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 Traquée. Fan Fiction Collaborative demande sur MP pour cameo

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Amy de Lauro
Agent du BAM Gamma
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MessageSujet: Re: Traquée. Fan Fiction Collaborative demande sur MP pour cameo   Jeu 6 Juin - 16:37

Elle n’y arrivait pas. Elle avait beau luter, elle était encore trop faible pour se relever seule. Dieu que c’est c’était fait mal. Inutile de se voir dans un miroir pour comprendre ce qu’elle avait tentée de se faire, et ne serait-ce que plisser les yeux ou crisper la mâchoire la faisait souffrir.

Amy avait l’impression de se débattre bien inutilement, tel un insecte dans un verre d’eau. Où était le haut et ou était le bas, elle ne parvenait plus réellement à se situer dans l’espace, compétemment désorientée, et glissant sur ses régurgitations et autres fragments de son être qu’elle avait fait gicler de partout. Tout ce désintégra, la faisant sursauter et s’immobiliser, alors qu’un pouvoir inattendu vint effacer toute trace de sa douleur, dans le X-Jet tout du moins. Amaranth puait et restait maculée, mais elle entendait les pas approcher, et contemple Jubilee lui tendre la main.

L’aide fut la bienvenue, et elle s’affala sur le siège où on la guida avec une lourdeur inhabituelle. La tête lui tournait toujours, mais elle avait les idées claires, ou ce qui s’en rapprochait le plus considérant les conditions. Elle ne put sourire sans se faire souffrir à nouveau, mais remercia sa meilleure amie du regard.

« On se remet en marche Amy, et cette fois-ci on s'arrête plus avant de l'avoir trouvée. Je suis pas aussi forte et courageuse que toi et je n'ai même pas pu regarder ce qu'ils lui ont fait, par lâcheté. Mais ce que ces types là veulent c'est nous briser, te briser et la briser et on ne les laissera pas faire. Alors s'il te plaît… garde tes lèvres intactes pour pouvoir embrasser Caitlyn lorsqu'on la retrouvera, sauve. »

Ses lèvres… avaient subie la même chose que le reste, l’italienne n’avait pas besoin de passer son doigt sur elles pour le savoir. Mais il n’y avait aucune inquiétude, d’ici une dizaine de minutes, toutes ses blessures auraient entièrement été régénérées, et elle serait aussi en forme physiquement que le Jet après le nettoyage de Jubilee. Oui, elle aurait toujours, sur sa tenue et dans ces cheveux, des preuves de ce qui était advenu, mais son corps n’en porterait jamais nulle cicatrice. Seul son esprit souffrirait.

Elle acquiesça de la tête puis la posa contre l’appui tête, fermant les yeux. Ne pas sombrer, ne pas sombrer, attendre juste que cela ait guérir, que les Sanguis aient tout réparé. Elle n’avait pas besoin de ses yeux pour savoir ce qui se passait dans son environnement, son ouïe suffisait. Elle aurait bien voulut aider Ororo, à lancer le Jet ou à piloter, à faire n’importe quoi d’utile, mais il était plus sage de rester là à attendre, alors elle le fit, respirant difficilement avec ce qui lui restait du nez, mais qui se remettait en place petit à petit, la biomasse consommée pour la recréer elle.

Jubilee partie prendre des nouvelles de l’intrus, qui était encore à l’extérieur du Jet, lequel répondit une phrase véridique lui permettant de ne pas avoir à développer, et lui retourna la question. Une fois qu’ils furent entrés dans le Jet, Storm le fit décoller, et la chasse fut de nouveau lancée.

Lundi 10 Décembre 2012 – 00 : 30 P.M.
Elles étaient encore en vol lorsque quelque chose s’incrusta dans le Black Bird, et si Amy n’avait pas finie de guérir, elle avait suffisamment reprise de contenance pour réagir ; Rachel. Ou plutôt Rachel métamorphosée par le Phénix, avec un inconnu à poils dans une main, sachant que la métamorphose ne la rendait gère plus vêtue, uniquement plus étrange et inquiétante. Amy ne put réprimer un frisson, non de dégout pour l’homme, mais de peur, face à ce qu’une Entité était capable de faire à un corps humain ; du point de vue de l’italienne, et sa vue était très perçante, le fait que le corps de l’autre jeune femme semblait n’être plus composé que des Flammes du Phénix était un avertissement clair quant à ce qu’il advenait de sa psyché : elle allait être consumée.

Nephilim regarda l’inconnu atterrir lourdement sur le sol, interrogeant la nouvelle venue du regard.

- C’est l’homme qui conduisait la camionnette, il s’est évanoui lorsque nous lui avons fait face. Il est immunisé à la télépathie, impossible d’entrer dans sa tête, ainsi donc, il n’y aura pas beaucoup de moyens de le faire parler. Ne vous en faite pas, je contiens le Phénix, il n’explosera pas ici.

Dieu que ce l’italienne ne pouvait pas aimer cette voix, car si elle y retrouvait celle de Rachel, en décomposant les sons, elle y trouvait également d’autres choses qui l’effrayaient plutôt, à l’instar de ce qu’il advenait de l’apparence, et surement de l’esprit. Phénix n’avait-elle pas parlé à « nous » ?

Que faire ? Lui demander de rendormir la créature ? Elles risquaient d’en avoir encore besoin, et l’italienne ne savait pas si Rachel pouvait l’éveiller à volonté, ou si elle n’avait pas de contrecoup lorsqu’il se dissipait. C’était peut-être une erreur, mais elle faisait confiance à la jeune femme pour savoir ce qu’elle faisait, et était dans un cas extrême prête à la sacrifier pour retrouver son aimée. Monstrueux, monstrueux car véridique, ce n’étaient pas là les pensées d’une personne tenue par la peur, mais celle d’une personne étant prête à tous les sacrifices pour retrouver celle qu’elle aimait, y comprit le sacrifice des personnes qu’elle aimait moins. Amy s’en voulut, mais c’était un fait. Un fait qu’elle terrait à jamais, par honte.

Autre problème, bien plus immédiat mais parfaitement lié : faire parler le Maraudeur. Pas beaucoup de moyens de le faire parler ? Cette phrase puait, mais à un point…

- Qu’est-ce tu entends par là ? Le torturer ? On est des X-men, on ne peut pas torturer des gens. On a des valeurs… on… Puis c’est un Maraudeur, il ne parlera pas, même sous la menace, ou la torture. Sans télépathie…

Elle s’interrompue, contemplant l’homme et passant une de ses mains sur son visage. Merde de merde de putain de merde. Que pouvaient-elles lui promettre en échange du fait qu’il libère Caitlyn de son pouvoir ? Le relâcher ? Les Maraudeurs le tueraient surement, sans parler de Rachel, qui avait déjà dû le malmener au point de faire tomber un salopard de son espèce dans les pommes, après une fuite urinaire. Lui promettre de le protéger ? C’était une folie, pas après ce qu’il avait fait, elle en était incapable. Elle haïssait cet homme, ce qu’il représentait, mais ne se sentait pas capable de le torturer ou de le tuer. D’un autre côté, c’était peut-être le seul moyen de retrouver son aimée.

Elle regarda Jubilee, elle regarda Storm, elle regarda Rachel, et elle se senti coupable ; Exitus Acta Probat, elle ferait ce qu'elle devrait faire pour retrouver Caitlyn, mais cela ne l'empêchait pas de regretter d'ainsi devoir renoncer à ses croyances, à ses idéaux. Mais n’était-ce pas la leçon même de toute passation, que de savoir oublier ses croyances pour accomplir le nécessaire ?

Je ne dis rien, Cait'. Je ne dis rien car j'ai peur de le dire. Mais je suis prête à le faire. A le faire pour toi. Je ne suis pas une X-Men, je ne l'ai jamais été, et je sacrifie le titre comme les efforts que j'ai accomplis pour essayer de le paraitre pour toi sans la moindre hésitation. J'espère que tu pourras me pardonner. Je t'aime.

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Nephilim

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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Traquée. Fan Fiction Collaborative demande sur MP pour cameo   Sam 8 Juin - 18:22

*Quelque chose la dissimule au Phénix, quelque chose de bien plus puissant que Sinistre. Hopes vous a dit qu’ils avaient repéré la camionnette, mais j’ai dû neutraliser le Triskelion pour pas qu’ils interviennent. Vous ne pouvez plus compter sur lui, pas plus que sur Emma ; je crois que le Phénix a endommagé le Cérébro, et elle avec. Danger pourra surement te renseigner. Inutile de lui demander de suivre la camionnette, je la vois. Et ne t’inquiète pas, je ne ferais pas de morts inutiles ; je contrôle toujours le Phénix.*

Et aller encore des problèmes ... Rachel voulait bien faire c'est sur mais neutraliser le BAM ... Ororo allait avoir des comptes à rendre à son retour ... et malgré toute sa bonne volonté pas sur que le professeur arrive à les convaincre ...
Quand au Cérébro ... là c'est sur elle était dans la m*de la plus totale. De plus Emma était out.
Qu'est ce qui pourrait aller encore pire ... Rachel semblait toujours contrôler le phénix ... mais jusqu'à quand ???

Elle aurait mieux fait d'éviter d'y penser au pire car il finit par arriver ...
Rachel ou plutot un mixte Rachel-Phénix (ni tout à fait l'un ni tout à fait l'autre) apparut un homme inconscient entre les ... griffes


- C’est l’homme qui conduisait la camionnette, il s’est évanoui lorsque nous lui avons fait face. Il est immunisé à la télépathie, impossible d’entrer dans sa tête, ainsi donc, il n’y aura pas beaucoup de moyens de le faire parler. Ne vous en faite pas, je contiens le Phénix, il n’explosera pas ici.

Cette voix fit frissonner Ororo, elle était tellement .. tellement inhumaine et impersonnelle. Ou était Rachel dans cette chose ... Quelle part restait à la jeune femme ...
et ces paroles ... le monstre insinuait quoi .. rien .. il énonçait un fait : le maraudeur ne parlerait pas et il était impossible de rentrer dans sa tête.


 Qu’est-ce tu entends par là ? Le torturer ? On est des X-men, on ne peut pas torturer des gens. On a des valeurs… on… Puis c’est un Maraudeur, il ne parlera pas, même sous la menace, ou la torture. Sans télépathie…

Amy énonça l'évidence qu'elle meme se refusait d'admettre mais ...
et maintenant qui .. qui va se charger de cette horrible besogne .. Elles étaient des x-men ou presque ...
Emma out et la résistance à la télépathie de l'homme n'arrangeaient pas leur affaire ..
Ororo regarda les filles tour à tour ...
Jubilee ... non bien trop jeune meme si elle avait fait face avec une assurance qui avait fait la fierté de Storm, lui demander ça était impensable ...
Amy ... Ororo faillit éclater de rire. La jeune femme avait beau montrer une certaine indépendance et une force de caractère, la façon dont elle s'était effondrée devant la torture de Cait montrait qu'elle était bien plus sensible qu'elle le pensait.
Rachel ... autant livrer la terre et l'univers directement au Phénix ..

De toute façon au point ou elle en était rendue ... Elle s'était toujours battue pour un idéal, un monde plus juste et voilà ... voilà ou cela l'avait mené ...
Les filles comptaient sur elle, Cait comptait sur elle mais ses certitudes et valeurs étaient abattues les unes après les autres. Cette mission était la pire qu'elle avait mené ... Que resterait il des X-men à la fin ... plus grand chose .. alors autant aller jusqu'au bout du chemin ...
elle s'était trompée elle n'avait pas pris le bon ... Elle allait agir non pas comme une X-men mais comme une Confrériste ...


{pardon professeur ... je suis désolée .. sincèrement ... j'espère que vous comprendrez ...}

une larme coula sur sa joue, elle l'essuya rageusement avant de s'avancer vers l'homme toujours inconscient. Elle le souleva, sa colère lui donnant la force elle le traina vers l'un des sièges du jet.
Une fois assis et solidement attaché, elle fit apparaît un petit nuage qui déversa son eau et asséna une ou deux paires de baffe à l'homme inconscience.

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Traquée. Fan Fiction Collaborative demande sur MP pour cameo   Dim 9 Juin - 1:34


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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Traquée. Fan Fiction Collaborative demande sur MP pour cameo   Mar 11 Juin - 23:41

Condor Pourpre ? Comment connaissait-il son nom ? Cet homme prenait Storm de haut mais il y a des choses que je ne comprenais pas dans les comportements des X-mens. Que ce maraudeur ne révèle rien sauf sous la torture est presque un appel à se faire torturer non ? Dans ce cas j'aurais bien consentit à ce que les X-mens s'adonne à une technique si reprochable pour sauver Cait'. Je leurs avait dis, j'étais prête. Mais à le voir gigoter, à le voir se tortiller, implorer et demander pitié il n'y avait plus aucune utilité à le torturer. Je me trompe ? Je ne crois pas. Il y a des choses où je veux bien fermer ma gueule, mais lorsqu'un homme nous dit qu'il est prêt à parler je ne laisserais personne le torturer par sadisme.
Et quelle sadisme de cet homme qui se prend pour une soi-disant divinité. Quel sadisme et quelle cruauté dans son langage, dans son pouvoir, dans ses dires et ses provocations. Je suis en retrait mais cette démonstration de Sebastian Von Orchent me débecte, me dégoûte et m'insurge. Qui est-il ? Qui est-il pour y connaître tant en torture ? Qui est-il pour forcer Ororo à l'inviter à torturer un homme qui allait parler ? Qui est-il pour parler des enfers et prétendre y être revenu ? Qui est-il pour connaître le nom d'un maraudeur immunisé à la télépathie ? Qui est-il pour savoir tant de chose et être si infecte ? Et ces monstres... Sortant de lui même comme dans un cauchemars. Je le hais car j'ai peur de lui. Je le hais car je ne le connais pas et ma peur aussi naturelle soit-elle m'arrache un rictus de mépris alors que mon teint pâli lorsqu'il parle. Le frère d'Amy ? Oh, non, je ne pense pas non. En tout cas pas dans le cœur car Amy n'est pas de ce genre de personne aussi loin que je sache.
Je me recule, tremblante alors que mon expression est clairement du dégoût et de l'incompréhension. Ororo ne semble pas avoir peur, après tout elle a sûrement vu pire. Amy non plus, c'est peut-être parce que c'est son frère. Rachel également mais elle je sais qu'elle a vu pire. Et alors que dois-je faire ? Contredire mes paroles disant que se chamailler et se contredire était contre productif et nous faisait perdre du temps ? Non, je ne veux pas qu'on perde du temps mais si il le tue ? Si il est un maraudeur infiltré ? Si il n'est pas qui ont pense ? Ce n'est pas du temps que nous perdrons, c'est Caitlyn ! Ororo l'invite à le torturer et je lève ma main en la direction du dos de l'homme, me concentrant sur toute ses molécules de ce corps répugnant. Je n'agis pas mais je suis prête à agir, et la peur se transforme en rage sous l'effet de l'adrénaline et de l'instinct.

« Stop... Tu bouges plus mister "Divinité" ou j'm'énèrve. J'ai dis que j'étais plus d'humeur à jouer et je sais pas à quoi tu joues mais t'es putain de louche ! Il a dit qu'il parlerait sous garanties, donc il va parler. Mais toi avec tes tortures qui n'ont plus lieux d'êtres tu risques surtout de le buter. Je sais pas qui t'es, tu nous as aidé jusqu'à maintenant et c'est cool mais tu vas te rasseoir on je t'explose la tronche ! »

Je m'adressais à tout le monde, surtout Ororo qui m'a beaucoup déçue cautionnant ces actes et surtout le fait qu'on prenne plaisir à le faire souffrir alors que c'était désormais inutile.

« Que ça vous emmerde ou non on est des X-mens bordel ! Et ça ne fait aucune putain de différence avec le fait qu'on soit des amies de Cait ! Aucune ! Si il ne voulait pas parler c'est comme si il nous demandait de lui faire cracher. Est-ce que c'est le cas ici ? Nan ! »

Je me retournais vers la divinité

« T'as cru qu'on avait le temps d'attendre une semaine ou trois heures que tu prennes ton pieds ? Comment tu sais qu'il s’appelle Condor truc muche ? Hein ? T'es des leurs ? T'es chelou comme type et je te laisserais pas nous chier dans la colle. La vie de Cait est en jeu connard ! »

Puis je me retournais vers le prisonnier.

« Tu as vu ce qu'il s’appétait à faire non ? Ta seule chance de t'en sortir en vie c'est de te rendre auprès des X-mens. C'est ta seule chance d'avoir la vie sauve mais je ne pourrais rien pour toi si tu parles pas. Ce type va te lyncher et même si je le connais pas, je suis pas assez conne pour le sous-estimer. Sois tu te rends aux X-mens et tu seras traité dignement même pour la merde que t'es, sois tu crèves avec un bonus torture en prime. »

Oui, j'étais prête aux nécessaire mais je n'étais pas encore assez aveuglée par la rage pour faire le nécessaire lorsque ce n'est plus nécessaire et que c'est condamnable. Maintenant parle, où les chiens, comme tu dis, seront laché et ma bonne volonté ne pourra plus rien y faire me plongeant simplement dans l'erreur et la culpabilité de m'être trompée, participant au danger grandissant de Caitlyn. Serait-ce la désillusion que « suivre son coeur » n'est que foutaise ?
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Traquée. Fan Fiction Collaborative demande sur MP pour cameo   Mer 12 Juin - 5:47


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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Traquée. Fan Fiction Collaborative demande sur MP pour cameo   Ven 14 Juin - 4:51


Monde De Révolution. Mars 2025. Institut Frost - SA San Francisco.

Le monde changeait et avec lui toutes les palettes de ses couleurs, je n’étais pas certaine de l’heure, le temps s’écoulait différemment depuis que j’avais quitté cette chambre, l’ombre d’un vide me suivait pas à pas comme une certitude inévitable et obscène forçant la douleur lorsqu’on s’y attardait : elle était morte et son corps reposait sous un drap blanc dans cette infirmerie froide et aseptisée. Je me souviendrais toujours du jour en revanche. Un Lundi. Au début des choses, ma mère était morte au début des choses mais je préférais penser que c’était plutôt à la fin d’une semaine afin de marquer le devoir accomplit. Une formidable sentinelle, une directrice adjointe inflexible, une X woman au caractère forgé dans l’acier trempé. C’est ainsi, sans doute qu’on la présenterait et c’est ainsi qu’on en ferait l’oraison. Pour moi, c’était ma mère mais nous partagions si peu de choses. Un nom, une rousseur indéniable et quelques travers comme le gout pour les sucreries et quelques qualités comme l’abnégation et le sens du sacrifice. L’affection n’était pas de mise, sa rigueur et sa rudesse était légendaire. On la pensait Dragon, elle n’était que blessée et horriblement balafrée par son histoire et l’Histoire. Meme tante Frost paraissait plus douce et tendre en comparaison…Et pourtant, c’était ma mère et je l’aimais, j’aimais à lui désobéir et c’est exactement ce que je fais aujourd’hui : je pleure contrairement à sa règle. «  Les pleurs sont les rivières de nos lâchetés, Ils obscurcirent le jugement et conduise à la mollesse du sentimentalisme ». J’ai eu trois mères, ma génitrice, mon double de mère et sa compagne. La perte de ma génitrice m’a ravagé comme si on m’arrachait une partie de  mon âme, ce fut un des moments les plus douloureux de mes existences. Drapée dans ma longue robe éthérée, du haut de mes 15 ans, assise sur un banc dans le couloir, je ne pouvais plus détacher le regard de mes mains…de ces mains inutiles qui malgré toute la puissance qu’on me prêtait n’avait pas pu sauver celle qui m’avait donné la vie.

- Je suis désolé..Lynn, je suis sincèrement désolé.

Je levais les yeux vers lui, ayant reconnu ce timbre de voix entre mille, et ébaucha un timide sourire à son intention. Celui qui m’avait appris à combattre et était mon tuteur durant des années en plus de mon meilleur ami, le X Men connu sous le nom de Cat-Sith, Sanzo. De sa haute stature d’hybride chat, il me couvait de son unique œil aux iris sauvage, l’autre ayant été perdu au combat,  avec cette douceur dont il était capable. Sans attendre de permission de ma part, il s’installa à mes côtés pour passer un bras protecteur autour de mes épaules, ces bras si puissants qu’ils pouvaient avec son rire franc arracher des troncs d’arbre…et d’instinct, je basculais la tête contre son épaule en un geste de connivence qui n’était qu’à nous. Il partagea mon silence, buvant ce long moment de tristesse jusqu’à ce que je me décide à le briser d’une voix bien trop faible.


- Elle est restée lucide jusqu’au bout. Je..Je crois qu’elle voulait parler, mais le temps lui a horriblement manqué.


- Ce n’est pas important, tu savais surement ce qu’elle voulait te dire, elle n’avait jamais su l’exprimer par des mots, mais elle a toujours veillé sur toi avec une force inébranlable même lorsque la maladie l’emportait déjà.

- Elle m’a dit…elle m’a dit qu’elle regrettait…de ne jamais avoir été heureuse.


L’œil de Sanzo dériva vers moi-même si ses lèvres ne trouvèrent pas la force de se déceler. Imperceptiblement, il resserra son étreinte.


- A quoi…ca sert…tous ces pouvoirs si on ne peut pas rendre heureux les gens qui..qui comptent ? Tu m’as dit que la volonté peut changer le monde…j’ai la volonté de changer les choses pourquoi…pourquoi ne puis-je y arriver ?

Sentant une vague de sanglots m’emporter, il se décala sur son siège afin de m’enlacer pour que je puisse me perdre contre lui et me laisser aller dans un hoquet sonore à pleurer.

- Tu feras des grandes choses Aislinn, nous comprenons à peine tes pouvoirs, laisse toi le temps de grandir et retiens ceci : tu es le plus beau cadeau que ta mère ai pu faire au monde, tu es sa fierté et tu le resteras, un jour tu pourras sans doute changer le visage du monde et des cieux tu rendras ta mère encore plus fière, si c’est possible bien sûr.

- JE NE VEUX PAS LA RENDRE FIERE ! JE VEUX LA RENDRE HEUREUSE !


C’était un véritable cri du cœur, j’étais jeune en âge mais mon caractère s’affirmait de jour en jour surtout depuis cette année passée dans « l’autre monde ».


- Aislinn..Le passé, on ne peut pas y revenir. Cette maladie était inconnue, Hank te l’a dit, c’était bien trop tard pour l’éradiquer : personne n’a pu y faire quoique ce soit. Ta mère portait déjà les germes de cette horreur alors que tu étais bébé. Pour la sauver, il aurait fallu…je ne sais pas…la purger cellule après cellule…Personne n’a un tel pouvoir sur cette terre.

Je reniflais en m’agrippant à lui.

- Alors…Je chercherai dans l’univers s’il le faut…mais j’y arriverai. Je trouverai un moyen, j’y userais ma vie…et tous mes pouvoirs. Je lui dois ça, je lui dois ! Je la sauverai…ce que je pourrai sauver d’elle…même si c’est un fragment…Je le sauverai.

Il me regardait avec une expression terriblement peinée.

- Je n’aimerai pas que tu vives dans une obsession, c’est toujours un mauvais choix de vie qui mène bien souvent à la radicalisation et à la déshumanisation, ce n’est pas ce que ta mère aurait voulu. Surtout que cette idée risque de ne jamais aboutir.

Je me redressai sur le banc essuyant mes larmes afin que ma mère puisse juger de la manière dont j’avais à cœur de suivre ses enseignements.

- Elle risque «  peut-être » d’aboutir. Je vois plutôt cela comme ça, parce que ce mot offre tellement plus de possibilité… «  peut-être ».


__________________________________________________







07 Decembre 2013. New York


Oboros tiqua, se redressant sur sa chaise,  tout en regardant les photos disposées sur la table, puis adressa un visage circonspect à son interlocutrice.

- Et même si il s’agit bien d’elle, je ne vois pas comment nous pourrions la tirer de l’Institut afin de régler notre « contentieux ». Mon employeur n’aime pas à prendre des risques inutiles surtout avec des éléments aussi dangereux que les protégés de Charles Xavier. C’est une véritable place forte là-bas, pas question de s’y aventurer ! Ca me parait compliqué cette histoire.

Depuis son capuchon, elle esquissa un sourire discret.

- Ca ne posera aucun problème, elle viendra à vous, seule, je peux même vous en donner la date, l’heure et le lieu. Il ne vous restera qu’à faire preuve de « persuasion » afin de l’amener à collaborer.

Oboros l’observa et d’un geste vif, dégaina son révolver, pointant le canon sur le visage encapuchonné.

- Tain, mais t’es quoi au juste ? Tu te prends pour qui ? Tu débarques au plein milieu d’une réunion d’équipe ultra secrète, tu étales mes hommes d’un geste et au lieu de me faire cracher mes dents, tu me files le tuyau du siècle, mais tu joues a quoi, connasse ?

- Je ne jouais que lorsque j’étais une enfant, à présent je me contente de sauvegarder et de faire fructifier mes intérêts et croyez-moi, nous voulons tous les deux pour des raisons différentes il est vrai ,que Buse Cendrée meurt.

- T’as qu’à l’faire toi-même !


- Oh non, je me contenterais de faire appel à des professionnels, n’est-ce pas ce que vous êtes ? Des professionnels ? J’ai d’autres…spécialités, le meurtre n’est pas mon point fort….Et puis c’est une belle arme que vous avez là.

- Certainement bébé ! Et crois-moi, jamais elle ne m’a fait faux bond.

- Ne dites pas jamais, « peut-être » est un bien plus joli mot…vous verrez.

- Et si j’en réfère à Sinistre ?

- Oh…et bien, vous le ferez…Parce que vous êtes un bon soldat ! Mais qui pour récupérer le fruit d’une telle opportunité ? allons Oboros…Ouvrez l’œil, et le bon…si j’ose…L’estime d’un homme comme Sinistre n’a pas de prix. Tout le monde à y gagner : vous prenez enfin la place qui vous est dû, celle que Loyv a laissé vacante, Sinistre a sa vengeance et moi mon cadavre.

Oboros baissa l’arme tout en affichant un sourire carnassier.



- Toi p’tite, t’as un sacré cran…Mais qu’est-ce qu’elle a pu te faire pour te foutre aussi en pétard, c’te conne ?

- Rien…C’est plutôt ce qu’elle n’a pas pu faire…Et puis, elle a des amis des plus intéressants. Infréquentables mais fortement utiles pour mener certains projets à termes…si on sait les motiver.

Le monde changeait et avec lui toutes les palettes de ses couleurs, je n’étais pas certaine de l’heure, le temps s’écoulait différemment. Le temps n’était plus un problème à présent et chaque rouage prenait sa place dans ce plan que j’avais fabriqué étape après étape. L’œuvre d’une vie, une vie voué à l’amour au point d’en perdre tout sentiment.

Je suis Aislinn Lyov-Elioth dit «  Maybe ».

Je n’ai pas que l’abnégation de ma mère, j’ai aussi leur inconscience à toutes les trois.

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Ororo Munroe
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MessageSujet: Re: Traquée. Fan Fiction Collaborative demande sur MP pour cameo   Dim 16 Juin - 7:35

tic tac ... tic tac ... le temps s'écoulait
tic tac ... tic tac ... elle pleurait toujours ...
tic tac ... tic tac ... ses pensées tourbillonnaient ...

La mort n'était pas une fin .. du moins pas pour ceux qui restaient .. il y avait tant à faire encore. Déjà, il fallait ramener son corps à l'Institut pour l'enterrer.
Qu'allait elle leur dire ... comment leur expliquer .. comment expliquer à ses jeunes élèves ce qui était arrivé à Miss Elioth, leur conseillère .. et Sanzo .. et Enora ... Ils étaient trop jeunes encore pour comprendre ...
Leur mentir ....

tic ..tac .. tic ... tac ... une nouvelle fois, une X-men était morte en accomplissant son devoir ...
ce n'était pas vraiment un mensonge ... mais certainement pas la vérité ...

tic ... ... tac .... ... tic .... tac
le temps semblait se ralentir ... un frémissement ... Inquiète Ororo lèva la tête. Le Phénix venait d'arriver ...
tic ... ... ... tac ...
tic ... ... ... ... ....  tac ...
tic ... ... ... ... .... ... ... ....

le temps s'était arrêté ....

Amy et Jubilee furent écartées du corps sans vie de Cait ... Elles semblaient flotter ...



.... NOOONNNNN RACHEL NOOOONNNN ....

mais son cri ne put sortir ... le temps n'existait plus ... Ororo ne pouvait bouger ... elle n'avait aucun pouvoir contre le phénix .. pauvre fillette sans défense ...

le Phénix ... cet oiseau mythique qui renaissait de ses cendres comment avait t elle pu oublier  ...

mais Rachel n'était pas assez forte pour ça ... Elle allait mourir ... elles allaient mourir toutes les 2 ...

Ororo avait peur ... .. non elle n'avait pas à avoir peur ce n'était qu'un cauchemar .. oui c'est ça un cauchemar ... elle dormait ...
Tic ... tac ... bien sur que non ... elle ne dormait pas et elle le savait parfaitement ceci était la dure réalité ... meme ses cauchemars n'étaient pas si cruels ...


{Professeur .. s'il vous plait ... faites quelque chose ... n'importe quoi ....}

il ne lui répondrait pas ... elle le savait ... lui en voulait elle vraiment ... elle n'en savait rien ... Tant de fois il lui avait répété qu'il ne leur ferait aucun mal ... mais que certaine chose devait arriver ...
la mort de Cait et sa résurrection par le Phénix faisaient elles partie de ses choses ...
c'était trop horrible .. Son pauvre cerveau de misérable humaine n'arrivait pas à l'appréhender ...
Elle ne pouvait que subir ... et voir ...

Tic tac ... tic tac ... le temps avait repris son cours ....
tic tac ... les blessures de Cait se refermaient ...
tic tac .. un nouveau son ... boum boum boum ... son coeur était reparti ...
tic tac .. Amy se jeta sur le corps dorénavant en vie de son aimée
tic tac .. Rachel avait disparu .. perdue dans cette chose ..
tic tac .. le Phénix noir était né en meme temps que Cait ....

ironie du sort .. la jeune femme qui s'était battue jusqu'ici pour un monde meilleur venait de "mettre au monde" une créature des plus terrifiante ...

tic tac, tic tac ... les yeux agrandis par une terreur qu'elle n'arrivait pas à contrôler, Ororo était immobile tel une statue, incapable d'effectuer le moindre geste ....

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Ashake:
 
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Traquée. Fan Fiction Collaborative demande sur MP pour cameo   Mer 19 Juin - 17:58

La musique de ce Rp fait parti intégrante de l'écriture.


La chaleur de son sein, et des flammes qui dansent dans l’âtre de la cheminée alors que dehors le froid est encore mordant, nous sommes en Avril et un tel froid n’est pas inhabituel dans la campagne irlandaise, j’ai deux mois. Je somnole entre les bras de ma mère elle-même alitée. J’en suis encore à l’émerveillement des formes et des couleurs, je n’ai pas encore le gout de l’aventure mais déjà celui de l’étonnement. Je ne suis pas non plus en capacité de me fabriquer des souvenirs.  Ce que je sais, c’est ce que j’aime la chaleur. C’est une sensation réconfortante et apaisante qui ne me quittera plus.

J’ai trois ans et demi, nous sommes en été et je suis assise dans l’herbe d’une prairie qui borde le domaine du Manoir de la famille Elioth, la tête levée vers le ciel,  mon regard est hypnotisé par le jeu de la lumière du soleil qui danse entre les branches agitées par un vent léger d’un solide chêne qui me surplombe de toute sa grandeur. Le ciel est immense et je me sens si fragile face à lui, si insignifiante alors j’écarte grand les bras pour essayer de le saisir, de le contenir entre mes bras d’enfant et de le dompter pour calmer cette frayeur.

J’ai quatre ans, je souris dans les bras de mon père alors qu’il me soulève pour me porter sur ses épaules afin que je puisse voir toute l’immensité de la mer qui vient se briser sur les récifs des falaises rocailleuses. C’est bien la plus belle chose que j’ai vu jusqu’ici, je croyais le ciel infini et je découvre son pendant terrestre aux nuances grisée bleuté, mes iris verte s’accrochent à cette horizon inconnu qui m’offre les perspectives d’un ailleurs et de toute un univers au-delà. Comme une enfant que je suis, je ris à gorge déployée et je bats des mains.

Je viens d’avoir cinq ans et je suis intimidée, mon regard curieux se pose partout dans cette vaste demeure de pierre au plafond vertigineux au point d’en jalouser le ciel. Nous ne sommes pas seul d’autres gens se recueillent en silence. Je m’attarde sur le jeu de couleurs fantastiques de ces immenses panneaux de verres colorés qui facadent les lieux en une vaste bande dessinée dont l’histoire m’échappe. Il y a de la musique mais c’est très différent des chants de ma mère le soir pour m’aider à trouver le sommeil. Alors je le vois, sur cette croix et je sais qu’il me regarde mais je ne comprends pas pourquoi il ne parvient pas à « me voir ». J’essaye de lui sourire timidement pour en faire un ami parce qu’il est l’ami de tout le monde selon maman et maman a toujours raison. Mais il ne me répond pas, j’en suis peinée au point d’avoir envie de pleurer. On m’a tellement parlé de lui que j’aurai aimé que cette rencontre soit différente. C’est une des premières déceptions de ma vie. Il y en aura d’autres.

J’ai cinq ans et demi et je suis excitée, je vole dans les airs et je vois les nuages par le dessus. J’ai enfin réussi à apprivoiser le ciel et à l’enfermer dans mes bras. Je suis fière de moi parce que je n’ai pas eu peur quand l’avion a décollé. Le ciel est beau alors je colle ma main sur le hublot afin de faire danser les nuages peut être en soufflant fort comme pour souffler les bougies d’un gâteau d’anniversaire. Je gesticule sur mon siège et je finis par me cogner le genou sur la tablette de l’avion, ça ne fait pas mal alors que ça saigne. J’ai peur et je voudrais prévenir Maman mais il se produit une chose que je n’avais jamais vu, un petit arc bleuté sur la main qui crépite dans l’air et qui me fait penser à l’orage. J’ai appris un tour de magie, ça me console, je vais le montrer à papa pour qu’il puisse être fier de moi.

Je vais avoir six ans. On m’explique des choses compliquées avec des mots que je ne comprends pas, un homme et une femme qui s’efforcent d’être gentils. Je ne les écoutes pas, je regarde les nuages par la fenêtre et mes iris s’accrochent au ciel bleu, lui est toujours là. On m’a dit qu’ils étaient là-haut, Papa et Maman mais moi je ne me souviens plus. Ce que je sais c’est que moi je n’y suis pas et qu’ils m’ont oublié. Je trouve ça méchant, je suis en colère et je serre les poings. Je n’ai pas été une méchante fille, je ne comprends pas pourquoi ils me punissent. Pour la première fois de ma vie, je ressens une sorte de colère sourde qui fait mal, pour la première fois aussi je mets enfin une sensation sur le mot vide de sens jusqu’ici «  l’injustice ».  

J’ai huit ans et je construis un château avec le sable de la plage de San Francisco, ma nouvelle maman me sourit et m’obligeant à porter une casquette parce que «  le soleil sur la peau d’une rousse, ça fait des ravages » Ce n’est pas grave, j’ai une tolérance à la douleur assez surprenante au point que même Kyle, mon frère, en soi étonné. Avec un sceau, je rempli les douves de mon château et Kyle m’aide en creusant une fosse autour des remparts. J’ai l’impression d’avoir réalisé quelque chose d’important et de titanesque. Je suis fière de moi et Maman me dépose un baiser sur la joue et m’appelant son « trésor ». Ca me fait rougir. Même Kyle vient ébouriffer ma tignasse rousse. J’ai l’impression d’être la reine du monde et le ciel lui-même me renvoi son sourire pour me signifier que je suis son égal.

Autour et au fond de moi…La chaleur…Quelque chose m’arrive, quelque chose que je ne comprends pas. C’est en moi,  c’est partout comme une onde qui va explosant en chaque atome en y apportant une sorte de déflagration originelle, ça se repend et ça me consume de l’intérieur avec une vitesse impensable comme un tsunami incompréhensible. Je sens littéralement que les choses se remettent en place, se ressoudent, se régénèrent. Là où la destruction et la violence a tout dévasté, on y appose une sorte de gomme qui s’en vient rétablir l’harmonie. Comme si d’une mécanique détruite, une main invisible et d’une puissance incalculable, on venait replacer chaque rouage à sa place d’origine en l’attente de relancer le fonctionnement d’un tout, mon fonctionnement.  C’est une sensation que je n’ai jamais connue auparavant. Une main céleste est en train de me refaçonner à sa manière selon une alchimie échappant à tout entendement. C’est une demi conscience, quelques chose est en train de m’arriver c’est certain, quelque chose d’inconcevable et qui défie les lois mêmes de cet univers. C’est pourquoi mes pensées reviennent vers lui : le Créateur. Enfin, père ! Enfin ! Tu daignes corriger ce qui ne devait pas arriver, ce qui était injuste. Tu m’as enfin entendu et accepté comme ta fille, tu m’as donné ton pardon comme je me suis donné le mien. J’ai toujours senti depuis ce jour-là ton regard sur moi, j’ai toujours su ta puissance taiseuse et accepté les épreuves idiotes que tu voulais m’infliger. J’ai bien sur était colérique et rancunière mais c’est avant tout car je suis humaine, je ne peux agir que selon ma condition et rien d’autre mais je savais au fond de mon âme qu’un jour tu m’accepterais comme telle et que tu me sauverais. Laisse-moi donc leur revenir dans tes flammes, laisse-moi être ce que tu veux que je sois. Ce n’est pas l’enfer, je le sais bien…L’enfer, c’est DEJA ce que je viens de vivre, laisse-moi gouter à un peu de ce paradis. Cette impression de vitesse alors que je chute depuis les cieux, ce n’est pas que l’on me chasse du paradis car le paradis ne saurait exister si personne ne nous y attend réellement et je pense que cela sera malheureusement le cas pour moi. Pour l’heure cette vitesse n’en finit plus de se faire sentir et progresse dans mon corps en emportant tout sur son passage vers une fin que je sais à présent sur le point d’éclore : le réveil.

Mais ce n’est pas encore le moment.

Alors pendant quelques instant, je replonge au cœur de moi-même parce qu’il y a toujours cette chaleur.


J’ai presque 15 ans, je me regarde nue dans la glace de la salle de bain et je me désespère de la grosseur de ma poitrine. Je ne suis pas encore différente, je le serais bientôt. L’ambiance n’est pas des plus saines à la maison, Kyle va être enfermé pour trafic de stupéfiants et John a sombré dans l’alcool. Il frappe Jessie, mais je fais semblant de ne pas voir c’est ma manière de « rester forte », C’est plus facile de s’aveugler même si moi aussi j’ai le droit à ma part, je dois être une fille sage sinon je n’aurais que ce que je mérite. Pour l’instant je ne pense qu’à ça : ma poitrine et les garçons et je rêve déjà que quelqu’un m’emmène loin de tout ça mais je ne vois personne. Le soir même j’embrasse un garçon pour la première fois, Il s’appelle Daryl et il a des yeux bleus magnifiques. Et le soir même dans la nuit, je fini à l’hôpital avec un bras cassé, mon père dira au médecin que je suis tombé dans l’escalier.

J’ai 18 ans, et je fusionne avec le Pacifique. L’onde caresse mes jambes par son va et vient permanent et cette douce chaleur me conforte dans ma force. Là-bas l’horizon n’en termine plus et mélange en une composition inattendue le ciel et la mer en un mariage fabuleux qui m’émeut aux larmes. Le soleil se lève sur le Golden Gate et je m’en sens capable de renverser le monde entier par un simple souffle.  Je sais ce que je suis et je l’accepte, je sais où va ma vie et je vais en prendre les rênes. Je suis sur le seuil de ma vie.

J’ai 21 ans. Je ne pensais pas que prendre une arme en main était une chose si difficile. Le métal froid me fait un peu frémir alors que je regarde avec fascination cet engin que je tiens dans la paume de ma main. J’ai l’impression que je suis devenu une sorte de déesse et qu’on me donne le pouvoir de vie et de mort. Pendant de longues minutes, c’est le vide qui m’assomme. C’est la première fois que je sens se calme et de ce calme émerge une idée qui me foudroie de douleur. Il n’y a plus de route, plus de chemin. Il n’y avait pas de grands desseins à réaliser. Tout n’a été qu’une longue fuite en avant.

J’ai 25 ans et je regarde par le bureau d’un immeuble que l’on croirait fait de verre un ciel gris et menaçant  où la statue de la liberté se découpe sur des eaux mornes et grise. Il semblerait qu’il va pleuvoir mais même si la personne dernière moi m’informe qu’un taxi en partance pour cette étrange Institut m’attend, je ne peux m’empêcher d’apposer la paume de la main sur la vitre afin de voir si comme jadis, je peux écarter ces eaux inconnues à la manière dont je voulais le faire avec tous ces nuages vue du ciel. On me dit de me presser et je comprends depuis déjà que ma vie ne m’appartient plus vraiment. Cet océan n’est pas le mien et pourtant ses eaux noires me donnent l’impression vue de cette hauteur de vouloir m’engloutir à tout jamais.

J’ai 26 ans et mon regard se noie dans le sien alors que nous venons de faire l’amour. J’ai retrouvé cet océan qui était le mien et j’ai fait  notres ces rivages. Elle me dit des mots tendres en me caressant les cheveux. Des mots simples, un peu idiots pour d’autres mais moi j’y crois comme en un lever de soleil. Je me fiche de savoir si l’on est le jour ou la nuit. Tout ce que je sais c’est que tout se joue ici dans notre univers et que rien d’autre ne saurait être important que ce regard miroir qui reçoit la tendresse du monde entier. C’est plus que l’amour que l’on se donne ici, ce sont bien nos vies. Et là au plus profond de cette vérité nommée amour, je meurs et je renais.

Le soleil se lève sur le Golden Bridge et le monde s’ensommeille encore un peu dans la fraicheur des brumes océanes et je la tiens dans mes bras comme mon ultime richesse, mon seul trésor. Elle voudrait caresser les nuages avec moi, j’aimerai lui promettre que l’on ira un jour. Le temps est en suspens, il ne nous attend plus pas plus qu’il nous importe pour une fois. San Francisco est à nous et à notre amour, elle fredonne les mots que j’attends et je lui délivre les miens en une promesse analogue.
Et le vent joue dans ses cheveux et c’est la plus belle chose au monde, la plus merveilleuse que j’ai vu, c’est nous contre le monde…c’est toujours ainsi.

Son sourire, ses lèvres alors que je viens de chanter pour elle dans ce bar et que les applaudissements crépitent autour de moi même si une fois de plus, je ne vois plus qu’elle. C’est le plus beau jour de ma vie et je recueille sur ses lèvres tout ce qui fait la beauté de cette vie.

Oui. Je meurs et je renais. Parce que ma vie est la sienne.
Parce que je n’ai pas encore cessé de courir.

______________________________________________________


Il est temps je crois, il est plus que temps.
Les battements de mon cœur me le disent.
Mes sens me le crient.
Il est temps, plus que temps.
Mon souffle.

Et j’ouvre les yeux sur une scène familière et un allié indéfectible, le ciel. Même dans cet habit laiteux et froid, il reste lointain et distant. Je me souviens. Je me souviens avoir voulu y monter et en être redescendu avec violence. Parce que sans doute, il n’y avait personne pour m’y attendre, personne qui ne comptait vraiment à mes yeux.

La neige et là-haut, les flammes dansantes. Un mélange détonant et intriguant, le froid et la chaleur, les choses improbables arrivent parce qu’elles arrivent toujours et c’est ainsi qu’elles se produisent.

Des bras autour de moi, je sens…cette chaleur.

La chaleur.
J’ai toujours aimé la chaleur, je m’en souviens puisque je me souviens de tout. Enfin de tout. J’ai l’impression d’avoir été enfin complétée, enfin rapiécée comme réparée corps et âme. C’est le silence qui d’abord m’apaise et rend cette sensation d’être soutenu encore plus importante et prégnante.
Et le son doucement revient, une voix familière, une voix qui brutalement m’arrache des bouffées de vie, des bouffées de sentiments intenses.
Je me rends à l’évidence.
Je suis vivante.

« Reste avec moi, reste avec moi, reste avec moi. Je t’aime, oh combien je t’aime. Reste avec moi. »

Doucement mon regard vers elle bascule en une lenteur étonnée et je la contemple comme si je la voyais pour la première fois, comme si depuis toujours les ténèbres avaient été mon lot et que soudain on me donnait la lumière du plus bel astre au monde.
Le soulagement d’abord, comme une évidence.
Mais les autre sentiments viendront, la peur, la honte, la tristesse…Tous ils reviendront puisqu’ils sont liés à ce que je suis en une sarabande que j’ai choisi de jouer et qu’on me donnera encore à jouer.

Je l’ai toujours su, elle viendrait, elle viendrait et je la sauverais… Je les sauverais tous parce que je les sens tous autour de moi, ils sont venus, tous mes amis. Je détache légèrement le regard de mon astre pour entrapercevoir le sourire crétin de Jubilée noyé dans un reste de larmes dont je ne saisis pas encore l’origine. Pourquoi pleure-t-on puisque tout est terminé ? Pourquoi puisque nous avons réussi ? Ces choses-là m’échappent encore alors que je vois au loin Ororo et Rachel ma sœur qui reste en retrait juste au-dessus de moi et auprès de qui je devrais m’excuser pour avoir ignoré son appel. Elle semble différente, les cheveux peut-être…je ne saurais dire, tout est si…clair et embrouillé à la fois. Il y a une autre personne, plus loin, mais je n’arrive pas à le discerner correctement. Je le connais mais son nom me reviendra. Il faut juste que je parvienne à réorganiser tout cela. Il faut me laisser le temps, j’ai l’impression de revenir d’un très long voyage et de n’avoir pas encore eu le temps de ranger ma valise. Il y a sans doute d’autre chose à voir mais tout va horriblement vite et lentement à la fois, je suis en pleine confusion alors qu’Amy m’attire à nouveau à elle par ses étreintes et ses mots.

Ma main sur sa joue pour attester de la réalité de cette scène car je finis par avoir besoin de m’assurer que tout cela s’ancre dans la réalité et pas dans un étrange délire.
Mes lèvres enfin se mettent en mouvement et m’étonnent par le son de ma propre voix.

- Je t'aime…j’ai…réussi…tu es…sauvé…il n’y a plus…de..danger…on…on..peut rentrer alors ?

Je suis fatiguée de me battre, fatiguée de toute chose. Je ne  le réalise pas encore, je ne comprends pas ce qui vient de se passer. Elles sont venues me chercher, c’est tout ce dont je suis certaine et finalement c’est bien là tout ce qui peut compter. Je ne réalise pas encore tout ce que j’ai pu faire dans cette matinée mais je reste persuadé d’une chose : nous nous sommes tous sauvés mutuellement ce jour. ..Tout le monde est plus riche de quelque chose et ça, j’en suis également sur.

Je me souviens alors de scènes particulièrement pénibles. C’est la difficulté de se souvenir tout en enregistrant les évènements présent en un même déroulé mental sur deux plan de conscience différent, celui du souvenir et celui du présent. C’est sans doute pour cette raison que je me sens si désorientée. Le visage de mes bourreaux s’impose à moi et avec lui la véracité de ce qu’ils m’ont fait subir et je ne veux pas qu’elle me voit ainsi, le visage lacéré et dévasté.
Mes mains cachent ce visage honteux en un geste lent alors que d’une voix presque geignarde je supplie avec une énergie implorante.

- Nooon..ne m’regarde pas…ne m’regarde pas…ne m’regarde pas…ils ont…ils ont…il ne faut pas que tu regardes.

C’est alors qu’elle nait.
Une chose que j’avais oubliée, une chose que je n’aurai jamais cru ressentir à nouveau un jour. Une horrible sensation qui se rependit en moi comme une déflagration inévitable et malfaisante. Mon corps se raidit sous l’assaut et ma tête partit en arrière mon regard prit de panique trahissant le nom de cette sensation trop longtemps inexpérimentée pour qu’elle n’en soit pas dévastatrice : la douleur. Inévitable et pétrifiante.

- Uuughhh ! A…Ammy..J’ai ..

Une nouvelle convulsion m’arracha un hurlement quasi animal alors que je cherchais désespéramment à m’agripper afin qu’on puisse faire cesser cette douleur lancinante brulant dans mes veines au point de me déchirer le corps de toute part.

- J’aiii Malllllllllllllllllllllllllll ! J’ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaalll !

Une impression terrifiante que mon corps se disloquait de lui-même et mon esprit saturé se mit à hurler avec mes mots. Mon cœur semblait réellement prêt à exploser dans ma poitrine. Ma raison basculait sous l’attaque terrifiante et inconnue de cette douleur lancinante.

Jamais de ma vie je n’avais connu une telle expérience.
Jamais de ma vie je n’avais autant souffert.

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Echo
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MessageSujet: Re: Traquée. Fan Fiction Collaborative demande sur MP pour cameo   Mer 19 Juin - 22:11

Finally a Tomorrow by Steve Jablonsky on Grooveshark

Le Phénix ne fait pas de plan. Cela ne fait pas parti de sa nature. Il détruit, il brûle, cela ne nécessite ni manipulation, ni planification. Il ne fait pas de plan, même en ce jour, il n’en a fait aucun. Il avait besoin que quelqu’un passe par ses flammes, quelqu’un qui m’était cher, mais il n’a pas forcé les choses, il a attendu. Il a attendu son heure, puis est apparut, comme toujours. Cela aurait put être tant de monde, mon père, mon mari, Ernest, Sanzo, mais c’est Cait’ qui a brulée, au final. D’autres l’ont conduite à la mort, et il s’est contenté de suivre les règles, pas de les manipuler. Le Phénix ne fait pas de plan, il attend son heure ; son heure est venue, et je le comprends, à présent.
 
Il est temps, tu crois ; oui, il est plus que tant. Mon cœur se fige alors que le tient s’emballe, et des sens qui ne sont plus les miens apportent la même nouvelle qu’à toi : tu es de retour. Tes yeux s’ouvrent, je le vois. Tu reviens parmi… elles, j’aurai tant aimé dire parmi nous, mais je ne peux pas. Je ne peux plus. Je regarde la scène, je regarde Amy te prendre dans ses bras et te répéter frénétiquement qu’elle l’aime. Je te regarde la regarder, regarder Jub, regarder le monde. Bienvenu au monde, Caitlyn, bienvenu dans ton monde. Il n’a jamais été le mien, pas plus qu’il n’a été celui de ton double.
 
Je te regarde me regarder ; oh, comme j’aimerai me réjouir comme les autres, comme j’aimerai te sourire, m’avancer et te prendre dans mes bras. J’en aurai des larmes, je le sais, mais même les larmes, je ne puis plus les avoir. Cela ne dépends plus de moi. Rachel Anne Summers, ce n’est plus qu’un corps, un corps contrôlé par autre chose, et cet autre chose te regarde sans ressentir quoi que ce soit. Il n’a rien ressenti pour avoir exterminé cinq milliards de personnes, alors pourquoi ressentirait-il la moindre chose pour en avoir sauvée une ? Est-il capable de ressentir, au moins ?

Le sacrifice. Tant l’ont fait pour moi, et aujourd’hui, c’était à moi de le faire pour toi, Caitlyn. Nous avons réussi, vous pouvez rentrer, tu es sauvée… je suis le prix de tout cela. C’est étrange, je n’ai pas peur, je crois que j’ai juste du regret, celui de ne pouvoir faire plus. J’aurai aimé être là, demain, après demain et les jours d’après, non seulement pour vivre, mais pour continuer à te voir vivre également. Toi, Sanzo, Ernest, tout ces gens que je n’ai jamais rencontrés, mais que j’aurai put. Le sacrifice, c’est tellement amer. On sait que cela valait le coup, on sait pourquoi on le fait, mais on sait qu’il nous limite, également. Il semblerait que je les ai trouvées, mes limites, finalement : les limites du cœur.
 
Si tu savais comme j’aimerais prendre ton visage dans mes mains, alors que tu tente de le cacher, et te dire que j’ai tout réparé, si tu savais comme j’aimerai t’aider plus. Mais je ne peux pas. je ne suis plus qu’une petite voix dans ma propre tête, et je te regarde souffrir sans rien pouvoir faire. Qu’ai-je fais ? Pourquoi cela ? Tu n’aurais pas dû souffrir ! Tu devais vivre ! Tu devais avoir une seconde chance ! Pourquoi ?
 
Je ne sais pas, mais je sais une chose, c’est ma faute. Alors, je supplie. Je ne peux plus rien faire d’autre, j’ai déjà tout donné. Je le supplie pour qu’il mette un terme à ta douleur, pour qu’il arrange tout cela. Il ne t’a pas ramenée pour que tu souffre, il t’a ramenée pour que tu puisses être heureuse. Je t’ai donnée ma vie pour que tu puisses être heureuse, pas pour qu’elle soit une nouvelle torture ! Je n’ai plus rien, rien d’autre à lui offrir que des suppliques. Alors je le supplie. Est-ce ma vie qui te fait ainsi souffrir ? Est-ce ma faute ? Aucune importance, je veux qu’il arrête ça.
 
Il baisse mon bras, chacun de mes muscles lui obéissant, lui appartenant, alors que ce que vous considériez être moi lui appartient aujourd’hui. Je suis sienne, corps et âme, tel est le prix. J’accepte ce fait, je ne lutte pas, mais je veux qu’il te ramène, pleine et entière, pour que tu vives, pas que tu souffre. Je le supplie, je l’implore comme je m’étais jurée de ne plus jamais le faire, mais je lui ai déjà tout donné, alors que sont les restes de ma dignité et de mes promesses, si cela peut t’épargner ?
 
Et il le fait ; l’ai-je agacé par mes gémissements ? Il sera le seul à les avoir jamais entendus. Peut-être, peut-être pas. Je ne pense pas qu’il t’ait prie en pitié, mais peut-être a-t-il accepté le dernier souhait d’une mourante, même si je ne décéderai probablement jamais, tant qu’il aura besoin de mon corps. Je suis condamnée à voir et à vivre ce qu’un autre fera de moi, tel est le prix. La vie, Caitlyn, tu dois profiter de la vie, de ma vie. Soit heureuse dans cette seconde chance, et je n’aurai pas fait ça pour rien. Tu m’as montré que je pouvais avoir une seconde chance, je te la donne.
 
Quelque part, je suis contente de ne pas avoir à t’expliquer mon choix, des adieux auraient été trop difficiles ; tu m’en voudras, de t’avoir abandonnée, je le sais, j’en ai voulut à tout ceux qui se sont sacrifiés pour moi. Je comprends à présent, pourquoi ils l’ont fait, comment ils ont put le faire. Je comprends aussi pourquoi on n’a pas le droit de gâcher ça. Ne gâche pas ma vie, ne gâche pas mon sacrifice. Soit heureuse, trouve la rédemption et vis ta vie, sans remords ni regrets. C’est là mon seul souhait, et la preuve que je n’aurais pas fait cela pour rien.
 
Tu sombre dans le coma, un coma qui ne s’arrêtera que lorsque la douleur aura disparue, car elle finira par disparaitre, il me le dit ; c’est mon lot de consolation. Puis il est temps pour lui de partir, il a fait ce qu’il devait, il a obtenu ce qu’il voulait. Les flammes ce condensent et le Phénix renait, alors que d’un battement d’ailles, il se projeté dans les cieux, et s’envole vers le cosmos.
 
Si elle ne c’était pas suicidée, était-ce là le sort qui attendait ma mère ? Je ne le saurais sans doute jamais, mais cela fera parti des questions sans réponse qui seront mes seules compagnes jusqu’à ma fin, si jamais elle existe, alors qu’il reprend la tâche qui lui est dévolu.
 
Je ne te dirais pas adieu, Caitlyn Elioth, car il n’y a pas de Dieu, juste le Phénix. Je veux que tu sache que je vivrais aussi longtemps que tu vivras, car je t’ai donnée ma vie. Je suis désolée de ne pas pouvoir t’aider plus, mais j’ai confiance ; confiance dans les autres pour le faire. Les autres, tous les autres, Sanzo, Ernest, Juju, Amy, tous ceux qui ont voulu me connaitre, merci d’avoir essayé. Ce n’est pas votre échec, c’est ma réussite. Que vous m’oubliez ou non, je me souviendrais toujours de vous.
 
Ceci est ma fin, pour que vous ayez, enfin, un lendemain. Pour que Caitlyn ait finalement un lendemain.

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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Sébastian von Orchent
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MessageSujet: Re: Traquée. Fan Fiction Collaborative demande sur MP pour cameo   Jeu 20 Juin - 20:52

Back to Life by Giovanni Allevi on Grooveshark

Ceux qui sont capables de faire des miracles les disent vides de sens, les autres les espèrent plus que tout. Je les regarde espérer, je regarde ce tableau, ton aimée et ton amie sur le toi de la voiture brisée, où repose ton corps, ton modèle qui veille sur vous trois, de loin, et ta sœur qui s’avance jusqu’à toi, le tout avec les murs d’une église en arrière plan, et l’abondant lumière du soleil approchant du zénith et des flammes que l’explosion a répandues sur le cloché, tel un phare pour te retrouver. Cette scène, si tu la voyais, Emilie ; elle est magnifique. Elle est magnifique au point que je sois capable, plus que d’en voir la beauté, d’en percevoir la beauté, d’en ressentir la beauté.
 
Vous êtes toutes les trois, trinité du cœur et de l’âme, contredisant ce que Maybe a voulut ; seule le Phénix et toi importaient à ta fille, hors se sont Jubilation et Teresa, pour qui tu importe le plus, et qui t’importent le plus, j’en suis sure. Le jugement des Dieux n’est pas celui des mortels, mais les critères ne sont pas les mêmes non plus ; d’aucuns ne voient que données et faits, d’autres voient ce que tu voyais toi, l’émotion et les passions. Je crois que pour la première fois depuis longtemps, je passe du jugement divin au jugement humain ; je passe de l’inhumain à l’humain, alors que je me prends à espérer également.
 
Je ne suis plus synchronisé avec les Hydres, le Léviathan me laisse libre, libre d’affronter cette scène comme je l’entends. Pourquoi ? Qu’y gagne-t-Elle ? Je n’en sais rien, mais cela ne m’importe plus. Je suis la, sur la rampe du X-Jet, dans les ombres, à regarder, à regarder une scène que je n’oublierais jamais. Il m’a été donné l’occasion de voir des merveilles et des horreurs défiant l’imagination, mais je n’ai jamais attendues les unes ou les autres comme j’attends ta résurrection. Il a fallut trois jours au Christ pour revenir d’en bas, combien de temps te faudrait-il pour revenir du Purgatoire ? Tu l’as traversé sur cette terre, le purgatoire, alors, récolte tes lauriers et revient parmi elles.
 
Les flammes du Phénix, la vie et la mort ; après tant d’années de mort, elles sont enfin la vie. Elles le deviennent pour toi. Et alors que tu ouvres les yeux, même moi je souris. Je n’entends pas ta voix, de la où je suis, mais j’ai une suffisamment bonne vue pour savoir que tu parles, pour savoir que tu regardes, pour savoir que tu vis. La scène de ta résurrection ferait une fresque magnifique, mais personne ne la peindra jamais, car je doute, plus que tu apprécie mon talent, que tu n’apprécie le geste. Pourtant, il y aurait tant de nuance de couleur, tant de majesté ; Amour et Amitié de part et d’autre de toi, te tenant dans leurs mains, et Sororité flottant devant, le tout sous le regard distante d’une gardienne à la crinière de neige ; les reflets des flammes, le jeu des lumières, il ne manquerait plus que quelques larmes du ciel, et toutes les couleurs et les nuances seraient de la partie pour ton renouveau, mais à la place, nous avons les doux flocons de couverture qui réchauffe le monde jusqu’à sa renaissance. Je ne sais pas si les méthodes de Maybe sont les bonnes, mais j’espère qu’elle parviendra à voir la beauté de ce moment plus que sa simple réussite.
 
Tout à une fin, et tu hurles, puis tu te tais. Ton pouvoir a dû être déréglé par l’altération que tu viens de subir, mais cela s’arrangera. Je fais confiance à Maybe pour finir par réussir à faire quelque chose pour toi ; non de toi, mais bel et bien pour toi. Et puis, les X-Men ne sont pas des incompétents, non plus, ils finiront bien par réussir à te sauver.
 
Mon office est terminé, et mon sourire disparait alors que je me retourne vers ma proie, et que je convoque d’une simple pensée mes téléporteuses, qui auront soin de me faire disparaitre avant que toi et tes amies ne vous retourniez. Ai-je jamais été là ? Je crois, oui ; je crois même que c’est la première fois que j’étais à nouveau quelque part.
 
***
Mes doigts assènent un dernier petit coup au clavier du piano, puis la musique s’interrompt. Avec religiosité, je me redresse, et je referme le couvercle. Il n’y a plus un son, dans cette grande pièce vide, à l’exception du piano à queue, d’une table et d’un miroir, ainsi de lui et moi. Je m’avance vers lui en retenant mon souffle, et prenant garde que mes pas ne fassent pas le moindre bruit audible ; de la bonne musique se déguste comme du bon vin, il faut laisser quelques instants de respect après la fin du contact, pour en apprécier l'arrière gout, et y revenir plus tard.
 
Tu es là, le fameux Condor Pourpre, attaché à la gorge, aux poignets et aux chevilles à une table métallique que je sais froide, ces mêmes tables dont font usage les médecins légistes. Tu es conscient, même si tu es bâillonné. Il n’y a aucune fenêtre dans cette pièce, tout est éclairé par des néons, et de ce fait, le miroir placé au-dessus de la table te permet de prendre conscience d’où tu es : le vestibule des Enfers. La lumière blanche se dépose sur ta peau nue, et tes yeux s’écarquillent alors que comprend pourquoi il y a un miroir : Oui, je veux que tu vois ce que je te fais ; tout artiste aime à ce que son travail soit admiré ! Les policiers du monde entier piétinent mes résultats depuis des décennies, mais toi, tu peux reconnaitre à quel point j’œuvre avec finesse et habileté. Ma minute de silence est terminée, et mes paroles sont les seuls sont dans cette pièce insonorisée, pièce spécialement aménagée pour ce que beaucoup qualifieraient de boucherie ; mais ceux-là ne comprennent rien à l’art de la chair, alors que toi, tu en es un admirateur, derrière ta petite caméra.
 
- Voici des années que je n’avais touché un piano, mais tu conviendras que je n’ai pas trop perdu la main. Je trouve que ce morceau conviendrait à merveille à la résurrection de Caitlyn, ne penses-tu pas ?
 
Je m’approche jusqu’à la table, et je te surplombe, un petit sourire content sur mes lèvres.
 
- Je suis content, inutile de le nier ; j’ai beaucoup gagné, aujourd’hui. Tu as contribué à m’offrir les X-Men, à aider ma sœur, à me découvrir un fond d’humanité, et même à retrouver l’un des moyens de séduction de mon époque. C’est, somme toute, une bonne journée. Alors, pourquoi tout gâché en te torturant ? Elle est morte ; je suis désolé, mais elle est morte. Tu n’as pas oublié ce que je t’ai promis, si elle mourrait. Je suis un homme de parole.
 
Je commence à tourner autour de la table, tel le prédateur que je suis ; je regrette que la musique ne soit plus là, c’est toujours plus agréable d’exercer son art bercé par celui d’un autre.
 
- D’ordinaire, de tels instants sont purement professionnels. Je n’ai rien d’un sadique qui prendrait plaisir à t’entendre hurler et t’écouter supplier. Non, tous les sons qui pourraient jamais sortir de ta gorge sont si grossier, comparer aux douces mélodies que peuvent produire certains instruments. Cependant, considérant le caractère personnel de notre affaire, je te promets d’essayer de m’amuser un peu. Au moins autant que tes amis l’ont fait sur Caitlyn.
 
Mon sourire est sadique, je joue le rôle qui est mien depuis trois quart de siècle, et je me penche au dessus de l’abîme du pire vice des hommes, me mettant en position pour y plongé la tête la première.
 
- Cependant, contrairement à tes amis, je ne vais pas être égoïste, et je vais t’expliquer ce que je fais. Que tu comprennes est très important pour moi ; vois-moi comme un professeur. Un professeur d’anatomie. De cuisine, également, puis-ce que ce que je vais retirer de toi, je vais t’apprendre à le cuisiner. Pourquoi ? Disons que la torture, c’est comme la cuisine : tout est une question de dosage, et un plat réussi ne l’est que de la bonne façon. Il n’y a pas de hasard. Hors donc, voici comment va se dérouler mon enseignement : plusieurs heures par jour, je t’apprendrais la beauté du corps humains, et nous ferrons une pause toutes les dix minutes, car je crois me souvenir qu’il s’agit du temps d’attention moyen d’un élève envers son professeur ; d'ordinaire, c'est là que je pose une question, mais je n'attends rien de toi. Je ne vais même pas t’obliger à suivre la leçon, tu peux fermer les yeux, si tu veux : tu es grand, tu as l’âge de prendre tes responsabilités, et comme les profs de fac, je ne suis pas là pour vérifier si tu as bien apprit ton cours. Cependant, n’oublie pas qu’une fois en bas, je te demanderais de le réciter, et si tu n’en es pas capable, et bien, tu auras droit à une séance de rattrapage où nous reprendrons tous nos enseignements à zéro.
 
Je me stoppe au niveau de ta tête, je te surplombe telle l’ombre du prédateur que je suis.
 
- Contrairement à tes amis  également, je n’ai besoin de nul matériel industriel pour t’apprendre ce que tu es ; la nature m’a doté d’outils suffisant.
 
Ma main gauche, la main des émotions, te passe devant le visage, mais alors qu’elle te frôle, quelque chose change. L’Essence qui est en elle forme les gants de la Peau de Démon, et ma main comme mon avant-bras deviennent chair, chair à vif, dont les doigts sont terminés par des crocs. Le surplus du gant transforme le frôlement en caresse, et je me déplace autour de la table, jusqu’à ce que ma main soit sur ta cheville, puis sur ton pied.
 
- Le pied humain adulte comprend 26 os, 16 articulations, 107 ligaments et 20 muscles ; je vais tous te les montrer et tout t’expliquer. Es-tu prêt pour ta première leçon ? Je te prierais d’être calme et silencieux, je n’aime pas enseigner dans le bruit et l’agitation.
 
Je me suis redécouvert un fond d’humanité, mais si je ne suis pas bien au clair avec lui, je sais qu'il n’est là que pour certaines personnes, et tu n’en fais pas parti, Condor Pourpre. Alors pour toi, je suis le Léviathan.

_________________
Le Léviathan

"Je suis un Démon, car je suis le mal provenant de l’âme des hommes, je suis celui qui a perdue la raison en contemplant la réalité et l’Humain dans ce qu’ils ont de plus noir, de plus nu, et qui l’a accepté et a décidé de s’en servir. Si vous devez raisonner en bien et en mal, considérez-moi comme un mal nécessaire, immuable et inhérent à l’Homme et à son imperfection."
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