde, et quelque part, de la vie elle-même.

Car bien que cela ne s’adressât pas à lui, le Phénix avait été à l’écoute. Mais après tout, ne l’était-il pas toujours, plus ou moins ? Que savait-elle réellement de lui ? Ce que les Shi’ar lui avaient craché au visage pour justifier le fait qu’elle devait mourir ? Ce qu’il lui avait lui-même dit ? C’était si peu. Si peu comparer à la vérité. Cependant, c’était ce peu qui lui suffirait, une fois le moment venu, à faire le bon choix. Le Phénix le savait, mais ce qu’il voulait savoir, c’était s’il avait fait le bon choix, lui.

« Oui, je veux y croire »

Et il en témoigna, la serrant dans ses bras pour lui rendre son étreinte, tremblant face à ce geste qui lui était si peu naturel, et dont elle-seule avait droit de profiter. Etre faible pour les autres pour être fort par les autres, Ernest Lenoir le devenait enfin. Faible pour elle, restait à devenir fort par elle ; oh, il ne s’agirait ni de puissance, ni réellement de pouvoir, juste de savoir qu’on comptait sur lui, comme lui pouvait compter sur les autres.

C’était une promesse qu’il faisait là, tacite mais présente, taisant les mots pour qu’ils ne puissent charrier le doute, se contentant des gestes pour témoigner de la sincérité. Une promesse n’engageant pas sa raison, non, car aux yeux de Rachel, elle n’était pas le fruit d’un calcul rationnel conduisant à conclure qu’il valait mieux être l’ami de la porteuse du Phénix pour pouvoir bénéficier des grâces de la Force, mais bien une promesse du cœur, naissant de l’envie ou du besoin d’aimer et d’être aimé de Rachel. Promesse qui n’engageait ni leurs pouvoirs, ni leur condition, juste leur humanité ; oh, bien sur, sans doute le destin nécessiterait encore leurs talents mutants, mais entre eux, et pour eux, leur condition d’humain prévaudrait.

Faire le meilleur l’un pour l’autre, faire le meilleur pour les autres, c’était une promesse des plus difficiles, tant l’état naturel de l’homme en tant qu’être le destinait à l’égoïsme et l’égocentrisme, mais ils prêtaient le serment d’essayer d’aller contre. Le réussiraient-ils ? Là était la véritable question.

Rachel était trop jeune, et surtout trop naïve, pour distinguer les closes d’une telle promesse, d’une telle croyance, ainsi que leur subjectivités parfaite. Que devenait le moindre mal, dans cette philosophie ? Le sacrifice ? C’était une philosophie de la rédemption, cette chose qu’ils cherchaient tous les deux, c’était une philosophie impliquant des valeurs trop floues, telles que le bien et le mal, le meilleur et le pire, l’égoïsme et l’altruisme. Car, l’altruisme n’était-il pas égoïste, prendre soin des autres pour qu’ils prennent soin de nous n’était-il pas un simple échange de bon procédé ? Le meilleur et le pire, le meilleur des uns n’était-il pas le pire d’autres ? Le bien ne pouvait-il pas être fait avec les mauvaises méthodes, tandis que les bonnes méthodes ne pouvaient-elles pas engendrer le mal ?

Rachel avait combattu le mal par le mal, toujours, retournant les armes de l’ennemi contre lui, et sa philosophie d’être capable du meilleur pour les autres ne risquait-elle pas d’impliquer le meilleur du pire ? Faire le mal pour obtenir le bien ?

Tant de question, tant de question qu’elle ne se posait pas, immergée dans cette affection qu’elle avait pour son ami. Elle le sentait trembler, et n’en resserra que plus sa prise.

- On va y arriver, Nesty, tu verras. Le monde est effrayant, mais on y arrivera. Faut juste du temps, et des efforts. On va y arriver, fais-moi confiance.

Confiance, oui, tout était une question de confiance ; mais qu’était la confiance ? La limitation que l’on accordait à l’autre dans ses actes, ou bien sa liberté d’accomplir des choses sur lesquelles on fermerait les yeux ? Caitlyn avait confiance en Rachel et ne s’inquiétait pas de ses « incidents de parcours », prête à lui pardonner pour les crimes qu’elle avait commit, et qu’elle commettrait à nouveau, jusqu’à ce qu’elle en soit incapable. Alors, seulement alors, viendrait la trahison, car la fautive aurait trahie la confiance de l’autre. Mais qui était réellement le fautif, dans un tel cas ? Celui qui donnait sa confiance ou celui qui n’en tenait pas compte ?

Etranges petits hommes, le Phénix ne les comprenait pas.

En quoi proposer de donner était-il différent pour le receveur que de demander ? Cela faisait toujours appel à la même générosité, pour les mêmes effets, seule la cause émettrice différait. Les émotions, c’était la clé. La clé du fonctionnement des hommes, et de leur compréhension. Mais les émotions lui étaient étrangères, il s’en souvenait, mais ne pouvait les ressentir, pas seul. Cependant, une fois que l’on comprenait les émotions et leur fonctionnement, pourquoi ne pas les utiliser ? Pourquoi ne pas prévoir les événements et leurs conséquences émotionnelles, pour qu’on vous offre ce que vous voulez, sans même avoir à le demander ?

Une nouvelle faiblesse de la philosophie de Rachel : elle faisait d’elle une marionnette. Ce ne serait pas la première fois, mais ce serait la première qu’elle serait trahie par ceux qui le feraient. Car ses précédents maîtres ne lui avaient jamais cachée sa condition d’esclave, alors que si de nouveaux venaient, ils se serviraient de ses passions comme fils, ses passions qui lui étaient si chères. Le Phénix le savait, car il était dans ce cas là.

Rachel lui appartenait, c’était son hôte, et pouvait devenir tellement plus également. Il ne l’avait pas protégée jusqu’ici pour qu’on la détourne de son dessein. Ernest lui avait été utile, jusque là ; il pourrait encore l’être, restait à savoir comment. Quelqu’un devrait brûler dans les Flammes du Phénix, et il faisait parti des trois candidats en lice ; restait à voir comment se dérouleraient les évènements.

- Je te raccompagne jusqu’à ta chambre et on fait profil bas pour la journée ? T’as pas de cours le samedi, et t’as l’air épuisé. Je te porte si tu veux, proposa Rachel, le regardant et essuyant ses propres larmes, en confiance.

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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Jeu 30 Mai - 12:43

« Oui, je suis fatigué. C’est la nervosité... ça grignote... »

C’était un demi-mensonge. Ernest, jour après jour, et ce depuis longtemps, était surtout grignoté par ses soucis existentiels. Cette histoire de clone n’allait pas l’arranger. Mais le moment, jugea-t-il, n’était pas venu d’en parler. Il y avait eu assez de problèmes pour au moins une semaine. Rachel et lui-même étaient amplement assez perdus comme ça pour ne pas s’égarer d’avantage.

« Aujourd’hui, je vais dormir... j’ai besoin de dormir... ça m’a fait du bien ce petit moment... merci... »

Cette fois, il était tout à fait sincère. Clone ou pas, le mal être s’était diluée, l’impression d’étouffer s’était envolé. Assez rigoureux en son esprit, il fit la part des choses et considéra qu’en fin de compte, il avait sauvé l’essentiel et qu’il devait s’en contenter. Son amie était là, pour lui, et lui pour elle. En y songeant, il s’apaisa. L’épuisement, tenu à l’écart par son angoisse, lui tomba dessus comme une Mace. Ses paupières devinrent lourdes et il ne fit rien pour les tenir ouverte.

« Je veux y croire... » Murmura-t-il encore.

Sa tête reposait sur l’épaule de la jeune femme. Et maintenant, il dormait. Tombez ainsi, si vite, illustrait sa santé fragile et son altération nerveuse. Parfois, Altérion renvoyait l’image d’un adulte glacial. Ici, il était un enfant émotif. Partie comme il était, sans doute ne reviendrait-il à lui qu’après midi et encore.


HRP : dernier post, pour moi.
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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   Lun 3 Juin - 21:05

« Oui, je suis fatigué. C’est la nervosité… ça grignote… »

Fatigue et nervosité, au point d’en trembler ? Visiblement, cela n’irait mieux que par le repos, donc. Fatigue physique, mais émotionnelle également, peut-être. Altérion se définissait comme un soldat, comme un combattant, pourtant, face à la guerre, il avait semblé faiblir, et face à la mort de son double, dégoûté. C’était pourtant cela, la guerre, ni plus ni moins. Il n’y avait aucune différence d’odeur entre une personne brûlée vive par pyrokinésie et une personne victime du napalm, il n’y avait aucune différence entre les fractures qu’elle avait infligées et celles que pouvaient le faire des projectiles ou des armes de corps à corps, et il n’y avait aucune différence entre l’explosion de sa colère et celle d’une bombe. Elle avait vécue la guerre, ce n’était pas comme au cinéma, sans sang et sans cris ; une personne se prenant une balle ne s’effondrait pas proprement, mourant sur le coup, la plupart du temps, elle chancelait un peu avant de tomber, et hurlait jusqu’à ce qu’elle se soit vidée de son sang, ou qu’on l’achève. La violence audiovisuelle qu’elle avait put observer était mal faite, il n’y avait ni la vue, ni le son, bien que le pire à la guerre, cela reste sans aucun doute les odeurs.

Ernest se disait insensible à tout cela, mais elle n’en était plus sure, et cela l’inquiétait.

« Aujourd’hui, je vais dormir… j’ai besoin de dormir… ça m’a fait du bien ce petit moment… merci… »

Un câlin et un sourire, c’était un cadeau plus grand que le pouvoir, et un cadeau qu’aucun pouvoir ne pouvait offrir ; pas avec une telle sincérité, en tout cas.

« Je veux y croire, » termina-t-il avant de s’endormir contre elle, un geste de confiance et d’abandon qu’une seule autre personne avait eut ici, auparavant.

Rachel resta immobile quelques instants, puis descendit sa main au niveau des genoux du jeune garçon, et le souleva sans peine. Elle le laissa contre elle, et le ressorti du passage-secret tout en les effaçant l’un comme l’autre aux vues des autres, marchant calmement au rythme de son souffle.

Le dortoir des garçons était plus proche que celui des filles, et elle l’y conduisit sans difficulté, avançant jusqu’à sa chambre, déverrouillant la porte d’une simple pensée pour le déposer sur son lit, et le border. Puis elle resta un instant, dos courbée par la hauteur du plafond, moindre que dans les autres chambres plus « humaines », à le regarder dormir.

C’était un enfant, malgré tout ce qu’il avait vécu et toute sa sagesse, Ernest Lenoir n’en restait pas moins un enfant. Un enfant voulant paraitre plus fort, plus adulte et plus responsable qu’il ne l’était, mais qui, parfois, devait s’avouer vaincu. Une nouvelle marque de confiance qu’il le fasse devant elle. Cérès l’avait-elle jamais vu ainsi ? Elle qui se prétendait sa mère adoptive, avait-il baissé toutes ses défendes devant elle, comme il venait de le faire devant Rachel ?

Un enfant qui lui faisait confiance, elle aurait aimée connaitre ce sentiment plus tôt ; elle aurait dût connaitre ce sentiment plus tôt, mais le destin en avait décidé autrement. David ou Jonathan, deux prénoms hébreux, comme le sien, le premier signifiant aimé, et le second Dieu a donné ; Rachel avait toujours préféré David, et Franklin Jonathan, mais finalement, leur enfant de c’était jamais réellement nommé, il était mort trop tôt ; le tribut du Phénix.

Une vie pour une vie, c’était la règle de la résurrection : elle allait mourir, son bébé avec elle, alors la Force avait consumée la vie de son enfant pour la sauver elle, sans lui demander son avis. La première vie que le Phénix avait prise à travers elle, son propre fils. Puis étaient venus les Shi’ar et leurs révélations sur cette chose, sur cette malédiction, ainsi que l’obligation d’en user pour survivre, encore et toujours.

Rachel avait peur du Phénix, pour ses pouvoirs, mais aussi pour cette amoralité, cette capacité à sacrifier des êtres pour qu’un plus grand nombre survive, et cette absence de considération pour la vie. Le Phénix ne pouvait pas les comprendre, il apportait le malheur et la destruction, même lorsqu’il usait des pouvoirs de la vie. Il avait ses règles, il les suivait, indifférent à leurs failles, et leurs conséquences.

Oui, il l’avait aidé, mais jamais la jeune femme ne lui ferait entièrement confiance. Elle en appelait à lui lorsqu’elle n’avait plus d’autres choix, rien de plus. Protéger les autres de cette chose, elle le voulait, cela faisait parti de les protéger d’elle-même. Jamais elle ne ferait de mal à ceux qu’elle aimait, et jamais elle ne laisserait personne leur faire du mal, le Phénix inclut.

Il voulait sa survie, sans quoi, il ne l’aurait pas tant aidé, il ne l’aurait pas empêchée de se suicider à plusieurs reprises, alors elle savait parfaitement comment l’arrêter : sa mort arrêterait le Phénix, comme celle de sa mère l’avait fait, des années auparavant.

Un maigre prix à payer pour ceux qu’elle aimait, celui du sacrifice. Elle était prête à se sacrifier pour Ernest, qu’il soit Altérion l’apprenti X-Men ou Ernest l’enfant. Elle ne le trahirait pas, jamais, elle le savait, et elle l’avait promit. Une promesse du cœur, une promesse véritable, puisque la vérité n’était pas dans les gènes, mais dans le cœur.

RP TERMINE pour Rachel

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Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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MessageSujet: Re: La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}   

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La vérité n'est pas dans les gènes, elle est dans le cœur {Ernest Lenoir + LIBRE sous demande mp}
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