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 Tenir la distance

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Tenir la distance   Dim 18 Nov - 0:53

Tenir la Distance

Prologue : Une vie, un rêve, un amour

Emploi du Temps:
 

Chambre d’Amy de Lauro, Chambres des X-Men, Institution Charles Xavier, Etat de New York
Dimanche 9 Septembre – 08 : 06 A.M.
Regardant le nouvel emploi du temps sur le mini-frigo installé par Caitlyn dans leur chambre personnelle, Amaranth resta accroupie devant le carré blanc, songeant qu’elle avait bien fait de destituer l’ancien à la demande de sa compagne, laquelle lui ayant opposé des motifs plus que valables ; 6h-19h, voilà ses journées. 20h d’entrainement par semaine, 25h de cours et 18h de travail, voilà qui laissait peut de place à la vie privée, en effet, ni à la photosynthèse, même si elle parvenait à le faire plus ou moins deux heures par jour. Heureusement qu’elle avait ses dimanches !

Amy ouvrit la porte blanche pour prendre la bouteille d’eau qui y trainait ; ou plutôt le pavé, comme l’appelait Caitlyn : 5L. Et dire qu’ils pouvaient disparaitre dans la journée, la soif allait de pair avec la photosynthèse, puisque nécessaire à cette dernière. 1L par heure de récolte, c’était simple, pour une fois ; mais ne sachant pas si elle devait également renouveler l’eau de son corps ou si c’était inclut dans le lot, elle s’arrangeait aussi pour boire 1,5L supplémentaire, comme conseillé. Elle avait une vessie d’acier, n’allant uriner qu’un nombre réduit de fois comparé à ce qu’elle buvait, environ une fois toutes les six heures ; le hic, c’était que la nuit aussi, elle faisait cela, même si elle s’améliorait dans le fait de ne plus réveiller Caitlyn en se levant. Enfin, dès que les températures chuteraient, ce serait plus difficile, puisqu’elle composait une bonne partie de la couette du lit, avec ses ailes. Elles verraient bien quant elles y seraient, mais pour le coup que même avec quatre mètres d’envergure, elle serait trop courte pour aller pisser si Caitlyn s’accrochait à son chauffage.

Porte et volets fermés, il faisait encore noir dans leur chambre, à l’exception de la brève lumière émise pas le réfrigérateur lorsqu’elle l’avait ouverte ; pas de quoi réveiller Caitlyn, dieu merci. Buvant quelques secondes au goulot même de sa réserve personnelle, n’essayant nullement de ralentir ses mouvements et absorbant le liquide à grande vitesse, le tout en essayant de garder le silence total (ce qui ne fut pas franchement une réussite, mais Fuzzy était trop épuisée pour s’en rendre compte), elle reposa la bouteille d’eau sur le frigo avant de se diriger à la seconde étape de son cheminement matinale, qu’il n’est pas utile d’énoncer. Se baladant nue dans les ténèbres, elle y voyait cependant parfaitement, la photosensibilité de ses rétines s’étant incroyablement améliorée, chose expliquant qu’elles soient devenues bleues ; p’tain, et dire qu’elle aimait tant la couleur brune qu’elles avaient jadis eut. Mais bon, à chaque chose malheur et bon, même si c’était un signe de plus d’Amaranth et non d’elle-même. Un élève lui avait fait le coup : « Amaranth « Amy » de Lauro », lorsqu’elle c’était présenté à lui, chose qui l’avait motivée à garder Nephilim comme pseudonyme X-Men. Amy, juste Amy, et pas prononcée à l’anglicane, par pitié ! Entre « Emie de Loro » et « Ami dé Laouro », il y avait une différence !

Bref, esquivant le lit et la couette qui gisait à son pied, marchant habilement avec la discrétion d’un chat, elle s’en alla jusqu’à la porte du gouffre aux périls : la partie la plus bruyante de ses expéditions nocturnes. Sans allumer une lumière qui eusse été gênante, repliant ses ailes dans sa cage thoracique car elles l’eussent été tout autant, elle ferma délicatement la porte et s’assit sur le trône. C’était étrange qu’elle bougea plus vite mais n’urina pas également plus vite ; en réalité, ses tissus étaient améliorés, mais cela n’impliquait pas qu’ils fonctionnaient en accéléré. Son cœur était toujours normal, juste que ses nerfs transmettaient plus rapidement les informations, donc elle se mouvait et réfléchissait plus vite. Ça ajouté à des capacités physiques également améliorées, lui permettant de soulever peu ou prou cinq fois son propre poids sans effort ou de résister à des coups de puissance équivalente, et il n’en fallait pas plus pour lui passer l’envie de tenter d’activer l’Accélération des Processus Biologiques. Ayant adaptée ses anciennes caractéristiques physiques de façon permanente, et même quelques surprises bonus, Nephilim n’avait pas envie de tester ; déjà qu’il lui arrivait de s’ennuyer à voir le monde cinq fois plus lentement, si cela passait à vingt-cinq… Elle aurait le temps de se faire une séance de ciné, surement, et même un petit jogging et une sieste, que le coup de l’adversaire ne l’aurait pas atteint ; nan, elle exagérait surement, mais l’idée était là.

Ayant terminée sa petite commission, elle referma la cuvette et s’assit dessus avant d’enclencher la chasse d’eau, appuyant sur le plus petit des deux boutons, espérant qu’elle étoufferait suffisamment le bruit pour ne pas gêner Caitlyn. Alors que l’eau s’écoulait, Amy se demanda encore à quoi bon faire des chasses d’eau à deux vitesses, dans un éternel questionnement du matin n’ayant pas d’autre raison d’être que de lui occuper l’esprit le temps que tout fut évacué. Se lavant les mains à grande vitesse, en foutant plus ou moins partout autour du lavabo, elle fit encore une fois le plus vite et le plus discrètement possible, avec la même réussite que précédemment. Bien heureusement que Caitlyn avait le sommeil aussi lourd que l’humour de son frère, ce qui signifiait qu’elle était une dormeuse tout terrain et tout environnement sonore, moyennant les décibels d’une rave-party ; alors pourquoi tant de furtivité ? Parce qu’Amy ne préférait pas savoir s’il y avait une exception à la règle « je dors comme une masse » de Caitlyn, ainsi que par bienveillance, surement.

Ressortant dans la pièce principale, Nephilim hésita un instant quant à son action suivante : retourner se coucher auprès de Caitlyn ou bien s’en aller commencer sa journée. Elle ne reprenait cours et travail que demain, ainsi, elle pouvait profiter de sa journée pour être parfaitement collée à sa copine avant que ne vienne à elles la routine quotidienne, si tant était qu’on puisse appeler cela ainsi à l’Institution Xavier.

Forte de cette constatation, Amy retourna à pas de loup jusqu’à sa place, s’y rallongeant, sur le ventre comme elle l’avait toujours fait, et posant la tête sur son oreiller, regardant Caitlyn dormir, étendant son aile pour la couvrir à nouveau, tendit que l’autre lui servait de couette à elle.

Elle l’aimait, sa Cati. Elle l’aimait mais devrait la quitter chaque matin, avant son réveil, pour la retrouver chaque soir, à nouveau à elle, sans masques, pour l’une comme pour l’autre. Elles se verraient chaque midi, peut-être même durant leurs heures de travails ou d’entrainement respectives, mais elles ne seraient jamais aussi nues que maintenant, montrant au monde le visage qu’on attendait d’elle. Fuzzy et Amaranth, et en secret, Amy et Caitlyn.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: Tenir la distance   Lun 19 Nov - 1:06

Chapitre I : Accélérer le rythme
Chambre d’Amy de Lauro, Chambres des X-Men, Institution Charles Xavier, Etat de New York
Lundi 10 Septembre – 06 : 09 A.M.
Non de Dieu, ce que les vacances ça n’aide pas pour ce motiver à reprendre le boulot. Son portable avait vibré, et elle avait dans l’instant mit la main dessus, pour l’éteindre. Elle n’avait pas de sonnerie en réveil, plus maintenant, juste une vibration, c’était amplement suffisant pour qu’elle l’entende, et réagisse. Mais entendre le réveil était une chose, l’éteindre, une autre, et se lever, une troisième ; et ce matin, c’était la plus dure des trois. Amy était une couche tôt, elle avait pour habitude de suivre le soleil, et donc d’éteindre les feux très vite tout en se levant aux heures requises pour ses activités, sauf que son tôt c’était retardé, depuis qu’elle était dans la même chambre que Caitlyn, et de beaucoup depuis qu’elle était dans le même lit.

Sauf que le levé, s’il avait varié la dernière semaine, repos après sa mutation aidant, avait prit quelques heures d’avance pour s’accorder à l’emploi du temps qu’elle s’était fixé. Et six heures, c’était visiblement trop tôt. Le réveil avait été éteint dans la seconde, et son mouvement suivant avait été de se réinstaller contre sa Cati. Cette dernière se lèverait dans une heure, elle pouvait bien l’attendre…

Non, elle ne pouvait pas, elle devait s’entrainer, faire des efforts, pour parvenir à reformer une unité avec Amaranth, avec ce corps ; elle devait le maitriser, s’y habituer, et cela passait par en entrainement éprouvant ; un entrainement éprouvant dont la flemmardise dans un lit ne faisait pas parti. Dommage, elle était bien.

Aller, elle se levait. Maintenant. Maintenant…

Elle ce répéta cela mentalement durant une dizaine de minutes, finissant par trouver non-pas la force de ce lever, mais le dépit de rester coucher en pensant à se lever, chose qui était somme toute assez déprimante et pas encourageante le moins du monde. C’était ainsi qu’une italienne se leva, sur le mauvais continent et au mauvais horaire ; dire qu’elle avait la tête dans le cul, n’était pas suffisant : elle avait la tête dans le cul et le cul dans le brouillard. Ajouter à cela une vitesse de pensée incroyablement rapide, et vous obteniez une forme envie de vous dire à vous-même de la fermer.

Retirant doucement son aile de sur Caitlyn, Nephilim tira doucement la couverture qui reposait à leurs pieds pour l’y substituer à son poumon étrange, bordant son aimée avec amour et bienveillance.

Se levant dans l’obscurité, elle attrapa son téléphone sur la table de nuit puis marcha jusqu’à l’armoire, pour se saisir des affaires que Joshua lui avait achetées. Un débardeur sombre et le pantalon de treillis même si elle trouvait l’esthétique atrocement moche, cela irait très bien ; elle devrait juste se trouver d’autres survêt’ pour son sport, où bien celui-là risquait de vite décéder. Enfilant une culotte sans fioriture puis le bas, elle replia ses grandes ailes dans leurs rangements multi-costaux avant de passer le haut. Glissant ses pieds dans ses chaussettes puis dans des chaussures de tennis, ses éternelles baskets n’ayant pas passé le cap Amaranth (et ne tardant de toute façon pas à mourir dans tous les cas), elle s’échappa comme une ombre de la pièce.

Téléphone dans la poche, elle allait rapidement jusqu’aux cuisines, traversant un réfectoire vide, libérant toute la vélocité que lui permettait son corps. Comparé à ses autres statistiques, ses tests physiques avaient révélés qu’elle n’avait pas atteinte le maximum de sa vitesse de course, ce qui était en soit vexant, après l’entrainement qu’elle avait eut. Elle comptait forcer un peu le rythme, mais il lui faudrait trouver quelqu’un capable de courir avec elle pour réellement s’améliorer. Mais avant son heure – ou plutôt ses trois quart d’heure sachant qu’elle avait déjà perdu dix minutes pour se lever – de jogging, elle avait d’autres choses à faire. Déjà, prendre une ceinture de gourdes ; oui, pas une gourde à la ceinture, mais bien trois-quatre. Ce n’était pas avec cinquante centilitres ou un litre qu’elle allait tenir, il lui en fallait au minimum deux, pour la matinée.

Arrivé dans les cuisines, elle se servit un bol d’eau qu’elle fit chauffer aux micro-ondes, prévoyant d’y lâcher un sachet de thé. Elle n’était peut-être pas une plante verte, ou une anglaise, mais elle aimait le thé, et cela lui allait parfaitement en guise de petit déjeuné. Mais elle ne ferait pas que le sien, de petit déjeuné. Alors que son eau chaude infusait, Amy se tournant vers l’argenterie pour sortir un autre bol et une cuiller, puis vers le placard à céréale ; Miel Pops dans un bol de lait, le petit déjeuner de sa Caitlyn. Dommage qu’Amy ne puisse le faire chauffer, il serait tiède le temps que son amour émerge. Prenant un petit plateau, y déposant le bol et resta un instant bête devant les portions de céréales et de lait à y adjoindre. Deux portions individuelles de céréales et une petite bouteille de laits, cela devait bien se trouver dans tout ce merdier digne d’un centre commercial, non ? Victoire pour l’italienne ! Plaçant le tout sur le plateau, elle s’empara d’un post-it mit à disposition pour se noter des trucs, probablement une liste de course, et arrachant le premier venu, elle y griffonna quelques mots.

    Désolée de ne pas connaitre les doses,
    j’y suis allé un peu au pif,
    on en rediscute ce midi.


Ceci fait, Amy s’empara de son thé, le vidant rapidement, puis prit quelques bouteilles de 50cl pour les adjoindre à sa ceinture, se faisant la réserve minimum à son goût, avant de déposer son bol dans l’un des bacs à vaisselle et d’emporter le plateau de sa tendre jusqu’à leur chambre commune. Pénétrant avec toujours autant de prudence, elle déposa son attention sur la table de nuit, s’en retournant par la suite. Les couloirs lui semblaient déserts, bien que certaines lèves tôt soient déjà à vadrouiller de-ci de-là.

Sortant par la porte la plus proche, elle s’élança avant l’aube pour commencer sa course. Elle n’aurait plus la ventillation améliorée grâce à ses ailes, et devrait tout faire comme un humain normal ; cependant, l’amélioration de vitesse induite par l’amélioration de ses tissus musculaires et nerveux n’impliquait pas un accroissement de la dépense calorifique, chose sympathique en soi. Encore plus endurante qu’avant, elle sentait qu’elle ne verrait pas son heure de sport passer, pas plus que la prochaine.

Restait à ne pas avoir trop transpirée lorsqu’elle se présenterait devant Xavier et Frost pour le premier cours de sa seconde année de psychologie.

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MessageSujet: Re: Tenir la distance   Mar 20 Nov - 23:46

Chapitre II : Entrainement
Gymnase de l’Institution Charles Xavier, Etat de New York
Mardi 11 Septembre – 07 : 35 A.M.
Après les trois quart d’heure de course, il était temps de passer à la gymnastique ! Et à cette heure, c’était les anneaux ! Seigneur-Dieu…

Déjà, les anneaux n’étaient pas faits pour les femmes : en théorie, elles n’avaient pas la force physique nécessaire, mais ce n’était qu’un détail pour Nephilim. Jubilee lui avait parlé de théorie, à elle de passer à la pratique. Cela avait été assez drôle d’ailleurs : si elle faisait des anneaux, Amy risquait de se retrouver avec une dégaine de mec ! Hilarité de la Ptite Brune, qui avait répliqué que sa masse musculaire n’augmentait pas avec l’entrainement, mais qu’elle s’améliorait ; c’était les Bio-Tissus Améliorés, un nouvel aspect de sa mutation que l’Accélération des Processus Biologiques avec exacerbé et développé bien plus rapidement que l’entrainement n’aurait jamais pu le faire, et ne s’était pas limitée à ses tissus musculaires, contrairement à ce que le sport pourrait lui apporter : ses muscles avaient commencé à s’améliorer avec son entrainement d’aout, déclenchant ce qui avait été appelé « cancer », mais la dégénérescence de sa mutation avait affectée l’intégralité de ses tissus ; une bénédiction comme une malédiction.

Seule dans le gymnase, vêtu de la même tenue d’entrainement que la veille qu’elle n’avait pas eut le temps de nettoyer, à savoir débardeur noir et pantalon de treillis, elle répétait ce que Jubilation lui avait montré aux anneaux : croix de fer, c’était simple, équerre, simple également ; l’hirondelle, c’était déjà bien plus dur. La lune et le soleil, elle y arrivait, mais cela avait été de dure lutte. Croix de fer inversée ou hirondelle inversée, elle n’y arrivait pas encore. Soulever son poids et se maintenir n’était pas difficile, mais l’équilibre ne lui était en rien acquit.

Pourtant, elle devait l’acquérir si elle voulait parvenir à se maitriser totalement ; qui plus était, de telles choses pouvaient toujours lui être utiles pour ses cours de vol. Le trampoline lui serait surement bien plus utile que les anneaux dans le domaine de la figure acrobatique aérienne, mais il fallait bien commencer par quelque chose. Anneaux, saut de cheval puis trampoline, histoire d’y aller intelligemment dans l’apprentissage des figures. Bouger et apprendre cinq fois plus vite, c’était pratique pour s’améliorer, même si désagréable dans la vie de tous les jours.

Devoir ralentir ses mouvements comme ses paroles, devoir attendre que les autres accomplissent les leurs et devoir se répéter mentalement leurs mots pour comprendre leurs phrases, cela aurait vite put devenir un enfer. S’y habituer, elle devait s’y habituer ; et elle y parvenait. Traduire les phrases n’avait pas été des plus compliqué, comme apprendre une nouvelle langue, en réalité ; hors, cela, elle l’avait fait avec le premier APB, réapprendre à comprendre et à communiquer. Se maîtriser dans la vie de tous les jours était en revanche bien plus compliqué. Grâce au toucher amélioré (et à sa force bien moindre), elle ne s’était pas avérée aussi destructrice que certains mutants dotés de super-forces ; elle ne s’était même pas avérée destructrice du tout, à l’exception d’un miroir qu’elle avait brisé dans un geste de colère. Mais ralentir ses mouvements pour les adapter aux gens normaux, c’était épuisant. Il n’y avait qu’un seul moment qu’elle préférait à son entrainement où elle était libre d’aller aussi vite qu’il lui plaisait, devenant un flou aux yeux du monde : être immobile dans les bras de Caitlyn. Même embrasser et câliner son aimée était devenu plus difficile, non pas dans l’acte, mais dans l’empêchement de sa poursuite. Ses fonctionnements biologiques fonctionnaient normalement, mais la vitesse de transmission de ses tissus neuronaux, outre lui accorder des capacités de réflexion et d’apprentissage dont elle ignorait encore les limites, impactait sur son esprit, et par voie de fait, sur ses pulsions : les Eros étaient bien plus puissantes qu’auparavant. Pour les contenir, elle devait mieux se maitriser.

Se redécouvrir et maîtriser Amaranth, non-pas pour s’améliorer, mais pour se contrôler : l’objectif d’un entrainement avec un niveau de difficulté olympique, chose que Jubilation avait trouvé ridicule considérant les capacités physiques d’Amy. Pas si ridicule que ça, cependant : les possibilités étaient une chose, leur concrétisation, une autre.

Nephilim ne savait pas si c’était avoir la tête en bas qui lui faisait penser à tout et n’importe quoi, mais le surplus de sang dans son cerveau ne devait pas aider ; décrispant les bras et les abdos, elle interrompit son arbre droit, redescendant et relâchant les anneaux. La lune était simple à faire, en théorie : on partait comme pour l’arbre droit et dans un même mouvement on se laissait aller à faire un tour complet. Bah elle avait finit plusieurs fois sur les tapis avant de réussir à en faire une jugée potable.

Se déplaçant à vitesse complète jusqu’à sa ceinture de gourdes, Amy en prit une autre, ouvrant le goulot pour en siphonner une partie. De son autre main, elle regarda l’heure sur son téléphone ; 35, soit 35 minutes d’écoulées, elle avait donc eut le temps d’accomplir autant de mouvements qu’un être normal en 175 minutes d’entrainement intensif, soit 2 heures et 55 minutes. P’tain, elle qui ne pouvait pas voir les mathématiques en peinture, elle en faisait sans s’en rendre compte.

Douze secondes de pause lui suffirent, et elle fut de nouveau sur les anneaux. Autant hier, elle n’avait pas tant sué que cela, autant aujourd’hui, elle allait puer, songea-t-elle en s’attaquant à une croix de fer inversée, compliquant son équilibre précédent. 40 minutes de course, 5 d’échauffements en tous genres avant de s’attaquer à une heure de sport, lequel variait en fonction du jour, de la semaine et de l’envie, le tout chaque matin avant d’aller en cours ; Dieu ce qu’elle remerciait la nutrition constante de son corps et ses tissus améliorés, sans quoi, avec une vitesse accélérée, elle se serait tuée à l’entrainement très rapidement.

Aller, pour essayer un petit défi : équerre, croix de fer, équerre, soleil, hirondelle. Feu !

Droite, elle redressa les jambes à la perpendiculaire, puis se repositionnant drue, elle écarta les bras, avant de forcer à nouveau sur eux pour se repositionnée en extension et relever les jambes, profitant de l’élan pour faire son tour arrière ; Nephilim ne parvint pas à se bloquer pour rester bras et corps tendus à l’horizontal, bloquant les abdos mais se contractant mal pour finir emporter par son énergie cinétique et ripper au niveau des mains. L’italienne ne se retrouva pas face contre terre cependant, ses reflexes lui permettant de placer les mains devant son visage et de se rattraper sur le tapis.

Lâchant un petit couinement crispé, Amy se releva et se ressaisit des anneaux. Aller, on recommence.

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MessageSujet: Re: Tenir la distance   Lun 17 Déc - 2:18

Chapitre III : Avenir
Bureau de Frost, l’Institution Charles Xavier, Etat de New York
Mercredi 12 Septembre – 08 : 05 A.M.
Amy n’avait pas réellement mesurée l’amplification de ses capacités intellectuelles, amplification due à l’amélioration des tissus neuronaux qui avaient démultiplié la vitesse de transmission de neurones, entrainant de fait une augmentation de ses capacités de cognition, soit ses processus de traitement de l'information tels que le raisonnement, la mémoire, la prise de décision, les fonctions exécutives en général, mais aussi des processus plus élémentaires comme la perception, la motricité ainsi que les émotions ; chose qui se traduisait dans la vie de tous les jours comme un sacré bordel. C’était un bon résumé de son pouvoir ça : un sacré bordel.

Elle avançait rapidement, presque trop rapidement pour ses profs ; elle qui avait jadis dû, pour atteindre l’excellence, plancher des journées sur ses révisions, ressortait désormais des leçons avec les capacités de les réciter. Perturbant, d’autant plus qu’elle s’ennuyait ferme, parfois. Apte à la fois à lire le livre et à renchainer sur ce que le professeur lui disait, prenant en note plus vite que l’enseignant ne lui parlait, elle se surprenait parfois à analyser la situation de manière surréaliste : de temps à autres, la voilà qui partait dans des raisonnements à la Sherlock Holmes, débitant des hypothèses basés sur des détails auxquels personne n’aurait prêté attention pour arriver à des conclusions rapides et, le plus perturbant, souvent justes.

Fuzzy avait un bordel dans sa tête parce qu’elle n’arrivait pas à le ranger, et Nephilim parce que c’était trop rangé, justement : chaque chose avait une place, ce qui permettait un traitement des données rapide et efficace. Les contraires s’attiraient, en effet ; ils se complétaient, même. Puis, elles avaient autant de points communs que de différences. La preuve, parfois, que se soit trop rangé ou pas assez, elles avaient toutes les deux un bordel monstrueux dans le crâne !

Elle sortait de trois quart d’heure de course et de cinquante-cinq minutes de gymnastique, en débardeur et pantalon de treillis à défaut d’avoir autre chose pour le sport, de la sueur perlant sur tout son corps. Elle s’y donnait à fond, et son entrainement était bien plus efficace que celui d’un humain normal dans le même laps de temps, puisqu’elle agissait cinq fois plus vite. Une chance qu’elle fut également beaucoup plus endurante, sans quoi elle ne misait pas chère sur sa peau face à l’entrainement qu’elle s’infligeait. Il n’y aurait cependant aucun dommage esthétique, puisqu’au lieu de prendre en masse, ses muscles s’amélioraient en efficacité par le processus des bio-tissus. Un point positif, elle n’aurait à sacrifier sa féminité pour accroitre ses compétences et maîtriser ce corps étranger.

Se douchant dans les vestiaires du gymnase, elle fit cela avec la célérité habituelle et se changea à nouveau, histoire d’être présentable ; rien de bien folichon, un débardeur propre et un jean, cela suffirait amplement. Son sac multi-usage contenant son trieur, un stylo et ses affaires de sport, elle s’en alla en direction des salles de cours, à allure normale cette fois-ci.

Quelques salutations au passage dans les couloirs, et une partie de sa bouteille d’eau s’évaporant, et elle fut jusqu’au bureau de Mlle Frost. Le Reine Blanche et le Professeur X étaient ses professeurs principaux, bien qu’elle eut quelques trucs à côtés, notamment le vol avec Angel bien qu’elle ne put s’y rendre le lendemain pour cause de bohémien à récupérer dans la rue, et elle avait longtemps discuté avec Emma de la marche à suivre pour ses études. Déjà, elle devait sa première année aux cours du soir de Frost, et malgré qu’elle se laissa souvent emporter par sa compagne qui n’appréciait pas véritablement, pour user d’euphémisme, la directrice adjointe, à faire des blagues ou à citer Frost en exemple pour des choses pas réellement exemplaires, elle avait un respect sincère pour la télépathe et la tenait en haute estime, bien qu’elles n’appartiennent pas réellement au même monde, même maintenant qu’Amy était passée X-Woman.

Le cursus de psychologie d’Amy était déjà tout tracé : déjà, il lui restait un an à accomplir pour obtenir son Bachelor of Science en Psychologie, qu’elle pouvait accomplir en deux ans et à l’Institut. S’ensuivrait un Master of Science d’un an à l’Institut, toujours sous tutelle des mêmes professeurs. Puis cela deviendrait compliqué ; Amy n’avait pas pour objectif de rester surveillante bénévole toute sa vie, surtout considérant le mauvais regard de Caitlyn sur le côté bénévolat, ainsi, elle allait devoir faire un double-doctorat pour couvrir les deux domaines qui l’intéressaient. Elle ne se priverait pas de les faire simultanément, misant sur ses capacités susnommées pour parvenir à maintenir ces deux thèses de front. Le premier serait en Doctorat Philosophiæ en Psychologie spécialisé sur l’étude et l’analyse du langage corporel et des micro-expressions, et elle soutiendrait sa thèse en se servant de l’œuvre de Paul Ekman et sa théorie des micro-expressions, théorie à laquelle elle était accoutumée de part le fait qu’elle soit ce que le Programme Génie d’Ekman appelait un « Génie de la Vérité », soit une espèce de faux empathe capable de lire les émotions et de percevoir les micro-expressions sur les visages des autres, choses qu’elle savait faire depuis l’enfance et s’était entrainée à faire consciemment, pour pouvoir se rassurer dans sa timidité face aux vis-à-vis des autres sur elle-même. Cela ferait d’elle en Docteur en psychologie, mais resterait du théorique et ne lui ouvrirait que les portes de la recherche sur ce sujet, chose qu’elle escomptait bien faire.

Le second Doctorat représenterait son rôle au sein de la structure de l’Institut, car elle escomptait un Doctorat en Psychologie clinique, qui lui permettrait de faire des consultations ; il lui prendrait également trois années de soutenance de thèse, mais cette fois elle travaillerait sur l’impact de la mutation sur la psyché de l’individu et de son environnement social, mais également 1.600 heures d’internat dans un milieu agréé par l’Association Américaine de Psychologie, chose réalisable en deux ans puisqu’elle serait à temps partiel. Il lui faudrait alors s’éloigner de l’Institut pour travailler dans un hôpital, une école ou encore un centre pénitencier, qui avait été agréé. Un beau programme pour les huit prochaines années, moyennant que son don ne l’ait pas tuée d’ici là !

Mais elle préférait rester optimiste et voir sa vie future avec Caitlyn que les emmerdes que lui apporteraient ses gènes, elle préférait espérer parvenir à accepter Amaranth et se marier que craindre pour la perte de son humanité, elle préférait… ignorer ses peurs comme les difficultés qui allaient de paire avec son évolution. C’était plus facile que de les affronter, ce dire qu’on avait le temps. Elle avait le temps de comprendre le fonctionnement de sa mutation, elle avait le temps d’anticiper ses études, elle avait le temps de vivre son amour, elle avait le temps…

- Mlle de Lauro, vous êtes en retard.

Amy sorti de ses pensées, arrivée devant la salle de Frost, se stoppant dans sa marche, plus qu’interdite. Une seconde lui suffit à reprendre sa contenance et à s’avancer jusqu’à la porte ouverte. Mais intérieurement, elle fut prise d’un doute.

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MessageSujet: Re: Tenir la distance   Mer 19 Déc - 15:37

Chapitre IV : Passé & Présent
Laboratoire, Sous-sols de l’Institution Charles Xavier, Etat de New York
Jeudi 13 Septembre – 18 : 39 P.M.
On lui avait donné son après-midi ; pas de travail, ni de cours, l’heure de vol avec Warren étant reportée. Xavier lui laissait le temps de se préparer, et elle en avait besoin. Son échec face au Fantôme ne devait pas se reproduire, même si elle devait récupérer quelqu’un en terrain connu, en théorie. En théorie seulement, car plus aucun terrain de lui était connu, en pratique.

Amaranth, son propre corps, étranger. Le monde, révélé sous un nouveau jour par des sens surhumains, étranger. Ses amis, qui ne parvenaient à la reconnaitre, étrangers. Son seul point de repère, son seul phrase d’espoir, c’était Caitlyn.

Cela devait être suffisant, et l’était pour qu’elle ne sombre pas dans le désespoir, mais ce n’était pas facile non-plus, car une question muette se pressait sur les lèvres de l’italienne alors que sa cause était dans son sang comme un poison : qui suis-je ?

Qui était-elle ? Qu’était-elle ? Des questions qu’elle n’osait poser en ne parvenait pas à se les poser. Amy, Amaranth, une seule personne ou deux différentes ? Et elle parmi tout cela ? Qui était-elle ?

Elle ne détenait pas la réponse, mais devait essayer de se retrouver, pour Caitlyn. Pour ses amis. Pour les X-Men. Pour elle, également. Ce serait dur, mais elle y parviendrait, car tant qu’elle aurait son aimée à son côté, elle se relèverait toujours. Qu’importent les masques, Fuzzy serrait là pour penser les plaies par l’amour ; qu’importent les échecs, Cait’ l’aimerait quant même. Qu’importe la difficulté, elles la vaincraient, ensemble. Mais cette certitude n’empêchait ni la douleur, ni les doutes.

Qui était-elle ?

Pour la plupart, elle était les Masques d’Amaranth, cette jeune femme, cette X-Woman, confiante et assurée, joyeuse et détendue, enfin parvenue à vaincre sa timidité et à laisser son naturel illuminer les journées d’autrui, mais cela n’était que masques, qu’illusion et jeu d’acteur. Elle était intérieurement brisée, perdue, cherchant qui elle était devenue depuis sa renaissance. L’un des rares points communs qu’elle parvenait à déceler était cette peur d’être abandonnée si elle ne correspondait pas à ce que l’on attendait d’elle, et qui justifiait amplement tous ses faux-semblants d’X-Woman.

Nephilim était dans les sous-sols de l’Institut, dans la partie arsenal du labo. Les stocks de combinaisons en molécules instables ne l’intéressaient pas, pas plus que les gadgets X-Men comme leurs communicateurs ou toute autre invention de Forge ou d’un autre ; elle était là pour voir la dernière chose à lui avoir appartenu, ou plutôt à avoir appartenu à Amy : sa combinaison de molécules instables n’avait pas été détruite, à sa demande. Elle reposait sur un mannequin, comme tant d’autre, mais leur était si différente. Outre les mensurations d’Amy de Lauro, la combinaison avait également une couleur supplémentaire par rapport aux autres, le jaune et le noir ayant été complétés par du rouge, du rang sang. Son sang. Il y en avait partout, incrusté sur la combinaison, laquelle avait été coupée au niveau du thorax pour permettre son opération.

Sa nouvelle n’avait jamais rien connu de tel, bien qu’elle eut due la nettoyer après une perte de tissus cutanés encore inexpliquée à ce jour. Entièrement noire, et intégrant une autre technologie, le vêtement d’X-Men d’Amaranth était bien différent de celui d’élève X-Men d’Amy, mais ne lui rappelait pas de bons souvenirs pour autant. Les seuls détails passés d’une tenue à l’autre étaient les présents de ses amis, la croix de Caitlyn et le Bracelet d’Alex, tous deux ayant survécut à l’épreuve du changement, non sans être tachés de sang. Elle tenait fermement le bracelet de Lyra.

Main contre la vitre, Amaranth regardait ce qui avait été son uniforme, ne pouvant s’empêcher de le comparer au nouveau ; il était plus grand, plus professionnel, tout autant moulant mais il y avait plus à mouler, et il était tellement plus sombre. Beaucoup moins moche mais plus sombre ; théorie intéressante : les tenues en molécules instables étaient moche pour éviter que le côté fétichiste du truc ne donne des érections aux élèves durant les séances d’entrainement, bien que du coup, à lieu de se regarder entre eux ils regardaient les profs avec leurs tenues personnalisées et, du fait, généralement moins moches. Nan, quoi qu’elle fasse, elle trouvait ces trucs très limites pervers. Après, elle n’avait plus assez de pudeur par rapport à Amaranth pour réellement en souffrir ; oui, par rapport.

Ailes déployées dans son dos pour lui permettre de n’avoir à respirer par la trachée, éliminant ainsi son souffle, elle restait parfaitement immobile devant la vitre qui la séparait de son ancienne combinaison, visualisant sans peine le physique d’Amy à l’intérieur, malgré le reflet d’Amaranth sur la vitre.

Qui était-elle ?

Elle devait éliminer cette question de son esprit, pour les prochaines heures du moins : il serait bientôt temps. Temps d’aller chercher un ancien ami, et de le ramener ici. Elle ne savait réellement que penser d’Alexander Funke, à part qu’il était aussi gentil qu’idiot, et qu’il était vraiment très gentil. L’avait-il trahit ? Elle avait ce sentiment. Il avait promit de toujours être là, et avait manqué à sa parole, promettant de revenir mais ne l’ayant pas fait. C’était-il mit dans le pétrin ? Oui, car sa fugue de l’Institut se terminerait très mal si le Triskelion l’apprenait. Sans compter qu’il risquait de s’attirer des ennuis en ville, ou de se mettre seul dans la merde, puisqu’il avait deux mains gauches et dix-pouces quant il s’agissait de se débrouiller seul. Mais alors, pourquoi ce délais ?

- Parce que tu lui as fais confiance ?

- La confiance c’est la liberté que l’on laisse aux autres pour faire des bêtises.

- Exacte en ce cas, et tu ferais mieux de t’en laisser d’avantage à toi-même.


Elle quitta la contemplation douteuse de son passer pour se tourner vers l’origine de la voix grave qui lui parlait.

- Il est l’heure, n’est-ce pas ? Allons-y, alors…

Sa voix mourut sur un soupire, alors que sa main laissa là la vitre la séparant de son passé, s’en retournant au présent embrumé. Elle marcha à la suite de son mentor, Caitlyn les rejoignant rapidement, mais elles ne suivirent pas l’homme jusqu’au Cérébro, Nephilim donnant l’autorisation de la guider par l’esprit, à nouveau. La Télépathie la gênait moins que la moyenne tant que l’on restait dans les strates instantanées de ses pensées, que l’on ne regardait pas ce qui ne concernait qu’elle et surtout que l’on ne touchait pas à ce qui la constituait. Elle ne savait peut-être pas qui elle était, mais elle savait que c’était à elle de le découvrir, avec l’aide des autres, non à un autre de l’écrire à sa place.

Il l’avait très bien comprit, et la laissait ce dépatouiller dans ses difficultés d’un commun accord, n’intervenant que lorsqu’il était indispensable; chose rare puisqu’elle avait Caitlyn. Il savait pour les masques, bien sur qu’il savait ; que ne savait-il pas ? Elle n’était pas parmi ses suivants les plus fidèles ou les plus puissants, son histoire n’avait rien eut d’intéressante jusqu’à ce qu’elle arrive ici et enchaine les mésaventures comme les aventures, et ils ne s’étaient rencontrés que trop tard ; mais il lui avait fait confiance, et lui faisait toujours confiance. Elle gardait les masques parce qu’elle en avait besoin, et il la laissait faire, se déclarant convaincu qu’elle parviendrait à être X-Men elle-même, les masques n’étant pas un moyen d’usurper sa fonction, mais de parvenir à se trouver elle-même. C’était pour elle-même qu’elle avait été choisie, et cela ne changerait pas, il fallait juste qu’elle se retrouve.

Etre elle-même, la solution et l’objectif muet, mais en un sens, l’homme avait raison : c’était en étant elle-même qu’elle réussirait à ramener Doigts de Fée, pas en étant celui qu’il attendait qu’elle soit. Mais Alex ne la reconnaitrait pas plus qu’elle ne se reconnaissait elle-même ; Caitlyn était là pour que l’un comme l’autre sachent ce qu’il en était réellement, et parce qu’Alex était son ami également. Elle serait encore le phare où les autres s’accrochaient, prouvant ainsi être déjà digne de ce titre qu’on avait remit, trop tôt, à Amy. Ce n’était qu’une question de temps, elles le savaient.

Tout ne semblait être qu’une question de temps, à dire vrai, et le temps, elles l’auraient.

*Essaie juste de ne pas aller plus vite que lui.*

Oui, première étape, DDF. Elle allait le ramener, et par la peau du cul s’il le fallait !


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MessageSujet: Re: Tenir la distance   Sam 5 Jan - 16:02

Chapitre IV : Boulot et cours de sociabilisation
Vie Scolaire, l’Institution Charles Xavier, Etat de New York
Vendredi 14 Septembre – 13 : 44 P.M.
Darla Stringer, secrétaire de l’Institut ; une jeune femme de vingt-cinq ans, yeux noirs et cheveux noirs attachés en une queue de cheval chaque jour que Dieu faisait, une peau blanche et pâle, un visage trop fort pour paraitre joli mais frappant, petite, vêtue sans excentricité et de couleurs simples, avec un collier et une montre, Cyberpathe souffrante du Syndrome d’Asperger, un aspect froid voir psychorigide, évitant au maximum tout contact physique ou visuel, et dotée d’un don inné pour la répartie cinglante et un humour cynique et condescendant.

Voilà avec qui, ou presque quoi, Amy devait partager la présente pièce : le Secrétariat et la Vie Scolaire de l’Institution Xavier. Deux bureaux, celui de Darla en arrière plan, et celui des surveillants, vers l’entrée, suffisamment large pour trois personnes, et avec autant de sièges. Malheureusement, les surveillants, peu nombreux, se relayaient généralement, ainsi leur seule interlocutrice était aussi loquace que sa machine. Car ils avaient des ordinateurs, un par bureau, et des trieurs et autres rangements pour des papiers qu’elle avait déjà épluché, durant les sept premières heures de sa permanence. Elle se souvenait de pratiquement tous les résidents et élèves de l’Institut dont elle avait eut accès aux dossiers, soit tous à quelques exceptions prêts, notamment Rachel Richards, dont le dossier était étrangement vide. Elle l’avait côtoyée durant un mois sans rien apprendre de son passé, mais savait ce dernier plein de sang ; surement que la mutante, vu sa puissance, avait été utilisée dans un conflit dans quelques régions reculées du monde, comme une arme, mais Xavier interdisait aux X-Men que Rachel n’approchait pas de s’approché d’elle ; interdiction strict, le Fauve s’étant même fait taper sur les doigts, chose des plus surprenantes pour elle qui le connaissait suffisamment pour voir la personne bienveillante et altruiste qu’il était. Celle que son aimée surnommait « Grande Rousse » avait peur des X-Men, pour une raison inconnue de Nephilim.

Mais même Rachel était de bonne compagnie comparée à Mlle Stringer ; Amy, comme à son habitude, c’était montrée avenante et aimable, outrepassant sa timidité naturelle, qui était cependant revenue au galop lorsque la Cyberpathe lui avait répondu à la façon d’un Terminator. Pas un regard, pas une impulsion de voix, juste des mots ; même la lecture d’un manuelle scolaire était moins froide !

Nephilim savait plus ou moins à quoi s’attendre, et c’était bien pour cela qu’elle prenait la vie scolaire : Xavier espérait forcer Mlle Stringer à s’ouvrir et se sociabiliser avec son poste, mais ce n’était pas une réussite ; Amy avait été inscrite par un X-Men, mais elle avait aidé à l’inscription de plusieurs autres élèves, dont Wiccan, et savait combien Darla s’avérait intimidante. D’où son mi-temps : s’occuper de la vie scolaire, chose comprenant les inscriptions, lui permettant d’accorder un visage plus souriant comme premier contact avec l’Institut pour les nouveaux, et faisait moins craindre aux anciens de venir en ces lieux. Après, elle n’avait qu’un mi-temps.

Cependant, elle n’avait put s’empêcher d’espérer parvenir à outrepasser l’insensibilité patente de sa supérieure pour réussir à la faire s’ouvrir un peu, mais c’était peine perdue, semblait-il. Elle n’avait pas encore perdue espoir, pouvant se montrer très entêtée. Très entêtée et astucieuse, aussi ; une cyberpathe, si elle avait un problème d’ordinateur, c’était peut-être un moyen d’obtenir son attention et son aide, et d’entamer une discussion autour des machines. Bah même pas ! Faire planter un ordi n’était pas dure, mais Darla l’avait déplanté d’un regard et avait simplement conseillé de ne pas surcharger la mémoire RAM ; R.A.M. ? R.I.P. oui !

Amy avait passé trois quarts d’heure à essayer d’obtenir l’attention de la Cyberpathe ; après le bug de l’an 2012, elle avait essayé la machine à café (même si en vérité elle faisait beaucoup plus de trucs que ça), sauf que Darla ne prenait pas de pose café, elle avait cherché un grand nombre de sujets de discussion, depuis Steven Jobs jusqu’à Mikael Jackson, rien. A peine l’autre avait-elle levée l’oreille au nom de Daniel Hopes. Cela faisait longtemps que les débats philosophique sur l’Humanité et la Mutanité (Amy refusant ce terme car à ses yeux les mutants étaient humains, et il n’y avait pas deux humanités différentes) ou administratif sur le fonctionnement de l’Institut, ou encore tenter d’en savoir plus sur leurs passés respectifs, avaient été abandonnés. Après déjà sept heures à côtoyer Mlle Stringer, elle pouvait s’estimer heureuse de recevoir un bonjour et un au-revoir. Et encore, après qu’elle lui eut fait, en désespoir de cause, le coup de Gandalf sur les différentes significations du bonjour, Darla gardait le silence à son entrée et Amy devait insister pour avoir ses salutations. Seigneur-Dieu ; elle qui avait passé un mois à apprendre à se comporter en société à une dépressive, elle aurait dû ouvrir un cours de civisme. Après, Darla était une Asperger, il ne fallait pas trop en espérer ; dommage d’ailleurs.

Du fait, lorsqu’elle en eut mare de tester des idées toujours plus farfelue, Nephilim remit à une autre activité. Glander était presqu’impossible du fait de ses capacités cognitives, et dormir pendant le travail, même non-rémunéré, était mal vu. Résultat : elle s’améliorait beaucoup en origami. Elle avait une vraie mythologie sur le bureau, désormais. Elle avait trouvé un mutant capable de démultiplier les objets qui avait été exploité pour créer de l’argent avant d’être recueillit par l’institut, et le jeune homme avait accepté de multiplier les feuilles de papier pour éviter le gaspillage ; le plus gros défaut de son pouvoir était que le « clonage » n’était que temporaire, mais Amy avait quant même de quoi s’occuper. Puis une fois qu’elle avait finie, elle pouvait toujours faire de la géométrie dans l’espace avec (ce qu’elle ne faisait bien sur pas) ou tester s’ils volaient. Cela ne faisait certes pas sérieux mais elle s’en moquait ; elle ne supportait pas les mots croisés, et ses capacités intellectuelles lui permettaient largement d’en finir facilement avec ses cours, et apprendre à jongler ou autre, considérant ses capacités physiques, l’occuperait encore moins que les origamis.

Elle devait se trouver des compagnons d’infortune ! Peut-être était-ce négociable avec le Prof X de Doigts de Fée participe à la surveillance sous sa surveillance à elle, histoire de compenser ses conneries et de se rendre utile, chose qui lui permettrait d’arrêter de tourner en rond, ou de voir avec Caitlyn si elle voulait bien passer de temps à autre pour une pause café ; avec un minimum de bécotage, bien entendu, elles seraient en public !

Mais bon, elle devait encore tenir deux longues heures ici ; c’était moins long que le jeudi où elle avait cinq heures, mais comme son jeudi précédent avait été banalisé pour mission X-Men avec les deux personnes suscitées, elle y avait réchappé. Après, le temps pourrait passer relativement vite s’il y avait des retours ou de nouvelles inscriptions, chose qu’elle espérait vivement, étant en plein dans la période. Chose qui signifiait aussi que l’hiver allait être très long.

D’ailleurs, quelqu’un approcha, à son grand bonheur ; elle le salua avec le sourire.

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MessageSujet: Re: Tenir la distance   Sam 5 Jan - 20:46

Chapitre V : Area Colosseum
Observatoire de la Salle des Dangers, Sous-sols de l’Institution Charles Xavier, Etat de New York
Samedi 15 Septembre – 14 : 10 P.M.
Nephilim n’avait encore jamais été dans l’observatoire au-dessus de la Salle des Dangers ; elle n’avait de toute façon jamais beaucoup été en SdD de toute façon. Une fois, avec Jubilee, début février, où elles avaient commencé son entrainement à elle, et où elle avait réussit à accélérer son Facteur Guérisseur, et une autre, douze jour plus tôt, pour sa passation, où elle y avait laissé là vie. Le commencement et la fin d’Amy, Elève X-Men, avaient été entre les murs de cette salle. Elle n’avait pas à en avoir peur, mais elle ne parvenait pas à chasser les souvenirs, et comment cela c’était terminé. Elle le devait pourtant, en tant qu’X-Woman. Elle devait parvenir à outrepasser les mauvais souvenirs pour avancer ; outrepasser la douleur, elle pouvait. Outrepasser l’épreuve, elle pouvait. Outrepasser le choix monstrueux qu’elle avait fait, elle pouvait, se sachant incapable de le refaire avec des personnes réelles. Mais outrepasser le fait qu’elle ait cessé d’aimer, même quelques secondes, elle ne pouvait pas. Les froids murs de cette salle lui rappelaient et lui rappelleraient à jamais cette trahison, trahison expliquant à elle-seule le fait qu’Amy ne puisse accepter Amaranth.

Elle c’était battue contre Amaranth, elle c’était battue contre le changement qui la privait de Caitlyn, et avait réussit à sauver son amour ; mais son corps avait changé, entrainant le décalage qui la hantait désormais. Fragile là où elle se montrait aussi forte qu’on voulait la voir, elle ne savait pas si c’était réellement une bonne idée de vouloir « jouer à la X-Men », de vouloir ouvrir un cours. Si elle s’effondrait, qu’adviendrait-il ? Elle n’en savait rien, elle savait juste qu’elle devait affronter à nouveau cette salle, pour être à la hauteur de ce qu’on attendait d’elle, pour tenir la distance face aux autres X-Men. Ce n’était pas une compétition, elle était bien consciente d’être la plus faible et la plus inexpérimentée, mais elle n’abandonnerait pas pour autant.

Le Projet Héritage, elle avait été briefée dessus, avait fait des plans sur la comète et caresser l’espoir qu’il lui permette de devenir X-Woman ; c’était fait, elle n’avait pas eut besoin de lui. Mais cela ne devait pas signifier qu’elle l’abandonnait : elle ne participerait plus au Projet de formation des X-Men en tant qu’élève, mais en tant que professeure. Elle n’avait aucune compétence pour enseigner quelque matière que ce soit, c’était vrai, étant elle-même élève en ces lieux, mais elle avait d’autres atouts. Et son expérience personnelle en faisait partie ; ce qu’elle en avait tiré, c’était qu’on n’était jamais prêt pour le terrain. La passation était une vaste blague, un test ultime d’un enseignement qui n’existait pas ; quelle mauvaise école était-ce pour donner un test final à des étudiants autodidactes ?

Amy n’allait pas laisser son cas se reproduire, et c’était pour cela qu’elle était là : préparer les autres aux illusions de la Salle des Dangers, et si possible, à une mise en situation sur le terrain. Elle n’avait aucune compétence en enseignement, mais il n’y avait rien qu’elle ait à enseigner : apprendre aux côtés de ses élèves, voilà ce qu’elle allait faire. Ils progresseraient tous ensembles, en équipe.

Voilà ce qu’elle venait faire ici, dans cette salle d’observation surplombant son tombeau. Ce n’était guère plus qu’une sphère accrochée au plafond, vu de l’extérieur du moins, car vu de l’intérieur, il y avait le superordinateur chargé de la gestion de la salle. Amy n’avait pas réellement de notions d’utilisation de ce dernier, mais espérait bien que la conscience cybernétique qu’il possédait pallierait cette lacune en l’aidant à mettre son projet à bien.

- Danger, j’aimerais te parler, déclara-t-elle froidement en s’arrêtant devant l’ordinateur qui résidait dans la pièce, surement le processeur central de la machine susnommée.

"X-Men Nephilim, je vous écoute," répliqua la voix robotisée, sans que l’apparence mécanique ne soit visible nulle part.

- J’aimerai créer un nouvel environnement d’entrainement, est-ce possible ?

"Affirmatif."


Amaranth prit une inspiration, cherchant des yeux un siège ; c’était peut-être trop demander, sachant que l’utilisation le plus courant devait être le Prof X, et que la Salle était apte à s’autogérer. Du fait, elle passa rapidement à l’étape suivante ; toujours debout, Amy s’apprêtant à pianoter à vitesse humaine sur les touches qui lui faisaient face.

- Tu pourras me donner un coup de main, s’il te plait ?

"Affirmatif."

- Et montrer un peu plus d’humanité, j’ai l’impression de parler à Darla. D’accord ?

"Affirmatif."


Cette fois-ci, se fut un soupire, alors qu’Amaranth levait les yeux au ciel, posant les doigts sur le clavier. La création d’une nouvelle séquence d’entrainement devait être longue, selon toute probabilité, et essayer de faire la discussion avec une machine n’allait pas être aisée ; au moins, cette dernière avait l’avantage de répondre aux questions qu’on lui posait en toute franchise.

"Processus de création d’un nouvel environnement d’entrainement engagé."

- Danger ? Je suis sure que tu peux faire mieux niveau humanité ; même si c’est que du flan, au moins je me sentirais moins seule.

"Soit."


Première victoire de la journée ! Bon, restait à trouver un sujet de conversation avec un superordinateur pour occuper le temps, car assurément, cela allait lui prendre des heures.

- Je vais essayer de te décrire textuellement le décor et l’environnement, ensuite tu me diras ce que tu en pense ; l’objectif est d’avoir un entrainement pour tout type d’élèves, continuable sur plusieurs sessions, dans un environnement de science-fiction. Je veux éviter tous risques psychologiques chez ceux qui le suivent. Il devra aussi être programmé pour un nombre restreint de participants, et avoir un seuil de difficulté variable.

" Nous allons créer un jeu vidéo à taille humaine."

- Oui, c’est cela l’idée.

"Ce n’était pas une question."


Amy laissa tomber ça tête ; au moins, Danger répondait à ses attentes en faisant la conversation, la répartie comme la concision étant un effet secondaire de sa nature mécanique. Bon, l’italienne ferait avec, c’était mieux que rien.

"Et quel nom doit-on donner à cette séquence d’entraînement ? "

- Colosseum.

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