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 Comme un air de déjà vu... [PV Rachel]

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MessageSujet: Comme un air de déjà vu... [PV Rachel]   Sam 2 Fév - 14:34

Combien de fois déjà Ernest s’était-il rendu à l’infirmerie ? Un bon paquet. Aujourd’hui donc, c’était une fois de plus. Assis sur une chaise, à côté du lit, il veillait son amie. Il lui avait dit qu’il serait toujours là pour elle. Alors, il serait là quand elle ouvrirait les yeux.

Veston bleu-marine, chemise blanche, pantalon noir de velours... le mutant rat était toujours le même, malgré le temps qui passait. Sa tenue, c’était presque un uniforme, complément quasi invariable à ses traits de rongeur. Ho, il se changeait, il était propre pour ceux qui se le demandait. C’était juste que dans son placard, il avait le même costume en triple exemplaire à une nuance près : la couleur du veston. Bleu-marine, rouge sombre et beige, il songeait qu’il lui en fallait un vert aussi. Des détails, certes, mais c’étaient les détails qui faisaient les gens.

Altérion lisait un nouveau roman. Le bruit des pages tournées rythmait son attente. Il essayait de ne pas trop penser à ce qui s’était passé. La tentative de suicide, puis la visite dans l’esprit de Phénix. Le dénouement avait été heureux, mais il en avait fallu de si peu... Tant de désespoir, de souffrance... Et puis, cette question qui désormais l’habitait. Dans cet autre réalité, ce monde détruit, quel avait été son destin, à lui Ernest Lenoir ? Pourquoi voulait-il savoir ? Ne disait-il pas que cet autre futur n’était pas celui de cette réalité ? Mais tout de même, la question demeurait.

Une page tournée, un chapitre achevé... Altérion tourna son visage vers celui de Rachel. Il n’avait plus envie de lire. Ses pensées étaient ailleurs...


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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu... [PV Rachel]   Lun 4 Fév - 19:28

Ce post a été fait en accord avec les Stepford Cuckoos
Mercredi 19 Septembre – 20 : 06 P.M.
Elle était là, allongée sur le dos, inconsciente, ses cheveux étendus sur l’oreille sur lequel reposait sa tête, ses marques rouges semblables à des blessures à vif sur la pâleur de sa peau ; car elle était très pâle, blanche comme un linge, blanche comme ses draps, blême. Son teint reflétait sa vie, terne et blafarde ; la vie qu’il lui restait. Ses poignets bandés reposaient de dos sur le lit, témoins de son geste, et à son bras se plantait une perfusion, témoin du geste des autres. Elle respirait seule, un petite souffle, faible et lent, régulier, paisible. Elle était paisible, les yeux clos ; paisible au seuil de la mort, paisible à celui de la vie.

C’était peut-être cela le plus troublant ; elle n’était pas en paix, jamais, même lorsqu’elle dormait. Toujours hésitante, toujours effrayée, toujours ce besoin de se rassurer, de se sentir aimée ; mais là, plus rien. Etait-ce l’épuisement ? La faiblesse ? Avait-elle trouvée la paix ou cette paix n’était-elle que temporaire ?

Ce ne serait que temporaire, car le temps et la mort régissaient toute chose ; elle avait échappée à la seconde, mais elle n’échapperait pas au premier. La seule question que pouvait se poser ses proches, c’était : parviendrait-elle à retrouver cette paix, une fois qu’elle aurait ouvert les yeux.

Dans un avenir, surement, dans un autre, non, restait à savoir vers quelle ligne se destinait-on. Il était trop tôt pour le dire, même si ses proches savaient vers quoi ils voulaient la tirer. L’inquiétude, de son état comme du fait qu’elle recommence, surement, de la culpabilité de n’avoir put le prévenir comme de la rancœur face à l’acte. Oh, ce n’était pas la première fois, mais depuis la dernière tentative, elle semblait aller mieux ; on baissait sa garde, on se disait qu’elle avait besoin de temps, qu’elle y arriverait. On ne la bousculait pas, on essayait de prévoir ; qu’y avait-il à prévoir pour quelqu’un comme elle ? Voyageuse du Temps et Enfant des Etoiles. Elle suivait une logique des plus simples, mais tant de simplicité la rendait imprévisible : tirer à pile ou face. S’effondrer ou se battre, se rebeller ou se soumettre, telles étaient ses options. Il n’y avait pas que cela, elle le savait, intellectuellement parlant, mais elle ne savait pas comment réagir autrement. Elle savait si peu de choses, sur ce monde ; dressée pour la guerre, elle ne savait se comporter dans la paix, et la culpabilité l’entrainait vers le bas, de même que la peur. La peur de ceux qu’elle avait tués ou vus mourir, la peur de ses souvenirs enfouit dans le néant, la peur du jugement de ses actes. Etre jugé par ses victimes, il ne pouvait rien en sortir de bon, dans son esprit. Affronter le regard de ceux à qui l’on avait été forcé de faire du mal, alors qu’on les avait aimés, et qu’on les aimait encore, c’était une épreuve qu’elle n’avait pas voulut passer.

Mais elle était là. Dans un sale état mais là.

Elle avait fuit le regard des uns, pour être ramenée par le regard des autres. Le regard de certaines personnes, qui lui avaient prouvé qu’elles l’aimaient, et que d’autres l’aimaient, et pouvaient l’aimer. Elles étaient presque toutes passées à son chevet, se relayant, bien que dans les premières heures, quatre s’en fusse démarquées. Trois sœurs qui aurait voulut prévoir la chose, qui auraient voulut essayer de plus lui parler, de mieux la tirer vers le haut, de la faire affronter ses propres démons ; elle les affronterait, Rachel affronterait ses démons, puisqu’elle ne pouvait plus les fuir. Elle l’avait promit à la quatrième, celle qui c’était aventurée jusque dans son esprit pour la ramener, et qui y avait réussit.

La perte de sang avait faillit la tuer, elle en était passée très proche, considérant qu’une fois son esprit sauvé, l’épuisement avait contraint ses sauveurs à ne plus se préoccuper de ses veines, qui avaient continué de couler jusqu’à ce qu’on les bande. On ne l’avait pas régénéré, non, car certaines leçons devaient laisser des traces pour être apprises. Lui ferait-on confiance après cela, pour faire des efforts, ne pas s’effondrer de nouveau ? La vraie question était plus de savoir si elle ferait les efforts nécessaires. Mais cette question, comme toutes les autres, ne pourrait qu’effleurer des esprits différents du sien, soit parce qu’ils avaient plus de recul, soit parce qu’ils avaient plus de sagesse.

Les feux des projecteurs étaient braqués sur elle, et de part son geste, elle avait fait un premier pas des plus gauches dans cette lumière dont elle avait voulut ce cacher. Elle ne serait pas que le centre de conversation des X-Men impliqué dans la passation, elle serait le centre de conversation de tous, professeurs comme élèves, et tous ne lui passeraient pas l’éponge d’avoir ainsi agressé le patriarche de l’Institut.

Affronter ces démons, c’était en effet de cela qu’il était question ; affronter ses démons et affronter le monde, ce qu’elle avait voulut fuir, ce qu’elle allait devoir faire. Mais elle ne l’affronterait pas seule. Et l’un de ces éléments, l’un de ses êtres sur qui elle pouvait compter, qu’elle pouvait appeler ami, était là.

Se fut l’une des premières choses qu’elle sut lorsqu’elle revint à la conscience ; elle n’était pas seule. Elle était reliée à ce monde par quelqu’un. Par quelqu’un, et aussi, par quelque chose. Par quelque chose !

Rachel rouvrit les yeux, se redressant brutalement dans un souffle tout aussi court et brutal, couinant de rage comme de douleur. D’un mouvement de la tête, elle dégagea la perfusion par télékinésie, arrachant l’aiguille et envoyant le pied percuter le mur comme s’il s’agissait d’une brindille ; ils l’avaient opéré, durant son sommeil, ils avaient approché d’elle des appareils médicaux ! Que lui avaient-ils injecté ? Que lui avaient-ils fait ?

Elle paniquait totalement, regardant un instant ses poignets, avant d’essayer de se débattre face à des peurs invisibles, puis de retomber en arrière, terrorisée. Elle était faible, trop pour continuer une lutte physique, mais elle essayait. Se battre, se battre jusqu’à la mort, c’était cela qu’elle avait choisit ; jusqu’à la mort.

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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu... [PV Rachel]   Mar 5 Fév - 15:04

« Rachel, tout va bien. Tu es à l’infirmerie. Je suis là, avec toi. »

La voix d’Ernest pouvait se faire douce, même si certains en doutaient. En cet instant, il le prouvait. Et avec douceur, également, il agit. Le temps où il minimisait les contacts était révolu. La soirée dans la clairière en avait marqué le terme. Quittant sa chaise, il fit en sorte de remettre son amie dans une position apaisée. Puis, il lui prit la main, la gardant dans la sienne.

Voir la perfusion gicler, il n’en avait pas été surpris. Il ne savait que trop bien l’opinion de Phénix au sujet de la médecine. Difficile de l’apprécier quand on l’avait connue pervertie, orientée vers des buts abjects. Altérion lui-même, depuis sa période cobaye, avait un peu de mal avec la science. Tout du moins était-il bien conscient que ce n’était en rien anodin. Cérès puis Fauve l’avaient réconcilié avec ce domaine. Sans cela, jamais n’aurait-il pu envisager de devenir biochimiste, la seule odeur d’un labo l’aurait fait fuir.

Ce qui étonnait Ernest, c’était de voir son amie toujours aussi tourmentée. Il avait cru qu’après cet échange mental au milieu de la neige, elle aurait fait preuve d’une forme de détermination pour se maitriser. En même temps, il ne pouvait savoir ce qui se passait présentement dans sa tête. Et il avait beau commencer à très bien la connaitre, sa situation était tout de même très particulière.


« Si tu en a besoin, on peut parler, en pensées ou en paroles. Je resterai autant qu’il le faudra. »

A présent, il ne pensait plus qu’à elle, à son bien. La fameuse question était reléguée au second plan.
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu... [PV Rachel]   Mar 5 Fév - 23:05

« Rachel, tout va bien. Tu es à l’infirmerie. Je suis là, avec toi. »

Non, tout n’allait pas bien ; ils lui avaient injecté des trucs dans le sang ! Certes, elle était à l’infirmerie, et certes, Ernest était là, avec elle, mais il y avait d’autres trucs étrangers, là, en elle, dans ses veines. Trop de mauvais souvenirs !

Son cœur s’accélérait, comme son souffle, chose qui empirait encore le poison, lui permettant de circuler à grande vitesse dans son organisme. Elle s’en rappeler, de cela, le venin et les drogues parcourant ses veines, c’était trop frais dans sa mémoire ; beaucoup trop frais.

Elle, plus jeune, adolescente, attachée sur une table, avec tout le matériel médical rêvé pour opérer, ou torturer. Les aiguilles, les scalpels, les électrodes ; et ces bips, toujours présents, toujours là, plus ou moins rapides mais toujours là. Les sangles l’empêchaient de bouger, on lui avait bloqué jusqu’à la tête ; mais on ne l’avait pas anesthésiée, non. Juste paralysée, pour pouvoir disposer de sa chair ; mutiler sa chair pour briser sa volonté, pour l’assermenter. Pas de questions, elle n’avait rien à leur apprendre, pas non-plus de demandes, elle n’avait rien à leur offrir. Certains faisaient cela par plaisir, d’autres par conviction et d’autres encore, parce que c’était leur travail ; mais pour elle, sanglée sur la table avec la lumière dans les yeux, quelle importance ? Quelle importance autre que la douleur ? Autre que la peur ?

Aucune. Et cela avait toujours commencé par l’injection de drogues. De drogues comme on lui en avait surement mit ici même, pendant son sommeil.

Non, non, non ! Pas de drogues, pas d’appareils médicaux, elle avait trop connu, elle pouvait plus, elle voulait plus. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?!

Rachel eut une inspiration contrite, la peur lui bloquant tellement la gorge qu’elle n’arrivait plus à souffler l’air. Yeux exorbités par la terreur, elle tentait de se débattre, de se dégager, futilement. Chaotiquement, faiblement, elle luttait comme un poisson hors de l’eau, secouant la tête dans tous les sens, yeux clos. On la forçait à rester allonger, elle ne pouvait pas. Trop de frayeur, trop d’affolement ; que lui avaient-ils mit dans les veines ?

Qu’allait-il lui arriver maintenant ? Quelles seraient les effets ? Principaux, secondaires, tous ? Quel venin courrait dans ses veines, alimentant et alimenté par sa terreur ?

Elle essayait de fermer ses poings, ses doigts répondaient mal ; manque de coordination, difficulté à les bouger. Puis cela faisait mal. Phénix bougeait avec difficulté, chacun de ses gestes maladroit et désordonné, luttant contre l’épuisement avec les dernières forces qu’il lui restait, mue part la panique.

Ernest lui prit la main, l’immobilisant partiellement et attirant sur lui le regard complètement paniqué de la rousse. Quelques secondes où elle ne trembla plus, le regardant comme complètement figée, puis alors qu’il lui parlait, elle recommença à essayer de se débattre. Mais elle devait s’accrocher, s’accrocher au poing de confiance qu’Altérion était ; ne pas perdre le contrôle.

Une expiration difficile, tenant plus de la toux, alors qu’elle recommençait à regarder Ernest, toujours aussi terrorisée.

- Qu’est-qui m’ont mit ? Qu’est-qui…

Elle serrait de toutes ses forces la main d’Ernest, même si cela ne signifiait plus grand-chose et qu’elle se faisait mal à elle-même en sollicitant ainsi son membre blessé. N’arrivant plus à parler, elle se crispa de tout son corps, tremblante comme une feuille, fixant le plafond alors que les larmes lui venaient aux yeux.

Qu’est-ce qu’elle avait dans le sang ? Qu’est-ce qu’ils avaient put lui mettre ? Que lui avaient-ils fait, et qu’allaient-ils lui faire ?

Non, non, non… pas encore, pas à nouveau. Elle voulait plus, elle pouvait plus.

Bouche entrouverte, Rachel regarda à nouveau Ernest ; il était là, il était toujours là, quant elle avait besoin de lui. Comment ? Comment avait-il put laisser faire ? Comment et pourquoi ? Il savait, il savait, alors pourquoi laisser faire ?

Xavier aussi savait, les infirmières aussi savaent ; c’était sa punition ? C’était pour cela qu’ils lui avaient injecté des trucs ? Pour lui faire comprendre la leçon ? La mener par la peur ? Comme avant ? Non, ils ne pouvaient pas faire cela, même après ce qu’elle leur avait fait ; c’était elle la méchante dans l’histoire, pas eux. Alors quoi ?

Pour son bien ? C’était pour son bien qu’ils l’avaient droguée ? Pour qu’elle survive ? Elle survivrait, elle était coriace, ils n’avaient pas besoin de lui foutre des trucs dans le corps pour ça ! Elle avait peur, c’était exactement la peur qu’elle avait cherché à fuir, quelqu’en soit la forme. Fuir son passé, fuir son présent, mais les deux l’avaient rattrapé. Non, elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas. Que lui avaient-ils injecté ?


- Q… que… qu’est-qui m’ont injecté ? QU’EST-CE QU’ILS M’ONT INJECTE ?!

Un cri, un cri d’affolement et de désespoir, un cri qui serait entendu par le personnel de l’infirmerie ; que lui avaient-ils fait ? Et qu’allaient-ils lui faire ?

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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu... [PV Rachel]   Jeu 7 Fév - 13:23

Fallait-il tout recommencer depuis le début ? Rachel en était-elle revenue au point d’être terrorisée par tout et n’importe quoi ? Est-ce qu’Ernest était bon pour des jours et des jours à la veiller dans sa chambre ? Est-ce que tout ce qui avait été construit jusque là n’avait pas résisté à la tentative de suicide ? Altérion se le demandait. Faire était une chose. Refaire en était une autre. Mais n’était-ce pas là aussi ce à quoi il s’était engager ? Aider pour aider et tant pis si c’était dur. Il était prêt à faire les efforts qu’il fallait. Cela faisait longtemps qu’il avait renoncé à l’amusement. Toutefois, il demeurait en lui une crainte, celle que son amie ne trouve jamais la force d’aller de l’avant. La voir ainsi, ce n’était pas rassurant.

Tout en gardant sa main, il l’observa un temps silencieux. Puis, son regard ne quittant plus celui de Phénix, il prit la parole avec bienveillance mais fermeté.


« Rachel écoute-moi. Tu es à l’Institut. Tu le sais, n’est-ce pas ? Est-ce que tu crois que l’Institut veut te faire du mal ? Est-ce que tu crois qu’elle va te droguer, t’empoisonner, te torturer ou je ne sais quoi encore ? Non, bien sûr que non ! Rachel, le poison, c’est la peur. C’est lui dont tu dois te débarrasser. C’est lui qui trouble ta raison. Tu n’es pas en danger, personne ici en veut à ta vie. Alors calme-toi. Tu sais, de base, la médecine, ça sert à soigner. »

Puis, plus bas, sur le ton de la confidence, il ajouta :

« Et est-ce que j’aurai laissé quelqu’un te faire du mal ? Tu comptes pour moi et tu sais que ce n’est pas des paroles en l’air ! »

Les infirmières, attirées par le bruit, se tenaient sur le pas de la porte. Si Ernest n’était pas capable de raisonner son amie, il devrait laisser d’autres s’en charger.

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X-Men Oméga
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu... [PV Rachel]   Ven 8 Fév - 19:31

« Rachel écoute-moi. Tu es à l’Institut. Tu le sais, n’est-ce pas ? Est-ce que tu crois que l’Institut veut te faire du mal ? Est-ce que tu crois qu’elle va te droguer, t’empoisonner, te torturer ou je ne sais quoi encore ? Non, bien sûr que non ! Rachel, le poison, c’est la peur. C’est lui dont tu dois te débarrasser. C’est lui qui trouble ta raison. Tu n’es pas en danger, personne ici en veut à ta vie. Alors calme-toi. Tu sais, de base, la médecine, ça sert à soigner. »

Oui, elle savait où elle était, mais cela ne changeait rien : que lui avaient-ils injecté ? Ne l’avaient-ils pas déjà fait ? Ne lui avaient-ils pas déjà injecté des drogues dans le sang ? Et la perfusion ? Elle ne pouvait pas supporter les instruments médicaux, ils le savaient, et même la plus simple injection pouvait déclencher des crises de panique complète ; ils le savaient aussi, ce n’était pas la première.

Le poison c’était peut-être la peur, mais elle l’avait accepté en restant ici ; c’était bien pour fuir la peur qu’elle avait voulut en finir, pour fuir une peur qu’elle ne pouvait pas combattre : celle des X-Men, celle d’être découverte et trainée dans la boue comme elle le méritait, celle d’être rejetée et enfermée. Celle d’un monde qui n’était pas le sien et dont elle était étrangère. L’air était un poison, alors, mais un poison naturel, à la différence de ce qu’ils lui avaient injecté ; et un poison qu’elle acceptait de respirer.

Personne ici n’en voulait à sa vie ? Même après ce qu’elle avait fait à Xavier ? Les X-Men n’apprécieraient pas, les élèves n’apprécieraient pas. Y en avait-il qui chercherait vengeance ? Qui…

« Et est-ce que j’aurai laissé quelqu’un te faire du mal ? Tu comptes pour moi et tu sais que ce n’est pas des paroles en l’air ! »

Une inspiration saccadée, alors que les yeux fermés, Rachel pleurait doucement, se détendant et cessant de se débattre ; un renoncement. Non, Ernest n’aurait laissé personne lui faire du mal, pas même elle-même ; mais il y avait aussi des choses qui le dépassaient, et il n’avait toujours pas répondu à sa question : qu’y avait-il dans cette putain de perfusion ? Quelles drogues ? Quels sangs ?

Rachel ne voulait pas du sang d’autrui, elle l’avait trop fait coulé jusqu’à lors. Son propre sang se reconstituerait, avec le temps, et elle ne voulait pas que quiconque se saigne ou approchant pour elle. Elle voulait encore moins qu’on approche une aiguille de son corps, et surtout pas qu’on y injecte quelque chose. Mais une fois encore, on ne lui avait pas laissé le choix.

Quant lui laisserait-on enfin le choix ? Quant respecterait-on enfin ses choix ? Pas le droit de mourir, pas le droit de se rétablir comme elle le voulait ; devait-elle toujours être condamnée à obéir ? Peut-être…

Elle n’en savait rien, ce qu’elle savait cependant, c’était qu’elle avait mal, et était épuisée. Penchant la tête sur le côté, elle entrouvrit les paupières pour regarder Ernest, ou tout du moins la partie qu’elle en voyait. Elle avait connus des réveils difficiles, mais celui-là obtenait un bon score. L’épuisement et la douleur, oui, mais pas ceux-là.

Que dire, que faire ? Où trouver la force ? Concernant ce dernier point, elle savait déjà, et cela lui dessina un léger sourire sur le visage. Oh, il n’était pas parmi les plus magnifiques qu’elle pouvait faire, discrète et faible, mais au moins, il était là. Elle resta, tremblante, les yeux mi-clos et ce trait sur les lèvres, durant plusieurs instants ; de longs instants, alors qu’elle récupérait de ses agissements précédents. Agissements fortement déconseillés dans son état, elle le ressentait bien.

Les infirmières étaient entrées, toutes les deux, Rachel n’avait pas besoin de le voir pour le percevoir, ses sens psychiques toujours aussi présents. Elles n’intervenaient pas, s’occupant de la perfusion éjectée sans rien dire, sachant pertinemment qu’elles n’étaient pas à leur place ; elles s’en retournèrent rapidement, mais continuaient de bouger dans le périmètre de Rachel, qui leur accorda de l’attention tout autant qu’à Ernest.

Son sourire se perdit quelque peu alors qu’elle clignait plusieurs fois des yeux, relâchant son attention autant que sa main ; elle devait lutter contre le sommeil. Le souffle à présent calme et régulier, le regard dans le vague entrecoupé du noir de ses paupières, elle resta en silence.

C’était fini ; ou plutôt, ce n’était pas fini, cela avait recommencé. Constat ambivalent, triste et joyeux, teinté d’espoir et de désespoir ; un mal pour un bien, ou un bien pour un mal ? Elle n’en savait rien. Elle savait juste que cela l’avait vidé de toutes ses forces.

Alors elle resta là, sur le dos, visage penché vers son ami, vers son meilleur ami, sans rien dire, main dans la main, profitant juste de sa présence.

S’excuser ? Se sentir coupable ? Demander pardon ? Que faire ? Qu’attendait-il d’elle ?

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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu... [PV Rachel]   Dim 10 Fév - 10:16

Rachel s’était calmée. Elle lui avait même adressé un petit sourire. Les doutes d’Altérion se dissipèrent légèrement. Un sourire, n’était-ce pas la preuve qu’il était permis d’espérer ? Il voulait croire son amie forte. Il se remémorait les derniers instants dans la neige quand elle avait dit qu’elle renaitrait de ses cendres. Il lui fallait juste du temps. Et pour elle, du temps, Ernest n’en manquait pas.

Il lui rendit son sourire à sa façon unique. Puis, de son autre main, il recouvrit celle de Phénix qu’il tenait déjà. Ensuite, il ne dit rien, ne fit rien. Car il n’attendait rien, ne réclamait rien. Il offrait sa présence, voilà tout. Dans son état, de plus, Rachel devait sans doute se reposer. Parler n’était pas très indiqué. Il pouvait peut-être répondre à sa question. Si elle insistait, il le ferait. Il devrait pour cela demander aux infirmières car il ignorait la réponse. Il avait juste des idées, aucune certitudes. Sans réaction de sa part, il resterait ainsi jusqu’à qu’elle dorme. Et à son réveil, s’il le fallait, il serait encore là.


HRP : navré, c’est court, mais niveau introspection, j’ai fait le tour. Je ne voulais pas remplir inutilement.
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu... [PV Rachel]   Jeu 14 Fév - 20:12

Ernest lui sourit à son tour, et lui ajouta son autre main à la première. Puis, le silence, juste son regarde, juste sa présence ; tellement de choses en réalité. Elle n’était pas seule, elle n’était plus seule et ne le serait plus jamais. Il ne l’abandonnerait pas, et elle ne l’abandonnerait pas. De l’amitié, presque de la fraternité, si cette place dans son cœur n’avait été si douloureuse.

Le calme après la tempête, la peur passée, restait juste la tendresse, la joie de le savoir ici, de le voir ici et de le sentir, ici. Ici pour elle.

Crispant son visage, Rachel bougea son autre main pour venir l’apposer sur celles d’Altérion, complétant ainsi une boucle : il était là, elle aussi. Elle était là grâce à lui. Devait-elle s’excuser pour son geste ? Se sentir coupable ou demander pardon ? Elle n’en savait rien, et il ne semblait rien attendre. Alors, la jeune femme lui dit la seule chose qu’elle avait sur le cœur à cet instant et à son intention :

- Merci.

Merci d’être là, merci d’avoir été là, merci de tes actes… il y aurait eut tellement de chose à ajouter derrière ce merci qu’il en semblait presque insuffisant, mais elle ne savait pas ce qu’il attendait, peut-être même qu’il n’attendait rien du tout, alors elle se contentait de ce qui lui venait.

Respirant calmement dans le silence, elle écouta ce silence dans cette pièce familière, le redécouvrant : elle ne serait plus que de passage en ce lieu, il n’était plus ni son antre, ni son refuge. Les souvenirs étaient noyés de larmes mais aussi de bons moments, ici, et une grande partie de ces derniers voyaient Ernest en protagoniste ou en cause. Mais il y avait plus à faire, désormais ; plus uniquement écouter le monde raconter par un ami, mais le visiter avec cet ami, c’était cela qui devait être fait. Pas aujourd’hui, pas demain, mais elle aurait des jours, des semaines et des mois, des années même, pour découvrir et comprendre. L’apprentissage d’une vie, l’apprentissage de sa vie, avec des tuteurs comme Ernest, c’était une chance inespérée.

Il n’y avait plus de pleurs dans ce silence, seulement leurs souffles. Luttant contre le sommeil, clignant de plus en plus régulièrement des yeux, voulant continuer à profiter de l’instant mais consciente qu’elle n’y parviendrait plus dans le silence. Prenant une grande inspiration, son sourire se dissipa pour laisser place à ses mots.

- Je voulais pas t’abandonner… mais… mais j’avais peur… j’avais mal… je… Plus d’espoirs.

C’était douloureux, comme toujours, de se retourner en arrière, mais ce souvenir avait quelque chose de particulier ; bien que chimérique, il en apportait bien plus que le réel ne lui avait fait. Ce n’était pas dans ce monde qu’elle avait été retrouvée, mais bien dans son esprit, dans ce monde onirique, par Ernest. C’était là-bas, grâce à lui, qu’elle avait prit le choix de vivre, non de survivre.

- Mais t’es venu. T’es venu et t’as apporté le dernière espoir avec toi. Je sais ce que c’est que d’être abandonnée… je voulais pas t’abandonner… mais s’aurait été plus facile… pour moi.

Elle ferma les yeux, pleurant légèrement ; les paroles, les paroles qui lui venait étaient douloureuses, elle le savait, mais elle voulait les prononcer quant même. La douleur et les larmes, les connaissait maintenant, mais l’abnégation, mais se livrer, elle n’y arrivait pas. Pas volontairement du moins. Ecouter, oui. Parler, non. Comprendre, parfois oui, parfois non. Etre comprise…

- J’ai jamais voulut abandonner personne… mais je l’ai fais… Eux cependant… ils pourront jamais venir me chercher… eux, ils m’ont perdu… et je les ai perdu… les morts ne souffrent pas… les vivants, si.

Cette parole à elle-seule expliquait le raisonnement qui l’avait conduit au bord du gouffre, mais elle trahissait également de choses que Rachel avaient tues jusque là, et certaines qu’elle taisait encore.

- Est-ce… est-ce qu’on se remet de l’abandon d’un autre ? Est-ce… est-ce que… Est-ce qu’un jour, ils finissent par ne plus nous manquer ? On finit par ne plus leur manquer ?

Que des morts, il n’y avait jamais eut que des morts derrière elle ; elle n’avait jamais évoqué que les morts, ou ceux supposément morts. Mais qu’en était-il des autres ? Qu’en était-il de ceux qui avaient survécus ? La croiraient-ils morte ? Accepteraient-ils sont décès ? Son départ ?

Une confession à demi-mots, à peine entamée, sur son passé, sur des choses qu’elle n’avaient encore jamais dites, auxquelles elle n’avait encore jamais préférer penser. Le désespoir voyait le plus noir, mais désormais qu’elle remontait, d’autres questions survenaient. Elle s’apprêtait à faire de nouveau face, et si elle avait trouvé un monde de paix, quant était-il des autres à le vouloir ? Rachel c’était sortie de l’enfer en vie, elle était la première à l’avoir fait, mais elle était également la seule. Hors, cela ne signifiait pas qu’il ne restait plus personne, en enfer.

- Est-ce une trahison que de s’échapper alors que d’autres restes prisonniers d’un monde que l’on voulait changer ?

Elle n’avait jamais demandé à s’échapper, et si elle était morte, le résultat en aurait été le même aux yeux desautres. Mais pouvait-elle vivre en les sachant en enfer, en sachant qu’elle ne pouvait pas les sauver ? Question capitale, douloureusement capitale.

Hors Jeu:
 

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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu... [PV Rachel]   Jeu 14 Fév - 21:36

HRP : aucun souci^^ Louper des réponses, ça m’est déjà arrivé.

« Je comprends. Je ne t’en veux pas. Vivre, parfois, c’est dur, c’est très dur. »

Même s’il ne pouvait pas vraiment se mettre à la place de Phénix, sa situation étant tout de même très particulière, Ernest savait ce qu’il disait. Il l’avait déjà révélé à son amie, il l’avait rappelé au milieu de la neige de son esprit : il avait déjà voulu se donner la mort, il avait essayé, il avait fait de son mieux pour y arriver. Si Rachel vivait, c’était parce-qu’elle avait renoncé à cet acte définitif. Si lui vivait, c’était parce-qu’il avait échoué. Cette pensée lui ôta toute prétention en matière de force de caractère. La jeune femme avait été plus forte que lui, enfin si l’on se prêtait à l’hasardeux jeu des comparaisons sur les faits. En tout cas, il ne pouvait, ne devait pas la critiquer sur ce point. Il n’avait aucune leçon à donner. Et c’était aussi pour ça qu’il ne pouvait pas lui en vouloir.

« Tu es là, c’est tout ce qui compte. »

Il serra fermement les mains de Rachel, profitant de cet instant, de cette poigne si symbolique, si précieuse. Il serrait la preuve qu’il n’était plus un monstre, qu’il pouvait apporter l’espoir. Il commençait à rembourser sa dette. Face à Daniel Hopes, quand il le verrait, peut-être se sentirait-il un peu moins mal à l’aise.

« Les autres ? Tu ne les as pas abandonné. C’est pour eux que tu es venu. Mais je crois... je crois que tu auras du mal à les oublier. »

Pour lui, oublier, ce n’était qu’un mot. Il ne pouvait que tolérer, accepter ou être torturé par ses souvenirs. Il était incapable de prévoir si son amie allait un jour ne plus penser aux autres, à ceux de son monde d’origine. Et il s’était refusé à lui mentir. L’évocation de cette autre réalité refit surgir la fameuse question. Déjà, il entrouvrait la bouche pour la pauser. Toutefois, il n’en fit rien. Ce n’était peut-être pas le bon moment.

« Tu as sommeille. Repose-toi Rachel. Je vais rester. Je serai là quant tu te réveilleras. »

Peut-être que lui-même allait dormir. Il se trouverai bien une petite place quelque part.
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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu... [PV Rachel]   Dim 17 Fév - 19:07

Ernest tentait de la rassurer ; il ne lui en voulait pas, il comprenait son geste. Il savait que la vie était dure ; savait-il à quel point ? Probablement qu’il en avait eut, comme elle, un aperçut suffisant. Elle était là, c’était tout ce qu’il contait. Elle n’avait pas abandonné, elle ne les avait pas abandonné ; si.

Qui étaient ces « eux » ? Rachel en vint à en douter ? Etait-ce ceux de ce monde, ou ceux de son monde ? Son eux s’adressaient non-seulement à ceux de son monde, ceux qui étaient morts et qu’Ernest avait entraperçu dans les brumes de sa mémoire, mais également à d’autres, dont elle taisait le nom par culpabilité et par remords. Les autres prisonniers, elle ne les oublierait jamais, pas plus que les morts. Mais eux, elle les avait abandonné, non ? Les avait-elle trahit ? Phénix n’avait su trouver la réponse dans les mots d’Altérion, pas plus qu’elle n’avait su trouver la réponse en son cœur.

Elle avait promit de ce battre, pas d’y survivre, et elle s’était battue ; qu’elle vive ou qu’elle meurt, elle s’était battue, comme promit. Mais… c’était si amer. Désormais qu’elle voulait à nouveau être aimée, elle se rendait compte qu’avoir rejeté l’amour qu’on pouvait lui fournir était une erreur monstrueuse ; elle les avait blessés. Elle l’avait blessée, elle.

On n’abandonnait pas un mort, on n’abandonnait que les vivants.

« Tu as sommeille. Repose-toi Rachel. Je vais rester. Je serai là quant tu te réveilleras. »

Elle eut un petit sourire à ces mots, mais un sourire emprunt de tristesse.

- D’accord. Mais… le couvre-feu c’est pas 21h ? Tu devras pas être dans ta chambre à cette heure-là ? Pis t’as cours, demain, non ?

Se raccrocher au quotidien de cet univers pour fuir le sien, une méthode comme une autre. Se raccrocher à ce qu’elle savait, non ce qu’elle ignorait, à l’espoir qui lui était fournit ici, non à celui qu’elle avait eut là-bas, et que d’autres, surement, avaient toujours.

Peut-être changerait-elle le destin de ce monde, mais qui pour changer celui d’où elle venait ? On lui offrait un espoir solide et une seconde chance à elle, alors que tant d’autres étaient méritants. Fallait-il être damné pour espérer la rédemption ? Fallait-il faire les choses les plus noires puis changer de camps pour que l’on mérite d’être pardonné ? Tout ceux qui c’étaient battus toutes leurs vies contre l’injustice devaient-ils continuer ce combat jusqu’à la mort alors qu’elle, qui avait appartenue aux deux camps, se voyait offrir une occasion de vivre « normalement », comme ils l’avaient tous rêvés ? Quelle justice y avait-il là-dedans ? Quels espoirs sinon ceux dont on se dotait ? Y avait-il vraiment une différence entre espoir et illusion ?

Dégageant l’une de ses mains, Rachel se remit sur le don, ses doigts allant toucher le bas de sa gorge, lui faisant réaliser une chose manquante.

- Mon collier, couina-t-elle alors que son regard allait directement sur la table de nuit, à la recherche dudit objet que ses perceptions extrasensorielles avaient déjà trouvé.

Il était là, posé à son côté comme la première fois qu’elle c’était réveillée ici, un simple médaillon en or, une croix cerclée symbole des X-Men, son porte-bonheur et son bien le plus précieux, le seul à l’avoir accompagné depuis son monde, et dont la valeur était telle qu’il avait survécu au passage entre les réalités, protégé comme son propre corps par les pouvoirs du Phénix. L’ultime preuve qu’aux yeux de la dernière personne vivante à l’aimer sur son monde, elle n’était pas un monstre ; l’ultime preuve d’une chose qu’elle avait refusée, mais qu’elle n’avait put détruire. L’ultime preuve qu’elle avait encore quelqu’un, là-bas.

Rachel ne se séparait jamais de son collier, pas même pour dormir, mais n’avait jamais dit à personne d’où il venait. Un symbole des X-Men, pour une personne ayant passée la majeure partie à les combattre, pourquoi ? Comment l’avait-elle obtenu ? Ce n’était pas un butin de guerre, elle n’était pas fière de ce qu’elle avait fait. Alors quoi ? Un cadeau. Un cadeau d’un X-Men voulant la convaincre qu’elle avait sa place parmi eux, qu’elle n’était pas une arme…

L’avait-elle trahit ? L’avait-elle abandonné ?

Les doigts de la rousse peinèrent à prendre le collier, les larmes s’amassant aux coins de ses yeux pour commencer à dévaler ses joues alors qu’elle crispait son visage pour tenter encore et toujours de s’emparer du médaillon. Elle n’y arrivait pas de ses seules mains.

Lorsqu’elle l’eut enfin, Phénix passa la cordelette autour de son cou, le porte-bonheur retrouvant sa place contre la peau marquée, et elle se calma, se rallongeant complètement sur le dos, tournant simplement la tête vers Ernest.

- Merci, murmura-t-elle simplement. J’vais dormir, comme tu m’le conseille. S’te plait, dis aux Stepford Cuckoos que je vais bien. Je les verrai demain. Je te verrai demain. Et tous les jours qui suivront…

Laissant aller ses paupières, Rachel ne tarda pas à s’endormir. Cependant, le passé qu’elle avait refoulé lors du jour revint la hanter lors de la nuit. Se souvenir était sa malédiction, mais elle avait choisit de ne pas abandonner, et elle continuerait de se battre, et elle continuerait de souffrir.

Parce qu’il y avait des gens pour qui cela valait la peine de souffrir…

RP TERMINE pour Rachel

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"Des monstres ont fait de moi un monstre,
Des divinités ont fait de moi une divinité,
Seuls les humains peuvent faire de moi une humaine."






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MessageSujet: Re: Comme un air de déjà vu... [PV Rachel]   Lun 18 Fév - 11:00

« J’ai eu une permission », expliqua Ernest.

Demain, après ce qui c’était passé, il n’avait pas cours. On se doutait que lui-même avait été un peu secoué, qu’il avait besoin d’une petite pause, pause qu’il allait consacrer à Rachel. Demain, il tiendrait sa promesse, il serait là quand elle ouvrirait les yeux.

Il la regarda reprendre, non sans difficulté, son médaillon. Il y vit un signe encourageant. Il se demanda aussi son exacte signification. Le moment était aux questions, semblait-il, aux questions qu’il garderai pour lui. Toutefois, il avait repris confiance en l’avenir. Son amie paraissait aller un peu mieux. Le pire était-il passé ? Il resterai vigilant.


« D’accord, je vais leur dire. »

Altérion se redressa et se dirigea vers la porte de son pas si reconnaissable de part ses griffes, un pas léger toutefois, presque furtif. Les entrainements qu’il enchainait finissaient par transparaitre jusque dans sa démarche. Une fois au seuil, il refit face à la jeune femme.

« A demain. Si tu te réveilles avant mon retour, appelle-moi. Je viendrai. »

Oui, il viendrai même si c’était minuit, même s’il était en train de dormir. S’il le fallait, il dormirait ici, il l’avait déjà envisagé mais cela ne semblait pas nécessaire. Songeant à ce que Caitlyn lui avait dit, qu’il devait se ménager, il douta en peu en être capable. Il tourna les talons et ferma la porte derrière lui.
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