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 In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Mer 6 Nov - 0:11

Lundi 28 Octobre – 03 : 20 A.M.
Croit-elle que je ne sais pas ? Croit-elle pouvoir me mentir comme au premier élève venu ? Celui qui n’a rien à foutre d’elle autre que le fait qu’elle porte le X à la ceinture et qu’elle est la plus « atteignable » des X-Men ? Pas la plus faible, la plus humaine, c’est tout. Hors, s’il y a bien une chose qu’on lui reproche, à ce job, c’est d’être inhumain.

Je SAIS pourquoi elle fait cela, tout comme je SAIS qu’elle fait cela, mais je suis enchainée ici, enchainée par SA volonté. Je voudrais l’aider, mais elle ne le veut pas. Alors je reste, assise sur le rebord du lit, dos courbé, mes ailes me cachant la vue de ce monde qui me dégoute pour ce qu’il lui impose. Je suis incapable de lui en vouloir, pas parce que je lui pardonne, non, simplement que si je suis très forte pour me flageller, je ne pourrais plus jamais toucher à elle. Une gifle, un orage d’été, jamais plus cela, mais comment faire lorsque sa volonté est de se cacher, de se cacher même à moi, pour se faire du mal ?

Je ne peux pas lui faire une scène, j’ai trop peur des conséquences, de jusqu’où je pourrais aller, alors je la laisse partir, je l’abandonne envers et contre nous. Nous reconstruirons ce qu’elle détruira comme nous avons reconstruit ce que j’ai détruit, on n’est bonne qu’à cela, de toute façon. N’est-ce pas ? Est-ce que notre couple survivrait, au moins, à une vie normale ? Je crois que je n’y pense plus. Nous sommes si douée pour nous faire du mal, que si l’on ne nous en faisait plus, nous nous détruirions. N’ai-je pas raison, Aislinn ?

Tu sais ce qui va se passer, tu sais comment cela va se terminer, et tu joues avec cela, tu joues avec nous, avec nous cœurs, avec nos destins. Tu es une salope amorale qui, au nom d’une fin heureuse, et prête à tout nous faire endurer ; à tout LUI faire endurer. Nous avions déjà beaucoup de merdes, sans t’avoir toi, et ton complexe de Dieu. Peut-être ai-je tord de rejeter la faute sur toi, ou peut-être suis-je dans le vrai, mais j’ai la chance de n’avoir aucun moyen de le savoir, alors sache ceci : je pense que si un jour, j’ai l’occasion de te briser le cou, tu y passeras. Oh, je ne dis pas que cela servira à quelque chose, mais pour ce qu’elle a subi, c’est une moindre rétribution.

Est-ce amusant de la regarder ce détruire, jour après jour ? De l’avoir placée dans cet endroit qui est en train de la rongée, qui devient son poison ? Oh que non, l’Institution Xavier n’est pas sa damnation, sa damnation, c’est de croire. Parce que cette croyance, c’est toi qui la manipule. Elle avait mal tournée avant que tu ne viennes au monde, et maintenant, moralement elle a « mieux » tourné, mais émotionnellement ? N’était-elle pas plus heureuse, plus en paix, en bossant pour Sinistre ? Je hais cette simple idée, mais ce n’est pas impossible. Et de toute façon, dans mon enchainement, il n’est qu’une personne que je ne suis haïr : elle. Tous les autres, nous sommes coupables.

Tu es coupable des épreuves qu’elle subie, je suis coupable de l’abandonner, Rachel est coupable de ne pas la protéger, Ororo est coupable d’exiger toujours plus d’elle sans savoir donner en retour, Jubilation est coupable de nous avoir portée jusqu’ici, Emma est coupable d’être aussi distante… Xavier est coupable de regarder tout ce petit monde se déchirer en prenant les paris sur qui sombrera le premier. Tu sais quelle est l’ironie, dans tout cela ? Sinistre est peut-être l’être qui lui a le moins nui, dans l’histoire.

C’est d’une débilité absolue, parce que la coupable ultime, je ne peux me résoudre à la condamner comme je pourrais condamner l’entièreté du monde pour son indifférence ou sa malveillance, mais mon cœur s’y refuse, et je ne puis penser par la raison, pas quant cela la concerne elle.

Je me lève et je fais les cents pas dans cette chambre qu’on nous a donnée, dans cette prison dorée à laquelle nous nous sommes enchainées dans la souffrance, mais avec ce sourire masochiste que nous affichons tous les jours, et que nous continuerons à afficher. Je suis lasse de sourire, je suis lasse de me mentir à moi-même. Mais c’est nécessaire, pour continuer, car nous n’irons pas bien loin sans illusion, sans espoir, même si des fois, il vaudrait mieux que cela ne s’accomplisse pas.

Elle arrive. Je l’entends, puis je la sens, me figeant, et enfin je la vois ; ne pas allumer ? Pourquoi faire ? Tu ne veux pas voir mon visage, Caitlyn ? Non parce que moi, je te vois très bien, je te sens aussi, je sais dans quel état tu t’es mises. Je te regarde avancer jusqu’au lit, et t’assoir à son pied, alors que je te fais face, bras croisés, visage fermé, ailes repliées, mais basses. Je n’arriverais jamais à les faire mentir, ces saloperies. Je ne respire pas, pas par ma gorge en tout cas, ainsi, je laisse le silence parler pour moi ; tu n’as pas voulut de moi tout à l’heure, alors à quoi bon maintenant ?

Nous commençons par l’histoire, par le passé, cette chose qui est à moitié tienne, et pas encore notre. 13 ans, pouvoirs, je me souviens de toutes les péripéties que tu m’as racontées, et cela ne fait que mal, rien d’autre. La boulimie, c’est donc un aveu. Un aveu qui me permet d’en vouloir à Kyle, à Jessie et à John, pour ce qu’ils n’ont pas fait, en plus de ceux qu’ils avaient déjà à leur charge. Oui, les autres problèmes, je m’en souviens parfaitement, et ma colère n’en augmente que plus. Ne pas trouver ta place, te sentir insignifiante, ne plus rien comprendre à ce qui t’arrivais, on en est donc là ? Merci, Ororo, votre travail a été formidable. Mais personne pour t’expliquer, ou te montrer le droit d’être toi… la seule à refuser ces personnes, aujourd’hui, c’est toi, Caitlyn.

Je sais comment agissent nos frères et je sais comment vous réglez vos problèmes, avec le tien, c’est le côté Kenneth de la famille, nous sommes moins direct mais plus pervers, chez moi. Quant à leurs burnes, taper dedans marche très bien. A la différence de sa technique à lui. Si cela peut te rassurer, je n’ai jamais eut l’intention de te claquer la tête dans le vomi, j’en veux au monde entier ce soir, et demain se ne sera plus qu’à moi, et je m’excuserai auprès de tous, par remord, même auprès de toi.

Tu as arrêté, mais par interdit, pas par indépendance ; tu n’as pas arrêté, tu as transféré. La drogue ? C’est donc de ma faute, si tu recommences ainsi. Soit, ce n’est qu’une ligne de plus à mon casier, et il n’importe pas, seule toi m’importe.

Non, elle n’est pas belle, ma femme, pas ainsi, pas dans cet état. Mais c’est pour cela que je ne t’y laisserai pas, car comme on sauve une fleur malade pour qu’elle resplendisse à nouveau, je te soignerai jusqu’à ce que tu sois de nouveau belle, car tant que tu vas bien, tu seras belle, même si tu te mouches ou que tu portes des choses immondes, mon amour te feras belle, parce que tu iras bien.

Tu me donnes les cartes en mains pour te comprendre là où tu ne te comprends pas ? Et si c’était déjà le cas, Caitlyn Emilie Elioth ? Je m’agenouille devant toi en te regardant, pleine de tristesse. J’ai beau être aussi maladroite avec les mots et le cœur qu’adroite avec mes bras et mes doigts, je te connais, mon amour, je te connais et te comprends tant dans tes réussites et tes espoirs que dans tes doutes et tes désillusions, car même si je ne les partages pas, nous sommes liées, par le cœur, par l’âme, l’as-tu oublié ?

- Voilà…
Je sors de la cuisine ou je me suis gavée comme une merde, j’ai ensuite vomis tripes et boyaux… ca fait plusieurs fois que j’en arrive à ca… parce que… j’suis vide… personne ne peux comprendre… je sais pas… je sais pas ce qui se passe, je crois plus en ce qu’on fait, je ne suis pas d’accord… j’ai mal compris et j’ai l’impression que… que je ne suis qu’une idiote et que au fond, je n’ai pas de place dans ce que font les X Men, je ne voyais pas ça comme ça… je… c’est comme si j’avais juste changé de boss… J’ai troqué une tenue de terroriste Maraudeuse contre une tenue de soldat illégal… rien… n’a changé… Qu’est ce qu’on est en train de faire de notre idéal, je ne me reconnais plus la dedans… je veux m’en aller.


Mais partir serait signé notre arrêt de mort ; outre que nos amis sont ici, et ta famille de cœur l’est aussi, nous avons des ennemis que seuls ces murs arrêtent. Peut-être pourrions-nous demander asile au Club des Damnés, mais nous n’appartenons pas à ce monde, et vivre en asile ne serait pas vivre. La question est : vivons-nous ici ? Je le crois, oui.

Mais ce que tu fais là, combler ce vide, ce n’est pas vivre, c’est de la non-vie. Une non-vie que tu as choisie de me cacher, de nous cacher à tous ; fait ce que tu veux avec les autres, mais pas avec moi, pas avec nous. Kaya t’a surprise ? Kaya a été le déclique ? Je souris, et me note de la remercier, ça n’est qu’un mot de plus à ajouter aux félicitations qu’elle mérite déjà. Tu ne t’es pas effondrée devant une élève, Caitlyn, tu t’es effondrée devant une amie, non ?

Tu te dégoute, je suis désolée, mais c’est bon signe ; cela prouve que tu as, quelque part, la volonté de changer. Quant à ce qu’ils veulent que tu dises ou fasses… ENVOIS-LES CHIER ! Oui, je suis ta femme, et je ne peux pas t’aider, je vais le faire. Ne jamais s’abandonner, ne jamais s’arrêter de courir, ne jamais cesser de s’aimer, tu as oublié, moi pas.

Je vais t’interdire de recommencer, mais je ne déverserais pas ma colère sur toi. Ma main se pose sur ta joue, prête à essuyer les larmes d’un revers du pouce, alors que je te fais face, nullement révulsée par cette odeur de régurgitation qui émane de toi. Je vais t’obliger.

- Est-ce que… Est-ce que je te déçois ? Est-ce que… tu…Tu m’aimes… moins ?

Un soupir, un simple soupir, alors que ma main se retire.

- Tu ne me déçois pas, tu me fais mal. Et je ne t’aime pas moins, mais toi, qu’en est-il ? Nous nous sommes promises de tout partager, pour le meilleur et pour le pire, mais tu n’acceptes pas de te montrer face à moi. Sans Kaya, tu aurais continuée à me tourner le dos, à me maintenir éloignée. Si tu vas mal, je vais mal, et si tu refuses que je t’aide, tu ne me préserve pas, tu te contente de remuer le couteau dans la plaie.

Je prends l’une de tes mains dans les miennes, avec la précaution qu’on prendrait pout une sculpture de glace, et j’y dépose un léger baiser avant de reprendre.

- Tu ne recommenceras pas, nous vaincrons ce vide ensemble. Je te le promets. Nous trouverons notre voie, quelle qu’elle soit, où qu’elle soit, car il est une voie qui nous attends, une place qui est notre. Les Voies qui mènent aux Voies qu’Il choisit sont impénétrables, mais nous pouvoirs les parcourir, dans notre ignorance.

- Tu dis que tu ne reconnais pas les valeurs qui nous tiennent à cœur dans l’œuvre des X-Men, nous en sommes d’autant plus importantes : si nous les perdons, nous aussi, alors l’idéal mourra, et les X-Men, se ne sera plus qu’un mot. Tu es inutile parce qu’une personne de paix ? A quoi sert un guerrier, lorsqu’il n’a pas de guerre ? Ororo est professeure, rien de plus, alors que toi, sans toi, combien de jeunes seraient encore perdus ? Combien de personnes aides-tu qu’elle n’aide pas, et n’aiderait pas, sauf si leurs vies étaient en danger ? Il est des personnes qui ne voient que les dangers se revendiquant comme tel, et il en est d’autres qui voient les poisons qui nous parcourent tous. Tu vois les poisons, et tu te bats contre.

- Tu parles de Kaya, je n’aurais pas misé un sous sur elle, lorsque je l’ai rencontrée, et regarde ce soir, elle t’a tendue la main, elle t’a aidée ; ce n’est pas une élève qui est venue te voir, c’est une jeune femme que tu as aidée, et qui a choisit d’en faire de même avec toi. Voilà pourquoi tu te bats, et tu n’uses pas de la facile voie des poings, celle qui ne connait que deux issues, victoires ou défaites, celle qui n’intervient que ponctuellement, pour une plus ou moins longue durée. Ton combat est celui de chaque jour, et il n’est pas fait de souffrances physiques, de gloire ou d’honneur, il est fait de soupir, de renoncement, mais aussi de mains tendues.


Et je me relève, lâchant ta main pour t’en tendre une, comme tu l’as fait à tant de personnes.

- Viens avec moi, Caitlyn Emilie Elioth de Lauro. Viens avec moi, mon amour.

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Dernière édition par Amy de Lauro le Dim 10 Nov - 14:55, édité 1 fois
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Sam 9 Nov - 17:02


- Tu ne me déçois pas, tu me fais mal. Et je ne t’aime pas moi, mais toi, qu’en est-il ? Nous nous sommes promises de tout partager, pour le meilleur et pour le pire, mais tu n’acceptes pas de te montrer face à moi. Sans Kaya, tu aurais continuée à me tourner le dos, à me maintenir éloignée. Si tu vas mal, je vais mal, et si tu refuses que je t’aide, tu ne me préserve pas, tu te contente de remuer le couteau dans la plaie.

Je la regarde gravement, iris plongées à même ses iris ; elle est si proche, si proche que je pourrais lui frôler le cœur et je l’écoute, perchée au bout de ses lèvres, pesant chacune de ses paroles. Elles provoquent de la colère ces paroles : comment peut-elle penser que je l’aime moins, je tuerai pour elle mais aussitôt la réalité me transperce aussi durement que la lance de Longin, comment pourrait-elle s’assurer de l’inverse vu mon attitude ?  Elle a raison, sur toute la ligne et c’est une honte effroyable qui vint gommer rapidement la colère, une lame de fond qui percute les recoins de mon âme et un ressac d’amertume qu’un grain violent agite.

J’entrouvre la bouche pour trouver une justification mais à l’évidence, aucune ne saurait colorer mon cœur, aucune ne pourrait se teinter d’un peu de hauteur ou ne saurait m’offrir une échappatoire plus glorieuse. Amy a complètement raison, intégralement raison et ça n’en est que plus douloureux. Mordillant la lèvre inférieure pour m’empêcher de pleurer, je baisse la tête en une attitude contrite de celle qui comprend la portée de ses gestes, je la comprends…indubitablement.
Elle me prend la main mais je ferme les yeux tête baissée, je mords plus fort alors qu’elle m’explique, qu’elle trouve les mots qui soignent les blessures, qu’elle souffle sur les braises de l’espoir. Pourquoi suis-je ainsi ? Pourquoi me blesser quand la personne qui sait si bien me guérir est à portée de cœur ? Est-ce un désir secret de flagellation, un acte de contrition obscur et moyenâgeux sans doute. Oui, c’est possible. J’ai besoin de me mortifier, j’ai besoin d’espérer mais de me rappeler que je ne suis pas en état de trop demander. La culpabilité me ronge, me dévore parce que j’ai besoin de cette notion de culpabilité, j’ai besoin de souffrir, de recevoir un châtiment pour mes crimes, mais il ne sera jamais à la mesure de mon désir de rédemption : jamais il ne saurait faire en sorte d’occulter les pans de ma damnation.

Je l’écoute faire mon plaidoyer et je pleure silencieusement, je pensais que j’avais eu mon compte pour cette nuit mais Hyper Chialeuse est semble-t-il pleine de ressources, j’évacue par les larmes ce qu’elle absorbe en eau, en parfaite alchimie. Elle n’est pas objective, elle m’aime et pourtant que ces paroles me font un bien fou. Quelle idiote j’ai été, une fois de plus. Je ne recommencerais plus, elle me le demande, je ne recommencerais plus. Parce que je nous fais du mal, j’ai bien compris…je n’ai que trop bien compris.

- Viens avec moi, Caitlyn Emilie Elioth de Lauro. Viens avec moi, mon amour.

Je rouvre les yeux et je regarde cette main tendue vers moi. Cette main que j’ai tendue tant de fois, la voilà, du haut de notre amour qui reprend le flambeau de cette main qui guide car au fond…qui pour me guider moi ? Qui pour veiller sur ceux qui veillent sur les autres ? Ceux qui m’aiment…ceux qui savent. C’est une évidence qui m’avait échappé.
Mon regard dévie vers elle, vers ses propres yeux que je cherche dans l’obscurité. Je reste interdite, ce n’est pas que j’hésite, c’est que j’essaye de ne pas m’écrouler. Je baisse la tête, à nouveau désorientée avant de balbutier.

- C..comment tu fais ? Comment tu fais pour m’aimer…Comment tu peux être aussi forte…Comment tu peux tout me pardonner…tout ce mal qu’on se fait…qu’je fais..qu’je..tu…uhh

Les mots s’étranglent.

- Pardon…je demande…pardon…j’ai besoin d’aide.

C’était bien assez. D’un geste vif, je me redresse pour saisir cette main et avec cette brusquerie qui me caractérise en ces moments-là, me jeter littéralement dans ses bras pour y sangloter.
Oui, j’irai où tu veux puisque tu y seras, oui j’irais dans les ténèbres puisque tu seras mes ténèbres. Je t’assomme de je t’aime et de désolée, je ne peux rien dire d’autre, vraiment.
Rien d’autre.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 10 Nov - 15:42

Quiet Life by 岩崎琢 on Grooveshark

Je sais que mes paroles font mal, je sais qu’elles font pleurer, et je m’en excuse, mais je crois qu’elles sont nécessaires, que la fin justifie les moyens ; et cette fin, c’est toi, Caitlyn, c’est nous. J’entends tes larmes muettes et je sens ta morsure, j’écoute ta culpabilité en espérant que mes paroles suffiront à outrepasser cela, et que je n’abandonnerai pas avant qu’elles l’aient fait. Tu es revenue à moi, alors tu m’auras jusqu’au bout auprès de toi, car si tu veux de moi, je serais là, pour toujours, à jamais.

Je te regarde me regarder, chercher mes yeux, et mes membranes nictitantes te rendent ton regard ; c’est important, c’est très important que ce soit elles, non ces pupilles jadis marron aujourd’hui bleue, et par parce qu’elles sont l’expression de mes pouvoirs, mais qu’elles sont l’une des fondations de notre amour. Je fonctionne ainsi, posant de nouvelles briques sans oublier les anciennes, les premières, et elles en font partie, tu te souviens pourquoi ?

Ta tête se rebaisse alors que tu commences à balbutier, mais est-ce un abandon ou cherches-tu les forces de te relever ? Je n’ai rien à te pardonner Caitlyn, juste à t’aider. Juste à t’aimer. Et je le fais, alors que tu te redresse d’un bon pour te saisir de moi et te coller contre moi.

- Comment fais-je pour t’aimer ? Pour tout te pardonner ? Pour être aussi forte ? Tu es ma force, Caitlyn. Notre amour est notre force, et lorsque l’une de nous s’affaiblie au point de l’oublier, l’autre le lui rappelle. Tu l’as fait aussi, tu te souviens ? Dans chaque éclat, nous avons un reflet de nous, mais reconstituons le miroir et nous nous aurons nous. Ensemble.

Passant bras et ailes autour de toi, je te berce doucement, supportant l’odeur de tes maux avec la ferme intention de te tirer d’eux, et alors que tu répète encore et toujours deux vérités, je tâche de te calmer.

- Tu te souviens, ma puce ? Tu te souviens de ce que tu dois faire lorsque tu ne crois plus en toi ? Te regarder par mes yeux, les yeux du cœur, qui te verront toujours, même dans les ténèbres les plus sombres, même dans les instants les plus noirs, ceux qui verront ton âme et l’aimeront, envers et contre tout, envers et contre nous.

J’attends que les sanglots se taisent tout en continuant de te bercer de mon corps, de te rassurer de mon contact, de te soutenir de mon cœur. Ça va aller, ce n’est pas une supposition, ce n’est pas un encouragement, c’est une promesse, une promesse que je te fais.

Et lorsque cela commence, lorsque les larmes commencent à se tarirent, je te conduis à notre nouvelle salle de bain, sans cesser de te parler, sans cesser de dire les mots du cœur, flot ininterrompu et tout aussi répétitif que le tien, mais également sincère. Nous allons te doucher, te laver de ces résidus de ce que tu t’es infligée, puis nous irons te coucher, et je resterai là, à te parler, à te bercer, jusqu’à ce que tu dormes. Et demain matin, je serais à ton côté, nous reprendrons la lutte, nous parlerons d’espoir, d’avenir, reconstruisant ce qui a été détruit, réparant ce qui a été endommagé. Ça va aller, je te le promets.

Je t’ôte de ton t-shirt qui te sert de chemise de nuit, et te dépose dans la baignoire avec douceur, prenant le pommeau de douche et testant l’eau jusqu’à ce qu’elle soit à la bonne température, avant de t’en asperger doucement le corps. Je ne cesse de parler, de te réconforter, de te materner. Je sais que tu aimes cela, mais il n’est nullement question de ce que tu aimes, cette nuit, il est question de ce dont tu as besoin. Et tu as besoin de savoir que je suis là, constamment, et que je le serais toujours. Mes actes témoignent de ma présence, de mon amour, et mes paroles, du fait que cela continuera, du fait que cela n’est pas que mien, mais nôtre.

Je t’aide, je t’aide à tout, du savonnage jusqu’à l’essuyage, de t’assoir à te coucher, à marcher. Je suis à ton côté, lorsque je ne suis pas contre toi, et qu’importe le temps que cela prendra, nous ferons la moindre étape ensemble, toutes les deux.

Je te conduis jusqu’à notre lit, notre grand lit qui semblera bien vide ce soir, car seule une moitié en sera occupée. Je te couche, et tire la couette sur toi, continuant de parler, de te rassurer. Je m’allonge sur le flanc, contre toi, littéralement collée, l’un de mes bras en guise d’oreiller, et l’une de mes ailes suppléant à la couverture. Je t’embrasse le front pour te bénir, puis remonte un peu, de manière à ce que ta tête se retrouve contre ma poitrine, l’oreille contre mon sein. Une main dans tes cheveux, te caressant doucement, je te laisse écouter mon cœur, ce cœur qui t’aime, comme tu as l’habitude de le faire, et mon aile protectrice comme mon amour absolu te couvre aux yeux du monde, un cocon dans lequel tu pourras dormir en toute quiétude, un berceau de tendresse dans un monde qui n’en a pas assez.

J’espère que cela suffira, mais je donnerai encore plus, car je ne donnerai jamais assez pour toi, quant bien même je donnerai tout. Lentement, les mots sortent de ma bouche, et si ce n’est pas ce regard que tu avais eut à l’époque, j’espère que l’effet apaisant sera le même qu’il l’a été pour l’enfant qui était avec nous.


Ne jamais s’abandonner, ne jamais s’arrêter de courir, ne jamais cesser de s’aimer, pour toujours et à jamais, envers et contre tout, envers et contre nous, dans le meilleur comme dans le pire. N’abandonne jamais, Caitlyn, ne t’abandonne jamais. Je t’aime, ma puce.

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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 1 Déc - 19:49


Dimanche 3 Novembre    -   20 h 03

Je ne peux rien lui cacher. Et de toute façon, je n’ai plus rien à lui cacher. Je me contente de fermer la porte de l’appartement dernière moi avec une lenteur révélatrice d’un état d’âme « brumeux » et de lui adresser un demi-sourire triste alors qu’elle se tient devant moi dans ce qui nous sert de living. J’ôte mes escarpins et ma veste de tailleur avant de la déposer sur un pseudo canapé d’un geste trahissant une profonde fatigue. Je pose mon regard presque bleu azur sur elle, ce regard qui à présent trahit si bien ma charge émotionnelle. Un héritage de plus de mes dernières évolutions de pouvoir. Vert émeraude lorsque le calme domine, presque bleu translucide lorsque le courant sature mon organisme par un trop plein d’émotions.

Oui je suis vidée, oui il n’y a pas d’autres mots. Vidée par cette passation qui a été plus éprouvante qu’autre chose. Je me sens mal, horriblement mal. Comme si je m’étais retrouvé entre le marteau et l’enclume, comme si j’avais craché au visage de ma famille mais paradoxalement, je me sens emplis d’une liberté immense. Je suis encore trop honteuse ou fébrile pour oser la prendre dans mes bras, et pourtant je sais bien combien elle me soutient. C’est juste que c’est effroyablement difficile de « faire un choix » de « prendre parti » comme je viens de le faire. Je m’installe avec lenteur sur l’un des poufs devant notre écran de télé.

- Je ne suis plus la « dernière-née » parait-il…
Je..Je ne pensais pas aller jusqu’à de telles extrémités. Je suppose que j’ai fait du dégât….Je suppose que j’ai aussi perdu le peu d’estime qu’on avait pour moi. On en avait parlé, j’sais bien…mais je voulais que ce soit établit noir sur blanc. Plus de faux semblants, plus de « petite fille modèle ». J’en avais plein le dos de ne pas être à une hauteur que je me fixais toujours plus haut…c’est bon…je crois que…oui…je sais.  J’ai grandi.


Je soupirais avant de lever les yeux au ciel en secouant la tête.

- Qu’est-ce que tu veux qu’j’te dise…J’etais sur la Lune…je ne plaisante pas. Rachel m’a emmené sur la Lune. C’est…C’est dingue…Moi je suis là…poussière insignifiante, pouvoirs insignifiants avec mes petits états d’ame de merde et elle…elle..se balade SUR la Lune. Par le Sang du Christ, ce n’est pas effrayant en fait, c’est…ca te remet à ta vrais place. Une humaine…juste un moucheron avec un ADN différent. Qui peut se targuer d’avoir fait un petit tour sur la Lune…je…j’en tremble d’incompréhension…Je vai agir à mon échelle, rien à foutre d’être un super héros. Wonder Beaver est morte ce soir…elle vient de devenir adulte.

Je porte la main sur a bouche, les larmes roulants  sur mes joues, solitaires et silencieuses.

- Au fond, je m’en fiche de ce qu’ils ont pu dire de moi, au fond…je m’en fiche de ce que j’ai pu balancer. Ça devait sortir. Me voilà à nouveau intègre, tu me comprends ? Je suis enfin en paix avec moi-même. Je suis enfin mon idéal, je suis enfin mes choix. Ca passe par des pleurs et des déchirures. Ororo, Jubilée…oui…je sais. Mais tout ça, c’est pour nous. Tu vois ? C’est pour nous. Tout ce que je fais…tous mes efforts…c’est juste pour nous. Je vais être isolée, je le sais…mais je ne serais pas seule puisque tu seras à mes côtés.

Je lui adressais un nouveau sourire en tendant mes bras pour l’inviter au contact.

- Je sais où je vais, tu sais. Ma place est là, à tes cotés. Dans quelques années, nous partirons d’ici, parce que nous avons NOTRE vie à vivre et NOTRE famille à fonder, j’attendrais tout le temps qu’il faut mais il n’est pas question qu’on passe à coté de cette vie là. M’en fiche d’aller sur la Lune moi, mais avoir des choses à regretter ça, non…
Pour l’instant, tout ce que j’ai besoin de savoir c’est si tu m’aimes toujours, si je ne t’ai pas trop déçue ? Je connais au fond de moi la réponse, mais j’ai vraiment besoin d’être rassurée ce soir…

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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Mar 3 Déc - 17:10

Dimanche 3 Novembre – 08 : 03 P.M.
Elle rentre. Elle rentre enfin. Je l’entends approcher, et me relève pour aller l’accueillir. Elle a réussit à la convaincre de revenir, ou alors l’isolement a duré moins longtemps que les autres. Je n’étais pas là, à la passation, je n’étais pas là lorsque l’enregistrement était diffusé en direct, je n’étais pas là alors que mon aimée crachait son désespoir à la figure des X-Men. J’ai déclarée ne plus jamais participer à une passation après la torture qu’ils t’avaient infligée, Caitlyn, et j’ai tenue parole. Est-ce trahir Rachel ? Est-ce trahir une amie ? Je ne crois pas. Est-ce trahir les X-Men ? Je suis le vilain petit canard, et de toute façon, je ne suis pas réellement X-Men, alors cela n’importe pas.

Je n’étais pas là, mais je me suis inquiétée, et j’ai tournée en rond, et je n’ai sue que c’était fini que lorsque tu m’as envoyé ton sms, lorsque tu m’as avertie qu’elle ne devait pas rester seule. Personne ne le devrait, mais toi, tu l’as été déjà deux fois. Pour ta passation, tu as été seule malgré ce que j’ai tenté de t’apporter, par ma faute également, et pour ma passation, tu as été seule, alors que tu m’as vue disparaitre, par ma faute là-encore. Rachel n’a pas été seule, non, mais toi, l’as-tu été, Caitlyn Emilie Elioth de Lauro ?

Danger m’a permise de réécouter ce qui a été dit, et je sais que tu avais surement autant besoin de l’aide de ta sœur de cœur qu’elle en avait besoin de toi, voir plus, même, puisque c’est elle qui a eut le bon rôle dans ce qui s’est passé ; Rachel n’est pas la seule à s’être mise à nue dans cette salle sans combat ni destruction, mais elle a été chargée de te rehausser toi. Et je crains qu’elle n’ait échouée, à voir ton visage lorsque tu ouvres la porte, franchissant notre seuil.

Que de tristesse, que de lassitude, je suis désolée, puce, tellement désolée. Je t’attends au seuil de notre chambre, je t’attends dans ma tenue du jour qui n’a pas la moindre importance, et je te laisse venir à moi, je te laisse faire à ton rythme, consciente que je te brusquerais. Chacun de tes mouvements me fait mal, et alors que tu t’affaisse devant la télévision sur un coussin qui en fait autant, je viens m’accroupir auprès de toi.

- Je ne suis plus la « dernière-née » parait-il…

Si tu savais combien je m’en moque. Les extrémités, l’effort et les dégâts auxquels tu as consentis sont tellement plus important qu’un nom de plus sur une liste qui ne signifie pas la même chose pour tous ses membres. J’ignore quelles ont été les réactions, je pense que cela a touché beaucoup de monde, je l’espère sans quoi nous sommes perdues, mais ce soir, je m’occupe de toi et de toi seule. Demain, nous verrons nos amies, mais nous n’y sommes pas encore.

J’ignore si tu as perdue le peu d’estime que l’on avait pour toi, mais je pense que celle que tu as put gagner par ton courage devrait largement compenser cette perte. S’il en est des incapables de te pardonner, alors il en est autant d’incapables de se remettre en question, et tu n’es pas en tord. Combien auraient put tenir l’argumentation face à toi ? Combien ne seraient pas allé sur le terrain de l’affectif pour contourner le problème ? Combien ne t’auraient-ils pas simplement dit que tu étais dans l’erreur ? Je ne sais, mais je sais que je n’en fais pas parti.

Oui, on en avait parlé, ce n’est pas la première fois que l’on se rebiffe contre eux, mais tu n’as pas fait un simple coup de gueule qui ne les a même pas éclabousser, tu as usé de leurs méthodes contre eux, tu les as manipulés pour parvenir à faire passer ton message, et en cela, j’espère qu’il aura autant d’impact sur eux que le mal que tu te fais à avoir fait cela. C’est un sacrifice, c’est ton sacrifice. Tu as grandi, oui, et tu leur as tendue la main, tu leur as montrées leurs erreurs, à eux de les voir.

- Qu’est-ce que tu veux qu’j’te dise… J’étais sur la Lune… je ne plaisante pas. Rachel m’a emmené sur la Lune.

Qu’est-ce que tu veux que je te réponde ? Que je lui en veux de t’avoir éloignée aussi loin pour te laisser seule ? Que je lui en veux qu’elle t’ait faite te sentir insignifiante ? Elle n’y a pas pensé, elle fuit la pensée de peur de s’y perdre ; oui, je lui reprocherai tout cela, mais plus tard. Demain, puisqu’elle fait partie de nos amies, mais pas ce soir. Tu n’es ni insignifiante, ni un « moucheron avec un ADN différent » ; oui, reste à notre échelle, reste avec nous, reste avec moi, s’il te plait. Reste là où tu importes, ou tu importes plus que la lune, ou toutes ces conneries du cosmos.

Je te regarde commencer à pleurer, et j’avoue que j’aimerai bouger ; j’aimerai me redresser, te prendre dans mes bras, te serrer contre moi et te bercer ; j’aimerai te montrer que je suis là, que je suis là et que je t’accompagne, que je suis là et que je t’aime, mais ce n’est pas encore le moment. Et je supporterai la distance jusqu’à ce que ça le soit, pour toi. Ton rythme, notre rythme.

On se moque de ce qu’ils ont put dire, tu as dit ta vérité, à eux de la confronter à la leur et de savoir s’ils sont capables d’évoluer et de progresser, ou s’ils sont obtus au point d’en renier l’une des leurs parce qu’elle perçoit le monde comme eux déclarent la percevoir, ultime preuve qu’ils sont incapables d’accepter les autres alors qu’ils sont sensés défendre cette acceptation. Jubilee et Emma n’auront pas dit de mal, pas de toi, je les connais suffisamment pour le savoir, mais je ne gagerais personne d’autre.

Oui, cela devait sortir, et je comprends ce besoin d’intégrité, ce besoin de sincérité, ce besoin d’être en accord avec toi-même, quant bien même est-ce contre tous les autres. Je comprends et je t’admire. Ton idéal, tes choix, ce pourquoi tu te bats. Désolée que cela doive faire mal, mais c’est nécessaire, je le crois aussi. Quant à le faire pour nous, pour notre avenir… tu l’as fait pour tout le monde. Ce que tu as dit peut faire avancer tout le monde, pas seulement nous. Mais je te remercie de l’avoir fait pour cela.

Et tu me tends les bras, me permettant d’accomplir ce que je désir depuis ce qui me semble être un trop long moment, alors je me redresse et je te prends dans mes bras, te posant doucement la tempe contre mon épaule et te serrant fort, contre moi. Une main dans tes cheveux pour des caresses de soutien, et un balancement horizontal pour te dire que c’est fini, que tout va bien aller, alors que j’écoute tes dernières paroles.

Ne jamais s’abandonner, ne jamais s’arrêter de courir mais savoir où on va, ne jamais cesser de s’aimer ; si longtemps qu’on le répète, et aujourd’hui, tu t’approches un peu plus de notre idéal. Je t’écoute parler d’avenir comme je l’ai toujours fait, des étoiles dans les yeux et l’imagination essayant d’être à la hauteur de ce que sera la réalité, lorsque cela arrivera. Notre vie, notre famille, avec des enfants, ou devrais-je dire nos enfants. La lune est un roc désolé paumé dans l’espace, il ne peut rien nous apporter, il ne peut rien t’apporter. Ici, en revanche, nous avons tant à construire, et il n’y aura rien à regretter. Je te le promets, cela, tu n’auras rien à regretter.

Mais tout cela, je te le dirais plus tard, je te le dirais ce soir et tous les autres soirs où tu auras besoin de l’entendre, tous les autres jours, et mêmes les nuits, à chaque instant, à chaque fois, que tu en auras besoin. Je serais toujours là. Toujours.

- Tu ne m’as pas déçue, je suis fière de toi, Cati Mia. Et la seule chose qui dépasse cette fierté, c’est mon amour pour toi. Je t’aime.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 30 Jan - 10:12

Suite directe de " Monstrueux". Novembre 2013



Elle n’a pas pu se rendormir, je le sais déjà. Réveillée en pleine nuit pour une mission d’urgence alors que l’aube est encore loin, elle m’a regardé partir assez inquiète, je lui ai promis que ça ne serait qu’une simple formalité, j’avais tort comme souvent face à a vie. Elle sait que c’est mon lot et que ce n’est plus réellement le sien mais nous n’en parlons plus, je n’ai rien à lui imposer sauf son amour et qu’elle sauve de toutes ses forces ce qui me reste d’âme, elle reste fidèle a ses choix et ses engagements mais je crois qu’elle a honte de ce qu’elle fait, ou plutôt ce qu’elle ne fait plus : être sur le terrain. Elle se tient en retrait des X Men, j’ai promis d’en faire de même sauf pour ma responsabilité de chef d’équipe, de mon équipe…de cette équipe dont je viens d’écrire l’épitaphe dans le sang. Elle reconnaitra mes pas dans le couloir et l’odeur de sang, de mon sang et du sang des autres, celui de Sanzo, celui d’une innocente…du sang versé pour rien. Elle saura que c’est grave bien avant que j’ouvre cette porte et elle se tiendra là, à l’entrée de notre chambre. Lorsque je refermerais la porte de notre foyé, elle s’attardera sur mon regard bleuté à l’extrême, sur les larmes séchées que je n’ai pas réellement versées, sur les écorchures sur mes joues et ces marques de strangulation sur ma gorge que la régénération n’a pas encore effacé. Demain, à la surface, il n’y paraitra plus…Mais ce soir, les dégâts sont bien plus profonds. Elle verra ce curieux paradoxe des manifestations physiques de l’émotion et pourtant d’un violent vide abyssal dans mes expressions. Je ne lui sourirais pas. Je me tiendrais là, honteuse, lui montrant ce qui reste de ce cauchemar et de comment j’en sors. Ravagée et enfermée en moi.

Puis je glacerais, dos contre la porte pour venir me recroqueviller sur le sol, repliant mes genoux contre mon menton en une position fatale. Je parlerais alors d’une voix sans émotion, dissonante et douloureuse à qui m’aime et me connait. Mon corps tremblera parfois involontairement mais mon regard restera froid et fixe, d’une dureté presque monstrueuse.

- J’ai encore failli mourir…mais…une fillette est morte à ma place. Je suis revenue à toi, comme toujours mais je ne partirais plus….C’est fini, Sweety, ça s’arrête là. Je ne veux plus…je ne peux plus.
Je ne veux plus être obligé de tuer pour sauver des vies, je ne veux plus de cette responsabilité. J’ai beau…retourner le problème dans tous les sens…je ne pouvais pas faire autrement, je n’ai rien pu éviter. J’ai géré au mieux, alors…j’ai tué une fillette de onze ans et laissé blesser Sanzo et Kaya….Je ne parle même pas des dégâts psychologiques…Je les ai..bousillés.
Je démissionne…j’arrête avant que ça me tue…pas parce que j’ai peur de mourir, non…parce que je ne fais plus que le mal…je ne suis plus un monstre, et je le redeviens…sans cesse. J’ai plus de sang sur les mains en tant que X Men qu’en tant que Maraudeuse. Comment vivre avec ça ?


Je ferais une longue pause, saisie de frissons et d’un froid létal puis j’expliquerai avec méthode et froideur ce qui s’est passé là-bas, qu’elle sache, qu’elle sache tout…L’échange, Rachel, que j’ai achevé cette fillette parce qu’elle souffrait trop…je ne cacherais rien de l’horreur…rien…parce qu’elle seule peut me pardonner. Je terminerais dans un murmure avant de relever la tête, brisée et honteuse, presque suppliante.

- Alors…si tu m’aimes encore un peu…tu vas fermer cette porte et m’empêcher de ressortir, tu vas me faire te promettre de ne plus y retourner comme tu vas m’empêcher de descendre à la cuisine pour remplir ce froid et ce vide…J’ai des envie de mourir, Amy, des terribles envies que personne à part toi ne peux calmer. Je ne suis pas monstrueuse…je ne veux pas l’être…j’ai…terriblement besoin d’être pardonné mais je ne sais même plus qui peut le faire ou ce qui est juste ou non. Dieu ne m’écoute plus…il s’est détourné de moi…de nous….sinon , il ne laisserait pas faire de telles choses…Je ne veux plus voir des gens mourir, je meurs avec eux…a chaque fois.


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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 30 Jan - 22:51

Lundi 18 Novembre 2013 – l’heure n’importe plus.
Je ne stresse pas. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, je ne stresse ni ne m’inquiète, nous avons suffisamment travaillé là-dessus pour savoir faire la part des choses, et personnellement, je me contente d’une chose : lui faire confiance. Lui faire confiance pour revenir. Mais cela n’implique pas que je ne retrouverai mon état « normal » avant qu’elle ne revienne, cependant. Je n’ai pas dormi non, mais je n’ai pas tourné en rond non plus ; j’ai eut droit au briefing de la mission, et s’il s’agit d’une de récupération, une chose dont elle est la spécialiste et que j’ai déjà accomplie de mon côté, seule, je me méfie des aléas qu’elle comporte, car on ne sait jamais sur quel type de pouvoir comme de personne on peut tomber, chose d’autant plus délicate lorsqu’on a une équipe d’apprentis X-Men avec soit. Je suis contente que Caitlyn ait réussit là où j’ai échoué, mais je sais que nous approchons de la fin de son ère d’enseignement, voir de son ère d’X-Woman « active » ; quelle foutaise. Ce n’est pas parce que l’on ne se bat pas que l’on n’est pas X-Men, mais tant l’ont oubliés, obnubilés par leur envie d’héroïsme et de se prouver qu’ils sont meilleurs que les autres, tandis que le mouvement inverse s’élève, leur crachant leurs vérités à la gueule quitte à faire du dégât. Je suis en retrait de cette équipe qui n’en est pas une, je les contemple cracher leurs venins et leurs objectifs consciente que le jour où ils auront besoin de moi, ils m’appelleront ; je trace mon chemin tels que je le conçois, il n’y a pas de manuel d’X-Men et s’il est des parangons de notre idéologie, il en est aussi des égarés, mais il faut de tout pour faire un monde. Comme tout le reste, il n’y a qu’un spectre s’étendant à chaque extrême, et si je ne suis pas la seule à le percevoir, je pense être la seule à le théoriser, à le rationaliser. Et heureusement, je ne suis plus la seule à suivre ma propre voie. Mais où mèneront-elles, ces voies ?

Ma constatation est aussi simple que tristement sans surprise, lorsque je la vois me revenir ; nos parcours sont ceux des héros grecs, faits de douleurs et d’épreuves ; pourquoi chercher ces souffrances, alors qu’elles nous viennent déjà si facilement ? J’écoute avec amusement Warren parler de batailles alors que voici bien longtemps qu’il est hors course, et j’admire Ororo s’essayer à parler de paix, à la faire avec elle-même et avec le monde pour le bien de ce qui sera sa plus belle récompense, surement ; mais celle que j’écoute le plus et désir le plus entendre est celle qui connait les unes comme l’autre, et souffre des passages dans ces extrêmes. Que t’est-il arrivé, Caitlyn ?

Je t’entends d’abord, t’attendant ici dans le noir,  dans notre chambre, alors que tu t’approches de notre porte, toujours dans la tenue dans laquelle tu m’as laissée. Je te sens ensuite, et cela ne me plait pas, car une autre odeur c’est mélangée à la tienne, et c’est celle de l’hémoglobine. Je ne suis pas capable de savoir à qui elle appartient, mais quant je te vois, je n’en ai cure : les corps guérissent bien plus facilement que les âmes, et la tienne est une fois encore dans la tourmente. Cela cessera-t-il un jour ? Notre éternité n’a pas à être composée de douleurs, et nous n’avons pas à la perdre pour qu’elles s’arrêtent.

Je t’analyse, ensuite, remarquant les marques et en tirant les déductions qui s’imposent, en un instant, en moins d’une seconde, avant même que tu n’es fermée cette porte, avant même que tu n’es tournés tes yeux vers moi, ou que ma main se soit actionnée pour en faire de même avec l’interrupteur, et t’éclairer le chemin comme je m’apprêterai à le faire en écho. Yeux bleutés, larmes, écorchures, rougeurs strangulatoires, position du dos, des bras, expressions du visage, tout y passe, tout y passe pour que je comprenne, et pas de travers de préférence. Je te contemple dans cette cage de chair dont tu sais désormais te débarrasser, mais que tu conserves par amour, envers et malgré tout.

Je te laisse prendre la position de ton choix, contenant une précipitation maladroite et surement malvenue, même si tout mon être est tendu dans l’attente de cette intervention et son confinement.

- J’ai encore failli mourir… mais… une fillette est morte à ma place. Je suis revenue à toi, comme toujours mais je ne partirais plus… C’est fini, Sweety, ça s’arrête là. Je ne veux plus… je ne peux plus.

Je dégluti péniblement et m’avance vers toi, m’agenouillant à ton niveau, lentement, sans t’interrompre, sans te toucher non plus, en attente muselée de la fin de la confession ; seul mon regard fait le contact, mais ce sont les yeux du cœur, et ils sont souffrant en écho. Une fillette morte à ta place, je consens à ce sacrifice par un égoïsme assumé, et je tâcherai de te hisser à nouveau, Cati Mia. Tu es revenue, comme toujours, et que tu ne puisses plus tuer pour sauver des vies, je suis la première à le comprendre, puisque la seule à en être incapable. C’est une responsabilité, c’est un acte si horrible qu’il nous marque à jamais, et quelque soit ta rédemption, elle ne passe pas par cela, elle n’est pas obligée de passer par cela. Réfléchir ne sert à rien, ça ne fait que s’enfoncer encore plus, quant à la fillette… quant à Sanzo et Kaya… Que puis-je dire ?

Démissionne, oui. Arrête avant que cela ne ronge le peu que cela ne ronge pas déjà, oui. Plus de sang sur les mains à tant qu’X-Men que Maraudeuse… ta question, je n’ai pas la réponse et ne pourrait jamais l’avoir. Je ne sais et ne saurais jamais, pardonnes-moi, Caitlyn, pardonnes-moi de ne pouvoir te suivre dans cette voie.

Je profite de ton silence pour combler la distance et te couvrir de mes ailes, essayant d’étouffer des frissons par la chaleur de mon contact, même si je sais que je ne les bloquerais jamais totalement. Quant à l’histoire, c’est une donnée, c’est analysée comme telle ; elle ne m’importe pas, pas encore, car toi seule le fait, pour l’instant. Je ne suis pas surprise de l’action de Rachel, et j’en discuterai avec elle ; j’essayerai d’aider Sanzo, de le suivre psychologiquement ; je crains que Kaya préfère faire semblant d’aller voir Emma Frost que de venir vers moi, et je sais qu’à la forcer, elle ne s’enfermera qu’encore plus, refusant de reconnaitre son besoin ; mais tout cela ce fera plus tard, car tu passes et tu passeras toujours en priorité.

- Si je t’aime encore un peu ? Tu as le droit de tout remettre en doute, mais pas cela. Je ne me contenterai pas de fermer cette porte, je ne me contenterais pas de te faire promettre de ne plus y retourner, je ne me contenterais pas de t’empêcher de descendre à la cuisine pour éviter une grise de boulimie ; ce vide glacé, nous le remplirons ensemble, Cati Mia, nous lui apporterons la chaleur d’un étoile, de notre étoile.

Je passe mes mains de part et d’autre de ses tempes, te prenant la tête avec douceur et continuant de capter ton regard de toutes mes maigres armes, mais maniées avec plus de force que je ne le pourrais pour personne d’autre.

- Tu n’as plus à voir de gens mourir, tu n’as plus à mourir avec eux. Dieu ne t’écoute plus ? Il s’est détourné ? Alors nous ferons sans lui. A deux.

Je te pose la tête contre mon épaule, serrée contre toi pour te serrer contre moi, te décollant autant que possible de cette porte que tu ne franchiras plus cette nuit, ni même le jour qui vient s’il le faut. Je te berce, comme à chaque fois, comme pour toujours lorsqu’il le faudra.

- Ca va aller, Cati Mia. Ça va aller. Ce qui est arrivé n’était pas juste, mais c’est fini. Pardonnes-toi. Cesses de te tourmenter.

La vie n’est pas juste, elle ne le sera jamais, mais nous lui survivrons, comme toujours. Est-ce le Destin où le Plan de Dieu que d’ainsi nous mettre à l’épreuve, je l’ignore, mais cela n’importe pas.

- Reste avec moi.

Je ne te lâcherai pas, et lorsque tu seras prête, je te conduirais à notre lit, je t’y allongerai et je veillerai sur toi, écoutant tes paroles et recueillant tes larmes, car je ne t’abandonnerai jamais. Ne jamais s’abandonner, ne jamais s’arrêter de courir, ne jamais cesser de s’aimer ; c’est toujours vrai pour moi, et je ferais en sorte que cela reste vrai pour nous.

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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 21 Sep - 9:50


Tunisie, Casablanca,  Sous terrain, d'El Cadir, Confrerie des suivantes d'Alia.   Le 26 Juillet 2014.

Un grondement sourd alors que Aislinn plongée dans la pénombre, se redresse depuis sa position assise dos au mur de torchis sale qu'elle n'a pas quitté depuis plusieurs heures au point de se conjuguer en jours. Le regard perdu vers  l'antique porte aux lourdes planches de bois, son expression indique qu'elle sait que l'attente vient de prendre fin. Isobel a ses cotés relève le visage et son regard si expressif vers le passage ou quatre jours auparavant, celle qui se cherchait s'est engouffrée pour y trouver au delà des réponses, sa véritable nature.

Nous y sommes...


La voix de la Voyageuse n'est qu'un murmure à peine audible  alors que l'air en devient irrespirable complètement saturé d'ozone. Puis viennent les décharges électrique provenant de partout à la fois, déchirant le sol et l'air pour se croiser en une sorte de maelstrom faite d'énergie aveuglante qui grossit a vu d’œil forçant à plisser les yeux. Isobel apeurée jure et parle en arabe en s'accrochant à la tunique d'Aislinn qui regarde subjuguée ce spectacle avec un franc sourire aux lèvres.

Et le tourbillon d'énergie prend forme humaine rapidement, puis la chair se reforme couvrant l'onde bleutée et calme en une progression mystique et merveilleuse. Elle apparaît, elle apparaît à nouveau comme la renaissance de quelque sculpteur divin ciselant la matière électrique de son génie inspiré. Et les changement avec elle. Sa peau plus laiteuse encore, presque diaphane ne peut cacher complètement la palpitation de ce courant parcourant ses veines comme une sorte de voile de chair jeté sur sa forme primale et peu à peu de sa hanche gauche partant la cuisse arrière et revenant vers le flan apparaît presque comme une œuvre divine l'imposant tatouage d'un tigre blanc ascendant, en marche vers sa proie et dont le regard impose le respect. Ce fameux tatouage signifiant le sceau posé à même l'ame et venant y museler la noirceur bouillonnante de son mal qu'elle a miraculeusement réorchestré avec l'aide de celle que l'on nomme le Pont au prix de souffrances inimaginables.
Nue et flottant là un bref instant, elle semble prendre son souffle pour la première fois avant d'ouvrir un regard stupéfiant et inédit sur le monde, un regard qui ne la quittera plus, noyé dans un bleu électrique ou pupille et iris se confondent chargés de micro décharges, regard surnaturel qui la caractérise enfin, elle, « la Fille Electrique ».
Aislinn en reste bouche bée un instant avant de porter sa main à le bouche et de laisser échapper des larmes de joie

Caitlyn se contente de secouer doucement la tête à la négative avec un sourire indulgent et chargé d'affection comme pour lui intimer sa volonté de ne pas pleurer avant d'afficher une expression plus grave et de porter son regard dans une direction où rien n'est à remarquer. Isobel se rapproche à nouveau d'Aislinn tendit que cette dernière sans ajouter un mot incline la tête en reniflant avant de regarder à son tour vers la direction montrée par sa mère et d'un geste vif ouvrir un passage de téléportation qui claque dans l'air comme un coup de fouet. Caitlyn aussi tôt avec un empressement  impressionnant s'y engouffre sans un regard en arrière.

Mais qu'est ce que...mais...où va t-elle ?

Un bref rire nerveux  alors que la Voyageuse, essuie les larmes d'un revers de la main et lui emboîte le pas.

Où son cœur l'appelle...où il l'appelle de toutes ses forces..où il l'appellera toujours et à jamais.
Mais ...Nous devions parler...la Prophétesse a dit que...
Tu n'as pas encore comprit ?

Un dernier sourire avant de disparaître dans le vortex.

Elle revient...Elle revient toujours.


_______________________________________________________________________


Septembre 2014, institut, 22h

Douche brûlante. Curieux héritage en fait ! Une de ces nombreuses choses que je lui dois en définitif alors que mon regard se pose avec un certain étonnement sur ce reflet dans la glace qui n'est plus vraiment moi tout en l'étant toujours.
Moi qui ne m’étais jamais posé la question d'une mutation visible, il semblerait que j'entre à présent dans cette catégorie, la peau presque diaphane passe encore, mais ce regard électrique...c'est sur que cela me condamne définitivement au port de lunettes teintées en public. Ce n'est pas inesthétique, c'est vrai...Mais mes interlocuteurs risquent d’être mal à l'aise et de ne plus accorder  leur attention qu'à cela.  Ça a fasciné Jade en tout cas, elle trouve ça « cool » mais j'ai bien compris que pour notre fille, tout ce qui nous différencie des autres est cool.
C'est préférable aux quolibets que je me mange au sujet du tatouage, amusant de voir que finalement il s'est imposé pour rester dans ma vie.
Un gardien en quelque sorte.
Celui de ma monstruosité.

On ne change pas une nature, c'est vrai. On ne la tient pas en laisse non plus en la refoulant. Mais on peut parvenir à la sceller plutôt que de la museler. La nuance est ténue mais elle existe et c'est précisément ce que je suis parvenu à faire. Nous avons décréter que c’était là un miracle de plus et à y réfléchir, il en a la saveur. Je n'y vois qu'une conclusion de tout ce qui m'a amené à devenir cette fille électrique. Je sais ce que je suis à présent, je n'ai plus peur, je ne doute plus. Je me concentrerais sur la construction de notre avenir, de ce qui importe et ce qui importe c'est celle que je rejoins dans notre chambre après avoir éteint toutes les lumières laissant juste la lumière naturelle de la lune filtrée par la fenêtre ouverte d'une nuit exceptionnellement douce d'été indien.

Je laisse tomber ma serviette avec négligence prés de l'embrasure de la porte en affichant ma nudité à son regard, mon sourire s'estompe un peu. Mon corps est à présent auréolé d'une sorte de halo bleuté assez léger, les veinules bleutées luisant sous la peau. Remarquable de jour si on n'y prête attention, de nuit mon aspect surnaturel devient une évidence, j'ai beaucoup de mal à me faire à cette condition.


Oui...bon je sais : ca casse la pose sexy...dans l'obscurité ca fait luciole...n'en profite pas pour m'affubler de se surnom là...Au moins tu verras où je suis la nuit. Et cesse de t’étaler, t'es plus toute seule hein ! Zou pousse toi !

Une fois couchée, je ne peux m'empêcher à lâcher un immense soupire.

C'est comme pour les yeux...je vais devoir porter des lunettes « dehors »...Moira dit que c'est ...ca fait parti des dernières évolutions, en gros tu vas devoir passer l’éternité avec une femme luciole. J'espère que...heu...je sais je suis chiante a te le demander quarante fois par jour...mais...je te plais toujours hein ? C'est bien vrai ?

Je la laisse lui répondre avant de me tourner vers elle.

- Au moins, je ne fais pas fuir Jade et Sanzo, c'est déjà ça...Même si il n’arrêtait pas de me regarder avec gène ce soir à table...mais mon petit doigt me dit que c’était pas moi la cause de son groooos embarra..Huhuhu...

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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 21 Sep - 13:36

Lundi 22 Septembre 2014 – 10 : 00 P.M.
Ça fait presque deux mois. Ça fait exactement cinquante-huit jours. Cinquante-huit jours qu’elle est revenue ainsi. Il ne lui a fallut que vingt jours, trois fois mois, pour réussir à devenir ainsi mais je m’en souviens tout aussi clairement que ce qui est advenu depuis, exception faite de ce ainsi que je n’ai pas vu naitre. Cela a modifié notre quotidien, oui ; la seule constante de l’univers est le changement. A nous de réussir à en tirer le positif. On y arrive plus que bien, je pense.

Je me souviens lorsque je l’ai vue la première fois, oh ça oui ; je l’ai reconnue, bien sur, mais je n’ai sue si elle était de chair ou d’éclair. J’ai comprit depuis qu’elle était un peu des deux : sa chair contient l’éclair jusqu’à ce qu’elle décide de le devenir. Sa mutation l’a faite évoluer, elle n’est plus que partiellement humaine, comme moi. Rassurant, perturbant au début mais en définitive rassurant. Et puis ce n’est pas ses yeux du cœur auxquels répondent les miens ou cette mutation revendiquée ayant entrainée ma revendication plumeuse en réponse qui m’ont le plus perturbée, non, c’est bien le tigre. Je sais ce qu’il symbolise, je sais ce qu’il est. Il est là, il regarde, toujours. Je ne la prends plus par les hanches, uniquement par les bras, mais cela ne m’empêche pas de voir comme de sentir cette électricité qui la parcourt jusque dans son sang, sans doute l’œuvre de nouvelles cellules mais qui m’assure sur une symétrie plus complète qu’auparavant puisque moi aussi mon sang est différent. Notre humanité est transfigurée par notre mutation comme nous avons été transfigurées par notre amour réciproque et ce n’est que la marche du temps, une chose que je ne peux que noter car je continuer de la contempler elle et elle seule ; Caitlyn.

Je me souviens lorsqu’il a été décidé de donner pour nom « l’Eclait’ » à la forme alternative ; ça allait être l’éclate ! Maintenant je me demande s’il est réellement approprié et s’il n’est pas question de simple transition. Je pense connaitre la fin alors je n’ai pas peur mais je me pose des questions, sans doute trop. Heureusement il n’est pas bien dur de les faire taire, il me suffit de la regarder et le reste se voit relégué au second plan.

C’est ce que je fais d’ailleurs, en me disant que notre consommation d’eau chaude est définitivement la pire de l’Institut puisqu’elle partage mon appréciation de cette dernière désormais ; bien évidemment il faut plus que de la vapeur d’eau et de la buée dans toute la pièce pour me la faire perdre de vue. Je trouve même qu’il y a un côté artistique à regarder les reflets de son regard à travers les goutes d’eau ; il faut au moins ça pour me distraire des reflets de l’entièreté de son corps dans cette même goutes.

Une grande inspiration lascive alors que je suis allongée dos contre l’un des poufs, tout aussi nue qu’elle et la regarda à travers l’encadrement ouverte le la salle de bain comme la buée et les nuances de vert imposées par mes membranes nictitantes, ailes repliées contre moi de façon à faire le moins de bordel possible ; et malgré leur deux mètres cinquante cinq chacune je dois avouer que je m’améliorant dans la limitation des dégâts d’inadvertance puisque si elles me dépassent d’une bonne trentaine de centimètres elles n’en touchent pas le sol et j’ai prit l’habitude de les coller non seulement à mon dos, comme de norme, mais également jusqu’à mes chevilles lorsque je suis immobile. Avec sa mutation apparente j’ai décidé d’en faire de même, dans l’intimité tout du moins, et à nos nudités se sont rajouter ces détails qui nous rapprochent plus encore malgré leurs différences. La femme d’éclair et la femme de chair, lorsqu’on sait que ce sont de micro-décharges bioélectriques qui animent la chair cela prend tout son sens.

Caitlyn sort de la douche et s’enroule dans sa serviette, je me détourne alors de sa lumière pour m’en retourner à notre chambre, les quelques rayons de lumière argentée bien inutiles à me permettre de voir ; mais agréables de part le ton qu’ils donnent à notre nid. Toujours un martelât pare-terre, j’y tiens, toujours aussi grand d’ailleurs, je n’y tiens toujours pas entièrement, et l’éclairage de la lune sur les draps et l’entrée pour rendre les choses brillantes entre les ombres de nos meubles. Cette pièce me manquera car elle est indubitablement à nous mais j’espère que nous réussirons à nous construire un « à nous » permanent hors d’ici ; non loin mais hors d’ici. Je ne répéterai pas mes arguments, ils n’ont pas changé depuis l’Italie.

Je commence par me coucher sur le ventre, plus ou moins la position la plus facile considérant les excroissances pulmonaires qui s’échappent dans mon dos, puis je me glisse sur le flanc au milieu du lit afin de pouvoir tout autant lui révéler ma nudité aux rayons lunaires que voir la sienne qui leur répondra par ce courant sanguin. Et Caitlyn ne se fait pas désirée, arrivant sèche pour abandonnée sa serviette à l’entrée, me faisant sourire à la mesure que le sien s’estompe, jusqu’à ce que le mien suive le mouvement. Nuit et jour je vois cette électricité qui parcourt ses chairs mais elle n’en est que plus évidente maintenant et cela lui fait peur, malgré tout le temps qui c’est écouler et malgré mon harmonisation cela continue de lui faire peur. Ce n’est pas surnaturelle, puce, c’est surhumain ; vois-tu la différence, déesse de ma vie ?

Dans un cas comme dans l’autre, je conçois que ce soit étrange pour toi qui n’as toujours jurée que par ton humanité mais il faut ce faire à l’évidence que plus le temps s’écoule et plus nous la perdons, physiquement du moins. Etre humain n’est pas qu’une apparence et ton cœur n’a pas changé sur ce point-là même s’il a été manipulé par une autre à l’instar de ton esprit afin d’en hôte le poison de ta vie.

- Oui… bon je sais : ca casse la pose sexy… – la perte de ton sourire plus que ton électricité, Cati Mia – dans l'obscurité ca fait luciole… – ce que tu vois comme une luciole est pour moi comparable à l’un de tes néons mais je n’en dirais rien, j’aime bien même si c’est sur qu’il m’est bien plus difficile de m’endormir en te regardant en face, à présent – n'en profite pas pour m'affubler de se surnom là… – ça ne me viendrait pas à l’idée, MA luciole adorée – Au moins tu verras où je suis la nuit. – hum, pas besoin de ça, je voyais déjà, je sentais déjà, je touchais déjà même ! – Et cesse de t’étaler, t'es plus toute seule hein ! Zou pousse-toi !

- J’attends que tu sois là pour m’étaler, répons-je avec un sourire, toujours au milieu du lit. Et si t’es pas contente il faudra se serrer…

Mon aile se déplie pour venir la couvrir, l’autre se décollant également mais me conduisant simplement à m’allonger sur le ventre, afin d’éviter une poussée intempestive puisqu’elles sont aussi puissantes que le reste de mes muscles. J’écoute le soupire de Caitlyn et m’en vais la consoler d’un regard brillant dans le noir lui aussi et d’une main caressant sa joue.

- C'est comme pour les yeux… – les fenêtres de l’âme ont changé, elles aussi, je le sais ; mais à bien y regarder, il me semble y voit la pupille dégagée cette électricité bleuté qui se répand sur l’iris et semble les faire se confondre ; ce n’est peut-être que mon imagination à chercher les yeux du cœur d’autant, c’est vrai, mais est-ce si grave ? – je vais devoir porter des lunettes « dehors »… – je ne réponds rien, je n’ai rien à répondre et ce n’est pas une question ; plus qu’un devoir c’est une décision et je la comprends parfaitement puisqu’en beaucoup d’aspect je me suis toujours cachée également, sans avoir besoin de tels artifices cependant – Moira dit que c'est… – Moïra contemple ce qui nous arrive sans en comprendre la finalité, elle étudie le présent sans se tourner vers l’avenir et c’est peut-être mieux pour nous – ca fait parti des dernières évolutions, – des premières évolutions – en gros tu vas devoir passer l’éternité avec une femme luciole. – non, pas réellement, mais cela se fera avec le temps – J'espère que… heu… – mon sourire s’agrandit un instant sous l’effet d’un pouffement car je sais déjà ce qui va suivre – je sais je suis chiante – non, pas du tout – a te le demander quarante fois par jour… – trente-quatre fois aujourd’hui, cinquante-et-une hier ; je compte les sms puisqu’à la différence d’hier aujourd’hui nous n’avons pas passée la journée ensemble – mais… je te plais toujours hein ? C'est bien vrai ?

De ma main posée contre sa joue je l’encourage vivement (pour ne pas dire que je la force même si je suis prête à m’arrêter en cas de résistance de sa part) à me regarder, alors même que mes cheveux décoiffés s’en vont dans tous les sens en groupe pour la plupart dans une anarchie qui n’aurait rien à envier à d’autres parties de mon anatomie si je leur laissais l’occasion de pousser. Un baiser sur les lèvres est ce que je veux et si je ne l’ai pas je me contenterai d’un dans la gorge alors ; c’est ma réponse. Ma première réponse puisqu’outre que je le signerai, si possible, j’ai une chose à y ajouter :

- Tu sais, que tu me le demandes me permet de savoir quant te le dire. Continue autant qu’il le faudra parce que je ne me lasserai jamais de te dire que tu me plais, toujours et pour toujours.

Et comme preuve de cela, je m’en vais querir un nouveau baiser et le signer comme il se doit. J’ai beau essayer d’être plus posée et réfléchie sur notre relation depuis l’éloignement physique je n’en reste pas moins peignon même si les journées pot-de-colle des retrouvailles sont passées désormais.

- Au moins, je ne fais pas fuir Jade et Sanzo, c'est déjà ça… – lui est plus transfiguré que toi et elle trouve ça cool alors il n’y a pas de risque ; par contre il y avait sérieusement quelque chose qui clochait ce soir dans le repas, même si je crains ne pas devoir découvrir quoi considérant les jeux de regards entre vous trois – Même si il n’arrêtait pas de me regarder avec gène ce soir à table… – c’est un fait mais que je ne crois pas lié à ta condition ; il est incapable de se douter que les pulsations électriques s’accroissent aussi avec l’afflux sanguin, une chose que j’ai parfaitement remarquée la dernière fois que je t’ai léchouillée – mais mon petit doigt me dit que c’était pas moi la cause de son groooos embarra… Huhuhu…

- Titiller ma curiosité… tu es vilaine, réponds-je simplement en frottant délicatement mon nez contre le sien, ma main s’en descendant le long de sa gorge en une caresse qui ira à la suite contre son épaule et son bras. Néanmoins je ne suis pas sure d’être en capacité d’entendre la vraie raison, qu'en dis-tu ?

Dis-moi que ce n’est pas le cas, par pitié, parce que si en effet je ne suis pas en capacité de le faire ça veut dire que c’est concernant le cul, soit leur vie sexuelle, et je préfère paniquer pour quelque chose que parce que je m’imagine un grand nombre d’autres !

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 30 Oct - 13:28

Je conserve le silence avec un embarra certain. La sexualité de nos filles reste un épineux problème à aborder dans nos discussions et cela à cause de sa forte propension à en faire plus qu'une affaire d’état mais tout simplement un sujet à une épreuve de championnat du monde de Taupinage où elle excelle. Heureusement que dans notre malheur et a part une tendance à l'exhibitionnisme ingénu, l'absence totale de libido exprimé par notre aînée simplifie de 50 % le problème.
Je soupire pour marquer que ce qui va suivre tient du numéro d'équilibriste.

biennnnnn....Ca concerne en effet Jade MAIS je te rappelle que si tu me joues le coup de l'évanouissement, je n'hésiterai pas un instant et t’enverrais des micro décharges sur le clito ! Et nous savons, toi et moi, comment tu trouves ça....si...particulier..et revigorant
Bon..






Je prends mon souffle, consciente que c'est là un enjeu de taille.Opération grosse artillerie, 10, 9, 8...immersion. Doucement je pose ma main le long de son corps au niveau de son sexe.

La bolognaise c'est pas si évident que ça en à l'air, tu peux me croire et même si finalement on ne comprend pas pourquoi ça s'appelle toujours comme ça alors que si tu te penches vraiment sur la recette, la recette qu'on fait ici a évolué et c'est complètement différent de la version italienne et même si des fois, on a tendance à se dire comme dans un épisode des experts que c'est trop con parce que les scénars sont aussi évident que les scénarii de Bay, c'est important de le savoir car comme je m'y étais préparé, j'avais bien regardé l’émission à la télévision, Easy Cuisto, et même que j'avais pris des notes dans le carnet rose que j'ai acheté sur Collen street, histoire de les relire au calme ensuite dans le début de l'après midi ou si j'avais pas trop de taff au bureau pendant que Sage s'installe des mises à jour et que du coup elle se met en veil ce qui m'offre la pleine opportunité pour mémoriser tout ca ensuite parce que tu sais bien que j'ai besoin de lire les choses pour mémoriser sinon ça ne fonctionne pas comme ça le devrait et vu que c'était une recette inédite de sauce , je voulais vraiment prendre le temps de bien la faire et de ne rien négliger quitte comme tu t'en doutes à demander un petit coup de main à Jade vu qu'elle s'empiffre comme une ogre et  se refuse perfidement comme la tête de mulet qu'elle sait être à m'aider en cuisine dès qu'elle trouve un échappatoire même qu'une fois elle m'a sortit deux fois dans le même mois qu'elle avait mal au ventre pour un problème de règles douloureuses alors qu'on sait toi et moi que deux fois dans le même mois, et même si on est des mutos, c'est purement et simplement du gros bobard made in Jade comme son délire avec une demande d'augmentation d'argent de poche proportionnelle à ses résultats scolaires et son argumentation dont elle nous a assommé la tête toute une soirée, m'empêchant de regarder mes séries du soir et alors que c’était un épisode clé de la fin de saison que je n'ai pas pu voir puisque le replay merde à cause de nombreux problèmes de réception satellitaire dans ce bâtiment à la con ou que Rachel s'est endormi sur une parabole, ce que nous ne saurons jamais , que je ne saurais pas et que , au fond nous n'avons pas vraiment à savoir puisque c'est un juste un détail de cette histoire dont j'essaye péniblement de bien détailler la mise en place afin que tu puisses avoir toutes les informations bien en main pour comprendre la suite des événement notament le fait du retard de Jade à l'heure convenue pour satisfaire mon désir maternel d'avoir TA fille à mes cotés et de partager un moment à deux autre que ceux que le calendrier habituel peut nous concéder, ritualisés comme extraordinaire dont d'ailleurs le repas de Noël où Amanda demande EXPRESSEMENT que tu la rappelle pour définir les « activités » (?) du repas, activités auxquelles je mets un véto si c'est dégradant ou costumés ou si elle sont du même acabit que celles qui empêchaient Ptit Citron d'être à l'heure et m'obligea donc à me rendre sur les lieux du crime afin d'en connaître le motif et la justification autre que j'ai mal au ventre, j'ai pas vu l'heure,  j'ai des devoirs que je fais SEMBLANT de faire avec Sanzo d'où bien entendu  que j'ai « perdu sous le lit » mon soutif ainsi qu'un emballage de préservatif traînant par terre et débouchant sur une gène abyssal de nos deux tourtereaux pris en gros...pas loin...du flagrant délit de « touche pipi »*.

Une profonde inspiration digne d'une asthmatique en train de décéder.

- MAIS !!!! je te rassure ! Après discussions et « sauve qui peut » j'ai le fin mot de l'histoire. Notre Petite Puce ne s'est pas faite ramoner par le vilain chat, non non non...elle a juste décider de lui administrer une sévère fellation...gout vanille, si tu veux savoir..Rien de grave doooonc...TU TutUTTTT ! Comme tu le sens, J'ai la main sur ton « petit trésor » Rappelles toi, puce..Coup de jus si tu tournes de l’œil !  




*NDA , Oui, vous avez bien lu, c'est une unique phrase de 628 mots.

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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Sam 1 Nov - 15:47

Silence et embarra, silence et Caitlyn embarrassés, je ne vais pas tarder à signer aussi je sens. Elle soupire, je dégluti, bruyamment. Me boucher les oreilles et me mettre en apnée ne servira à rien puisque plus qu’entendre encore et pouvoir tenir très longtemps ce ne serait que du temps gagné à imaginer des choses que je ne veux pas imaginer. D’où que je le fasse d’ailleurs. J’en pali, d’ailleurs, dans une économie de sang qui se rassemble pour le taupinage à venir. Seigneur-Dieu…

- biennnnnn… – d’accord, je vais mourir – Ca concerne en effet Jade – d’accord, j’emporte Sanzo avec moi – MAIS – il faut toujours qu’il y ait un « mais » et c’est selon ce même principe que je suis prête à une doléance avant – je te rappelle que si tu me joues le coup de l'évanouissement, –ey, je ne « joue » pas « le coup de l’évanouissement » nanmého ! – je n'hésiterai pas un instant et t’enverrais des micro décharges sur le clito ! – c’est une menace ou une promesse ? Parce que pour le coup, il va peut-être être question de le jouer, le « coup de l’évanouissement » - Et nous savons, toi et moi, comment tu trouves ça… – ça y est, le sang remonte un peu alors même que mon visage se tord d’un sourire coupable – si… particulier… et revigorant.

C’est particulier, indiscutablement ; l’électrisation n’est pas agréable de norme mais la modification de mon corps et l’association psychologique que j’en ai fait m’octroient des réactions bien différentes à cela que celles du commun. Sentir le courant passer à travers moi, lorsqu’il n’est pas dangereux puisque canalisé par le système nerveux, je m’y suis habituée et la sensibilité accrue de mon corps m’offre la pleine conscience de toutes les réactions que cela entraine, depuis la tétanie et la chaleur jusqu’à cette vigueur qui est la principale différence. Je sens l’électricité qui passe en moi mieux que la norme, bien mieux, et lorsque je la stock je développe une réaction similaire à celle de la caféine, par pure implication psychologique ; un reste d’une de nos symbioses où malgré cette fatigue dramatique Caitlyn m’a permise de me relever et de continuer d’agir là où j’aurai juré être incapable du moindre mouvement, son corps électrique stimulant mon corps afin de soutenir ma volonté. L’implication psychologique y est pour beaucoup dans mon interprétation des messages renvoyés par les électrisations faite par mon aimée, je le sais. Son électricité est porteuse de son amour et même lorsqu’elle ne partage pas mais témoigne cela suffit à me ravir et si, où qu’elles soient, les micro-décharges me feront sourire autant que des caresses il est des endroits où elles prennent, à l’instar de leurs cousines humaines, un sens totalement différent. Le clitoris et le vagin en font bien évidemment partis et si je suis déjà incapable de simuler quoi que ce soit à partir du moment où Caitlyn y appose certaines parties d’elle la transmission électrique à ces niveaux me feront encore plus réagir.

Bon… oui, cela le sera mais du coup je me suis complètement dissipée pour ce sujet et m’en suis éloigné du précédent qui, temporairement, n’était plus que l’excuse de quémander une gâterie. Du fait je suis détenue, au moins, même si l’inspiration me ramène les pieds sur terre et que je m’apprête à entendre le drame. Mais je dois me concentrer parce qu’elle met le doigt sur la détente d’une façon assez inédite mais parfaitement littérale. Concentration, concentration…

La bolognaise ? C’est ce que vous deviez préparer ce soir, oui. Après je ne peux que te croire même si je ne vois vraiment pas ce que ça vient foutre là à part tourner autour du pot. Différent de la version italienne dans sa recette, oki ! Comme je ne sais pas la faire dans aucune de ses versions ça ne m’importe pas même si ça ne m’empêche pas quelques associations d’idée prouvant que cette simple main me fait plus que resserrer les cuisses et tendre le bassin, attendant un geste. Comme dans un épisode des experts, c’est prévisible comme dans un scénario de film, certes mais ça n’enlève pas l’appréciation non ? En tout cas, moi ce n’est pas la télé que je regarde et ce n’est pas Easy Cuisto qui t’a apprise à me cuisiner ainsi ! Le carnet rose, j’accroche sur le rose parce que c’est la couleur appropriée même si j’aimerai bien la rougir sans avoir à le faire moi-même, et le calme c’est presque celui d’avant un départ de course à pieds sauf que je sais être sur une patinoire. Pas trop de taff, je voudrais bien t’en donner ! Sage… non mais non quoi ! D’où que tu me parles d’elle alors qu’il est question de Jade et que tu as une main sur mon sexe ! Qu’elle retourne sur youporn toute seule, Grande Dio ! La mémorisation ne passe pas par la lecture et la concentration chez tout le monde et ce coup-là il va être évoqué pendant LONGTEMPS, crois-moi… La recette est inédite et à défaut d’être contre la nouveauté il y a des ingrédients que je virerais bien. Prendre le temps de vient la faire et ne rien négliger quitte comme je m’en doute à demander un petit coup de main à… non en fait, attends que je sois faussement évanouie pour mettre ta main là parce que je pars sur des trucs avant que tu finisses tes dires qui sont d’un « à côté » en touchant plus à la présente situation corporelle qu’à l’intention !

Jade est un ogre et si elle continue elle rentrera plus dans ses corsets, je sais, quand à sa perfidie je ne dirais rien en connaissance de celle que j’ai utilisée pour échapper à la cuisine et tu ne devrais rien dire non plus en considération de celle dont tu fais preuve actuellement ! Notre fille veut te faire plaisir à moindre frais, c’est tout, la cuisine ça ne l’intéresse pas mais tant qu’il n’y a pas d’autres propositions elle restera dessus et comme les sorties fringues c’est moi qui organise… Pour les excuses, ça ne m’étonne pas, tout passe avec toi de toute façon, et ce même quant tu sais que c’est faux ou autre alors maintenant tu assumes. Et si tu assumais ta menace aussi ça m’arrangerait. Enfin Bref. Oui, son délire d’une demande d’augmentation d’argent de poche proportionnelle à ses résultats scolaires c’est une connerie lorsqu’on sait que c’est une génie qui n’a aucun effort à fournir pour atteindre l’excellence mais je suis prête à lui accorder à condition qu’en cas de baisse des notes elle ait une minoration de son argent de poche : elle ne pourra plus laisser ses notes baisser pour gagner plus d’argent et considérant que ces notes ne peuvent pas beaucoup augmenter on ne lui donnera pas beaucoup plus d’argent. Après, le fait d’avoir une note par matière et par semestre fait également qu’on devra attendre au moins un an pour constater la moindre régression ou progression donc elle ne nous emmerdera pas beaucoup avec ça ; enfin pas beaucoup plus. Vive les études supérieures, dans un an elle travaillera si elle continue à avancer à cette vitesse, et même si un stage ne paye pas beaucoup au moins elle aura son augmentation à la qualité.

Respire puce, ce n’est pas dramatique de rater un épisode TV, t’a qu’à demander à Rachel de t’emmener dans le passé pour le revoir en direct puisque tu arriveras à la convaincre que c’est de sa faute même si la télé satellite elle ne l’a même pas dans sa chambre.

Ah, on progresse : tu n’as pas bougée la main mais tu reconnais que tu tournes autour du pot plus vite qu’aux vingt-quatre heures du Mans, ce qui est déjà bien en soit. Détailler la mise en place ? La seule mise en place sur laquelle je sois apte à percevoir tous les détails pour l’instant est ta main sur mon sexe, puce, et ce ne sont pas les informations que j’aimerai bien en main…

Enfin Bref, Jade en retard, je ne suis TOUJOURS pas sure de vouloir savoir pour quoi tout en étant TOUJOURS certaine de m’imaginer bien trop de choses et du fait je recommence à pâlir… tu joues avec mes afflux sanguins Cati Mia mais j’en profite vraiment pas cette fois !

Ce n’est pas le désir maternel que tu m’évoques là quand à « ma » fille sa signifie qu’elle a faite une connerie néanmoins considérant qu’elle est hétérosexuelle c’est forcément de TON côté qu’elle tient ! Partager un moment à deux, partager un moment à deux… Seigneur-Dieu… Partager un moment à deux autres que ceux ritualisé du calendrier… calendrier… Seigneur-Dieu²

Repas de Noël, Amanda, expressément, activités… Arrête de tourner autour du pot ou retire ta main de là ça me perturbe ! Activités, véto, dégradant, costumé… véto et dégradant, ok, activités et costumé… t’as intérêt de m’achever Cati parce que là t’es en train de me frustrer à mort !

- …ou si elles sont du même acabit que celles qui empêchaient Ptit Citron…

De qui de quoi de où ? C’est bon, j’ai demandé l’achèvement et je l’ai eu : Jade costumée en train d’accomplir une activité « dégradante » avec le la sauce bolognaise franchement pas italienne interrompue par une Caitlyn avec son petit carnet rose et son tablier de cuisinière en période de règles à une heure tardive avec de la SVT pour personne atteinte de la puberté ce que Sanzo est indiscutablement et qui plus qu’avoir jeté le soutif de Pierre Précieuse sous le lit en a fait de même avec la boite du préservatif qu’il avait dans…

Je ne sais pas ce que signifie « touche pipi » mais j’ai déjà arrêté de respiré et fais des yeux si rond qu’ils déclament à corps et à cri l’encéphalogramme plat auquel ils ne servent à rien puisque tout se passe dans l’imaginaire et pour le coup ta main ne m’aide vraiment pas mais d’une façon toute autre.

- MAIS !!!! – _____ – je – _____ – te – _____ – rassure ! – __/\_ – Après – _____ – discussions – _____ – et – _____ – « sauve – _____ – qui – _____ – peut » – _____ – j'ai – _____ – le – _____ – fin – _____ – mot – _____ – de – _____ – l'histoire. – ___/\_ – Notre – _/\_/\_ – Petite – /\/\/\/\/\ – Puce – redémarage du cerveau en cours… – ne s'est pas faite ramoner par le vilain chat, – Moi j’ai trouvé où il va être question de véto ! – non non non… elle a juste décider de lui administrer une sévère fellation… – je pali encore plus mais au moins je suis intellectuellement présente – gout vanille, – Seigneur-Dieu de Seigneur-Dieu – si tu veux savoir… – mais je ne veux pas savoir les détails ! – Rien de grave doooonc… – mes yeux reviennent et se tournent vers elle avec cette stupeur chouettifiée qu’elle a fini par adopter elle aussi – TU TutUTTTT ! – c’est pas à moi qu’il faut le dire ! – Comme tu le sens, – non, je le sens pas là ! – J'ai la main sur ton « petit trésor » – ah, ça… mais c’est secondaire ça non ? – Rappelles toi, puce… – je suis incapable d’oublier et j’ai une banque d’image et de souvenirs que je préférais le faire pour le coup ! – Coup de jus si tu tournes de l’œil !

Je la regarde encore quelques secondes sans vraiment réagir puis c’est un geste de recul qui me prend alors que j’encaisse : ma tête se recule, mes yeux clignent et j’inspire, exorbitant les seconds lorsque la première a fini son geste. Mon regard revient à elle mais je ne sais vraiment pas comment réagir ni quoi penser ou ressentir ; ce que je sais c’est que sa main sur mon sexe n’a plus le moindre effet et n’est prise en considération que comme un élément secondaire.

Je laisse le silence se faire alors que je détourne le visage, tâchant de me concentrer sur le vide alors que je retiens mon souffle et crispe mes ailes. Je dégluti, plusieurs fois, ma réactivité ayant cédée place à une apathie absente. Nous ne sommes pas dans du théorique pour me faire vicier, nous ne sommes pas dans du frivole ni dans du simple. Nous sommes dans du concret et le gouffre que cela fait… je ne sais pas. Il n’est même pas encore question de regarder Sanzo ou Jade en face, il n’est plus question de grand-chose à dire vrai. Je n’y arrive pas, je n’y arrive tout simplement pas.

Mon souffle finit par revenir, doucement. Je ne relève pas les yeux pour parler mais je pense que mon corps l’a fait pour moi.

- Je ne sais pas quoi en penser. Je ne sais pas quoi en dire. Je ne sais même pas ce que je ressens face à cette, idée. Arguments de la raison, arguments du cœur, que des arguments.

Je laisse ma bouche entrouverte alors que je me tais mais après trois ou quatre secondes je relève les yeux vers Caitlyn.

- C’est trop récent pour moi pour que je puisse en faire quoi que ce soit. Elle est grande, je lui fais confiance, ça me suffira.

Je crois que je suis désolée, mais je crois seulement. Situation inédite, aucune idée de quoi faire alors je ne ferai rien. Ce n’est pas à moi de décider, d’intervenir, de choisir pour eux. Et quand bien même j’aurai mon avis à donner j’en suis incapable.

Je m’allonge entièrement sur le flanc, déposant ma tête contre mon oreiller que sans y penser j’ai amené à cette place d’un frottement d’aile. Mon regard a perdu mon aimée dans le mouvement mais sa fixité se brise alors qu’il s’en retourne à son image. Un petit sourire se dessine sur mes lèvres mais il est si peu convaincu que je ne pense pas qu’il puisse signifier que cela va ; cela ne va pas mais cela ne va pas non plus, je ne suis pas mal mais je ne suis pas bien. Je suis perdue, ça passera. Le changement, il faut le temps de s’y adapter, c’est tout.
NdlA:
 

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