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 Somewhere Over The Rainbow.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Somewhere Over The Rainbow.   Sam 7 Avr - 17:57

Caitlyn Elioth est un personnage complexe avec une storyline torturée qui même si elle est cohérente reste difficile à saisir pour celui qui ne l'a pas vu évoluer. Au départ, elle fut créé comme une sorte de vaste blague ayant pour but d'y jeter toutes mes folies et repousser toujours plus loin les tournures de style a l'humour déjanté (Cait Style) et les rebondissements scénaristiques improbables. Très vite, j'ai pris beaucoup de plaisir à jouer cette petite rousse iconoclaste et délurée qui peu à peu faisait montre de qualités humaines bouleversantes. Entourée d'une fine équipe maraudeurs baptisée "La Dream Team" et servit par des plumes extraordinaires comme Vortex, Dimitry, Choupy, Tyler et Zaza, ses aventures furent prétextes à des RPs délirants dont les répliques sont entrées dans la légende de ce forum. Par la suite c'est un véritable duo qui s'est formé et sont à l'origine de ce qui restera pour ce que j'ai pu produire de meilleur et de plus stimulant dans tout ce que j'ai pu écrire grâce au répondant de Dimitry Loyv qui reste à mes yeux le meilleur rpiste que j'ai croisé jusqu'ici. Cet arc narratif tissé avec lui menait à une prise de conscience de leur rôle de "pions" aux mains de sinistre et du besoin de s"émanciper pour eux et leur enfant à venir.
Le Plan qu'ils hourdaient de concert avec l'étrange Mister Joy (ennemi ancestral de Sinistre) était en cours et c'est là que le RP " La FIN" a connu son épilogue : Dim et Cait laissés pour mort par Sinistre dans une mine ensevelie et remplacés par des clones. Dim et Cait, sauvés par Joy et prêt à œuvrer sous couvert d’anonymat pour finaliser leur plan.
Déjà Cait tentait d'intégrer l'Institut dans un but précis et Dim cherchait une lame légendaire afin de décapiter Sinistre.
Voilà où l'aventure ECRITE s'est arrêtée sur RPG mais elle devait se dérouler comme prévue et se solder par la disparition de Sinistre et l'exile du Duo en Irlande afin de mener une vie de repos bien méritée.
Le sort et l'émergence d'un Trio d'Admin en a décidé autrement.
Nous avons quittés le navire en désaccord avec ces individus mettant fin à notre jeu ici.
Caitlyn était trop importante à mes yeux.
Nous avons décidé par une pirouette scénaristique d'emmener tout ce petit monde dans un univers alternatif (à savoir un forum partenaire) et d'y poursuivre l'aventure.
Suite à une attaque de Caracole téléguidé par Apocalypse curieux de voir ces fameux "tombeurs de sinistre", le trio s'est retrouvé projeté sans espoir de retour dans cette dimension.
Cette Fan Fiction a pour but de vous présenter ce qu'il advient de Cait dans ce monde.
(cette fanfiction a été postée à l'origine sur le forum x men révolution)

Qu'en est-il de la Cait de ce forum dans ce cas ?
Il s'agit d'un clone fabriqué par Sinistre peu de temps avant sa chute et récupéré par le BAM lors de la destruction des labos par le couple Original Cait et Dim.
Son histoire débute ici : Fan Fiction Bringing Out the Dead

Pour l'instant, une petite histoire en guise d'adieu sur la Caitlyn 1.0 pour que la boucle puisse être bouclée.


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Chapitre 1 : Cait starring « La Petite maison dans la bergerie »





Le calme est un concept relatif et utopique.


C’est souvent ce que l’on souhaite lorsque les tribulations de l’existence nous trimbalent de haut en bas tel l’intégralité d’un menu Sushi manquant cruellement fraicheur et acheté en promo dans le Prisu du coin, dans un estomac douloureusement non consentant.
On le souhaite comme une belle fille en string rampant vers vous dans vos draps satinés, armée d’intentions lubriques au cœur de la plus pénible période de manque « affectif » de l’existence ( Option Mâle pour la comparaison) ou comme le générique de fin au cinoche lorsque le menu cinématographique rivalise avec la portée artistique d’un Hitman Le Cobra « le retour du fils caché de Philippe et Mike ».
Oui le calme, on le souhaite quand on ne l’a pas et lorsqu’on l’a…faut dire ce qui est : ben on se fait chier grave.
Des mois de gavages et de rodages, des mois inracontables.


C’est toute une aventure qui avait soufflé sa tempête bouleversante, une aventure dont le cap tenait en un mot : Liberté. Avec l’aide de Joy, ce sale aristo à la tronche de hippy dégénéré et au coté de Gringo Burnes d’acier et avec la contrainte d’un Grimlin dans le bide, ils avaient peaufiné un plan remarquable et ingénieux (ben ouais hein, vu que c’est eux les héros…suivez un peu quoi) qui avait trouvé son accomplissement au lattage du Grand Bleu Triangulé et le renvoyer à coup de coup de pieds dans le derriere, postuler dans le casting d’Avatar 2.

Évidemment, se servir d’une lame mythique au pouvoir annulateur de pouvoirs comme arme de poing pour latter Sinistre, on ne peut faire mieux en terme de plan débile !!!! Et pourtant, CA AVAIT FONCTIONNE !!! Les trois rebelles, Joy en tete avaient vaincu le Big Boss et brulé tout le bordel au passage. Évidemment, Cait et Dim ignoraient que le Hippy frénétique les avaient vendu au gouvernement et lorsque leur « association de maraudeurs en pétard » s’était trouvé soldée par la destruction du Grand Stroumpf,Joy joua la fille de l’air en laissant nos amants maudits avec l’intégralité des forces du Bureau des Affaires Mutantes au fion.
Pas moyen de changer d’époque dans le Tardis ou de finir les doigts de pieds en éventail à siroter des Mister cocktail au Bahamas. Il fallait s’exiler fissa et avec la célérité d’un politicien vers un pot de vin.

Avec une Cait changée en montgolfière qui finissait par se demander si elle n’allait pas mettre au monde carrément une adulte, voire même son moyen de locomotion avec, et un Dimitry toujours aussi peu loquace mais en manque de fringues classes et de liquidité, la petite troupe s’embarqua vers un pays de douceurs et de loisirs.


L'Irlande.


Oui bon…
Alors l’Irlande, c’est bien pour visiter genre clic clac trois photos et deux pintes au pub, des « oh c’est beau ! » et des « ohhh y’a plein de moutons »…

Mais y vivre….Merde, faut pas déconner.

Y’a plus de moutons que d’habitants, plus d’ivrognes que d’humains et plus de pâturages que d’herbe à cigarette qui fait rire. Les loisirs se résument à regarder courir ces débiles de moutons et se peler le fion à cause d’une météo aussi humide qu’un clip de Britney Spear sans string et aussi froide qu’une soirée sexe avec Madame de Fonteney. Il n’y a pas de Haut débit, juste des Haut débiles !!! Internet, là bas ca fait par la poste….c’est sur, le magnifique Resto city et la ferme virtuelle de Cait sur Facebook allaient dépérir !!!


Ca n’avait pas l’air de gêner Dimitry qui portait (avec classe et distinction) le béret comme le péquenot rougeau du coin à défaut de la jupette à carreau de Connard Macléode . La Rousse, elle, c’était pas la panacée.


La liberté, oui, c’est une belle chose mais que sommes-nous hors des autres ? Peut-on changer un naturel aventureux où l’étincelle du risque se mélange alchimiquement avec ce stresse de frôler la vie dans le carburateur d’une existence ?
Les amants bientôt famille s’était juré de cueillir dans une aube sanglante un monde à portée des mains : ils n’avaient saisit que les reflets dorés de cet or qu’ils savaient toujours accessible.
Dès lors cette retraite n’était qu’une pause car dans leurs habitudes taiseuses, ils savaient depuis déjà que leurs vies ne pouvaient que s’ensommeiller par manque d’imprudences. Ils se devaient de faire plus.

Ce sentiment était commun mais non partagé car par amour, chacun se leurrait un peu du désir de l’autre, lui laissant dans ce répit la récompense de trop de tumultes. Ils n’osaient s’avouer que ce manque, déjà, gangrenait leurs heures.
La route est toujours attirante dans ce qu’elle promet de paysages inédits.
La naissance d’Aislinn une nuit pluvieuse de décembre sonna comme un compte à rebours.

L’exil ne pouvait durer seulement aucun des deux n’osaient en demander la fin.


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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Somewhere Over The Rainbow.   Sam 7 Avr - 17:59

CHAPITRE 2 : Le Chant des Mondes.

"Si je ne quitte pas l’abime des yeux, sans doute restera t-elle loin de moi"


C’est l’adage de ceux qui n’ont rien à perdre ou de ceux qui justement ont trop perdu. Le secret ne se transmet pas, il procède juste de cette part d’ombre qui nous susurre les vérités amères à au Soir des Rois mêlant l’agonie à la naissance de l’Aube des Vaincus.

L’abime, c’est ce qui reste de souffrances à parcourir et elle s’ouvre sous nos pas. Elle serait si vite négligeable si le saut qui y conduit n’était pas si enivrant. Caitlyn est de ceux qui s’ils n’ont pas une sale histoire à se mettre sous la dent, s’en invente une. Autant vous dire que de ce fait, l’abime avait le gout du miel et la brillance du diamant.

Cet équilibre cependant s’était installé et dès lors, elle ne quittait plus l’abime des yeux.
De ce fait, surement elle ne s’approcherait pas.

Mais le choix qui fut pris ne fut pas le sien, même si elle l’appelait de tous ses vœux n’osant rompre l’omerta rassurante qui couvait sous le ciel pleurant d’Irlande.

L’assaillant n’avait pas de visage mais le bras d’un passé qui vous rattrape. Les questions viendraient plus tard, sans doute avec l’ombre des remords de n’avoir pas pu prévoir ou simplement inconsciemment, pas voulu. C’était simplement leur manière d’être : « trouvez-nous et c’est votre mort que vous trouverez, tenez-vous le pour dit ».

Ce ne fut jamais autant vrai.
L’Ombre et la Fureur, c’est ce que gagna le belligérant qui très vite perçu que ces deux là se battaient pour des choses qui sans doute tenaient plus de l’instinct de survie que de la Dance de Sang. Rage contre rage et coup pour coup.

Ce ne fut pas un combat titanesque, certes non.

Ce fut quelque chose de déterminent : un épilogue ou un prologue.

L’issue ferait la différence.
Une voie inédite fut trouvée. Dans sa retraite précipitée, l’assaillant bascula entrainant à sa suite ses victimes.
Et l’abime, bien que Cait eu gardé le regard rivé sur elle, se rua à la curée.
Dimitry en son cœur, Aislinn sur son sein : elle bascula.

Il est de ces voyages qu’on peut difficilement vous raconter. Il est de ces expériences dont on sort changé à jamais lorsqu’on a sentit le frisson d’un paradigme nouveau caresser l’échine des probables pour en saisir une branche à l’odeur inédite.

L’Homme venu pour eux, pour briser le métronome les ayant totalement englué dans l’immobilisme rassurant mais les vidant peu à peu d’eux même, venait de leur offrir un voyage improbable au bout d’un univers et sans doutes au bout d’eux même.
Dans ce vortex, tous les passés, les présents et les avenirs se conjuguaient dans une cacophonie où l’harmonique dissonante paradoxalement poussait à l’apaisement. Dans leur retraite, il n’y avait plus de chemin, plus de routes, plus de fuites, plus de peurs, plus de challenge.

En un mot : plus de vie…enfin, plus de ce qui faisait LEUR vie.

Le nouveau cap s’étalait là droit devant dans la brume des mondes : hostile et mystérieux..oui..mais une direction à prendre reste un chemin à arpenter malgré tout.

C’était la drogue dont ils s’enivraient et qui faisaient qu’ils se savaient en vie.

C’est le chant silencieux des mondes que parfois les évènements portent enfin à vos oreilles

Regardez, enfants !!!

C’est l’air que vous respirez, c’est le souffle agitant vos cheveux, le mouvement attirant l’œil.

C’est vivant, c’est ce qui peut être et c’est ce que vous pouvez devenir.

Voilà la grande vérité de l’univers, vous êtes ces mondes que vous réinventez à chaque risque.

Caitlyn en avait parfaitement conscience alors que les mondes se dessinaient et égrainaient une danse mystique dans la tourmente, elle savait qu’elle devait avancer sans se retourner de peur de subir le sort de la femme de Loth.

Elle en était à regarder bouche bée se spectacle unique lorsqu’elle sentit la chaleur d’une main sur la sienne et elle su bien avant d’entendre cette voix inconnue.

Elle su.

Le Salut ne viendrait pas de Dieu car c’est un concept erroné. Ici en ce lieu, plus de faux semblant, plus d’agenouillement devant les croix illusoires, la vérité nue et magnifique.

Le Salut vient de ce qu’on chérit le plus.




" Laisses-moi te guider...........Maman."

Cette voix...inconnue et familière...impossible, cependant.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Somewhere Over The Rainbow.   Sam 7 Avr - 18:04

CHAPITRE 3 : LA VOIE DU GUERRIER


« …Si peu de temps et tant de choses à dire. L’Ombre rassurante de Père et ce regard douloureux mais emplit d’amour de Mère. Ce cycle qui leur échappe et que jamais ils ne soupçonneront. Ces choses que j’ensemence dans leur histoire afin d’en incurver la course. A cet instant X et dans le maelstrom des univers en devenir, j’avais rendez-vous avec mon origine. Les choses se devaient d’être dites afin que la trame se mette en place pour que Demain soit Demain et qu’hier n’engendre pas d’affres plus terrifiantes que les temps troublés d’où ma race émerge à peine. C’est un plaisir cruel que d’influer sur le Temps et l’Espace afin d’assurer son devenir. Je ne suis plus moi-même, je me dois à mon peuple et ainsi j’assure mon triste devenir. Je me targue d’avoir chassé de mon cœur toute faiblesse sentimentale pour offrir à nos ennemis l’inflexibilité qui les fait trembler. Mais si je peux confier mon trouble, ce n’est que dans l’intimité de mes chroniques. Mère et Père. Les légendes de ce siècle tumultueux, du haut de leur exil..Ce moment est l’un des plus tendres de ma vie et sans doute des plus poignants. Ces quelques échanges me donnent la force d’affronter mille guerres. Ces regards taiseux, ces mots tremblant que je ne sais plus croire. Je vous aime..je vous aime…je vous aime et j’en crève de n’avoir pas eu le loisir de vous le dire assez souvent.

Ici commence la fin du temps des Héros, à l’orée même du mausolée de nos retrouvailles. »


Aislinn Elioth-Lyov dit Maybe. Arcane Temporelle de la Nation X.
Chronique des Vents Hurlants. Chapitre 8 : Anabase.




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Ses lèvres dessinèrent le prénom avant que le son n’en scelle la nature. Étrangement, Caitlyn comprit l’identité de cette personne se tenant devant elle sans véritablement s’étonner d’un comment et sans esquisser un pourquoi. Cette chaleur qui parcourait ses veines lui suffisait amplement et se sentiment qu’elle se trouvait face à la seule personne de cet univers devant qui il était inutile de composer, ni dans ses forces et encore moins dans ses faiblesses. Elle pouvait lâcher ses armes et déposer le fardeau d’être ce qu’elle était. Mieux qu’un miroir car celui ne renvoi habituellement que solitude.

Un duet en parfaite harmonie avec soi-même, elles formaient un tout et c’est ce qui lui renvoyait son âme « Ceci est une autre partie de moi-même ».


« Tu es…si belle…par le sang du Christ !...tu es si… »


L’apparition s’avança vers Caitlyn jusqu’à poser la main sur sa bouche tendit que les larmes inondaient son visage.

« Je suis..ce que tu m’as permis d’être. Fière et Forte comme ma mère…Impitoyable et déterminée comme mon Père. Ne pleure pas..si tu savais ce que vous avez fait pour moi et combien je vous dois…Je n’ai pas beaucoup de temps et tout commence aujourd’hui. »

Cait cligna des yeux, l’expression légèrement interdite.

« Wow…Tu..Tu parles comme un soldat..c’est..qu’est-ce que.. »

En hochant la tête dans un geste d’indulgence et esquissant un sourire, Aislinn répondit.

« C’est exactement ce que je suis, et c’est mon destin de sauver les nôtres. Tu le sauras…un jour, pas maintenant. Alors écoute moi et laisse moi te guider vers l’Univers où brillera le soleil pour les mutants. »

Froncement de sourcils de la part de Cait qui ne cachait pas un certain agacement.

« Tu parles comme un foutu prophète et je n’aime pas trop ça..Dim et moi, on voulait t’épargner toute cette merde, une vie pépère-peinard où tu n’aurais pas à souffrir de toutes les conneries qui nous polluent l’air.»


« Maman, un jour proche, même cet air va nous être retiré. Tu dois m’aider à grandir pour qu’un jour, je nous sauve, je nous sauve tous. »

Cait soupira en secouant la tête.

« Hummm Bon !…J’entrave la moitié de ce que tu me dis, chou, mais je crois comprendre que si on retourne en arrière, t’auras pas à te coltiner ton « Messiah Complex » à la con. Ecoute maman, brosses toi les dents et je viendrais te border…au lit. »


Aislinn sembla perdre soudainement de sa superbe et son coté mystique, les trait assez similaires à ceux de sa mère, elle fronça les sourcils en soufflant.

« Hum…T’as toujours été une sale tête de mule, maman..Réfléchis deux minutes, hein !..Tu veux continuer à torcher le fion des moutons avec Papa déguisé en Justin Bridou ??? «

Caitlyn s’en trouva estomaquée.

« Heuu..hey ! Ton langage ! Tu m’choques »


Aislinn roula les yeux au ciel avec une mine renfrognée et pointa du doigt la Petite Rousse d’un geste mi accusateur, mi boudeur.

« Hein ? C’est l’hopital qui se fout de la charité ! A 7 ans mes copines avaient à Noel l’avion de Barbie, moi un zizi sauteur à ressorts par toi et un Flingue par papa !!! Et c’est moi la gosse zarbi ? et je te raconte pas à 11 ans ce que tu m’as fait fumer pour « élargir mon champ de perception ! »





« Heu..tu déconne pour le zizi sauteur ??? »


« Humm..c’était peut être Tante Maureen en fait…Bon, peu importe ! Je suis la preuve vivante qu’un futur plus clément pour nous peut exister, laisse lui une chance de voir le jour. Tu n’es pas une mère poule, tu es une tigresse comme le tatouage que tu portes sur le c..heu dos. Papa est un guerrier, ne lui laisse pas mettre ses boules en guise de décoration sur le sapin de Noel. Vous avez ça en vous et vous le savez très bien. Voilà le Deal : un monde où il va falloir montrer les crocs avec option on gagne en famille à la fin ! Tu dois avancer Maman, tu le DOIS »


Tout en parlant, le regard d’Aislinn s’était endurcie, elle tendit la main pour l’appeler à elle.

Cait laissa échapper un bref rire en secouant la tête.

« Tain…tu es si… »

Aislinn lui afficha un sourire carnassier tout en lui adressant un clin d’œil.

« Ouais je sais…et encore, tu ne m’as pas vu en pétard ! »


Puis elle inclina la tête en souriant tendit que Caitlyn posait sa main dans la sienne.


« On y va…Je suis désolé mais cette petite conversation va se perdre dans l’oubli des dimensions…je doute que tu t’en souviennes un jour, focalise toi seulement sur ses mots : nous allons biens, Dim, toi et moi..nous allons bien…nous allons biens, quelque part dans cette ville..NOUS ALLONS BIENS ! »


Elles avancèrent toutes deux vers le gouffre qui leur faisait face.


Tendit que le monde perdait ses couleurs et qe la présence d’Aislin s’évaporait comme un baiser déposé sur le front d’un enfant les mots roulaient en écho dans l’âme de Cait’

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Somewhere Over The Rainbow.   Sam 7 Avr - 18:05

ATTENTION !!!
CE CHAPITRE CONTIENT DES SCÈNES TRES DURES ET EXPLICITES QUI POURRAIENT HEURTER LES PERSONNES SENSIBLES OU MINEURS
SOYEZ EN AVERTIT.







CHAPITRE 4 : L'HORREUR

(ARRIVEE SUR LE MONDE alternatif : 10 Heures plus tard.)






Le premier coup lui fendit la lèvre faisant jaillir le sang.


Elle avait habillement réussit à éviter le premier assaut, le plus vif des cinq adversaires, celui qui portait la lame et donc potentiellement le plus dangereux. Il avait pivoté rapidement afin de la frapper d’estoc pour lui ouvrir le ventre. En paradant de coté, elle avait réussit à l’envoyer dans le mur tout en se servant de sa vitesse d’élan.


Le second sur la droite avait tenté une attaque en balayage, il aurait pu avoir ses chances avec un peu moins de précipitations et en travaillant en synergie avec celui de gauche qui était resté en retrait lors de l’attaque frontale du petit nerveux. Lorsque les humains se comportent comme des hyènes, ils se doivent de frapper comme tels. Il leur manquait de la cohésion à défaut de la suite dans les idées, ca sentait l’impulsif mais ca n’en était pas moins très dangereux.
Cait recula en évitant le nerveux ce qui fit échoué de quelques centimètres le balayage du nerveux.
Le troisième, au sol, se tenait toujours les couilles en couinant comme un porc qu’on égorge. Le spectateur restait hébété, sans doute, la vitesse des actions et la réaction inattendue d’une proie théoriquement facile l’avait scotché pour un temps. C’est du cinquième que vint le choc. Celui qui fracassa le visage de la Petite Rousse en faisant jaillir le liquide carmin. On peut éviter trois assauts, difficilement quatre, surtout dans un espace confiné.


Le choc fut terrible et à nouveau cette douloureuse expérience de ce sentiment complètement occulté, la douleur..la souffrance. Elle n’avait plus rien de moral ou psychique : il s’agissait d’une sensation vive et abrutissante. C’était comme un poids qui soudain venait vous écraser à même le sol, vous laissant confus et déboussolé.

Désorientée par l’expérience nouvelle et forcément désagréable, elle perdit sa concentration qui lui aiguisait l’esprit lors d’un combat, celle là même qui faisait d’elle une machine froide et rodée à l’inattendue.
Elle céda un instant, hésitant sur ses mouvements.

Le second coup lui vrilla l’épaule, l’abattant comme un coup de massue.

Aucune pensée ne vint s’intercaler entre la vision d’un monde vacillant et la douleur étouffante.


Le troisième, de la part du petit nerveux cette fois ci, lui transperça le ventre, la privant de son souffle.


Puis, une pluie de coups s’abattit sur elle venant de toute part.


Longtemps ignorée, longtemps réduit à l’exemple même d’un concept : la voilà occupant toute la scène : cette impitoyable douleur physique qui prenait la barre du commandement de tout son être. A chaque estocade, elle vacillait mais refusait de mettre un genoux au sol : encaissant en serrant les dents, choc apres choc. Le monde perdait ses couleurs alors qu’elle n’entendait même pas les insultes et les cris. Ils étaient cinq, ils auraient pu être un million : ca ne changeait rien..ca ne changeait plus rien…

Son corps n’était qu’un fétu de paille sous la tempête, tenant..tenant…pliant dans un hurlement silencieux mais ne chutant pas.


Une déchirure plus vive.
Son bras droit venait d’être brisé.

Puis cette impensable douleur dans la cage thoracique où les cotes brisées labouraient les chairs.

Et celle-ci, plus vive, d’une lame d’acier transperçant son flanc.

Le monde se macula de rouge, sa vue ensanglantée se refusaient à s’éteindre. Elle tenta de riposter mais ses membres, trop engourdis ne rencontraient que l’air. Elle ne tenait que par sa volonté de ne pas se laisser abattre.
Même la plus grande volonté peut être brisée et elle le fut à coup de ce qu’elle identifia comme étant une barre à mine.
Un…deux…trois coups.


Puis l’asphalte.

Là encore, le calvaire ne s’arrêta pas : aux mains se substitua les pieds et de nouveaux la douleur l’étouffa. Enfin elle ferma les yeux mais sans leur donner la joie des larmes ni d’un cri. Incapable de penser, elle endura.
Puis le calme et cette sensation comateuse qu’on la bougeait..oui…on la mit sur le dos mais ses paupières se refusaient à s’ouvrir. Le son ne lui parvenait plus, elle sentait un liquide chaud lui remonter dans la gorge et s’écouler de ses oreilles. Elle sentit sur sa peau un changement, comme une fraicheur intrigante.

Elle ne comprit la signification que lorsqu’elle sentit la violence d’un corps étranger pénétrer en elle.

Cette brutalité bestiale tendit qu’il s’afférait au dessus d’elle, cors contre corps, finit par lui arracher un hurlement de bête blessée à mort.
De sa main maintenue par une botte militaire mutilant son bras, elle racla le bitume à s’en retourner les ongles.


Et la fureur du Tigre…

s'éveilla !!

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MessageSujet: Re: Somewhere Over The Rainbow.   Sam 7 Avr - 18:06

CHAPITRE 5 : LES CARTES, CELLE QUI LES TIRE et CELLE QUI LES DONNE.
(Arrivée sur l monde alternatif : 5 minutes après)





Ceci n’est pas l’éther qui emplit ses narines. Cette dureté sous ses ongles, cette caresse du vent sur sa joue. Ceci n’a rien d’illusoire même si au loin les échos d’une voix inconnue mais pourtant familière se perdent dans les méandres d’un étrange voyage. Les mots ont un sens parce qu’ils sont simples et rassurants. Elle sait comme l’évidence d’un déjà que le message est en elle comme une vérité qu’on berce dans l’espoir d’un lendemain fructueux. Les nuages peuvent peser leur lourdeur dans un ciel de plomb mais il reste toujours ce soleil que l’on sait prêt à éclore. Ce n’est pas parce qu’on ne le voit pas qu’il n’est pas là à l’inverse ces choses que l’on ressent ne signifient pas forcément qu’elles sont réelles.

C’est dans ces ténèbres qu’elle irait franchir les nouveaux paysages, les ténèbres d’un monde qui finirait par s’abimer dans l’inexistant tendit qu’un autre, inconnu, émergerait. Pour l’heure, l’esprit barbouillé, elle ignore ces changements. La conscience émerge d’une nuit sans Lune mais pas sans mystères, ces mêmes mystères qui lui ont donné des certitudes mais pas le sens qui va avec. La voix insaisissable tourne quelque part dans les recoins de son âme comme une chauve sourie effrayée privée de son sonar.

Doucement, elle met en branle l’articulation de son corps afin d’attester que la mécanique est fonctionnelle. Les premiers mots qui lui viennent sont « There There ». Supplique enfantine qu’elle adresse à sa fille pour calmer ses pleurs et lui signifier qu’elle est là, qu’elle veille et qu’il ne saurait rien lui arriver tant qu’elle se tiendrait debout face au Monde.


La solitude lui répond.


Donc elle cherche à rassembler ses souvenirs, elle n’y parvient pas vraiment, c’est comme si on cherchait à rassembler les billes s’échappant d’un sac qui vient de céder sous leur poids. Elle entrevoit l’assaillant, elle se souvient du combat et de leur lutte enragée puis le vortex et ce gouffre de ténèbres. Rien de plus même si elle subodore que cette voix fantôme dont elle n’arrive pas à saisir l’origine provient d’un « après » étrange.


Elle se redresse enfin et constate qu’elle se trouve en hauteur dans ce qui semble être un parc, où une sorte de vaste clairière. Le vent n’a pas la morsure du froid Irlandais. Même l’herbe qu’elle foulait n’a ni la couleur ni l’odeur de cette terre grasse mais généreuse. Ce ciel est pur et profond mais plus certain et moins cotonneux.
Au loin à présent que sa vue s’ouvre, les building à perte de vue..une ville qu’elle ne tarde pas à reconnaitre : New York.

Ainsi le vortex l’aurait téléporté d’Irlande aux Etat Unis ?

Elle reste interdite une longue minute car ses pensées se sont figées en une même corde que l’on viendrait de pincer pour en faire naitre un son obsédant. Un son qui prend la forme d’un prénom. Aislinn.

Elle était avec elle, à moins qu’elle n’est basculée avec lui, en tout cas…certainement pas avec celui qui les a attaqué. Si ce n’est pas elle qui la protégeait alors…c’est forcément Dimitry.

La panique s’éveille et prend naissance serrant son cœur.
C’est alors que la voix délivre le sens de son ultime souvenir et ses lèvres tendit que depuis cet ilot embroussaillé et déserté non loin des rives de l’Hudson, sa vue cherche à percer les tours de Main Street au loin. Ses lèvres alors forment la phrase retenue du fin fond des limbes.

« Dimitry, Aislinn, moi….nous allons bien. »

Cette vérité inonde son âme tendit qu’étrangement au loin, là bas et sans savoir où, elle ressent leur présence comme une intime conviction. Comme lorsqu’on sait que la main tendue sera secourable, comme lorsqu’on sait qu’on livre son dernier combat. Elle les devine, dans la tourmente et cela suffit à créer cette urgence d’être à nouveau ensemble et à nouveau debout face au danger. Eux contre tous, mais certainement pas seul.

C’est alors qu’une sensation étrange vient troubler ce sentiment apaisant et lui faire baisser le regard vers son bras où une large griffure à laisser des sillons sanglant dans les chairs. Elle met un moment à comprendre et à réaliser que cette sensation à un gout d’oublié.

La douleur.

Elle manque d’en perdre l’équilibre un instant, tout en regardant avidement ce bras comme si ce n’était pas le sien. Vivement, elle se pince presque à sang le poignet et réprime un bref cri de surprise.

Elle finit par s’installer à nouveau dans l’herbe dans l’attente d’un phénomène connu qui ne se présente finalement pas. Tout en fixant à nouveau un regard halluciné vers sa légère blessure, elle crache au nouveau monde dont elle ignore la nouveauté ses premiers mots de nouveau née.



« Bordel de Merde !…Ca ne marche plus…Houston, on a un problème… »



J’aimerai vous dire que je ne savais pas. J’aimerai vous dire que je n’ai jamais arpenté ces chemins auparavant. J’aimerai vous dire que nos choix nous laissent intègres et le front levé vers la lumière. Il est des vérités qu’il faut mieux laisser dormir de peur qu’elles ne vous transportent vers des croix bien trop lourdes à mener jusqu’au Golgotha. Nous avons tous ces parts de ténèbres qui nous empêchent de porter la pierre au visage de la prostitué. Nous avons tous l’œil de Caïn qui nous fixe dans la tombe. Je sais que Père ne l’a probablement pas su ou peut être sa légendaire pudeur lui interdisait d’en exprimer l’horreur. Je sais qu’elle a porté cette blessure comme une balafre sur l’âme toute sa vie et qu’elle en fut changé à jamais. Mais sans ce changement, je ne serais sans doute pas ce que je suis devenue et elle non plus. Ma mère fut mon modèle dans sa détermination et son jusqu’au boutisme. Elle ne concédait rien et prenait tout et même plus, elle ne passait rien à cette humanité dont elle avait observée en détails cruels la monstruosité. Nous sommes nées toutes les deux dans cette ruelle malodorante, elle par sa rage face à ceux qui violaient ses chairs et son âme et moi face à mon attitude veule de spectatrice forcée. J’ai généré sa souffrance par mon mensonge : non, maman, tout n’irait pas bien en ce monde, mais ce futur à besoin de certains sacrifices afin que ce qui doit être fait s’accomplisse. Ce jour là, j’ai perdu mon humanité en contemplant dans une impuissance volontaire le calvaire que j’ai volontairement fait endurer à celle qui m’a donné la vie. Il n’est pas une nuit sans que je ne revois cette scène, pas un jour sans que le souvenir de son hurlement bestial avant qu’elle ne déchaine la tempête sur eux ne m’arrache un haut le cœur.



Aislinn Elioth-Lyov dit Maybe. Arcane Temporelle de la Nation X.
Chronique des Vents Hurlants. Chapitre 12 : Survivre au miroir.



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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Somewhere Over The Rainbow.   Sam 7 Avr - 18:08

ATTENTION !!!
CE CHAPITRE CONTIENT DES SCÈNES TRES DURES ET EXPLICITES QUI POURRAIENT HEURTER LES PERSONNES SENSIBLES OU MINEURS
SOYEZ EN AVERTIT.



CHAPITRE FINAL : BURNOUT.



Qu’est-ce qu’un miracle ?

D’aucun diront une manifestation divine mettant un possible ou la réalité imposerait des limites naturelles.

D’autres y verront une conjoncture de faits indépendants les uns les autres finissant par arracher un résultat inespéré à une situation apparemment inextricable.

Rares sont ceux qui s’aventureraient à considérer le miracle comme une volonté inébranlable forçant les bases même de notre bonne vieille logique nourrie au sein d’une physique somme toute bien cartésienne.

C’est ici, crucifiée sur l’asphalte que Caitlyn Elioth fit l’expérience la plus mystique de son existence tendit qu’on forçait les portes de son âme et de son corps.

Elle expérimentait la violence des émotions.

La douleur abrutissante la laissait figée comme un lapin frappé de stupeur dans la lumière des phares de l’automobiliste. Outre la violence de l’émotion, elle finit par en saisir tout le mal et comprenait ce piège qui l’empêchait d’agir.

L’impuissance alors qu’on forçait son intimité fut l’élément déclencheur qui se traduisit par un refus catégorique et surhumain de la situation. Cela ne se pouvait pas , cela ne pouvait pas arriver, pas à elle et certainement pas maintenant.

Contrairement à la mort de son frère contre qui elle ne pouvait pas lutter, pas l’emporter : elle finit par concevoir l’infime possibilité de refuser cette situation. Il suffisait que son pouvoir se manifeste, il ne suffisait que de cela.

La rage comme catalyseur. Elle le savait là, quelque part, ce pouvoir. Sa colère tout entière l’appelait à elle afin qu’elle étanche cette soif de vengeance, cette soif de violence inévitablement engendrée par cette rage qui consumait tout et finissait ENFIN par prendre le pas sur la douleur paralysante.



La rage sauva Caitlyn.



Alors qu’elle s’entaillait les lèvres à serrer les dents, la douleur passant au second plan lui permis enfin d’accéder à un salut inattendu par sa manifestation.

L’assaillant interrompit brusquement ses vas et viens parce que la chaleur de corps de sa victime disparue soudainement.
Il eut le temps de voir les iris de la jeune femme se voiler d’une ombre étrange tendit qu’elle devenait complètement intangible, désemplissant ses vêtements en lambeaux.

Il cru « tomber » sur le bitume, il ignorait qu’il se trouvait à présent absorber dans un corps d’ombre.

Caitlyn n’eut pas le temps de réaliser véritablement ce changement étrange, tout ce qui importait ce que de passer à l’état d’ombre avait pour conséquence l’arrêt instantané de toute émotion parasite comme la douleur. En un éclair toute la lucidité lui revint et avec elle, une combativité féroce.

L’ombre lui permettait de garder sa victime captive et de se mouvoir comme bon lui semblait. Elle comprendrait bien plus tard qu’elle utilisait le pouvoir de son amant, Dimitry Lyov. Elle se redressa, emportant sa proie et la précipita vers le mur sous le regard stupéfait des quatre autres qui en restèrent bouche bée. Une fois gagné le mur, elle le « phasa » jusqu’à l’épaule dans la maçonnerie avant de le lâcher lui refaisant prendre consistante de manière plus que douloureuse avec le corps bien solide. Elle ne s’occupa pas de son hurlement, le considérant comme « neutralisé » pour l’instant et se précipita vers le reste de la troupe.


Sans réfléchir, elle avisa celui qui hurlait à gorge déployée sous le spectacle peu commun de la fusion sanglante de son camarade avec un mur. Avec une lucidité macabre, elle s’engouffra dans la bouche puis la gorge du malheureux sous le regard halluciné des comparses. Elle n’avait même pas conscience d’avoir atteint son estomac que dans un cri de colère muet, elle se força à se rematérialiser, pulvérisant totalement le malheureux en le faisant éclater comme un fruit trop mur.



La revoilà nue et ensanglantée comme une seconde naissance, la rage avait enfanté d’un monstre froid et inflexible. La douleur avait disparue mais un fourmillement familier se manifestait à elle.

C’est avec un rictus de rage qu’elle se rua vers les trois derniers, oubliant ses os brisés et aggravant des blessures déjà ouvertes. Bousculant d’un coup de coude d’une violence décuplée par l’adrénaline, elle envoya sur le sol l’un des trois et saisit d’une main chacun les deux autres à la gorge.

La décharge se manifesta avec une déflagration inédite. Elle ne lâcha pas prise, les observant froidement mais fixement, les éclairs directement portés dans le crane faisant d’abord exploser les yeux comme des pustules infâmes avant d’enflammer tous les orifices pour enfin vaporiser les têtes dans une gerbe de sang, de flammes, d’os broyés et de débris de cervelles.

Elle sentit alors un violent impact sur le flanc.

Le dernier survivant de cette boucherie venant de se relever venait de la frapper avec sa barre de fer. Elle se contenta d’émettre un ricanement avant de se débarrasser des corps fumants de ces précédentes victimes. Puis elle lui assaini un coup de poing lui ouvrant le crane mais lui fracassant les phalanges au passage. Son attention soudain se fixa sur le sang s’écoulant de la plaie du jeune homme.

Sans comprendre le pourquoi, elle se jeta sur lui à même le sol, le chevauchant de sa nudité sanglante et d’un geste calculé et bestial lui arracha la carotide faisant jaillir le liquide carmin. C’est ce qui lui paraissait le plus logique à faire afin de retrouver ses forces. Elle s’abreuva à même la blessure, trouvant dans l’épais nectar chaud emplissant son corps, une source d’énergie inédite mais essentielle. Une fois de plus, elle ne comprenait pas pourquoi son corps lui faisait une telle requête et pourquoi ses sens trouvaient si enivrant de s’essayer à jouer le nosferatu. La vérité lui suffisait : elle se sentait REELLEMENT mieux grâce à ce True Blood 100 % AOC.



Elle le vida.


Complètement



D’un haut le cœur, elle finit par vomir un litre de sang alors qu’elle venait à peine de quitter la viande à présent froide. Puis son regard se posa sur ce premier assaillant, celui qui lui avait fait subir l’intolérable.

Le malheureux agonisait le regard fou et douloureusement emplit de terreur. Caitlyn doucement s’empara de la barre de fer en s’approchant doucement. Elle ne ressemblait à plus rien d’humain, ses cheveux roux maculés de débris humains, dans une nudité terrifiante ou blessures béantes côtoyaient trainées sanglantes. Alors qu’elle avisait avec un rictus le pantalon tombé aux chevilles de son bourreau, celui-ci tenta de lever une main suppliante vers elle.

Elle la repoussa d’un revers de la main et de cette main valide, le plaqua ventre contre le mur avant de bouger à nouveau son bras brisé armé de la barre et de la faire pénétrer avec violence dans le fondement de l’homme. Elle ne cessa de faire progresser l’outil que lorsque l’extrémité lui en ressorti au niveau de la trachée mettant un terme à un hurlement inhumain.



« J’espère que ca t’a plus autant qu’à moi… »



Elle sentit alors la douleur à nouveau se manifester comme un éternuement qu’on réprime. Elle sut que cette vague l’abattrait définitivement et l’instinct de survie pris la relève.

Titubant, elle quitta cette ruelle, véritable scène de carnage, et se dirigea en s’appuyant sur les murs vers une rue plus passante. La douleur devenait assommante, l’empêchant réellement de constater que la nuit était tombée.

Elle traversa en chancelant sur la chaussée et se trouva sous les phares d’un véhicule. A nouveau, ce sentiment étrange d’un don qui n’est pas le sien, elle devint une ombre par reflexe et la voiture la traversa sans heurt dans un crissement de pneu, stoppant sa course trois mètres plus loin.




Caitlyn Elioth ne se rendit pas compte de ce second miracle, enfin à genoux…elle se laissa aller à perdre conscience.





Un miracle, c’est quand vous avez perdu espoir et que vous n’avez plus aucune raison d’espérer…

Et que soudain, quelqu’un se met en tête de vous faire espérer à nouveau

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