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 The Sound of Silence {Caitlyn Elioth}

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Amy de Lauro
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MessageSujet: The Sound of Silence {Caitlyn Elioth}   Dim 2 Déc - 21:29

Sound Of Silence by Simon & Garfunkel on Grooveshark
Hello darkness, my old friend,
Bonsoir ténèbres, mon vieil ami,
I've come to talk with you again
Je suis venu discuter encore une fois avec toi
Because a vision softly creeping,
Car une vision s'insinuant doucement en moi,
Left its seeds while I was sleeping
A semé ses graines durant mon sommeil
And the vision that was planted in my brain, still remains
Et la vision qui fut plantée dans mon cerveau, demeure encore
Within the sound of silence
A l'intérieur, le son du silence
Samedi 8 Septembre – 03 : 24 A.M.
A l’intérieur, le son du silence. C’était la voix du monde. Ce n’était pas la seule qu’elle voulait entendre, mais c’était la seule qu’elle devait entendre. Ce vide, cet échec ; son vide, son échec. Le Son du Silence.

Elle écoutait les murmures des arbres et du vent autour d’elle, elle laissait les ténèbres de la nuit lui tenir compagnie, tremblante. Elle n’avait pas froid, car elle avait refusé le froid, elle avait refusé ce qu’il lui offrait. Assise sur une branche le tronc en dossier et les ailes de part et d'autre de la cime de l'arbre, elle regardait la lune éclairer les environs, chose dont ses yeux n’avaient plus besoin et que son âme ne parvenait à voir. Elle avait traversé le bois, voulant être seule. Elle ne voulait plus rien entendre, hormis le son du silence.

Elle l’avait eut en elle, ce son, il lui avait permit devenir une X-Men, mais elle avait fait taire sa voix. Et en cette soirée, elle avait vu ce qu’elle refusait de voir : elle n’était pas une X-Woman, ce n’était qu’une vaste plaisanterie. Elle avait échoué avant même de commencer. Son corps avait changé pour devenir capable, mais son âme était restée la même. Elle avait refusé que son âme suive les changements de son corps, restant Amy alors même que son apparence devenait Amaranth. Elle ne pouvait pas abandonner Caitlyn, mais au final, elle abandonnait leurs rêves.

X-Men, elle, c’est était risible, le Fantôme avait raison. Elle n’était rien, une orpheline paumée qui dirigeait sa vie par ses peurs, qu’elle fuyait comme elle pouvait. Caitlyn les affrontait, elle, elle les fuyait. Elle n’avait pas voulut devenir X-Men pour protéger les autres ; ils n’avaient pas été là, à Néron. Ils n’avaient pas été là, au Met ; arrivé après la bataille, Paladin étant le seul à s’être comporté en X-Men, et il l’avait fait avec un niveau tellement plus haut que le sien. Elle était la honte de l’Institut, montée bien trop rapidement, elle allait tomber tout aussi vite. Jusqu’à quel point un astre pouvait-il monter avant de déchoir ?

Elle n’était pas prête, et ne le serait jamais. Le destin lui avaient fait comprendre de la pire des manières : elle avait essayé, et elle avait échoué. Elle avait eut le choix pourtant, Caitlyn ou l’Humanité, et en égoïste, elle avait choisit Caitlyn. Il était l’heure d’assumer ce choix. Elle devait quitter les X-Men.

Il n’y avait pas de place pour les faibles. Ils lui avaient donné sa chance, elle avait échoué, fin de l’examen.

Mais jamais plus elle ne pourrait relever les yeux vers l’un de ses professeurs, ou même l’un de ses camarades ; elle était celle qui avait trahit leur cause, celle qui l’avait déshonorée en faisant passer ses intérêts personnels avant. Et ses intérêts personnels parlons-en ! Elle avait été incapable de protégée Caitlyn ! Elle le lui avait demandé, pourtant, mais à part quelques mots, l’italienne n’avait rien fait. Aurait-elle réagit si, comme elle s’y était attendu, l’autre avait été agressif ? Ou serait-elle restée paralysée, ou ce qu’il y avait de plus approchant pour Amaranth ?

Les premiers à avoir comprit qui elle serait étaient ses parents. Ils étaient les seuls à avoir eut la sincérité de rejeter sa faiblesse, sa médiocrité. Ils étaient visionnaires. Dramatique à dire, mais tellement vrai.

Elle était incapable de faire ce qu’elle se donnait pour objectif, et tout l’entrainement du monde ne suffirait pas à changer cela. Elle était faible ; tellement faible.

Epaules abaissées, elle courba l’échine dans la nuit, silhouette pleurant entre ses grandes ailes, ses larmes s’en allant rejoindre le silence. Elle frottait son visage de désespoir, ses pleurs humides accrochant à ses gants.

Comment avait-elle put y croire ? Par quelle folie ? L’espoir ? Elle n’en savait rien, mais était convaincue d’une chose, cela s’en était allé.

Elle ne voulait plus être Amaranth, la pseudo-X-Woman dont chaque respiration était un mensonge à un monde bien conscient de sa faiblesse et qui pourtant la laissait s’enfoncer. Elle voulait redevenir Amy, petite chose aussi frêle physiquement qu’elle l’était intérieurement, à qui on ne demandait rien de plus que ce qu’elle offrait, et qu’on regardait de haut, ne la surestimant pas. Elle l’avoua aux ténèbres, seuls témoins de son malheur ; elle l’avoua dans les larmes, son refus d’elle, son échec de vivre. Elle voulait défendre un monde qu’elle ne connaissait pas, et qu’elle n’avait vu que périodiquement ; un monde tellement plus fort qu’elle, tellement plus cruel…

Le Fantôme avait eut raison, elle était incapable de prendre soin des autres, c’était encore et toujours eux qui prendraient soin d’elle. Et le jour où elle tomberait face à un véritable adversaire, elle mourrait. Elle l’avait déjà fait ; elle était morte face à Deathstryke. C’était tragique là aussi : tant de fois morte, mais elle en était toujours revenu. Dieu lui avait donné trois chances de partir, la première sans décevoir personne, et elle n’avait su la saisir. La seconde, elle aurait perdue une sœur, une sœur ayant déjà perdu un frère ; Caitlyn s’en serait remise. Mais la troisième, elle n’avait pas eut le choix : jamais Caitlyn ne s’en serait remise. Trois chances, toutes échouées. Amaranth et les X-Men, c’était sa punition : condamnée à ne pas être à la hauteur malgré qu’on lui eut donné tous les instruments pour l’être.

Elle ne voulait plus de tout ceci. Plus d’Amaranth, plus de X-Men, seulement Caitlyn. Mais si elle perdait Amaranth, aurait-elle encore Caitlyn ? Si elle abandonnait leurs rêves, ne l’abandonnait-elle pas ? Elle se serait arrêtée de courir. Elle avait rompu toutes leurs promesses, déjà, le silence en était témoin, mais sa Cati les avait renouvelée ; hors, la voilà de nouveau à trébucher, à chuter.

Elle n’en pouvait plus, c’était trop dur. Elle ne savait pas comment faire, et avait déçu tous ceux qu’elle connaissait. Même Cait’… elle avait déçu Cait’ qui avait dû la reprendre pas deux fois, pour obtenir une parole creuse, vide, automatique. Stop, il fallait arrêter les frais. A vouloir jouer à ce qu’elle n’était pas, elle ne finirait pas blesser quelqu’un. Et si Caitlyn avait été blessée, cette nuit, à cause d’elle ? Et si elle avait été tuée, face à un véritable agresseur ? A cause d’elle.

Non, elle ne devait pas tenter sa chance une nouvelle fois ; il n’y avait pas de second essai lorsque des vies étaient en jeu.

Mais elle ne pouvait se résoudre à contemplée son aimée depuis les gradins, car c’était là un nouvel échec. Elle perdait, quoi qu’il arrive et quoi qu’elle fasse, elle perdait. Amy perdait toujours, et elle avait refusée à Amaranth une naissance qui aurait pourtant tout simplifié. Elle n’aurait eut qu’à faire semblant…

Seigneur-Dieu, comment pouvait-elle penser cela ? Faire semblant, avec Cati ? Quel monstre était-elle ?!

Le monstre de sa vie, celui-là même qui dans son malheur, avait pour la première fois de son existence, semé des plumes derrière lui, laissant une piste duveteuse conduisait tout droit à elle. Retirant les mains de son visage, elle contempla la peau morte collée contre les gants par l’humidité de ses larmes, relevant le visage vers la lune. Que lui arrivait-il encore s’imposa à son esprit, mais la question véritable était : dans la nuit noire, qu’aurait put voir son aimée ? Les ténèbres auraient dissimulé ses traces ?

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: The Sound of Silence {Caitlyn Elioth}   Mar 4 Déc - 18:57

Elle avait fini par la retrouve et s’immobilisa au pied de l’arbre tout en faisant tournoyer machinalement une de ses plumes, jeu de piste macabre si il en est, entre ses doigts. Elle l’observa un instant et lui renvoya un visage ou se mêlait inquiétude et sincère tristesse. Non, elle ne descendrait pas c’était évident. Oui elle allait mal et venait de vivre cette première mission, somme toute improvisée, comme un véritable échec personnel et pourtant, dans les faits c’était bien loin d’en être le cas. Amy était bloquée dans ses contradictions et choses sures, elle devait une fois de plus se sentir « en dessus » de ce qu’elle aurait dû être à ses yeux. Elle soupira et finit par s’adosser à l’arbre et se laissant tomber les fesses sur le sol.


- Ahhh ben tu vois, fallait m’écouter, ca se serait mieux passé si t’avais mis une cape, chérie.
Avec la cape on gagne en crédibilité et pis en plus, ru fais briller les yeux des filles et sourire les gosses…penses aux bonbons aussi : ça a son importance.

Bon moi j’te l’dis, c’est pas super confortable un tronc d’arbre, pis l‘herbe est humide… J’ai froid aux fesses c’est pas super drôle et si j’ai un gros rhume j’vais être invivable…Tu savais que j’étais mauvaise malade. Ah ben oui, j’suis conne…tu m’as connue dans l’platre. Mais si il faut que je reste la nuit à attendre que tu descendes de ton perchoir et que tu t’décides à m’causer. Ca m’va, j’t’aime ma puce et on fera comme tu voudras.
Par contre, si tu veux bien moi j’ai deux trois trucs à te dire pour tuer l’temps…Pour sûr que ca va t’faire chier hein mais si c’est pas moi qui l’fait ? Qui l’fera ?

Alors voilà…J’aimerai juste savoir à quoi tu joues là, pour comprendre un peu ? Tu nous fais quoi ? Celle qu’est pas à la hauteur et qui se chie dessus, celle que personne n’aime pour ce qu’elle est mais pour ce qu’elle doit devenir et qui s’est trompé de métier ? T’en est encore là, bordel ? Toi ? Carrément ? Tu y crois vraiment alors ? Si c’est l’cas c’est con…moi j’aimais bien la Amy the Extinctor Warrior…Ru veux qu’on parte et qu’on s’enfuit ? J’te l’dis…ca m’va car une vie sans toi, ça sert à queud.

C’est con, on y était presque hein ! Et pourquoi ce merdier dans l’fond ? …Parce qu’un con a su te décrocher trois saloperies et que tu t’es laissé bouffer par ça. Qui il est ? D’où il te connait cet empafé ? Il sait ce qu’a vécu et combien t’en a chié pour être là comme une conne sur ta branche à te prendre la tête sur des faux problèmes ? Il sait lui ce que ca fait de s’retrouver les tripes à l’air et de crever ? Nannnn..Lui il préfère l’ombre, bien peinard alors que toi tu te montres en pleine lumière. Un oiseau de nuit, c’est une tapette, un lâche et il porte un masque parce qu’il n’a pas l’honnêteté de te regarder dans les yeux ! Toi ,tu l’fais ! Toi tu as regardé DROIT devant !

T’as aucune leçon à recevoir de ce genre de minable. Cette force qu’il a eu sur toi, et ouais : il en as eu ! C’est toi avec tes foutus doutes qui lui a donné, lui il était bidon et vide d’emblée !

Tu croyais quoi ? Que l’costume que tu portes faisait de toi une héroïne et que ca serait hyper simple, tu t’voyais déjà installée ? T’es pas une X Men, mon ange…tu le deviens tous les jours et tu les jours tu l’es un peu plus. C’est pas avant que tu dois faire tes preuves, c’est maintenant que tu le fais et t’apprends…comme tout l’monde.
Sauf que là maintenant c’est l’plus dur : t’as l’insigne du sherif et pas l’flingue qui va avec alors faut au moins te donner l’temps d’apprendre à t’en servir : je veux dire de TE le donner à toi.

T’as pas besoin d’être d’emblée la plus forte, regardes Jub, : elle a morflée pour en être là et morfle toujours. Je l’ai latté, tu crois qu’elle a ressenti quoi ? Tu crois qu’elle s’est roulée en boule pour couiner qu’elle n’était pas à la hauteur. Oui un peu…Mais pas longtemps.
C’est pas avant, c’est pas pendant c’est après que c’est l’plus dur. C’est ca le job et on l’a choisi toutes les deux, on va l’faire même si j’suis pas plus fière que toi, hein…
Quoi ? Tu crois quoi ? J’ai failli crever 100 fois dans des gunfights ou face à des types cent fois plus impressionnants que ce trou d’balle : tu crois que j’y suis arrivé comment ? Comme ca…Hop ! Non, ma fille ! J’en ai pris des pains et des tartes dans la tronche et j’en ai fait des conneries, la première mission solo, Amy : je me suis pissée dessus littéralement, vrai de vrai : pisser dessus, t’entends ! Et crois-moi, là j’ai eu honte ! Et celles d’après, c’était pas mieux. Mais ensuite. T’apprends…ensuite tu ne refais pas les mêmes erreurs.

L’important c’est d’être objectif et de reconnaitre tes forces et faiblesses, faut faire un bilan et voir ce qui était bon et pas bon pour s’en souvenir, pour améliorer et ça avec le plus d’objectivité possible. C’est ca être professionnelle, avoir l’esprit critique mais lucide.
Alors on apprend par soi-même et avec les autres, j’suis là…tu veux bien m’laisser t’aider ?
Amy, mon amour…Débriefing : qu’est ce qui a merdé ce soir, please ? Et me sort pas « moi » où ca veut dire que je m’époumone pour rien depuis une plombe.

Allez ma puce…Qu’est ce qui a merdé ce soir, en toute objectivité ?



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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: The Sound of Silence {Caitlyn Elioth}   Mar 4 Déc - 20:33

Cait’ avait finit par la retrouver, Amy ne sachant comment mais entendant son souffle s’approcher d’elle, la Ptite Rousse s’immobilisant au pied de l’arbre dans lequel elle avait trouvé refuge, surement trahie par ses pleurs. Un soupir, quelques vibrations contre le tronc, Fuzzy venait d’y prendre appuis elle aussi. Restait à espérer qu’elle n’essaie pas de grimper.

- Ahhh Tu vois, ca se serait mieux passé si t’avais mis une cape, chérie.
Avec la cape on gagne en crédibilité et pis en plus, tu fais briller les yeux des filles et sourire les gosses…penses aux bonbons aussi : ça a son importance.


Si c’était pour dire cela, elle pouvait repartir de suite ! Nephilim préférait encore le silence aux moqueries ; elle ne s’était pas attendue à de telles choses de la part de son aimée. Des reproches et peut-être même un « je te l’avais dit », mais pas l’enfoncer encore plus. Elle ne s’attendait pas à ce que Cait’ mâche ses mots, mais de là à s’attaquer directement au fait qu’elle ne semblait qu’à une icône pour adolescents et qu’elle ne soit bonne qu’à distribuer des friandises, cela faisait mal, très mal. Si mal qu’elle ne parvint pas à répondre.

Se relâchant de désespoir, elle s’adossa à nouveau au tronc d’arbre, le visage figé dans une expression de douleur, yeux clos et sanglots muets, laissant ses paumes ouvertes tomber aussi bas que ses bras pendants le permettaient. C’était étrange de remarquer que malgré leur flot continu et rapide, les larmes d’Amaranth n’étaient point accélérées comme l’étaient ses pensées ou ses mouvements, ses processus biologiques étant parfaitement normaux. Peut-être était-ce là qu’il fallait creuser, peut-être qu’activer à nouveau l’APB lui permettrait de retrouver cet état de vide émotionnel qui la rendrait apte, aussi apte que Caitlyn, aussi apte qu’elle aurait dût l’être.

Son amour recommençait à faire la conversation par de fausses menaces, essayant de la faire réagit, ou tout du moins d’attirer son attention ; comme si ses premières paroles d’avaient pas eut cet effet. Caitlyn l’aimait et attendrait le temps qu’il faudrait pour l’aider, mais avait des trucs à lui dire, car si elle ne le faisait pas, personne ne le ferait, selon elle.

- Par contre, si tu veux bien moi j’ai deux trois trucs à te dire… Pour sûr que ca va t’faire chier hein mais si c’est pas moi ? Qui l’fera ?

Qui ? Elle ; elle se reprochait très bien les choses seules, et savait quelles mesures devaient être prises. Qu’allait-elle lui dire ? Qu’elle avait foiré ? Qu’elle l’avait déçue ? Quelles vérités allait-elle lui jeter à la figure ? Caitlyn, sans vouloir lui faire de mal, s’exprimerait crument, elle était ainsi, c’était une qualité qui faisait qu’elle trouvait généralement les bonnes paroles malgré qu’elle les exprimait avec maladresse, mais si cela la rendait blessante, l’italienne n’était pas sure de vouloir l’entendre : dans le procès qu’elle se faisait, elle était juge, juré et bourreau, et avait déjà rendue sa sentence, pas besoin d’un nouveau témoin à la barre.

Mais parles Cati, parles, qu’on en finisse.

Le témoignage commença, affligeant dès les premiers mots ; elle était si faible qu’il faille qu’on la ménage ? Que Fuzzy elle-même prit attention à ce qu’elle disait ?

Ce qu’elle faisait, c’était plutôt simple pourtant : elle regardait ses rêves s’effondrer, détruits par son incompétence, par son incapacité. Oui, elle n’était pas à la hauteur, et oui, cela la terrorisait. Etait-elle celle que personne n’aimait parce qu’elle n’était pas à la hauteur ; ce n’était pas à elle de le dire. Pourquoi avoir peur de ne pas combler les espérances ? Parce que si elle ne le faisait pas, on n’avait aucune raison de la garder, aucune raison de l’aimer. On l’avait abandonné ; ses parents n’étaient pas morts, ils l’avaient abandonné. Personne ne l’avait jamais adopté, pas avant sa mutation et encore moins après ; sans savoir pourquoi, son premier acte de venue au monde avait été de décevoir ceux qui pouvaient l’aimer, et ils c’étaient débarrassés d’elle. Etait-ce si compliquer à comprendre ? Cette peur que si l’on ne correspond pas au critère que l’on nous donne, on soit rejeté ? Oui, elle en était encore là ; décevant, n’est-ce pas ? Si en retard, si en dessous de ce que l’on attendait d’elle. Sa plus grande peur : le dédain de la meute…

Amy the Extinctor Warrior, c’était ça l’image qu’on avait d’elle ? Malgré tout cela ? Malgré Amaranth ? Pour sur qu’elle ne serait jamais capable de défendre qui que ce soit, pas même elle, si elle n’était rien de plus qu’une idiote avec un extincteur ; bonne à distribuer des bonbons et à être sur un poster, en effet. Une mascotte, rien de plus.

- Tu veux qu’on parte et qu’on s’enfuie ? J’te l’dis… ca m’va car une vie sans toi, ça sert à queud.

Que pouvait-elle répondre à cela ? Que oui, elle allait gâcher leurs rêves ? Etait-elle lâche à ce point ? Prévisible à ce point ? Quel était le but de cette question ? L’enfoncer encore plus, détruire son opinion d’elle, pour le peu qu’il en restait ? Non, il fallait y voir un message de soutien, même s’il avait un goût des plus amers. Surtout considérant que Caitlyn ne pourrait pas la suivre hors de l’Institut, programme de réinsertion et tuteur obligeants.

Les paroles revinrent, soulignant le fait qu’elles étaient si proches du but avant qu’Amy ne vienne tout gâcher. Mais pourquoi tout cela ? Parce qu’elle avait visé trop haut, crut à trop de chimères : elle n’avait pas la carrure pour être une héroïne, elle n’avait jamais rien vécu de traumatisant avant d’arriver ici, elle était normale, destinée à une vie normale ou à une mort rapide, fonction de ses dons.

Qui était-il ? Elle n’en savait rien, mais d’où il la connaissait ; c’était un télépathe, il avait dût lire sa vie aussi simplement qu’elle-même lisait un livre, et il y avait placé le jugement approprié. Elle en avait chié, oui, pour finir sur cette branche, à nouveau nue face à elle-même, « conne ». Mais il ne s’agissait pas de faux problèmes. Oui, elle était conne : conne d’y avoir crut, conne d’y avoir songé. Elle était ici parce qu’elle avait échoué, simplement.

Le Fantôme préférait les ténèbres, mais était-elle réellement différente ? Elle qui montrait des masques au monde ? Elle se cachait en pleine lumière plutôt que dans les ombres, mais au final, se cachait également. Qui était lâche ? Qui portait les masques ? Oui, elle regardait les autres dans les yeux, mais ne leur mentait pas moins. Elle devait arrêter avec ses conneries moralistes, l’omission était un mensonge comme un autre, et elle était détectable comme les autres.

- Toi tu as regardé DROIT devant !

Vraiment ? N’avait-elle pas baissé les yeux plutôt ? Amaranth, non, mais Amy… Amy avait échoué. Ce corps c’était tenu près à ses décisions, suivant aveuglément ses choix, quels qu’ils fussent, mais son esprit avait bloqué. Elle avait échoué, et cet échec était la seule chose qu’elle voyait. Il lui suffisait de regarder devant elle, vers l’avenir, pour voir les futurs échecs qu’elle accomplirait, et envisager leurs conséquences ; des conséquences dont elle ne pouvait payer le prix.

Elle n’avait aucune leçon à recevoir de ce genre d’individu ? Outre le poids des siècles, il avait visé juste à chaque fois, frappant là où cela faisait mal, exploitant ses doutes et ses peurs, la vainquant par les mots. Cela avait dû être un jeu d’enfant pour lui, chercher dans son esprit les failles, les élargir et les fracturer, faire d’une fissure une crevasse béante. C’était déshonorable, c’était d’une cruauté… naturelle. Il avait usé de ses pouvoirs comme elle aurait usé des siens. Elle ne devait pas s’attendre à autre chose, même si pour elle le concept de « Mal » restait le mal abrupte, celui des Purificateurs et des Cyborg ; la violence, elle pouvait, mais les doutes et les peurs, elle ne pouvait pas. Fouiller dans sa tête pour la briser, c’était tellement plus efficace que de tenter de la briser physiquement. Son corps guérissait très vite, ainsi les blessures les plus marquantes n’étaient pas celles qui lui étaient infligées.

Ce qu’elle croyait ? Qu’on lui avait remit un costume qu’elle était apte à porter, mais ils c’étaient trompés : elle n’était pas capable de le porter. Cependant, Caitlyn marquait un point : elle n’était pas une X-Men, mais se battait pour le devenir ; seulement, son combat ne donnait pas de résultats. Elle restait la même, fragile bougie enfermée dans une lanterne bien trop grande pour elle. Elle avait été dans un état lamentable dès qu’elle avait revêtit le costume, et n’était pas capable de se battre, seulement de faire semblant ; pitoyable. Non, même pas pitoyable, mais dégoutante : elle n’attirait pas la pitié, mais le dégoût. C’était compréhensible, elle ne pouvait leur en vouloir comme elle ne pouvait en vouloir à ses parents ; tout était de sa faute, comme toujours.

Elle culpabilisait de devoir, même maintenant, se faire gronder comme une enfant ; mais si cela arrivait, c’était qu’elle le méritait. Une enfant, oui, son corps avait grandit trop vite et son âme avait quitté un nid pour un autre, chaque confrontation avec l’extérieur ne l’aidant pas à progresser mais au contraire la fragilisant. Elle ne pourrait jamais tenir le « flingue de shérif », le rôle d’X-Woman.

Elle ne cherchait pas à être la plus forte, cela n’avait aucun intérêt, elle cherchait juste à être aussi forte qu’elle le devait, qu’on attendait qu’elle le soit. Toujours la même rengaine, pour toujours les mêmes raisons.

Parlons-en, de Jubilation Lee ; leur modèle, souriante et optimiste envers et contre tout, trouvant le moyen alors qu’elle était au seuil de la mort de lui écrire une lettre de félicitations. Il n’y avait rien à féliciter ; juste à ce désoler. Et oui, elle était prise de doute, mais elle avait fait le choix de se sacrifier pour la cause, s’entrainant sans relâche ; Amy, ce choix, elle l’avait refusé, préférant son bonheur à celui des autres. Si elle arrêtait définitivement de chercher ce qu’elle ne pouvait atteindre, peut-être pourrait-elle profiter de ce bonheur, mais à l’heure actuelle, ce n’était pas le cas.

Caitlyn l’avait peut-être battue, l’élève avait peut-être dépassé le maître, mais elle n’avait pas cherché à saper les fondations de ses croyances et de ses espoirs, elle n’avait pas cherché à lui faire mal, à la détruire ; elle l’avait battue à la loyale. Mais leurs ennemis, mais le Fantôme, ne le faisaient pas.

- C’est pas avant, c’est pas pendant c’est après que c’est l’plus dur. C’est ca le job et on l’a choisi toutes les deux, on va l’faire même si j’suis pas plus fière que toi, hein…

C’était vrai, c’était maintenant le plus dur ; c’était maintenant que c’était trop dur. Elles n’avaient pas choisis un job, elles avaient choisis un rêve, mais les rêves n’étaient pas faits pour se réaliser. Ils étaient des chimères et des illusions, garantissant l’espoir. Où trouver l’espoir lorsqu’on avait déjà but toute l’eau de sa source ?

Fuzzy avait risqué de nombreuses, de trop nombreuses, fois sa vie, prenant des « pains et des tartes » pour en arriver là ; preuve une fois encore de sa supériorité, du fait qu’elle était capable de devenir X-Woman, à l’inverse de l’italienne. Et le fait qu’ils soient bien plus impressionnant que leur adversaire ne l’enfonçait qu’un peu plus.

Reconnaitre ses forces et ses faiblesses, simple. Elle avait fait le bilan et tiré les conclusions qui s’imposaient : quitter les X-Men, avant d’échouer face à un « véritable adversaire ». Etre professionnelle et avoir l’esprit critique mais lucide ; laquelle des deux l’avait le plus ? Celle qui usait de fait avérés et d’un empirisme réel, ou celle qui suivait son cœur ? Restait à répartir les rôles.

Apprendre, faire des essais ; les enjeux étaient tous simplement trop importants pour se donner plusieurs chances. La vie et la mort des autres reposait sur elle comme sa propre vie et sa propre mort reposait sur les autres ; une équipe, c’était comme une côte de maille : tous les maillons solidement fixés entre eux, c’était indestructible, mais s’il y avait un maillon mal forgé, tout s’écroulait.

- Amy, mon amour… Débriefing : qu’est ce qui a merdé ce soir, please ? Et me sort pas « moi » où ca veut dire que je m’époumone pour rien depuis une plombe.
Allez ma puce…Qu’est ce qui a merdé ce soir, en toute objectivité ?


Elle eut un petit rire, rouvrant les yeux pour regarder la lune.

- Incapacité à gérer le stresse, faiblesses morales exploitables, manque de volonté, paralysie musculaire, etc. Mais ce ne serait que masquer le problème ; hors, on n’a dit plus de masques entre nous. Ce qui a merdé ? Tu ne vas pas aimer la réponse, mais plus de mensonge. Ce qui a merdé ? Mon humanité. Simplement. Ces doutes, ces peurs, ces espoirs, ces émotions, ce qui font de moi ce que je suis : mes forces et mes faibles, voilà ce qui a merdé. Sais-tu pourquoi je ne parviens pas à considérer Amaranth comme la même personne qu’Amy ? Comme le physique d’Amy a disparut à son profit, son humanité aurait dû en faire de même. J’ai échoué à la passation, ce n’est pas moi qui l’ait terminé. C’était… autre chose. Cette chose sanglante, cette chose qui a sacrifié une vie sans le moindre état d’âme, ce n’était pas moi. Cette chose qui t’as regardé en constatant que tu allais souffrir de la disparition d’Amy sans s’en émouvoir, cette chose qui a vu tes larmes sans éprouver la moindre empathie… cette chose qui t’as vu sans t’aimer… ce n’était pas moi. Je l’ai refusée. Il m’a été donné l’occasion de me débarrasser de mes faiblesses, de devenir apte à gérer toutes les variantes d’un conflit, diplomatique ou guerrier, comme une véritable psychopathe, dans une objectivité parfaite, non polluée des émotions et sentiments humains ; il m’a été donné l’occasion de devenir indestructible, m… mais… je n’ai pas put. J’ai préféré être faible et t’aimer qu’être forte sans toi. Ce corps n’est pas le mien, cette place n’est pas la mienne… je n’ai que toi. Toi, et les mensonges. Pardonne-moi. Pardonne-moi de t’avoir déçue, de te décevoir… Pardonne-moi d’avoir abandonné, de t’avoir abandonnée ; pardonne-moi d’avoir arrêté de courir, d’avoir visé trop haut ; enfin, pardonne-moi, par pitié, d’avoir arrêté de t’aimer, même quelques instants. Je peux guérir de tout perdre, sauf toi. J’ai fait un choix, et il est temps que je l’assume…

Elle n’avait pas bredouillé, mais son corps tremblant et son visage crispé, dissimulés parmi les branches, ne pouvaient révéler combien il avait été dur de prononcer cela sans scier. Croirait-on qu’elle jouait la comédie ? A défaut d’être parfaitement calme, tout semblait faux, la modulation de sa voix comme le rythme de ses paroles étant modulé pour être compréhensibles. Croirait-on qu’elle manipulait ? Car il n’y avait qu’une seule réponse que l’on pouvait donner à ses propos, elle le savait, mais ne savait pas comment cela serait perçu, pas plus qu’elle ne savait dans quel but elle avait parlé ainsi. Ça allait faire mal, elle en avait conscience. Caitlyn était son espoir, le dernier, mais elle avait l’impression de fausser cela, d’user de méthodes similaires au Fantôme. Qu’avait-elle besoin d’entendre ? Et surtout, comment l'entendrait-elle ? L’entendraient-elles, car elles auraient toutes deux quelque chose à voir et à interpréter dans les paroles de l'autre...

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: The Sound of Silence {Caitlyn Elioth}   Mar 4 Déc - 22:04

- Oh ce rire, ce rire qui sonnait comme un sarcasme. Ce rire elle le détesta et il restera pour très longtemps gravé dans son esprit comme l’un des pires moments qu’elle aurait vécus. Elle sut que l’orage était proche rien qu’au ton saccadé de ce rire mais le pire n’était pas ce qu’elle disait ni même l’intonation ou le rythme bien trop contrôlé mais bel et bien ce qui l’avait amené à dire de telles choses, l’anabase de ce cheminement et le cheminement probable de ses doutes et ça, c’était pire que tout ce qu’elle aurait pu lui balancer au visage. Juste imaginer quel merdier dans sa tête avait pu parvenir à dresser un constat aussi affligeant d’une situation : aussi crument exposé, aussi douloureusement livré sans retenu et avec la violence de ce qui balafrait l’âme était bien là le moment le plus pénible et le plus traumatisant à vivre car c’est toujours ce qui n’est pas dit qui est le plus blessant, les mots n’ont que ce poids qui les portent. Elle se redressa comme debout face à la tempête et écouta en silence ce qu’elle avait à lui dire.

Le pire fut sans doute le silence qui suivit et heureusement la hauteur et la nuit permettait à la Ptite Rousse de dissimuler les émotions qui passaient sur son visage. Fuzzy…La tempête sous son cerveau où les émotions passaient et repassaient dans un chaos inquiétant et toutes les pensées convergeaient vers cette unique phrase empreinte d’une vérité ignoble et douloureuse. « Pardonne-moi, par pitié, d’avoir arrêté de t’aimer ». Impossible de penser à autre chose tant cette phrase venait de faire de dégât. Un frisson, pire un tremblement. Voici donc jusqu’où elle avait osé aller ? Et voilà le choix qu’elle avait fait. Elle balbutia mais sa voix avait complétement perdue de son assurance, comme si elle était sous le choc et c’était réellement le cas.

- X Men…c’est avant tout…être humain…Ce que…j’aime chez toi, c’est ça…c’est ton humanité, ta fragilité. T’es la plus belle X Men que j’ai jamais vu…quoi..quoi d’autre ? Pont entre Humain et Mutant, tu t’souviens, à quoi ca sert si tu perds l’un des cotés ? Tu…tu vois pas ça..Pourquoi tu peux pas comprendre quelque chose de si simple…Pourquoi t’arrive jamais à comprendre c’que j’dis ? C’est..c’est pas ma faute si..si j’arrive pas expliquer…Je suis si fière de ce que tu es..si fière et toi..tu..tu..T’as fais l’bon choix…Sans ton humanité, tu n’serais pas une X Men..juste un putain d’monstre vide… T’as du passer par cette expérience pour l’comprendre mais t’as pas été foutue d’en tirer la leçon. T’as gagné trois choses dans cette épreuve : ton humanité, ton droit à l’amour et l’évidence de ce que tu dois être : une X Men. Et je..je..

C’était en elle, identifiée à présent : une vague de tristesse amplifié par une colère et une douleur d’une intensité monstrueuse au point de la faire blêmir. Les tremblements ne s’arrêtaient plus tandis que les fourmillements dans ses membres s’intensifiaient.

- Je..dois y aller..Rentre pas trop tard et prends pas froid..je..a tout à l ‘heure.

Situation inattendue. Elle recula d’un pas puis de deux avant de rebrousser rapidement le chemin mais c’était déjà trop tard, les éclairs sous forme de décharges parcouraient son corps en zébrures anarchiques tendit qu’elle perdait le contrôle de ses pensées. Un sentiment analogue de quelque chose qui ne pouvait pas se reproduire, qu’elle n’avait connu qu’une seule fois.

Mettre le plus de distance entre elle et toute forme de vie tandis que l’intensité , inexplicablement montait crescendo et que même la ZPCE qui venait de s’activer n’arrivait pas à endiguer les pulsations anarchiques de l’Overun qui s’annonçait comme une évidence.

De la distance, prendre de à distance et évacuer ce qu’elle pouvait vers le sol et toujours cette foutue sensation inexplicable de ne pas comprendre ce qui provoquait ce sur plein et comment on avait pu en arriver là.


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MessageSujet: Re: The Sound of Silence {Caitlyn Elioth}   Mar 4 Déc - 23:42

Le silence, le son du silence revint, plein de nouveau reproches. La colonne vertébrale d’Amaranth se glaça, alors qu’elle avait la certitude d’en avoir trop dit. Elle n’avait pas tut son problème, elle c’était donné le temps de s’y habituer. Caitlyn savait qu’elle avait du mal à accepter Amaranth, mais la vérité sur ce fait était douloureuse. Que faire, quant vérités et mensonges faisaient tous deux souffrir, et que ne rien faire faisait souffrir également ?

Elle voulut parler, s’excuser, mais sa voix se bloqua alors que celle de Caitlyn perçait le silence, enrayée et hésitante. Qu’avait-elle fait ?

X-Men, avait tout être humain ? Non, les compétences requises n’étaient pas à la portée des humains ; les X-Men étaient comme les héros mythiques, plus que des hommes, mais cela impliquait une contrepartie. Jubilee avait sacrifié une partie de sa vie pour eux, Warren avait cette chose enfermée dans son corps, Frost surement une pathologie nymphomanique… Ils avaient tous quelque choses ; même Caitlyn avait ses cauchemars. On ne pouvait pas sortir indemne de ce genre de choses ; c’était là le seul point qu’elle avait en commun avec les véritables X-Men. Elle n’était pas la plus belle des X-Men, pas plus qu’elle n’avait oublié leur rôle ; être mutant ne signifiait pas être inhumain, les mutants étaient des humains, avec des pouvoirs, c’était tout. Il y avait des être inhumains chez les Sapiens comme les Superior, car elle avait entendu par perdre son humanité perdre son âme, perdre cette capacité à ressentir émotions et sentiments, devenir une machine ; cela la terrorisait, car elle n’avait pas peur pour rien des choses dénuées d’âmes.

Mais raisonner comme une machine lui aurait permit de prendre les bonnes décisions en toutes circonstances, et elle n’aurait accomplit des erreurs comme elle venait de le faire. Souffrir faisait mal, mais pas autant que faire souffrir celle qu’elle aimait.

Elle n’avait pas comprit ce qu’elle avait voulut dire, prenant les choses au pied de la lettre, comme elle les analysait et les traduisait, ce qui renforcé par sa dépréciation d’elle-même et la maladresse des mots de Fuzzy l’avait conduite à voir ce qu’elle voulait voir, selon toute probabilité.

Caitlyn était fière d’elle, fière de son choix, fière qu’elle ait gagné son droit à l’amour, à l’humanité et à être une X-Men ; Nephilim ne pouvait pas enlever cette victoire, non. Cette victoire sur elle-même, sur ce qu’elle avait de pire, elle ne pouvait renier son choix, son bon choix. Assumer les conséquences, elle l’avait dit elle-même : souffrir comme les humains pour aimer comme les humains.

- C’ti j'

- Je… dois y aller… Rentre pas trop tard et prends pas froid… je… à tout à l’heure.


Amy se pencha sur le côté, brusquement, voyant son aimée s’enfuir à son tour, des décharges électriques se formant sur elle ; qu’avait-elle fait ?

Son échec était bien pire qu’elle l’avait pensé, Caitlyn perdait le contrôle de ses pouvoirs ; cela avait été un véritable cauchemar la dernière fois, et tout allait se reproduire par sa faute… Non, non, non ! Amy se prit la tête entre les mains, pleurant de plus belle, paniquant ; elle qui croyait avoir touché le fond, la voilà creusant et emportant celle qu’elle aimait le plus vers les abîmes.

Il n’était plus question de ses réussites ou de ses échecs, de ses peurs ou de ses doutes ; il était question de Caitlyn, désormais. S’arcboutant violement, Amaranth se renversa sur le côté, choisissant le moyen le plus simple de rejoindre le sol : en tombant. Les branches amortirent, ou plutôt ralentirent, sa chute, ne lui causant réellement de grandes douleurs, mais elle s’effondra tout de même jusqu’au sol, atterrissant face contre terre.

Elle s’affolait de voir encore la destruction de son aimée prendre la forme d’une tempête énergétique sans âme, cette dernière enfermée dans sa propre tête comme spectatrice d’une chose qu’elle ne pouvait maîtriser. Son cœur accélérait, et tapant du poing contre le sol, elle entreprit de se relever.

Elle glissa une fois, puis deux, en autant de seconde, serrant les dents de rage et luttant contre elle-même aussi bien que contre son environnement. Elle tremblait toujours, elle pleurait toujours, mais elle refusait d’abandonner, ou de s’abandonner.

Un hurlement de rage, un cri de négation et un battement d’ailes, et elle fut à nouveau propulsée dans les airs, s’écrasant non-loin devant Caitlyn, toujours auréolée de son pouvoir. Se servant de ses ailes à la manière de membres supplémentaire, prenant appuis sur elles pour s’aider à se relever et les écartant pour ne pas perdre l’équilibre, elle fit face à l’orage qui approchait, branlante mais debout.

Jamais elle n’abandonnerait Caitlyn, jamais elle ne la laisserait souffrir. Ne jamais s’abandonner, ne jamais s’arrêter de courir mais savoir où l’on va, ne jamais cesser de s’aimer. Jamais plus.

- J'peux d'ter d'tout, commença-t-elle, crispée de tout son corps tant pour ne pas s’effondrer que pour maitriser ses paroles. J'peux d'ter d'tout… j'peux do'ter d'moi-mêm'… mais y'a une chose dont j'ne p'rrais j'mais d'ter. T't’en souviens ?

La question était réellement, mais avait plus pour but de ramener l’attention de Caitlyn sur elle. Amaranth fit un pas vers elle.

- J'n'p'rrais j'mais d'ter qu'tu m’aim', Dante m’est témoin. J'vais m’appr'cher, j'vais t'prendr' dans m'bras, parc'que c’est l'seul endroit au mond' où c'dernier n’a plus d’importanc', où quoi qu’y ait en-d'hors, c'reste en-d'hors.

Elle fit un nouveau pas, puis encore un autre, décidée et sans peur.

- J't’aime. Et j'sais que t'm’aimes. J'n’ai pas fait l'choix d’êt' humain', je n’ai pas fait l'choix d’êt' dign' d’êt' X-Men, j’fais l'choix d't’aimer.

Trois nouveaux pas, plus que quelques autres et elle serait dans le champ de la ZPCE.

- J't’aime, et quant bien même j'd'terais du mond'et de moi-m'me, y'a une chos' dont j'n'd't'rais jamais : toi. T'n'm'f'ras pas d'mal, j'l'sais.

Elle s’approcha encore pour franchir la barrière électrique la séparant de son aimée, ne sachant pas si cette dernière se désactiverait ou non, mais voulant prendre Caitlyn dans ses bras, qu’importe la douleur. L’amour guérissait toutes les blessures et régénérait tous les espoirs, disait-on.

Elle ferma les yeux et soit ses mains passeraient autour de la taille de Caitlyn, son visage se posant sur son épaule, joue contre joue, et ses ailes l’entourant pour la serrer contre elle, soit elle prendrait à nouveau la foudre ; mais elle courrait ce risque sans hésiter : elle lui faisait une confiance aveugle, et souffrait volontier si cela lui permettait d'aider son aimée.

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MessageSujet: Re: The Sound of Silence {Caitlyn Elioth}   Mer 5 Déc - 19:54





Le cœur ne met pas de distance, c’est la leçon qu’on aurait pu en déduire si l’occasion en avait été donné de s’y attarder. Même si sa priorité était de préserver le plus possible son environnement de la tempête électrique en devenir, Amy ne l’entendait pas de cette oreille et parvint à se placer sur le chemin d’une Caitlyn luttant pour garder un semblant de contrôle. Impossible pour elle de remarquer l’acte héroïque et les efforts douloureux pour parvenir à une telle situation : impossible car à l’image de ce qui se passait là, au dehors, son esprit n’était plus qu’un terrible chaos ou émotions et pensées s’entrechoquaient dans un âpre combat qui n’avait d’enjeu que de conserver un semblant maîtrise sur les événements à venir. Elle ne pouvait gérer que quelques bribes de pensées tandis que les émotions se convertissaient avec une vélocité impressionnante en pure énergie qui débordait littéralement du corps de la jeune femme sous forme de pulsations grandissantes. Un premier arc traversa l’air sous la forme d’une foudre qui alla mourir dans le sol en grondant. Un deuxième et une troisième comme des décharges frappant l’air dans un ballet bleuté impressionnant et presque poétique.

Elle leva vers elle un regard consterné quasiment suppliant ou se reflétait une obsession et une terreur incommensurable. Et pourtant elle lutait de toute son âme contre cette ombre destructrice qui finissait pas la consumer complètement.

« J'peux d'ter d'tout… j'peux do'ter d'moi-mêm'… mais y'a une chose dont j'ne p'rrais j'mais d'ter. T't’en souviens ? »

Elle tenta de lever le bras en avant pour lui signifier de ne pas s’approcher mais déjà, son corps semblait n’être fait que de plomb et rien d’autre.

- N…ne…n’appr..pas !!

« pardonne-moi, par pitié, d’avoir arrêté de t’aimer, même quelques instants »

Cette phrase comme une meurtrissure continuant d’écarteler un abime de tristesse dont on ne voyait plus le bout. L’amour aurait survécu à la mort mais l’amour lui-même était mort et pas la vie ? A quoi bon continuer cela, puisque rien n’était indestructible, que tout pouvait disparaitre en un claquement de doigts.

Je me souviens de promesse d’amour éternel, je me souviens de quelque choses d’essentiel que moi je n’ai jamais trahis et je me souviens que je tenais cela comme la plus belle vérité du monde et que rien ne pourrait adultérer.

« d’avoir arrêté de t’aimer »

Même au fin fond de la détresse, même au-delà de tout choix douloureux. Cette vérité. Jamais, je ne trahirais ma vérité.

« quelques instants »

Un instant c’est une éternité dans l’absolu, un instant n’est pas anodin parce qu’il n’y a des éternités d’amour dans nos regards, des infinités de douceurs où l’on se perd, alors forcément si l’on juge l’existence de ces moments précieux rehaussés de couleurs chaudes du cœur, dès lors à l’absence d’amour même dans ces instants répondant pas écho, c’est un effroyable enfer sans lumière et sans avenir, une damnation pire que tous les fléaux pouvant tomber des cieux, une apocalypse de sécheresse et de désolation. L’enfer à une réalité, tu viens de me la décrire en quelques mots.

- Amy ! Nnnoon Ne.. Par pit.. !!

Tous ses muscles commençaient à se crisper et à se figer dans une attitude raidie et figée tandis que la ZPCE montrait des signes de « craquelures » sous les décharges d’énergie, l’incident était consommé : l’Overrun était en route dans une marche irréversible. L’air lui-même devenait irrespirable par son atmosphère saturée en ozone

« J'n'p'rrais j'mais d'ter qu'tu m’aim', Dante m’est témoin. J'vais m’appr'cher, j'vais t'prendr' dans m'bras, parc'que c’est l'seul endroit au mond' où c'dernier n’a plus d’importanc', où quoi qu’y ait en-d'hors, c'reste en-d'hors »


Plus de réponse, elle était à présent incapable de parler, son regard se figeait, comme absent tandis que des éclairs striaient l’air tissant une dance létale dans les ténèbres de la nuit.

T’approches pas, j’ai plus le contrôle je ne peux pas, je ne peux pas, je ne peux plus. Ca va recommencer comme cette fois où je t’ai tué..ca va recommencer, parce que je ne peux plus même penser, même m’empêcher de perdre une fois de plus ce que j’aime comme Byron, comme Kyle, comme..comme tout ce qui a compté dans ma vie, je vais tout détruire et je e peux pas l’empêcher : qu’est-ce que j’ai fait, mais qu’est-ce que j’ai fait ?
Peu à peu, ses iris perdirent leur vivacité et ses yeux se révulsèrent, lui donnant un aspect d’être comme possédée par une force improbable, convulsant çà et là sous les foudres se déversant de manière anarchique : l’Overrun dans toute sa bestialité et son aspect destructeur impossible à apprivoiser.

« J't’aime. Et j'sais que t'm’aimes. J'n’ai pas fait l'choix d’êt' humain', je n’ai pas fait l'choix d’êt' dign' d’êt' X-Men, j’fais l'choix d't’aimer. »


Plus…choix..penser..difficile..humain..confus..conscience..douleur..plus..silence..je..aimer..revenir..je veux..choix..contrôle..si..je..

« J't’aime, et quant bien même j'd'terais du mond'et de moi-m'me, y'a une chos' dont j'n'd't'rais jamais : toi. T'n'm'f'ras pas d'mal, j'l'sais. »

Un éclair la frôla comme un coup de semonce alors que plus rien ne semblait trahir de vie dans cette sorte de transe meurtrière. Amy s’approchait et déjà elle pouvait sentir sa propre chevelure se dresser sous l’action mécanique des champs électriques générés par l’Overrun face aux décharges de plus en plus rythmées s’évacuant soit vers le sol soit dans les airs. La psyché de Caitlyn s’était enfin effondrée, elle fonctionnait à présent comme un machine tournant à vide, sans raison, ni logique. Alors qu’Amy approchait la main, parvenue miraculeusement au plus proche de la catastrophe, tout semblait joué pour que cette nuit connaisse un épilogue tragique et pourtant…et pourtant…les miracles existent, il suffit parfois d’avoir assez de force pour le croire.
Une chose inexplicable, là où Amy avançait a main, le champ se résorbait comme si une force l’empêchait d’entrer en contact avec sa peau, comme si, d’instinct il cédait devant elle et ce fut lorsqu’elle parvint à enserrer ses bras autour d’elle que l’impensable se produisit, la ZPCE se déploya non plus entre elles mais autour : Amy était à présent au cœur de la tempête dans l’œil du cyclone, le champ se déployant dans toute sa fureur à quelques centimètres d’elles en épousant la forme de leurs corps.

Caitlyn tressauta tandis qu’un changement semblait s’opérer en elle, comme si elle s’accrochait de toutes ses forces à revenir de cette noirceur abyssale d’où on ne pouvait pas revenir, son corps perdit peu à peu de cette rigidité presque cadavérique et ses paupières enfin purent se fermer sur ses yeux révulsés. Amy la sentit physiquement s’agripper à elle alors que la ZPCE se reconstituait autour d’elles, évacuant rapidement son énergie dans la terre même.

Et c’est ainsi que le seul être au monde capable d’inverser un processus destructeur retourna la situation cette nuit-là. Amy de Lauro par la seule volonté de son cœur et la seule force de son amour parvint à enrayer la mécanique.

Elles restèrent encore quelques minutes ainsi alors que la ZPCE s’éteignait d’elle-même et qu’enfin, Caitlyn se relâcha complètement s’effondrant dans les bras de sa compagne sans trouver la force d’ouvrir les yeux mais balbutiant quelques mots avant de sombrer dans l’inconscience sans avoir trouver la force d’ouvrir ses iris sur un monde enfin plus serein.


- S..Salut…toi..J’ai fait un rêve…une X Woman me sauvait la vie….une X Woman que j’aimais…infiniment…Débriefing..Comment t’as fais c’miracle..là…

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MessageSujet: Re: The Sound of Silence {Caitlyn Elioth}   Jeu 6 Déc - 16:08

Un éclair la frôla dans un air de déjà vu, la faisant courir sur deux temporalités différentes, présente dans ce bois comme elle l’avait été dans la bibliothèque. Aussi rapide que la dernière fois, et aussi prête à souffrir physiquement pour celle qu’elle aimait le plus au monde. Cependant, cette fois, c’était d’un amour différent, avoué, assumé et accomplit, d’un amour tellement plus fort qu’il ne l’avait jamais été, forgé dans les flammes et les glaces de l’Enfer pour les conduire toutes deux dans un paradis que nul autre ne verrait jamais. Elle n’essayait pas de sauver une sœur ou un amour, elle essayait de sauver Caitlyn.

Quelqu’en soit le coup, elle essaierait. Elle bravait à nouveau la supernova de foudres pour tenter de ramener celle qui en était prisonnière, pour la sortir de cette cage et lui faire passer outre le malheur ; pour la sauver.

Plus d’Amy ou d’Amaranth, plus qu’une personne anonyme courant vers le cœur de la tempête, vers son cœur à elle.

Qu’importaient les noms, les visages et les mondes, si elle perdait Caitlyn ?

La bibliothèque avait brûlée, car leur amour n’avait pas été là. Mais il en fut différent en cette nuit, car tant qu’elles s’aimaient, elles parviendraient à vaincre, quoi qu’il arrive.

Nephilim senti l’électricité statique autour d’elle, mais elle n’eut droit à la morsure du tonnerre, ses bras se saisissant de celle qu’elle aimait au niveau des omoplates et sa tête s’enfouissant entre son épaule et son cou, alors que ses ailes balayaient l’orage pour venir les enserrer toutes deux, ensembles. Le grésillement des éclairs continuait, mais l’italienne n’en souffrait pas ; elle ne ressentait plus que deux choses : son amour pour celle qu’elle tenait contre elle et ce contact qu’elle espérait suffisant pour la ramener.

Sous le regard effacé d’une pleine lune et parmi le souffle discret des arbres, le son du silence entreprit une nouvelle mélodie, alors que deux cœurs battaient à l’unisson dans la peur, unis par leur amour. Elles n’étaient pas deux êtres, elles étaient les deux faces d’un même être, et dans les abîmes de l’Overrun, cela semblait c’être révélé : la foudre les encadrait l’une et l’autre, mimant leurs corps enlacés dans les ombres des ténèbres, sans pour autant les blesser. Mais le véritable miracle eut lieu lorsque Caitlyn revint, se saisissant d’elle pour la serrer à son tour, reprenant le contrôle de son corps.

Drapées de plumes et d’éclairs, elles restèrent là, une éternité accrochée l’une à l’autre, à s’agripper pour qu’aucune d’elle ne sombre. Visage en larmes enfoncé dans la chevelure rousse, une main passant de son dos à sa nuque et l’autre descendant jusqu’à son bassin, collée contre elle autant qu’elle le pouvait, Amy la tenait de toutes ses forces, ces dernières alimentées par la peur et l’amour devenant bien plus grandes que ne pouvait le concevoir quiconque. Elle la serrait, elle la serrait, ayant peur de plus faire mal mais encore plus peur de la perdre, elle la serrait de toute ses forces ; les mots ne venaient plus, et seul le contact importait.

Puis, la nuit revint, et Caitlyn s’effondra. Amy tomba à genoux avec elle, ne la lâchait pas, bien qu’elle décolla son visage pour regarder son aimée en face, complètement affolée. Le souffle de Cait’ était encore là, elle n’était pas morte, mais épuisée et vidée, elle allait sombrer. Cependant, pas avant qu’elle n’eut dit quelques mots.

- S… Salut… toi… J’ai fait un rêve… une X Woman me sauvait la vie… une X Woman que j’aimais… infiniment… Débriefing… Comment t’as fais c’miracle… là…

Fuzzy semblait apaisée, disparaissant des les ombres d’un abîme moins dangereux que le précédent, sa conscience vainqueur s’en allant retrouver un repos forcé. Serrant la Ptite Rousse et lui tenant chaud de tout son corps tremblant, Amaranth colla sa tête contre celle que Caitlyn, tempes à tempes, murmurant, après plusieurs nouvelles minutes de silence durant lesquelles leurs cœurs se calmèrent de concert.

- J… Je sais pas si tu m’entends… mais les dernières fois… ça avait marché… alors j’essaie, commença-t-elle contre l’oreille de celle qu’elle aimait. J’ai rien réussit… ON a réussit… On t’a ramené comme on m’a ramené la dernière fois… C’est notre amour, on peut le brider ou le museler, il se défait toujours des liens qu’on peut lui imposer… Je t’aime, Cati.

Un rêve ? Une X-Woman lui sauvant la vie ? Ce n’était pas une X-Woman qui lui avait sauvé la vie, c’était elles. Elles s’aimaient infiniment, oui, et c’était cela leur force : tant qu’elles étaient et resteraient ensemble, elles se relèveraient toujours, non-pas invincibles, non-pas invaincues, mais indestructibles. Les deux faces d’une même pièce : on ne pouvait détruire l’une tant que l’autre était là.

Amy n’était pas une X-Woman dans les faits, tendis que Caitlyn ne l’était pas dans le titre ; elles se complairaient, un tout une fois encore. Il n'y aurait que lorsque Fuzzy prendrait sa place si méritée dans la X-Team que Nephilim en ferait réellement partie elle aussi. Elles étaient en transition, mais en transition ensembles.

Et c’était cela le principal, le plus important : ensembles. Aucunes d’elles ne serait réellement X-Men tant que l’autre ne le serait pas également, qu’importe si elle faillirait avant cela.

Il avait fallut une nouvelle visite de l’enfer pour que le Nephilim le comprenne, mais cela signifiait qu’elles l’avaient à nouveau traversé, et que le soleil allait de nouveau briller. L’éclaircie approchait, Amy en était convaincue, et restant là, dans la nuit, à couver celle qu’elle aimait. Ni ses plumes ni sa peau ne tombaient plus.

Elle n’avait pas la force de bouger, alors elle ne bougea pas, restant là à veiller sur son plus beau trésor, la couchant sur le flan, sur l’une de ses ailes, et s’installant contre elle, avant de la couvrir de ses bras et de son autre aile. Faisant face au visage inconscient, paisible, elle se concentra sur le souffle, lequel était toujours là, régulier, et éclipsait totalement le son du silence par le chant de l’amour.

RP TERMINE pour Amy

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