AccueilPortailCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Kata c'est pas la cata [Libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Kata c'est pas la cata [Libre]   Mar 23 Avr - 15:57

Un gymnase vide, plus d'une semaine enfermer dans une infirmerie, une journée brumeuse et des cauchemars silencieux dans une chambre partager. C'était la recette sûre pour qu'Anielle se retrouve au très petit matin dans le gymnase à faire ses kata.

En effet, comme presque toute les nuits elle s'était réveiller, encore et encore après des cauchemar. Toujours les mêmes. Ils variaient peu, sans doute parce qu'elle ne changeait plus beaucoup. Le militaire qu'elle avait, peut-être, tuer qui au lieu de se retrouver au sol se retrouvait dans l'eau glacé d'une rivière en se transformant, rajeunissant, pour devenir le jeune dans le coma à l'hôpital. Son mentor qui l'accusait, se détournait. Les murs de la cellule où elle avait passé cinq année qui se refermait, sans porte. Au moins elle s'était réveiller lorsque les autres commençait à la dépouiller de ses vêtements et ses cheveux, de son identité et non plus quand il lui tournait un couteau dans le coup, sans doute grâce à la disparition de sa blessure.

Elle s'était réveiller en nage, l'impression d'être sale, vide et nue. La première fois, au milieu de la nuit, elle avait tenter de se rendormir, mais elle s'était réveiller encore deux autre fois, avec le coeur et l'esprit de pire en pire. Au troisième réveille, elle pouvait à peine respirer tellement elle était noué. Elle s'était lever en silence pour ne pas réveiller la petite Kitty qui dormait et elle avait errer dans les couloirs à la recherche des portes du parc ou du gymnase. Elle était tombé sur se dernier, vide à cet heure par trop matinale et elle s'était lentement étiré.

Un muscle après l'autre, prenant de bon respire, ni trop grand, ni trop petit. Elle avait peur du vide qu'elle ressentait depuis qu'elle avait frappé celui qui avait sa garde et celle d'autre enfant. Un vide accusateur, mais ce matin, les étirements lui amenait un calme certain qu'elle n'avait plus ressenti depuis cet instant fatidique. Peut-être, peut-être que l'atmosphère de l'institut, celle de tous les jours et celle de se matin, si calme, sereine, y était pour quelque chose. Elle fit attention de bien s'étirer, de n'oublié aucun muscle, avant de lentement commencer par quelque technique de salut que son maître leur avait enseigner. Un Kata lent, pour bien respirer. C'était un enchaînement pour intermédiaire-avancer. Elle l'avait observer quand Julien était encore en vie et l'avait mémorisé, mais elle n'avait commencer à le faire qu'en prison. Elle avait eu beaucoup de temps pour s'y entraîner. Et il était défendu de faire des gestes brusques, elle avait donc eu l'idée de faire ce Kata en particulier, et depuis elle tentait de le faire tout les matins, pour se vider l'esprit et le cœur.

Inspire.

Lentement, comme un fleuve qui coule et rafraîchi l'âme.

Expire.

Doucement, comme une brise d'été pour caresser et chuchoter à l'univers.

Corps.

Fluide, comme le temps qui coule, seconde après seconde.

Geste.

En harmonie avec le soleil et la lune.


Elle se souvenait de ce que Julien disait aux nouveau quand il leur enseignait l'art de l'Aïkido, il y avait eu de la lumière dans ses paroles à l'époque. De la lumière, de l'harmonie et de la paix. Aujourd'hui, il n'y avait plus de lumière, l'harmonie était brisé, mais pour la première fois depuis le jour fatidique de sa fuite, elle ressentait de la paix en le faisait. Ce n'était pas la guérison, mais c'était tellement tellement mieux que le vide d'avant... Elle était tellement plonger dans son Kata qu'elle ne se rendit même pas compte que quelqu'un était entrer dans la pièce.

Revenir en haut Aller en bas
Jubilation Lee
X-Men Alpha
avatar

Messages : 2056
Date d'inscription : 23/04/2012
Age : 23

MessageSujet: Re: Kata c'est pas la cata [Libre]   Mer 24 Avr - 17:07

Avant même que le soleil ne pointe le bout de ses rayons j'étais réveillée. Cela devait faire quelques jours que mon rythme de sommeil était altéré. En réalité, c'était depuis les récents événements me concernant que je voulais oublier pour cette journée tout du moins. Faire comme avant, voyons voir si c'est encore possible pour moi malgré les blessure mentales et psychiques que le fait de grandir dans un monde sans pitié m'avait infligé. Qu'aurais-je fais il y a un an ? Le gymnase. Oui, je me serais assise, seule au milieu du gymnase pour méditer, me relâcher et presque finir ma nuit. Personne à cette heure n'était jusqu'à présent assez fou pour venir s’entraîner. Mais il faut croire que les temps change et les élèves aussi.
Elle devait être nouvelle car je ne l'avais jamais croisée. Peu importe, elle était belle et bien présente, seule, et j'avais l'impression de me voir. Elle faisait des exercices en silence, pour les mêmes raisons que moi sans doute. Je pouvais ressentir en elle de la quiétude retrouvée dans son esprit grâce aux bienfaits du sport. Le sport et l'effort qui en libérant leurs substances chimiques nous enivre tout en nous apaisant du stress et des soucis. Certains boivent pour oublier quand d'autres cours...

Je revenais d'ailleurs d'un footing, que j'avais fait après mon réveil et avant de venir dans ce gymnase. Il faisait sombre et il n'était éclairé qu'à moitié. Une serviette autour du coup, un débardeur noir un short blanc et des baskets, je m'assis silencieusement sur un banc non loin de cette fille répétant des mouvements avec précision. Elle était douée, elle devait pratiquer depuis assez longtemps et il était indéniable qu'elle maîtrisait cet enchaînement. C'était de Aikido si je ne me trompais pas. À vrai dire - et sans doute à cause de mes origines - je me suis naturellement laisser portée par les wushu plutôt que les budo. Mais finalement ce n'est que dans l'attitude que l'on voit le talent et la maîtrise peut importe l'art martial. Et l'attitude était la bonne pour cette jeune fille dont j'ignorais le nom.

Après avoir bu une gorgée dans ma bouteille je me déplaçais lentement dans un coin du gymnase pour m'adosser contre un mur et m’asseoir afin de déposer mes mains sur mes genoux et méditer. Je ne voulais pas la déranger, je n'en avais pas envie. Je ne voulais pas faire de bruit et il se trouvait qu'elle n'en faisait aucun de dérangeant si ce n'est l'inspiration et l'expiration réguliers de ses poumons. Tel une pendule dans ce jour encore absent je me laissais aller à me concentrer dessus. La méditation n'est pas l'art de rien faire mais l'art de savoir se concentrer sur une seule chose et de faire le vide autour. D'habitude on se concentre sur sa propre respiration mais la présence d'une partenaire était intéressante. J'allais, sans qu'elle le sache réellement, m'entraîner avec elle, tissant un lien invisible. Je me concentrais sur sa propre respirations faisant mon propre vide autour. J'en décelais maintenant quelques irrégularités qui me déconcentraient mais c'était le jeu et j'en étais heureuse. Elle pouvait encore progresser et moi aussi.
Cela fait longtemps que je n'avais pas goûté au plaisir de s’entraîner en osmose.
Elle ne le sait pas bien sur mais ce n'est pas important.
Je suis là sans l'être et un sourire sincère se dessine sur mon visage.
Le premier depuis ce jour maudit.
Alors que mes yeux restent clos.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Kata c'est pas la cata [Libre]   Sam 25 Mai - 9:12

La jeune femme n’avait rien perçu de la présence de Jubilee, tout à sa concentration, sa fluidité de mouvement, le calme qu’elle ressentait et croyait perdu depuis si longtemps, elle en oubliait sa méfiance des autres, ses barrières et ses peurs. Leur respiration lentement associé, si bien qu’elle ne s’était même pas rendue compte de ce deuxième souffle si près. Elle bougeait lentement, enchainement après enchainement, prenant jusqu’à cinq fois plus de temps que pour des enchaînements ordinaire. Car après le seul qu’elle ait appris qui devait se faire lentement, elle avait commencé à faire les autres à cette vitesse pour apprendre à son corps la perfection des gestes avant leur vitesse. Cela lui servait à la fois d’étirement et d’échauffement. D’entrainement et de méditation. Elle en avait tellement besoin. C’était comme posé la première brique de sa reconstruction intérieure. Comme un vent de printemps après un hiver éternel.

Un geste après l’autre, concentrée sur la perfection de chacun des infimes mouvements que constitue chaque compte d’un kata. Concentrer sur la perfection de déplacement de chacun des muscles sollicité seconde après seconde, le souffle en harmonie avec le rythme de l’univers et des pas. Doucement, lentement, alors que le soleil n’est pas encore levé, alors que la terre continue sa course inéluctable sur elle-même et autour de l’univers. Doucement, un premier rayon vient réchauffer la salle, puis un autre, jusqu’à toucher son pied.

Harmonie
L’esprit et le corps ensemble

Univers
Un souffle, un millier de cœur ensemble

Elle fait confiance à ses sens, gardant les yeux fermer, la lumière flottant doucement dans l’air pour la réchauffé et la paré de ses feux. Anielle fini lentement le dernier mouvement pour faire son salut au soleil et ouvrir les yeux… Sur Jubilee et se figer complètement. Comme une souris devant un chat, mais une souris qui aurait été prête au combat avant cette communion et qui maintenant ne sait plus comment réagir, si fragile en équilibre en celle qu’elle était avant la mort de son mentor et celle qu’elle était devenue avant son arrivé à l’institut. Incapable de réagir, son cœur tordu par son dilemme intérieur. Douleur et hésitation dans son magnifique regard bleu saphir.

Revenir en haut Aller en bas
Jubilation Lee
X-Men Alpha
avatar

Messages : 2056
Date d'inscription : 23/04/2012
Age : 23

MessageSujet: Re: Kata c'est pas la cata [Libre]   Lun 27 Mai - 14:33

Cela durait depuis quelques temps. Combien je ne saurais dire mais assez pour que je sente que la température du gymnase se réchauffe petit à petit du aux rayons solaires pénétrant par les grands baies vitrées. Elle continuait son Kata et ne m'avais peut-être pas vue. En tout cas je n'en ai pas eu l'impression. Son souffle restait plutôt régulier et je me laissais bercer, les yeux fermés par cette unique pensé et ce rythme semblable à une mer qui vient et se retire sur les plages de ma conscience.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin et en ce qui concerne cet exercice il faudra bien que je ne m'éternise pas d'avantage. Je dois garder un équilibre entre le travail de l'esprit et du corps et si je continue de tenter de méditer je vais simplement finir par m'endormir et ce n'est en rien productif. Je me réfugie ces derniers temps dans ce que je fais d'habitude, le faisant avec plus de hargne et de force. Je ne suis pas en colère, peut-être un peu frustrée mais mes nuits sont de plus en plus agitées depuis ces dernières semaines. Des rêves ou je revis des instants passés, les transformant parfois, ne pouvant les changer d'autres fois. C'est une légère torture psychologique témoignant d'une chose : je n'ai pas encaissé. Je n'ai pas encaissé d'abord ce qui est arrivé à Caitlyn, me le cachant et mimant que tout allait bien comme si sa renaissance témoignait d'une seconde chance. Je n'ai pas encaissé que ces deux abrutis viennent me bousculer dans la difficile quiétude que j'avais trouvée, pour m'annoncer que toute ma vie était basée sur un mensonge qu'ils avaient construit. Je n'ai pas encaisser la vengeance qui a guidé mes pas et ma lame, me forçant malgré moi à commettre l'irréparable. Cette accumulation je l'évacue donc en frappant plus fort sur les sacs de boxe, en sautant plus haut dans mes exercices de gymnastiques, en serrant les dents et en effectuant plus rapidement mes exercices techniques. Certains me croient ainsi plus forte mais c'est faux. Je tente de combler une faiblesse qui est la culpabilité d'avoir commis beaucoup trop d'erreur.

Je médite donc, naïvement mais honnêtement puisque dans ces eaux troubles il n'y a que là que je puis trouver une barque stable pour y passer un peu de temps. Cela m'aide, cela m'apaise et c'est aussi simple que ça. Je suis sa respiration pour en quelque sorte me convaincre que j'ai encore de la compassion et de l'empathie envers les autres. Pour me convaincre que je ne suis pas devenue un monstre après avoir ôté des vies. Je médite à travers une élève pour me prouver que je suis encore humaine. Et grâce à la maîtrise de cette élève, j'ai pu réussir à me concentrer, à m'apaiser et en cela je lui suis reconnaissante.

Elle s'arrêta et je sentais qu'elle m'observait. J'ouvris alors les yeux quelques secondes après. Je découvris le gymnase plus éclairé que lorsque je les avaient fermés. Mon esprit aussi était plus clair et au milieu de cette grande salle elle était là, debout et mes yeux croisèrent son regard pour s'y attarder. Elle était surprise et semblait avoir peur. Était-ce de ma faute ? En tout cas cela voulait certainement dire qu'elle ne m'avait pas vu. Peu importe, je n'avais pas l'intention de lui accorder plus d'importance que cela une fois la méditation terminée. Je décrochai les yeux des siens, alors que mon regard était neutre, tout comme mon visage puisque j'avais retrouvé un peu de calme.
Puis je me levais, soupirant légèrement.

« Ça va... je vais pas te bouffer. »

Dis-je d'une voix calme, presque las. Puis je me déplaçais, passant quelques mètres à côté d'elle pour me diriger vers mon sac et y sortir ma bouteille pour y boire une gorgée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Kata c'est pas la cata [Libre]   Sam 8 Juin - 1:44

Incapable de réagir, son cœur tordu par son dilemme intérieur. Douleur et hésitation dans son magnifique regard bleu saphir. Elle attendit que l’autre ouvre les yeux, qu’elle fasse un geste qui la renseignerait sur son identité, amie ou ennemie ? Avait-elle enfreint une règle en venant au gymnase avant le lever du soleil ? Y avait-il un couvre-feu qu’elle ignorait ? Avant qu’elle n’ait put se détourné, l’autre capta son regard et un flot de connaissance sur l’autre lui vint. Sur ses faiblesses et ses remords. Le côté sombre de ce qu’elle était. L’immense faille que tué avait ouvert dans son âme et son identité, son insécurité. Cela, plus que tout le reste, figea Anielle. Elles étaient semblables ! L’autre aussi avait cette blessure béante d’avoir tué et de le savoir. Cet endroit n’était peut-être pas un vain espoir après tout. Peut-être y avait-elle trouvé un vrai refuge.

« Vous êtes comme moi… »

Un murmure si doux, si bas pour une révélation aussi fracassante. Une vrai révélation, qui illumina, une brève seconde, son âme si tourmenté et sombre. Mais si l’autre en était aussi blesser, devrait-elle encore tué pour se protégé et protégé cet endroit ? Pouvait-elle y trouvé la paix et une réponse aux malheur de sa vie pour y trouver un peu de d’équilibre ? Pourrait-elle réellement s’y reconstruire comme Anzo lui avait dit. Mais les paroles de l’autre, sur le fait qu’elle allait n’allait pas la manger firent leur chemin dans son subconscient pour réveillez son côté cynique et piquant.

« Je suis trop piquante pour que quiconque puisse trouver quelque chose de bon en moi. »

Elle ne se faisait aucune illusion sur le fait que beaucoup de mutant était bien plus fort qu’elle-même et il y avait donc de forte chance qu’elle soit mise rapidement au tapis si elle se battait contre ses nombreux mutant plus puissant, mais elle était coriace, dur et cynique. Elle savait aussi que si on en venait là, elle vendrait chèrement sa vie et ferait en sorte qu’elle coute très cher à celui qui si essaierait. Elle était une survivante, c’était inscrit très très profondément en elle. Pourtant, la révélation précédente émoussait son mordant. Elle avait été cynique et piquante, mais il n’y avait pas la froideur qu’elle mettait habituellement dans sa voix dès qu’elle parlait. En fait, elle ne savait pas comment se comporter devant quelqu’un qui regrettait comme elle-même le faisait depuis si longtemps. Elle n’avait rencontré que des gens qui s’en nourrissait, s’en délectait ou alors qui attendait leur heure pour se venger. Sans doute y en avait-il parmi ceux qui étaient en moins grande sécurité qu’elle ne l’avait été, mais pour les gestes posés, elle n’avait pas le droit d’avoir de contact qu’avec ses semblables, ceux qui avait tué, mais qui était encore trop jeune pour être condamné comme des adultes.

Elle observa l’autre boire comme si tout était normal, cachant la faille, le canyon qu’elle avait vu dans sa psyché derrière une façade de normalité. Anielle l’envia fugacement pour cela, elle ne savait plus se comporter de façon dites normale. De voir l’autre boire lui donna aussi soif, mais elle n’avait pas de bouteille, elle regarda alors autour d’elle pour voir autre chose que les failles, mais pour trouver une fontaine d’eau, où elle se rendit, sans pourtant se détourné complètement de l’autre. Instinct de survie trop bien encré pour qu’elles les perdent. C’était à la fois une démonstration de respect et une protection. Elle disait sans mots à Jubilation qu’elle méritait suffisamment son respect pour qu’elle se montre prudente en sa présence.

Revenir en haut Aller en bas
Jubilation Lee
X-Men Alpha
avatar

Messages : 2056
Date d'inscription : 23/04/2012
Age : 23

MessageSujet: Re: Kata c'est pas la cata [Libre]   Sam 15 Juin - 4:11

Elle me regardait comme si elle me découvrait. Non pas dans le sens ou l'on découvre l'apparence d'une personne inconnue pour la première fois, non. Elle me découvrait, m'enlevant le peu de couverture et de masque que j'avais. Elle me découvrait en m'extirpant ce que j'étais, ce que je n'étais pas. Elle m'analysait et son regard profond m'agrippa l’œil. Mon regard ne put se détacher du siens et j'affichais une expression interrogée, interloquée et surprise de cette attitude. Alors que je levais un sourcil, en buvant une gorgée, elle me parla. Oui, nous étions semblables, comme beaucoup de personnes dans cet Institut nous sommes mutant. Du moins je ne savais pas si c'était le cas pour elle, mais les probabilité jouaient en ma faveur puisqu'il me semble bien que 100% des élèves ou des filles de son age sont mutantes. Peut-être était-ce ce qu'elle avait découvert dans mon regard, que j'étais mutante moi aussi. Pourtant son expression presque surprise me laissa perplexe. Comment pouvait-elle être étonnée de voir des mutants dans une école qui les accueille ? Elle était assez vieille pour comprendre les enjeux d'une mutation et assez ancienne élève pour se rendre au gymnase. Que cela vienne d'un jeune ou d'une jeune de douze ans ou d'une fille qui passait la porte du hall d'entrée pour la première fois, je comprendrais, mais ce n'était pas le cas ici. Non, peut-être voulait-elle dire autre chose et cela ne put que me lasser échapper un « Quoi ? » d'étonnement. Spontané, rapide, non retenu je maintenais cette tête surprise même si pas vraiment choquée puisqu'il en fallait plus pour ce faire.

Je ne voulais pas porter plus d'attention à cette élève ou résidente au départ. J'étais venue pour m'entraîner seule et elle n'était pas obligée de porter autant d'attention sur moi. Je lui avais bien signifié que je n'allais pas la manger, non ? Cela impliquait aussi que je n'allais pas la déranger et mon comportement en reflétait cette envie. Mais elle rajouta quelques mots, plus sombres, moins compréhensibles, plus énigmatiques également. Qui était-elle ? À cause de ces choses que je ne comprenais pas elle commençait à m'intriguer. Je rangeais ma bouteille, soupirant légèrement, tête baissée. J'étais parvenue à décrocher mon regard du siens par dépit de comprendre en un regard ce qu'elle voulait dire. J'allais donc lui demander oralement, et voir si cela avait plus de succès.

« Qu'est-ce'tu veux dire ? C'est sur que c'est pas en parlant en énigme avec un ton aussi triste qu'on va trouver du bon en toi... Faudrait commencer par croire en toi parce que visiblement c'est pas le cas. »

ma voix étaient calme et pas méprisante, juste détachée de ce problème qui n'en était peut-être pas un. Un instant, j'avais eu l'envie de ne pas aller plus loin dans mon discours et puis de vaquer à mes occupations. Mais il y a comme une chose qui me poussais à en dire plus. Une sorte d'instinct, d'habitude que je pensais avoir perdue après ce qu'il m'était arrivée, mais qui, finalement, resurgissait. Le devoir d'une professeure, l'appel d'une maître en art-martiaux et l’écho d'une gymnaste accomplie fasse à une élève – ou ce qui semblait en être – crever de pessimisme. Je me levais, sans pour autant la regarder dans les yeux et commençant à m'avancer au milieu du tapis. Je m'étirais les bras, baillant légèrement tout en disant spontanément.

« On dit que l'inventeur de l'Aikido voulait promouvoir la bonne humeur... Ton kata transpire l'hésitation. Tu as peur de quelque chose ça se voit dans tes mouvements, pense-y, c'est jamais bon de laisser ces choses là enfouies. M'enfin tu me diras que c'est pas mes affaires et tu auras raison. »

Me laissant glisser sur mes appuis pour faire un grand écart et m'étirer les jambes, je me surpris à faire cours là où je voulais visiblement simplement m'entraîner seule. Décidément, après m'avoir arrachée un sourire cette fille m'arrachait des mots. Bien sur, j'étais sévère, extrêmement, car on ne peut pas dire que ses mouvements étaient mauvais. En réalité ils étaient tous très bon. Mais il y a souvent un fossé entre le très bon travail et le travail parfaitement maîtrisé et contrôlé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Kata c'est pas la cata [Libre]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Kata c'est pas la cata [Libre]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» eau libre
» nouvelle poudre libre HD
» presse libre, l'appel de la colline
» les 6 mois de complement de libre choix de garde (la paje)
» Lecture libre et gratuite

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
X-men RPG :: Hors Jeu :: Topics Terminés :: L'Institution Charles-Xavier et Alentours-
Sauter vers: