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 Sur un pied d'égalité {Jubilee}

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Mar 5 Mar - 21:44

Jeudi 20 Septembre – 11 : 33 A.M.
Vivement que la rentrée soit terminée ; certes, à cette date, c’était surtout des personnes en études supérieures, mais paradoxalement, il y avait plus de nouvelles têtes pour les hautes études que pour les basses, car dans les mutants plus jeunes, la plupart étaient trouvés dès l’apparition de leurs pouvoirs par les X-Men, et n’avaient pas à venir s’inscrire de façon officielle comme l’italienne l’avait elle-même fait l’année précédente, avec un certain retard il était vrai. Aider d’autres à faire ce qu’elle avait fait était plutôt gratifiant, et même si elle avait parfois du mal, l’italienne parvenait toujours à outrepasser sa timidité envers les inconnus pour se montrer avenante et amicale, les Masques d’Amaranth aidant, cependant elle devait avouer avoir hâte que cela se finisse. Amy n’avait pas fermée l’œil depuis l’apparition des Entités, deux nuits plus tôt, et même si cela ne se voyait pas encore sur son physique, elle le sentait intérieurement.

Quelle connerie, capable de survivre une centaine de jour sans manger ni boire et incapable de ne pas dormir trois pauvres nuits ! Mais la peur avait des effets différents sur chaque personne, et elle ne pouvait tout simplement plus fermer les yeux sans craindre de n’avoir tout perdu en les rouvrant, de ne plus être maîtresse d’elle-même, de ce voir détruire Caitlyn en témoin dans son propre corps ou toute autre saloperie que pourraient faire les créatures si elles parvenaient à leurs fins. Xavier avait placé des sceaux de protection dans leurs esprits, mais cela ne suffisait pas à Nephilim pour qu’elle puisse s’endormir sans crainte ; pas encore, du moins. Il faudrait bien que cela arrive, ne serait-ce que d’épuisement par rapport à ce qu’elle faisait chaque jour.

Vêtue de son tailleur noir, ouvert sur un t-shirt blanc puisqu’elle n’était pas encore en permanence à la vie scolaire, l’italienne était sortie de ses cours une demi-heure plus tôt, quittant une Neassa toute fraiche par rapport à la soirée d’hier. Elle devait bien être là seule à s’en être remise aussi vite. Caitlyn dormait encore, et Jubilee… c’était compliqué.

Amy l’avait déçue ; elle avait déçue non seulement sa mentor, mais sa meilleure amie également, lorsqu’elle avait pété son plomb durant la passation de Caitlyn, crachant des vérités subjectives qui faisaient mal, et ce plaçant du fait à l’écart de tous les X-Men en les traitant plus ou moins de monstres. Cela n’avait pas visé Jubilation, loin de là, elle était bien plus qu’une X-Woman anonyme, c’était le groupe entier, mais cependant, cela l’avait blessé comme tout autre. L’italienne n’avait pas encore eut le temps de s’excuser, le problème des entités bien plus urgent, et une certaine dose de peur face à un rejet l’ayant maintenu loin de Jubilee. Cependant, cette dose de peur c’était envolée lorsque, bien qu’ivre, son amie l’avait qualifiée ainsi, d’amie, lors de la soirée précédente ; peut-être était-ce récupérable, peut-être Amy pouvait se faire pardonner. Elle ne savait pas encore, mais avait espoir, et bien qu’il lui en coûtait de le faire, elle avait dû cesser les recherches d’une solution face aux Entités pour reprendre le cours « normal » de sa vie. Et Jubilee y avait tu telle place qu’elles ne pouvaient pas rester éloignées bien longtemps.

Refermant avec délicatesse la porte de sa propre chambre, l’italienne poursuivit le couloir jusqu’à celle de sa mentor ; Amaranth bougeait naturellement à pas lents, pour elle, chose restant assez vive pour les personnes normales, mais cette fois là, elle marcha réellement lentement, selon tous les critères.

Stressée ? Oui, plus que par l’accueil des nouveaux alors qu’elle n’avait pas dormie, plus que par le fait d’affronter Xavier pour s’excuser de ses mots lors de la passation, plus que par le fait de devoir se dresser entre monsieur Funke et monsieur Mellencamp en plein milieu de Central Park… Jubilee était son amie, et la peur de se faire abandonner était bien là.

Faire et être ce que les autres attendait de nous pour être sur qu’ils ne nous abandonneraient pas ; depuis combien de temps fonctionnait-elle comme cela ? Toujours, surement. Mais Jubilation n’était pas n’importe quel X-Men, pas n’importe quel prof, pas n’importe qui ; une amie, une vraie. Pourtant, elle n’avait jamais vu autre chose d’Amaranth que les masques. Sans doute se doutait-elle de quelque chose, comme Emma Frost, mais elle ne les avait pas encore percé à jour. Fallait-il les retirer ? Douloureuse question, d’autant que la confiance de Jub en elle devait déjà être ébranlée, même si sa mentor croyait toujours suffisamment en elle pour l’appeler « mon amie ».

S’arrêtant devant la porte, elle écouta, priant à égale proportion pour que Jubilee ne soit pas encore réveillée ou déjà levée et qu’elle puisse remettre cette entrevue à plus tard, ainsi que pour que le fait que son amie soit là, et si pas complètement fraiche et disponible, suffisamment pour pouvoir discuter avec elle.

Un souffle, elle était là. Nephilim allait devoir entrer.

A part le soir précédent, l’italienne n’était jamais rentrée dans cette chambre, même si elle était apte à s’en remémorer le moindre détail de ce qu’elle y avait vu. Cependant, ne connaissant pas tous les aménagements effectués, elle avait prit soin d’apporter une bouteille d’eau et un verre ; ce n’était pas un shooter, s’eut été de mauvais goût, mais il n’était pas beaucoup plus grand.

Levant sa main libre, elle toqua une fois, légèrement, suivant son acte de simples paroles.

- Jub’, c’est moi. Je viens aux nouvelles, savoir si tu t’en sors. Je peux entrer ?

Sa propre voix était calme et posée, mais trahissait cependant une double inquiétude : que Jubilee déguste effectivement, et qu’elle rejette Amy. Cependant, à moins de discuter, l’italienne ne serait jamais fixée.

Elle posa sa main sur la poignée et attendit la réponse.

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Jeu 7 Mar - 17:49

C'était donc ma première gueule de bois. Je pense que je m'en souviendrais même si je ne me souviens pratiquement de rien de ce qui s'est produit hier soir avec Cait'. Quoiqu'il en soit je lui fait confiance pour qu'il ne me soit rien arrivé de très grave. Il paraît qu'elle a l'habitude de boire, je suis certaine qu'elle s'est bien occupée de moi. Certes, en forçant un peu je pourrais retrouver ce que nous avions fait au fin fond de ma tête. Mais je n'étais pas vraiment en état de forcer quoique ce soit. Et puis il faut dire que j'ai pas plus envie de ça de m'en souvenirs. C'était la première fois que je buvais autant. J'avais déjà goûté l'alcool avec mes copines de Los Angeles avant que je ne rencontre les X-mens, mais ce n'étais rien qu'une demie gorgée. Non, de ce que je me souviens du début de la soirée, j'ai du passer à l'étape du dessus et une chose est sure, je ne compte pas recommencer. Après tout c'est vrai, je n'ai pas besoin d'être ivre pour rire et m'amuser alors si c'est pour boire des choses dont le goût ne m'a pas agréablement marqué et en plus me réveiller le lendemain pour avoir tout oublié et avoir un tambour battant dans mon crâne, je ne vois pas vraiment l’intérêt. Enfin, un jour peut-être ça viendra. Mais il ne faut pas oublier que je suis une X-woman, une sportive et que je ne dois pas me laisser aller à ces petits jeux sans contrôle et je peux me contrôler, je vous pries de me croire.

J'avais pris des antalgiques contre mon mal de crâne et ça commençait à aller mieux. J'ai aussi mal au ventre ou plutôt une sensation bizarre assez énervante mêlée à une impression d'étouffement. Mais pour la dernière chose, c'est peut-être du à ma chambre autant en bordel que ma tête en ce moment. Le lit était défait, des fringues traînaient par terre et ça n'avait pas été aéré depuis plusieurs jours. C'est pour cela que j’avais ouvert ma fenêtre en grand, m'asseyant dessous, sur le sol, le dos contre un meuble et l'épaule droite contre le mur qui se trouvait sous la fenêtre. En face de la fenêtre, il y avait la porte de ma chambre qui était fermée depuis... et bien depuis qu'on m'avait ramené dans ma chambre après avoir été faire la bringue avec Tata Cait'. En face du meuble, qui était un meuble de télévision avec une petite télé et quelques consoles, fils et autres jeux dans ses parties de rangement : il y a mon lit. La tête du lit côté porte et une armoire à ses pieds, côté fenêtre, montant presque jusqu'au plafond. L'écart entre le pied du lit et l'armoire était tout juste suffisent pour en ouvrir les portes. J'espère que vous prenez des notes parce que je ne répéterais pas ! A et j'oublie ma petite table de chevet entre le lit et la porte collée contre le mur commun avec le couloir de l'aile des X-mens. Vous voulez un dessins ? De toute façon c'est une petite chambre pour une petite fille, vous risquez pas de vous perdre.

On toque à ma porte, avant que la voix d'Amy traverse le bois pour pénétrer mes oreilles.

«  Entre donc, fais comme chez toi. »

Je portais des vieilles fringues, un vieux jean et un vieux pull rouge avec un léger décolleté. Mes cheveux étaient en bataille, coupé court, alors que je jonglais d'une main avec des plasmoïdes tout en maintenant mon front de l'autre, le coude posé sur mon genou droit. Je tournais la tête d'un quart vers la gauche - un traditionnel sourire niais aux lèvres - en direction de la porte alors qu'elle s'ouvrait.

« Salut Amy, je suis vivante. »
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Ven 8 Mar - 20:11

« Entre donc, fais comme chez toi. »

Jubilee avait l’air de s’en sortir pas trop mal, au son de sa voix ; Amy eut tôt fait de s’exécuter, réagissant comme toujours avec une vitesse inhumaine, à peine le mot « entre » étant terminé qu’elle ouvrait déjà la porte.

La chambre de Jubilee était… la chambre de Jubilee ; il n’y avait pas d’autre qualificatif, en fait. L’odeur n’avait pas bougée depuis le soir même, comme depuis plusieurs jours selon toute probabilité, chose désagréable s’il en était pour l’odorat sensible de Nephilim, et le rangement comme le ménage laissaient autant à désiré que dans une chambre d’étudiant un lendemain de cuite. Tout était serré, tout était encastré version Tetris, et ce n’était pas l’aération et quelques boîtes de rangement rangées qui donnerait un aspect autre. Et oui, Jubilation était devenue prof trop vite, elle avait le profil type de l’étudiante, pourtant.

Amy sourit face à cette constatation qu’elle aurait put s’être fait le soir précédent, découvrant à quel point le fait que Caitlyn ait déjà eut un appart’ pouvait permettre de rendre plus convivial leur nid ; pas que celui de Jub ne fut pas convivial, au contraire, il était tout à fait personnel, et c’était bien pour cela qu’Amy n’aurait pas supporté d’y vivre.

Jubilee se trouvait dans un coin, cachée derrière son meuble multimédia, Nephilim notant ainsi le rangement de la télé et des consoles de Caitlyn, chose qui à défaut d’être standardisée, était également présente chez Jub’. Donc, tête proche de la fenêtre pour profiter de l’air de l’automne, qui devait lui faire le plus grand bien. Jubilation n’avait ni toilette ni douche dans sa chambre, à l’inverse de ses amies, et au jugé de l’odeur, elle n’avait pas vomi. Non, si la bassine avait fuit sous les ombres du lit, elle était toujours vide. C’était toujours cela de prit ; ou pas, Amy n’en savait rien.

« Salut Amy, je suis vivante, » déclara Jubilee en continuant de jongler d’une mais avec des Plasmoïdes, sans doute pour passer le temps ou tester ses réflexes, le temps que le mal de crâne dont témoignait l’autre main s’en aille.

- Tu m’as l’air pas convaincue, répliqua l’italienne en s’approchant d’elle, pour s’accroupir à son côté, lui rendant son sourire.

Son amie c’était changée, mais pour les premières fringues qui passaient, visiblement : un vieux pull rouge et un jean dans le même état.

- Alors, verdict ? Neassa a été tellement impressionnée par votre performance, à Cait’ et à toi, qu’elle vous veut à sa fête d’halloween le mois prochain, et je suis chargée de distribuer les invit’. Elle va rouvrir sa baraque à Rochester spécialement pour ça, et va inviter quelques étudiants de l’Institut et d’ailleurs. On n’en a pour plusieurs heures de trajet, mais pour un week-end de trois jours, elle dit que ça vaut le coup ; il parait que sa vue sur le lac Ontario est magnifique. Je pense que Cait’ acceptera de venir, une soirée déguisée devrait lui plaire, puis on n’aura pas à prendre l’avion, et… considérant ton état, je vais ralentir le rythme, non ?

S’asseyant en face de Jubilee, pestant un instant contre le fait que la terre était trop basse, l’italienne lui tendit le petit verre en un geste interrogatif.

- Tu dois avoir soif ; vas-y doucement, t’as pas vomi hier soir, c’est pas le moment de t’y mettre.

Elle servirait un verre ou non selon le désire de Jubilee, et resterait en face d’elle, à la regarder avec un petit sourire ; des moments comme ceux là, elle n’en avait pas beaucoup eut, que ce soit avec Jubilee ou qui que ce soit d’autre. Samuele, Caitlyn aussi, et c’était plus ou moins tout. Neassa se rapprochait à grande vitesse, aussi, et Amy ne doutait pas qu’elle finisse par s’en faire une vraie amie, mais jamais Fuzzy ne laisserait Amaranth être seule avec Nobody dans la piaule de cette dernière, surtout si elle avait des souvenirs de la soirée précédente.

Puis, Boadicée n’avait pas connue Amy, juste Amaranth, et le masques n’avaient pas fait long feu face à son Empathie. Emma également avait perdue les siens avant qu’elles ne se rapprochent. La solution semblait donc toute trouvée.

Le visage d’Amaranth se décomposa, alors qu’elle regardait quelques instants dans le vague.

- Je voulais te dire, Jub’, je suis désolée, pour l’autre fois.

Sa voix n’était plus aussi vive et dynamique que précédemment, elle était calme et plate, alors qu’elle ne cherchait plus à lui donner d’intonation.

Même lorsqu’elle détournait le regard, l’italienne ne pouvait s’empêcher de jeter de brefs coups d’yeux aux visages de ses interlocuteurs, car même s’ils étaient à la dérobé, elle espérait toujours pour leurs réactions émotionnelles ; et c’était là aussi une chose qu’Amaranth lui permettait de faire mieux que jamais. Jubilation connaissait ce tic tout comme elle savait qu’Amy était du genre à partager les problèmes des autres tout en restant secrète sur les siens, chose n’ayant pas changée depuis son couple ou sa transformation, du moins d’un point de vu extérieur. Elle tâchait de dissimuler ses failles, cela avait toujours été ainsi, et avait put avoir des conséquences désagréables.

- Je voulais pas te blesser, mais ce que j’ai dis, ça venait du cœur ; je laisserai personne faire du mal à Cait’, je l’aime trop pour cela. Que ce soit physiquement ou moralement, je peux pas. Je me suis mise plein de monde à dos avec ce discours, mais autant, le monde, je m’en fous, autant, mes amies, j’ai peur de les perdre. Excuse-moi pour ce que j’ai dit dans la salle d’ob’ de la SdD.

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Dim 10 Mar - 16:08

Amy s'assit en face de moi. Je la sentais presque gênée du bordel de ma chambre et, d'après ce que Cait m'avait dit sur son côté très maniaque du rangement, cela ne m'étonnait pas. Ou bien alors c'est parce que Cait' m'avait raconté tout cela que j’imaginais Amy gênée par tout ça... Quoiqu'il en soit, j'étais pas encore assez en forme pour ranger tout ce bordel, je le ferais sûrement plus tard dans la semaine. Oui, c'est cela, un jour où je n'aurais que ça à faire sera tout indiqué. Ce n'est pas que j'étais mourante, loin de là. Mais ce malaise nouveau pour moi me laissait sans force, sans courage ni motivation aucune. La preuve était que face aux propos d'Amy parlant de Halloween et d'une certaine Néa-truc dont le nom m'échappais même si j'avais l'impression de la connaître, je n'en retenais que les silences. Silences court et rares dans ce flot de parole, mais que j'ai pourtant bien retenu. C'était déjà ça.

« Hein ? »

Dis-je grossièrement en relevant la tête vers Amy qui se rendit bien compte qu'elle devait ralentir le rythme.

« Oui, sorry, j'ai la tête dans les brioches d'Emma, j'entends que pouic... »

C'est vrai que j'avais la tête dans du coton, les sons étaient tous un peu étouffés. Mais cela pouvait venir du fait que je ne mettais pas curer les oreilles ce matin à cause de ce fichu mal de crâne. À l'aide de mon auriculaire droit, je vérifiais si ma supposition était fondée avant de m'apercevoir que non. C'était dommage dans un sens parce que ça aurait pu me permettre de régler ce problème parmi les trentaines d'autres que me provoquait cette gueule de bois comme la soif par exemple.

« Ah oui, merci. Ah j'ai pas vomi ? Tant mieux, j'ai du avoir l'air moins ridicule. Enfin de t'façon, j'm'en fou. »

Je me mis à boire le verre d'eau d'Amy alors que le fond des problèmes arrivaient comme des gros nuages gris à l'horizon. J'étais peut-être mal en point, mais je gardais quand même le mince esprit logique au clair. Reposant mon verre, j'observais Amy d'une mine plus sérieuse, arrêtant de jongler avec mes plasmoïdes.

Le fait est que le discours auquel Amy faisait allusion avait été, il est vrai, extrêmement vexant et blessant pour moi, comme pour beaucoup de X-men et de témoins de la scène. En ce qui me concerne et pour des raisons personnelles, je n'oublierais pas la gifle qu'il fut. Car même si je ne me souviens pas des propos en détail, je me souviens de l'impression qu'ils m'ont laissé. Une gifle sur mes convictions, aussi bien avouées qu'inconscientes. Une gifle sur tout ce en quoi je croyais ici, en ce monde et surtout sur tout ce que j'ai toujours voulu transmettre à des potentiels élèves lorsque la moindre occasion m'en était donnée.
Oui, en plus d'être vexée et blessée, je me sentais trahis par ma propre élève n'écoutant que des discours manipulateur qu'on lui avait sans doute donné par le passé, se voilant complètement la face sous le choc et l'émotion quitte à remettre en cause tout ce que je voyais d'elle. Elle m'avait trahis et déçue, car je n'aurais jamais songé que de telles insinuations, de tels propos, de tels mensonges, aberration et autres insultes soit ce que ma précieuse élève et précieuse amie pouvait ne serait-ce que penser l'espace d'une seconde, quel que soit l'émotion qui la parcourait.

Mon visage restait fixe, mon regard aussi. Fixé sur les yeux d'Amy, sans colère, sans rage, sans émotion aucune. J'étais parfaitement calme, parfaitement consciente de ce qu'il se passait, de ce qu'il s'était passé et de ce qu'il pouvait se passer. Je ne restais pas vide d'émotion volontairement, je le faisais sans m'en rendre compte pour la simple et bonne raison qu'à ce moment précis j'étais neutre. Neutre de toutes pensées, de toute émotions, de tout préjugés. J'attendais qu'elle termine ses excuses, patiemment. Avant de parler d'une voix calme et posée.

« Qu'est-ce-que tu regrettes ? Tes propos où le fait que je t'en ai visiblement voulu ? Si on inversait les rôles, et que ce soit moi qui prononce ces mots alors que tu m'observes, regretterais-tu mes propos ? Tu les condamnerais ? »

Je marque une pause.

« Je veux savoir Amy. Je ne te jugerais pas. Mais je veux quand même savoir. Est-ce que tu demandes pardon simplement pour ne pas perdre l'estime et l'affection que j'ai pour toi où alors parce que tu regrettes sincèrement tes paroles de ce jour-là ? »
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Dim 10 Mar - 20:38

Après q'elle ait bu le verre d’eau et ait déclaré se moquer de la soirée, comme ne pas être en état pour s’organiser et en planifier une autre, Jubilation tenta de rester neutre, de ne rien montrer ; mais les émotions étaient là, et dans les involontaires et incontrôlables micro-expressions, tout le discours de son ressenti se retranscrivit. Tristesse, principalement, de la peur aussi, et de la colère, le tout suffisamment séparé pour qu'il n'en soit pas des mélange. Elle n'avait pas honte de son élève, mais cette dernière l'avait blessée.

Amy avait fait mal, un mal si vif que sa mentor se refusait à le lui montrer. Était-ce un défaut de confiance ? Jub n’avait-elle parlé que de son « amie » Amy par abus de langage, par habitude ? Ou était-ce que le « c’était mon amie » signifiait que cela était révolu, et non-pas par la croyance alcoolisée qu’elle avait disparut ?

« Qu'est-ce-que tu regrettes ? Tes propos où le fait que je t'en ai visiblement voulu ? Si on inversait les rôles, et que ce soit moi qui prononce ces mots alors que tu m'observes, regretterais-tu mes propos ? Tu les condamnerais ? »

Maline, sadique aussi ; lui renvoyer la balle tout en inversant les rôles, obtenir une vérité et un avis derrière lequel se ranger, pour ne pas s’impliquer. Un panache de fumée pour cacher une pensée réellement qui pouvait.

Amaranth détourna les yeux ; que cherchait à faire Jubilation ? Cherchait-elle à lui donner une bonne leçon, en la faisait se condamner elle-même ? Car c’était bien ce qui était attendu, n’est-ce pas ? Subtile manipulation pour la porter à réfléchir à son acte, et à tirer des conclusions qui ne seraient pas les siennes, mais celles qu’on voulait qu’elle ait.

« Je veux savoir Amy. Je ne te jugerais pas. Mais je veux quand même savoir. Est-ce que tu demandes pardon simplement pour ne pas perdre l'estime et l'affection que j'ai pour toi où alors parce que tu regrettes sincèrement tes paroles de ce jour-là ? »

Amaranth ferma les yeux, prenant une seule respiration, lente et mesurée, lui donnant amplement le temps de réfléchir. Pour une fois, elle bénissait ses capacités intellectuelles améliorées. Rouvrant les yeux après les plusieurs secondes, elle fixa Jubilation ; elle avait fait ce que tous jugeait comme une bêtise, et elle allait l’assumer. Son amie méritait la vérité, elle allait lui la fournir, tant pis pour les conséquences.

- Il y a du vrai, oui je le crois, quant ce que je vous ai sorti ce jour là. Si ce n’était qu’un tissu de mensonges sans fondement, alors vous ne réagiriez pas ainsi, tous. Oui, je n’ai jamais autant douté des X-Men, du groupe qu’ils forment, que depuis que j’en fais parti. Avant de vous rejoindre, être X-Men, cela avait une signification toute trouvée, mais maintenant, lorsqu’on voit l’autre côté du miroir… qu’est-ce qu’être X-Men, au final ? Je n’ai assisté qu’à deux passations, et dans les deux, voici ce que j’y ai vu : on prend une personne que l’on n’a jamais formé à quoi que ce soit, qui a pour seules armes celles dont elle a put se doter de sa propre initiative, et on la jette dans un défis impossible à réussir, pour finalement la juger sur son renoncement à ses valeurs. Je ne sais pas quelle a été ta passation, mais ce que j’ai vu, moi, c’est qu’on m’a forcé à tuer quelqu’un pour réussir ma mission, et qu’on a brisé les espoirs de Caitlyn pour savoir jusqu’où elle était prête à aller. On ne nous a pas jugé sur nos qualités et nos défauts, on s’en contenté de voir jusqu’où on pouvait aller, avant de nous dire « ça nous va ». Les X-Men ne tuent pas, alors j’aurai dû échouer lorsque j’ai choisit de tuer, consciemment. Si j’avais sacrifié ma vie et non celle de la blonde, aurais-je été retenue ? Je ne crois pas. Si Caitlyn c’était enfuie avec Rachel plutôt que de faire son sacrifice, aurait-elle été retenue ? Je ne crois pas non plus. On envoi sans préparation aucune des gens avec les plus beaux idéaux du monde en plein enfer, mais cela ne nous renforce pas dans nos convictions, cela nous amène juste à douter. Tu nous as enseignées des valeurs, à Cait’ et à moi, je croyais que ces valeurs étaient celles des X-Men… maintenant je ne crois plus. Je ne suis X-Men que parce que vous me voulez X-Men, je n’ai aucun autre objectif de ce côté-là que de faire ce qu’on me dit. Etre un soldat, voilà à quoi j’ai l’impression que cela se résume, être X-Men. Tu nous as enseigné la confiance, ils l’ont détruit. Tu nous as enseigné l’honneur, pour réussir notre passation, il a fallut accomplir des actes qu’on n’aurait pas dû avoir à accomplir. As-tu été fière de moi lorsque j’ai choisi de tuer la fille ? Moi pas. Je ne sais toujours pas si j’en aurais été capable, si cela n’avait pas été une simulation. As-tu été fière de Cait’ lorsqu’elle a crut avoir échoué et qu’elle a préférer donner sa vie alors que ce n’était pas nécessaire ? Moi pas. Je ne me suis pas dit « voilà jusqu’où elle est prête à aller, mon héroïne », je ne suis demandé « voilà jusqu’où ils veuillent qu’on aille ? ». T’as été la seule à nous aider sur la voie des X-Men, mais ce que tu nous as enseigné ne nous a jamais préparé à cela. Tu nous as donné des espoirs et des valeurs, et j’ai l’impression que la passation a fait place nette de cela. Ma question n’était pas rhétorique : qu’est-ce qui définit le plus un X-Men ? Ses pouvoirs ? Jusqu’où il est près à aller dans un combat ? Tu nous as appris que c’était le cœur qui définissait un X-Men, cette envie d’aider les autres, d’œuvrer pour un monde de paix, pour un monde meilleur. La passation ne nous a pas évalué sur cela, elle nous a fait comprendre que l’on devait se salir les mains et aller jusqu’au bout, même si c’était au final, vain. Oui, pour moi l’exercice de la passation n’est pas un test : on ne test que les personnes pour voir si elles ont bien retenu quelque chose, hors l’Institut n’a jamais tenté de faire de nous des X-Men. Il nous a jeté directement dans l’arène comme des rats dans un labyrinthe, et coup de bol, on a trouvé la sortie. C’était pas ça en quoi tu nous avais apprit à croire, ce n’était pas ça que tu nous avais enseigné. Peut-être qu’Héritage remédiera à cela, mais qu’est-ce dans le fond, Héritage ? Former de nouveaux X-Men, si c’est pour leur enseigner les mêmes choses que l’on apprend dans la passation, nous n’aurons pas des héros, nous aurons des soldats. Je suis un soldat, pour ma part : un soldat des X-Men. Je me bats parce qu’on me dit de me battre, et je m’accroche aux quelques espoirs qu’il me reste de ce que tu nous as apprit. Amitié, honneur, droiture, voilà les méthodes que je veux employer, mais je ne crois plus que ce soit celles des X-Men. Peut-être ai-je tord, peut-être ai-je raison, mais si tu veux tout savoir, cela n’importe pas, en réalité. Cela n’importe pas parce que quoi qu’il arrive, je tenterais d’être ce que vous attendez de moi : cette confiance en soi, cette sagesse, cette aisance, vous y croyez vraiment ? Je suis une épave depuis ma passation, et j’ai tellement peur que Caitlyn en devienne une également. J’ai toujours fonctionné ainsi : à la peur. Peur qu’on se désintéresse de moi si je ne corresponds pas à ce que l’on veut de moi, peur de perdre les rares personnes qui me sont proches. Est-ce que je regrette mes paroles ? Non, car peut-être amèneront-elles quelques uns à réfléchir. Est-ce que je regrette que mes paroles t’aient blessée ? Oui, parce que tu es l’incarnation même de ce que la passation a détruit à mes yeux. Tu vas me juger, on juge toujours les autres d’une manière ou d’une autre, mais ce que j’aimerai savoir, c’est en tant que quoi tu vas me juger, Jub : en tant qu’X-Men, ou en tant qu’Amy/amie ?

Elle jouait volontairement sur l’ambigüité du dernier mot ; était-ce Amy, ou amie ? L’interprétation qu’en aurait Jubilee serait très révélatrice, peut-être trop, même. Après un tel discours, sans doute leur rencontre ne durerait plus très longtemps. Mais la chose qui intéressait le plus Nephilim, c’était de savoir si leur amitié s’arrêterait là aussi.

Si leurs places avaient été échangées, regretterait-elle les propos de son élève ? Seulement si ce qu’elle lui avait enseigné, elle n’y croyait pas elle-même.

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Dim 10 Mar - 22:01

Qu'est-ce-que je pense des passations ? Qu'est-ce-que je pense des formations que j'ai pu donner ? Ce sont des bonnes questions et je crois que chacun a sa réponse personnelle suivant ce qu'il a parcouru. Le professeur est imbibé de son expérience et cela se transmet à ses élève qui en sont eux-mêmes, par la suite, emplis. Un mauvais professeur donne de mauvais élève n'est pas forcément ce que je veux dire. Puisque cette notion de bon ou de mauvais professeur dépend de votre propre point de vue. Les manières d'enseigner une choses aussi vaste que ce que j'ai eu l'occasion de faire pour la première fois sont indénombrables et aussi différentes que les personnalités humaines.

Alors moi, qu'est-ce-que que j'en pense ? Je crois que les passations sont l'anti-chambre du monde extérieur dans sa haine, sa cruauté et son vice. Je crois que cette porte de la salle des danger est celle d'un vestibule par lequel on doit passer pour avoir un avant goût de ce que le monde à de pire à nous offrir. On critique souvent l'Institut comme étant un Bunker par lequel les élèves voient le monde bien que les vitres sont teintées de rose. On nous accuse souvent de protéger une partie de la population mutante qui à eu la chance de pénétrer nos mur et de les relâcher pleins d’idéaux sans savoir ce qu'est la douleur, la peine et la souffrance. Sans savoir ce par quoi le monde entier passe. Sans savoir ce par quoi les population passent. La haine, comme une cercle vicieux entre les races n'affecte pas l'Institut, mais elle reste présente comme un loup rodant autour du parc. La salle des danger simule ce loup, simule cette haine. Elle est dangereuse, son nom n'est pas trompeur. Mais elle l'est moins que le monde lui-même. C'est ce que je crois. C'est ce en quoi je crois.

Quand à la formation que j'ai donnée, elle ne fut que le reflet de ce que j'ai traversé et les clefs que j'ai trouvé pour y survivre. Que ce soit à travers mon passé, avant même que je ne trouve l'Institut, ou bien que ce soit à travers ma propre passation, mon propre aperçu de ce monde que j'avais perdu de vue pendant tout ce temps, je n'ai fait qu'enseigner ce que j'étais. Menteur est celui qui prétend tout connaître sur les bonnes manières, sur les bonnes choses et les mauvaises choses. Menteur et lâche est celui qui n'avoue pas premièrement à lui-même et deuxièmement au monde, qu'il n'a pas la science infuse. Ce que j'ai enseigné, ce n'est pas la puissance, ce n'est pas la science, mais simplement comment rester humain malgré la mutation. Comment garder un cœur malgré les blessures et surtout comment s'en servir sans renier les autres.

Amy parlait. Je l'écoutais. J'étais attentive mais je n'ai jamais eu l'intellect pour tout retenir d'un tel discours. Je n'ai jamais été assez intelligente pour pouvoir rétorquer à tout cela le même discours construit. Je ne suis pas ce genre de personne et je en le serais jamais. Je lui avais posé des questions plutôt simple mais cela ne voulait pas dire qu'il y avait une bonne ou une mauvaise réponse. Je ne voulais pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise réponse et c'est pour cela que mon visage restait neutre, tout comme ma voix. Je voulais simplement connaître sa réponse à elle et savoir si elle était honnête avec elle-même car c'est en quoi j'ai foi.

« Pourquoi tu penses que je vais te juger si je te dis que je ne le ferais pas ? Dans la vie il n'y a pas de bonne où de mauvaises réponses, il n'y a pas d'actes bon ou mauvais en soit. Ce qui compte à mes yeux c'est simplement de suivre ce que notre cœur nous dit et d'être honnête avec soi et les autres. Si je ne te juge pas c'est parce qu'il n'y a rien à juger, Amy. Ce qui est fait est fait, ce qui est dit est dit. On ne peut rien effacer, on ne peut rien changer. Ce que je voulais savoir c'est si tu avais suivi ton cœur, lorsque tu t'es excusée. »

Mon visage était toujours resté plutôt neutre même si mon mal de tête se situant au dessus de l’œil droit, me fit fermer cette paupière tremblante alors que ma main pressait la peau de cet endroit.

« Tu es intelligente et tu penses vite. Je sais que tu es souvent perdue dans ce que tu pensais et ce que tu penses. Je ne te connais pas parfaitement. Je peux pas te juger. Mais il y a une chose que je sais, c'est que ton cœur est bon et que je serais toujours fière de toi, tant que tu le suivras. » 

Je rouvrais ma paupière droite.

« Tu dis que ce que tu as dis la dernière fois venait du cœur n'est-ce pas ? Je ne t'en veux donc pas peu importe ce que j'ai pensé sur le moment. Maintenant il faut continuer à suivre cette voie et t'excuser uniquement si le cœur t'en dis. Sinon, bat-toi pour ce que tu trouves injustes et ce que ton cœur condamne. C'est ce que je crois. »

Je lui souris alors sincèrement à la fin de ces mots, rompant ce visage neutre, avant de soupirer et de repenser à ce qu'elle m'avait dit. Je baissais alors la tête, me grattant les cheveux d'avantage gênée désormais. Elle souffrait et elle avait beaucoup souffert. D'après elle, c'était parce qu'elle n'avait pas été formée à cela. Était-ce vrai ? Sans doute, je n'en savais rien.

« Tu as beaucoup souffert n'est-ce-pas ? »

Sans même attendre une réponse je relevais la tête, les yeux humides.

« Tu m'en veux ? … De savoir ce qu'était une passation et de ne pas t'avoir mis en garde, de ne pas t'avoir entraîné... protégé ? »

Une larme coula de mon œil droit alors que je murmurais.

« Moi je m'en veux... »

Je porte brusquement mes mains devant mon visage alors que dans un sanglot je cris presque ce dernier mot :

« … Terriblement ! »

C'était au tour de mes regrets d'être expulsées du plus profond de mon âme à travers ce sanglot pitoyable. Ce n'était pas mon rôle, ce ne le fut sans doute jamais. Trop jeune, trop faible, trop naïve pour supporter ce poids de la responsabilité professorale qui m'avait été donné alors qu'encore une fois lorsque mon rôle était de consoler une autre personne, je m'effondrais comme une gamine que j'étais.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Lun 11 Mar - 15:29

« Pourquoi tu penses que je vais te juger si je te dis que je ne le ferais pas ? »

Parce qu’on juge toujours les autres ; même les « simples constatations » sont des jugements. Il n’y a rien de mal à cela, car une personne que l’on ne juge pas nous est plus qu’indifférente, et de fait, on ne s’y intéresse pas. A partir du moment où l’on s’intéresse, on juge, on compare. Le plus compliqué est de savoir outrepasser son jugement si cela doit être fait, et même s’il est négatif.

« Dans la vie il n'y a pas de bonne où de mauvaises réponses, il n'y a pas d'actes bon ou mauvais en soit. »

Lui cherchait-elle une excuse ? Voulait-elle la rassurer ?

« Ce qui compte à mes yeux c'est simplement de suivre ce que notre cœur nous dit et d'être honnête avec soi et les autres. »

Vérité.

« Si je ne te juge pas c'est parce qu'il n'y a rien à juger, Amy. Ce qui est fait est fait, ce qui est dit est dit. On ne peut rien effacer, on ne peut rien changer. Ce que je voulais savoir c'est si tu avais suivi ton cœur, lorsque tu t'es excusée. »

Nephilim avait suivit son cœur lorsqu’elle avait dit ses mots, elle avait écouté son cœur désespéré en contrebas de cette salle où ils l’avaient enfermé. Elle avait écouté son cœur et elle l’écoutait en venant ici également, non pas pour s’excuser de ses paroles, mais pour s’excuser de leurs répercutions : elles avaient blessée Jubilee, et ce n’était pas le but. Sans doute la colère les avait envenimées, sans doute un grand nombre de facteurs étaient intervenus, et si la plupart avaient été blessés, cela n’était pas vain. On ne pouvait s’empêcher de blesser ceux que l’on aimait, il fallait juste chercher à réparer après cela.

Oui, Amaranth est trop intelligente pour qu’Amy ne se perde pas dans ses réflexions, c’est à double-tranchant et c’est épuisant, à la longue, mais elle encaisse et elle s’habitue. Sa vitesse de pensée comme sa lenteur de corps ne la perturbent plus, et si elle s’y perd, c’est uniquement parce qu’elle ne sait pas où elle se trouve.

Non, Jubilee ne la connait pas parfaitement, mais même elle ne se connait pas ; qui est-elle ? Qu’est-elle ? Amy ou Amaranth ? Une âme déchirée entre l’appel d’un corps et celui d’un esprit qui ne se correspondent pas.

Non, Jubilee ne pouvait pas la juger. Le seul à pouvoir juger, c’était Dieu, mais les humains pensent, et cette pensée est jugement sur autrui, parce qu’ils ont un avis dessus. Personne ne nous donne le droit de faire quelque chose, on le prend seul ; n’était-ce pas l’une des leçons de la passation de Nephilim ?

« Mais il y a une chose que je sais, c'est que ton cœur est bon et que je serais toujours fière de toi, tant que tu le suivras. »

L’italienne aurait put avoir toute la volonté du monde et le contrôle sur elle-même le plus poussé qu’on ait jamais vu qu’elle n’aurait put ralentir le sourire qui se forma sur ses lèvres, lequel apparut en moins d’un cinquième de seconde pour s’y figer et trôner en roi.

« Tu dis que ce que tu as dis la dernière fois venait du cœur n'est-ce pas ? Je ne t'en veux donc pas peu importe ce que j'ai pensé sur le moment. Maintenant il faut continuer à suivre cette voie et t'excuser uniquement si le cœur t'en dit. Sinon, bat-toi pour ce que tu trouves injustes et ce que ton cœur condamne. C'est ce que je crois. »

C’était ce qu’elle croyait aussi, et c’était ce qu’elle escomptait faire, bien que cela la place en porte-à-faux avec plusieurs X-Men, qui devaient simplement trouver ses dires inadmissibles, surtout de la part « d’une des leurs ». Certains l’attendaient au tournant, d’autres avaient déjà un avis tranché et définitif la concernant, et elle savait que le respect de tous nécessiterait une certaine dose de sueur et de sang ; sa plus grande qualité était son cœur, mais puisqu’on ne lui demandait pas de l’offrir, elle le réserverait à ses amis et ceux qu’elle aimait.

Malgré qu’elle lui ait rendu son sourire, Jubilation changea bien vite d’expression, un soupire puis une fuite du regard indiquant un problème qui effaça à son tour le sourire des lèvres d’Amaranth. Se gratter l’arrière de la tête ; de la gêne. Mais cela ne se limiterait pas à cela.

« Tu as beaucoup souffert n'est-ce-pas ? » demanda son amie en relevant la tête alors qu’elle avait les larmes aux yeux. « Tu m'en veux ? … De savoir ce qu'était une passation et de ne pas t'avoir mis en garde, de ne pas t'avoir entraîné... protégé ? »

Merde, merde, merde ; qu’avait-elle fait ?! Sans le savoir, pour essayer de cautériser une plaie, l’italienne venait d’en ouvrir une autre. Et une belle, une grande et une béante. Seigneur-Dieu…

« Moi je m'en veux… Terriblement ! »

Avec une lenteur atroce, les mains de Jub étaient montées à son visage, puis les larmes c’étaient faites sanglots. Avec la vitesse des moments où paraitre normal n’importait plus, Amaranth changea de position, s’agenouillant au plus prêt de Jubilee pour la prendre dans ses bras, pour qu’elle ait une épaule sur laquelle pleurer.

- Jub, t’es notre Cap’tain ; jamais on pourrait t’en vouloir. Tu m’as pas entrainé pour la passation, tu m’as pas protégé, non. Mais tu m’as offert tellement plus. Tu te rappelles notre rencontre ? Sur le toit… T’as été la première à croire en moi, t’as été la première à me guider. L’escalade, mon premier vrai sport, quant tu essayais de me faire faire et des mouvements des pieds et des mains mais aussi des ailes, tu te rappelles ? Combien de fois j’ai finis sur le cul à cause de cela ? La première fois que j’ai foutue les pieds en Salle des Danger, tu te rappelles aussi ? Tu voulais m’aider à vaincre mes peurs, tu voulais me guider sur le bon chemin. La aussi, j’ai fini sur le cul, et j’ai eut droit à ta main tendue vers moi et ton sourire pour me relever. Je pourrais passer la journée à te dire tout ce que tu as fait de bien envers moi, et je vais me contenter de ceci : non, tu nous as pas formé, ni Caitlyn ni moi, à être des X-Men. Tu nous as formées à être nous-mêmes. Tu nous as regardées, avec nos qualités et nos défauts, et t’as cultivées les premières comme on cultive un jardin, avec amour et bienveillance. T’étais pas Jub l’X-Woman, t’étais même pas Jub la prof’ ; t’étais Jub', Jubilee, la seule et l’unique, notre Cap’tain. Y’a rien à regretter, Jub’ ; t’as fait ce que te disait ton cœur et tu nous as apprit à faire de même. Avant d'être des X-Women, on est tes élèves. C’est une chose fondamentale. T’as pas formé des X-Women, non, mais t’as formé tellement plus. Et ça, je t’en remercierai jamais assez. T’as pas à t’en vouloir, Jub’. Crois-moi, t’as pas à t’en vouloir.

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Ven 15 Mar - 14:51

Arrête de chialer... Arrête ! De quoi j'ai l'air maintenant ? Hein ? Tu peux me le dire ? Sérieusement y'a un jour où tu vas grandir dans ta tête ou bien ? C'est pas ton rôle de faire ça. Ce n'est pas à toi de pleurer, ni de te confesser, ni rien d'autre. Tu devrais être l'épaule sur laquelle on pleure. Tu devais être la personne qui les réconforte. Tu devrais les guider. Tu devrais leur montrer la voie. Mais au lieu de cela, tu fais le contraire, devenant même assez pitoyable pour que ce soit l'inverse qui se produise, pour que ce soit toi qui pleure, qui t'excuse, qui demande pardon. Réveille-toi Jubilee ! Elles ont besoin de nous, elles ont besoin d'une Jubilee forte, responsable et sur d'elle !

Aussitôt elle m'avait prise dans ses bras que je stoppais mes sanglots bien que je ne puisse pas empêcher les larmes de couler. Je n'aurais pas du lui dire cela, je n'aurais jamais du et pourtant...

« Pourquoi vous êtes si gentilles avec moi ? P... Pourquoi ? Ce n'est pas à Xavier ni aux autres X-mens d'en vouloir... Les passations restent ce qu'elles sont dep... depuis le début. Les X-mens sont ce qu'ils sont depuis le début... Ce... ce n'est pas à eux d'en vouloir... C'est à moi ! C'est moi qui n'ai pas fait ce qu'il fallait ! C'est à cause de moi que tu es morte ! C'est à cause de moi que Cait' a failli mourir ! Si... Si j'avais mieux fait mon... mon boulot tout cela ne serait pas arrivé ! Tu comprends ? P... pourquoi vous continuez de m'aimer ? Pourquoi vous continuez de ne pas m'en vouloir alors... alors que vous en voulez au autres !? Pourquoi vous êtes si gentille a... avec moi ? Je... j'suis si pitoyable que ça pou... pour mériter vot' compassion éternelle ?! C'était mon rôle... C'était mon rôle de vous protéger je l'ai même promis à Caitlyn, je lui ai promis que rien ne lui arriverait de mal... J'ai fais une promesse que j'ai pas tenue parce que j'en suis incapable... J'ai fais une promesse que seul un véritable capitaine, un véritable professeur pouvait tenir Je suis qu'une gamine ! J'ai jamais eu les épaules pour ça et.... Raaaaah. Po... pourquoi ce n'est pas toi qu... qui pleure dans mes bras... Hein ? Pourquoi ?! »

Je m'écartais de l'emprise affective d'Amy, me tenant la tête en fermant mes yeux. Crispant mon corps de toute mes forces pour chasser ce malaise me rongeant petit à petit et dévoilant mes plus grandes et béantes faiblesses aux yeux impitoyables de celle qui devait ne voir que de la force et de la vigueure en moi. Je dévoilais mes failles, mes incompétences, devant les yeux d'Amy. Ces yeux qui ne laisse rien passer. Ces yeux qui analysent tout et que je n'ai jamais pu suivre, pu comprendre, pu aider. Impuissante depuis le départ je n'ai fais que magnifiquement me voiler la face et aujourd'hui j'en paye le juste prix empirant une situation déjà critique. Étais-je perdue ? Étais-je pitoyable ? Étais-je irresponsable ? Je crois surtout que je fus, que je suis et que je demeurerais les trois à la fois.

« Je ne dois pas vous dire tout ça. Je ne dois pas te dire tout ça. Excuse-moi ! Oublie ! C'est pas mon rôle ! C'est pas mon rôle ! Je... Je... oublie, d'accord ? »

Je m'essuyais de manière vulgaire les joues et les larmes du revers de ma manche, me forçant de sourire à Amy tout en posant mes mains sur ses épaules.

« Tu n'as pas à t'en faire pour moi. Je suis juste un peu fatiguée, d'accord... C'est... C'est à cause de ma gueule de bois mais ça y est je me suis reprise, je... je vais mieux... non, je vais toujours bien, voilà. Toujours bien ! Je suis Jubilee l'enthousiaste ! Je l'ai toujours été, d'accord ? Hein ? Tu me promets que tu t'inquiètes pas pour moi ? Tu es forte, tu es belle et tu es intelligente et je suis fière que tu m'aimes comme amie alors t'en fais pas pour moi. »

C'est alors avec un esprit et des paroles aussi embrumés l'un que l'autre que je restais figée dans un sourire crétins, le nez rouge et les yeux encore humides bien que les joues soit sèches après le passage éclair de ma manche de pull comme si elle avait effacée tout ce qui venait de se passer. Je me voilais certainement la face encore une fois, jouant un rôle que je ne tenais pas.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Dim 17 Mar - 17:05

« Pourquoi vous êtes si gentilles avec moi ? P... Pourquoi ? Ce n'est pas à Xavier ni aux autres X-mens d'en vouloir... Les passations restent ce qu'elles sont dep... depuis le début. Les X-mens sont ce qu'ils sont depuis le début... Ce... ce n'est pas à eux d'en vouloir... C'est à moi ! C'est moi qui n'ai pas fait ce qu'il fallait ! C'est à cause de moi que tu es morte ! C'est à cause de moi que Cait' a failli mourir ! Si... Si j'avais mieux fait mon... mon boulot tout cela ne serait pas arrivé ! Tu comprends ? P... pourquoi vous continuez de m'aimer ? Pourquoi vous continuez de ne pas m'en vouloir alors... alors que vous en voulez aux autres !? Pourquoi vous êtes si gentille a... avec moi ? Je... j'suis si pitoyable que ça pou... pour mériter vot' compassion éternelle ?! C'était mon rôle... C'était mon rôle de vous protéger je l'ai même promis à Caitlyn, je lui ai promis que rien ne lui arriverait de mal... J'ai fais une promesse que j'ai pas tenue parce que j'en suis incapable... J'ai fais une promesse que seul un véritable capitaine, un véritable professeur pouvait tenir Je suis qu'une gamine ! J'ai jamais eu les épaules pour ça et.... Raaaaah. Po... pourquoi ce n'est pas toi qu... qui pleure dans mes bras... Hein ? Pourquoi ?! »

Que répondre ? Que répondre alors qu’elle doutait de tout, qu’elle se torturait elle-même ? Que répondre alors qu’elle la rejetait et s’enfermait dans une coquille isolante pour souffrir seule ? Que répondre alors qu’elle s’effondrait, comme tout le monde finissait par le faire ?

Amaranth la laissa évacuer, restant proche d’elle mais sans forcer le contact ; repoussée une fois, elle ne gagnerait à être intrusive que de nouveaux rejets, et devait de ce fait attendre que son amie se soit un peu calmer. Elle ne l’avait jamais vu comme cela, et n’aimait pas du tout, mais la voir ainsi s’effondrer, abaisser ses défenses, prouvait qu’elle avait eut tord de douter de leur amitié ; ou qu’elle avait tapé très fort au bon endroit. C’était un peu des deux, sans doute, mais c’était l’amitié qui lui permettrait de combler les brèches ; on ne pouvait pas ne pas blesser ceux que l’on aimait, il fallait juste réparer derrière. Prévenir plutôt que Guérir ? Non, guérir, encore et toujours ; on ne prévient pas l’amour et l’amitié.

Tant de tristesse, tant de tristesse jusqu’à lors cachée ; fallait-il voir les émotions pour se rendre compte à quel point on était aveugle se faisant ? Cruelle question, non moins cruelle que la scène qui se déroulait devant ses yeux. Tristesse, tristesse colère et peur, honte, culpabilité, remord, tant de choses, tant de choses qu’elle aurait dût voir maintenant. Tout le monde portait des masques, jusqu’à la plus sincère personne, Amy était juste plus douée que les autres pour les briser. Frost, Jubilee, qui d’autre encore ôterait-elle de ses protections ? C’était important qu’elle le fasse, en un sens, car cela permettait de soulager des gens qui n’auraient jamais ôtés leurs faux-visages de leur plein gré, comme elle-même le faisait avec son aimée. Son aimée, en parlant de cela, combien de temps tiendrait-elle encore ? Sa protégée ce suicidant, et tout ce qu’elle avait révélé hier soir, cela ne finirait-il pas par la faire céder ? Nephilim n’avait pas hâte que cela arrive, par pure lâcheté d’ailleurs.

Peur de ne pas trouver les mots ? Qu’elle arrête de parler avec la tête, qu’elle parle avec le cœur, et les mots, tant qu’ils seraient destinés à des personnes qu’elle aimait, seraient les bons.

« Je ne dois pas vous dire tout ça. Je ne dois pas te dire tout ça. Excuse-moi ! Oublie ! C'est pas mon rôle ! C'est pas mon rôle ! Je... Je... oublie, d'accord ? »

Rôle ; oui, c’était cela dont il était question, un rôle. Un simple rôle, qu’importait l’actrice qui était derrière ; la théorie des masques, une hantise, presque. Oublier ? Elle ne pouvait plus oublier, et n’oublierait jamais cela, car ça revenait à oublier une amie. Un simple balancement de la tête, à la négative. Non, elle n’oublierait pas.

Amy n’avait pas à s’en faire ? Mensonge. Jub était un peu fatiguée ? Mensonge. C’était à cause de la gueule de bois ? Mensonge. Elle s’était reprise ? Semi-vérité : elle tenait le coup jusqu’à ce que l’italienne soit partie pour craquer seule. Toujours bien ? Jubilee l’enthousiaste ? Elles étaient d’accord ? Faux. Promettre qu’elle ne s’inquièterait pas ? Qu’elle ne s’en ferait pas ? Tout se résumait en un mot, unique et solitaire, mais pas autosuffisant.

- Non.

Amaranth changea de position, reprenant son équilibre et posant l’une de ses mains contre la joue de Jubilation, caressant une larme. Du bout de son index, cette simple larme, elle s’en alla la montrer à Jubilee, elle-même la voyant dans ses moindres détails, mais son amie devant la voir.

- Lorsque j’ai demandé ce qui définissait le plus chaque X-Men, il y en a pour qui je connaissais déjà la réponse. Cette larme, tu la vois ? C’est cette larme, la réponse à cette question comme à celles que tu te pose. Pourquoi sommes-nous si gentilles avec toi ? Pourquoi es-tu si gentille avec nous ? Pourquoi nous ne t’en voulons pas ? Pourquoi ne nous en veux-tu ? Pourquoi n’as-tu pas fait mieux ? Pourquoi n’a-t-on pas fait mieux ? Pourquoi continue-t-on de t’aimer ? Pourquoi continues-tu de nous aimer ? Tu n’es pas pitoyable, et quant bien même tu le serais, ce n’est par pour cela qu’on compatirait pour toi, Jub. T’es qu’une gamine, oui, comme nous ; t’as pas les épaules pour cela mais tu essaye quant même, comme nous. C’est pas ton rôle, c’est pas non-plus le notre, et on le joue, et le jouera, quant même. On t’aime parce que tu es Jub, ni la plus forte des X-Men, ni la plus douée, ni la plus intelligente, mais tout cela n’importe pas tant que tu es toi. Jubilation Lee, Jubilee, Jub ; t’as tenue tes promesses, t’as tenue même plus. On t’aime parce que tu es toi, on t’admire parce que tu es toi. Notre mentor, notre amie. On s’en fera toujours pour toi et à chaque fois que tu as besoin de nous, appelle-nous, on sera là. Pourquoi sommes-nous si gentilles entre nous ? Pourquoi ne nous en voulons-nous pas entre nous ? Pourquoi, qu’importe le résultat, on continuera de se soutenir et de s’aider entre nous ? Pourquoi, quoi qu’il arrive, on continuera de s’aimer entre nous, que ce soit d’amour ou d’amitié ? Parce que c’est ainsi, Jub. Pas de rôles, entre nous. Pas d’obligations, entre nous. Seulement l’amitié. Tu n’es peut-être ni la meilleure des professeures ni la meilleure des capitaines, mais crois-moi, on n’en veut pas d’autre, et on n’en voudra jamais d’autre. Tu es, Jub, et c’est cela le principal. On ne t’aime pas pour ce que tu sais faire, mais pour ce que tu es. Cette larme à elle seule témoigne de tout cela.

- Si tu veux que je parte, je pars, mais si tu accepte que je reste, je resterai ; on t’abandonnera pas, Jub, jamais.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Dim 7 Avr - 20:50


C’est mouillé…c’est quoi ? C’est contre ma joue…Oh et puis cette enclume sur ma tête…Si j’étais plus réveillée je vous dirais que c’est cool de taper du djembé, toute ta colère, elle part dans la terre ! Mais sérieux, j’suis pas en colère, j’suis juste…beuuuh…c’est la merde. Bon c’est mouillé et c’est quoi ? Allez ma grande, juste ouvrir les yeux y’a moyen…et ce plic plic qui me déchirent le crane. ..J’ai l’impression d’avoir des essais nucléaires dans la tronche genre une armée de cinglés d’hippy merdiques qui se refont Woodstock au youkoulélé. Bon c’est toujours mouillé et ma main pèse une tonne. Han , et paf…je m’autobaffe en tentant de tâter mon visage…De la bave…je suis en train de schlouffer comme une grosse limace sur mon oreiller et ben c’est la grande classe, je sais où je suis mais pas pourquoi le plic plic du robinet de la salle de bain me tue l’crane.
Je tâtonne en râlant un « grmplllff » mirifique cherchant à ramener plus près le réveil afin de voir quelle heure il peut être et là c’est le drame. Je déclenche l’alarme qui vrombit comme une connerie de microonde qui va rendre l’âme mais surtout et c’est là que c’est l’horreur : ça m’explose le crane !

RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !! Sitôt attrapé, sitôt explosé sur le mur, ‘culééééé, t’y réfléchira à deux fois avant de gonfler un Wonder Beaver au réveil. Amy va gueuler, j’ai tout pété le réveil…oh c’te honte ! Si elle crie trop fort, j’aurais qu’à lui montrer un sein…Non, mauvais plan, elle va m’exploser la tête en gémissant. Où elle est d’ailleurs ?

- SWEE…(Hannnnn -__-) ..sweety ?

Bon…j’ai plus l’heure et j’ai vraiment la tête dans l’fion. Ah ! ca y est…ca revient…le bar…Raoul…Aie…je me suis murgée! C’est pas très clair, je me souviens que…y’avait des chants, et …et heu ? Jubilée ? Et…heu..Il faut que j’aille faire pipi, je vais exploser. La terre est plus loin que je ne pesais ou alors je n’avais pas viré le drap, qu’importe, le résultat est le même, j’ai voulu me lever plus vite et je me suis ramassée contre la table de nuit dans un vacarme épouvantable. Baaahhh..je reste au sol…d’façon, j’arriverai à rien. J’ai froid…ah oui je suis à poil, hum, c’est embarrassant et puis j’ai les dents du fond qui baignent tellement j’ai envie de faire pipi…Elle m’en voudra si je pisse là Amy ? Bwaa c’est crade et j’arriverai jamais à faire passer ca pour le verre d’eau que je viens de fracasser dans ma chute. Monde de merde tiens !

Bon en fait il fait vraiment que je démolisse ce putain de robinet !!! Combien de temps ? au moins dix minutes avant de trouver la force de me lever et d’avancer en titubant vers la salle de bain. Je serre de toutes mes forces ce robinet et je m’effondre sur la lunette des toilettes. Mon dieu, même le bruit du cliquetis de mon besoin naturel me fait mal à la tête, si j’étais un mec au moins je pourrais viser la faïence et éviter le gros bouillon. C’est terrible ce que j’ai des pensées classes moi aujourd’hui. Bon…Corvée faite, je découvre ma bouille dans la glace ! HAN ! Franken’s Cait ! On dirait une vieille rousse style sorcière alcoolo. Non mais là j’ai vraiment honte…C’est décidé, plus jamais je me bourre la gueule, les dégâts du lendemain sont trop terrifiant, j’ai une tête qui inspire l’abstinence, même Josh me draguerait pas, on dirait une femelle Kurkaru…Sérieuuuux…

Super, j’ai une haleine à décoller du papier peint, on dirait une mutation génétique tellement c’est violent. Un peu d’eau…Rhhha ce bruit…et hop, on se brosse les quenottes. Bon Cait, Cait..il va falloir se….BEUH.. ;RHhHHHHhaaa …pffff…(crache). Je..savais bien qu’il fallait qu’on range ce tube de crème pour apaiser les brulures au heu…aheum…ca vous regarde pas..DANS le placard et pas près du dentifrice…C’est..c’est immonde !!! Han je vais gerber, quelle horreur !

J’ai retrouvé le dentifrice mais je me suis explosée le nez dans le placard, on a rien sans rien.

Opération vêtements. La rame de chercher…thooo pas de sous tif, m’en fout. Une culotte = un gadin et un juron. Un t-shirt que je mets habituellement pour dormir quand ça caille (une horreur grise avec un texte à la noix : « Un gros Dodo pour le super héros ») et un jean tout froissé qui ressemble à un sac à patates. C’est décidé je vais me recoucher, je ne suis même pas coiffée. C’est ce que je fais en m’explosant dans le lit en grognant.
Han…Doooormir…Oui mais Jub ? Comment elle est rentrée ? oh on s’en fiche, on verra demain. Ah non, c’est pas sympa…Rho, connerie de conscience. Humpf, opération je me lève et je me bouscule…on ne se réveille paaas.

Armée de mes chaussons fourrure lapin rose qu’Amy trouve ridicules au point d’être drôle, je traine les pieds en grondant comme un échappée de Walking Dead jusqu’à la porte de la Naine Jaune. Merde mauvaise porte…heureusement qu’elle est fermée à clé…Je fais demi tour et j’arrive à la porte de Jub qu’elle ne ferme jamais pour trouver là Amy et ma meilleure amie dans une situation assez étrange, en plus les yeux rougie de Jub trahissent des larmes…Merde, j’ai manqué quoi. Je les regarde toutes deux d’un air ahuri avant de me gratter avec classe les fesses en baillant gracieusement.

- Bouahh…Alut…Jub…t’sais…c’est pas la peine de pleurer…c’est trop tot pour savoir si Raoul t’a foutu enceinte…destress, j’déconne…fin je crois… C’est quoi l’problème, j’peux aider ?


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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Lun 8 Avr - 8:41

Elle avait peut-être raison après tout… Je ne savais plus vraiment ce que je devais faire, ce que je devais penser de mes actions et de ce qu’Amy me disait en ce moment même. Était-ce simplement pour me remonter le moral ou devais-je vraiment croire que j’avais apporté à ces deux filles quelque chose en plus… Mais quoi ? Qu’est-ce-que j’ai pu leur apporter ? Leur apprendre ? Leur enseigner qui ne soit pas risible et inutiles lors de moments aussi violents et durs comme la passation ou le travail de X-men ? Je crois que c’est ce genre de question que je me pose. Tout ça s’embrouillait c’est vrai. Je n’avais pas les pensées claires et je pense que le mieux était de passer à autre chose, de changer de sujet. Je ne pense pas que ce soit la même chose que fuir les réalités, mais plutôt les reporter car viendra un jour ou il faudra bien que je trouve les réponses à ces questions, avec leurs aides ou seules. Et surtout il faudra que j’en tire les bonnes conclusions et que j’agisse en adulte, pour une fois, juste une fois.

Le fait est qu’elles avaient toutes les deux souffert de ces moments. Le fait est que je ne les avais pas prévenues. Peu importe combien elles sont gentilles et aimantes envers ma pauvre personne cela ne changerait pas le mal que je leur ai infligé indirectement, de part mon incompétence et mon jeune âge sans doute. Oui je leur avais apporté de l’amitié et du respect, mais ce n’est pas simplement avec ces choses là que j’étais dans mon rôle de professeur préparant au job de super héros. Ça ne suffit pas, ça ne suffira jamais. Mon propre professeur était aussi mon ami, du moins, je le crois. Mais il a surtout fait de moi une redoutable combattante. Ai-je fais la même chose ? La voie du cœur, c’est ce que je voulais qu’elle suive. Mais où nous montre cette putain de voie sur un champ de bataille ou sous les feux ennemis ?
Et bien sur ce n’est que maintenant que je voyais ces choses là en face. Au moment ou mes deux amies étaient bien plus fortes que moi en tout point et sur tous les plans. Aussi bien physique que mental, aussi bien affectif que sur le plan de la maturité. Les élèves dépassent le maître, mais je serais bien culottée de me qualifier comme leurs maître.

« Non, je n’ai pas dis que tu devais partir… Je… Profitons du moment qu’on a ensemble je me rends compte qu’on ne parle plus depuis quelques temps. »

Du remue ménage me fis tourner la tête alors que je devinais qui pouvait bien en être l’auteur. Cela faisait quelques minutes que cela s’agitait, mais ma discussion avec Amy me l’avait presque fait oublier. Je lâchais mon emprise sur Amy, restant toujours assise avec ce mal de tête qui étrangement passait en second plan dans la hiérarchie de mes soucis actuels. Ma gueule de bois était violente mais c’était certainement le cas parce que c’était ma première. Je n’osais pas imaginer celle de Cait qui, si mes souvenirs son exacts, a bu une centaine de fois plus que moi. C’était d’ailleurs bien de la chambre d’à côté, celle d’Amy et de Cait, que tout ce remue ménage venait. Cela me décrocha un petit rire amusé alors que je plaquais ma main sur mon front pour vainement stopper le mal de crâne.

D’ailleurs, lorsqu’elle entra dans la chambre quelques secondes plus tard, je ne pu m’empêcher de la regarder avec de grand yeux écarquillés de surprise. Elle était dans un bel état et son accoutrement ajouté à sa mine et sa coiffure encore plus affreuse que la mienne me laissèrent une expression de totale surprise. C’était évident qu’elle ressemblerait à un zombie mais cette scène plutôt inédite en ce qui me concernait me surprit malgré toutes les préparations psychologiques que je pouvais m’être infligée. Mais pour être honnête, je ne sais pas ce qui m’inquiéta le plus entre sa tête ou ce qu’elle m’annonça.

Avais-je perdu ma virginité avec ce gros barman ? C’était inquiétant si on prend en compte que j’ai des gros moments de vide dans mes souvenirs de la veille.

« Qu… quoi ? Raoul ? Le… barm… oh non… me dit pas que… »
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Sam 13 Avr - 21:35

Alors même qu’elles s’ouvraient les vannes du cœur, son cœur à elle s’était éveillée dans la pièce d’à côté, et de la plus élégante des manières. De Wonder Beaver, Cait’ était devenue le Wonder Baveur, comme elle avait dût le reconnaitre au moins une fois dans sa vie, et dans une habileté somme toute cyclopéenne, elle venait d’enclencher le réveil. Oui, elle, parce qu’Amy n’avait pas oublié de l’éteindre ! Puis un réveil à 11h40, pour une matinale comme elle, ce n’était pas possible. Du coup, théorie de la causalité, un réveil volant et une réveillée grognante. Une réveillée grognante qui l’appela d’ailleurs.

Désolée Caitlyn, mais Jub’ avait plus besoin de l’italienne pour ce coup. Elle craquait, et Amy tentait comme elle pouvait de réparer ses actes, parlant et perdant rapidement son amie dans le flot de mos venant du cœur à destination du cœur. Raccrocher son regard pour la guider, se fut ce qu’Amaranth essaya de faire. Lui prouver sa bonne foi, sa présence, sa volonté, son amitié… Chasser la culpabilité, rassurer et remonter le moral.

Tout continuait à défiler sur le visage de Jubilation, et si Caitlyn finissait lourdement pare-terre, leur amie l’était également, moralement du moins. Les mots n’y arrivaient pas, et le contact était refusé, on enterrait les maux jusqu’à ce qu’on trouve la force de leur faire face, hors les maux germaient en terre, et à trop les retarder, ils n’en devenaient que plus fort. D’un autre côté, le temps pouvait permettre de les déraciner également, ainsi, alors même que c’était sa formation, Amy ne savait que faire pour aider au mieux son amie.

Mais alors même qu’elle parlait, Caitlyn continuait de faire des siennes, visiblement en train de… C’était une excellente question d’ailleurs. Elle se cognait partout et ce cassait la gueule, jurant pour l’un comme pour l’autre, avant de tenter de s’échapper pour une quelconque idée qu’elle n’apprendrait que plus tard.

« Non, je n’ai pas dis que tu devais partir… Je… Profitons du moment qu’on a ensemble je me rends compte qu’on ne parle plus depuis quelques temps. »

Amaranth ne put s’empêcher de sourire, un bref flou sur son visage ; où, elles se parlaient moins depuis sa propre passation, malgré les prévisions, et plus du tout depuis celle de Caitlyn et le coup de gueule d’Amy, heureusement quelques jours auparavant seulement. Jubilation s’éloigna quelque peu alors qu’elle semblait percevoir le bince de Fuzzy, mais elle resta sur place, plaquant sa main contre son front en laçant un petit rire amusé ; un souvenir de la soirée ? Possible, pas forcément important. Amaranth se rassit près de son amie alors que son aimée entamait la traversée du grand nord, trouvant la sortie, puis ayant visiblement du mal à rentrer.

Amy connaissait la gueule de bois de part les souvenirs de Frost, et si beaucoup d’élèves (et Caitlyn aussi, surement) rêvaient de voir la Directrice Adjointe avec la gueule de bois dans le caniveau, pour l’avoir vécu avec elle, ce n’était vraiment pas le cas de l’italienne. Peut-être qu’avoir viré ses fringues à Caitlyn n’était pas une bonne idée finalement, si elle n’avait pas eut la présence d’esprit d’en remettre…

Quant on parle du loup, on en voit la queue, et ce fut Uggly-Fuzzy qui franchit le seuil de la chambre de Jubilee ; le nez doublement rouge, la tête d’une déterrée renterrée puis redéterrée derrière donc la coiffe avait visiblement servie de serpillère et la tenue dérivait de celle de l’arlequin, faite avec tout ce qui trainait dans le tas des fringues sales. Chaussons rose à fourrure qui avaient été banni du pied du lit depuis qu’ils avaient été confondus avec la paire de menotte empruntée à Frost, elles aussi à fourrure, jean d’Amaranth, qu’elle avait porté le jour précédent et qu’en bonne italienne de Mezzogiorno elle avait balancé aléatoirement sur le tas de ses fringues sales (car même lorsqu’elle balançait aléatoirement, il fallait que cela soit rangé, ou ait au moins une cohérence), et un t-shirt tellement moche qu’Amy ne s’en serait même pas servit de chiffon à poussière, et qu’elle avait relégué sous le matelas pour combler un trou(bah quoi, c’était elle le service chauffage pour les nuits froides, après tout !), même si l’un des manches dépassait. En effet, Caitlyn avait véritablement prit tout ce qui lui tombait sous la main, y comprit quelques meubles. Mais à part une esthétique déplorable, elle s’en sortait bien :

- Bouahh… Alut… Jub… t’sais… c’est pas la peine de pleurer… c’est trop tôt pour savoir si Raoul t’a foutu enceinte…destress, j’déconne… fin je crois… C’est quoi l’problème, j’peux aider ?

« Qu… quoi ? Raoul ? Le… barm… oh non… me dit pas que… »

- On se calme. Jub, t’inquiète pas, c’est pas toi qu’a fini à moitié à poils sur une table. Vous avez surtout dit des conneries, en fait, plus qu’en faire. Vous en avez pas mal chantées aussi. Ça a un peu discuté… cul, aussi, mais rien de grave. Vous avez fait fuir les clients et beaucoup amusée Neassa, mais c’est tout. Raoul est vivant, vous avez cassés quelques trucs mais j’ai tout payé, et les motos sont encore là-bas. Je pourrais vous raconter la soirée en détail, mais je crois pas que vous vouliez savoir. Désolée de pas avoir put être là plus tôt, mais c’était pas vraiment prévu que je doive vous trimbaler comme des sacs de patates. Mais passons.


Se retournant exclusivement vers Jubilation alors qu’elle avait jusque là fait l’aller-retour du regard entre son aimée et son amie, Amy se concentra uniquement sur cette dernière cette fois-ci.

- Ca va aller, Jub ? J’aimerai que tu me promettes de venir nous parler si ça va pas. Pas de rôle, pas de rôle entre nous. On est tes amies. Ok ?

Elle irait saluée son aimée comme il se devait après ceci, et elle devait s’assurer de parvenir à maintenir un équilibre dans la conversation qui suivrait : un groupe, un trio, non un couple et le numéro complémentaire.

Nephilim regardait le visage de Jubilee à la recherche de la vérité et du mensonge, attendant le verdict.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Lun 22 Avr - 20:40

Cait écouta d’une oreille distraite le récit d’Amy sur les frasques de la soirée, même pas une trace de honte ou de gêne dans son attitude. Elle avait toujours l’art et la manière d’assumer ce genre de casseroles, non pas qu’elle les trouva amusante mais simplement que possédant naturellement déjà un trou de balle, la honte n’allait pas lui en creuser un second dans la foulé. Elle se contenta d’écraser un second bâillement encore plus marqué faisant profiter d’un probable phénomène d’echopraxie ceux qui l’entouraient.

- Ah ? On a fait que ça ? Rien de trop grave alors…ce n’est pas comme si on était hors de contrôle. Et puis vous savez les filles j’ai fait pire…bien pire….mais ça, y’a pas moyen qu’j’raconte.


Elle s’adossa à l’encadrement de la porte, sa tête basculant pour s’appuyer sur le cadre en bois alors qu’Amy retournait son attention de façon sérieuse vers son mentor. Oui, elle comprenait parfaitement ce dont il était question et l’aspect sincère de cette discussion même avec la tête monstrueusement placée dans son fondement. Elle se contenta de sourire légèrement aux propos de sa compagne avant de rajouter d’une voix très adulte.

- On est toutes les trois des X Women comme on se l’était promis hein…mais avant tout, Amy a raison, nous sommes et resterons tes amies, c’est ça qui restera si tout l’reste se barre en live. On s’aime parce qu’on s’ressemble plus qu’on ne croit, même dans nos faiblesses de croire qu’on est jamais à la hauteur. J’ai appris une chose de toi, on est fort par les autres : vous êtes ma force toutes les deux, ma famille, ce que j’ai de plus cher. Mais ça va dans les deux sens, demi-naine, nous sommes ta force aussi. Tu ne seras jamais plus seule, on saura te trouver au bout du monde s’il le faut.

Croisant les bras, elle la laissa s’exprimer quelques instants en suivant les échanges en spectatrice avant de conclure.

- T’as mal aux cheveux j’paris ? C’est l’effet secondaire de perdre sa virginité de cuite avec un pro de la biture made in Irlande, c’est Louis Fi qui m’a tout enseigné, un irlandais libidineux de Cardif accroc au forum d’Internet…Don’t wotty, Baby : Tata Cait est là pour faire avaler la pilule. J’ai un sacré remède miracle mais parfaitement déguelasse, à base d’orange, de jus de raison, de vinaigre et d’oeuf…Si ca vous dit de papoter chiffon là dix minutes, je me traine à la cuisine pour préparer deux verres, tu verras c’est radical. Par contre….Ca serrait judicieux qu’je me change non, j’suis p’tête un peu à l’ouest mais j’ai remarqué vos binettes à me regarder arriver dans l’décor, je suppose que je ne dois pas être particulièrement glamour ce matin ? En plus j’ai pris du cul, c’te connerie de jean me serre aux hanches…Journée de merde, j’vous l’dis moi.


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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Lun 22 Avr - 22:27

Le sujet principal était clos n'est-ce-pas ? Ce pour quoi Amy était venu au départ ou du moins, une partie de ce qui l'a poussée à franchir cette porte. Elle était venue s'excuser et elle était pardonnée donc il n'y avait pas besoin de rouvrir ce dossier. Pourtant est-ce que je pouvais affirmer clairement que tout était arrangé ? Est-ce que je lui pardonnais vraiment ? Oui, il le fallait. Et si il y a bien un chose que je sais faire et que je devais faire c'est ne pas m'encombrer l'esprit. Rester moi-même, rester simple, rester Jubilee, celle que j'ai été et que je dois rester. Car en voulant jouer aux adultes, en voulant jouer aux filles intelligentes, en voulant jouer à finalement ce que je n'étais pas, j'en ai oublié les choses que je savais faire le mieux et dans lesquelles j'étais la meilleure : être une amie. Des choses simples et qui l'étaient depuis ma naissance telle que le rire j'ai bien cru que je l'ai perdu à un moment. Mais ces deux êtres là, rousse et brune, ont le don de me remettre sur ce chemin que je n'ai cessé de suivre. Pour leurs caractères extraordinaires j'ai voulu trop en faire, me surpasser. Mais je m'étais mal jugée et trompée en ce qui me concernait et ce le résultat n'en était que pire. Merci les filles, même si ce n'était au départ pas le sujet d'inquiétude principales, encore une fois grâce à vous, je vais mieux. Je rajoute cela à mon petit carnet de toutes les choses que je dois vous rembourser.

Pour l'heure, le temps était plutôt à la détente et aux révélations. Amy nous dévoila les grandes lignes de la folle aventures des deux amies au bar. Elle avait cependant raison, je n'avais paradoxalement pas envie d'en savoir plus. C'est étrange car je suis plutôt du genre curieuse mais allez savoir pourquoi à ce moment là j'aimerais un peu oublier. Non, même si ça peu aider, il ne faut plus boire pour oublier c'est mal et c'est pas bon ! Désolé Caitlyn mais je préfère du lait, des jus de fruit et des chewing-gums, les boissons de grands c'est pas pour moi.
Car oui, je n'avais pas encore perdu toute ma virginité ce soir là même si, comme le dit Cait, ma virginité de beuveries y étaient passée. Raoul le barman pouvait être le type le plus charmant de la planète je ne voulais pas que cela se passe ainsi. Je n'ai pas lu tout ces contes de fées et ces niaiseries pour que tout soit terminé entre deux verres à moitié vide sur un zinc usé par les coudes qui s'y sont posés. Non, je veux de la poésie merde, au moins une fois !

« Bah pas grave si tu racontes pas maintenant je serais aux premières loges le jour où ça t'échapperas pendant vos activités nocturne, ch'tite rousse. Yep, j'ai bon espoir... En même temps vu c'que j'ai déjà entendu... »

J'ai toujours été fasciné par la vitesse de transition de l'état rigolo de Cait à son état sérieux. Elle doit avoir un pouvoir latent ou un truc du genre parce qu'elle passe facilement de l'un à l'autre en quelques secondes. Il est vrai qu'Amy est souvent sérieuse alors ça aide à se concentrer surtout lorsqu'elle fait des gros yeux. Malgré tout, ce qu'elle disait était toujours aussi touchant pour mon petit cœur de demie-naine. Caitlyn avait cette capacité d'être la fille la plus drôle de l'Univers tout en étant aussi une X-women pleine de sens.

« Z'avez raison les copines. Je vous promets... Je ne douterais plus de vous, ni de moi et... et ni d'nous d'ailleurs. Et maintenant qu'on est X-women, il nous reste plus qu'à changer le monde à not' façon et ça commence avec cette putain de gueule de bois ! »

Visiblement, Cait savait de quoi je parlais. Mal aux cheveux ? C'était donc ça ? Je ne savais pas que ça venait des cheveux mais j'étais heureuse de savoir que Cait avait un remède miracle même si il s'annonçait dégeulasse et à base de jus de raison...

« Je suis prête à tout Tata Cait ! Par contre Cardiff c'est pas en France ? Enfin j'sais pas mais c'est pas en Irlande ça c'est sur parce que l'Irlande y'a que des volcans et des noms trop compliqués du genre... Rhedjniakij... »

Je me massais le crâne marquant une pause. Sur le coup, je savais plus si y'avait une différence entre Irlande et Islande à part le « r » et le « s »... Cependant les inquiétudes de Cait' sur son apparence étaient belles et biens fondées et il fallait la prévenir avant qu'elle ne s'affiche dans la cuisine et s'affuble involontairement de son 42ème surnom qui rentrerait certainement dans le top dix des alias les plus débiles du campus... Tout ça à cause d'un gamin qui irait colporter la rumeurs disant que « Lesboo-Cait s'est transformée en Zombie ».

« Non c'est sur, t'es pas fraîche là, même Josh il en prendrait pas. Mais j'suis mal placée pour parler. »
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Sur un pied d'égalité {Jubilee}   Sam 27 Avr - 15:21

- Ah ? On a fait que ça ? Rien de trop grave alors… ce n’est pas comme si on était hors de contrôle. Et puis vous savez les filles j’ai fait pire… bien pire… mais ça, y’a pas moyen qu’j’raconte.

Non, Caitlyn n’était pas pudique, même si ce n’était pas connu cela (enfin, Amy l’espérait), mais son aimée prit la soirée avec tant de zénitude que l’italienne se demanda s’il était mal venu de la taquiner en lui demandant de surveiller ses règles dans les temps à venir. Elle n’en fit cependant rien, car à moins de trucider le potentiel « amant » de Caitlyn, se ne serait pas crédible. Quant aux casseroles de Fuzzy ivre, peut-être valait-il mieux qu’elle les ignore, mais curieuse de nature, elle essaierait d’obtenir la vérité. Si Cait’ refusait d’en dire plus, se serait grève du sexe jusqu’à ce qu’elle ne tienne plus (restait à savoir qui était le fameux « elle »).

« Bah pas grave si tu racontes pas maintenant je serais aux premières loges le jour où ça t'échapperas pendant vos activités nocturne, ch'tite rousse. Yep, j'ai bon espoir… En même temps vu c'que j'ai déjà entendu… »

Pardon ? Malgré le sérieux de la conversation, enfin, la gravité, ou plutôt la sensibilité d’ailleurs ; bref, malgré la conversation, Amaranth baissa les yeux, honteuse et mal à l’aise. Oui, elles étaient bruyantes, c’était un jeu entre elles, mais elle n’avait jamais pensé à ce qu’elles le soient autant. La chambre de Jubilation était à côté de la leur, mais tout de même, de là à entendre de qu’elles se disaient… Savoir ce fait promettait des nuits plus calmes à présent, ou tout du moins plus discrète, car si avec Caitlyn elle était parfaitement libre sur le sujet, l’italienne ne pouvait l’aborder avec personne d’autre. De se fait, se fut à son tour de se refermer comme si elle avait faite une immense bêtise.

Oh, bien sur, les Masques auraient put dissimuler cela, mais elle ne voulait plus avoir de masques pour Jubilee. Heureusement que Cait’ poursuivit sur sa lancée, sans quoi l’italienne n’aurait jamais eut le temps de se reprendre.

Oui, trois X-Women, quant on en voyait le coût, trois amies valaient mieux. Elles se ressemblaient peut-être plus qu’on ne le croyait, mais c’étaient leurs différences qui les maintenaient unies. Ne pas être à la hauteur, une hantise qui les pousserait à s’entraider jusqu’au bout. Oui, Jubilee ne serait jamais seule et elles seraient capables d’aller la chercher au bout du monde. Amies.

« Z'avez raison les copines. Je vous promets… Je ne douterais plus de vous, ni de moi et… et ni d'nous d'ailleurs. Et maintenant qu'on est X-women, il nous reste plus qu'à changer le monde à not' façon et ça commence avec cette putain de gueule de bois ! »

Amy eut un sourire franc ; oui, la gueule de bois, commencer par le plus urgent.

- T’as mal aux cheveux j’paris ? C’est l’effet secondaire de perdre sa virginité de cuite avec un pro de la biture made in Irlande, c’est Louis Fi qui m’a tout enseigné, un irlandais libidineux de Cardif accroc au forum d’Internet…

Louis qui ?! Comment ça, un irlandais libidineux ? Amy tica sévère ; celui-là risquait d’avoir de ses nouvelles assez rapidement, dès qu’elle aurait tirés les vers du nez de Caitlyn. Non, même pas en rêve Caitlyn rencontrait des mecs (ou des filles) libidineux (surtout pas en rêve d’ailleurs, c’était encore plus vexant), Nephilim voulait garder le monopole. Il ne fallait pas la mettre au défi, elle avait bien casée leur plante verte domestique, donc si elle devait faire de la psychanalyse pour casser la gueule à tous les chevaliers blancs venant chercher sa princesse au sommet de la tour, elle n’hésiterait pas. Comme quoi, dans le conte moderne, ce n’était pas l’ogre qui délivrait la princesse, mais le dragon lesbo qui se maquait avec ; et ça lui convenait parfaitement !

Tata Cait est là pour faire avaler la pilule ; laquelle ? Celle de la tenue ou bien… et comment cela, du jus de raison ? Malgré la nuit complète de Fuzzy (chose n’étant pas arrivée depuis… il fallait demander à Jub, puisqu’elle prenait des notes visiblement), cette dernière n’était pas encore totalement opérationnelle. Et ce n’était pas avec un cocktail d’orange/raisin/vinaigre/œuf qu’elle irait mieux. Quitte à ce faire vomir, ce n’était pas plus rapide de se mettre les deux doigts dans la bouche ? Question réelle, l’italienne ne vomissant pas tant que cela, et l’absence de contenu de son estomac rendant l’expérience particulièrement déplaisante.

Papoter chiffon dix minutes… ouef, enfin, si on rajoutait Amy dans le lot, les dix minutes allaient être longues… Au moins jusqu’à ce que les élèves viennent s’installer pour un repas qui ne devrait plus tarder, d’ailleurs.

- Par contre… Ca serrait judicieux qu’je me change non, j’suis p’tête un peu à l’ouest mais j’ai remarqué vos binettes à me regarder arriver dans l’décor, je suppose que je ne dois pas être particulièrement glamour ce matin ? En plus j’ai pris du cul, c’te connerie de jean me serre aux hanches… Journée de merde, j’vous l’dis moi.

« Je suis prête à tout Tata Cait ! Par contre Cardiff c'est pas en France ? Enfin j'sais pas mais c'est pas en Irlande ça c'est sur parce que l'Irlande y'a que des volcans et des noms trop compliqués du genre… Rhedjniakij… »

- Je suis le mouvement, et peut-être que le fait que ce soi mon jean n’aide pas pour ton fessier…

« Non c'est sur, t'es pas fraîche là, même Josh il en prendrait pas. Mais j'suis mal placée pour parler. »

- Ey, l’est p’être pas fraîche, mais c’est ma copine ; si Josh essai d’en prendre, il va effectivement prendre, mais c’est moi qui vais donner. Pis on a beau dire, le Josh, je l’ai jamais vu revenir avec une fille, donc bon… La seule qu’il ait jamais attiré, c’est l’autre folle à Central Park qui voulait lui péter la tête. Je ne veux pas le moindre commentaire, Cati mia, je suis en train de te défendre là. ‘Fin bref ; tu nous donnes cinq petites minutes pour relooking, Jub, puis on va au self ?

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