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 In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}

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Amy de Lauro
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MessageSujet: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Lun 12 Nov - 16:52

The Secret Wedding by David Arkenstone on Grooveshark
De ces secrets qu’on ne dévoile qu’à la nuit
Mardi 4 Septembre – 23 : 32 P.M.
Croire ; croire en demain, croire en leur avenir, croire en elles, croire en leur amour. Amy y parvenait, à nouveau.

Infini soulagement après tant de peur et tant de doute, tant de douleur et tant de larmes. L’italienne remerciait le Seigneur de sa bienveillance, et sa Dame de même ; elle l’aimait, pour toujours et à jamais. Il ne s’agissait pas d’une simple première amourette, c’était tellement plus, c’était infiniment plus. Nephilim en était convaincue, et à la regarder ainsi, dans le noir, sa conviction ne faisait que se renforcer. Elle la voyait, elle les voyait, elles se voyaient ; deux facettes d’une seule et même pièce, pas des âmes sœurs mais des âmes jumelles, des âmes siamoises.

Comment douter en pareille compagnie ? Comment douter de pareille compagnie ?

Elles avaient douté, l’une de l’autre, chacune d’elle-même, et de leur amour, mais s’était terminé. Enfin, pas tout à fait.

Cette pensée assombrit l’esprit d’Amy comme elle assombrit le sourire d’Amaranth ; elle ne doutait plus de Cati ou de leur amour, mais il y avait toujours une chose dont Nephilim douterait, et ce à jamais : elle-même. Cette peur de ne pas être à la hauteur pouvait la pousser dans les pires extrêmes, elle en avait parfaitement conscience, et les longues ailes qui couvraient son aimée, allongée en face d’elle, ne pouvait que lui rappeler. Mais Caitlyn voulait accepter Amaranth, alors Amy essaierait d’en faire de même ; pour elle, pour elles.

Leurs visages tournés l’un vers l’autre à quelques centimètres de distance, leurs souffles s’entremêlant à la conquête de la nuit, elles reposaient, face à face, nues, mais le contact n’en était pas pour autant rompu, la main de l’italienne posée sur le cœur que Caitlyn, là où aurait dû se trouver son visage. Mais désormais, elle ne pouvait plus dormir ainsi, sans quoi elle dépassait des pieds ; hors, elle avait froids aux orteils, et cela, Nephilim ne le supportait pas. Autant que les ailes traversaient les matelas et la pièce elle s’en foutait, autant pour les doigts de pieds beaucoup moins ; ce n’était pas pour rien qu’elle plongeait toujours à la piscine ! Prendre dix centimètres dans les jours précédents ne lui avait pas forcément réussit, et si auparavant elle se faisait un devoir d’être étalée autant qu’elle le pouvait, ce n’était plus le cas. Cela le redeviendrait, mais pas pour l’instant. Elle devait encore s’habituer ; s’habituer ou acheter un plus grand lit. Elle prenait la seconde option.

Elles n’avaient pas encore changé de chambre, quittant le dortoir des filles pour les chambres des X-Men, qu’elles pourraient aménager comme elles l’entendaient – bien qu’elles l’eussent déjà plus ou moins fait ici. Restait à trouver le moyen de payer les folles idées passant par la tête de l’italienne pour leur « premier appart’ », sans compter que Caitlyn en aurait surement elle aussi. La première fois de sa vie qu’Amy dormirait dans une chambre personnelle ; elle avait hâte.

Mais avant d’accomplir se premier pas vers l’avenir, lequel verrait aussi Caitlyn la rejoindre dans la X-Team puis, leur mariage, qu’Amy, bien qu’apeurée, attendait plus que le reste. Dommage que Cait’ se veulent un peu raisonnable, car jusqu’à ce qu’elle termine cette demande qu’elle avait commencé d’une manière étrange, presque en anecdote, Nephilim risquait de s’emballer pour un rien. Elle se voyait déjà au resto :

- Amy, veux-tu…

- Oui je le veux !

- …me passer le sel…


Oh c’te honte, pour ne pas réutiliser une expression à sa Cati ; surtout que sa vitesse de pensée n’aidait pas à la patience, mais alors pas du tout!

Elles avaient le temps, elles avaient le temps ; d’abord, X-Women, ensuite, fiancées.

Mais pour en arriver là, elles devaient mettre en applications leurs règles ; hors, c’était dure. Amy n’escomptait plus mentir, aussi bien sur son état que sur ses pensées, à Caitlyn du moins. Elle était X-Men, elle devait se montrer brave et confiante, sage et forte, un exemple et un parangon… mais elle n’avait ni la bravoure, ni la confiance, ni la sagesse, ni la force. La force, Caitlyn lui la donnerait, la sagesse viendrait qu’elle-même, la bravoure, elle l’avait déjà ; mais la confiance ?

Nephilim avait si peur de décevoir, de ne pas être à la hauteur. Elle ne l’était pas, clairement ; peut-être physiquement, sans doute qu’Amaranth disposait des capacités requises pour les X-Men, mais mentalement, elle n’y arriverait pas. La peur la glaçait, plus encore aujourd’hui qu’elle était sensée avoir faite ses preuves ; elle avait échoué, à la passation, elle avait échoué : si elle avait été dans son état normal, jamais elle n’aurait put condamner une inconnue à la mort pour se sauver elle-même. Si elle était restée jusqu’à l’arrivée des démons, aurait-elle également été acceptée parmi les X-Men ? Rien de moins sur…

Malgré son apparence, elle n’avait pas vingt-ans ; n’était-ce pas trop tôt ? Elle semblait évoluer aussi vite que sa mutation, ce qui signifiait trop rapidement. Elle n’était pas sur d’être à la hauteur, elle ne pensait pas l’être, mais devrait jouer son rôle ; comme avait dit Pierre Mondi : « c’est pas à l’acquisition du costume qu’on le mérite, c’est après ». Elle allait donc tout faire pour le mériter, mais tout ne serait qu’un mensonge : elle s’afficherait forte là où elle était faible, elle s’afficherait courageuse là où elle avait peur, elle s’afficherait sage là où elle n’était encore qu’une enfant et elle s’afficherait confiante là où il y avait le doute. Amaranth serait ainsi, un rôle à la mesure de ce qu’on attendait d’elle.

Mais derrière cela, elle n’escomptait pas mentir à Caitlyn : elle voulait que sa Cati sache quant elle avait mal, où elle avait mal, pour que plus jamais les éclats ne se reproduisent. Elle lui avait promise, mais comment lui dire ?

Avec des mots, tout simplement.

Caressant doucement le sein qu’elle touchait de son pouce, pour réveiller son aimée, Amy ne put s’empêcher de frémir face à ce geste, comme de culpabiliser : à cause d’elle, Cait’ avait fait nuit blanche et s’était enfoncé des bouts de miroirs dans les pieds, bien que la vue d’Amy et une adresse renouvelée eussent permis à l’aide d’une pince à épiler de retirer tous les fragments et qu’elle eut bandé les plaies de sa compagne, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir l’impression de lui refaire du mal, même un mal minime, en ne la laissant pas à ses rêves, qui pour une fois semblaient sereins. Elle était destructrice dans sa personne, mais si elle se foutait totalement du miroir brisé, qui serait réparé par un quelconque anonyme de l’Institut et bien qu’on lui ferait surement la morale pour cela, ne serait-ce que pour la forme, elle s’en voulait à chaque fois qu’elle faisait souffrir Caitlyn. Cependant, la réveiller à cette heure n’était qu’un moindre mal comparé à ce que le secret avait déjà fait.

- Cati, souffla-t-elle le plus doucement, et le plus tendrement, possible. Cati, excuse-moi, mais je voudrais te parler ; je dois, te parler, désormais que les choses son plus claires, pour moi. Je vais continuer. Je vais continuer ce cirque, avec Amaranth, avec les X-Men ; je vais continuer à être celles qu’ils veulent que je sois. Je vais tout faire pour être à la hauteur du titre qu’ils n’ont donné, de notre rêve. Cependant, je ne veux plus te mentir : tout sera de bluff, comme cela l’a été aujourd’hui. Je te demande de garder le secret, que je ne les déçoive pas. Mais, je veux que tu sache que c’est faux, je veux que tu sache mes doutes, je veux que tu sache mes peurs. Tu seras la seule à savoir, à savoir pour tout. Acceptes-tu que je joue ce rôle ? Acceptes-tu d’être plus que ma force, d’être ma bouée de sauvetage ? Acceptes-tu que les soirs où je craquerais, je puisse pleurer dans tes bras ? Traite-moi de p’tite conne, je t’en pris, car je connais ta réponse, mais j’ais besoin de te le demander, et besoin de t’entendre me le dire.

C’était réellement important pour elle, ce jeu de faux-semblant ; non-pas mentir, mais être à la hauteur, tout simplement, et faire semblant jusqu’à ce qu’on le soit. Cependant, elle voulait l’aval de Caitlyn, sans quoi, elle ne ferait rien. Ne plus prendre de risque en ce qui les concernait.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Lun 12 Nov - 22:22



Le Matin Même : Réfectoire de l'Institut.

Hopes la regardait d’un air étonné comme un peu absent et ne put s’empêcher de réagir.

- Tu aurais choisi de sacrifier la veille Caitlyn ? C’est un choix surprenant…

Caitlyn, la main dans ses cheveux roux, accusait la fatigue alors que le jour tardait encore à se lever à travers les baies vitrées de la salle de réfectoire de l’institut où Hopes s’attardait avant de regagner ses occupations suite à visite « nocturne » à la mutante à peau verte.

- Pas tant que ça, M’sieur. Je sauve ce qui peut être sauvé. Cette Cait’ là, sa lumière était éteinte. Ok, je connaissais pas non plus cette blondasse là..Magie…Un truc du genre mais une vie, reste une vie et m’dite pas que la « Old Cait » avait une quelconque raison d’être sans Amy à ses côtés. Si elle était devenue aussi froide c’est qu’elle n’avait plus personne pour lui rappeler qu’elle était fragile et qu’elle pouvait être simplement elle et pas ce que les autres voulaient qu’elle devienne, froide et impitoyable. Elle était déjà morte et n’avait plus aucune raison d’exister. C’est comme un pendentif séparé de sa chaine, l’un sans l’autre…ils perdent leur unité. C’est dans la mort qu’ils redevenaient un, Cait et Amy. L’une et l’autre mais jamais l’une sans l’autre. C’est le choix de l’amour…l’amour raisonnable sur l’amour passion. Amy..elle est parfois naïve, c’est pas un mal, hein, c’est juste que j’ai une autre maturité par mon expérience et mon âge. Y’a des choses qu’on ne doit pas éloigner l’une de l’autre. On ne peut pas non plus feindre sans finir par se perdre…Amaranth…elle est..elle est…infaillible. Je n’aime pas ça, Amy a besoin de sa fragilité où elle va finir par se perdre elle-même et nous perdre toutes les deux. Il faut juste…que je trouve la force de lui parler.


__________________________________________________________


Une nuit sans rêve. Une nuit au sommeil de plomb. Elle aurait voulu poursuivre leurs caresses une fois le cocon bienveillant rejoint, lui prouver son amour d’une façon charnel et partir à l’assaut de ce corps nouveau malgré les épreuves et les souffrances, montrer par-là que le plaisir même sous son aspect éphémère pouvait gommer par moment par quelques intenses brulures les blessures les plus vives. Seulement, quarante-huit heures de manque de sommeil avait eu raison de sa condition physique et à peine Amy lui ayant manifesté le désir de s’absenter quelques minutes pour une pause technique aux toilettes l’avait retrouvé profondément endormie avec l’expression charmante d’une enfant épuisée par une dure journée.

Une nuit sans rêve mais pas sans gêneur car une étrange bête lui grattouillant le sein troubla son sommeil réparateur et largement méritoire. Sa première envie fut de mettre une baffe magistrale à cette saloperie de moustique à la recherche de quelques pitances copieuses osant lui déranger une partie « sensible » de son anatomie. La caresse se fit un peu plus sensuelle et à moins d’être tombée sur une hybride moustique lesbienne et violeuse, elle dû s’arracher à ses pensées de plomb pour se forcer littéralement à ouvrir un œil.

Sa respiration se modifia, preuve qu’elle se réveillait et elle l’entendit chuchoter ses mots. « oh ta gueule je dors, quoi.. » fut véritablement les premières paroles qui lui vinrent à l’esprit mais elle se força à manifester une légère désapprobation par un grognement d’ourse privée de miel. Même si les propos étaient graves, Caitlyn n’aimait pas qu’on l’emmerde surtout alors que pour une fois, elle dormait vraiment bien. Mais c’était Amy, et Amy fallait l’aimer des fois…

Les yeux clos, elle l’écouta silencieusement ayant d’abord une furieuse envie de lui répondre « ok » et de se tourner pour dormir, non, ce n’était vraiment pas sympa. D’autant plus qu’elle commençait à se souvenir du moment où justement elle avait perdu le fil de la nuit, c'est-à-dire l’évasion vers les toilettes. Ok ! Super sexy Caitlyn, tu t’étais endormie comme une pauvre merde, c’est toi qu’il fallait aimer des fois finalement aussi ! Avec une voix complètement endormie mais vraiment touchante par ses accents d’enfant elle commença.

- Hummm…Amy…P’tite conne, c’est peut être hors sujet…Grande conne tu préfères ?

Elle se tourna vers elle, ouvrant un œil comme une chouette.

- Et comment que j’veux que tu montres avec toutes tes fêlures seulement avec moi ! T’as même intérêt…T’es pas une super woman ma puce, juste une humaine avec une mutation génétique, les merdes qui vont avec et une tonne de responsabilités à gérer et si tu veux jouer à celle qui pisse le plus loin avec tes copains en collant et avec cape, libre à toi tant qu’tu l’fais pas ici, dans mes bras ou entre nous. Si t’as besoin d’ça pour t’affirmer, alors fais le…Moi j’sais qui tu es et ce que tu vaux et ça se passe de toute démonstration d’ce genre. On est différente sur quelque points, mon cœur, j’veux pas être une X Men absolument pour combattre mais pour rassembler, mon rôle est de montrer que la moindre merde comme moi peut parvenir à faire quelque chose de bien d’sa vie et aider ceux qui s’perdent en chemin…J’aspire à ça. L’aspect gueguerre de xavier et Magneto, je t’avoue j’m’en fous un peu…sauf si on s’en prend à toi, là je deviendrais…instopable. Humm..c’est..ptete pas trop clair…sorry..je pionce un peu..

Cait se remit sur le dos, fermant les yeux en soupirant.

- Crois pas qu’t’es la seule à jouer un rôle avec les autres…
J’vais pas y arriver…cette foutue passation…j’y arriverai pas. J’ai peur, je suis morte de trouille, j’ai l’impression qu’c’est une vaste blague. J’suis complètement à l’ouest, j’suis nulle. Je joue à la conne parce que j’ai vingt-cinq piges et qu’j’veux pas être adulte. C’est plus facile d’être une ratée que de décevoir ceux qui espèrent pour toi…Je vais vous décevoir, je m’excuse d’avance. Là crois-moi, moi aussi j’aurais besoin d’chialer dans tes bras ce soir-là.
Plus de mensonges…plus de non-dits….


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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Mar 13 Nov - 1:02

Caitlyn fut visiblement dérangée part l’intervention d’Amy, son visage se plissant de mécontentement ; l’italienne avait l’impression d’être une enfant venue réveiller sa mère après un cauchemar, mais elle n’hésita pas à parler, elle le devait.

- Hummm… Amy… P’tite conne, c’est peut être hors sujet… Grande conne tu préfères ? répliqua sa Cati avec une voix enrouée par le sommeil.

- Ce que tu veux tant que tu me laisse Ptite Brune ; la taille moyenne c’est 1.70, je suis à 1.69, donc je rentre encore dans les critères, hein ?

Caitlyn, même à moitié consciente, lui répondu qu’elle avait intérêt à lui montrer ses fêlures, lui décrivant sa situation avec un point de vue enfantin mais tellement clairvoyant : oui, malgré la puissance croissante de ses pouvoirs, elle n’en restait pas moins humaine, avec qualités et ses travers, au nombre desquels sa tendance à démultiplier les engagements et sa peur de ne pas être à la hauteur, bien que ce dernier point fut dit d’une manière blessante. Jouer à celle qui pissait le plus loin avec ses copains en collant et avec cape ? Il ne s’agissait pas de jouer à celle qui pissait le plus loin, cela n’avait aucun intérêt : elle ne voulait pas être la meilleure, juste être à la hauteur.

Amaranth détourna les yeux, rompant le contact de sa paume de main, pour tourner la tête vers le plafond, regardant les détails de ce dernier dans le noir, nullement gênée par l’obscurité ; amère constatation de la première nuit, elle y voyait parfaitement, même à une intensité lumineuse bien plus faible. Avait-elle les yeux qui brillait dans la nuit, comme les chats ? Non, probablement, sans quoi Cait’ lui aurait déjà fait remarquer.

- On est différente sur quelque points, mon cœur, j’veux pas être une X Men absolument pour combattre mais pour rassembler, mon rôle est de montrer que la moindre merde comme moi peut parvenir à faire quelque chose de bien d’sa vie et aider ceux qui s’perdent en chemin… J’aspire à ça.

C’était ainsi qu’elle la percevait ? Comme une barbare avide de sang et de bataille ?

L’italienne se mordit la lèvre ; Nephilim voulait seulement être capable de protéger ceux qu’elle aimait et ce en quoi elle croyait. Elle ne voulait pas la violence, elle ne voulait pas la guerre, elle voulait juste être à la hauteur de ce qu’on attendait d’elle, et de ce qu’elle attendait d’elle-même : protéger les siens, par ces temps de violence, impliquait de savoir ce battre, Caitlyn devait mieux le comprendre que n’importe qui après ce qu’elle avait vécu.

Aux paroles blessantes succédèrent les paroles réconfortantes, Caitlyn lui déclarant qu’elle vaincrait quiconque s’en prenait à elle. Après avoir roulée sur le dos et soupiré, elle reprit : Amy n’était pas la seule à avoir un masque, il était temps pour Fuzzy de faire tomber le sien. Amaranth porta immédiatement son regard sur son aimée, l’écoutant en oubliant ses propres doutes.

- J’vais pas y arriver… cette foutue passation… j’y arriverai pas. J’ai peur, je suis morte de trouille, j’ai l’impression qu’c’est une vaste blague. J’suis complètement à l’ouest, j’suis nulle. Je joue à la conne parce que j’ai vingt-cinq piges et qu’j’veux pas être adulte. C’est plus facile d’être une ratée que de décevoir ceux qui espèrent pour toi… Je vais vous décevoir, je m’excuse d’avance. Là crois-moi, moi aussi j’aurais besoin d’chialer dans tes bras ce soir-là.
Plus de mensonges… plus de non-dits…


Repliant ses ailes dans son dos, lesquels n’en restait pas moins sur le drap qui leur servait de couverture, Amaranth se redressa légèrement, glissant jusqu’à sa compagne. Restant ainsi, à moitié redressée, accoudée d’un seul, l’italienne caressa la joue de Caitlyn du dos de sa main libre.

Que lui dire ? Que lui dire alors qu’elle-même y avait laissé énormément ; qu’elles y avaient laissé énormément. Lui dire que tout allait bien se passer, comment la dernière fois ? Non, c’était tout simplement impossible, c’était un mensonge : Nephilim ne savait pas comment cela se passerait pour Fuzzy, et maintenant qu’elle y pensait, elle craignait que son amour n’ait un choix impossible à faire, comme elle-même. Jusqu’où Xavier pouvait-il pousser le vice ? Elle ne savait pas, mais savait une chose : elle n’avait jamais giflé un handicapé, mais il y avait un début à tout.

Regardant durant quelques secondes Caitlyn retourner vers les bras de Morphée, admirant cette simple personne qui signifiait tant, elle ce décida de reprendre la place qui était sienne. Ses ailes n’avaient plus besoin de se déployer autant qu’avant, mais cherchaient toujours à couvrir au mieux la prunelle de ses yeux, en une seconde couette plumeuse.

- Que tu réussisses ou que tu échoue, tu ne me décevras pas ; tu ne me décevras par car tu auras fait ton maximum, car tu auras donné le meilleure de toi-même et car tu suivras tes idéaux, nos idéaux, jusqu’au bout. S’ils ne sont capables de voir la force et l’héroïsme qu’il y a en toi, moi, je les vois, et je les verrais toujours. Tu n’as pas à être une X-Men pour être une héroïne, tu en es déjà une, à mes yeux. T’es pas une ratée, Caitlyn Elioth, et même quant tu cherche à faire croire que tu l’es, la vérité transparait toujours. Si on est ensemble, c’est grâce à toi, si on vit, c’est grâce à toi. Je veux être là pour chacune de tes larmes, les recueillir dans le creux de mes mains, te serrer dans mes bras aussi fort et aussi longtemps qu’il le faudra pour te rassurer, pour t’aider. Je t’aime, Cati, je t’aime et je ferais tout pour toi. Dors, tu en as besoin ; dors et oublis tes doutes, tes peurs, ils n’ont plus lieux d’être : nous sommes ensembles. Tu nous as sauvées. Repose-toi.

Caitlyn n’eut pas à ce le faire dire deux fois, et Amy posa doucement sa tête contre le torse de son aimée, oreille contre le cœur, veillant sur son rythme et se laissant bercer par ce dernier. Tout était à sa place, et rien n’aurait put briser cet instant de tendresse, pas même le ronflement d’un Fuzzy endormie sur le dos.

Encore que, fallait pas que ça dure cette connerie, parce qu’avec l’ouïe améliorée, c’était Amy qui n’allait pas fermer l’œil. Mais ce n’était pas grave, elle l’aimait quant même ; elle l’aimait pour cela aussi.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 18 Nov - 17:34

05 Septembre.

Au Sujet de ces Déceptions sur Soi et sur les Autres.



Elle se tenait près de la fenêtre, le regard perdu vers un coucher de soleil flamboyant. Une expression d’inquiétude barrait son front et la nervosité chez elle se traduisait par un mouvement régulier des doigts de sa main droite pianotant en rythme sur l’encadrement en bois de la fenêtre. En arrière fond, la télé susurrait les notes un peu gauches et sans âme d’un concert d’un groupe anonyme sur une chaine musicale, elle ne voulait pas s’y absorber, son esprit parcourant les options qui s’offraient à elles face à une situation complètement imprévue.

- Est-ce que tu sais ce que Charles va adopter comme position vis-à-vis du BAM ? Alexandre était dans le même dispositif que le mien même si Hopes n’était pas son référent. Si nous décidons de lui laisser une marge de manœuvre, ça ne sera p’tete pas le cas du Bureau. Ce petit con s’est foutu dans un merdier pas possible…

Elle cessa de pianoter et frappa d’un geste brisque, poing serré sur la boiserie, considérant son poing d’un air absent suite à cette brusque bouffée de colère. Sa voix restait relativement calme mais son intonation trahissait à la fois inquiétude, déception et bien entendu une froide colère face aux évènements.

- Crétin !! Je te jure que dès qu’il revient, ses quilles je vais lui enquiller une à une dans l’fion ! T’as beau tendre une main, on finit toujours par te la foutre en pleine tronche ! Non mais il croyait quoi ? Ne pas nous abandonner, mes fesses ! C’est exactement ce qu’il vient de faire…Et c’est quoi ce charabia métaphysique à la mort moi l’nœud ?
Crétin…foutu crétin…


Elle ferma les yeux en retenant son souffle, puis jeta un regard à sa compagne toujours assise sur le lit, la lettre entre ses mains.

- Mais c’est des conneries !

Elle explosait, puis se rendant compte de son emportement, elle fuit le regard d’Amy et se dirigea vers les cartons où elles entassaient les affaires pour le déménagement de chambre puisque à présent, la condition d’X Men d’Amy lui permettait de vivre dans une chambre attitrée, puis en sortit sa veste en cuir rouge sang.

- Ca fait deux jours. J’veux qu’on bouge, c’est trop long. J’sais moi de quoi il est fait l’monde la dehors, il est dangereux c’monde là. Lui il n’y connait rien. J’ai mes contacts, mon réseau…Il suffit que je frappe aux bonne portes et..et..je..Tain, il me faudrait peut-être un flingue. C’est dangereux, le milieu. Et puis merde..j’ sais même pas où il est parti ce con. Si tu veux pas venir, j’comprends…C’est pas du beau monde mais j’arriverai bien à trouver une piste.

Elle frappa à nouveau sur l’encadrement de la porte en étouffant un cri de colère.

- Ah mais Par le Sang du Christ ! pourquoi il ne m’a pas parlé. Il savait qu’j’étais là, je lui ai dit bordel !!! C’est toujours du vent c’que j’dis ou quoi ? J’suis si transparente que ça ? Pourquoi toujours joué au héro à la con en gardant tout pour sa fiole quand il suffit d’accepter l’aide qu’on donne.
Je me sens si…trahie ! Il avait promis de se laisser aider !
C’est mon rôle à présent de gérer ce genre de cas...Une conseillère sociale, on va me payer pour ça ! J’aurais dû être plus présente.

Et MERDE !


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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 18 Nov - 19:00

Mercredi 5 Septembre – 19 : 38 P.M.
La renaissance d’Amy avait été la période la plus mouvementée de toute sa vie, comme si le sort avait voulut que son dix-neuvième anniversaire soit la journée la plus pourrie de sa vie ; merci, les gens, je vous rendrais la pareille, promis.

D’abord, la passation, qui avait mal tournée tant pour sa foi en Xavier et les X-Men que pour ses émotions, puis Amaranth, qui avait faillit détruire son amour par l’ignorance, et enfin son meilleur ami qui foutait le camp. Si cela n’avait pas été tragique, s’eut fait un magnifique sujet pour VDM. Lors de la journée précédente, alors qu’elles se faisaient du mal mutuellement à croire qu’elles allaient perdre l’autre mais à se plier à leurs obligations, Nephilim et Fuzzy c’était occupé du cas Alexander Funke, alias Doigts de Fée, qui leur avait magistralement levé le majeur dans un simple mot épinglé sur leur porte.

Le manque de communication entre-elles avaient fait qu’elles s’étaient occupé et inquiété de son cas chacune de leur côté, mais cela ne durerait pas, et Amy comprit que c’était le moment dès qu’elle entra dans la chambre, revenant des douches des filles. Elle avant sa serviette de toilette sur l’épaule, et ses fringues à la main, marchant pieds nus, ses ailes déployées pour lui faire office de vêtement, enroulées autour de son corps dans une robe plumeuse mais assez angulaire, il fallait bien le reconnaitre : les os des Ala-pulmos étaient peut-être creux et pliables, mais pas mou pour autant.

Caitlyn se tenait près de la fenêtre, regardant le soleil à l’horizon, la lettre de DDF encore ouverte sur les matelas qui leurs servaient de lit double. Jetant indifféremment ses affaires, Nephilim replia ses ailes jusque dans sa cage thoracique, révélant une nudité complète qui ne la gênait plus, avant de s’allonger sur le flan, vers Cait’, tenant sa tête d’une main et se saisissant du mot d’Alex pour le relire une nouvelle fois.

Doigts de Fée a écrit:
J'ai trouvé que ce qui me manque, j'ai enfin découvert pourquoi je n'étais pas entier.
Et je vais le chercher, je dois le trouver pour être à nouveau complet, pour redevenir celui que j'ai perdu. Je sais qui je suis, je sais qui je vais devenir.
J'ai besoin de temps, j'ai besoin de ça, j'ai besoin de le retrouver, de me retrouver. Je reviendrais, je vous le jure. Une promesse est une promesse, jamais je ne vous abandonnerai.
Quand vous me reverrez, je serais complet

Merci pour tout mes anges.

Doigts de Fée, et bientôt Alexander, je l'espère.

Ses anges, ses anges… elles allaient lui voler dans les plumes !

Fuzzy devait se faire une réflexion similaire, n’étant pas non-plus de meilleure humeur : elle pianotait des doigts sur le rebord de la fenêtre. Sans doute se sentait-elle trahie, par le comportement de cet ami commun qui leur avait promit à chacune d’être là avant de disparaitre ; peut-être fautive aussi, mais elle l’avait sauvé elle, elle ne pouvait pas également sauver Doigts de Fée.

Frappant du poing sur le bois, son amour eut un éclat de colère, lui demandant d’une voix calme, qui contenait bon gré mal gré ses émotions, si elle savait ce que comptait faire Xavier. Oui, Nephilim le savait : Doigts de Fée avait trois jours pour revenir, après il devrait prévenir le BAM ; autant, se faire ramener de force à l’Institution Xavier était une chose, autant connaitre la même chose avec le Triskelion en était une autre. Le BAM n’accordait pas de troisième chance, et leur ami venait de griller sa seconde.

- Crétin !! Je te jure que dès qu’il revient, ses quilles je vais lui enquiller une à une dans l’fion ! T’as beau tendre une main, on finit toujours par te la foutre en pleine tronche ! Non mais il croyait quoi ? Ne pas nous abandonner, mes fesses ! C’est exactement ce qu’il vient de faire…Et c’est quoi ce charabia métaphysique à la mort moi l’nœud ?
Crétin…foutu crétin…


- J’irai emprunter deux paires de gants chirurgicaux à l’infirmerie et je t’assisterais dans l’opération si tu le veux bien,
répliqua froidement Amaranth, parfaitement calme à l’extérieur.

Aucune d’elle n’avait véritablement eut le temps de s’énerver contre Alexander, mais maintenant, elles traitaient le sujet de deux points de vus différents : Caitlyn, en tant qu’amie inquiète, et Amy, en tant qu’X-Woman. Ne pas paniquer, et user de son cerveau. Elle s’inquiétait beaucoup pour Alex, qu’elle ne voyait pas non plus se démerder seul dans la rue, même sans en avoir la connaissance qu’en avait Caitlyn.

- Hors de question ; hors de question que tu reprennes tes contacts avec la mafia pour le retrouver. C’est derrière toi, tout cela, t’en es sortie, te replonge pas là-dedans inutilement.

- Ah mais Par le Sang du Christ ! Pourquoi il ne m’a pas parlé ? Il savait qu’j’étais là, je lui ai dit bordel !!! C’est toujours du vent c’que j’dis ou quoi ? J’suis si transparente que ça ? Pourquoi toujours joué au héro à la con en gardant tout pour sa fiole quand il suffit d’accepter l’aide qu’on donne.
Je me sens si…trahie ! Il avait promis de se laisser aider !
C’est mon rôle à présent de gérer ce genre de cas...Une conseillère sociale, on va me payer pour ça ! J’aurais dû être plus présente.

Et MERDE !


Amy se leva, laissant sur place la lettre pour s’occuper de Caitlyn. Se collant dans le dos de cette dernière, elle passa un de ses bras autour du cou de Fuzzy, posant son menton sur l’autre épaule pour coller sa joue contre celle de son aimée. Fermant les yeux un instant, elle contint le flou qui lui traversa le visage, s’appuyant de sa main libre sur le rebord martyrisé.

- Je sais, il a mentit ; il a disparut alors qu’il avait promit d’être là. Cependant, je ne veux pas lui en vouloir, pas encore. Combien de fois nous sommes-nous menties ? Ce n'est pas irrattrapable, pas encore. Il veut du temps, du temps pour se retrouver, accordons lui au moins cela. Il nous a demandé du temps, et si nous avons toutes les raisons de ne pas le lui accorder, nous en avons également une de le faire : lui faire confiance. C’est notre ami, après tout. Je ne veux pas croire qu’il nous a trahit et abandonné, pas encore. Xavier lui a donné un délai, trois jours, déjà deux sont écoulés, avant de prévenir le BAM. L’idée du délai, je ne suis pas pour, mais je pense qu’Alex le mérite ; l’idée du BAM, je suis encore moins pour, mais on n’a pas vraiment le choix ; trois jours, c’est ça le maximum que vous avez le droit comme sortie, non ? Je sais qu’il vous faut une autorisation pour sortir de l’état, et que du pays ce n’est pas envisageable, mais pour sortir de l’Institut, c’est selon les modalités normales : trois jours pour un étudiant sous tutelle. Je ne me trompe pas. Ensuite, on devra aller le chercher, même si je crains que trois jours, ce ne soit pas suffisant pour qu’il se retrouve. Dans tous les cas, n’espère même pas que je te laisse te tourner à nouveau vers la pègre. On a le Cérébro, dès que le délai est passé, Xavier ou Frost le localise et on va le chercher. S’il n’est pas revenu d’ici là, on le ramènera par la peau du cul et crois-moi qu’il nous fera des excuses. Il aura beaucoup à se faire pardonner, affirma-t-elle avec un soupire. Cependant, j’ai peur que trois jours ce ne soit pas suffisant, pour lui ; je ne veux pas que tout cela ait servit à rien, et qu’on gâche sa chance de trouver ce qu’il lui manque. J’aimerai lui donner plus de temps… avant de gâcher son matériel de jonglage. Dix jours ? Cela lui en laisserait encore huit avant qu’on lui explique ce qu’il en coûte de se faire la mal comme un rat. Je suis pas conseillère sociale, pas les compétences pour cela, j’essayerai de voir pour un job de pionne après demain, histoire de n’avoir pas que le titre X-Men mais de réellement faire quelque chose pour l’Institut ; cependant, je sais que le fait que tu sois plus présente n’aurait rien changé. Il n’aurait pas voulut nous impliquer là-dedans : il veut nous rendre fière, ne pas nous montrer ses moments de faiblesses. Il n’est pas si différent de nous. Ce combat, probablement qu’il doit le mener seul. Nous, on ramassera ce qu’il en ressortira.

Elle se tut, regardant le coucher de soleil depuis l’épaule de Caitlyn.

Qui avait parlé ? Qui avait prononcé ces mots ? Ses mots ? Ils ne traduisaient ni l’inquiétude ni la colère, mais l’italienne ne voulait pas se laisser aller, sans quoi elle n’aurait put contrebalancer celles de Cait’ et parvenir à un résultat utile pour tout les partis. Seul problème restait le BAM, mais ce ne serait pas la première fois que Xavier faisait preuve d’une transparence opaque à leur égard, et pour une fois, ce ne serait pas Daniel Hopes qui devrait les couvrir.

- On va y arriver, tout va bien ce finir comme toujours, déclara-t-elle, autant pour rassurer Caitlyn que pour se rassurer elle-même.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Lun 19 Nov - 20:40

« On va y arriver, tout va bien ce finir comme toujours »

Cait resta interdite un court instant, tournant son visage vers celui de sa compagne qui se trouvait posé dans le creux de son épaule. Tout en sentant la chaleur rassurante de sa nudité épouser le creux de ses reins, elle déposa sur ses lèvres un léger baiser avant de reporter son attention sur le coucher de soleil puis de déposer sa main contre la sienne. Elle murmura doucement, sa voix ne traduisait pas réellement de tristesse ou de sentiment négatif, juste une maturité qu’elle n’affichait que très rarement et surtout qu’elle conservait pour ceux qui comptaient réellement pour elle. Très peu la connaissait sous ce jour adulte et calme, à la lime de ce qu’on aurait pu nommer une sorte de mélancolie réaliste et lucide.

- Oui…Mais tu vois, ce n’est pas la fin qui m’importe, ce sont toutes ces souffrances qu’on doit accuser avant d’y arriver. A chaque fois que j’ai l’impression qu’on pourrait avoir une voie dégagée devant nous, un nouvel obstacle surgit toujours, comme si ça allait toujours être comme ça. J’ai parfois l’impression de me battre dans l’utopie d’un calme…qui ne viendra jamais. Gamine, je rêvais d’une vie simple et rangée, loin du tumulte. J’aimais bien regarder les nuages durant des heures et y voir des formes ou sauter dans flaques d’eau de bonds en bonds. J’avais hâte d’être une adulte et finalement, ça m’a pas apporté grand-chose de bon…A part toi et c’est déjà énorme. Jub m’a dit un jour qu’un grand pouvoir amenait inévitablement des grandes responsabilités, moi j’ai pas l’impression d’avoir un grand pouvoir mais le poids de ces responsabilités, là j’ai été super servie. T’as pas idée combien c’est lourd…Si..J’ suis conne, bien sûr que t’as idée et t’en paye le prix fort. J’me demande…ce qu’elle est devenue cette gamine qui aimait courir comme une tarée sur la plage en battant des bras et en pensant que la chose la plus magnifique au monde…c’était un coucher de soleil.

Elle laissa passer un bref silence, le regard plus nostalgique, un sourire discret naissant sur ses lèvres avant de disparaitre pour faire face à une sorte de masque à la fois sérieux et presque sévère.

- Nous croyons en demain…Oui…Mais j’ai parfois l’impression que nous sommes bien les seules à le clamer. Alexandre, qu’est-ce qu’il cherche ? Ouvrir des portes sur des choses plus douloureuses les unes que les autres, c’est de la connerie…Ca fait mal de remuer le passer, il faut le laisser reposer dans sa tombe. Le cœur des Hommes est un sol stérile, comme la terre des cimetière, il n’y pousse que des remords et des départs. Dix jours, tu dis ? Soit…ensuite on ira le chercher et je suis certaine déjà que cela se passera mal, parce que ce n’est pas vrai ma chérie, même avec tout l’amour que tu m’inspire, ca n’est pas vrai.. tout ne finit pas toujours bien, comme dans ces comics que je lis aux chiottes. La vraie vie, la dehors, elle cogne, elle fait mal. On tombe et elle nous broie. Nous vivons dans une sorte de cocon hyper protecteur, une couveuse à rêves douillets. Mais qui il y a dehors pour les gens comme Alexandre ? Qui il y a ? Personne. Même dieu s’en branle…alors comment veux-tu que nous…avec nos bouches en cœurs et nos discours plein de bonnes intentions…comment veux-tu qu’on arrive à les sauver ?

Ne te méprends pas, SweetLove, c’est pas de la tristesse…c’est juste…parfois, j’aimerai être beaucoup plus forte, et sauver tous ceux qui souffrent de ce qu’on souffre ou que ce qu’on a souffert. C’est étonnant dans le fond…j’ignore la douleur physique et paradoxalement, c’est contre ça que j’aimerai lutter et vouer mon existence ; que plus personne n’ai à souffrir…inutilement.


Elle inclina la tête contre celle de sa compagne se perdant dans la contemplation du ciel s’embrasant à l’horizon.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Lun 19 Nov - 21:52

- Oui… Mais tu vois, ce n’est pas la fin qui m’importe, ce sont toutes ces souffrances qu’on doit accuser avant d’y arriver, déclara Caitlyn après l’avoir embrassée et s’être saisit de sa main, dévoilant une fois de plus le visage caché au monde, celui qui résultait de son expérience et de ses malheurs, celui qui la montrait non-pas enfant mais belle et bien adulte, plus adulte qu’elle ne l’était réellement d’ailleurs.

Si les âmes vieillissaient différemment des corps, celle de Caitlyn devait être ancienne ; elle avait vu trop de malheur, plus qu’Amy ne pouvait probablement en supporter. Et dire que certains de ces malheurs étaient de sa faute. Nephilim colla à nouveau sa joue contre celle de Fuzzy, appuyant un peu plus fort, de même qu’elle serrait un peu plus fort la main de son aimée. Elle avait besoin du contact de Cait’ : malgré son optimisme, son amour avait touché un point sensible : la douleur.

Oui, même quant tout semblait aller bien, ce n’était qu’éphémère. Un chemin tortueux, mais surtout, un chemin difficile, toujours ; la vie était faite de difficultés. Oui, elles se battaient pour une utopie, une utopie portant un nom : Institution Charles Xavier. Une Utopie, oui, mais lorsqu’on y regardait de plus près, cette utopie l’était-elle tant que cela ? Les sacrifices requis par les X-Men, et même le fait qu’il n’y ait pas d’humain dans cette école prônant la cohabitation pacifique.

Caitlyn avait eut des rêves, et visiblement, ils s’étaient envolés ; il ne tenait qu’à elle d’y croire encore. Tant qu’il y avait quelqu’un pour croire en quelque chose, il y avait toujours une chance qu’il réussisse à l’accomplir. Amy voulait croire en cela, mais il était vrai que son histoire n’avait jamais été tragique ou désespérante. A seule fois où elle aurait put désespérer, il y avait eut une étoile rousse pour la remonter du plus profonds de la détresse jusqu’au soleil qu’elles contemplaient actuellement.

- Jub m’a dit un jour qu’un grand pouvoir amenait inévitablement des grandes responsabilités, moi j’ai pas l’impression d’avoir un grand pouvoir mais le poids de ces responsabilités, là j’ai été super servie. T’as pas idée combien c’est lourd… Si… J’ suis conne, bien sûr que t’as idée et t’en paye le prix fort.

En avait-elle réellement l’idée ? Amaranth était le prix de son pouvoir, semant le doute jusque dans son être sur qui elle était, mais Caitlyn était là, elle était toujours là, pour l’aider. Amy avait choisit de devenir X-Woman pour protéger ceux qu’elle aimait et défendre les idéaux dans lesquels elle croyait, elle n’hésiterait pas à se mettre en danger pour les autres, à se sacrifier pour eux. Elle ne savait pas si elle avait de grands pouvoirs, mais elle savait qu’elle avait des responsabilités, et dans son cas, c’étaient ses pouvoirs qui c’étaient adaptés à ses responsabilités, et non pas ces dernières qui entrainaient les premières.

- J’me demande… ce qu’elle est devenue cette gamine qui aimait courir comme une tarée sur la plage en battant des bras et en pensant que la chose la plus magnifique au monde… c’était un coucher de soleil.

Amy ne savait pas, il lui semblait ne jamais avoir connue cette enfant regardant les nuages ou sautant dans les flaques d’eau, mais elle avait l’impression de pouvoir l’entrevoir parti la nostalgie et le cœur de Caitlyn.

- Nous croyons en demain… Oui… Mais j’ai parfois l’impression que nous sommes bien les seules à le clamer.

Elles étaient peut-être les seules à le clamer, mais tant qu’elles le clamaient ensemble, elles pouvaient continuer à y croire : tant qu’il y avait quelqu’un pour croire en quelque chose, il y avait toujours une chance qu’il réussisse à l’accomplir. Optimisme borné, sans doute, mais Amy avait toujours vu le soleil, même après la tempête : il revenait toujours, car à se battre pour le retrouver, on finissait toujours par réussir. Elles finissaient toujours par réussir, ensemble.

Que cherchait Alex ? Son passé ou sa liberté ? Amy ne savait pas, mais ce qu’elle savait, c’était que Caitlyn avait raison : à remuer un passé douloureux, on rouvrait toujours de vieilles blessures. Nephilim n’avait pas de telles blessures, mais les réveils hurlant de Fuzzy à cause des cauchemars, les peurs nocturnes et le tourment que lesdites blessures infligeaient à son aimée suffisaient à la convaincre de la cruauté de la chose ; Caitlyn s’en remettrait-elle un jour ? Les cauchemars restaient présents, bien que de lui en plus espacés, et l’italienne en avait fait un combat personnel pour exorciser celle qu’elle aimait de ses démons.

Pourquoi dormir contre Caitlyn, oreille contre son cœur ? Pourquoi la couvrir de son aile ou de ses bras ? Pourquoi tant de contacts alors même qu’elles dormaient ? Parce qu’elle espérait pouvoir ainsi protéger son aimée de ses cauchemars, les repoussant comme un attrape rêve. Elle voulait que même dans les ténèbres des songes de Caitlyn Elioth, cette dernière sente la présence rassurante et amoureuse, ce lien indestructible et immuable qui les unissait, comme un phare dans la nuit et dans la tempête.

Mais lorsque la tempête se faisait en plein jour, comment allumer la lumière de l’espoir ?

Le cœur des hommes n’était pas un sol stérile et mort, Amy croyait en l’Homme, en l’Humanité ; sinon, pourquoi serait-elle capable de croire en l’idéologie de Xavier ? Peut-être que cela se passerait mal, peut-être qu’Alexander aurait changé ou qu’il aurait fait des choses qu’elle ne préférait pas imaginer, mais elles le ramèneraient, en vie et entier – enfin, elles en casseraient peut-être un petit bout. Une, la vraie vie faisait mal et frappait, encore et toujours, Nephilim l’avait comprit, même si elle n’avait commencé cette vraie vie que depuis son arrivée à l’Institut, et la dégénérescence de ses pouvoirs ; mais elle payait le prix de cette vraie vie, car elle lui avait donné Caitlyn, et cela compensait toutes les souffrances qu’elle pourrait endurer.

- Ne te méprends pas, SweetLove, c’est pas de la tristesse… c’est juste… parfois, j’aimerai être beaucoup plus forte, et sauver tous ceux qui souffrent de ce qu’on souffre ou que ce qu’on a souffert. C’est étonnant dans le fond… j’ignore la douleur physique et paradoxalement, c’est contre ça que j’aimerai lutter et vouer mon existence ; que plus personne n’ai à souffrir… inutilement.

Amy eut une contraction de visage, une légère colère montant en elle.

- On… on ne peut pas sauver tout le monde. C’est… c’est la leçon la plus amer que j’ai apprise durant ma passation. Parfois, je me dis que j’aurai dû rester là-bas pour ne pas risquer la vie d’une autre, mais cette vie n’était pas réellement, alors j’ai put la sacrifier ; qu’en aurait-il été si cela avait été vrai ? Je ne sais pas, et je ne préfère pas le savoir. Cela sera dur, oui, on va avoir du mal, mais ensemble, on va y arriver. Et c’est parce qu’on va y arriver que tout ce terminera bien. J’ai toujours vécue protégée du monde, c’est notre principale différence. Avant d’arriver aux USA, il ne m’était rien arrivé de notable, pas même ma mutation. Tout c’est toujours fait en douceur, pour moi, en Italie. Ce n’est que depuis l’Institut que j’ai comprit le monde ; mais je préfère toujours le voir comme me le montre le soleil levant, plutôt que sous l’abrupte zénith. Le cœur des Hommes n’est pas un sol mort, pas tant qu’ils croient en eux ; il faut cultiver ce qu’on y plante, il faut faire attention à sa fragilité, mais c’est dans l’amour et la tendresse qu’il grandira et gagnera ses lettres de noblesse. Je ne sais pas ce qu’il est advenue de la gamine qui regardait les nuages et sautaient dans les flaques, mais je sais une chose : il ne tient qu’à toi de la redevenir. On courra sur la plage, si tu veux, on sautera dans les flaques sous les pluies ; quant à la chose la plus magnifique au monde, c’est ton sourire. Le coucher de soleil arrive en deuxième position, après toi.

Décollant son visage de celui de Caitlyn, Nephilim plaça la main qui tenait le rebord de la fenêtre sur le côté de Caitlyn, la tournant vers elle. Contemplant son visage et le jeu d’ombre et de lumière qui éclairait ses traits, Amy offrit le plus beau sourire dont elle était capable à celle qui méritait tellement plus. Baissant sa tête, elle colla son front et son nez contre ceux de Fuzzy.

- Sourit-moi, Cati, sourit s’il te plait. Tout se finira bien, et si nous devront avoir mal, le jeu en vaudra la chandelle. Tout finira bien, car il y a encore de l’espoir, car il y a toujours de l’espoir. Il y a de l’espoir tant que nous sommes ensembles, et tout finira bien pour les mêmes raisons : Ne jamais s’abandonner, ne jamais arrêter de courir mais savoir où on va, ne jamais cesser de s’aimer ; comment cela pourrait-il mal finir si nous respectons cette maxime ? Ce serment ? Nous croyons à demain, mais nous avons des raisons d’y croire. Ne l’oublie jamais.

Dans les lumières d’un soleil couchant, Amaranth déposa ses lèvres sur celles de celle qu’elle aimait, signant sa promesse et partageant son optimisme avec celle qui en avait le plus besoin. Caitlyn lui rendrait son sourire, une fois leur baisé terminé, elle le savait. Et ce sourire laisserait l'étoile solaire se coucher sur le plus grand des espoirs...

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 22 Nov - 14:39

17 Septembre 2012 : Chambre D'amy de Lauro / Caitlyn Elioth. 3h50 AM
Interlude.



Vous pensez que franchement la vie des humains est compliquée ? Ben alors pensez ce qu’on peut ressentir nous autres ! J’ai jamais demandé à être ici, j’étais bien moi dans ma boutique avec mes copines, bah ce n’était pas pour ce qu’on se racontait : on n’a jamais été du genre bavard dans ma famille. La plupart du temps, on fait tapisserie dans les soirées, on pose se contentant d’être là pour égayer un peu le paysage. Une de mes sœurs a été présente à un mariage, une autre à un enterrement. Quelle connerie, invitées d’honneurs auprès de gens qu’on ne connait même pas comme si on y pouvait quelque chose nous, à leurs petits malheurs ou leurs petites joies ! Est-ce qu’un jour seulement on s’est posé la question de savoir ce qu’on pouvait bien en penser nous, de tout ça ? Non, bien sûr, plus simple de croire qu’on n’a pas d’avis. Ah monde de merde tiens ! Moi je m’voyais luisante au soleil, courbée sous la pluie, bien dans ma terre et caressée par les vents indulgents. Au lieu de cela, je me retrouve cloitrée dans une maison de cinglés déviants dans une petite chambre avec deux lesbiennes psychotiques ! Tous les jours je m’accroche pour survivre et tous les jours je me sens ouvertement menacée.

D’abord, y’a la rousse. J’entrave rien à ce qu’elle dit, elle me parle comme à un mongolien de troisième zone, si plus tard elle arrive à enfanter j’ose même pas imaginer la tronche de sa progéniture avec un tel comportement, de toute façon, elle n’est pas nette ! C’est une femme enfant qui passe la moitié de son temps à poil et a tenter des attouchements sur moi en me grattant les feuilles, j’ai vu quelque part alors que j’écoutais la télévision, qu’il s’agissait d’une ignoble parade amoureuse en vue de trouver un partenaire sexuel ! Elle a des mœurs étrange et cherche ouvertement une relation « hors espèce » avec moi, je ne suis pas dupe. Dès qu’elle approche, je me fige dans mon pot et je pense à autre chose, mais tous ces assauts répétés et personne à qui s’en plaindre parce que la maltraitance sur plante, évidemment, tout le monde s’en tape hein ! Vous avez jamais entendu ce cri horrible du gazon quand on le tond ou alors ce hurlement terrible des épinards ou de la salade qu’on dévore…moi si ! Alala ! L’Homme, le pire prédateur du monde et tout l’monde s’en tape royal. Déjà , j’avais le plus beau prénom du monde qui en langage plante veut dire « Celle qui fait rosir l’alizée » et on m’a humilié d’un prénom de vache ! Laurette ! Pourquoi Germaine ou Gertrude ! C’est bien connu, la descente dans la négation de l’être commence par la destruction de ce qui fait notre individualité. Laurette…une mauvaise blague ! Elle s’est approprié mon nom et cherche par ses mains corruptrices à s’approprier mes tiges et mon âme ! La preuve, comme elle sait que ses attouchements me laissent de marbre, elle me force a assister aux siens avec l’autre skysophrène afin d’éveiller un intérêt pour la chose. Le triolisme, on aura tout vu ! Que dire de cette horrible peluche de Castor qui me jette un regard oblique depuis, lui aussi tôt ou tard, et j’en mets mon pot au feu, servira de jouet sexuel dans leurs ébats contre nature.

Je pourrais supporter la rousse et ses tendances nymphonamiques mais que dire de l’autre ! Une espèce de croisement entre un cyborg et un pigeon géant polymorphe car elle a changé de forme dernièrement ce qui la rend surement plus dangereuse. Des yeux froids et cruels, des fois lumineux comme si elle n’avait pas d’âme. Elle m’observe, me méprise. Je sais qu’elle veut plus que mon pot ! Elle me vole ma lumière et semble être une lointaine cousine de notre espèce vue nos mœurs en partage mais son attitude me laisse présager qu’elle ne désire qu’une seule chose, ma perte. Seule la vigilance de la rousse lui empêche de mettre ses cruelles intentions à exécution, peut-être parce qu’elle doute de ses capacités avec la nympho à poil en matière de performances sexuelles, elle sent en moi la terrible rivale qu’elle me suppose être. Comme elle est lâche et veule, elle a payé une autre gourdasse pour faire le sale travail ! Une sorte de Grande Rousse dégénérée qui a tenté de me flinguer avec un projectile non identifié, évidemment, l’autre rousse perverse s’est empressée de me toucher perfidement les racines c’est donc ainsi que j’ai découvert que mon temps était compté et que les rousses étaient génétiquement prédestinées à la dégénérescence génétique. Elles m’ont donné un autre pot mais j’ai vu dans l’éclat meurtrier du regard de l’hybride pigeon qu’elle était à coup sûr l’instigatrice de cette terrible tentative d’homicide.

Personne pour pleurer sur mon pauvre sort, coincée entre une rousse libidineuse et une brunette criminelle et traitre à sa race. Mes heures sont comptées car soit je passerais à la casserole et j’ose même pas imaginer ce qu’elles feraient de moi vu les scènes écœurantes à laquelle j’ai assistée, impuissante et comme forcée, sous le regard lubrique et complice du Castor, soit je terminerais tourbillonnante dans une cuvette de WC ou jetée inopinément par une fenêtre par des mains assassines. Voilà à quoi nous sommes réduits, nous autres pauvre créature du bon dieu qui n’avons rien demandé d’autre qu’un peu de lumière, d’eau et de terreau ( Je me méfie même de ce que pourrait verser la Brune hybride dans mon pot, même si la rousse à essayer de m’acheter avec une bouteille de Pokon). Parfois je songe à mon héros, le Géant Vert, qui pourrait au lieu de pousser ses « ho ho ho » débile avoir pitié d’une pauvre petite plante innocente et m’emmener enfin loin de la folie des hommes et de leurs mœurs complètement stupides.


Je suis condamné à rester là, souffrir et observer, j’aurais ma revanche ! Vous savez ce qu’on dit ?
On ne pourra jamais empêcher une plante d’épier.


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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 22 Nov - 23:27

Vie privée et vie publique
vendredi 7 Septembre – 21 : 20 P.M.
Emploi du temps d’Amy:
 
Elle avait eut le job ! Surveillante à mi-temps, pour un second job, c’était bien (bien mieux que la plonge en tout cas), surtout quant on partageait le reste du temps entre être une héroïne en formation suivant un entrainement olympique et une amoureuse légèrement nymphomane sur les bords (heureusement, les bords étaient minces, ce qui ne l’empêchait cependant pas de refuser de donner son poids quant on lui demandait, complexe ridicule puisqu’elle ne prenait pas de graisse avec la Photosynthèse ni de muscles avec l’entrainement). Etudiante en seconde année de psychologie, et surveillante pour que X-Woman ne soit pas qu’un titre. Amy était contente d’elle ; elle n’avait pas les compétences pour être conseillère sociale, mais surveillante cela lui allait très bien. A mi-temps, comme sa compagne, histoire de pouvoir voir sa compagne tous les soirs, comme durant l’entrainement d’Aout, ou peu s’en fallait. Mais son cursus scolaire additionné à son emploi, cela prenait déjà pas mal de temps, donc lorsqu’on y rajoutait un entrainement de niveau olympique (bien qu’accomplit en cinq fois moins de temps), on obtenait un emploi du temps somme toute assez chargé ; mais Nephilim n’avait pas l’intention, pas plus que Jubilee, de prendre de la distance avec le monde à cause de son entrainement, ainsi, elle avait aménagé ses horraires de manière à voir souvent son aimée, première parmi les personnes qu’elle n’abandonnerait pas. Cependant, cette dernière n’avait pas l’air d’accord sur les horaires :

Tailleur noir déboutonné ouvrant sur un chemisier blanc, pieds nus et feuille d’emploi du temps en main, elle tentait de contenir tant bien que mal la tempête rousse qu’elle avait déchaînée par son envie de bien faire les choses. Non, en fait, elle ne contenait rien du tout.

- Mais bien sure qu’on aura encore du temps : regarde, tous les jours pendant la pause repas, et même de dix à douze si t’es libre pour me tenir compagnie. Puis l’entrainement, on pourra le faire ensemble. C’est pas parce qu’il y a marqué « olympique » sur la boite que cela veut dire que je pourrais plus parler hein ? En plus, à partir de vingt-et-une heure, j’serais tout à toi !

Comment cela, son plaidoyer était minable ? Mais non mais non, il se tenait ! Elle ne pouvait pas faire 25h de cours, 18 de surveillance et 24 d’entrainement par semaine et se coucher tôt !

- Mais Cati… en plus, t’as presque les mêmes horaires que les miens…

A 18h d’entrainement près, certes, elle l’aurait pas volé celle-là.

Se déplaçant de manière à rester au côté de Caitlyn ou à défaut, en face de cette dernière, le visage désolé et triste d’avoir enclenché une telle réaction, Nephilim ne pouvait cependant s’empêcher d’analyser chacune des paroles de son aimée, voir même de les anticiper, pour parfois les contrer, bien qu’elle gardait la majeure partie de ses arguments comme de ses répliques pour elle, pour ne pas étaler l’intelligence nouvelle qui avait été placée dans son crâne sans véritablement lui demander la permission.

Oui, elle avait beaucoup d’heures, mais elle les encaisserait ; et il fallait ce donner à fond si elle voulait être à la hauteur, tenir la distance. Oui, elles se verraient moins, mais elles passeraient toujours pas mal de temps ensemble, et les moments les plus importants. Non, certes, elle n’allait plus dormir beaucoup, mais il fallait au moins cela si elle voulait suivre son planning et contenter sa compagne ; certes, à l’heure actuelle, ce qui la contenterait le plus, c’était qu’elle arrête ses conneries avec son « torche-cul » et qu’elle revienne vers elle, parce qu’avec si peu de temps ensemble, elles n’allaient pas tenir. Amy avait beau anticiper nombre d’arguments, Caitlyn en trouverait toujours d’autres. Mais l’ennui, c’était qu’à chaque argument qui lui serait opposé, l’italienne trouverait cinq autres trucs pour plaider en sa faveur.

Elle n’utiliserait pas d’argument blessant, hors de question, pas plus que le Dante m’est témoin, qui était la seule chose à laquelle elle ne pourrait pas répliquer, mais elle estimait ne pas encore en être à là.

Essayant de prendre les mains de Caitlyn dans les siennes et de la regarder droit dans les yeux, Amy voulut la calmer.

- Ecoute, c’est bien pour ça que je t’ai montré ça avant : qu’on en discute. Je veux ton approbation, je l’ai pas, on s’arrange, oki ? J’veux pas te blesser et j’veux pas m’éloigner de toi, juste que j’ai prit des engagements, et que… que j’ai peur de pas être à la hauteur de ce qu’on attend de moi. Je sais que t’attends rien d’autre de moi que mon amour, tu l’as tout autant que je parviens à te le donner, ce qui est ridicule à la fois face à ce que tu mérite et à ce que je voudrais te donner. Mais l’entrainement, je peux pas m’en passer : je dois apprendre à maitriser Amaranth, à me familiariser et à contrôler ce corps. Tu crois que j’peux y arriver, c’est la seule chose qui fait que je ne le rejette pas : tu m’acceptes avec lui, donc je l’accepte lui, mais je dois quant même retrouver mes repères. J’vais réduire, j’ferais c’que tu m’demanderas, mais je peux pas ne pas m’entrainer ; j’ai pas assez confiance, et je, je… comment dire ? J’suis en terrain inconnu. J’en découvre avec toi, j’apprends à m’accepter grâce à toi, mais il y a certaines choses où d’autres peuvent m’aider : Jubilee va m’apprendre à mieux contrôler mon corps, à travers le sport, j’en ai besoin. Mais je veux pas ne plus te voir à cause de cela, je dois trouver un équilibre. Dis-moi ce que tu veux, on fera au mieux dans le compromis. S’te plai, Cati…

Nephilim craignait beaucoup d’avoir faire une immense bêtise, et faisait son maximum pour faire appel au cœur et non à la tête dans cette affaire, pour ne pas s’avérer froide et distante. Elle avait vu trop haut, comme souvent, à Caitlyn de la modérer, et de la guider à nouveau.

Des fois, Amy avait véritablement l’impression de ne pas la mériter, mais elle était contente que le monde ne fonctionnât pas au mérite.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Ven 23 Nov - 10:20

Elle affichait franchement sa tête des mauvais jours. Assise jambes nues sur le lit mais battant la cadence en un mouvement balancier d’une jambe posée sur l’autre. Il parait que les chats marquaient leur mécontentement par le mouvement oscillant de leur queue. Caitlyn n’était pas un chat, certes, mais ses tics corporels étaient très simples à décrypter et ce mouvement en était l’illustration parfaite. Colère contenue, exaspération même.
Discuter avec Amy était comme tenter d’arracher un sourire à Danger, sa logique était celle de la raison et elle n’ouvrait que rarement son champ de vision à une analyse globaliste d’un problème. Elle choisissait toujours une approche analytique, prenant les éléments problématiques un à un afin d’en donner le meilleur la meilleure solution sans véritablement considérer l’interaction entre eux. Ce n’était pas de sa faute, Caitlyn le savait pertinemment mais ce n’est pas pour autant que cette attitude lui plaisait ou qu’elle n’était pas franchement énervante dans ce cas de figure. Il fallait composer, il fallait lui apprendre de même qu’elle devait se montrer plus patiente et plus calme.

Elle décida de laisser passer sa colère en contrôlant son souffle, Amy saurait mieux que personne les efforts qu’elle faisait pour tenter de freiner son impulsivité. Elle renversa sa tête pour soupirer puis reposa ses iris sur sa compagne, plus sombre qu’à l’accoutumée mais l’expression beaucoup plus adulte aussi.

- Amy (pas de surnom ce qui n’était pas de bon augure), je n’ai certainement pas envie de me prendre la tête avec toi sur un sujet aussi débile. Tu veux mon approbation, tu ne l’as pas et c’est aussi simple que ça. Tu veux une explication d’adultes, soit alors tu t’assois et tu m’écoutes, maintenant.

Elle attendit qu’elle s’exécute avant de poursuivre sur un ton neutre.

- Apprendre à te contrôler, je le comprends. Respecter tes engagements, je le comprends aussi et faire ce qu’on attend de toi je le comprends aussi. Seulement tu vois, il y a beaucoup de « je » dans ta bouche et trop peu de place pour le « nous ». Peut-être que je me trompe sur ta manière de voir les choses, c’est possible. Pour moi, tout ça autour..j’m’en fous ! Ce qui compte c’est toi, la priorité c’est nous et rien d’autre. Je ne vais pas sacrifier notre vie, tu entends, je dis bien « notre » vie pour une cause qui nous fera passer à côté du plus important, notre histoire !

La vérité c’est que si toi tu peux supporter un tel rythme, qu’en est-il de moi ? Est-ce que seulement une minute tu t’es mise un peu à ma place ? Est-ce que tu crois que moi ca me va de me nourrir de bribes de toi ? Est-ce que tu crois qu’on peut caser l’amour dans des cases de planning ? Franchement ? Je vais te le dire crument mon ange pour que tu te rendes comptes de l’énormité de ce que tu me tends là : m’allouer un créneau sur un agenda de quelques heures, tu sais comment on appelle ça ? Une pute.
J’ose espérer que je ne suis pas ta pute quand même ?


Ses mots étaient extrêmement durs et elle avant parfaitement conscience c’est pourquoi elle ne les teintait pas de colère et repris aussitôt.

- On essaye de construire quelque chose mon ange.
Moi j’essaye mais j’peux pas l’faire seule en tournant en rond dans un piaule attendant mon créneau ou en allant te voir a la sauvette t’entrainer alors que je sais que tu te trompes et que tu passes à coté de ta vie. C’est insultant ça et même si j’ai bien assez d’amour pour passer au-dessus, je ne peux garantir que je puisse le faire longtemps. On n’a qu’une seule vie, c’est court et le temps, on ne le rattrape pas. Ca veut dire que pour moi, chaque minute à respirer le même air que toi, ça compte, chaque seconde ça compte..j’veux pas passer à côté de ça et je ne veux même pas en parler. Mais peut-être que ca te permet de comprendre pourquoi c’est important, pourquoi je m’y accroche à ce qu’on essaye de mettre sur pied.
C’est pourquoi je te le dis : suis cet emploi du temps de dingue, et d’ici un mois, ce qu’il y a entre nous va mourir. Je suis épuisée de ces situations, il y a eu trop de fantômes dans ma vie pour que je puisse me cramponner à un de plus. Je ne le supporterai plus, pas avec ce que je ressens pour toi, ça fait trop mal.


Je comprends tes besoins, comprends les miens : ne me range pas dans une case…c’est juste monstrueux à entendre.



Elle se força à lui adresser un demi-sourire, elle s'en voulait d'être si dure surtout qu'elle savait la tristesse qu'elle engendrait chez elle, mais c’était un mal nécessaire.

- Raisonnable, Sweet Love, il faut l’être pour deux pas pour une. Rien après 19 h, le soir c’est à nous, comme tout couple qui se respecte. Pas la nuit, tu vois..le soir. Il y a une sacrée nuance. Je veux aussi quelque samedi pour être avec toi, pour pouvoir se promener, faire des choses autrement que dans une case Dimanche, y’a rien le dimanche tout est fermé, on se « repose ». Je déteste cette idée de laisser le dimanche pour « se reposer de la semaine » parce qu’en gros ça veut dire qu’on laisse la machine au garage. Je ne veux pas me reposer seulement, je veux construire. T’es pas la seule X Women, tu ne dois pas porter le poids du monde sur tes petites épaules, moi je suis la seule à savoir combien elles sont fragiles en fait.

Elle passa un bras autour de son cou pour attirer son visage contre le sien, front contre front.

- La vie…elle est en dehors de ta connerie de planning ma puce, ta vie c’est moi. Te trompe pas de priorité, laisse les choses couler, arrêtes de planifier, juste…un peu ?

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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Ven 23 Nov - 20:32

Caitlyn, exaspérée mais contenant sa colère, ne voulait pas se prendre la tête sur un sujet aussi débile ; en quoi était-il débile ? Amy ne répliqua rien, attendant les autres paroles de son amour et la sentence qu’elles donneraient ; non, bien sur qu’elle disait non, mais il fallait bien en discuter, sans quoi elles n’avanceraient à rien. Une explication d’adultes ? Vendu : Amaranth se posa docilement sur le lit, terrain choix bien évidement sans hasard aucun, même s’il prenait en effet une bonne partie de la pièce et en était le centre.

Caitlyn la comprenait, comme toujours, mais lui mettait à lumière le point problématique : le « je » ; elle ne voulait plus de « je » mais des « nous », lui tenant un discours similaire à celui qu’elle-même avait tenu à Jubilation quelques jours plus tôt : ne pas sacrifier leur vie de couple aux X-Men. Mais Amy n’avait pas l’impression de la sacrifier, cela avait été sa principale peur lorsqu’elle avait fait son emploi du temps ; un nouvel échec, visiblement. Les heures, ce n’était que des chiffres, et des chiffres qui ne lui importaient plus guères, désormais. Mais elle comprenait le point de vue de Cait’ : le temps lui était compté, c’était surement le plus grand drame de l’existence d’Amaranth : passer les ans sans changer, alors qu’elle verrait sa compagne vieillir.

Non, elle ne s’était pas mise à sa place, elle avait fait cela rapidement, aussi rapidement que cela lui était permit. L’italienne ne voulait pas que Caitlyn se sente délaisser, se « nourrisse de bribes », même si elle ne comprenait pas réellement ce que cela signifiait. Elle se refusait à voir le sexe comme un besoin, et ne pensait pas qu’il en fut différemment pour sa compagne, ainsi refusait-elle cette interprétation des paroles. Caitlyn ne pouvait pas supporter un tel rythme ? Soit, il n’aurait pas lieu. Non, elle ne croyait pas pouvoir caser l’amour dans des cases, mais tout ce qui n’était pas casé était l’amour, justement.

- Franchement ? Je vais te le dire crument mon ange pour que tu te rendes comptes de l’énormité de ce que tu me tends là : m’allouer un créneau sur un agenda de quelques heures, tu sais comment on appelle ça ? Une pute.
J’ose espérer que je ne suis pas ta pute quand même ?


Amaranth se figea, impassible, l’italienne complètement bloquée et blessée par de telles paroles. Comment Cati pouvait-elle lui dire cela, ou même penser cela ? Etait-ce que laissait à penser son comportement ou son habitude, ses chimères et ses panaches de fumée qu’elle lâchait au monde pour sembler être à la hauteur de ce qu’il exigeait d’elle ? Dans son tâtonnement et ses aléas à s’y retrouver, avait-elle déjà négligé ou blessée son aimée ? Comment avait-elle fait naitre ce sentiment ? Elle ne savait pas, mais s'en voulait de son existence.

Oui, elles essayaient de construire quelque chose ; Amy le savait, puisqu’elle avait détruit les fondations de ce quelque chose. Et maintenant, elle s’attaquait au reste, visiblement. Elle n’allait pas y arriver, et décevrait tout le monde, encore. Elle tenait là la possibilité de faire mourir leur amour, malgré qu’elle l’eut cru immortel. Sans la voir, Caitlyn ne pouvait l’aimer très longtemps ; on ne rattrapait pas le temps ? Amy ne voulait pas admettre cet argument, car le temps n’avait plus le moindre impact sur elle, chose tragique qu’elle se refusait à voir en face. Chaque seconde passées ensemble comptaient, oui, parce qu’un jour, Caitlyn disparaitrait, c’était une vérité inéluctable qu’elle se refusait à voir, et qui du fait lui faisait commettre des erreurs.

- Je suis épuisée de ces situations, il y a eu trop de fantômes dans ma vie pour que je puisse me cramponner à un de plus. Je ne le supporterai plus, pas avec ce que je ressens pour toi, ça fait trop mal.

Je comprends tes besoins, comprends les miens : ne me range pas dans une case… c’est juste monstrueux à entendre.


Un mois avant de devenir un fantôme, ou bien des dizaines d’années ; même résultat ?

Amy ne l’espérait pas.

- Raisonnable, Sweet Love, il faut l’être pour deux pas pour une.

Comment être raisonnable ? Comment être raisonnable alors que le moindre de leur geste tendait dans l’autre sens ? Y avait-il quelque chose de moins raisonnable que de jouer au super-héros, même quant on en avait les pouvoirs ? Y avait-il eut quelque chose de raisonnable dans attendre trois jours devant le Triskelion ou 10 heures devant un cadavre sanguinolent ?

Non.

- Rien après 19 h, le soir c’est à nous, comme tout couple qui se respecte. Pas la nuit, tu vois… le soir. Il y a une sacrée nuance. Je veux aussi quelque samedi pour être avec toi, pour pouvoir se promener, faire des choses autrement que dans une case Dimanche, y’a rien le dimanche tout est fermé, on se « repose ».

Caitlyn voulait bâtir, et il fallait plus que le jour du Seigneur pour cela. Non, Amy n’était pas la seule X-Woman, mais elle était la plus faible et la plus incompétente. Elle n’était pas à la hauteur des autres, elle n’était même pas à la hauteur de certains élèves comme Joshua, les Cuckoos ou Cait’ ; elle était la dernière née, peut-être, mais elle se refusait à être l’inutile, et à décevoir ceux qui avaient crus en elle. Mais il semblait qu’elle ne puisse contenter les uns et les autres, il y aurait forcément un perdant ; restait à savoir qui.

Cati passant un de ses bras en écharpe pour l’attirer, front contre front, la colère lui étant passée.

- La vie… elle est en dehors de ta connerie de planning ma puce, ta vie c’est moi. Te trompe pas de priorité, laisse les choses couler, arrêtes de planifier, juste… un peu ?

- Je… j’y arrive pas. Chacun d’mes gestes est réfléchis, planifié, sans quoi, ils ne sont qu’un flou aux yeux du monde. Même mes paroles, j’ai l’impression de parler une nouvelle langue, tant c’est compliqué à comprendre et à s’exprimer. J’ai l’impression de mentir, que chacun de mes mots et chacun de mes actes est un mensonge, car s’il est involontaire, il est incompréhensible. Même quant je veux faire quelque chose de sincère, je dois le contrôler, ça gâche tout. Tout n’est qu’une fiction, je joue les rôles qu’on attend de moi, mais… mais c’est dur. Rien, rien après 19h, et un samedi de libre dans l’mois, j’dois… okay, c’est okay. T’es ma vie, mais ma vie s’échappe beaucoup trop rapidement. Les ans, les jours et les heures sont comptés, je le sais ; ça m’effraie. Je veux pas te perdre, mais c’est inéluctable, alors je veux pas y penser. Trop de peur, trop de contraintes, trop de gens que je risque de décevoir. J’veux pas les décevoirs, j’veux pas te décevoir. Je… j’veux… j’voudrais juste oublier. M’oublier… contre toi… dans tes bras.


Ses paroles, bien qu’exprimant une vérité, avaient l’amer goût dont elle avait parlé, car même cet aveu lui semblait faux et manipulateur.

Le visage d’Amaranth alla trouver refuge contre l’épaule de Caitlyn, yeux clos mais ne pleurant pas. Elles étaient parvenu à un compromis, mais c’était Caitlyn qu’il l’avait choisie seule, ce compromis, raisonnable pour elles-deux. Qu’est-ce qui faisait le plus mal, la décevoir, ou les paroles qu’elle avait dites ?

Sa pute, un mois pour détruire leur amour supposément indestructible… Tant de doutes venant se rajouter à la semence qui germait dans son coeur fertile.

Amy ne craquerait pas, pas ce soir, c’était trop tôt ; mais cela viendrait, elle le savait. Elle voulait juste sentir Caitlyn la serrer et l’entendre la rassurer ; ressentir leur amour. Car c’était cela, la priorité, et la seule chose qu’elle perdrait définitivement si elle la décevait.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Ven 23 Nov - 22:06


Elle céda trop vite et sans aucune conviction revenant une fois de plus sur ces entraves qui l’empêchaient d’avancer. L’adaptation et les doutes permanents. Tandis qu’elle lui expliquait avec une simplicité retrouvée mais dont Caitlyn soupçonnait rapidement un faux non contrôle en raison de cette fichue mutation, elle se mit à réfléchir sur sa propre attitude. Elle la brusquait, ne la ménageait pas et elle pensait que c’était une fois de plus dans son propre intérêt mais était-ce vraiment le cas ? Etait-ce pour quelle puisse avancer ou était-ce surtout pour qu’elle puisse passer à autre chose et laisser le malheur loin derrière parce qu’au fond, ça l’arrangeait, elle ? Qui était la plus égoïste des deux, qui pensais je et clamant nous ? Elle était injuste, et outres les mots et les douleurs qu’Amy lui exprimait, c’était surtout un aveu de défaite devant la dureté de ses mots. Elle avait voulu jouer à l’adulte, elle avait tout gagné. C’est cette réflexion qui la désespéra le plus.
Elle se contenta d’abord de la serrer un peu plus fort contre elle, se souvenant de la promesse de la laisser s’effondrer si elle ne se sentait plus capable de porter ses masques. Elle n’aurait pas imaginé une seconde que ce put être elle qui provoque un effondrement par la maladresse de ses mots. Si elle avait voulu jouer à l’adulte, il fallait en assumer les conséquences jusqu’au bout, c’était là, la moindre des choses en toute logique.


- L’inconvénient pour quelqu’un comme moi qui n’est pas vraiment sociable et qui a eu une jeunesse assez tumultueuse, c’est que même si souvent on sent que les choses doivent être dites et ben on les dits d’une manière complètement nuls. Te faire du mal c’est la dernière des choses qu’j’veux faire au monde et tu vois, j’y arrive très bien. Je ne suis qu’une idiote, je te demande pardon. Je n’arrive pas à dire les choses…comme il faudrait. Ca parait pourtant clair dans mon cœur et dès qu’j’veux les sortir, ces putains de mots, ca donne du grand n’importe quoi, c’est comme essayer de cueillir une rose avec des gants de boxe. J’me dis qu’en employant des mots durs, j’passerai au-dessus de ta foutue logique et là je te blesse comme la dernière des connes. J’ai toujours été comme ça, j’arrive pas avec les gens que j’aime, j’arrive pas du tout. C’était plus simple de te dire, « j’aimerai qu’on se donne du temps à deux » et à la place je t’assomme d’idées noires, de fin d’l’Amour, de pute…C’est nul, je suis une grosse nulle qui devrait apprendre à fermer sa gueule, c’est aussi à ca qui sert le Dante m’est témoin. Là j’le méritais.
- Tu veux être à la hauteur, tu l’es déjà. Tu es largement ce que je veux que tu sois et j’te donnerai le temps qu’tu veux pour que tu finisses par l’accepter et par t’accepter. Rappelle-toi, dans les éclats t’étais toute seule, dans l’miroir on est deux. Jamais je ne laisserai ce foutu miroir se briser encore une fois. Ok, j’comprends que tu aies besoin de ce planning et j’accepte ce point d’vue parce que c’est l’tiens et qu’t’en a besoin mais s’il te plait cesse de te croire en dessous. C’est terrible ça, tu vois elle est là la différence entre nous deux, mon ange, tu a peur de ne pas être à la hauteur, moi j’ai pas peur parce que j’ai accepté le fait que j’y serais jamais à votre hauteur, c’pas grave, j’m’en fous du moment que tu m’aimes.

Elle ferma les yeux un instant avant de conclure dans un murmure.

- Amy, tu veux bien m’pardonner dis ? Moi aussi j’ai du mal à être ce que je voudrais être pour les autres, ne serait-ce qu’agir et parler sans faire de conneries et blesser les gens sans faire exprès…

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Sam 24 Nov - 1:14

Caitlyn l’enserra de ses bras et la serra contre elle, chose plus réconfortante que les mots ; les gestes, la rousse savait les faire et n’était jamais maladroite dans leur utilisation. Les mains d’Amy, jusqu’à lors laissées à l’abandon sur le matelas, vinrent prendre Caitlyn, sans hésitation perceptible, l’italienne enlaçant son amour pour ce calmer de la manière la plus douce qu’elle connaissait, au chaud dans la chose la plus forte qu’elle avait jamais eut, et contre la personne qu’elle avait le plus aimée.

Fuzzy prit la parole pour s’excuser, se sentant idiote de lui avoir fait du mal par ses propos ; ne pas se faire souffrir inutilement, mais cela n’avait pas été inutile : la freiner dans son zèle, il fallait bien quelqu’un pour le faire, et autant que ce soit elle.

Oui, elle cueillait les roses comme les inconnus avec des gants de boxe, ça faisait parti de son charme, et s’il y avait d’autres moyens de passer outre cette logique qui avait toujours été le moyen d’évitement émotionnel le plus pratiqué par l’italienne, et qui plus était c’était considérablement renfoncée avec ses nouvelles capacités, peu d’entre eux aurait été aussi directs et efficaces, car l’une comme l’autre pouvait se montrer extrêmement bornée, même si cela n’avait pas été la volonté en cette soirée.

- C’était plus simple de te dire, « j’aimerai qu’on se donne du temps à deux » et à la place je t’assomme d’idées noires, de fin d’l’Amour, de pute… C’est nul, je suis une grosse nulle qui devrait apprendre à fermer sa gueule, c’est aussi à ca qui sert le Dante m’est témoin. Là j’le méritais.

- J’l’ai oublié,
confessa Amy, simplement. T’es pas une grosse nulle même si c’est vrai qu’les mots les plus simples auraient suffis. M’on n’est pas douée pour s’dire les choses bien d’premier coup, ‘faut s’y faire.

Se résigner, avait-on inventé pire chose dans la vie ? Chose plus décourageante que ce fatalisme ? Si tel était le cas, elle ne voulait pas le savoir, et préférait faire confiance à un optimisme nais qu’à un pessimisme sage.

Caitlyn commença à lui remonter le moral, l’empêchant de sombrer comme elle-seule savait le faire. Non, elle n’était pas à la hauteur de ce que les autres attendaient d’elle, mais savoir qu’elle l’était pour sa Cati, car après tout, qu’importait de l’être aux yeux du monde si elle ne l’était pas aux yeux de son étoile ?

Le temps, son allié et son drame, oxymore constant qui devrait la pousser à chercher des réponses auprès de gens qui les avaient, et le seul immortel dont elle connaissait l’existence ne devrait pas trop tarder à revenir à l’Institut pour voir les gens qu’il y avait placé. Hopes pourrait surement l’aider à comprendre, mais Amy n’était pas sure de vouloir entendre ce qu’il avait à dire, effrayée par ce qu’il pourrait penser. Elle n’abandonnerait pas Caitlyn, à l’âge, peut-être, mais pas à la mort ; pas question pour elle de se suicider, car si elle lui avait dit un jour qu’elle lui souhaitait l’Enfer après la mort, pour pouvoir l’y rejoindre grâce au suicide, cela avait été sous le coup de l’émotion, et elle voulait à Cait’ le Paradis ; un Paradis qu’elle-même ne connaitrait jamais à moins que la tâche d’X-Men ne lui offre une mort violente.

- Rappelle-toi, dans les éclats t’étais toute seule, dans l’miroir on est deux. Jamais je ne laisserai ce foutu miroir se briser encore une fois.

Oui, le miroir et les éclats, les reflets, elle s’en souvenait : sa première vraie crise, trois jours auparavant. Un état de désespoir si immense qu’il l’avait amené à préférer la mort à la vie si elle échouait. Elle n’en était pas encore là, fort heureusement, mais se rappelait les reflets : ensemble, elles devaient être ensemble. Dans le même miroir, dans cette pièce qui était leur pièce, elles devaient être ensemble.

- Ok, j’comprends que tu aies besoin de ce planning et j’accepte ce point d’vue parce que c’est l’tiens et qu’t’en a besoin mais s’il te plait cesse de te croire en dessous. C’est terrible ça, tu vois elle est là la différence entre nous deux, mon ange, tu a peur de ne pas être à la hauteur, moi j’ai pas peur parce que j’ai accepté le fait que j’y serais jamais à votre hauteur, c’pas grave, j’m’en fous du moment que tu m’aimes.

Puis elle conclut en lui demandant une fois encore de lui pardonner, et lui avouant une fois encore qu’elle avait de la difficulté à être ce qu’elle voulait aux yeux des autres ; dilemmes opposés, pour deux êtres à la fois semblables et complémentaires, il n’y avait pas de hasard.

- J’pas à t’pardonner car j’pourrais jamais t’en vouloir, quant tu m’prends dans tes bras, tout c’que j’pourrais avoir contre toi, ça disparait. T’es et t’sera toujours à la hauteur pour moi tant qu’tu s’ra là, qu’tu m’blesse ou pas, pas qu’t’es là pour m’aider à panser les plaies, ça m’va. J’toujours fonctionnée selon de emplois du temps, d’puis qu’j’suis tout’ p’tite. Ça m’est familier, c’pour ça qu’j’en fais. Ça m’aide à m’r’trouver. Mais moins qu’toi. Rien après 19 heur’, et j’serrai d’moins planifier, à l’av’nir. Promis.

Tournant la tête sur le côté pour poser sa joue contre l’épaule de Caitlyn, yeux clos, elle se blottit encore quelques instants avant de reprendre la parole, se calmant.

- J’t’aime Cati. Quelque soit le mal ou le bien que tu m’f’ra, t’aimerais encore. Pardonne-moi aussi, pour c’te connerie, pour pas avoir vu le « nous » ; j’croyais vraiment qu’ça s’rait suffisant, j’ai trop d’mal à gérer le temps, maintenant. Et l’improvisation, ça m’réussit pas. Sauf pour les je t’aime, parce que quelques soit le moment où ils apparaissent, ils ont toujours leur place : je t’aime, Caitlyn.

Se furent ses derniers mots, et elle resta à nouveau immobile et silencieuse, trouvant le réconfort et la confiance dans ces bras et contre ce corps, enlacée par cette personne qu’elle aimait et qui l’aimait, dans cette harmonie d’êtres. Et elle aurait put s’y endormir sans difficulté, rassurée qu’elle était, et malgré une journée des plus calmes, Amy de Lauro ne tarda pas à le faire, prenant la place qui lui revenait, oreille contre le coeur de son aimée.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 2 Déc - 9:19

8 Septembre, 21 h 00 PM

Du Romantisme et de sa perception
.




- C’est pas parce qu’on dit qu’le romantisme c’est un truc de tarlouze qu’c’est un truc pour moi ! Tu sais étymologiquement parlant, j’suis une taffiole hein ? Pis toi aussi d’abord…C’est pas d’ma faute si tout ce que m’évoque Venise c’est qu’les inondations ben ca dure depuis vachement longtemps. Pareil pour Paris, franchement ca m’émeut pas plus qu’ça d’visiter une ville ou les trois quart de la population tire la tronche et ou l’summum du cliché c’est d’se rouler une pelle en dessous d’une sorte de radio émetteur en ferraille rouillée. J’aime pas l’cliché, j’aime pas faire c’que cent mille personne avant toi ont fait juste parce que ca fait bien, t’vois ?


Elle ferma son livre de droit, toujours couchée sur le ventre, les jambes repliées l’une sur l’autre et battant la mesure dans l’air comme un chat remue la queue de temps à autre en regardant la vie d’ébranler autour de lui. Puis elle posa ses coudes sur le matelas afin de prendre sa tête entre ses deux poings le visage levé vers cet astre vital et suffisant qui partageait sa vie.

- J’sais bien que t’es très fleur bleue mon ange, moi j’y arrive pas trop. J’sais pas…C’est comme si j’avais vécu tellement de trucs que quelque chose s’est paumé en moi, une part de naïveté qui s’est envolée.

Son regard dévia vers le paquet de pâte d’amande pausé sur le coussin et elle fit un effort titanesque en tendant le bras pour l’attraper et en porter un morceau à sa bouche qu’elle avala en plissant les yeux de bonheur. Ses réserves descendaient, c’était bientôt pénurie ! Monde de merde pour ceux qui aiment le sucré et son budget proche du néant, elle en venait à regretter d’avoir filé ses économies maraudeuses à Xavier pour rembourser les dégâts de la bibliothèque.

- J’suis pas un gros monstre sans sensibilité, hein ! c’est juste qu’elle s’exprime autrement. Par la musique par exemple, où j’arrive mieux à dire les choses, à les sortir du moins, où bien c’est …comment t’expliquer…des petits moments de la vie. Tes pas dans un couloir à côté des miens, ta voix au téléphone…ton souffle un peu court quand tu as couru dans les couloirs pour avoir l’occasion de m’apercevoir entre deux cours. Ce regard neutre qui me renvoi tant de tendresse quand je me réveille en hurlant et que tu m’attends « au dehors » des crises…Et dans la nuit quand j’arrive pas à dormir et que je sens tes ailes déployées sur moi pour me protéger et garder mon sommeil alors que tu toi tu dors à poing fermé. Ton expression sur ton visage, si belle et si sincère quand je brosse mes cheveux dans la glace, ces brusques montées de désirs que je sens bouillonner en toi parfois, et ce surnom qu’ta inventé et qu’il t’arrive d’me sortir dans un cri dans ce moment particulier quand tu t’donnes à moi sans retenue…C’est tout ca..Crois pas qu’j’vois rien…Je confonds ptete l’amour et l’romantisme…Mais pour moi, le romantisme n’a pas besoin d’une situation ou d’un décor pour être en emphase avec un sentiment. Moi c’est avoir conscience de cet amour, tu vois…le rendre palpable. Je sais qu’tu m’aime Sweetlove…mais toutes ces petites choses, là je vois qu’tu m’aimes : et c’est encore plus merveilleux.

Elle laissa passer un silence en lui décochant un merveilleux sourire.

- Tention hein ! Crois pas qu’ca m’touche pas ton idée du romantisme, si c’est important pour toi alors ca l’sera aussi pour moi. Mais tu vois, j’arrive pas à m’focaliser sur la beauté d’un coucher d’soleil, tout ce qu’je vois c’est surtout ta main dans la mienne, l’soleil, ben il fait pâle figure à côté d’toi, ça faut bien qu’on lui dise un jour, non ?


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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 2 Déc - 13:23

- C’est pas parce qu’on dit qu’le romantisme c’est un truc de tarlouze qu’c’est un truc pour moi ! Tu sais étymologiquement parlant, j’suis une taffiole hein ? Pis toi aussi d’abord…C’est pas d’ma faute si tout ce que m’évoque Venise c’est qu’les inondations ben ca dure depuis vachement longtemps. Pareil pour Paris, franchement ca m’émeut pas plus qu’ça d’visiter une ville ou les trois quart de la population tire la tronche et ou l’summum du cliché c’est d’se rouler une pelle en dessous d’une sorte de radio émetteur en ferraille rouillée. J’aime pas l’cliché, j’aime pas faire c’que cent mille personne avant toi ont fait juste parce que ca fait bien, t’vois ?

Et pan, dans la tronche ; la prochaine fois, elle se terrait. Visiblement, le sujet romantique de Caitlyn, c’était le même que celui de Stalone dans Rocky : crier le nom de celle qu’on aimait après c’est fait défoncer la tête, sauf que là, c’était ladite personne qu’on aimait qui nous défonçait. Autant, hurler « Adrieeennnne » la gueule en sang ça pouvait avoir la classe, autant dire « Caaaait’ arreeettttee » ça en avait déjà moins.

Debout dans la petite douche de leur chambre, Amaranth se tenait sous le jet d’eau brulante, le robinet poussé au maximum ou peu s’en fallait, discutant à travers la porte close, non pas pour cacher la vue à son aimée, mais pour éviter de répandre de la buée de partout dans la piaule. Eteignant l’eau, elle s’empara de sa serviette et posa les deux pieds sur le tapis de bain, se déplaçant ainsi jusqu’à la porte pour l’ouvrir, avant de s’essuyer dans l’encadrement, regardant son aimée avec un sourire.

- Je suis italienne, répondit-elle à sa compagne allongé que, ayant le choix entre elle et la pâte d’amande, avait choisit cette dernière sur l’instant, la serviette cachant la majeure partie de l’anatomie d’Amaranth. Les clichés disent qu’on a le sang chaud, ainsi à défaut de m’énerver rapidement, je l’exprime autrement.

Caitlyn, la bouche pleine, reprit, comme quoi elle n’était pas un monstre sans sensibilité, chose qu’Amy était la première à défendre. Le discours que la Ptite Rousse lui tenu l’ému, ce n’était pas la peine de le cacher ou de dire le contraire, elle fut joyeuse de l’entendre et attendrit, profitant de ses paroles pour se sécher à grande vitesse, elle projeta la serviette humide sur le castor qui gardait leur frigo (c’était gratuit) et vint rejoindre son aimée sur leur lit conjugal. S’allongeant perpendiculairement à elle sans la moindre gêne, elle la regarda dans les yeux, lui rendant son sourire.

- Tention hein ! Crois pas qu’ca m’touche pas ton idée du romantisme, si c’est important pour toi alors ca l’sera aussi pour moi. Mais tu vois, j’arrive pas à m’focaliser sur la beauté d’un coucher d’soleil, tout ce qu’je vois c’est surtout ta main dans la mienne, l’soleil, ben il fait pâle figure à côté d’toi, ça faut bien qu’on lui dise un jour, non ?

- Nan, faut pas le vexer. S’il se rend compte que ce ne sont plus lui et la lune le couple phare de ce monde, il va essayer de te draguer, je suis sure, et la toute confiance que j’ai en toi ne m’empêche pas de surveiller tous ceux qui peuvent potentiellement te tourner autour, depuis Husk jusqu’à Laurette.


Avançant son visage, elle embrassa son aimée, pour couper court à tout commentaire concernant la plante verte et les envies meurtrières de Nephilim la concernant, qui venaient de trouver une explication, bien que lancée sur le ton de la plaisanterie. Amy n’était pas antipathique ou méchante, mais tout ce qui pouvait voir Caitlyn nue avait son inimité assurée, ce qui lui faisait craindre que la visite chez le gynéco ne se termine en bataille rangée.

Séparant leurs lèvres, elle signa puis reprit la parole, à quelques centimètres du visage de son aimée, sure que l’odeur fruitée du savon comme la légère pellicule d’humidité dans sa chevelure auraient un quelconque petit effet.

- Quant je parlais de romantisme, je ne pensais pas forcément à Paris ou à Venezia, mais à l’instant. Un repas en tête à tête, qu’il soit dans le réfectoire de l’Institut ou sur une place pavée au milieu des eaux légèrement éclairées par des bougies, qu’importe, tant que nous y sommes toutes les deux. Oui, ton odeur, ta voix, ton contact, ta présence, tout de qui fait que tu es toi, depuis tes orteils jusqu’à la pointe de tes cheveux, de ta passion pour la pate d’amande jusqu’à ta capacité à exprimer difficilement des idées simples ou simplement des idées complexes, ton nez, tes yeux, ton sourire, ton humour, ton… ey, laisse-moi finir avant de parler… Bon, je sais plus où j’en étais ; Bref. Etre avec toi, cela rend l’instant romantique, mais pour moi, le romantisme c’est justement quant l’instant est fait pour le sentiment, pas par le sentiment. Oui, je suis fleur bleue, mais j’ai toujours rêvée de diner aux chandelles ou bien d’être portée par mon amour pour franchir un seuil symbolique – c’est comme cela. Regarder un coucher de soleil, c’est rendre l’instant romantique, parce qu’on est ensemble. Mais se regarder durant le coucher de soleil, à savoir faire de lui non pas le centre d’intérêt mais le décor, c’est romantique, pour moi. M’en tape, du soleil, je le vois tous les jours, mais voir les jeux d’ombres et de lumières qu’il fait sur ton visage, ça c’est unique, chaque soir. Toi aussi t’es plus belle que le soleil, qu’il soit à l’aurore, au zénith ou au crépuscule, lui ne sert qu’à t’embellir un peu plus, jouant sur ton visage pour en faire une peinture. Oui, t’en a pas besoin pour être la plus belle, mais comme le maquillage, sa mets en valeur.

Elle pensait beaucoup trop vite par rapport à ses paroles, continuant l’argumentaire dans sa tête et le tronchant de pans entiers dans sa bouche pour ne pas se larguer seule, victime du syndrome Fuzzy, lequel était visiblement transmissible sexuellement. Du coup, elle avait l’impression d’être gauche et malhabile dans ses mots, mais ne pensait pas que ce fut suffisant pour vexer sa Cati.

- Tiens, laisse-moi une chance de te montrer ce que j’entends par romantisme : demain, on va à NY, on pique-nique à Central Park et on se fait une journée romantique, pas seulement amoureuse. Tu sais pourquoi les gens vont à Paris ? Par pour le plus gros sex-toy du monde ou l’amabilité des autochtones, mais pour les musées. Si tu veux, on ira visiter le Met, ils ont tout reconstruit depuis la dernière fois qu’on a tout cassé avec Wic’ et Pal’. Laisse-moi organiser ça, s’te plait…

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 6 Déc - 15:40

Un large sourire illumina le visage tout en rondeur de la petite rousse, lui donnant un aspect de chat à l’embuscade d’une souri bien trop facile à attraper où d’une Rachel à l’assaut d’une maison faite en pate d’amante à l’instar d’un conte tout droit sorti de l’imaginaire d’Hansel et Gretel. Oui certes, la belle plante parlait beaucoup mais elle avait largement de quoi la battre dans ce domaine, étant elle-même une incorrigible bavarde de la pire espèce et il est certain que ses propos étaient des plus compliqués à suivre pour quelqu’un n’étant pas formé à son univers si particulier qui finissait inévitablement par faire naitre des idées un peu farfelue colorées de mille références émergeant d’on ne sait où. Amy avait une conception bien à elle du romantisme qui n’allait pas à l’encontre des croyances de l’hallucinée rouquine, certes, mais qui lui était un peu passé à côté.

L’amour lui était nouveau et même si Byron ne quitterait jamais un recoin de son esprit, leur couple n’avait jamais parcouru ce type de cheminement préférant clairement revisiter une version trash d’un Roméo et Juliette teinté de Bonnie and Clyde plutôt que de se rejouer la dernière scène de Titanic en boucle.
L’esprit de Cait était sans doute trop marqué par les épreuves et par la nécessité de se montrer forte dans un monde résolument difficile et inhumain pour se laisser bercer d’illusions et de moments de tendresses contemplatifs mais soit : c’était un apprentissage et dans la vie, on a toujours à apprendre, on est tous débutant quelque part. Elle débuterait donc avec la plus beau professeur qu’elle pouvait avoir en ce monde, celle a qui elle avait déjà confié son cœur.



- Une journée « off » en gros ? En humaines ?…Enfin tu vois l’idée…C’est pas qu’on n’est pas humaine hein ! Mais ici on vit dans un cadre plutôt hors norme, voir un mec translucide passer dans le couloir pour aller se doucher ou voir un gnome grotesque courir après des créatures imaginaires, c’est pas l’quotidien de Monsieur tout l’monde ! C’est vrai que toi et moi…juste à deux….dans New York : juste Amy et Cait et on laisse tomber un peu Neph et Fuz’ ça serait vraiment une grosse bouffée d’oxygène pour toutes les deux. J’aime bien les musées mais j’ai pas eu l’occaz d’y aller très souvent, j’aime bien regarder des toiles toute zarbi ou on croit qu’le gars à craquer son slip en les faisant : art abstrait je crois…Ca m’parle, moi quand j’regarde ça, ca a le don de me calmer. Franchement, c’est une super bonne idée, j’vais faire une liste de ce qu’il nous faut pour pique-niquer, faudra aller voir pour emprunter une voiture !


Des perspectives, un avenir, un idéal mais ne jamais oublier malgré tout qu’on ne construit qu’avec des moments de complicité à travers des moments inédits et rares.



Fin.




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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 6 Déc - 16:15

De la perte des autres et de la perte de soi.
Samedi 15 Septembre – 19 : 40 P.M.
Amaranth se tenait assise sur le lit, immobile, le dos courbé, accoudée sur ses genoux, lasse. Elle sortait de ses tests médicaux hebdomadaires, toujours vêtue de sa combinaison en molécules instables qu'elle avait équipée pour l'entrainement en Salle des Dangers ayant précédé les tests, et s’il restait encore un peu de sueur qui perlait sur sa peau, il y avait une autre eau qui s’échappait de son corps : les larmes. Elles goûtaient depuis les yeux d’un bleu cristallin sur les joues sculptées, contournant la bouche fine et discrète pour ce perdre sur le menton avant de chuter ; de chuter sur son image.

Amaranth tenait dans les mains Amy, son passé, son image. Le premier cadeau de noël de sa vie, offert l’année passée par une Sœur qui avait désormais quitté les ordres : un portrait d’Amy de Lauro, des traits adolescents et joviaux qui avaient été siens, ses longs cheveux, tracés à la mine de graphite sur une feuille de papier épais, et dont la ressemblance touchait à la perfection tant la main qui l’avait tracé était experte. Elle souriait sur ce portrait, alors qu’elle pleurait en le regardant. Elle n’avait plus ce visage, ni même ces cheveux, en témoignait les mèches réparties chaotiquement sur le lit et dans la chambre, la paire de ciseaux utilisée rageusement reposant à son côté, quelques mèches encore coincées.

Evangeline ne l’avait pas reconnu. Personne ne l’avait reconnu : Amaranth, plus Amy. Caitlyn même l’aurait-elle reconnue si elle ne l’avait accompagnée dans la souffrance de la transformation ? Elle en doutait. Elle doutait de nombre de chose, seule deux étant sures : Cait’ l’aimait, et cette amour était fragile.

Envers qui était-il dirigé ? Amy de Lauro ou Amaranth ? Son aimée restait avec elle et voulait qu’elle s’accepte, l’acceptant, mais elle était seule dans ce cas. Jubilee grattait la surface du problème, mais jamais l’italienne ne s’autoriserait à céder en face de sa professeure. Et les autres… Partis, disparus, distants dans le meilleur des cas.

A part son amour, tout s’écroulait. Elle voulait être forte, elle ne l’était pas ; elle voulait être confiance, elle ne l’était pas. C’était déjà si dur, mais si ses soutiens disparaissaient les uns après les autres… Alexander Funke, il s’était enfuit. Les Cuckoos, elles se montraient plus distantes. William, il était reparti. Samuele, idem. Franklin, également. Rachel était redevenue méfiante. Et maintenant c’était au tour de Josh de disparaitre.

Amy contemplait derrière le masque impassible d’Amaranth les effets de ce dernier : tout le monde fuyait, elle perdait ses amis un à un. Elle n’était pas à la hauteur malgré ses efforts, mais en plus, elle faisait fuir les autres. Etait-ce le fait d’être X-Woman ou de s’entrainer dur pour le mériter qui les avaient éloignés ainsi ? Elle ne le croyait pas : c’était Amaranth, tout était de la faute d’Amaranth, et par conséquent, de sa faute à elle. Caitlyn l’avait prévenue de ne pas se tromper dans ses priorités, trop tard. En première place, leur amour conservé, mais en seconde place, l’Institut. Pas ses amis, l’Institut et les X-Men. Et même parmi ces derniers : Warren, elle n’arrivait plus à le voir. Karma, elle était partie, Frost et Hank, impossible de les voir en dehors de leurs cours ou des tests médicaux ou psychologiques qu’ils voulaient lui faire. Et même en-dehors : Evangeline, elles ne s’écrivaient plus. Kjerstin, elles ne se voyaient plus.

Elle était en train de tout perdre. Elle y survivrait, grâce à Caitlyn, mais ce n’en était pas moins douloureux pour autant. Tout ce qui avait composé Amy de Lauro était en train de s’effondrer.

Sa pudeur, envolée. Ses difficultés charnelles, disparues. Sa timidité, reléguée au second plan par ce rôle qu’elle jouait constamment. Elle n’était plus Amy de Lauro, elle était Amaranth. De plus en plus, cela en devenait presque naturel.

Cette adolescente qu’elle contemplait sur le dessin, ce n’était plus elle. Ni physiquement, ni psychologiquement.

Son sang la rongeait, il la guérissait peut-être mais il la rongeait également, comme un poison. Bénédiction ou malédiction, c’était là la question.

Comme toujours, elle avait cherché à se réfugier dans des barrières, dans des « cases » comme avait dit son aimée ; elle avait cherché à suivre un rythme de vie rangé et coutumier pour ne pas se poser de similaires questions. Mais même cet évitement subtil qui avait organisé la vie d’Amy de Lauro ne parvenait pas à contenir Amaranth : suivre un programme, oui, simple, sauf qu’elle allait tantôt trop vite pour ses cours, tantôt trop lentement pour son entrainement.

Même son esprit n’était plus celui d’Amy, malgré qu’elle en eut fait le dernier bastion de sa personnalité. Un nouvel échec. Amy, elle était parfois un peu longue à la détente, là où Amaranth renchainait dans la seconde ; Amy, elle devait bosser des heures pour retenir une leçon qu’Amaranth savait dès la sortie du cours. Amy, elle était optimiste et naïve, Amaranth, elle avait peur de l’avenir, et était plus rationnelle que l’autre dans ses pires moments. Amy était joyeuse, et Amaranth avait perdue cette joie.

Qui était-elle ? Caitlyn l’acceptait, mais qui acceptait-elle ? Amy, Amaranth, étaient-elle toujours bien elle-même ou n’était-elle qu’une d’entre elles ? Une partie de l’une et de l’autre ou des deux ? Ou d’aucune ?

L’italienne ne savait pas. Elle savait juste qu’elle n’était plus Amy, et malgré qu’elle s’habituait à ses nouvelles capacités physiques, qu’elle n’était pas Amaranth. Un corps, un esprit, et son âme déchirée entre les deux, ne parvenant à rejoindre ni l’un ni l’autre, perdue.

- Je, j’suis p’rdue, commença-t-elle en un reniflement, alors que Caitlyn pénétrait dans la pièce, son rendez-vous avec son frère terminé. Ce, c’est p’moi ça, m’c’est pas moi ç’non-plus.

Elle parvenait désormais à reconnaitre les gens à leur odeur, et cela, ce n’était pas elle. Ce n’était pas humain. Mais d’un autre côté, la jeune femme sur le papier n’était plus elle.

- C, Cati, j’crois qu’Amy est mort’ mais j’suis pas Ama ; j’suis perdue. J’l’impression qu’à part Jub’ et toi, j’perds tout et tout l’mond’ j’peux p’perd’ t’l’mond’, p’rquoi est-c’qu’dès qu’on arriv’à c’struir’ qu’qu’chos’ s’fini toujours par s’c’sser l’gueul’ ? P’rquoi qu’j’les fais fuir ? P’rquoi j’arriv’ pas à les pr’téger, à l’garder auprès d’moi, pein’ on s’ve D’F qu’c’est ‘Lixir qu’part, j’l’impression qu’m’abandonn’, W’ccan, S’my, Fr’ky, Cel’ et Mind’, R’chel… Y m’r’trouv’ pas, m, m’c’d’ma faut’ : j’m’r’trouv’ pas moi-mêm’… Qu, qui suis-je ?

Elle culpabilisait, pas d’être faible, mais que les autres la laisse tomber. Elle ne pouvait se montrer faible aux yeux autres que ceux de son aimée, car elle seule ne la jugerait pas, mais cela lui coutait tous les autres. Elle avait tant de peurs, qu’elle fut Amy ou Amaranth, ou quiconque d’autre, cela n’avait pas changé : peur d’elle-même, de ses pouvoirs, de décevoir les autres, et de se retrouver seule ; abandonnée. Cette dernière peur résumait toutes les autres : elle ne voulait pas décevoir les autres car s’ils n’étaient pas fiers d’elle, ils détourneraient le regard, elle ne voulait pas devenir inhumaine car elle se retrouverait seule. Si peur d’être abandonnée, cela ne l’avait jamais réellement quitté, sauf que désormais qu’elle avait amis et famille, ce n’en était que plus prenant encore.

Elle lâcha le portrait, qui tomba lentement jusqu’au sol, comme englouti par l’abîme du passé. Qui était-elle ? Y avait-il au moins une personne au monde capable de le lui dire ?

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Mer 12 Déc - 20:52

Elle tenait toujours l’enveloppe dans sa main réfléchissant aux suites à donner à cette étrange annonce à laquelle elle ne s’attendait pour rien au monde. Sur le dossier de cette étrange missive que James lui avait remise en main propre, une écriture rapide et assez rectiligne, somme toute bien masculine avait adressé le nom du destinataire comme un coup de semonce à lui seul : Emilie Kenneth. Nom qui n’évoquait absolument rien à part deux à trois personnes et deux d’entre elles vivaient dans cette chambre. Lorsqu’elle pénétra dans la chambre l’air toujours un peu soucieuse, elle la trouva dans toute sa détresse et immédiatement, s’immobilisant, son regard scruta comme l’inspecteur sur les lieux du crime, les quelques éléments lui permettant de comprendre la situation.

Longtemps elle resta focalisée sur le portrait qu’elle tenait en main. D’un geste entendu, elle rangea la missive dans la poche de son jeans déléguant son étude à bien plus tard dans son échelle de priorité. Elle resta debout dans ‘embrasure de la porte, se contentant de lui renvoyer un visage emplit d’une sincère compassion mêlée à une profonde tristesse. Elle savait que ces moments seraient fréquents et elle savait qu’elle était son rôle. C’est pourquoi elle la laissa s’exprimer sans l’interrompre, gardant sa pause immobile et en retrait.
Elle ne se mit en branle que lorsqu’Amy, cédant aux larmes paisibles et rendu au silence, laissa choir au sol le portrait. Portrait qu’elle ramassa délicatement avant de s’agenouiller face à elle le portrait toujours entre ses mains. Elle leva enfin les yeux vers elle ayant fini de se perdre dans les traits du dessin.

- Ce dessin…C’est toujours toi. Moi j’y vois tout ton être, pas seulement …un physique. Cette…fraicheur, cette bonté, cette insouciance, tout ce charme. Ca n’a pas changé, en rien ça n’a changé. Tu sais. J’aime Neph et j’aime Amaranth, tu t’evertus à penser que l’un à remplacer l’autre, non…Il y a toujours eut d’Amaranth en Neph et du Neph en Amaranth…vous former un tout…C’est ce tout que mi, j’aime. Je te reconnaîtrai toujours Ammy, même fondue parmi un milliard d’êtres, je te reconnaitrais. Les yeux du cœur Amy, ils n’ont pas besoin de voir ; ils sentent.
On ne vit qu’à travers le regard des autres ma puce….Tu veux que je te dise qui tu es ? Tu es bien plus que cette fille pleurant sur notre lit, tu es tout aussi plus que cette fille croquée sur ce papier : tu es la femme que j’aime, tout simplement. Tu es…mon univers. Amy, la femme qui est aimée de Caitlyn…voilà qui tu es.


Elle balaya doucement une de ses mèches de cheveux de son visage avant de se redresser et poser le portrait sur la commande.

- Tu n’es pas seule au monde. Je sais exactement ce que tu traverses, crois-moi. Exactement ! Quand ma mémoire s’est débloquée, j’étais tiraillée entre deux mémoires, deux visions de moi mêmes : incapable de me retrouver moi-même entre ce que j’avais été et ce que j’avais appris à être. Ca m’a mené au pire, ça et l’impossibilité d’en parler à la personne que j’aimais, ici ça ne se produira pas. Tu sais ce qui m’a sauvé ? J’me suis dit que..que l’important c’était pas qui j’étais…mais qui je voulais être et pour qui je le voulais. Ce n’est pas ce que nous avons été qui fait ce que nous sommes, c’est surtout cette volonté de devenir, de changer. Tu as changé trop vite ma belle, ca t’a donné le tournis…mais cette Étoile nouvelle qui éclaire cette univers à toujours le même noyau. Wicc, Alex, Sam…Ils sont des planètes qui gravitent autour de toi, comme toute planète, elles s’éloignent mais finissent par revenir. Ce n’est qu’une « mauvaise passe » ils reviendront. Par ce que ta lumière, elle va finir par leur manquer.

Elle s’assit à côté d’elle, bras semi tendus et mains jointes entre les cuisses.

- Dans la vie, faut toujours considérer c’qu’on a plutôt que ce qu’on n’a pas. Ta plus belle réussite Amy, c’est nous. J’suis là…Je n’ai pas fui et j’suis pas perdue. Tu l’as mérité, t’as traversé l’enfer pour ça et si t’as réussi à faire ce miracle, l’reste sera vraiment facile à faire en comparaison. Ce monde pourrait s’vider, et après ? A nous deux on est assez puissante pour le reconstruire, on va les récupérer, l’un après l’autre. Tu ne portes plus le poids de ton monde sur tes épaules, on ne porte toutes les deux, et ça sera toujours comme ça.

Doucement, elle déposa un doux baiser sur sa joue, puis l’enlaça de ses bras pour l’attirer à elle, tout contre sa poitrine, l’allongeant à demi.

- Mais on n’a jamais dit que ça serait facile de faire face à toute cette merde, faut du temps et pis…un peu de lâcher prise aussi et là…ce soir..mon ange, j’suis là pour toi et je le serais toujours.
Chuuuut...Laisses toi aller, je t’aime.



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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 13 Déc - 22:19

Caitlyn s’avança, et prit le portrait, le regardant. Amaranth détourna la tête, plaçant ses mains devant son visage, paumes ouvertes ; elle ne voulait pas être comparée, surtout pas par Cait’. Ne pas comparer Amy et Ama, cela ferait trop mal. Mal de savoir qu’elle préférait l’une ou l’autre, mal de savoir qu’elle n’en préférait aucune. Elle ne voulait pas entendre un tel jugement, pas alors qu’elle haïssait ce qu’elle était devenu au point de vouloir le détruire ; seul le fait que son aimée en eut souffert l’avait fait s’en prendre à ses cheveux et non à son visage ou son corps.

- Ce dessin… C’est toujours toi. Moi j’y vois tout ton être, pas seulement… un physique.

Non, tout le problème était là : son être était fracturé, brisé, plusieurs parties bien distinctes, Amaranth le corps, Amy l’esprit et elle, l’âme. Restait à trouvé qui était ce elle.

Elle n’avait plus cette fraicheur adolescente, même si elle était toujours jeune et le resterait à jamais. Cette bonté, elle était maquillée désormais, exprimée par un visage qui devait se forcer alors même que l’esprit l’avait toujours. Cette insouciance, où était-elle ? Amaranth n’était pas insouciante, loin de là, elle avait comprit la dure réalité de la vie qui échappait à Amy : la passation, le Fantôme, DDF, Elixir, elle avait comprit que l’Institut était une utopie, non-pas le monde. Amy n’avait jamais connu ce monde là, cette violence et ce fait de devoir constamment se battre pour n’arriver à rien, car quoi qu’on faisait, cela se défaisait tôt ou tard, car lorsque l’on réparait une chose, une autre cassait. Et ce charme ; Amaranth était bien plus attirante que ne l’avait été Amy, les autres voyaient parfaitement la différence. Pas Caitlyn, aveuglée par l’amour, mais elle le voyait bien, elle, ne serait-ce qu’à travers les regards qui lui étaient lancés.

Caitlyn aimait Neph’ et Amaranth ; qu’en était-il d’Amy ? Nephilim, c’était un surnom, rien de plus, applicable quelque soit son être, tant qu’elle restait génétiquement la même. Et oui, l’une devait remplacer l’autre, sans quoi elle n’aurait pas eut tous ces problèmes. Si elle avait accepté que l’esprit d’Amy évolue en même tant que son corps, elle n’en serait pas là, mais elle ne serait également plus là. Il n’y avait pas toujours eut de l’Amaranth en Amy, ce n’était qu’une connerie de mutation aléatoire qui avait résulté de la première, mais oui, il y avait de l’Amy en Amaranth, c’était d’ailleurs son grand combat, et son inexpugnable difficulté : parvenir à accorder corps, esprit et âme pour former un tout. Elle n’y arrivait pas. Comment Caitlyn pouvait-elle aimée un tout qui n’existait pas ? Cela signifiait qu’elle n’avait pas aimée Amy ? Ou qu’elle n’aimerait pas Amaranth ? C’était stupide et illogique, car s’il y avait bien un truc que les trois comprenaient, c’était que Cait’ les aimait, envers et contre tout.

Elle la reconnaitrait toujours, même perdue dans la rivière des âmes de l’Enfer grecque, oui ; cela aussi, Amy y croyait. Mais se reconnaitrait-elle elle-même ? Car n’était-ce pas là le vrai problème ? Se reconnaitre elle-même.

Caitlyn la voyait avec les yeux du cœur, ses mêmes yeux à travers lesquels Nephilim voulait que Caitlyn regarde lorsque cela n’allait pas ; mais elle, elle n’y arrivait pas. Elle n’avait jamais reçu l’autorisation, et à défaut de se la savoir acquise, elle n’arrivait tout simplement pas à ce voir comme Cait’ la voyait.

Ce n’était qu’à travers le regard des autres que l’on existait ? Oui, toute sa tragédie était là : elle mentait, elle renvoyait aux autres l’image d’Amaranth sans pourtant l’être. Elle était peut-être plus qu’une pleurnicheuse minable ou le portrait d’une adolescence, mais elle ne savait toujours pas qui elle était. Se savoir aimé l’aidait, par contre ; pas à savoir qui elle était, mais à ne pas sombrer encore plus.

Caitlyn passa sa main sur le visage d’Amaranth, balaya des cheveux qui tombèrent par la suite, rejoignant ceux déjà coupés ; cependant, ce geste et le déplacement de Fuzzy firent rouvrir les yeux à Amy, laquelle baissait ses mains jusqu’à ses cuises, regardant son aimée entre les larmes.

Elle n’était pas seule au monde, elle avait Cait’, c’était vrai. Elle n’avait que Cait’, mais elle se perdait elle-même. Tout était confus, car elle savait pouvoir vivre uniquement dans le regard de celle qu’elle aimait, mais paradoxalement elle ne savait pas ce qui se reflétait dans ce miroir. Qui était-elle ? Amy, Amaranth, quelqu’un d’autre ? Autre chose ?

Oui, Fuzzy la comprenait, elle le croyait, elle le lisait ; expérience inversée mais similaire, deux esprits pour un corps ou un esprit pour deux corps. Sauf que la rousse était allé jusqu’au suicide. Amy ne le ferait pas, et pour deux raisons : elle en était incapable, car cela ferait trop souffrir Cait’, et cela ne servirait à rien. Ouverture de veine ? Sa plaie serait protégée en quelques secondes. Pendaison ? Ses ailes se déploieraient par reflexe lorsqu’elle aurait perdu conscience pour continuer d’alimenter son organisme. Balle dans la tête ? Il n’y avait pas d’arme de ce genre dans l’Institution Xavier. Electrocution ? Son cœur se relancerait surement. Noyade ? Trop long, on l’aurait sauvé avant. Sauter de quelques points en hauteur pour s’écraser en contrebas ? Ses ailes l’auraient encore une fois sauvée. Elle n’y avait pas réfléchit, mais était largement capable de se faire son catalogue des suicides en temps réel, tout en écoutant Caitlyn parler et en pleurant. Encore un cadeau d’Amaranth.

L’important n’était pas qui on était, mais qui on voulait être ? Ce n’était pas ce que l’on avait été qui faisait de nous ce que nous étions, c’était la volonté de devenir et de changer ? Elle n’avait pas demandé à être ainsi ! Elle ne savait pas ce qu’elle était devenue ! Et pire que tout, elle ne savait pas ce qu’elle allait devenir ! Un monstre, elle l’avait repoussé cette fois, mais la prochaine, qu’adviendrait-il ? Si elle échouait à repousser ou si à la place d’un 84C elle recevait une nouvelle paire de bras, qu’adviendrait-il ?

Elle avait changé trop vite, oui, et elle devait s’adapter à ses changements, désormais. Tant qu’elle avait l’amour de Caitlyn, elle survivrait, et elle aurait du temps. Se serait plus difficile si ses amis l’abandonnaient, mais pas impossible. Juste plus difficile, et plus douloureux. Ils reviendraient ? Elle n’osait nourrir cet espoir, alors elle laissa son aimée le lui montrer.

Fuzzy s’assit à côté d’elle dans une position timide, Amaranth la regardant faire, absente parmi les larmes silencieuses.

- Dans la vie, faut toujours considérer c’qu’on a plutôt que ce qu’on n’a pas. Ta plus belle réussite Amy, c’est nous. J’suis là… Je n’ai pas fui et j’suis pas perdue. Tu l’as mérité, t’as traversé l’enfer pour ça et si t’as réussi à faire ce miracle, l’reste sera vraiment facile à faire en comparaison. Ce monde pourrait s’vider, et après ? A nous deux on est assez puissante pour le reconstruire, on va les récupérer, l’un après l’autre. Tu ne portes plus le poids de ton monde sur tes épaules, on ne porte toutes les deux, et ça sera toujours comme ça.

Oui ; qu’importe les destructions, il fallait tout reconstruire, et elles le faisaient ensemble. Tant qu’elles étaient ensemble, elles se relèveraient toujours, l’une pour l’autre, l’autre pour l’une. Elles les récupèreraient, comme elles avaient récupéré Alex.

Elle n’était plus seule, et ne le serait plus jamais ; un baisé vint en témoigner sur sa joue, conquérant le territoire des larmes sans rencontrer de résistance. Fuzzy la prit dans ses bras et elle se laissa faire, fermant les yeux pour écouter le son du cœur contre son oreille.

Ce ne serait pas facile, non, mais elles y arriveraient, ensemble. Il lui faudrait du temps, pour s’accepter, pour se faire accepter aux autres, mais Caitlyn lui laisserait tout le temps nécessaire. Elle serait toujours là ; ne jamais s’abandonner, ne jamais s’arrêter de courir mais savoir où l’on va, ne jamais cesser de s’aimer.

- Chuuuut... Laisses toi aller, je t’aime.

Elle n’eut pas à lui dire deux fois, tant l’un que l’autre. Les larmes et les sanglots redoublèrent, et ses grandes ailes se déployèrent, formant leur cocon face au monde, leur nid dans leur nid, leur endroit à elles, et elles seules, l’un des Ala-pulmos dans le dos Caitlyn, la serrant contre elle. Portant ses mains à de celles de Cait’, les prenant pour être sure qu’elles ne s’éloignent jamais, pour sentir leur contact encore plus et s’emmitoufler dedans, elle continua de pleurer, mais il ne s’agissait plus que d’évacuer, la douleur étant partie.

Elle était maintenue au-dessus des eaux du malheur par ces bras tendres, par cet amour comme un filet de sécurité.

Oui, elle était la femme qui était aimée de Caitlyn, et qui que soit cette femme, elle voulait l’être et le reste, pour toujours et à jamais...

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Sam 15 Déc - 20:57

DE CES CHOIX QUE L'ON NE FAIT PAS SEUL.

30 Septembre - 23h15.

Le silence qui suivait leurs ébats avait toujours quelque chose de rassurant alors que le corps encore moite en souvenirs de frissons, elle se laissait aller à gouter ce moment qui n’était qu’à elles, la serrant un peu plus dans ses bras comme pour être certaine qu’elle ne fut pas aussi éphémère qu’un songe. C’est dans la quiétude des amants qu’on se laisse souvent aller à certaines confidences pour épancher ces pensées qui ne trouvent aucune échappatoire diurne. Basculant sur le côté, elle se positionna face à celle qui bientôt deviendrait sa femme lui adressant d’abord un sourire noyé d’amour avant de déposer un léger baiser sur son front. Puis balayant de devant son propre visage une mèche rousse égarée dans la frénésie consumée et consommée de quelques chevauchées torrides se situant plusieurs minutes auparavant, elle laissa paresseusement courir sa main sur son visage pour mourir sur sa hanche avant de soupirer d’aise.

Elle hésita un instant pianotant par taquinerie sur le haut de la fesse de sa compagne avant de se décider à rompre le silence et souffler dans un murmure avec une voix rendue plus douce par leur complicité.

- Sweet Love ? J’aimerai te parler d’un truc qui m’travaille depuis quelques jours. Attends…Faut mieux qu’j’te montre.

Elle bascula à quatre pattes par-dessus elle, lui offrant un panorama volontairement provocateur sur l’intégralité de son anatomie et se lança à la recherche d’un document remisé dans sa table de nuit, document qui prit forme d’une enveloppe contenant une lettre adressé informatiquement au nom de Caitlyn-Emilie Kenneth. Enveloppe qu’elle finit par tendre à sa compagne dans une demande muette de lecture une fois sa position originelle reconquise de haute lutte face à des acrobaties complexes.



SAN FRANCISCO AGENCE LEXMARK – AVOCATS ASSOCIES. 44 Arlingtown Street.

Madame Kenneth.
Suite au décès de John Kenneth survenu en ce mois de Janvier et après recherches de potentiels héritiers de la famille Kenneth (John et Jessie Kenneth) il apparait que vous l’entière dépositaire de leurs biens et avoirs. Nous aimerions que vous puissiez prendre contact avec notre agence afin de régler les détails de cette succession dans les plus brefs délais. Nous nous tenons à votre disposition afin de vous fournir des informations complémentaires sur les modalités de transactions et droits et dispenses dont vous pouvez bénéficier en tant que légataire de cette succession.
Cordialement.


Elle lui laissa le temps de parcourir le document la mine assez grave avant de murmurer la voix assez mal assurée.

- C’est James qui me l’a filé, il m’a expliqué qu’j’peux accepter ou non l’héritage mais qu’je dois retourner à San Francisco en personne pour régler les détails. D’après lui, il a pu avoir des infos parce que je suis sous sa tutelle. Y’aurait la maison, c’qu’il y a dedans…une vieille bagnole et deux comptes en banque avec plusieurs millier de dollars dessus. Il dit qu’j’peux avoir une dérogation pour y aller avec le BAM. J’sais pas…ça parait con… mais ca remue plein de merde ce passé-là, j’veux plus y penser mais d’un autre côté, c’est pas mal d’argent et ..et ça nous aiderait bien…pour le mariage et pour mettre de côté, tu vois ? C’est un truc qu’je peux pas décider toute seule. Retourner là bas, j’arriverai pas toute seule, j’me connais, j’serais capable d’y foutre le feu à c’te maison…y’a tellement de souffrances qui…qui sont restées derrière. C’est compliqué à expliquer sans l’avoir vécu. Ici j’suis forte grâce à l’Institut et ton amour mais là bas, j’étais juste une…gamine paumée et…et vulnérable.




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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Dim 16 Déc - 0:10

Allongée sur le flan, dans la claire obscurité de leur nid, Amy ne disait ni ne pensait rien. Elle était bien, juste bien. Cette sensation de bien être et de plénitude, le seul véritable instant où elle était complète, ressoudée grâce à son amour et à la matérialisation de celui-ci. Plus de grandes questions sur elle ou sur Amaranth, sur les X-Men et le rôle qu’elle y jouait, sur la vie ou sur l’avenir ; elle était bien, simplement bien. Tout était pour une fois tel qu’elle le voyait, et son corps se laissait aller à la lente vitesse du monde, ne bougeant qu’au rythme de celui de son aimée, depuis les battements de cœurs à ceux des paupières. Allongée sur le flanc contre celui de son aimée, incapable de rester sur le dos à cause des immenses ailes qu’elle ne parvenait à garder repliées durant l’acte, et qui de toutes les façons venaient compléter le frêle drap qui les couvrait alors que les nuits se rafraichissait, Amy restait là, simplement là. L’esprit embrumé, là où il était si clair à l’habitude, emmitouflé dans le présent de Caitlyn, le regard perdu sur son visage, le corps perdu entre ses bras, lui rendant son étreinte.

Caitlyn bougea, Amy la laissa s’échapper à son étreinte un instant non sans lâcher un petit couinement triste lorsque celle de la rousse se termina, couinement qu’un baisé sur son front vint apaiser. L’italienne sourit à son tour, la regardant remettre en place une mèche de cheveux ; mèche de cheveux envers qui elle tendit sa main libre pour se l’en entortiller autour d’un doigt, appréciant le contact soyeux comme le regard de celle dont il provenait. Les doigts de son aimée l’effleurèrent de la tempe jusqu’à la hanche, la conduisant à fermer les yeux pour profiter, et à sourire toujours plus. Nephilim laissa son étoile lui pianoter sur le haut de la fesse sans un murmure, laissant là la mèche de cheveux désormais bouclée pour descendre en une caresse sur la joue et rester sur cette dernière.

- Sweet Love ? J’aimerai te parler d’un truc qui m’travaille depuis quelques jours. Attends… Faut mieux qu’j’te montre.

Caitlyn bougea à nouveau, passant au-dessus d’elle en lui laissant voir l’entièreté de son physique, entièreté que l’italienne caressa du bout des doigts, traçant une ligne droite depuis la gorge jusqu’au sexe de son aimée avec toute la douceur qu’elle put, faisant durer le geste aussi longtemps que sa moitié chercha son « truc » sur la table de nuit. Lorsque Fuzzy revint, les doigts de Nephilim parcoururent le chemin inverse, s’arrêtant sur la bouche cette fois, lui interdisant d’un doigt la parole.

Glissant sur la joue de son aimée, puis sa gorge, son épaule et son bras le tout jusqu’à la main, Amaranth se saisit du papier, laissant Cait’ se réinstaller contre elle et recommençant sa douce étreinte d’une seule main. Trois secondes furent suffisantes à enregistrer les informations, l’écriture dactylographiée n’étant d’aucune difficulté à lire, bien qu’il ne s’agissait pas d’un mot réimprimé comme en témoignait la grossière faute de l’oubli du mot « êtes ».

Son aile vint passer en dessous de son aisselle pour aller se poser contre Caitlyn, se pliant de manière à la couvrir de l’épaule jusqu’aux pieds des plumes rouges. D’un geste négligent, Amy se débarrassa de la note, reportant sa main contre la tempe de Caitlyn avant de la passer dans ses cheveux.

Elle avait peur, alors Nephilim voulait la rassurer ; les mots étaient inutiles, seuls les gestes comptaient.

Son frère lui avait donné cette « convocation » en lui expliquant qu’elle avait le choix quant à toucher l’héritage, mais que dans les deux cas, elle devait se rendre à San Francisco, moyennant l’autorisation du BAM. Les Kenneth, famille d’accueil l’ayant baptisé Emily et dont le père avait laissé une emprunte psychologique lourde sur Caitlyn, lui laissaient en ce jour leur maison meublée, une voiture et deux comptes en banque. Mais cela n’importait pas : la tristesse que cela apportait à Cait’ importait, et l’aile d’Amy se crispa un peu plus contre son aimée.

Comme toujours, elle voyait les problèmes d’argents, cherchant à être rationnelle alors que ce n’était pas sa spécialité. Oui, elles manquaient d’argent pour le mariage, mais ne manqueraient pas de sponsors : Frost et Warren seraient certainement ravis.

Mais le problème réel n’était pas l’argent, et fut évoqué à la suite : Caitlyn ne se sentait pas apte à retourner là-bas seule, trop de mauvais souvenirs, trop de douleurs ; Orage d’Eté. C’était rappeler son passé que de s’y rendre.

Amaranth bougea l’entement, et se fut à son tour de déposer un baiser sur le front de son amour, collant ensuite le sien contre, ainsi que son nez contre celui de Cait’, avant de la regarder dans les yeux, pleine de tendresse.

- Mets-y le feu si tu le souhaite, ne le fais pas part peur ; tu ne peux rayer ton passé et tes souvenirs ainsi. Fais-le pour aller de l’avant. Oui, il s’agit de mauvais souvenirs, mais ils sont et resteront là, on ne change pas le passé. Cette maison, elle est derrière toi, regarde tout le chemin que tu as accompli depuis que tu l’as quittée. Elle ressurgit aujourd’hui, et tu peux en faire ce que tu veux. Mais tu n’as pas à avoir peur d’elle. Je t’accompagnerai à San Francisco, et te prendrais dans mes bras autant qu’il le faudra.

Joignant le geste à la parole, elle passant sa main libre sous son aile pour l’étreindre à nouveau de ses deux bras. Profitant de la pause dans son discours, Amy rapprocha son corps encore plus de celui de Caitlyn, les collant littéralement depuis les pieds jusqu’au torse, laissant seulement l’espace nécessaire à ce qu’elles restent front contre front les yeux dans les yeux.

- C’est une décision que tu ne peux prendre seule, oui. Mais ce qu’il faut se demander, ce n’est pas si on a besoin de cet argent ou de cette maison, mais si on est prêtes à en recevoir l’héritage. Il s’agit d’une partie de ta vie, pas la plus belle mais une partie de ta vie cependant. Veux-tu l’oublier ? Si oui, nous oublierons cet héritage. Veux-tu l’accepter ? Si oui, nous accepterons cet héritage. Que représentera-t-il le plus pour toi ? Les années de malheur, ou le chemin accomplit depuis ? Je sais que l’on doit se tourner vers l’avenir, mais l’on ne doit pas oublier le passé pour autant. C’est lui qui t’as conduite jusqu’ici, et si cela n’a pas toujours été facile, les épreuves ne valaient-elles la peine d’être vécue ?

Elle s’interrompit à nouveau, laissant le silence faire l’entracte de ses mots.

- Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de cœur. Ecoute ce que te dis le tien, il aura raison. Et je serais de son avis, je le sais. Je le sais parce que je t’aime. Et que tu accepte les souffrances et la vulnérabilité que tu as laissé là-bas ou que tu les refuse, cela restera inchangé : je t’aime, et je t’aimerai.

Relâchant son étreinte, elle libérant de nouveau sa main pour la conduire en une nouvelle caresse jusque sous le menton que Caitlyn, le relevant avec douceur pour pouvoir déposer sur ses lèvres un tendre baisé.

Quoi qu’elle choisisse de faire, Amy la soutiendrait, car il n’y avait pas de bonne solution ou de mauvaise à ce problème, et qu’elles devaient choisir en fonction de leur cœur. Si Caitlyn était prête, ainsi soit-il, et si tel n’était pas le cas, cela ne changerait rien aux yeux de l’italienne, son baisé témoin du pourquoi.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 20 Déc - 20:46


Amy était une compagne fabuleuse, en plus d’être sa compagne. Personne ne savait trouver les mots comme elle lorsque Caitlyn finissait invariablement par se perdre à travers ses propres pensées et réflexions qui partaient dans tous les sens. Certains auraient vu dans ce mode de fonctionnement une véritable richesse, d’autres une malédiction dont le poids était d’une lourdeur incroyable à supporter. Elle avait le don pour l’apaiser et la driver, l’amenant sans qu’elle s’en rende compte et cela le plus souvent possible à élaborer et trouver ses propres réponses à ses questions. Elle se demandait bien souvent si la Ptite Brune (plus si petite que cela d’ailleurs) avait conscience de son pouvoir sur elle ou du moins de son influence sur la façon dont elle dirigeait sa vie à présent. Mais regarder à deux dans la même direction, n’était-ce pas finalement cela ? Etre capable de compromiser dans l’intérêt d’un tout. Intérieurement et sans la laisser s’en apercevoir l’ombre d’un instant, elle remercia à nouveau Dieu si puissant en son cœur, d’avoir permis à cet être de croiser son chemin et surtout de lui avoir accordé sa main.
Toujours blottie dans ses bras, son regard se fit plus brumeux tandis qu’elle méditait sur les paroles pleines de bon sens que Amy venait de lui prodiguer comme un onguent soignant sur une plaie gênante à défaut d’être trop douloureuse : trop ancienne, peut-être ?

- Tu sais…Quand j’étais gamine, je pensais que la plus belle chose du monde était le Bay Bridge et qu’il n’y avait pas de vie au-delà de Oakland, là-bas… passé le pont. Tu verais…le couché de soleil sur l’armature métallique, ça donne des nuances de couleurs que…que je n’ai jamais vu ailleurs. Nous ne trainions pas souvent di coté de Bryant Street ou sur Harrison. Le quartier des riches ça, les bourges…tu vois. On était plutôt une famille …modeste. Ca nous empêchait pas d’voir les coucher d’soleil sur Point Lobos ou on rapinait les bobos, d’trainer à la Marina avec Kyle ou de faire les cons sur Downtown. On aurait pu vivre vers le Sud, à Daly City mais non, on était d’la moyenne, « maman » aimait l’trip hippy. Pas le budget pour frimer alors on habitait sur Mission, juste à la frontière de Haight Ashbury c’était déjà ça. Mais coté Hispano, t’avais intérêt à pratiquer la langue, j’en arrivais à oublier qu’j’étais américaine alors en plus une rouquine irlandaise : t’imagine l’choc des cultures ! Je..


Elle se tue un instant. Comme consciente que quelque chose d’important venait de se passer, une évidence dont elle venait de cerner la nécessité, un peu comme une révélation.


- Non..Il faut que tu voies ça de tes yeux. J’ai vécu la bas, l’me suis faite dans les rues d’la ville même si j’y ai morflé, tu vas devenir ma femme, c’est…c’est important que tu vois avec tes yeux ce que moi j’ai vu et tous ses rêves que j’avais en pointe de mire lorsque je regardais l’océan là-bas, à la fin d’un continent. Tout à débuter dans cette ville, je dois y refermer un livre que j’ai achevé d’écrire y’a longtemps. On doit mettre un point final à ça et puis, j’y suis parti par a petite porte, fugueuse et la trouille au ventre. Je vais y rentrer du haut de toute la force que j’ai pu puiser dans ce monde et ton amour, je veux me tenir debout là où j’étais…courbée comme une bête battue. C’est important, oui je crois que c’est très important.

Elle sembla un peu inquiète puis resserra son étreinte un peu plus fortement sur la jeune femme.

- Je vais aller voir Hopes pour les papiers pour demander à quitter exceptionnellement le territoire de New York, je crois que si y’a un garant, ca ne devrait pas poser de soucis. Par contre…heu…la téléportation, c’est une option, tu crois ? …Parce que tu sais l’avion, hein…moi Je..bon…Ça risque de poser un « léger » problème. C’est pas que j’a peur hein ! Mais si on peut juste éviter, ça serait. Bien ?



Évidemment, ce mensonge n’était même pas décemment déguisé mais est-on forcément obligé de s’admettre faible et peureuse quand on aimerait être à la hauteur de celle qu’on aime plus que soi-même ? Faire monter Caitlyn dans un avion poserait indiscutablement un vaste problème vu le traumatisme qu’elle avait subi mais ce traumatisme était si ancrée en elle qu’elle se refusait même clairement à l’évoquer depuis toujours.

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Ven 21 Déc - 16:55

Appliquées à un autre cas, ces questions sur l’acceptation du passé ou son oubli soulagèrent, alors qu’elles la tourmentaient elle qui était incapable d’oublier qui elle avait été et de savoir qui elle était devenue ; mais savoir qu’elle pouvait aider Caitlyn ainsi rentabilisait mille fois les doutes qu’elle pouvait avoir.

La réflexion de Caitlyn était leur réflexion, car elle déboucherait non pas sur un choix, mais sur un constat ; et de ce constat naitrait leur choix. Rien de plus, mais également rien de moins. Amy pensait suffisamment connaitre son aimée pour savoir ce qu’elle allait choisir, et ce qu’elle allait dire, mais Fuzzy devait l’entendre de sa propre bouche, non d’une autre, fusse-t-elle les lèvres collées à la sienne.

Le regard perdu dans le vague, un vague auquel le visage d’Amaranth faisait arrière plan, Caitlyn commença à parler, nostalgique des moments merveilleux d’une époque l’étant beaucoup moins ; même dans la plus grande noirceur, il y avait toujours une lumière, l’italienne l’avait comprit longtemps désormais, depuis que Cait’ le lui avait montré, prisonnière derrière les flots et les remparts du Triskelion. La rousse lui décrivait une chose qu’elle aimait particulièrement, le coucher de soleil, mais lui parlait d’un arc-en-ciel unique, aux couleurs d’un reflet de métal précieux ; elle lui expliquait ce qui avait été son monde, à l’époque, celui qui avait été son frère et les activités qu’elle partageait avec lui, celle qui avait été sa mère, ce qui avait été sa maison, son quartier, ses voisins… Puis elle se tue, interdite.

Amaranth d’avait pas bougé, regardant les yeux verts et les lèvres rosées, consciente qu’elle ne pouvait réellement imaginer le décor ou les lieux, mais essayant quant même, puisque son aimée le lui demandait. Les espagnols… elle ne pratiquait pas la langue, et en connaissait quelques uns, enfin surtout un, à dire vrai. Mais là n’était pas la question, elle pourrait apprendre la langue si elle le volait. La question, c’était la cause de l’interruption de la voix qui lui chantait un monde.

Il fallait qu’elle voie cela ? Bien évidemment qu’elle ne laisserait pas Caitlyn y retourner seule ! Elles c’étaient déjà promises de faire visiter l’une à l’autre le monde de leur jeunesse, et San Francisco était moins loin et plus facile d’accès que l’Irlande, ou que l’Italie d’ailleurs. Un pré-voyage de noces, s’il n’avait pas été teinté de ce lourd passé ; et si ce lourd passé était accepté, alors pourquoi pas un voyage en amoureuse quant même ? Ce n’était pas à elle de décider, à dire vrai ; pas à elle seule.

Oui, c’était important qu’elle voit ce que Caitlyn avait vu, et qu’elle entende les rêves qu’elle avait eut, pour comprendre et espérer avec elle à retrouver ce que le temps tentait d’effacer. La fin d’un continent, peut-être, mais le début d’une vie, surement. Mettre un point final à une phrase achevée depuis longtemps, et le faire avec panache. Caitlyn croyait que c’était très important.

- Oui, ça l’est. Pour nous, confirma Amy en resserrant à son tour sa prise sur Caitlyn, répondant à une demande muette des bras et des ailes.

- Je vais aller voir Hopes pour les papiers pour demander à quitter exceptionnellement le territoire de New York, je crois que si y’a un garant, ca ne devrait pas poser de soucis. Par contre… heu… la téléportation, c’est une option, tu crois ? …Parce que tu sais l’avion, hein… moi Je… bon… Ça risque de poser un « léger » problème. C’est pas que j’a peur hein ! Mais si on peut juste éviter, ça serait. Bien ?

Amy eut un petit rire étouffé, puis déposa un nouveau baisé sur le front de Caitlyn avant de revenir à sa position initiale. La téléportation, Diablo n’avait pas une telle portée et les gadgets de Forge étaient généralement à son usage personnel, donc cela allait être difficile, mais elle chercherait quant même quelqu’un capable de leur faire traverser instantanément le continent, qui ne tentait rien n’obtenait rien et elle tentait le monde sans hésiter pour son aimée.

Mais elle n’avait pas peur ; si, bien sure qu’elle avait peur. Chacune d’elle avait ses effrois, liés au traumatisme du changement, mais lorsque les ombres de la peur venaient à les entourer, elles avaient une parade : même dans la plus grande noirceur, il y avait toujours une lumière. Dans les doutes sur elle-même, Amy pouvait compter sur son étoile rousse pour chasser les doutes, et dans ses difficultés sur son passé, Caitlyn n’avait qu’à se tourner vers elle.

- Si, tu as peur, murmura-t-elle doucement, sans reproche, avec délicatesse et bienveillance. Tu as peur des cieux comme j’ai peur de moi, et qu’advient-il quant j’ai peur de moi ? Tu es là. Tu as peur des cieux, alors je serais là. Ensemble, on arrivera à dépasser nos peurs. Je t’aiderai à dépasser cela, à quitter la terre ferme de tes pieds pour aller caresser les nuages, quant nous en serons capables, toutes les deux, ensembles. Tu auras peur, au début, mais avec le temps, cela passera. Tu ne crois pas ?

Ses paroles, bien que n’ayant ce but, étaient presque à double sens, car une fois encore, elles étaient si proches que leurs problèmes semblaient similaires : le temps et les efforts y résoudraient, car tant qu’elles seraient ensembles, elles se relèveraient toujours. Qu’importe les échecs, qu’importe les difficultés ; elles l’avaient déjà montré.

Poussant sur son seul membre qui n’était impliqué dans l’étreinte, à savoir sa seconde aile, Amy roula de manière à se retrouver sur Caitlyn, toujours aussi collée à cette dernière, et lui souriant encore plus. Son visage à quelques centimètres de celui de son aimée, yeux dans les yeux de manière à ce que l’obscurité même ne cache ses traits, elle déposa un premier baisé sur les lèvres de Caitlyn.

- Mais on essaiera d’éviter l’avion, d’accord. Mais dis-toi une chose, tant qu’on sera là-bas toutes les deux, bien ne sera qu’un doux euphémisme. Tu as un monde à me faire visiter, et je l’attends avec impatience.

Elle ponctua ses murmures d’un nouveau baisé, puis la réponse de Caitlyn venue, si réponse il devait y avoir, elle descendrait légèrement , et déposerait sa tête là où se trouvait sa place : oreille contre le sein, bercée par le cœur aimé et aimant.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Mer 16 Jan - 18:50


De La Légèreté et de ces mots qui jouent notre quotidien.
18 Septembre, 11 h 20





Un soupire venu des profondeurs de ses entrailles. Vous savez, ce même genre de soupire qui vous fait vous sentir vivant ou juste heureux d’être ici en ce monde lorsqu’un sentiment de plénitude vous saisit après une journée particulièrement éprouvante. Les cheveux encore trempés et cascadant sur son front, sa nuque et ses épaule, elle immergea dans le plus simple appareil de la douche et se débarrassa de sa serviette de bain avant de quitter la modeste salle de bain et de s’étaler sur le ventre de tout son long sur le lit commun en écartant les bras et les jambes comme une étoile de mer en prenant une posture peu convenable et fortement impudique mais s’en foutant royalement sachant la porte fermée à clés et que les seuls yeux qui la couvaient étaient ceux de sa compagne.
Une douche pour tourner la page ? Elle savait que ça ne serait pas aussi simple. Seulement Amy lui avait formulé une requête, celle de passer le reste de cette journée en « simples anonymes » pas en tant que deux X Women qu’elles éraient à présent. Elle s’y était donc engagée avec pour programme : éclatage sur le lit à bouffer des chips et boire des sodas en matant des séries à la con. Bien sûr, elle laisserait la chaude italienne user de ses charmes pour la masser, la cocooner, voire bien plus puisqu’affinités ! ( Il est vrai qu’elle était chargée à bloc, la Ptite Rousse avec le voltage qu’elle avait dû puiser en salle des Dangers pour tenter d’allumer Gros Oiseaux Lubrique et ses copains trisomiques.) . Elle s’empara donc de la télécommande, après moult tâtonnements, à la recherche de Sci Fi tout en marmonnant la tête à moitié dans les draps.


- Humpff…L’truc cool c’est qu’j’vais enfin pourvoir rende cette combinaison trop moche !!! T’sais que j’avais déjà quasiment peaufiné mon costume ? Tennnnd..je…hum…c’est là sous le lit…



Elle s’empara d’un dessin griffonné à la hâte et au traits infantile pour le tendre à sa compagne, toujours la tête à demi étouffée dans son lit et agitant à l’aveugle le bras pour qu’elle se saisisse du papier en question.




- Humpf ? Ouais bon…j’suis pas Rubens ni Poussin…Même pas Warhol mais l’idée est bonne, nan ? Pourquoi tu t’marres ? C’est la cape ? Mais c’est super méga important la cape…j’t’ai déjà dit, ca claque la cape, ca montre que tu ne plaisante pas, ca et l’flingue, c’est pas pour rien que les Chevaliers d’Or dans Saint Seiya, ils portent des capes, parce que c’est juste la classe absolue, tu vois ? Dans l’idéal, je vais ressembler à une réincarnation fille de Clint Eastwood ! Non mais oui je sais, il n’est pas mort..mais il ressemble plus à Xavier qu’à un fringuant jeune homme. Oui je tiens à la couleur rose, mais bon, si il faut se contenter d’une combi molécules instables, au moins qu’il y ait du rose !



Elle décolla enfin la tête de la couette, se tenant le visage entre ses deux mains ouvertes, coudes en appui.

- Oh et puis la tête de Hopes quand j’vais lui dire ! Hu huhu ! Ca et le mariage, il va se chier dessus. Et Lolipops ? Elle va halluciner. Ha, heu…dis mon ange, tu veux bien me brosser les cheveux ? Et puis tu les coifferas comme tu veux, tu m’as jamais dit c’qui te plaisait le plus ? Lisse, légèrement frisés, en bataille, attachés par un chignon ou une queues de cheval, tressés, pas des couettes hein, c’est hyper ringard.. ; C’est que j’veux t’plaire moi. Hummm Mouais, j’sais qu’on s’fout d’ma tronche parce que j’ai pas des seins comme des pastèques, tu m’as déjà dit aussi qu’c’était bien suffisant pour toi « jouer avec » mais bon, au moins y’a des choses que j’aime bien chez moi : mes cheveux et mes fesses ! T’en dis quoi ?

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Amy de Lauro
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MessageSujet: Re: In Tomorrow, We Trust {Caitlyn Elioth}   Jeu 17 Jan - 21:50

Amy regarda son Eve rousse sortir la crinière encore humide de leur salle de bain, sortant de ses pensées pour contempler le reflet de Caitlyn dans la vitre sans la moindre gêne. Cependant, ils ne pouvaient pas rivaliser avec la réalité, ainsi Amaranth se retourna rapidement, lui souriant, ses yeux détaillant toujours aussi impudiquement le corps de son aimée, s’arrêtant sur le visage. Enfin, jusqu’à ce que le visage disparaisse alors que Cait’ se vautrait sur leur lit, le regard de l’italienne suivant la chevelure sur le dos puis dans le creux des reins.

Amaranth ne bougea pas, adossée à la vitre à côté de Laurette, à qui elle avait dans l’idée de trouver un compagnon dès qu’elle aurait le temps et une sortie en ville sans Caitlyn, histoire de lui faire la surprise du Caitus, ou Caclyn, elle n’avait pas encore décidée. Elle avait également viré sa tenue en molécules instables, mais elle l’avait remplacée par un jean et un bustier tubulaire aux couleurs de l’arc-en-ciel, offert par d’autres élèves, qui n’avaient malheureusement pas eut l’odeur de sainteté de Josh, même si elles avaient voulut lui faire plaisir, ou plutôt la relooker. Sympathique de leur part, mais ce n’était pas des fringues à la bonne taille qui l’aiderait à se sentir « elle » dans Amaranth. Mais elle devait reconnaitre plutôt bien aimer le bustier, même si elle n’osait vraiment le porter en publique tant il différait des tenues classiques d’Amy, et reflétait plus le changement et la perte de repères qu’une quelconque habituation.

Caitlyn semblait l’attendre pour leur programme de la journée, cherchant à grand coup de tâtonnements la zappette pour voir celui de la télé, de programme. L’irlandaise prit la parole, devant pour cela sortir plus ou moins la tête des draps, déclarant son contentement quant au fait qu’elle était enfin débarrassée de la combinaison en molécules instables aux couleurs douteuses, ayant déjà préparé sa propre tenue. Que de prévoyance, l’italienne avant hâte de voir cela et se mit en mouvement alors que son aimée cherchait le croquis.

Rapidement trouvé et tout aussi rapidement agité comme un drapeau rose, l’italienne l’eut vu avant même de s’en saisir, ses yeux s’arrondissant. Le rose, okay, mais elle n’avait jamais prit le Wonder Beaver au sérieux ; pourtant, il était là ! Un beau costume comme le recommandait Linkthesun, cape-ceinture-collant… jupe, mais le calson devait être en dessous. Et sans parler qu’il n’avait pas qu’une couleur flashy ! Elle aurait put avoir tout le contrôle du monde sur Amaranth qu’Amy n’aurait put l’empêcher de retenir un rire bruyant.

- Humpf ? Ouais bon… j’suis pas Rubens ni Poussin… Même pas Warhol mais l’idée est bonne, nan ? Pourquoi tu t’marres ? C’est la cape ? Mais c’est super méga important la cape… j’t’ai déjà dit, ca claque la cape, ca montre que tu ne plaisante pas, ca et l’flingue, c’est pas pour rien que les Chevaliers d’Or dans Saint Seiya, ils portent des capes, parce que c’est juste la classe absolue, tu vois ? Dans l’idéal, je vais ressembler à une réincarnation fille de Clint Eastwood ! Non mais oui je sais, il n’est pas mort… mais il ressemble plus à Xavier qu’à un fringuant jeune homme. Oui je tiens à la couleur rose, mais bon, s’il faut se contenter d’une combi molécules instables, au moins qu’il y ait du rose !

Laissant choir le papier dont elle avait déjà mémorisée l’image, Amaranth marcha perpendiculairement au lit conjugal, tendant le bras pour, d’un seul doigt, suivre la colonne vertébrale de Caitlyn en une seule caresse, qui descendait en même temps que l’italienne se mouvait. Arrivée au bassin, se fut au tour du reste d’entrer en piste, l’italienne posant un genou puis l’autre sur le matelas, avant de les placer de part et d’autre de son aimée, posée sur le postérieur alors que Fuzzy se redressait légèrement, parlant à nouveau.

Oui, Hopes ferait une sacré tête : peut-être lèverait-il un sourcil ? Enfin, avec de la chance. Quant à Enora, bah elle compenserait son paternel ; en fait, beaucoup de monde allait être surprit. La plupart de leurs connaissances, X-Men excepté ; il n’y avait rien de vexant ou de péjoratif à cela, car ça ne prouvait qu’une chose : on idéalisait les X-Men, et de ce fait, on les rendait inaccessibles. Mais elle n’allait pas penser là-dessus plus qu’il n’en faudrait, elles avaient déjà soupé du super-héroïsme pour la journée.

Coiffer les cheveux de Caitlyn était déjà une activité beaucoup plus intéressante à ses yeux. Mais là où son aimée marquait un point, c’était qu’elle ne lui avait jamais dit sa préférence. Nephilim aurait put s’en sortir en lui disant qu’elle l’acceptait comme Fuzzy était, mais c’était surtout qu’elle n’y avait jamais réfléchit. Pas plus qu’elle n’avait réfléchit à cela pour Amy ou pour Amaranth d’ailleurs : elle prenait comme cela venait. Tiens, aujourd’hui ils avaient frisé à cause de la douche ? Soit, allons-y. pas de couettes ? Mais le dessin…

- C’est que j’veux t’plaire moi. Hummm Mouais, j’sais qu’on s’fout d’ma tronche parce que j’ai pas des seins comme des pastèques, tu m’as déjà dit aussi qu’c’était bien suffisant pour toi « jouer avec » mais bon, au moins y’a des choses que j’aime bien chez moi : mes cheveux et mes fesses ! T’en dis quoi ?

Amaranth posa ses deux mains dans le creux des reins de Caitlyn, remontant doucement dans le sens inverse de précédemment, appuyant légèrement pour commencer le massage, se baissant peu à peu pour se rapprocher de son aimée.

- J’en dis que tu veux vraiment que je te dresse la liste de tous ce qui me plait chez toi ? Je pensais que tu voulais passer l'après-midi à regarder la télé, pas à m'écouter te décrire, commença-t-elle tendrement. Allonge-toi correctement s’il te plait, t’es pas dans une bonne position là ; la tête, contre le matelas, sinon tu te tords le dos et la nuque. Pour tes cheveux… ils sont magnifiques, quelque soit leur attachement. J’les aime bien libre, mais t’as un très beau front, c’est dommage de le cacher. Lorsqu’ils encadrent ton visage, tu fais plus enfantine, même si quant tu les tiens en arrière les formes de ton visage sont plus soulignées. Mais dans tous les cas, tes yeux et ton sourire illuminent le reste, et c’est eux qui me tiennent le plus au cœur. Tu me plais, et tu me plairas toujours.

Elle confirma ses dires d’un baisé sur le dos de son aimée.

- Et puis franchement, tes seins, ils sont parfaits. Qu’importes qu’ils soient pas gros, ils tiennent dans la main, c’est plus pratique. Et quant je me couche contre toi, j’entends ton cœur, c’est confortable. Je pense pas qu’un hypothétique partenaire d’Husk se sentirait bien installé, je suis sure que le silicone c’est pas confortable. Reste comme tu es, c’est comme cela que je t’aime le plus. Après, si tu veux jouer à se vêtir l’une l’autre… oublie tout de suite ton idée de costume, c’est pas des enfants que tu devras faire rêver, c’est moi.

Elle avait un sourire des plus malicieux, son imagination en ébullition, mais l’italienne n’en continua pas moins son massage. Chaque chose en son temps. Le massage, le coiffage… et plus quant affinité.

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