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 In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Ven 18 Jan - 22:22

Elle obéit en poussant un léger couinement de plaisir, bougeant son corps afin de prendre la position qu’on lui avait suggéré. Les yeux mi-clos, elle se laissait submerger par la sensation de bien-être et pour peu, elle en aurait ronronné de plaisir (à condition qu’elle fut hybride félin comme Sanzo, ce qui n’était pas du tout le cas). Elle se laissait noyer sous la discussion de sa compagne. Qu’il était doux d’entendre ses choses qui vont droit au cœur et vous font briller dans le fond de l’âme de celle pour qui on voue sa vie. Le Calme après la tempête, sans doute mais encore tellement de questions sans réponses sur ce qu’elle aurait dû faire, aurait pu faire et surtout bien entendu sur ce qu’elle devait faire par la suite. Elle s’en ouvrirait non pas à Amy pour respecter son vœu de normalité mais plutôt dès le lendemain avec son modèle : Jubilée : finalement quelques murs les séparaient et le fait de lui avoir rendu ses lunettes suite à la passation se devait d’être expliqué. Pour l’heure elle se laissa dériver sous les caresses de sa belle, flottant peu à peu à demi consciente.
Demi ? Pas vraiment par ce que inévitablement, le travail de ces mains agiles et travailleuses finissait par faire naitre d’autres projets en elle. Lorsqu’elle jugea qu’il fut plus que temps pour que leur monde se mette en branle, d’un mouvement de bassin, elle creusa la couche afin de se donner un jeu suffisant pour basculer et se retourner le corps toujours enserrer des cuisses de son amante afin cette fois ci de lui faire face. Elle l’observa pendant ce qui lui parut être une minute interminable, regard noyé dans le regard, âme soudée à l’âme. Un silence paisible et les anges retenaient leur souffle tant son expression était grave et tant l’instant était d’une douceur extraordinaire : nue, livrée entre ses mains et consciente de sa fragilité et de cet océan d’amour qui les reliait l’une à l’autre.

Alors elle l’attira à elle pour l’embrasser.

Alors, elle l’aima de toutes ses forces.


19 Septembre 3 h 15



…..
Les ténèbres.
Et toujours cette salle….et Rachel hors de contrôle. Ma peau brule, tout brule, comment la toucher par des mots ? Comment y parvenir ? Et les voix des morts dans mon crane hurlant toutes à être vengé, soir après soir : ils réclament leur dû. C’est le silence que j’aimerai m’offrir, pas la rédemption

- Rhooo chochotte , Il te suffit de détourner le regard, tu en es toujours là ? Et ces images ? D’où elles viennent ? …Attends voir là,…Elle n’était pas censée être consciente ! Tu m’avais dit que ..


Il y a quelqu’un…quelqu’un ici avec moi ! Je ne comprends pas. Je m’entends parler, c’est pourtant bien ma voix.

- Elle sait que je suis là…Comment ça que je lui parles ? Ais’, c’est pas c’qu’était prévu tu sais que..
- Qui..qui est là ?
- J’ai rien à lui dire, tu m’avais dit qu’c’était un légume, C’est quoi ? Ses rêves ??
- QUI EST LA !PAR LE SANG DU CHRIST !
- Coupe la connexion ! Je te dis de couper ! Trop Tôt ? On se casse alors ! Coupe cette saleté de …
- SORTEZ DE MA TETE !! SOOOORTEZ !!!


Je me redresse brusquement sur ma couche en hurlant. Amy est a mes cotés, déjà éveillée et… étonné ? Est-elle si rapide que cela ? Son expression…ce flou…Ce n’est pas la première fois que les rêves me rattrapent. Mais il s’est passé quelque chose. Je ne sais plus, tout s’efface déjà, comme si, une chose terrible venait de se produire.

J’ai peur, je suis terrifiée, tellement que j’en tremble. Pourquoi je ne me souviens pas..Pourquoi ?

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 20 Jan - 1:06

Mercredi 19 Septembre – 03 : 15 A.M.
Le néant, toujours le néant. Noir, infini, absolu. Le néant, et elle. En face d’elle, un miroir ; elle ne le voyait pas, elle voyait juste son reflet, lequel agissait de concert avec elle. Enfin, son reflet, ce qui avait été son reflet : Amy de Lauro lui faisait face, à elle, Amaranth. L’Ombre, l’Ombre dans le Néant, à nouveau ; elle approchait, elle approchait encore dans le dos d’Amy, et l’italienne réagit encore une fois de même, se retournant, terrorisée. Rien toujours rien, si ce n’était cette Amy transfigurée lorsqu’elle faisait à nouveau face à son ancienne image. Le visage jadis si souriant était défiguré d’un rictus de sadisme, d’un sourire cruel, et les yeux étaient noirs, entièrement noirs, comme si le néant s’y était infiltré. Non, il y avait quelque chose, un signe en guise de pupille.

- Ton sang m’appartient, comme celui de toute ta pitoyable lignée…

Ces mots, encore ces mots prononcés par cette voix qui n’était pas la sienne, alors que la Amy portait sa main contre le miroir, le fêlant pour essayé d’y passer les doigts. Les pleurs d’un bébé, à nouveau, et une autre voix, grave et calme, faisant écho alors que le Néant parlait à travers son reflet.

- Tes ancêtres pensaient que vous pouviez être sauvés, mais ils ignoraient quelle noirceur ce cachait au fond de vos âmes.

La frêle main passe au travers de la glace, la fissurant de plus en plus, s’approchant de plus en plus d’Amaranth.

- Quant à vos cœurs, vous savez…

Amy se redressa avec une violence inouïe, propulsant son oreiller à travers la pièce en moins d’une seconde. Ses lèvres étaient retroussées, ses yeux exorbités, le visage d’Amaranth figé dans une expression de rage. Elle avait le dos courbé, les bras plié et les doigts crispés comme des serres, laissant échapper un hurlement muet. L’appel d’air engendré par ses ailes avait chassé d’elle le fin drap, comme il avait décoché plusieurs objets plus ou moins léger du sol, au premier rang desquels Laurette.

L’italienne contempla le pot de terre récemment réparer se diriger avec une lenteur atroce, lui révélant une chose sur son état : elle était en APB. Mais malgré cela, elle ne se souvenait toujours de rien, et c’était le plus rageant : se réveiller terrorisée et enragée sans parvenir à se souvenir pourquoi, déclenchant pas la même un pouvoir aussi dangereux pour elle que pour autrui ; c’était la seconde fois que cela lui arrivait, et la première qu’il activait ses pouvoirs. L’accélération de ses pensées la protégeait de bon nombre de chose, au premier rang desquelles la Télépathie, mais cela lui permit surtout de ce remettre rapidement, et de rattraper avant que cette dernière ne touche le sol.

Moins d’une seconde serait suffisante, elle le savait ; les choses se déplaçaient si lentement qu’elle le savait pertinemment : en moins d’une seconde, Amaranth se leverai pour rattraper la plante verte et la repositionner à sa place, quittant le lit et couvrant la distance la séparant de cet objet ayant son inimité. S’en était si ennuyeux qu’elle en poussa un soupire ; ou plutôt essaya.

Paralysée, elle était paralysée ; elle tremblait de tout son corps, mais ne parvenait à se mouvoir. Malgré l’APB, elle était paralysée, ne pouvant plus se retourner et prise d’une nouvelle angoisse ; qui, que, quoi  ?!

Vision périphérique, sens olfactifs et auditifs ; il y avait quelqu’un. Il y avait quelqu’un dans la chambre. Quelqu’un qui la paralysait. Quelqu’un qui… qui effrayait Caitlyn. La rage muette d’Amaranth redoubla alors qu’elle contemplait cette scène d’une infinie lenteur, ne cherchant plus à réfléchir mais à exploser les liens qui la maintenait.

Son regard bleuté se figea sur une forme dans le noir, ces ténèbres si non-opaques à sa vision ; la créature se tenait assise sur le lit, à côté d’une Caitlyn affolée dans son sommeil. C’était une humaine, c’était une rousse aux yeux verts, petites, accoudée et regardant Fuzzy d’un air bienveillant. Elle ne lui accordait pas le moindre regard, mais Amaranth, elle, la voyait bien. Ses yeux et son esprit étaient les seules choses à ne pas être figés, continuant d’accélérer conformément à ses pouvoirs. L’image, l’image de l’inconnue heurta l’italienne en plein cœur, alors qu’elle lui trouvait des points communs, trop de points commun, avec son aimée. Arcade sourcilières, forme du visage, pigmentation pilaire et optique, tant de ressemblances ne pouvaient être dues qu’à un lien de filiation proche. Sœur ? Caitlyn n’avait jamais parlée d’une sœur ! Des frères, oui, mais une sœur, jamais ! Et certainement pas une salope la regardant avec un sourire aux babines alors que la Ptite Rousse souffrait dans ses cauchemars.

Son regard bleuté se figea sur une forme dans le noir, ces ténèbres si non-opaques à sa vision ; la créature se tenait assise sur le lit, à côté d’une Caitlyn affolée dans son sommeil. C’était une humaine, c’était une rousse aux yeux verts, petites, accoudée et regardant Fuzzy d’un air bienveillant. Elle ne lui accordait pas le moindre regard, mais Amaranth, elle, la voyait bien. Ses yeux et son esprit étaient les seules choses à ne pas être figés, continuant d’accélérer conformément à ses pouvoirs. L’image, l’image de l’inconnue heurta l’italienne en plein cœur, alors qu’elle lui trouvait des points communs, trop de points commun, avec son aimée. Arcade sourcilières, forme du visage, pigmentation pilaire et optique, tant de ressemblances ne pouvaient être dues qu’à un lien de filiation proche. Sœur ? Caitlyn n’avait jamais parlée d’une sœur ! Des frères, oui, mais une sœur, jamais ! Et certainement pas une salope la regardant avec un sourire aux babines alors que la Ptite Rousse souffrait dans ses cauchemars.

Un nouveau cri muet alors qu’Amy poussait l’APB aussi fort qu’elle voulait, prête à tout pour briser les liens qui la maintenaient prisonnière ; Télépathe, Télékinésiste ; cela expliquait pas mal de chose. Que foutait donc Danger  ?!

L’autre rousse eut un geste, un geste lent et éternel à direction de Caitlyn, Amy lutant de toutes ses forces, sans effet ; la rage et l’impuissance, une torture alors qu’elle voyait les prémisses d’une Caitlyn se débattant dans son sommeil, et ceux de l’autre s’approchant d’elle. Tout était si ralenti que s’en était presque une torture, l’italienne visualisant un grand nombre de fois ce qui allait se passer avant que cela n’arrive, sans pouvoir faire autre chose que lutter contre la créature. Durant une éternité étalée sur plusieurs secondes, elle lutta de toutes ses forces, elle lutta à s’en faire saigner l’esprit d’effort, son corps ne répondant pas. Elle lutta, mais rien n’y faisait, le macabre spectacle continuant sous ses yeux. Un geste, un unique geste, qui lui fit tellement mal, et lui fit perdre toute contenance. Il n’y avait qu’un seul mot pour définir la situation : panique.

L’autre remit une mèche de cheveux de Caitlyn sur son front, avec un sourire plein d’affection et si indulgent, un sourire comme seule Fuzzy pouvait en avoir au monde.

Amy ne comprenait plus rien, ne sachant que faire ou que penser, ne pouvant faire ni l’un ni l’autre. Puis tout se stoppa, jusqu’à son cœur, interrompant l’APB et la ramenant sur un plan humain, pour qu’elle puisse comprendre les paroles qui furent prononcées. Mais il n’y eut pas que cela. Là où la jeune fille parlait, une autre voix raisonnait dans la tête de l’italienne.

" Le vaisseau... il faudra que tu le protèges, c'est important. Le moment venu, ne l'empêche pas d'avancer vers la vérité, même si ca fait mal."

Pourquoi ? Pourquoi faire cela ? N’avaient-elles pas assez endurés ? N’avaient…

- Quant à vos cœurs, vous savez, nous sommes... un.

La rousse disparue en un instant, alors que Caitlyn entamait un mouvement ascensionnel témoignant de son réveil prochain. Mais Amy n’eut réellement conscience de tout cela, présente sur de plan à la fois. Un flash, un flash d’un vingt-cinquième de seconde, et elle voyait l’ancienne Amy à travers un miroir noir, passée jusqu’à but au travers de la glace fendillée de toute part, main tendue vers elle et les yeux noirs comme l’abîme, avec des pupilles d’argent. Elle s’enfuit à cette image, et Amaranth se replia sur elle-même en se labourant les tempes de ses ongles pour en faire sortir l’image. L’image et la sensation, une sensation visqueuse se répandant dans son crâne, dans sa tête, une sensation lui donnant un haut-le-cœur des pus abominables, qui disparut avant la fin de la seconde du moins.

Trop de choses à gérer, même pour elle ; elle devrait prioriser. Trop de questions : Qui ? Pourquoi ? Qu’était-ce qu’un vaisseau ? Quelle vérité ? Quelle douleur ? Et elle, que pouvait-il bien se passer encore ? Etait-ce lié à ses pouvoirs ? Ce n’était pas un cauchemar, mais elle se souvenait. Elle se souvenait du néant, elle se souvenir du miroir, elle se souvenait de l’Ombre.

Mais cela avait été chassé, l’APB l’avait chassé malgré qu’elle sentait toujours la souillure en elle, quelque part au fond de son esprit. Tant pis, c’était négligeable comparé à son aimée qui se relevait en hurlant. Elle-même passerait après Caitlyn, il le fallait, mais elle devait également interrompre l’Accélération des Processus Biologiques. Ce qu’est fit, prenant le risque de s’exposer à l’Ombre à nouveau.

Rien, à part le décor qui se ralentissait à nouveau et elle qui relevait le visage vers une Caitlyn tout aussi terrorisée qu’elle-même.

- DANGER INTRUSION !!!

Elle hurla à s’en rompre les cordes vocales, indifférente au fait qu’elle allait réveiller toute l’aile des X-Men. Après ce qu’elle leur avait jeté à la gueule le matin même, elle n’était plus à cela prêt. Elle devait comprendre, elle devait trouver le moyen de protéger Caitlyn, et à défaut de savoir comment le faire face à cette inconnue, elle savait comment le faire face à ces cauchemars.

Avant que Caitlyn n’eut le temps d’entreprendre quoi que ce soit, Amaranth la prit dans les bras, son propre saignement physique arrêté par les Sanguis. Une main derrière la tête et l’autre derrière les omoplates, cœur contre le cœur et tempe contre la tempe, Amy se balança sur le côté, berçant son aimée et se berçant elle-même.

- C’est fini, c’est fini, murmura-t-elle tout aussi paniquée.

Ce n’était en rien fini, et elle le savait pertinemment : la partie ne faisait que commencer, et elle se frottait à des choses qui dépassaient sa compréhension. Pour l’instant du moins.

Elle avait mal, elle avait mal au cœur, au corps et à l’esprit, mais elle n’avait pas rêvé, en témoignait Laurette, à nouveau écrasée contre le sol.

- Ca va aller, je suis là…

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Nephilim

La seule constante de l'univers est le changement





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Dernière édition par Amy de Lauro le Mer 16 Avr - 21:02, édité 3 fois
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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Ven 25 Jan - 20:48


I think last night
You were driving circles around me.
You were in my dream
You were Driving Circles around me
.


Mercredi 19 Septembre – 03 : 30 A.M


Flottant dans ce t-shirt qu’elle venait d’enfilé afin de cacher sa nudité, puisque sa compagne avait ameuté une bonne partie des X Men, Jub et Frost en tête et qui s’en étaient retourner se coucher en leur jetant un regard chargés de reproches lourds ( si en plus elles se mettaient à faire du boucan APRES leurs activités nocturnes habituelles, mais où allait le monde ban sang ?), elle afficha une mine décontenancée en plaçant la pauvre Laurette dans un bol à céréale poit lui protéger les racines afin de la sauver de son fracassage en règle intervenu quelques secondes plus tôt. Elle se tourna vers sa compagne, le regard toujours aussi encombré d’une tristesse noyé dans une sorte d’incompréhension totale.

- M’en fous c’qu’ils t’disent. J’te crois-moi. J’ai…J’ai rien vu, mais…parfois j’ai l’impression d’une présence autour de moi. Et c’était pas un putain d’cauchemar, au début j’veux dire, si …Comme d’hab mais après, c’était différent. Des voix…enfin…une voix, la mienne, ma voix, mais ce n’était pas moi. Comme si y’avait une autre moi qui commentait ce que je vivais. Je me souviens pas exactement ce qu’elle disait, mais j’suis certaine que c’était ma voix ! J’peux l’jurer sur la tête de notre amour. Y’a un mot..un seul que j’ai pu retenir, c’était « connexion ».

Elle se passa la main sur le visage comme effrayée à l’évocation de ce propre souvenir.

- Y’avait quelqu’un dans ma tête et ça se servait de ma propre voix. Et puis c’te rousse, qu’est-ce que c’est que ce merdier. Tu m’dis qu’elle me ressemblait vraiment…à ce point-là ? James est le seul lien de sang que j’ai , je peux te l’assurer, y’a pas d’sœur mais..des fois..heu. Tu promets de pas d’foutre de moi hein ? Tu te souviens à l’église, le soir avant la passation ? Juste avant que t’arrives, y’avait quelqu’un avec moi, quelqu’un qui ne pouvait pas être là parce que je l’avais jamais vu avant…j’veux dire…je ne crois pas aux fantômes mais j’ai vu une femme assez âgée, et c’était ma mère. Pas Jessie, ma vraie mère, mais elle est morte dans l’accident d’avion. J’ai cru que c’était un signe de Dieu parce qu’elle m’a dit des choses, des belles choses qui m’ont touché, qui m’ont rassuré.
J’veux dire c’est peut-être le même délire, non ? C’est…cette présence et cette impression d’être observée…parfois.


Un frisson, il ne s’agissait pas du froid mais de la peur qui la saisissait et qui lui faisait imaginer le pire. Leur chambre était leur sanctuaire, elles devaient s’y trouver en sécurité, l’inverse était inconcevable.

- M..Merde, chérie…ca m’fait flipper grave là.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Sam 26 Jan - 17:01

Mercredi 19 Septembre – 03 : 30 A.M.
Tous, ou presque tous ceux présents, avaient réagit, et Danger également. Cachée derrière son plumage qu’elle tenait en robe, Amy avait témoigné, et avait observé. Elle y était allé froidement, dissimulant sous ses cheveux les croutes des griffures qu’elle avait rapidement régénérées ; Amaranth était complètement fermée, comme dénuée d’âme et de sentiments, tenant son aimée dans ses bras sans parvenir réellement à dissimuler la douleur qui régnait en elle, ses muscles crispés. Elle était en état de choc, cela se voyait pour les personnes la connaissant bien : lorsqu’elle était ainsi, à considérer froidement les choses comme des données, c’était qu’elle se réfugiait derrière la rationalité, chose que Nephilim faisait déjà du temps d’Amy, sans pour autant en devenir inhumaine comme là. Elle avait besoin de réfléchir clairement et les émotions l’emmerdaient tout aussi clairement sur ce point, alors elle bridait. Elle avait toute les raisons de s’en faire : il y avait eut quelque chose. Il y avait eut quelque chose, non seulement de physique, mais dans leurs esprits. Et elle le déclara sans vergogne : il y avait une salope penchée au-dessus de Cait’. Laurette en témoignait, le sang sur ses tempes en témoignait.

Mais non, il n’y avait plus rien. Les X-Men verraient plus tard ? Soit, elle se démerderait sans eux, de toute façon, elles n’étaient plus leurs protégées, et ils ne semblaient pas tant que cela se serrer les coudes. Danger lui répondrait, mais chaque chose en son temps. Commencer par rassurer Caitlyn, qui vêtue d’un t-shirt pour caché sa nudité, rompant le contact d’une Amaranth qui aurait aimé les protéger toutes deux de ses ailes ; amusant comment est-ce que la scène représentait parfaitement ce qui venait d’advenir : elles étaient seules, et séparées.

- M’en fous c’qu’ils t’disent. J’te crois-moi. J’ai… J’ai rien vu, mais… parfois j’ai l’impression d’une présence autour de moi. Et c’était pas un putain d’cauchemar, au début j’veux dire, si…

Amaranth était bras croisés, debout et les ailes repliées dans son dos, le visage aussi fermé et impassible qu’elle bouillonnait à l’intérieur. Les éléments s’assemblaient en un puzzle inéluctable dont il lui manquait des pièces, trop de pièces, et qui l’effrayait au plus haut point. Qu’on trifouille son esprit ou son corps, okay, mais on ne touchait pas à Caitlyn. Combien de partis ? Combien de protagonistes à cette danse ? Trop. Elle n’avait pas les X-Men dans les pattes alors qu’elle en aurait eut besoin, ressentant la rancœur de ses dires du matin même. Elle les avait peut-être fait réfléchir, finalement, mais ce n’était pas en laissant se transformer leurs merdes en guerre de position qu’elle allait progresser. Elle irait s’excuser, et elle n’attendait aucunes excuses de leur part du fait qu’ils ne leur portaient pas plus de confiance qu’à des gamines. Malgré les titres et les amitiés, les seules personnes sur qui elles pouvaient compter étaient dans cette pièce, visiblement. Dramatique, mais Nephilim s’en souviendrait.

- Des voix… enfin… une voix, la mienne, ma voix, mais ce n’était pas moi. Comme si y’avait une autre moi qui commentait ce que je vivais. Je me souviens pas exactement ce qu’elle disait, mais j’suis certaine que c’était ma voix ! J’peux l’jurer sur la tête de notre amour. Y’a un mot..un seul que j’ai pu retenir, c’était « connexion ».

Degré d’importance de l’information : élevé. Trouble psychique ? Probabilité nulle. Intervention extra-dimensionnelle ? Probabilité très faible. Intervention psychique ? Probabilité très élevée. Troisième hypothèse privilégiée.

- Et puis c’te rousse, qu’est-ce que c’est que ce merdier. Tu m’dis qu’elle me ressemblait vraiment…à ce point-là ? James est le seul lien de sang que j’ai, je peux te l’assurer, y’a pas d’sœur mais… vérité, aucune lien de sororité connue ; problème de subjectivité. des fois… heu. Tu promets de pas d’foutre de moi hein ? Tu te souviens à l’église, le soir avant la passation ? Juste avant que t’arrives, y’avait quelqu’un avec moi, quelqu’un qui ne pouvait pas être là parce que je l’avais jamais vu avant… j’veux dire… je ne crois pas aux fantômes mais j’ai vu une femme assez âgée, et c’était ma mère. Pas Jessie, ma vraie mère, mais elle est morte dans l’accident d’avion.

Degré d’importance de l’information : très élevé. Trouble psychique ? Probabilité nulle. Intervention extra-dimensionnelle ? Probabilité très faible. Intervention extratemporelle : Probabilité moyenne. Intervention psychique ? Probabilité élevée. Quatrième hypothèse privilégiée.

Conclusions provisoires : manipulation télépathique sur le long terme. Suspect : la rousse inconnue. Elément manquant : Vaisseaux ; élément d’importance capitale. Eléments manquait : vérité ; élément d’importance capitale.

- J’ai cru que c’était un signe de Dieu parce qu’elle m’a dit des choses, des belles choses qui m’ont touché, qui m’ont rassuré.
J’veux dire c’est peut-être le même délire, non ? C’est… cette présence et cette impression d’être observée… parfois.


Confirmation des conclusions précédentes. Degré de fiabilité : élevé.

- M… Merde, chérie… ca m’fait flipper grave là.

Amaranth bougea, n’attendant pas que Caitlyn ait fini son frisson pour la prendre dans ses bras, la couvrant de ses ailes. Oui, cela faisait peur, l’italienne sombrait dans un déni complète pour éviter cela, la rationalité la plus inhumaine et absolue pour ne pas mourir de trouille, mais elle avait besoin de son humanité sur l’instant, alors elle la laissa couler.

- Ca va aller, ça va aller. Tant qu’on est ensemble, ça va aller.

Elle la serrerait aussi longtemps qu’il faudrait, comme toujours, puis elles se recoucheraient ensemble, et continueraient leur étreinte jusqu’à ce que Caitlyn dorme ; il n’y aurait pas de nuit pour Amaranth. Pas tant qu’elle n’aurait pas de réponses. Pas tant qu’elle aurait peur. Son amour était là seule chose dont elle ne pouvait douter, et il était menacé, désormais. Si l’on voulait jouer avec Caitlyn, il n’y avait plus ni règles ni code de conduite. Exitus Acta Probat.

***
Mercredi 19 Septembre – 06 : 48 A.M.
Visage impassible, Amaranth regardait l’écran. Doigts croisés devant son visage, elle était assise devant l’unité centrale de Danger, les informations défilant sur l’écran : Quatre présences psychiques dans la pièce, soit deux de trop. Elles deux plus deux inconnues, le système de sécurité avait confirmé.

Les X-Men étaient trop confiants, des idiots qui se croyaient à l’abri dans l’Institut. Seamus avait eut raison : elle devait ouvrir les yeux sur le monde et non sur l’image faussé qu’en donnait l’Institut. C’était une utopie, une utopie qu’il fallait défendre, mais une utopie dans laquelle la réalité tentait de s’insinuer. Nephilim ne laisserait pas cela se faire, et continuait ses recherches sur les éléments qu’elle avait en sa possession.

Vaisseau ; beaucoup de définitions, et une seule qui l’intéressait : l’hôte d’une créature surnaturelle. Caitlyn allait devenir l’hôte d’une créature dépassant l’entendement humain ; psychique ou cosmique, cela n’importait pas : elle allait la perdre. Fuzzy deviendrait l’esclave d’autre chose, et cela, ce n’était même pas envisageable. Plutôt mourir, plutôt vendre sa propre âme et enfermer la chose dans son propre corps qu’accepter cela.

L’impassibilité d’Amaranth était une impassibilité crispée, alors que la peur et la colère bouillonnaient dans ses veines, luttant pour leur droit face à une rationalité qui cette fois n’était pas apte à protéger son esprit. Il y avait déjà eut des vaisseaux dans l’Institut, Jean Grey du Phénix, Rey Reed de la Peur, Johan Campella du Minotaure… On pouvait vivre avec cela. On pouvait vivre avec cela mais cela avait toujours un coup. L’univers espérait à nouveau les détruire ? Il n’en avait pas marre de se casser les dents ?! Ecoute-moi Seigneur, tu n’as donné quelque chose de plus beau qu’il ne m’était permit de l’imaginer, alors, arrête d’essayer de me le reprendre. Tu veux nous mettre à l’épreuve ? Encore et toujours ? C’est cela l’idée ? Soit.

Une entité ne signifiait pas la fin de tout, raisonna une voix derrière elle. Fuck Off, s’il y avait un moyen de contrer cela, elle essaierait. Il y avait des moyens pour les entités psychiques, pas pour les entités cosmiques ; trop puissantes, même pour les meilleurs télépathes humains. L’italienne allait devoir jouer sur deux tableaux : psychique et cosmiques.

Et son propre rêve ? Elle s’en moquait de son rêve ! Ce n’était pas des conneries, elle préférait réellement voir la chose enfermée en elle qu’en son aimée. Leurs rêves n’étaient pas similaires, et le nombre de psychites signifiaient clairement qu’il y avait plusieurs partis dans cette guerre. Ses tableaux venaient de se dédoubler : quatre tableaux. Trouver un moyen de protéger leurs esprits à toutes les deux, quelque soit ce qu’elles avaient en face. Caitlyn ne se laisserait pas faire, elle avait la télépathie en horreur, et les sceaux psychiques dans l’esprit d’Amy ne tiendraient pas forcément l’accélération psychique de l’APB.

Les larmes commencèrent à couler alors que l’impuissance de l’italienne l’effrayait tant que les masques ne pouvaient plus tenir. Heureusement, l’autre savait déjà, et sut trouver les mots.

***
Mercredi 19 Septembre – 09 : 58 A.M.
- Pardonne-moi de ne pas avoir été là, Cati, mais… J’avais besoin de réponses.

C’était presque un soupire, et elle se sentait véritablement mal ; Caitlyn s’était réveillée seule, et malgré que l’attention de Danger avait été renforcée par l’alerte précédente, Amy avait abandonnée son aimée. Amaranth n’était pas inexpressive, elle était désolée, épaules et visage baissés, honteuse. Elle se frotta le bras au niveau de la brulure qu’elle n’avait plus depuis longtemps, geste tellement répété ses dernières heures que sans sa guérison, elle en aurait des écorchures.

- J’ai fait des recherches, je pouvais simplement pas dormir. Je suis aller voir Danger, j’ai fais des recherches, et…

Sa voix mourut, alors qu’elle se crispait de tout son corps et, masques abattus, laissait apparaitre les flous autour de son visage, des flous de peur, des flous de tristesse.

- J’ai peur, j’ai peur pour toi, plus que j’ai jamais eut. Dante m’est témoin, et pardonne-moi. Ne plus ce mentir, on l’a promis : je vais te dire ce que j’ai trouvé. M’interrompt pas, s’il te plait. Un vaisseau, ce dont t’a qualifié la rousse, c’est un corps utilisé comme hôte par quelque chose de surnaturelle, par « une entité ». Il y en a plusieurs ici même, à l’Institut. Ça contrôle pas forcément, mais ces créatures ont inspiré Anges, Démons et autres légendes, et… Bordel, ça tombe sur nous…

Ne pas s’effondrer, ne pas s’effondrer pour que Caitlyn puisse le faire. Ne pas s’effondrer car tant qu’il y avait une chance, il fallait se battre pour la saisir. Regarder l’univers en face et lui faire face avec insolence, un juron aux lèvres et une arme à la main ; mourir dans cette position s’il le fallait. Amy comprenait enfin la leçon qu’il y avait à tirer de la Passation de Fuzzy, et elle savait ce qu’elle devrait faire pour que cela ne se reproduise pas.

- Y’a peut-être un moyen de les bloquer. Le Prof X ou Emma peuvent dresser des barrières dans nos esprits pour tenter de les bloquer quant les bestioles tenteront de s’y installer, mais… je sais à quel point t’aime pas la télépathie. Cependant, si c’est la seule chance, fais-le, fais-le pour moi, par pitié. Je vais essayer de les comprendre, je vais chercher des gens qui en savent plus que nous à ce sujet, mais en attendant que je trouve un moyen, faut que tu te protèges. Quelque soit la connexion, on peut la briser, j’en suis sur. S’il te plait, pour moi.

L’institut avait un savoir avancé sur les entités, c’était vrai, mais il devait y avoir des spécialistes ; Amy pensait en tenir un. Même si elle l’avait négligemment laissé tomber de sa main, elle avait emprunté un livre à la bibliothèque. De la Cosmologie de John Edda, un conservateur de musée persuadé qu’il existait des forces au-delà de l’humanité et de la mutanité. Il avait eut raison, et elle allait le trouver pour savoir ce qu’il savait. Mais avant, elle voulait que son aimée soit autant en sureté qu’elle pourrait l’être. Qu’importait elle-même où le coût, elle mettrait Caitlyn à l’abri…

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 27 Jan - 10:42

Mercredi 19 Septembre – 09 : 55 A.M.



La meilleur méthode pour calmer le chaos de ses pensées restait la musique, comme toujours. Assisse en tailleur sur son lit, toujours vêtue d’un t-shirt trop large qu’elle n’avait pas quitté depuis la nuit, elle s’était éveillée seule, ne trouvant le sommeil que sur le tard. Amy l’avait laissé et si dans les premiers instant un étouffement de panique l’avait saisi à la gorge, sa raison était parvenue à reprendre le dessus en lui susurrant ce qu’elle savait déjà, elle ne l’abandonnait pas, jamais, elle était en quête de réponses au sujet des évènements de la nuit. C’est pourquoi elle se décida à se calmer par elle-même pour tenter de retrouver un équilibre pour chasser ce sentiment de fatalité et d’impuissance qui faisait qu’à chaque fois qu’un morceau de bonheur lui était donné, une tempête de malheur s’abattait sur elle.

Puisque c’en est ainsi de son existence, soit.

Ses doigts filaient avec dextérité sur les cordes métalliques et un arpège ou deux, plaçant d’instinct quelques accords en tour de chauffe. Ils s’attardèrent sur le caisson en une caresse quasi intime, l’instrument lové contre son corps en un contact rassurant et réconfortant. Le chaos de ses pensées toutes plus alarmistes les unes que les autres commençaient à s’ordonner en une démarche logique et contrôlés, elle mettait en partition ses frayeurs, plaçant en mire sa seule force de conviction « deux ce n’est pas être seule, deux c’est être immense ». Alors la mélodie s’ébranla en cascadant en notes exécutées d’abord d’une façon professionnelle, puis plus personnelle frôlant la sensualité de son être : son univers s’épanchait enfin.

Le vide, enfin, le calme. Son âme musiquait dans la quiétude et cette harmonie artificielle d’où émergeait une force nouvelle qui l’apaisait. Ses lèvres se fendirent pour laisser échapper un feulement d’animal, enfin sa voix entra en scène.

« You want me ? Well fuckin’ and come on and break my door down, I’ll be waiting : I ‘m ready ! I’ll be waiting with a gun and a pack of sandswichs and nothin’ !!!”

Rageusement, de plus en plus fort avec de plus en plus d’énergie et de violence : elle expulsait, elle convertissait en fureur ces choses qui l’étouffaient. Ce n’est que lorsqu’elle ouvrit les yeux pour mettre fin à l’énervement final de son interprétation qu’elle la remarqua enfin, debout dans la pièce. Caitlyn eut un instant de flottement, l’expression douloureuse toujours marquée sur les traits de son visage, le temps de retrouver pied dans la réalité. Puis elle se redressa, les bras posés le long de son instrument, et scruta les traits de son visage. Elle n’eut aucun mal à la comprendre : qui d’autre aurait pu le faire ? Ce tic nerveux le long de son ancienne brulure, cicatrice psychique, ce balai incessant d’émotions floutant son visage. C’était son amour bien plus nu que si on lui avait ôté ses vêtements. Elle avait vu juste, elle était partie en quête de vérités, en quête de solutions mais sa mine n’augurait rien de bon. Elle s’excusa, futilement inutile pensa l’irlandaise, on ne s’excuse que lorsqu’on a quelque chose à se faire pardonner. Elle s’empara de sa guitare pour la reposer plus loin sur leur couche et la rassura d’un sourire

- Je vais bien, nous allons bien toutes les deux. Je sais que tout ira bien, parce que j’ai décidé que ca sera comme ça, tu connais plus têtue qu’moi ? non…bon.

Discours à peine rassurant, plus pour se convaincre elle-même et masquer une partie de son inquiétude. La suite de la discussion entama grandement cette conviction naissante et elle subit le flot d’information en manifestant une pointe de fatalité et d’agacement dans le regard. Bordel, ça tombe sur nous, en effet. Elle se contenta de baisser la tête en une expression étrangement concentrée et renifla, le regard chargé d’une colère contenue avec difficulté. Qu’on lui donne une cible et un ennemi, ok elle s’en chargera ! Que faire quand cet ennemi faisait tant de mystère ? Que faire quand on se retrouvait désemparée et à sa merci à chaque instant.

- Y’a peut-être un moyen de les bloquer. Le Prof X ou Emma peuvent dresser des barrières dans nos esprits pour tenter de les bloquer quand les bestioles tenteront de s’y installer, mais… je sais à quel point t’aime pas la télépathie. Cependant, si c’est la seule chance, fais-le, fais-le pour moi, par pitié. Je vais essayer de les comprendre, je vais chercher des gens qui en savent plus que nous à ce sujet, mais en attendant que je trouve un moyen, faut que tu te protèges. Quelque soit la connexion, on peut la briser, j’en suis sur. S’il te plait, pour moi.


Immédiatement son regard absent comme en introspection se braqua sur elle. Oh qu’il était foudroyant ce regard où il dansait un flot de haine et de colère débordant. Colère qui trouva une issue et une cible en un éclat de voix rageur et brutal.

- PAS QUESTION ! MA TETE N’EST PAS UNE PUTAIN D’AUTOROUTE, C’EST CLAIR ? !!


Ses iris changèrent de teinte quand elle comprit à qui elle s’adressait et comment elle le faisait. Elle avait perdu le contrôle. Elle baissa immédiatement la tête, n’osant plus affronter son regard et laissant une vaste vague de honte la submerger.

- P..pardon, mon bébé..je..je, c’était pas contre toi…excuses moi.. .Viens près de moi s’il te plait.

Elle soupira, ne rebondissant pas sur la proposition de sa compagne mais sachant pertinemment qu’à un moment où un autre, elle se reposerait dans des circonstances plus favorable à l’écoute. Cait afficha une sorte de sourire cynique et hargneux ou toute sa combativité et son abnégation ressurgissait.

- Ils veulent venir pour me prendre ? Et bien…Qu’ils viennent. Personne ne peut nous séparer, même pas la mort, on l’sait ça. Qu’ils viennent, on les emmerde. Il est temps qu’on explique la règle d’or : on n’emmerde pas des X Women. On va leur montrer et les réexpédier d’où ils sont sorties un grand coup de pieds dans l’arrière train, hein mon ange ? On va pas s’laisser impressionner par ça, on en a vu d’autres et on n’a pas prevu ça au planning : on va survivre à la préparation d’un mariage, c’est pas une « entité » qui va jouer les invités surprises. Dante m’est témoin ma Sweetlove.


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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 27 Jan - 12:25

Amaranth ne pouvait être surprise ; cela, Amy y croyait dur comme fer. Comment un monde si lent pouvait-il la surprendre ? Un cent-vingt-cinquième de seconde d’interdiction pouvait-il être considéré comme de la surprise ? Elle n’en savait rien. Par contre, ce qu’elle découvrit, ce fut qu’à défaut d’être surprise, elle pouvait être choquée.

L’éclat de voix de Caitlyn ne la surprit pas ; non. Elle ne s’y attendait pas, c’était vrai, mais elle contempla dans toute leur lenteur la formation de la colère, la regardant relever les yeux vers elle et la fusiller du regard, l’écoutant prendre son inspiration et lui cracher le verdict à la figure. Non, elle ne pouvait pas être surprise, mais être choquée, elle le pouvait encore, et le fut. Un pas en arrière fut fait avant même que Fuzzy eut ouvert la bouche, avant même que le feu de la rage n’en jaillisse, et quant il en jaillit, Amaranth heurta le mur dans son dos, s’effondra contre se dernier.

Comment pouvait-elle être forte si c’était elle la cible de la colère ? Comment pouvait-elle aider si Caitlyn ne se laissait pas aider ? Cela faisait-il parti du plan des créatures, les tourner l’une contre l’autre ? Si c’était le cas, si cela marchait, l’italienne préférait disparaitre dès maintenant. Elles finiraient séparées, soit par le temps et la mort, soit par leurs propres passions et ceux qui les manipulaient. Des pièces, des marionnettes entres les mains d’autres, elles n’étaient rien que cela. Oh Seigneur, pourquoi ?

Pas question, la réponse était négative ; malgré ses suppliques, la réponse de Caitlyn était négative. Une surprise ? Non ; une amer réalité plutôt. Caitlyn ne voulait pas être protégée et Amy ne pouvait pas être protégée, il n’y avait plus qu’à ce laisser faire, alors. Laisser d’autres mains que les leurs façonner leurs cœurs et leurs destins, façonner leurs esprits et leurs âmes. Elle c’était battu contre cela, et avait sauvé son esprit, avec l’aide de son aimée, mais aujourd’hui, cela recommençait et pas uniquement pour elle. Nephilim se serait damnée un millier de fois pour épargner à Caitlyn une seule damnation, mais c’était trop tard, elles perdaient toutes les deux.

La tête de Caitlyn n’était pas une putain d’autoroute ? Parce qu’elle croyait qu’on y foutait un péage ?! Non, il s’agissait d’empêcher des créatures inhumaines de par leur nature ou leur âme non pas d’y faire un passage, mais de s’installer ! Amy avait son APB pour la protéger, et Fuzzy ? Rien. Ce n’était pas une affaire de volonté, c’était une affaire de télépathie. Et le seul moyen de combattre efficacement la télépathie, c’était la télépathie.

Le silence, alors que depuis le sol, Amaranth pleurait. Nephilim de cachait pas ses larmes, ne cachait pas sa souffrance, ne cachait pas sa vulnérabilité, ne cachait rien ; pas aux yeux de celle qu’elle aimait. Pas aux Yeux du Cœur.

« Quant à vos cœurs, vous savez, nous sommes... un. »

Prise au piège, acculée, tout ce mettait en place face à elle, une tragédie depuis longtemps écrite : le Vaisseau irait chercher une vérité qui faisait mal, et il faudrait la protéger pour cela ; cette vérité, c’était l’Entité. Donc, pour éviter que Caitlyn ne serve de vaisseau, il fallait rester dans l’ignorance, dans le noir. Mais si cela n’était qu’un mensonge, cela revenait à attendre son exécution docilement, et ce doute, elle ne pouvait vivre avec. Elle ne pouvait vivre dans les ténèbres. Puis les ténèbres, sa propre ombre…

Que faire ? Où aller ? Tant de choix qui ne menaient qu’à la souffrance, et à l’échec. Seigneur-Dieu, aidez-nous…

- P…

A quoi devait-elle s’attendre ? Au coup de grâce ? Etait-il déjà trop tard ? Amaranth ne releva pas les yeux pour le savoir, parce qu’elle ne voulait pas le savoir : comme dans une tempête, elle s’accrochait à ce qu’elle pouvait, à ce qui lui restait.

- pardon, continua-t-elle, interpelant l’italienne de se fait, qui dirigea ses yeux pleins de larmes vers le visage honteux. je… je, c’était pas contre toi… excuses moi… Viens près de moi s’il te plait.

Cette demande, Caitlyn n’eut jamais à la répéter ; Amaranth se releva, à sa pleine vitesse, bougeant rapidement et brutalement pour venir prendre Fuzzy dans ses bras, la serre de toutes ses forces. Elle n’essayait pas de la rassurer, elle essayait de se rassurer elle-même. Cait’ était là, sa Cati était encore là, sa Cati était toujours là. Ce contact en était témoin, un témoignage que Dante ne pourrait jamais avoir, qu’il fût au Paradis ou à l’Enfer ; pas des mots, des gestes.

Elle essaya de parler, mais les syllabes s’emmêlaient dans sa panique, comme ses larmes s’emmêlaient dans la chevelure de son aimée. Les deux mains dans le dos à l’enserrer et le visage enfouit entre son épaule et son cou, c’en était presque à soulever Caitlyn que la panique avait réduit l’italienne. Cait’ était là, Cait’ était là, mais pour combien de temps encore ? Trop peu, l’éternité aurait été trop peu et elles n’avaient même pas une vie humaine qui leur était accordée ; pas une vie humaine pour être heureuses, ensembles, seulement les épreuves alors que le cosmos testait jusqu’où cette force qu’elles avaient créée pouvait aller. Tout cela n’était pas un jeu, mais pouvait se résumer en un pari stupide. Un pari qui les donnait perdantes qu’elles qu’en soient le résultat.

- Ils veulent venir pour me prendre ? Et bien… Qu’ils viennent. Personne ne peut nous séparer, même pas la mort, on l’sait ça. Qu’ils viennent, on les emmerde. Il est temps qu’on explique la règle d’or : on n’emmerde pas des X Women. On va leur montrer et les réexpédier d’où ils sont sorties un grand coup de pieds dans l’arrière train, hein mon ange ? On va pas s’laisser impressionner par ça, on en a vu d’autres et on n’a pas prévu ça au planning : on va survivre à la préparation d’un mariage, c’est pas une « entité » qui va jouer les invités surprises. Dante m’est témoin ma Sweetlove.

Où ? Où trouver tant de force et de courage ? Dans la fatalité ? Dans la résolution à se dresser face à l’inéluctable ? Affronter le monde jusqu’au bout pour disparaitre dans un coup d’éclat ?

Comment ? Comment ne pas douter ? On ne doute que de ce qui est important, et quoi de plus important que leur Amour ?

Pourquoi ? Pourquoi elles ? Pourquoi encore et toujours subir des épreuves ?

Leur Amour devait se gagner ? Il devait se gagner en survivant encore et toujours à ce qu’elles affrontaient ? Il devait survivre grâce à elles ? Il devait survivre en leur cœur ?

Peut-être, c’était un espoir comme un autre, de se dire que tout cela était une épreuve. Le jour où Amy rencontrerait Dieu, car cela se finirait invariablement de cette façon, elle aurait deux-trois trucs à Lui dire. Il avait un plan, et c’était en ce plan que Nephilim devait croire. Xavier aussi avait un plan, mais lui n’était pas infaillible. Le Prof X avait peut-être un complexe de Dieu, mais Dieu lui était sensé être parfait, donc de ne pas avoir de complexe. Restaient à voir lequel des deux avait le plan qui permettait de les sauver au mieux, et lequel des deux acceptait ses excuses.

- Ne jamais s’abandonner, ne jamais s’arrêter de courir, ne jamais cesser de s’aimer…

Exitus Acta Probat…

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Jubilation Lee
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Mer 1 Mai - 1:46

Hors-Jeu:
 


Allô Dieu ? Nan mais Allô quoi... T'es Dieu et t'as pas de boite vocale...

Dieu, vous qui êtes au cieux, entendez ma prière. Je ne sais pas qui vous êtes mais... J'ai besoin d'un miracle. Je vais d'abord me présenter ce sera plus polie. M'en voulez pas s'il vous plaît je débute dans tout ces trucs d'illuminés enfin de... croyants. J'ai médité pendant près de trois heures et je crois que je peux presque vous toucher. Je sens une présence divine, oui, je le jure ! Ce n'est pas la folie, je ne suis pas folle c'est l'illumination mais je peux vous sentir même si je ne vous connais pas. Qui que vous soyez, Boudha, Jesus, Michael Vendetta... que sais-je ! J'ai besoin d'un miracle. Je n'ai pas grand chose à offrir en échange c'est vrai... J'ai un compte en banque bien garni vous n'aurez qu'à m'envoyer une factur... Non ! Je ne tente pas de vous soudoyer... Oh, soyez sympa laisser moi terminer. Je suis Jubilation Lee, mais appelle moi Jub. On se tutoie ? Ce sera plus simple hein... J'espère que l'appel sur le mont Olympe est pas surtaxé parce que mon téléphone a crédit de merde avec que quelques minutes de communication sauf lorsque y'a un alignement entre les fesses de Kim Jong Hun et le sourire de Barack Obama... M'enfin... Je vous implore bordel ! S'il vous plaît... Je me mets à écouter de la musique classique et à méditer, c'est pas pour me la jouer super fille trop intelligente, non... C'est pour rester zen... Et... Je peux craquer à n'importe quel moment. Je ne sais pas quelle conséquence cela pourrait avoir mais il peut y avoir mort d'homme. Oui, je ne déconn... Non, je ne... Oui... Non ce ne sont pas... C'est pas des menace okay ? Alors reste sur ton trône et écoute le barbu sinon je vais demander à Lulu... Ou Baiserdubulbe j'en sais rien... Oui, Belzebuth si ça t'amuses ! Je... Oui... J'y viens... Ma requête : Elles... C'est pas facile à dire faut me comprendre. Vous n'entendez rien de votre perchoir ? J'croyais que vous étiez omniscient.. Quoi ? Des conneries ? C'est à cause de putain d'illettrés qui savent pas lire un bouquins ? Bon, je m'en tamponne avec Rudixx ce que je v... Rudixx ? C'est un cadeau de Caitlyn qui croyait que j... Caitlyn ? C'est une ami... Une ennemie... non... Une connasse ? Une super fille ? Je sais plus... Je l'aime oui, mais je la déteste aussi, comme Amy... Amy ? C'est... Rêve pas je te la présente pas tu te démerdes pour draguer vieux débris ! Hey ho, c'est moi qui paye je te signale alors mollo l'asticot ! Pardon... Oui je m'excuse Dieu. Je vous vouvoie, très bien. Alors mon soucis c'est... Elles... Vous savez que les plantes voient tout ? Non mais genre tout. C'est affolant. Pendant que je méditait y'en a une qui m'a parl... Comment ça ? Ça devait être elles les super prédatrices de ce monde à la place de l'homme ? Et les mutants alors ? Un bug informatique... Je vois... Merci de me traiter de bug... Non mais c'est vrai on m'insulte devant des apôtres que je connais même pas... Ah c'est pas des apôtres... C'est quoi ? Les prostituées de luxe ? 'Tain la classe... Des putes divines... Hum bon, donc on en était où ? Voilà... Exactement je vous emmerdais avec mes histoires... Quoi ? Non, attendez attendez... J'y viens. Mon problème le voilà. Elles font trop de bruit. Je peux pas leurs dire de se taire c'est... C'est leurs orgasmes qui font trop de bruits. Oui... Elles font l'amour tous les soirs dans la chambre d'à côté et moi j'arrive plus à pioncer. J'suis au bout du rouleau... J'ai même arrêté ma collec' de porte clefs c'est l'horreur... Je dors plus, je me lave plus... Je... Aidez-moi... Rendez les muettes pendant l'acte. Au moins les grincements de lit je pourrais demander de réparer ça je m'en charge t'inquiète la famille wesh... hum. Vous pouvez ? Sérieux ? Pardon ? Vous voulez une description complète ou juste quelques passages... Non parce que y'en a des trucs à raco... Ouais ça va j'ai compris je vais faire une voix sensuelle pour que le gourdin divin s'élève par dessus la plus haute montagne... Hum... Hum...


Ça commence tout doucement. Quelques caresses, quelques bruits pas trop dérangeant. Le lit ondule doucement sous un flot incessant et de plus en plus intense des mouvements. Quelques minutes, quelques dizaines de minutes, la température monte à son rythme alors que les boucles des ceintures s'ôtent délicatement. Les cheveux s’entremêlent et déjà quelques rires légers et quelques mots doux traversent le mur. Puis les grincements s'intensifient et quelques mots vulgaires sortent de leurs bouches. Quelques bruits de chair et les frottements charnels s’intensifient... Les cries, de plus en plus forts, venant du corps, du cœur et des sens. Elles crient et elles hurlent et cela dure, dure, dure et dure encore jusqu'au paroxysme.

À ce moment c'est le plus intéressant car on peu entendre des insultes en Italien et en Latin aussi. Puis au moment de l'orgasme tant attendu, un scoop tombe. Tous les soirs un différents. L'une des deux dit un trucs qu'elle n'a pas encore avouée à son aimée. Parfois c'est glauque, parfois c'est drôle... C'est souvent drôle, mais ça fait aussi gerber des fois...
Des exemples ? Trop prévisibles... Mais pas moyen que je raconte, tu demanderas à la plante.

Donc ça marche tu vas les rendre muettes ? Quoi !? Tu te foutais de moi ?

Mais... mais...
Je voulais juste...
Dormir...
Juste une fois...
Bon bah...
J'vais aller courir...
Vie de merde...
Amies de merdes...
Monde de merde.

« Je vous déteste ! Vous entendez ? Je hais votre bonheur ! Je le hais ! Je vous hais ! »
Dis-je en cognant sur le mur avant de claquer ma porte et partir dans le couloir en courant.
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Ven 10 Mai - 17:14

Jeudi 4 Octobre – 07 : 06 P.M.
Aujourd’hui était un grand jour !

Amy de Lauro, Photosynthèsiste à ses heures et petite copine à la jalousie notoire, en était convaincue.

On l’avait toujours plus ou moins comparé à une plante, depuis le Girasole, signifiant tournesol en italien, qui avait été son sobriquet à l’orphelinat, du fait qu’elle passait ses heures de photosynthèse, à l’époque, plantée sur place à regarder le soleil, au plus récent Fougère, donnée par son aimée. L’italienne n’aimait pas vraiment cela, qu’on le dise plante, mais elle s’était habituée, et c’était plus amusant qu’insultant, elle en avait conscience. Tout le monde savait qu’elle n’était pas une plante mais l’appelait ainsi pour la faire tourner en bourrique, sauf certains, mais ceux-là avaient tendance à répondre « Cait’ est morte » dès qu’on leur demandait un truc. Donc, c’était officiel : Cait’ n’était pas morte, et Amy n’était pas une plante.

Cependant, toute pas plante qu’elle n’était, elle n’avait pas vu d’un bon œil l’arrivée d’une fougère nommée Laurette, dans le couple. Certes, un chaton était exclut, considérant la capacité de Caitlyn à griller tout ce qui bougeait, mais une fougère nommée Laurette dans la chambre d’une de Lauro surnommée Fougère… il y avait de la compétition.

Après divers tentatives d’assassinat plus ou moins faites exprès, plus que moins d’ailleurs, Amy avait finit par, officiellement, accepter de partager son territoire de photosynthèse. Pas plus ! Du coup, son cerveau avait cherché comment réussir à occuper ladite Laurette que son aimée (à Amy) avait pour habitude de gratter à la tige, chose pas très tendancieuse qui plus était !

En bref, dans une vicieuse et enfantine tentative de vengeance pernicieuse, Amy de Lauro avait décidé de caser Laurette, à défaut de pouvoir la casser. Hors donc, la voici, après une journée où elle avait escortée une phytokinésiste au centre commercial, à ramener un cadeau : sa propre plante. Elle c’était toujours demandée quelle serait la tête que ferait Caitlyn le jour où elle la trouverait avec un petit truc long, droit et dur, entre les mains. Ce jour fatidique était arrivé, si ce n’était que ledit petit truc serait en pot. Le même pot que Laurette, puisque Fuzzy avait prit soin d’en avoir plusieurs modèles suites aux accidents réguliers qui arrivaient à sa pauvre plante (oui, cela s’appliquait aussi à Amy, en un sens, mais la plante, c’était Laurette !). D’ailleurs, il était à noter qu’elle tiendrait le pot, non le petit truc, car le petite truc avait des épines, chose qui était là aussi une basse vengeance envers Laurette.

Donc, voilà l’ancienne Ptite Brune, qui n’était plus si petite que ça désormais, toujours vêtue de son jean, de ses tennis et de son t-shirt gris à col en V, avec son petit cadeau dans la main. Pas de papier cadeau, pas de sac non-plus, même si elle sortait de cours, juste sa « plante verte », ses clés et son contentement sur le visage, un contentement puéril et gamin. A, elle en était fière, de son idée, tellement fière qu’elle avait osée la dire en face de Cérès ! Cérès qui n’avait oralement pas fait tant de commentaire que cela, d’ailleurs ; mais pas de quoi entamer son enthousiasme.

Ecoutant à la porte que son aimée ne fut pas encore rentrée, Amy ouvrit et s’y glissa, refermant derrière elle.

S’ôtant négligemment de ses chaussures, elle alla s’assoir sur le lit, regardant toujours son petit truc. Vert, long d’une vingtaine de centimètres, avec une excroissance d’un coté qui se levait comme s’il faisait coucou, c’était le genre de cadeau infantile qu’elle n’aurait jamais osée faire d’ordinaire, même à sa meilleure amie. Mais bon, si Caitlyn allait faire une de ses têtes, elle ne prendrait pas Amy pour une idiote finis, même si pour le coup, ce n’était pas tout à fait faux ; il fallait le voir comme de la naïveté, non de la stupidité.

Bon, maintenant, la première étape délicate : trouver le nom. Caitlyn avait Laurette, Amy allait lui offrir… Cactlyn ? Non, trop Pokémon. Caitus ! Caitus le cactus. C’était vendeur. Très bas aussi, mais pas vexant, elle l’espérait tout du moins.

Poussant un soupir de contentement, Amaranth entreprit d’attendre son aimée le pot de Caitus entre les mains, et lorsque la poignée commença à tourner, elle se leva et allant l’attendre avec le pot dans le dos.

- Ciao amore mia, commença-t-elle avec un magnifique sourire en allant embrasser Caitlyn, toujours une main dans le dos. Ta journée c’est bien passée ?

Question d’un réel intérêt, à laquelle elle écouterait la réponse et répondrait à son tour, au besoin.

- J’ai quelque chose pour toi. Je sais que tu sais que j’aime pas Laurette, et je sais aussi que tu sais que je sais pourquoi, mais que je veux pas le reconnaitre. Du coup, j’ai décidé de lui trouver quelqu’un. Comme ça, je serais plus jalouse. Donc, laisse-moi te présenter, et t’offrir, Caitus, le nouveau compagnon de Laurette !

Sur ces mots, dans un geste faussement vif, elle sortit son petit cactus et le tendit à Caitlyn.

- J’ai demandée l’aide de Cérès pour trouver le bon ; elle est Phytokinésiste et biochimiste de formation, donc elle s’y connaissait pas mal. Il sera pas dur d’entretient, donc à part un peu de place sur le rebord de la fenêtre, il ne demandera presque rien pour tenir compagnie à Laurette, et la venger si jamais je shoote dedans avec mes ailes, car il a des épines, lui. Il te plait ?

Non, elle n'avait ni fumé ni sniffé, elle était juste joviale, et espérait que ce serait contagieux.

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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Ven 10 Mai - 21:14


Le droit c’est pour les tapettes ! Non mais franchement, c’est quoi ces conneries d’ouvrages à assimiler et à ressortir le cas échéant avec une voix monocorde à la Danger ? C’est rigolo cinq minutes mais comment on peut s’enthousiasmer à éplucher des annales pour se taper l’un après l’autre des comptes rendus aussi bandant que l’érotisme chez Yvette Horner dégoulinant de jurisprudences dont tout le monde se fout avec une pertinence monstrueusement dosée : qu’est-ce qu’elle en avait à foutre de savoir qu’un patron d’un bar de Dixon City avait été débouté en appel pour avoir refusé d’employer une fille brune qui venait de se teindre les cheveux en roux ? Qu’elle achète une perruque, merde ! Et pis tout le monde sera content ! Sérieusement, à part Dead Drop Diva, PERSONNE ne pouvait prendre son pied à lire ce genre de conneries et puis avec son passif de criminelle, c’était aussi incongrue que Xavier dans le rôle de Chewbakka dans la nouvelle Trilogie de Lucas..heu pardon…Disney. , aussi choquant que DSK entrant dans les ordres, aussi inapproprié qu’une journée porte-ouvertes et audioguide chez Magneto.

C’est donc la tête en miettes qu’elle rentrait en sa demeure après deux bonnes heures à mémoriser deux à trois ouvrages en bibliothèque. Chose dont elle ne pouvait en parler à personne parce que c’était CHIANT, oui voilà, c’est le terme et elle ne reviendrait pas la dessus. Un paquet de Chips, un peu de facebook, des câlins…des GROS câlins et puis dodo en comatant devant la télé à jouer avec les cheveux de sa belle, voilà : fuck off des problème de distance entre les clôtures à Creek Arizona ou de Zigi Starfeet qui s’était vu accuser de ..Viol de cactus : OO, Oui tout à fait ! Et acquitté car il n’avait pas été démontré que la victime n’était pas non consentante.

Ciao amore mia. Ta journée c’est bien passée ?

Rien que pour le coup, ca valait bien deux heures de trucs chiants ! Ce genre d’accueil n’avait pas de prix. Ce sourire appela le sien en écho et la tendresse de son baiser lui permit de chasser sa bougonnerie qu’elle trainait comme un boulet depuis la bibliothèque.


- Bah, m’en fout de comment elle s’est passée, ma vie ne reprend que quand je rentre ici avec toi…le reste…c’est chiant et monotone. Je rêve du Week End, plus que Vendredi…Haut les Cœurs Castor Family.


Mais qu’est-ce qu’elle planquait derrière son dos la cachotière ? Et cette mine de Sanzo ayant bouffé un Ernest tout cru ? Elle a connaissait mieux que personne ce petit visage qui reflétait toute l’innocence et la naïveté qu’elle s’évertuait à cacher aux yeux des autres. Sur ce coup elle semblait particulièrement fière d’elle.

J’ai quelque chose pour toi. Je sais que tu sais que j’aime pas Laurette, et je sais aussi que tu sais que je sais pourquoi, mais que je veux pas le reconnaitre. Du coup, j’ai décidé de lui trouver quelqu’un. Comme ça, je serais plus jalouse. Donc, laisse-moi te présenter, et t’offrir, Caitus, le nouveau compagnon de Laurette !


Des yeux de chouette. Trop d’informations à la fois pour la pauvre Irlandaise qui restait interdite, une jambe en l’air en train de retirer sa sandale gauche et l’autre les yeux fixés sur la pauvre petite chose épineuse du nom de…caitus ?? Et après on dit que c’est elle qui fume la moquette ! Elle resta suspendue dans les airs quelques secondes, clignant des yeux et entendant à peine la suite du discours.

- Heu..oui..bon…alors..d’accord..c’est..définitivement… un cactus. Tu m’offres un cactus et tu l’a nommé Caitus…ok…aheum..


Elle porta sa main devant la bouche en laissant échapper un rire nerveux et en faisant signe à son aimée de ne pas s’en vexer.

- Non hein, ne le prend pas mal il est..très beau…et très vert…et très…épineux. C’est un…cadeau magnifique…et déroutant, c’est sûr que c’est orignal. Faut juste que j’arrive à conceptualiser une autre idée que le gigantesque What the Fuck qui me tourne en boucle dans la tête.

Elle prit l’objet de son étonnement affichant toujours un air à mi-chemin entre l’étonnement et l’amusement sincère et du pouce titilla quelques aiguilles.

- C’est qu’il se défend l’animal ! T’es sur qu’il est pour moi ou pour Laurette ? Parce que…alors comme ça ,c’est un cactus que je t’inspire ? Note, ce n’est pas con…C’est à cause de ma névrose des contacts physiques ? Hum ? Hoooo, je vois attends, c’est pour m’empêcher de le toucher comme Laurette ! Et cette forme, c’est sadique en fait…vingt centimètre, long et érigé mais terriblement piquant ! Nos « jouets » te lassent déjà ? Celui-là va être plus compliqué à manier hein…C’est de bonne guerre alors ? Et bien il me reste à souhaiter la bienvenue à Caitus et à te remercier pour cette charmante attention mon ange.


Elle lui adressa un sourire sincère en secouant la tête, puis s’avança pour lui déposer un baiser sonore et baveux avant de faire quelque pas pour le déposer auprès de Laurette en reculant pour contempler le tableau.

- Et voiiiiilà…Un garde du corps en fait ? C’est mignon tout plein…Je vais pas te dire qu’un cactus, j’en rêvais la nuit parce que je mentirais et que si c’était vrai tu te mettrais encore à psychoter pour des bêtises. Mais je suis touchée par le geste ma sweety.

Soudain elle sembla soucieuse comme si une étrange idée lui traversait l’esprit puis se tournant vers son aimée, elle demanda perplexe et embarrassée.

- Dis, tu crois que les cactus peuvent avoir des relations sexuelles consenties ?


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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Ven 10 Mai - 22:32

La journée de Caitlyn avait été longue et chiante, la laissant rêver du week-end ; bon, au moins, elle ne pourrait que s’améliorer dans les prochains instants. Un mal pour un bien, mais qui prouvait à Amy combien la discussion sur ses disponibilités et son emplois du temps avaient été utile, un mois plus tôt. Une petite grimace de culpabilité au fait de n’avoir que le dimanche à passer entièrement avec son aimée, mais cela ne l’arrêta en rien dans son action, et elle tendit le cactus.

La réaction de Caitlyn fut très… photogénique. Elle prit la pose, et ne la perdit pas, alors qu’elle associait les yeux du lémurien à la posture de la grue, laissant l’italienne finir ce qu’elle avait commencé. Amy avait horreur d’avoir les mains prises, et toute personne parlant avec elle une fois à la machine à café ne recommençait jamais cette erreur (sauf Nobody, qui prenait le pari sur l’objet environnant qui allait finir aspergé de thé bouillant) ; cependant, par miracle peut-être, ou plus probablement du fait qu’elle tenait le pot à deux mains et qu’il était suffisamment lourd pour qu’elle n’oubli pas son existence, Caitus ne connu pas une fin prématurée en voltigeur improvisé. Même si, visiblement, cela n’aurait pas plus étonné Caitlyn que cela.

- Heu… oui… bon… alors… d’accord… c’est… définitivement… un cactus. Tu m’offres un cactus et tu l’as nommé Caitus… ok… aheum…

- Il te plait pas ?


Une main sur la bouche et un rire nerveux ; bon, ça partait mal. Une demande de pas se vexer, aussi. A défaut de se vexer, elle allait se sentir très nulle, la Amy ; et peut-être un peu conne, aussi, mais ça…

- Non hein, ne le prend pas mal il est… très beau… et très vert… et très… épineux. C’est un… cadeau magnifique… et déroutant, c’est sûr que c’est orignal. Faut juste que j’arrive à conceptualiser une autre idée que le gigantesque What the Fuck qui me tourne en boucle dans la tête.

L’italienne ne répliqua rien, parce que pour le coup du WTF, elle n’avait pas d’excuse, en fait. C’était vrai, Caitlyn avait prit une fougère parce qu’elle était l’initiatrice du surnom Fougère, mais pour Amy… Pourquoi un cactus ? C’était assez simple à renommé pour aller avec Caitlyn, et c’était encore plus simple d’entretient, cela faisait deux raisons, mais…

Mais Caitlyn décida de creuser ; comment ça, c’était un cactus qu’elle inspirait ? Bah, si on considérait qu’elle avait en effet du mal avec les contacts, qu’elle était plutôt une solitaire, qu’elle n’était pas méchante et pouvait venir en aide aux malheureux qui mourraient de soif dans le désert (ceci est une image), si on partait du principe que ca ZCPE étaient des épines électriques, qu’elle était droite dans ses idéaux et… Pourquoi l’italienne pensait à ça ?

En plus, un cactus c’était facile d’entretient, alors que comme l’avait dite Fuzzy elle-même, elle avait in tigre dans le moteur, et c’était bien Amy qui s’occupait de l’entretient. Et c’était un entretient lourd, chaque soir !

- Arrête de me psychanalyser, veux-tu ? demanda-t-elle, faussement outrée. Nos jouets ne me lassent pas, attend, faudrait être malade pour faire ça avec un cactus, les épines, et tout… puis c’lui-là a un bras aussi, imagines… non en fait, faut pas imaginer. Et puis…

Pas le temps de finir sa phrase que Caitlyn lui déposait un baiser exagéré sur les lèvres, histoire de la faire taire ; c’était quelque part tant mieux, parce que l’italienne ne savait pas où elle allait avec ses cactus, et même si dans la vie, il y avait des cactus. Puis, se bienfait pour le monde accomplit, Fuzzy s’en alla poser leurs deux plantes vertes l’une à côté de l’autre, et recula pour avoir une vue d’ensemble, alors qu’Amaranth s’avançait pour lui prendre la main, et regarder avec elle.

- Et voiiiiilà… Un garde du corps en fait ? C’est mignon tout plein… Je vais pas te dire qu’un cactus, j’en rêvais la nuit parce que je mentirais et que si c’était vrai tu te mettrais encore à psychoter pour des bêtises. Mais je suis touchée par le geste ma sweety.

Nephilim se contenta de sourire bêtement et de regarder son plan machiavélique de protection du territoire fonctionner à merveille, jusqu’à ce que Caitlyn lui fit par d’une idée comme cela, qui associée à la précédente, devint des plus étranges.

- Dis, tu crois que les cactus peuvent avoir des relations sexuelles consenties ?

Amy fut partagée entre deux pensées : le classique « kékéditc’tefolle ? » et le traditionnel « Cait’ est morte ? » ; au final, ce fut le très gracieux « Hein ? » qui sorti de sa bouche.

- Euh… Comment dire… Tu ne vas pas me dire que tu rêvais d’un cactus la nuit pour pas que je me mette à psychoter pour des bêtises et ensuite tu me demandes si les cactus peuvent avoir des relations sexuelles consenties… Hum…

Le plan « caser Laurette » venait de subir un monumental échec, et Amy devenait aussi jalouse du Caitus… non, en réalité, c’était à son tour d’être dans le What the Fuck, car si elle taquinait Caitlyn avec une rivalité contre la vraie fougère, elle était plus que surprise que la réplique concernant le cactus.

- Honnêtement, même si les végétaux dégagent une certaine présence sur le plan astral, je ne pense pas qu’ils aient de pensées conscientes, donc, ils ne peuvent pas être consentant pour quoi que ce soit. Maintenant, je dois avouer que malgré ma toute confiance en toi, cette question me laisse perplexe : qu’est-ce tu veux lui faire à Caitus ?

Oui, cela avait un peu plus de classe que « Cait’ est morte », mais au final, cela voulait dire la même chose : qu’allait-il arriver à ce pauvre et innocent Caitus ? Il était hors de question que dans leur lit, il y ait un cactus !

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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 9 Juin - 21:09




Lundi 20 Avril 2013 Toit de l'Institut.

Elle leva un instant les yeux vers le soleil afin de plisser les yeux sous la lumière en un sourire enfantin. Le vent agitait calmement sa longue chevelure rousse qu’elle laissait pousser à exubérance en ce moment. A une telle hauteur, du haut du toit de l’institut, il y avait toujours un peu plus de vent. Bien assez en tout cas pour soulever sa jupe et la forcer à se plaquer d’un revers de main pour la discipliner.
Elle avait toujours son portable en main et finit par le ranger dans sa veste perdant alors son regard vers le parc et la verdure s’étendant à perte de vue depuis ce point de mire assez inhabituel. Peu de personne en ce début de journée, elle savait parfaitement ce qu’elle faisait la dérangeant alors que l’échauffement de son entrainement matinal se terminait à peine.

Il ne lui faudrait plus longtemps avant de débarquer sur le toit, surtout que le lieu était une chose complètement incongrue pour « avoir quelque chose d’urgent et d’important à faire ». Combien de fois avait-elle préparé cette scène. Dix ou quinze fois. Il fallait qu’elle sente le moment et cette fois ci, cette lueur inédite, juste ce rayon de soleil s’étant posé sur son visage endormit par la fenêtre au rideau mal fermé lui avait indiqué qu’il s’agissait du jour et du moment pour mener jusqu’au bout ce grand projet…une étape de plus dirait surement Emma, mais pour l’Irlandaise, c’était bien plus que ça : c’était un acte d’abandon et de foi total et elle le ferait à sa manière puisque ce qui stressait avant tout était la préparation. Zapper l’étape lui permettrait de rendre les choses plus acceptables…C’était du moins dans « l’improvisation préparée » qu’on était le meilleur d’après elle.

Oh, elle gueulerait, ça c’était chose admise mais elle gueulerait plus pour la forme que pour le geste et puis des deux, c’est elle qui allait gueuler le plus non ?

La voilà déjà.
Un bref sourire alors qu’elle se tient près de la corniche.

- Salut mon cœur ! C’est une belle journée hein ? Tututut ! On ne s’approche pas, please ! Si tu le fais, franchement tu vas horriblement me décevoir.

J’étais jamais monté pour voir de jour le point de vue qu’on avait d’ici, c’est assez joli en fait je trouve, c’est plus sympa la nuit quand on regarde les étoiles à deux mais bon…On fera sans, n’est-ce pas ? Je me disais, ce matin qu’il n’y avait pas une journée sans qu’on ne se dise qu’on s’aime, c’est un beau rituel mais ce matin, j’aimerai pousser un peu plus le concept…de donner encore une preuve de combien j’ai une confiance aveugle en toi.


Elle se déplaça lentement reculant pas à pas vers la corniche et s’immobilisa au bord d’elle, les mains derrière le dos.


- Il fait beau, c’est une belle journée je disais…et si tu m’emmenais faire un tour ? Juste pour …essayer ?


Un sourire espiègle et alors que son souffle trahissait un léger tremblement d’appréhension.

- Montre-moi, montre-moi le ciel !!

Sans lui laisser le temps de réagir bien qu’elle fut sans doute déjà en route, elle se laissa tomber en arrière dans le vide en fermant les yeux.


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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Mer 12 Juin - 17:27

Samedi 20 Avril 2013 – 07 : 04 A.M.
Comme tous les matins, à l’exception du jour du seigneur, elle courrait. Qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’il vente, elle courait. Elle courait vite, bien plus qu’un être humain, durant trois quart d’heure, pour s’échauffer. Levée tous les matins à six heures, indifféremment du levé jour, nullement gênée par la nuit, elle s’en allait courir, de plus ou moins bonne grâce selon la température ; car, si elle n’était pas particulièrement frileuse, l’hiver nord-américain pour une méditerranéenne, c’était une expérience assez éprouvante. Oh, elle ne pouvait pas s’enrhumer, encore heureux, il suffisait de voir ce qu’il advenait dans son couple dès que sa moitié était malade !

Amy était vêtue, comme de norme pour la saison, d’un survêtement et d’un sous-pull par-dessus sa brassière, avec en ceinture une gourde de deux litres qui seraient vidée une à deux fois avant qu’elle ne prenne les cours, à huit heures, ainsi que des mitaines, et sa chevelure était coiffée en un simple chignon. Expirant profondément alors qu’elle ralentissait le rythme, l’italienne regarda la montre qui lui pendait à la ceinture, constatant un léger retard sur son programme. Son aimée lui avait reproché de tout mettre dans des horaires, mais Amy avait été éduquée ainsi, selon un emploi du temps strict, et si elle avait consenti à ne pas « enfermer l’amour dans une case », le reste de ses journées se déroulait ainsi.

Cependant, pour la journée, elle aurait une entorse audit programme, son téléphone, fidèle mp3 lorsqu’il s’agissait de courir, ayant interrompu ses récitations pour lui signaler la présence d’un sms, sms qu’elle avait lut et qui expliquait son retard, car plutôt que de s’en aller directement au gymnase, elle s’en était retournée à l’Institut. Quelque chose d’urgent et d’important à faire, à sept heures du matin, sur les toits… déjà, sept heures n’était-ce pas l’heure de lever de son aimée ? Entre six et sept heures, en règle générale, Amy lui déposant le petit déjeuné au lit et s’éclipsant après un baiser, ou sans si son aimée dormait encore. Mais généralement, c’était avec, même si cela pouvait décrocher un grognement de castor des cavernes mal léché, c’était généralement un sourire qui lui répondait, voir les deux, une fois que ledit castor c’était réinstallé. Autant, le premier, elle savait comment le prendre, autant Nephilim se demandait toujours si le second signifiait « bonne journée » ou « enfin tous les draps pour moi ». Toujours était-il que ce matin, Caitlyn semblait d’attaque ; c’était quoi, l’objectif, regardé le levé du soleil ensemble ? L’italienne sourit à cette pensée, même si c’était stupide, l’astre solaire ayant déjà commencé sa course depuis quelques instants déjà, inondant les alentours de ses reflets matinaux.

Bon, il fallait encore atteindre les toits, et considérant qu’elle venait du gymnase, cela faisant un beau détour, si elle passait par l’intérêt. Si. Amy était l’élève de Jubilee, et la première fois qu’elles c’étaient rencontrées, elle-même lézardait sur les toits et son amie avait escaladée la façade pour ne pas perdre de temps. Quel mauvais exemple ! Enfin, on n’était un mauvais exemple uniquement si d’autres prenait exemple ; ainsi donc, Jubilation devenait officiellement un mauvais exemple aujourd’hui même ; tout était de sa faute. Ça tombait bien, en plus, les absents avaient toujours tord.

Arrivant au niveau des salles de classe, lesquelles étaient encore vide, Amy entreprit d’escalader la façade, prenant appui sur les rebords de fenêtres, la gouttière et faisant appel à quelques bons assez impressionnant. Arrivant sur les toits par l’endroit le plus improbable, elle t’ouvra son aimée à un autre endroit improbable, bien que la première réflexion qui lui vint fut que Fuzzy n’était pas frileuse, pour une californienne. Oui, c’était accessoire, sauf si on prenait en compte que ses jambes n’étaient couvertes que d’une petite jupe, indisciplinée qui plus était. Et ce sourire… trop près du bord.

- Salut mon cœur ! C’est une belle journée hein ? Tututut ! On ne s’approche pas, please ! Si tu le fais, franchement tu vas horriblement me décevoir.

Euh… ouais… bon si elle la prenait par les sentiments… puis Amy faisait parfaitement confiance à son aimée, d’autant que cette dernière n’avait nullement un comportement de suicidaire. Non, c’était plutôt… de la joie ? C’était plus beau et cela allait merveilleusement bien sur son visage, mais cela n’en présageait pas moins une connerie assez monumentale à venir. Nephilim n’était pas télékinésiste, si Caitlyn sautait en arrière, il y avait un fort pourcentage de chance qu’Amy finisse à terre, même si elle parvenait à freiner la chute.  On décollait vers le haut, par vers le bas, avec des ailes.

- J’étais jamais monté pour voir de jour le point de vue qu’on avait d’ici, c’est assez joli en fait je trouve, c’est plus sympa la nuit quand on regarde les étoiles à deux mais bon… On fera sans, n’est-ce pas ? Je me disais, ce matin qu’il n’y avait pas une journée sans qu’on ne se dise qu’on s’aime, c’est un beau rituel mais ce matin, j’aimerai pousser un peu plus le concept… de donner encore une preuve de combien j’ai une confiance aveugle en toi.

Euh… ouais… c’était une belle preuve, mais si Fuzzy avait toute confiance en elle, pour le coup, c’était Nephilim qui doutait beaucoup d’elle-même. Et cela transpirait par chaque pore de sa peau.

- Ecoute Cati…

- Il fait beau, c’est une belle journée je disais… et si tu m’emmenais faire un tour ? Juste pour… essayer ?

- Si tu veux mais pas comme…

- Montre-moi, montre-moi le ciel !!

Une seconde, il faudra moins d’une seconde à Caitlyn pour toucher terre, et elle y laisserait, au mieux, des os.

L’APB s’enclencha en accéléré, alors que les ailes aux plumes rouge-sang déchiquetaient les hauts de l’italienne et qu’elle s’élançait à la suite de son aimée, calculant autant que faire se pouvant les angles et la trajectoire qu’elle devrait emprunter, ainsi qu’essayant d’estimer le vent, pour ne pas finir au sol trop tôt ; c’était dur de voler sans instinct. Trop peu de temps, même pour elle, pourtant, il ne lui fallut que quelques décimales de seconde pour se saisir du dos de son aimée, qui avait déjà parcourue une bonne partie de la chute. Par instinct, elle se mit en position de sécurité, prête à encaisser le choc pour protéger son aimée.

Mais jamais il ne vint jamais.

I Beleave I Can Fly by R. Kelly on Grooveshark

Propulsée dans les airs par une force invisible, l’italienne se dût de briser sa position de sécurité comme de se retourner, pour réellement prendre son envol. Déployant ses ailes de toute leur envergure, laquelle avait encore grandie, s’étendant de près de quatre centimètres, deux par ailes, à chaque mois, Amy reprit ses calculs et tenta de se placer dans le sens du vent, effectuant un large virage alors qu’elle regardait, membranes nictitantes déployées, devant elle, la concentration se lisant sur son visage.

- Tu mériterais que je t’engueule, Cati mia, déclara-t-elle sombrement, sa voix encore déraillée par l’APB, puis, après une pause, un sourire se dessinant sur ses lèvres, et Amy passa son visage dans les cheveux voletant de son aimée, murmurant d’une façon bien plus douce : mais je vais pas gâcher le moment en devenir.

Recommençant à battre des ailes, l’italienne prit de l’altitude, survolant les bois de l’Institut dans le soleil ascendant. Enlaçant son aimée d’un bras au niveau des épaules et de l’autre sur le ventre, elle espérait trouver une position de vol la plus agréable possible, car même si ce contact était des plus physiques, elle n’avait encore jamais emporté quelqu’un dans les airs, et s’en voudrait de gâter le tout en inconfortant Caitlyn.

La verdure faisait mer sous elles, Nephilim la survolant rapidement, sa cinquantaine de kilomètre/heure de croisière permettant d’apprécier le panorama, cependant, et elle l’offrit autant qu’elle le pouvait à celle qu’elle aimait. Portées par les vents, bercées par le monde et les mouvements d’ailes, elles parcoururent les bois jusqu’à la limite de la propriétée de Xavier, se rapprochant parfois des cimes, mais ne pouvant jamais les toucher ; puis, arrivées à la limite de leur paradis, elles décrivirent un autre arc de cercle, lent et doux, pour s’en retourner de là où elles venaient, Amy profitant d’une accalmie venteuse pour prendre de l’élan et avoir moins à forcer lorsque celui qui les avait porté leur fit face.

- Accroche-toi, déclara-t-elle simplement, alors que les battements de ses ailes devenaient plus fréquents et énergiques.

L’Institut fit rapidement son apparition, et elles le dépassèrent, plongeant au-dessus du lac de Breakstone. Amy enlaça ses jambes autour de celles de son aimée, pour être sure que cette dernière garde bien la position droite qui était l’idéal en vol, puis s’approcha de plus en plus de la surface, jusqu’à ce qu’elles puissent voir leur reflet.

- Je t’aime, Caitlyn Emilie Elioth, murmura-t-elle à nouveau, posant son menton sur l'épaule de son aimée et collant sa tête contre la sienne, pour contempler ensemble leur image dans l’eau filante.

Dommage qu’elles ne puissent s’embrasser, mais le baiser serait là, à l’atterrissage, et tous les jours suivants ; elles continueraient de s’embrasser, elles continueraient de s’aimer et de se le dire, jusqu’à la fin. Car jamais elles ne s’abandonneraient, car jamais elles ne cesseraient de s’aimer ; ce n’était pas là la croyance de toucher le ciel, c’était là se saisir de leur paradis. Et ce paradis se nommait Amour.

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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 13 Juin - 20:57




Ce n’était VRAIMENT pas une bonne idée, même qu’on pourrait dire carrément que c’était une idée de con ! C’est à ça qu’elle songeait en chutant comme une pierre et serrant les deux. Certes c’était différent de cette impression de chute depuis le clocher d’une église en feu mais cette fois ci, il ne terminerait pas en pin’s sur le toit d’une voiture mais certainement éclatée comme une fourmi dans le gravier de la cour.

Elle en était à cette réflexion malheureuse lorsqu’elle sentit les bras d’Amy (qui d’autre) l’enserrer dans sa chute et immédiatement ensuite une terrible impulsion qui lui fit lâcher un «  WIIIIIP !!!! » désespéré.
Caitlyn n’aimait pas les manèges du genre Space Mountain mais là pour le coup, c’est exactement l’impression que cela lui fit ! Ouvrant les yeux comme des secoupes, le vent faisant claquer ses longs cheveux roux dans les airs, elle grimaça littéralement de terreur en plantant violement ses pauvres ongles qu’elle portait courts dans les bras de sa fiancée lui labourant généreusement les chairs en un réflexe de peur.

Elles prenaient de la vitesse tout comme le cœur de l’Irlandaise prêt à exploser sa poitrine. Caytlyn d’abord courageuse se mit à fermer les yeux en serrant les dents en suppliant tous les dieux de la création et Justin Bieber inclus que tout cela se termine dans les plus bref délais.

-         Tu mériterais que je t’engueule, Cati mia

Oui ben, fallait pas s’inquiéter, elle était bien punie toute seule là la pauvre, heureusement qu’elle était passé aux toilettes avant, elle lui aurait uriné dessus un peu plus !

-         mais je vais pas gâcher le moment en devenir.

Le moment ? Il est SUPER long le moment ! Mais quelle idée de merde ! Elle s’essayait de ne pas passer pour idiote, desserrant les lèvres pour s’essayer à un truc du genre «  super ! »  «  Je gèèèère, même pas PEUR » « Han qu’c’est beau ! » « Fais commeuuh l’oiseauuuu » « Jesuuus ! d’ici je vois ta maison ! » «  Mon amour, nous volerons vers l’infini et au delàààààààà »…Pourtant, elle avait répété toutes ses belles phrases dans sa préparation hyper carrée mais voilà, tout ce qui parvint à franchir ses lèvres fut un éloquent

-         Brrffflmmmmmm !  Amyyyyyyyyyyyyyyyyy ! Kyyyyyyyyyyyyyaaaaaaaaaaaaaaah


Ca devait bien vouloir dire quelque chose mais pas moyen de passer une soirée lettrée entre amis afin d’en percer l’énigmatique code.
Il fallait voir ça comme un premier essai et c’était exactement ce que c’était : un violent dépucelage aérien entre une renarde et un ptérodactyle ( oui l’image est violente, désolé) ce qui signifie que le paysage et bien notre pauvre rousse terrorisée n’en vit rien du tout, affichant une bonne mine de constipée et fermant les yeux comme si Teryl s’avançait avec un manche de pioche pour son examen gynécologique trimestriel et en toute sincérité même une première place auprès d’un concert de Kurt Cobain Reborn By Rachel ne lui aurait pas fait déceler les paupières, ni même la perspective visuelle d’un Xavier prit dans un violent et improbable Harlem Shake.
  
Oh mon Dieu, c’était comme une nuit de sexe ou elle n’avait pas d’humeur, ça n’en finissait plus ! A part son cœur qui semblait souhaiter aller faire sa vie tout seul loin de sa cage thoracique, le vent lui soufflait dans la tronche comme si elle habitait son sèche-cheveux !


- Accroche-toi,

Riche idée ! Et tu crois qu’j’fais quoi ? Des claquettes ? Borde ! Je battrai une armée de Tics sur le cul d’un chien mouillé en termes d’accrochage là ! Même les morbacs de Josh n’avait pas une telle résistance : c’est simple, un peu plus et j’allais fusionner avec elle…Phagocyter même ! J’aurai aimé lui dire tout cela mais une fois de plus mon superbe message en fut dévoyé.

-         Grrrrreehhh Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!

On aura compris l’idée, de toute façon, Amy était hyper balèze avec son méga cerveau !

-         - Je t’aime, Caitlyn Emilie Elioth,

Ca sentait le poisson…Pas Amy bien sûr, mais bon, y’avait une odeur de flotte désagréable, mais est-ce qu’elle allait se décidé à lui faire cesser cette torture ?! Elle sacrifierait Laurette et son poster d’Ororo pour ça !!! Mais il fallait se montrer romantique en plus, la chiante ! Comment peut-on être terrorisée et glamour ? Avoir le gout du vomi dans la bouche et vouloir rouler des pelles ? Inconcevable ! Mais il fallait agir, sinon elle risquait une fois de plus de passer pour une handicapée du romantisme, déjà que la « Tour Eiffel, c’est une sorte d’antenne radio ? » avait désespéré sa fiancée…

-         A..mmmmo di lauuurrrrrrrrrri..je..Moi aussss..ausss..AUSECOUUUUURS !

Ah zut épic Fail !!! Mais bon dès qu’elle déciderait un jour de la reposer, elle gambaderait trente secondes livide, les jambes tremblantes et le souffle court en affichant un pathétique V de la victoire en couinant entre deux sanglots de peur «  C’…c’était rien…en fait…j’ai rien senti.. »

Si c’est pas romantique tout ça !

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Sam 15 Juin - 18:36

Ca n’avait pas été long. Enfin, pour Caitlyn, cela avait dû durer suffisamment longtemps ; un peu plus, et elle aurait réussit à vexer Amy. Quant on pensait que cela faisait des mois que Jub’ faisait la queue pour que Nephilim l’emmène voler mais que cette dernière voulait à tout prit que ce soit son aimée la première à qui elle ferait découvrir les cieux, et quant on pensait que Fuzzy avait à peu près autant profité de la chose que Sanzo devant un bol de croquettes pour chat ou qu’un string d’Emma un jour de règle (plus le second que le premier d’ailleurs, et pour deux raisons : quant Sanzo se transformait en chat, il prenait les instincts, donc les croquettes ne devaient pas tant le déranger, et surtout Caitlyn était aussi détendue que le string suscité).

Le hic, c’est que ça n’avait pas été les premières minutes de vol, mais bien la dizaine que l’italienne lui avait accordée. A cause d’elle, son aimée était même allé jusqu’à gâcher un magnifique « je t’aime » par un « moi au secours » tonitruant. Romanticité du moment : 0 ; bon, Amy s’en voulait à elle seule, et déposa son aimée assez rapidement, et de la manière la plus douce possible. Caitlyn avait-elle déjà fait du parapente ? Parce que l’atterrissage fut à peu près le même : il fallut se remettre droit, et courir le temps de disperser l’énergie cinétique. Seule, Nephilim osait les atterrissages brutaux, mais même si elles avaient finies à deux à plat ventre par terre, en guise d’atterrissage, c’était mon violent que ceux que l’italienne effectuait seule.

Bon, Caitlyn n’aimait pas qu’Amy la porte, sur terre ou dans les airs ; dommages, l’italienne adorait cela.

- C’… c’était rien… en fait… j’ai rien senti, déclara Caitlyn, jambes tremblantes mais essayant de sauver les meubles alors qu’ils étaient déjà partis.

De son côté, l’italienne était occupée à essayer de faire tenir les pathétiques restes de son sous-pull et de sa brassière, que le déploiement des ailes n’avait pas épargnés, pour ne pas dire qu’il en avait déchiqueté tout l’arrière, lui laissant seulement les trous au niveau des bras comme soutien pour éviter de se retrouvée poitrine dénudée ; autant dire qu’il fallait éviter de se pencher en avant ou de baisser les épaules pour ne pas voir le tout filer à l’anglaise.

- Désolée puce, je croyais vraiment que cela te passerait pendant le vol, répondit-elle simplement, gênée.  C’était trop tôt ?

S’avançant tout en repliant ses ailes autour d’elle pour s’en faire une sorte de robe et cacher son problème vestimentaire, Nephilim prit son aimée dans ces bras, lui caressant doucement le dos tout en la regardant dans les yeux, aimante à en être un peu maternelle, baissant la tête pour se mettre au niveau du visage de son aimée.

- Ca va aller, c’est fini. La prochaine fois, on prévoit à deux, ok ? C’était un très mauvais départ. Elle laissa un silence, constatant tactilement les effets secondaires du vol au niveau des muscles de son aimée, chose qu’elle avait bien entendue déjà vue, et qu’elle avait parfaitement comprise. Dieu que ce tu es tenue, Cati mia ; je t’ai mise dans un bel état…

Voix désolée, visage désolé, même si ce n’était pas réellement grave ; la main d’Amy glissa du dos de son aimée le long du bras, pour s’emparer du poignet.

- Hum, je peux pas aller bosser comme ça, et toi non-plus ; laisse-moi prendre les choses en main pour les dix prochaines minutes, ma chérie. Et ne t’inquiète pas, tu resteras les deux pieds sur terre, reprit-elle avec un sourire, qui indiquait clairement qu’elle avait une idée derrière la tête.

Oh, ce n’était pas une idée comme celles qui animaient leurs soirées, non, c’était juste de la bienveillance, et une forte envie de se faire pardonner également. Aux vues de sa tenue, l’italienne ne pouvait ni continuer l’entrainement, ni aller en cours, et encore moins donner son cour, alors elle s’en allait sauter sa seconde heure d’entrainement pour d’autres activités ; ne pas vivre dans des cases oui, mais même lorsqu’on avait un emploi du temps, les règles étaient faites pour être transgressées. Puis une heure ne ferait pas la différence, quant bien même elle accomplissait l’entrainement de cinq.

Marchant calmement dans l’Institut alors que la plupart s’éveillaient, toujours couvertes de ses ailes et tenant son aimée par la main, passablement décoiffées à cause du vol et de l’atterrissage, et cette dernière ayant encore le souffle un peu court, chose qui, inutile de mentir, en connaissance de leur réputation, finirait indiscutablement en rumeur comme quoi elles essayaient de le faire partout dans l’Institut, et qu’en cette journée, elles avaient fait le parc – chose au demeurant fausse, elles n’essayaient pas de le faire partout, juste à quelques endroits intéressants, et le parc n’en faisait pas partie ; enfin, à l’heure actuelle. Enfin bref, elles marchaient en attirant pas mal les regards, s’en allant à leur chambre, qu’Amy ouvrit sans complexe pour refermer derrière elles.

- Sur le lit et sur le ventre, s’il te plait, et ôtes-moi ton haut, demanda-t-elle, signifiant par là la suite des opérations.

Rétractant ses ailes, l’italienne jeta négligemment feu ses habits pour en récupérer d’autres, un simple sous-pull cette fois. Non, elle ne mettait pas de soutien-gorge, pas parce qu’elle voyait en lui l’instrument symbole d’oppression et de souffrance infligée au corps des femmes ou qu’elle croyait en l’étude déclarant que le non port de ce sous-vêtement permettaient aux mamelons de remonter de 7 mm par an par rapport à l’épaule et à la poitrine de se raffermir, juste qu’elle c’était plusieurs fois pincées les ailes dans de tels appareils lors de sorties incontrôlées, ces dernières n’ayant pas toujours été suffisamment fortes pour déchirer les tissus vestimentaires, et qu’elle c’était donc habituée à vivre sans, l’expérience suscitée étant plus douloureuse que ce coincer les doigts dans une porte.

Virant ses chaussures, Amy se plaça à califourchon sur le dos de sa Cati, se posant sur ses fesses, et laissant ses doigts courir le long de la colonne vertébrale de Fuzzy, jusqu’à sa nuque et ses épaules, appuyant légèrement.

- Après l’effort, le réconfort, et comme tu t’es tendue à cause de moi, laisse-moi te masser pour te détendre, Cati Mia.

Se faire pardonner, oui, mais aussi passer un bon moment, et surtout, aimer et être aimée. La vivacité des cieux était encore trop lourde pour Caitlyn, alors Amy lui offrait la douceur du foyer, et effaçaient les traces laissées précédemment. Qu’importait le lieu ou les conditions, tant qu’elles étaient ensembles et qu’elles s’aimaient.

Leur Paradis était au bout de leurs doigts, comme toujours, qu’ils fussent tournés vers les cieux ou baissés vers la terre. Et ce paradis se nommait Amour.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Sam 22 Juin - 13:40







24 Decembre, 18 h.
C’est d’abord une délicate odeur fruitée qui l’accueilli lorsqu’elle ouvrit la porte. Une flagrance mêlant habilement un mélange de parfum de fruits rouge et de vanille.  Peut-être une pointe d’abricot mais il s’agissait là sans doute d’effluve de shampoing ou de gel douche. La pénombre du jour avait été accentuée par des rideaux tirés et la clarté remplacée par quelques touches de lueurs jaune- orangés provenant d’une dizaine de bougies disséminées çà et là à travers l’appartement qui se réduisait pour ainsi dire en une sorte de Loft avec une salle de Bain. Le ménage avait été fait, tout avait été rangé et nettoyé et cela tranchait totalement avec le laisser aller qui trainait auparavant dans la pièce, laisser aller dont Caitlyn était exclusivement la fautive par son attitude de s’isoler du monde et de se foutre de tout y compris des tâches ménagères.


Mais les choses allaient changer, elles se l’étaient promis et à dire vrai, le panorama qu’offraient les lieux plaidait en la faveur du changement. De la musique classique, un air  apaisé et aérien qui dénotait avec les compositions Rock qui hantaient habituellement les lieux. Toujours pas trace du «  Castor Occupé » qui était à l’origine de cette tornade blanche mais des bruits d’eau provenant de la salle de bain indiquaient que de toute évidence, elle finissait là son grand nettoyage de Printemps situé en plein cœur de l’Hiver, il est vrai.


-         Ah ! Heu ? C’est toiii ? Je..touche à rien ! J’arrive…

Outre le fait qu’il ne pouvait s’agir de personne d’autre et qu’il n’y avait pas spécialement de choses particulière à toucher, la voix étouffée qui émanait de la salle de bain avait des intonations légèrement stressées mais assez toniques pour attester que le castor ne semblait plus d’humeur « malsaine » ce qui tranchait avec les dix terribles derniers jours.


La porte s’ouvrit enfin la laissant apparaitre dans l’encadrement, en une attitude assez gênée un bras passé derrière le dos qui maintenait de la main son homologue collé au corps. Jambes recouvertes de long bas noirs et le corps drapé dans cette fameuse robe qu’elle portait lors de leur « première fois », sans escarpins cette fois ci. Pas non plus de coiffure sophistiquée mais cheveux lavés et lissés, mais un léger maquillage afin de paraitre plus fraiche. D’ailleurs, le drap recouvrant le miroir dans la salle de bain avait été tiré mais le regard légèrement rougit et un léger tremblement au niveau des contours sur les traits du rouge à lèvres indiquaient que l’opération avait du paraitre effectivement compliquée. Elle lui adressa un léger sourire gêné avant de baisser le regard, rougissant légèrement avec une émotion charmante.


-         J’ai..eu du mal à rentrer dedans, j’ai pris quelque kilos…J’te promets, je vais faire attention…ça sera vite perdu.



Elle renifla et émit un rire nerveux.


-         C’est..c’est le réveillon de Noel, non ? Mais..j’ai pas eu le temps pour un cadeau…tu vois…avec toutes ces merdes…je…enfin, je n’ai pas pu quoi. J’ai bien pensé à un ruban autour d’un extincteur mais bon…Mais j’ai essayé de faire un gâteau, un truc aux amandes, il est dans le frigo du refectoire…Je..je me souvenais plus pourquoi je ne cuisinais pas plus souvent, maintenant…aheum…je sais. Ca doit être mangeable, enfin peut-être.


Elle finit par lâcher son bras pour tortiller ses doigts d’un air de plus en plus embarrassé.

-         Je voulais une soirée, toutes les deux. Juste cachée dans tes bras, pour…pour…parler tu vois ? Je ne demande rien d’autre…Que tu me trouves à nouveau belle, que tu m’le dises parce que…c’est important pour moi. Pas que tu me le dises, que tu le sentes, que tu le penses. C’est Noël..Mon premier Noël en famille depuis une éternité, tu es ma famille Sweety…Je veux être avec toi.

On ira empoissonner Jub et Rachel avec mon gâteau après si tu veux mais, je veux juste etre vraiment avec toi.

Tu..Tu veux bien ?

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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Lun 24 Juin - 19:04

Lundi 24 Décembre 2012 – 06 : 00 P.M.
Il y a des choses que son corps pouvait encaisser et réparer d’une façon inhumaine, elle le savait, mais cela n’en restait pas moins effrayant. Son corps, malgré prêt de deux semaines de diètes, nourriture comme eau, semblait avoir déjà guérit du laissé aller, et les seules traces de son malheur à s’être manifestées étaient ces cernes sous ses yeux, larges et profondes, témoins d’un manque de sommeil ou plutôt d’une incapacité à dormir avec une aimée qui ne pouvait plus se laisser approcher. Cependant, il avait suffit d’une nouvelle nuit de sommeil dans les bras de son astre retrouvée, une nuit complète et calme, où la tête de l’italienne avait retrouvé le sein de son aimée en guise d’oreiller et le cœur de Caitlyn en guise de berceuse, pour effacer les cernes également. Sans doute la nuit n’était pas la seule responsable, mais c’était la meilleure nuit que l’italienne avait passée depuis bien longtemps, et le contact du corps de son aimée dans cette entièreté qui avait toujours été là leur, ce contact tant désiré et enfin retrouvé, elle avait cherché à en profiter autant qu’elle en avait put. Plus d’entrainement, depuis deux semaines c’était déjà le cas, et cela lui offrait deux heures supplémentaires, faisant qu’au final, la seule chose qui aurait put la faire bouger était une envie d’uriner inopinée de la part de sa compagne, ou toute autre action nécessitant que cette dernière ce déplace.
 
Compagne enfin retrouvée et qu’elle ne quitterait pas de la matinée, quoi qu’il arrivât. Elle avait à travailler l’après-midi, et il fallut bien cet engagement pour que l’italienne se força à s’éloignée de plus d’un mètre de Caitlyn, qui dût subir, entre la soirée précédente et la matinée, toute l’affection des deux semaines perdues, car cette affection n’avait pas été happée par le vide, mais avait attendue son heure, tranquillement. Ce n’était pas une affection brutale ou bruyante, non plus, mais simplement recherche le contact, du corps comme du regard, ce n’était pas non plus des mots ou des gestes d’amour, mais simplement voir et sentir que l’autre était là, et faire savoir qu’elle était revenue également. Ensembles, toutes les deux. Pas d’acte, juste une présence, constante, peut-être même envahissante, elle n’en savait rien. Cela ne lui était jamais arrivé avant, ce tel besoin de contact. Il y avait une aversion pour tout ce qui n’était pas doux et placide, et Amy pouvait se paralyser à la moindre action trop brutale, mais elle recherchait constamment, à défaut des caresses, son aimée. Peut-être était-elle trop pot-de-colle, mais elle avait été ainsi ; le besoin de se rassurer, peut-être, d’être sur que ce n’était pas un rêve, de même que la peur de le perdre encore.
 
La séparation avait été presque celle d’une enfant quittant sa famille pour le premier jour d’école de sa vie, et si les pleurs n’avaient pas coulé, le cœur y avait été. L’après-midi c’était passé avec le renfort de Nobody à la vie scolaire, un acte de générosité qu’Amy n’avait, dans son absence mentale, pas remarquée jusque là, alors qu’il y avait tant à faire pour préparer le réveillon de l’Institut. Les propositions avaient fusées, surtout lorsque Neassa avait vu qu’elle pouvait de nouveau faire rire l’italienne, et ainsi, l’après-midi c’était très vite déroulé ; même Darla c’était permise un petit sourire face au renouveau du couple Grigori-Elioth, à moins que ce ne fut un mirage.
 
Puis l’heure de rentrer était venue, malgré une heure supplémentaire pour réussir à rattraper le retard accumulé jusque là. Surement l’heure la plus longue de l’après-midi, et de la journée entière, alors qu’elle se résumait à une dernière vérification des préparatifs du réveillon.
 
Ave Maria by The Seatbelts on Grooveshark

La première chose à lui parvenir fut la musique. Calme, classique, une reprise d’Ave Maria ; bon, cela éliminait Jub, qui se limitait à des choses énergiques et qu’une telle musique aurait faite hurlée un magnifique « Vade Retro Satanas », et Emma n’était pas encore rentrée de sa journée, ainsi, il ne restait qu’une option pour ce couloir de l’Institut, une option vers laquelle elle se dirigeait d’un pas rapide pour les autres, mais lent pour elle.
 
La seconde chose à lui parvenir fut l’odeur. Chaude, douce, de la cire brulée ; des bougies ? Et puis, il y avait une odeur de parfum, également, des fruits rouges et de la vanille. Là encore, les deux camarades de couloir étaient éliminées, aucune d’elles n’allumant de bougies, Emma s’empestant au Dior et le seul parfum que connaissait Jubilee étant son déodorant. Hors donc, cela ne pouvait venir que de leur chambre, à son aimée et elle, et l’intérêt de l’italienne captivé. Elle s’approcha de la porte et l’ouvrir en douceur, hésitant même à toquer, bien qu’elle pensait que tout serait prêt. Quoi qu’eut fait son aimée, considérant l’heure de retard d’Amy… Merde, l’heure de retard ! Caitlyn avait dû poireauter durant une heure, avec un peu de malchance ; une heure, soixante minutes, trois-milles six cent secondes !
 
La troisième chose à lui parvenir fut une vision des plus impressionnantes, qu’elle eut lorsqu’elle ouvrit la porte avec un air légèrement paniqué de trouver une Caitlyn endormie dans son attente, ou pire, réveillée et impatiente. Mais il n’en était rien, et à la lumière d’une dizaine de bougies se révélait un nid feutré et agréable, parfaitement rangé et nettoyé, réaménagé même, pour être agréable à tous les sens. Pas de Caitlyn non-plus, cependant.
 
- Cati Mia ?
 
- Ah ! Heu ? C’est toiii ? Je… touche à rien ! J’arrive, lui répondit une voix avec une énergie nouvelle et agréable, et un petit stress de circonstance.
 
Avec un silence religieux, Amy retira chaussures et chaussettes, pour fouler de ses pieds nus ce temple que son aimée avait construit pour elles, et elle avança pour bien en prendre la mesure, tournant doucement sur elle-même pour contempler l’entièreté de cette œuvre pour laquelle Caitlyn avait dû se donner beaucoup de mal, et qui correspondait parfaitement à ce que l’italienne appelait romantisme, et appréciait comme tel. La simple pièce était méconnaissable aux vues des derniers jours, mais ce fut l’apparition de Fuzzy qui mit des étoiles dans les yeux de l’italienne.
 
La porte de la salle de bain s’ouvrir sur une Caitlyn vêtue d’une robe à la symbolique puissante, une robe bleu électrique, asymétrique, moulante au décolleté plongeant et à la jambe droite fendue, qui laissait paraitre les mêmes bas d’un noir tranchant à la jarretière de dentelles ornementés de liserés rappelant le bleuté de la robe ; la robe de leur premier soir, de leur première fois, du dernier soir en tant qu’Amy de Lauro, juste avant la passation. La robe de leur réussite, qui offrait à l’italienne une chance de ne pas tout gâcher cette fois.
 
Il n’y avait pas de talons hauts claquant sur le parquet dans une démarche séduisante, mais une gêne d’une innocence rougissante, il n’y avait pas de chignon complexe d’où s’échappaient des longues mèches rousses tombant sur ses épaules et d’autres descendaient en accroche cœur, mais un naturel lisse et doux, et le maquillage était trop hésitant pour souligner son regard et rende son visage encore plus sensuel, mais il cachait les traces de ces derniers jours et tentait de l’embellir encore.
 
Un sourire, puis l’irlandaise baissa les yeux et la rougeur s’installa encore plus. Elle avait eut du mal à remettre la robe, à cause du fait qu’elle eût été légèrement boulimique durant deux semaines, mais elle promettait de faire attention et que rapidement redevenir « comme avant ». Mais elle était comme avant, et ce n’étaient pas quelques kilos de plus ou de moins qui feraient la moindre différence aux yeux de l’italienne, qui l’admirait bouchée bée.
 
C’était rapide, peut-être un peu trop rapide, même, mais Amy était prête à essayer d’aller trop vite, c’était l’une de ses spécialités de toute façon.
 
- C’est… c’est le réveillon de Noel, non ? Mais… j’ai pas eu le temps pour un cadeau… tu vois… avec toutes ces merdes… je… enfin, je n’ai pas pu quoi. J’ai bien pensé à un ruban autour d’un extincteur mais bon… Mais j’ai essayé de faire un gâteau, un truc aux amandes, il est dans le frigo du réfectoire… Je… je me souvenais plus pourquoi je ne cuisinais pas plus souvent, maintenant… aheum… je sais. Ca doit être mangeable, enfin peut-être.
 
Quelques larmes coulèrent des yeux de l’italienne, alors qu’elle regardait son étoile bleutée continuer son discours. Une soirée toutes les deux, Caitlyn cachée dans ses bras, pour parler, simplement parler ; mille fois oui. Qu’elle la trouve belle et qu’elle lui dise, Amy devait donc trouver les mots pour la décrire, mais elle pensait que ses yeux comme son visage le faisaient déjà. C’est Noël, leur premier Noël à deux, et elles voulaient être ensembles.
 
Un sourire se dessina alors qu’il était question d’empoisonner leurs amies avec le « cadeau de secours » de Caitlyn, mais en effet, cela passer après. Le voulait-elle ? Voulait-elle qu’elle soit vraiment ensemble ? Il n’y avait pas de mots capables de transmettre la réponse, alors Amy Teresa Amaranth Grigori de Lauro s’avança doucement jusqu’à sa promise, Caitlyn Emilie Kenneth-Elioth, et déposa sur ses lèvres le plus doux baiser qu’elle put lui donner, l’enserrant au niveau de la taille et approchant lentement sa bouche pour partager leur air, yeux clos, et signer à nouveau, quant cela serait terminé, pour que cela continue encore un peu.
 
- Je suis là, je suis vraiment là, avec toi, murmura doucement Nephilim, souriante et d’une voix tendre. C’est le réveillon de Noël, et c’est la première fois que je le passerais avec ma famille, Cati Mia. C’est notre premier réveillon. Et tu m’as fait un cadeau, le plus merveilleux que je puisse espérer : tu es là.
 
Son sourire s’agrandit encore, puis céda place à un nouveau baisé, une nouvelle signature, et un nouveau sourire ; et cet éternel regard, d’un bleu cristallin sur lequel dansaient les reflets des bougies, à moins que ce ne soit la flamme de leur amour.
 
Un pas en arrière, puis un autre, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elles soient à leur lit, sur lequel Amy s’assit sans quitter son astre du regard, laissant ses mains glisser le long des fesses et des cuisses de Caitlyn, pour venir tapoter le lit à son côté et l’incitant à s’assoir aussi, puis à s’allonger. Ce ne serait qu’une fois allongée qu’elle la prendrait dans ses bras et la cacherait au monde, puis, front contre front, nez contre nez, et regard dans le regard, le tout dans la douce luminosité de leur nid, elle reprendrait alors.
 
- Tu es belle, Caitlyn. Tu es si belle. Je t’aime.

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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 11 Juil - 7:46


I belong with you, you belong with me
you're my sweetheart
I belong with you, you belong with me
you're my sweet

Respirer son odeur, à défaut d’un parfum comme signature, à défaut d’une sophistication dont tout à chacun aime à se parer. Respirer son odeur, c’était encore plus merveilleux que de la voir sourire, s’affairer autour d’elle, de la voir pleurer cette joie qui était leur et non pas sienne. Les gestes gauches de Caitlyn avait toujours cette innocence du cœur car en fait de compte dans ce couple détonant qu’elles formaient, c’était bien elle qui restait cette jeune fille plein d’étonnements et de pudeur dès qu’il s’agissait d’affection et non pas comme l’aurait supposé l’âge sa cadette qui souvent prenait les reines de l’entité Elioth- De Lauro lorsque le temps était au beau fixe. Caitlyn n’avait pas vraiment d’exigences, à l’instar de la belle italienne qui prônait de l’amour, du soleil et de l’eau pour vivre, notre Irlandaise n’avait besoin que de chaleur, d’attention et paradoxalement de contacts.

Ici, maintenant et sur ces draps, elle respirait d’abord son odeur, une main posée sur la joue d’Amy comme pour s’assurer inconsciemment que ce contact forçait l’indestructibilité de leur lien, âme contre âme : peau contre peau. L’autre main occupée à courir sur sa chevelure pour mourir en ses reins et repasser sans cesse son mouvement, mimant ainsi le mouvement des vagues d’un océan d’amour. Une caresse simple mais efficace tant elle savait que sa fiancée était friande de massages et de ce genre de démonstration n’ayant pas forcément une connotation sexuelle. Le désir était là, sensation familière et rassurante après tant de tristesse et de vide, il était là c’est certain mais il attendrait, il attendrait le charme de la redécouverte, pas à pas comme pour s’apprivoiser, comme « avant ». N’empêche, elle aurait donné beaucoup pour un peu d’extase, pour l’entendre gémir ou gazouiller comme elle savait le faire dans ces moments-là, des moments à elles seules, leur univers fusionnel.

Avoir envie, c’était être en vie. Finalement, elle sourit malgré elle, retrouvant le visage de ces jours d’insouciance, un visage qui lui plairait et qui n’était possible comme pour elle comme une récompense inattendue lorsque le ciel écarte les nuages lourds d’une tempête et que le jour commence à dissiper les brumes d’une longue nuit sans étoiles et sans espoirs.

Entre ses bras, elle referait son univers, reconstruirait avec la patience de l’horloger chaque mécanisme complexe de ce merveilleux instrument qu’elle était devenue. Elle apaiserait les craintes et les souffrances par des mots noyés de la lumière du cœur, n’était-ce pas ce qu’elle faisait en cet instant ? Lui redisant répétant comme un chant irlandais combien elle était belle, combien elle l’aimait, combien n’était pas calculable, combien était abscons et toujours en dessous de ses espérances.

Oui elle parla, elle murmura d’abord mais elle ne revint absolument pas sur les jours sombres, elle parla d’espoir, d’avenir, de projets, de mariage, du futur. Elle voyait très bien les ombres de l’incertitude dans le regard de sa belle, elle n’était pas idiote au point de ne pas la savoir ébranlé par le cauchemar et elle ne lui demanda pas d’acquiescer à ses dires, de les conforter ou de les épouser. Elle laissa juste couler de par ses lèvres ses rêves et tant pis si ils ne restent que lettres mortes, ils auront eu le mérite d’avoir été livré avec le cœur, pour marquer cette volonté d’avancer une fois de plus envers et contre elles. Elle lui répèterait ces rêves même si elle n’y croyait plus, elle lui répèterait jusqu’à ce qu’un jour ou l’autre elle finisse par y croire et si un jour ils se réalisent, elle se contenterait de lui serrer la main et de lui offrir le plus radieux des sourires offert au monde.

Elle parla tant dans ce monde, ce monde sucré qui était leur monde qu’elle finit par s’endormir dans ses bras, véritablement épuisée mais comblé par cette évidence : elle lui appartenait, et Amy en retour lui appartenait à elle.

Noel arrivait et avec lui l’espoir qu’on puisse livrer aux cœurs essoufflés dont le feu ne s’éteint jamais véritablement.

Caitlyn était revenue.

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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 11 Juil - 19:54

Ho Hey by The Lumineers on Grooveshark

Dieu avait un plan, et ce plan se nommait futur. Et ce plan n’était pas un avenir prédestiné, et ce plan n’était pas une fatalité immuable. Et ce plan n’était rien de plus que ce qu’elles en feraient. Il y aurait des embuches, il y aurait des douleurs, il y aurait des malheurs, mais ne disait-on pas « pour le meilleur et pour le pire » ? Dieu avait un plan, Amy y avait toujours cru, et ce soir-là, elle ne le vit que plus avant.

Caitlyn était elle-même, telle que Dieu l’avait faite : du vert de ses yeux dégoulinait à nouveau l’apaisement, là où ils avaient tant signifiés l’échec et l’infortune, et ils étaient à nouveau des puits d’espoir dans lesquels on pouvait se perdre mais non se noyer ; le roux orangé de ses cheveux témoignait à nouveau d’une dose d’optimisme et de joie, et rassurant l’italienne qui, alors même que son aimée lui tenait la joue, lui rendait un effleurement de la chevelure. Caitlyn était de nouveau elle-même, tel que son physique l’annonçait, telle qu’elle était aimée, telle qu’elle était, elle.

Elle était là, au bout de ses bras, aux bouts de leurs regards, elle était là, douce et sincère. Une main contre une joue, une main caressant d’une chevelure à des reins, une troisième faisant l’aller-retour de la chevelure à la joue, et la dernière enserrant l’épaule pour lui frôler le dos dans un mouvement de balancier. Ce n’était pas celui qui rythmait le temps de leur univers, car celui-ci se comptait en souffle, leurs souffles, mais c’était celui qui traduisait d’une chose trop longtemps oubliée, leur univers entier. Cet univers qui les englobait à nouveau, micro-cosmos composé d’elles, accessibles à elles-seules et n’ayant besoin de rien d’autre pour exister. Un univers dans l’univers, un secret de la vie, un refuge pour leurs âmes et un temple à leur amour, ni plus, ni mois ; pouvait-il y avoir plus, d’ailleurs ?

Caitlyn répondit à cette question. Parler, non pour faire le bilan, mais pour murmurer les espoirs et les rêves, pour commencer à façonner le plan que Dieu leur laissait, pour proposer une méthode d’écriture à leur bonheur ; pour faire ce qu’elles savaient le mieux faire, à savoir construire ensembles. Ce serait dur, certains ne resteraient à jamais que des rêves, et qui disait rêve disait cauchemar, car tel était l’univers, mais elles se battraient pour qu’une telle règle épargne leur univers. Il y avait des doutes, il y avait des peurs, mais n’était-ce pas un maigre prix ?

Espoir, Avenir, Futur ; elles en prévoiraient le plus beau, ce qu’elles voulaient en faire, et devraient se battre pour que cela advienne, pour que cela perdure. Elles se battraient pour que cela advienne, pour que cela perdure, car cela n’appartenait qu’à elles, et que cela méritait d’être défendu, et elles le défendraient. Elles se défendraient l’une l’autre, et elles défendraient ce qu’elles construiraient ensemble, car c’étaient des parties d’elles au même titre qu’elles-mêmes.

Amy voulait y croire, elle y croyait, mais elle ne pouvait s’empêcher de se demander si cela survivrait, si elles seraient assez fortes, si elles seraient à la hauteur ; les démons qui la hantaient s’étendaient à elles-deux, désormais, car elles n’étaient à nouveau plus qu’une, car elles étaient une. Une logique, porteuse d’espoir, elle aussi. L’espoir était dangereux, car il engendrait le désespoir, mais après ce dernier, il revenait toujours. Il était là, il était dans les murmures, il était dans l’amour. Espéraient-elles un amour, ou aimaient-elles un espoir ?

Elles n’allaient pas refaire le monde, elles allaient refaire leur monde ; l’univers était immuable, mais en définitive, il n’était pas intéressant, alors que leur univers était ni plus ni moins que ce qu’elles en faisaient, et ne serait rien d’autre que ce qu’elles en feraient. Un travail journalier, un travail du cœur, de leur cœur. Une passion.

Les mots coulèrent dans une pluie d’espoir, et ils happèrent la place des larmes ; le cadeau de Caitlyn était là. Le cadeau de Caitlyn, c’était cet espoir dans les yeux, c’était cet optimisme dans les cheveux. C’était cette entièreté unique, et son retour. Ce fut sur son sourire qu’Amy s’endormie, fermant les yeux en même temps qu’elle pour continuer de la regarder, dans ses souvenirs, puis dans ses rêves.

Elle était là, elles étaient là ; et elles le resteraient.

Mardi 25 Décembre 2012 – 07 : 10 A.M.
California Dreamin’ (The Mama’s En The Papa’s) by Scala & Kolacny Brothers on Grooveshark

Ce fut avant même l’arrivée du soleil que sa fleur s’ouvrit, et ce fut le lever de son étoile qu’Amy contempla ainsi. Elle n’avait pas bougée, tout du moins, elle était là, toujours là ; plus proche encore, peut-être, cherchant la chaleur et le contact jusque dans le sommeil, ne voulant des bras de Morphée mais uniquement ceux de Caitlyn.

L’amour fut ce qui accueilli son aimée à son réveil, de même qu’une nouvelle caresse, qu’un nouveau câlin. Une fois de plus, l’italienne ne ferait rien, elle resterait là, elle resterait à profiter de leur amour, à profiter d’elle. Elle n’avait pas bougé depuis le soir même, elle ne s’était pas éloignée, elle n’avait pas changée de tenue, rien. Elle était restée accrochée à profiter d’un cadeau qu’elle savait posséder pour les années à venir, mais qu’elle voulait prêt d’elle, sur l’instant et pour les années à venir. Que d’exigence, une exigence qu’elles assumaient, chacune, elle le savait.

Un baiser pour l’accueil au monde, plus à leur monde d’ailleurs, alors qu’elle continuait dans la douceur la plus tendre, n’aspirant qu’à rester là. Les projets et les espoirs étaient au pied de leur lit, n’attendant qu’elles, mais Amy voulait les faire attendre encore un peu ; elles poseraient le pied sur leur avenir ensemble, et elles le parcourraient ensemble, sans s’abandonner ni s’arrêter de courir, car elles s’aimaient. Elles s’aimaient d’un amour que beaucoup, par le monde, considéreraient comme romancé, comme illusoire, comme périssable, comme le premier amour de deux jeunes femmes, éphémère et expérimental ; qu’ils se moquent, cela leur évitait de jalouser, et cela n’importait ni à l’une ni à l’autre.

- A nouveau, tes yeux de l’espoir s’ouvrent et m’éclairent, et ta chevelure de l’optimisme me caresse et me maintien. Mais il y a une chose qui te manque ; elle ne t’es pas indispensable, mais tu la manifeste tant et tant qu’il est dommage qu’elle ne soit pas là. Tu es mon espérance, ma chance, tu es ma joie, mon optimisme, cela se voit sur toi. Mais tu es autre chose, qui ne se voit pas ; pas encore, murmura-t-elle, avant de signer.

Le suspens durerait le temps du baisé, puis elle s’éloignerait, roulant sur le côté, sur le bord du lit, mais n’en franchissant le seuil que du bras, plongeant sa main sous leur nid, dans un lieu que Caitlyn aurait surement nettoyé, sans pour autant voir le secret qu’il cachait. Sous le lit ? Oui, mais nullement contre le sol, c’était trop visible. Non, entre les lattes du sommier, accroché avec du scotch de façon aussi disgracieuse qu’artisanale, se trouvait une boite longue et large comme la main. Sortant l’objet dans un déchirement tout aussi grossier, elle le porta jusqu’à son aimée en un nouveau roulement, lui laissant entre les mains avant de rapatrier les siennes contre elle-même dans un geste d’une timidité mal assurée. Une petite grimace déformait ses traits alors qu’elle attendait que Caitlyn ouvrir ce qui avait été, semblait-ils, un emballage de jeux vidéo, lequel avait été acheté par Fuzzy dans un passé récent, et refermé là-aussi de façon improvisée.

Elle aurait aimé faire mieux pour l’emballage, trouver une véritable boîte, en bois avec un couvercle rabattable et un petit loquet pour la fermer, mais elle n’avait que cela, et n’avait pas eu le temps, ni le cœur, de chercher, lorsqu’elle aurait pu. C’était un présent qui venait cependant du cœur, et alors même qu’il restait dissimulé dans la boite recyclée, il avait déjà tout une histoire.

Il était l’héritage de leurs anciens rêves, transformé par la journée de leur cauchemar, et il s’en revenait, plein de bandages, vers leur avenir qui promettait d’être radieux. Il avait jadis été une bague, un saphir enchâssé d’or, mais si aujourd’hui, la pierre bleue était toujours cerclée, elle n’était nullement destinée à être portée au cou. Dans les méandres de sa tristesse, l’italienne avait détruit la bague, mais pas la pierre et son ornementation ; à la place, alors qu’elle avait l’espoir que son aimée lui revienne, elle l’avait intégrée à une bande de tissu blanc. Un tour-de-cou signifiant ce qu’elles avaient perdu, et ce qu’une italienne en larme qui n’avait pas encore trouvée refuge dans le vide avait souhaité de tout cœur récupérer, au point de s’isoler d’elle-même si elle ne pouvait être pleine et entière.

- Un saphir parce que nul rubis n’aurait jamais égalé tes cheveux, et nulle émeraude tes yeux, mais un saphir car c’est la couleur du rêve, de la vérité, de la fraicheur, de la sérénité, de la loyauté et de la sagesse ; et tu es tout cela pour moi. Tu es mon rêve, ma vérité, Caitlyn. Je… je ne pouvais pas te l’offrir en bague… pas après… mais je voulais te l’offrir quand même. J’ai fait la couture, et… La pureté, l’innocence et le mariage retenant nos rêves autour de ta gorge…

Elle ne pouvait plus ses mots, et même si c’était complétement stupide, si elle savait que Caitlyn n’allait pas rejeter son cadeau, elle ne pouvait s’empêcher de le craindre, l’irrationalité de la peur saisissant un cœur qui ne pouvait s’empêcher de douter que pour une unique chose, une chose dont ce collier faisait déjà parti, même s’il lui restait à prendre sa place aux yeux de tous.

- Acceptes-tu de l’afficher à ton cou ?

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Lun 19 Aoû - 21:10

Juin 2013   Ce qu'on révèle

Encastrée l’une dans l’autre, elle lui caresse lentement les cheveux avec une lenteur que la torpeur subjugue au rang d’un art. Les draps sont défaits, ne supportant pas les chaleurs d’un printemps sur la fin qui prémice l’été, ni l’échauffement des efforts livrés dans l’étreinte passionnelle d’une soirée d’amour. Les corps où s’attardent quelques lueurs d’une ZPCE de plaisir s’en vont mourir dans la pénombre et quelques trace rosée d’une transpiration traduisant le langage des corps qui se parlent, se goutent et mélangent avec l’innocence jamais vulgaire d’un sentiment plus brulant qu’un astre, viennent livrer témoignage que le plaisir peut se savourer longtemps après que l’exultation soit consumée.

C’est l’heure d’osmose qui suit l’amour, cette heure de quiétude qui cortège le sommeil ou le palabre, là où à l’écoute l’une de l’autre, les confessions sont plus douces et les réactions bien plus indulgentes. C’est l’heure ou l‘amour a tant couvert les âmes que les autres sentiments en sont dénaturés et bien moins tranchant. C’est l’heure où l’on ne juge pas et où l’on comprend mieux.

L’irlandaise émet une sorte de gémissement délicieux  avant de resserrer son étreinte et de coller son front moite sur celui de son amour. Inutile de la regarder, ce qu’elle s’apprête à lui dire se passe de son regard tant elle se sent une avec elle.

- Aislinn…

Un prénom livré comme une confidence bien qu’elle fut ici inutile.

- Cette fille rousse que tu as vu à mon chevet ici même…C’est..SA fille mais je suis elle, nous sommes une, je suppose que c’est aussi ma fille même si mon esprit se refuse à l’appeler ainsi. Mes souvenirs ne remontent pas jusqu’à sa conception, ils ont été…scellés…bien avant. Je suis à la fois son clone et l’original et cela par une alchimie interdite, une alchimie que seule Aislinn a pu réaliser. C’est une mutante très puissante, d’après ce que j’ai compris, elle est capable de voyager sur plusieurs réalités et sur toute une trame de sa temporalité.

Une légère pause pour s’assurer d’un baiser rassurant sur ses lèvres.

- D’après ce que Hopes m’a expliqué, ils étaient deux maraudeurs à avoir échapper à Sinistre, Buse cendrée et son bras droit et nous étions ensembles…enfin…cette autre moi. Elle portait son enfant lorsqu’ils l’ont vaincu et ils se sont enfuis en Irlande. C’est là-bas qu’Aislinn est née et c’est là-bas qu’ils les ont retrouvé, j’ignore qui…pourquoi…comment…mais ils ont été projeté tous deux dans une sorte…d’autre réalité. Je sais que ca parait dingue mais le fait de côtoyer Rachel m’a ouvert les yeux sur les réalités de ce monde…et les autres. Pour ma part…Je n’étais qu’un Clone laissée dans un labo étrangement… « préservé »…préservé par Elle, par Aislinn. Elle a fait quelque chose, elle m’a insufflé une unité, un fragment d’âme : elle a créé un chose interdite : d’un clone et son original, elle a fait deux originaux. C’est par manœuvre qu’elle m’a fait atterrir au BAM, c’est par malice qu’elle m’a effacé la mémoire concernant sa gestation et sa mise au monde, qu’elle a détruit tout sentiment me reliant à son « géniteur »…Parce que pour moi, il m’est complètement anonyme…indifférent…il a connu le même sort que moi et a été placé au BAM par Hopes, sa mémoire ayant été reconditionnée totalement là où ca n’a pas été possible pour moi…à cause de ma mutation. Ca n’a plus d’importance, il n’est…plus rien d’autre qu’un vague souvenir, froid et sans espoir.

Mais elle…elle a joué volontaire à dieu avec sa mère, elle l’a dédoublé et reformaté. Je sais à présent par sa propre bouche, que mon homologue est infiniment malheureux et mourra d’ici quelques années d’une maladie incurable liée au gène X. Une maladie que je portais aussi, ma puce. Aislinn a voué sa vie à chercher un remède, elle l’a trouvé trop tard parce qu’il n’existe qu’ici, dans cette réalité…et il s’appelle la résurrection du Phénix.


Le silence à nouveau car elle comprenait déjà que sa compagne en tirait les conclusions horribles qui s’imposaient.

- Oui…Elle m’a fait tuer…Oui…elle nous a manipulé…Sinistre, Rachel, les X Men…Toi et moi. J’ai passé trois mois à la haïr, à la maudire…mais, j’y ai beaucoup réfléchis…c’est..un geste terrible mais d’un amour désespéré, tu la verrais, elle est si…inhumaine, si triste, si perdue. Et elle veille sur moi et sur toi, elle veille sur nous comme si c’est tout ce qui comptait pour elle, nous refusant de faire nos choix. Tu te rappelles ce jour de fin décembre où j’ai failli fuir ? Elle a été jusqu’à chercher Sébastian pour m’arrêter et l’accompagna, je ne l’ai pas revu depuis. Sébastian lui-même semblait avoir du mal avec elle…J’ai dit, je lui ai craché au visage pour ce qu’elle nous avait fait, j’ai vomis son nom, lui tournant le dos. Mais au fond, regarde….On lui doit sans doute notre futur ensemble, et même si c’est idiot ou déplacé, techniquement et physiquement je ne me serais donné qu’à une seule personne, toi.
Est-ce qu’on peut excuser l’inexcusable pour autant ? Qu’aurions nous fait à sa place…moi si il s’agissait de toi, sans doutes que j’aurai agis comme tel. Parce que je ne conçois pas de vivre sans toi, c’est…ca n’a pas de sens.
Je suis tellement désolée d’avoir amené cette furie dans notre vie mais je ne sais même plus quoi penser d’elle, je n’arrive pas à la haïr, je veux dire totalement : mon esprit le voudrais mais le cœur s’y refuse parce que c’est injuste et parce que…c’est ma chair. Je ne peux pas lui pardonner, mais…merde…j’arrive a lui trouver des excuses…tu crois que je ne tourne pas rond ? Pourquoi les personnes qui pourtant nous aime comme Kyle, Sebastian ou Aislinn merde tellement dans leur choix dès qu’il s’agit de nous…Pourquoi est-ce qu’ils jugent bon d’endosser le rôle de martyr maudit en faisant les choses contre nous plutôt qu’avec mais toujours dans un but moins pourrav qu’il n’y parait alors qu’ils y a d’autres chemins moins douloureux…Je ne comprends pas.


Un nouveau silence plus douloureux cette fois.

- Ca m'embête de te délivrer ces secrets comme ça...mais j'aimerai vraiment éviter d'avoir encore à me mettre en colère ou pire que tu te mettes en colère pour qu'on puisse enfin avancer sur certains points de toutes les merdes qui gravitent dans notre petite existence. On règle les problème un par un, ca ne veut pas dire qu'il nous en reste pas un paquet à régler quand même. J'ai un problème avec la colère, tu le sais bien...Décembre n'a rien arrangé. Je...j'ai un aveu, tu sais que je passe mon temps à programmer des simulation en Salle des Danger, j'ai mis un place un "protocole codé", une simulation...avec Oboros...j'y combat...s..sans combi..je veux...je veux lutter contre cette névrose, j'y arrive pas même avec l'aide de Frost, alors oui, j'apprends a me battre de façon différente, plus aussi lourde qu'avec Kyle, ca devient une sorte de chorégraphie comme une danse d'évitement, je sais que tu as remarqué les blessures de lames et que tu ne dis rien mais c'est mal...je ne veux plus de secrets...Je ne sais pas si ca m'aide, je progresse oui mais j'ai l'impression que ca ressemble à du sado masochisme, je te demande pardon, pardon de faire ça...   voilà, je sais que c’est un sujet délicat mais il fallait que je te le dise parce que personne d’autre que toi peut me dire quand je me trompes et quand je fais fausse route, parce que tu me le dis avec tout l’amour que tu as pour toi.
Mais surtout j ne veux pas que ca devienne un sujet de dispute, si ca t'énerve, je mérite d'être grondée et je te promets d'arrêter de ne plus y revenir

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Dernière édition par Caitlyn Elioth le Dim 1 Sep - 18:18, édité 2 fois
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Mar 20 Aoû - 0:44

Lundi 3 Juin 2013 – 00 : 17 A.M.
Ça va toujours trop vite, même si j’ai parfaitement conscience qu’il faut savoir s’arrêter, surtout lorsque l’on sera debout dans six heures environ ; mais cela ne m’empêche nullement de regretter. Je ne me plaindrais pas, je n’ai pas de quoi me plaindre à dire vrai, et puis de toute façon, en l’état, je n’y arriverai pas réellement. Je me sens bien, tout simplement bien, allongée sur le ventre, ailes déployées et bras recroquevillés ; recroquevillés contre elle. Je me blotti, c’est assez enfantin mais c’est ainsi, je me blotti contre elle, sur son flanc, le visage tourné vers elle. Si mes yeux sont clos, je la vois parfaitement en train de me regarder,  peut-être moins fiévreuse que moi, mais comblée également. J’ai le souffle court, mais calme, il me faudra encore quelques instants pour m’être complètement détendu, et ma gorge sera, comme toujours, ce qui se détendra en dernier.

Je sens sa main dans mes cheveux, tout comme je sens qu’un sourire se dessine sur mes lèvres, se maintenant aussi longtemps qu’elle continuera son geste, et me sourira en retour.

Un gémissement, puis une étreinte, il ne m’en faut pas plus pour me blottir encore plus, front contre front, une main sur son cœur et l’autre sur le mien ; nous battons à l’unisson. Je le vérifie chaque soir, après l’acte, de façon consciente ou non, car cela prouve que nous sommes les deux faces d’une même pièce, seules restent les deux parties d’un même être ; le jour, je considérerais surement cela stupide que de prendre la mesure d’un rythme biologique pour nous rapprocher encore, mais je n’en suis plus à de telles considérations, à cette heure. Tout ce que je considère, c’est elle, c’est nous. Rien d’autre n’a plus d’importance.

- Aislinn…

Si cela n’avait pas été dit sur un tel ton, sans doute aurai-je cherché le courage de lui dire « à tes souhaits », cependant, il me semble que ce n’est là qu’une introduction à une suite – une suite que je n’ai pas envie d’entendre, car d’ordinaire, les mots ont été relégués au second plan, nous leur avons fermé la porte comme au reste du monde, en cet instant, bien qu’il existe trois-quatre exceptions à cela, dont il est inutile de préciser lesquelles.

Le discours continue, et je peste intérieurement contre ce cerveau qui ne peut s’empêcher d’analyser tout ce qu’il trouver dans ce monde. Fille rousse que j’ai vu à ton chevet ici même… déjà, j’ai pas dû laisser beaucoup de filles venir à ton chevet dans notre chambre, donc là… il doit me falloir prêt d’une seconde pour remettre la Salope, qui n’était pas vraiment à ton chevet d’ailleurs.

Mes yeux s’ouvrent sur un regard d’incompréhension et d’inquiétude alors que tu continues de parler, car je ne vois vraiment pas ce qu’elle viendrait faire ici, en cet instant ; sa simple évocation m’est désagréable, et c’est un moyen plus que simple de me gâcher ce que tu viens de m’offrir que de lancer un tel sujet. Manquerait plus que tu parles famille, mon frère ou mon père, ou Evangelina, qui semble avoir disparue de la surface de la terre, et ce serait bon, j’envisagerai l’achat d’un canapé pour dans le couloir. Bon, je ne serai pas capable de t’y envoyer, soyons honnête, ce serait pour y dormir moi quand je boude. Mais revenons-en au sujet qui fâche.

Sa fille ? A qui ? Elle, nous, une, hein ? Ta fille aussi ? Mon esprit embrumé commence à s’accélérer pour décrypter ce qui se passe, et mon cœur s’accélère également, rompant notre harmonie ; c’est dommage, mais plus que le cœur, je crois que c’est la raison qui est nécessité, alors elle reprend le dessus. Ma main reste contre ton sein, mais mes ailes se crispent, trahissant la tension qui se répand dans mon être.

Tes souvenirs ne remontent pas jusqu’à la conception d’Aislinn, qui est la fille de la Caitlyn « originale », avec qui tu es une ; je ne sais pas ce qui est le plus blessant, le fait que tu sois une avec elle, chose m’éliminant de l’équation, ou que tu ais put engendrer pareille salope. Cependant, ce n’est que l’une des pensées qui s’entrechoquent comme un raz-de-marée, accompagnée d’autre comme « comment a-t-elle put atteindre un âge aussi avancé aussi rapidement ? » ou « est-elle réellement humaine, parce qu’à l’observer, c’est une entité, non une mortelle », mais qui sont toutes balayées par un simple ouragan : « cela va-t-il t’éloigner de moi ? ».

A la fois clone et originale, créée par une alchimie interdite, par ta fille ? Je dois avoir des problèmes avec le concept même, mais si je n’ose me séparer de toi, mes mains rompent le contact entre nos cœurs, pour se poser sur les tiennes ; je ne te chasse pas, non, je te retiens, je vérifie que tes mains sont encore là, et qu’il ne s’agit pas d’une sensation fantôme, comme celles laissées par des membres amputés.

C’est une mutante très puissante, pas une entité, donc, mais elle reste capable de voyage réalitaire et temporel ; cela me dépasse, cela m’effraye, d’autant plus que je ne vois pas où tu veux en venir.

Ton baisé reçoit une réponse tremblante, j’en suis désolée, mais je ne pourrais pas faire mieux, ni signer, tant que je resterai face au gouffre de ce que tu es en train de me révéler. C’est traitre de ta part que d’ainsi me prendre au moment où je suis la plus démunie, le cerveau saturé d’ocytocine et de prolactine, mais je crois que j’entrevois pourquoi tu l’as fait ; pour la même raison que, malgré que cela pourrait nous éviter bien des problèmes, nous ne parlons jamais d’eux, comme on nous l’a conseillé : parce que l’on craint la dispute. Pourquoi parler de choses conflictuelles, c’est tellement plus facile d’attendre qu’elles s’enveniment et de tenter de guérir de leurs conséquences, parce qu’au moins, nous sommes ensembles, pour lutter et reconstruire, non opposées, comme cela le serait si on tentait de prévenir. Ce n’est pas la bonne méthode, je sais, mais je pense que comme toi, j’ai peur qu’une dispute ne brise notre bonheur. Il est si fort lorsque les agressions viennent de l’extérieur, mais il semble si fragile lorsque nous sommes, dans notre maladresse, la source du problème.

D’après ce qu’Hopes t’a expliqué… c’est donc il y a longtemps, et cela signifie donc que tu as trahie ta promesse, celle de ne plus avoir de secret, comme tu l’as fait pour Sébastian ; je ne t’en veux pas plus maintenant qu’alors, je sais qu’elle est presque impossible à tenir, cette promesse, tout du moins si l’on cherche à éviter la confrontation – c’est souvent à cela que mène l’honnêteté radicale, puisque toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, et encore moins à entendre ; c’est une utopie, nous devons tendre vers. Buse cendrée et le bras droit de Sinistre à lui avoir échappé, un couple, cet « autre toi », qui est toi, sans l’être. L’enfant est du bras droit, c’est ton enfant, c’est votre enfant… où dois je me placer, moi qui ait peur de la maternité, persuadée que je ne serais pas une mère, mais une éducatrice, car c’est par des éducateurs que j’ai été élevée ?

Mes mains se resserrent sur les tiennes, et mes ailes reviennent sur moi dans un geste défensif trahissant la peur ; j’ai la terrifiante impression que chacun de tes aveux t’éloigne un peu plus de moi. Je sais que tu me dis cela pour te rapprocher de moi, pour honorer notre promesse, mais c’est le contraire qui se produit dans mon cœur ; j’ai peur.

Projeté dans une autre réalité… Ce n’est pas dingue, la temporalité linéaire et le prisme des réalités qui en résulte, je les ai intégrés comme concepts, même si je croyais que Rachel était folle, lorsqu’elle m’en a parlé pour la première fois. Rachel est folle, puisqu’elle ne perçoit pas le monde comme la norme, hors la folie se définie comme une déviance, mais cela ne signifie pas qu’elle a tord.

Tu n’es pas qu’un clone laissé dans un labo, tu ne l’as jamais été ; pas aux yeux de ceux qui t’aiment, hors c’est bien ces yeux là, les plus importants, les yeux du cœur. Qu’Aislinn t’ai préservée ne change rien, ça reste une salope, je serai inflexible là-dessus. Un fragment d’âme, avais-tu réellement besoin de cela pour être quelqu’un ? Pour devenir qui tu es ? Tu n’es pas un clone, tu n’es pas une originale, tu es juste Caitlyn, la personne que j’aime, ça me suffit, et je me moque du reste.

Tu as atterrit au BAM par sa volonté, tout comme elle t’a effacée la mémoire et a détruit tout sentiment entre toi et son père ; pourquoi ? C’est illogique. Qu’il te soit complètement indifférent et anonyme me rassure, mais je ne comprends pas pourquoi elle aurait brisée une « seconde chance », votre seconde chance. A quoi bon vous en offrir une, si c’est pour la réduire à néant ? Mais je dis ça, je suis contente qu’elle l’ait fait, sans quoi, on ne se serait jamais rencontrées.

Ta mutation t’a empêchée de finir lobotomisée par le BAM, c’est plutôt une bonne nouvelle ça, même si ça a été douloureux, lorsque tout est revenu. Ça a de l’importance, c’est ton passé, que tu le veuille ou non ; il te rattrapera toujours, si tu le fuis, et il ne l’a que trop fait, pour l’instant.

Elle a jouée à Dieu ? Alors c’est une salope mégalomane. Que ton homologue soit malheureux prouve qu’elle ne s’intéresse pas à ton bonheur, sans quoi elle voudrait le sien aussi, quant à ta mort… je frémis à cette simple idée, alors qu’une image me revient en tête. Mes yeux se ferment, mon corps se crispe, et je suis une fois de plus sur le toit de cette voiture, sans toi. Une maladie, quelques années… Hopes, vous avez dit que vous seriez là, à la fin…

- Une maladie que je portais aussi, ma puce. Aislinn a voué sa vie à chercher un remède, elle l’a trouvé trop tard parce qu’il n’existe qu’ici, dans cette réalité… et il s’appelle la résurrection du Phénix.

Je crois que mon souffle se coupe définitivement, alors que mes yeux s’ouvrent à nouveau ; la résurrection du Phénix ? La Traque, tout ça… c’est d’elle ? D’Aislinn ? Que… Comment… n’avait-on donc pas la moindre chance ? N’étions-nous donc que des spectateurs, des inutilités du destin, là pour assisté à un jeu de Puissance ? Sommes-nous ainsi soumises face à…

Ce n’était pas l’heure, ce n’était pas le moment, tu n’aurais pas dû faire ça ; j’arrive pas à rationnaliser, j’arrive pas à réfléchir.

- Oui… Elle m’a fait tuer… Oui… elle nous a manipulés… Sinistre, Rachel, les X Men… Toi et moi.

A quoi bon lutter, si le destin se joue de nous comme de vulgaires marionnettes ? Trois mois à la haïr et à la maudire, je crois que j’y parviendrai pendant l’éternité ; ta vie et ta mort sont les caprices de ta fille de deux ans, Cait’ ! On croit que les X-Men sont un obstacle pour nous, mais qu’en est-il d’elle ? Lorsqu’elle commencera à te détester durant sa crise d’adolescence, qu’arrivera-t-il ? Elle va créer une boucle temporelle dans laquelle tu mourras chaque jour ? Ou tu me regarderas mourir chaque jour ? Tout ça parce qu’elle sera en période rebelle ? Ce n’est pas un geste d’amour désespéré, c’est un geste cruel, sadique et immoral. Si elle était réellement aussi puissante que tu le dis, elle aurait observés les futurs pour trouver le remède, ou elle aurait simplement prit contact avec le Phénix, et cela aurait évité autant de souffrances. Elle est inhumaine, oui, mais de ce fait, sa tristesse, sa confusion, ce n’est qu’une illusion, un mensonge ; les monstres n’en n’ont pas.

Elle veille sur nous ? En causant ta mort ? En nous torturant à petit feu ? Sommes-nous deux fourmis mises dans un vivarium et qui ont plus son attention que toutes les autres ?

Je me rappelle ce jour où tu as fuis, et où tu m’as appelée durant cette fuite, je me rappelle m’être réveillée en forêt, lorsque tu es revenue ; et je me rappelle bien l’intervention de Sébastian. Il t’a empêché de partir, tout comme il a essayer de nous aider à te chercher, aussi gauchement que d’habitude, avec ses plans et ses secrets, mais il c’est pas trop foiré, ce coup là, et je lui en suis reconnaissante.

- Sébastian lui-même semblait avoir du mal avec elle… J’ai dit, je lui ai craché au visage pour ce qu’elle nous avait fait, j’ai vomis son nom, lui tournant le dos. Mais au fond, regarde… On lui doit sans doute notre futur ensemble, et même si c’est idiot ou déplacé, techniquement et physiquement je ne me serais donné qu’à une seule personne, toi.

Si tu m’explique qu’elle nous a manipulées pour que l’on tombe amoureuses, je crois que tu tiendras là le moyen le plus radical pour me détruire à jamais ; si l’amour que j’ai pour toi n’est qu’un artifice de plus du destin, je préfère encore le perdre, car cela signifiera qu’il n’est ni de notre fait, ni qu’il ne nous appartient. Les deux fournis favorites, celles sur qui on expérimente… je crois que j’en ai la nausée.

Ce n’est pas excusable ! Qu’aurions-nous fait à sa place ? Les choses, simplement, sans cruauté et sans sadisme. Seul le Phénix pouvait te sauver ? Alors j’irai le voir, j’irai demander, simplement. Il y avait un prix à payer, une vie ? Ben je donnais la mienne, je laissais pas une pauvre fille qui avait toujours perdus tous ceux qu’elle aimait le faire à ma place, sans savoir que j’attendais ça d’elle depuis le début. Aislinn est un monstre,  comme ce que je pensais de mon frère, et qu’ils aient fait cause mutuelle ne plaide en la faveur d’aucun d’eux !

Tu n’arrives pas à la haïr, je crois que j’arriverai à le faire pour deux. Je n’avais plus personne à haïr, plus depuis que tu nous as permis de nous « expliquer » avec Sébastian, je n’avais plus de visage à mettre sur le mal, et tu m’en donne un. Mais… je comprends, je comprends que tu ne puisses la haïr, tout comme je suis incapable d’haïr mon père, malgré ce qu’il m’a fait. C’est une chose, illogique et indéfinissable, mais tu te dis que c’est ta fille, malgré tout. On trouve toujours des excuses aux personnes que l’on aime, car elles ne peuvent pas être aussi mauvaises, qu’on se dit. Mais si, elles peuvent l’être. Tu as été mauvaise face à Kyle, j’ai été mauvaise face à Sébastian, c’est ainsi, il faut l’accepter si on veut pouvoir prétendre aimer entièrement une personne, non une image idéalisée d’elle. C’est ta chair, oui, une chair qu’on ne partagera jamais, un obstacle entre nous. Ma peur se mue en haine.

- Pourquoi les personnes qui pourtant nous aime comme Kyle, Sebastian ou Aislinn merde tellement dans leur choix dès qu’il s’agit de nous… Pourquoi est-ce qu’ils jugent bon d’endosser le rôle de martyr maudit en faisant les choses contre nous plutôt qu’avec mais toujours dans un but moins pourrav’ qu’il n’y parait alors qu’ils y a d’autres chemins moins douloureux… Je ne comprends pas.

Moi non-plus, mais je ne suis pas sure de vouloir comprendre.

- Ca m'embête de te délivrer ces secrets comme ça… mais j'aimerai vraiment éviter d'avoir encore à me mettre en colère ou pire que tu te mettes en colère pour qu'on puisse enfin avancer sur certains points de toutes les merdes qui gravitent dans notre petite existence. On règle les problèmes un par un, ca ne veut pas dire qu'il nous en reste pas un paquet à régler quand même.

Je sais que tu ne veux pas te mettre en colère ou me mettre en colère, je sais que nous fuyons toute possibilité de dispute, et même si ce n’est pas l’heure où je réfléchie la mieux, je vais faire mon possible pour t’écouter, pour parler des problèmes, pour les résoudre.

Un problème avec la colère ? Tes colères vont de la juste à la sanglante, oui, et il est des fois où tu n’es plus capable de t’arrêter, Kyle en a fait les frais, mais que puis-je faire de plus qu’intervenir, lorsque c’est le cas ? Je sais pas méditer, moi, les rares fois où Jub’ a essayé de m’apprendre, elle m’a retrouvée en train de réciter les décimales de Pi, donc… Décembre, oui, ça n’a rien arrangé, pas plus que janvier, mais nous sommes toujours en train de reconstruire, même si le gros œuvre a été fait. Nous trouverons la peur, nous détruirons la peur. Je ne vais plus m’opposer à l’intervention de Sébastian, se sera une occasion pour lui d’user de ses travers utilement. Avec l’aide du Club des Damnés, peut-être qu’on réussira à trouver et arrêter Sinistre, non ?

Mais c’est pas lui le problème, hein ? Enfin, pas que lui.

- Je… j'ai un aveu…

Je n’aime pas les aveux, je n’aime pas le ton dont c’est dit, et je sens que je vais encore moins aimer la suite.

Je sais que tu passe ton temps à programmer en SdD, j’espère même que ça ne continuera pas comme ça, parce que c’est dans les semaines à venir que je vais avoir du temps libre, et si c’est toi qui commence à disparaitre pour geeker avec Danger, ça va pas le faire ; il me restera quoi à moi ? Continuer à m’entrainer ? Cogner sur Rachel pour qu’elle évacue sa colère et que j’en fasse de même, tout en essayant de m’améliorer ? On c’est plaintes toute l’année de ne pas assez se voir, et là, quant on va en avoir l’occasion…

Oboros ? C’est qui celui-là ? Pourquoi tu lui as mit un protocole codé ? Pourquoi t’y combat sans combi ? C’est… Je crois que c’est le plus mauvais  réveillé auquel j’ai le droit, et mon cerveau évacue les restes hormonaux avec une violence des plus désagréables, alors que je comprends : Oboros, c’est un Maraudeur, et ta lutte contre la névrose, c’est de refaire encore et encore le combat pour voir si tu parviendrais à le gagner ; tu es folle ?

Je me redresse, remplie d’inquiétude, alors que tu continue de parler. Sorte de chorégraphie, comme une danse d’évitement, et la raison d’où te viennent les blessures par lame… Putain, Caitlyn… ma main qui mon cœur pour former un poing, un poing que je presse contre ma bouche, tournant la tête en une inspiration étouffée. Te laisser finir, te laisser finir, te laisser finir…

Tu ne veux plus de secrets, mais je dois bien avouer que j’ai l’impression qu’il n’y a que ça, des secrets, en ce moment. Un baiser, une prise de main, et un secret, paf ! J’ai aucune idée de si ça t’aide, de si tu progresse, mais c’est du masochisme, à 100% ! Si je peux plus croire quant tu m’assure que je n’ai pas à m’inquiéter, quant on use de Dante m’est témoin… Pour être un sujet délicat, c’est un sujet délicat, pour le coup !

Je suis en colère, oui, une colère hypocrite, mais pas haineuse comme tu as put y avoir droit deux jours avant. Je me déteste de n’avoir rien vu, rien voulut voir, et je te déteste de t’infliger ça.  Tu dois m’en parler parce que personne d’autre ne peut te dire quant tu te trompes et quant tu fais fausse route ? Je pense que tes amis à l’unanimité auraient put te le dire, pour ce coup.

- Mais surtout j ne veux pas que ca devienne un sujet de dispute, si ca t'énerve, je mérite d'être grondée et je te promets d'arrêter de ne plus y revenir.

Je ne suis pas capable d’éclat de colère comme tu l’as déjà prouvé, pas contre toi du moins. J’ai commise l’erreur de lever la main, une seule fois, et depuis, même lever la voix, je crois que je n’y arriverais pas.  Il me faut le temps de me calmer, pour parvenir à ralentir les mots, sans quoi, tu ne comprendrais rien ; un plus ? Sans doute, mais pas des plus rassurants. Mon autre main te lâche alors que mes ailes se contractent, tremblantes. Elles sont le meilleur indicateur de mon ressenti, et s’apaisent en même temps que moi. Plusieurs inspirations profondes me sont nécessaires avant de me retourner vers toi, la mine abattue.

- Ca m’énerve, oui, mais ça me blesse, aussi. Mais ça me blesse, surtout. Je ne me disputrais pas, pas avec toi, et je ne te gronderai pas non plus. Quant à taire… n’est-ce pas ce qu’on c’était promit, de ne plus nous les cacher ? Les laisser s’envenimer dans les ombres, ce n’est pas une solution.

Je l’allonge un instant, tendant le bras et démontrant une souplesse rudement travaillée, le tout pour allumer notre lampe de chevet ; de toute évidence, le sommeil attendra, et il n’est plus la quiétude de l’après, dans les douces ténèbres et le contact de l’autre. Je me place en face de toi, à genoux, et je te prends les mains, à nouveau ; le contact, c’est important, même s’il est à double tranchant. Je suis là, et je ne te laisserai pas, mais cela signifie aussi que tu ne pourras pas fuir, et que ni l’un, ni l’autre, ne pourra se retourner.

- Nous avons toujours évités les sujets qui risquaient d’entrainer la moindre dispute, nous avons peur de nous disputer, car nous sommes trop entêtée l’une comme l’autre pour qu’il n’y ait pas des risques de ruptures, et ça, ça nous effraie plus que tout le reste.

Une pause, alors que je te regarde ; je tiens à avoir ton regard, les yeux du cœur dans les yeux du cœur, lorsque je vais parler. Je ne commencerais pas tant que tu ne me feras pas face, c’est important.

- Faut-il vraiment fuir les sujets de dispute ? Les non-dits ne nous ont-ils pas suffisamment coûtés jusqu’ici ? Je ne pense pas. On ferait bien de suivre nos propres conseils pour une fois : affrontons nos peurs. Tu as été sincère, je vais l’être aussi : Sébastian, Aislinn ou Sinistre, ils sont dans le même panier, pour moi. Enfin, je vais donner sa chance au premier, et je suis prête à tout pour tuer le troisième. Et Aislinn… je ne lui pardonnerai pas ce qu’elle t’a fait, et je ne veux pas qu’elle veille sur moi, on a déjà assez d’emmerde sans y rajouter sa « bienveillance », son intérêt. Mais je n’ai pas mon mot à dire, c’est comme le destin… Mais j’ai peur. J’ai plus peur d’elle que de Sinistre, parce que… si c’est elle qui a détruit tes sentiments pour ton « Ex », rien ne l’empêche de faire de même entre nous, pour restaurer cela ou pour créer une nouvelle liaison. Je sais que tu m’aimes et je sais à quel point tu m’aimes, mais si tu n’as pas ton mot à dire sur ton cœur, tu dois t’en remettre à elle pour ce choix. Ça signifie que du jour au lendemain, tout ce que nous avons bâti, tout ce que nous nous sommes offert, tout peut perdre sa signification pour toi, sa valeur. C’est… on lutte contre des malheurs pour protéger quelque chose qui, en définitive, ne nous appartient pas. qui est le choix d’un autre… je sais pas comment dire… je veux pas que ça s’arrête. S’il faut vivre au jour le jour notre amour, je le fais, car je préfère te rendre heureuse, ne serait-ce que temporairement, quitte à finir jetée comme une merde en te voyant partir dans les bras de quelqu’un d’autre, que ne jamais avoir partagé cela avec toi. Mais tous nos rêves, ce n’en est que plus fragile, alors. Si Aislinn se prend vraiment pour Dieu te concernant, si elle a vraiment un plan pour toi, pour tous ceux qui t’entourent, aucun d’entre nous n’aura jamais le moindre choix, et nous serons enchainés à sa volonté, à jamais. Je… je sais pas comment expliquer ça… pour moi, Dieu n’a pas vraiment un plan, mais… il sait, par son omniscience, il sait, et il trace un chemin, tout en sachant quels seront nos réussites et nos erreurs, si nous le suivront ou non… il ne nous tue pas pour résoudre un problème… il… merda !

Je me tais, je m’affole toute seule, et les larmes viennent. Je n’aurai pas dû commencer par le plus gros morceau, mais il ne me semblait pas être le plus gros et… et c’est vraiment pas la bonne heure pour ça.

- Je… j’ai dis que j’acceptais de vivre au jour le jour avec toi, de tenter, de continuer à me battre, mais… je crois que mes rêves en prennent sérieusement un coup. C’est comme pour ce que m’a dit Ororo… à propos des X-Men, elle… elle ne veut pas qu’on soit ensemble ; nous sommes des X-Men, pas des gens normaux, à ses yeux. Elle veut que nous soyons ses soldats, ses « chiens de guerre » ; je pense qu’elle n’a jamais vu les témoignages de Rachel, sur le mal que c’est. J’essaierai de la voir, j’ai reçu une réponse, elle veut qu’on parle, parce que « les choses ont été bien trop loin » ; c’est moi qui suis allé bien trop loin, je t’en ai déjà parlé, ainsi il est probable que mon temps parmi les X-Men, voir dans l’Institut, ne soit compté. Je ne forcerai pas ton choix, si tu dois finir par faire un choix ; je renoncerai à l’idéal de Xavier tel que je le perçois si ça me permet de rester avec toi. Ororo et moi avons eu des échanges assez violent, suite à ton départ et au fait qu’elle m’ait empêchée de te rejoindre, qu’elle m’ait prit ce droit et se soit barrée pour te voir en première. Elle aussi m’effraie, à cause de son influence. Je pense que c’est utile de t’en parler. Je sais que tu m’as déjà dit que tu préférais que l’on parte ensemble plutôt que l’on renonce à notre vie, mais elle a raison lorsqu’elle dit que l’on ne peut pas réellement quitter les X-Men ; si on les trahit, on trahit tous nos amis, on les perd tous, et on se retrouve seules. Seules à deux… on ne tiendra pas face à des ennemis tel Sinistre. Une fois encore, on n’a pas réellement le choix. Je sais que c’est con, parce que tu m’as déjà donnée ta réponse, mais… tu peux me le répéter, encore ?

Mes pensées s’enchainent, mes paroles suivent, et tu n’as pas le temps d’en placer une que déjà, je reprends.

- Enfin, je m’égare. Où, à oui. Ton… « Ex », il me fait peur. Il me fait peur car c’est le seul rival « sérieux » ; si c’est votre fille qui choisit qui tu aimes, rien ne l’empêche de décider que tu l’aimes à nouveau. Les enfants dont les parents sont séparés sont capables de beaucoup de choses pour les réunir dans la même pièce, et généralement, c’est pas dans le bon sens, alors, si c’est réellement une mutante, assujettie aux émotions humaines, et qu’elle est perdue et triste, elle pourrait essayer de reformer sa famille, un beau jour, comme ça. Peut-être que l’Institut, que moi, on doit juste t’aider à aller mieux, et qu’ensuite tu repartiras. On n’a aucun moyen de savoir. On… Je veux que tu me promettes que si un jour, tu ne ressens plus rien pour moi, tu me le dises, plutôt que tu simules parce que tu te souviens m’avoir aimé. O…ok ?

Je crois que c’est toi qui me retient, me retient dans ma fuite, parce que la, les larmes coulent. Contre Sébastian, j’avais l’impression de pouvoir faire quelque chose, je savais pouvoir faire quelque chose, mais face à Aislinn, face à cet espèce de divinité capable de tout, et même de ce qui est interdit, je ne suis rien, rien qu’une spectatrice, rien qu’un pion ; je n’ai pas d’avenir autre que celui qu’elle me donne. Et visiblement, cet avenir tournera court, car mon sang sera vite réclamé. Je ne me souviens pas, mais je sais l’avoir demandé, en espérant te sauver…

- Je… je m’égare… excuse-moi. Sinistre… on l’affrontera. Je crois à ce que tu as dit, même si je vois dans cette cruauté et cette rancune un point faible exploitable. D’un autre côté, niveau horreur, si nous avons Sébastian, nous serons à égalité ; cependant, l’idéal des X-Men sera mort, non ? Nous n’avons jamais dit qu’il fallait retourner les armes de l’ennemi contre lui, c’est la devise de Rachel, ça. Cependant, je serais à tes côtés, je participerai à la traque ; on éliminera la peur, toutes les deux. Comme promit.

Je fuis, quelque soit sa réponse, je fuis. Je crois que je ne la veux pas, parce qu’elle me dira oui, qu’elle sera sincère, mais je ne crois pas qu’elle le fera. Cependant, j’espère plus que tout ne jamais avoir la réponse, car elle sait aussi bien que moi que le jour où elle simulera, je saurais, et que je ne m’en relèverais pas plus que de son départ. J’ai de nombreux moyens de la perdre, je le sais, je me prépare à affronter certains d’entre eux, mais celui-là, non. Hopes ne sera pas là à la fin, et je ne sais pas ce qu’il aurait dit, par rapport à la rupture amoureuse. Mais le pire qu’il pourrait m’arriver, je pense, c’est qu’Aislinn m’efface mon amour, à moi aussi, car je saurais qu’il ne m’a jamais appartenu, et qu’aucun autre ne sera jamais mien. Si c’est elle qui décide qui j’aime, alors je choisi de ne plus aimer. Cette chose doit nous appartenir, à personne d’autre.

Un lourd soupir, et je secoue la tête, reprenant d’une voie tremblante.

- Quant à tes séances en Salle des Dangers… C’est du masochisme, c’est de la folie. Tu recommence quelque chose, sans arrêt, quelque chose qui te fais mal, en espérant que le résultat sera différent. Mais même le jour où tu parviendras à lui casser la tête, à ton Oboros, ça ne changera rien. Ce qu’Aislinn voulait qu’il advienne est advenu, et celui ne changera pas. Tu ne pourras pas réécrire le passé. Tu ne pourras pas t’en sortir mieux, ou même différemment. Il s’agit juste de se faire saigner, de se donner l’impression qu’on peut changer quelque chose, ou alors… de culpabiliser… d’essayer de se rappeler que l’on a rien put faire… et de…

Mon regard se perd dans le vide, mon regard se perd dans mes souvenirs, et mes lèvres remuent seules, alors que je suis absente.

- J’ai aussi un aveu à te faire… j’ai vu la vidéo… en entière… et je me suis torturé la mémoire à rappeler les souvenirs encore et encore, en sachant que je n’ai rien put faire, pas même ressentir ce que tu avais ressenti… j’ai échoué à empêcher ça, je n’ai même pas été là pour te soutenir lorsque c’est arrivé… ce n’est pas de ma faute, mais je culpabilise quant même. J’ai l’impression que c’est moi qui t’ai abandonnée, ce jour là, que tu es morte à cause de moi. Maintenant que je sais que c’est de la faute d’Aislinn, j’ai quelqu’un d’autre à haïr pour cela, sur qui rejeter la faute, mais je voulais que tu le sache… on fait un deal : tu arrêtes de te torturer avec ton protocole codé, et j’arrête de regarder ce que je n’ai put empêcher, d’accord ?

Je me tais, je soupir, je baisse les épaules et les ailes, et je perds mon regard dans le vague obscure de notre chambre, surement aussi obscure que notre avenir. C’est de la honte, cette fois, et mes mains en témoignent, se relachant.

- Tant qu’on en est à parler… j’aimerai aborder d’autres sujets.La maternité. Ça fait partie des plus gros « problèmes » qu’on rencontre, du coup… bah je pense que l’évoquer dans la foulée, c’est pas une mauvaise idée. J’ai pas eu de mère, j’ai même pas eut de substitue de mère. Des éducateurs, oui, mais rien qui se rapproche de près ou de loin à de l’amour maternel. J’ai peur de n’être qu’une éducatrice, si j’essaie d’élever un enfant, de ne pas l’aimer comme il faut, voire de ne pas l’aimer tout court. Educatrice, c’est un job, alors que mère, c’est un engagement, c’est… ah, non trovo la parola… une « vocation » ? T’as eu une fille, enfin, quand on voit la fille… t’as eu un instinct maternel, mais tu as perdu l’objet qui te permettait de l’exercer, qui plus est, tu es en âge d’avoir des enfants. Je comprends ton envie, mais je ne pense pas que je sois prête à être mère, moi aussi. Si on adopte maintenant, se sera ton enfant, pas le mien. Je sais même pas ce que ça fait que de considérer quelqu’un comme son enfant, mais j’ai peur que ça ne vienne pas « naturellement », et que ça nous éloigne. J’espère que dans quelques années, ça passera, j’aurai prise assez de maturité pour pouvoir comprendre, partager cette envie, mais pour l’instant… je reste qu’une gosse dans un corps plus vieux que sa mentalité. Puis, avec la situation actuelle… un gosse, c’est du suicide ; les gens normaux n’ont pas d’ennemi, adopter alors qu’on est pas capable de se protéger entre nous, c’est beaucoup de risques inutiles pour l’enfant.

Une fois de plus, je me tais ; j’ai si bien murmuré que, si elle n’était pas partie faire son jogging, je ne pense pas que Jubilee aurait entendu ce déballage que je juge intime, et auquel je dois bien avouer, nous ne sommes pas habituées.

- Enfin… je ne m’en suis souvenu que récemment, que face à Sébastian, en fait, mais… tu te souviens, mon Entité, celle qui voulait mon sang ? Et bien, durant la course poursuite avec les Maraudeurs, pour te retrouver, je l’ai appelée. Je… j’ai… je lui ai dis que si elle m’aidait, si elle m’aidait à te sauver, je lui donnais mon sang. Je lui ai proposée de lui donner ce qu’elle voulait, si elle m’aidait à te sauver… et je ne me souviens plus de sa réponse. Je me souviens plus, j’ai un trou, de quelques minutes… j’ai jamais rien manifesté d’autre, pas de troubles, pas de pouvoir, je n’ai même plus jamais entendu sa voix ou fait de rêve, mais je crois… que nous avons fait un pacte. Mon esprit est toujours protégé de la possession, je sais pas quels sont les risques, mais… Aislinn a déjà le moyen de se débarrasser de moi, je crois. Pardon de l’avoir fait, mais j’avais plus d’espoirs, plus rien à me raccrocher. C’est quelques minutes après qu’ils ont annoncé que t’étais morte, donc il t’a pas sauvé, le pacte a pas tenu, je dois plus avoir de dette ou quoi que ce soit. C’est peut-être pour ça que je me souviens plus. M… mais on reprendra les mêmes sécurités, Frost et Xavier continueront de tripatouiller mon cerveau pour me protéger, y’aura pas plus de risques qu’avant, d’accord ?

J’ai l’impression de tomber de charybde en scylla ce soit, tout est confus, et je ne sais même plus ce que j’ai dit ou pas. Je sais juste que je suis morte de trouille, et que je dois faire comme toi, accepter mes peurs, accepter que je ne puisse rien changer. C’est dur, c’est douloureux, mais j’essaierai. J’essaierai.

- Voilà, j’ai dit ce que j’avais à dire, enfin tout ce qui m’est venu à l’esprit. J’ai du mal à réfléchir, même si les effets de l’orgasme me sont passés d’une manière assez désagréable, je dois bien l’avouer. Lorsque tu auras fini de me répondre, tu pourras me dire que tu m’aime ? Ça ne protègera pas de l’amertume, mais ça me rassurera. Je t’aime aussi, et je crois que le dire est important, cette nuit.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Mar 20 Aoû - 16:55



Les mots sont telle une piqûre superficielle, ils glissent, font souffrir mais peuvent être contournés, expliqués ou éclairés à la lueur d’un jour nouveau. Les gestes sont plus blessants parce qu’ils ne sont pas travestis par les mots, ils sont d’une sincérité désarmante et monstrueusement touchante. De la voir rompre le contact, puis s’effrayer, puis s’éloigner, ça me brise littéralement le cœur, ça me rappelle à la notion de douleur, moi qui ne l’expérimente que rarement. Je regrette cette boite de Pandore que j’ai ouverte, je regrette d’avoir eu à le faire…j’ai peur qu’elle se perde, parce que sans moi, elle se perd toujours comme je me perds toujours. Mais ce n’est pas un chemin qu’elle aura à parcourir toute seule, ça au moins je lui ai promis et je tiendrais ma promesse. Je ne la laisserai plus jamais face à ses doutes, nous sommes une, c’est ma femme et ma raison d’être même si je dois lui répéter les basiques sans cesse. Nous n’avons pas à nous disputer, nous n’avons pas à souffrir par nos routines, c’est aussi en cela que j’ai décidé de changer et c’est ce que je fais dès à présent.

Elle a changé comme j’ai changé, elle m’étonne, j’aurai cru qu’elle aurait prolongé l’isolement. Mais elle ne le fait pas. Au contraire, j’ai l’ai pourtant vu se braquer lorsque j’ai évoqué le protocole Oboros, j’ai même cru à l’éclat de voix et de toute évidence, je l’aurai complètement mérité. Sauf qu’il ne viendra jamais. Elle rallume la lumière et me prends la main, tu as décidé de parler, tu as décidé de « communiquer » en adulte et de façon dépassionnée : qu’est-ce que ça nous change ! Ça ne veut pas dire que c’est moins douloureux, certes, mais ça nous change infiniment.

Alors je t’écoute avec patience, certaines phrases me heurtent mais finalement, j’y fais face sans peur, non je n’ai plus peur, je n’ai plus peur pour nous, j’ai des certitudes à présent. Je suis revenu de tout pour toi, et c’est là que je suis, dans cette chambre, nue à tes cotés malgré l’enfer. Alors je te laisse terminer. Puis d’un mouvement plein de paresse et de fatigue de notre après, plein de tristesse de la voir pleurer, je romps le contact des mains pour la prendre dans mes bras et pause ma tête au creux de son cou en soupirant. Je me dois de répondre, je me dois d’éclairer les ténèbres pour elle comme pour moi, c’est un nouveau paradigme en quelque sorte.

- Oui tu as parfaitement raison, nous avons cette même peur de nous déchirer, mais nous arriverons à la surmonter comme toutes les autres, nous sommes assez matures pour ça de toute façon et nous avons prouvé au monde que rien ne pourra nous abattre, j’ai besoin d’y croire et entre tes bras avec ton regard planté dans le mien, j’y crois. Tu sais que tout ce que je pourrais te dire pourrait être analysé et interprété, mais tu préfères te noyer dans les yeux du cœur. Merci, c’est beaucoup plus simple pour moi. Voici toute ma sincérité, je te la donne tu y liras tout ce que tu as besoin de savoir si tu le désires. Un peu de tristesse c’est indéniable, et sans doute des remords de t’avoir mis dans cet état que je déteste au plus haut point. Mais tu y verras aussi autre chose. Tu y verras cet océan d’amour immuable et cette confiance inébranlable que j’ai en nous et en notre avenir. Tu as rappelé mon cœur, tu te rappelles ? Tu l’as vraiment rappelé ! Personne ne pourra jamais m’éloigner de toi, personne ne le pourra, ni Ororo, ni cette.. « fille » qui m’indiffère, ni ce passé qui n’est certainement pas mon présent, ni notre avenir, ni un ou deux beau-frère encombrants, ni un désir de maternité, ni les âneries que je suis capables de faire quand je e perd dans mes névroses.…Parce qu’ils ne font pas le poids face à ce sentiment, je t’aime Sweety…c’est cette force qui me permet de tout accepter, sans conditions…de tout pardonner, de rêver…simplement de vivre. C’est terminé mon cœur, je ne nous laisserai plus nous déchirer pour rien, nous aurons toujours du pire mais moi je veux voir le meilleur, s’il le faut je ressortirais de la table de chevet ce petit papier nous indiquant qu’on VA se marier dans quelques jours…c’est ça notre meilleur.

Tes peurs ?...Moi j’ai affronté les miennes, je vais t’aider à les affronter à présent, ensemble…Et puis tu as raison nous sommes certes trop entêtée mais je crois que je commence à changer, du moins sur certains points…Je ne perdrais plus de vue mes priorités et ma priorité c’est toi.


Elle resserra son étreinte avant de se laisser aller à soupirer.

Ne me dis jamais de partir, jamais de me congédier de cette façon. Je ne peux pas vivre sans toi, si on m’enlève les sentiments que j’ai pour toi, on m’enlève l’essence même de ma vie. Il te manque certaines informations comme à moi sans doute. Il n’est pas dans les plans d’Aislinn de réécrire la vie …de sa mère. Elle lui en a offerte une seconde, et c’est de moi qu’il s’agit. Je crois qu’elle me laisse libre de mes choix bien plus que je l’avais pensé. Sébastian avait essayé de m’expliquer cela, je sais qu’elle n’a rien fait pour que notre amour naisse comme elle ne fera rien pour le briser, j’ai une confiance aveugle en ça mais je concois que ca ne soit pas ton cas. Elle voulait ce nouveau départ et que mon existence soit différente. Je la déteste autant que toi pour ce qu’elle a osé faire mais sa logique reste…limpide…même si ca fait mal. Ce qu’elle voit c’est que sans décembre, la maladie m’aurait tué à terme et tu n’aurais rien pu changer à ce mal, même elle ne l’a pas pu pour « l’autre ». Il y a des choses qu’elle ne m’a pas dit, je sais qu’elle a décidé de ne plus jamais revenir interférer dans notre avenir mais elle te considère avec un…regard étrange. C’est un pressentiment, j’ai l’impression qu’il n’y a pas que moi qui compte à ses yeux, toi aussi…et j’ignore pourquoi. Elle a discuté avec Kyle, c’est à lui qu’elle a dit qu’elle sortait de nos vies à présent mais ses mots pour toi, n’étaient pas des mots de haine, mais d’amour…je ne comprends pas, pas plus que Kyle.
Mais je comprends ta peur et cette haine, je ne peux malheureusement pas l’apaiser, tout ce que je peux t’assurer c’est que je partage ta vision des faits et je me battrais de toutes mes forces contre elle.


Je lui déposais un baiser dans le cou pour tenter de l’apaiser tout en resserrant mon étreinte. Aborder les sujet un à un. Comme nous l’avions décidé.

- Pour Dimitry…Ce n’est pas « ex »…C’est compliqué, il est attaché à une personne que je ne suis pas, une personne qui vit à présent ailleurs, une personne qu’il a définitivement perdue. J’aurais dû t’en parler plus tôt mais nous n’étions pas prêtes. Sache aussi que je l’ai rencontré accidentellement au BAM il y a de cela quelques semaines, sache que cet enfoiré a retrouvé sa mémoire…et que je lui ai dit pour nous…je lui ai aussi dit que je n’étais pas sa caitlyn et surtout que si j’avais son passé, je n’avais plus aucun sentiments qui allait avec : j’ai été cruelle, très cruelle et je ne compte plus jamais croiser son chemin. Mais c’était ce qu’il fallait faire plutôt que de le laisser espérer là où l’espoir n’existait simplement pas et meme pas « plus ». J’ai discuté avec Aislinn, elle n’est pas à l’origine de notre rencontre, seule le Phenix l’intéressait, elle a « détruit » ce couple pour nous permettre d’être heureuse, chose que l’autre cait n’a jamais pu avoir dans son monde. Aislinn m’a dit voyager sur notre chronologie, elle est comme « intemporelle », elle a vu notre passé ...et notre avenir et pour elle, tout ce qui se déroule ici et du passé c’est pour ca qu’elle nous apparait comme adulte…Elle m’a dit que nous serions heureuse ensemble, et sincèrement : j’y crois dur comme fer. C’est la seule chose qui m’importe concernant cette affaire.
Aislinn, Dimitry…Pour moi, c’est un passé qui n’est même pas le mien, ou si peu. Je ne les laisserai pas interférer dans NOTRE vie, plus maintenant.


Une nouvelle pause ponctuée d’un nouveau baiser dans le creux de l’épaule, qu’importe si ma compagne n’en faisait pas écho, il n’y avait ni colère, ni déception dans mon approche juste un désir immense de lui faire comprendre que j’avais cette foi indestructible en notre couple à présent et qu’elles feraient face à toutes les difficultés avec une confiance en l’avenir que je voulais inébranlable.

- Tu te trompes sur Ororo comme elle se trompe sur nous. Ce n’est qu’un vaste malentendu et son point de vue reste borné, il est donc certain que vais travailler à lui élargir ses perspectives, à lui formuler un point de vue qu’elle n’a pas forcément, isolée dans son rôle et confinée dans sa tour de verre. Oui, elle a une place particulière pour moi et c’est indéniable, une place que personne jusqu’ici avait pu prendre mais je la connais comme tu ne la connaitras pas, comme elle gagnerait à être connue pourtant et comme toi tu connais Emma et comme moi je ne la connaitrais jamais non plus. C’est une mère pour moi et elle a su trouver sa place mais comme toute les mères, elle a aussi des leçons a recevoir de ses enfants. Laisse-moi gérer ça, laisse-moi lui expliquer notre point de vue, j’arriverai à nous faire comprendre, ne la condamne pas pour des propos colériques et…emportées.
Et ne t’inquiètes pas non plus pour l’avenir des X Men, on peut défendre l’idéal de Xavier sans avoir de cuir sur les fesses, il y a d’autres voies, et moi elles passent obligatoirement par ta présence mon amour. Mon choix, il y a longtemps qu’il est fait : c’est toi…c’est toujours toi. Et puis, si on se retrouve seules face à tous…nous ferons face ENSEMBLE comme toujours, c’est la seule chose qui compte. Si le destin veut nous arracher au monde, ca ne sera pas l’une sans l’autre à présent, ça c’est ma promesse ma petite fiancée. Il faut croire en notre chance, c’est le plus beau moyen pour nous de réussir là où il y aurait tant de raisons d’échouer.

Enfin en ce qui concerne la maternité, tu m’as déjà expliqué les choses lorsque nous avons ramené Kaede, j’ai parfaitement compris tes arguments et je pense moi aussi que nous ne sommes pas prêtes pour ça, il nous reste à vivre tant de choses toutes les deux, tant de bonheur et de joie à nous partager…ça peut attendre que tu sois prête et je sais qu’un jour tu le seras, si tu n’as pas confiance en ça, laisse-moi avoir confiance pour deux. Mais gardes seulement à l’esprit une chose, ce n’est pas un enfant que j’aimerai, c’est notre enfant : il n’est pas question que tu sois mère, nous le serons toutes les deux, ensembles comme à chaque fois, mais chaque chose en son temps ma belle…nous sommes jeunes, vivons les moments qui nous sont donnés. Tu vois, nous n’avons pas de problème la dessus, tranquillise toi.


Je glisse le long de son corps, embrassant sa gorge et ses seins jusqu’à me lover entre ses cuisses posant ma tête contre ses dernières et la contemplant dans toute sa hauteur, le bras allongé vers son visage et l’index dessinant les contours de son visage en une caresse lente et sensuelle.

- Cesses de te culpabiliser pour ce qui s’est passé en Décembre, tu m’as permis de te pardonner de nous pardonner… il faut tenir cet engagement mon ange. Tu ne regarderas plus cette vidéo et je n’utiliserais plus cette simulation, c’est une promesse que je fais sur notre mariage. J’avais « besoin »…besoin…de me prouver que je pouvais battre à nouveau cette saloperie qui m’a lacéré le visage, c’est chose faite à présent, j’ai beaucoup progressé grâce à lui, mais pas comme je l’aurais voulu. Tu as raison, c’est mal, c’est du masochisme. Je te demande pardon, je ne le referais plus.
Et puis pour cette absence…cette entité. C’est effectivement contre cela que Sébastian voulait te protéger. Tranquillise toi, je pense que tu as raison…Le « deal » ne tient pas mais en toute franchise, j’aimerai que tu en parles à ton frère un de ses jours. Il est notre meilleur allié sur ce sujet, un …avis extérieur, ça me rassurerait un peu plus pour tout t’avouer. Je te protégerais ma puce, je serai toujours a tes cotés et tu sais jusqu’où j’irai te récupérer pour te garder à mes côtés.


Je lui décochais enfin l’un de mes plus beau sourire tout en minaudant et faisant courir depuis mon poste d’observation sur la douce chaleur de ses cuisses, mon index sur les formes cursive de son anatomie.

- Je suis heureuse que l’on trouve enfin la force de se dire ce genre de choses, je sais que ce n’est pas forcément agréable à entendre, mais en ce qui me concerne, je pense que ce qui nous est arrivé en décembre et en janvier a un peu changé la donne, même depuis ce jour où j’ai osé de gifler. Je ne fuirais plus les explications, je ne baisserais plus les yeux devant cette peur stupide de mettre en péril ce qu’il y a entre nous, j’ai changé tu sais…je ne te laisserais plus affronter tes doutes seules, j’ai confiance en notre avenir et je vais me marier. Rien ne m’empêchera plus d’être heureuse et ce bonheur, je n’en laisserais plus perdre une miette…

Je t’ai…tendue avec toutes mes bêtises je crois, je connais un moyen bien à moi de te détendre, laisse-moi faire ma belle, laisse-moi te montrer combien je sais me faire douce, tu veux ? J’ai à nouveau envie de t’exposer quelle femme amoureuse je suis et pour me faire pardonner d’avoir un peu gâché le premier, veux-tu que je me charge toute seule du second en utilisant ma langue d’une façon, plus…appréciable ?
Je ne t’en voudrais pas si tu n’es plus d’humeur du moment que je dorme dans tes bras et que on s’enivre de notre chaleur…Je t’aime, bien au-delà de tous…ces mots…je t’aime et tu m’aimes, c’est ça qui compte.

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Dernière édition par Caitlyn Elioth le Mar 3 Sep - 14:47, édité 1 fois
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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Mar 3 Sep - 21:40

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J’aimerai te demander où tu trouve tout ce courage, car à chaque fois qu’une de mes paroles t’effraies, tu vaincs cette peur rapidement, et tu encaisses tout, non pas comme si cela ne t’atteignait pas, mais comme si tu le transcendais à chaque instant ; j’aimerai te demander où tu trouve tout ce courage, mais j’en connais la réponse. Alors pourquoi, cela ne fonctionne-t-il pas aussi avec moi ? Pourquoi ne peux-tu m’inspirer une telle confiance ? Je n’admettrais pas être moins amoureuse, jamais, alors, suis-je plus trouillarde ? Je crois que oui.

Lorsque mes lèvres se closent, tu commence à bouger, agissant à ma suite, comme si tu m’avais laissée l’initiative d’un quelconque tour, comme si nous agissions à la suite, non en même temps. Je regarde tes gestes, je réagis à chaque d’entre eux ; l’incompréhension, alors que tu retires tes mains, incompréhension instantanément remplacée alors que je vois tes muscles se tendre, et que tu t’approches, m’enserrant, et pausant ta tête contre moi. Tu sais que si cela avait été l’inverse, les digues auraient rompu et j’aurai fondue en sanglot, alors tu me soutiens d’une autre façon, accueillant les silencieuses larmes dans sa chevelure. Le contact est le principal, mais la manière dont il est fait importe beaucoup : tu m’encourages à être forte, à ne pas céder, alors j’essaie.

- Oui tu as parfaitement raison, nous avons cette même peur de nous déchirer, mais nous arriverons à la surmonter comme toutes les autres, nous sommes assez matures pour ça…

Assez matures ? Je ne sais pas si je suis si mature que cela, pour cela, tu es ma première et celle que je veux comme ma dernière, ma seule et unique, et j’ai tellement peur que cela ne se passe pas ainsi, j’ai tellement peur de te perdre, qu’il faut que tu commence à tabasser ton fraternel à mort pour que j’ose m’opposer à toi. Est-ce mature ?

Nous avons prouvé au monde que nous résistions, mais il n’a pas dit son dernier mot, le monde. Je veux y croire, j’ai besoin d’y croire, à notre indestructibilité, mais cela signifie qu’il reste des graines du doute, sinon, je n’aurai ni le besoin ni la volonté, je le ferais, simplement. Je crois que je fonctionne à ton inverse, car si tu y crois lorsque nous sommes enlacées, je crains que ce ne soit pas le cas constamment, et il n’y a que lorsque je me laisse porter par ton amour, que je n’ai plus peur. Le sais-je alors ? Je n’en suis pas sure, je crois que j’oublie simplement tout le reste, et que cette indestructibilité ou non, cela n’a plus d’importance, parce que tu es là.

Tout ce que tu diras sera analysé et interprété, je n’arrive pas à m’en empêcher, mais cela n’empêche pas que la seule chose que je veux, c’est toi. Oui, je préfère me noyer dans tes yeux, reléguer au second plan ses réflexions, me contenter d’aimer, non de penser. Je pense, donc je suis, oui, mais nous nous aimons, donc nous sommes.

Je t’écoute, cœur à cœur, et j’entends au-delà de ton souffle dans mon cou et de tes mots, je t’entends toi. Merci, merci pour cela. Je ne vois pas ta tristesse, pas dans cette position, mais je la ressens. Ne regrette rien, nous sommes là, nous ne nous disputons pas, nous faisons ce qu’il faut, à notre manière. Et c’est ce qui importe : nous sommes sur un océan d’amour, nous évitons la tempête même si cela nous fait nous diriger vers les récifs, mais aujourd’hui, nous cherchons un nouveau passage, entre deux. Nous y cherchons le passage le plus tranquille vers cet avenir que l’on rêve, et qu’il se réalise ou nous, peut-être le fait qu’on l’ait rêvé est-il le principal ? Nous l’accordera-t-on, puisque nous ne sommes que les jouets d’autre chose ? Je veux y croire aussi. Je veux me battre pour, quelque soit la fin.

- Tu as rappelé mon cœur, tu te rappelles ? Tu l’as vraiment rappelé !

Aislinn a usé du Phénix pour rappeler ton corps et de moi pour rappeler ton cœur, qui est véritablement à remercier ? Je sais que tu y crois, lorsque tu dis que personne ne pourra jamais nous éloigner, ni Ororo, ni ta « fille qui t’indiffère », mais qu’en sais-tu, pour la seconde ? Ton passé n’est ni ton présent, ni l’avenir, mais Aislinn décide de l’un comme de l’autre,  et si je crois que ni ton passé, ni l’équipe de bras-cassés relationnels qui nous servent de frangins, ni toutes ces choses de « second plan », ne pourront nous entraver, ne pourront nous éloigner ou rompre nos sentiments, je n’oublie pas que ta « fille » l’a déjà fait pour ton autre toi, autre qui aurait put tenir de tels discours, si elle est aussi aimante que toi.

Je sais que tu m’aimes, Cati, c’est pour cela que je crains qu’on ne nous enlève cela. C’est cette force qui nous permet de tout endurer, sans conditions, sans concessions, de nous pardonner, de rêver et de construire et reconstruire, de vivre ; qu’adviendra-t-il si on nous l’enlève ?

Non, tu ne nous laisseras plus nous déchirer pour rien, mais tous les déchirements sont-ils un mal ? La fois où j’ai crié, lorsque ton frère de sang t’a ramenée suite à ta tentative de suicide, la fois où je t’ai dis que s’il fallait que j’aille en enfer pour te retrouver, je n’hésitais pas une seconde, était-ce pour rien ? Je veux aussi du meilleur, je veux aussi me battre pour du meilleur, je veux aussi que lorsque l’on se retourne, on ne voit pas que les merdes que l’on a dues surmonter, mais aussi des choses que l’on a put construire, dont on n’a put profiter. Notre mariage en sera une, oui, je le veux.

- Tes peurs ?... Moi j’ai affronté les miennes, je vais t’aider à les affronter à présent, ensemble… Et puis tu as raison nous sommes certes trop entêtée mais je crois que je commence à changer, du moins sur certains points… Je ne perdrais plus de vue mes priorités et ma priorité c’est toi.

Est-ce que tu sens mes larmes changer, à ces paroles ? Est-ce que tu sens l’amour et l’espoir prendre le dessus sur la haine et la peur ? Est-ce pour cela que tu soupires ? Parce que tu sais à quel point ses paroles raisonnent, dans mon cœur et mon âme ? Comment pourrait-on jamais me la prendre, alors que je l’ai déjà donnée ? Que je te l’ai déjà donnée ?

Je ne te dis pas de partir, je ne veux pas que tu partes, tant que tu m’aimes. Je ne crois pas que nous puissions vivre sans l’autre, je le sais, je sais que si l’on nous arrache nos sentiments, on nous arrache l’essence de nos vies ; mais est-ce que cela l’en empêchera véritablement ? Elle a déjà prouvée pouvoir atteindre ton essence, ton âme, comme je ne le pourrais jamais, alors, n’est-ce pas la un risque pour elle, sans plus ? Si elle est apte à combler les vides qu’elle crée, pourquoi Aislinn se priverait de le faire à nouveau ? Je ne peux lui faire confiance, pas après ce qu’elle t’a fait ; s’il n’était pas dans ses plans de réécrire ta vie, alors pourquoi l’a-t-elle fait, en décembre ? Et encore avant. Je suis partagée entre le contentement qu’elle l’ait fait, pour l’avant, puisque cela nous a permis de nous rencontrer, mais l’horreur qu’elle l’ait fait, en décembre. Rachel n’aurait-elle put te ramener dans plusieurs années ? Elle n’aurait pas eut à devenir ce… cette chose.

Tu crois qu’elle te laisse libre de tes choix, bien plus que tu ne le pense, et Sébastian… dans quel camp est-il à la fin ? Avant, c’était simple, le sien, mais s’il est vraiment désintéressé, alors pourquoi… dire la vérité ? J’ai tant de mal à l’associer à la moindre vérité, après tout, il se présente comme mon frère, alors qu’il n’est rien de plus qu’un beau frère, aussi con que les trois autres, d’ailleurs. Faudra les présenter et leur payer une thérapie de groupe…

Aislinn n’a rien fait pour que notre amour naisse comme elle ne fera rien pour le briser… je vais surement psychoter, mais si elle veut ton bonheur, alors elle a dû me manipuler pour l’obtenir, ou alors, c’est que je ne suis pas ton bonheur définitif, juste une passade, une transition vers un bonheur plus… vrai. Je ne sais pas ce que je préfèrerai, j’en sais vraiment rien, je suis sincère quant je dis que je préfère être une passade qu’un rien, mais si elle m’a vraiment manipulé, comment réellement considérer cela comme « notre » amour ? Je crois que je vais faire ce que je sais si bien faire, et à défaut d’avoir ta confiance aveugle en ce fait, je vais décider que ce n’est pas le cas, et me montrer aussi bornée que je puis l’être ; comme Sébastian, ce sera ce que je dis que s’est tant que je n’aurais pas la preuve du contraire ! Et si quelqu’un me prouve le contraire, je jure sur mon amour que je trouverais le moyen de te faire souffrir, Aislinn, cela dusse me prendre l’éternité. Mais tu le sais, n’est-ce pas ? Tu le sais, c’est pourquoi tu n’as pas prit le risque de le faire, hein ?

- Elle voulait ce nouveau départ et que mon existence soit différente. Je la déteste autant que toi pour ce qu’elle a osé faire mais sa logique reste… limpide… même si ca fait mal.

J’ai goûtée de cette logique, quelques instants, et je sais que cette logique justifie qu’elle ne ressente plus rien d’autre. C’est froid, c’est inhumain. Elle ne voit que des faits, des données, une gigantesque équation dont elle altère les variables, mais si moi je n’aurais rien changé, Rachel l’aurait quant même fait, non ? Où alors a-t-elle aussi été piégée, et celle qui porte son nom aujourd’hui n’est plus qu’un masque ? Un Phénix Noir ?

Il y a des choses qu’elle ne t’a pas dites, mais tu sais qu’elle a décidé de ne plus jamais revenir interférer dans notre avenir ? C’est… une blague? Veux-tu réellement que j’avale cela ? En te tuant en décembre, elle t’a offerte la belle vie ? La vie qu’elle voulait que tu ais ? Ce bonheur ? Alors qu’il y a encore tellement de merdes qui planent au-dessus de nos têtes, tu crois qu’elle va rester bien sagement à regarder ? Cela est contradictoire avec le fait de « veiller » sur toi. Car JE NE VEUX PAS QU’ELLE ME CONSIDERE, étrangement ou pas ! Je n’ai aucune raison de compter à ses yeux, et je n’en veux pas. Je n’en veux pas, car cela signifiera que je suis encore plus sous son contrôle, que je suis encore moins libre de mes choix.

Elle a discuté avec Kyle… c’est pour cela qu’il s’y est prit comme une merde lors de notre rencontre sur le toit ! Manquerais plus qu’elle est discutée avec Sébastian, et je crois que plus que des connards, se sont des pigeons dont on aurait hérité. Mais ce serait trop beau, n’est-ce pas ?

Elle lui a dit qu’elle sortait de nos vies ? J’y accorde autant de valeur qu’à ce qu’elle a put te dire en décembre, ou ce qu’elle m’a dit, comme quoi il faudrait te protéger mais ne pas t’empêcher de trouver la vérité ; tu l’as, la vérité, mais nous n’avons put te protéger. Elle ne me hait pas, non, je lui suis trop utile pour ton bonheur, mais je n’irais pas jusqu’à penser qu’elle m’aime, et je ne veux pas de son amour. Sa haine me tuerait, j’en suis consciente, mais son amour m’empoisonnerait et me priverait de tout ce qui compte.

Il n’y a rien à comprendre, avec ces choses-là ; regarde Rachel, le seul moyen que le Phénix a trouvé pour devenir humain, c’est de fusionner avec elle, je ne suis même pas sure que ce soit arrivé ainsi avec Jean Grey, donc… ça se passe de commentaire. Tu dis qu’elle a été humaine, mais je crois qu’elle se rapproche plus de lui que de nous, à l’heure actuelle. Et je crois que Rachel lui ressemblera un jour, car l’esprit humain n’est pas fait pour certaines choses, et elles sont toutes les deux au-delà de ces choses. Je sais que tu refuse de voir le changement avec ta sœur de cœur, mais je crois qu’il y aura un moment où nous n’aurons plus le choix.

- Mais je comprends ta peur et cette haine, je ne peux malheureusement pas l’apaiser, tout ce que je peux t’assurer c’est que je partage ta vision des faits et je me battrais de toutes mes forces contre elle.

Si tu savais ce que cela me rassure ; oui, unies contre elle, que pourra-t-elle bien faire ? Nous séparer ? Nous tuer ? Nous arrêter ? Est-ce là une de ses techniques, à elle aussi ? Nous unir contre elle ? Sébastian a été suffisamment con pour essayer, mais d’un autre côté, ça aurait pût marcher, et Aislinn ne risque pas de voir débarquer un ancêtre pour lui péter la gueule. Encore que j’aimerai bien voir ton « Ex », Jim Fucker puisque j’ai que son alter-égo dans ton forum, essayer. C’est un moyen comme un autre d’éliminer la concurrence.

Dimitry… ce doit être le Jim Fucker… et je comprends qu’il soit attaché à son amour, mais égoïstement, je suis contente que tu ne sois pas cette personne, je suis contente qu’il l’ait définitivement perdue, parce que cela signifie que tu es toi, que tu es là, avec moi. Oui, c’est un N’AMOE, parfaitement, un baiser à la base du cou comme celui-là, t’attendais-tu vraiment à autre chose ? Mes ailes ont frissonnées, et frissonnent encore face à ton étreinte, tu dois les sentir, n’est-ce pas ? Ton simple geste me fait me laisser un peu plus aller, mais les larmes de coules plus. Donc, Dimitry, j’en pense deux choses : premièrement, tu as bien fait de ne pas m’en parler avant, surtout de ta rencontre, et secondement, il n’a pas intérêt à revenir trop souvent dans nos conversation ; tu as vu avec mon frère, j’ai le coup de pieds, alors pour éviter d’avoir sur mon casier « voie de fait ridicule sur agent des forces de l’ordre », je pense qu’il serait bien de clore le sujet ce soir.

Je suis contente que tu ais été cruelle ; c’est moche dit comme ça, mais c’est un fait, et un fait assumé. Je suis contente que l’amour n’existe pas et non plus, car c’est rassurant. Rassurant et inquiétant, car cela prouve une fois de plus le pouvoir d’Aislinn, mais je ne croierais pas ses paroles, pas après ce qu’elle t’a fait ; n’en a-t-elle pas eut, des paroles, lorsqu’elle a dû te convaincre de nous abandonner pour te suicider contre les maraudeurs ? Je sais que tu n’aurais pas fait ça de ton propre chef, on avait dépassées cette haine, ensemble, mais depuis, elle est revenue, à cause d’elle, et Kyle en a fait les frais. Seule le Phénix l’intéressait, pas même Rachel, elle a donc sacrifié celle que tu nommes sœur pour toi, et tu prétends qu’elle pourrait vouloir mon bien. Appartient-elle encore au Phénix, au moins, ou lui a-t-elle échappée ? Que se passera-t-il lorsqu’il, apprendra ce qu’elle t’a fait ? Tu sais que si tu le dis à Rachel, il se lancera dans une vendetta personnelle, et tu crois qu’Aislinn pourra l’arrêter ? Non, tu ne compte rien lui en dire, n’est-ce pas ? Lui mentir ? Aislinn voyage sur notre chronologie, intemporelle ? Est-ce suffisant pour lui échapper, puisqu’après tout, le Phénix est capable d’échapper aux lois de l’Univers, puisqu’il leur appartient. Je ne sais pas, je sais juste que c’est un moyen de l’atteindre, de la détruire. Que nous soyons son passé et qu’elle soit adulte n’y changera rien, ça reste un moyen de mettre un terme à sa vie. Je ne peux pas faire quelque chose, pas directement, mais tu viens de me fournir la conviction qu’on peut ce battre contre elle, que nous avons une protectrice encore plus puissante qu’elle, et en qui on peut avoir confiance, de part l’humanité qu’il lui reste.

Aislinn a dit que nous serions heureuses ensembles, après avoir prétendue qu’elle n’était pour rien dans notre rencontre, alors même qu’elle dit chercher ton bonheur ? Elle se trahie seule, en effet, elle reste humaine, ou plutôt, mortelle. Si jamais elle intervient encore dans nos vies, nous avons un moyen d’achever la sienne…

- Aislinn, Dimitry… Pour moi, c’est un passé qui n’est même pas le mien, ou si peu. Je ne les laisserai pas interférer dans NOTRE vie, plus maintenant.

Et s’ils essaient, nous avons les moyens de les stopper, tout comme nous stopperons Sinistre… éliminer les peurs, métaphoriquement ou littéralement… nous pouvons vivre nos vies, Caitlyn, notre vie, ils ne peuvent pas réellement se mettre en travers de notre chemin. Je crois que j’en suis heureuse ; et ton baisé dans à l’épaule ne fait qu’amplifier cela, alors que je me tends légèrement, d’une tension aimante me faisant pencher la tête vers la tienne, pour l’y déposer lentement, alors que mes mains remontent au niveau de tes côtes pour se glisser dans ton bassin en une caresse naturelle et involontaire. Je serais bien incapable de te dire d’arrêter, cependant je commence à croire que… tu ne voudrais tout de même pas un rappel, pas après tout ce qui vient d’être déballé.

- Tu te trompes sur Ororo comme elle se trompe sur nous. Ce n’est qu’un vaste malentendu et son point de vue reste borné, il est donc certain que vais travailler à lui élargir ses perspectives, à lui formuler un point de vue qu’elle n’a pas forcément, isolée dans son rôle et confinée dans sa tour de verre.

Vraiment ? Son point de vue n’en serait pas si désagréable s’il était faux. Non, je ne sais rien d’elle et de sa vie, mais j’estime qu’à défaut de tout savoir sur l’amour, tu m’en as fait découvrir la plus belle partie. Non, je ne crois pas que cela lui plaise d’avoir son mari à des milliers de kilomètres ou de n’avoir d’enfants, c’est bien pour cela que je refuse qu’elle m’impose la solitude qu’elle c’est choisie. Je sais pourquoi elle a fait ce sacrifice, tout comme je sais que je ne le ferais pas, que cela lui plaise ou pas ; et je ne supporte pas qu’elle tente de me forcer la main. Elle sait que je n’ai pas oublié l’état dans lequel j’étais lorsque j’ai vu ce qu’ils t’avaient fait, cependant, suis-je inutile pour autant ? Est-ce parce que sa vie a été de la merde que nous n’avons pas le droit d’essayer la nôtre ? Que nous n’avons le droit de rire, de nous embrasser ou de nous tenir la main ? Nous n’avons jamais affronté des tueurs en étant ados pour défendre notre couple, mais à peine adultes, nous devons affronter Sinistre ; elle ne nous protégera pas de cela, et elle n’a laissée qu’une seule alternative. Tu n’étais pas là, tu ne sais pas, mais cette autre, c’était nous séparer. Elle m’a attaquée, sur nos rêves, sur le fait que si je préférerais partir, ce ne serait peut-être pas ton cas, et a insinuée que je t’obligerai à partir, ou que tu pourrais regretter me m’avoir suivie ; si tu étais heureuse, ou si tu ne l’avais fait que pour me rendre heureuse. Et quant à quitter les X-Men, elle a raison : nous ne sommes pas une organisation qu’on peut quitter comme ça, il n’y a pas de contrat, pas de salaire, et la passation n’est qu’un piètre moyenne de voir si nous pouvons être à la hauteur. Etre un X-Men est un engagement profond, une fois en un idéal, mais s’engager sur ce chemin est sans retour, et je ne pourrais pas le quitter malgré tout ce que je pourrais jamais croire ; tels sont ses mots. En ce qui me concerne, je n’ai pas été à la hauteur, j’ai tout fait pour l’être, mais j’ai fait le mauvais choix, j’ai perdu mon humanité, je suis devenue un monstre, et c’est ce monstre qu’on a récompensé.

Je ne t’en parlerais pas, mais je crois que malgré son point de vue borné, elle a raison sur pas mal de chose ; puis, tu as l’air de vouloir partir sur autre chose, de toute façon. L’horizon ne profil que la destruction de ce que nous essayons de bâtir, pour la simple raison qu’on ne peut pas tout avoir, et que nous devons payer les conséquences de nos choix. Nous avons fait un rêve, sans penser qu’il occulterait un autre que nous n’osions faire. Elle est ta mère de cœur, c’est aussi pour cela que je me tais, que je ne te forcerais pas à prendre parti ; tu n’auras ainsi pas de choix à faire. Mais honnêtement, je ne crois pas qu’elle aura cette délicatesse, et je crois que comme à moi, elle te proposera le choix, peut-être n’essayera-t-elle pas de te forcer la main, mais elle te demandera de le faire, et agira en conséquence. J’attends les conséquences, je présenterai mes excuses et je tenterai de nous défendre, mais je continue de croire qu’au-delà du malentendu, nous ne serons jamais capables de nous entendre sur certains points, et combiner amour et X-Men en fera partie ; c’est dommage qu’elle ait ratée sa vie, mais c’est insupportable qu’elle tente de gâcher la nôtre. Son échec ne nous engage pas, je crois qu’il sera bon que je lui dise.  Je ne la connais pas comme tu la connais, et je n’ai pas envie de la connaitre comme tu la connais, j’aurai trop peur de trouver des similitudes. Elle a choisi ses espoirs, et ne supportera pas qu’on n’accomplisse pas le même sacrifice qu’elle, sans quoi le sien n’aurait plus le moindre sens. Si tu arrives à faire changer son avis, à lui élargir les perceptives, tant mieux, mais je n’y crois pas plus que je ne crois en elle.

Je te laisserai gérer cela comme tu l’entends, mais cela ne changera rien à mes excuses, j’essayerai demain, le plus tôt sera le mieux, et au moins, ce sera fais ; après, nous verrons bien. Si ses paroles étaient colériques, je ne les crois pas emportées, contrairement aux miennes ; j’ai ma part de responsabilité dans cet échange, mais je n’abandonnerai pas, car je refuse de t’abandonner toi. Si tu parviens à lui ouvrir les yeux, tant mieux, sinon, tant pis ; vu les belles familles qu’on se trimballe, elle ne fera pas tâche dans le tableau si elle me déteste.

- Et ne t’inquiètes pas non plus pour l’avenir des X Men, on peut défendre l’idéal de Xavier sans avoir de cuir sur les fesses, il y a d’autres voies, et moi elles passent obligatoirement par ta présence mon amour.

J’y crois, tant à ton amour qu’au fait que l’on puisse suivre un idéal sans être des chiens de guerre ou des sacrifiés de l’histoire, mais ce n’est pas le cas de tout le monde, mais ce n’est pas le cas de celle qui nous dirige. Elle établit les règles, comme elle accepte celles des passations qu’on a subies, puisqu’elle a reconnu que c’était volontairement cruel et sadique pour voir jusqu’où nous pourrions aller, si nous étions capables… Que faire contre ça ? Je ne peux pas la raisonner et je n’irais pas dans son sens, alors si tu n’en es pas capable…

Je préfère penser à ton amour qu’à cela, ça m’est désagréable. Je suis ton choix comme tu es le mien, c’est rassurant. Mais seules face à tous… ça m’effraie, parce que l’on n’aura pas de seconde chance. On se battra jusqu’au bout, mais on ne sait pas dans quoi on se lance, on ne sait pas ce qu’il nous réserve, et aux vues de ce qu’il nous a déjà infligé… c’est comme pour Sinistre, peut-être court-on à notre perte, et n’a-t-on aucune chance. Beaucoup semble le croire. Je veux croire en notre chance, pour réussir là où il y a tant de raisons d’échouer, mais vouloir n’est pas pouvoir.

La maternité me fait sourire, car c’est surement le seul problème normal qu’on a. Nous ne sommes pas prêtes, en tant que couple, mais à l’individualité ? Je sais que je dois arrêter de penser à l’individualité, mais lorsque j’essaie de penser couple, on me la claque à la gueule. Il n’y a qu’avec toi que l’un et l’autre perde du sens.  Il nous reste tant de choses à vivre ensemble, à partager… mais y arrivera-t-on ? Je crois que Rachel et Jubilee me claqueraient un « t’en sauras rien si t’essaie pas », et je vais essayer, parce que je veux y arriver. Mais je ne pourrais jamais m’empêcher de douter, parce que cela compte, cela compte tellement. Je te laisse avoir confiance pour deux, et je n’oublie pas que ce doit être notre enfant, pas celui de l’une de nous ; j’ai peur que ce soit le cas, peur de ne pas y arriver et que du fait, il y ait une chose de prime importance que l’on ne puisse partager, par ma faute.

Tu veux que je me tranquillise, mais tu n’aides pas réellement à le faire, de la manière dont tu descends te lover sur mes cuisses, toujours à genouillées ; qu’est-ce que tu veux à la fin ? Ma tendresse et mon amour, tu les as déjà, tout comme j’ai les tiens, et alors que tu me frôle le visage de ta main, dessinant un sourire qui ne fait que s’élargir à chaque seconde, je te rends ta caresse, et j’en rajoute, passant ma main sur ta tempe puis dans tes cheveux, avec tant de douceur que tu en mets dans ton geste. Nos cœurs battent-ils à nouveau au même rythme ? J’aime à le croire, même si notre discussion n’est pas terminée.

- Cesses de te culpabiliser pour ce qui s’est passé en Décembre, tu m’as permis de te pardonner de nous pardonner…

Non, je ne regarderais plus cette vidéo, mais techniquement, je ne l’ai regardée qu’une seule fois, ainsi, je ne me remémorerais plus cette vidéo, pour faire dans la vérité littérale. Et tu ne feras plus cette simulation ; je pourrais te dire que si je revois une trace de lame sur ton corps, ou que j’entends encore une seule fois le nom d’Oboros, ce serait à moi que tu auras affaire, mais c’est inutile, car je te fais confiance, nul besoin de le jurer sur notre mariage.

Avais-tu réellement besoin de te prouver que tu pouvais le battre ? Qu’est-ce que cela a changé ? Etait-il une de ces peurs que tu as dépassées ? Est-ce là l’un des moyens de s’en exorciser ? Il faudra que j’essaie alors, même si je n’irais pas jusqu’à m’infliger ce que tu as subi entre ses mains, il est probable que je sois la dernière personne à faire ton « protocole codé » ; je dois savoir si je l’aurai épargné ou si je l’aurai battu à mort, après ce qu’il t’a fait. J’ai fait des choses qui ne me ressemblaient pas, durant ton coma, mais cela, je crois qu’il faut que je sache jusqu’où je peux aller, dans cette violence.

Quant à l’Entité, si c’est pour cela que Sébastian voulait me réunir avec moi père, c’est qu’il n’a pas le pouvoir de nous sortir de là, chose signifiant qu’il nous faudra nous tourner vers les Grigori, les vrais Grigori, pour avoir nos réponses, pour avoir de l’aide. Retrouver mon père… je ne sais qu’en penser, et je ne préfère pas réfléchir ; nos gestes sont d’amours, je ne voudrais briser ce cycle à cause de lui.

Non, le deal ne tient pas, mais tant qu’il reste inconnu, je ne sais quel est le prix que je risque de payer, quelles sont les closes ; peut-être Emma ou Xavier seront-ils capables de me déverrouiller la mémoire, mais ils ont déjà démontrées leurs limites quant à l’affrontement avec des Entités. Me mettre au clair avec Sébastian sur ce fait me semble aussi nécessaire, pour en comprendre les tenants et les aboutissants. Pour une fois qu’il pourra nous rassurer au lieu de jouer le grand méchant loup… n’as-tu pas peur qu’il se montre lamentable ? Il a la tête du croquemort, pas celle du prêtre, je le vois mal tenir un discours sur le fait que tout finira bien, m’enfin, je ferais tout pour te rassurer.

Et je sais que tu seras à mes côtés, comme je serais aux tiens. Et je sais jusqu’où nous irons pour nous récupérer l’une l’autre. Je te souri tout comme tu me le fais, même si mon sourire change rapidement alors que ton index glisse  de mes seins à mes hanches, et que part un mimétisme amoureux, le mien en fait de même

- C’est parfois dur de ce concentrer, avec toi, tu sais, ne puis-je m’empêcher de murmurer, alors même que tu reprends la parole.

Oui, moi aussi je suis heureuse qu’on se dise enfin les choses, car même si ce n’est agréable à entendre, c’est nécessaire. Ce qui nous est arrivé a changé la donne, pour nous deux, c’est indéniable, je ne mesure pas encore jusqu’à quel point, personnellement. Quant à la gifle, je la méritais ; je n’ai pas le droit de m’occulter ainsi au profit d’une partie de moi qui m’a jadis été étrangère, et je n’ai pas le droit de t’impliquer. Ororo est ta mère de cœur, là où Emma et moi partageons une partie de son passé, et donc de sa personnalité ; cependant, cela c’est intégré à la mienne, et je ne dois jamais l’isoler, car en de tels moments, je ne suis plus moi, mais d’une certaine manière, je suis elle. Hors, c’est moi que tu aimes, moi et moi seule. Et ça me va parfaitement, je ne partage pas, même avec des doubles personnalités.

- Je ne fuirais plus les explications, je ne baisserais plus les yeux devant cette peur stupide de mettre en péril ce qu’il y a entre nous, j’ai changé tu sais… je ne te laisserais plus affronter tes doutes seules, j’ai confiance en notre avenir et je vais me marier. Rien ne m’empêchera plus d’être heureuse et ce bonheur, je n’en laisserais plus perdre une miette…

J’aimerai te répondre, j’aimerai te dire que rien ne m’empêchera plus d’être heureuse et que je n’en perdrais pas une miette non-plus, mais je ne peux pas. Car je ne veux pas te mentir. Je me connais, et je sais que mes erreurs seront encore nombreuses, tout comme je sais que tu me les pardonneras, et que tu m’aideras à ne plus le refaire. Mais ne dois-je pas les faire une fois, pour en apprendre ? Tu seras là, pour me guider, vers toi, dans les doutes et les peurs, car si j’ai confiance aussi, je ne pourrais jamais m’empêcher de douter, mais tant que tu seras là, tout s’arrangeras.

Je ne peux m’empêcher un petit rire nerveux, alors que tu parles ; tu veux donc conclure notre première séance de thérapie de couple, par la façon dont elle a commencé ? Et c’est moi qui suis intenable sur le sujet… Je sais combien tu peux être douce, et je vais te donner l’occasion de l’être, je sais quelle femme amoureuse tu es, et je vais te donner l’occasion de le démontrer. Cependant, je ne resterais pas sans rien faire pendant que tu « utiliseras ta langue d’une façon plus appréciable ».

Mes mains remontent jusqu’à tes joues, pour te tenir le visage avec une douceur égale à celle que tu viens de me promettre, puis je me penche, pour déposer un baiser sur tes lèvres ; c’est la première fois que nous le faisons « à l’envers », mais je suis suffisamment souple pour y parvenir. Un baiser, une signature, et quelques mots.

- C’est la seule façon appréciable d’utiliser ta langue que je désire pour cette soirée. Quant être douce et amoureuse, ne l’es-tu pas déjà ?

Nouveaux baisers, puis je me bouge, changeant de position pour venir m’installer sur ton flanc, et non contre cette fois, déposant ma tête sur ton sein comme autrefois, et écoutant ton cœur battre. Ma main remonte en une caresse de ton nombril à ton visage, et je te regarde un instant, avant de te couvrir de mon aile. Nous sommes en travers du lit ? Nous avons pris un 220x220cm justement pour avoir le plus de place possible, alors qu’importe le sens, surtout quand mes ailes sont notre seul drap ?

- Je t’aime et tu m’aimes, c’est ça qui compte, déclare-je en une sourire, avant de me blottir un peu plus, collée comme je peux. Je ferme les yeux, puis laisse échapper un murmure, des mots anciens, mais auxquels je tiens toujours autant, et auxquels on rajoute, de temps à autre, une suite, une suite qui n’aura pas de fin : Ne jamais s'abandonner, ne jamais s'arrêter de courir, ne jamais cesser de s'aimer, pour toujours et à jamais. En demain, nous croyons. Je t’aime et tu m’aimes, c’est ça qui compte…

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Ven 18 Oct - 13:56

Mi Juin 2013.

Les plus grands généticiens de ce monde continuent de se creuser la cervelle à propos de la mutation. C’est un phénomène qui n’est pas prêt d’arrêter de surprendre le monde scientifique vu les perspectives qu’apportent les champs d’applications et au-delà de cela une plongée dans l’inconnu et l’étrange. L’inconnu fait toujours peur, c’est indéniable : on peut l’aborder avec philosophie ou courage mais c’est un paramètre qu’on ne peut pas se permettre d’occulter. Personnellement, j’ai toutes les raisons du monde d’avoir peur de l’inconnu et spécialement lorsque celui-ci touche à des questions de mutation. Je ne sais que trop bien les dérives des manifestations d’un gène mutant : elles sont mon quotidien du point de vue professionnel mais aussi du point de vue personnel. Amy a morflé à cause d’une évolution constante de son gène, ça m’a torturé l’âme et je pensais réellement pouvoir en être exempt. Nous avons découvert sur le tard que ca ne serait pas le cas, mon gène évolue toujours alors que je pensais en avoir fait le tour définitivement. Ma vitesse de guérison et ma vitesse de cicatrisation était à présent totalement inhumaine et semblait toujours en progression m’ouvrant les portes de la grande tribu ce que l’on nomme « les régénérantes ». Moi j’avais trouvé ça hyper cool d’avoir enfin quelque chose d’utile concernant mes « dons » mais j’ai parfaitement compris dans la sollicitude de ses regards et les ombres d’inquiétude trainantes que j’y ai perçu que ce n’était pas véritablement le cas en ce qui la concernait et qu’elle se serait vraiment passé de ce revirement du destin. Oui vraiment, l’inconnu restait vraiment la chose qui nous terrifiait toutes les deux.

Et ce n’était pas ce qui s’était passé dans la Salle des Dangers avec Storm qui allait changer la donne. Ma main s’était littéralement dématérialisée sous l’effet du « fouet » électrique, devenant une sorte d’extension entre le reste de mon corps et mon bras et que dire de ce regard électrique d’un bleu étrange ? Etait-ce l’un des prémices d’un changement total du corps ? L’idée m’avait traversé l’esprit pour ainsi dire et ajoutait à mes craintes. Pour l’heure, je n’en menais pas large, vètue d’un simple peignoir comme unique vêtement et assise mains position des pénitentes entre les cuisses et assise sur le lit alors que ma future femme repassait pour une énième fois la vidéo des événements de la SDD sur l’écran de notre PC portable.

Je n’avais pas eu véritablement mon mot à dire et dès que j’avais évoqué l’incident, j’avais due « prompto » me mettre à poil afin qu’elle puisse m’examiner en détails chaque recoin de peau et même les plus, disons, intimes voire gênant afin de vérifier que « tout était à sa place ». Elle s’était de même perdue, l’air grave, dans une longue observation de ma main avant de rendre les armes en me voyant grelotter et de me tendre mon peignoir. Elle m’avait posé tout un tas de questions de la plus farfelu à la plus technique avant de se décider à analyser en détail le film image par image puisque sa « vision particulière » lui posait problème dès que cela touchait à l’enregistrement. Ce qui me réconfortait à travers cette inspection des plus inquisitrices restait le fait qu’elle semblait vraiment considérer mon corps comme une extension du sien, le scrutant dans ses moindres détails et y prenant un soin démesuré. Son attachement était entier et aussi visible qu’une érection sanzoiesque devant une Rachel dénudée. Je lui souriais timidement, avec une mine de chien battu et avec une voix presque implorante (exagérément implorante, disons.)

- Euh..Et alors..tu en penses quoi..Je..Nous faisons quoi ?


J’insistais sur le « nous » pour lui faire comprendre qu’il s’agissait d’un problème nous touchant aussi bien l’une que l’autre.


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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Mer 30 Oct - 23:50

Mercredi 5 Juin 2013 – 08 : 45
La mutation ; don ou malédiction ? Je l’ignore, et si je défends le premier point de vue, que c’est un don que l’on doit cultiver, je dois avouer parfois partager le second. On est dans ce parfois, ce soir. Le Gène ne change pas, n’évolue pas, pas chez moi en tout cas. Le gène m’a doté de modifications biologiques, et ces modifications sont les architectes des changements qui s’effectuent en moi ; la différence ? C’est contrôlable, d’après mon frère, cela dépend de ma psyché, les Sanguis agissent en lien avec mon inconscient, parfois avec ma volonté. Mais dans ton cas, Cati Mia ? Si un gène mute de façon intra-générationnelle, comment prévoir, comment prévenir, comment… On ne peut pas.

Non, je ne suis pas experte en génétique, non, je ne suis pas médecin, je suis à peine une psychologue, et c’est grâce à la mémoire d’une autre. Je dois ma stabilité à Caitlyn, et je ne peux rien faire pour la stabiliser elle. Je hais cela. Je le hais tellement.

J’ai visionnée chacune des putains d’images, chacun des photogrammes, de ce qui c’est passé. J’ai regardé un corps chéri se transformer comme il n’aurait jamais dût, j’ai regardée mon aimée trembler de peur face à elle-même. Des choses comme Sinistre et les Maraudeurs, ont peu les combattre, mais ses propres gènes, non. On est condamnées à subir.

Tu me demande ce que j’en pense, ce que nous faisons ? Que veux-tu que j’en pense, mon Amour ?  Je sais ce que c’est qu’être trahie par sa propre chair, mais c’était ma faute, toi, tu n’y es pour rien. Quant à ce que nous faisons, que puis-je te répondre ? Nous attendons, nous subissons, et nous reconstruisons, comme toujours.

J’arrête la bande après les paroles de Rachel, et je soupire lourdement. Rien ne manque, j’ai vérifié, et cela n’avait rien de sensuel ou d’exitant, comme lorsqu’on se lançait à l’exploration de nos corps respectifs ; non, c’était trop effrayé pour l’être. J’ai peur, j’ai tellement peur que cela broie tout le reste.  La dernière fois que cela m’a fait ça, j’ai passée des nuits entières à me renseigner sur les entités, suite à la visite de Maybe ; « Le vaisseau… il faudra que tu le protèges, c'est important. Le moment venu, ne l'empêche pas d'avancer vers la vérité, même si ca fait mal. ». Et quant on voit comment ça c’est terminé… aucune protection, juste la douleur, la trahison et la mort. Et cette fois ?

Je ne me retourne pas, je ne veux pas me retourner, je ne veux pas être impuissante à te protéger, pas encore. C’est… non, c’est hors de question. Je ne puis m’éloigner de toi pour faire des recherches, j’ai apprit de mes erreurs et cela te ferait souffrir, mais je ne parviens pas à me décider à te revenir sans réponse, sans savoir quoi faire. Devrais-je, ou est-ce normal que je sois dans une telle ignorance ? J’en sais rien, alors je pars sur l’hypothèse qui nous est la plus favorable, et j’en conclus la chose habituelle, même s’il n’en est pas question.

Mon cerveau fait des connexions à une vitesse inimaginable, une vitesse qui s’accélère à la même mesure que mon cœur.

- Rien.

Combien de secondes avant que je prononce ce simple mot ? Je ne saurais le dire, elles sont si lentes par moment.

- On ne peut rien faire, et je crois qu’on n’a rien à faire.

Ai-je trouvé l’espoir, ou une illusion à laquelle me raccrocher ? Je dirais plutôt que j’ai trouvée la foi.

Je me retourne lentement, porteuse d’une consolation à notre absence de solution. Je hais cela, je hais ce que cela signifie, mais je crois que comme pour nombre de chose, cette haine ne vient que de la peur, cette peur abyssale de te perdre, de ne pouvoir rien faire pour te protéger. Je ne peux me cacher derrière l’argument du temps, du fait qu’on a le temps avant d’être séparées, s’il n’est plus question que tu meurs de vieillesse, Caitlyn. Mais je crois que j’ai trouvé l’argument qui nous rassurera toutes les deux, au moins pour cette fois. Est-il mensonge ? Je n’ai aucun moyen de le savoir. Mais je crois que j’en veux à Rachel de ne pas y avoir pensé, tout en étant consciente que ce n’est pas à elle de le dire, ou même de le comprendre. Ai-je trouvé l’espoir, ou une illusion à laquelle me raccrocher ? Je dirais plutôt que j’ai trouvée la foi en le Phénix.

- Tu te souviens de ce que t’as dit Aislinn ? Tu aurais dût mourir dans quelques années d’une dégénérescence de ton gène X. La voilà.

Putain, ce que cela fait mal de le dire, de le constater. Je me lève à ma vitesse naturelle, étant à ton côté en un instant, pour te prendre les mains dans les miennes, et te regarder dans les yeux.

- Aislinn t’a tuée pour que le Phénix puisse te ramener, et guérir cette « maladie ». Mais cela ne signifie pas que tu ne vas pas encore changer. Je sais que tu as peur, et j’ai aussi peur que toi, mais nous ne pouvons rien y faire. J’ai foi en Rachel pour que tu ne puisses mourir de cette dégénérescence, et j’ai foi en nous pour que quelques soient les changements qu’elle apportera, nous restions unies. Tu as su m’aimer lorsque je suis devenue ce que je suis aujourd’hui, je saurai t’aimer aussi demain, quoi que tu deviennes.

J’hésite à t’embrasser, ma tête s’avance et se fige ; finalement, et cela doit te sembler parfaitement fluide alors que pour moi, c’est d’un saccadé  amer, j’opte pour une autre approche, et libérant l’une de mes mains, je te la passe en arrière de la tête, et c’est sur ton front que mes lèvres se posent. C’est ainsi que tu fais lorsque tu me bénies de ta protection, laisse-moi t’en faire autant. J’aimerai t’embrasser pour sceller cette promesse comme toutes les autres, mais quelque chose me dit que ce n’est pas le moment, ou le bon type de promesse, je n’en sais rien.

- Si tu veux t’entrainer à maitriser cette nouvelle mutation, je pense aussi que tu devras bénéficier d’un environnement qui t’empêchera de te dissiper, comme une cage de Faraday, après, le risque c’est que tu ne parviennes plus à reconvertir ton énergie en masse. Par peur, je pense qu’il vaut mieux ne rien faire, laisser couler. Après, le tout est de savoir si tu te transformer partiellement, ou si tu peux le faire en entier… et là encore, je préfère pas que t’essaie de le découvrir.

Je colle mon front au tien, me frottant doucement contre toi.

- Je sais pas que penser, mais ce qu’on va faire… On va tenir le coup et s’en sortir toutes les deux, comme d’habitude ; se dire que ça va s’arranger, qu’on va l’arranger et que d’autres ont déjà œuvrées pour.

Je te prends la main qui s’est transformée de la mienne, et je croise nos doigts, les uns dans les autres. Les vois-tu, si identiques et unies ? Cela n’importe pas que la tienne se soit transformée en foudre ou que la mienne contienne des cellules de bio-forge, elles sont là, et elles nous lient.

- D’accord ma puce ?

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Mar 5 Nov - 22:00

Épilogue de Veiller Tard, Fin Octobre, 3h 20 du Matin, Appartement des Elioth-De Lauro

- N’allume pas, s’il te plait.

Je me déplaçais lentement pour venir m'assoir sur le pied du lit, dos tourné. Je prends une légère inspiration avant de débuter ce qui ressemble à une longue confession

- A partir de 13 ans, quand mon pouvoir s’est développé, je suis devenue boulimique. Ça a duré presque deux ans et le plus drôle c’est que tout le monde s’en foutait…Je crois qu’ils le savaient, la maison n’était pas grande et puis je n’ai jamais été très discrète, ça tu sais …mais…comme tu sais aussi on avait d’autres problèmes. Je faisais ça parce que je ne trouvais pas ma place, j’étais vide…insignifiante et je ne comprenais plus rien à ce qu’il m’arrivait et il n’y avait personne pour…pour m’expliquer ou me montrer que j’avais …j’sais pas…le droit d’être moi…d’avoir une place…juste une petite place dans ce putain d’monde. C’est Kyle qui m’a choppé après une crise…mais tu sais…les frères ça agit avec psychologie parce qu’ils pensent que leurs burnes leur en donne le talent….Il m’a pisté durant un mois…une fois il m’a même claqué la tête dans le vomis comme …comme si..j’sais pas…c’était con….Mais nos prises de têtes m’ont blasée alors…alors j’ai arrêté mais ca n’a pas résorbé cet effroyable sentiment d’être inutile et d’être en train de passer à coté d’ma vie…alors, j’ai trouvé un autre moyens de m’embrumer l’esprit, je suis passé à la drogue…Plus propre, moins…contraignant. ..j’ai fait une overdose de cocaïne a 16 ans…
Oui…elle est belle ta femme, hein…Mais…c’est tout…tu dois savoir…tu dois savoir tout jusqu’à la dernière cicatrice parce que si moi j’arrive pas à me comprendre, je vais te donner toutes les cartes en main pour que toi tu puisses le faire.


Un long soupire trahissant le passage le plus pénible à venir.

Voilà…
Je sors de la cuisine ou je me suis gavée comme une merde, j’ai ensuite vomis tripes et boyaux…ca fait plusieurs fois que j’en arrive à ca…parce que…j’suis vide…personne ne peux comprendre…je sais pas…je sais pas ce qui se passe, je crois plus en ce qu’on fait, je ne suis pas d’accord…j’ai mal compris et j’ai l’impression que…que je ne suis qu’une idiote et que au fond, je n’ai pas de place dans ce que font les X Men, je ne voyais pas ça comme ça…je…c’est comme si j’avais juste changé de boss…J’ai troqué une tenue de terroriste Maraudeuse contre une tenue de soldat illégal…rien…n’a changé…Qu’est ce qu’on est en train de faire de notre idéal, je ne me reconnais plus la dedans…je veux m’en aller.
Mais nous ne pouvons pas partir…je suis lucide.
Alors…je suis perdue…perdue et inutile…et ce vide, je le comble.
Ca aurait bien pu se passer mais ce soir…quelqu’un m’a vu…Kaya m’a vu…je me suis effondrée devant une élève, je ne suis…plus…plus rien. Je me dégoute, si tu savais, je me dégoute.
Je ne sais même plus ce que je dois dire ou faire ou ce qu’ils veulent
que je dise ou fasse. Tu es ma femme, tu peux m’aider…j’espère.

En tout cas. Tu vas m’interdire de recommencer
Tu vas me l’interdire tu entends ?
Je veux ta colère…je veux..je veux qu’au moins quelqu’un …me…dise que..je fais n’importe quoi…Oblige moi, s’il te plait oblige moi…Pour toi, je ferais tout ce que tu me demanderas même ce que je suis incapable de faire pour moi.


J’avais déjà trop pleuré cette nuit, j’en avais terminé. D’un geste lent, je tournais la tête pour poser une question idiote, j’avais la réponse bien entendu, mais il me fallait l’entendre.

- Est-ce que…Est-ce que je te déçois ? Est-ce que..tu ..Tu m’aimes…moins ?

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